Le Front de gauche est en marche pour le 7 juin, avec les

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1 344_Cocos.qxd 31/03/09 14:13 Page 1 2, place du Colonel-Fabien - Paris 19 e - Comité de rédaction: Élisabeth Ackermann - Gérard Busque - Brigitte Dionnet - Patrice Falguier - Jacques Fath - Joëlle Greder - Madeleine Hivernet - Cécile Jacquet - Jean-Louis Le Moing - Frank Mouly - Denis Rondepierre - Gérard Streiff Directeur: Olivier Dartigolles Tél.: Rédaction: Patrice Falguier Tél.: Cécile Jacquet Tél.: Télécopie: Mèl: Relecture: Jacqueline Lamothe - Maquette: DGC / Zouhair. SUR LE VIF Le Front de gauche est en marche pour le 7 juin, avec les militantes et militants du PCF en son sein. Le Conseil national vient de donner le top départ à une campagne de terrain, ancrée dans les exigences des luttes en cours, au plus près des hommes et des femmes qui ont besoin de changer d Europe. Les communistes sont désormais sur le pont. En apportant leurs idées, leurs propositions, leur engagement au sein de la dynamique unitaire du Front de gauche, ils et elles vont faire grandir le rassemblement indispensable à faire bouger les lignes en France et dans l hémicycle du Parlement européen. Car l enjeu est bien celui de faire que d autres choix voient le jour à Bruxelles et à Paris. Que l Europe bénéficie aux femmes et aux hommes européens, pour que la logique patriarcale et libérale y soit combattue et remise en cause. Le peuple ne veut pas subir la crise dont il n est pas responsable. Il s unit dans les luttes pour le dire. Il doit s unir dans les urnes pour le faire valoir. Car le 7 juin, c est de la vie concrète dont il va être question. Du refus des choix politiques de Sarkozy sur la crise, en France et en Europe. Et de l alternative à lui opposer. C est dire combien la ligne de partage devra se faire entre les tenants de la poursuite du libéralisme - fut-il «social» - et la possibilité d avoir des députés au sein d un groupe qui a déjà un bilan pour vraiment changer la donne. Dès maintenant, en faisant signer l appel à voter, engrangeons le succès du Front de gauche le 7 juin. Brigitte Dionnet Membre du Comité exécutif national SERVEZ-VOUS Modèle de tract : Mayotte et Tract 3 volets Europe pour animer la campagne de proximité Le Conseil national met à disposition chaque semaine une aide à la communication de proximité, composée d un dossier et de plusieurs projets de tracts, maquettés au format bureautique. Ils sont disponibles et téléchargeables sur Internet rubrique «Derniers tracts» Faire bouger les lignes, à Paris et à Bruxelles Contre l OTAN, pour la paix Samedi, manifestation à Strasbourg contre l OTAN et ses logiques de guerre. Les Français seront nombreux à défiler dans les rues de la capitale alsacienne pour faire entendre leur opposition à la décision de Sarkozy de réintégrer la France dans le commandement militaire de l Alliance atlantique. Rendez-vous :12 h 30, Jardin des deux rives. Pont de l Europe Médias, respecter le pluralisme Mercredi 8 avril, à 8 h 30, rassemblement devant les sièges de France Télévisions* et TF1**. A cette occasion, des militants et des élus d Ile-de-France, dont Marie- George Buffet, distribueront une adresse aux salariés exigeant le respect du pluralisme dans les médias Supplément à l Humanité du 1 er avril PAGE 1 * 7 esplanade Henri-de-France Paris 15 ** 1 quai du Point du jour Boulogne-Billancourt 92 Conseil national du PCF Le Conseil national du PCF s est réuni ce week-end. Voir le compte rendu dans ce numéro LES RENDEZ-VOUS MILITANTS Des meetings près de chez vous 1 er avril Saint-Martin-des-Champs (Finistère) 1 er avril Metz (Moselle) 2 avril Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) 2 avril Bagneux (Hauts-de-Seine) 2 avril Saint-Etienne (Loire) 2 avril Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne)

2 344_Cocos.qxd 31/03/09 14:13 Page 2 Conseil national des mars 2009 Rapport de Francis Parny Dans Le Figaro de la semaine dernière, Alain Minc a décrété l état d urgence. Il écrit dans une «lettre ouverte à mes amis de la classe dirigeante» qu il faut «mesurer que le pays a les nerfs à fleur de peau, que les citoyens ont le sentiment, fut-il erroné, de subir une crise dont nous sommes tous, à leurs têtes, fautifs.» «Ignorezvous - lance Alain Minc - que la quête de boucs émissaires est une constante de notre histoire et que 1789 se joue en 1788?» Tous à nos pics, camarades, la Bastille n est pas loin. Malgré tout, Alain Minc met le doigt sur une originalité française confirmée dans la crise que nous traversons. Celle-ci est à la fois lourde de menaces pour le monde du travail et toute la population et elle est en même temps à l origine d une protestation de plus en plus unanime et d un mouvement social sans précédent par sa force et sa lucidité sur les racines de cette crise. Pour ne pas être trop chauvin, précisons tout de suite que la protestation sociale est aussi européenne et mondiale ; des manifestations européennes sont prévues à la mi-mai à Bruxelles, à Prague, à Berlin et à Madrid notamment ; et la contestation du G20 confirme que la mobilisation, comme la crise, est mondiale. La crise est d abord une menace, elle s aggrave. Depuis le début de l année il y a chômeurs de plus chaque jour, deux par minute. Les chiffres du chômage sont pourtant sous-estimés et trafiqués. La dégradation de la situation se voit dans l annonce hebdomadaire, presque journalière, de plans de licenciements et de restructuration, mais aussi dans la hausse des prix avec cette révélation scandaleuse que ces prix sont plus élevés en grande surface pour les produits conditionnés pour les familles nombreuses. Elle se voit dans l augmentation du nombre de personnes en dessous du seuil de pauvreté ou du nombre de familles menacées d expulsions locatives. Et la dégradation constante et organisée des services publics se poursuit, notamment la véritable mise à mort de l hôpital public. Mais la crise est aussi intolérable par l insolence de ceux qui en sont à l origine. Les profits flambent. Les groupes du CAC 40 ont réalisé en 2008, pour quelque 75 milliards d euros de bénéfice malgré le retournement de la conjoncture au second semestre. Nombre d entre eux ont accru les dividendes versés aux actionnaires et tous s apprêtent, cette année, à réduire leur masse salariale. L emploi est ainsi, plus que jamais, la véritable variable d ajustement de la crise. A la moindre baisse de commandes, à la moindre réduction des bénéfices, au premier desiderata des actionnaires, les grandes entreprises n ont qu une réponse : baisser le coût du travail, supprimer des emplois. C est pour mettre fin à ce réflexe de classe que Marie-George Buffet a déposé le 24 mars une proposition de loi visant à «interdire les licenciements dans les entreprises qui ont distribué des dividendes aux actionnaires dans l année comptable précédente». C est une première proposition d urgence, avant d autres propositions qui seront déposées notamment sur les pouvoirs des salariés dans la gestion, et le conditionnement des aides publiques au contrôle de ces aides par les salariés et les élus. La mobilisation populaire se fait sur une claire conscience des raisons de la crise. Les sondages confirment que 6 à 8 personnes sur 10 ont une mauvaise opinion de la Bourse, de l économie de marché, du capitalisme, des banques ou des grandes entreprises. Les luttes se déroulent à la fois pour défendre des acquis de notre système social reconnus utiles dans ces temps de crise mais aussi sur des thèmes offensifs à la recherche de droits nouveaux et de considérations où l intérêt général se mêle aux intérêts individuels. Ainsi fautil saluer par exemple l Appel des Appels regroupant des professionnels divers qui tous dénoncent une société présentant «l homme économique» comme un modèle incontournable qui détruit les métiers de ces professionnels et leur mission au service de toutes et de tous. Dans tous les conflits, dans toutes les mobilisations se conjuguent les soucis de radicalité et d unité à l image de l intersyndicale et de la plate-forme qui la rassemble. Les mécanismes essentiels du système capitaliste sont contestés, comme la précarisation généralisée de l emploi ou les rémunérations scandaleuses et disproportionnées des patrons, des actionnaires et des managers. C est le modèle de développement capitaliste qui est mis en cause lui-même, en tant qu il continue de creuser des inégalités de plus en plus insupportables, en tant qu il développe des logiques de concurrence dans lesquelles les petits sont toujours les victimes, en tant qu il est prédateur des ressources naturelles de la planète en général, en tant qu il s appuie sur un libre échange qui nie toujours plus la demande au point de mettre en cause la production des richesses ellemême, à la base pourtant de tout développement humain. Cette crise est bien sûr mondiale, elle nécessite des mobilisations planétaires. C est l ensemble des institutions politiques, financières, commerciales internationales qui sont à la fois questionnées par la crise et dans l impossibilité de trouver des solutions puisqu elles reproduisent toujours les mêmes poncifs de la société capitaliste. Face au G20 qui se tiendra le 2 avril à Londres, la journée du 28 mars a été déclarée journée mondiale de mobilisation par le Forum social mondial de Belèm. Le PCF y participe activement, et sera présent, avec une délégation de notre Conseil national, à la manifestation parisienne de cet aprèsmidi. La veille du G20 à Londres, où d importantes manifestations sont prévues, le Front de gauche invite à débattre de l Europe dont nous avons besoin. Alors qu on nous annonce régulièrement un nouveau Bretton Woods, les G20 se suivent et se ressemblent bien loin des nécessités. Cette fois encore les annonces concernant les paradis fiscaux risquent de faire long feu. Pourtant la confrontation d idées s accentue sur les besoins d une autre organisation mondiale des relations économiques. L ONU a pris une initiative intéressante en mettant en place un groupe de travail présidé par le prix Nobel Joseph Stieglitz auquel participent des personnalités progressistes. Ces derniers jours, la proposition d une monnaie de réserve mondiale pouvant servir d outil anticrise commun, déconnecté des intérêts particuliers du dollar, a pris une toute nouvelle importance confortée par les récentes déclarations des Chinois sur le besoin d une monnaie de réserve semblable aux droits de tirage spéciaux du FMI. Dans la préparation de ce G20, l Europe a encore failli, à l image du sommet «social» programmé en mai et annulé. La démission du premier ministre tchèque Mirek Topolanek risque de peser sur la ratification du traité de Lisbonne. D autres pays européens connaissent des difficultés encore pires que la République tchèque. La Hongrie, la Roumanie ont dû demander une aide d urgence du FMI, tout comme la Lettonie. Dominique Strauss-Kahn vient lui-même de déclarer, à la veille du G20, que la crise économique dans ces pays peut provoquer des désordres sociaux qui «menaceraient les démocraties et dégénéreraient en conflits et même en guerre». Quant au voyage de Nicolas Sarkozy en Afrique, deux ans après les promesses tonitruantes de ruptures avec la «Françafrique», les citoyens africains et français attendent encore que le Président «du pays des droits de l homme» prenne en compte leurs demandes de réformes politiques, de transparence dans la prise de décision, de satisfaction des aspirations des peuples africains, de respect de leur souveraineté et de coopération mutuellement avantageuse. La réintégration complète de la France dans l OTAN, enfin, vient renforcer encore les choix dangereux et inadaptés au monde d aujourd hui de notre Président. Nous avons besoin tout à la fois d une Europe et d une France qui soient fortes et indépendantes dans une tout autre politique. L OTAN n est pas une institution banale. C est un consensus obligé sur un concept stratégique, ce sont des politiques convergentes, des conceptions et des objectifs communs, une hiérarchie de puissances, une chaîne de commandements... C est aussi la valorisation des politiques de force et du surarmement des Etats appartenant à cet OTAN que Nicolas Sarkozy appelle sa «famille occidentale». C est dire l importance de la manifestation internationale du 4 avril et du Contre-sommet du 1 er au 5 avril à Strasbourg, organisés par 500 organisations politiques, pacifistes, syndicales d une trentaine de pays. La mobilisation est forte en France, en Allemagne et en Grande-Bretagne, mais il y aura aussi des délégations d Espagne, de Grèce, de Turquie et même les Etats-Unis, le Canada et le Japon seront représentés à Strasbourg. Les organisations pacifistes jouent un rôle important dans ces initiatives. En France notamment, le Mouvement de la paix que nous avons rencontré récemment coordonne le «Collectif national unitaire anti-otan» auquel le PCF appartient, et qui rassemble une cinquantaine d organisations. Les autorités françaises, dès le début, ont mis de nombreux obstacles sécuritaires et financiers pour entraver l organisation de la manifestation et des autres initiatives du Contresommet. Les atteintes aux droits de manifestation, de réunion et d expression se sont accumulées comme le montre l affaire des «drapeaux de la paix» que des habitants de Strasbourg avaient étendus à leurs fenêtres et que les forces de l ordre leur ont demandé de retirer ou encore le fichage des habitants du centre-ville. Les autorités commencent à reculer. Elles ont accepté que le lieu de rassemblement pour la manifestation soit le «Jardin des deux rives» à côté du Pont de l Europe. En France, face à la crise, Nicolas Sarkozy, le gouvernement et la droite manœuvrent en recul. Certes, ils poursuivent leur politique de réformes fondée sur les mêmes critères de réduction de la dépense publique, de pression sur les salaires et de cadeaux multiples au patronat. Mais ils sont obligés de tenir compte de la mobilisation. Ils cèdent sur certains points: en Guadeloupe, sur le travail du dimanche, sur l évaluation des enseignants chercheurs. Mais ils n abdiquent jamais sur leur volonté de poursuivre la casse des acquis de notre système comme on le voit dans l université. L électorat de Nicolas Sarkozy l oblige à ces reculs. Un sondage de Viavoice est ainsi commenté par son directeur : «De façon singulière, les mouvements sociaux actuels n induisent pas un clivage «traditionnel» entre gauche et droite. Ils bénéficient de la solidarité des sympathisants de gauche, des sympathisants du Modem, et d une forte minorité de l électorat sarkozyste de 2007 (42 %). Cette ligne de fracture atypique éclaire, pour partie, le positionnement du Président de la République. Pour autant, ces divergences de l électorat sarkozyste ne se prolongent pas en un clivage politique : les personnes interrogées font volontiers référence au «courage» et au «dynamisme» du chef de l Etat ; beaucoup estiment que Nicolas Sarkozy est «le meilleur», par comparaison avec la gauche ou avec les leaders politiques précédents et que «personne ne pourra faire mieux». Et, dans le même temps, le Président a retrouvé des accents de père fouettard, dans un long discours sécuritaire à Gagny, la veille même de la formidable journée d action du 19 mars afin, sans doute, de déplacer les médias sur ce sujet. Il ne s agit pas seulement là d une diversion minable. On Supplément à l Humanité du 1 er avril PAGE 2

3 344_Cocos.qxd 31/03/09 14:13 Page 3 ne peut en effet qu être inquiets de cette dérive autoritaire actuelle. La chasse aux jeunes est devenue une pratique courante, comme la caporalisation de la justice. «Police partout, justice nulle part» : ce slogan refleurit à juste titre. La vidéosurveillance traque nos citoyens à longueur de temps. Dans les entreprises, les patrons, encouragés, ont la main lourde avec les syndicalistes. La tutelle sur les médias atteint des sommets. Nous appelons à un rassemblement devant France Télévisions et les grands médias le 8 avril au matin pour exiger le pluralisme de l information et le 1 er avril nous soutiendrons dans un rassemblement, place Nationale, les quatre journalistes auditionnés par la police dans l affaire de la cassette sur Nicolas Sarkozy sur FR3. De son côté, le Medef lui-même est dans une posture délicate. Alors que sa direction jouait résolument la carte de la modernité libérale, ce patronat se voit très directement mis en cause par l opinion. Laurence Parisot use de termes guerriers contre la grève du 19 mars, mais on a pu entendre, dans bien des endroits, des petits patrons se solidariser avec les manifestants. Quant au Parti socialiste, son positionnement sur la crise et le plan de relance tient pour l essentiel dans une différence de niveau d engagement sans distinction véritable sur le contenu des mesures. Le PS semble vouloir s efforcer de mobiliser sur le thème de l opposition à Nicolas Sarkozy, en faisant jouer une fois de plus le «vote utile» pour exprimer le mécontentement que provoque la politique de la droite. Mais cette orientation se heurtera dans la campagne européenne au choix du Parti socialiste de s engager avec plus de netteté, pour aujourd hui et pour demain, au sein du Parti socialiste européen. Ce choix s est notamment affirmé par la présence de sa première secrétaire à Madrid, au lendemain du congrès de Metz, pour adopter le «Manifesto» du PSE, puis le 19 mars à Bruxelles pour présenter le «plan de relance» de celui-ci. Le premier grand meeting de la campagne européenne du Parti socialiste se tiendra d ailleurs à Lille le 24 avril avec les dirigeants du PSE. Bien sûr le chef de l Etat s efforce d occuper le terrain de la bataille des idées. Il y occupe même une place privilégiée par un discours sur la moralisation du capitalisme, la limitation des excès financiers des actionnaires et des managers. Certes, les actes concrets manquent et limitent la portée du discours mais l absence d une présence forte de la gauche sur ce terrain est bien sûr dommageable. Pourtant de nombreux indices dans le monde et en France montrent que des alternatives sont possibles. Dans un chat sur Monde.fr, Raymond Torres, directeur de l Institut international d études sociales du Bureau international du travail (BIT), dénonce la faiblesse des mesures pour l emploi dans les plans de relance mondiaux. Il appelle à donner «aux normes internationales du travail du BIT une place plus importante, pour éviter ainsi une concurrence déloyale, néfaste pour l économie mondiale» et à développer le volet formation des plans de relance en «ciblant» les publics à risques, les moins qualifiés, les jeunes peu qualifiés; en permettant aux services publics de l emploi d intervenir dans les entreprises avant même le licenciement, comme dans certains pays européens. Ils peuvent ainsi aider les employeurs à mettre en place des programmes de formation qui diminuent les risques de licenciement, et évitent que le temps libéré par le chômage technique ne serve à rien. La réponse politique à la crise, nous pouvons la nourrir de nos choix de communistes. Non pas qu ils soient les seuls à correspondre aux besoins de nos concitoyens ou que nous mêmes suffisions, seuls, à promouvoir des rassemblements majoritaires. Nous avons fait le choix de construire des fronts sur des contenus exigeants et dans des rassemblements les plus larges possibles à chaque fois. Nous apportons dans ces rassemblements notre pensée et nos propositions. Elles enrichissent le pot commun de ces unions qui permettent que partis politiques et mouvement social se côtoient. Notre congrès a précisé le choix de société que nous faisions. Rupture avec le capitalisme pour satisfaire les besoins humains par un nouveau type de développement appuyé sur le développement et la recherche, sur des politiques industrielles respectueuses des ressources de notre planète, mobilisant notamment les énergies renouvelables; intervention de la puissance publique et promotion de nouveaux droits pour les salariés dans les entreprises et pour les citoyennes et les citoyens dans les quartiers populaires. Prenons conscience que ces choix peuvent mieux être reçus aujourd hui, tant la crise fait percevoir toute la nocivité du fonctionnement capitaliste. Nos concitoyens prennent leur distance avec ce système, ça bouge dans les têtes : on accepte moins les inégalités, on tolère moins certaines injustices, on attend une autre utilisation de l argent, on mesure mieux que ce n est pas la crise pour tout le monde ; la crédibilité même du capitalisme est en question. Cela suscite une aspiration au changement, un climat propice pour faire connaître et soutenir nos propositions. 360 milliards d euros pour les banques, cela fait réfléchir au fait que de l argent il y en a et que l Etat est en situation de le mobiliser. Alors pourquoi ne pas demander des contreparties à ce renflouement, une prise de participation de l Etat, la nationalisation de certaines banques pour constituer un pôle public du crédit qui, avec la Caisse des dépôts, oriente l argent autrement, en faveur de la recherche et de l innovation, en faveur de productions respectueuses de nos ressources, en faveur des entreprises qui créent des emplois, favorisent la formation de leurs salariés, augmentent leur rémunération. Ces propositions peuvent mettre en lumière la nécessité de rompre avec le pacte de stabilité de l Union européenne déjà mis à mal par ses propres défenseurs, de redéfinir les missions de la BCE, de mettre en place une autre monnaie de réserve mondiale que le dollar, à l image des droits de tirage spéciaux du FMI. Les centaines de millions distribués en dividendes, en parachutes dorés et autre stock d argent en option privative sur les valeurs boursières rendent insupportables les licenciements, les bas salaires, la précarité et le chômage partiel organisé par ceux qui profitent de ces pactoles. Alors pourquoi ne pas donner plus de droits aux comités d entreprises et aux délégués du personnel pour suspendre ces plans de licenciements, obliger à discuter des plans alternatifs déposés par les organisations syndicales en mobilisant élus et représentants de l Etat auprès des salariés afin que prévale l intérêt général? 1968 a permis la reconnaissance de la section syndicale d entreprise, 2009 doit déboucher sur de nouveaux droits pour les salariés. C est un défi nouveau car l entreprise a changé depuis Les réseaux de sous-traitances et leur dépendance à l égard des grands groupes donneurs d ordres nécessitent une reconnaissance des droits des salariés y compris en dehors de leur entreprise, là où les décisions se prennent. De ce point de vue, les bassins d emplois peuvent être des lieux de droits nouveaux où l intervention des organisations syndicales peut s allier à celle des élus et des représentants des pouvoirs publics. Il est possible aussi de développer considérablement la mutualisation des contributions des entreprises et des fonds publics à une formation rémunérée de qualité, notamment contre le chômage partiel. Exigeons une tout autre ampleur du fonds d investissement social concédé, sous la pression des luttes, par le chef de l État et imposons sa gestion paritaire. L égoïsme des grands managers entrepreneuriaux et les sommes gigantesques qu ils détournent de la satisfaction des besoins humains, y compris de l investissement productif peut permettre de réfléchir, à nouveau, à la responsabilité sociale des entreprises, au gâchis que représentent les exonérations de cotisations sociales qui leurs sont octroyées. Le débat autour du scandaleux bouclier fiscal peut permettre de montrer la nécessité de revenir à une fiscalité individuelle dont le maître mot redeviendrait progressivité, progressivité de l effort de chacun en fonction de ses revenus pour alimenter les politiques publiques en faveur de tous. Saluons ici l initiative de notre groupe au Sénat qui a déposé un projet de loi visant l abrogation du bouclier fiscal, la suppression totale des «parachutes dorés» pour les grands patrons et l interdiction des stocks options. La droite a voté contre en séance au moment même où Nicolas Sarkozy prétendait moraliser les rémunérations patronales! La progression vertigineuse du chômage rend plus perceptible le fait que le plus important plan de suppressions d emplois organisé en France est celui que l État met en œuvre à hauteur de emplois pour 2009 avec, notamment, le non-remplacement d un départ de fonctionnaire à la retraite sur deux. C est le service public qu on assassine, entraînant un risque de récession plus fort de notre économie alors que la crise devrait au contraire rendre plus nécessaire le développement de tous les services collectifs pour la satisfaction des besoins sociaux et pour contribuer au maintien de l activité économique. On le voit, ces propositions dessinent déjà les contours d un autre projet de société que celui qui est de plus en plus rejeté par nos concitoyens. N ayons pas peur d élever le débat jusqu à cet objectif : il s agit de dessiner un autre avenir, de le faire tous ensemble à partir du rejet grandissant du capitalisme. Tous les mouvements sociaux sont marqués de la recherche de sens pour notre vie. Le «lyannaje» guadeloupéen n est pas un syndrome des îles. Il revendique le respect de chacune et chacun dans la relation à l autre. Il fait écho aux propos de cette infirmière de Marseille qui, dans le premier meeting du Front de gauche, réclamait de vivre dignement de son salaire. L argent n est pas une fin en soi. Seule Laurence Parisot peut tenter de justifier les rémunérations des patrons en affirmant qu il faut que l on sache que la France est un pays où l on peut gagner de l argent. Le culte de la concurrence prend un coup de vieux, tant les oppositions qu il organise entre salariés, entre territoires, entre étrangers et Français minent la relation entre les humains et met en cause la cohésion sociale. Confirmons notre évolution décisive dans notre perception du monde et la conséquence qu elle a sur notre vision de la transformation sociale. La crise peut susciter des envies de repli et de protection. Se protéger d accord, mais encore faut-il dire de qui et de quoi. Protéger nos avancées sociales en France d accord, mais en constatant qu il en existe aussi dans d autres pays parfois supérieures aux nôtres. Il ne faut pas attendre bien longtemps pour comprendre que ceux qui parlent de protectionnisme ne nous proposent pas de nous défendre contre le capitalisme mais le plus souvent contre le plombier polonais vécu comme un concurrent potentiel menaçant. Aucun bouclier ne peut nous protéger du monde et de son évolution. Les barrières douanières imaginées parfois aux frontières de l Europe seraient d ailleurs bien impuissantes à combattre le dumping social et les délocalisations à l intérieur même de l Union européenne. Là encore le culte de la concurrence conduit à bien des désillusions et la loi du plus fort qui oppresse toujours le plus faible n a ni justification morale ni avenir. La coopération qui suppose le développement de tous, y compris des plus faibles, est la voie de l avenir et du co-développement, elle passe par des accords industriels et commerciaux qui incluent des clauses de promotion sociale mutuellement avantageuses. Nous sommes pour un SMIC européen égal à 60 % au moins du salaire «moyen» de chaque pays et nous le savons bien, les luttes de l automobile en Roumanie ont reçu le soutien des «Renault» en France parce qu ils sentaient bien la nécessité de ce combat commun. Affirmons également la place première que nous donnons au féminisme comme un élément constitutif de la transformation sociale. Gisèle Halimi au Zénith, en revenant sur la clause de l Européenne la plus favorisée, ne donne pas droit seulement à cette revendication essentielle. Au travers de cette revendication, elle rend l espace européen pertinent pour le progrès social comme il pourrait l être pour d autres propositions sur des terrains différents. Elle donne à voir un véritable projet européen qui donne envie de construire un espace commun avec une plus-value humaine porteuse de sens et de civilisation. La campagne des européennes doit donc placer en son c œ ur ces questions liées à ce que vivent nos concitoyens, liées Supplément à l Humanité du 1 er avril PAGE 3

4 344_Cocos.qxd 31/03/09 14:13 Page 4 à la crise, liées au mouvement social, permettant de montrer qu il est possible le 7 juin de dire à Sarkozy que l on veut une autre politique en France et de dire qu on veut une autre construction européenne. Bien sûr, le lien avec 2005, la lutte contre le traité constitutionnel et contre les traités qui fondent cette Europe doit être fait. Bien sûr aussi, la nécessité d avoir des députés combattants dans cette Europe, permettant de révéler les aspects les plus nocifs des circulaires et des traités, et de les mettre en échec parfois, est tout aussi indispensable. La récente conférence de presse tenue par le Front de gauche avec Francis Wurtz contre les nouvelles menaces à l égard des services sociaux d intérêt général (SSIG) constitue un nouvel exemple de cette nécessité. Mais nous devons porter un projet alternatif clair pour la France et pour l Europe dans cette campagne. Montrer que nous ne tournons pas la page du mouvement social mais que bien au contraire nous faisons tout pour lui trouver un prolongement dans le vote. Les élections européennes ne sont pas des élections secondaires sous domination d autres échéances. Elles constituent cette année le seul moment proprement politique pour dire non à Sarkozy et oui à des politiques différentes en France et en Europe ; pour exprimer un vote en harmonie avec nos luttes, nos résistances et nos espoirs. Les conditions dans lesquelles le rassemblement pour le Front de gauche se sont faites témoignent malheureusement des difficultés de la gauche. Le NPA a préféré une stratégie de construction préalable d un rapport de force à la gauche du Parti socialiste à un rassemblement clair de toutes les composantes politiques qui rejettent l Europe telle qu elle est construite aujourd hui et combattent pour des politiques ni libérales, ni sociales-libérales, en France et en Europe. Le MRC a appuyé son refus de participer sur sa volonté de privilégier la souveraineté nationale dans le cadre de la construction européenne, alors qu aucune force du Front de gauche ne met en cause cette notion dès lors que la souveraineté populaire dans le cadre national, comme dans le cadre européen, est affirmée comme nécessaire. Les Alternatifs, dans la consultation de leurs adhérents, ont mis en avant l absence de l unité la plus large en renvoyant dos à dos l ensemble des composantes de la gauche non socialiste, sans tenir compte des discussions entre le Front de gauche et eux-mêmes, aboutissant à une plate-forme commune partagée dans tous ses points et une répartition des listes reconnue équitable. Mais tel qu il est, le Front de gauche est déjà une promesse de dynamique porteuse d avenir. Il constitue à gauche la seule nouveauté des élections du 7 juin. De par le rassemblement des forces politiques qui le composent et de par la présence sur nos listes de nombreux représentants du mouvement social à l image de celles et ceux qui vivent ensemble dans notre pays. Les listes sont maintenant arrêtées. Nos têtes de listes sont à parité et marquent notre diversité d engagement politique et citoyen. Notre campagne peut donc prendre maintenant toute son ampleur. Nous devons déployer une campagne de proximité à dizaine de milliers de voix, tournée vers les acteurs des luttes, vers les jeunes, nos proches dans les quartiers, les campagnes et les entreprises. Chers camarades, notre campagne ne manque donc pas d arguments et de propositions à faire valoir. Notre originalité communiste peut contribuer ainsi, aux côtés d autres originalités et en cohérence avec elles, à un vaste débat public sur les enjeux du moment. Le Front de gauche peut répondre aux attentes de notre peuple. Il est le seul cadre unitaire à gauche. Nous devons déployer l ensemble de nos forces militantes pour ce combat. L engagement de chacune et de chacun est décisif. Formons cette chaîne humaine qui a montré en 2005 et en diverses occasions sa capacité à construire des résistances et des alternatives aux politiques capitalistes jusqu à les rendre majoritaires. L enfermement protestataire est le plus souvent un choix par défaut. En montrant sa capacité à proposer une autre politique crédible, argumentée, ni libérale, ni sociale-libérale ou sociale-démocrate, le Front de gauche peut convaincre beaucoup de citoyennes et de citoyens de gauche de nous rejoindre dans cette dynamique. Cela passe par des moments de mobilisations fortes et nos meetings dans les grandes régions y contribueront comme nos émissions officielles à la télévision et à la radio. Mais voyons bien que dès maintenant c est notre capacité à démultiplier notre présence au plus près de celles et ceux qui nous côtoient dans les entreprises, dans les quartiers et les campagnes qui sera décisive. Nous recensons déjà plus de 150 réunions publiques sur une cinquantaine de départements. Il nous faut passer la vitesse supérieure. Organisons des milliers de rencontres dans tous les départements, allons au porte à porte, mobilisons les sites sur Internet, les blogs et les chats pour échanger et construire des rassemblements, utilisons les appels à voter pour diffuser le maximum d informations à celles et ceux qui les signent sur l évolution des enjeux de campagne. Utilisons tous les moyens pour rencontrer, dialoguer, inviter à s engager et travaillons ensemble à faire de cette campagne un moment populaire, alors que les mouvements sociaux s affirment et que le besoin de riposte à Sarkozy grandit, pour ouvrir une alternative politique à gauche. L argumentaire édité pour tous les militants nous donne de la confiance supplémentaire. La déclaration de principe que nous avons adoptée au Front de gauche affirme des choix communs ambitieux. Les dix grands axes énoncés par Marie-George au Zénith circulent et sont repris dans les manifestations et dans nos rencontres. Alors, camarades, allons-y avec confiance, avec la confiance que nous donne cette période de fortes mobilisations populaires et citoyennes. Véronique Sandoval Paris Face à la crise, l unité des centrales syndicales sur la plate-forme qu elles ont élaborée ensemble résiste. Mais le mouvement social bute incontestablement sur l absence d alternative politique à moyen terme. Comment dès lors passer d une dynamique du refus à une dynamique de rassemblement autour de solutions alternatives et à un vote pour une autre Europe? En montrant que ces solutions passent par des mesures précises au niveau du Parlement européen et en menant une campagne de proximité comme il y a 5 ans, mais pour convaincre que la construction d une autre Europe est indispensable pour sortir de la crise, qu il faut s y mettre dès maintenant et que pour cela un Front de gauche existe. Thierry Aury Oise Quand 71 % jugent négatif «l économie de marché», on mesure ce qui bouge dans les têtes. Chez Continental, nous nous sommes exprimés pour démasquer le double jeu de l UMP, obligeant leur chef de file régional à battre en retraite. Et l idée d une loi pour interdire les licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices était au cœur de la manif de Compiègne. Nous devons mener une campagne nationale autour des propositions de nos parlementaires sur l emploi et le bouclier fiscal. Nous devons aussi poser la La discussion question de l appropriation publique de richesses naturelles et productions stratégiques (Total, Continental ). Le Front de gauche réussira s il est ancré dans le mouvement social. Rosita Jaouen Val-d Oise Traités comme des esclaves modernes, 42 sans-papiers de Val Horizon de Montlignon se sont mis en grève, début mars, pour obtenir leur régularisation et des conditions de travail décentes. Soutenus par un comité de soutien très divers et très mobilisé, ils viennent de signer un protocole qui acte leur régularisation. Nous restons vigilants. Sur les européennes, nous devons tout faire, jusqu au dépôt des listes pour élargir le Front de gauche. Des efforts sont faits mais pourquoi le PCF refuse-t-il de rencontrer «officiellement» la Fédération alternative sociale et écologique? Faut-il attendre que tous aillent vers le NPA ou l abstention? Je souhaite une réponse sur ce sujet. Frédéric Boccara Hauts-de-Seine Mouvement populaire inédit. Besoin de transformer les revendications en exigences de changements politiques précis, sans être suivistes du réformisme. Passer de l émoi sur les profits, stock-options, à tout le reste - les critères d utilisation de l argent, les pouvoirs sur les gestions, les responsabilités de la BCE, les services publics. Il faut une réorientation de la campagne! Mettre au cœur de notre campagne le pouvoir des banques et actionnaires appuyés par la BCE. Des critères alternatifs précis sont au c œur d un autre projet européen. Au Congrès, les communistes ont imposé un progrès d idées. Notre discours national est en dessous. Quelles initiatives nationales en ce sens? Marie-Jeanne Gobert Calvados La situation appelle des réponses fortes de notre part. La campagne des européennes est l occasion d ouvrir des perspectives, de rassembler contre la droite. Il faut des communistes, des élus confiants. Or, la démarche de construction des listes crée beaucoup de colère, le sentiment que nous sommes dans un tête-à-tête avec quelques militants (PG, GU) en rupture avec leur propre parti, ayant des comptes à régler, et non dans une vraie démarche de rassemblement. Cette situation conduit à l effacement, à une perte de crédibilité du Parti dans le champ de la transformation, dans les médias et dans le champ politique. Jean-Pierre Meyer Var Je ne réanimerai pas les désaccords sur la stratégie sur ces élections européennes, sur le Front de gauche tel qu il est conçu. Le vin est tiré, il faut le boire, le temps des analyses viendra. Pour l heure, il s agit de se mettre en ordre de marche. Or, beaucoup de réticences existe. Rajouter des difficultés est insupportable. Ainsi, pour le Sud-Est et particulièrement pour le Var, faire se prononcer les adhérents sur une liste incomplète, mouvante, dans des délais irréalistes est inacceptable. Ainsi que faire litière de leur avis : tête de liste PCF et un candidat varois dans les dix premiers. Cela crée un sentiment de déni démocratique interne qui ne favorise pas la dynamique militante. Amadou Deme Essonne Nous devons partir de l exigence qui existe face à la violence de la crise du capitalisme, tout appelle à celles et ceux qui luttent, qui résistent, un besoin de convergence. Le Front de gauche est un début de réponse. Cette démarche commence à créer une dynamique dans les quatre coins du département (initiatives publiques, débats ). La richesse du Front, ce n est pas seulement une dilution des uns ou des autres, mais au contraire l apport de chacune des forces qui le composent. Nicolas Marchand Réduire le temps de débat du CN sur la situation à une séance : ce n'est pas normal. On est dans une crise historique; mais on coupe des interventions portant sur l'essentiel : les luttes (comme celle sur Continental); notre bataille face à la crise comme celle de Fr. Boccara! Ma réaction : hier j'ai voté ; sur le bulletin, l'objet du vote était précisé: le nom et la place des candidats communistes. Ce matin, j'apprends qu'on a changé l'ordre en Ile-de-France et reculé C. Favier au profit du PG. C'est scandaleux. ça s'était déjà produit aux régionales et aux européennes. C'est se moquer du vote des communistes, de la démocratie. Le PG est très gourmand; on lui cède beaucoup trop. Pierre Laurent - Paris La démarche de construction des listes, et l'aboutissement auquel nous sommes parvenus, sont conformes à nos orientations de congrès. Nous avons d'un bout à l'autre travaillé dans cet esprit. Les listes donnent sa place à notre parti, respectent les partenaires engagés dans le Front et sont véritablement ouvertes au mouvement social. Pour concilier cette démarche et les critères de représentativité dans les circonscriptions, il a fallu beaucoup d'allers-retours. Cela n'a pas toujours rendu aisé le travail de consultation des communistes, c'est vrai. Mais je crois qu'à l'arrivée, personne ne peut dire que le sens profond de nos décisions de congrès soit altéré par le résultat auquel nous sommes parvenus. Brigitte Gonthier- Maurin Hts-de-Seine «Tout ce qui n est pas nous, n est pas agression.» Pour construire, il y a besoin de confiance. Construire ensemble est exigeant. Le Parti sera reconnu s il est contributeur de mouvement, de propositions radicales, et de rassemblement. Le Front de gauche génère une dynamique véritable d abord parmi les communistes. Dans le même temps, nous avons Supplément à l Humanité du 1 er avril PAGE 4

5 344_Cocos.qxd 31/03/09 14:13 Page 5 mal appréhendé la complexité de l élection et la consultation des communistes. Or, il y a une énorme exigence démocratique dans le Parti. Yves Dimicoli Paris Les communistes doivent voter sur des listes qui sont surtout construites dans des arrangements de sommet. Et, une fois votées, ces listes continuent de bouger! Par exemple, en Ile-de-France avec Coquerel (PG) au détriment de Favier (PCF). La campagne est de fait engagée - c est bien - mais l organisation ne suit pas (collectifs de campagne ). Surtout si tend à se développer une expression commune du Front - c est nécessaire - cela semble se faire au détriment de l apport original et des propositions précises du PCF, alors que cela est indispensable pour consolider et élargir le mouvement. Francis Wurtz Bas-Rhin C est normal que, parlant d hommes et de femmes, la discussion soit sensible. Dans une construction comme celle de ce «Front de gauche», il y a nécessairement des contradictions à gérer entre des problèmes locaux légitimes et les nécessaires équilibres nationaux à négocier avec nos partenaires. Alors, attention que l arbre ne cache pas la forêt. La démarche du Front de gauche nous coûte un peu, mais nous rapporte également! Je vois la participation à nos meetings, l enthousiasme, l espoir: cela a évidemment à voir avec l existence de ce Front de gauche. La gravité de la crise rend ce choix stratégique particulièrement pertinent. Lydie Benoist Essonne Nos listes respectent les choix de congrès, les décisions du CN, l avis permanent des fédérations via les coordinateurs de circonscriptions avec lesquels nous sommes en lien quotidiennement. Notre fonctionnement démocratique et nos statuts sont perfectibles mais nous savons tous que les négociations supposent que tous les partenaires se respectent et vice versa. A cette heure, l accord national est quasi abouti mais pas signé et nous respecterons l avis des communistes du grand Nord, de la région parisienne et de toute la France. Le Conseil national continuera de donner mandat politique à ceux dont la responsabilité est d aboutir à un bon accord afin de partir vite en campagne. Michel Laurent Seine-Saint-Denis L accord pour les européennes s est fait sur les contenus et sur la base d un texte commun au PCF, au PG et à la Gauche unitaire que le MRC a d ailleurs refusé. La préparation des listes s est faite en coopération et concertation permanentes avec les coordonnateurs de circonscriptions, eux-mêmes en contact avec les secrétaires départementaux. L équilibre global des listes est à peu près celui que nous avions déterminé au départ (40 % pour le PCF, 30 % pour le PG, 30 % pour les autres partenaires). La campagne qui doit être lancée avec beaucoup plus de force alliera les initiatives communes et les expressions propres de chaque composante. Pascal Savoldelli La démocratie dans le Parti et considérer le CN comme la direction nationale sont deux exigences incontournables pour nous tous, elles ne peuvent que nous être communes. Je ressens toujours beaucoup d insatisfactions qui contrarient notre unité et notre efficacité. Difficulté à partager l élaboration des listes, absence dans le rapport des dernières exigences du PG pour conclure l accord national Le 94 a mis à disposition du Front de gauche un haut niveau de candidatures de rassemblement. Notre objectif: encourager l initiative stratégique et obtenir le meilleur résultat. La demande de modification de la place de C. Favier, président du CG, de la 5e à la 7e est difficilement acceptable mais ne doit pas compromettre la constitution du Front. Céline Brulin Seine-Maritime La concrétisation de la stratégie du Front de gauche est à examiner dans ses aspects positifs comme dans ses risques politiques. Tout en me félicitant de la présence de militants du NPA sur nos listes, interrogation sur le signe donné par une 2e place, notamment dans un département où les communistes ont montré leur capacité à rassembler très largement à gauche. La campagne est engagée en Nord- Ouest, plus de 60 initiatives ont déjà eu lieu. Marie-George Buffet La démarche de construire des Fronts a été décidée au Congrès. C est une démarche qui va être porteuse de dynamique, on le voit déjà dans les initiatives que nous prenons. Bien sûr, nous ne sommes pas seuls et chacune des forces membres du Front a ses propres ambitions. Mais nous savons bien que «l union est un combat». La question est de permettre à nos idées d irriguer le débat à gauche dans la campagne que nous allons mener, de mettre en avant nos candidats et candidates, nos propositions comme notre projet. Il ne s agit donc pas de nous dissoudre. Nous avons choisi une démarche de fronts à partir d objectifs précis et fondés sur des contenus. Le Front de gauche pour les européennes est ainsi basé sur la déclaration de principes réunissant les forces qui le composent et c est bien sur ce contenu que le MRC n a pas voulu le rejoindre. J ajoute que la signature de cette déclaration n est pas contradictoire avec l expression de nos propositions dans cette campagne. Le premier matériel que nous sortons est un matériel du PCF avec nos propositions que nous développons dans les meetings. Celles-ci, tout comme la prise d initiatives propre, doivent permettre de participer à la création d une dynamique commune pour faire réussir le Front. Quand aux listes, mettons en avant leur diversité, leur richesse et le rôle important qu y jouent nombre d élus communistes. Isabelle Lorand «Unis pour une Europe solidaire, écologique et dynamique», tel devrait être le slogan de notre campagne avec l ambition de nous adresser tout particulièrement à la jeunesse. Les méfaits du capitalisme sont aujourd hui partagés. Nous ne pouvons en rester à proclamer qu il faut changer d Europe. L heure est à donner du sens. Par exemple, il faut pointer le rôle que nous fixons à l Europe après le massacre de Gaza. Ou encore mettre en exergue un point de vue moderne sur la politique industrielle. Le parrainage par chaque candidat d un résident étranger pourrait symboliser le droit de citoyenneté. Les candidats pourraient se déclarer passibles du «délit d humanité» pour solidarité avec des sans-papiers Jean-Michel Ruiz Val-d Oise Le vif succès de notre meeting départemental, sur le thème de l élargissement du Front, confirme qu une réelle attente existe. Dans le 95, le PCF, le PG et la Fédération alternative ont signé un appel commun à l unité. Si je suis persuadé que de véritables avancées ont eu lieu avec l arrivée, au sein du Front, de la Gauche unitaire et le l ADS, il reste des blocages à lever. Je regrette que nous persistions à ne pas solliciter, pour des questions internes, des forces qui partagent notre vision de l Europe. Il nous reste jusqu au dépôt des listes pour rectifier le tir. Pierre Dharreville Bouches-du-Rhône Les conditions du vote ne sont pas les meilleures pour démarrer la campagne, mais les communistes, impatients, se préparent à une grosse mobilisation. Le mouvement social ouvre avec exigence un espace politique. Nous devons faire grandir l idée que l échelle européenne est pertinente, qu il faut se doter des élus adéquats pour mener les politiques attendues. Et porter des propositions tranchantes, porteuses de sens. A Marseille, l exemple de la réparation navale montre un visage de l Europe. Il nous place en situation d intervenir, comme les attaques contre les associations menées par Martin Hirsch, suite au paquet Monti/Kroes. Faisons mieux connaître le Front de gauche, il gagne à être connu. Yves Dimicoli Paris Besoin de riposte au chômage. Absence de débouché politique. Sarkozy joue le pourrissement. Mais son battage sur la moralisation du capitalisme énerve. Les communistes relancent la bataille de l ex «loi de modernisation sociale» : nouvelle définition du licenciement économique obligeant à baisser d autres coûts que salariaux; pouvoir de veto suspensif et de contreproposition des CE avec nouveaux financements. Dimension mondiale (G20) : modèle social français, européen face à la domination du dollar. Bras de fer Europe/USA et montée de la Chine avec le DTS (Boccara). Portée des luttes en France et des élections européennes. Apport autonome du PCF avec promotion du Front de gauche. Philippe Denis Maine-et-Loire La légitimité du Front n a pas à voir avec la construction du Front. A ce stade, nous devons faire un point d étape. La consultation a été rendue difficile par la parution d une liste caduque. Sans bulletin de vote validé, nous avons été contraints de suspendre le vote. La construction ne peut se poursuivre à deux niveaux compartimentés. Il faut mettre en cohérence le national et l interrégional. Il y a une inquiétude réelle d un face à face avec le PG. S exprime le sentiment que nous sommes dans des alliances de sommet. Ne travaillonsnous pas à nourrir la création du Parti de gauche? Enfin, il faut engager la bataille idéologique pour se dégager du «plafond de verre idéologique». Colette Mô Alpes-Maritimes Les femmes sont nombreuses dans les luttes, elles manifestent pour l augmentation des salaires, les services publics, l école, le travail, la formation, contre les violences sexistes, pour la paix, la laïcité Elles font des liens entre capitalisme et patriarcat, entre exploitation et oppression. Le PCF a des propositions élaborées en commun avec d autres organisations et associations. Ces propositions sont argumentées et s appuient sur l actualité des luttes. Elles ne doivent pas être réduites à l occasion des élections européennes à «la clause de l Européenne la plus favorisée» (concept non discuté dans le Parti, ni dans le mouvement féministe). Bob Injey Alpes-Maritimes Face à la crise et à la politique de Sarkozy, il y a nécessité et exigence d unité. Unité dans le champ social mais aussi politique pour porter l exigence d une véritable alternative. De ce point de vue, le Front de gauche est la véritable nouveauté dans cette campagne. Alors certes quelques difficultés dans l élaboration des listes, mais ne perdons pas de vue l essentiel ; l ambition que nous devons avoir dans cette campagne en terme de riposte à la droite et de construction d une alternative face à l échec du capitalisme. Nicole Borvo Paris Proposition de loi que nous avons défendue au Sénat (suppression du bouclier fiscal, stock-options, plafonnement des salaires des dirigeants) est typiquement une initiative politique qui oblige toutes les forces politiques à se déterminer par rapport à ce que porte le mouvement social - donc important pour le Parti. Dans une situation où la colère et la contestation du système capitaliste montent chez les gens eux-mêmes, il serait dommageable qu aux élections européennes la politique soit encore en échec : c est-à-dire l émergence d une possible alternative politique. C est pour cela que nous nous battons, portons nous-mêmes non seulement le contenu mais le rassemblement au niveau nécessaire avec détermination, ne le laissons pas porter par d autres. Paul Barbazange Hérault Rebondissons dans le débat, intervenir en communistes dans le Front de gauche, intervenir aussi dans toutes les luttes en communistes! porteurs d un anticapitalisme radical. Salaires (d abord!), Supplément à l Humanité du 1 er avril PAGE 5

6 344_Cocos.qxd 31/03/09 14:13 Page 6 emplois, libertés en priorité pour la classe ouvrière. Le plus gros plan de suppression d emplois c est Sarkozy. Des dizaines de milliers de parents sont touchés par les fermetures de classes primaires. Réorientons sur ces luttes réelles notre intervention anticapitaliste. Nous aiderons aux luttes. Nous modifierons le contenu du Front. Front populaire, Front de classe nécessaire. Dans l Hérault, avec plusieurs sections, nous ferons la campagne dans le Front de gauche sur le slogan : «Faire péter l Europe capitaliste». Stéphane Bonnery Le grand mouvement dans la recherche et l enseignement a une conscience élevée des méfaits du capitalisme. Pour être utile aux luttes et au rassemblement, diffusons les analyses du PCF: la stratégie de Lisbonne et les réformes nationales ne font pas que casser mais poussent la formation vers la rentabilité financière et vers la reconfiguration du salariat capitaliste pour détourner la révolution informationnelle. Diffusons nos propositions alternatives pour aider les luttes à déboucher et les traduire dans les institutions. Par exemple, le succès des Etats généraux des luttes pour l école à Valenton appelle à démultiplier ces actions où nos idées alimentent les échanges, les luttes, et les assemblées élues. Marc Roumejon Essonne La nouveauté de ce mouvement social est sa force grandissante, son enracinement et son unité. L inédit sera les objectifs et décisions des suites. En Essonne, 1 salarié sur 4 était en grève le 19 mars, cela n était pas arrivé depuis les grèves de Ces hommes et femmes sont en recherche de débats politiques pour construire des débouchés à leurs vécus. Les premières rencontres-débats du Front de gauche tenues sont encourageantes. L identité et les idées communistes sont écoutées, surtout quand elles sont entendues et perçues comme des nouveautés crédibles. Francis Wurtz Bas-Rhin Je voudrais attirer l attention sur une nouvelle et grave dimension de la crise en Europe: l effondrement économique et financier de plus en plus de pays d Europe centrale et orientale. C est la rançon de la conception quasi néo-coloniale de l élargissement qui a prévalu. Des groupes financiers d Europe occidentale ont, par exemple, racheté tout le système bancaire de cette région. Le risque d insolvabilité de ces pays place donc toute l Union face à ses responsabilités. Par ailleurs, le bond en avant du rejet du capitalisme nous offre l opportunité et l obligation de semer des idées alternatives (réorientation de l argent; droits nouveaux; coopérations plutôt que la concurrence à tout va ) sans hésiter à redévelopper des propositions que nous avons développées lorsque les oreilles étaient moins disponibles. Pascal Borelly Hauts-de-Seine La réintégration de la France dans le commandement intégré de l OTAN place notre pays à la remorque des Etats-Unis. Le danger est grand de voir la France entraînée dans un conflit qu elle n aura pas décidé. Il est temps de construire une véritable sécurité collective basée sur la réduction des inégalités à l échelle de la planète, sur la résolution politique des conflits, sur le développement des coopérations. Les industries de défense sont des outils industriels de haute technologie aux applications souvent duales. Les armes ne sont pas des marchandises comme les autres. Il faut donc écarter la marchandisation, construire un pôle public, mener à bien les programmes comme Galileo et l A 400 M. Patrice Voir - Isère Les «caters» apprécient l'engagement des communistes, pas simplement animés de bons sentiments mais force d'initiatives et de propositions comme celle de François Auguste d'une table ronde Etat, salariés de Caterpillar, élus locaux dans le cadre du plan gouvernemntal de soutien à l'industrie automobile. Au titre des initiatives, chaque maire communiste les a invités à intervenir devant son conseil municipal. Rencontre avec le cabinet de Lagarde à l'initiative d'annie David et la venue de Marie-George le 16 mars a marqué les esprits. Hier au conseil de communauté d'agglomération, le représentant de l'intersyndicale a conclu les débats en s'adressant aux parlementaires socialistes : «Votez la proposition de loi de Marie-George Buffet, c'est la meilleure façon de nous aider.» Jean-François Téaldi Hauts-de-Seine Mettre défense des libertés au cœur campagne européenne face à criminalisation actions syndicales ou de solidarité. Dérives autoritaires contre journalistes refusant d être agents de communication du pouvoir : convocation journalistes France 3 et Rue 89 par police; menace Novelli contre reportage rappelant son passé à l extrême droite ; arrestation journaliste Libération ; 6 mois de prison requis contre journaliste M6 ; descentes policières dans rédactions. Censure PCF et Front de gauche : lancer pétition Internet pour respect pluralisme, équité temps parole pour les listes ; rassemblement 8 avril, 8 h 30 à France Télévisions contre censure PCF par France 2. Lancer initiative PCF/Front de gauche, défense des libertés. Françoise Fiter Pyrénées-Orientales Exemple d atteinte aux libertés dans notre département où Nicole Gaspon, conseillère municipale à Perpignan, se voit refuser un remplacement de directrice de centre d orientation en raison de son engagement politique. «Ce n est pas un problème de compétence mais de posture institutionnelle», a déclaré à Nicole à l inspecteur de l orientation devant un délégué syndical. Position soutenue par l inspecteur d académie pas gêné du tout par cet interdit professionnel. Après une conférence de presse de notre fédé et de nos élus, nous allons poursuivre l action de protestation. Marie-George Buffet Je voudrais insister sur l importance du contexte dans lequel nous avons à déployer notre campagne. Tout d abord, l ampleur des luttes qui se développent. Tous les domaines sont ainsi concernés : emploi, salaires et aussi défense des métiers ou des missions, comme c est le cas dans la recherche, à l université L ampleur de ce mouvement social ne se limite pas aux seules journées nationales mais irrigue en permanence l ensemble du pays. Ensuite, la hauteur du niveau des questions soulevées par ce mouvement. Ainsi sont questionnées l utilisation de l argent, les responsabilités dans la production et la répartition des richesses, celle de la maîtrise des choix et des décisions Beaucoup de ces questionnements rejoignent ceux que nous développons depuis longtemps! Enfin sur l Europe, les hommes et les femmes ne sont pas indifférents - en lien avec leurs préoccupations sociales - aux événements et choix politiques qui y sont faits actuellement. Il s agit donc pour nous de faire vivre dans les luttes les propositions alternatives que nous portons pour la France et l Europe et Marie-George Buffet propose l élection d un trésorier adjoint Lors du dernier Conseil national nous avons adopté un budget très ambitieux, notamment au niveau de ses recettes. Ce qui exige beaucoup de mobilisation et le déploiement de forces supplémentaires et suppose de renforcer le dispositif chargé de la mettre en œuvre. C est pourquoi je vous propose de décider de nous doter d un trésorier adjoint pour épauler le trésorier national et développer les liens avec les fédérations. En accord avec Jean-Louis Frostin et Jean-Charles Nègre, je vous propose d élire Jean-Louis Le Moing à cette responsabilité. de faire vivre les élections européennes dans ces luttes. Quel est notre objectif? A travers notre campagne et le score que nous voulons gagner, nous voulons modifier le rapport de forces en faveur du peuple. Nous voulons faire bouger en ce sens la gauche de l hémicycle européen et donc faire élire un maximum de députés de notre Front pour y aider. Il nous faut donc avoir une campagne dynamique du Front de gauche, dans laquelle les militante-s communistes se déploient et font connaître leurs idées et propositions sur chaque question, comme celle du féminisme par exemple. A l Assemblée nationale le 28 mai, nous utiliserons nos «niches parlementaires» pour faire débattre des propositions de loi du groupe concernant l emploi, les droits des salariés Concernant l unité enfin. L unité syndicale est un atout pour ce mouvement car il lui permet sa force et de durer dans le temps; et cette aspiration d unité syndicale existe aussi au niveau politique. L alternative politique est aussi une exigence forte des salariés en lutte. Et la mise en œuvre du Front ce gauche aux européennes en fait partie. Et il nous faut donner à voir des initiatives que nous avons prises pour permettre à ce front d exister. Il y a un appétit de débat politique. Il nous faut donc en même temps prévoir de grands meetings et, dans l urgence, travailler à déployer un militantisme de proximité, au quotidien, pour opérer un maillage serré dans tout le pays. Il nous faut donc nous organiser pour donner ce style à notre campagne: une organisation départementale, locale pour une action de proximité meilleure. Il nous faut pour cela en passer par beaucoup de réunions avec nos adhérentes et adhérents, valoriser la participation de nos élu-e-s à la campagne. Animer aussi le travail politique à effectuer dans nos quartiers populaires où colère et tensions grandissent et où il s agit d aider à ce quelle se transforme en mobilisation collective et politique. Frédéric Boccara Hauts-de-Seine Quelles décisions d initiatives nationales et européennes, de luttes et d idées prenons-nous sur le pôle public financier pour un autre crédit bancaire? Sur la réorientation de la BCE? Sur des droits de tirages spéciaux affectés «au social» comme monnaie commune mondiale contre le dollar à l occasion du G20? Quelle initiative pour brancher la colère contre les licenciements, avec le besoin de nouveaux droits sur la gestion et de pouvoirs sur l argent, de crédit bancaire, les fonds publics, les profits? Je regrette que la réunion du CN telle qu elle est construite ne permette pas d en discuter. Marie-George, je souhaite au moins que tu prennes engagement sur cela Supplément à l Humanité du 1 er avril PAGE 6

7 344_Cocos.qxd 31/03/09 14:13 Page 7 Le bien commun des connaissances Samedi 28 mars après-midi, le Conseil national auditionnait plusieurs chercheurs et universitaires sur les questions de la recherche, du capitalisme, du travail; ils étaient invités dans le cadre du LÉM, Lieu d'études sur le mouvement des idées et des connaissances. Entretien avec Michel Laurent, responsable du LÉM. C'est quoi au juste, le LÉM? Le LÉM est issu des multiples décisions du dernier congrès du PCF, à savoir travailler le champ de la connaissance, celui de l'information, de l'ouverture à la société. Ce «lieu» a pour but d'organiser une médiation réciproque entre ce qui se pense, ce qui se dit, ce qui se réfléchit dans la société et les propres réflexions du Parti communiste; il va essayer d'organiser cette médiation afin d'approfondir notre travail d'analyse de la société, du changement, des solutions. Pourquoi cette séance avec la direction communiste? Comment cela s'est-il passé? C'était une première. Avec l'accord de la présidence, nous avons voulu qu'elle soit une séance ouverte du Conseil national. Nous souhaitons en effet que, de temps en temps, les dirigeants du Parti communiste, qui sont soumis dans leur activité quotidienne au rythme de l'actualité, de la crise, des élections, des luttes, que ces dirigeants puissent, un moment, prendre le temps du recul théorique. Et je suis extrêmement satisfait parce que nos quatre invités ont vraiment joué le jeu, celui de la discussion, de la confrontation comme on le leur avait demandé. Pourquoi la thématique retenue: des connaissances et des informations comme biens communs, cause commune? Nous voulons choisir des thèmes qui, à la fois, permettent un certain recul pour réfléchir et qui sont liés à l'actualité. On connaît aujourd'hui des mouvements très importants, dont celui des enseignants-chercheurs; nous sommes aussi devant une crise qui pose, par exemple, la question de la reconnaissance de la valeur du travail en rapport avec la montée de l intellectualisation du travail. On trouvait donc intéressant de s'intéresser à ces enjeux et voir en quoi il y avait là des éléments d'explication des événements que nous vivons aujourd'hui. Prenons le cas de la recherche? Isabelle This Saint-Jean, économiste, professeur à Paris XIII et présidente de «Sauvons la recherche», ainsi que Bruno Chaudrey, membre de l'académie des sciences, sont longuement revenus sur le fait que ce qui est en jeu avec les réformes sarkozystes concernant l'enseignement supérieur et la recherche, c'est la volonté d'un pilotage par le profit, par de grands groupes privés de la recherche fondamentale, et singulièrement de la recherche publique, la volonté que tout serve à quelque chose immédiatement. Ils nous ont expliqué, par exemple, qu'on arrive à ce paradoxe scandaleux : de grandes entreprises abandonnent des secteurs entiers de leur recherche/développement et viennent demander, au travers de financements, l'utilisation directe des outils de recherche des labos publics et ces labos publics sont pris dans une contradiction, entre abaissement des financements de l'etat et sollicitation du privé qui amène de l'argent, certes, mais qui au fond les détourne de leur fonction première de recherche fondamentale. Isabelle This Saint-Jean nous a expliqué en quoi la communauté scientifique s'est retrouvée dans cette lutte pour réaffirmer justement, de façon commune et massive, la nécessité de la connaissance pour la connaissance, du pluralisme des approches, d'une évaluation sérieuse mais de long terme de la recherche (et non pas, comme c'est proposé, d'une évaluation sur publications référencées et normatives). Il y a eu, avec un certain nombre de membres du Conseil national, un débat pour savoir si on était en présence d'un «aveuglement idéologique» du pouvoir ou si cela avait à voir avec une réforme plus profonde, une volonté concertée visant à changer le capitalisme. Moi je retiens de cette formule que, bien que toute la communauté scientifique dise au gouvernement: «C'est pas la bonne méthode, c'est pas l'efficacité sociale, on ne dirige pas la recherche comme une entreprise...», malgré tout, les réformes sont maintenues. Donc, on est bien en présence de dirigeants qui ont leur vision du monde, qui veulent effectivement faire des ruptures qui favorisent les grands groupes capitalistes et, en même temps, qui n'écoutent pas ceux qui connaissent l'activité scientifique. Mais on pourrait dire la même chose sur ce qui se passe dans le monde de la santé ou dans celui de la justice. Le débat a aussi porté la question d un nouveau capitalisme à l œuvre d'aujourd'hui? Yann Moulier-Boutang, économiste et essayiste, professeur de sciences économiques à Le programme de la séance de travail du LÉM 14h : présentation du LÉM Michel LAURENT, responsable du LÉM 14h05 introduction : connaissances et informations, quel bouleversement technique, économique et social? quel affrontement politique au cœur de notre époque? Jérôme RELINGER, animateur du secteur Révolutions numériques et société de la connaissance du PCF 14h20 : enseignement, recherche, innovation : libérer la production des connaissances et en permettre l appropriation collective. Isabelle THIS SAINT-JEAN, économiste, professeur à Paris XIII, présidente de Sauvons la recherche. Bruno CHAUDREY, membre de l Académie des Sciences. Modérateur et animateur Olivier GEBUHRER, universitaire, animateur du secteur Enseignement supérieur et recherche du PCF 15h15 : entreprises, économie, société : libérer le travail et en reconnaître la valeur. Yann MOULIER-BOUTANG, économiste et essayiste, professeur de sciences économiques à l Université de Technologie de Compiègne, dernier ouvrage paru : Le Capitalisme cognitif. La nouvelle grande transformation, Éd. Amsterdam, h30 : affrontements et citoyenneté au temps du numérique : libérer l information pour une société du partage. Hervé LE CROSNIER, maître de conférences en informatique à l Université de Caen 17h30 : clôture des travaux, par Bob INGEY, coordination nationale du PCF, responsable du projet Supplément à l Humanité du 1 er avril PAGE 7 l'université de Technologie de Compiègne, nous a alertés sur le fait que les tenants du capitalisme sont en train de réfléchir à l'utilisation à leurs fins des réseaux, des nouveaux outils technologiques, du numérique afin de profiter de toutes les capacités humaines; ils souhaiteraient récupérer au fond le travail invisible de tous les humains, y compris leur imagination, leur créativité et cela sans les payer. Il a utilisé une allégorie forte, en faisant référence au travail des abeilles; celles-ci, comme chacun sait, font du miel; le capitalisme du siècle dernier essayait de récupérer le miel; mais les abeilles, avant tout, pollinisent la plupart des productions agricoles et le rapport entre la production de miel et cette production agricole est de 1 pour 350; le capitalisme actuel, lui, veut récupérer le fuit de la pollinisation et pas seulement du miel! Je crois que pour nous qui voulons changer le monde, cela rejoint des réflexions sur l'efficacité globale d'une société nouvelle sur la nécessité du dépassement de la frontière travail/hors travail, mais dans le sens de plus de libération humaine et non pas de plus d aliénation. Ça nécessite qu'on soit à la hauteur de ce genre de défi, qu'on ait effectivement une réflexion qui ne limite pas l'humain à son activité de travail dans une entreprise spécifique, qu'on cherche au contraire à appréhender les moyens d atteindre une efficacité globale de la société en visant l épanouissement de chacun. Un mot sur la discussion sur le travail? Hervé Le Crosnier, maître de conférences en informatique à l'université de Caen, nous a expliqué que derrière la question des droits d'auteur, de la propriété intellectuelle, il y a la question de ce que devient le travail, la question de sa reconnaissance réelle. Il a pris lui aussi une image; s'adressant au Parti communiste précisément : «Vous voulez être l'organisation du monde du travail mais il faut donc absolument que vous réfléchissiez à ce qu'est en train de devenir le travail». Il a beaucoup insisté sur le fait que ce travail s'intellectualise, s'organise de plus en plus en réseaux. Mais, alors que ce mouvement devrait entraîner une communauté d'intérêts et de coopération plus forte, le capitalisme cherche au contraire à individualiser, à parcelliser, à précariser, à privatiser. Il a posé la question: qui sont les prolétaires d'aujourd'hui? Ceux d'hier étaient dans de grandes entreprises manufacturées, aujourd'hui ils ont de plus en plus en plus souvent des activités d intermittents... Un parti comme le PCF, qui se veut porteur des intérêts du monde du travail, doit réfléchir à ces questions. Le bilan de cette rencontre? Au total, de mon point de vue, ce fut une séance extrêmement stimulante, extrêmement enrichissante, qui peut nourrir notre propre réflexion, nous aider à préciser notre propre politique. Y aura-t-il des suites? Premièrement, on va réaliser un compte rendu de ces travaux. Nous avons d'ores et déjà mis sur le site du Parti communiste, en vidéo, cette séance de samedi, les interventions, le débat, l'introduction de Jérôme Relinger, les propos de clôture de Bob Injey. Je note l importance de ces deux interventions qui témoignent d une nouveauté d analyse remarquable. D'ici juin prochain, nous publierons un fascicule qui reprendra ces interventions et les échanges. Ensuite, le LÉM ambitionne de reproduire ce type de rencontre, disons toutes les deux ou trois sessions du Conseil national, sur des thèmes en lien avec l'actualité. Enfin, nous envisageons de prendre, en dehors des séances du Conseil national, une série d'initiatives qui nous permettront d'approfondir ces investigations, de faire se rencontrer des gens qui réfléchissent au changement. Propos recueillis par Gérard Streiff

8 344_Cocos.qxd 31/03/09 14:13 Page 8 Rapport de Nicole Borvo Face à la réforme Balladur, une réforme des collectivités dans l esprit d une nouvelle République La longue histoire de la France a modelé un paysage territorial original. La République s est forgée tout à la fois dans la construction de l unité et de l Etat, et dans la conquête progressive des droits et des libertés des citoyens. L histoire des collectivités territoriales en France est très liée à ce double mouvement. La commune porte l histoire des féodalités de l Ancien Régime et est héritière de la Commune de Paris. Elle s est vue attribuer une clause de générale compétence en 1884 ; le département a acquis son autonomie en 1926 et la région en La Constitution de 1946, dans son article 87, a consacré les libertés territoriales: les collectivités «s administrent librement par des conseils élus au suffrage universel». Par la suite, les lois de décentralisation de 1982 se sont inscrites dans un esprit de démocratisation et de proximité que nous avons soutenu, même si nous avons eu souvent l occasion de combattre le désengagement de l Etat qui s en est suivi. Jusqu ici, la compétence générale des collectivités territoriales et leur libre administration n avaient jamais été remises en cause. Toutefois, la pseudo-décentralisation Raffarin de a porté des coups à cette autonomie. Au nom de la proximité, le gouvernement Raffarin a transféré aux collectivités toute une série de compétences de l Etat : RMI, compensation du handicap, TOS, équipement, routes nationales, forêts, formation professionnelle, aides économiques et j en passe. Nous nous y sommes opposés pour trois raisons essentielles : elle n apportait aucune avancée démocratique pour les citoyens ; elle complexifiait le paysage institutionnel et aboutissait à une confusion des rôles, par le jeu notamment des expérimentations ; elle cassait l égalité des citoyens devant les services publics nationaux. Les transferts autoritaires opérés par l Etat n ont pas été compensés de façon pérenne. En réalité, enserrant les collectivités dans un étau financier, ils compromettaient leur capacité à mener leurs propres actions et donc mettaient en cause l exercice de la compétence générale. Aujourd hui, on voit ce qu il en est. Selon un chiffre cité par Hervé Bramy, l Etat doit 335 millions d euros à la Seine-St-Denis. Il en doit 220 millions à Paris. Cinq ans après, le gouvernement mène une attaque frontale contre la proximité. Pourquoi? En fait, telles qu elles sont, les collectivités actuelles, y compris celles dirigées par la droite, ne répondent pas suffisamment aux objectifs de la politique ultra-libérale du pouvoir. Elles demeurent des lieux d expression des exigences démocratiques et des multiples besoins populaires auxquels les élus tentent de répondre. Donc, elles freinent la réduction de la dépense publique. On peut constater d ailleurs qu avec les services publics locaux et leurs diverses actions, elles jouent un rôle «d amortisseur» en cette période de crise. Pour le gouvernement, le problème, c est qu elles sont, de fait, des lieux de résistance à sa politique. En plus, à partir du local s expriment des besoins vis-à-vis de l Etat. Des luttes comme celles pour la poste ou l école y prennent de la force. La feuille de route commandée par le Président de la République au Comité Balladur, c est précisément de casser cette autonomie locale (un Comité non pluraliste, mais composé d experts et de représentants de l UMP et du PS choisis par Balladur et Sarkozy). Les objectifs étaient fixés par le chef de l Etat : reprise en main des collectivités territoriales, réduction drastique des dépenses publiques, et donc transfert aux grands groupes privés de ce qui relève aujourd hui des entreprises et services publics. Tout cela s inscrit, bien entendu, dans la politique européenne de marchandisation des services publics. On en voit une nouvelle illustration avec la récente décision de la Commission européenne de libéraliser les services sociaux. Le discours se veut «moderniste»: nos structures territoriales sont anciennes ; tout bouge, elles doivent bouger aussi. Nulle part en Europe n existe une telle foison de collectivités locales. Ils appellent ça le «millefeuille» ; il coûte cher ; les communes sont trop petites. Les Français «souffrent» de la complexité des compétences. Bien évidemment, ces arguments peuvent trouver de l écho, nous en avons conscience, surtout au moment où les collectivités sont obligées d augmenter les impôts locaux. D abord, il y a des arguments qui peuvent être démontés parce qu ils sont faux, comme celui sur le coût élevé des collectivités actuelles. Même s il existe pratiquement partout trois échelons territoriaux, les comparaisons à l échelle européenne sont évidemment difficiles car les structures et les compétences sont extrêmement diverses. Toutefois, à partir d une étude récente de Dexia, il apparaît que les dépenses de fonctionnement par rapport au PIB sont plutôt en bas de l échelle en France, au regard de la moyenne européenne. Ce qui est certain, c est que les petites collectivités ne coûtent pratiquement rien : en 2007, les dépenses de fonctionnement par habitant des communes de 500 à habitants étaient 51 % supérieures à celles des communes de moins de 500 habitants. Un sénateur de droite, lors du débat au Sénat sur le rapport Balladur le 18 mars, a souligné que le remplacement du bénévolat des conseillers municipaux des petites communes et le doublement des structures (par exemple : une structure dans les métropoles et une dans les autres communes du département) augmenteraient les dépenses publiques. Il a également été souligné que les collectivités ont une gestion saine, puisque, alors qu elles investissent beaucoup, leur endettement est demeuré quasi-constant depuis Les impôts augmentent? Cela nous renvoie évidemment à la grande question des transferts de l Etat sans compensation. Ces arguments ont aussi leurs limites parce que les citoyens savent que les collectivités territoriales ont un bilan: elles contribuent ô combien à la richesse nationale avec 73 % des investissements publics, soit 10 % de l investissement total du pays, 180 milliards de dépenses au profit des populations ; et les habitants voient bien les réalisations qu ils leur doivent. J évoquerai les exemples que je connais le mieux et que vous connaissez aussi dans les départements du et de la Seine-Saint-Denis : les crèches départementales, la réhabilitation du logement social, la politique culturelle - et notamment l aide au spectacle vivant -, le sport, la politique de l environnement, dont les parcs départementaux, l aide spécifique à la cantine et au transport pour les jeunes Chacun y reconnaîtra les siens! Pour la région Ile-de-France : la gratuité des livres scolaires pour les lycéens, la carte Imagin R, la gratuité des transports pour les bénéficiaires du RMI D ailleurs, les élus communistes y ont largement contribué. Je ne veux pas vexer le président de notre Conseil national et sa région Rhône-Alpes : je citerai la carte M RA pour les lycéens et l ouverture de chantiers de démocratie participative. Mon propos n est pas de dire que tout va bien car il y a des grandes questions qui exigent des réponses. Et c est bien cela qui serait moderne. En effet, l enjeu est soit la consolidation d une véritable décentralisation dans l intérêt des besoins populaires, soit la transformation des collectivités en prestataires de services de l Etat, dépourvues d autonomie, de proximité et de moyens. Je ne vous rappelle pas les vingt propositions Balladur. Elles sont dans votre dossier. Evidemment, celui-ci dit ne pas vouloir supprimer des niveaux de collectivités, mais tout y conduit: la suppression de la compétence générale des départements et des régions ; l encouragement aux fusions et regroupements de collectivités ; l élection simultanée des conseillers départementaux et régionaux (fléchage) à partir de 2014 ; un «Grand Paris» sous la tutelle de l Etat; une collectivité unique dans les collectivités d outre-mer. Il est significatif que Balladur parle de deux couples: un de la proximité (intercommunalité et commune) et un des décisions économiques (région et département). Il est fort à parier que, d un côté, les communes seront vidées de leur substance par les intercommunalités et les métropoles, de l autre, les départements le seront par les régions et aussi les métropoles. Le pilotage par l Etat de la dépense publique couronne le tout : chaque année, selon le même système que la LOLF pour le budget de l Etat ou l ON- DAM pour la Sécurité sociale, l Etat fixera par avance le niveau des dépenses des collectivités. Ajoutons comme conséquences inéluctables l éloignement des décisions et vraisemblablement une accélération de la désertification d un certain nombre de territoires. Le Président de la République a approuvé, et pour cause, le rapport Balladur. Il a par contre admis que la réforme sera difficile à faire. Il en fait porter la responsabilité aux élus et aux citoyens. Il est certain que de nombreuses critiques s expriment parmi les élus. Il est notable qu à l issue de la première réunion de concertation organisée par le Premier ministre et Michèle Alliot-Marie jeudi, les présidents des trois grandes associations d élus - l ARF, l ADF et l AMF - aient réaffirmé avec force leur «opposition à tout encadrement de la dépense publique locale». La mission sénatoriale chargée de réfléchir à l organisation et à l évolution des collectivités territoriales dont font partie Marie-France Beaufils et Jean-François Voguet a elle aussi montré les réticences des élus de tous bords au bouleversement des structures et des modes d élection dans la période actuelle. Nicolas Sarkozy a déjà dû reporter Paris à plus tard et l outre-mer à l après-etats généraux. En même temps, on voit bien : - D une part, que le pouvoir a décidé de la réforme, en essayant toutefois d arrondir les angles. Il est significatif que M. Alliot-Marie tente de désamorcer les critiques dans une tribune du Monde de jeudi. Le calendrier est déjà prévu : un projet de loi-cadre au Sénat cet automne, avec, semblet-il, un premier projet relatif à la «modernisation de la démocratie locale», le volet financier étant examiné lors du débat sur la loi de finances. - D autre part, les propositions Balladur font consensus sur de nombreux points avec le PS et les Verts. Pierre Mauroy et André Vallini, les deux participants PS au Comité Balladur, ont validé la plupart des propositions et on voit bien que, du côté des présidents de région socialistes, à l exemple de Gérard Colomb, on entend beaucoup de propos favorables à une concentration des décisions au niveau de la région, des métropoles et des intercommunalités. C est dans ce contexte que nous devons mener la bataille contre la réforme. Les élus ont déjà engagé cette bataille avec l ANECR. Nous ne sommes pas dépourvus d atouts. Nous avons à tous les niveaux un nombre important d élus appréciés par la population. Nous avons toute une tradition. Alors que nous n avions jamais participé au pouvoir d Etat, dès la conquête de municipalités bien avant 1945, nous avons su mettre en œuvre des politiques locales actives et novatrices (ce qu on a appelé le «communisme municipal»). Nous avons des expériences de démocratie participative faisant la démonstration que la participation directe des citoyens aux décisions est fructueuse. En 2008, deux chercheurs de l Institut d études politiques de Bordeaux ne soulignaientils pas que «le Parti communiste est celui qui venait en tête en matière d idéologie participative»? Nous avons un autre point d appui dans la société: l abandon de services publics par l Etat est un des motifs des luttes sociales actuelles. D ailleurs, parmi celles les plus populaires, où existe une vraie convergence entre employés et populations, il y a l hôpital, l enseignement, les transports Nous avons aussi des propositions qui s inscrivent dans tout le travail que nous avons effectué depuis 2001 pour une nouvelle République. Ces dernières années, nous les avons formalisées dans un travail commun ANECR-Parti, notamment lors d un colloque à Tours en janvier 2003 ou le 18 décembre dernier, lors d une rencontre nationale d élus. Pour nous, la question n est pas de bouger les structures pour les bouger. Bien entendu, il faut corriger ce qui doit l être, pour répondre au mieux aux besoins des habitants et du pays. L Etat doit remplir ses missions et il faut, avec les citoyens, clarifier la pertinence des répartitions de compétences. La première question, c est que l Etat assume pleinement les services publics qui assurent la cohérence et l égalité au plan national: Supplément à l Humanité du 1 er avril PAGE 8

9 344_Cocos.qxd 31/03/09 14:13 Page 9 école, santé, logement, culture, protection de la jeunesse, etc., ce qui s oppose à la RGPP. La deuxième question, c est le défi de la démocratie participative. Pour nous, elle n est pas un champ particulier de la démocratie: c est une qualité de celle-ci. Nous avons pris parti très précisément pour que la démocratie participative soit un principe fondamental de la Constitution et que des lois déclinent ce principe à tous les niveaux, avec des obligations, des moyens, des espaces et des outils. Il faut aussi des budgets participatifs, l initiative législative des citoyens et des collectivités locales, le référendum d initiative populaire Le défi de la démocratie participative induit aussi une démocratisation de la représentation avec le statut de l élu, la proportionnelle à tous les niveaux et pour toutes les communes, quelle qu en soit la taille. Nos groupes au Parlement ont déposé des propositions de loi en ce sens. La troisième question est celle de la proximité. Nous défendons bec et ongles le principe de la compétence générale. Chaque collectivité locale décide librement de la politique qu elle mène à l échelle de son territoire : c est la garantie que les électeurs votent pour une politique qui sera mise en application. Les élus locaux sont les plus proches des populations : ils sont «l instrument» irremplaçable de la démocratie, de la connaissance des questions, des besoins De la même façon, nous avons notre conception de l interterritorialité. Nous sommes bien entendu tout à fait favorables aux coopérations entre les territoires fondées sur une logique de projets, sur la base d une volonté commune. Nous avons proposé depuis longtemps la possibilité de collectivité pilote ou chef de file en lien avec le principe de subsidiarité, ce qui permettrait de maintenir les financements croisés nécessaires à la réalisation de nombreux projets. C est à partir de cette conception que nous critiquons les métropoles «Balladur» qui sont au contraire dans une logique concurrentielle, à l image des pôles de compétitivité concentrant les moyens du développement. Il en va de même de la logique du Grand Paris envisagé par Balladur. Cela ne veut pas dire que nous n avons aucune visée sur la coopération à l échelle de la région capitale. Des camarades qui ont plus précisément travaillé à ces questions interviendront tout à l heure. Je rappelle qu ici même, en novembre dernier, le Parti a réuni les dix équipes d architectes et d urbanistes retenues par N. Sarkozy pour réfléchir aux évolutions de la zone dense de l Ile-de-France. S agissant des regroupements de collectivités, il est pour nous évident qu ils doivent faire l objet de consultation et référendum. Enfin, la dernière question que je vais aborder est celle de la réforme des finances locales. Le détail de la situation actuelle est dans la note de Marie-France Beaufils. Nous ne sommes pas pour l autonomie fiscale des collectivités, mais pour une péréquation par l Etat d un pourcentage des produits de la fiscalité nationale. Pour remplir leurs missions, les collectivités ont besoin de ressources pérennes. C était la base du contrat de croissance et de solidarité auquel la loi de finances pour 2009 a mis fin : il faut y revenir. Les taxes locales des ménages doivent mieux prendre en compte leurs revenus. Nous sommes pour le maintien de la taxe professionnelle, mais pour sa modernisation, en intégrant dans sa base de calcul les actifs financiers. Le gouvernement entend aller vite. Cette urgence est déjà suspecte. L urgence, précisément, n est-elle pas aujourd hui de répondre à la crise économique et sociale? Je n ignore pas qu il y a entre nous certaines divergences. Je n ignore pas non plus qu il y a du travail à faire. Mais je crois que nous avons beaucoup de commun. Et je terminerai en vous citant ce qu ont écrit dans le Monde du 7 mars trois universitaires : «Avant de relancer un Meccano institutionnel dont l issue, eu égard aux objectifs affichés de simplification et de rationalisation, est plus que douteuse, il faudrait peut-être tenter de répondre à des questions de base: dans un univers caractérisé par une forte mobilité des personnes, l accroissement des inégalités de proximité, et une concurrence européenne, voire mondiale, des territoires, quelles sont les fonctions que doit remplir un système de gouvernement local? Que doit-on en attendre? Sur quelles ressources doit-il se fonder? Et comment en mesurer la performance?» La discussion A l issue du rapport de Nicole Borvo, plusieurs élus, invités par le Conseil national, donnent leur avis sur le projet de réforme Balladur et font état de propositions alternatives. Jean-Jacques Paris, secrétaire général de l ANECR et vice-président du Conseil général de Gironde, est intervenu sur les fondements du projet et le besoin de se tourner vers les élus et les citoyens pour s y opposer. Il a rappelé à cet effet l existence d un courrier de l ANECR envoyé aux élus et les initiatives prises par l Association. Catherine Peyge, maire de Bobigny, a fait part, à travers les pratiques mises en œuvre dans sa ville, d une conception renouvelée de la démocratie locale et participative. Jean-François Voguet, quant à lui, est revenu sur le besoin de franchir une étape en matière de démocratie représentative, montrant ainsi une incompatibilité totale avec le projet de réforme des collectivités locales et les modes d élections qui en découlent. Après avoir rappelé les enjeux des projets en cours, Christian Favier, président du Conseil général, a proposé que se tienne à l automne une conférence nationale du PCF pour faire le point de la réflexion et des propositions alternatives pour une vraie réforme des institutions. Sur le projet de Grand Paris, Gabriel Massou, conseiller régional d Ile-de-France, s est appliqué à faire le lien entre l opposition au projet et la volonté de rassembler sur des propositions progressistes en Ile-de-France. Pour lui, l avenir de la métropole ne passe pas par le plan Christian Blanc - une caricature de ce qu il ne faut pas faire - mais par une autre logique de développement. Pour Hervé Bramy, conseiller général de Seine-Saint-Denis, le projet du Grand Paris ne tombe pas du ciel. Il est la énième tentative de remodelage de la région capitale. Un projet qui s inscrit complètement dans la logique fédéraliste européenne. Pour lui, la question n est pas la remise en cause des compétences de certaines collectivités mais plutôt la coopération entre elles. Il en appelle à une grande bataille populaire. Pourquoi pas un référendum? Enfin, Pierre Mansat, adjoint à Paris, précise que ce projet n est pas que l affaire des Parisiens, mais une grande question nationale. Pour lui, le Grand Paris est une nécessité, qui existe de fait déjà dans la vie des gens. Cela suppose, par contre, de faire émerger, selon lui, de nouveaux lieux de pouvoirs pour les citoyens. P. F. (Les interventions complètes sont publiées sur le site national du PCF - Fabienne Pourre Il faut oser dire: il faut plus d élus. La question est politique. Comment créer un mouvement populaire à partir de la réponse aux besoins des populations et des territoires qui, dans les faits, contredisent les choix politiques de l Etat libéral. Le local c est la proximité et ce qu il porte comme pôle de résistance (ex : Poste, école, services publics, logement, culture, transports) est un atout pour les mobilisations. Articuler les «vécus» à cette question majeure de la recentralisation des pouvoirs et de la bureaucratisation des institutions pour finir de reconfigurer la France libérale de Sarkozy est fondamentalement politique. François Auguste Isère Le nouveau visage de la France des territoires ne sera pas «l Europe des régions». Ce sera la fin des régions, des départements, des communes. Une instance hybride sera créée, associant départements et régions, sans clause générale de compétence, peu de pouvoirs réels, soumis au bon vouloir financier de l Etat. Le véritable lieu des pouvoirs pour l organisation de la concurrence capitaliste mondialisée sera les métropoles. La démocratie participative sera absente, la démocratie représentative attaquée : réduction des élus et de leurs pouvoirs, fin de la proportionnelle et donc de la parité dans l instance hybride. Nous avons un projet alternatif dans une nouvelle République : la démocratie participative au cœur de la gestion à tous les niveaux, la revitalisation de la démocratie représentative, les coopérations tous azimuts, une réforme de la fiscalité taxant les actifs financiers. Caroline Andréani Seine-Saint-Denis La réforme proposée par le comité Balladur-Mauroy s inscrit dans le cadre de l Union européenne. Son objectif est de refondre le cadre institutionnel français, en substituant les échelons communes-départements-régions-etat au cadre intercommunalités-grandes régions-ue. L Union européenne veut détruire le cadre national par essence, cadre privilégié de la résistance populaire, pour affaiblir la résistance des peuples. Nous sommes confrontés à une contradiction politique. Accepter l UE, comme le fait le Parti de la gauche européenne, c est accepter cette réforme. La refuser, c est mettre en cause un des fondements de l UE. Si nous voulons être conséquents, il faut nous battre contre cette réforme, mais surtout refuser l UE. Richard Sanchez Pyrénées-Orientales Avalanche de coups contre les libertés. L ultra-libéralisme sarkozien est populiste, à l opposé du communisme émancipateur. Cette offensive liberticide va de pair avec les propos du Pape sur le préservatif. Ils justifient le génocide du SIDA contre les peuples africains. Refuser les droits à l amour, au plaisir, au désir pour en revenir au dogme de l acte sexuel exclusivement copulatif s oppose à l émancipation. Répondre aux interrogations de catholiques par l intégrisme et l apologie du sacrifice nourrit les idées de fatalité. Combattre tout cela nous appelle à beaucoup d avancées dans nos propositions et notre vie interne. Les critiques apportées hier sur la construction des listes aux européennes (même minoritaires) doivent nous interpeller. Nous pouvons dépasser ces problèmes. André Chassaigne Puy-de-Dôme Je note le grand intérêt des propositions développées par les différents intervenants. Je rappelle que c est au Parti d élaborer des propositions, ce qui n est pas en contradiction avec l activité spécifique de l ANECR (qui organise sa rencontre nationale 2009 sur le thème de la réforme territoriale et de la démocratie locale les 3 et 4 octobre à Dijon). Sur le sens de la réforme voulue par Sarkozy : adapter nos institutions aux objectifs du capitalisme pour toujours plus de compétitivité et pour élargir le champ du secteur marchand. La réforme institutionnelle n est qu un moyen. Mais qui s inscrit aussi dans la volonté de briser tous les lieux de résistance et d étouffer tous les espaces de vie démocratique. Marie-Christine Burricand Rhône Rassemblons largement contre la réforme des collectivités locales et faisons reculer Sarkozy et la droite en menant les batailles au bon niveau tout en partant de ce qui est le plus proche des citoyens, la Supplément à l Humanité du 1 er avril PAGE 9

10 344_Cocos.qxd 31/03/09 14:13 Page 10 commune. La situation sociale nous aide car elle met en valeur le rôle auprès des populations des collectivités locales - communes et départements particulièrement. Cette réforme vient de loin, il s agit d une attaque contre les institutions républicaines et la nation pour faire rentrer la France dans le cadre des institutions européennes pour moins de justice, d égalité, de démocratie et plus de technocratie et d opacité. L objectif est aussi, en cassant les services publics, de libérer de nouveaux territoires pour le capital et la marchandisation. Sylvie Tricot-Devert Sur la réforme Balladur apparaissons comme force de proposition et non en contre. Sur le consensus UMP/PS, sur le niveau de redistribution et sur la notion de compétitivité, soyons en situation de faire des propositions sur un mode de développement démocratique solidaire et écologique. Soyons attentifs à ne pas en faire une bataille réservée et appuyonsnous sur les collectivités territoriales comme lieu de proximité, de démocratie, de résistance. Sur les questions de démocratie, représentative et participative, il serait bien que le Conseil national décide d un temps de travail. Nous ne disons pas tous la même chose. Il nous faut, comme organisation politique, travailler plus. Olivier Gebuhrer Alpes-Maritimes 1) Parallèle frappant entre LRU et réforme Balladur. Nous ne faisons pas face à un «aveuglement idéologique» mais aux exigences d adaptation du capital à sa crise et au modèle de société sarkozyste (métropoles et universités d excellence, étatisme, autonomie fiscale et droits d inscription, etc.). 2) Exigence d intégrer la question universitaire dans la bataille populaire et notamment dans la Conférence nationale. 3) Intercommunalité : outil de mutualisation des moyens mais davantage car nourrit la coopération. Nécessité d en redéfinir les principes fondateurs avant de définir «le droit au retrait». Yves Dimicoli Paris Les collectivités souffrent de l irresponsabilité sociale et territoriale des groupes, du manque de pouvoirs citoyens sur les choix de gestion des entreprises et la sélectivité du crédit des banques. D où l importance de Fonds publics régionaux, base d un futur pôle financier public, qui permettraient de réorienter le crédit vers les investissements les plus créateurs d emplois et de formations. Cela accroîtrait la base des ressources locales. Il faut défendre la taxe professionnelle, seul impôt sur le capital des entreprises, contre l option Balladur (valeur ajoutée) partagée par le PS. Revendiquons l élargissement de sa base aux actifs financiers des entreprises et des banques. Pascal Salvoldelli A l éloignement des citoyens des lieux de décisions, la centralisation du pouvoir, la concurrence libre et non faussée nous devons y opposer des formes nouvelles de démocratie directe, représentative et de citoyenneté, la démocratisation de toutes les institutions (le local, l Etat, l Europe), la modernisation et le développement des services publics... Notre dénonciation du projet Balladur s apparente au NON communiste contre le traité constitutionnel qui a participé au rassemblement victorieux pour le NON au référendum de De la commune à l Europe, construisons au sein de l espace progressiste de bonnes raisons pour utiliser le vote pour le Front de gauche. Yannick Monnet Allier Ce débat est important car il peut nous diviser. Dans l Allier, nos élus départementaux œuvrent avec courage, honnêteté et engagement. Mais pour être utiles, ils ont besoin de se dégager des moyens et donc d augmenter les impôts. D autre part, les différentes augmentations pèseront lourd pour les plus précaires. Pour sortir de ce dilemme de gestion, travailler à des réponses politiques. Les questions sociales, alourdies par les conséquences de la crise, devraient passer d une solidarité individuelle à une solidarité collective. Aide à la mobilisation des plus précaires (moyens pour comité de chômeurs par exemple) pour créer rapports de force exigeant d autres moyens pour collectivités. Pierre Laurent Paris Nous pourrions acter le principe proposé d une grande initiative nationale à l automne sur nos propositions pour la France des collectivités locales. Nous pourrions y travailler sans attendre dans la foulée du Conseil national, en engageant aussi dès maintenant notre travail de projets pour les régionales. Notre réflexion doit d ailleurs être poussée à tous les échelons en lien avec notre discussion, sur le contenu de nos projets pour les territoires, notamment sur notre conception de la structuration du territoire national. Dominique Adenot Les projets Balladur et Christian Blanc sont hyper cohérents et veulent tout régenter, avec 8 pôles, où tous les moyens publics, les collectivités, les facs sont mis à disposition des grands groupes financiers. Il faudra juger sur pièce, mais la prise en compte des besoins en logement, en emploi, en transport, le règlement des dysfonctionnements actuels ne sont pas dans leur priorité. Les projets remettent en cause les services publics, la démocratie locale qui est pourtant la garantie d un projet de métropole réussie et, vu la gravité, pourquoi pas un référendum sur cet enjeu important? Isabelle Lorand Si le «Grand Paris» de C. Blanc construit des territoires de compétitivité côtoyant des zones urbaines délaissées, cette proposition apparaîtra aussi comme un engagement de l Etat dans un projet dynamique. Et même comme une bouffée d oxygène face à la crise du logement, de l emploi et des transports. Les communistes sont influents dans la métropole parisienne. Profitons-en pour mettre en débat notre vision. Portons l ambition de grands projets urbains dans les quartiers populaires. Défendons un point de vue pour des pôles de coopération et non de compétitivité. Avançons des propositions permettant aux populations exclues d accéder aux emplois créés. Ainsi, nous aiderons la population à s approprier les termes du débat afin de construire une métropole pour tous. Stéphane Bonnery La bataille des élus et du Parti sur le Grand Paris pourrait être déclinée par thèmes en aidant, par exemple, sur l école et l enseignement supérieur à se saisir de l enjeu. Poser les propositions alternatives sur la métropole en partant des problèmes d injustice sociale : inégalités entre établissements, entre les 3 académies. Non à la logique de concurrence dans le territoire des réformes en cours: EPEP et LRU, moins de moyens en ZEP, affaiblissement de la carte scolaire. Posons les jalons de la solidarité et de la justice du traitement au sein de la métropole. Michel Laurent Seine-Saint-Denis Deux remarques. Premièrement : l urgence des situations vécues en région parisienne, les inégalités qui se creusent, la précarité - en particulier des jeunes - qui explose, font que tout cela prend un caractère particulièrement explosif. Deuxièmement : le projet Blanc peut apparaître comme un élément de dynamisation économique. Il convient donc de le connaître préalablement afin d y réagir de façon pertinente. Sur la base de ces deux remarques, je propose que nous programmions une initiative après fin avril, date de l intervention de Sarkozy sur le Grand Paris, et avant la fin juin. Cette initiative nous permettrait d exprimer rapidement le point de vue des communistes. Stéphane Gatignon Seine-Saint-Denis Les dysfonctionnements que l on connaît en RP ne peuvent plus durer. Les inégalités entre les territoires. Besoin de cohérence d aménagement avec comme objectif la place de chacun sur question logement/habitat, transport, inégalité territoriale. Le fait métropolitain est une réalité. Sortir de la concurrence entre les territoires. Plaine démocratique existe aujourd hui avec notamment les syndicats intercommunaux et leurs décisions sont opaques. Travailler un projet «idéal» avec comme objectif justice sociale, égalité pour la métropole parisienne. Marie-George Buffet Je partage cette idée d'une initiative du Parti sur la question de la métropole. Et nous avons besoin dès maintenant de nous y préparer : nous avons pour cela les éléments sortis dans la presse sur le projet de Christian Blanc, comme les éléments d'information qui ont été donnés aux élu-e-s locaux concerné-e-s. En réaction aux projets qu'exposera Nicolas Sarkozy le 29 avril, j'ai le souci que l'on porte une ambition économique, sociale, écologique et démocratique pour la métropole. Nos propositions devront aussi montrer notre intérêt et notre volonté de favoriser un développement véritable de nos territoires. La situation est bien trop grave, en effet, en Ile-de-France pour en rester à la politique de la ville ou à un nouveau plan banlieues. Nous devrons aussi porter une exigence de relance industrielle avec la création d'emplois qualifiés et la mise en place de formations nécessaires. Et les questions de gouvernance devront être appréhendées en lien avec cette exigence de développement social, économique et écologique de la région parisienne. On a besoin de démocratie pour mettre toutes les compétences et énergies au service de cet objectif. Conseil national des 28 et 29 mars 2009 Relevé de décisions Samedi 28 au matin - Séance sur la campagne des élections européennes 1 - Le Front de gauche, c est parti 1a) Un millier de rencontres dans tous les départements 1b) Utilisation de tous les outils permettant le dialogue - appel à voter comme un réseau d échanges - chats sur Internet et blog 1 c) Jeudi 2 avril, matériel 4 pages du PCF livré dans les fédérations 1 d) A venir, trois matériels nationaux du Front de gauche, un 4 pages mi-avril et deux tracts début mai et fin mai. 2 Initiatives diverses 2 a) Contre le sommet du G20 : 4 avril Strasbourg 13 heures «Jardin des Deux rives» 2 b) Deux initiatives en région parisienne sur médias : 1 er avril : place Nationale, en soutien aux 4 journalistes auditionnés par la police sur la «cassette Sarkozy» à FR3 8 avril : devant France Télévisions et les grands médias pour le pluralisme de l information Information : Jean-Louis Le Moing a été élu, par le Conseil national, trésorier adjoint. Dimanche 29 - Séance sur la réforme des collectivités territoriales Le Conseil national a décidé de prolonger sa séance d aujourd hui par trois décisions : - Continuer à travailler, à approfondir notre projet national sur les territoires, les métropoles, la démocratie... - Organiser avant l été une initiative sur la métropole parisienne. - Organiser une initiative nationale à l automne dans le prolongement des conférences régionales contre le projet Balladur et pour construire une alternative progressiste dans les territoires et les collectivités dans une nouvelle République Supplément à l Humanité du 1 er avril PAGE 10

11 344_Cocos.qxd 31/03/09 14:13 Page 11 FRONT DE GAUCHE POUR CHANGER D EUROPE Déclaration de principes Les élections européennes vont se dérouler dans un contexte de crise historique du capitalisme. Celle-ci se traduit par de graves menaces pour nos concitoyennes et nos concitoyens et pour la planète: chômage grandissant, aggravation des inégalités femmes/hommes, difficultés financières pour des millions d entre nous, démantèlement des services publics, crise d importants secteurs industriels, dérèglement climatique, mise en cause des milieux naturels et des écosystèmes, recul des libertés publiques et de la démocratie, atteintes à l indépendance des médias et de la justice, criminalisation des luttes sociales et dérive sécuritaire... Dans un tel contexte, les tentations autoritaires et les extrêmes droites peuvent à tout moment resurgir, les risques de guerre renaître. Tous ces dangers sont le résultat d une déréglementation généralisée menée sous la pression des firmes multinationales et de choix politiques qui placent la rentabilité financière des capitaux et la concurrence au-dessus de toute considération humaine. Une véritable dictature de l actionnariat et une mondialisation capitaliste-libérale ont abouti à la multiplication des délocalisations et à la compression des salaires. Cette dérégulation, principalement portée par les Etats-Unis, a été accompagnée par des interventions militaires à l étranger, comme en Irak et au Moyen-Orient. Multidimensionnelle, la crise est celle de tout un modèle de développement, source d inégalités monstrueuses, de gaspillages incommensurables des ressources de la planète, de tensions et de conflits dans le monde. Elle est le résultat d une logique capitaliste qui déconnecte toujours plus la sphère financière de la production créatrice de valeur sociale, qui prône le productivisme au mépris de l environnement, qui étend la marchandisation et le consumérisme au mépris de l humain et de l intérêt général. L Union européenne est totalement engagée dans ce modèle néolibéral capitaliste en échec, particulièrement au fil des vingt dernières années. Il imprègne ses traités, ses structures, ses politiques. Il est réaffirmé dans le traité de Lisbonne. Cette crise est donc aussi l échec de l «Europe libérale»: celle de l «économie de marché ouverte où la concurrence est libre» ; celle de «l interdiction de toute entrave à la libre circulation des capitaux»; celle du libre-échange généralisé et de son corollaire : la mise en concurrence des territoires et des peuples pour tirer les acquis sociaux vers le bas ; celle d une Banque centrale européenne (BCE) échappant à la souveraineté populaire et totalement dévouée aux marchés financiers ; celle d un «pacte de stabilité» visant à faire baisser les «coûts» salariaux et à rationner les dépenses sociales ; celle de l interdiction d interventions publiques de l Etat, notamment en faveur d une politique industrielle favorisant l emploi et les salaires ; celle de la privatisation des services publics, de la déréglementation, des privatisations ; celle de la concentration des pouvoirs loin des citoyennes et des citoyens ; celle qui au nom de la «compétitivité» fragilise, en même temps que le tissu social, l environnement et le «vivre ensemble» luimême. En réalité, cette crise fait exploser toutes les règles libérales imposées par les textes européens. Une exigence émerge de cette expérience : «Il faut changer d Europe!» Cette exigence est majoritaire en France depuis 2005 et elle ne cesse de grandir à travers le continent. Des millions d hommes et de femmes se mobilisent pour faire entendre leur colère, leur soif de justice et de changement. Ces mouvements sociaux sont en plein essor. Les grandes mobilisations sociales que nous connaissons partout en Europe et en France, récemment en Guadeloupe, Martinique et à La Réunion, prouvent que l unité peut faire plier gouvernants et possédants. Ces mouvements appellent des réponses politiques à la hauteur des exigences de l heure. Les forces de gauche sont ainsi confrontées à un triple défi: celui de se montrer utiles aux peuples dans une situation qui s annonce comme devant être de plus en plus dramatique ; celui d être capables de gagner la bataille des idées sur les choix stratégiques à faire pour s attaquer aux racines de la crise, celui de réussir à rassembler autour de ces choix suffisamment de femmes et d hommes pour ouvrir une perspective de changement. C est dans ce contexte que vont se tenir les élections européennes du 7 juin prochain. Elles constituent l occasion par excellence pour nos concitoyennes et nos concitoyens d exprimer avec force et dans la clarté quelle politique ils entendent sanctionner et quelle Europe ils souhaitent construire. C est pour créer les conditions d une telle dynamique que les organisations signataires de la présente déclaration ont décidé d unir leurs efforts dans un «Front de gauche pour changer d Europe». Ce Front reste ouvert à tout autre parti de gauche partageant ces objectifs et cette démarche. Il s inscrit dans le meilleur des traditions du mouvement ouvrier, des combats républicains, des mouvements sociaux et de l écologie politique. Il vise à rassembler l ensemble des forces qui entendent promouvoir une véritable politique de gauche, les acteurs et actrices du mouvement syndical, social, altermondialiste et associatif qui sont disposés à s engager dans cette démarche, les citoyens et citoyennes qui partagent cette ambition. Ce que nous voulons, c est d abord faire de ce scrutin un bras de fer entre notre peuple et Nicolas Sarkozy. Celui-ci incarne, en effet, parfaitement ce modèle «libéral-capitaliste» et autoritaire prôné par le Medef, et entend si on lui en laissait le loisir le pousser jusqu à l extrême. Chaque vote pour le Front de gauche, le 7 juin prochain, sera, en premier lieu, un «carton rouge» à Nicolas Sarkozy. Ce que nous voulons, dans le même mouvement, c est faire de ce vote l expression du NON de gauche au traité de Lisbonne cette réincarnation de l ex-traité constitutionnel au sujet duquel le Président de la République a prétendu priver notre peuple de la parole, avec l appui des parlementaires de droite (UMP et Modem) et hélas la complicité de la majorité des parlementaires socialistes, verts et radicaux de gauche lors du Congrès de Versailles. Ce que nous voulons, c est indiquer une autre voie pour la gauche que celle qui accompagne en France et en Europe la construction libérale de l Union européenne en soutenant les traités actuels. Ce que nous voulons, c est affirmer une vision nouvelle de la société et de l Europe fondée sur l intérêt général et la souveraineté populaire à l échelle nationale comme à l échelle européenne. Nous affirmons, dans cette vision nouvelle, la place centrale du féminisme comme un élément constitutif de toute transformation sociale. Changer l Europe passe par la reconnaissance de l égalité des droits entre les femmes et les hommes dans toutes les sphères de la vie. Pour obtenir une égalité réelle, il faut tirer vers le haut TOUS les droits, et adopter une clause de l Ruropéenne la plus favorisée pour permettre à chaque femme de pouvoir bénéficier des lois les plus avancées pour les femmes dans les pays de l Union. L Europe doit être contre la domination patriarcale: les femmes doivent pouvoir se faire entendre et participer à égalité aux prises de décisions, avec des lois contraignantes. Les associations féministes doivent être reconnues comme des partenaires sociétales. Nous demandons que l Europe lutte contre les violences sexistes, au moyen de loi-cadre contre les violences faites aux femmes. Nous voulons qu elle fasse respecter le droit des femmes à l IVG et à la contraception libre et remboursée et qu elle légifère contre la prostitution Supplément à l Humanité du 1 er avril PAGE 11

12 344_Cocos.qxd 31/03/09 14:13 Page 12 Dans cette campagne nous mettons l accent sur quelques idées force clairement de gauche : L impératif social : Au niveau de chaque nation comme sur le plan européen, tous les instruments disponibles doivent être mis prioritairement au service de l emploi, de sa qualité et de sa sécurisation, de l égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et de l éradication de la précarité ; au service de la promotion des capacités humaines : formation, éducation, santé, culture, recherche, logement, salaire décent, conditions de travail humaines, retraites dignes. Cela vaut tout particulièrement pour les moyens financiers et les pouvoirs d intervention dont doivent disposer les citoyennes et les citoyens, les salariées et les salariés dans l entreprise, sans lesquels ces priorités resteraient des vœux pieux. Une logique de gauche doit viser à impulser un autre type de production alliant développement humain, social et écologique, ce qui implique notamment une mise en œuvre des fonctions d anticipation, de prévision et de programmation de la puissance publique indissociables de pratiques démocratiques, citoyennes et populaires. Cela implique, surtout dans la phase actuelle, la maîtrise du crédit pour orienter la gestion des entreprises dans le sens de ces nouvelles priorités, et ce depuis les régions jusqu à la BCE. Elle doit également tendre vers une maîtrise publique du système bancaire pour parvenir à une politique européenne coordonnée en matière monétaire qui mette au centre de la construction européenne une stratégie de l emploi et de lutte contre le chômage. A cette fin la BCE doit être transformée dans ses missions pour être mise au service des populations et soumise à un contrôle démocratique. Ce qui nécessite aussi, au niveau des Etats, un processus de réappropriation publique des systèmes bancaires et de crédit. Face à la crise, il faut mettre en œuvre un vrai bouclier social au plan européen. Celui-ci doit notamment permettre de s opposer aux plans de licenciements comme aux délocalisations, d augmenter les salaires, les minima sociaux et les pensions. Il faut engager une harmonisation sociale par le haut, remettre en cause le dogme du libre-échange, développer des services publics démocratisés et refuser leur libéralisation ; soutenir une politique industrielle respectueuse de l environnement et créatrice d emplois de qualité. On se doit aussi d œuvrer à une large redistribution des richesses au moyen notamment des dispositifs fiscaux. L impératif écologique : les engagements réclamés par la communauté scientifique mondiale pour lutter contre le réchauffement climatique doivent être tenus. L appel aux mécanismes de marché, privilégié par l union européenne, montre ses effets pervers. La crise ne doit pas servir de prétexte pour retarder les transformations nécessaires. Un nouveau type de développement doit promouvoir les investissements dans les énergies renouvelables et propres; les économies d énergie; le développement du transport ferroviaire et de la voie d eau ; la protection des milieux naturels. L Europe doit promouvoir une agriculture paysanne non soumise à la logique productiviste qui garantisse aux agriculteurs des prix rémunérateurs. Il faut tarir les subventions à «l agrobusiness», maintenir un moratoire sur les cultures OGM et inscrire la politique agricole dans une logique de souveraineté alimentaire. les résidents au même titre que les citoyens de l Union européenne ; régularisation des «sans-papiers» avec la mise en place d une stratégie de co-développement. Il vaut naturellement au sein de l Union européenne : à la fois entre les nations qui la composent et vis-à-vis des autres peuples du monde. A cet égard, la «directive retour» mérite bien le nom, qui désormais l affublera jusqu à sa nécessaire abrogation, de «directive de la honte». Nous défendrons, au Parlement européen, un vrai projet de coopération et de solidarité avec les peuples de la Méditerranée et avec l Afrique. L impératif de la paix. L Union européenne doit refuser de se laisser embrigader dans la politique militariste des Etats-Unis. Elle ne doit pas tolérer l installation d un «bouclier antimissile» sur son territoire, mais doit, au contraire, s engager fermement en faveur de la relance du désarmement. Les troupes européennes doivent être retirées d Afghanistan et l aide au développement doit être renforcée. L Europe doit rompre avec l atlantisme et l alignement sur les Etats-Unis notamment dans le cadre de l OTAN. Une politique extérieure européenne indépendante doit se fonder sur le droit international, en particulier au Proche-Orient : elle doit s engager de façon résolue en usant de tous les instruments politiques et économiques à sa disposition y compris le traité d association Union européenne / Israël et le statut d Israël dans le cadre de «la politique de voisinage» en faveur du respect du droit imprescriptible du peuple palestinien à un Etat viable, souverain et démocratique, sur les frontières d avant juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, à côté de l Etat d Israël dans une reconnaissance mutuelle de ces deux Etats et par tous les Etats de la région. En tant que représentants de la France au Parlement européen, nous ferons entendre - à l opposé de la politique de Nicolas Sarkozy - le projet d une Europe indépendante, récusant les logiques de mise en concurrence des peuples et au service de la paix et du désarmement. Sur la base de ces objectifs, nous voulons faire élire, le 7 juin, un grand nombre de parlementaires du «Front de gauche pour changer d Europe» qui siégeront au sein du même groupe de «la gauche unitaire européenne» du Parlement de Strasbourg. En un mot, nous voulons contribuer à changer la donne en Europe et en France, nous mettre en situation d agir en faveur des transformations profondes que la situation de crise requiert, nous voulons agir pour une Union européenne aussi utile à notre peuple qu aux citoyennes et aux citoyens de l ensemble de l Europe, utile au monde, utile à la paix. L impératif démocratique : la démocratie c est le pouvoir du peuple. Or les institutions européennes actuelles organisent le contournement des peuples, des citoyennes et des citoyens en confiant des pouvoirs essentiels à des instances non élues. Cela affaiblit la souveraineté populaire à l échelle nationale. Et cela ne construit aucune souveraineté populaire à l échelle européenne. Cette construction politique est à rebours de tout fondement républicain. A l inverse, nous estimons que la démocratie repose sur la citoyenneté, avec la parité comme moyen pour les femmes de participer à égalité à l exercice des responsabilités politiques. Dans l Union européenne, aussi bien les politiques de coopération entre les Etats que les politiques intégrées doivent être contrôlées par les citoyens et soumises à la souveraineté populaire. Nous nous battons pour une Europe laïque. C est une des conditions indispensables pour construire un espace démocratique européen qui garantisse la liberté de conscience et l égalité des citoyennes et des citoyens quelles que soient leurs convictions philosophiques et religieuses. C est aussi le fondement d une vision solidaire et pacifique des relations internationales à l opposé du prétendu «choc des civilisations». L impératif solidaire. Il vaut à l intérieur de chaque société : lutte contre l exclusion sociale et la précarité, contre les discriminations et la xénophobie, et pour l égalité effective des droits ; respect des droits fondamentaux des personnes issues de l immigration, à commencer par le droit d asile, le droit à la scolarisation des enfants et le droit du travail ; droit de vote et d éligibilité aux élections locales et européennes pour tous Ont participé à la rédaction de ce numéro : Madeleine Hivernet, Gérard Le Bihan, Annie Peronnet, Jean Youdom Secrétariat: Marianne Parmigiani Souscription Je verse : euros Nom:...Prénom :... Adresse :......Code postal... Chèque à l ordre de ANF PCF 2 place du Colonel-Fabien Paris Cedex 19

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