Dynamiser la consommation culturelle dans le canton de Fribourg, vers de nouveaux outils?

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Dynamiser la consommation culturelle dans le canton de Fribourg, vers de nouveaux outils?"

Transcription

1 Dynamiser la consommation culturelle dans le canton de Fribourg, Monique Bruegger Sous la supervision de Madame Nadia Keckeis et de Monsieur Jacques Cordonier, membres du Jury. Diplôme en gestion culturelle organisé par les Universités de Genève et Lausanne et l Association Artos. «Diffusé sous la seule responsabilité de son auteur, ce travail n engage en aucun cas les Universités de Lausanne et de Genève, ni les membres du jury»

2 Table des matières Résumé Introduction La culture en Suisse et à Fribourg Bref historique de la politique culturelle en Suisse Le paysage culturel fribourgeois De l émulation des années 80 à l adoption de la Loi sur les Affaires Culturelles Une loi innovante Les lieux de culture La vie culturelle et associative Le financement de la culture dans le canton de Fribourg Vers une nouvelle image du canton La Consommation culturelle Notions générales La consommation culturelle en Suisse et en France La consommation culturelle dans le canton de Fribourg Enquête auprès de trois lieux représentatifs Synthèse La promotion de la culture La position de l Etat Les limites de la médiation culturelle Les avantages du décloisonnement Vers une nouvelle optique de la promotion culturelle Les outils marketing de fidélisation et de recrutement Le Yield Management La fidélisation L exemple de Migros L exemple de Coop Les risques liés aux programmes de fidélisation Quelques exemples de programmes de fidélisation dans le milieu du théâtre L exemple de Vidy Les Théâtres Parisiens Associés (TPA) Le recrutement Synthèse Le potentiel des technologies grand public au service de la culture Le smartphone Le code-barres Le «couponing» La question de la protection des données Création d une plateforme Page 2

3 7.1. Le fonctionnement de Culture La mise en oeuvre Le financement Conclusion Annexes Bibliographie Page 3

4 Résumé Culture+ est un programme de fidélisation destiné au public fribourgeois. Inspiré du système Cumulus de la Migros, il permet aux consommateurs de culture, via le smartphone, de collectionner des points lorsqu ils fréquentent les lieux culturels ou manifestations du canton. Les points collectés peuvent par la suite être valorisés lors de nouveaux achats de billets. Culture+ s appuie sur les nouvelles technologies de l information, notamment la technique NFC. Il repose sur une collaboration entre les prestataires culturels et le Service de la Culture du canton de Fribourg. Peu coûteux et d une mise en oeuvre simple, ce programme doit permettre de dynamiser la consommation culturelle et de diversifier les choix de consommation. Ce travail de fin d étude présente le contexte, les réflexions, le cheminement et les enquêtes qui ont amenés à l élaboration du programme Culture+. 1. INTRODUCTION Le monde culturel fribourgeois vit actuellement une période agitée. Avec l ouverture tant attendue de la salle Equilibre à Fribourg en décembre 2011, le canton arrive au terme d une importante série de constructions d infrastructures culturelles, débutée il y a une quinzaine d années. Depuis cette dernière inauguration, plusieurs questions ont été soulevées par les milieux culturels, ainsi que par les médias. La double casquette de Thierry Loup, directeur de l espace Nuithonie depuis 2005 mais désormais également d Equilibre, soulève des inquiétudes liées à la diversité de la programmation et de la création dans ces salles. Une impression de monopole se dégage, encore renforcée par la publication dans la presse du salaire de M. Loup, jugé excessif. Au-delà de ces éléments polémiques, c est un souci autrement plus profond qui émerge. Quels contenus souhaite-t-on présenter dans ces nouveaux lieux? Plus globalement, que sera la politique culturelle du canton de Fribourg à l avenir? Les acteurs culturels en appellent à la réflexion, au changement. Ils demandent que soient rapidement tenu des assises de la culture 1. Ce mouvement n est pas sans rappeler celui qui avait déclenché, dans les années 80, de profonds changements au sein du monde culturel fribourgeois, débouchant sur une meilleure prise en compte des aspirations de la population et des artistes, ainsi que sur l adoption d une loi sur la culture. Un nouveau tournant doit aujourd hui être pris et nul ne sait précisément vers quels horizons celui-ci va mener les politiques culturelles de la 1 C.f. Annexe 1 : François Mauron «Il faut des assises de la culture», Journal La Liberté, Fribourg, Page 4

5 ville, de l agglomération et du canton. Invoquant des raisons de respect des compétences, l Etat ne semble pas vouloir prendre l initiative de mettre sur pied ces assises 2. Dans ce contexte, notre travail revêt un double intérêt. Premièrement, Culture+ est un outil de fidélisation au service des consommateurs, mais aussi des prestataires culturels. Mais par ailleurs, on peut attribuer à Culture+ des visées politiques plus larges. En effet, s il était mené par le Service de culture, ce projet pourrait accompagner notre canton vers de nouveaux objectifs pour l avenir de sa politique culturelle. Comment inciter le public à consommer davantage de culture et à découvrir de nouveaux objets culturels? Comment donner un nouvel élan à la politique culturelle cantonale? Comment faciliter l accès à la culture par d autres voies que le subventionnement à la création? Ce sont les défis que ce programme tente de relever. La définition de notre projet décrite dans les chapitres suivants, se base sur une analyse générale du contexte fribourgeois, sur l évolution de la notion de culture qui tend aujourd hui vers le décloisonnement progressif des genres. Dans une étape plus pragmatique, nous avons appréhendé les aspects liés à la consommation dans le domaine des arts. Dans l optique de redynamiser la vie culturelle dans notre canton, nous nous sommes intéressés aux systèmes de fidélisation et de tarification flexible. Enfin, nous proposons d utiliser des innovations très prometteuses dans les domaines de la téléphonie mobile et des technologies sans contact, afin de donner un support concret à ce programme innovant, avantageux et convivial. 2. LA CULTURE EN SUISSE ET À FRIBOURG 2.1. Bref historique de la politique culturelle en Suisse. Dès la naissance de l Etat fédéral en 1848, la souveraineté en matière de culture est laissée aux cantons. Du point de vue de la Confédération, l expression artistique est alors étroitement liée au renforcement du sentiment patriotique. Nostalgie du passé et culte des mythes nourrissent la production artistique ainsi que l art populaire, très vivant au 19 ème. L art véhicule les valeurs nationales traditionnelles, en réponse au danger de perte d identité que représente l avènement de l industrialisation, des transports et des nouveaux moyens de communication. Mais à la fin de la deuxième guerre mondiale, la défense spirituelle du pays ne suffit plus à nourrir la production artistique. Graduellement, les artistes vont s en libérer. Ils devront faire face à une certaine nostalgie conservatrice, renforcée par l anticommunisme. Par ailleurs, l avant-garde fait encore peur. L art moderne reste difficile d accès et le public le comprend mal. Le côté international des nouveaux mouvements artistiques engendre de la méfiance aux yeux du public. De nombreux créateurs d origine suisse feront alors carrière à l étranger. La rupture avec la tradition s intensifie dans le courant des années 60. Les nouvelles tendances s imposent peu à peu dans tous les genres artistiques, grâce à l intérêt du public pour la création contemporaine et à un essor économique très important. Dans le sillage des mouvements contestataires des années 70, certains artistes politisent davantage leur travail. La culture alternative remet en cause l ordre social établi et trouve un public toujours plus nombreux. Tous genres artistiques confondus, on fustige, on dénonce, on bouscule. La croissance économique et la hausse générale du niveau de vie bénéficient également à la vie culturelle. L aide publique s intensifie, mais crée aussi des inégalités. Tous les cantons ou villes n ont pas les mêmes moyens. De plus, leurs subventions sont majoritairement vouées aux secteurs 2 C.f. Annexe 2 : Philippe Castella «L idée d assises de la culture reçoit un accueil assez favorable», Journal La Liberté, Fribourg, Page 5

6 artistiques reconnus, au détriment des milieux alternatifs. Ce n est que dans les années 80 que la culture indépendante trouvera à son tour certains soutiens publics. Aujourd hui, le système de soutien à la culture repose en Suisse sur le principe de subsidiarité. La Confédération n intervient dans le cadre d un soutien que dans la mesure où les cantons ou villes n ont pas les moyens d intervenir suffisamment. Les tâches sont réparties sur trois niveaux: - Les communes financent les infrastructures et soutiennent une production indépendante afin de garantir une offre diversifiée et accessible à tous dans le sens du développement social et de l attractivité économique et touristique de la commune. - Les cantons sont responsables de la formation dans les domaines artistiques. Ils peuvent offrir une aide complémentaire aux institutions et garantissent un équilibre de l offre au niveau régional. - La Confédération veille à la diversité culturelle, à la conservation du patrimoine, aux échanges avec l étranger, avec à l esprit la cohésion nationale et l identité culturelle du pays Le paysage culturel fribourgeois Les années 80 sont décisives pour la culture dans le canton de Fribourg. Avant cela, la culture s illustre essentiellement au travers de la tradition paysanne et de la religion, le chant choral trônant en bonne place. Depuis la destruction du théâtre Livio en , la ville de Fribourg n a plus de véritable salle de spectacle. C est dans la perspective de la commémoration des 500 ans de l entrée de Fribourg dans la Confédération que l Association Fri-Art menée par Michel Ritter propose de monter une exposition d art contemporain. Cette exposition tenue en 1981 regroupe les travaux d une soixantaine d artistes suisses et étrangers. Elle connaît un grand succès et permet à une majorité de la population fribourgeoise de découvrir pour la première fois cette forme d art à Fribourg. Forts de ce succès populaire et pris dans la mouvance générale (à Zürich «Züri brennt»), les organisateurs cherchent à poursuivre l expérience. Ils déposent une demande de soutien auprès de la Ville et du canton pour la création d un centre d art contemporain permanent. Il n y aura pas eu d occupation de locaux ni de manifestations à Fribourg. «La volonté n était pas d aller contre, mais de construire quelque chose» (Olivier Sutter, Journal L Objectif, ) Mais il faudra 10 ans de patience et d obstination pour voir l inauguration du centre en De l émulation des années 80 à l adoption de la Loi sur les Affaires Culturelles Cependant, dès 1981, le signal est donné. Fribourg prend conscience qu une évolution est en route. Le canton est au bénéfice de conditions socio-économiques favorables à cette époque. Traditionnellement rurale, la population fribourgeoise citadine se densifie désormais et avec elle s accroît la demande en offre culturelle. La population et les milieux artistiques ont faim de renouveau. En l espace de quelques années, on assiste successivement à l apparition du Festival International du Film de Fribourg (FIFF) en 1981, de Fri-Son et du Belluard Bollwerk International (BBI) en 1983, de la Spirale (cave à jazz) en Toutes ces entités naissent d initiatives privées. Leur essor est tout à fait remarquable compte tenu de la précarité dans laquelle ces structures évoluent au départ. Toutes rencontrent rapidement leur public et rayonnent loin à la ronde, grâce notamment au travail engagé de nombreux bénévoles. Plusieurs créations d artistes internationaux ont lieu à Fribourg à cette époque-là, donnant à la ville une image de pionnière au niveau romand en matière de renouveau culturel, d art contemporain et de musique actuelle. Au niveau des autorités cantonales, le déclic a lieu déjà en 1979, avec le dépôt d une motion du député Noël Ruffieux, demandant une véritable politique d encouragement à la culture. Le Conseil 3 Hayoz Noémie, «Une «petite Scala» à Fribourg : le cinéma-théâtre Livio», Mémoire de Master, Page 6

7 d Etat entre en matière et donne un signal politique fort en annonçant rien moins que la création d un nouveau département dédié à la culture. Il était temps, car Fribourg est alors le dernier canton romand à entreprendre cette démarche. Après avoir évalué dans un premier temps l alternative de la création d une fondation (de type Pro Helvetia) dotée par l Etat, les autorités conservatrices préfèrent éviter les intermédiaires et optent pour la création d un département. Celui-ci est créé par le Conseiller d Etat Marius Cottier en 1981, suivi l année suivante par la mise sur pied de la première commission culturelle fribourgeoise, présidée par Noël Ruffieux. Cette commission a pour but de préaviser aux demandes de subventions, avec à sa disposition à l origine la somme d à peu près CHF Entre 1982 et 1989, la commission sera une sorte de laboratoire dans lequel on cherche encore les meilleures options à prendre pour une politique culturelle d avenir. Dès le départ, l accent est mis sur le professionnalisme. Ainsi, des compagnies comme le théâtre des Osses, Da Motus ou la compagnie Fabienne Berger seront les premiers bénéficiaires des subventions cantonales. Des finances cantonales saines permettent d augmenter petit à petit le montant des subventions. Avec l expérience accumulée de ces premières années de mise en route, Marius Cottier décide la création d une législation sur la culture. La Loi sur les affaires culturelles (LAC) 4 sera rédigée par le Département de la Culture, dirigé par Gérald Berger Une loi innovante 5 Le projet de loi fribourgeois est ambitieux et innovant sous plusieurs aspects. Là où d autres cantons se sont contentés de termes vagues et d intentions, Fribourg propose une loi pragmatique, taillée sur mesure pour son contexte cantonal. Par ailleurs, si la LAC est une loi cadre qui détermine notamment la mission des différentes entités politiques, elle se décline en un triptyque législatif : - une loi sur le subventionnement de la culture mettant l accent sur le développement d une scène professionnelle - une loi sur les institutions culturelles - une loi sur la protection des biens culturels L adoption de la loi 1991 aura pour effet l arrivée d une pluie de demandes de subventions. De nombreux projets se développent, mais les moyens financiers manquent. Le Département entame alors un rapprochement avec la Loterie Romande afin de resituer les rôles de chacun. Le Département estime que c est à lui qu incombe de déterminer la politique culturelle du canton, mais que la mission de la Loro est d aider à son financement. Ce partenariat s installe, mais dès 2001, la Loro s essouffle. Elle ne peut assumer à elle seule la quasi-totalité du financement de la culture. Les députées Solange Berset et Isabelle Chassot déposent une motion demandant carrément le doublement des crédits alloués à la culture. Ce sera chose faite en On passe de 1,5 mio à 3 mio. Depuis cette date, ces crédits continueront d augmenter, modérément, pour arriver en 2012 à 3,7 mio. La LAC a très peu été modifiée depuis son adoption et reste un instrument efficient au service de la situation fribourgeoise. Bien qu une refonte des départements ait rattaché en 2002 le département de la culture au Département de l Instruction publique, de la Culture et du Sport (DICS), le service de la culture du canton de Fribourg reste le répondant de la création professionnelle fribourgeoise et fait office de guichet pour les artistes et les créateurs. Au niveau des montants des crédits alloués à la culture, Fribourg se profile derrière Vaud et Genève, dans les mêmes proportions que le Valais. Au cours des trente années de son existence, le Service de la culture a également fait l objet de critiques. On a pu lui reprocher sa prudence, voire même sa passivité dans l affaire de la succession de l artiste Jean Tinguely. Le canton de Fribourg n a pas pu trouver les fonds qui auraient permis d associer pour toujours le nom de Fribourg à celui de Jean Tinguely. 4 Le texte de loi est mis en annexe (annexe 3) 5 c.f. entretien du 1 er mars 2012 avec Monsieur Gérald Berger, chef du service de la culture du canton de Fribourg Page 7

8 Mais Fribourg ose aussi, notamment dans le domaine de la construction d infrastructures culturelles. En 1996, le député Jean-Bernard Repond dépose une motion pour la création d un théâtre cantonal. L Etat refuse cette demande, estimant qu il incombe aux villes de construire les théâtres. Cependant, l Etat s engage à soutenir la construction de salles régionales, jusqu à hauteur de 25 % des coûts de construction. Cette aide est assortie d une condition : la mise sur pied de saisons culturelles régulières. Fribourg est le seul canton à avoir ainsi encouragé la construction d infrastructures tout en densifiant l offre en matière de spectacle vivant. Les préfets fribourgeois sauront profiter de cette proposition pour convaincre les communes de leur district à se lancer dans des projets de construction ambitieux : Inauguration de la salle Podium (500 places) à Guin 2001 : à Châtel-St-Denis (386 places) 2004 : Inauguration de l espace Nuithonie à Villars-sur-Glâne (petite salle 120 places et salle Mummenschanz 467 places) et de la salle CO2 à la Tour-de-Trême (750 places) : Inauguration du centre culturel et sportif Bicubic à Romont (450 places) : Le peuple accepte un crédit de construction pour une nouvelle salle de spectacle au centre ville de Fribourg (34 mio) : Inauguration de la salle Equilibre à Fribourg (700 places). Trente ans après cet élan des années 80, d aucuns prétendent que la culture alternative n existe plus à Fribourg, qu elle a été récupérée Il est vrai que si les entités apparues dans les années 80 existent encore bel et bien, toutes bénéficient aujourd hui de subventions cantonales. Depuis 2010, un nouveau groupe anarchiste et revendicatif, le collectif Raie Manta, demande la création d un centre culturel autonome en ville de Fribourg pour lutter contre «le capitalisme et l oppression en général». Le groupe pacifique investit les bâtiments vides de la ville. Le théâtre des Osses quant à lui s apprête à se séparer de ses emblématiques directrices et fondatrices, qui ont souhaité prendre leur retraite en Figures majeures du théâtre à Fribourg depuis plus de 30 ans, le duo Sallin-Mermoud aura été l un des moteurs de la politique culturelle du canton. De nouvelles têtes vont prendre la relève (Geneviève Pasquier et Nicolas Rossier), mais il est clair que ce changement dans la direction du Centre Dramatique fribourgeois fait figure de petite révolution. La culture est ainsi encore et toujours en mouvement. La réalité d aujourd hui est appelée à évoluer et le feuilleton de la culture fribourgeoise promet encore de nombreux épisodes. Plusieurs dossiers sont en travail actuellement au Service de la Culture. L OCF (orchestre de chambre fribourgeois) créé en 2009 doit encore être consolidé afin d arriver à 40% de taux d activité pour les musiciens engagés. Le soutien aux musiques actuelles, ainsi que le concept Culture & Ecole seront également accentués. Diverses mesures seront prises dans ce sens en Quant à l attribution des subventions, une réflexion est menée en vue de créer de nouveaux critères, axés sur la qualité. Toutes ces mesures sont nécessaires, mais elles visent principalement à consolider l acquis. Dans le monde romand de la culture et de la création, Fribourg jouit aujourd hui d une image modeste mais solide. En interne, c est en quelque sorte un sentiment de «boucle bouclée» qui prévaut Les lieux de culture Comme on l a vu, le paysage culturel fribourgeois s est fortement densifié dès les années S agissant des arts vivants et plus spécifiquement des arts de la scène, l offre s est diversifiée et se répartit aujourd hui (avec l arrivée toute récente d Equilibre, inauguré le 19 décembre 2011) sur une vingtaine de structures différentes. Page 8

9 Voici la répartition des lieux culturels répertoriés par la DICS, par districts et par genre en District de la Sarine District de la Broye District de la Glâne District de la Gruyère District de la Singine District du Lac District de la Veveyse Total pour le canton de Fribourg Musées et lieux d exposition Théâtres Musique et variétés Festivals Salles de cinéma total 124 A noter que certains théâtres proposent des activités pluridisciplinaires. Ainsi, certaines structures sont comptabilisées dans les deux catégories théâtres et musiques et variétés. Parmi ces différents lieux, certains sont reconnus «d importance régionale» par l Etat de Fribourg ou par l Agglo (Conseil de l agglomération de Fribourg). Ces structures ont en commun de proposer une saison régulière de spectacle professionnel et bénéficient de soutiens publics (aide à la construction, aide à la création). Elles sont mentionnées en gras dans la liste ci-après. Equilibre, Fribourg Espace Nuithonie, Villars-sur-Glâne Théâtre des Osses, Givisiez Le Nouveau Monde, Fribourg Fri-Son, Fribourg Le Biboquet, Fribourg Théâtre de la Cité, Fribourg Théâtre des Marionnettes de Fribourg, Fribourg Théâtre Kellerpoche, Fribourg Théâtre de l Arbanel, Treyvaux La Tuffière, Corpataux Théâtre de la Prillaz, Estavayer-le-Lac Le Bicubic, Romont CO2, La Tour-de-Trême L Hôtel-de-Ville, Bulle La Gare aux sorcières, Moléson-Village Podium, Guin Kultur im Beaulieu, Morat Kulturkeller Gerberstock, Chiètres Châtel-St-Denis Château d Attalens, Attalens L'architecture audacieuse du théâtre Equilibre à Fribourg. Illustration n 1 Le canton est par ailleurs doté de plus de 20 musées et le site de l Etat de Fribourg répertorie 22 lieux d exposition différents La vie culturelle et associative A l image de la tendance suisse, les activités amateurs ont le vent en poupe dans le canton de Fribourg. Elles sont d une grande richesse et d une grande diversité. Pour la seule ville de Fribourg, Page 9

10 on recense 224 clubs, sociétés, écoles ou groupes différents, actifs dans les domaines de l art, de la danse, du chant, de la musique, du folklore, de l histoire, du cinéma, etc. A l échelle cantonale, ce sont les sociétés de chant choral et de musique qui sont les plus nombreuses et les plus fréquentées. La vivacité de ces sociétés est liée à une longue tradition de notre canton, illustrée par le riche patrimoine que nous ont laissé bon nombre de compositeurs et directeurs de renom comme Joseph Bovet ou Pierre Kaelin. Elles se sont regroupées pour former : La Société Cantonale des Musiques Fribourgeoises, qui regroupe une centaine de fanfares, brass bands et harmonies, soit plus de 4000 membres. Cette société a pour but de former et de perfectionner directeurs et musiciens, ainsi que de promouvoir la musique instrumentale. Extrêmement dynamique, elle organise des cours et des concours. La fête cantonale des musiques rassemble entre et 15'000 personnes à chaque édition. La qualité de la formation, dispensée en collaboration avec le Conservatoire, a permis à plusieurs ensembles fribourgeois de s illustrer au niveau national lors des Fêtes Fédérales des Musiques, ou dans le cadre du concours suisse des Brass Band de Montreux 6. La Fédération Fribourgeoise des Chorales, compte 140 chorales d adultes et d enfants. Elle permet aux chœurs membres de bénéficier d une meilleure visibilité auprès du public, des autorités, des médias, etc. Elle s engage aussi fortement dans la formation musicale et la direction chorale, notamment au Conservatoire. Chaque société organise au minimum un concert annuel, auquel sont régulièrement associés des musiciens professionnels. On invite un orchestre à accompagner un chœur, on a recours à des solistes, à des chefs invités. De nombreuses convergences sont ainsi observées, qui démontrent que les mondes professionnels et amateurs ne sont pas aussi éloignés qu on pourrait le supposer. La grande densité de membres proprement dits et le réseau des personnes proches de ces sociétés (public, adhérents, enseignants, parents) forment ensemble un groupe de population très important. Hors du système professionnel, les pratiques amateurs font partie intégrante de la vie culturelle du canton et devraient être davantage considérées, d une part en raison du travail de formation qu elles assument auprès des jeunes, et d autre part parce que leurs activités touchent un public très important. Les pratiques amateurs seront donc intégrées à notre réflexion. Ce point sera repris dans le chapitre consacré à la démocratisation et à la médiation culturelle Le financement de la culture dans le canton de Fribourg. Le problème des finances allouées à la culture est le nerf de la guerre à Fribourg comme ailleurs. En effet, actuellement certaines difficultés, voire certaines rivalités entre les structures génèrent une situation peu constructive. Il nous semble important d en donner ici certains détails. Au travers de la LAC et des montants mis à sa disposition, le Service de la Culture a pour mission d attribuer des subventions pour le développement et la conservation du patrimoine culturel fribourgeois, ainsi que pour la promotion de la culture de manière globale. Cette aide se concentre sur les lieux de création et les artistes. Pour la plupart des prestataires culturels, ces subventions sont complétées par l antenne fribourgeoise de la Loterie romande et par des sponsors privés. Depuis l entrée en vigueur de la LAC, il est établi qu il appartient aux communes de coopérer pour contribuer à la promotion des activités culturelles. Aussi, certaines communes de l agglomération fribourgeoise se sont-elles regroupées en 2002 pour créer le concept Coriolis Promotion, dont le but était de «favoriser la consolidation et le développement de la plate-forme culturelle 6 C.f. Entretien du 25 avril 2012 avec Monsieur Xavier Koënig, Président de la société cantonale des Musiques fribourgeoises. Page 10

11 fribourgeoise dans le cadre d une structure juridique et d un financement indépendant des nouvelles infrastructures» 7. A partir du 1 er janvier 2010, c est l Agglomération de Fribourg (Agglo) qui a repris les droits et obligations de cette association. En parallèle, une autre structure également constituée de quelques communes du Grand-Fribourg (Coriolis Infrastructures) s occupe de la répartition d une partie du bénéfice du Casino Barrière de Fribourg en vue de réaliser et de financer le fonctionnement de l Espace Nuithonie et d Equilibre, par le biais d un Fonds culturel dont le règlement est approuvé par la Commission fédérale des maisons de jeux. Ainsi, les structures situées dans l agglomération fribourgeoise bénéficient-elles de fonds supplémentaires provenant des bénéfices du casino. Cette situation particulière a généré certaines tensions du côté des acteurs culturels des régions périphériques (hors Agglo) qui estimaient que les bénéfices du casino devaient revenir à l ensemble de la population du canton plutôt à la seule agglomération du Grand-Fribourg. En 2009, les députés gruériens Raoul Girard et Yves Menoud questionnent le Conseil d Etat à ce sujet. Celui-ci rappelle dans sa réponse que l arrangement trouvé entre le Casino Barrière et Coriolis Infrastructures ne découle pas d une démarche active de l Etat. Il s agit d un accord privé entre deux partenaires. En revanche, le Département de Justice et Police s activera par la suite auprès de la société propriétaire du casino afin qu elle consente à une nouvelle réduction de ses bénéfices et lui accordera un allègement fiscal recalculé en proportion. Les fonds ainsi dégagés sont depuis 2010 redistribués par le Service de la Culture de l Etat à différentes structures situées hors Agglo. Les bénéficiaires sont actuellement au nombre de cinq, un par district périphérique possédant une salle de spectacle d importance régionale. Les fonds y sont répartis sur le principe de subsidiarité : l Etat aligne son aide en proportion de ce que les communes concernées attribuent pour la culture. L Etat ne veut pas se substituer aux communes. Il doit soutenir et récompenser les efforts que celles-ci consentent en faveur de la culture. Dès lors, les esprits se calment, même s il demeure de grosses différences entre les montants distribués sur l Agglo et ceux reversés dans les districts. Cet épisode démontre un climat relativement tendu, dans lequel des dérapages pourraient bien ressurgir à l avenir. Si le Service de la Culture joue bien son rôle de «guichet» pour les créateurs, il s est pour l instant peu investi pour réunir et fédérer les prestataires culturels. Mis à part les rencontres organisées en 2008 dans le cadre des échanges culturels avec l Alsace, les différents responsables culturels ne sont pas réunis régulièrement. Le Service de la culture pourrait cependant devancer bien des tensions en fédérant les prestataires culturels, par exemple autour d un projet commun. Dans cette optique, il parait essentiel que le programme Culture+, s il est mis en œuvre, soit piloté par le Service de la culture. De par sa position, ce service peut influer sur l ensemble des prestataires culturels, favoriser les convergences et assurer une certaine cohésion au programme. En les réunissant autour d un projet d envergure cantonale, le Service de la Culture rappellerait aux milieux culturels que tous servent une même cause : la vie culturelle du canton de Fribourg. On ne parlerait ainsi plus uniquement de subventions mais aussi de collaboration, de recherche de solutions communes, de spécificités locales, etc. En mars 2012, la chancellerie de l Etat de Fribourg annonçait que pour la dixième année consécutive, les comptes de l Etat seraient positifs. Le bénéfice net s élevait à 2,8 millions de francs et la fortune nette du canton à 886 millions. Selon le Conseiller d Etat Béat Vonlanthen, directeur de l économie et de l emploi, la très bonne santé économique du canton de Fribourg s explique par sa croissance démographique, l une des plus forte de Suisse depuis plusieurs années 8. Ainsi, 4000 nouveaux habitants s y installent annuellement. Ils apprécient ses finances saines, son faible taux de chômage, la qualité de vie qu on y trouve ou encore l importante réserve de terrains à bâtir accessibles. Fribourg est par ailleurs le canton suisse avec la population la plus jeune. Ses bons résultats dans les études PISA motivent certainement les jeunes familles à venir s y établir. De nombreux pendulaires vivent 7 C.f. 8 C.f. «Perspectives de l économie fribourgeoise, une dynamique en équilibre», Institut Créa, Unil, 2011 Page 11

12 également sur Fribourg (idéalement situé entre Lausanne et Berne) et y dépensent leurs revenus, tout en travaillant à l extérieur. Selon les milieux économiques, le risque de voir le canton se laisser entraîner vers un développement de type exclusivement résidentiel existe. On entend par-là une croissance économique uniquement liée à la démographie et donc aux domaines de la construction et aux branches du commerce. Il faudra ainsi veiller à l avenir à favoriser un tissu d entreprises aussi varié que possible pour garantir la pérennité de la croissance. Rappelons qu au niveau national, le secteur de la culture génère 4,5% du PIB 9. Par ailleurs, une offre culturelle riche influe sur la qualité de vie et revêt un caractère important en regard de l immigration massive que connaît le canton de Fribourg. En effet, les nouveaux arrivants doivent pouvoir intégrer la vie culturelle fribourgeoise et reporter leurs habitudes de consommation dans leur nouveau canton de domicile, dès lors que suffisamment d information circule et que l offre est intéressante. Si l on considère de surcroît que, dans le même temps, l emploi dans le secteur tertiaire a fortement progressé, on peut en déduire que le public potentiel pour la culture a parallèlement augmenté ces dix dernières années. Ce contexte semble dès lors particulièrement favorable à un programme de fidélisation étendu Vers une nouvelle image du canton En Suisse, ce sont plutôt les villes qui prennent l option de vendre une image empreinte de culture. Elles valorisent leur patrimoine, leurs artistes et leurs lieux de culture afin de donner une image attractive pour l extérieur. L offre culturelle est un atout et illustre une certaine qualité de vie. Les cantons quant à eux n ont pas fait ce choix. Ils s illustrent plus volontiers au travers de leurs compétences économiques ou technologiques. Quelle est l image de Fribourg? Tantôt «ville d art et de culture», tantôt «ville de ponts», la capitale cantonale peine à se situer. Quant au canton, il est encore victime, dans l esprit de bon nombre de Romands, des clichés liés à son conservatisme. Or, l offre culturelle fribourgeoise est aujourd hui riche et bien structurée. Elle tient compte du bilinguisme, elle laisse de la place à tous les genres artistiques et elle est présente dans tous les districts. Le canton est doté d une loi sur les affaires culturelles efficiente et ses finances lui permettent d octroyer une aide financière aux créateurs et aux structures qui les accueillent. En 2012, le Conseil d Etat a manifesté sa volonté de profiler le canton. Il a créé un groupe interdépartemental pour la mise en valeur de son image. Le Service de la Culture ayant été associé à ce groupe, on peut souhaiter que Fribourg se révèle sans complexe à l avenir, s agissant de la qualité de son offre culturelle. 10 Les résultats financiers du canton sont donc au beau fixe. Dans ces conditions, il est clair que chaque département, chaque service de l Etat cherchera à obtenir davantage de moyens à l avenir. C est sans doute sur la qualité de projets concrets et innovants que la répartition pourra se faire. Un projet novateur et dynamique, bénéficiant à l ensemble de la population, aurait ainsi des chances de se voir attribuer une rallonge de budget. Notre réflexion à propos de nouveaux outils pour dynamiser la consommation culturelle s inscrirait parfaitement dans cette volonté d innover en présentant une offre unique en Suisse romande et en hissant la culture parmi les atouts du canton. 9 C.f. «Message de la Confédération concernant l encouragement de la culture pour la période 2012 à 2015», C.f. entretien du 1 er mars 2012 avec Monsieur Gérald Berger, chef du service de la culture du canton de Fribourg Page 12

13 3. LA CONSOMMATION CULTURELLE 3.1. Notions générales Il convient de tenir compte de très nombreux facteurs lorsqu on s intéresse au consommateur culturel. Bourdieu propose une approche multidirectionnelle, basée sur deux axes principaux que sont : le capital économique et le capital culturel. Il recommande en outre une grande prudence dans l approche de ces catégories, qui sont par nature réductrices. Bourdieu établit un schéma qui superpose les données et met en lien un type de consommateur et un type de consommation. Graphique superposant l espace des positions sociales et celui des styles de vie Illustration n 2 Page 13

14 D autres auteurs, comme Lahire ou Benhamou s intéressent, avec Bourdieu, aux nuances à apporter à cette approche multidirectionnelle. Le capital social, le genre, l âge, la situation géographique, le niveau de formation et la quantité de temps libre sont des facteurs influents. On présuppose par exemple qu un bon salaire permet une vie culturelle plus dense. Or, le facteur temps vient interférer dans ce modèle : une fonction de cadre supérieur par exemple, laisse peu de temps aux loisirs, ce que Françoise Benhamou appelle le «coût du temps». On ne voit ainsi pas d augmentation significative des consommations culturelles en fonction de l augmentation du salaire. On constate également l importance du bagage culturel (habitudes familiales) sur le choix des genres artistiques. Ainsi, on trouve une part de population bien formée et aisée, exerçant des postes à responsabilité, qui lorsqu elle va au théâtre préfèrera le genre boulevard au théâtre contemporain parce que ses connaissances antérieures du théâtre sont insuffisantes. Par ailleurs, le consommateur culturel n est pas identifié une fois pour toute. Sa consommation va évoluer en fonction de son âge, des étapes de sa vie, de l accessibilité de l offre. La consommation de biens culturels a un côté addictif. Elle fonctionne sur la base de la satisfaction et de l expérience vécue. Le plaisir augmente au fil des consommations, ce qui n est pas le cas pour les achats de biens de consommation classiques. Le prix du produit a au final peu d incidence sur l envie de consommer (s agissant de produits culturels non industriels) : c est bien le contenu qui va décider le consommateur. Celui-ci est prêt à débourser des sommes importantes pour assister par exemple au concert de son groupe préféré La consommation culturelle en Suisse et en France La situation de la consommation culturelle en Suisse est aujourd hui documentée. L office fédéral de la statistique (OFS) a mené une première enquête nationale en 2008, dont l analyse des résultats a été publiée en Ces documents nous donnent des renseignements actuels sur les pratiques culturelles en Suisse. Brièvement, relevons les principales observations significatives pour notre projet : Une fréquentation importante mais peu régulière. La Suisse obtient des résultats comparables à ses voisins européens. Les activités culturelles varient avec l âge : ce sont les jeunes qui profitent le plus de l offre, en favorisant le cinéma, les concerts et les festivals. Les plus de 45 ans s intéressent davantage au théâtre, aux expositions et aux musées. Les personnes ayant un parcours scolaire court consomment moins que les universitaires ou les diplômés du tertiaire. Le revenu est parfois un frein, notamment dans la consommation de théâtre, musée et cinéma. Le facteur temps joue un rôle important. La plus grande partie des activités culturelles se déroulent en ville. Les jeunes Suisses sont avides de culture, davantage que la moyenne européenne. Plus ils consomment, plus ils souhaiteraient consommer. Avant cette enquête de 2008, d autres données pour la Suisse sont disponibles, notamment le micro recensement de 1988, qui a permis de mieux saisir les comportements culturels des Suisses en matière de loisirs. Le terme «culture» était compris au sens large. On cherchait à savoir à quoi les Suisses utilisaient leur temps libre. D autres études ont été menées, mais elles se limitaient à un domaine spécifique (par exemple la lecture) ou à une région géographique. Toutefois, on ne peut compter sur aucune enquête régulière et systématique en Suisse pour l instant, puisque l enquête de 2008 était la première du genre menée dans notre pays. Aussi, pour Page 14

15 étudier l évolution de la consommation, nous nous référerons aux études publiées pour la France par le Ministère de la Culture et de la Communication. Réalisées à cinq reprises depuis 1973 sur des modalités identiques, l enquête «Pratiques culturelles des Français» est un outil de grande valeur lorsque l on s intéresse à l évolution des comportements culturels. Olivier Donnat donne une analyse rétrospective des cinq éditions de l enquête 11. Peu de choses ont changé en 35 ans. Les inégalités sociales perdurent et les jeunes générations restent à l origine des changements dans les habitudes de consommation. Globalement, O. Donnat relève que «la continuité l emporte largement sur le changement». Il dégage toutefois quelques tendances importantes. Le recul de la lecture d imprimés et le boom de la musique enregistrée sont largement commentés. Ces points ont toutefois peu de liens avec notre projet. En revanche, l essor des pratiques culturelles amateurs est intéressant et va dans le sens des éléments développés plus haut, s agissant de la situation de Fribourg. Par ailleurs, nous nous arrêterons sur deux autres aspects significatifs traités, à savoir la culture d écran et la fréquentation des établissements culturels. - Culture d écran Durant la dernière décennie, les équipements liés à l audio-visuel et à la musique se sont multipliés dans les ménages. L offre a également considérablement augmenté dans ces domaines. L arrivée d internet a notablement modifié la donne, sans parler de l émergence du numérique, qui à lui seul a révolutionné les domaines du livre, du cinéma et de la musique enregistrée. On constate aujourd hui un transfert d un écran à un autre. Le temps passé devant la télévision se reporterait sur l ordinateur, mais davantage au niveau des jeunes générations. Intuitivement, on pouvait craindre que le temps passé à surfer péjore la consommation culturelle. Or, il n en est rien. Il semble que les personnes qui passent le plus de temps sur le net sont également de gros consommateurs de culture. Le net donne accès à une offre de plus en plus conséquente et mondialisée. Le consommateur adopte progressivement un mode de vie de type urbain. Il reçoit de l information où qu il se trouve. Il a davantage de choix. Il ne diminue pas sa consommation pour autant, mais la dilue. - Fréquentation des établissements culturels à la hausse Le nombre de personnes fréquentant les infrastructures culturelles a globalement augmenté en France depuis les années 70, augmentation due à différents facteurs : on est jeune plus longtemps (allongement de la période de vie sans enfant), on est mieux formé, on est davantage mobile, on a plus de temps libre et un meilleur pouvoir d achat. Le statut des femmes a changé depuis les années 70 et leur a permis de participer plus activement à la vie culturelle. Elles sont maintenant plus nombreuses que les hommes à consommer de la culture. Sur les dernières années étudiées, le nombre d habitués des structures n a pas bougé. C est du côté des utilisateurs occasionnels que se situe l essentiel de l augmentation. On retrouve donc ici aussi ce phénomène de dilution des publics, conséquence d une offre et d un accès à l offre toujours grandissant. En résumé, on retiendra pour notre réflexion qu en Suisse romande comme en France, le public manifeste un fort désir pour la culture (loisirs, arts). Globalement, le public des structures culturelles se féminise. Il consomme de manière stable, selon ses goûts, son niveau de formation et son identité culturelle, mais n est pas très fidèle ou régulier dans ses consommations hors du domicile. Le mode de vie actuel (mobilité, l accès facilité à l information) lui permet de goûter à une offre très diversifiée. L âge et le revenu influencent encore significativement certains domaines artistiques ou culturels. 11 C.f. Olivier Donnat, «Pratiques culturelles , Questions de mesure et d interprétation des résultats», Paris, Ministère de la Culture et de la Communication, DEPS, collection «Culture méthodes», , décembre 2011 Page 15

16 3.3. La consommation culturelle dans le canton de Fribourg Diplôme en gestion culturelle - Session Afin d avoir un aperçu des tendances actuelles en matière de consommation d art dans notre canton, nous souhaitions procéder à une récolte de données auprès de divers lieux culturels représentatifs, car il n existe pas de base de données commune pour le canton. Nous espérions y observer l évolution des fréquentations sur les quatre dernières années, des éventuelles différences entre ville et campagne, entre domaine muséal et spectacle vivant, etc. Or, nous en sommes loin. Concernant les musées, des données de fréquentation sont collectées régulièrement par l Union Fribourgeoise du Tourisme auprès des musées. L UFT ne fixe pas de critères précis et se contente de demander aux structures de fournir leur nombre de visiteurs annuels. Ainsi, il est difficile de considérer ces chiffres comme fiables. Prenons pour exemple le cas du Vitromusée de Romont. Durant quelques années, on a comptabilisé non seulement le nombre de visiteurs, mais également le nombre de personnes venant assister à des manifestations privées dans l enceinte du musée, sans volonté de le visiter. Puis, le mot d ordre a changé en interne et ces «visiteurs» n ont plus été dénombrés. Nous joignons tout de même les statistiques de l UFT en annexe 12 pour information et les considérerons avec la prudence requise. Leur analyse en l état donne les tendances pour chaque musée sur des périodes allant de deux à trois ans. On peut ainsi suivre l évolution d un musée, comparer les résultats des musées entre eux. Certains musées tiennent cependant un comptage mensuel permettant de comparer le succès des différentes expositions temporaires et de mettre en lumière les fluctuations éventuelles du public en fonction des périodes de vacances, du lancement de nouvelles expositions, etc. Pour le spectacle vivant, la recherche s est avérée difficile car la tenue de statistiques régulières n est pas une pratique systématique dans les salles. Il est à relever que les lieux contactés ont montré un vif intérêt pour nos recherches et pour notre projet. Toutefois, les données fournies étaient difficilement exploitables en terme statistique, tant les méthodes de calcul différaient d un lieu à l autre. Imposer aux participants des critères identiques et leur demander d effectuer les calculs nécessaires sur plusieurs années d exploitation nous a finalement semblé être un travail titanesque, sans rapport avec les bénéfices escomptés en terme de données valables pour ce travail. Les problèmes dans la récolte de données fiables sont les suivants : - Les décomptes sont inexistants ou lacunaires - Le renouvellement des collaborateurs dans les structures provoque souvent la perte de certaines données, ou tout au moins des changements dans la manière de traiter les données. Les chiffres ne sont donc plus suffisamment fiables pour être traités. - Plusieurs lieux sont gérés par des comités bénévoles. La tenue des statistiques n est pas leur priorité car elle prend beaucoup de temps. - La plupart des lieux d accueil sont modulables en fonction du spectacle ou du concert accueilli. Les jauges varient fortement. - Les lieux d accueil ne comptabilisent pas l ensemble des événements qu ils proposent. Par exemple, une salle de concert comptabilise son public pour les concerts, mais n inclue pas les soirées DJ. - On n est pas tenu légalement de tenir des statistiques. Les chiffres ne sont destinés qu à usage interne. Ils n ont pas à être transmis de façon officielle, donc on n y consacre peu de force de travail. - Les taux de fréquentation ne sont pas considérés comme une preuve de vigueur d une structure et n entrent évidemment pas en ligne de compte dans le cadre des demandes de subvention. - Certaines structures fonctionnent sur l année civile et d autres en saisons. - Les représentations scolaires ne sont pas comptabilisées partout. - Plusieurs salles organisent une saison culturelle parmi d autres activités hors saison. Elles ne tiennent pas compte de ces dernières dans leurs statistiques. 12 C.f. Annexes 4 et 5 Page 16

17 - Certaines salles n existent que depuis deux ans. - Les chiffres peuvent être manipulés, notamment lorsque les statistiques de fréquentation sont utilisées pour motiver des sponsors. Voici, ci-dessous, les chiffres collectés qui illustrent par eux-mêmes la difficulté de leur exploitation. Ces chiffres ont été obtenus soit directement auprès des structures, soit dans les rapports d activités de celles-ci. Structure Saison ou année 2008 Saison ou année 2009 Saison ou année 2010 Remarques Théâtre Nuithonie Théâtre des Osses Le nouveau monde La gare aux sorcières Ebullition spectateurs sur la saison = 84,3 % en moyenne sur la saison Pas de chiffres 88.1% 88.1% 86.5% Fréquentation globale sur la saison spectateurs sur la saison 13'092 spectateurs sur la saison = 84% en moyenne sur la saison Les jauges varient à chaque représentation. Les résultats en % de fréquentation par spectacle ne sont pas disponibles pour On ne tient pas compte des cafés littéraires % 67.38% Fréquentation globale sur la saison 37,5% 59,9% 65,8% Fréquentation globale sur la saison 120 entrées en moyenne par événement Fri-son spectateurs sur la saison L Arbanel 2055 spectateurs sur la saison Kultur im Podium 122 entrées en moyenne par événement spectateurs sur la saison 2046 spectateurs sur la saison 98 entrées en moyenne par événement spectateurs sur la saison 2243 spectateurs sur la saison Les soirées gratuites ne sont pas comptabilisées. Les événements sont répartis sur deux salles qui comptent respectivement 1300 et 300 places debout. La salle compte environ 140 places, selon la configuration et propose environ 35 événements. 75,1% 76,9% 65% Fréquentation globale sur la saison Pas de chiffres 130 entrées en moyenne par événement 250 entrées en moyenne par événement La salle compte 266 places sans le balcon (96 places de plus). Le nombre de spectacles par saison n est pas communiqué. Le manque de statistiques régulières reflète également l utilité de Culture+. En effet, la mise en place au niveau cantonal de notre programme devrait permettre de disposer d une foule de données relatives, par exemple, à la provenance du public, à son âge, à la fréquence de sa consommation, etc. Une telle base de données intéresserait sans doute nombre de structures n ayant pas les moyens d assurer par elles-mêmes de telles recherches. Par ailleurs, on constate au travers de ces chiffres, et comme on pouvait s en douter, que les salles présentant du spectacle vivant ne parviennent pas à remplir leur jauge. Même un lieu aussi prestigieux et visité que le Théâtre des Osses voit sa fréquentation plafonner à un moment donné. Notre démarche d analyse chiffrée ne pouvant aboutir faute de données fiables, nous avons choisi de compléter notre recherche par une enquête. Réalisé auprès de différents lieux culturels du canton, ce travail a permis de connaître leurs préoccupations en matière de fidélisation. Nous Page 17

18 souhaitions également découvrir les différents programmes déjà mis en place par les structures et bénéficier des expériences accumulées Enquête auprès de trois lieux représentatifs Pour cette enquête, nous nous sommes limités au domaine du théâtre. Nous avons choisi de contacter trois lieux de types bien différents, dont nous exposerons les spécificités. Toutefois, ces théâtres ont en commun d exister depuis plusieurs années, en fonctionnant de manière stable, avec les mêmes personnes à leur tête. Cette configuration nous permet de bénéficier d interlocuteurs dont l ancienneté garantit une bonne connaissance du contexte culturel, du public, une vue d ensemble sur ce qui a été entrepris dans le théâtre. Cette capacité de recul nous semblait nécessaire pour revenir sur les préoccupations et les stratégies qui ont prévalues dans ces théâtres, sur les dix dernières années environ. - Le Théâtre des Osses, Centre dramatique fribourgeois à Givisiez, dans la périphérie proche de Fribourg. Depuis plus de 30 ans, il s agit du haut lieu de la création dans le canton de Fribourg. Dirigé par Gisèle Sallin et Véronique Mermoud, le Théâtre des Osses crée la quasi-totalité de sa programmation et possède sa propre troupe de comédiens. La structure est composée d un studio de 70 places et d une salle de théâtre de 130 places. Le centre bénéficie notamment d une aide pluriannuelle à la création de l Etat de Fribourg. - La salle CO2 à la Tour-de-Trême, à côté de Bulle. Ce lieu est dévolu exclusivement à l accueil. Depuis 2004, il propose chaque année une quinzaine de spectacles dans le cadre de sa saison culturelle, alliant théâtre, musique, danse et chanson. En parallèle, un agent indépendant mène une programmation hors saison concentrée sur l humour et le théâtre de boulevard. Par ailleurs, la salle peut être louée pour d autres types de manifestations, comme des conférences, des spectacles amateurs ou professionnels. Finalement, la salle est également utilisée à des fins scolaires par le cycle d orientation. Propriété de l ensemble des communes du district de la Gruyère, la salle compte 750 places. Elle est gérée par le CCIG, commission culturelle intercommunale de la Gruyère, qui comprend 20 communes sur les 26 que compte le district. - Le Théâtre de l Arbanel se situe à Treyvaux, dans la campagne fribourgeoise. C est à la fois un café-théâtre de 150 places et une troupe de théâtre amateur. Aménagé, géré et animé par une association à but non lucratif, la salle propose une saison culturelle d une dizaine de spectacles professionnels, ainsi que diverses activités culturelles telles que expositions, soirées lecture, cinéma, contes,. Depuis sa création en 1973 la structure s autogère, avec l aide de la Loterie Romande et de soutiens privés. Pour chacun des trois théâtres, une entrevue enregistrée d environ une heure a eu lieu avec une personne ayant une fonction à responsabilité. Il s agit de : - Madame Sara Nyikus, chargée de diffusion et attachée de presse pour le Théâtre des Osses depuis Nous avons fait parvenir nos questions au préalable à Madame Nyikus, afin qu elle puisse s informer auprès des directrices et compléter ses propres connaissances. - Monsieur Dominique Rime, directeur artistique de la salle CO2 à la Tour-de-Trême depuis son ouverture en Madame Gabrielle Jenny, membre du comité de l Arbanel, responsable de la billetterie et des finances. Les transcriptions de ces entretiens figurent en annexe C.f. Annexes 6, 7 et 8. Page 18

19 Nous avons posé différentes questions à nos interlocuteurs, s agissant de leur public, des problématiques de fidélisation et de convergences entre structures. Nous avons également voulu connaître leur avis sur le principe d un programme de fidélisation commun à l ensemble des structures culturelles du canton. Les Osses et l Arbanel sont des lieux aux capacités d accueil modestes, mais très chaleureux. La longue histoire de ces deux structures leur a permis de se constituer un public très fidèle et ouvert à la découverte de nouveaux objets artistiques. Le cas de CO2 est différent. Les productions romandes ont davantage de peine à trouver leur public à CO2, qui est une très grande salle. Dominique Rime tient à conserver 50 % de création romande dans sa programmation, même s il pourrait accroître considérablement la fréquentation de sa salle en se limitant aux succès parisiens. On sent au travers de ce genre de témoignage que la diffusion du travail des artistes suisses reste une mission primordiale pour certains lieux. Elle dépend toutefois fortement du subventionnement des collectivités publiques et de la Loterie Romande. A l Arbanel et aux Osses, nous l avons dit, le public est très fidèle. Par conséquent, l âge moyen des spectateurs augmente. Des pistes sont d ores et déjà explorées, dans un but de renouveler et de rajeunir le public. Les Osses par exemple, grâce aux nombreuses scolaires organisées, augmente régulièrement le nombre de ses abonnés étudiants. Dans les lieux contactés, la mise en place d un programme de fidélisation passe généralement au second plan, faute de moyens et de personnel. L ensemble de l effort reste donc concentré sur la promotion. Les structures ont différents systèmes d abonnements, avec en plus pour les Osses, une possibilité de devenir «membre ami». A signaler que nos interlocuteurs associent d une certaine façon promotion et fidélisation. Cependant, l âge moyen du public est unanimement qualifié de plutôt âgé. A CO2, on lie l âge des spectateurs aux tarifs pratiqués qui, même s ils demeurent moindres que sur l arc lémanique, restent assez importants et limitent l accès aux salles aux personnes qui disposent d un revenu confortable. La tendance générale qui se dégage de cette enquête montre que peu d actions de fidélisation proprement dites ont été menées. Dans ces lieux, la fidélisation passe par la qualité de la programmation et la qualité de l accueil. L offre est diverse et complétée par des événements parallèles (conférence, moments d échange entre les artistes et le public, représentations scolaires). On estime que si le public se sent bien accueilli, qu il bénéficie d un bon programme, il reviendra. On constate également que plusieurs structures, toujours pour les mêmes raisons de temps et de moyens, ne disposent pas d informations précises relatives à leur public. Et lorsque, ponctuellement, elles parviennent à en récolter, elles ont ensuite du mal à les exploiter pratiquement. Concernant la possibilité de regrouper les forces des structures fribourgeoises en vue d un programme commun de fidélisation, les avis sont positifs. Les férus de culture en seraient ravis. On admet volontiers que la concurrence est rude dans le canton où chacun se bat pour ses exclusivités. Pour cette raison, les structures se rapprochent peu les unes des autres. Les personnes interrogées font également part de certaines réserves au sujet du projet. Pour que cela fonctionne, on pense qu il faudrait expressément que le programme soit mené par un intervenant (ou groupe) indépendant, non lié à une des salles actuelles. L intervention nécessaire de la DICS est évoquée. Il est relevé que les cartes de tous ordres se multiplient dans les portefeuilles des gens et que par conséquent, une nouvelle carte ne serait probablement pas bien reçue. Il vaudrait mieux songer à un autre support. Une fois informés des détails de fonctionnement du projet Culture+, nos interlocuteurs voient plusieurs atouts à ce projet. Le programme incite le public à découvrir de nouveaux lieux et de nouveaux objets culturels. Il récompense la fidélité. Il favorise notamment les jeunes. Page 19

20 3.5 Synthèse Au travers des différents contacts que nous avons pu établir hors enquête, nous avons constaté que la fidélisation et le renouvellement du public préoccupent l ensemble des prestataires culturels. Les musées connaissent généralement des pics de fréquentation sur certaines expositions temporaires, qui succèdent à des périodes creuses. Concernant les festivals, la problématique est différente, puisque ceux-ci sont davantage tributaires des conditions météo. Pour terminer, dans le domaine des pratiques amateurs, ce sont souvent les proches et les amis qui assistent aux manifestations. Là aussi, le renouvellement du public est un souci. 4. LA PROMOTION DE LA CULTURE La position de l Etat La mission de promotion de la culture revient à la fois aux autorités et aux prestataires culturels. Les premières interviennent de façon indirecte, en amont, au travers du subventionnement de la création. Les seconds agissent directement en direction du public, par des actions de médiation, du marketing, de l information ou des programmes de fidélisation. Aujourd hui, tous les cantons romands se sont dotés d une loi sur la culture. Globalement, les lois cantonales se ressemblent : promotion de la création, sauvegarde du patrimoine, soutien aux infrastructures culturelles cantonales (bibliothèques, musées). L indépendance des créateurs et des programmateurs est garantie. La volonté de rendre la culture accessible à tous est également récurrente. Ce dernier point, dans les faits, est mis en œuvre indirectement, au travers du subventionnement. Les cantons prennent en charge une partie des coûts de production et ce soutien permet ensuite de réduire le prix des billets. On peut donc parler de facilitation, plus que d encouragement. Les différents services culturels disposent au minimum d un site internet sur lequel figure en toute transparence l ensemble des institutions soutenues. Lorsqu un événement est soutenu, le logo du service de la culture figure généralement sur le matériel de communication et de promotion du projet. Ce petit repère n est pas perçu comme un argument promotionnel par les services culturels, mais davantage comme une indication de provenance du produit, voire aussi comme une preuve de transparence, qui indique aux citoyens que l Etat est intervenu financièrement. Les cantons font donc savoir qu ils soutiennent, mais interviennent peu dans la promotion de produits culturels en particulier, si ce n est, parfois, dans l offre proposée au jeune public. Le relais est généralement passé aux organes cantonaux de tourisme pour lister l ensemble des événements culturels et alimenter un agenda des manifestations. Ainsi, l Etat ne doit pas intervenir activement dans la promotion d événements. Son rôle n est pas de choisir ou de mettre en évidence certaines œuvres au détriment d autres. Une «labellisation» de certains produits culturels par un canton déboucherait sur une forme de catalogue de référence et on devine bien les risques et les enjeux éthiques qui en découleraient. Les services cantonaux sont donc attentifs à éviter tout dérapage vers une culture commune dictée par l Etat, dans laquelle les créateurs finiraient par ne pouvoir proposer que ce qui plaît aux autorités. Contrairement aux vœux de Malraux, l Etat ne cherche plus aujourd hui à orienter les individus vers des œuvres «majeures» puis à rendre celles-ci accessibles au plus grand nombre. Il agit davantage comme un prestataire de services. Ainsi, le soin de faire la publicité des produits culturels est-il laissé aux structures elles-mêmes. Le programme Culture+ propose de repenser la position de l Etat dans la promotion de la culture et c est là l une des innovations de ce programme. Dans ce cas, parallèlement au subventionnement 14 C.f informations obtenues auprès de M. Jean-Daniel Jaggi, adjoint au Département de l éducation, de la culture et des sports du canton de Neuchâtel, le 13 avril 2012 et auprès de Mme Dominique Perruchoud, directrice adjointe du Service cantonal de la culture du canton de Genève, le 13 février Page 20

ET SI COMMUNES ET ENTREPRISES COLLABORAIENT?

ET SI COMMUNES ET ENTREPRISES COLLABORAIENT? Accueil de jour de la petite enfance ET SI COMMUNES ET ENTREPRISES COLLABORAIENT? Propositions en vue d un partenariat public privé pour la mise en place de crèches et garderies Lausanne Région Août 2002

Plus en détail

Convention commune pour le développement du mécénat culturel. Département de l Hérault

Convention commune pour le développement du mécénat culturel. Département de l Hérault Préfecture de la région LR Direction Régionale des Affaires Culturelles Chambre de Commerce et d Industrie de Montpellier Chambre départementale des notaires de l Hérault Convention commune pour le développement

Plus en détail

Charte du tourisme durable

Charte du tourisme durable Annexes Charte du tourisme durable Annexe 1 Les participants de la Conférence mondiale du Tourisme durable, réunis à Lanzarote, îles Canaries, Espagne, les 27 et 28 avril 1995, Conscients que le tourisme

Plus en détail

Un piano dans chaque école

Un piano dans chaque école Notre idée : dans chaque école, mettre à disposition des enfants un vrai piano, en accès libre. BUDGET PARTICIPATIF 2015 Un piano dans chaque école Description du projet Pour un enfant, avant d être un

Plus en détail

Enquête sur l importance du patrimoine en Suisse. réalisée pour l Office fédéral de la culture

Enquête sur l importance du patrimoine en Suisse. réalisée pour l Office fédéral de la culture Département fédéral de l'intérieur DFI Office fédéral de la culture OFC Enquête sur l importance du patrimoine en Suisse réalisée pour l Office fédéral de la culture Juillet 2014 Table des matières 1.

Plus en détail

BANQUE EUROPEENNE D INVESTISSEMENT ET FINANCEMENT DES PME

BANQUE EUROPEENNE D INVESTISSEMENT ET FINANCEMENT DES PME BANQUE EUROPEENNE D INVESTISSEMENT ET FINANCEMENT DES PME REFLEXIONS DE LA CGPME CONSTAT La Banque Européenne d Investissement (BEI) a été créée par le Traité de Rome pour apporter des financements destinés

Plus en détail

Entreprises. Mécénat LOCATION D ESPACES SOIRÉES ÉVÉNEMENTIELLES

Entreprises. Mécénat LOCATION D ESPACES SOIRÉES ÉVÉNEMENTIELLES Entreprises Mécénat LOCATION D ESPACES SOIRÉES ÉVÉNEMENTIELLES chiffres clés 1 1 er millions 110 employeur du spectacle vivant opéra en Limousin budget annuel et 1 orchestre EMPLOIS en limousin équivalents

Plus en détail

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP)

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) F CDIP/14/5 ORIGINAL : ANGLAIS DATE : 8 SEPTEMBRE 2014 Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) Quatorzième session Genève, 10 14 novembre 2014 RÉSUMÉ DU RAPPORT D ÉVALUATION DU

Plus en détail

Section des Formations et des diplômes

Section des Formations et des diplômes Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation du master Islam et droit de l Université de Strasbourg Vague C 2013-2017 Campagne d évaluation 2011-2012 Section des Formations et des diplômes

Plus en détail

Enquête sur la formation initiale dans l industrie du jeux vidéo en France. Résultats

Enquête sur la formation initiale dans l industrie du jeux vidéo en France. Résultats Enquête sur la formation initiale dans l industrie du jeux vidéo en France Résultats Le jeu vidéo est, à travers le monde, la première industrie culturelle devant les secteurs du cinéma et de la musique.

Plus en détail

Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance.

Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance. Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance. Département XXX Note à l attention du président du Conseil Général

Plus en détail

PROJET D ACCUEIL CULTUREL ÉTUDIANTS INTERNATIONAUX

PROJET D ACCUEIL CULTUREL ÉTUDIANTS INTERNATIONAUX PROJET D ACCUEIL CULTUREL ÉTUDIANTS INTERNATIONAUX INTRODUCTION MISE EN CONTEXTE La Vitrine culturelle de Montréal poursuit l objectif de mettre sur pied un projet d accueil culturel pour les étudiants

Plus en détail

Évaluations statistiques

Évaluations statistiques 1 / 20 Évaluations statistiques Statistiques annuelles 2010, analyses pour l'ensemble de la Suisse Informations et formulaires de demande: www.leprogrammebatiments.ch 2 / 20 18.03.2011 Centre national

Plus en détail

RAPPORT D ACTIVITÉ 2013. Fondation Muse pour la créativité entrepreneuriale

RAPPORT D ACTIVITÉ 2013. Fondation Muse pour la créativité entrepreneuriale RAPPORT D ACTIVITÉ 2013 Fondation Muse pour la créativité entrepreneuriale Table des matières Au service de la créativité entrepreneuriale Documenter les pratiques de la Génération Co Objectifs 2013 Raconter

Plus en détail

BRÈVE INFORMATION Secrétariat général de la CDIP, 20 octobre 2015

BRÈVE INFORMATION Secrétariat général de la CDIP, 20 octobre 2015 BRÈVE INFORMATION Secrétariat général de la CDIP, 2 octobre 215 Le concordat de la CDIP sur les bourses L octroi d allocations de formation est une tâche qui relève de la compétence des cantons. Avec le

Plus en détail

Dialogue sur le financement

Dialogue sur le financement CONSEIL EXÉCUTIF EB137/3 Cent trente-septième session 20 mai 2015 Point 5 de l ordre du jour provisoire Dialogue sur le financement Rapport du Secrétariat INTRODUCTION 1. Par la décision WHA66(8), l Assemblée

Plus en détail

Enfin, l ESeco de Lausanne intègre étroitement l outil informatique à sa formation dans le but d en faire un véritable outil de gestion.

Enfin, l ESeco de Lausanne intègre étroitement l outil informatique à sa formation dans le but d en faire un véritable outil de gestion. BUSINESS PLAN SALON DES ETUDIANTS DE LAUSANNE, 25 ET 26 MARS 2010 1. Présentation générale 1.1. La formation d économiste d entreprise diplômé ES en Suisse Le contenu de la formation d économiste d entreprise

Plus en détail

Licence Administration publique

Licence Administration publique Formations et diplômes Rapport d'évaluation Licence Administration publique Université Lumière - Lyon 2 Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A) Formations et diplômes Pour le HCERES, 1 Didier Houssin,

Plus en détail

Objectifs stratégiques 2016 2020 du Conseil fédéral pour la fondation Pro Helvetia

Objectifs stratégiques 2016 2020 du Conseil fédéral pour la fondation Pro Helvetia Objectifs stratégiques 2016 2020 du Conseil fédéral pour la fondation Pro Helvetia 1 Contexte 1.1 Bases La fondation Pro Helvetia est une fondation de droit public dotée d une personnalité juridique et

Plus en détail

Secrétariat du Grand Conseil M 1114-B

Secrétariat du Grand Conseil M 1114-B Secrétariat du Grand Conseil M 1114-B Date de dépôt: 19 janvier 2000 Messagerie Rapport du Conseil d Etat au Grand Conseil sur la motion de M mes et M. Chaïm Nissim, Fabienne Bugnon et Sylvia Leuenberger

Plus en détail

Rapport d évaluation de la licence

Rapport d évaluation de la licence Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation de la licence Mathématiques - Economie de l Université de Strasbourg Vague C 2013-2017 Campagne d évaluation 2011-2012 Section des Formations

Plus en détail

RAPPORT. Rapport n : CG-400.185-1 Date : 17 février 2014 Dicastère : Santé publique

RAPPORT. Rapport n : CG-400.185-1 Date : 17 février 2014 Dicastère : Santé publique RAPPORT du Conseil communal au Conseil général de la Ville de Boudry concernant l adoption du règlement fixant la contribution communale aux frais de traitements dentaires Rapport n : CG-400.185-1 Date

Plus en détail

TABLE RONDE AUEG du 6 FEVRIER 2014 - Vieillissement et Habitat - Comprendre, décider, changer INTERVENTION CARSAT RHONE-ALPES

TABLE RONDE AUEG du 6 FEVRIER 2014 - Vieillissement et Habitat - Comprendre, décider, changer INTERVENTION CARSAT RHONE-ALPES Sous-Direction de l Action Sociale Le 30 janvier 2014 Département PREVENTION, PREPARATION A LA RETRAITE, ETUDES ET PROSPECTIVE MPP/NC G:\DAR\SDAS_DBVRP\3_Etudes_Prospectives\Etudes\Charge_Etude\TABLE RONDE

Plus en détail

Présenté devant la Commission des finances publiques du Québec Dans le cadre des consultations sur le Projet de loi 130

Présenté devant la Commission des finances publiques du Québec Dans le cadre des consultations sur le Projet de loi 130 POUR LE MAINTIEN DU CONSEIL DES AÎNÉS Présenté devant la Commission des finances publiques du Québec Dans le cadre des consultations sur le Projet de loi 130 1 er février 2011 Réseau FADOQ Responsables

Plus en détail

Rapport d évaluation de la licence

Rapport d évaluation de la licence Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation de la licence Economie - Gestion de l Université Paris 8 - Vincennes Saint-Denis Vague D 2014-2018 Campagne d évaluation 2012-2013 Section des

Plus en détail

Image de Nevers et de l action touristique locale. Etude réalisée en mai juin juillet 2007

Image de Nevers et de l action touristique locale. Etude réalisée en mai juin juillet 2007 Image de Nevers et de l action touristique locale Etude réalisée en mai juin juillet 2007 Image de Nevers dans la presse en 2006 Presse nationale : Nevers est très peu citée dans la presse nationale sauf

Plus en détail

Le lycée pilote innovant de Poitiers

Le lycée pilote innovant de Poitiers Merci d'utiliser le titre suivant lorsque vous citez ce document : OCDE (1998), «Le lycée pilote innovant de Poitiers : Futuroscope - 10 ans déjà», PEB Échanges, Programme pour la construction et l'équipement

Plus en détail

(Du 24 mars 2004) Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs,

(Du 24 mars 2004) Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs, Réponse du Conseil communal à l interpellation No 03-506 de MM. Jean- Charles Authier et consorts, concernant les perspectives d avenir pour le centre-ville (Du 24 mars 2004) Madame la Présidente, Mesdames,

Plus en détail

Synthèse des observations de la Cour

Synthèse des observations de la Cour Synthèse des observations de la Cour L Association pour la recherche sur le cancer a fait l objet pour la deuxième fois d un contrôle de la Cour, portant sur les années 1998 à 2002. Cette association,

Plus en détail

Cadre de travail sur les relations avec les gouvernements et la défense des droits. Société canadienne de la sclérose en plaques

Cadre de travail sur les relations avec les gouvernements et la défense des droits. Société canadienne de la sclérose en plaques Cadre de travail sur les relations avec les gouvernements Société canadienne de la sclérose en plaques Juin 2009 Table des matières Contexte... 3 1.0 Mission de la Société canadienne de la sclérose en

Plus en détail

PROJET EDUCATIF DU CLUB NATURE & ENVIRONNEMENT DE T.R.I.

PROJET EDUCATIF DU CLUB NATURE & ENVIRONNEMENT DE T.R.I. PROJET EDUCATIF DU CLUB NATURE & ENVIRONNEMENT DE T.R.I. T.R.I. est une association dont l objectif est l insertion professionnelle et l éducation à l environnement. Le club nature & environnement développe

Plus en détail

Dossier de lecture Fiche de lecture d un site web dédié à la communication sociale : Fédération des Centres Sociaux et socioculturels de France

Dossier de lecture Fiche de lecture d un site web dédié à la communication sociale : Fédération des Centres Sociaux et socioculturels de France Dossier de lecture Fiche de lecture d un site web dédié à la communication sociale : Fédération des Centres Sociaux et socioculturels de France Auteurs : Christelle FOURASTIE Marion GUILLOIS Cours ICL

Plus en détail

Musique et Arts Chorégraphiques

Musique et Arts Chorégraphiques Musique et Arts Chorégraphiques Par ses artistes talentueux, ses maîtres renommés ou ses groupes mythiques, ou plus largement grâce au dévouement et à l engagement de ces innombrables artistes et professionnels,

Plus en détail

Licence professionnelle Commerce, spécialité E-commerce/e-marketing : gestionnaire de projet

Licence professionnelle Commerce, spécialité E-commerce/e-marketing : gestionnaire de projet Formations et diplômes Rapport d'évaluation Licence professionnelle Commerce, spécialité E-commerce/e-marketing : gestionnaire de projet Université de Bordeaux Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A)

Plus en détail

Section des Formations et des diplômes. Evaluation des licences professionnelles de l Université de la Polynésie Française

Section des Formations et des diplômes. Evaluation des licences professionnelles de l Université de la Polynésie Française Section des Formations et des diplômes Evaluation des licences professionnelles de l Université de la Polynésie Française 2011 Section des Formations et des diplômes Evaluation des licences professionnelles

Plus en détail

Bilan d activités 2009-10 Enquête de satisfaction RemplaChamp

Bilan d activités 2009-10 Enquête de satisfaction RemplaChamp D après une initiative de Champ AGJIR Bilan d activités 2009-10 Enquête de satisfaction RemplaChamp www.remplachamp.fr Contacts : Sylvain DURIEZ, Président de Champ AGJIR, president@champagjir.fr Jacques

Plus en détail

INTERVENTIONS MUSICALES EN MILIEU SCOLAIRE Du Conservatoire de musique et de danse d Aurillac

INTERVENTIONS MUSICALES EN MILIEU SCOLAIRE Du Conservatoire de musique et de danse d Aurillac INTERVENTIONS MUSICALES EN MILIEU SCOLAIRE Du Conservatoire de musique et de danse d Aurillac Manuel de présentation à l usage des professeurs des écoles annexe n 2 au Projet d Etablissement Préambule

Plus en détail

Conseil économique et social

Conseil économique et social NATIONS UNIES E Conseil économique et social Distr. GÉNÉRALE ECE/MP.PP/2005/2/Add.4 8 juin 2005 Original: ANGLAIS, FRANÇAIS, RUSSE COMMISSION ÉCONOMIQUE POUR L EUROPE Réunion des Parties à la Convention

Plus en détail

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Commissariat aux relations internationales et à l immigration Table des matières Page Déclaration d

Plus en détail

Expériences du Service de gestion de dettes et désendettement de Caritas Fribourg

Expériences du Service de gestion de dettes et désendettement de Caritas Fribourg Table ronde L endettement des jeunes en pratiques : sensibilisation et intervention Expériences du Service de gestion de dettes et désendettement de Caritas Fribourg Nicolas von Muhlenen Carrel Assistant

Plus en détail

CHARTE D ENGAGEMENT. Engagements du SYCOPARC PROGRAMMATION

CHARTE D ENGAGEMENT. Engagements du SYCOPARC PROGRAMMATION CHARTE D ENGAGEMENT Engagements du SYCOPARC PROGRAMMATION Le SYCOPARC s engage à mettre en œuvre la programmation via son service de médiation culturelle. Il veille à la cohérence et à la pertinence des

Plus en détail

Politique de communication de l A.R.F.P.

Politique de communication de l A.R.F.P. 27 septembre 2001 AL/GC Politique de communication de l A.R.F.P. 1. Ses raisons d être La communication est un des moyens qui contribue à la réalisation de notre projet associatif. Celui-ci affirme dans

Plus en détail

VILLE DE LA CHAUX-DE-FONDS RAPPORT DU CONSEIL COMMUNAL

VILLE DE LA CHAUX-DE-FONDS RAPPORT DU CONSEIL COMMUNAL VILLE DE LA CHAUX-DE-FONDS RAPPORT DU CONSEIL COMMUNAL à l'appui de l arrêté d acceptation du barème cantonal de facturation pour l accueil en crèche et garderie (du 4 novembre 2002) AU CONSEIL GENERAL

Plus en détail

OUTIL D AUTOÉVALUATION DU

OUTIL D AUTOÉVALUATION DU Institut de leadership en éducation OUTIL D AUTOÉVALUATION DU L EADERSHIP Instructions Ministère de l Éducation INSTRUCTIONS ET RECOMMANDATIONS POUR L UTILISATION EFFICACE DE L OUTIL Les recherches montrent

Plus en détail

Proposition de la CRUS et de la KFH pour la discussion sur les articles 1, 2, 4 et 33-36 du projet de consultation pour la LAHE

Proposition de la CRUS et de la KFH pour la discussion sur les articles 1, 2, 4 et 33-36 du projet de consultation pour la LAHE Loi fédérale sur l aide aux hautes écoles et la coordination dans le domaine suisse des hautes écoles (LAHE) Proposition de la CRUS et de la KFH pour la discussion sur les articles 1,, 4 et 33-36 du projet

Plus en détail

Licence professionnelle Assistant de gestion import-export

Licence professionnelle Assistant de gestion import-export Formations et diplômes Rapport d'évaluation Licence professionnelle Assistant de gestion import-export Université Toulouse III - Paul Sabatier - UPS Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A) Formations

Plus en détail

édicte les directives suivantes

édicte les directives suivantes Direction de l instruction publique, de la culture et du sport DICS Direktion für Erziehung, Kultur und Sport EKSD Rue de l Hôpital 1, 1701 Fribourg T +41 26 305 12 06, F +41 26 305 12 14 www.fr.ch/dics

Plus en détail

Radiance Humanis Vie

Radiance Humanis Vie ÉPARGNE Radiance Humanis Vie Et votre avenir prend des forces Taux du fonds en euros de Radiance Humanis Vie : 3,50 %* * Taux de rémunération 2013 du fonds en euros Apicil Euro Garanti. Taux net de frais

Plus en détail

Caractéristiques de la Plateforme de formation Fegems

Caractéristiques de la Plateforme de formation Fegems Caractéristiques de la Plateforme de formation Fegems Organisation La Plateforme de formation de la Fegems est au bénéfice d une subvention de l Etat depuis juin 2003. Cette aide s est inscrite dans le

Plus en détail

PROGRAMMATION CULTURELLE 2014 ELEMENTS DE CONTEXTE

PROGRAMMATION CULTURELLE 2014 ELEMENTS DE CONTEXTE PROGRAMMATION CULTURELLE 2014 RÉSEAU DES ALLIANCES FRANCAISES EN CHINE : ELEMENTS DE CONTEXTE OBJECTIFS Ce document a pour objectif de structurer la programmation culturelle du réseau des Alliances françaises

Plus en détail

Licence Informatique décisionnelle et statistique (IDS)

Licence Informatique décisionnelle et statistique (IDS) Formations et diplômes Rapport d'évaluation Licence Informatique décisionnelle et statistique (IDS) Université Lumière - Lyon 2 Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A) Formations et diplômes Pour le

Plus en détail

CANADIAN ALLIANCE OF STUDENT ASSOCIATIONS ALLIANCE CANADIENNE DES ASSOCIATIONS ÉTUDIANTES

CANADIAN ALLIANCE OF STUDENT ASSOCIATIONS ALLIANCE CANADIENNE DES ASSOCIATIONS ÉTUDIANTES CANADIAN ALLIANCE OF STUDENT ASSOCIATIONS ALLIANCE CANADIENNE DES ASSOCIATIONS ÉTUDIANTES Document d information Le coût élevé des études retarde l accès des étudiants à l autonomie financière Compte tenu

Plus en détail

ANGERS LOIRE TOURISME Service Presse Olivier Bouchereau 02 41 23 50 25 olivier.bouchereau@angersloiretourisme.com

ANGERS LOIRE TOURISME Service Presse Olivier Bouchereau 02 41 23 50 25 olivier.bouchereau@angersloiretourisme.com DOSSIER DE PRESSE La Ville d ANGERS, Angers Loire Métropole, Angers Loire Tourisme, Angers Expo Congrès et la Chambre de Commerce et d Industrie de Maine et Loire ont décidé de créer à ANGERS un BUREAU

Plus en détail

Réseau de transport suisse. Mission et défis de Swissgrid

Réseau de transport suisse. Mission et défis de Swissgrid Réseau de transport suisse Mission et défis de Swissgrid 2 La mission de Swissgrid La mission de Swissgrid: la sécurité de l approvisionnement Qui est Swissgrid? La société nationale pour l exploitation

Plus en détail

L influence des medias sociaux auprès des entreprises dans le choix d un partenaire financier. réalisée par

L influence des medias sociaux auprès des entreprises dans le choix d un partenaire financier. réalisée par L influence des medias sociaux auprès des entreprises dans le choix d un partenaire financier Etude réalisée par Médias sociaux L influence des médias sociaux auprès des entreprises dans le choix d un

Plus en détail

Bien-être et performance au travail

Bien-être et performance au travail Bien-être et performance au travail Synthèse des résultats de l enquête «Parlons bienêtre au travail» en Suisse romande Cette enquête porte sur 723 employés de Suisse romande. Elle s est déroulée sous

Plus en détail

RÉSUMÉ DE LA RÉPONSE DE LA DIRECTION ÉVALUATION DES PRIX ET DES BOURSES SPÉCIALES DU CRSH

RÉSUMÉ DE LA RÉPONSE DE LA DIRECTION ÉVALUATION DES PRIX ET DES BOURSES SPÉCIALES DU CRSH RÉSUMÉ DE LA RÉPONSE DE LA DIRECTION ÉVALUATION DES PRIX ET DES BOURSES SPÉCIALES DU CRSH Juillet 2012 Contexte Les prix et les bourses spéciales du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) forment

Plus en détail

Réglementation des séjours spécifiques sportifs

Réglementation des séjours spécifiques sportifs Réglementation des séjours spécifiques sportifs Modification du code de l action sociale et des familles concernant les accueils de mineurs en dehors du domicile parental Direction des Sports DSB2 Sommaire

Plus en détail

PROGRAMME OPERATIONNEL NATIONAL DU FONDS SOCIAL EUROPEEN. objectif compétitivité régionale et emploi

PROGRAMME OPERATIONNEL NATIONAL DU FONDS SOCIAL EUROPEEN. objectif compétitivité régionale et emploi UNION EUROPEENNE L Europe s engage en Limousin Avec le Fonds social européen PROGRAMME OPERATIONNEL NATIONAL DU FONDS SOCIAL EUROPEEN objectif compétitivité régionale et emploi 2007 2013 Axe 3 «cohésion

Plus en détail

Etude d image et de satisfaction 2011 Synthèse des résultats

Etude d image et de satisfaction 2011 Synthèse des résultats Etude d image et de satisfaction 2011 Synthèse des résultats Description de l étude Depuis 10 ans, la CCI de Troyes et de l Aube s est résolument engagée dans une démarche de progrès, concrétisée par une

Plus en détail

Succès d une entreprise étrangère dans la pénétration du secteur financier en Amérique Latine

Succès d une entreprise étrangère dans la pénétration du secteur financier en Amérique Latine Succès d une entreprise étrangère dans la pénétration du secteur financier en Amérique Latine Coface - Natixis a décidé d internationaliser son activité d assurance crédit en Amérique Latine en 1997. Le

Plus en détail

Message accompagnant le projet de décision concernant l octroi d un crédit d engagement pour l aide au logement

Message accompagnant le projet de décision concernant l octroi d un crédit d engagement pour l aide au logement Message accompagnant le projet de décision concernant l octroi d un crédit d engagement pour l aide au logement Le Conseil d Etat du Canton du Valais au Grand Conseil Monsieur le Président, Mesdames et

Plus en détail

Lancement de la campagne Entretien Professionnel (EP) 2015

Lancement de la campagne Entretien Professionnel (EP) 2015 INSTRUCTION n 2015-25 du 6 mars 2015 Lancement de la campagne Entretien Professionnel (EP) 2015 Emetteurs : Direction des Ressources humaines et des Relations sociales - Direction du Développement RH Correspondants

Plus en détail

Sous la coordination de : Chargée de recherche : Angèle César

Sous la coordination de : Chargée de recherche : Angèle César Évaluation de l instauration de l hébergement égalitaire dans le cadre d un divorce ou d une séparation Sous la coordination de : Marie-Thérèse Casman Chargée de recherche : Angèle César Introduction Contexte

Plus en détail

Demande de soutien sélectif

Demande de soutien sélectif SÉRIE TV D ANIMATION OU SPÉCIAL TV Soutien au développement Dossier 2016 Version octobre 2015 Demande de soutien sélectif Vous trouverez dans ce document le règlement du soutien sélectif de Ciclic au développement

Plus en détail

Plan stratégique 2004-2007

Plan stratégique 2004-2007 Plan stratégique 2004-2007 Mot du directeur général Au cours des dernières années, plusieurs travaux importants et consultations tant à l interne qu à l externe ont conduit le Collège à l adoption de nombreux

Plus en détail

Service des arts visuels Consultations sur le soutien aux organismes artistiques

Service des arts visuels Consultations sur le soutien aux organismes artistiques Service des arts visuels Consultations sur le soutien aux organismes artistiques En 2013, le Conseil des arts du Canada a publié le Document d'information : Révision des programmes de subventions de fonctionnement

Plus en détail

Association!Cinéma!l Ecran!!!! lundi!8!septembre!2014! 14,!passage!de!l Aqueduc! 93200!SaintADenis! Tel!:!0149336688!!

Association!Cinéma!l Ecran!!!! lundi!8!septembre!2014! 14,!passage!de!l Aqueduc! 93200!SaintADenis! Tel!:!0149336688!! AssociationCinémal Ecran lundi8septembre2014 14,passagedel Aqueduc 93200SaintADenis Tel:0149336688 Introduction Projetd extensionducinémal ECRAN Le cinéma l Ecran dans le centreaville existe depuis 1991(sa

Plus en détail

DOSSIER DE PARTICIPATION

DOSSIER DE PARTICIPATION DOSSIER DE PARTICIPATION " Marquez une page de votre entreprise avec les Trophées de la performance environnementale 2014 " L ENVIRONNEMENT ET MON ENTREPRISE... Vous avez à cœur de développer votre activité

Plus en détail

NKUL BETI. econobeti

NKUL BETI. econobeti NKUL BETI econobeti Le réseau social d entraides pour la gestion des efforts et du génie ekang Paru le 08 Août 2010 Plateforme de communication Se préparer pour le Cameroun de Demain Sans une organisation

Plus en détail

Synthèse du Rapport de l auto- évaluation des cursus en Psychologie. - Bachelor -

Synthèse du Rapport de l auto- évaluation des cursus en Psychologie. - Bachelor - Synthèse du Rapport de l auto- évaluation des cursus en Psychologie - Bachelor - Lausanne, Février 2011 Au cours de l année 2010, l Institut de Psychologie de la Faculté des sciences sociales et politiques

Plus en détail

ORGANISATION MONDIALE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE GENÈVE COMITÉ DU DÉVELOPPEMENT ET DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (CDIP)

ORGANISATION MONDIALE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE GENÈVE COMITÉ DU DÉVELOPPEMENT ET DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (CDIP) OMPI CDIP/5/5 Corr. ORIGINAL : anglais DATE : 21 juillet 2010 ORGANISATION MONDIALE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE GENÈVE F COMITÉ DU DÉVELOPPEMENT ET DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (CDIP) Cinquième session

Plus en détail

1. Un partenariat innovant

1. Un partenariat innovant 1. Un partenariat innovant Foncière des Régions et AOS Studley ont en commun le succès du projet immobilier d un utilisateur, Suez environnement. Grâce au conseil expert d AOS Studley et aux savoir-faire

Plus en détail

Commission de travail sur le projet extension maternelle Compte Rendu du 19 mars 2015

Commission de travail sur le projet extension maternelle Compte Rendu du 19 mars 2015 Commission de travail sur le projet extension maternelle Compte Rendu du 19 mars 2015 Compte-rendu fait par : I.MOUSQUET Présents : C.CHARRIER, architecte E.BAZZO, DGS A.DJEBARI, enseignante maternelle

Plus en détail

Il peut mettre en œuvre lui-même des mesures préventives. Art. 3 b) Etablissement de directives et recommandations

Il peut mettre en œuvre lui-même des mesures préventives. Art. 3 b) Etablissement de directives et recommandations 460. Règlement du 0 décembre 0 sur le sport (RSport) Le Conseil d Etat du canton de Fribourg Vu la loi du 6 juin 00 sur le sport (LSport) ; Sur la proposition de la Direction de l instruction publique,

Plus en détail

P RO - enfance. Plateforme Romande pour l accueil de l enfance

P RO - enfance. Plateforme Romande pour l accueil de l enfance P RO - enfance Plateforme Romande pour l accueil de l enfance Rapport de la phase d analyse 1. Résumé Le présent document contient la description du déroulement et des résultats de la phase d analyse des

Plus en détail

LE CPAS ET L ÉTAT SOCIAL ACTIF

LE CPAS ET L ÉTAT SOCIAL ACTIF LE CPAS ET L ÉTAT SOCIAL ACTIF Journée de formation FEBISP juin 2001 Intervention de Monsieur Michel COLSON Président de la Section CPAS de l Association de la Ville et des Communes de la Région de Bruxelles-Capitale

Plus en détail

Définir et consolider son projet associatif

Définir et consolider son projet associatif FICHE PRATI QUE Définir et consolider son projet associatif L association se place sous le signe de la liberté : celle de se regrouper pour prendre collectivement une initiative. De l idée à la conception,

Plus en détail

«Entrepreneurs des quartiers»

«Entrepreneurs des quartiers» «Entrepreneurs des quartiers» Dossier de presse Pour surmonter les défis de la crise, le développement de l entreprenariat et de l activité économique dans les territoires en Politique de la Ville, constitue

Plus en détail

et le Ministère délégué auprès du Ministre de l Economie et des Finances chargé du budget,

et le Ministère délégué auprès du Ministre de l Economie et des Finances chargé du budget, Arrêté Conjoint du Ministre de la Communication Porte parole du Gouvernement et du Ministère délégué auprès du Ministre de l Economie et des Finances chargé du budget, N 2491.12 du 2 Doulkeada 1433 (19

Plus en détail

Promotion Santé Suisse

Promotion Santé Suisse Promotion Santé Suisse Qu est-ce que promouvoir la santé? «La promotion de la santé est le processus qui confère aux populations les moyens d assurer un plus grand contrôle sur leur propre santé, et d

Plus en détail

Contribution pour le développement de l éducation artistique et culturelle

Contribution pour le développement de l éducation artistique et culturelle Contribution pour le développement de l éducation artistique et culturelle Mener une politique culturelle favorisant l éducation artistique pour les jeunes suppose l inscription de cette action en lien

Plus en détail

26 novembre 2000 Votation populaire cantonale Message du Grand Conseil du canton de Berne. Initiative sur la consommation de carburant

26 novembre 2000 Votation populaire cantonale Message du Grand Conseil du canton de Berne. Initiative sur la consommation de carburant 26 novembre 2000 Votation populaire cantonale Message du Grand Conseil du canton de Berne Initiative sur la consommation de carburant Initiative sur la consommation de carburant L initiative législative

Plus en détail

Politique de placements

Politique de placements Politique de placements Le 7 octobre 2010 Politique de placements Table des matières 1. La mission de la Fondation pour le développement des coopératives en Outaouais 2. Les principes de la gouvernance

Plus en détail

L assurance de Groupe. 10 questions souvent posées sur l assurance de groupe

L assurance de Groupe. 10 questions souvent posées sur l assurance de groupe L assurance de Groupe Un must, aussi pour les PME 10 questions souvent posées sur l assurance de groupe Les pensions complémentaires ont le vent en poupe La pension légale d un travailleur salarié belge

Plus en détail

Licence professionnelle Gestion et administration du personnel

Licence professionnelle Gestion et administration du personnel Formations et diplômes Rapport d'évaluation Licence professionnelle Gestion et administration du personnel Université de Bordeaux Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A) Formations et diplômes Pour le

Plus en détail

ORGANISATION DE L AVIATION CIVILE INTERNATIONALE

ORGANISATION DE L AVIATION CIVILE INTERNATIONALE APIRG/14-WP/29 ORGANISATION DE L AVIATION CIVILE INTERNATIONALE GROUPE REGIONAL AFI DE PLANIFICATION ET DE MISE EN OEUVRE QUATORZIEME REUNION (APIRG/14) (Yaoundé, Cameroun, 23 27 juin 2003) Point 6 de

Plus en détail

Faits saillants du sondage sur la consommation des produits biologiques au Québec

Faits saillants du sondage sur la consommation des produits biologiques au Québec Faits saillants du sondage sur la consommation des produits biologiques au Québec Préparé par Filière biologique du Québec Lévis (Québec) Juin 2011 1. Profil des répondants Un échantillon de 718 personnes

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE. Les dates clés de la Coddem

DOSSIER DE PRESSE. Les dates clés de la Coddem 6 ème séance plénière lundi 14 avril 2014 DOSSIER DE PRESSE La commission départementale de la démographie médicale : l instance incontournable en Lot-et-Garonne pour mettre en place un nouvel exercice

Plus en détail

«Comment mieux vendre l entreprise aux salariés aujourd hui? Pratiques de marketing RH».

«Comment mieux vendre l entreprise aux salariés aujourd hui? Pratiques de marketing RH». Compte Rendu Café RH Dauphine du 7 avril 2014 «Comment mieux vendre l entreprise aux salariés aujourd hui? Pratiques de marketing RH». Ce compte rendu vise à faire une synthèse des différents points abordés

Plus en détail

LA MAISON RÉGIONALE DES ENTREPRISES

LA MAISON RÉGIONALE DES ENTREPRISES LA MAISON RÉGIONALE DES ENTREPRISES I. Présentation de l action La Région Guadeloupe a créé en 2007 une Agence régionale de développement économique (ARDE) afin de se doter d un outil performant capable

Plus en détail

Le coût du crédit aux entreprises

Le coût du crédit aux entreprises Frédérique EDMOND Direction des Études et Statistiques monétaires Service des Analyses et Statistiques monétaires L enquête trimestrielle sur le coût du crédit aux entreprises est réalisée auprès d un

Plus en détail

Rapport d évaluation de la licence professionnelle

Rapport d évaluation de la licence professionnelle Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation de la licence professionnelle Administration et gestion des entreprises culturelles de l Université de Haute-Alsace Vague C 2013-2017 Campagne

Plus en détail

Les Principes et les Bonnes Pratiques Relatifs à la Sensibilisation et l Education Financières

Les Principes et les Bonnes Pratiques Relatifs à la Sensibilisation et l Education Financières DIRECTORATE FOR FINANCIAL AND ENTERPRISE AFFAIRS Les Principes et les Bonnes Pratiques Relatifs à la Sensibilisation et l Education Financières RECOMMANDATION DU CONSEIL Ces Principes et Bonnes Pratiques

Plus en détail

Habiter ma ville. Résumé de la politique d habitation de la Ville de Gatineau

Habiter ma ville. Résumé de la politique d habitation de la Ville de Gatineau Habiter ma ville Résumé de la politique d habitation de la Ville de Gatineau L habitation constitue une composante essentielle à la qualité de vie des citoyens et une préoccupation constante dans l ensemble

Plus en détail

Recommandations. Thèses relatives à l accréditation

Recommandations. Thèses relatives à l accréditation Recommandations Thèses relatives à l accréditation Berne, le 17 décembre 2003 Seite 2 Recommandations aux hautes écoles spécialisées suisse 1. Accréditation et processus de Bologne Dans la Déclaration

Plus en détail

DOMITYS exporte son modèle et renforce sa présence en France

DOMITYS exporte son modèle et renforce sa présence en France Résidences Services Seniors DOMITYS exporte son modèle et renforce sa présence en France Paris, le 11 avril 2014 Le groupe DOMITYS, leader des Résidences Services Seniors Nouvelle Génération, est le premier

Plus en détail

Loi Aillagon : Que retenir des 10 ans du «dispositif mécénat»? Enquête

Loi Aillagon : Que retenir des 10 ans du «dispositif mécénat»? Enquête Loi Aillagon : Que retenir des 10 ans du «dispositif mécénat»? Enquête Rappel du «dispositif mécénat» issu de la Loi Aillagon, un dispositif unique au monde La loi n 2003-709 du 1er août 2003 relative

Plus en détail

Ainsi, les TEPOS représentent la deuxième phase de cet appel à projets national.

Ainsi, les TEPOS représentent la deuxième phase de cet appel à projets national. - 1 - APPEL A PROJETS TEPOS QU EST-CE QU UN TERRITOIRE A ÉNERGIE POSITIVE? Contexte L énergie, nécessaire à tous les domaines et besoins de la vie quotidienne, devient, du fait de sa raréfaction, de plus

Plus en détail

Conseil économique et social

Conseil économique et social NATIONS UNIES E Conseil économique et social Distr. GÉNÉRALE ECE/TRANS/WP.1/2006/5 5 janvier 2006 FRANÇAIS Original: ANGLAIS COMMISSION ÉCONOMIQUE POUR L EUROPE COMITÉ DES TRANSPORTS INTÉRIEURS Groupe

Plus en détail