Saint-Père (89450). Le passage de la villa au village médiéval

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1 Université de Bourgogne-Franche-Comté UFR Sciences du Langage, de l Homme et de la Société. Besançon Master ACTE Saint-Père (89450). Le passage de la villa au village médiéval Philippe Beyney Directeur P. Nouvel, Maître de conférences à l UBFC Tuteurs C. Sapin, Directeur de recherche en retraite du CNRS, Directeur scientifique du CEM St-Germain d Auxerre et F. Henrion, Délégué scientifique et technique, Archéologue RO au CEM St-Germain d Auxerre 1

2 Zusammenfassung Die gallo-römische Villa von Saint-Père (Yonne): wie sie zu einem christlichen-hochmittelalterlichen Dorf geworden ist? In St-Père (89450) suchen Archäologen seit 15 Jahren nach dem ersten karolingischen Kloster, das im Jahre 858 gegründet worden ist. Schon vor ungefähr 25 Jahren haben die Luftbilder eine große gallo-römische villa in Saint-Père offenbart. Ihre pars rustica entfaltet sich in zwei großen parallelen Seitenflügeln in den Frondienst St-Jean genannten Feldern, sie war der Bauernhof des Gutshofs. Noch bis heute liegt das Dorf auf dem Gelände des Herrenwohnhauses (pars urbana). Dies wurde 1960 durch die Ausgrabung von zwei Räumen mit Hypocausten ganz in der Nähe der gotischen Kirche Notre-Dame belegt. Insgesamt zählt diese villa mit einer Ausdehnung von 250X500 m. zu den größten des Gebietes, das zu dem gallisch-hädnischen Siedlungsraum,mit der Hauptstadt Bibracte gehörte. Sie lag verkehrsgünstig keine 200 m von einer den bedeutenden römischen Straßenverbindung zwischen Augustodunum (Autun) und Autessiodurum (Auxerre) und keine 800 m von den Thermen les Fontaines salées» entfernt. Das Ziel dieser Arbeit besteht darin, eine Bestandsaufnahme zu machen und die Forschungen zur Epoche von der gallo-römischen Zeit bis zum christlichen-mittelalter beurteilen. Das karolingische Kloster und die gallorömische Villa hatten beide hohen Status aber warum, wann und wie kann sich ein ländlicher Betrieb von einem Zustand zu einem anderen wandeln? Résumé La villa gallo-romaine de Saint-Père (Yonne) : comment est-elle devenue un village chrétien alto-médiéval? Depuis 15 ans à Saint-Père (89450), les archéologues recherchent le premier monastère carolingien qui a été fondé en 858. Depuis environ 25 ans, les photos aériennes ont révélé une grande villa-gallo-romaine. Sa pars rustica se développe en deux grandes ailes parallèles dans les champs appelés «Corvée Saint-Jean», c était la ferme du domaine. Encore aujourd hui le village repose sur la partie résidentielle (pars urbana). La preuve en a été donnée par les découvertes, en 1960, de deux pièces avec hypocaustes à proximité immédiate de l église Notre- Dame. Dans l ensemble, avec une superficie de 250x500 mètres, cette villa compte parmi les plus grandes de la région qui appartenait à la cité gallo-romaine des Eduens dont la capitale était Bibracte. Elle se trouvait à un important nœud de communication éloigné à peine de 200m de la voie romaine qui reliait Augustodunum (Autun) à Autessiodorum (Auxerre), et à peine de 800 m des thermes des «Fontaines salées». L objectif de ce travail consiste à faire un état des lieux et une évaluation des recherches sur la période comprise entre l époque gallo-romaine et celle du haut-moyen Age chrétien. Le monastère carolingien et la villa gallo-romaine avaient tous deux un statut élevé, mais pourquoi, quand et pourquoi un établissement rural peut-il passer d un état à un autre? 2

3 Remerciements Je remercie tout d abord mes encadrants Pierre Nouvel, Christian Sapin et Fabrice Henrion : le premier pour avoir accepté un sujet qui n émanait pas de lui, le deuxième pour m avoir aussi généreusement accueilli au sein du CEM St-Germain d Auxerre et le troisième pour avoir corrigé mes premiers textes. Au sein du CEM j ai également pu bénéficier des conseils précieux du responsable du bureau dessin, Gilles Fèvre, du géologue Stéphane Büttner, de l archéologue Sylvain Aumard et de l accueillante et efficace Chantal Palluet. D autres institutions m ont aidé dans mes recherches : La municipalité de Saint-Père, son Maire Christian Guyot, son Secrétaire général Gilles Tramé et les responsables des musées de ville et de site (Fontaines Salées) Dominique Janvier et Philippe Tollard. Le SRA de Bourgogne Agnès Rousseau, Franck Faucher et le bibliothécaire Bruno Milou. L Association Archéologique de l Avallonnais, Bernard Poitout, Claude Mordant, Morgan Loire et Jean-Maurice Simon et la bibliothèque d Auxerre. Les habitants de Saint-Père que je remercie de la confiance et du soutien qu ils m ont accordés, du mobilier et des précisions qu ils m ont confiés, en particulier Colette Tollard, Dominique Carrez, les Blandin (Gisèle, Marcel, Damien et Jean-François), Jean-Claude Jury, la famille Dupont, Jacques Chagnot, Georges Ravelli, Evelyne et Louis Descoutures, Chantal Saragoni et Michel Indergand. Anne Delor-Ahü qui m a confié très tôt des photos aériennes du site. Pascale Laurent qui m a gratifié d une visite privée de la villa d Escolives-Sainte-Camille. En céramologie la spécialiste Fabienne Creuzenet et les quatre master 2 organisateurs du stage. Christelle Sanchez en master 2, aide précieuse sur le terrain. Mes jeunes collègues de Dijon et de Besançon, génération qui a spontanément poussé dans l informatique et m a prêté main forte. Enfin, rien n eût été possible sans l accord et la participation active de celle qui m accompagne depuis tant de belles et fuyantes années : Béatrice Beyney. 3

4 Sommaire Zusammenfassung et résumé Remerciements Sommaire Introduction p2 p3 p4 p6 I. Cadres de l étude p7 I.1. Situations p8 I.1.1. Situation géographico-historico politique p8 I.1.2. Situation géologique p12 I.1.3. Situation de l implantation religieuse p14 I.2. Etat de l art I.2.1. Contexte général favorable I.2.2. Le P.C.R. Monastères en Europe occidentale (V e -X e siècles) I.2.3. Prospections-inventaires sur les plateaux de Basse Bourgogne p15 p15 p17 I.3. Problématique, objectifs, outils I.3.1. Problématique I.3.2. Objectifs I.3.3. Outils p20 p21 p24 II. Deuxième partie. Corpus et méthodes d études p25 II.1. Les sources iconographiques II.1.1. Cartes, plans et cadastres II.1.2. Photos aériennes II.2. Les données archéologiques II.2.1. Corvée St-Jean : corpus, prospections et sondage II.2.3. Pars urbana : corpus II.2.3. Pars urbana : prospections radar p28 p31 p34 p39 II.3. De la villa au village II.3.1. La question de l implantation religieuse et celle des inhumations p42 4

5 II.3.2. Toponymie médiévale du village II.3.3. Les statuts de la villa et du village p43 p47 III. Troisième partie. Résultats et perspectives p52 III.1. Fiabilité du corpus p53 III.1.1. Les inventaires du musée III.1.2. Les bases de données sur le site p56 III.1.3. Numismatique et céramologie p59 III.2. Modélisation de la question du détournement du ru p64 III.2.1. Topographie : le ru du Val de poirier et son talweg p64 III.2.2. Topographie : des inondations au niveau de sol gallo-romain p68 III.3. Saint-Père règle ou exception? p70 Conclusion p71 Table des figures p72 Bibliographie p75 Annexes p82 5

6 Introduction Qu est-ce qu une villa gallo-romaine? Dans le cadre de ce master ACTE 1 on utilisera une définition simple mais efficace à propos du site de Saint-Père, celle de P. Ouzoulias cité par Ferdière (et alii 2010) : «une entreprise agricole disposant d installations destinées à la villégiature». L Antiquité tardive et le premier Moyen Age forment une période transitoire entre l époque protohistorique et romaine, caractérisée par un pouvoir local reposant sur les propriétaires terriens et l époque médiévale carolingienne où un pouvoir pyramidal, fondé sur la grande propriété laïque et ecclésiastique fiscale laisse peu de place à l initiative. (Nouvel 2011). La particularité et l intérêt du choix de ce site résident dans le fait que l on y passe d une villa gallo-romaine à une villa et à un monastère carolingiens. Il se trouve qu entre les opérations de prospections-inventaires menées aujourd hui par B. Poitout et P. Nouvel et le PCR sur les premiers monastères de Bourgogne Franche-Comté conduit par C. Sapin et S. Bully aucun état des lieux n avait été fait ; c est ce que se propose de réaliser cette première année de master ACTE. Etat des lieux qui situe l étude de cas et les recherches effectuées, qui problématise et décrit le corpus et les méthodes de recherche et enfin qui évoque les premiers résultats et les perspectives de master 2 par rapport aux autres villae éduennes. 6

7 Première partie. Cadres de l étude 7

8 Première partie I. Cadres de l étude I.1. Situations I.1.1. Situation géographique, historique et politique. Géographiquement l étude de cas de ce master 1 ACTE, Saint-Père (89450) se situe au centre-est de la Gaule, à l extrémité nord du pays éduen centré sur Bibracte, cité puis évêché d Autun. Saint-Père Fig. 1 Carte simplifiée d Alain Houot, professeur dans le secondaire. Du point de vue du cadre hydrologique et du réseau viaire, l ancien habitat gallo-romain objet de cette recherche, est sis à 1 kilomètre au nord des thermes gallo-romains des Fontaines Salées, et au confluent de la Cure et d un ru aujourd hui détourné. Le site est à un carrefour important de chemins antiques et de voies romaines dont les tracés sont conditionnés par la présence de 8

9 gués sur la Cure. Depuis le Néolithique les paysages sont marqués par une plus ou moins forte anthropisation selon qu ils sont favorables ou non aux cultures et à l élevage. Des terres alluviales aérées permettant les labours faciles et la polyculture, et la richesse des ressources naturelles, principalement pédologiques confèrent un statut important à ce site au cours du Haut Empire, (Nouvel 2006 p. 37) mais c est surtout la recherche de sols variés qui prime comme dans la région proche de Noyers-sur Serein. Dominée par les reliefs du Haut-Caillot, site occupé au Néolithique (Barrand 1942), et de Vézelay avec son patrimoine carolingien et médiéval, la plaine de la Corvée Saint-Jean, avec la pars rustica d une villa gallo-romaine de 12,5 hectares bien visible sur les photos aériennes, est encore aujourd hui exploitée par des prairies et des champs céréaliers malgré la ruine de la chapelle éponyme. Historiquement et politiquement simple établissement rural et ni vicus, ni pagus, le site, c est-à-dire le haut du bourg actuel et la plaine alluviale de la Corvée St-Jean est dans la zone d influence de l Aballo antique à l époque gallo-romaine comme de nos jours. Il est complété, 50 mètres plus haut à l est et au nord-est, par les indices archéologiques gallo-romains et médiévaux de Pré Moine et Nanchèvres. Figure 3, l ancien pagus de l Avallonnais relèvera tour à tour du royaume burgonde jusqu en 532, de différents royaumes francs, avant d être intégré à la Bourgogne carolingienne (Richard, 1978). Le pouvoir y est représenté par des agents nommés par l Empire finissant, puis, à partir du milieu du V e siècle, par les rois burgondes et francs. Les aristocraties locales ne gardent la main que sur l élection du magistrat suprême de la cité devenue chrétienne, l évêque. C est cette institution, subsistant à travers les temps troubles de la fin de la période carolingienne, qui conservera l assiette et le souvenir des anciennes nations gauloises. (Nouvel 2011). 9

10 Fig. 2 Cadre politique et historique de l Avallonnais. P. Nouvel BSEA

11 Fig.3 Evolution de l Avallonnais du I er au VI e siècle. P. Nouvel Aujourd hui comme hier, en 2015 le Vézelien, déjà situé dans le Parc Naturel Régional du Morvan, est explicitement rattaché à la sous-préfecture d Avallon sous le vocable «Communauté de communes Avallon-Vézelay-Morvan». 11

12 La Cure RU U U U Fig.4 Situation géographico-politique du site. Géoportail, Philippe Beyney I.1.2. Situation géologique. Fig.5 Entre granite et oolithe, Saint-Père en Terre plaine. Nouvel

13 Aux confins du Bassin Parisien et à 3 kilomètres seulement du granite du Morvan, la vallée alluviale de la Cure appartient à la dépression du système liasique dominée par les calcaires des périodes bajocienne et bathonienne de l ère secondaire. La proximité de ces calcaires de qualité explique le grand nombre de carrières qui, dans un rayon de quelques kilomètres, alimenteront les constructions surtout gallo-romaines et médiévales. Plaine alluviale Bajocien Bathonien inf. Bathonien sup. Fig.6 Carte géologique IGN au 1/50000 e Avallon extrait. A un kilomètre au sud de notre site, une grande faille, orientée nord-sud, de la bordure ouest du Morvan a séparé les blocs 1 et 2 des blocs 3 et 4 : ce décrochement vertical, d une centaine de mètres a provoqué un broyage du granite (mylonites). 13

14 Fig.7 Les Fontaines Salées. Diagramme d après C. Megnien, O. Horon et R. Soyer. Plus tard, la faille transverse ou méridienne, orientée ouest-est, a décalé horizontalement le blocs3-2 des blocs 1-4. (Adolphe et Desmanèges-Lorenz 1974). Ainsi l eau chlorurée-sodique et radioactive qui sourd à cet endroit a pour origine les marnes ou le granite ou les deux et explique une occupation humaine dès la fin du Néolithique. Conclusion partielle. Ce site géologique et archéologique d importance ne sera pas directement étudié dans ce master, cependant comme aux périodes protohistoriques, gallo-romaines, voire médiévales s y pose la question de l habitat, notre site de la Corvée Saint-Jean et du bourg se trouve concerné par la proximité de ce haut-lieu. (cf. annexe). I.1.3. Situation et implantation religieuses On ne peut pas travailler sur le site de Vézelay ni sur celui de son environnement immédiat et commun, à savoir sur le site de Saint-Père, sans partir de la très forte implantation religieuse chrétienne qui a marqué la «colline éternelle» (Maurice Druon), mais aussi Saint- Père avec une église gothique exceptionnelle au regard de l importance actuelle du village et deux ruines qui, nous le verrons, ne manquent pas d intérêt : celle de la chapelle St-Jean et celle de l église Saint-Pierre. Le monastère de Vézelay, carolingien, roman, puis gothique a connu sa période de gloire européenne à l époque où il pensait receler les reliques de Marie- Madeleine : le XII e siècle, celui de son célèbre pèlerinage et de la chanson de geste Girart de Roussillon (Louis 1947). Dans le cadre du PCR CNRS-UMR ArTeHiS 6298, Monastères en 14

15 Europe occidentale (V e -X e siècles). Topographie et structure des premiers établissements en Franche-Comté et Bourgogne, les recherches archéologiques en cours portent sur les origines du monastère sur la colline et, simultanément, dans la vallée à Saint-Père où fut fondé ce monastère par Girart, comte de Vienne et sa femme Berthe, en 858. (R.B.C. Huygens éditeur, 1976, cartulaire p.243). Le terme Vidiliacus qui est donné à cette fondation religieuse est attesté dès 590 (Sot 2002). Conclusion partielle : dans le cadre du «passage» de l empire romain à la chrétienté alto-médiévale il semblait nécessaire de situer cette «implantation» religieuse parce que, comme on le verra, elle sous-tend les deux pôles de l état de l art d aujourd hui et, sur le terrain, elle correspond à une substitution du pouvoir chrétien sur le pouvoir civil gallo-romain et ce, sur le même lieu, la «pars urbana». I.2. Etat de l art. I.2.1. Contexte général favorable L historiographie de ce site spécifique de l évolution des campagnes gallo-romaines et du haut Moyen Age court du XIX e siècle à 2014 : dès le XIX e siècle on relève des preuves d une intense fréquentation antique (Delor 2002). Découverte, dans le bourg et aux alentours, de monnaies (Bardin 1861), découvertes de substructions antiques en 1898 au lieu-dit «Derrière la halle», des fouilles ont été réalisées par l abbé Pissier début XX ème siècle, par René Louis en , et par l abbé Lacroix début des années soixante. Un débat, voire un désaccord, entre ces deux derniers spécialistes issus d horizons différents les opposait : le littéraire René Louis pensait à un temple, l archéologue Bernard Lacroix optait plutôt pour un habitat rural. Les photos aériennes qu ils n ont pas connues ont tranché en faveur du second. De même, les 3 sondages effectués entre 2001 et 2014 par Christian Sapin à la recherche du sanctuaire originel carolingien, s ils ont confirmé la continuité Haut Empire-Moyen Age, n ont mis au jour, dans la pars urbana, aucun élément susceptible d étayer la thèse d un sanctuaire gallo-romain. Ce master se situe à la croisée de deux courants de recherche qui, à la lumière des découvertes archéologiques des 20 dernières années, tentent de combler les zones d ombre qui existent quand on parle du passage de l habitat rural dispersé gallo-romain à l habitat rural groupé des premiers villages chrétiens ; ces deux points de vue sont sous les directions, d une part de Sébastien Bully et Christian Sapin et d autre part de Pierre Nouvel et Bernard Poitout. I.2.2. Le P.C.R. Monastères en Europe occidentale (V e -X e siècles) 15

16 Fig.8 Carte UMR ArTeHiS 6298 : sites étudiés en 2013 par le PCR Christian Sapin conduit avec le CNRS sa quête scientifique des premiers établissements chrétiens depuis des décennies, et plus précisément depuis 2001 à Saint-Père où il recherche les restes du monastère carolingien ; fondé en 858, par Girart, comte de Vienne et sa femme Berthe, ce monastère de moniales s appelle Vidiliacus, terme attesté dès 590 (Sot 2002) et ce nom de «Vézelay» suivra le déplacement du site religieux sur la colline à la fin du IX e siècle. Deux campagnes de fouilles ont été menées par C. Sapin : 1- de 2001 à 2003 des «prospectionsinventaires», dans le cadre de fouilles programmées, ont conduit C. Sapin, F. Henrion et l équipe du CEM de St-Germain d Auxerre à chercher ce monastère carolingien dans les ruines de l église Saint-Pierre, traditionnellement présentée comme quasiment originelle ; si aucune preuve archéologique n a été trouvée, les deux sondages ont permis de faire le lien entre le haut Empire et les périodes mérovingienne et carolingienne, comme l attestent les céramiques, les sarcophages et un chancel. (BUCEMA 2002,2003,2004). 2- Puis à partir de 2010, le PCR 16

17 CNRS-UMR 6298 «Monastères en Europe occidentale (V e -X e siècles).topographie et structure des premiers établissements en Franche-Comté et Bourgogne, Directeurs, S. Bully et C. Sapin, a conduit ce dernier, dans la basilique de Vézelay et dans son cloître, à mettre au jour les structures carolingiennes qu il recherchait. En 2014 un sondage dans le bas-côté sud de l église Notre-Dame a permis de mettre au jour sous des sépultures médiévales un sol antérieur au XIII e siècle et un petit couvercle du I er siècle avec des tessons de tuiles romaines. Ce PCR se poursuivra en 2016 d où l intérêt, dans ce master d une mise à plat des connaissances à Saint- Père sur la période Antiquité-Moyen Age. I.2.3. Prospections-inventaires sur les plateaux de Basse Bourgogne Second programme de recherche dans lequel se situe ce master, il s agit, sous les directions de Bernard Poitout et Pierre Nouvel du travail de Prospections-inventaires sur les plateaux de Basse Bourgogne région de Noyers/l Isle-sur-Serein. Plus spécifiquement à la région de Noyers sur Serein entre 1997 et 2002, les opérations triannuelles dirigées par Cl. Mordant puis B. Poitout, grâce à l activité des étudiants des Universités de Dijon et de Besançon (Nouvel 2006), ont permis, dans un programme original et systématique de mieux cerner l évolution de l habitat rural gallo-romain de ces régions. Fig.9 Prospections-inventaires rapport de (B. Poitout, M. Loire et P. Nouvel). Ci-dessus on voit avec la carte administrative de l évolution projetée que la commune de Saint-Père figure dans le programme

18 C est dans ce cadre que prend place l article à paraître dans le bulletin de la Société d études d Avallon, L établissement rural antique de Saint-Père (Vidiliacus). Nouveaux apports. (Nouvel/Beyney, 2015). A Soliveau 1900 B Lacroix 1960 C Tollard 2004 D Sapin E Lacroix 1960 et Tollard 2002 F Louis G Pissier 1900 et photos aériennes H Beyney 1979 Fig. 10 Esquisse des deux parties de la villa Ces prospections-inventaires, à proximité immédiate de Saint-Père autour de Noyerssur -Serein, ont conclu à une densification exceptionnelle du nombre d établissements ruraux à la fin de l époque gauloise et au début de l Empire, ce qui n est pas nouveau, mais confirmé statistiquement et archéologiquement dans la région sur un corpus d environ 400 sites et indices de sites protohistoriques, antiques et alto-médiévaux. C est précisément du I er au III e siècle que la fiabilité et la densité sont les plus fortes. Mais ce qui va concerner plus particulièrement notre site est l évolution de ces peuplements dans les vallées où «la structure du peuplement rural est donc en place lors de la conquête, avec une densité déjà voisine d un site tous les 500 m, qui se renforcera encore par la suite (un site tous les 300 m à la fin du I er siècle de notre ère).» (Nouvel soumis). Y avait-il une ferme gauloise préexistante à la villa de Saint-Père? C est ce que seule une fouille pourrait confirmer, mais c est ce qui paraît donc plus que vraisemblable. Concernant les établissements de statut élevé (ER 3/3a) cette densité forte saute aux yeux sur la figure 10 de ce même article (Nouvel 2006) dans la vallée de la Cure. 18

19 Fig. 11 Localisation des établissements de fort statut en Avallonnais Si l on ajoute à cette préexistence d une ferme gauloise sur site le fait que dans les vallées la chute du nombre d établissements ruraux lors de la, ou des, crises des III e au V e siècles est moins marquée, en Terre Pleine, dans les vallées que sur les plateaux, on peut supposer une continuité d occupation de la pars urbana de la période gauloise jusqu à la période carolingienne ; la question qui reste en suspens étant celle de la date d abandon de la pars rustica du moins concernant les bâtiments agricoles, la chapelle St-Jean semblant, elle, utilisée jusqu au XIX e siècle. La comparaison ci-dessous entre 2 extraits de cartes projetées à la Société d Etudes d Avallon est explicite (Nouvel 2009a) 19

20 Vallée de la Cure, sites protohistoriques, antiques et alto-médiévaux. Compilation. Vallée de la Cure, sites datés de l époque gallo-romaine. Fig. 12 La vallée de la Cure à l époque gallo-romaine. Comparaisons I.3. Problématique, objectifs et outils I.3.1. Problématique La question de la permanence de l habitat entre la période gauloise et celle des galloromains est établie aux Fontaines Salées à 1 km de la Corvée Saint-Jean, mais au-delà de cette continuité la problématique de ce master 1 est focalisée autour de deux questions directement issues des recherches actuelles : les premiers essais de typologie des partes rusticae et l épineuse question du phasage de l habitat entre le haut Empire et le haut Moyen Age, voire la période carolingienne, et plus spécifiquement religieuse, pour ce qui nous concerne. Typologie des «partes rusticae». L intérêt se porte moins aujourd hui sur les partes urbanae que sur les partes rusticae parce que l on connaît bien les premières et moins bien les secondes plus difficiles à appréhender ; elles sont en effet moins monumentales et construites parfois en matériaux plus labiles. Les archéologues commencent cependant à modéliser une, voire des typologies de 20

21 partes rusticae à partir des photos aériennes, des formes de ces bâtiments agricoles mais aussi à partir de leur proximité plus ou moins grande par rapport à la limite qui sépare le propriétaire de ses ouvriers agricoles. Le phasage Empire-Moyen Age. Si la question du phasage de l habitat Empire-Moyen Age est épineuse c est que les historiens la posent depuis de nombreuses années à tel point que Jacques le Goff a pu écrire à propos des villes : «Le problème de la continuité urbaine de l Antiquité au Moyen Age a été l une des tartes à la crème des médiévistes.» (Duby, 1980, tome 2, p. 13). Concernant l habitat rural depuis 1980, de nombreuses recherches et découvertes archéologiques ont permis cependant de réduire le nombre des périodes inexpliquées, même s il reste des zones d ombre ; ainsi à Cluny comme à St-Pierre l Estrier, C. Sapin constate qu il est difficile, voire impossible, d établir une continuité entre la villa gallo-romaine et la fondation monastique. Dans ce contexte difficile, l étude du cas de Saint-Père peut constituer un élément de recherche archéologique modèle en milieu rural : la villa gallo-romaine de 12,5 hectares environ, supposée par l abbé Lacroix dès 1960 et révélée par les photos aériennes dès 1989 se trouve réduite, à la période médiévale, à un village sur sa pars urbana par glissement et par accrétion un peu plus à l ouest, la question est de savoir quand prend fin l occupation de la pars rustica plus à l est et comment s implantent les édifices chrétiens dont subsistent, entre autres, les ruines d une chapelle qui serait du IV e siècle et pourquoi? I.3.2. Objectifs Sur le site de Saint-Père, bourg et Corvée Saint-Jean, il n y a pas actuellement de travaux universitaires qui fassent le lien entre l Antiquité tardive et le haut Moyen Age. Le premier des objectifs de ce master 1 sera donc de mettre à plat, de rassembler et de représenter l ensemble des connaissances archéologiques acquises depuis que l on s intéresse à ce site et notamment à son phasage. Une première remarque s impose quand on considère le cadastre d aujourd hui : il est incohérent surtout si on considère le parallélisme des deux ailes de la pars rustica, parallélisme que l on ne retrouve guère que dans l orientation est-ouest de la ruine de l église St-Pierre des XI e et XII e siècles et dans celle de l église Notre-Dame, XIII e -XV e siècles, encore cela reste-t-il à démontrer, comme on le verra ci-après, précisément. 21

22 Fig.13 Plan Géoportail. Axes gallo-romains, Illustrator, P. Beyney. Une première approche à l aide du plan ci-dessus donne un angle des deux églises avec les deux axes gallo-romains de l ordre de 1 à 4 degrés se rapprochant de l axe est-ouest. L objectif sera de géoréférencer cette première constatation et d en confronter les résultats avec l angle que font les pièces sur hypocaustes avec le porche de l église Notre-Dame sur son mur nord. (Lacroix 1962a). Cette différence de quelques degrés entre les édifices chrétiens et les alignements, typiquement gallo-romains quant à leur orthogonalité, pourraient permettre de localiser d autres édifices alto-médiévaux. La meilleure preuve en est ce dessin archéologique publié par l abbé Lacroix en 1962 dans lequel l axe ouest-est gallo-romain fait, avec les édifices chrétiens, un angle de 7. C est notablement plus que si l on considère les grands axes, mais cela va dans le même sens et, quant à la précision du dessin, on peut faire confiance à l abbé Lacroix qui, de plus, avait pris des photos en montant sur le toit du porche. 22

23 Fig. 14 Lacroix, murs et hypocaustes de , place de l église On voit que l église Notre-Dame fait avec les pièces à hypocauste un angle de 7 degrés, comme si les bâtisseurs chrétiens avaient cherché à «orienter», au sens étymologique, le prêtre davantage que ne l avaient fait les gallo-romains qui, eux, avaient déterminé les deux axes de la villa uniquement par rapport à la rivière. On peut donc, grâce au radar et aux «orientations» espérer déceler l appartenance d une substructure à la période gallo-romaine qui est nord-ouest sud-est ou à la période chrétienne dont les édifices religieux et ce, dès l époque carolingienne, cherchent à tourner l officiant vers l est. En effet sur la pars urbana il est quasiment impossible de faire de la prospection pédestre, par contre sur plusieurs rues, chemins et terrains une prospection radar permettra peutêtre de voir plus clair dans ces alignements qui apparemment n en sont pas et peut-être de mieux localiser des bâtiments du monastère carolingien. Sur la pars rustica les objectifs seront différents quoique complémentaires : les prospections pédestres et géophysiques permettront de mieux cerner la fonction des édifices qui longent les deux diverticules nord et sud surtout si on les croise avec les photos aériennes et un sondage stratigraphique en ZE 114. Ce dernier peut 23

24 permettre de déterminer le phasage du passage de l Antiquité tardive au premier village chrétien. Enfin ces prospections géophysiques ont pour objectif de déterminer l emplacement exact de la séparation entre les deux parties de la villa : aujourd hui le chemin nord-sud appelé rue «Derrière les murs» semble plutôt médiéval. Mais s agit-il des murs du monastère ou de ceux qui protègeront le village et qui sont remplacés aujourd hui par une série de petites maisons dont la disposition est révélatrice? On constate d ailleurs sur ce chemin un coude, comme si c était la construction de l église Notre-Dame qui l avait repoussé vers l est. La séparation gallo-romaine est proche de cette «rue» et peut-être des murs du monastère carolingien, le radar devrait pouvoir apporter une réponse. I.3.3. Les outils Les prospections géophysiques au radar sol sont à privilégier dans la partie habitée sur les terrains proches de la ruine St-Pierre, près de la rue «Derrière les murs» et dans la rue de «l abbé Pissier» pour y faire un transect. Dans les jardins, les champs et les prés de la Corvée St-Jean le magnétomètre de l Université de Franche-Comté sera utilisé au mois de juin et prospectera en carrés de 5, 10 et 20 m de côté sur les deux ailes visibles en photos aériennes et sur la source ZL 26. La prospection pédestre complètera ce travail et l ensemble des résultats sera couplé pour être géoréférencé dans un SIG Arcgis. Les tessons de céramique les plus importants seront dessinés sous Illustrator CS 4. Enfin un sondage de 4 m², dans le cadre de fouilles programmées pour , devrait permettre, en ZE 114, de faire la première stratigraphie d un édifice de la pars rustica. 24

25 Deuxième partie. Corpus et méthodes d études 25

26 Deuxième partie : corpus et méthodes d études II.1. Sources iconographiques II.1.1. Cartes, plans et cadastres Sur la Table de Peutinger Aballo figure bien entre Aug Dunum (Autun), Sidotoco (Saulieu) et Autessio Duro (Auxerre), même si cette voie, au pied de hautes montagnes, est située sur la rive gauche de la Loire (Riger). Fig. 15 Table de Peutinger. Source Wikipédia. Sur le cadastre napoléonien on constate d emblée le caractère quasi anarchique de la disposition de l habitat à proximité de l église Notre-Dame et du cimetière-ruine de l église Saint-Pierre ; cette disposition témoigne des états successifs depuis le Moyen Age. Les seules constructions qui sont positionnées par rapport à ces deux églises médiévales sont celles qui jouxtent l église Saint-Pierre et celles qui cernent le chevet de l église Notre-Dame. Or pour les premières c est précisément sous les murs mitoyens de l église et des maisons situées à l ouest et au sud que l on a mis au jour deux sarcophages mérovingiens. C est également dans la cave de la maison sud que se trouvent, dans le mur, des conduites en plomb d alimentation en eau de la partie résidentielle de la villa. Autour du chevet de Notre-Dame on a une disposition 26

27 d origine médiévale, les constructions étant érigées sur le mur de l enceinte médiévale et vraisemblablement à proximité immédiate de la séparation des deux parties de la villa. N Fig. 16 Cadastre napoléonien de Archives départementales de l Yonne. Enfin le cadastre actuel est directement issu du cadastre napoléonien : le seul semblant d ordre que l on y trouve est dans les toponymes rue «Dessus les fossés» (a), porte du «Midi» (b) et rue «Derrière les murs» (c) qui suggèrent une enceinte. a b c Fig. 17 Cadastre de Saint-Père. Géoportail 27

28 II.1.2.Photos aériennes et relevés Les photographies aériennes ont permis de lever le différend qu il y avait entre René Louis et l abbé Lacroix en donnant raison à ce dernier : il y a bien dans la Corvée St-Jean un établissement rural antique avec les 2 ailes parallèles de sa pars rustica. Fig. 18 Photo aérienne Corvée St-Jean, Equipe Auxerroise A Soliveau 1900, B Lacroix 1960, C Tollard 3004, D Sapin , E Lacroix 1960 et Tollard 2002, F Louis , G Pissier 1902 et photos aériennes, H Beyney Fig. 19 Plan Corvée St-Jean, Pierre Nouvel, Philippe Beyney 28

29 Sur ces 2 ailes apparaissent entre autres : les voies, plusieurs bâtiments et un carrefour. La voie nord a été sondée en trois endroits par l abbé Pissier (Pissier 1902). Deux édifices sont particulièrement apparents sur les photos de l Equipe Auxerroise comme sur Géoportail. Comparaison de deux édifices de la pars rustica, coordonnées en Lambert Voie nord à 76 m à l est de ZE 80 clôture A : x= y= B : x= y= C : x= y= D : x= y= AB= = = = =66.79 Racine carrée de 66.79= 8.17m BC= même méthode = 8.42 CD= 8.38 DA= Voie sud 12 m à l est de la chapelle A : x= y= B : x= y= C : x= y= D : x= y= AB= 8.63m BC= 8.21 CD= 8.33 DA= 9.23 Fig. 20 Géoportail, comparaison de 2 édifices apparents et ressemblants Voie et édifice nord (avec abside au nord?) Chapelle St-Jean et édifice sud Fig. 21 Voies nord et sud, comparaison. Photo Equipe Auxerroise

30 On constate que, même en tenant compte d une marge d erreur de 10% due aux imprécisions de la prise des cotes sur les photos de Géoportail et à la perspective, les édifices ne semblent pas parallèles aux voies mais qu ils ont des superficies comparables : 71.75m 2 pour l édifice sud et 74.27m 2 pour l édifice nord soit une différence, par rapport à la moyenne, de 3.45%. Ces deux édifices sont donc très comparables, leurs 2 murs latéraux allant jusqu à la voie et leur mur frontal étant en retrait d environ 2.50m, peut-être s agit-il d une sorte de péristyle ce qui semblerait étonnant dans cette partie de la villa. Les prospections pédestres devraient permettre de clarifier cette question de la fonction des deux édifices. D autres édifices apparaissent sur les voies nord et sud. d A b a Voie sud : à l ouest édifice seuil de R. Louis Voie sud 3 édifices et carrefour Fig. 22 photos de la voie sud à g. E. A.1988 et à dr. E.A c Photo de gauche, à 20 m à l ouest de la ruine en A, au sud de la voie l édifice dont R. Louis avait mis au jour le seuil mais en pensant que l intérieur était au nord de la voie. Photo de droite on voit toujours à 12 m à l ouest à l est de la ruine (a) l édifice décrit ci-dessus puis plus à l est un édifice semblable (b), encore plus à l est le carrefour (c) de la voie est-ouest avec la voie nord-sud qui conduit vers le nord au gué de la Cure le long de laquelle se trouve un troisième édifice (d). B C A Edifice 1 en A, édifice 2 flèches B et C Fig. 23 Corvée voie nord 2 édifices. Photo EA

31 Au nord de la voie nord à 60 m à l ouest de l édifice décrit ci-dessus (A) se trouve un second édifice (B et C) plus vaste. Conclusion partielle : les prospections systématiques pédestres de l automne devront placer leur carroyage en fonction de ces plans et photos afin de préciser la fonction de chaque édifice. II.2. Les données archéologiques II.2.1. Corvée St-Jean Avant les prospections pédestres de l automne seront, au mois de juin, effectuées des prospections magnétiques sur les diverticules nord et sud, sur la source ZL 25 et sur les jardins ZE 114 et 115. Fig. 24 Géoportail, emprise magnétomètre diverticule nord, 200X20 m Fig. 25 Géoportail, diverticule nord, emprise prairie 20X20 m 31

32 Fig. 26 Géoportail ZE 114, emprise de 20X10 m Cette prospection permet de dessiner les contours de l édifice dont on a découvert en 1979 l angle NO et de préparer, en bordure du diverticule le sondage de 5,30X0,70 m. Fig. 27 Géoportail et Illustrator, ZE 114 emprise magnétomètre et sondage Le mobilier datant trouvé par hasard dans l angle NO couvre une période qui va de l âge du Fer au Moyen Age, (voir le détail ci-dessous). 32

33 Fig. 28 Géoportail ZE 115, emprise de 20X10 m Cette emprise devrait permettre de retrouver la voie nord qui passe en ZE 114 mais dont on ne sait à quel endroit elle vient buter sur la partie urbaine. Fig. 29 Géoportail ZL 26, source aménagée, emprise de 20X20 m Des pierres appareillées font suspecter un édifice de source. 33

34 Fig. 30 Géoportail diverticule sud, emprise de 200X20 m Sur ce diverticule sud, les prospections magnétiques devraient répondre aux interrogations de René Louis (Louis 1936) : longueur totale du mur dit de 80 m, seuil à l ouest de la ruine St Jean (qui ouvre sur quel édifice?) et enfin dimension totale vers le sud des trois pièces sur lesquelles est construite la «chapelle» et dont René Louis a fouillé la partie nord. II.2.2. Pars urbana. Corpus Dans cette partie de la villa, il y a eu depuis la fin du XIX e siècle trois types d avancées qui ont permis de préciser la datation mais aussi le statut de cette partie résidentielle : des découvertes dues au hasard, des relevés que l on pourrait qualifier de sauvetage grâce à l abbé Lacroix, Jean-Claude Jury et Pierre Tollard et enfin les relevés, fouilles et sondages programmés du CEM. Avant de commencer à détailler ces indices, signalons une découverte hasardeuse de la propriété AB 568 par Damien Blandin en 2010 : une tuile romaine estampillée «DO», même signature que celle trouvée par René Louis dans la Corvée St-Jean (Louis 1936), elle fait donc le lien entre les deux parties. Fig. 31 Tuile estampillée «DO». Partie résidentielle. 34

35 La chronologie du plan ci-dessous montre qu à l ouest du chemin coudé les preuves et indices d une pars urbana se sont, depuis la fin du XIX e siècle, accumulées. Fig. 32 Récapitulatif d après CEM : Saint-Père bourg découvertes Sur cette figure 32 les découvertes archéologiques prouvent la continuité depuis le premier siècle jusqu au Moyen Age. Les céramiques trouvées par le CEM dans l église St-Pierre (fig. 32, noté ) et dans l église Notre-Dame (fig. 32, noté 2014) sont datées du I er siècle de même que la tête de femme que Jérôme Carcopino comme Claude Rolley datent également du I er siècle. (Rolley 1981). Cf. fig. 36 ci-dessous Les découvertes dues au hasard en 2010 et 1898 : Blandin et Soliveau. Fig.33 Quart d embase, propriété AB

36 2010 Propriété Blandin Damien. Ce quart d embase qui aurait0,65 m de diamètre possède 2 tores, le supérieur présentant 2 saillies décoratives circulaires et l inférieur étant saillant comme ceux du XIII e siècle. Fig. 34 Cadastre. Gouv. St-Père AB C est en nivelant la base de sa propriété AB 568, limitrophe avec celle «Derrière la Halle», que D. Blandin est tombé sur la tuile «DO», sur l embase et d autres parements de murs dont l arase est au niveau des 5 murs mis au jour en 2002 (fig. 32) qui sont à 18 mètres et qui ont été datés par P. Tollard de l époque gallo-romaine (Tollard 2003). Fig. 35 Feuillage, corniche et parement remployés AB 568 Ce mobilier montre, si besoin était, la richesse et la complexité du sous-sol de St-Père bourg, mais les découvertes les plus précises au point de vue datation sont celles des Soliveau, père et fils, en 1898 : des vases, des morceaux de marbre blancs et roses, du mortier peint en bleu et en rouge, des murs en petit appareil, une frise, et un énorme débris d un bas-relief représentant un raisin et une feuille de vigne (Delor 2002, II, p.606). Il est également fait mention d une belle tête de femme en marbre blanc (Louis 1938). 36

37 Fig. 36 Tête de femme. Copie collection Tollard. Datée comme on l a vu par Cl. Rolley de la fin du I er siècle cette belle tête a été trouvée à quelques mètres du bâtiment en élévation, propriété ex Soliveau, dans lequel on peut voir de grandes pierres canal comme celle-ci : Fig. 37 Pierre canal, propriété ex Soliveau Ces pierres canal peuvent être un élément de réponse à la question du détournement du ru que l on traitera plus bas. Les découvertes que l on pourrait qualifier «de sauvetage». C est lors des tranchées d adduction d eau de que l abbé Lacroix a relevé les pièces sur hypocauste (cf. figure 14) qui permettent de classer avec les autres éléments luxueux la villa parmi celles qui ont le statut élevé ER3/ER3a. 37

38 Fig. 38 Lacroix EA N 44 stratigraphie hypocauste et sépultures D après l abbé Lacroix (EA N 44) le deuxième corps serait contemporain de la construction de l église au XIV e siècle et les suivants postérieurs, mais surtout s il a eu la chance de découvrir cet hypocauste en bon état c est qu il est en bordure du porche et non de l église, les fondations du porche étant moins conséquentes. Il a, la même année, reconnu 3 murs antiques dans la montée du cimetière (fig. 32 au sud de l église Saint-Pierre noté 1962) et des vases qu il date de l époque carolingienne près du lieu-dit «la Brèche» (fig. 32 au nord de Notre-Dame noté 1962). Autres «sauvetages», ceux effectués par P. Tollard en 2002 et 2004 : le premier est constitué de cinq murs orientés est-ouest qu il juge «typiquement d époque gallo-romaine à double parement en petit appareil à joints recoupés (opus quadratum) avec blocage interne classique» (Tollard Le schéma des 5 murs est repris sur la fig. 32 (noté 2002 à l ouest de l église Notre-Dame). Le second en 2004, toujours dans la montée du cimetière, au cours de travaux de voirie «une série de petites pièces de plan rectangulaire. Murs épais de 50 à 80 cm.parements réguliers ou irréguliers en petit ou moyen appareil et, pour la plupart, liés à la chaux» (Tollard tap avec schéma 2004). 38

39 Concernant les sondages du CEM, les 2 campagnes et à partir de 2010, la première dans le cadre de prospections inventaires, la seconde dans celui du PCR, ont conduit les recherches à remonter aux périodes carolingiennes à Vézelay, mérovingiennes et Haut Empire à Saint-Père dans chacune des 2 églises St-Pierre ( ) et Notre-Dame (2014). On voit donc que ce qui manque à Saint-Père c est la découverte de l église de 958 et du monastère de femmes qui l entourait. Des prospections radar pourraient faire progresser notre connaissance du sous-sol qu il soit gallo-romain ou médiéval. II.2.3. Prospections radar dans la partie résidentielle Dans la zone qui nous intéresse nombre de parcelles sont non construites ce qui favorise la prospection d autant qu elles sont situées à des emplacements stratégiques soit galloromains, soit carolingiens. Fig. 39 Radar. Propriétés 568 et 562 Fig. 40 Radar. Propriétés 558, 636 et 637, cour ex Soliveau 39

40 Les deux premiers sondages radar-sol concernent la proximité immédiate des découvertes gallo-romaines 1998 et 2010, ils permettront de préciser l orientation des substructures qui est jusqu à présent grossièrement qualifiée d est-ouest. Les suivants sont aux environs immédiats des deux églises : Fig. 41 Radar. Propriété municipale, cour d école Fig. 42 Radar. Propriété municipale, cour Ces deux parcelles présentent la particularité d être surélevées et donc d avoir des substructures, avérées pour la parcelle municipale 296. A l intérieur de l église Saint-Pierre et dans la propriété mitoyenne 40

41 Fig. 43 Radar. Propriété municipale, église St-Pierre Fig. 44 Radar. Propriétés , 273 et «Derrière les murs» Ces quatre sondages devraient permettre de mieux cerner l environnement religieux carolingien d autant que le dernier déborde sur le chemin Derrière les murs à proximité immédiate de, ou sur, le mur de séparation des deux parties de la villa ou sur le mur du monastère. Ces sondages devraient permettre également d esquisser les premiers plans de la partie noble et, par la méthode des alignements de trouver des murs carolingiens et pourquoi pas un cloître carolingien comme celui mis au jour à Autun. (Sapin 1996). 41

42 II.2.3. De la villa au village II.3.1. Les questions archéologiques posées par la transition entre le polythéisme romain et le monothéisme chrétien. On sait que l implantation de la religion chrétienne en Gaule romaine au début de notre ère est marquée par les persécutions romaines dont la dernière, celle de Dioclétien en 303, destruction des édifices et des écrits, mais aussi et surtout par toute une mythologie médiévale de martyrs, de vies de Saints et de Légende dorée qui ne facilitent pas une approche archéologique du problème. L étude de cas de St-Père en est un bon exemple. Les Fontaines Salées, à un kilomètre, recèlent bien un sanctuaire protohistorique avec des offrandes sous forme d amulettes anthropomorphes et d urnes hallstattiennes, un bassin cultuel du premier siècle de notre ère avec de mystérieuses émanations de bulles de gaz aujourd hui désacralisées et démythifiées et un édifice qui a pu être un petit temple mais dont l utilisation par des artisans des IV e et V e siècles de notre ère a effacé toute preuve archéologique ; son plan carré avec un seul côté avec péristyle rappelle le plan des temples de tradition celtique (Fauduet 2010). L abbé Lacroix a également identifié au Crot-au-Port à 5 kilomètres un petit temple dédié à Mercure, mais à St-Père et dans la Corvée St-Jean, aucune structure religieuse galloromaine, alors que à Asquins, la villa de Vergigny possède un temple centré sur podium (Nouvel 2009a) ; un seul indice en surface peut laisser supposer un petit temple de source ou un édifice chrétien : ZL 25 possède des pierres de taille qui faisaient dire à Pierre Tollard qu il s agissait peut-être d un baptistère. Une prospection géophysique magnétique permettra d en savoir plus au mois de juin. Enfin dernier témoin de la religion paléo-chrétienne encore en place, le mur en ruine de la chapelle St-Jean repose sur les fondations de pièces carrées et rectangulaires gallo-romaines mais pas dans le même axe que ces dernières. René Louis qui a fouillé le site en date cette «chapelle» du IV e siècle, encore faudrait-il prouver qu il s agissait bien à l époque d une chapelle, car si c était le cas ce serait une datation très précoce, voire exceptionnelle. En effet Christian Sapin dans Les premiers édifices chrétiens en France du nord-est, (Sapin 1998) écrit que la plus ancienne chapelle de la région est-celle d Appoigny qui est attestée avant le début du V e siècle. Les éléments archéologiques que donne René Louis sont cependant assez rigoureux dans la mesure où il fait une stratigraphie de ce qu il appelle «l oratoire» qui n est pas sans évoquer nos méthodes modernes : en partant du sol une couche de «terre végétale» 42

43 entre 0,75 et 1 m, puis, à l extérieur de «l oratoire», une couche de «cendres constantiniennes» avec en-dessous un sol jaune du IV e siècle et, à l extérieur comme à l intérieur de cet «oratoire» une seconde couche de cendres pas postérieure à 273. Au plus profond (vers 1,50m) un «sol d argile battu» sur lequel sont bâtis «l oratoire» mais aussi les murs gallo-romains. Sa première conclusion est que «l oratoire a été fondé peu après la ruine de l édifice antérieur, c est-à-dire peu après les grandes invasions de la fin du III e siècle». Cet édifice était-il un oratoire? Rien ne le prouve, d autant qu il «a été à son tour ruiné et incendié au cours du IV e siècle ou à peu près». Les datations de René Louis reposent sur ses découvertes monétaires, aujourd hui elles seraient à confirmer par des datations de céramiques. Concernant ces questions de l implantation religieuse sur le site il commet l erreur de faire trop vite l amalgame entre des découvertes que l on sait aujourd hui appartenir à la pars rustica et d autres qui sont sur la pars urbana, ce qui le conduit à évoquer un «temple» qui reste à trouver et surtout à inverser la position de ces constructions antiques qu il voit à l intérieur par rapport à leur mur nord dégagé sur 80 m alors qu elles sont au sud de l aile sud de la villa. L abbé Lacroix, plus prudent, ne voyait là qu un établissement rustique. Conclusion partielle. Les découvertes récentes, notamment les photos aériennes, donnent raison à l abbé Lacroix, mais confirment aussi qu on est toujours à la recherche d un édifice religieux sur le site de la Corvée St-Jean qu il soit gallo-romain ou paléochrétien. Une seule observation s impose : le propriétaire de la villa avait choisi d implanter sa pars urbana, autrement dit son pouvoir, sur une éminence dominant en moyenne de trois mètres les terrains limitrophes à l est, au nord et à l ouest, le pouvoir religieux en fera de même, le monastère carolingien fondé en 858 par Girart comte de Vienne et sa femme, ne pouvant pas, seule certitude actuelle, se situer sur la Corvée St-Jean, il est sur cette éminence hors-d eau, aujourd hui comme autrefois, et l église carolingienne est vraisemblablement sous l église Notre-Dame ou à proximité immédiate. II.3.2. Toponymie médiévale et antique Une des particularités toponymiques de «St-Père-Vézelay» est que le nom du monastère a suivi son déplacement dans le dernier quart du IX e siècle : une source écrite du XIII e siècle atteste que c est bien en bas, près de la chapelle St-Jean, que le monastère a été fondé par Girart et Berthe, il s agit du manuscrit 5296B de la Bibliothèque Nationale : «ecclesiam sancti Johannis Baptistae, in loco qui vetus Viceliacus cognominatur» (Louis 43

44 1937b p.24). Vetus Viceliacus (Vézelay le vieux) est une des nombreuses variantes du terme moderne «Vézelay». Parmi elles : Vezeliacum en 1104 (Quantin I-CIX), Viziliacum en 1137 (Quantin I-CLXXXVI) et Virziliacus en 868 : intra regnum nostrum Burgundiæ, in pago Avalensi, in parrochia Augustudunensis civitatis, in loco qui dicitur Virziliacus (Quantin II- IV). Confirmation de la fondation du monastère par Charles le Chauve. Ces variantes sont intéressantes dans la mesure où René Louis donnait à ce toponyme une étymologie gauloise qui sera confirmée par le dictionnaire de Xavier Delamarre en 2008 : le préfixe ver signifie «sur, super», c est celui que l on retrouve dans Vercingétorix (Roi suprême des guerriers) ou, plus près de Saint-Père, dans Vermenton (le Grand Temple, Ver-nemetum) ; la racine cellos signifie «marteau» ou «frappeur» (Delamarre 2008) et le suffixe en acus étant d origine latine, on aurait donc une romanisation du terme gaulois «le grand frappeur» et quand on sait que, dans les établissements ruraux, les propriétaires de villae appartenaient souvent à l élite locale on peut conjecturer que c était le cas ici d autant que l archéologie semble confirmer cette hypothèse de travail grâce à une inscription lapidaire qui pourrait bien être le début de ce nom : Ve.rcellacus. Fig. 45 Musée de St-Père, «VE». Photo de l auteur La plus ancienne mention de ce toponyme figure dans la liste de Saint Aunaire donnant,en 590, la liste des 37 paroisses de son évêché d Auxerre (Sot 2002). Ces deux éléments, lapidaire et ecclésiastique, nous font remonter au haut Moyen Age et à la villa gallo-romaine. Les autres toponymes sont plus spécifiquement médiévaux. La «Corvée» Saint-Jean évoque le travail dû au seigneur, ce mot a pris un sens qui l éloigne de son sens étymologique plus positif, celui de corrogata opera «travail en participation» en latin populaire et peut désigner ici, soit ce travail, soit le champ cultivé par les paysans corvéables (Greimas 1968). 44

45 Dans le haut du village les noms des rues dessinent une enceinte sans doute médiévale qui n est pas sans rappeler la partie résidentielle gallo-romaine : à l ouest la rue «Dessus les fossés» est parallèle à la digue (Fig. 47 en pointillés côté ouest) qui détourne le ru du Val de Poirier vers le Moulin des Marguerites et qui alimentait, sans doute, ces fossés dont l existence a été archéologiquement prouvée par la pelle mécanique lors des travaux d adduction d eau. «Vers le monument aux morts, la largeur du fossé dépassait 4,80 m (Lacroix 1963c). Au sud le Chemin de la Fontaine provient d une source qui, au sud de la digue, pouvait très bien, comme le ru, alimenter la pars urbana voire les fossés médiévaux. A l est, la rue Derrière les murs épouse, mais avec un coude, la délimitation probable et rectiligne entre les deux parties de la villa et correspond plus sûrement à l ancienne enceinte médiévale puisqu elle est dans le prolongement de la rue «Derrière le Moulin» qui possédait encore en 2014, plus au nord, un «mur» de plus de 14 m de long, de 1,25 m de large en moyenne et haut de 1,80 à 2,15 m sans qu on en ait l arase. Fig. 46 Mur de la rue Derrière le moulin. (photo de l auteur) Il possédait surtout 4 trous de boulin à une hauteur comprise entre 1 et 1,40 m. Mur massif dont la hauteur totale devait se situer au moins à 2,50 m par rapport au sol actuel, mais mur non maçonné. Cette protection en pierre est confirmée par la Rue de la Brèche ou «Dessus la Brèche» qui débouche sur l enceinte au lieu-dit «la Brèche» dont on ignore précisément l origine, mais à propos de laquelle on peut préciser, dans le cadre de cette étude, qu elle est située à quelques mètres de la partie ouest du diverticule nord de la pars urbana. 45

46 L Enfermie Rue Derrière le moulin Derrière la halle Fig.47 Géoportail, toponymie Légende abbé Lacroix : A, B et C : vestiges gallo-romains et carolingiens. I : bourg médiéval. D : Maison Dieu. II extension extra muros. X : rive droite voie dite de Julien l Apostat. III : aspect définitif. Fig. 48 Dessin J.P. Grégoire, Echo d Auxerre N 45 Dans cette enceinte la porte fortifiée Sud était encore visible au XIX e siècle 46

47 Fig. 49 Porte Sud. Victor Petit (1870 réédité en 2001), p. 322 Derniers termes interprétables à l intérieur de l enceinte : la rue des Pierres, l impasse des «Amendiers» et les lieux-dits «l Enfermie» et «Derrière la halle». La rue des Pierres dans un environnement riche en calcaires du Secondaire, Bajociens et Bathoniens, cela n étonnera personne, peut-être peut-on simplement supposer qu il y avait dans cette rue une concentration particulière de pierres. Impasse des Amendiers peut avoir un sens proche de celui que nous connaissons : ceux qui s amendent, qui réparent une faute, dédommagent ; Greimas donne «amender» fin XI e dans ce sens. La Halle ou Hale, c est la salle, la salle de conseil qui n est pas sans rappeler l aula carolingienne. Enfin le terme Enfermie peut avoir plusieurs significations : Greimas donne au XIII e siècle pour «enfermerie», forteresse ou prison ; comme on est loin de la Maison Dieu de St-Père on peut exclure le sens d infirmerie et se contenter de celui de lieu enfermé intra-muros. II.3.3. Les statuts de la villa et du village. Le premier critère qui permet de classer la villa dans la catégorie des ER3, c est-à-dire parmi les établissements de fort statut, est celui de la taille. Sur 1281 établissements ruraux identifiés dans la zone d étude, en Auxerrois, Avallonnais et Tonnerrois, 57 seulement sont des ER3 et parmi ces 57, quelques-uns seulement dépassent les 12 hectares et demi de St-Père. (Nouvel 2009b). 47

48 Fig établissements ruraux, carte. De la ferme au palais. Les établissements ruraux antiques de Bourgogne du Nord, II e -IV e siècles p.c. Nouvel 2009b 48

49 Fig. 51. Typologie des établissements ruraux. De la ferme au palais. Les établissements ruraux antiques de Bourgogne du Nord, II e -IV e siècles p.c. Nouvel 2009b. Mais la taille n est pas le seul critère qui situe cette villa dans la catégorie des établissements de fort statut ; sur les photos aériennes les «pavillons multiples alignés» (Ferdière 2010) de la partie exploitation sont disposés de façon très régulière et semblent formés à partir de cartons précis. Outre la richesse du mobilier trouvé dans cette partie, (et qui avait conduit René Louis à évoquer un temple), on trouve dans l organisation interne de la partie résidentielle un mobilier digne des villae les plus luxueuses, exception faite d une mosaïque dont on n a aujourd hui aucune trace du fait de la construction du village sur cet emplacement. Ont été en effet mis au jour des tuiles, tegulae et imbrices, et non des dalles sciées, des éléments de conduit en pierre pouvant faire penser à une adduction d eau et donc à un balnéaire, des pièces chauffées par hypocaustes, des enduits peints et une tête féminine du Ier siècle (Delor 2002). Cf fig. 14. Quant à l organisation interne de cette partie il est difficile pour l instant de se prononcer tant sur sa surface que sur la disposition des différentes parties de l habitat. Des prospections géophysiques radar pourraient permettre de distinguer les alignements des murs gallo-romains de ceux de l époque chrétienne, ces derniers étant davantage est-ouest que les premiers. 49

50 Conclusion partielle : même si on n a pas encore identifié de temple, ni mis au jour de mosaïque, tout concourt à faire de ce site le cadre luxueux d un exploitant indépendant, gaulois ou romain, dont la demeure principale était sans doute à Aballo. Le statut de la fondation carolingienne est, certes dans un cadre juridique, politique et économique tout autre, aussi relevé. Les fondateurs du monastère de femmes de Vercellacus choisissent en 858 ce lieu parce qu ils en sont propriétaires, mais peut-être aussi parce qu il n était pas anodin et que la continuité d occupation entre l antiquité tardive et le haut Moyen Age si elle n est pas archéologiquement démontrée, décennie par décennie, est plus que vraisemblable. «La plupart des ER3 survivent à la période sans perdre leur statut, leur vaste partie résidentielle étant toujours occupée» (Nouvel 2009 b). Même si, en ce milieu du IV e siècle, on note une disparition ou un déclassement des quatre cinquièmes des ER3 existant au début du siècle, par sa taille et son statut qu on peut qualifier d exceptionnels, on peut penser que la partie résidentielle de St-Père a perduré. «Les sites totalement désertés sont cependant très rares, le phénomène se limitant généralement à un abandon de la partie résidentielle» (Nouvel 2009b). Or à St-Père les inhumations mérovingiennes «ad sanctos» et les sarcophages attestent une continuité confirmée par l équipe du CEM St-Germain d Auxerre ; de même la présence et la permanence de la chapelle St-Jean éponyme de la Corvée que René Louis date du IV e siècle est un argument qui va dans le même sens. La seule et importante question qui reste en suspens est celle de la date d abandon de la partie rustique qui était peut-être plus difficile à protéger, parce que plus vaste et plus basse, que la partie résidentielle, c est pourquoi nous proposons une stratigraphie dans ZE 114. Continuité également quant au fort statut du comte de Vienne, (ancienne capitale de cité gallo-romaine d ailleurs), Girart, et aussi de sa femme Berthe. Le comte lors de la partition de l empire de Charlemagne entre les 3 fils de Louis-le-Pieux ne choisira pas le camp de Charles et de Louis qui l emporteront contre Lothaire lors de la bataille de Fontenoy en Puisaye en 841, sa nièce Ermentru allait faire de lui en 842, l oncle de Charles le Chauve et comme il est arrière ou arrière-arrière-petit-fils présumé de Charles Martel, neveu de la fille naturelle de Charlemagne (Aupais) et oncle des futurs rois de France, Eudes et Robert I er,, on peut dire qu il «cousine à la fois avec les rejetons de Charlemagne et avec les ancêtres de Hugues Capet.» (Louis 1946 p.33). Berthe n était rien moins que la sœur d Ermengarde, femme de Lothaire et elle avait acheté à Judith, femme de Louis-le-Pieux ces terres situées au nord de la zone d influence de Girart, fils de Girart I er comte de Paris. Girart restera opposé à Charles-le-Chauve 50

51 qui, certes l emportera, mais on voit à quel point on est en présence des grands de ce monde carolingien et donc sur un site carolingien lui aussi de fort statut. Pourquoi ce statut du village n a-t-il pas perduré au Moyen Age? Tout simplement parce qu il s est déplacé avec le nom de Vézelay sur la colline après que les pillards ont saccagé le monastère de femmes quelques années après sa fondation. Le monastère de Girart et de Berthe est alors occupé par des hommes et situé au plus haut de la colline qui n est pas encore «éternelle». Les sondages de 2010 et 2011 puis, en 2012 et 2013 les fouilles programmées du CEM St-Germain d Auxerre ont permis de mettre au jour le premier mur carolingien en opus spicatum daté par 14 C et dendrochronologie de cette seconde moitié du IX e siècle et situé sous l aile ouest des carreaux XIII e siècle du cloître. Cette campagne de fouilles a également permis par des prospections géophysiques dans la basilique de repérer une abside sous la croisée du transept et une fondation qui pourrait être celle du mur ouest de l église carolingienne, dans le prolongement de l aile ouest du cloître (Sapin 2015). Conclusion partielle : fort statut et de la villa de Vézelay le bas et de la fondation de Vézelay le haut qui, malgré le manque d eau sur l éperon, sera plus aisé à défendre et connaîtra la gloire grâce à l inventio des reliques de Marie Madeleine. 51

52 Troisième partie. Résultats et perspectives 52

53 Troisième partie : résultats et perspectives III.1. Fiabilité du corpus III.1.1. les inventaires du musée Au musée de Saint-Père créé à l occasion de la découverte des Fontaines Salées se trouvent plusieurs inventaires qui ont tenté de remédier aux vicissitudes du temps, aux épineuses questions juridiques de propriété et malheureusement aux vols. Le premier est celui de M. Devauges, Assistant à la Circonscription des Antiquités Historiques de Bourgogne, il date de 1967 et concerne essentiellement les Fontaines Salées et quelques objets découverts sur le site de Saint-Père comme le manche de couteau (p.2), l inscription lapidaire VE.RCELLACUS et une remarque au conditionnel à propos d une vitrine : «certains objets proviendraient des fouilles de la Corvée St-Jean.-cf. Abbé Lacroix», (p.3). (cf. Annexes). Il est suivi en 1974 d un rapport de ce même M. Devauges, (devenu Directeur des Antiquités Historiques de Bourgogne), qui, sur un plan administratif, est accablant à l encontre de M. René Louis, découvreur des Fontaines Salées qui argue d une convention ministérielle qui n a jamais été.signée! «M.Louis n a pas été en mesure de me renseigner précisément des origines des vestiges en 1967». (cf. Annexes). L inventaire Tollard 1981 m a été gracieusement confié par Mme C. Tollard (cf. annexes), mais il est plus difficile de trouver la «réorganisation» de Mlle Riand en 1995, et, sur le retour des pièces de la SFAY en 1996, seules 10 sont inventoriées. Il faut attendre le travail de Mmes Rousseau, Ingénieure à la Drac de Bourgogne et en charge des campagnes de l Yonne, et Janvier, en 2007 et 2012, pour essayer de clarifier la situation. Voici les extraits concernant le mobilier de St-Père et de la Corvée St-Jean : St-Père et Corvée, extraits de l INVENTAIRE MUSÉE 2007 page 1 à 4 SALLE I 1 marmite tripode X X Corvée St Jean 1 fragment calcaire avec pampres X X Saint Père 1 fragment vasque en marbre X X Saint Père 2 chapiteaux toscans? X X Saint Père Salle Monnaies page 9 8 monnaies 8 8 Corvée St Jean 53

54 9 monnaies médiévales et modernes Corvée St Jean PIÈCES ABSENTES OU REPRISES page 11et 12 1 frag. table autel paléo-chrétien X(3) X St Père 1 frag. angle tablette pierre dure X St Père 5 poteries époque carolingienne X(8) X(5) St Père 1 photo d une tête de femme X Fond de vase verre à l olivier X X Corvée St-Jean Fouilles aux frais de la SFAY 2 coupes sigillée X X Corvée St-Jean Fouilles aux frais de la SFAY 2 creusets X X Corvée St-Jean Fouilles aux frais de la SFAY Objet magique avec signes astraux X X Corvée St-Jean Fouilles aux frais de la SFAY Fragments de crépine en marbre X X Corvée St-Jean Fouilles aux frais de la SFAY Annotations : Vol en 2006 d une tête de femme du 14 ème s. Photocopie du procès-verbal jointe. Vol de pièces de monnaies en? Lesquelles? Procès-verbal manquant. La classification des objets SFAY ou Etat repose uniquement sur l inventaire de L inventaire de 1967 note simplement «don à la Société» ou «don au musée». Certains objets sont listés dans la catégorie «autres» car non repris sur les inventaires ou impossibles à déterminer. Il existe aussi une catégorie d objets «à définir» à essayer de mettre en corrélation avec le reliquat des inventaires. Les carnets de fouilles, avec dates et références pour chaque objet, seraient utiles afin d affiner au mieux cet inventaire. Divergences des inventaires 1967 et 1981 page 13 1 tête de femme en marbre blanc 1967 Provenance Saint Père. Don de la ville d Auxerre en dépôt au Musée 54

55 Partie inf. chandelier en bronze 1 frag. De petit chapiteau pilastre Légué au Musée de la ville d Auxerre par l abbé Pissier. Mise en 1981 dépôt illimité au Musée par délibération du CM d Auxerre sur proposition. De M. Paul Bertier (conservateur) 1967 St Père Chapelle St Christophe Don Farizy au musée 1981 St Père Chapelle St Christophe Don Farizy au musée / SFAY 1967 St Père anc. Eglise romane Don Redor au musée 1981 St Père anc. Eglise romane Don Redor au musée / SFAY Fig. 52 Inventaire 2007 extraits bourg et Corvée Inventaire de 2012 sélection Corvée St-Jean et village DESIGNAT ION 1 fragment de calcaire avec pampres 1 fragment de vasque 2 chapiteaux toscans 1 meta 1 marmite tripode 1 tête de chien (manche de clé) Mobilier Remarqu able Attention! Déjà repris dans le thème «métal» à tort Etat de conservat ion stabilisé, bon état DIMENSI ONS (L x l x H) L : 50 cm H : 36 cm H : 15cm sur 20 cm H : 57cm diam 40cm H : 45cm diam 40cm Diam : 77cm Epais. : de11 à 6 cm H : 13cm Diam : 27 cm 5 cm Matéria ux Calcair e Marbre Pierre Pierre volcani que Argile Alliage cuivreu x Provena nce Saint- Père Saint- Père Saint- Père Saint- Père Corvée Saint Jean ou CC des FS? Corvée Saint Jean Période Domecy/ Cure 1 er au 3 ème Fig. 53 Inventaire 2012, extraits Corvée et bourg N du cliché Remarq ues 1840 SFAY 1843 SFAY 1844/ SFAY SFAY Don Henocqu e 1911 SFAY 1886, au centre Collectio n d Etat On voit à quel point la gestion de ce mobilier a été complexe malgré la tentative de clarification de Pierre Tollard qui, dans son avertissement préliminaire de 1981 s appuie sur la loi de novembre 1941 pour attribuer à la SFAY le mobilier antérieur à cette loi et celui qui est 55

56 postérieur, à l Etat. Afin de clarifier le mobilier sur site, j ai commencé la base de données suivante. III.1.2. Bases de données sur site Mobilier Corvée St-Jean, village et Vézelay. Où? NB Matière auteur publication date(s) déc. personnage ithyphallique Vézelay page bronze Poulaine BSSY LXX 1916 Monnaies Tibère à l autel de Lyon salle A à 1,40 m de prof ; p Louis Rev quest hi Claude salle A à 1,40 m de prof Louis Rev quest hi Antonin le Pieux salle B temporum felicitas Louis Rev quest hi Vespasien salle B couche inf. (id Antonin) Louis Rev quest hi époque constantinienne salle B petite Louis Rev quest hi 2 Constantin 30m est est de la chapelle, 70 pr Louis Rev quest hi as d Auguste divinisé salle C Louis Rev quest hi après 14 1 Néron salle C Louis Rev quest hi Titus ou Domitien salle C Louis Rev quest hi vers 1 Claude II divinisé salle C Louis Rev quest hi Vespasien et 1 Constantin nr Louis Rev quest hi Préhistoire Hache préhistorique salle A à 1,40 m de prof silex poli Louis Rev quest hi Hache préhistorique salle A à 1,40 m de prof jadéite Louis Rev quest hi hachette remblai talisman? Ex-voto?! silex poli Louis Rev quest hi hachette remblai talisman? Ex-voto?! grès Louis Rev quest hi lames remblai silex poli Louis Rev quest hi 1 nucleus remblai silex poli Louis Rev quest hi Gallo-romain fibule tronc de cône aplati salle B très finement décorée Louis Rev quest hi clou à tête plate salle B décoratif bronze Louis Rev quest hi deux anneaux salle B bronze Louis Rev quest hi 1 charnière salle B os Louis Rev quest hi 1angle vitre moulurée salle B verre Louis Rev quest hi lamelles pour vitre salle B plomb Louis Rev quest hi verrerie remblai jaune, bleue Ier s, verte verre Louis Rev quest hi ferrures salle B Louis Rev quest hi clous salle B fer Louis Rev quest hi céramiques petit coq salle C queue, jouet d enfant terre blanche Louis Rev quest hi sigillée salle C vernissée Louis Rev quest hi 56

57 grands vases salle C rouges noirs Louis Rev quest hi marmite tripode salle C 3 pieds cf. Bibracte Louis Rev quest hi 1 conduit salle C section ronde terre cuite Louis Rev quest hi céramique ornée + remblai nombreux Louis Rev quest hi petit rouleau +croix, points, cercles remblai 3 cavités signes étranges terre cuite Louis Rev quest hi poterie rouge vernissée salle C INGENUI Louis Rev quest hi 2 briques rondes remblai hypocauste Louis Rev quest hi 1tuile estampille rectangulaire remblai «DO///» Louis Rev quest hi Pissier 1 tête femme cour Ier siècle marbre Soliveau petite meule remblai bien conservée ciment Louis Rev quest hi 1 poids en pierre salle B pierre Louis Rev quest hi 1 manche clé ou couteau salle C chien accroupi trou devant bronze Louis Rev quest hi 1 agrafe salle C fer Louis Rev quest hi alimentation coquilles d huître salle C Louis Rev quest hi 3 défenses de sanglier salle C Louis Rev quest hi Fig. 54 Inventaire personnel extrait de R. Louis 1936 et bourg Ce tableau est à compléter par le mobilier de ZE 114 : Resté en place depuis 1980 un fût de colonne de 67 cm de diamètre sur un sol en terre battue dans l angle de 2 murs en petit appareil, à 16 cm de chacun d eux et à un peu plus de 8 mètres (cf. fig ) du diverticule nord de la partie rustique ; une encoche sur le dessus du fût fait penser à un support de superstructure en bois, ce qui n est pas étonnant à cet endroit. déc 1898 Fig. 55 ZE 114, fût de colonne et murs restés en place (photo P. Beyney) 57

58 Le premier mur, bien visible sur la photo, est perpendiculaire à ce diverticule, le second parallèle. Dans un demi m 3 mais sans aucune stratigraphie a été mis au jour le mobilier suivant : Un morceau de pilette d hypocauste de 25 cm de diamètre. Une pierre noire de jaspe sciée de forme semi cylindrique irrégulière de 18 mm de diamètre sur 9 mm d épaisseur et percée de 2 trous parallèles. 1 Anneau lignite de 6,5 cm de diamètre. Fig. 56 A g. trous de fermoir? Au c. Trace de sciage. A dr. anneau (photos Beyney). Une anse en bronze de 93 mm. Fig. 57 Anse en bronze (photo Beyney) Des clous en fer. 1 morceau de tegula et un morceau d imbrex et du mortier 6 éclats de verre très fins. 6 éclats de verre bleu, plus épais typiques du I er siècle. 2 éclats de verre moulé. Fig. 58 Verre bleu en b. à g. Verre moulé en h. à g. Verre fin en h. à dr. (photo Beyney) 58

59 III.1.3. Numismatique et céramologie 5 pièces gallo-romaines sur ZE 114 Type Droit Revers : TR(ibunicia) P(ostetate) XI IMP(erator) V S(enatu) C(onsulto) Sesterce : Commodus Ant(oninus) P(ius) Felix Aug(ustus) Brit(anicus) Légende Date Source Cotes Rome 186 RIC gr casquée x4mm debout à g. main dr.victoire main g. haste Sesterce Roma ou 138- RIC 18.81gr usé tête de Mars x3mm Marc-Au- XIII rèle César d Antonin tête radiée Sesterce abrasé Vesta tenant le palladium ou Rome 17.54gr 30x3mm tenant une Victoire Nummus Type «Gloria 330- LRIC 1.29gr Constantin Exercitus» 335 Période 14x1mm Tête laurée 2 soldats, 2 p.5 à dr. vexilliae TR(èves) 1 er atelier Antoninien Imitation Tetricus. Tête radiée à droite. Salus à g. main dr une patère ds laquelle mange un serpent, main g.gouvernail. Fin III e début IV e NH IX 423 et X Fig. 59 Numismatique. Cinq pièces gallo-romaines (photos Beyney) 2.02gr 15x1mm 59

60 Céramique : une centaine de tessons de panse non identifiables mais 97 analysables. St-Père (89450). Beyney Philippe 2015 (trouvaille de 1980). Etude des céramiques de ZE 114. segmentation nr nmi Description : p=pâte, d en cm Catégorie B F P A pf Tournées Sigillée Drag. 45 JVV (Joly 1994) P. orange non micacée sigillée P. orange non micacée d=5 Communes argileuses mi-fines pied à engobe P. orange d=10cm pied très abîmé P. grise et orange int ext. engobe rouge et noire Décor stries et pâte orange d=10 Poinçon de Domecy (Joly 1994) ½ poinçon à 7 crans à engobe rougeâtre sinusoïde panse à engobe P. orange engobe int et ext. Panse à engobe rouge p. orange peu de dégraissant col sinusoïdal P. int. grise, ext orange 1 marmite tripode à lèvre éversée Décor linéaire excisé, dégr.blanc Bord strié Guillochis sous la lèvre d=15 bord à col court D=10 bord à lèvre éversée P. gris-orangé dégraissant blanc à collerette saillante Domecy p. grise int ext orangée d=18 A fine collerette sous la lèvre p. orange d=9 Fines métallescentes Avec imperfections à l intérieur p. orange métal usé Niederbieber 33 Jaulges V V? p. gris-orangé d=8 Niederbieber p. orage d=6 Décor arrondi molette, stries p. int. orange ext grise, excision vertic. Frise et excision profonde p. int. orange ext grise 1 tesson sans décor p. int grise ext grise 3 tessons sans décor p. int. orange ext grise 1 tesson sans décor p. claire métallisée int et ext 1 tesson sans décor p. orange métallisée int et ext 2 tessons guillochis et frise p. int. orange ext grise 5 tessons guillochis plus. rangs p. int. orange ext grise lame vibr 6 tessons décor à lame vibrante p. orangée métall int et ext Commune argil. cuisson réductrice 1 pied D= 6 Commune fine à pâte sombre 1 métallisée Décor trapèzes à lame vibrante Communes à pâte claire 1 mortier inclusions râpe interne p. grise et or, lèvre éversée d=34 1 mortier blanc apode p. blanche pied d=13 1 fond apode p. claire ép. 1cm 1 col cruche carolingienne p. d=3.5 1 col de cruche blanc p. blanche d=8 1 bord à fine collerette p. orange qqs dégraissants blancs 1bord à lèvre éversée p. orange d=14 dégraissant blanc 1 bord très micacé p. gris orangé d=12 1 bord lissé fumigé p. claire d=13 1 pied lissé fumigé p.claire orangée d=23 ép. 6mm 1 panse beige p. cl. Dégraissant micassé ép.1cm 60

61 1 panse fine p. clair cuisson oxyd. Ep.4mm 1 panse à collerette p. grise au centre et orange bords Commune sombre à pâte foncée 1 bord avec panse sinusoïdale Lèvre rentrante 1 couvercle à bandeau Joly 94 n p. noire d=14 pied et 16 bord 1 anse à 3 boudins p.sombre micacée 1 bord à lèvre débordante incisée p. sombre dégraissant d=16 1 décor ondé p. foncée ép. 4mm 1 lèvre éversée, mortier? p. foncée dégraissant blanc d=20 1 pied p. foncée. Dégraissant blanc d=8 1 pied p. noire peu de dégraissant d=6 1 collerette de panse p. grise et orange D=21 1 lissé fumigé p. grise d=23 1 panse trace tournage sur p. sombre micacée dégraiss. blanc intérieur Non tournées 6 tessons micacés p. sombre Totaux %NMI/NR=56.70% Fig. 60 Céramologie. ZE 114 tableau récapitulatif Analyse. Cette étude montre une grande étendue dans le temps et dans l espace. On a de la céramique non tournée très vraisemblablement datant de l âge du Fer, mais n oublions pas que les gallo-romains ont parfois continué à monter de la céramique à la main tout en commençant à utiliser le tour. La plupart de ces céramiques sont communes et gallo-romaines, une cependant est carolingienne : le col de cruche. Elles correspondent donc à la période florissante des ateliers de Lezoux, Lyon, Jaulges-Villiers-Vineux et surtout Domecy-sur-Cure à 10 km du site dont «l activité de l atelier paraît s étaler sur une période assez vaste, de la fin du I er s. au IV e siècle.» (Joly 1994). Certes bon nombre de ces 97 tessons proviennent de Domecy-sur-Cure, mais dans ce corpus il ne faut pas cependant sur-représenter cet atelier pourtant le plus proche, la céramique commune, de provenance diverse, «est typique de la fin du Haut-Empire (des années au moins)» (Joly 1994). Si un certain nombre viennent de Domecy, une seule des céramiques de ce corpus peut être attribuée avec certitude à cet atelier, c est celle sur laquelle on retrouve le demi-poinçon à 7 crans décrit par Martine Joly (cf. ci-dessus, ligne 8). Pour les autres il convient de rester prudent, notamment en ce qui concerne les fines métallescentes qui «présentent des points communs évidents avec certains produits de l atelier de Jaulges-Villiers-Vimeux» (Joly 1994). Planches ci-dessous, la sélection de la figure 1 provient certainement de Domecy où on trouve des marmites tripodes (1), des plats à collerette saillante (3) et des mortiers à râpe interne (4). L atelier d origine des céramiques fines est un peu plus difficile à préciser même si on trouve également à Domecy des métallescentes Niederbieber 33 (5) et à lames vibrantes (6), des sigillées Drag 45 (7) ou un pied de sigillée ( 8). 61

62 Céramiques de ZE 114 Fig. 61 Les céramiques de ZE 114 Fig. 62 Le couvercle de l église Notre-Dame 62

63 A ces céramiques de ZE 114 il faut joindre le petit couvercle de sigillée du I er siècle mis au jour au cours du sondage du CEM en 2014 car il confirme, avec les tuiles romaines qui étaient dans son US, qu il y a bien du gallo-romain sous l église gothique et, dans le cas présent sous un radier de mortier très dur antérieur au XIII e siècle, qui pourrait être carolingien. Conclusion partielle sur les datations par la numismatique et les céramiques : elles sont cohérentes par rapport aux Fontaines Salées, à l Histoire de la Gaule romaine et à la période de production de Domecy. Mobilier Terminus post quem Terminus ante quem Monnaies Antonin le pieux 335 nummus de Constantin Céramiques Age du Fer Carolingiens : cruche à pâte blanche Fig. 63 TAQ et TPQ des céramiques et des monnaies Autres résultats qui ouvrent, sinon des perspectives, du moins qui permettent de poser des questions : les relevés topographiques effectués en 2012 confirment, si besoin était, la présence d un lit mort du ru du Val de Poirier ; une double digue le détourne quasiment à angle droit vers le nord pour alimenter des moulins mais aussi pour protéger le village qui, aujourd hui, est dans ce lit mort. La digue a été doublée, selon les propriétaires, début XIX e siècle, mais de quand date la première, là est la question. Est-elle gallo-romaine, médiévale ou postérieure? La réponse se complique du fait qu une première observation de la construction montre deux parements opposés en petit appareil avec un bourrage central comme si cette double digue avait été reconstruite, ce qui n est pas étonnant quand on considère la force des crues abondantes de ce ru. L étude de la page suivante démontre l existence du talweg et amène à s interroger sur les dimensions de la pars urbana et plus précisément sur la position de son mur ouest par rapport au cours du ru dans l hypothèse où il ne serait pas détourné. 63

64 III.2. Modélisation de la question du détournement du ru III.2.1. Topographie : le ru du Val de Poirier et son talweg Tout d abord deux indicateurs qui ne sont que des approximations sans valeur légale ni scientifique, mais qui n en sont pas moins intéressants et révélateurs parce qu ils confirment les 428 relevés topographiques que j ai effectués en 2012: il s agit de Google earth et de Géoportail. Le premier montre un talweg qui au départ de la digue qui barre le cours du ru donne, en valeurs arrondies, une altitude de 151 m qui descend rapidement, sur une distance de 85 m et dans les jardins, à 149 m et dont le curseur remonte quand on l éloigne à gauche et à droite de ce lit mort jusqu à un hypothétique confluent à une altitude d environ 144 m. Fig.64 Evaluation des altitudes à l aide de Google Earth Le second indicateur est fourni par 4 profils altimétriques de Géoportail. Ils montrent un talweg descendant de la cote 151 à celle de 150 dans l axe transversal du jardin cadastré 973 encore très humide à cet endroit derrière la double digue. C est ce que confirment les relevés topographiques effectués dans ce jardin, zones plus propices à cette étude, les autres, en aval, étant soit bitumées soit construites : carte ci-dessous, les cotes les plus basses sont dans l alignement symbolisé par le trait noir dans le prolongement actuel du ru (le dessin du cadastre Géoportail ne correspondant pas à la réalité), depuis la digue jusqu à la rue Dessus les fossés, avec un pendage régulier du terrain de 150,62 m à 150,25 m. (Fig. 66). 64

65 1 1bis 2 2bis 3 3bis 4 4bis Fig. 65 Profils altimétriques arrondis du talweg à l aide de Géoportail 65

66 Fig. 66 Plan des 4 profils altimétriques. Relevés Beyney parcelles 973 et 974 Fig. 67 localisation sur Géoportail des 41 relevés de l auteur (ci-dessous) parcelle

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