L Economie politique de l innovation environnementale : Paradoxes et Ambiguïtés de la croissance verte.

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1 L Economie politique de l innovation environnementale : Paradoxes et Ambiguïtés de la croissance verte. Xavier GALIEGUE Laboratoire d Economie d Orléans Juin 2013 Faculté de Droit d'economie et de Gestion Rue de Blois BP Orléans Cedex 2 France Résumé L innovation environnementale qui dépasse le seul domaine de l innovation des éco-industries, connaît à l heure actuelle un développement considérable. Pourtant ses effets sur la pression environnementale restent encore limités par la persistance d «effets rebond», liés la rétroaction exercée par l amélioration de l efficience dans l utilisation des ressources sur leur consommation globale. L innovation a d autre part tendance à augmenter la pression sur l environnement, par le développement des pratiques d obsolescence programmée, notamment dans les NTIC. Les différents canaux par lesquels l innovation environnementale pourra aboutir à une croissance verte passent par des innovations technologiques, mais aussi par des changements de comportements et d attitudes qui devraient s autorenforcer. Ces changements de comportements peuvent être induits par des mécanismes économiques, mais aussi par des incitations non monétaires afin d en limiter les effets redistributifs. Les outils disponibles pour promouvoir l innovation environnementale sont nombreux : réglementations, taxes et subventions, marché des droits à polluer, mais leur combinaison contribue à brouiller les signaux prix alors qu il faudrait parvenir à déterminer un prix du carbone évité unique pour guider les choix des technologiques environnementales. Summary Environmental innovation, which field is larger than the innovation of eco-industries, enjoys recently an impressive development. Nevertheless it doesn t entail significant decrease in the pressure on environmental resources, since the rise in resource efficiency has a feed back effect on its use, according to the «rebound effect». Innovation moreover tends to increase environmental pressure through planned obsolescence. Different chanels are available to promote environmental innovation, through technological innovation but also through use and attitudes changes, which will be self-enforcing. That changes can be promoted by economic incentives, and also by non pecunary mechanisms, in order to limit their redistributive effects. Many Policy tools are available to promote environmental innovation, regulation, tax and subsidies, cap and trade systems, but their combination leads to disparities in the carbon avoided price while economic theory requires a unique carbon price in order to guide environmental technique choice. Mots Clés Economie de l Innovation, Economie de l environnement, Economie de l Energie, Innovation Environnementale Key Words Innovation Economics, Environment Economics, Energy Economics, Environmental Innovation. Codes : O31 O33 Q54 Q55 1

2 L innovation environnementale fait l objet d un consensus trop général pour qu il ne soit douteux. Souhaitée par tous, elle est perçue par certains comme un moyen qui devrait permettre de poursuivre un modèle de croissance permettant aux pays en développement d accéder au mode de vie des pays les plus avancés en préservant l environnement. Pour d autres au contraire elle ouvre la voie à un changement radical de mode de vie et de croissance. Dans tous les cas elle est perçue comme un moyen de limiter la pression sur les ressources non renouvelables en amont du processus de production, et en aval les rejets polluants et les émissions de CO 2. Elle permettrait à l économie de s inscrire dans un cercle vertueux de «croissance verte». Pourtant l examen des évolutions récentes aboutit à des considérations beaucoup plus nuancées: rien ne garantit que les innovations environnementales, si elles aboutissent à une meilleure utilisation des ressources et à l amélioration de l efficience énergétique, parviendront à limiter la pression sur les différentes ressources non renouvelables. De plus, si une part croissante de l innovation est tournée vers la préservation de l environnement, une part non négligeable ne l est pas, et exerce au contraire une pression croissante sur les ressources, par le renouvellement constant des produits qu elle implique, notamment dans le domaine des Nouvelles technologies de l information et de communication (NTIC). Enfin, bon nombre d innovations environnementales ne sont pas soutenables sans un soutien public massif qui pourrait s avérer fragile si les techniques utilisées ne parviennent pas à être rentables dans un délai rapide, comme l a révélé l engouement pour des filières photovoltaïques ou l éolien, notamment en période d austérité budgétaire. Le propos de cet article est de démontrer que l innovation environnementale présente des aspects beaucoup plus complexes et engendre des effets beaucoup plus subtils que ce qu il apparaît dans un premier temps. On verra notamment que si elle a connu un développement considérable sur les années récentes, elle peut avoir des effets pervers au niveau macroéconomique qui rendent problématique le découplage de la croissance et de la pression environnementale. Ce découplage ne peut être réalisé que moyennant des changements dans les modes de vie, changements qui ne pourront être effectifs que si des incitations réglementaires fiscales et des engagements temporellement cohérents sont engagés. I l Innovation Environnementale est en marche Dans le domaine de l innovation environnementale, une première ambiguité provient de sa définition même, dont le champ peut être très étroit si on la cantonne aux seules éco-industries, ou qui s élargit considérablement si on considère les effets environnementaux de l ensemble des innovations. 2

3 Le domaine des éco-industries, si on suit la classification établie par le rapport MEI de l OCDE sur la mesure de l innovation environnementale (Kemp et Pearson, 2008) porte sur un domaine restreint de technologies, qui vont des technologies de contrôle de la pollution aux énergies renouvelables en passant par les technologies de gestion des eaux et de recyclage. Si on restreint le champ d analyse à ces seules industries, la contribution des technologies environnementales à l innovation est très faible : en termes de dépôts de brevet, 2,15% des brevets déposés à l'organisation internationale des brevets l'étaient dans le domaine des technologies environnementales, avec une domination du Japon, qui produit à lui seul 35% de ces brevets, contre 15% pour les Etats Unis (figure 1). Si on ramène ces dépôts au total des dépôts de brevet, on obtient un indicateur d'avantage technologique relatif, où la Chine, la France, le Canada et l'allemagne prennent les premières places, contrairement aux Etats Unis, qui sont en retrait dans ce classement. Source : Aghion, Veugelers, Serre (2009), Cold start for the green innovation machine, Bruegel Policy Contribution, n 12, Novembre 2009, disponible sur Il faut toutefois noter que des efforts récents et considérables ont été réalisés dans la RD tournée vers les technologies environnementales, principalement sous l impulsion des dépenses gouvernementales. Sur les figures 2.1 et 2.2, on observe un accroissement considérable des ces budgets, qui sont passés de 3 Milliards de dollars au début des années 2000 à 8 Milliards en

4 pour l ensemble des pays membres de l Agence Internationale de l Energie (AIE). La même tendance est observée dans le domaine des brevets concernant les énergies propres (ou vertes), qui ont connu une croissance impressionnante sur les dernières années après une stagnation durant le début des années 90. Le pays dominant dans ce domaine reste le Japon (avec 29,7% des ces brevets), suivi par les Etats Unis (15,9%) et l Allemagne (15,2%). 4

5 trended down since When looking at individual CET technologies, patenting rates in solar wind and carbon capture have shown the most activity. Biofuels is a more recent growth story. C and solar & geo thermal are not yet kicking off, probably reflecting their still premature stage of lopment. Figure 3 Brevet Energies renouvelables, Graph 1: Growth rates of patents for selected CET urce: On the basis Source: of UNEP/EPO/ICTSD, sur la base du 2010, rapport Patents UNEP/EPO/ICTSD, and clean energy: bridging 2010, Patents the gap and between clean evidence energy: bridging the gap and policy; between evidence and policy, in R. Veugelers, Activating the clean Innovation Machine, KUL Paper, : Patents are counted on the basis of claimed priorities (patent applications filed in other countries based on the filed patent for a particular invention) Comme on l a dit précédemment, l innovation environnementale ne peut pas être cantonnée aux seules éco-industries, elle concerne aussi l ensemble des autres secteurs, dès lors qu elles e look at which countries are active in clean energy patenting développent des innovations destinées à réduire 6, Japan is the clearest positive outlier impact sur l environnement. Par exemple des le 1). Japan holds about 30% of all CET patents, but it is not particularly specialized in Clean rgy Technologies, secteurs and comme it is heavily ceux concentrated de l automobile in a particular ou de CET l aéronautique, technology, namely qui sont solar parmi PV. les plus gros Korea is an investisseurs important player en recherche in CET patenting, développement, specialized consacrent and heavily une concentrated, parti non also négligeable on solar de ces budgets à The US, despite its 16% share of world clean patents, is not specialized in Clean Energy nologies. It l amélioration is more dispersed des across l efficacité various énergétique CET technologies. de leurs If produits. the EU would De ce be fait, counted la réflexion as a engagée dès la ogeneous block, fin des it would années be the 90 block a abouti with à the une largest définition share of plus CET large patents. de In l innovation Europe, Germany environnementale, is qui est ar the largest country for CET patents 7. tournée vers le résultat de l innovation plutôt que par la seule production d éco-produits. Selon cette définition proposé par A. Kemp et R. Pearson dans le rapport «Measuring Environmental ents are assigned to countries on the basis of the location of the assignee. o some other EU countries are specialized in environmental technologies (RTA>1), but are nevertheless small ers (<2% of CET patent share) (in order of size): Netherlands 1.19; Denmark 13.46; Spain 1.14; ), Portugal (4.93), Hungary (1.11); Innovation» (MEI) de l OCDE: «L éco-innovation est la production, l assimilation ou l exploitation d un produit, d un procédé de production, d un service, ou d Austria un outil managérial qui est nouveau pour l organisation qui le développe ou l adopte, et qui conduit, tout au long de son cycle de vie, à la réduction des risques environnementaux, de la pollution, et des autres impacts négatifs de l utilisation de ressources (y compris de l énergie) comparativement à d autres alternatives pertinentes» (rapport MEI, OCDE, 2008). Cette définition élargie de l innovation environnementale a ainsi été adoptée dans le cadre de l enquête Innovation CIS-VI, qui intègre 5

6 maintenant un module portant sur les éco innovations. Ce module n est pas obligatoire et n a donc pas été appliqué par tous les pays administrant l enquête CIS. Par exemple ce module figure dans le cadre de l enquête CIS sur données française. Ce module comprend un ensemble de questions portant sur les innovations ayant engendré un bénéfice environnemental, par adoption ou création d innovations, et un autre ensemble de questions recensant les différents motifs de l innovation, portant sur les réglementations, les subventions et aides à l innovation, la demande des consommateurs et les codes d engagements volontaires. L enquête CIS n a pas encore abouti à un grand nombre d exploitations dans ce domaine, mais les résultats obtenus sont convergents. Selon le rapport MEI, 60% des innovations recensés sur la base nééerlandaise Dynamo (rapport MEI, 2008) aurait des effets environnementaux positifs. Une exploitation de l enquête CIS-VI menée dans les provinces belges flamandes en Belgique aboutit à une proportion de 46% d entreprises ayant introduit une innovation environnementale au sens de l enquête CIS (Veugelers, 2012). En tous état de cause une évolution semble en marche vers un «verdissement» de l innovation, même si on observe des différences considérables entre pays dans le développement de cette innovation, que des exploitations de l enquête CIS devraient révéler. II Mais avec des effets macroéconomiques ambigus.. Si les travaux sur l innovation environnementale aboutissent à démontrer clairement une évolution vers des technologies plus respectueuses de l environnement, il faut s interroger sur son effet global sur l environnement. Tout d abord, améliorer l efficacité du système productif dans l utilisation de ses ressources n aboutit pas toujours à réduire leur demande. C est «l effet rebond», qui a été observé de longue date dans un grand nombre de domaines, en particulier celui de l efficacité énergétique : on a constaté en effet que l augmentation de l efficacité énergétique, depuis le premier choc pétrolier, n avait pas entrainé de baisse de la consommation énergétique mais au contraire son augmentation : dans le cas des Etats Unis, alors que l efficacité énergétique a doublé, la consommation d énergie a augmenté de 37% de 1974 à 2007 (figure 2). L Europe s est avérée plus vertueuse de ce point de vue, sans pour autant parvenir à infléchir significativement sa consommation d énergie. Ce phénomène s explique par la rétroaction des gains d efficience sur la croissance économique : en allégeant la contrainte pesant sur la croissance, l innovation engendre des gains de productivité et donc une croissance accrue, qui entraine à nouveau un accroissement de la demande énergétique. Fait aggravant, l effet rebond concerne d autres sources de pression sur l environnement, et il vient remettre en question la possibilité d un «découplage», qui est à la base de toutes les réflexions portant sur la lutte contre le réchauffement climatique (cf encadré). 6

7 Si on revient au domaine de l énergie, une des conséquences de l effet rebond est de consacrer la prééminence des énergies fossiles dans la demande d énergie mondiale : depuis les chocs pétroliers, et jusque dans les prévisions énergétiques de l AIE à l horizon 2050, on considère que le mix énergétique mondial comportera une part importante de combustibles fossiles, principalement par l accès que vont avoir une population croissante des pays émergents aux standards de vie des pays les plus avancés. Et de ce fait les progrès qui pourront être apportés dans leur utilisation, que ce soit en termes d amélioration de leur efficacité énergétique ou en termes de baisse de leurs rejets, auront pour effet de prolonger leur utilisation. De ce point de vue le passage à une croissance verte dans les pays riches aura pour effet de permettre aux pays les plus pauvres d accéder à une croissance utilisant des énergies fossiles. ADDRESSING THE REBOUND DILEMMA 303 Source: Drawn from data sourced from EIA Figure 4: Consommation 4 (Cited in Rubin and Tal (2007)) Totale d Energie et Consommation d Energie par Unité de PIB Figure aux USA, 8.1 A comparison of Source: the overall E. Von energy Weizsacker, consumption Factor and the energy Five, Rapport au Club de consumption per GDP for the US Rome, between and 2007 Ensuite, insister sur l innovation environnementale ne doit pas faire oublier que l innovation were made, but that these efficiency gains were reducing the monthly cost of energy consumption and had the effect of more money being available for economic growth and indeed for energy consumption. What was rather a visionary observation at that early time (1979 and a longtemps été non environnementale, et le reste pour une grande part: les innovations ayant abouti au développement de l agriculture, de l industrie et maintenant des services se sont longtemps 1980, peu respectively), préoccupées became de a la very préservation conspicuous de and l environnement, massive reality since qui thereste un souci récent. late 1980s until quite recently when the 2008 economic crisis began to hit. Rubin and Tal present a number of striking trends from the US, including the trend seen in Figure 8.1 which shows that following the 1974 OPEC oil crisis and up to 2007, US energy productivity doubled, but the overall energy L exemple le plus parlant est celui des NTIC, qui sont au coeur du processus de croissance contemporain et des politiques d innovation. La production d un ordinateur, d un téléphone portable consumption ou d une rose tablette by 37 nécessite per cent. des volumes considérables d énergie, d eau et de matières The most commonly known story about the rebound effect is that of the CAFE (Corporate Average Fuel Economy) standards adopted in the US in 1975 and introduced in They brought average fuel efficiency of ordinary automobiles up to roughly 27 miles per gallon from the earlier 18mpg. This premières: ainsi on ne retrouve que 2% des flux de matière nécessaires à la production et à l usage happened within some 20 years, more or less the lifetime of an automobile in the US. However, this improvement in fuel economy, combined with one of the lowest prices for oil in December 1986, led to a marked overall increase in driving miles that continued through to the mid 1990s. Rubin and Tal also 7

8 des produits de l ensemble des NTIC dans les produits finaux (Hilty et Ruddy, 2003). Leur production a donc un impact environnemental considérable, qui est aggravé par les pratiques d obsolescence programmée. «Effet Rebond» ou «Découplage»? L «effet rebond» a été observé pour la première fois à l issue des deux premiers chocs pétroliers, et a fait l objet de multiples observations dans d autres domaines. Par exemple dans la gestion de l eau, son amélioration dans les aires arides aux USA a abouti à une densification de l habitat, entrainant au final un accroissement de la demande d eau. De même l amélioration des systèmes de chauffage, de climatisation et d éclairage a entrainé l intensification de leur utilisation. En un sens l effet rebond concerne tous les produits et activités, dès lors que l augmentation de leur efficience entraîne celle de leur utilisation. Il a été présent à toutes les étapes du développement de l humanité, qu on songe à l apparition de l agriculture qui a permis à la population humaine de s affranchir des contraintes liées à un mode de vie de chasseurs-cueilleurs, pour parvenir finalement à une explosion démographique pouvant aboutir à des situations de pénurie alimentaire... Dans le domaine de l environnement, la persistance d effets rebond pose la question de la soutenabilité de la croissance, et des moyens disponibles pour infléchir les comportements vers une moindre pression environnementale. Car reconnaître son caractère inéluctable revient à considérer que le seul moyen de limiter les atteintes à l environnement est de limiter la croissance. C est la thèse des défenseurs de la décroissance qui ont trouvé un écho récent dans l ouvrage de Tim Jackson, Prospérité sans croissance (2010), issu d un rapport pour la Commission britannique pour le Développement Durable. Cet ouvrage présente un ensemble d arguments favorables à l impossibilité du découplage croissance/pression sur l environnement. En effet pour permettre la poursuite de la croissance au niveau planétaire, un tel découplage doit être absolu, et non relatif, (il doit réduire les rejets de manière absolue et non en proportion du PIB) et net plutôt que brut - il doit tenir compte non seulement de la production réalisée sur le sol des pays industrialisés, mais aussi des importations en provenance de pays en développement. Pourtant, un certain nombre d évolutions viennent accréditer la possibilité d un découplage, ou plutôt de découplages (E. Laurent, 2011), comme on l observe en Europe sur certaines pollutions et même si une partie de cette diminution des rejets provient de la délocalisation des industries les plus polluantes dans les pays en développement. Mais un tel découplage nécessite une inflexion des comportements et des attitudes, qui ne pourra se réaliser qu en présence de politiques publiques temporellement cohérentes et d une adhésion collective forte. Si l effet rebond n est pas une fatalité, il faut en effet créer des schémas incitatifs poussant les agents économiques à réinvestir les gains réalisés grâce à la meilleur utilisation des énergies fossiles dans des énergies renouvelables, plutôt qu à accroître leur utilisation ce que pourront peut être faire les pays industrialisés, et sans doute moins facilement les pays en développement. Autrement dit aller au travail en bicyclette, même si nous pouvons nous permettre de prendre notre voiture tous les matins. T. Jackson (2010), Prospérité sans croissance- la transition vers une économie durable, De Boeck, La Planète en jeu, disponible sur E. Laurent (2011), Faut-il décourager le découplage?, Revue de l OFCE, Débats et Politique, 120 (2011). E. Von Weizsacker (2009), Factor Five, chapitre 8, Addressing the Rebound Dilemma, pp Dans ce domaine l innovation aboutit selon l expression de L. Soete (2012), et de L. Calvano (2007), à un phénomène de «création destructrice»: le but de l innovation est moins de proposer des produits performants que de rendre obsolètes les produits existants, afin de recréer un 8

9 pouvoir de monopole, jusqu à l apparition de nouveaux produits les déclassant tout aussi vite. Ces pratiques d obsolescence programmée ont tendance à s étendre et se généraliser dans les NTIC, où l imagination des ingénieurs et des commerciaux s est révélée particulièrement féconde, qu on pense à notre consommation de téléphone, smartphones, tablettes et autres ordinateurs, dont la durée va de 18 mois à 5 ans, dans le meilleur des cas. Ces pratiques aboutissent à une pression accrue sur les ressources, comme on a pu le constater sur le marché des terres rares dont sont friands ces produits. Fait aggravant, ces multiples produits engendrent une augmentation de la consommation d énergie lors de leur utilisation, qui dépasse celle qui a été nécessaire à leur production. La consommation électrique liée aux NTIC n a cessé de croître, qu elle provienne des terminaux ou du fonctionnement des réseaux et des serveurs, en croissance exponentielle. En France cette part des TIC dans la consommation électrique totale est de 13,5%, et elle ne cesse de croître. De ce point de vue le poids croissant du secteur des NTIC dans le PIB n est pas une bonne nouvelle pour la planète, et cela d autant plus qu elle va se transmettre aux pays en voie de développement, qui sont en train de connaître un «digital provide» alimenté en grande partie par une électricité produite à partir d énergies fossiles. Incidemment, un paradoxe supplémentaire dans ce domaine provient des technologies les plus avancées de production d énergie renouvelable, qui utilisent massivement des métaux rares et dont l intensité en acier par Mégawatt est très élevée. Figure 5: Intensité en Acier pour les différentes technologies de production d énergie en tonnes d acier par Megawatt. Source : Rio Tinto, in H.F. Wellmer, Sustainable Development and Mineral Resources, Geosciences, BRGM, n 15, Juin

10 Comme pour le cas de l effet rebond, il n y a bien sûr pas de fatalité dans cette évolution. L innovation environnementale concerne aussi les TIC, qui peuvent devenir vertes, soit en réduisant leur émissions en fin de processus (technologies dites «end of the pipe»), soit en le faisant tout au long du cycle de vie du produit, en recourant à l éco-conception. Il ne faut oublier non plus que les NTIC sont partie prenante d un grand nombre d innovations environnementales, notamment par le développement de systèmes intelligents de pilotage (Smart Grid), qu ils concernent les réseaux électriques, les réseaux de transport ou l organisation urbaine (Faucheux, Hue, Nicolaï, 2010). Selon le rapport Smart 2020 du Global Sustainability Group, les TIC pourraient ainsi contribuer dans un scénario volontariste, à la lutte contre l effet de serre en engendrant des réduction des émissions de gaz à effet de serre de près de 8 Gtonnes par rapport à un scénario «Business as Usual» de 51,9 Gt de CO 2. compensant largement leurs émissions qui seraient de1,43 Gt de Co2. Figure 6 : L impact des TIC : empreinte écologique globale et potentiel de réduction des émissions de CO2 Source : SMART 2020 : Enabling the low carbon economy in the information age, the Climate Group, Global Sustainability Group, GESI,

11 III Changer de techniques, de mode de vie,.. ou les deux? On voit bien que l innovation environnementale est, en partie «tirée par la demande», et en partie «poussée par la technologie». Mais dans ce domaine cette distinction revêt une dimension supplémentaire, qui est relative aux changements de mode de vie et d attitude face à la contrainte environnementale. En effet la possibilité de découplage et la limitation des effets rebond repose sur des changements de comportements qui peuvent être suscités par des signaux-prix, ou par une prise de conscience forte. A l inverse les innovations techniques peuvent aboutir à la perpétuation d un modèle à forte pression environnementale. Une typologie de l innovation environnementale qui a été développée par Abernathy et Clarke (1985) et Dijk (2010), et reprise par Arrundel et alli dans le rapport Inno Grips 2011 (Arrundel et alii, 2011) donne un éclairage particulier sur ce point. Selon cette typologie, l innovation environnementale prend en compte deux dimensions : -tout d abord, une dimension correspondant aux changements des usages et pratiques marchandes et institutionnelles, qui peuvent être préservés, ou au contraire bouleversés par le changement technique et les changements de préférence. Cette dimension recoupe l aspect «tiré par la demande» des innovations environnementales. -ensuite, une dimension liée au degré du changement technique: selon qu il est mineur ou majeur, une innovation entrainera des changements mineurs, ou majeurs dans les connaissances technologiques et les compétences. On retrouve ici l aspect «poussé par la technologie» de ces innovations. L interaction entre ces deux dimensions permet de définir quatre types d innovations environnementales, en innovations incrémentales, sociales, techno-fixes et transformatrices. Plus précisément : -les innovations incrémentales apparaissent lorsqu elles apportent une amélioration à une technologie existante, sans changer les usages et pratiques institutionnelles. C est le cas par exemple des véhicules hybrides, des maisons passives ou des centrales à énergie solaire. -les innovations sociales portent sur un changement de pratiques associées à une amélioration technique mineure. C est le cas du co-voiturage, du déplacement en vélo électrique ou en libre disposition (type Velib ). - les innovations techno-fixes concernent des changements techniques radicaux qui préservent les pratiques existantes, comme la propulsion des véhicules par hydrogène ou par biocarburants, la Capture et de Stockage du Carbone, ou les technologies d extraction des gaz de schiste. 11

12 - enfin les innovations transformatrices correspondent à la mise en œuvre de nouveaux systèmes technologiques, qui se manifestent par un changement radical de techniques et de pratiques, comme le passage à un système complet de transport électrique, ou au développement des réseaux électriques intelligents (smart grid). Ces innovations nécessitent une reconfiguration complète des réseaux et une remise en question des pratiques et modes de vie. Tableau 2 Une typologie des Innovations Environnementales Source : Arundel A., Kanerva M., Kemp R., 2011, p.89 Il est clair que la transition énergétique contemporaine peut prendre ces quatre formes, selon une gradation dépendant des intérêts des différents protagonistes des systèmes énergétiques. Ainsi certains attendent du progrès technique qu il permette de préserver les modes de vie actuels, au risque d aboutir à un «effet rebond» dans l utilisation des énergies fossiles. De ce point de vue les innovations apportées dans l exploitation des gaz et pétrole de Schiste aux Etats Unis sont un exemple parlant et édifiant de ce risque. Les technologies de Capture et de Stockage du CO 2 sont un autre exemple d innovations techno-fixes. Leur déploiement massif dans les pays développés comme en développement fait partie du scénario «Blue Map» de l Agence Internationale de l Energie visant à une stabilisation du réchauffement climatique à 2 en 2050 (AIE, 2007), et il permettrait ainsi de pérenniser l utilisation des énergies fossiles. A l inverse d autres estiment qu un changement radical des pratiques et modes de vie pourrait suffire à réaliser ces transitions énergétiques, ce qui semble tout à fait irréaliste en l absence d innovations techniques et d un investissement massif dans des éco-innovations. 12

13 Ces différentes attitudes peuvent être aussi appréhendées en utilisant la classification créée par Hopwood, B., Mellor, M., O Brien, (Hopwood, Mellor et O Brien, 2005) vis à vis du développement durable. Elle représente les différents courants de pensée en fonction de l intérêt qu ils portent d une part aux questions environnementales, et d autre part aux préoccupations d équité et de bien être. Si on peut vérifier que ces deux considérations vont généralement de pair, on observe aussi de grands écarts verticaux, séparant certaines courants radicaux de pensées comme ceux de la «deep ecology» ou même des «éco fascistes», de ceux du main stream qui partagent l idée que la transition énergétique/écologique se réalisera d autant plus facilement que les inégalités seront faibles. On retrouve ce consensus, représenté par la surface ombrée de la figure, dans le rapport Jackson (2012), «Prosperity without Growth» (2012) mais on peut voir qu il n est pas partagé par tous les courants de pensée concernés par la protection de l environnement. Figure 3.2 Mapping of views on sustainable development Source: Hopwood et al. (2005, p. 41) Climate change policy may benefit from quality of life and sustainability thinking, something which will be addressed deeper in Chapter 7. IV Changer les techniques et les modes de vie. mais à quel prix? 3.4 Other relevant issues La dernière question que pose l innovation environnementale est relative aux instruments qui sont Energy security is an issue closely related to climate change policies for several reasons which are very briefly mentioned in some of the reviewed literature. In some ways renewable energy can be considered more secure than fossil fuels, one, because it inherently involves resources that are renewable rather than exhaustible; two, as it involves less importing of energy, especially from politically challenging areas such as the Middle-East; and three, as it generally relies on more diverse sources of both technologies and energy sources, and geographical locations. On the utilisés pour l encourager. L innovation environnementale a en effet peu de chances d apparaître du seul fait du fonctionnement spontané des marchés. Elle permet de corriger une externalité négative, et d en other créer hand, solar une power positive, and wind qui power profitera are subject à l ensemble to variability. de Solar power population. can only De be generated ce fait elle at day a time vu le jour sous la contrainte d interventions publiques, qu elles prennent la forme de réglementations, and wind power only when the wind blows neither too hard nor too soft. Their variability necessitates back up power or electricity storage. Back up power can be provided by other renewables. Hydropower and biofuels are attractive for this. PriceWaterhouseCoopers (2010) believes that a disruption in one, even large, renewable energy system may be relatively quickly compensated by other systems, as long as these are all grid connected. When imported from outside the European Union, renewables may suffer from political energy security risks. The plan of PWC (2010) of 100% renewable electricity for Europe by 2050 involves importing significant amounts of renewable energy (with some storage capabilities) from North Africa. However, Behrens (2009) (in NEAA, 2009) notes that energy security as a sole focus of energy policy might not increase the share of renewable energy, but instead it could put more coal and gas in the market, with these two fossil fuels being cheaper, more plentiful and 13

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