PSYCHOLOGIE CLINIQUE DE L ENFANT

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1 PSYCHOLOGIE CLINIQUE DE L ENFANT Nicolas Favez Camille-Angelo Aglione 1/53

2 AVERTISSEMENT Vous tenez dans vos mains les notes de cours que j ai pu prendre lors du cours de Psychologie clinique de l enfant développement normal, développement pathologique, donné par le professeur Nicolas Favez à l Université de Lausanne en Ce document n est naturellement pas complet, ni définitif (vérifiez toujours la date d édition, une nouvelle version a peut-être été mise en ligne avec des ajouts ou des corrections). Si la mention «Version béta» est présente sur la couverture, cela signifie que le document est en cours d élaboration. Ce document est mis à disposition de tous, il a été téléchargé sur Webdoc (webdoc.unil.ch) sous l adresse caglione. (pour de l aide sur l utilisation de Webdoc : Vos critiques, ajouts, commentaires, questions, sont tous bienvenus : Bonne lecture! Camille-Angelo Aglione PS : Ce cours est accompagné de : Psychologie clinique de l adolescent développement normal, développement pathologique, également disponible en PDF. PS2 : Ce cours comporte uniquement le contenu des slides présentées lors de l édition 06-07, le prof. Favez n aborde pas chaque année les mêmes sujets, ni dans le même ordre. PS3 : Comme d habitude, il s agit de mes notes de cours, ce n est pas un polycopié!!! Si vous avez l impression que quelque chose est faux il y a de grandes chances pour que ce soit le cas! (dans ce cas merci de m envoyer un petit mail avec la page concernée) Camille-Angelo Aglione 2/53

3 1. INTRODUCTION MODALITES D EXAMENS MODALITE DU COURS SUR LE COURS PLAN SOMMAIRE DU COURS DEVELOPPEMENT DE SOI EXEMPLE DE CONTINGENCE SOCIALE PRECOCE TROIS VARIABLES DETERMINANT LA REGULATION MUTUELLE INTERACTIONS MERE-ENFANT, PERE-ENFANT EXEMPLES DE L INTERDEPENDANCE DES VARIABLES DANS TROIS TACHES DEVELOPPEMENTALES EXEMPLE DE L INTERDEPENDANCE DES VARIABLES DANS LE DOMAINE DE LA PSYCHOPATHOLOGIE LE CLIMAT DE LA SOCIALISATION LE SOI / LE SELF INTRODUCTION CONGRUENCE DU SELF DEUX ORIENTATIONS L APPORT DE L ENVIRONNEMENT POURQUOI STIMULER UN BEBE? DEVELOPPEMENT DU SENS DE SOI PAR STERN SENS DE SOI EMERGEANT LE SENS DE SOI «NOYAU» - VERSUS «L AUTRE» LE SENS DE SOI «NOYAU» - AVEC «L AUTRE» SENS DE SOI SUBJECTIF LA REGULATION EMOTIONNELLE AUGMENTATION DU REPERTOIRE AUGMENTATION DU CONTROLE DU CHANGEMENT EMOTIONNEL DISPLAY RULES LA REGULATION EMOTIONNELLE : DEVELOPPEMENT VU DE L INDIVIDU LA REGULATION EMOTIONNELLE MUTUELLE FACTEURS MUTUELS EXPERIENCE DU STILL-FACE PARADIGME THEORIQUE PARADIGME PRATIQUE DEROULEMENT DE L EXPERIENCE LE DEVELOPPEMENT DE LA RELATION PARENT-ENFANT LA NAISSANCE DE LA RELATION L APPORT DES PARENTS Camille-Angelo Aglione 3/53

4 SENSITIVITY ZONE PROXIMALE INTUITIVE PARENTING L APPORT DE L ENFANT TEMPERAMENT LA PREDISPOSITION A LA REGULATION DE L ACTIVATION LE TEMPERAMENT DIFFICILE CONCLUSION LES REAMENAGEMENT FAMILIAUX LE PASSAGE A LA PARENTALITE COPARENTAGE NOTION DE «CHALEUR» (WARMTH) FAMILIALE L ENFANT ET LA FAMILLE ALLIANCE FAMILIALE ESPACE TRANSITIONNEL ÉTHIQUE RELATIONNELLE PERES, MERES : LES SPECIFICITES LA REPARTITION DES TACHES DIFFERENTES THEORIES LA GROSSESSE VUE DU PERE LES DIFFERENCES A LA NAISSANCE CONCLUSION LA REGULATION EMOTIONNELLE MUTUELLE (BIS) LES EMOTIONS DANS UNE APPROCHE FONCTIONNALISTE DIFFERENTES REACTIONS FACE A DIFFERENTES SITUATIONS DE LA DEPENDANCE A L AUTONOMIE DE LA RELATION COMME UN SYSTEME DISPONIBILITE EMOTIONNELLE LES ERREURS LE JEU NON-VERBAL ET LA REGULATION DES STIMULATIONS SOCIALES L INTERACTION VISUELLE LES BASES INTERACTIVES LE JEU SELON STERN (1977) FRAMING ET CYCLING LES PHASES MONADIQUES SIGNAUX CHEZ L ENFANT ET LEUR DECODAGE PAR LE PARENT LE DEVELOPPEMENT DU REGARD TEXTE D ANDERS REGULATION APPROPRIEE SUR-REGULATION SOUS-REGULATION REGULATION PARADOXALE Camille-Angelo Aglione 4/53

5 7.5. CONCLUSION LA GESTION DU STRESS : FACTEUR RELATIONNELS ET DISPOSITIONNELS CHEZ L ENFANT LA SURVENUE D UN STRESS DEFINITION PSYCHOLOGIQUE LA REPONSE AU STRESS LES FACTEURS INFLUENÇANT LA REPONSE AU STRESS FACTEUR RELATIONNELS FACTEUR SITUATIONNELS UNE REPONSE ADAPTEE DEUX TYPES DE FOCUS L EXAMEN MEDICAL AVEC OU SANS PARENTS? LA DEPRESSION DE L ENFANT DEPRESSIF VS. AUTRES «HUMEURS» NEGATIVES TRIADE COGNITIVE DE BECK ALTERATION DU COMPORTEMENT SOCIAL QU EST-CE QUI CREE LA DEPRESSION? CHEZ L ENFANT DEPRESSION = DIFFICULTE TRANSITOIRE NORMALE CHEZ L ENFANT? CINQ CRITERES (CAMPBELL, 1995) DEPRESSION ANACLITIQUE TROUBLE DE L ATTACHEMENT REACTIONNEL NANISME PSYCHOGENE, FTT (FAILURE TO THRIVE) DEUIL ET DEPRESSION DANS LA PSYCHANALYSE CLASSIQUE (FREUD, KLEIN) INTRODUCTION L APPROCHE DE KLEIN PHASE SCHIZO-PARANOÏDE POSITION DEPRESSIVE L EPREUVE DE LA REALITE LA DEREGULATION DES EMOTIONS «MORALES» BABY-BLUES PETIT HISTORIQUE CARACTERISTIQUES DEROULEMENT LES DIFFICULTES QUE LE BABY-BLUES POSE A LA MERE PATHOLOGIQUE? ÉTIOLOGIE DU BABY-BLUES DEPRESSION POST-PARTUM...51 Camille-Angelo Aglione 5/53

6 12.1. LES TROUBLES POUR UNE SYMPTOMATOLOGIE COMPAREE LIEN ENTRE LE BABY-BLUES ET LA DPP LES SOURCES PROBABLES NE SONT PAS DES SOURCES IMPACT DE LA DPP SUR LE BEBE CARACTERISTIQUES SUR LES INTERACTIONS MERE-ENFANT LORS D UNE DPP CONCLUSION Camille-Angelo Aglione 6/53

7 1. Introduction Modalités d examens Un seul examen en fin d année, 4h. Des questions courtes principalement, quelques questions à choix multiples Modalité du cours Cours séparé en deux parties, la première en hiver traite de l enfant, la seconde au semestre d été de l adolescent. Un certain nombre de lectures obligatoires Sur le cours Consacrer une grande partie du cours au développement de soi, avec un accent placé sur l insertion de l enfant dans son milieu. On terminera le semestre avec une déviation du développement de soi, en parlant notamment de la dépression chez l enfant, les troubles de l humeur, mais surtout l impact des troubles de l humeur de l environnement sur le développement de l enfant Plan sommaire du cours Développement de soi «Étapes du développement. La construction soi via l intersubjectivité. Importance du milieu sociale et de l apport des caractéristiques individuelles. La régulation émotionnelle mutuelle comme moteur du développement.» Petit retour en arrière sur le développement des théories en psychologie, de Freud à Bettelheim en passant par Bowlby. On est passé d une analyse du patient, à celui de sa relation avec son enfant, puis désormais à l apport de l enfant à la relation. Maintenant on a tendance à verser dans une tendance qui va vers le tout biologique, lorsqu il y a une difficulté de développement, on recherche sa cause dans le biologique. Pendant ce semestre, pour chacune des étapes de développement que nous aborderons, nous envisagerons cela sous la loupe du rôle de la mère, de son impact sur l enfant mais également le rôle de ce dernier. On a tendance à considérer comme important maintenant ce sont les contingences relationnelles, l idée que la relation se développe à deux. Ce qui peut paraître évident à dire, mais ça ne l était pas tant que ça, un ajustement de l enfant et du parent Exemple de contingence sociale précoce «L expérience du «still-face» chez le bébé de 3-4 mois, ou la réaction à la violation des attentes sociales.» Ca a été un des changements les plus importants dans la représentation psychologique de l enfant, qui devient doué d une compétence unique, mais néanmoins essentielle, dès sa naissance, son aptitude à la communication Trois variables déterminant la régulation mutuelle Variables dispositionnelles (par exemple tempérament) Camille-Angelo Aglione 7/53

8 Modèles relationnels de Soi et d Autrui (par exemple Internal Working Models) Si nous sommes extrêmement dépendants (au sens biologique du terme) à la naissance, il faut bien que nous devenions indépendants (au sens biologique toujours) un jour. Cette opération de détachement n est pas si évidente que cela. Une des choses qui nous a permis de nous détacher, c est que quelque chose de notre dépendance à autrui, nous l avons intériorisé, nous avons pu construire intellectuellement des modèles de l Autre. Nous avons intériorisé les figures d attachement et c est ce qui nous permet de fonctionner largement de manière autonome, sans avoir toujours notre milieu réellement, physiquement, présent. C est quelque chose que l on fait de manière quotidienne, c est ce que l on appelle l interaction avec des compagnons évoqués. C est l image intériorisée que nous avons avec les autres qui nous sont proches. Imaginez par exemple que vous venez d apprendre que vous avez réussi vos examens mais vous êtes venus seuls. La chose importante c est d aller l annoncer aux gens qui vous sont proches. Vous prenez votre voiture et pendant tout le trajet, que va-t-il se passer? Vous allez vous représenter la joie que vous allez déclencher chez l autre, vous allez mettre en scène, jouer, le scénario qui se déroulera dès votre arrivée. C est un phénomène extrêmement important, qui vous permet également, de ne pas toujours devoir agir. Interactions/transactions avec l environnement social Interactions mère-enfant, père-enfant Apport des caractéristiques du parent et des caractéristiques du bébé. Notions de vulnérabilités réciproques. Dans les premières théories psychanalytiques, la mère est la mère biologique. Le père des théories psychanalytiques était là neuf mois avant et revenait deux ans après la naissance pour résoudre la crise d Œdipe. Ce qu on va avoir comme tournant dans les années avec notamment les théories de l attachement, c est la redéfinition de la mère, comme étant une fonction, celle de l accomplissement d un certain nombre d actes dit «maternants». Le père peut donc devenir une «bonne mère» Exemples de l interdépendance des variables dans trois tâches développementales Interactions non-verbales (0-6 mois) Paradigme : le jeu face à face Régulation et ajustement au stress (coping) ; adaptation sociale (24 mois) Paradigme : l examen médical «Qui je suis?» : apprentissage de l autobiographie (36-60 mois) Paradigme : le Geneva Emotion-Eliciting Scenario Exemple de l interdépendance des variables dans le domaine de la psychopathologie Étude clinique approfondie du trouble de l humeur. Dépression chez l enfant, dépression chez le parent et impact sur le développement de l enfant. On a longtemps refusé la dépression aux enfants, les théories concernant ce trouble ne permettant pas d expliquer comment un tel phénomène pouvait se produire chez des enfants. Camille-Angelo Aglione 8/53

9 1.4. Le climat de la socialisation Winnicott (1965) : «Un bébé [seul], ça n existe pas.». Nous sommes dépendants des autres. Nos besoins sociaux sont des besoins primaires, ce qui est quand même largement différent de ce qu affirmaient jusqu alors les théories en psychologie. La question clinique qui se pose lorsqu on affirme qu un bébé est un bébé en relation avec quelqu'un d autre, c est comment se construit cette relation. Pour commencer il y a d abord une fusion mère-enfant, puis progressivement nous prenons conscience que nous sommes quelqu'un d autre. Dès la naissance cependant (pour contredire la phrase précédente) il y a chez nous la conscience d être séparés d autrui. On en a des preuves expérimentales. Une d entre elle concerne le réflexe de succion. On le sait, les enfants viennent au monde avec un réflexe de succion qui s active lors de contact avec la région buccale. Qui s active, certes, mais pas dans le cas où c est le doigt de bébé qui passe près de sa bouche. Ceci pour exactement les mêmes raisons que celles pour lesquelles on ne rit pas lorsqu on essaye de se chatouiller soi-même. Naturellement tout le débat tourne autours de la limite du premier niveau de Soi (qui se développe par paliers). Il semble pourtant que la connaissance de son corps soit une étape fondamentale. La question qui se pose en psychologie après, c est de savoir comment nous arrivons ensuite à savoir que nous ne sommes pas qu un corps mais aussi un esprit, que les autres en ont un aussi et, plus compliqué et plus subtil encore, que nous pouvons le partager. Comment, en termes psychologiques, construisons-nous notre théorie de l esprit? Cette théorie de l esprit naturellement se construit par étapes. Elle nécessite une certaine maturation cognitive, mais également des relations avec le milieu social. Ce qui va être le fil conducteur de cette construction se sont les régulations mutuelles. Interactions entre la mère/le père et le bébé et les régulations émotionnelles, capacité à régler son état d excitation. Camille-Angelo Aglione 9/53

10 2. Le Soi / Le Self 2.1. Introduction Le Soi c est un concept qui a été très utilisé dans les sciences humaines. Le Soi c est Moi en relation avec autrui. De façon grossière on peut le séparer en trois parties. Le Soi «actuel» [en actes] Représentation des attributs que l on pense avoir. («Je suis patients, aimable, etc.) Le Soi «idéal» Représentation des attributs que l on aimerait avoir. C est ce vers quoi l on tend. Le Soi du «devoir» Représentation des attributs que l on pense devoir avoir. C est souvent l intériorisation des attentes de l environnement Congruence du Self La santé mentale serait l alignement de ces différentes parties du Self entre-elles Deux orientations Psychanalyse freudienne et néo-freudienne la mère protège l enfant contre les pulsions qu il ne peut métaboliser seul car le moi est immature. Elle joue le rôle de pare-excitations [protection contre]. Pédiatrie comportementale et éthologie la mère est la source de stimulations et procure des entrées sensorielles (feed in). la croissance du cerveau lors de la première année dépend de l expérience et donc de l environnement social. En bref la différence majeure entre ces deux courants, c est que les pulsions sont d ordre internes pour la psychanalyse et leur rôle est de métaboliser les pulsions. C est une approche psychodynamique dans laquelle nous sommes agis de l intérieur. C est très différent des approches comportementalistes pour lesquelles l excitation vient de l extérieur et non de l intérieur, en tant que parent vous avez un double rôle, celui à la fois de nourrir en stimulations l enfant et faire en sorte que ces stimulations ne débordent pas L apport de l environnement Avant que l enfant arrive à ce premier mot, il associe déjà des productions sonores à des objets et des situations d ensemble (nourrir, prendre le bain, coucher, etc.), mais sans qu un rapport de ressemblance puisse être établi entre ces productions sonores et un mot de la langue. Toutefois, les personnes qui vivent près de l enfant peuvent parvenir à comprendre les associations entre de telles productions et des objets ou situations spécifiques. Un enfant peut par exemple utiliser «ta» pour un biberon, sa mère qui entend ce «ta» à chaque fois qu elle présente le biberon à son enfant comprendra vite la relation. 1 En terme de régulation on a à la fois cet apport excitateur, mais également inhibiteur. La dyade crée un «système mutuel de régulation et d activation» 2. La régulation mutuelle est : 1 Psychologie de l enfant, Voelin Schore, 2005 Camille-Angelo Aglione 10/53

11 La réduction de l intensité affective L abaissement des émotions négatives Une intensification des émotions positives C est une des choses que vous allez apprendre dans vos interactions avec le bébé, c est quelle quantité il faut pour activer et quel seuil il ne faut pas dépasser pour que ça fonctionne toujours. Pour reprendre l exemple du chatouillement, il s agit de chatouiller assez, mais pas trop. Il en va de même dans la stimulation que vous allez donner au bébé, à la différence près, mais elle est de taille, que le bébé ne peut pas fuir Pourquoi stimuler un bébé? D une part il y a un pôle de relation, qui se développe. Mais surtout, quand on le met dans un état d éveil, le bébé sera dans des conditions optimales d apprentissage. La régulation mutuelle va jouer à ces différents niveaux, d une part éviter que les émotions négatives deviennent trop envahissantes 3, mais également lui permettre d apprendre, d être dans des conditions d apprentissage et de mémorisation optimales Développement du sens de Soi par Stern C est une théorie qui est sortie il y a à peu près 20 ans, écrite par un psychanalyste qui a fait grand bruit lors de sa sortie. Au contraire de nombreuses théories en psychologie, qui se base sur un développement par stade, le développement du sens de Soi se compose de strates. La première state, qui est supposée se produire pendant les 2-3 premiers mois est une strate que Stern appelle le sens de Soi émergeant Sens de Soi émergeant Pourquoi émergeant? On revient à ce questionnement sur l organisation de toutes les sensations que nous percevons, au début de la vie. Notre capacité à filtrer ces informations. Le Sens de Soi émergeant c est l idée du traitement de base du divers de l expérience. Lorsque vous arrivez au monde, votre premier travail, c est d extraire des invariants, ce qui est régulier, se répète, à la même forme, en d autres termes, de classer le divers de l expérience. «Perception amodale: traitement des informations reçues dans une modalité et traduction dans une autre modalité -> extraction de caractéristiques «supra-modales», comme la forme, l intensité, le mouvement, le rythme, le nombre.» Nous sommes capables de traiter et comparer des informations qui sont arrivées à des sens différents. Ce qui a beaucoup intrigué les développementalistes, c est la découverte dans les années 70, c est que le nouveau-né était déjà capable d imiter des expressions faciales. À deux mois, vous ne vous êtes jamais vu dans un miroir et pourtant vous êtes capable d imiter une expression faciale. Cela a été considéré comme une caractéristique preuve du traitement amodale. 3 Laissez pleurer un bébé sans réagir, il s endormira. C est une de ces techniques, puisqu il ne peut fuir. Camille-Angelo Aglione 11/53

12 «Les affects de vitalité (différents des affects catégoriels): façon de sentir les changements d état de motivation et de tension. Diverses expériences avec activation similaire sont réunies.» Ca c est quelque chose de nouveau que Stern a créé. Affect de vitalité qu il a contrasté avec les 7 affects darwiniens. Pour Stern se sont toutes les activations d émotions qui ne correspondent pas à un état affectif distinct (la joie, la tristesse, la peur, etc.). Néanmoins, si je me mets à parler plus vite, vous allez sentir cette différence de vitesse. Derrière la captation de mots plus rapides, vous avez la sensation d une accélération qui peut se reproduire dans différents contextes, dans une poussette par exemple. L idée d affect de vitalité, c est justement de dire que cette sensation d accélération est un invariant qui peut se décliner sur toute une gamme (intensité d une lumière par exemple, intensité de la voix, etc.). Ce qui fait que nous sommes précâblés à classer les expériences comme des expériences communes, malgré le fait qu elles soient très diverses Le sens de Soi «noyau» - versus «l autre» À partir de 2-3 mois vous entrez dans ce qu on appelle le stade social, période particulière durant laquelle la seule chose qui compte pour vous c est l échange sociale. Non seulement vous recherchez toujours le contact, mais en plus vous êtes très peu sélectif et jusqu à six, sept mois, il suffit de vous sourire pour que vous souriez en retour. «Entrée dans le stade social. Sens organisé de soi et des autres, résultant des expériences du sens de soi émergent. Expériences nécessaires à la formation d un sens de soi noyau (=intégration de ces 4 expériences. Ces expériences sont des invariants de soi: Expérience de l activité propre de soi C est l idée que la répétition de vos mouvements dans le temps, vous permet d extraire la règle que ce sont vos propres décisions qui les contrôlent. Sens du vouloir, acte moteur, rétroaction proprioceptive, conséquence de l activité Expérience de la cohérence de soi À chaque fois que vous entendez la voix de maman, c est le visage de maman. Ce qui est extrêmement important à retenir, c est que nous sommes là dans quelque chose d extrêmement développemental, c est la répétition des événements qui permet d évoluer. Unité de lieu, cohérence du mouvement, cohérence de la structure temporelle, cohérence de la forme. Expérience de l affectivité de soi C est par exemple la mise en rapport des aspects proprioceptifs liés aux émotions. Lorsqu on a un fou-rire et qu il a duré un long moment, on a un peu mal au ventre, au visage, vous sentez toute votre expérience physique. C est donc la mise en rapport entre l état interne et l état externe. Proprioception des patterns moteurs dus à l activation émotionnelles, ressentis internes d activation, caractères spécifiques des émotions Expérience de la permanence de soi C est la mémoire procédurale, que l on peut voir en œuvre chez tous les bébés. Cette mémoire procédurale amène l enfant à se souvenir de ce qu il a vécu et anticiper ce qui va venir. Ce qui montre que l on a très vite des schémas de fonctionnement qui vont se mettre en place. Mémoire des événements Le sens de Soi «noyau» - avec «l autre» Camille-Angelo Aglione 12/53

13 Nous avons dès le départ un sens basique d organisation du Soi. Le Soi avec l autre cela revient à la construction du compagnon évoqué, c'est-à-dire à la construction du «self-regulating-other». Une grande partie du travail de développement de Soi ça va être cette mentalisation. Nous construisons progressivement des représentations d interaction généralisées (résumées sur le schéma sous RIG). Cela veut dire que progressivement nous formons des modèles abstraits des différentes activités, ce que les cognitivistes appellent des scripts. Il y a un script tout simple, c est par exemple de décrire de manière abstraite ce que c est d aller au restaurant, sans vous référer à une expérience spécifique. À force de jouer à «coucou il est où?», vous avez construit un script de ce type d activité. Il vous permet au moment, par exemple, où vous voyez papa arriver, d évoquer la possibilité qu il désire commencer le jeu. Vous êtes dès lors dans l activité de représentation, puis allez entrer dans l interaction, où l activité en tant que telle. Vous êtes donc sans arrêt dans l allerretour entre la représentation et l interaction. À quoi peut-on voir qu un enfant a construit des scripts? On peut le voir dans toutes les anticipations. Les premières fois que vous allez vous approcher de bébé, il ne va pas se produire grand-chose, au bout de dix fois, il rigolera avant même que vous commenciez à le chatouiller. On le voit à l inverse, dans le fait que bébé devient de plus en plus exigeant, au début il suffit de se cacher un peu pour que bébé soit intéressé, mais au fur-et-à-mesure il exigera de la nouveauté Sens de Soi subjectif 7-8 mois, moment extrêmement important dans le développement, puisque vous devenez (ou êtes devenus plutôt) sélectif. Vous n acceptez plus n importe qui comme compagnon de jeu et il vous faudra du temps pour redevenir ouvert. On relie cela avec une certaine maturité affective et cognitive. On considère que l attachement s est réalisé. Cela implique également qu au niveau cognitif vous commencez à discriminer l attractivité de certaines personnes. C est aussi le moment où apparaît ce qui est en fait la substance du Self, c est l intersubjectivité. C est le moment où l on commence à réaliser que l on a un esprit, que les autres en ont un et que nous pouvons les partager. L interaction ne porte alors plus seulement sur des comportements, mais nous commençons aussi à réagir par rapport aux Camille-Angelo Aglione 13/53

14 intentions d autrui. C est donc le moment où l on commence à pouvoir les inférer ses intentions. Jusque là, bébé si vous souriez, considère que vous êtes content, dès ce stade, il pourra remettre en question cette logique. «Découverte de «l esprit». Les autres peuvent avoir un état mental semblable au nôtre, séparé mais aussi partageable. On entre dans le domaine du lien interpersonnel intersubjectif. Inter-attentionnalité: attention conjointe Jusqu à 5-6 mois, si vous regardez bébé en face, les regards sont mutuels. Si vous détournez le regard, pour le bébé cela signifie uniquement «pause dans l interaction». À partir de 5-6 mois il va se dire qu il y a peut-être quelque chose d intéressant à regarder dans cette direction. Inter-intentionnalité: processus de contrôle et recherche de rétroaction dans l interattentionalité, augmentation du signal (vocalisation), changement du signal jusqu à atteinte du but (obtenir un biscuit, p.ex.), utilisation du signal dénaturé à seul but de communication. On partage non seulement des regards, mais aussi des intentions, on comprend les intentions de l autre. Reprenons l exemple de bébé qui est capté par quelque chose, il aimerait par exemple avoir un biscuit. Premièrement il va pointer le biscuit, ce qui est déjà extrêmement intéressant, le pointage est toujours adressé à quelqu'un, on ne pointe pas tout seul. Ensuite il va regarder en direction de ma main, pour vérifier que je suis bien concentré sur le même objectif. Cela veut dire qu il va vérifier si son intention à été comprise. S il n avait pas l interintentionalité il se contenterait peut-être de pointer ou de crier. On voit que l échange n est plus à un niveau uniquement comportemental. Inter-affectivité: référence sociale, accordage affectif. C'est-à-dire le partage de l émotion. La référence sociale : pour montrer cela, on se sert du dispositif expérimental dit «falaise visuelle» (inventé dans les années 1960 pour étudier la perception de la profondeur par les animaux et les petits humains). C est un dispositif qui consiste en une table dont les pieds ont une hauteur de 30 cm. La surface de la table est transparente pour moitié et formée d un quadrillage opaque pour l autre moitié. Le bébé est placé sur le damier, alors que sa maman est en face, la partie transparente se trouvant entre eux. Le bébé va explorer la table, notamment en cherchant à se rapprocher de sa mère. Se faisant, il va arriver au bord de la partie transparente et percevoir le vide. Ne sachant trop que faire, il lève la tête pour interroger sa mère du regard sur la conduite à suivre. Dès lors, la maman a été instruite et entraînée par l expérimentateur pour avoir une des réponses suivantes : Exprimer l effroi (de manière non verbale) : on observe alors que le bébé ne traverse pas. Exprimer l encouragement (toujours de manière non verbale) : on observe alors que le bébé traverse. Ceci est le propre des enfants à partir de mois. C est à nouveau une situation à trois : moi, maman et situation qui pose problème. C est pourquoi on parle d expérience de référence sociale. A ce stade du sens de soi subjectif, l enfant comprend ce qu il y a derrière la mimique de sa mère, et c est pour lui une information utilisable dans la situation problématique. La période du sens de soi subjectif n est donc pas seulement caractérisée par la connaissance des états subjectifs de la mère, mais aussi par la connaissance de la valeur fonctionnelle de ces états subjectifs. 4 4 Psychologie de l enfant, 2005 Claude Voelin Camille-Angelo Aglione 14/53

15 Accordage affectif : Comment et à partir de quand, avons-nous pu communiquer sur nos états affectifs et à quelle niveau cette communication va avoir lieu? Stern propose justement que cela se passe au niveau des affects de vitalité. Par exemple, bébé se met à marcher, il se lève tout seul et malheureusement il tombe. À ce moment là, l adulte fait «oh». Pour Stern c est un accordage affectif. C est le fait que l adulte imite vocalement la chute que l enfant vient de faire physiquement. L accordage affectif ce n est donc pas le partage de l émotion entre le parent et l enfant (la mère est triste, l enfant aussi, etc.). C est vraiment redonner dans une autre modalité quelque chose qui s est produit chez l enfant. Compétence sociale acquise, vraisemblablement prédéterminée mais mise en acte suite aux expériences précédentes et à la formation du sens de soi émergent et du sens de soi noyau.» Camille-Angelo Aglione 15/53

16 3. La régulation émotionnelle «Processus par lequel l'activation dans un domaine de réponse sert à moduler l'activation dans un autre domaine de réponse. L'activité cognitive joue un rôle dans la modification de la réponse émotionnelle à un événement stressant» 5 C est un terme que vous allez rencontrer souvent dans la littérature clinique et ce que vous allez voir c est que la plupart du temps il n est pas définit. L idée globale de la régulation émotionnelle, c est la façon dont nous sommes capables de moduler notre activation émotionnelle. C'est-à-dire en gros comment faites-vous pour vous activer quand vous ne l êtes pas assez ou vous calmer lorsque vous l êtes trop. Un des grands processus que nous avons suivit, c est la régulation de notre agressivité, c est un processus de régulation d une émotion. Idem lorsque vous devez vous mobiliser pour un examen. Dans ce second exemple les deux processus (activation et inhibition) sont en action, puisqu il s agit d être stressé, mais pas trop. La régulation émotionnelle fait donc partie d un apprentissage qui s est construit par étape. Nous sommes donc tout à fait en dehors d une émotion particulière, la question n est pas là. C est la régulation de l activation qui importe. On a en psychologie clinique une somme incroyable d études sur la régulation des émotions «négatives» et paradoxalement peu en ce qui concerne les émotions positives. L idée c est de dire que l on a un certain nombre de processus qui nous servent à réguler l émotion. Le développement des émotions de fait selon deux axes parallèles Augmentation du répertoire Vous avez les 7 émotions de base, ce sont des émotions que vous pouvez expliquer de manière biologique. Ces émotions sont universelles. Au fur et à mesure du développement un certain nombre d autres émotions vont apparaître, on a donc une augmentation du répertoire. On a donc les émotions dites «simples», puis vers l âge de 2-3 ans apparaissent des émotions plus complexes. On pensera notamment à la jalousie, la honte et la culpabilité. Ces deux derniers exemples sont des intériorisations d interdits sociaux. L apparition de ce type d émotions est très importante, elle est la preuve que les interdits sont intériorisation et ne doivent donc plus provenir de l extérieur. Vous avez simultanément une autre augmentation Augmentation du contrôle du changement émotionnel Chez un bébé tout se passe simplement, s il est content il rigole, s il a mal il pleure. Chez un adulte c est très différent, les émotions que nous allons exprimer vont fortement dépendre du contexte social. Ce que nous avons donc appris dans nos premières années se sont les règles d expression émotionnelles qui sont acceptées socialement. 6 Dans notre société, une manière acceptable de transmettre vos émotions c est de sourire. Mais vous êtes capables sourire dans des situations de stress par exemple (lors d un examen par exemple). À partir de là votre expression émotionnelle est séparée de vos émotions. C est un pas important, un bébé est incapable de faire une telle dissociation. 5 Dodge Un garçon ne pleure par par-exemple Camille-Angelo Aglione 16/53

17 Cette dissociation est appelée «display rules» Display Rules C est en quelque sorte le dictionnaire de ce que vous avez le droit d exprimer. D une part donc il y a l expression, mais également la capacité pour l enfant de comprendre quelles sont les émotions attendues par l environnement social (on pensera notamment à l ouverture des cadeaux de noël). À partir d une année, deux ans, on a été confronté au NON, celui de l enfant, mais également des parents. L enfant devient oppositionnel, mais il est également confronté aux interdits. Devenus mobiles à cette époque, nous avons eu des capacités formidables qui nous ont permis par exemple d aller mettre les doigts dans les prises, renverser un vase sur la table, etc. Autant d activités, certes amusantes, mais peu encouragées par l environnement social. Dès lors on a été rapidement confronté aux interdits posés par notre environnement. L enfant à cet âge est capable de tester les interdits, il sait faire la différence entre un non «mou» et un «non» catégorique. Réguler les émotions implique un système d action (jouer avec un objet, pleurer, faire quelque chose). Plus l enfant est jeune, plus les émotions négatives seront accompagnées de manifestations somatiques visibles (tonus, respiration, rythme cardiaque). Énorme variabilité interindividuelle! Si vous êtes amateurs de sport, vous allez voir un match de foot, lorsqu un but est marqué vous pouvez vous lever, crier, voir chanter. Lorsque vous apprenez une bonne nouvelle en cours vous pouvez difficilement faire la même chose. Ce qui est fondamental c est que plus l enfant est jeune, plus il a besoin d un support externe. C'est-à-dire que plus il est jeune, plus il est vulnérable à un «mauvais» entourage émotionnel, vulnérable à des variations trop importantes dans son environnement La régulation émotionnelle : développement vu de l individu Les étapes du développement de la régulation émotionnelle 0-3 mois: inconfort physiologique. Stricte association entre ressenti et expressions. Vers 2-3 mois apparition de causes psychologiques (ennui, cessation du contact social). Réponses pré-adaptées 3 mois: maturation visuelle, affaiblissement du TNR et position symétrique, rotation volontaire de la tête, mains dans le champ médian. Premières associations (p.ex. l enfant regarde autre chose que la source de stress), mais réponses indifférenciées (l enfant fait tout ce qu il peut faire, mobilisation corporelle globale) 3-9 mois: prise de conscience que l état propre peut être influencé par soi ou le caregiver. Arrivée du sourire social -> augmentation des échanges. Développement de la «tolérance affective» (maintien élevé de l activation). À 5 mois, on voit que l enfant attend une réponse à ses pleurs. Les pleurs se différencient pour la douleur, la faim, l ennui 9-12 mois: intentionnalité, distinction moyens-fin. La locomotion ouvre de nouveaux horizons. Gestion de l attachement. Décharges motrices plus complexes (se triturer l oreille) mois: envoi de signaux spécifiques pour demander de l assistance (se blottir contre l épaule, s accrocher aux habits, refuser de regarder un étranger). Apparition des pleurs manipulatoires. Début de l intersubjectivité et de l utilisation de signaux émotionnels. Peurs spécifiques, jalousie, colère. Camille-Angelo Aglione 17/53

18 18-24 mois: le self peut être pris comme objet. Connaissance des causes de la détresse et apparition de la planification. Plus de 50% des enfants ont un objet transitionnel, qui implique identité et sens d être agent mois: apparition du parler sur les émotions et des régulations langagières. Développement des stratégies cognitives d ajustement. Narrations autobiographiques «La régulation de soi est accomplie quand l enfant observe les attentes de l adulte en absence de contrôle externe» 7 Vous commencez à pouvoir être capable de vous réguler seul La régulation émotionnelle mutuelle La régulation émotionnelle chez l enfant est tout d abord externe et dépend de l adulte. On parle alors de régulation mutuelle. «Calibration, par la mère (ou tout adulte), du niveau de stimulation et des soins procurés à l'enfant en fonction de son niveau de développement» (Erikson, 1950) «Processus par lequel la stabilité du système adulte-enfant est maintenue dans le temps, par la régulation des échanges comportementaux entre les deux partenaires» (Sander, 1977) «Processus d'équilibration des mécanismes inhibiteurs et excitateurs dans l'interaction» (Anders, 1989) Ce sont ces choses là qui vont devenir des variables «diagnostique» dans l interaction mèreenfant. Du côté de l adulte, l exercice d équilibrisme que vous devez faire avec votre enfant c est le stimuler ni trop, ni trop peu. L adulte apprend donc aussi à réguler l état de l enfant en fonction de son tempérament notamment. C est un jeu qui se joue à deux, c est quelque chose d extrêmement fondamental en psychologie expérimentale. La régulation émotionnelle est un processus épigénétique: les enfants apprennent à réguler les émotions dans les interactions avec les adultes. Ils intériorisent les modes de régulation appris dans l'interaction et dont ils peuvent se servir lorsqu'ils sont seuls ou en interaction avec des partenaires moins familiers. Ces théories de l apprentissage considèrent que des failles dans la régulation mutuelle peuvent mener à l intériorisation de modèles dysfonctionnels par l enfant et à une incapacité à réguler correctement les émotions, positives comme négatives. La dérégulation émotionnelle est une difficulté à contrôler l expérience et l expression des émotions 7 Kopp, 1989 Camille-Angelo Aglione 18/53

19 Facteurs mutuels 3.4. Expérience du still-face Expérience qui date des années 70, celle des «visages gelés». La psychologie développementale a montré que l une des compétences précoces du bébé au cours des six premiers mois est l aptitude (dès 3-4 mois en tout cas) à discriminer des expressions faciales statiques de l adulte, différentes expressions vocales accompagnées de visages statiques, des expressions faciales dynamiques accompagnées d expressions vocales le bébé perçoit et est sensible aux expressions faciales de son entourage Paradigme théorique Mère et enfant (3 à 6 mois) sont mis en position d interaction face à face, l enfant assis dans un bébérelax, la mère assise sur une chaise en face de lui. La mère présente un comportement composite : La mère semble «proposer» une interaction par une formation corporelle adéquate (face à face, distance propice). Elle n envoie pas d autre signal, et ne répond pas aux signaux de l enfant en restant inexpressive et sans mouvement corporel. En terme de communication cela représente un «paradoxe communicationnel», vous envoyez en même temps de signaux qui disent que vous êtes en train de communiquer et en même temps d autres signaux qui montrent que ce n est pas. L enfant va réagir en trois temps Paradigme pratique Le «paradigme still-face» est maintenant composé de trois étapes de deux minutes chacune: 1. Interaction sociale face à face avec la mère Camille-Angelo Aglione 19/53

20 2. La mère pose un visage impassible et ne répond pas aux sollicitations de l enfant 3. Un épisode de «réunion» où la mère recommence à interagir avec l enfant Déroulement de l expérience Salutations : alors que la mère s assied en face de lui, l enfant la regarde et lui sourit. Devant l absence de réponse, il sourit à nouveau. [A] Stimulation à interagir, augmentation des signaux : l enfant alterne entre des regards à sa mère avec un visage joyeux et un détournement du regard. [B/C] Retrait : l enfant se détourne, arrête de sourire, s engage dans des activités auto-centrées et peut montrer des affects négatifs. [D] Si vous prenez des mesures physiologiques, vous observerez que l activation physiologique est toujours élevée, même lorsque l enfant est auto-centré. Ce qui est extrêmement intéressant c est que cela se paye, la réunion ne se passe pas sans dégâts. Au moment où la mère rétablit le contact, on a un «carryover» (transmission) des affects négatifs. Durant l épisode de réunion, les deux partenaires doivent réparer l interaction qui a connu une «erreur» majeure L enfant doit faire face à un événement positif (le retour aux affaires de sa mère) et en même temps gérer les émotions négatives générées lors de l épisode du still-face les réactions de l enfant lors de cet épisode sont mixtes, expressions positives (sourires) et négatives (notamment méfiance et colère). Là aussi vous avez de quelque chose que l on va connaître plus tard, dans des moments de réunions, on pensera notamment au moment où les parents reviennent chercher leur enfant à la garderie (ou la pouponnière). En dehors de l aspect expérimental de l expérience, on peut imaginer que ce type d expérience se reproduit «naturellement» chez des parents dépressifs par exemple. Au bout d un moment, dans un cas comme celui-là, l enfant ne réagit plus au still-face, il s est en quelque sorte habitué à cette réaction. D un point de vue clinique on préfère donc au terme d une expérience comme celle-ci que l enfant soit déstabilisé. Camille-Angelo Aglione 20/53

21 4. Le développement de la relation parent-enfant 4.1. La naissance de la relation Le travail d être père ou d être mère commence bien avant la naissance, au moins pendant la grossesse. On a une bonne série d études sur le sujet de la grossesse, mais pour des raisons évidentes, peu en ce qui concerne l avant. Devenir parent est un phénomène particulier, vous allez devenir l égal de vos parents. C est une progression qui se fait tout au long de la grossesse. C est finalement l ensemble des choses que vous imaginez pendant la grossesse. «La «grossesse mentale» est un travail psychologique qui prépare le chemin pour des changements profonds dans l identité de la mère dans son mariage, sa famille d origine, sa vie professionnelle et sociale Les représentations élaborées sont : l image du bébé, de soimême comme future mère, de son mari comme futur père, de sa nouvelle famille nucléaire, du rôle de son bébé dans sa famille. Les deux processus, physiologique et psychologique, s influencent mutuellement pendant toute la durée de la grossesse.» C est tout un travail de projection, vous imaginez le bébé. Dès qu il vient au monde, on le sait bien le premier réflexe des parents et de l entourage consiste à identifier le bébé en fonction de ses parents et sa famille («il a ton nez, les oreilles de la grand-mère, le menton de son oncle, etc.»). Chez nous et en particulier en Suisse il y a toute une série de choses qui renforce ces représentations. Pourquoi chez nous? En partie par l écographie, dont trois séances sont remboursées par la LAMAL. La première a lieu au 3 e mois, à ce moment là il vous faudra faire confiance à votre médecin parce que lui seul sera capable de comprendre l image floue que l écographie présente. Au cinquième mois cependant on fait des écographies avec un appareil beaucoup plus performant, qui vous permet de voir toute l anatomie de l enfant. D une certaine façon, voir l enfant par écographie c est «briser l enceinte» en quelque sorte, vous avez déjà une première vue de l enfant. Tout ceci joue un rôle naturellement dans la construction que vous allez faire de ce que sera l enfant. Au cinquième mois il arrive également une nouveauté importante, le bébé bouge, comme d habitude, mais la femme commence à le sentir bouger. Du point de vue des représentations il se produit également quelque chose de très intéressant. D un point de vue qualitatif, on a une sorte de courbe qui va monter naturellement dès le 3 e mois, augmenter dès 5 mois et baisser à nouveau dès le 7 e mois. Camille-Angelo Aglione 21/53

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