PSYCHOLOGIE CLINIQUE DE L ENFANT

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "PSYCHOLOGIE CLINIQUE DE L ENFANT"

Transcription

1 PSYCHOLOGIE CLINIQUE DE L ENFANT Nicolas Favez Camille-Angelo Aglione 1/53

2 AVERTISSEMENT Vous tenez dans vos mains les notes de cours que j ai pu prendre lors du cours de Psychologie clinique de l enfant développement normal, développement pathologique, donné par le professeur Nicolas Favez à l Université de Lausanne en Ce document n est naturellement pas complet, ni définitif (vérifiez toujours la date d édition, une nouvelle version a peut-être été mise en ligne avec des ajouts ou des corrections). Si la mention «Version béta» est présente sur la couverture, cela signifie que le document est en cours d élaboration. Ce document est mis à disposition de tous, il a été téléchargé sur Webdoc (webdoc.unil.ch) sous l adresse caglione. (pour de l aide sur l utilisation de Webdoc : Vos critiques, ajouts, commentaires, questions, sont tous bienvenus : Bonne lecture! Camille-Angelo Aglione PS : Ce cours est accompagné de : Psychologie clinique de l adolescent développement normal, développement pathologique, également disponible en PDF. PS2 : Ce cours comporte uniquement le contenu des slides présentées lors de l édition 06-07, le prof. Favez n aborde pas chaque année les mêmes sujets, ni dans le même ordre. PS3 : Comme d habitude, il s agit de mes notes de cours, ce n est pas un polycopié!!! Si vous avez l impression que quelque chose est faux il y a de grandes chances pour que ce soit le cas! (dans ce cas merci de m envoyer un petit mail avec la page concernée) Camille-Angelo Aglione 2/53

3 1. INTRODUCTION MODALITES D EXAMENS MODALITE DU COURS SUR LE COURS PLAN SOMMAIRE DU COURS DEVELOPPEMENT DE SOI EXEMPLE DE CONTINGENCE SOCIALE PRECOCE TROIS VARIABLES DETERMINANT LA REGULATION MUTUELLE INTERACTIONS MERE-ENFANT, PERE-ENFANT EXEMPLES DE L INTERDEPENDANCE DES VARIABLES DANS TROIS TACHES DEVELOPPEMENTALES EXEMPLE DE L INTERDEPENDANCE DES VARIABLES DANS LE DOMAINE DE LA PSYCHOPATHOLOGIE LE CLIMAT DE LA SOCIALISATION LE SOI / LE SELF INTRODUCTION CONGRUENCE DU SELF DEUX ORIENTATIONS L APPORT DE L ENVIRONNEMENT POURQUOI STIMULER UN BEBE? DEVELOPPEMENT DU SENS DE SOI PAR STERN SENS DE SOI EMERGEANT LE SENS DE SOI «NOYAU» - VERSUS «L AUTRE» LE SENS DE SOI «NOYAU» - AVEC «L AUTRE» SENS DE SOI SUBJECTIF LA REGULATION EMOTIONNELLE AUGMENTATION DU REPERTOIRE AUGMENTATION DU CONTROLE DU CHANGEMENT EMOTIONNEL DISPLAY RULES LA REGULATION EMOTIONNELLE : DEVELOPPEMENT VU DE L INDIVIDU LA REGULATION EMOTIONNELLE MUTUELLE FACTEURS MUTUELS EXPERIENCE DU STILL-FACE PARADIGME THEORIQUE PARADIGME PRATIQUE DEROULEMENT DE L EXPERIENCE LE DEVELOPPEMENT DE LA RELATION PARENT-ENFANT LA NAISSANCE DE LA RELATION L APPORT DES PARENTS Camille-Angelo Aglione 3/53

4 SENSITIVITY ZONE PROXIMALE INTUITIVE PARENTING L APPORT DE L ENFANT TEMPERAMENT LA PREDISPOSITION A LA REGULATION DE L ACTIVATION LE TEMPERAMENT DIFFICILE CONCLUSION LES REAMENAGEMENT FAMILIAUX LE PASSAGE A LA PARENTALITE COPARENTAGE NOTION DE «CHALEUR» (WARMTH) FAMILIALE L ENFANT ET LA FAMILLE ALLIANCE FAMILIALE ESPACE TRANSITIONNEL ÉTHIQUE RELATIONNELLE PERES, MERES : LES SPECIFICITES LA REPARTITION DES TACHES DIFFERENTES THEORIES LA GROSSESSE VUE DU PERE LES DIFFERENCES A LA NAISSANCE CONCLUSION LA REGULATION EMOTIONNELLE MUTUELLE (BIS) LES EMOTIONS DANS UNE APPROCHE FONCTIONNALISTE DIFFERENTES REACTIONS FACE A DIFFERENTES SITUATIONS DE LA DEPENDANCE A L AUTONOMIE DE LA RELATION COMME UN SYSTEME DISPONIBILITE EMOTIONNELLE LES ERREURS LE JEU NON-VERBAL ET LA REGULATION DES STIMULATIONS SOCIALES L INTERACTION VISUELLE LES BASES INTERACTIVES LE JEU SELON STERN (1977) FRAMING ET CYCLING LES PHASES MONADIQUES SIGNAUX CHEZ L ENFANT ET LEUR DECODAGE PAR LE PARENT LE DEVELOPPEMENT DU REGARD TEXTE D ANDERS REGULATION APPROPRIEE SUR-REGULATION SOUS-REGULATION REGULATION PARADOXALE Camille-Angelo Aglione 4/53

5 7.5. CONCLUSION LA GESTION DU STRESS : FACTEUR RELATIONNELS ET DISPOSITIONNELS CHEZ L ENFANT LA SURVENUE D UN STRESS DEFINITION PSYCHOLOGIQUE LA REPONSE AU STRESS LES FACTEURS INFLUENÇANT LA REPONSE AU STRESS FACTEUR RELATIONNELS FACTEUR SITUATIONNELS UNE REPONSE ADAPTEE DEUX TYPES DE FOCUS L EXAMEN MEDICAL AVEC OU SANS PARENTS? LA DEPRESSION DE L ENFANT DEPRESSIF VS. AUTRES «HUMEURS» NEGATIVES TRIADE COGNITIVE DE BECK ALTERATION DU COMPORTEMENT SOCIAL QU EST-CE QUI CREE LA DEPRESSION? CHEZ L ENFANT DEPRESSION = DIFFICULTE TRANSITOIRE NORMALE CHEZ L ENFANT? CINQ CRITERES (CAMPBELL, 1995) DEPRESSION ANACLITIQUE TROUBLE DE L ATTACHEMENT REACTIONNEL NANISME PSYCHOGENE, FTT (FAILURE TO THRIVE) DEUIL ET DEPRESSION DANS LA PSYCHANALYSE CLASSIQUE (FREUD, KLEIN) INTRODUCTION L APPROCHE DE KLEIN PHASE SCHIZO-PARANOÏDE POSITION DEPRESSIVE L EPREUVE DE LA REALITE LA DEREGULATION DES EMOTIONS «MORALES» BABY-BLUES PETIT HISTORIQUE CARACTERISTIQUES DEROULEMENT LES DIFFICULTES QUE LE BABY-BLUES POSE A LA MERE PATHOLOGIQUE? ÉTIOLOGIE DU BABY-BLUES DEPRESSION POST-PARTUM...51 Camille-Angelo Aglione 5/53

6 12.1. LES TROUBLES POUR UNE SYMPTOMATOLOGIE COMPAREE LIEN ENTRE LE BABY-BLUES ET LA DPP LES SOURCES PROBABLES NE SONT PAS DES SOURCES IMPACT DE LA DPP SUR LE BEBE CARACTERISTIQUES SUR LES INTERACTIONS MERE-ENFANT LORS D UNE DPP CONCLUSION Camille-Angelo Aglione 6/53

7 1. Introduction Modalités d examens Un seul examen en fin d année, 4h. Des questions courtes principalement, quelques questions à choix multiples Modalité du cours Cours séparé en deux parties, la première en hiver traite de l enfant, la seconde au semestre d été de l adolescent. Un certain nombre de lectures obligatoires Sur le cours Consacrer une grande partie du cours au développement de soi, avec un accent placé sur l insertion de l enfant dans son milieu. On terminera le semestre avec une déviation du développement de soi, en parlant notamment de la dépression chez l enfant, les troubles de l humeur, mais surtout l impact des troubles de l humeur de l environnement sur le développement de l enfant Plan sommaire du cours Développement de soi «Étapes du développement. La construction soi via l intersubjectivité. Importance du milieu sociale et de l apport des caractéristiques individuelles. La régulation émotionnelle mutuelle comme moteur du développement.» Petit retour en arrière sur le développement des théories en psychologie, de Freud à Bettelheim en passant par Bowlby. On est passé d une analyse du patient, à celui de sa relation avec son enfant, puis désormais à l apport de l enfant à la relation. Maintenant on a tendance à verser dans une tendance qui va vers le tout biologique, lorsqu il y a une difficulté de développement, on recherche sa cause dans le biologique. Pendant ce semestre, pour chacune des étapes de développement que nous aborderons, nous envisagerons cela sous la loupe du rôle de la mère, de son impact sur l enfant mais également le rôle de ce dernier. On a tendance à considérer comme important maintenant ce sont les contingences relationnelles, l idée que la relation se développe à deux. Ce qui peut paraître évident à dire, mais ça ne l était pas tant que ça, un ajustement de l enfant et du parent Exemple de contingence sociale précoce «L expérience du «still-face» chez le bébé de 3-4 mois, ou la réaction à la violation des attentes sociales.» Ca a été un des changements les plus importants dans la représentation psychologique de l enfant, qui devient doué d une compétence unique, mais néanmoins essentielle, dès sa naissance, son aptitude à la communication Trois variables déterminant la régulation mutuelle Variables dispositionnelles (par exemple tempérament) Camille-Angelo Aglione 7/53

8 Modèles relationnels de Soi et d Autrui (par exemple Internal Working Models) Si nous sommes extrêmement dépendants (au sens biologique du terme) à la naissance, il faut bien que nous devenions indépendants (au sens biologique toujours) un jour. Cette opération de détachement n est pas si évidente que cela. Une des choses qui nous a permis de nous détacher, c est que quelque chose de notre dépendance à autrui, nous l avons intériorisé, nous avons pu construire intellectuellement des modèles de l Autre. Nous avons intériorisé les figures d attachement et c est ce qui nous permet de fonctionner largement de manière autonome, sans avoir toujours notre milieu réellement, physiquement, présent. C est quelque chose que l on fait de manière quotidienne, c est ce que l on appelle l interaction avec des compagnons évoqués. C est l image intériorisée que nous avons avec les autres qui nous sont proches. Imaginez par exemple que vous venez d apprendre que vous avez réussi vos examens mais vous êtes venus seuls. La chose importante c est d aller l annoncer aux gens qui vous sont proches. Vous prenez votre voiture et pendant tout le trajet, que va-t-il se passer? Vous allez vous représenter la joie que vous allez déclencher chez l autre, vous allez mettre en scène, jouer, le scénario qui se déroulera dès votre arrivée. C est un phénomène extrêmement important, qui vous permet également, de ne pas toujours devoir agir. Interactions/transactions avec l environnement social Interactions mère-enfant, père-enfant Apport des caractéristiques du parent et des caractéristiques du bébé. Notions de vulnérabilités réciproques. Dans les premières théories psychanalytiques, la mère est la mère biologique. Le père des théories psychanalytiques était là neuf mois avant et revenait deux ans après la naissance pour résoudre la crise d Œdipe. Ce qu on va avoir comme tournant dans les années avec notamment les théories de l attachement, c est la redéfinition de la mère, comme étant une fonction, celle de l accomplissement d un certain nombre d actes dit «maternants». Le père peut donc devenir une «bonne mère» Exemples de l interdépendance des variables dans trois tâches développementales Interactions non-verbales (0-6 mois) Paradigme : le jeu face à face Régulation et ajustement au stress (coping) ; adaptation sociale (24 mois) Paradigme : l examen médical «Qui je suis?» : apprentissage de l autobiographie (36-60 mois) Paradigme : le Geneva Emotion-Eliciting Scenario Exemple de l interdépendance des variables dans le domaine de la psychopathologie Étude clinique approfondie du trouble de l humeur. Dépression chez l enfant, dépression chez le parent et impact sur le développement de l enfant. On a longtemps refusé la dépression aux enfants, les théories concernant ce trouble ne permettant pas d expliquer comment un tel phénomène pouvait se produire chez des enfants. Camille-Angelo Aglione 8/53

9 1.4. Le climat de la socialisation Winnicott (1965) : «Un bébé [seul], ça n existe pas.». Nous sommes dépendants des autres. Nos besoins sociaux sont des besoins primaires, ce qui est quand même largement différent de ce qu affirmaient jusqu alors les théories en psychologie. La question clinique qui se pose lorsqu on affirme qu un bébé est un bébé en relation avec quelqu'un d autre, c est comment se construit cette relation. Pour commencer il y a d abord une fusion mère-enfant, puis progressivement nous prenons conscience que nous sommes quelqu'un d autre. Dès la naissance cependant (pour contredire la phrase précédente) il y a chez nous la conscience d être séparés d autrui. On en a des preuves expérimentales. Une d entre elle concerne le réflexe de succion. On le sait, les enfants viennent au monde avec un réflexe de succion qui s active lors de contact avec la région buccale. Qui s active, certes, mais pas dans le cas où c est le doigt de bébé qui passe près de sa bouche. Ceci pour exactement les mêmes raisons que celles pour lesquelles on ne rit pas lorsqu on essaye de se chatouiller soi-même. Naturellement tout le débat tourne autours de la limite du premier niveau de Soi (qui se développe par paliers). Il semble pourtant que la connaissance de son corps soit une étape fondamentale. La question qui se pose en psychologie après, c est de savoir comment nous arrivons ensuite à savoir que nous ne sommes pas qu un corps mais aussi un esprit, que les autres en ont un aussi et, plus compliqué et plus subtil encore, que nous pouvons le partager. Comment, en termes psychologiques, construisons-nous notre théorie de l esprit? Cette théorie de l esprit naturellement se construit par étapes. Elle nécessite une certaine maturation cognitive, mais également des relations avec le milieu social. Ce qui va être le fil conducteur de cette construction se sont les régulations mutuelles. Interactions entre la mère/le père et le bébé et les régulations émotionnelles, capacité à régler son état d excitation. Camille-Angelo Aglione 9/53

10 2. Le Soi / Le Self 2.1. Introduction Le Soi c est un concept qui a été très utilisé dans les sciences humaines. Le Soi c est Moi en relation avec autrui. De façon grossière on peut le séparer en trois parties. Le Soi «actuel» [en actes] Représentation des attributs que l on pense avoir. («Je suis patients, aimable, etc.) Le Soi «idéal» Représentation des attributs que l on aimerait avoir. C est ce vers quoi l on tend. Le Soi du «devoir» Représentation des attributs que l on pense devoir avoir. C est souvent l intériorisation des attentes de l environnement Congruence du Self La santé mentale serait l alignement de ces différentes parties du Self entre-elles Deux orientations Psychanalyse freudienne et néo-freudienne la mère protège l enfant contre les pulsions qu il ne peut métaboliser seul car le moi est immature. Elle joue le rôle de pare-excitations [protection contre]. Pédiatrie comportementale et éthologie la mère est la source de stimulations et procure des entrées sensorielles (feed in). la croissance du cerveau lors de la première année dépend de l expérience et donc de l environnement social. En bref la différence majeure entre ces deux courants, c est que les pulsions sont d ordre internes pour la psychanalyse et leur rôle est de métaboliser les pulsions. C est une approche psychodynamique dans laquelle nous sommes agis de l intérieur. C est très différent des approches comportementalistes pour lesquelles l excitation vient de l extérieur et non de l intérieur, en tant que parent vous avez un double rôle, celui à la fois de nourrir en stimulations l enfant et faire en sorte que ces stimulations ne débordent pas L apport de l environnement Avant que l enfant arrive à ce premier mot, il associe déjà des productions sonores à des objets et des situations d ensemble (nourrir, prendre le bain, coucher, etc.), mais sans qu un rapport de ressemblance puisse être établi entre ces productions sonores et un mot de la langue. Toutefois, les personnes qui vivent près de l enfant peuvent parvenir à comprendre les associations entre de telles productions et des objets ou situations spécifiques. Un enfant peut par exemple utiliser «ta» pour un biberon, sa mère qui entend ce «ta» à chaque fois qu elle présente le biberon à son enfant comprendra vite la relation. 1 En terme de régulation on a à la fois cet apport excitateur, mais également inhibiteur. La dyade crée un «système mutuel de régulation et d activation» 2. La régulation mutuelle est : 1 Psychologie de l enfant, Voelin Schore, 2005 Camille-Angelo Aglione 10/53

11 La réduction de l intensité affective L abaissement des émotions négatives Une intensification des émotions positives C est une des choses que vous allez apprendre dans vos interactions avec le bébé, c est quelle quantité il faut pour activer et quel seuil il ne faut pas dépasser pour que ça fonctionne toujours. Pour reprendre l exemple du chatouillement, il s agit de chatouiller assez, mais pas trop. Il en va de même dans la stimulation que vous allez donner au bébé, à la différence près, mais elle est de taille, que le bébé ne peut pas fuir Pourquoi stimuler un bébé? D une part il y a un pôle de relation, qui se développe. Mais surtout, quand on le met dans un état d éveil, le bébé sera dans des conditions optimales d apprentissage. La régulation mutuelle va jouer à ces différents niveaux, d une part éviter que les émotions négatives deviennent trop envahissantes 3, mais également lui permettre d apprendre, d être dans des conditions d apprentissage et de mémorisation optimales Développement du sens de Soi par Stern C est une théorie qui est sortie il y a à peu près 20 ans, écrite par un psychanalyste qui a fait grand bruit lors de sa sortie. Au contraire de nombreuses théories en psychologie, qui se base sur un développement par stade, le développement du sens de Soi se compose de strates. La première state, qui est supposée se produire pendant les 2-3 premiers mois est une strate que Stern appelle le sens de Soi émergeant Sens de Soi émergeant Pourquoi émergeant? On revient à ce questionnement sur l organisation de toutes les sensations que nous percevons, au début de la vie. Notre capacité à filtrer ces informations. Le Sens de Soi émergeant c est l idée du traitement de base du divers de l expérience. Lorsque vous arrivez au monde, votre premier travail, c est d extraire des invariants, ce qui est régulier, se répète, à la même forme, en d autres termes, de classer le divers de l expérience. «Perception amodale: traitement des informations reçues dans une modalité et traduction dans une autre modalité -> extraction de caractéristiques «supra-modales», comme la forme, l intensité, le mouvement, le rythme, le nombre.» Nous sommes capables de traiter et comparer des informations qui sont arrivées à des sens différents. Ce qui a beaucoup intrigué les développementalistes, c est la découverte dans les années 70, c est que le nouveau-né était déjà capable d imiter des expressions faciales. À deux mois, vous ne vous êtes jamais vu dans un miroir et pourtant vous êtes capable d imiter une expression faciale. Cela a été considéré comme une caractéristique preuve du traitement amodale. 3 Laissez pleurer un bébé sans réagir, il s endormira. C est une de ces techniques, puisqu il ne peut fuir. Camille-Angelo Aglione 11/53

12 «Les affects de vitalité (différents des affects catégoriels): façon de sentir les changements d état de motivation et de tension. Diverses expériences avec activation similaire sont réunies.» Ca c est quelque chose de nouveau que Stern a créé. Affect de vitalité qu il a contrasté avec les 7 affects darwiniens. Pour Stern se sont toutes les activations d émotions qui ne correspondent pas à un état affectif distinct (la joie, la tristesse, la peur, etc.). Néanmoins, si je me mets à parler plus vite, vous allez sentir cette différence de vitesse. Derrière la captation de mots plus rapides, vous avez la sensation d une accélération qui peut se reproduire dans différents contextes, dans une poussette par exemple. L idée d affect de vitalité, c est justement de dire que cette sensation d accélération est un invariant qui peut se décliner sur toute une gamme (intensité d une lumière par exemple, intensité de la voix, etc.). Ce qui fait que nous sommes précâblés à classer les expériences comme des expériences communes, malgré le fait qu elles soient très diverses Le sens de Soi «noyau» - versus «l autre» À partir de 2-3 mois vous entrez dans ce qu on appelle le stade social, période particulière durant laquelle la seule chose qui compte pour vous c est l échange sociale. Non seulement vous recherchez toujours le contact, mais en plus vous êtes très peu sélectif et jusqu à six, sept mois, il suffit de vous sourire pour que vous souriez en retour. «Entrée dans le stade social. Sens organisé de soi et des autres, résultant des expériences du sens de soi émergent. Expériences nécessaires à la formation d un sens de soi noyau (=intégration de ces 4 expériences. Ces expériences sont des invariants de soi: Expérience de l activité propre de soi C est l idée que la répétition de vos mouvements dans le temps, vous permet d extraire la règle que ce sont vos propres décisions qui les contrôlent. Sens du vouloir, acte moteur, rétroaction proprioceptive, conséquence de l activité Expérience de la cohérence de soi À chaque fois que vous entendez la voix de maman, c est le visage de maman. Ce qui est extrêmement important à retenir, c est que nous sommes là dans quelque chose d extrêmement développemental, c est la répétition des événements qui permet d évoluer. Unité de lieu, cohérence du mouvement, cohérence de la structure temporelle, cohérence de la forme. Expérience de l affectivité de soi C est par exemple la mise en rapport des aspects proprioceptifs liés aux émotions. Lorsqu on a un fou-rire et qu il a duré un long moment, on a un peu mal au ventre, au visage, vous sentez toute votre expérience physique. C est donc la mise en rapport entre l état interne et l état externe. Proprioception des patterns moteurs dus à l activation émotionnelles, ressentis internes d activation, caractères spécifiques des émotions Expérience de la permanence de soi C est la mémoire procédurale, que l on peut voir en œuvre chez tous les bébés. Cette mémoire procédurale amène l enfant à se souvenir de ce qu il a vécu et anticiper ce qui va venir. Ce qui montre que l on a très vite des schémas de fonctionnement qui vont se mettre en place. Mémoire des événements Le sens de Soi «noyau» - avec «l autre» Camille-Angelo Aglione 12/53

13 Nous avons dès le départ un sens basique d organisation du Soi. Le Soi avec l autre cela revient à la construction du compagnon évoqué, c'est-à-dire à la construction du «self-regulating-other». Une grande partie du travail de développement de Soi ça va être cette mentalisation. Nous construisons progressivement des représentations d interaction généralisées (résumées sur le schéma sous RIG). Cela veut dire que progressivement nous formons des modèles abstraits des différentes activités, ce que les cognitivistes appellent des scripts. Il y a un script tout simple, c est par exemple de décrire de manière abstraite ce que c est d aller au restaurant, sans vous référer à une expérience spécifique. À force de jouer à «coucou il est où?», vous avez construit un script de ce type d activité. Il vous permet au moment, par exemple, où vous voyez papa arriver, d évoquer la possibilité qu il désire commencer le jeu. Vous êtes dès lors dans l activité de représentation, puis allez entrer dans l interaction, où l activité en tant que telle. Vous êtes donc sans arrêt dans l allerretour entre la représentation et l interaction. À quoi peut-on voir qu un enfant a construit des scripts? On peut le voir dans toutes les anticipations. Les premières fois que vous allez vous approcher de bébé, il ne va pas se produire grand-chose, au bout de dix fois, il rigolera avant même que vous commenciez à le chatouiller. On le voit à l inverse, dans le fait que bébé devient de plus en plus exigeant, au début il suffit de se cacher un peu pour que bébé soit intéressé, mais au fur-et-à-mesure il exigera de la nouveauté Sens de Soi subjectif 7-8 mois, moment extrêmement important dans le développement, puisque vous devenez (ou êtes devenus plutôt) sélectif. Vous n acceptez plus n importe qui comme compagnon de jeu et il vous faudra du temps pour redevenir ouvert. On relie cela avec une certaine maturité affective et cognitive. On considère que l attachement s est réalisé. Cela implique également qu au niveau cognitif vous commencez à discriminer l attractivité de certaines personnes. C est aussi le moment où apparaît ce qui est en fait la substance du Self, c est l intersubjectivité. C est le moment où l on commence à réaliser que l on a un esprit, que les autres en ont un et que nous pouvons les partager. L interaction ne porte alors plus seulement sur des comportements, mais nous commençons aussi à réagir par rapport aux Camille-Angelo Aglione 13/53

14 intentions d autrui. C est donc le moment où l on commence à pouvoir les inférer ses intentions. Jusque là, bébé si vous souriez, considère que vous êtes content, dès ce stade, il pourra remettre en question cette logique. «Découverte de «l esprit». Les autres peuvent avoir un état mental semblable au nôtre, séparé mais aussi partageable. On entre dans le domaine du lien interpersonnel intersubjectif. Inter-attentionnalité: attention conjointe Jusqu à 5-6 mois, si vous regardez bébé en face, les regards sont mutuels. Si vous détournez le regard, pour le bébé cela signifie uniquement «pause dans l interaction». À partir de 5-6 mois il va se dire qu il y a peut-être quelque chose d intéressant à regarder dans cette direction. Inter-intentionnalité: processus de contrôle et recherche de rétroaction dans l interattentionalité, augmentation du signal (vocalisation), changement du signal jusqu à atteinte du but (obtenir un biscuit, p.ex.), utilisation du signal dénaturé à seul but de communication. On partage non seulement des regards, mais aussi des intentions, on comprend les intentions de l autre. Reprenons l exemple de bébé qui est capté par quelque chose, il aimerait par exemple avoir un biscuit. Premièrement il va pointer le biscuit, ce qui est déjà extrêmement intéressant, le pointage est toujours adressé à quelqu'un, on ne pointe pas tout seul. Ensuite il va regarder en direction de ma main, pour vérifier que je suis bien concentré sur le même objectif. Cela veut dire qu il va vérifier si son intention à été comprise. S il n avait pas l interintentionalité il se contenterait peut-être de pointer ou de crier. On voit que l échange n est plus à un niveau uniquement comportemental. Inter-affectivité: référence sociale, accordage affectif. C'est-à-dire le partage de l émotion. La référence sociale : pour montrer cela, on se sert du dispositif expérimental dit «falaise visuelle» (inventé dans les années 1960 pour étudier la perception de la profondeur par les animaux et les petits humains). C est un dispositif qui consiste en une table dont les pieds ont une hauteur de 30 cm. La surface de la table est transparente pour moitié et formée d un quadrillage opaque pour l autre moitié. Le bébé est placé sur le damier, alors que sa maman est en face, la partie transparente se trouvant entre eux. Le bébé va explorer la table, notamment en cherchant à se rapprocher de sa mère. Se faisant, il va arriver au bord de la partie transparente et percevoir le vide. Ne sachant trop que faire, il lève la tête pour interroger sa mère du regard sur la conduite à suivre. Dès lors, la maman a été instruite et entraînée par l expérimentateur pour avoir une des réponses suivantes : Exprimer l effroi (de manière non verbale) : on observe alors que le bébé ne traverse pas. Exprimer l encouragement (toujours de manière non verbale) : on observe alors que le bébé traverse. Ceci est le propre des enfants à partir de mois. C est à nouveau une situation à trois : moi, maman et situation qui pose problème. C est pourquoi on parle d expérience de référence sociale. A ce stade du sens de soi subjectif, l enfant comprend ce qu il y a derrière la mimique de sa mère, et c est pour lui une information utilisable dans la situation problématique. La période du sens de soi subjectif n est donc pas seulement caractérisée par la connaissance des états subjectifs de la mère, mais aussi par la connaissance de la valeur fonctionnelle de ces états subjectifs. 4 4 Psychologie de l enfant, 2005 Claude Voelin Camille-Angelo Aglione 14/53

15 Accordage affectif : Comment et à partir de quand, avons-nous pu communiquer sur nos états affectifs et à quelle niveau cette communication va avoir lieu? Stern propose justement que cela se passe au niveau des affects de vitalité. Par exemple, bébé se met à marcher, il se lève tout seul et malheureusement il tombe. À ce moment là, l adulte fait «oh». Pour Stern c est un accordage affectif. C est le fait que l adulte imite vocalement la chute que l enfant vient de faire physiquement. L accordage affectif ce n est donc pas le partage de l émotion entre le parent et l enfant (la mère est triste, l enfant aussi, etc.). C est vraiment redonner dans une autre modalité quelque chose qui s est produit chez l enfant. Compétence sociale acquise, vraisemblablement prédéterminée mais mise en acte suite aux expériences précédentes et à la formation du sens de soi émergent et du sens de soi noyau.» Camille-Angelo Aglione 15/53

16 3. La régulation émotionnelle «Processus par lequel l'activation dans un domaine de réponse sert à moduler l'activation dans un autre domaine de réponse. L'activité cognitive joue un rôle dans la modification de la réponse émotionnelle à un événement stressant» 5 C est un terme que vous allez rencontrer souvent dans la littérature clinique et ce que vous allez voir c est que la plupart du temps il n est pas définit. L idée globale de la régulation émotionnelle, c est la façon dont nous sommes capables de moduler notre activation émotionnelle. C'est-à-dire en gros comment faites-vous pour vous activer quand vous ne l êtes pas assez ou vous calmer lorsque vous l êtes trop. Un des grands processus que nous avons suivit, c est la régulation de notre agressivité, c est un processus de régulation d une émotion. Idem lorsque vous devez vous mobiliser pour un examen. Dans ce second exemple les deux processus (activation et inhibition) sont en action, puisqu il s agit d être stressé, mais pas trop. La régulation émotionnelle fait donc partie d un apprentissage qui s est construit par étape. Nous sommes donc tout à fait en dehors d une émotion particulière, la question n est pas là. C est la régulation de l activation qui importe. On a en psychologie clinique une somme incroyable d études sur la régulation des émotions «négatives» et paradoxalement peu en ce qui concerne les émotions positives. L idée c est de dire que l on a un certain nombre de processus qui nous servent à réguler l émotion. Le développement des émotions de fait selon deux axes parallèles Augmentation du répertoire Vous avez les 7 émotions de base, ce sont des émotions que vous pouvez expliquer de manière biologique. Ces émotions sont universelles. Au fur et à mesure du développement un certain nombre d autres émotions vont apparaître, on a donc une augmentation du répertoire. On a donc les émotions dites «simples», puis vers l âge de 2-3 ans apparaissent des émotions plus complexes. On pensera notamment à la jalousie, la honte et la culpabilité. Ces deux derniers exemples sont des intériorisations d interdits sociaux. L apparition de ce type d émotions est très importante, elle est la preuve que les interdits sont intériorisation et ne doivent donc plus provenir de l extérieur. Vous avez simultanément une autre augmentation Augmentation du contrôle du changement émotionnel Chez un bébé tout se passe simplement, s il est content il rigole, s il a mal il pleure. Chez un adulte c est très différent, les émotions que nous allons exprimer vont fortement dépendre du contexte social. Ce que nous avons donc appris dans nos premières années se sont les règles d expression émotionnelles qui sont acceptées socialement. 6 Dans notre société, une manière acceptable de transmettre vos émotions c est de sourire. Mais vous êtes capables sourire dans des situations de stress par exemple (lors d un examen par exemple). À partir de là votre expression émotionnelle est séparée de vos émotions. C est un pas important, un bébé est incapable de faire une telle dissociation. 5 Dodge Un garçon ne pleure par par-exemple Camille-Angelo Aglione 16/53

17 Cette dissociation est appelée «display rules» Display Rules C est en quelque sorte le dictionnaire de ce que vous avez le droit d exprimer. D une part donc il y a l expression, mais également la capacité pour l enfant de comprendre quelles sont les émotions attendues par l environnement social (on pensera notamment à l ouverture des cadeaux de noël). À partir d une année, deux ans, on a été confronté au NON, celui de l enfant, mais également des parents. L enfant devient oppositionnel, mais il est également confronté aux interdits. Devenus mobiles à cette époque, nous avons eu des capacités formidables qui nous ont permis par exemple d aller mettre les doigts dans les prises, renverser un vase sur la table, etc. Autant d activités, certes amusantes, mais peu encouragées par l environnement social. Dès lors on a été rapidement confronté aux interdits posés par notre environnement. L enfant à cet âge est capable de tester les interdits, il sait faire la différence entre un non «mou» et un «non» catégorique. Réguler les émotions implique un système d action (jouer avec un objet, pleurer, faire quelque chose). Plus l enfant est jeune, plus les émotions négatives seront accompagnées de manifestations somatiques visibles (tonus, respiration, rythme cardiaque). Énorme variabilité interindividuelle! Si vous êtes amateurs de sport, vous allez voir un match de foot, lorsqu un but est marqué vous pouvez vous lever, crier, voir chanter. Lorsque vous apprenez une bonne nouvelle en cours vous pouvez difficilement faire la même chose. Ce qui est fondamental c est que plus l enfant est jeune, plus il a besoin d un support externe. C'est-à-dire que plus il est jeune, plus il est vulnérable à un «mauvais» entourage émotionnel, vulnérable à des variations trop importantes dans son environnement La régulation émotionnelle : développement vu de l individu Les étapes du développement de la régulation émotionnelle 0-3 mois: inconfort physiologique. Stricte association entre ressenti et expressions. Vers 2-3 mois apparition de causes psychologiques (ennui, cessation du contact social). Réponses pré-adaptées 3 mois: maturation visuelle, affaiblissement du TNR et position symétrique, rotation volontaire de la tête, mains dans le champ médian. Premières associations (p.ex. l enfant regarde autre chose que la source de stress), mais réponses indifférenciées (l enfant fait tout ce qu il peut faire, mobilisation corporelle globale) 3-9 mois: prise de conscience que l état propre peut être influencé par soi ou le caregiver. Arrivée du sourire social -> augmentation des échanges. Développement de la «tolérance affective» (maintien élevé de l activation). À 5 mois, on voit que l enfant attend une réponse à ses pleurs. Les pleurs se différencient pour la douleur, la faim, l ennui 9-12 mois: intentionnalité, distinction moyens-fin. La locomotion ouvre de nouveaux horizons. Gestion de l attachement. Décharges motrices plus complexes (se triturer l oreille) mois: envoi de signaux spécifiques pour demander de l assistance (se blottir contre l épaule, s accrocher aux habits, refuser de regarder un étranger). Apparition des pleurs manipulatoires. Début de l intersubjectivité et de l utilisation de signaux émotionnels. Peurs spécifiques, jalousie, colère. Camille-Angelo Aglione 17/53

18 18-24 mois: le self peut être pris comme objet. Connaissance des causes de la détresse et apparition de la planification. Plus de 50% des enfants ont un objet transitionnel, qui implique identité et sens d être agent mois: apparition du parler sur les émotions et des régulations langagières. Développement des stratégies cognitives d ajustement. Narrations autobiographiques «La régulation de soi est accomplie quand l enfant observe les attentes de l adulte en absence de contrôle externe» 7 Vous commencez à pouvoir être capable de vous réguler seul La régulation émotionnelle mutuelle La régulation émotionnelle chez l enfant est tout d abord externe et dépend de l adulte. On parle alors de régulation mutuelle. «Calibration, par la mère (ou tout adulte), du niveau de stimulation et des soins procurés à l'enfant en fonction de son niveau de développement» (Erikson, 1950) «Processus par lequel la stabilité du système adulte-enfant est maintenue dans le temps, par la régulation des échanges comportementaux entre les deux partenaires» (Sander, 1977) «Processus d'équilibration des mécanismes inhibiteurs et excitateurs dans l'interaction» (Anders, 1989) Ce sont ces choses là qui vont devenir des variables «diagnostique» dans l interaction mèreenfant. Du côté de l adulte, l exercice d équilibrisme que vous devez faire avec votre enfant c est le stimuler ni trop, ni trop peu. L adulte apprend donc aussi à réguler l état de l enfant en fonction de son tempérament notamment. C est un jeu qui se joue à deux, c est quelque chose d extrêmement fondamental en psychologie expérimentale. La régulation émotionnelle est un processus épigénétique: les enfants apprennent à réguler les émotions dans les interactions avec les adultes. Ils intériorisent les modes de régulation appris dans l'interaction et dont ils peuvent se servir lorsqu'ils sont seuls ou en interaction avec des partenaires moins familiers. Ces théories de l apprentissage considèrent que des failles dans la régulation mutuelle peuvent mener à l intériorisation de modèles dysfonctionnels par l enfant et à une incapacité à réguler correctement les émotions, positives comme négatives. La dérégulation émotionnelle est une difficulté à contrôler l expérience et l expression des émotions 7 Kopp, 1989 Camille-Angelo Aglione 18/53

19 Facteurs mutuels 3.4. Expérience du still-face Expérience qui date des années 70, celle des «visages gelés». La psychologie développementale a montré que l une des compétences précoces du bébé au cours des six premiers mois est l aptitude (dès 3-4 mois en tout cas) à discriminer des expressions faciales statiques de l adulte, différentes expressions vocales accompagnées de visages statiques, des expressions faciales dynamiques accompagnées d expressions vocales le bébé perçoit et est sensible aux expressions faciales de son entourage Paradigme théorique Mère et enfant (3 à 6 mois) sont mis en position d interaction face à face, l enfant assis dans un bébérelax, la mère assise sur une chaise en face de lui. La mère présente un comportement composite : La mère semble «proposer» une interaction par une formation corporelle adéquate (face à face, distance propice). Elle n envoie pas d autre signal, et ne répond pas aux signaux de l enfant en restant inexpressive et sans mouvement corporel. En terme de communication cela représente un «paradoxe communicationnel», vous envoyez en même temps de signaux qui disent que vous êtes en train de communiquer et en même temps d autres signaux qui montrent que ce n est pas. L enfant va réagir en trois temps Paradigme pratique Le «paradigme still-face» est maintenant composé de trois étapes de deux minutes chacune: 1. Interaction sociale face à face avec la mère Camille-Angelo Aglione 19/53

20 2. La mère pose un visage impassible et ne répond pas aux sollicitations de l enfant 3. Un épisode de «réunion» où la mère recommence à interagir avec l enfant Déroulement de l expérience Salutations : alors que la mère s assied en face de lui, l enfant la regarde et lui sourit. Devant l absence de réponse, il sourit à nouveau. [A] Stimulation à interagir, augmentation des signaux : l enfant alterne entre des regards à sa mère avec un visage joyeux et un détournement du regard. [B/C] Retrait : l enfant se détourne, arrête de sourire, s engage dans des activités auto-centrées et peut montrer des affects négatifs. [D] Si vous prenez des mesures physiologiques, vous observerez que l activation physiologique est toujours élevée, même lorsque l enfant est auto-centré. Ce qui est extrêmement intéressant c est que cela se paye, la réunion ne se passe pas sans dégâts. Au moment où la mère rétablit le contact, on a un «carryover» (transmission) des affects négatifs. Durant l épisode de réunion, les deux partenaires doivent réparer l interaction qui a connu une «erreur» majeure L enfant doit faire face à un événement positif (le retour aux affaires de sa mère) et en même temps gérer les émotions négatives générées lors de l épisode du still-face les réactions de l enfant lors de cet épisode sont mixtes, expressions positives (sourires) et négatives (notamment méfiance et colère). Là aussi vous avez de quelque chose que l on va connaître plus tard, dans des moments de réunions, on pensera notamment au moment où les parents reviennent chercher leur enfant à la garderie (ou la pouponnière). En dehors de l aspect expérimental de l expérience, on peut imaginer que ce type d expérience se reproduit «naturellement» chez des parents dépressifs par exemple. Au bout d un moment, dans un cas comme celui-là, l enfant ne réagit plus au still-face, il s est en quelque sorte habitué à cette réaction. D un point de vue clinique on préfère donc au terme d une expérience comme celle-ci que l enfant soit déstabilisé. Camille-Angelo Aglione 20/53

21 4. Le développement de la relation parent-enfant 4.1. La naissance de la relation Le travail d être père ou d être mère commence bien avant la naissance, au moins pendant la grossesse. On a une bonne série d études sur le sujet de la grossesse, mais pour des raisons évidentes, peu en ce qui concerne l avant. Devenir parent est un phénomène particulier, vous allez devenir l égal de vos parents. C est une progression qui se fait tout au long de la grossesse. C est finalement l ensemble des choses que vous imaginez pendant la grossesse. «La «grossesse mentale» est un travail psychologique qui prépare le chemin pour des changements profonds dans l identité de la mère dans son mariage, sa famille d origine, sa vie professionnelle et sociale Les représentations élaborées sont : l image du bébé, de soimême comme future mère, de son mari comme futur père, de sa nouvelle famille nucléaire, du rôle de son bébé dans sa famille. Les deux processus, physiologique et psychologique, s influencent mutuellement pendant toute la durée de la grossesse.» C est tout un travail de projection, vous imaginez le bébé. Dès qu il vient au monde, on le sait bien le premier réflexe des parents et de l entourage consiste à identifier le bébé en fonction de ses parents et sa famille («il a ton nez, les oreilles de la grand-mère, le menton de son oncle, etc.»). Chez nous et en particulier en Suisse il y a toute une série de choses qui renforce ces représentations. Pourquoi chez nous? En partie par l écographie, dont trois séances sont remboursées par la LAMAL. La première a lieu au 3 e mois, à ce moment là il vous faudra faire confiance à votre médecin parce que lui seul sera capable de comprendre l image floue que l écographie présente. Au cinquième mois cependant on fait des écographies avec un appareil beaucoup plus performant, qui vous permet de voir toute l anatomie de l enfant. D une certaine façon, voir l enfant par écographie c est «briser l enceinte» en quelque sorte, vous avez déjà une première vue de l enfant. Tout ceci joue un rôle naturellement dans la construction que vous allez faire de ce que sera l enfant. Au cinquième mois il arrive également une nouveauté importante, le bébé bouge, comme d habitude, mais la femme commence à le sentir bouger. Du point de vue des représentations il se produit également quelque chose de très intéressant. D un point de vue qualitatif, on a une sorte de courbe qui va monter naturellement dès le 3 e mois, augmenter dès 5 mois et baisser à nouveau dès le 7 e mois. Camille-Angelo Aglione 21/53

POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS?

POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS? POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS? Pourquoi vivons-nous des émotions? Voilà une excellente question! Avez-vous pensé: «Les émotions nous rendent humains» ou : «Elles nous permettent de sentir ce qui

Plus en détail

Favoriser l'attachement sécurisant chez les bébés et les jeunes enfants : Le Cercle de sécurité

Favoriser l'attachement sécurisant chez les bébés et les jeunes enfants : Le Cercle de sécurité Favoriser l'attachement sécurisant chez les bébés et les jeunes enfants : Le Cercle de sécurité Congrès Enfanter le monde 26 novembre 2010 Claud Bisaillon, Ph.D. Psychologue, professeure Plan de la présentation

Plus en détail

Analyse Appliquée du Comportement. Christine PHILIP, Maître de conférences, INS HEA

Analyse Appliquée du Comportement. Christine PHILIP, Maître de conférences, INS HEA Analyse Appliquée du Comportement Christine PHILIP, Maître de conférences, INS HEA Qu est-ce que l ABA? «Applied Behavior Analysis» (Analyse appliquée du comportement) C est une méthode inspirée de Skinner

Plus en détail

Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie.

Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie. Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie. Sarah CAILLOT, Psychologue Réseau Breizh IMC- Pôle MPR St-Hélier (Rennes)- Journée Inter-régionale

Plus en détail

Compétences du bébé, compétences des parents, le point de vue du pédopsychiatre Dr Julie MARCOU Hôpital St Joseph Plan: Introduction 1- Compétences du bébé -compétences des parents 2- Canaux de communication

Plus en détail

La dynamique des liens entre genre, âge et désir

La dynamique des liens entre genre, âge et désir La dynamique des liens entre genre, âge et désir Michel Bozon Lausanne, 21 juin 2011 Université d été «Genre, rapports intergénérationnels et travail social» Plan de la présentation Transformations de

Plus en détail

«La capacité à être seul», WINNICOTT

«La capacité à être seul», WINNICOTT «La capacité à être seul», WINNICOTT La capacité d être seul est un signe des plus importants de la maturité du développement affectif. On repère chez le sujet ce qu il éprouve dans des situations de solitude,

Plus en détail

02/12/2014. Institut Jean-Pierre Lallemand. Historique. Historique. Théorie de la communication

02/12/2014. Institut Jean-Pierre Lallemand. Historique. Historique. Théorie de la communication Institut Jean-Pierre Lallemand Théorie de la communication Chapitre 6 PNL (30 périodes) Bachelier Educateur spécialisé Niveau I Approche conceptuelle I Année académique 2010-2011 Cours de Daniel Cornelis

Plus en détail

Trouble du traitement de l information sensorielle (SPD) Définition générale

Trouble du traitement de l information sensorielle (SPD) Définition générale Trouble du traitement de l information sensorielle (SPD) Définition générale Le traitement de l information sensorielle, parfois nommé intégration sensorielle, réfère au processus par lequel le cerveau

Plus en détail

Fiche de synthèse sur la PNL (Programmation Neurolinguistique)

Fiche de synthèse sur la PNL (Programmation Neurolinguistique) 1 Fiche de synthèse sur la PNL (Programmation Neurolinguistique) La programmation neurolinguistique (PNL) fournit des outils de développement personnel et d amélioration de l efficacité relationnelle dans

Plus en détail

Pistes d intervention pour les enfants présentant un retard global de développement

Pistes d intervention pour les enfants présentant un retard global de développement Pistes d intervention pour les enfants présentant un retard global de développement Pistes d intervention pour les enfants présentant un retard global de développement, MELS, novembre 2011 Page 1 Document

Plus en détail

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale 19 Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale RENCONTRE, TRANSFERT ET CONTRE-TRANSFERT La notion de transfert découle des travaux de la psychanalyse (S. Freud) où ont été décrits des mouvements

Plus en détail

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle I. Communiquer avec efficacité A. Intégrer les processus d influence sociale 1. La personnalité Les métaprogrammes sont les traits de personnalité qui, gravés

Plus en détail

DEBAT PHILO : L HOMOSEXUALITE

DEBAT PHILO : L HOMOSEXUALITE Ecole d Application STURM Janvier-Février 2012 CM2 Salle 2 Mme DOUILLY DEBAT PHILO : L HOMOSEXUALITE Sujet proposé par les élèves et choisi par la majorité. 1 ère séance : définitions et explications Réflexion

Plus en détail

Apprendre, oui... mais à ma manière. Siham Kortas Enseignante en TÉE Cégep Marie-Victorin

Apprendre, oui... mais à ma manière. Siham Kortas Enseignante en TÉE Cégep Marie-Victorin Apprendre, oui... mais à ma manière Siham Kortas Enseignante en TÉE Cégep Marie-Victorin La motivation scolaire prend son origine dans les perceptions qu un étudiant a de lui-même, et celui-ci doit jouer

Plus en détail

L ACQUISITION DU LANGAGE CHEZ LE TOUT PETIT EN VIE COLLECTIVE INSTITUTIONNELLE

L ACQUISITION DU LANGAGE CHEZ LE TOUT PETIT EN VIE COLLECTIVE INSTITUTIONNELLE N 220 - ROUFIDOU Irini L ACQUISITION DU LANGAGE CHEZ LE TOUT PETIT EN VIE COLLECTIVE INSTITUTIONNELLE Pendant notre recherche du D.E.A., nous avons étudié l acquisition du langage chez le tout petit en

Plus en détail

Relation soignant / soigné

Relation soignant / soigné Relation soignant / soigné 3 métiers impossibles selon Freud : gouverner soigner éduquer Car met les personnes dans une situation de dépendance et d autorité Relation = activité ou une situation dans laquelle

Plus en détail

Manque de reconnaissance. Manque de contrôle

Manque de reconnaissance. Manque de contrôle CONTRE-VALEURS 7 octobre 2014 Les contre-valeurs représentent ce que l on cherche à fuir. Elles nous motivent négativement en ce sens où elles incarnent des situations que nous évitons ou que nous cherchons

Plus en détail

Influencer avec intégrité

Influencer avec intégrité Influencer avec intégrité 1 Les objectifs généraux d une communication. Aider (conseils, directives) Apprendre (acquérir habiletés, connaissance de soi et du monde) Créer des liens (amitiés, formation

Plus en détail

Question N : 1- Comment un individu devient-il acteur dans une organisation?

Question N : 1- Comment un individu devient-il acteur dans une organisation? THÈME DE L INDIVIDU À L ACTEUR L organisation, que ce soit une association, une administration ou une entreprise, ne peut pas fonctionner sans la mise en œuvre de processus de gestion assurant la coordination

Plus en détail

Devoirs, leçons et TDA/H1 Gaëtan Langlois, psychologue scolaire

Devoirs, leçons et TDA/H1 Gaëtan Langlois, psychologue scolaire Devoirs, leçons et TDA/H1 Gaëtan Langlois, psychologue scolaire Pourquoi traiter des devoirs et leçons avec les TDA/H? Parce que c est un des problèmes le plus souvent rencontrés avec les enfants hyperactifs

Plus en détail

Stress des soignants et Douleur de l'enfant

Stress des soignants et Douleur de l'enfant 5e rencontre francophone Suisse et France voisine de la douleur chez l enfant Stress des soignants et Douleur de l'enfant Céline ROUSSEAU-SALVADOR Psychomotricienne - Psychologue Clinicienne Service d

Plus en détail

RAPPORT D EVALUATION Tous nos rapports sont intégralement rédigés par un consultant spécialiste de l évaluation

RAPPORT D EVALUATION Tous nos rapports sont intégralement rédigés par un consultant spécialiste de l évaluation RAPPORT D EVALUATION Tous nos rapports sont intégralement rédigés par un consultant spécialiste de l évaluation DEVELOPMENT CENTER Damien xxx Poste cible : Entreprise : Assesseurs Evaluesens : Responsable

Plus en détail

Guide à l intention des familles AU COEUR. du trouble de personnalité limite

Guide à l intention des familles AU COEUR. du trouble de personnalité limite Guide à l intention des familles AU COEUR du trouble de personnalité limite À propos du trouble de personnalité limite Ce document a été élaboré en 2001 par madame France Boucher, infirmière bachelière,

Plus en détail

Médecine et société / Le normal et la pathologique; histoire de la médecine

Médecine et société / Le normal et la pathologique; histoire de la médecine O B J E C T I F S Programme llongiitudiinall : Introduction Personne, santé, société (PSS) Cours d introduction - Présentation du cours PSS. - Importance des dimensions psycho-sociales dans la pratique

Plus en détail

COUPLE ET PROBLÈMES SEXUELS

COUPLE ET PROBLÈMES SEXUELS COUPLE ET PROBLÈMES SEXUELS Introduction Christine Reynaert et Pierre Collart ont tous deux activement participé à l ouverture de centres spécialisés dans le traitement de troubles sexuels (voir analyse

Plus en détail

L enfant sensible. Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et. d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est

L enfant sensible. Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et. d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est L enfant sensible Qu est-ce que la sensibilité? Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est de le surprotéger car il se

Plus en détail

Avec un nouveau bébé, la vie n est pas toujours rose

Avec un nouveau bébé, la vie n est pas toujours rose Avec un nouveau bébé, la vie n est pas toujours rose Le «blues du post-partum» est FRÉQUENT chez les nouvelles mères. Quatre mères sur cinq auront le blues du post-partum. LE «BLUES DU POST-PARTUM» La

Plus en détail

Les relations intergé né rationnelles

Les relations intergé né rationnelles 5 Les relations intergé né rationnelles Rencontre avec Claudine Attias-Donfut 1, directrice de recherche, Ehess Les changements dans les relations intergénérationnelles La mutation importante observée

Plus en détail

Comment la proposer et la réaliser?

Comment la proposer et la réaliser? RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Comment la proposer et la réaliser? Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à aider les professionnels de santé dans la mise en œuvre d un programme

Plus en détail

Lorsqu une personne chère vit avec la SLA. Guide à l intention des enfants

Lorsqu une personne chère vit avec la SLA. Guide à l intention des enfants Lorsqu une personne chère vit avec la SLA Guide à l intention des enfants 2 SLA Société canadienne de la SLA 3000, avenue Steeles Est, bureau 200, Markham, Ontario L3R 4T9 Sans frais : 1-800-267-4257 Téléphone

Plus en détail

Voici une demande qui revient régulièrement lors de mes rencontres avec les employeurs :

Voici une demande qui revient régulièrement lors de mes rencontres avec les employeurs : Logique dépannage La logique de dépannage dépend d une multitude d aspect, et un de ses aspects que j ai pu constater avec le temps en tant que formateur est que les techniciens industriels apprennent

Plus en détail

SEQUENCE : LES 5 SENS

SEQUENCE : LES 5 SENS SEQUENCE : LES 5 SENS Groupe concerné : Groupe sciences Nombre de séances prévues : 8 Compétence 3 du Palier 2 du socle commun : La culture scientifique et technologique - Pratiquer une démarche scientifique

Plus en détail

EN HARMONIE. L Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec regroupe les physiothérapeutes et les thérapeutes en réadaptation physique

EN HARMONIE. L Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec regroupe les physiothérapeutes et les thérapeutes en réadaptation physique EN HARMONIE L Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec regroupe les physiothérapeutes et les thérapeutes en réadaptation physique Le développement moteur de l enfant Dans les deux premières années

Plus en détail

Un autre signe est de blâmer «une colère ouverte qui débute par le mot TU».

Un autre signe est de blâmer «une colère ouverte qui débute par le mot TU». Le besoin de contrôler Le comportement compulsif de tout vouloir contrôler n est pas mauvais ou honteux, c est souvent un besoin d avoir plus de pouvoir. Il s agit aussi d un signe de détresse; les choses

Plus en détail

FORMATION : POSTURE COACH, LES METIERS D ACCOMPAGNEMENT

FORMATION : POSTURE COACH, LES METIERS D ACCOMPAGNEMENT FORMATION : POSTURE COACH, LES METIERS D ACCOMPAGNEMENT Que vous soyez parent, enseignant, formateur, pédagogue, coach, manager Que votre activité professionnelle ou simplement la quête de vous-même vous

Plus en détail

Votre bébé a besoin de soins spéciaux

Votre bébé a besoin de soins spéciaux Votre bébé a besoin de soins spéciaux Ce guide se veut un document de référence afin de favoriser une meilleure compréhension de tous les aspects entourant la venue d un enfant prématuré ou malade. Il

Plus en détail

Professeur Thierry BOUGEROL

Professeur Thierry BOUGEROL UE7 - Santé Humanité Société Chapitre 2 : Développement psychologique : personnalité et tempérament Professeur Thierry BOUGEROL Année universitaire 2010/2011 Université Joseph Fourier de Grenoble - Tous

Plus en détail

Les 6 sous-stades. La période sensori-motrice. Le stade réflexe. Coordination main/bouche. Du réflexe au schème: exemple du réflexe de succion

Les 6 sous-stades. La période sensori-motrice. Le stade réflexe. Coordination main/bouche. Du réflexe au schème: exemple du réflexe de succion Les 6 sous-stades La période sensori-motrice La construction de l intelligence à partir des sens, de l action et des déplacements I. Stade réflexe du premier mois II. Stade des réactions circulaires primaires

Plus en détail

Séance 3 : Conduire une source de stress importante! Oui mais aussi

Séance 3 : Conduire une source de stress importante! Oui mais aussi Séance 3 : Conduire une source de stress importante! Oui mais aussi Divorcer ou conduire, il faut choisir Le risque de subir un accident de voiture est multiplié par quatre pendant les périodes de divorce

Plus en détail

Définition, finalités et organisation

Définition, finalités et organisation RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Définition, finalités et organisation Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à présenter à l ensemble des professionnels de santé, aux patients

Plus en détail

M2S. Formation Management. formation. Animer son équipe Le management de proximité. Manager ses équipes à distance Nouveau manager

M2S. Formation Management. formation. Animer son équipe Le management de proximité. Manager ses équipes à distance Nouveau manager Formation Management M2S formation Animer son équipe Le management de proximité Manager ses équipes à distance Nouveau manager Coacher ses équipes pour mieux manager Déléguer et Organiser le temps de travail

Plus en détail

La contribution des pères au développement de leur enfant

La contribution des pères au développement de leur enfant Activité 1 La contribution des pères au développement de leur enfant Le père: Un rôle en évolution Théorie de l évolution Question de survie! Homme Animaux Christine Gervais, Ph. D., Professeur au département

Plus en détail

Origines possibles et solutions

Origines possibles et solutions Ne plus avoir peur de vieillir «Prends soin de ton corps comme si tu allais vivre éternellement, Prends soin de ton âme comme si tu allais mourir demain.» Introduction Ce petit document est la résultante

Plus en détail

«Construction de l identité sexuée de l enfant»

«Construction de l identité sexuée de l enfant» Transcription d extraits de la vidéo de la conférence de Véronique Rouyer, maître de conférences en psychologie du développement de l enfant et de la famille, UFR Psychologie, université de Toulouse. Site

Plus en détail

Organisation de dispositifs pour tous les apprenants : la question de l'évaluation inclusive

Organisation de dispositifs pour tous les apprenants : la question de l'évaluation inclusive Organisation de dispositifs pour tous les apprenants : la question de l'évaluation inclusive Transcription et traduction de la communication de Verity DONNELLY colloque Éducation inclusive, la question

Plus en détail

Dix valeurs pour les soins infirmiers

Dix valeurs pour les soins infirmiers Dix valeurs pour les soins infirmiers La valeur n attendant pas le nombre des années, deux étudiantes en soins infirmiers se sont interrogées sur les valeurs dont l infirmière a besoin pour mieux adapter

Plus en détail

Comment remplir une demande d AVS Remplir les dossiers administratifs quand on a un enfant autiste et TED (3) : demander une AVS

Comment remplir une demande d AVS Remplir les dossiers administratifs quand on a un enfant autiste et TED (3) : demander une AVS Comment remplir une demande d AVS Remplir les dossiers administratifs quand on a un enfant autiste et TED (3) : demander une AVS Intégration était le maître mot de la loi de 75, scolarisation est ce lui

Plus en détail

"Couples séparés mais toujours parents"

Couples séparés mais toujours parents "Couples séparés mais toujours parents" Compte rendu Rencontre à thème Le 31 Janvier 2012 Matin Intervenante : Katell Jouffe, psychologue à l'hôpital de jour pour enfants autistes et psychotiques et médiatrice

Plus en détail

L intolérance à l incertitude et le trouble d anxiété généralisée

L intolérance à l incertitude et le trouble d anxiété généralisée 1 L intolérance à l incertitude et le trouble d anxiété généralisée Dans notre compréhension actuelle du trouble d anxiété généralisée (TAG), nous estimons que l intolérance à l incertitude joue un rôle

Plus en détail

PREPARATION A LA PARENTALITE RYTHMES ET BESOINS DU NOUVEAU-NE. «Un bébé a besoin de tendresse, de chaleur, de contact et de lait»

PREPARATION A LA PARENTALITE RYTHMES ET BESOINS DU NOUVEAU-NE. «Un bébé a besoin de tendresse, de chaleur, de contact et de lait» Version 1- Nov. 2012 OBSTETRIQUE Fiche d information N 3 Page 1/8 Validation PREPARATION A LA PARENTALITE RYTHMES ET BESOINS DU NOUVEAU-NE Document 3-3 Condition «Un bébé a besoin de tendresse, de chaleur,

Plus en détail

GERER SON STRESS - GERER LES CONFLITS

GERER SON STRESS - GERER LES CONFLITS GERER SON STRESS - GERER LES CONFLITS Dans des organisations en constante évolution, un manager doit pouvoir devenir une base de sécurité pour l équipe qu il dirige. Il doit pouvoir être une source de

Plus en détail

Les bonnes pratiques pour les travaux scolaires à la maison

Les bonnes pratiques pour les travaux scolaires à la maison D après LES DEVOIRS ET LES LEÇONS de Marie-Claude Béliveau 1 1 Rappels et définitions. Officiellement, les devoirs à la maison sont interdits depuis 1956 2 à l école primaire mais leur pratique reste très

Plus en détail

DOMAINE 7 RELATIONS ET RÔLES

DOMAINE 7 RELATIONS ET RÔLES DOMAINE 7 RELATIONS ET RÔLES 327 Allaitement maternel inefficace (00104) 327 Allaitement maternel interrompu (00105) 328 Motivation à améliorer l allaitement maternel (00106) 329 Tension dans l exercice

Plus en détail

SÉMINAIRE INTELLIGENCE EMOTIONNELLE

SÉMINAIRE INTELLIGENCE EMOTIONNELLE 21 ET 22 AOÛT 2010 Nuvilly-Suisse Contact Cornelia Roulet Tél. 078/787.17.81 chevalcoaching@orangemail.ch Eliane Bernard Coach structurel et facilitatrice équin «grow» Dominique Pellet Coach PNL «dpcoaching»

Plus en détail

Qu est-ce que l attachement et pourquoi est-ce si important?

Qu est-ce que l attachement et pourquoi est-ce si important? Chapitre 1 Qu est-ce que l attachement et pourquoi est-ce si important? Qu est-ce qu un attachement normal et sain? Le cycle de l attachement Qu est-ce qui interrompt l attachement? 20 Attachement et adoption

Plus en détail

Psychologie Sociale. La psychosociologie étudie les situations sur le terrain.

Psychologie Sociale. La psychosociologie étudie les situations sur le terrain. Psychologie Sociale Nous confondons souvent la psychologie sociale et la psychosociologie. La psychologie sociale et la psychosociologie sont différenciées par la méthode. La psychologie sociale exerce,

Plus en détail

Questionnaire pour les enseignant(e)s

Questionnaire pour les enseignant(e)s info@educatout123.fr www.educatout123.fr +31 614303399 L enfant qui bouge beaucoup! C est un fait, un enfant bouge beaucoup, il a besoin de se dépenser. Il arrive même parfois qu on n arrive plus à tenir

Plus en détail

CARACTERISTIQUES DE L APPROCHE GESTALT EN ORGANISATION

CARACTERISTIQUES DE L APPROCHE GESTALT EN ORGANISATION CARACTERISTIQUES DE L APPROCHE GESTALT EN ORGANISATION Société des Coaches Gestaltistes Coordinateur projet: Marius Moutet INTRODUCTION Un coaching d individus ou d équipe inspiré de la posture humaniste

Plus en détail

3-La théorie de Vygotsky Lev S. VYGOTSKY (1896-1934)

3-La théorie de Vygotsky Lev S. VYGOTSKY (1896-1934) 3-La théorie de Vygotsky Lev S. VYGOTSKY (1896-1934) Psychologue russe contemporain de Piaget, a également élaboré une théorie interactionniste de l'apprentissage, sage, mais qui insiste sur tout sur la

Plus en détail

FORCE DE VENTE : une approche commerciale efficace

FORCE DE VENTE : une approche commerciale efficace Les formations standardisées voulant mettre le commercial dans un «moule» et formater une personne en appliquant des techniques à la lettre sont bien différentes de ce que nous vous proposons chez Semaphorus.

Plus en détail

Les enfants malentendants ont besoin d aide très tôt

Les enfants malentendants ont besoin d aide très tôt 13 CHAPITRE 2 Les enfants malentendants ont besoin d aide très tôt Pendant les premières années de leur vie, tous les enfants, y compris les enfants malentendants, apprennent rapidement et facilement les

Plus en détail

ETES-VOUS PRET.ES A ALLER MIEUX?

ETES-VOUS PRET.ES A ALLER MIEUX? ETES-VOUS PRET.ES A ALLER MIEUX? Projet formulé à partir de ma pratique de terrain: Constats Public défavorisé Plus le niveau d instruction est bas plus plus le risque est grand de développer des troubles

Plus en détail

QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR?

QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR? QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR? Source: DUMONT, Nicole. Femmes d aujourd hui, Vol. 1 No. 8., janvier 1996. On dit de certaines personnes qu elles n ont pas de tête ou qu elles n ont pas de

Plus en détail

Réactions de deuil des enfants

Réactions de deuil des enfants Le deuil et ses effets 91 Réactions de deuil des enfants Rôle des parents en assistant les enfants dans le deuil Les enfants n ont pas la force émotionnelle de faire seuls leur deuil. Ils ont besoin de

Plus en détail

L Influence des Relations d Attachement sur le Développement de l Enfant. Ellen Moss

L Influence des Relations d Attachement sur le Développement de l Enfant. Ellen Moss L Influence des Relations d Attachement sur le Développement de l Enfant Ellen Moss Nos projets d études Suivi de 20 ans auprès de 200 familles Mesures des caractéristiques familiales, du développement

Plus en détail

Comment atteindre ses objectifs de façon certaine

Comment atteindre ses objectifs de façon certaine Ressources & Actualisation Le partenaire de votre bien-être et de votre accomplissement Comment atteindre ses objectifs de façon certaine À l attention du lecteur, Ce présent document est protégé par la

Plus en détail

Androids as an Experimental Apparatus: Why Is There an Uncanny Valley and Can we Exploit It?

Androids as an Experimental Apparatus: Why Is There an Uncanny Valley and Can we Exploit It? Androids as an Experimental Apparatus: Why Is There an Uncanny Valley and Can we Exploit It? Karl F. MacDorman 1 The Uncanny Valley : Le terme d Uncanny Valley a été défini par Masahiro Mori, chercheur

Plus en détail

SAVOIR SE RECENTRER : UN ATOUT AU QUOTIDIEN

SAVOIR SE RECENTRER : UN ATOUT AU QUOTIDIEN SAVOIR SE RECENTRER : UN ATOUT AU QUOTIDIEN QUE SIGNIFIE "ÊTRE CENTRÉ"? Etre centré signifie être aligné entre Ciel et Terre. C'est-à-dire connecté à l'énergie du Ciel et ancré dans l énergie de la Terre;

Plus en détail

Théorie et pratique de l'échauffement

Théorie et pratique de l'échauffement Théorie et pratique de l'échauffement D'une manière générale, les élèves (non pratiquants dans les clubs sportifs et même certains d'entre eux pendant les cours d'eps) n aiment pas s'échauffer. En effet,

Plus en détail

PROGRAMME VI-SA-VI VIvre SAns VIolence. Justice alternative Lac-Saint-Jean

PROGRAMME VI-SA-VI VIvre SAns VIolence. Justice alternative Lac-Saint-Jean PROGRAMME VI-SA-VI VIvre SAns VIolence Justice alternative Lac-Saint-Jean Printemps 2013 OBJECTIFS Démystifier la problématique violence. Promouvoir les solutions pacifiques en matière de résolution de

Plus en détail

MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient

MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient Catherine Tourette-Turgis Maître de conférences en sciences de l éducation Responsable du master en éducation thérapeutique à l université

Plus en détail

Institut Informatique de gestion. Communication en situation de crise

Institut Informatique de gestion. Communication en situation de crise Institut Informatique de gestion Communication en situation de crise 1 Contexte Je ne suis pas un professionnel de la communication Méthode empirique, basée sur l(es) expérience(s) Je suis actif dans un

Plus en détail

L E. P. S. 4 A 4 Michel FAURE, CPD EPS DA 13

L E. P. S. 4 A 4 Michel FAURE, CPD EPS DA 13 L E. P. S. 4 A 4 Michel FAURE, CPD EPS DA 13 Les 4 tableaux format A4 suivants (l EPS 4 à 4!) sont le résultat d une tentative personnelle de présentation synthétique d utiles connaissances et considérations

Plus en détail

le livret de Bébé nageur avec la complicité de bébé.

le livret de Bébé nageur avec la complicité de bébé. L association plaisirs de l eau vous présente le livret de Bébé nageur avec la complicité de bébé. http://plaisir-de-leau.wifeo.com 27/09/14 Plaisirs de l eau livret bébé nageur 1 BIENVENUE à l association

Plus en détail

FONCTIONNEMENT DE GROUPE ET D'EQUIPE AU TRAVAIL

FONCTIONNEMENT DE GROUPE ET D'EQUIPE AU TRAVAIL FONCTIONNEMENT DE GROUPE ET D'EQUIPE AU TRAVAIL Intro... 1 I. Caractéristiques des différents types de groupe... 1 A. Définitions... 1 B. Définition selon Anzieu et Martin... 2 C. Définition de Fisher...

Plus en détail

Voyage au pays du sommeil

Voyage au pays du sommeil Service de prévention et d éducation à la santé - 2014 Voyage au pays du sommeil Séance 1 : Le soir à la maison 1- En GS, votre enfant à besoin de 11h de sommeil chaque nuit. Cependant, il existe des petits

Plus en détail

APPROCHE MENTALE DES CONCOURS (Nicolas DOMBROWSKI, 2009)

APPROCHE MENTALE DES CONCOURS (Nicolas DOMBROWSKI, 2009) APPROCHE MENTALE DES CONCOURS (Nicolas DOMBROWSKI, 2009) Les concours peuvent être considérés comme des compétitions mettant en concurrence des candidats issus de tout le territoire national. On peut les

Plus en détail

Questionnaire pour le Jumeau B Second né

Questionnaire pour le Jumeau B Second né ETUDE SUR LA QUALITE DES RELATIONS GEMELLAIRES D ENFANTS DE 3 A 5 ANS ET PRATIQUES EDUCATIVES PARENTALES Questionnaire pour le Jumeau B Second né Thèse réalisée dans le cadre d un Doctorat de Psychologie

Plus en détail

Cours de Leadership G.Zara «LEADERSHIP»

Cours de Leadership G.Zara «LEADERSHIP» «LEADERSHIP» Est-il possible de DÉVELOPPER LES COMPÉTENCES DE LEADERSHIP? PROGRAMME DU COURS 1. Introduction 2. Les fondamentaux du Leadership 3. Valeurs, attitudes et comportements 4. Les 10 devoirs du

Plus en détail

QE comportemental PROFIL À PLUSIEURS ÉVALUATEURS. Préparé pour: Par: Session: 22 juil. 2014. Madeline Bertrand. Sample Organization

QE comportemental PROFIL À PLUSIEURS ÉVALUATEURS. Préparé pour: Par: Session: 22 juil. 2014. Madeline Bertrand. Sample Organization QE comportemental PROFIL À PLUSIEURS ÉVALUATEURS Préparé pour: Madeline Bertrand Par: Sample Organization Session: Improving Interpersonal Effectiveness 22 juil. 2014 Behavioral EQ (QE comportemental),

Plus en détail

ima est un langage universel conçu pour optimiser la communication et les contacts.

ima est un langage universel conçu pour optimiser la communication et les contacts. Audit des Ressources Humaines ATELIER D UNE DEMI-JOURNEE Introduction ima est un langage universel conçu pour optimiser la communication et les contacts. ima signifie Identifier, Modifier, Adapter : les

Plus en détail

Management Interculturel

Management Interculturel Management Interculturel La mondialisation et l ouverture des marchés ont permis l interconnexion des mondes. Ces phénomènes ont en même temps accéléré la mutation des modes de pensée et de consommation.

Plus en détail

Coup d oeil sur. Le sommeil Bien dormir pour bien grandir

Coup d oeil sur. Le sommeil Bien dormir pour bien grandir Coup d oeil sur Le sommeil Bien dormir pour bien grandir Le sommeil «Un bon dormeur se démarque d un mauvais dormeur par la facilité avec laquelle il se rendort.» Que savons-nous? n Le sommeil du bébé

Plus en détail

PNL & RECRUTEMENT IMPACT SUR LES ENTRETIENS Présentation du 10/06/03

PNL & RECRUTEMENT IMPACT SUR LES ENTRETIENS Présentation du 10/06/03 PNL & RECRUTEMENT IMPACT SUR LES ENTRETIENS Présentation du 10/06/03 Introduction : Questions/réponses : Qu est-ce que pour vous un bon recrutement? Cela dépend de quoi? Qu est-ce qui est sous votre contrôle?

Plus en détail

A LA DECOUVERTE DE L HYPNOSE 1

A LA DECOUVERTE DE L HYPNOSE 1 A LA DECOUVERTE DE L HYPNOSE 1 JULIA LEGRAND, Psychologue- Psychothérapeute L hypnose est un terme qui entraine un grand nombre d idées reçues, d inquiétudes et de méfiance. On donne parfois à l hypno-thérapeute

Plus en détail

Information sur le sujet. Tests-assignés

Information sur le sujet. Tests-assignés BRIEF - Sommaire Adulte Inventaire de comportements reliés aux fonctions exécutives Robert M. Roth, Ph.D., Peter K. Isquith, Ph.D., and Gerard A. Gioia, Ph.D. Adaptation et traduction française, Institut

Plus en détail

Annie Claude Sortant-Delanoë. L angoisse, nécessité logique entre jouissance et désir

Annie Claude Sortant-Delanoë. L angoisse, nécessité logique entre jouissance et désir Annie Claude Sortant-Delanoë L angoisse, nécessité logique entre jouissance et désir À sa naissance, l enfant est un organisme dont le cri exprime un besoin. Ce cri n a aucune intention de signification.

Plus en détail

Choisir et décider ensemble

Choisir et décider ensemble Choisir et décider ensemble Catherine Ollivet Présidente de l'association France Alzheimer 93, coordinatrice du groupe de réflexion et de recherche "éthique et vieillesse", Espace éthique/ap-hp, membre

Plus en détail

I/ Qu est-ce que l aphasie? French

I/ Qu est-ce que l aphasie? French I/ Qu est-ce que l aphasie? French Vous avez, vraisemblablement, récemment eu à faire à l aphasie et ce, pour la première fois. L aphasie appelle d emblée quelques questions comme : qu est-ce que l aphasie,

Plus en détail

L E C O U T E P r i n c i p e s, t e c h n i q u e s e t a t t i t u d e s

L E C O U T E P r i n c i p e s, t e c h n i q u e s e t a t t i t u d e s L E C O U T E P r i n c i p e s, t e c h n i q u e s e t a t t i t u d e s L E C O U T E P r i n c i p e s, t e c h n i q u e s e t a t t i t u d e s Stéphane Safin Psychologue - Ergonome Lucid Group -

Plus en détail

Le trouble oppositionnel avec. provocation ou par réaction?

Le trouble oppositionnel avec. provocation ou par réaction? Le trouble oppositionnel avec provocation ou par réaction? Emmanuelle Pelletier, M.Ps., L.Psych. Psychologue scolaire Octobre 2004 Trouble oppositionnel avec provocation ou par réaction? La personne oppositionnelle

Plus en détail

1. L enfant de 0 à 3 ans 1.1 Le développement moteur et intellectuel

1. L enfant de 0 à 3 ans 1.1 Le développement moteur et intellectuel Index des Dossiers Envoyer cette page à un(e) ami(e) Le Développement Psychologique de l'enfant page 1-2 - 3-4 TEXTES Réflexions Dossiers Etudes Bibliques Témoignages Intro à la Bible Symbole des Apôtres

Plus en détail

OUTILS DE GESTION ET D EVALUATION AU POSTE : Collecte/réparation/vente d électroménager. Assistant(e) secrétaire commercial(e)

OUTILS DE GESTION ET D EVALUATION AU POSTE : Collecte/réparation/vente d électroménager. Assistant(e) secrétaire commercial(e) OUTILS DE GESTION ET D EVALUATION AU POSTE : Collecte/réparation/vente d électroménager Assistant(e) secrétaire commercial(e) Référentiel d activités+analyse d activités Référentiel de compétences Référentiel

Plus en détail

Troubles psychiques de la grossesse et du post-partum Q19. Psychiatrie adulte Module D Pr Jean Louis Senon Année universitaire 2002-2003

Troubles psychiques de la grossesse et du post-partum Q19. Psychiatrie adulte Module D Pr Jean Louis Senon Année universitaire 2002-2003 Troubles psychiques de la grossesse et du post-partum Q19 Psychiatrie adulte Module D Pr Jean Louis Senon Année universitaire 2002-2003 Plans et objectifs Pendant la grossesse Troubles mineurs, dépressions

Plus en détail

COMMUNIQUÉ DE PRESSE. Exposition temporaire «Très toucher»

COMMUNIQUÉ DE PRESSE. Exposition temporaire «Très toucher» COMMUNIQUÉ DE PRESSE Exposition temporaire «Très toucher» Du 7 juillet au 7 décembre 2012 à L Arche des Métiers L ARCHE DES MÉTIERS - CCSTI de l Ardèche Place des Tanneurs BP 55-07160 LE CHEYLARD Tél.

Plus en détail

REPONDRE AU BESOIN DE BOUGER CHEZ LE JEUNE ENFANT

REPONDRE AU BESOIN DE BOUGER CHEZ LE JEUNE ENFANT REPONDRE AU BESOIN DE BOUGER CHEZ LE JEUNE ENFANT L enfant de deux, trois ans, a besoin de bouger pour développer ses capacités motrices. Aménagement des lieux dans l école et dans la classe La cour de

Plus en détail

L article qui suit tente de mettre en lumière les erreurs les plus courantes en ce qui concerne la fidélité client et sa gestion.

L article qui suit tente de mettre en lumière les erreurs les plus courantes en ce qui concerne la fidélité client et sa gestion. www.julienrio.com Introduction: L article qui suit tente de mettre en lumière les erreurs les plus courantes en ce qui concerne la fidélité client et sa gestion. Cet article s est inspiré de l ouvrage

Plus en détail

Je veux apprendre! Chansons pour les Droits de l enfant. Texte de la comédie musicale. Fabien Bouvier & les petits Serruriers Magiques

Je veux apprendre! Chansons pour les Droits de l enfant. Texte de la comédie musicale. Fabien Bouvier & les petits Serruriers Magiques Je veux apprendre! Chansons pour les Droits de l enfant Texte de la comédie musicale Fabien Bouvier & les petits Serruriers Magiques Les Serruriers Magiques 2013 2 Sommaire Intentions, adaptations, Droits

Plus en détail

Attirez-vous les Manipulateurs? 5 Indices

Attirez-vous les Manipulateurs? 5 Indices Attirez-vous les Manipulateurs? Claire Parent 1 Attirez-vous les Manipulateurs? Claire Parent Mini livre gratuit Sherpa Consult Bruxelles, Mai 2012 Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction

Plus en détail