19 Mai a Jeunesse illustrée. ... sans s'en douter, délivre un pauvre porc destiné à l'abattoir.

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1 jjo 22-5e Année. - ÎO Centimes 9 Mai 907. a Jeunesse illustrée rôme Têtu 'sort de l'auberge, avoir fêté copieusement la Mlle. FAUX, par Benjamin RABIER Il saisit sa faux qu'il a déposée la porte et sans s'en douter, délivre un pauvre porc destiné l'abattoir. Plus loin, Jérôme allume sa pipe en abandonnant légèrement sa faux son poids. La fermière court après le voleur et rentre en possession de son beurre. Jérôme se trouve alors devant un champ de blé. Il laisse traîner l'outil aratoire sur le sol et traverse le champ. L'instrument fauche le blé derrière l'ivrogne, aux yeux du propriétaire ébahi. Jérôme remet son ustensile sur l'épaule en le penchant en arrière. La lame coupe en deux un grand drap qui séchait sur l'herbe.... trop brusquement, car elle n'a pas eu le temps de laisser sortir complètement son chien. Jérôme, d'un coup de faux, tranche inconsciemment le lien qui re' tenait le chien la maison. De temps en temps, l'ivrogne coupe en deux un jeune pêcher ou un frêle prunier, sans ralentir sa marche. Le drap le recouvre complètement et lui donne un aspect absolument sinistre. Il a l'air d'un spectre traversant la campagne. Toute la population se sauve â son approche. Jérôme finit par arriver chez lui. Il se couche et rêve qu'il a succédé au père Temps pour trancher avec sa faux le fil des existences..cl-cuxa-fl ircrtnrmri J faux entre dans une motte de re. L'ivrogne reprend sa marcha ïiporfcant la motte. / / Il i jpt Jpère Têtu traverse le village, le voyant arriver, titubant et tant, une villageoise apeurée le brusquement sa porte... 7 Ë j u_i m L Passant devant la maison du j > Jérôme s'empêtre dans un j drap blanc suspendu une

2 2 LIBERTÉ DE WILLIAM Comme William Cherry-Brandy était le fils d'un riche Américain. Il était obèse et, malgré son jeune âge, pesait une centaine de livres. Cependant, un jour, M. Cherry-Brandy père, ayant une petite course faire faire, sonna ses domestiques. Comme ils étaient tous sortis, il appela son fils. William vint et reçut de son père Tordre de faire la course. CHERRY-BRANDY Ce petit phénomène était très turbulent. Aussi ne le laissait-on jamais sortir seul, il était toujours accompagné d'un domestique ou d'une femme de chambre. William Cherry-Braudy, aussitôt le seuil de l'hôtel franchi, respira longuement, faisant entrer en sa petite mais grosse personne, l'air de liberté qu'il réclamait tant. Ce qu'il enviait le plus, c'étail la liberté qu'avaient! les jeunes écoliex*s la sortie des classes, et don lui était privé. Voyant un pauvre homme maigre, traînant voiture bras, il voulut s'asseoir derrière, comme! il l'avait déj vu faire par de jeunes gamins l'arrière des camions. la chasse. Le ministre des chemins de fer prussiens vient de décider que, dorénavant, le signal pour le départ des trains ne sera plus donné avec un" sifflet, mais avec un petit cor. Le sifflet servira avertir que le convoi est prêt partir. Ainsi, on évitera des méprises et des accidents, ce qui est heureux, car ceux-ci n'arrivent que trop fréquemment. Pourtant, les compagnies de chemins de fer se sont ingéniées trouver des systèmes de signaux devant assurer la sécurité des voyageurs : les uns maniés par les agents de la voie, les signaux main ; les autres fonctionnant l'aide de leviers et de fils conducteurs, les signaux mécaniques grande distance. Les premiers sont les drapeaux agités par les gardes-barrières ou les divers instruments dont se servent les agents del voie, tels que les pétards que l'on pose sur les rails et qui éclatent au. passage du train pour indiquer l'arrêt immédiat. Les seconds sont les disques distance et d'arrêt, les sémaphores, qui fonctionnent, le jour par ouverture ou fermeture et par changement de couleurs; la nuit, par des feux changeants ou éclipses. A cela, il faut joindre les signaux d'arrêt absolu, ceux indiquant les directions, et les lanternes signaux de position d'aiguille. Il y en a encore bien d'autres, comme les cloches électriques pour annoncer l'arrivée d'un train, mais tout ce luxe d'indications n'empêche pas les accidents qui sont dus, généralement, des causes imprévues. Qui sait, l'emploi du cor changera peut-être cela et, assurant la sécurité de tous, servira de... garde corps] a l'industrie métallurgique et pour la fabrication du carbure de calcium. Enfin, il faut citer ses recherches sensationnelles sur la synthèse du diamant qui révolutionnèrent le monde scientifique. _Dans un four taillé généralement dans un bloc de craie (celle-ci n'étant pas conductrice de la chaleur qui se condense l'intérieur), une lampe arc colossale développant la chaleur énorme de degrés, est disposée au-dessus d'un creuset rempli d'un mélange de fer et de charbon de sucre. Sous l'action de cette chaleur formidable, le mélange entre en fusion et le charbon s'amalgame la fonte. A ce moment, on plonge brusquement le creuset dans l'eau froide : des étincelles éblouissantes jaillissent alors dans toutes les directions avec de violents crépitements. Sous l'action combinée de la chaleur et du refroidissement brusque, le charbon surchauffé se trouve soumis une compression énorme qui le cristallise, c'est--dire le transforme en diamant. Ensuite, le bloc de fonte retiré de l'eau dans lequel il s'est refroidi, est dissous l'aide d'acides et l'on en dégage des grains de diamant noirs et transparents, ayant toutes les propriétés du diamant naturel. Pour opérer ainsi, M. Moissan s'est scientifiquement basé sur les procédés employés par la nature, qui est encore le seul maître auquel s'adressent tous les grands savants. Jadis, Les esprits chagrins se plaisent répéter que les cambrioleurs et autres_ chevaliers de la pince-monseigneur sont un des produits de la société moderne. Il est certain que l'alcoolisme grandissant, produit un nombre considérable de dégénérés parmi lesquels se recrute en grande partie l'armée Le prix Nobel. Mais son poids fit basculer la charrette et tandis que le pauvre homme maigre suspendu aux brancards, gesticulait dans le vide, William allait s'asseoir par terre. Le père de William Cherry-Brandy, inquiet de l'absence prolongée de son fils, se mit sa recherche. Tout coup.il aperçut William faisant de vains efforts pour sortir du soupirail, il était tellement gonflé par la levure qu'il lui était impossible de passer par l'ouverture. Son père, qui était radical dans ses punitions, le condamna attendre qu'un jeûne forcé lui permit de sortir de sa prison. Se voyant poursuivi, aussitôt relevé, par le pauvre homme maigre, il courut de toutes ses forces pour éviter d'être pris. Apercevant un soupirail, il voulut s'y faufiler pour se cacher dans la cave, mais son obésité l'en empêcha un moment. Le pauvre homme en profita pour le corriger. William Cherry-Brandy fut donc obligé, malgré lui, de rester deux jours dans le cachot où il s'était lui-même enfermé. La tristesse du lieu, le manque de nourriture et l'ennui le firent maigrir de plusieurs livres. Alors I s'échapp son père infligée ses incor passer par le soupirail, et enfin empressa de regagner l'hôtel a punition qu'il s'était lui-même t appris que la liberté a part» En 896, âsan-remo, mourait un chimiste suédois, dont la réputation était considérable : c'était Nobel, inventeur d'e la dynamite et autres explosifs. En mourant, il disposait de la presque totalité de sa fortune pour créer cinqprix annuels de deux cent mille francs chacun, distribués sans souci de la nationalité des lauréats. Les trois premiers étaient donnés aux savants ayant fait les découvertes ou accompli les progrès les plus importants en physique, chimie, physiologie ou médecine. Le quatrième était réservé l'écrivain ayant créé la plus belle œuvre au' point de vue de l'idéal. Quant au cinquième, qui était décerné par la diète norvégienne, on devait l'attribuer celui qui aurait le mieux agi pour la fraternité des peuples, la diminution des armées permanentes et la propagation des congrès de paix; ce qui était peu banal de la part d'un homme ayant gagné une grande partie de sa fortune dans la fabrication des explosifs! Depuis lors, les prix Nobel ont été décernés régulièrement, et plusieurs reprises des lauréats de nationalité française ont été choisis par le juryen dernier, c'est M. Moissan, l'un des plus grands chimistes des temps modernes, et dont la mort prématurée a privé la France d'un de ses plus grands savants, que le prix Nobel a été décerné. La fabrication du diamant. M. Moissan était membre de 'Institut, titulaire de la chaire de chimie minérale la Sorbonne, et directeur de l'institut de chimie appliquée. La science lui doit de grands progrès et ses travaux lui ont acquis une ^nommée universelle. Parmi ceux-ci, il faut citer ses travaux sur le "nuor», qu'il fut le premier isoler, ses travaux sur l'arc électrique employé comme moyen de chauffage, et l'application du four du crime ; pourtant il serait exagéré de croire que dans les temps passés, l'humanité ne comptait que des gens vertueux! On a toujours cambriolé et sans remonter l'antiquité où les audacieux filous ne manquaient pas, Tallemant des Réaux, au xvne siècle, racontait déj que «la plus sûre invention pour ouvrir les portes est d'avoir un grand nombre de clefs, car dans la quantité on finit toujours par en trouver une convenant la serrure qu'on a en vue». Mais,. cette époque-l, le serrurier convaincu d'avoir vendu de fausses clefs était ou «rompu vif» ou «pendu et étranglé jusqu' ce que mort s'ensuive». Quant aux cambrioleurs, ils étaient tout aussi bien traités. Pour les faux-monnayeurs, c'était pis encore, et les chroniques nous apprennent que sous François Ier ils étaient précipités dans une cuve remplie d'huile bouil- lante. Il est évident que ces châtiments plutôt violents n'étaient pas faits pour encourager les malandrins, mais malgré cela ceux - ci ne manquaient pas et certains d'entre eux sont demeurés célèbres, tels Cartouche et Mandrin.

3 4 Décidément il est incorrigible, dit-on. En même où vous hurlez et vous tordez sous leurs voil assez! Dès ce soir on le ramènera au lycée. CONTES ET NOUVELLES. tenailles d'acier. Eton s'en va prendrepaisiblement le café laissé Dans sa famille, on s'inquiétait de son sur la table cause de la précédente algarade. extrêmement fâcheuse et dangereuse habitude. L'infortuné se croyait perdu. C'est qui lui indiquait, par des exemples Il y a au, moins, trois minutes trois siècles typiques, les terribles conséquences qu'elle peut pour quiconque désirerait se mettre sa place avoir, comme celui de cette bonne femme, qu'il se débat devant l'inévitable catastrophe. Un bien gentil garçon, Eugène Lapré. affligée de la même maladie, qui tombée l'eau Très intelligent, studieux, bien élevé, il était, Une servante, attirée par le bruit, accourt. appelait l'aide, et que ses voisins laissèrent moins de onze ans, assez avancé dans son tranquillement se noyer, persuadés que c'était instruction préparatoire pour avoir, dès son encore une de ces facéties dont ils avaient été entrée au lycée, pu se placer d'emblée aux si souvent les victimes. premiers rangs de sa classe et s'y maintenir. Rien n'y faisait. Malheureusement, toute médaille a son Il promettait sincèrement de s'amender, mais revers. il trouvait si drôle de faire tomber dans des A ses nombreuses qualités, il joignait certains pièges habilement tendus force d'inventions, défauts destinés lui jouer de mauvais tours. qu'il recommençait perpétuellement.. Ainsi, il était taquin, adorait "faire des farces A l'occasion de Noël, il était en vacances, aux autres, mais, l'exemple de bien des personnes plus âgées que lui, ne supportait pas la Chatou, où son père habitait été et hiver. Il avait fait excessivement froid et, depuis plaisanterie. plusieurs jours, l'étang assez large, qui s'allonet ce travers lui attira, très rapidement, pas geait quelques mètres de la villa, était tout mal de querelles et de coups de ses camarades, infiniment moins patients et indulgents que ses fait gelé. Sa sœur Madeleine, de deux ans plus âgée parents, qui poussaient des exclamations d'effroi et d'indignation en le voyant arriver, le diman- que lui et qui faisait ses études dans un pensionche, avec le front bossué, le nez écorché, ou l'œil nat de Paris, était également l, en congé. Cette demoiselle, déj grandele"tte, se distinentouré d'un cercle noirâtre. Ils criaient la sauvagerie, se plaignaient des guait, côté de son caractère sérieux, laborieux maîtres assez négligents pour laisser se perpé- et doux, par une excessive propension la trer de pareils massacres, mais ne se deman- coquetterie et une poltronnerie sans égale. Eugène, sachant que dès qu'elle était seule, daient pas si leur fils n'était pas le principal Une servante, attirée par le bruit, accourt... coupable de ces aventures, qu'il aurait évitées elle se complaisait se saupoudrer les joues, facilement en se tenant tranquille et en ne pro- n'avait rien imaginé de plus spirituel que de Ne sachant pas ce qui arrive, elle entre air mettre une petite grenouille, extirpée par lui voquant pas d'aussi désagréables éventualités. rez-de-chaussée, se rend instantanêmentcompte d'un bocal, dans sa boîte poudre de riz, et de du drame et, en un clin d'œil, est son tour lùsurveiller, par l'entre-bâillementd'une porte, la haut. joyeuse suite inévitable de sa facétie. Trop tard i Le succès dépasse ses espérances. Le clou vient de se casser. La fillette arrive et, l'aspect d'une sorte de L'enfant, précipité en bas, moitié mort déj, monstre vert informe, disparaissant moitié sous une couche de farine qui, dès le couvercle ferme les yeux. Dans un élan désespéré, la brave fille a tendu levé, saute hors de la boîte en un bond prodigieux, elle est prise d'une violente crise de nerfs la main. Ses doigts se crispent au veston d'eugène, et, s'apercevant qu'il n'y a personne pour la qu'ils viennent de rencontrer fortuitement. relever, se remet toute seule sur ses pieds, et les yeux hagards, semblable une hallucinée, sort de la maison au grand galop, se lance droit sur Le bambin est sauvé. la glace, par bonheur solide, glisse, tombe, Il est aussi radicalement guéri, et il a le reprend son équilibre, aborde l'autre extrémité mensonge en horreur. PAUL VERNIER. du lac minuscule, et continue fuir plus loin. L'occasion est trop belle de provoquer une émotion amusante. Pas de danger qu'eugène la laisse échapper. Ne croyant pas un mot de la noyade de la bonne femme, dont il se souvenait fort bien, dont on lui avait satiété fait le récit, et qu'il s'imaginait inventé plaisir pour lui faire peur, il pousse des cris stridents. Ses parents, qui terminaient leur déjeuner, accoururent effarés, et le trouvèrent riant aux éclats, et expliquant qu'il avait cru voir sa sœur dans une fissure de la glace, mais qu'il s'est trompé. Cette fois son père juge qu'il a dépassé l mesure et s'approche vivement, dans le but, nullement dissimulé, de lui administrer une... l'aspect d'une sorte de monstre vert informe, qui saute hors de la boîte en un bond prodigieux, elle correction. est prise d'une violente crise de nerfs... S'apercevant que les choses se gâtent et deviennent sérieuses, il s'enfuit, tourne autour de Ils ignoraient aussi que, dans certains cas, une LE CONDUCTEUK. Ah! non, madame, vous la villa, pénètre dans une buanderie, grimpe correction physique, si brutale soit-elle, sans ne monterez pas avec un chien dans l'omnibus. allègrement par une échelle, au premier étage, exagération, fait plus la plupart du temps, pour DAME. Mais si, monsieur... guérir d'une déplorable manie, que tous les qui est un grenier. Il cherche où il pourra se cacher, lorsque conseils et les admonestations du monde, parce brusquement, une trappe mal fermée cède sous qu'elle laisse un souvenir cuisant et palpable. Sous ce rapport, qui n'est pas le seul, l'homme son poids. Il est précipité dans le vide. ne manque guère de points de ressemblance avec Par un hasard providentiel, une jambe de son l'animal. pantalon s'accroche un clou. Ce qui était plus grave, c'est qu'eugène était A chaque mouvement qu'il fait, il craque, menteur. ' et la déchirure s'élargit. A propos de tout, pour rien, sans aucun mojuste au-dessous de lui, bout dans une cuve, tif, pas même pour essayer d'excuser une faute, de l'eau destinée la lessive! simplement pour le plaisir, par besoin, il se Et personne pour le tirer de sa dangereuse plaisait dénaturer la vérité, inventer de toutes pièces des histoires les plus abracada- situation. Fou de terreur, il hurle «au secours!» se brantes. démène, agite ses bras dans le vide, augmentant Il aurait fait concurrence aux plus effrontés arracheurs de dents, vous savez? ces braves gens inconsciemment le péril. On l'entend parfaitement... et on ne bouge qui vous torturent la mâchoire et vous jurent que il est empaillé! pas. vous ne ressentirez aucune douleur, au moment UN VOYAGE ACCIDENTÉ Pat* sa faute Ayant, depuis peu de jours, marié sa fille un jeune prince _ des environs, le roi Ludovic, surnommé le Téméraire, ne peut se faire cette séparation et veut aller voir son enfant bienaimée. Il donne donc des ordres pour qu'on amène sa chaise a porteurs, car la princesse habite un château assez éloigné et il ne se soucie pas de faire la route pied. On lui fait remarquer que le temps est mauvais, il neige, en effet. De plus, on signale apparition de loups dans la forêt. Ludovic le lemeraire se moque de ses porteurs et donne le signal du départ.. i Au nout de quelques heures de marche les pauvres porteurs ont l'onglée, ils s'arrêtent et demandent au roi la permission de se réchauffer un peu. Ils battent la semelle entre eux, après quoi, le roi leur ordonne de repartir. Ils vont reprendre leur marche lorsque, tout coup, un des porteurs aperçoit un loup, puis deux puis trois, il les signale bien vite ses camarades. Devant la bande affamée, tous les porteurs s'entment, laissant l, Ludovic le Téméraire qui pas plus brave que ça, commence regretter de ne pas avoir écouté les conseils qu'on lui donnait Heureusement pour lui, il est - l'abri dans sa enaise. Cependant, le temps passe, et le roi cherche un moyen pour éviter de rester l indéfiniment. Il finit par trouer le fond de sa chaise, et pendant les courts instants où les loups le laissent tranquille, il marche vite emportant son équipage. La chaise le protège, en effet, car il peut y rentrer les bras et les jambes lorsque les loups reviennent a la charge. Cependant, le roi commence être fatigué et avoir froid, lui aussi. «A nous les grands moyens, dit-il, et la grâce de Dieu». Et, ii se débarrasse des brancards qui le gênent. ^x%f n desco'lte> e» effet, se présente ses C0nduit en l'gne droite au château ésafi i T TO,nS fûit ni une' ni deux- Toujours ans h X la chaise, il piq une tête en avant. La chaise roule avec une vitesse vertigineuse le long- de la descente et Ludovic le Téméraire arrive bientôt en bas. En sûreté, cette fois, car les loups ont renoncé la poursuite, il sort de la chaise, mais dans quel état! I f Ue ' Sa fille a de la peine le reconnaître, avec sa couronne au cou, sa bosse au crâne," sa perruque de travers, son nez en marmelade et ses habits en lambeaux. Ludovic le Téméraire est obligé de reconnaître qu'il a eu tort de s'entêter et de ne pas écouter les conseils de ses gens.

4 6 L-'El_DOF=tAOO (Fin) l_ D O RAD O Ali et Aphez voyageaient dans le désert. Ils avaient déj plusieurs jours de marche, quand ils s'aperçurent qu'ils s'étaient égarés. De plus, leurs vivres étaient épuisés et ils sentaient l'aiguillon de la faim.... sur l'invitation de son compagnon, monta luimême au palmier. De l, ils gagnèrent le sommet de la muraille, et après avoir fait quelques pas iis aperçurent un autre palmier, cette fois dans l'intérieur du jardin, qui leur permit d'y descendre. Toutes les pierres qui jonchaient le sol étaient pareillement en or. Ali, qui était unhomme frivole, escomptait déj les plaisirs de toutes sortes qu'il pourrait s'offrir aveccetor. -Aphez, plus pratique, s'émerveillait devant des poires gigantesques poussées en plein bois. Comme ils n'avaient pas d'argent, Ali, voulant payer leur repas et n'osant donner l'or qu'il avait ramassé et qui semblait être commun comme le sable, dans ce pays-l, sortit un brillant de sa' poche et l'offrit leur hôte. Ayant aperçu quelques palmiers, ils s'arrêtèrent dessous et Aphez, le' plus leste des deux, grimpa après le tronc, pour cueillir des noix de coco avec lesquelles ils allaient pouvoir se réconforter. Ils se virent alors dans le plus beau parc qu'ils eussent jamais rêvé. Partout des palmiers merveilleux,' des fleurs énormes, des figuiers couverts de fruits. Une fraîcheur délicieuse régnait en cet éden. Chemin faisant, ils étaient arrivés devant une maison sur le seuil de laquelle un homme se tenait. Ils lui demandèrent s'il ne pourrait leur donner manger. Mais celui-ci rit gorge déployée et leur dit que dans ce pays qui s'appelait l'eldorado, tout était en telle profusion que rien ne s'achetait ni se vendait. Quant au brillant d'ali, c'était une simple noisette côté du bouchon de la carafe qu'il leur présentait et qui était un diamant d'une dimension phénoménale. Le palmier était tout proche d'une sorte de muraille abrupte. Quand Aphez fut au sommet, il vit de l'autre côté do cette muraille un paysage merveilleux, ' ombragé et plein d'une végétation extraordinairement luxuriante. Il poussa un cri d'admiration. Ali l'entendit, et... Tout coup leur attention fut attirée par les cailloux de la route, qui brillaient d'un éclat fauve. Aphez se baissa, en ramassa un et l'examina. Ali poussa un cri d'étonnement, c'était de l'or! Sur l'invitaiion de l'inconnu, ils entrèrent chezi lui, se mirent table et se régalèrent de choses! étonnantes pour eux. Ils étaient obligés de sel mettre deux pour manger une asperge, et tout le repas était l'avenant. J L'inconnu les engagea ensuite se Pr^sf devant le roi. Nos deux voyageurs virent a!or3^ jeune homme mis simplement, qui, au heu.^f insignes royaux, d'ordinaire en or et pieri'cr^! tenait en main un petit melon surmonté (j I couronne de fleurs, choses plus précieuses a yeux que tout l'or du monde. Le roi leur dit qu'il était défendu aux étrangers de séjourner dans l'eldorado. Ne, voulant pas lès renvoyer néanmoins d'une façon si brusque, il leur permit de charger leurs chameaux, qu'on était allé chercher.de ce qui leur plairait le mieux. Ali ramassa aussitôt tous les cailloux qu'il put trouver et en remplit deux sacs. Son chameau était très alourdi par cette cargaison. Ali mit aussi dans ses poches des grains de sable qui étaient des perles. Pendant ce temps, Aphez chargeait son chameau de fruits et de légumes. Il emporta lui-même un grand sac plein de poires géantes, et son chameau étant très chargé, il se mit en route pied. Ils sortirent de l'eldorado, après avoir juré sur Allah de n'y jamais revenir. Ali, commodément assis sur ses trésors riait de voir Aphez pied. Il trouvait stupide que son camarade se fût encombré de choses d'aussi peu de valeur, mais il se réjouissait néanmoins de ce qu'il croyait être la sottise d'aphez, car cela lui avait permis d'emporter très peu de provisions, comptant sur celles de son camarade. Au bout de deux jours, Ali n'eut plus rien se mettre sous la dent. Il demanda alors Aphezde lui vendre quelques provisions. Celui-ci lui'répondit que son or n'avait que très peu de valeur pour lui et finit par lui céder une pomme contre une énorme pépite. Il continua lutvendre peu dé chose pour beaucoup d'or, si bien qu'ali so trouva dans l'obligation de mourir de faim, ou de payer un prix fou sa subsistance. De sorte qu'il eut bientôt vidé ses sacs d'or. Il offrit alors Aphez de lui vendre son chameau. Aphez accepta et lui donna encore manger. Le chameau qui portait les légumes, très bien nourri par son maître et dont la charge diminuait mesure que les deux voyageurs consommaient, pouvait porter l'or de l'autre chameau......mais celui d'ali, ne mangeant presque pas était très fatigué. Aphez monta néanmoins dessus et put enfin se reposer. Il se mit rire en voyant la mine piteuse d'ali qui suivait en tirant la langue. Mais Ali n'ayant plus rien se vit contraint, pour obtenir manger, de porter lui-même le sac d'aphez dont fut soulagé son ancien chameau. Ali était dans le même état qu'aphez en sortant de l'eldorado, avec la fortune en moins. Us arrivèrent enfin dans leur pays. Aphez avec es richesses, fit construire un superbe palais. Il Prit avec lui Ali et lui dit. qu'il voulait faire sa fortune. «Seulement, lui dit-il, on ne devient nohe qu'en travaillant, tu voulais avoir de l'or sans peine, et moi qui marchais en soutenant un gros poids, je l'ai présent, prends ces graines et seme-les.» Très désappointé, Ali se mit au travail. Il sema les graines et soigna les arbres qui en sortirent. Bientôt il vit pousser des fleurs, puis des fruits ; ceux-ci prirent des proportions énormes. C'est que les graines qu'ali avait semées étaient celles rapportées de l'eldorado par Aphez. Ali gagna beaucoup d'argent en vendant ces fruits magnifiques et il ne put qu'admirer la sagesse d'aphez qui avait préféré les choses utiles l'or et aux perles, dont il n'avait aucun besoin dans le désert. s

5 8 C'est bien... Passez! L'auto passa., < Bientôt son allure s'accéléra et elle ne fut plus qu'un nuage de poussière l'horizon. Le succès de la/use de Fil-d'Acier avait été SÉRIE ±r7 complet. Personne n'avait eu le moindre soupçon, n'avait même songé examiner la voiture par Etienne JOLICLER Maintenant, il était en France, loin de la frontière. Il se moquait des poursuites. La route qui vient de Suisse en passant par Troisième partie : La revanche de Fil-d'Acier les Verrières traverse, avant d'arriver Pontarlier, le petit village de La Cluse, bâti dans le défilé que dominent les deux forts de Joux et CHAPITRE XI (Suite) du Larmont. C'est l qu'allaient arriver les Une foule de pensées la fois lui traverfugitifs. sèrent l'esprit, évoquées par le lieu et les cirun peu avant l'entrée du village, Fil-d'Acier constances : Le village, les douaniers, Sufit halte, ôta ses lunettes, et découvrant son zanne, l'église, l'auto... et, de ce pêle-mêle, visage, sauta terre. jaillit l'éclair de génie. Monsieur le curé, dit-il en ouvrant la Suzanne?... L'église! portière, veuillez descendre. L'église?... Le curé! * C'est donc ici! fit le prêtre en mettant Suzanne, parce que sa présence ses côtés pied terre. faussait son signalement. Monsieur lecuré, reprit l'agent, pardonle curé... autre saunez-moi, je vous ai invegarde! dignement trompé. Sans s'arrêter, il tourna la première rue Que voulez-vous dire?... qui se présenta, puis revint en arrière, Vous pouvez enlever votre surplis. Il stoppa près de l'église. n'y a ni blessé, ni Le presbytère, s'il vous plaît? demanmourant. da-t-il un passant. Ah! mon Dieu... La maison en Tant mieux! s'ex/ face! clama le brave curé... Merci! Mais alors... Il chuchota une re Il n'y a qu'un commandation l'oinfortuné fugitif conreille de Suzanne, traint d'employer cette puis, sautant terre, ruse fâcheuse afin de il. alla frapper la franchir la* frontière porte désignée. où les gendarmes posune vieille servante tés l'attendaient. Cet infortuné, c'est moi. parut. M. le curé? de Seigneur... Un manda-t-il. criminel! Par bonheur, le Un criminel?... prêtre se trouvait Non, monsieur le curé. chez lui. Fil-d'Acier Rassurez - vous. Ce fut introduit. n'est même pas un Notons que, soucoupable dont vous dain, il avait pris un avez, inconsciemair bouleversé. ment, protégé la fuite. Monsieur le curé, Je vous en donne ma fit-il, aussitôt que ceparole la plus sacrée. lui-ci parut, je viens Toutefois, si votre réclamer de votre miconscience vous en fait nistère un service imun reproche, il y a périeux et pressant. dans ce village, cent C'est que... j'almètres d'ici, une stalais sortir. J'ai visition de chemin de fer. ter mes malades... Dans un quart d'heure Monsieur le curé, vous pouvez être de c'est mieux qu'un maretour aux Verrières. lade qui a besoin de Les gendarmes sont vous... c'est.un moutoujours leur poste. Mon ami, repartit le prêtre, la bénédiction d'un honnête homme n'a jamais fait de mal personne. rant! Je vous promets de ne Un mourant?... pas bouger d'ici. Dé Oui... un pauvre homme... un vagabond... la voiture, remarqua la présence de la petite noncez-moi... Je suis le nommé Paul-Louis un mendiant... je ne sais... Je passais en autofille. Il se recueillit aussitôt et, mentalement, évadé du... mobile, il y a un instant... sur la route... De Taisez-vous! s'écria le vieillard en élevant commença réciter ses oraisons. vant moi marchait un homme, un vieillard... Fil-d'Acier replaça sa casquette et ses lunettes la main.. Vous me donnez votre secret et vous J'ai corné... J'allais vite... Il a perdu la tête... qu'il avait enlevées. L'auto se mit en marche. pouvez supposer que j'irais le livrer!... Non, a voulu se jeter d'un côté, puis de l'autre... Bientôt, le poteau frontière apparut. L'agent non, je ne veux rien entendre et ne vous confinalement est tombé si malheureusement que ne.commit pas la faute de se lancer toute nais pas... J'ai eu affaire un... mauvais plaima voiture... l'a... vitesse. Au contraire, il ralentit comme s'il avait sant, c'est ce que je veux croire... Aussi, ajouta Ah! mon Dieu!... l'intention de s'arrêter. t-il avec un fin sourire, quoique avec un peu de Oui... il est blessé... dangereusement, je A la vue du respectable curé bien connu dans tristesse, en pensant que la ruse était quelque le crains!... Je me suis arrêté aussitôt... me le pays, les gendarmes s'étaient écartés, laissant peu sacrilège, je me garderai bien de conter suis précipité... Hélas!... Il était bien mal!... la route libre. personne ma mésaventure. On n'aime pas Il n'a pu que prononcer quelques mots... C'est le saint sacrement! fit l'un d'eux. Et faire rire de soi... «Non, a-t-il dit, non... laissez-moi... je sens il salua militairement. Monsieur, dit Fil-d'Acier en se découque je vais mourir... mais, par pitié... un prêil y avait l un brigadier dédouanes. Voyant vrant, vous êtes un noble prêtre. Je n'ai rien et tre... je veux voir un prêtre!...» Je l'ai porté la voiture prête stopper... il fit un signe qui ne sais comment vous remercier. Toutefois, sur le bord du chemin, et suis accouru. Ma voulait dire. si je ne puis rien vous donner, je puis vous voiture est la porte... Vous ne refuserez pas C'est bien... Passez! demander une chose, non pour moi, qui suis un vos consolations un mourant!... Cent pas plus loin, devant la douane franmécréant... mais pour cette enfant, ajouta-t-il Le curé, un vénérable vieillard, déj n'écouçaise, le douanier de service -fit le même geste en désignant Suzanne. tait plus... que son collègue suisse. Et c'est?... N 05,095 Vite, vite, Florence, s'était-il écrié, préparez mon surplis... je vais chercher les saintes huiles... Mon Dieu, mon Dieu, le malheureux!... Tout troublé, le saint homme, agitant ses mains tremblantes, se hâtait en murmurant : Pourvu que nous arrivions temps!... Est-ce loin? De l'autre côté de la frontière, au del du village français... Le curé des VerrièresFrance était en tournée... je suis venu jusqu' vous!... L'émotion du vieillard était si touchante que Fil-d'Acier, tout en débitant ce qu'il savait être une fable, ne pouvait s'empêcher d'être attendri. Ce curé est un brave homme, pensait-il. J'espère qu'il me pardonnera mon mensonge. En tout cas, je me promets biei/que ses pauvres n'y perdront pas! Ce fut peine si le prêtre, en montant dans Votre bénédiction! j^onami, repartit le prêtre, la bénédiction honnête homme n'a jamais fait de mal "levant la main, il les bénit tous les deux. CHAPITRE XII ; Fil-d'Acier cause beaucoup, l'auteur ne dit pas grand'chose. était onze heures du soir. une après-midi de pêche fructueuse, res avait dîné de fort bon appétit et epon t couché avec délices, de jour en jour plus eux de la vie paisible qu'il menait la -agne. vieille servante dormait, elle aussi, depuis lemps. La petite maison des bords de l'oise silencieuse, lumières éteintes et volets clos, udain, le ronflement d'une automobile'se entendre sur la umepon n'en fut ement troublé, son ement personnel >îint couvrir celui demi-douzaine loteurs. La vieille estique, dont l'âge ait le sommeil léger, se retourna son lit en gro. * 'nt. Oh! ces autos!... t elle essaya de se lormir.? eut coup, elle muta. ILLUSTREE Il sauta hors de son lit, alla la fenêtre, poussa les volets. Qui est l?... cria-t-il. C'est moi, Fil-d'Acier! Est-ce vous, Plumepon?... Descendez, mon ami! Venez nous ouvrir! Fil-d'Acier! s'exclama le gros homme. Ah! par exemple!... Quelle surprise!... J'y vais, j'y vais! répondit-il. Il alluma, se hâta de passer un vêtement et descendit. Une minute après, il introduisait son ancien camarade. A sa grande stupéfaction, une petite fille l'accompagnait. Vous, mon cher ami! Comment se fait-il?... Tout l'heure... je vous expliquerai! répondit l'agent en se débarrassant de son accoutrement de chauffeur. Mais, d'abord, avez-vous quelque chose manger? 9 La moitié d'une gamelle de prisonnier!... Oui, vous ne comprenez pas, mais je vous expliquerai. C'est fort long. En attendant, je vous en prie, soyez assez aimable pour presser Nicole... J'y cours, j'y cours!... fit Plumepon... La moitié d'une gamelle de prisonnier!... murmura-t-il en montant l'escalier... Que diable est-ce qu'il me raconte!!! Nicole fit diligence. Un quart d'heure après, une omelette aux fines herbes fumait sur la nappe blanche. Plumepon avait monté de la cave deux de ses meilleures bouteilles. De la cuisine venait l'odeur d'une appétissante friture. Tant qu'il mangea, Fil-d'Acier ne prononça pas un mot... et il mangea longtemps. Suzanne, de son côté, dévora. Ce ne fut que lorsque le café fut servi et les cigares allumés que l'ancien agent commença le récit de ses aventures que Plumepon écouta avec une attention grandissante. Lorsque Fil-d'Acier se tut, le gros homme se tourna du côté de Suzanne. Cette pauvre mignonne, dit-il, comme elle a été courageuse... et comme elle est sage! La fillette était sage, en effet. Elle dormait profondément. Plumepon jeta un coup d'oeil sur la pendule... Il était cinq heures du matin. Dans sa cuisine, Nicole ronflait comme une toupie. n frappait la le... De mauvais isaiils.sans doute... c'était permis de CHAPITRE XIII aller des honnêtes s cette heure! Qui est aussi court es coups redoublôque le précédent. t. Il lui sembla enle lendemain ou. dre crier. Ile eut peur. Elle plutôt dans le courant leva, passa un jude cette même jour, une camisole, et, née, Nicole s'occupa de l'installation d'une wanl une fenêtre, chambre pour Suercha voir trais les persiennes. zanne dans la maison de Plumepon. La lui sembla distillvieille femme et l'ener dans la nuit une fant fraternisaient rte de monstre avec u yeux énormes, déj. is une silhouette Quant Fil-d'Acier, homme. En même sans même prendre mps, elle entendit un instant de repos, stinctement une voix il était parti dès le marie. tin avec l'automobile - Plumepon!... pour Paris. L, il se té! Plumepon! rendit d'abord la Elle courut la gare de P. - L. - M. rte de son maître Grâce la complail'heure... je vous expliquerai, répondit Fil-d'Acier en se débarrassant de son accoutrement de chauffeur. Tout f laquelle elle se mit sance de son ami, il tambouriner. Certainement. Nicole va descendre. Il y a avait cette fois la bourse bien garnie. - Monsieur... Monsieur!.,. Venez voir Il fit expédier la voiture en port payé tout ce qu'il faut chez moi... ly a la porte une sorte de grosse bête., et M.*Lanquin, juge Neuchâtel. Dans une des Eh bien, faites-nous donc servir tout ce n homme qui vous appelle!... poches du vêtement de chauffeur il y avait une que vous avez... Nous mourons de faim, Plumepon rêvait qu'il tenait au bout de sa enveloppe la même adresse. Dans cette envegne un barbillon de vingt-deux livres. La bête Suzanne et moi. veloppe un billet de banque avec une courte Suzanne? lait bien ferrée, néanmoins elle se débattait Oui, c'estma...manièceque voil. La pauvre note : omme un beau diable, faisant plier le scion Location d'une automobile avec ses accespetite n'a rien pris<depuis hier... Moi non plus, ai, chaque secousse, venait fouetter l'eau, mais moi, ça n'a pas d'importance! soires :.000 francs. d'ailleurs, liose étrange, chaque fois qu'il touchait la surci-joint lesdits avec remerciements et excuses D'où venez-vous donc?, Que vous est-il te, la rivière résonnait comme un gong fordu ci-devant détenu. idable. Soudain, le barbillon de lui-même arrivé? PAUL-LOUIS, dit FIL-D'ACIER. Il m'est arrivé que je n'avais que trois «lança hors de l'eau et vint tomber sur la tête Cela fait il se rendit la Sûreté générale où francs soixante dans ma poche et que j'ai dû J pêcheur qui fut renversé sur le dos. Le choc il demanda voir le chef, M. Gimart. éveil a Plumepon. Le gong résonnait toujours, acheter de l'essence en route, sans quoi nous Tous-deux se connaissaient depuis longtemps. restions en panne. ais, maintenant, c'était sa porte qui en faisait L'ancien agent avait pour son supérieur autant En panne?... office. Parfaitement!... de sorte qu'après cela, je de respect et de confiance que celui-ci avait d'es- Monsieur!... Monsieur!... time pour son subordonné. - Hein?... Quoi?... Ah! c'est vous?... Qu'y n'avais plus le sou... Nous n'avons rien pu (A suivre.) acheter manger... Or, quand depuis la veille H-il? on n'a dans le ventre que la moitié d'une - N'entendez-vous pas?... On vous appelle <& i& gamelle de prisonnier... dehors!...

6 0 LE BADAUD INCORRIGIBLE 0k ri Timoléon, dès sa plus tendre enfance, bayait déj aux corneilles. Que de fois était-il tombé l'eau pour avoir suivi des yeux les papillons ou les nuages, au lieu de regarder ses pieds. Quand il fut plus grand et qu'on l'envoyait en classe, la seule vue d'un pêcheur la ligne ou d'un peintre d'enseigne le retenait des heures entières. Aussi, se fît-il renvoyer de tous les lycées, où il arrivait toujours en retard. Ses parents le placèrent alors comme gare! glacier. Mais sa fatale musardise était cause ql lorsqu'il arrivait chez les clients, la glace avait " tout le temps de fondre. Il perdit ainsi toutes s places. Nous publions ci-dessous la huitième et dernière série du concours de l'enchaînement des Idées. On peut donc, dès maintenant, envoyer les solutions, qui doivent être faites sur les huit bons qui accompagnaient ies différentes séries. Ne pas oublier d'indiquer très Lisiblement sur une feuille séparée, ses nom et adresse. Les envois seront adressés, non recommandés, M. Nomas, rédacteur des concours de la Jeunesse Illustrée, 78, boulevard Saint-Michel, Paris. Ce concours sera clos le 26 mai. Dans le cas où le nombre des envois entièrement justes dépasserait celui dos prix offerts, l'attribution des récompenses se ferait par voie de tirage au sort entre les auteurs de ces envois. Nous rappelons que les vainqueurs se partageront les deux cents prix ci-dessous : er Prix. line belle bourse en argent, contenant cinquante francs en or. 2e Pnx. Un bon de ia Presse pouvant gagner dix mille francs; et un encrier modem style, imitation bronze. 3e et 4e Prix. Un superbe album cartes postales illustrées, contenant 500 places. 5e au 8e Prix. Une jolie pendulette, faïence Del f t. 9e au 2e Prix. Un écrin.capitonné en satin blanc, renfermant un coquetier, une timbale et un rond de serviette, métal argenté et vermeil. 3e au 6e Prix. Une jolie jumelle de théâtre. 7e (iu 20e Prix. Une montre acier oxydé. 2* au 24e Prix. Une belle boîte de construction. 25e au 30e Prix. Un écrin satin blanc contenant un coquetier et sa cuillère, métal argenté et vermeil. 3e au 36e Prix. Un encrier art nouveau, imitation bronze. 37e au 50e Prix. Une paire de cadres photographie, imitation cuir repoussé. ô " au 65e Prix. Un porte-plume réservoir. 66<> au 80e Prix: Une boîte de jeux divers. 8e au 00e Prix. Un nécessaire de bureau (quatre pièces). 0e au 20e Prix. Un thermomètre de bureau sur garniture bronze. l le au 40e Prix. Un service cacheter. 4e au 70e Prix Un jeu de dominos miniature, 7» au 200e Prix. Un plumier garni. CONCOURS DE L'ENCHAINEMENT DES IDÉES. - 8 SÉRIE Indiquer s tir le.bon ci-dessous l'enchaînement des idées, symbolisées par notre dessin, qui, d'un engreage, peuvent amener une conversation sur une chaise Lotus XV. Pour plus amples détails, voir le n 24. Il devait se marier Saint-Estèphe-en-Cornouillis. Se rendant la mairie, il vit toute la population courir vers la haute ville. Repris par son instinct de badauderie, il suivit le mouvement. C'était un incendie. Réquisitionné pour faire la chaîne, Timoléon ne se vit rendre la liberté qu' quatre heures du soir. La mairie était fermée et le mariage rompu. Un jour, se promenant Paris, il aperçoit un dirigeable. Pour le suivre du regard, Timoléon se recule peu peu... PAR - L'homme le plus laid de France. Le duc de Roquelaure, gentilhomme gascon, s'était fait la cour de Louis XIV une grande renommée, qu'il devait autant son esprit, ses saillies, qu' sa bravoure. En somme, il était brave comme une épée, aussi spirituel que brave ; mais aussi laid que spirituel et brave. Il rencontra un jour, sur la route de Versailles, un Auvergnat, fort laid et tout contrefait; quoiqu'il ne l'eût jamais vu, il alla vers lui comme vers une vieille connaissance, et lui dit ên l'accostant. : Mon ami, mon cher ami, venez avec moi, je veux vous présenter au roi lui-même. Mais votre seigneurie, n'y songe pas, répondit l'auvergnat stupéfait, je n'oserai jamais paraître devant Sa Majesté. Laissez-moi faire, mon ami, vous ne vous en repentirez pas, et moi, je serai trop heureux de m'acquitter envers vous. L'Auvergnat, sans rien comprendre aux paroles de son protecteur de rencontre, finit par se laisser conduire. Sire, dit Roquelaure, quand ils furent en présence de Louis XIV, je supplie Votre Majesté d'accorder ce gentilhomme la grâce qu'il -va solliciter. Qu'est-ce qui lui vaut votre protection, M. de Roquelaure? demande le roi avec élonnement Ah! Sire, répliqua Roquelaure d'un accent tragique, sans ce magot-l, je serais l'homme le plus laid de votre royaume. Un châtiment non mérité. Le marquis de Ferrare était atteint de fièvres intermittentes. Son bouffon, nommé Gonelle, ayant entendu dire qu'une violente frayeur pouvait guérir de cette maladie, n'hésita pas employer ce remède pour soulager son maître. Dans ce but, traversant une rivière côté de lui sur un pont assez étroit, il le poussa et le fit tomber l'eau. On se précipita au secours du prince, qui ne savait pas nager, on le sauva, et il fut guéri de sa fièvre. Mais, jugeant que Gonelle, malgré ses bonnes intentions, méritait un châtiment, il le condamna â avoir la tète tranchée, se réservant de modifier la sentence. En effet, au moment de l'exécution, après qu'on eut, bandé les yeux au condamné, il ordonna qu'an lieu d'un coup de sabre on ne lui donnât qu'un coup avec une serviette mouillée. On se conforma son ordre. Le coup reçu Gonelle s'affaissa, et quand on voulut le relever, or, s aperçut que le malheureux était mort do peur. J Bon! le voil qui dégringole dans une houclil d'égout. L'incorrigible badaud n'avait pas pensé.] regarder derrière lui. PAR-CI, AUX MAMANS! AUX JEUNES FILLES! Le plus heureux jour de la vie est celui de la première commu- A.v nion, surtout pour les Fillettes. À leur intention, la Maison du I Hl CORSET"HUGUETTE" 3ib rs ami... ibaiu'iol i'. LS,eat& demégoût charrient Timoléon jusqu' la Seittè. Il fait la planche pour se reposer; dans. cette {position, il aperçoit de nouveau le dirigeable... q,:.s, ^ Oubliant sa position anormale, il ne pense plus qu' regarder l'aérostat dont les évolutions le captivent; ce qui fait qu'il va heurter violemment de la tête contre la pile d'un pont. Il en résulte. une bosse énorme. Justement, le ballon descend la vallée de Seine. Timoléon n'aura qu' se laisser flotter pour le contempler loisir. Les aéronautes jettent du lest. Timoléon le reçoit dans les yeux. Il se les frotte vivement. BON remplir et, détacher 9, Rue de Sèvres, Paris a créé un élégant et superbe corset, ainsi qu'un déshabillé des conditions exceptionnelles. Le corset blanc, coutil fin, avec bnsc ou boutons, garni broderie Le même-en salin anglais avec buse ou boutons, garni broderie fine Le même eu satin anglais, qualité supérieure, avec buse ou boutons, garni broderie fine 5,95 Tous ces corsets se font avec ou sans épaulettes. Le déshabillé, composé : de la chemise 2.95 du pantalon "' du jupon 3.95, Les trois articles réunis, garnis broderie ou Valenciennes. Prix exceptionnel 9.50 Pour le corset indiquer tour de taille pris sur la robe. Pour les autres articles donner l'âge. Catalogue franco. Les mamans trouveront pour elles un joli choix de Corsets (sur mesure) depuis 2 l'r. Rappelons pour les enfants: Le corset de maintien depuis 6.95 Le régulateur dorsal pour garçonnets depuis A chaque envoi d'un achat de 9 f'r. 50 contre mandat, port an plus, il sera joint, titre gracieux, une jolie et artistique Collection de Cartes postales. Concours <!<> l'esioliaînement dés Idées. Se série. L 'engrenage fait penser MADIESde» Jilliort prisons Nrtieejritii SU Pendant, qu'aveuglé, il se livre cette opération, le courant l'entraîne vers la roue d'un moulin. Sa veste est happée par une des palettes, iimoleon est projeté en l'air avec force... se» 0 e V" Mais, tandis que sa veste reste accrochée la roue, ses bras ont glissé hors des manches et le voila lance par la fenêtre du moulin sur latable du meunier, ahuri. Il est obligé de payer une forte indemnité pour la casse. Il pave rapidec ment... "... et sort précipitamment pour revoir le ballon. Mais celui-ci a disparu... Le séjour prolongé qu'il a fait dans l'eau a valu Timoléon une fluxion de poitrine carabinée. Il est actuellement en couva-. lescence. Mais ne le croyez pas guéri de sa badauderie... Il ne guérira jamais. PEAU Bouton», noné, oouptrote, dartre», tozémt, _ démtngetltont, Infltmmttlon in ptuplèret. SMrisoo certaine ptr Pomsnde ANTIDERMATOSH VINCENT, Il pot : 2 f r. 25 Innu timbra ou audit. VINCENT, pharmacien, 2, r. du Pont-Neuf, fiili. O CI //2/C//QC donne secret pour g-uérir IliVUlUlLUOL enfants urinant au lit. écrire M" BUROT, Chantenay ((Loire-Inférieure). PHOTOGRAPHIE VULGARISATRICE Marque INCROYABLE est la Première Raison du Monda pour les Appareils de Photographia fait penser une chaise Louis XV. 2, Rue des Petites-Écuries Catalogue Illustré Franco,

7 2 POUR ETRE Léon était un jeune homme qui n'était pas heureux, où plutôt croyait ne pas l'être. Quoique sa situation de fortune fût brillante, les moindres actes de la vie lui semblaient d'une désespérante monotonie et il en était arrivé envisager les différentes façons de se titer. D'autres fois, son père lui donnait pour tout déjeuner quelque maigre hareng-saur. ILLUSTREE CONTENT DE SON, Son père chercha et trouva le moyen de l'arra cher cet état 'd'esprit inquiétant. Pour commencer, il l'obligea se revêtir de vêtements en loques et le promena ainsi de temps en temps dans les rues. Et Léon, le lendemain, éprouvait une satisfaction, inconnue jusque-l, savourer ses repas ordinaires. ; Toujours sur l'ordre de son père, il fit des travaux de terrassier... Enfin, son père lui ayant, son insu, versé dans son café une drogue inoffensive, mais déterminant cependant un léger malaise, Léon fut forcé de se mettre au lit. Et le docteur, prévenu par son père, lui déclara que son cas était excessivement grave. Léon pensa mourir de frayeur, mais après quelques jours passés au lit, ilfutguéri. Il n'en fallut... SORT Et quand Léon reprenait ses vêtements ordinaires, il éprouvait une réelle joie en sexomparant ces malheureux qui passent leur vie recouverte de haillons, comme lui-même en avait porté. Puis, un jour, on le laissa coucher la porte, il y passa toute la nuit ce qui contribua beaucoup lui faire estimer a sa réelle valeur la chance qu'il avait de n'avoir qu' étudier.... pas plus pour lui faire prendre goût la vie depuis, il n'a plus la moindre idée de suicide, o' le secret du bonheur, c'est encore de compai'' son sort, celui de plus malheureux que soi. ABONNfilHKNTâ : Paris et Départements : trn an, 6 fr. Six mois, 3 fr. SO- Étranger : TJn. an, 8 te. ADMINISTRATION : 78, boulevard Saint-Michel, PARIS. Le Gérant: G. RUBIN.

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