-74- Les troubles du comportement OBJECTIF NUTRITION. alimentaire chez les 6-12 ans DECEMBRE 2004

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1 -74- Les troubles du comportement alimentaire chez les 6-12 ans DECEMBRE 2004 OBJECTIF NUTRITION Dr Marie-France Le Heuzey Hôpital Robert Debré, AP-HP, Paris

2 tribune La télévision et les jeux vidéo font-ils grossir nos enfants? Le rôle de la télévision comme principal média de masse favorisant le développement de l'obésité, spécialement chez l'enfant, a été le sujet de nombreuses études aux résultats partagés. S'il existe un lien entre le temps passé devant un écran (télévision, ordinateur, jeux vidéo) et la corpulence des enfants, ses mécanismes ne sont pas élucidés. La télévision remplace-t-elle des activités physiques plus "vigoureuses"? Expose-t-elle à des messages nutritionnels discutables? Ou n'est-elle qu'un marqueur d'un comportement familial inadapté? La prévalence de l'obésité chez l'enfant a augmenté considérablement ces dernières années. Parallèlement, le nombre de programmes destinés aux enfants et le nombre d'heures qu'ils passent devant la télévision ont aussi augmenté. Il est très fréquent que les enfants regardent la télévision plus de quatre heures par jour. Mais comment interpréter les nombreuses études retrouvant une corrélation positive et significative entre le temps passé à regarder la télévision et le risque de surpoids ou d'obésité? Ces dernières années, à la télévision, la publicité pour les aliments destinés aux enfants s'est développée. Elle concerne surtout des aliments à qualité nutritionnelle pauvre. Ces messages favorisentils une hausse de leur consommation? On peut remarquer, par ailleurs, que les sujets obèses apparaissant dans les programmes de télévision sont le plus souvent peu attractifs, remportant peu de succès social et professionnel. Les jeux vidéo constituent eux aussi une activité sédentaire qui peut diminuer le temps disponible pour l'activité physique ; cependant, ils contribuent rarement à diffuser des messages nutritionnels, quels qu'ils soient. La régulation légale des programmes et de la publicité visant les enfants à la télévision, doit contribuer à améliorer les messages afin d'éviter le développement d'habitudes alimentaires nocives et souvent définitives. En France, la loi sur la politique de santé publique contient désormais un chapitre sur la diffusion des messages télévisuels et radiodiffusés destinés aux enfants. En conclusion, la télévision peut avoir un effet sur le développement de l'obésité chez l'enfant par le biais du temps passé devant la télévision et aussi de la qualité des programmes. Il serait peut-être souhaitable que les parents exercent un contrôle plus strict de la qualité et de la quantité des émissions vues par leurs enfants. Les gouvernements, quant à eux, pourraient également contrôler les programmes s'adressant aux plus jeunes. Pr Luis A. Moreno Université de Saragosse, Espagne Dr Margherita Caroli Azienda Unità Sanitaria Locale, Brindisi, Italie 2

3 dossier Les troubles du comportement alimentaire chez les 6-12 ans Dr Marie-France Le Heuzey Hôpital Robert Debré, AP-HP, Paris Alors que les médecins s interrogent depuis de nombreuses années sur les troubles du comportement alimentaire du bébé et de l adolescent, ceux des enfants de 6 à 12 ans ont été moins étudiés. Pourtant, cette période de la vie (la phase de latence pour les psychanalystes) n est pas épargnée par les particularités alimentaires, en expansion constante dans nos sociétés développées. C'est pourquoi il est fondamental que les médecins sachent les reconnaître, ne se dispersent pas dans une recherche inadaptée d une affection somatique hypothétique, mais jouent un rôle préventif. 3

4 dossier Focus Pendant les premières années de vie, 1 à 2% des jeunes enfants auraient des troubles du comportement alimentaire. Ces troubles persisteraient à l âge scolaire dans 70% des cas. La prévalence des troubles apparaissant de novo à l âge scolaire n est pas connue. Tout au plus sait-on que 16 % des enfants français sont trop gros, et que l anorexie mentale à l adolescence touche au moins une fille sur 100. Thomas, 6 ans, est capricieux et ne mange que lorsqu il en a envie, Priscilla, 10 ans, trie ses aliments comme une star de cinéma, Kévin, 11 ans, s empiffre de frites en cachette au fastfood, Justine, 8 ans et demi, compare ses cuisses à celles de ses copines Il est encore difficile de se repérer parmi ces différents comportements alimentaires. Les consommations excessives Violette, 11 ans, se fait des orgies de biscuits ou de camembert fondu en attendant le retour de ses parents. Elle ne grossit pas, car après une crise boulimique, elle se contrôle, saute un ou deux repas, voire se fait vomir. Édouard se rend après l école au fastfood où il engloutit un énorme double sandwich avec une grande ration de frites et une très grande boisson gazeuse sucrée. Il grossit car il n a pas de conduites d élimination. La prise de poids conduira Edouard en consultation, alors que l aveu à sa mère par Violette de son calvaire, où alternent crises boulimiques et vomissements, lui permettra de se faire soigner. La boulimie est exceptionnelle Les troubles du comportement avant l age de 13 ans. Elle se caractérise par des accès récurrents de prises alimentaires excessives et de comportements compensatoires : vomissements provoqués, usage de diurétiques et laxatifs, pratique du jeûne et d exercices physiques intenses. Les compulsions alimentaires existent chez l enfant selon des schémas variés. La limite entre normal et pathologique n est pas nette. Nombreux sont les enfants, livrés à eux-mêmes (les parents rentrent tard, ne font pas ou peu de cuisine ; le réfrigérateur est en libre-service, l argent de poche est disponible ) qui mangent à toute heure biscuits chocolatés, glaces, frites, kebab, etc. Parfois ces prises alimentaires sont peu volumineuses et ne retentissent pas sur le poids. Ailleurs, elles débouchent sur une alimentation anarchique, un véritable chaos alimentaire, avec pour conséquences soit prise de poids puis obésité, soit conduites d élimination (vomissements, jeûne, repas sautés, etc). L anorexie mentale prépubère Anne-Cécile, 10 ans, se trouve trop grosse : elle scrute dans les miroirs du cours de danse classique ses joues rebondies, sa silhouette enveloppée ; elle se sent lourde, énorme et elle décide de perdre du poids. Elle ne 4

5 alimentaire chez les 6-12 ans FR I NGALE PHYSIOLOGIQUE (F) OU COMPULSION PATHOLOGIQUE (C) : COMMENT LES DIFFÉRENCIER? - La quantité : faible pour l'enfant F, importante allant jusqu à la nausée, l écœurement, la sensation de trop-plein chez l'enfant C. - Le plaisir chez l'enfant F versus la souffrance et la culpabilité chez l'enfant C. - La possibilité de contrôle : présente chez l'enfant F, absente chez l'enfant C. - Les vomissements dans le cas de l'enfant C. dit rien à personne, mais commence à éliminer les sucreries, le chocolat, les jus de fruits puis oublie de prendre un goûter, ne met plus de beurre sur ses tartines du matin, supprime les desserts sous divers prétextes ; puis elle dit ne plus aimer les pommes de terre (surtout les frites), ni les pâtes, ni les pizzas. Anne Cécile s affine, et devient irritable si sa mère essaie de l obliger à manger les plats familiaux. À l occasion d une visite chez le médecin traitant, pour une banale rhinopharyngite, celuici constate que depuis sa dernière consultation, 6 mois auparavant, Anne-Cécile a perdu plus de 8 Kg. Bien que plus rare qu à l adolescence où il existe une prédominance féminine franche (9 filles pour 1 garçon), l anorexie mentale existe avant la puberté. On observe alors 20 à 30% de cas masculins. L'anorexie de l'enfant correspond aux mêmes critères diagnostiques que l'anorexie mentale de l'adolescente ou de l'adulte : refus de maintenir le poids corporel au niveau ou au-dessus d un poids minimal normal pour l âge et la taille ; peur intense de prendre du poids ou de devenir gros, alors que le poids est inférieur à la normale ; altération de la perception du poids ou de la forme de son propre corps, influence excessive du poids ou de la forme corporelle sur l estime de soi, ou déni de la gravité de la maigreur actuelle. La restriction alimentaire active, quantitative et qualitative, s'accompagne d'un tri des aliments : élimination des mets les plus lourds en calories (graisses, féculents, friandises) pour aboutir à des régimes d ascètes composés de quelques crudités non assaisonnées et de quelques laitages à 0% de matières grasses. Le tri alimentaire s accompagne de rituels de découpage en menus morceaux, d élimination de la moindre trace de gras, avec souvent une prolongation importante 5

6 dossier Les troubles du comportement DI FFÉRENCIER UN RÉGIME NORMAL (N) ET UN DÉBUT D ANOREXIE(A) : - L enfant N est contente des kilos perdus, l enfant A veut en perdre toujours plus. - La vie sociale de l enfant N s élargit avec la perte de poids, elle se rétrécit chez l enfant A. - L estime de soi progresse chez l enfant N (elle se sent plus jolie), elle diminue chez l enfant A. - Les vomissements provoqués n'existent que chez l enfant A. des repas et une dissimulation des aliments non ingérés. Souvent les parents ne remarquent la perte de poids, progressive mais inexorable, que lorsque l amaigrissement est déjà très prononcé. Quoique maigres voire émaciés, les enfants se perçoivent encore trop gros et veulent continuer à maigrir ; ils se fixent un poids idéal (toujours extrêmement bas) selon des motifs irrationnels et surveillent leur poids sur la balance, ou vérifient la concavité de leur abdomen ou la circonférence de leurs cuisses Habituelle, l hyperactivité physique se traduit par de multiples heures de danse et de gymnastique pour les filles, des exercices de musculation, courses à pied et abdominaux pour les garçons Les vomissements provoqués peuvent exister mais l usage de laxatifs et de diurétiques reste exceptionnel. Le mérycisme, connu chez le jeune enfant, ne se rencontre chez l enfant de plus de 6 ans que dans certains cas de retard mental grave. Deux signes spécifiques marquent la population des enfants anorexiques par rapport aux adolescents : une restriction hydrique pouvant aboutir à une déshydratation, et le ralentissement, voire l arrêt, de la croissance avec cassure de la courbe et mise en jeu du pronostic de taille. Des troubles comorbides peuvent exister : symptomatologie dépressive ou obsessionnelle (perfectionnisme ou véritable TOC). Sélection et néophobies alimentaires Adrien a reçu une alimentation lactée exclusive jusqu à 2 ans puis il a accepté avec difficulté quelques compotes, céréales, certains biscuits, du pain. À 9 ans, Adrien a la même alimentation à laquelle s ajoutent le lait, quelques glaces, des crêpes et du jus d orange frais. Adrien est un enfant en bonne santé, sans malnutrition 6

7 alimentaire chez les 6-12 ans LES ENFANTS À RISQUES - Les interdits trop rigides (interdiction de bonbons, boissons sucrées, hamburgers) peuvent susciter soit des comportements de compensation en cachette (et donc un surpoids), soit des comportements de restriction excessive et d ascèse incompatibles avec une bonne croissance. La lutte contre l obésité est justifiée ; mais elle doit être menée avec doigté auprès des enfants et de leurs parents. - Une attention particulière doit être portée aux enfants sportifs (surtout au niveau compétition), danseurs ou mannequins, qui subissent une pression toute particulière pour leur silhouette. - Les enfants anxieux craignant la nouveauté et l inconnu et mal rassurés par des parents eux-mêmes phobiques mais il ne peut pas manger à la cantine, ni partir en colonie de vacances, ni participer à des fêtes avec d autres enfants. Certains enfants ont une alimentation moins sélective qu Adrien mais souffrent de néophobies alimentaires : tout aliment nouveau les effraie, ils refusent de le goûter et n'acceptent qu'une nourriture très stéréotypée. Banal entre 3 et 6 ans, ce comportement, d importance variable selon les individus et leur environnement familial, devient pathologique s'il persiste et s'étend au-delà. Lorsqu'ils acceptent essentiellement des féculents et des aliments sucrés, ces enfants, effrayés par la nouveauté, le non-connu, courent un risque de surpoids. Anxieux, ils ressentent une sensation d insécurité, présentent souvent d autres symptômes reflétant leur évitement de toutes les situations nouvelles (ne partent pas en colonie de vacances, ne vont pas chez des camarades ). Leur anxiété est souvent accentuée par celle des parents (phobiques de la vache folle, du poulet aux hormones, etc) qui ne leur proposent qu'une alimentation peu diversifiée. La phobie de la déglutition Ève, 7ans et demi, devient de plus en plus difficile pour les repas ; elle refuse la viande et les pommes de terre en morceaux, mais continue de boire son chocolat chaud (même avec du lait entier), peut manger des crèmes, des soupes, des purées au beurre Ève n est pas préoccupée par son poids et sa silhouette ; son angoisse est ailleurs : elle a peur de s étrangler. 7

8 dossier Cette peur a été déclenchée par un incident traumatique : Eve s est étouffée avec un bonbon. Parfois appelée trouble alimentaire post-traumatique, cette phobie survient après un incident traumatique vécu ou observé (s étrangler avec une olive, un morceau de viande) ou après un examen médical ou une intervention chirurgicale sur la bouche ou la gorge. L'enfant trie les aliments entre solides et liquides, vérifie qu il n y a pas de morceaux, les garde longtemps dans la bouche en les filtrant à travers les dents. Dans ces cas, il y a peu ou pas de perte de poids car l enfant, fille ou garçon, compense avec des aliments liquides ou mixés. Le trouble obsessionnel compulsif à forme alimentaire Martin ne veut plus manger à la cantine ; à la maison il surveille sa mère Les troubles du comportement lors de la préparation des repas ; il a peur que les aliments soient contaminés en particulier par le virus du SIDA. Il vérifie qu'ils sont bien dans des emballages hermétiques, que sa mère se lave les mains, fait bien la vaisselle. Lui-même se lave de façon répétitive, crache sa salive, ne peut plus aller au restaurant ou chez des amis ; il mange de moins en moins et perd du poids car tous les aliments lui paraissent dangereux. Ici, le trouble dépasse largement le cadre alimentaire : l enfant est envahi d idées obsédantes (de contamination, de saleté ) contre lesquelles il lutte par des compulsions (lavages répétés, vérifications, etc ). Le traitement repose sur les techniques de psychothérapie cognitive et comportementale, en association parfois avec un traitement par un inhibiteur de la recapture de la sérotonine (sertraline). COMMENT DÉPISTER UN TCA CHEZ L ENFANT? - Ancienneté du trouble : ancien petit mangeur, ou nouveau phénomène? - Perte ou prise de poids, avec changement de couloir sur la courbe de poids. - Cassure de la courbe staturale. - Vomissements provoqués. - Souffrance psychologique de l enfant : signes dépressifs, anxiété, rituels etc. - Souffrance familiale : discorde, angoisse. 8

9 alimentaire chez les 6-12 ans Les troubles non spécifiés et les petits mangeurs Julia a toujours été une petite mangeuse, s endormant sur ses biberons, ne réclamant jamais à manger, n aimant pas les friandises. Fluette mais tonique voire un peu tyrannique, Julia s est continuellement nourrie de quelques riens. Mais le médecin a rassuré les parents en disant : un enfant ne se laisse pas mourir de faim. Quand Julia s est mise à réduire encore son alimentation et que sa courbe de croissance s est infléchie, il a fallu beaucoup de temps pour que parents et médecin réagissent. Trouble le plus important dans la population enfantine, le comportement de petit mangeur était considéré jusqu à récemment comme bénin, voire comme positif (enfin un enfant pas obèse!) Les travaux actuels de suivi des petits mangeurs dès les premiers mois de vie, montrent que ce comportement est un facteur de risque de trouble ultérieur du comportement alimentaire. En parallèle, dans notre société, les enfants se montrent dès le jeune âge soucieux de leur apparence et idéalisent un corps jeune, beau, mince, musclé dès 3 ou 4 ans ; dès 5 ans certains formulent la crainte de devenir gros et n aiment pas jouer avec leurs camarades obèses qu ils décrivent comme paresseux, sales, stupides, laids, tricheurs, menteurs Dès l âge de 10 ans, certaines filles ont tendance à trouver leur ventre trop gros. Les enfants ont les mêmes préoccupations de poids, de forme et d'apparence corporelle que les adultes : les mots régime, calories, minceur, forme physique font partie de leur vocabulaire. Ils sont en cela influencés par leur entourage et par les médias. Enfin, certains groupes d enfants, soumis à des pressions importantes, présentent des risques accrus de troubles du comportement alimentaire : danseurs classiques, gymnastes, patineurs et autres jeunes athlètes Conclusion On le voit, les troubles du comportement alimentaire n épargnent pas les enfants de 6 à 12 ans. Les médecins jouent un rôle préventif fondamental. Ils se doivent de veiller à ne pas prescrire des régimes excessifs, d'expliquer aux parents et aux enfants les risques des restrictions alimentaires durant la croissance, de ne pas valoriser exagérément la minceur et de tempérer certaines demandes d amaigrissement. Et dans tous les cas, d'encourager les familles à maintenir des repas agréables et conviviaux. Dr Marie-France Le Heuzey Hôpital Robert Debré, AP-HP, Paris Bibliographie Davidson KK, Birch LL Weight status, parent reaction and self concept in five yearsold girls Pediatrics, 2001, 107 ; Le Heuzey MF L enfant anorexique - Édit. Odile Jacob Paris 2003 Le Heuzey MF, Mouren Simeoni MC La boulimie existe- t-elle chez l enfant? AnnMed Psychol 1999 ; 157,

10 revue de presse Influence de la télévision pendant l'enfance sur la santé à l'âge adulte Association between child and adolescent television viewing and adult health : a longitudinal birth cohort study. Hancox R.J., Milne B.J., Poulton R. Lancet 2004; 364 : Dans les pays développés, le temps passé par les enfants et les adolescents devant la télévision atteint plusieurs heures par jour. Ce temps a été associé chez l'enfant et l'adolescent, à une moins bonne forme physique, à l'obésité, à l'hypercholestérolémie et au tabagisme. Cependant, les effets à long terme de la télévision n'avaient pas encore été étudiés : c'est ce qu'a entrepris cette étude néo-zélandaise. Les enfants nés à Dunedin entre avril 1972 et mars 1973 ont été régulièrement suivis de l'âge de 3 ans à l'âge de 26 ans. L'exhaustivité de l'étude était quasi parfaite, puisque 91% des enfants nés à Dunedin ont été inclus au départ et 96% des survivants revus à l'âge de 26 ans. Le temps passé devant la télévision a été évalué par les parents à l'âge de 5, 7, 9 et 11 ans, puis par les adolescents eux-mêmes à 13, 15 et 21 ans. À l'âge de 26 ans, l'état de santé a été apprécié par l'indice de masse corporelle, la tension artérielle, la capacité à l'effort (VO2 max), le tabagisme, la cholestérolémie. Le temps moyen passé devant la télévision était de 1,9 heure par jour entre 5 et 7 ans et augmentait ensuite pour atteindre un maximum de 3,9 heures à 13 ans. Il décroissait ensuite à 3,6 heures à 15 ans et 3 heures à 21 ans. 61% des participants avaient regardé la télévision plus de 2 heures par jour entre 5 et 15 ans. Le temps passé devant la télévision entre 5 et 15 ans était corrélé à un moins bon état de santé à 26 ans : ainsi beaucoup regarder la télévision était statistiquement associé au surpoids, au tabagisme, à l'hypercholestérolémie et à une moindre capacité à l'effort. Il n'y avait en revanche pas d'association avec la tension artérielle. Ces associations persistaient après ajustement pour les autres facteurs de risques. Cette étude n'a pu déterminer la dose quotidienne de télévision sans risque ultérieur pour la santé ; cependant, l'académie de Pédiatrie des USA recommande de limiter la télévision à 2 heures par jour au maximum, ce qui semble raisonnable aux auteurs. Bien que cette étude nous vienne des antipodes, ses conclusions n'ont rien de renversant : confirmant scientifiquement ce que suggère le bon sens, elles doivent inciter parents et acteurs de santé à limiter chez les enfants le temps passé à regarder la télévision. Dans ce domaine comme dans d'autres, les adultes devraient peut-être montrer l'exemple, pour le plus grand bénéfice de leur progéniture et d'eux-mêmes! 10

11 revue de presse Facteurs de risque d'obésité chez l'enfant de 5 à 7 ans Parental overweight, socioeconomic status and high birth weight are the major determinants of overweight and obesity in 5-7 years old children: baseline data of the Kiel Obesity Prevention Study (KOPS) Danielzik S. et al, International Journal of Obesity 2004; 28 : La période comprise entre 5 et 7 ans (période du "rebond d'adiposité") est, avec l'adolescence, une période à risque d'apparition d'obésité. À cet âge, les facteurs environnementaux d'obésité sont multiples et mal individualisés. La Kiel Obesity Prevention Study (KOPS), débutée en 1996, est une étude longitudinale sur l obésité des enfants et adolescents. Les auteurs ont utilisé ici les données recueillies à l'inclusion dans la KOPS pour effectuer une étude transversale. Parmi les 4997 enfants inclus entre 1996 et 2001, le questionnaire parental fut obtenu chez 2631 familles. Les données environnementales recueillies étaient familiales (IMC des parents et des éventuels jumeaux, tabagisme parental), sociales (niveau socio-économique, familles monoparentales, nationalité) et relatives au développement de l'enfant (poids de naissance, allaitement maternel, activité physique, temps passé devant un écran, enquête alimentaire sur 7 jours). L'obésité chez l'enfant était associée à l'obésité chez le père, la mère ou le jumeau éventuel. Les enfants obèses avaient des parents qui fumaient plus, un niveau socio-économique plus bas, un poids de naissance plus élevé et avaient été moins souvent nourris au sein. En analyse multivariée, les 3 principaux facteurs de risque d'obésité étaient le surpoids parental, un bas niveau socio-économique et un poids de naissance élevé : chez les enfants cumulant ces 3 facteurs de risque, la prévalence de l'obésité atteignait 29,2% chez les garçons et 33,4% chez les filles. L'inactivité physique (temps important passé devant un écran) était plus fréquemment rapportée chez les enfants obèses. Ces facteurs de risque peuvent servir à mieux cibler les actions d'éducation sur les enfants et les parents à risque. D'autres facteurs de risque seront certainement identifiés par le volet longitudinal de cette étude, qui se poursuit jusqu'en Objectif Nutrition, La Lettre de l Institut Danone. Directeur de la publication : Pr Jean Navarro, AP/HP, Paris. Rédacteur en chef : Dr Jean-Laurent Le Quintrec, Hôpital Ste Périne, AP/HP, Paris. Rédactrice en chef-adjointe : Sandrine Piredda, Danone France, Paris. Secrétaire de rédaction : Amandine de Francqueville, Danone France, Paris. Comité de rédaction : Dr Brigitte Boucher, Paris ; Pr Pierre Bourlioux, Faculté de Pharmacie, Paris ; Pr Frédéric Gottrand, CHU Lille ; M. Saadi Lahlou, Paris ; Pr Fernand Larnisse, Tours ; Dr Martine Pellae, Hôpital Bichat, AP/HP, Paris ; Pr Daniel Rigaud, CHU Le Bocage, Dijon. Conception-réalisation : Shanghaï - 28 rue de Solférino Boulogne. Direction artistique : Chantal Villevaudet. Chef d édition : Jean-Charles Fauque. Mise en pages : Hervé Decorniquet. Photogravure/Impression : Diamant Graphic. Dépôt légal : 4 e trimestre Nº ISSN : X. 11

12 les nouvelles de l Institut Danone L'Institut Danone et la Fondation Recherche Médicale s'unissent pour soutenir en 2005 une équipe de recherche en nutrition. L Institut Danone et la Fondation Recherche Médicale lancent un appel d offres pour soutenir financièrement, par une dotation de Euros, une ou plusieurs équipes de recherche en nutrition réalisant un projet s'étendant sur deux ans. Les projets devront porter sur le thème : Alimentation, activité physique et développement de l enfant avec deux sous-thématiques : - Activité physique et sédentarité : conséquences métaboliques. - Déterminants psychologiques, familiaux et sociaux des activités physiques et sportives, de la sédentarité. Un jury, désigné par les Conseils scientifiques de l Institut Danone et de la Fondation Recherche médicale, sera présidé par les professeurs J. Navarro et A. Guiochon Mantel. L'appel à candidature sera ouvert fin décembre 2004 et la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 11 mars Pour obtenir le dossier de candidature, consultez les sites Internet de l Institut Danone et de la Fondation Recherche médicale à partir de fin décembre Créé en 1991, l Institut Danone rassemble des scientifiques, des médecins et des personnalités du monde de la nutrition. Il a pour mission : - d encourager la recherche dans le domaine de la Nutrition ; - d informer et de former les professionnels de santé sur tous les sujets liés à l alimentation ; - de participer, par des actions d éducation et d information, à l amélioration de l alimentation de l ensemble de la population. L Institut Danone est une association régie par la loi de juillet Ses publications ne contiennent aucune information à caractère commercial. 126, rue Jules-Guesde Levallois-Perret - Tél. : Fax : w w w.institutdanone.org

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