Bio Normandie. S unir pour ne pas subir la folie. laitière conventionnelle! Groupement Régional de l Agriculture Biologique de Basse-Normandie

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1 Bio Normandie n Décembre 2014 S unir pour ne pas subir la folie < laitière conventionnelle! Depuis plus de 2 ans, le GRAB participe et soutient activement la mise en place des associations de producteurs de lait bio au sein des différentes entreprises. A ce jour, un peu plus de 50 % y adhèrent et finalisent un contrat collectif avec chaque laiterie. Le but est d établir un dialogue constructif et un rapport équilibré, équitable pour la fixation du prix, la gestion des volumes, la durée des contrats. La commission du GRAB s est réunie le 4 décembre avec l ensemble des présidents des associations laitières et de celles en cours de constitutions pour définir un plan d action pour 2015 avec la fin des quotas laitiers et pour relancer une dynamique de conversion pour satisfaire la demande croissante de lait bio de plus de 9% par an. Pour ces différentes raisons : il a été réaffirmé à l unanimité que le prix du lait bio ne doit pas être impacté par la baisse importante du prix annoncé du lait conventionnel. Nous ne sommes pas sur les mêmes marchés. En conventionnel des volumes conséquent sont destinés au commerce international dans un climat de surproduction, surproduction liée à l artificialisation grandissante de cette agriculture mondiale et à l insouciance de ses producteurs dont la seule finalité existentielle est de toujours produire plus! Chaque mois,nous centralisons un récapitulatif des prix relevés pour un lait bio standard auprès de producteurs référents des différentes laiteries de notre région. Il varie de 427 à 455 /1000 litres : ces différences s expliquent principalement par l application d une saisonnalité plus forte et aussi par l effort de collecter des producteurs bio dans des zones peu denses dont biolait est le seul à mutualiser ce surcoût aujourd hui. Pour que le prix de lait bio tende vers 460 pour 2015, nous avons besoin de votre adhésion au sein des associations laitières et de l OP Seine et Loire pour que votre travail et votre investissement au sein de cette filière soient reconnus par les transformateurs laitiers. C est aussi un gage de qualité pour garder la confiance auprès des consommateurs et défendre la cohérence de notre cahier des charges. Je remercie tout l investissement humain de paysans bio et de salariés de notre réseau qui se sont impliqués durant cette année pour rendre notre filière laitière plus transparente et permettre d appréhender la fin des quotas avec plus de sérénité. Bonne fêtes de fin d année à tous Loïc DUCLOUE Président du GRAB BN G R A B Basse-Normandie Groupement Régional de l Agriculture Biologique de Basse-Normandie 6 rue des Roquemonts CAEN cedex T F

2 Agenda Bio-Normandie décembre Mardi 2 décembre Comité de pilotage Etude Lait Bio Basse-Normandie Comité de pilotage Agriculture de proximité Jeudi 4 décembre Commission Lait du GRAB Lundi 15 décembre Réunion Culture dans les Fermes Mardi 16 décembre Commission lait à la FNAB Jeudi 11 décembre Commission paritaire Chantier social à la FNAB Jeudi 18 décembre Journée re-création entre administrateurs Vendredi 19 décembre Réunion des coopérateurs lait bio d Isigny janvier Vendredi 9 janvier Commission installation à la FNAB Lundi 12 et mardi 13 janvier Séminaire re-création entre administrateurs Mercredi 21 janvier Colloque Rep! Air Bio à la FNAB Mercredi 28 janvier Comité technique Ambition Bio L évènement L OP Seine et Loire s est donné un logo Parution Un beau et précieux cadeau de noël pour tous les paysans bio : Assolements et rotations Joseph Pousset est un paysan-chercheur passionné qui voue sa vie à expérimenter sur sa ferme de l Orne. L agro-écologie est une évidence depuis bien longtemps pour Joseph et il le prouve à travers cet ouvrage de plus de 350 pages qui est le fruit d un travail important d observations et d expérimentations grandeur nature. ce livre est une compilation de conseils et d astuces pour composer un bon assolement et des bonnes rotations en nous expliquant tout les inter-actions néfastes ou bénéfiques pour nos cultures, nos prairies, nos luzernières. Merci Joseph pour ce bel ouvrage! Alors que la fin des quotas laitiers arrive à grands pas, nombre de producteurs n ont pas encore signé de contrats avec leur laiterie. L organisation de producteurs de lait bio Seine et Loire vient de fêter ses 6 mois d existence : son envergure : la Bretagne, la Normandie et les Pays de la Loire. Son objectif : poursuivre la contractualisation dans des termes équilibrés pour les producteurs de lait bio qui livrent les laiteries privées. Avec BIOLAIT OP commerciale et les sections bio des coop reconnues, les producteurs disposent d outils pour gérer l obligation de contractualisation après la fin des quotas. 2

3 Sommaire à la Une à la Une Page 3 Actualités Page 4 réglementation Page 8 technique Page 10 regard Page 16 formation Page 18 Du nouveau sur les aides au maintien en agriculture biologique et aux MAeC Le réseau bio de Basse Normandie s est mobilisé depuis 4 mois sur le difficile dossier des aides au maintien, des aides à la conversion et des MAeC. 4 dates clés : 9 OCTOBRE : alerte à la presse Exposition de notre problématique sur le financement insuffisant des aides au maintien et conversion pour les 6 années à venir. 24 OCTOBRE : accueil de Monsieur le Préfet de Région sur la ferme bio de Gaël Sechet à Evrecy. Longue discussion sur le thème Quelle politique publique pour développer l Agriculture Biologique). 3 ET 19 NOVEMBRE : rencontres avec le Conseil Régional. Les attentes du réseau GrAB-GAB pour les futures aides Bio Pour des raisons budgétaires, l aide au maintien ne sera pas possible pour tous mais en sollicitant les MAEC système polyculture élevage, il serait alors possible d obtenir une aide pour l ensemble des producteurs bio. La proposition permet à l ensemble des producteurs bio d avoir soit une aide au maintien soit une aide dans le cadre du nouveau dispositif MAEC. Les producteurs actuellement en conversion (conversion ) resteraient sur le dispositif conversion avec le nouveau programme Les producteurs en élevage (hors viande blanche) devront aller sur le dispositif MAEC polyculture élevage. Les productions plus minoritaires telles les grandes cultures, le maraîchage, le porc ou les volailles resteront sur le dispositif d aide au maintien à l agriculture bio. De plus, pour réussir la gestion des aides au maintien et l ouverture des MAEC aux producteurs bio, avec, de surcroît, la ferme intention de réaliser les objectifs annoncés dans le programme Ambition bio, qui affiche le doublement des surfaces en agriculture biologique à moyen terme sur notre région, les présidents des 4 groupements d agriculteurs bio de Basse Normandie ont décidé d être opérateur MAEC partenaire des Chambres d Agriculture de Basse-Normandie. Ainsi, le réseau bio bas-normand revendique une mise en œuvre cohérente et efficiente des aides conversion, maintien et MAEC avec en toile de fond la mise en place de la nouvelle PAC. C est pourquoi nous devons être acteurs dans l instruction et la gestion des dossiers conversion-maintien-maec. Des réunions d informations vous seront proposées dès que nous aurons une confirmation officielle des systèmes d aides. 3

4 Actualités ActUALités réseau Actualités Programme Ambition bio 2017 La déclinaison régionale et son accompagnement Dans le cadre du programme Ambition bio 2017, en région Basse Normandie, la Chambre régionale d Agriculture et le GrAB se sont concertés pour donner une réponse concrète à l Ambition gouvernementale. Le plan d action sera décliné sous forme de fiches d actions concrètes. Après des entretiens auprès des différents opérateurs d aval, actifs sur la région (Danone, AGRIAL, Biolait, OP Seine et Loire, Lactalis, Triballat, NVB, Biocer, Agronat), une synthèse a été proposé au comité technique Ambition bio, comité composé de la DRAAF, le Conseil Régional, la Chambre Régionale et le GRAB. La synthèse est présentée sous la forme d un tableau avec les perspectives de développement, les points de blocage identifiés et les actions à mettre en place. A partir de ces éléments, la Chambre Régionale d Agriculture et le GRAB vont poursuivre la concertation pour établir un plan stratégique régional, accompagné d un plan d actions décliné par axe. Début février 2015 seront présentées l ensemble des réflexions devant le comité de pilotage Ambition bio (Ce comité est composé de l ensemble des décideurs agricoles ou opérateurs impliqués en agriculture biologique). A la suite, mise en œuvre d un débat, et enrichissement des travaux réalisés. rapprochement De NOS StrUCtUreS GrAB et GAB Des nouvelles de notre chantier de re-création. Les administrateurs chargés du dossier de re-création poursuivent leurs réflexions. Actuellement la réflexion est centrée sur le projet de gouvernance du réseau bio bas normand. Le projet est d avoir une animation du réseau réalisée collectivement, une gouvernance participative alimentée par le terrain et par les instances statutaires, une gestion des enjeux à des niveaux pertinents, le tout au service de la réalisation d un projet partagé. Le dispositif pourrait s appuyer sur des comités locaux agissant à l échelle d un territoire de manière politique, en interface entre le CA et les groupes d échanges, dans le prolongement du projet associatif porté par le réseau. Chaque comité serait animé par un référent professionnel. Le comité serait composé de membres du réseau, d invités, d acteurs locaux intéressés par les enjeux liés au développement de la bio sur le territoire. A la tête des comités locaux, nous n aurions qu une seule structure administrative. Les administrateurs vont aussi formaliser le plan d actions sur les 3 ans à venir. De nouveaux statuts seront à rédiger, statuts reprenant le projet politique, l organisation, le fonctionnement, les actions phares. En mars : les AGE (Assemblée Générale Extra-ordinaire) des GAB et du GRAB vont pouvoir valider l ensemble des propositions et débattre de la dissolution de leurs associations et du basculement des activités et budgets dans la structure recréée. C est un vaste chantier qui se concrétise et qui devra aussi se questionner sur la réforme territoriale (plus qu une seule Normandie). 4

5 Transmission-Installation Un sujet central dans le développement de l agriculture bio en Basse Normandie projet Collecte de données technicoéconomiques : des références pour l agriculture de proximité Le GRAB et les GAB de Basse Normandie, IBN, l ADASEA de la Manche, l Université de Caen ont décidé de se mobiliser pour porter un projet références pour l agriculture de proximité. Actualités Avant 2020, 30 % des agriculteurs bio auront atteint l âge de la retraite. Si nous n y prenons pas garde, nous pourrions perdre une partie des fermes bio. Dans le même souci d efficacité que la gestion des aides conversion, maintien-maec, nous avons sollicité les Chambres d Agriculture pour être associés aux actions sur la transmission (dont le répertoire transmission et à la sensibilisation des cédants) ainsi que d être intégrés au PAI (Point d Accompagnement et d Information), avec des conseillers membres de la CE3P (Centre d Elaboration des Plans de Professionnalisation Personnalisés) et intervenants pour les stages 21 heures. L agriculture biologique a des spécificités dans son mode de production et ce sont des conseils adaptés qui doivent être proposés au futurs installés. L étude sur les références technico-économique sur le lait bio réalisé par le GRAB l an passé témoigne d ailleurs de ces réalités propres à la bio. De plus l agriculture biologique est l un des modes de production les plus favorables au développement d une agriculture de proximité (maraîchage / volaille / ovins / caprins / ). Elle permet ainsi à des porteurs de projets, non issus de la profession agricole, ou plus âgés, en re-conversion professionnelle, de s installer en agriculture. Il est pour nous important d accompagner au mieux ces porteurs de projet par un conseil et des démarches spécifiques. En partenariat avec différentes structures de l économie Sociale et Solidaire (Terre de Lien, ARDEAR, Bio pousses, Crescendo, AIFST), le GRAB et le GAB 61, le GRAB s investit aussi dans la dynamique Espace Test Agricole En 2015, le GRAB sera actif au sein de la coordination régionale ETA R et va contribuer sur la réflexion collective autour de : l analyse des structurations adoptées par les ETA ailleurs en France, ainsi que leurs échelles territoriales d intervention et de leurs modèles économiques. De plus le GRAB fera l exploration technico-administrative des futures contours de la structure porteuse (statut, nature des inter-actions avec les autres composantes (couveuse ). Crédit : C. HELSLY/cniel L objet est la collecte de données technicoéconomiques, l analyse et la production de références, Il sera produit un guide des références ainsi que des fiches thématiques sur cette problématique d actualité. La réunion de lancement était le mardi 2 décembre chez Véronique Lamblin à la ferme pédagogique d Escures (14) avec la présentation du contexte et des objectifs du projet aux partenaires du projet, des actions et du calendrier, des exploitations enquêtées et enfin du rôle des différents membres du comité de pilotage. Une dizaine d intervenants étaient présents pour cette rencontre de lancement, il est indéniable que la production de références concrètes sur des ateliers aussi diversifiés est une condition nécessaire pour les futurs projets d installation et en particulier pour leurs conseillers, ainsi que pour les Centres de gestion et les banques. Jean-Pierre Picquenot 5

6 Actualités ActUALités fnab Actualités journées d automne du réseau FNAB 2 journées de réflexion sur la réforme territoriale Les journées d automne du réseau FNAB ont eu lieu à Sète (34) les 26 et 27 novembre. Près de 200 membres de notre réseau se sont donnés rendez-vous pour des journées de réflexion sur la réforme territoriale. Une réforme qui pose en effet la question de comment fait-on de l action publique et de la démocratie à l échelon des territoires, quels rôles peuvent jouer les parties prenantes du réseau FNAB pour fabriquer de l intérêt général à partir des intérêts particuliers? Les premiers enseignements montrent le besoin d agir dans la proximité (territoires de projets et de liens) en lien étroit avec la démocratie représentative (un réseau «apporteurs» de projets). C est une stratégie de l offre citoyenne de développement local qui est promue ici au moment où la légitimité de la décision politique est de plus en plus fragilisée. Il s agit bien de faire du dialogue civil avec les élus dans cette nouvelle carte territoriale pour aborder concrètement les enjeux de société à l échelle de chaque territoire (protection de l eau, création d emplois, de filières etc.). Nos actions et débats témoignent d un réseau FNAB au service de nouveaux projets de territoires qui allient économie et environnement, liens de solidarité et de réciprocité entre urbains et ruraux. Les producteurs bio organisés s engagent dans ce projet de réforme avec beaucoup d attentes mais aussi des inquiétudes. Après des dizaines d années «d aménagement» du territoire, il est grand temps de penser au développement de nos ressources humaines, faire confiance aux citoyens qui s organisent et rechercher de la cohérence en toute chose. Le réseau FNAB fera part de ses propositions partout dans les territoires pour que l agriculture biologique soit un levier au service de l intérêt général. stéphanie PaGeot PrésiDente De la Fnab AteLIer Une nouvelle économie dans les territoires : des liens solidaires entre producteurs et transformateurs. Ce colloque public du 26 novembre des journées d automne a permis de poursuivre la réflexion du mouvement bio sur une nouvelle organisation économique agro-alimentaire à l échelle des territoires. L évaluation du contrat de filières bio en Languedoc roussillon a montré l importance d une organisation collective des producteurs et de leur articulation à un projet de filières partagés dans l objectif d équitabilité entre les parties prenantes. CHANtIer Le point sur les références bio au sein du réseau national.. La FNAB s est donnée une année, avec l appui de Solagro, pour faire le point sur les références bio au sein de son réseau national. Ce travail est intitulé rep AIr Bio, des repères pour l autonomie, l innovation et la résilience des fermes bio. Les objectifs de ce chantier sont de caractériser les besoins en références selon les publics accompagnés, d identifier les dispositifs permettant la production de références au sein des GrAB/GAB en fonction de leur finalité et de mettre en lumière les enjeux méthodologiques et organisationnels à relever. La FNAB souhaite partager les enseignements et perspectives de ce travail et les mettre en débat. Il s agira également de croiser les regards sur l acquisition de références en agriculture biologique. Prenez date : La FNAB organisera sur ce sujet un séminaire national le 21 janvier 2015 à Nanterre. 6

7 actualités filières Crédit : C. HELSLY/cniel Actualités Filière lait Les producteurs de lait bio livrant des coopératives en région Basse Normandie s organisent Ces deux associations pourront rejoindre l association grand ouest des coopérateurs bio livrant des coopératives laitières. Cela va leur permettre de rejoindre Lait Bio de France et ainsi de bénéficier de l échange entre les différents groupements de producteurs sur la France pour obtenir une information complète. Lait Bio de France permet de confronter les différentes informations pour appréhender au mieux la filière laitière bio. Lait Bio de France permet ainsi d avoir une photographie générale du marché du lait bio autre que la communication transmise par la coopérative. Elle donne des arguments pour défendre l intérêt des éleveurs laitiers bio de la coopérative. Crédit : JF. mallet/cniel D une part les producteurs qui livrent l entreprise AGRIAL sont en voie de créer une association de producteurs. D autre part, les coopérateurs qui livrent la coop d Isigny, ré-activent leur association (une réunion d information est le 19 décembre à Carentan). 7

8 Réglementation Réglementation européenne Nouveau règlement pour Réglementation La Commission européenne a proposé en mars 2014 un projet de nouveau règlement européen pour la bio. Il se veut tout à la fois, plus complet, plus simple, plus contraignant, plus efficace. Son application est prévue pour juillet Les débats font rage dans les mouvements bio européens et au sein du GRAB. Il est vrai que le règlement bio est un élément essentiel de l identité de l agriculture biologique. Pourquoi cette révision? L annonce d une nouvelle révision paraît de premier abord plutôt surprenante : le cadre actuel est en vigueur depuis le 1er janvier 2009, soit moins de 6 ans (le précédent règlement appelé CC REPAB F avait duré 15 ans). Pour autant, alors que les surfaces bio de l UE ont doublé ces 10 dernières années, le marché a lui quadruplé. La Commission européenne a donc fait le constat des déficiences de la politique de soutien à l agriculture bio et d un règlement inadapté. A cela se sont ajoutées les récentes affaires de fraudes (en Italie notamment) et les demandes de divers groupes (associations de consommateurs, de protection des animaux ) alimentant la crainte de perte de crédibilité de la bio à moyen terme. Le règlement actuel souffrait effectivement de lacunes (domaines non couverts, exceptions nombreuses, interprétations divergentes d un Etat membre à l autre). Il s était focalisé sur les règles de commercialisation étiquetage, importations...) mais il restait flou sur les pratiques. Ce projet de révision tient également beaucoup à la vision personnelle de l ancien Commissaire européen à l Agriculture, Dacian Ciolos, historiquement proche du réseau FNAB, défendant une bio proche des principes et clairement différenciée du conventionnel. Une agriculture bio qui doit être maitrisée par les paysans et permettre aux petites fermes, notamment de l Est de l Union, de se maintenir. Tout en gardant à l esprit que l important est de ne pas tromper la confiance du consommateur. La Commission européenne a donc lancé ce chantier par une étude d impact qui a duré plus de 2 ans avec de nombreuses auditions et une consultation du grand public (4 500 réponses dont plus de la moitié en France). De cette étude d impact, sont ressortis : Un plan d action européen (équivalent européen de notre plan Ambition bio national) fortement concentré sur la recherche (alternative au cuivre, semences adaptées à la bio ) Un projet de nouveau règlement de l agriculture biologique. Un projet ambitieux Les objectifs de la Commission européenne sont louables : lever les obstacles au développement de la bio en Europe, garantir des conditions de concurrence équitables, améliorer le fonctionnement du marché intérieur et surtout maintenir, ou rehausser, le degré de confiance des consommateurs dans la bio. Le tout avec un texte simplifié qui vise à limiter le recours aux dérogations, faciliter l entrée des «petites fermes» et créer un système d import-export plus juste pour les opérateurs bio européens. Le champ d application a été étendu (cire d abeille, bière, sel) mais manque encore de clarté. Tous les produits bruts agricoles ne sont pas traités (tels le cuir et la laine). Les textiles et les cosmétiques sont exclus. Et les conditions de maintien des cahiers des charges nationaux (lapins, autruches, escargots) restent floues. Les règles sont plus contraignantes : suppression de la mixité bio et conventionnelle au sein d une ferme, renforcement du lien au sol, interdiction des mutilations aux animaux sauf castration, fin des dérogations courantes (alimentation animale, semences, jeunes animaux 100 % bio...). Objectifs qui seront toutefois difficiles à atteindre aujourd hui. La commission propose également de définir des seuils de déclassement pour les pesticides. Dans les mesures de renforcement des contrôles, on note l obligation de n avoir qu un seul organisme certificateur par opérateur, la certification électronique, la transparence des coûts de contrôle, mais aussi le passage à une gestion par analyse de risque (plus de contrôles sur les opérateurs à risque, moins sur les autres ce qui préfigure l abandon du contrôle annuel obligatoire). La certification de groupe serait rendue possible pour les petites fermes (moins de 5 ha) mais sa définition et sa mise en application sont renvoyées à des actes délégués. La Commission européenne projette l application du nouveau règlement pour juillet Mobilisation GRAB et FNAB Un cadre réglementaire rigoureux est un élément essentiel pour l agriculture biologique. Il est constitutif de l identité de la bio, le garant de sa crédibilité. Il est important que, nous, producteurs bio et premiers concernés, s emparions du sujet afin de défendre un cahier des charges cohérent.

9 A ce titre, deux groupes d échange sont nés pour examiner le projet européen et définir les positions de la profession toute en tenant compte de la réalité du terrain. Ces positions remonteront ensuite à la FNAB et à l IFOAM Europe (organisation des producteurs bio européens) pour compléter ou amender le projet européen. Il est toujours possible de participer à ces réunions portant sur la nouvelle réglementation qui se dérouleront tout au long de l année 2015 : Stéphanie se fera un plaisir de vous accueillir. Premières positions du GRAB Si des dérogations peuvent être supprimées aujourd hui, nous estimons que d autres demandent une période de transition. Chaque dérogation mérite d être examinée en tant que telle et faire l objet d une étude d impact et de mesures d accompagnement (pas d élimination «en bloc»). Ainsi, passer aux semences 100% bio nécessite une disponibilité et une diversité qui n existent pas aujourd hui : attention à ne pas coincer les producteurs sur un nombre limité de variétés vendues par un nombre limité de semenciers... De même, si l objectif de ferme 100% bio est à privilégier, certaines structures de fermes ont besoin de temps pour y arriver (plusieurs ateliers différents, grandes fermes) : il semble impératif de prévoir une période individuelle et des exceptions (micro-productions, productions non couvertes...). Pour les jeunes animaux, conserver la possibilité d une dérogation à un faible % s inscrit dans le maintien d une base génétique (éviter la consanguinité) et la prise en compte des situations spécifiques (mortalité des abeilles). Le contrôle annuel minimum est un élément de confiance du consommateur indéniable. La proposition de passage à un fonctionnement par analyse de risque doit s inscrire dans une logique de renforcement du contrôle annuel minimum et non en substitut. Autre constat, le projet ne fait toujours pas mention de règles réclamées depuis longtemps : niveau maximum d azote, origine des effluents, renforcement des règles sur les traitements vétérinaires... Enfin, les seuils de déclassements ne semblent possibles que si des règles de compensation justes étaient prévues : ce qui n est pas le cas actuellement. Notre réseau de producteurs doit donc rester au cœur des débats et faire entendre sa voix. Nous ne manquerons pas de vous tenir informer de toutes les évolutions à venir. Gaël Charbonnier, Nicolas Drouet, Didier Gallot, Emmanuel Robert et Stéphanie Esneault Calendrier 2014 : Commissions Réglementation GRAB Basse-Normandie 11 juin Consultations sur les seuils pesticides, les contrôles et la certification de groupe 9 octobre 2014 Analyse et contributions sur l annexe II du projet de révision européenne (productions végétales et animales) 20 novembre Consultation sur le bien-être animal, le chargement global, l alimentation animale, la fertilisation et les semences 25 novembre 2014 Consultation sur les volailles bio Commissions réglementation FNAB 8 avril 2014 Révision du règlement bio et points d actualité 15 octobre 2014 Projet de révision : positionnements et amendements à déposer Groupes de travail à l INAO 16 octobre 2014 Commission Réglementation 21 octobre 2014 Commission Vin Bio 18 novembre 2014 Commission Permanente de l Agriculture Biologique 4 décembre 2014 Commission Nationale de l Agriculture Biologique Réunions IFOAM Europe (avec présence de la FNAB) 1er octobre 2014 à Rome Réunion IFOAM Europe avec les représentants des Etats membres 6 octobre 2014 Réunion technique d IFOAM Europe avec la Commission européenne Réglementation 9

10 Technique Beau succès pour les fermes ouvertes d automne! Technique Une bonne couverture presse En amont e 3 articles suite à la conférenc il rte Cou A SCE La à sse de pre et 1 encart dans la presse régionale. tes Suite aux Portes-Ouver sse 3 articles dans la pre régionale Article dans l Express Article prévu dans la France Agricole Reportage sur D8 diffusé courant février Pour sa troisième édition des portes ouvertes d automne, le GRAB Basse-Normandie et les GAB 14, 50 et 61 ont sélectionné 8 fermes biologiques aux activités et parcours variés : élevages bovins laitiers, allaitants, élevage porcin, maraîchage, vente directe, transformation, et d autres thèmes qui font la richesse du paysage agricole bas-normand en AB, dans l objectif d approfondir des thématiques spécifiques pour un public professionnel. Avec le double de visiteurs par rapport à l année passée le succès était au rendez-vous. Plus de 360 visiteurs au rendez-vous Les portes-ouvertes ont rencontré leur public avec 360 visiteurs : agriculteurs, éleveurs en AB ou conventionnel, installés ou porteurs de projet, salarié d OPA, restaurateur, et des classes d élèves ou stagiaires en formation agricole. C est une très bonne fréquentation (105 en 2013 et 160 en 2012). Voici la répartition des visiteurs : 24 % d agriculteurs (principalement bio) et de salariés agricoles 70 % d élèves et d enseignants (parfois sans élèves) Des porteurs de projets pour installation bio Les visiteurs se sont beaucoup déplacés ou ont facilement participé aux PO des autres départements, d où l intérêt d une opération régionale. Voici la présentation de trois fermes du réseau bio bas-normand ayant participé aux fermes-ouvertes d automne Dossier rédigé par Claire BOUDEAU-BLANCHARD et Catherine FERTE (GRAB), Alice Mortreuil (GAB 50), Sylvain LEFRILEUX (GAB 61) et Virginie PARRAIN (GAB 14) 10

11 Ferme du Pré Vert - Wilfried Léger Une installation à taille humaine pour un élevage haut de gamme zoom Elevage installé à Hudimesnil (50) UTH : 1 SAU : 30 ha Production : 6 truies et 1 verrat 7 vaches allaitantes normandes en vente directe Wilfried s est installé en entreprise individuelle en 2008 et s est certifié AB en 2010, avec 3 autres agriculteurs et un paysan-boulanger, sa ferme occupe 30 ha. Pour son installation Wilfried a bénéficié de l Allocation à la Création d Entreprise (ACRE) en tant que demandeur d emploi. Il a également eu droit à la DJA dans le cadre de son parcours aidé à l installation. Pour le reste du financement, Wilfried a fait le choix stratégique de ne pas avoir recours à l emprunt bancaire, mais d emprunter à des proches. Après 4 ans seulement, il a pu rembourser ses parrainages. «Au bout du compte, c est plus facile de se faire financer que On marche sur la tête! J ai fait appel à mes proches et aujourd hui je ne dois plus rien à personne.». Technique Bio, local et de qualité Ce qui fait sa particularité, c est son choix d un petit élevage de porcs de Bayeux et de vaches allaitantes normandes, pour un produit de qualité. Le porc de Bayeux a une croissance lente, l abattage se fait à un an en moyenne. La production est destinée exclusivement à la vente directe à une échelle locale. La vente se fait sur le marché à la ferme le vendredi soir, principalement par commandes aux particuliers (carnet d adresse de 200 clients) et une partie est vendue à 5 restaurants. Par an, on compte la vente de 10 veaux gras, 2 à 3 bœufs, 45 porcs, et 1 à 2 truies de réforme en produits transformés (verrines). «On pourrait être une trentaine dans la Manche à vivre du porc de Bayeux, c est une viande extraordinaire. On est 2.» Cette décision d une activité locale «de niche» reflète l ambition de Wilfried Léger : mener une activité pérenne, quasiment autofinancée, auprès d une clientèle qui comprend et apprécie le soin qu il porte à son élevage. 6 ans après son installation, le succès de son élevage lui permet même de ralentir son activité pour préserver son temps libre pour sa famille et la vie associative. «Quand mon père (qui vient du milieu agricole en conventionnel) voit comment je fonctionne et comment je m en sors, il hallucine, il a galéré parce que ses objectifs n étaient pas les mêmes, moi au bout de 6 ans, ça tourne.» Un système Elevage-Cultures autonome et complémentaire Le semis et le labour des cultures d hiver et de printemps sont délégués à un prestataire, «au final, ça reste rentable», explique Wilfried, qui utilise ce temps à d autres tâches. Par exemple, un tiers du temps est consacré à la commercialisation : «Il ne faut pas sousestimer ce temps-là, même venant du milieu agricole, je ne me rendais pas compte du temps que demande l organisation de la vente (prospection, organisation, acte de vente, gestion des commandes, transport etc.).» Les cultures et les prairies servent à nourrir tous les animaux, porcs et vaches, en autonomie. Les céréales sont stockées à la ferme dans des silos, et passées dans un moulin pour en faire de la farine, qui sera ensuite mélangée à du petit lait produit sur la ferme par Anthony Toulorge, éleveur laitier. Des perspectives de progrès Les projets de cette ferme vont vers une amélioration de la qualité de la production et de la gestion de l exploitation. Techniquement, les connaissances en prévention et gestion sanitaire de l élevage pourront être renforcées grâce à des formations, tout comme la gestion des surfaces et des cultures. Wilfried a d ailleurs le projet de cultiver 1/2 ha de consoude + 1/2 ha d ortie, qui favorisent la lactation et en post-sevrage, et présentent des teneurs protéiques et minérales importantes. Autres projets : découpe des veaux, mise en carton, investir dans une chambre froide pour faire mâturer la viande de bœuf 60 jours. L objectif est d améliorer l existant pour produire mieux et plus, et compter plus d associés avec leurs activités propres sur la même surface. Malgré sa réussite, ce type d installation perturbe. Wilfried, le constate lorsqu il reçoit des jeunes en formation agricole : «Les classes ne viennent pas assez, et quand elles viennent, au bout de 10 minutes, les élèves décrochent, ils cherchent les tracteurs, ils n en trouvent pas.». Assolement L élevage des cochons en plein air Féverole, épeautre 2 ha Triticale Betterave 0,5 ha Orge, avoine, pois 6 ha Divisé en 3 bandes x 2 truies 2 mises-bas intervalles 2 à 3 mois, Sevrage à 70 jours (21 jours en conv.) Poids 18 à 20 kg Conserve 7 ou 8 cochons pour l engraissement, le reste est commercialisé avant (multiplicateur race locale). Vend 3 à 5 cochons/ mois La taille des parcs varie de à m²/ porc selon saison : Printemps-été = herbe en surplus, introduit une vache, très bonne entente avec les cochons Le reste de l année (6 mois), les cochons parviennent à consommer l herbe seuls. Change de parcelle tous les 3 à 4 ans 11

12 technique technique zoom elevage installé à Saint Omer (14) UtH : 2 SAU : 189 ha Production : L de lait vendu en vaches laitières, 23 vaches allaitantes Chargement : 1,07 UGB à l ha de SFP SCeA Courteil à Saint Omer Hélène Lerouxel et jocelyn Bertrand Autonomie et efficacité économique sur sols superficiels et séchants en Suisse Normande Installés sur un parcellaire éclaté, Hélène LerOUXeL et jocelyn BertrAND de la SCeA Courteil ont su mettre en place un système cohérent avec leur milieu. Ceci grâce à la complémentarité de deux élevages bovins (laitier et allaitant). De plus, tout est mis en œuvre pour assurer l autonomie alimentaire et limiter les conséquences des années sèches. A leur installation, le maïs était encore présent. Mais sa culture étant trop sensible aux sécheresses estivales courantes, il a disparu au profit de l herbe. Le troupeau allaitant déjà présent lors de l installation a toute sa place dans le système et il complète bien la production laitière. En effet, il valorise un parcellaire de prairies naturelles, découpé, bocager et éloigné du corps de ferme. La production laitière calée sur la pousse de l herbe 80% des vaches vêlent de mars à avril. Les 57 ha accessibles aux vaches laitières ne sont pas suffisants pour les 86 vaches Prim Holstein, Brunes et Normandes. L affouragement en vert permet de complémenter. Les sols sont portants. Les vaches pâturent donc toute l année (1.5 kg MS d herbe en hiver). Un parcellaire accidenté et éclaté réparti sur 5 sites : Les parcelles s étendent entre 50 m d altitude aux bords de l Orne, et 300 m sur les hauteurs, ce qui présente l intérêt d avoir une pousse de l herbe décalée jusqu à 3 semaines entre le bas et le haut. Les 85 ha de Saint Omer les plus en hauteur sont les plus frais et les moins sensibles au sec. A VOS AGeNDAS! Le 30 et le 31 mai 2015, la SCEA de Courteil accueillera la 17ème édition de la Fête de la bio. Si vous souhaitez vous impliquer dans l organisation de la manifestation ou plus de renseignements n hésitez pas à contacter le GAB 14 ( ). Votre soutien nous sera précieux! La SCEA de Courteil a été filmée pour un reportage télé «En quête d actualités» qui sera diffusé sur la chaîne D8 courant février Calendrier alimentaire des laitières : L affouragement en vert une fois par jour à partir des prairies temporaires situées à 3 km a permis de diminuer les stocks de fourrages (surtout en enrubannage). Les 290 kg/vl/an de concentré ont pour objectif de maintenir l état corporel des vaches en lactation l hiver. Le niveau d étable oscille entre 4200 et 4700 L/an avec de bons taux (TP : 33, TB : 40.7 g/l) grâce aux vaches de races Normande et Brune. 12

13 La réduction du temps de travail et de la pénibilité du travail Avec un cheptel de 300 animaux dont 200 animaux qui hivernent dehors, des kilomètres de haies bocagères à entretenir pour 2 personnes à plein temps, il faut être efficace. Tout d abord les animaux doivent être calmes. Par ailleurs, la mise en place de barrières canadiennes et de râteliers circulaires sans toit permet de nourrir très rapidement un lot d animaux et limiter les risques de se faire bousculer. Des parcs de contention facilitent également la manutention des animaux aux champs. Enfin, la SCEA fait également appel au service de remplacement 3 jours/mois. Technique Le troupeau allaitant charolais naisseur-engraisseur La conduite est extensive en plein air. La reprise en 2013, de 20 ha de prairies permanentes, a permis de passer d un système naisseur à un système 100 % naisseur-engraisseur. L ensemble des animaux allaitants sont donc valorisés dans la filière biologique. Les vêlages ont lieu au printemps, les broutards sont sevrés à Noël. Les mâles sont castrés en bâtiment l hiver. Parfois, les animaux sont finis 3 semaines avant abattage avec du mélange céréalier, sinon l alimentation est uniquement à base d herbe. En 2014, les bœufs abattus à 31 mois faisaient 475 kg/carcasse. Les leviers pour assurer l autonomie alimentaire En année «normale», 50 à 75 % des stocks sont constitués au printemps (de mai à fin juin). Ce sont les sécheresses printanières qui sont donc les plus difficiles à passer. De plus, quand il fait sec, il n est pas possible de faire du stock sur pied car l herbe grille et disparaît. En prévention, les prairies sont implantées aves des espèces adaptées (dactyle et fétuque en complément des trèfle blanc, trèfle violet et RGA). De la chicorée a été semée dans les parcelles pâturées. Pour le moment, elle présente le défaut de disparaître au bout de 2 ans et demi. Les bonnes années, la constitution d un report de stock à hauteur de 30% des besoins totaux de la ration hivernale sécurise le système. En cas de sécheresse, plusieurs leviers : D abord l ensilage du mélange céréalier Puis la vente des génisses et bœufs allaitants de 2ème année s il faut réduire le nombre d animaux à nourrir. Enfin une réserve de trésorerie s il est nécessaire d acheter du fourrage. Les résultats technico économiques de l année 2012 sont encore marqués par les printemps secs de 2011 et 2012 où il a fallu acheter du concentré et des fourrages. En 2013, l autonomie alimentaire totale et la quasi autonomie dans la chaîne de récolte ainsi que l arrêt de l ensilage d herbe expliquent l amélioration des indicateurs technico-économiques (coûts alimentaire, de l herbe et de concentré). Ceci sans augmenter les coûts de mécanisation (qui comprennent les amortissements, sauf celui de l autocharchageuse qui débute en 2014). Une très bonne efficacité économique grâce à la complémentarité des 2 ateliers La Valeur Ajoutée (VA) et l Excédent Brut d Exploitation (EBE) de l activité laitière ont baissé en 2013 par rapport à Ceci car la production de lait a chuté de L (du fait d un problème de qualité des fourrages). Mais la commercialisation de bœufs allaitant fait que l efficacité économique globale de la ferme s est améliorée et est très bonne. Néanmoins, les charges de structure (CS) ne sont pas négligeables du fait des amortissements (40% des CS), de l entretien des bâtiments, des fermages, du carburant et de l eau (nombreux compteurs). La sensibilité aux aides est inférieure à la moyenne régionale. Des coûts en baisse en 2013 par rapport à 2012 Coût alimentaire /1000 L Coût herbe /ha Coût de concentré /1000 L Les principaux indicateurs économiques en 2012 et 2013 Légende : VA/EBE/résultat courant I = atelier lait VA/EBE/résultat courant II=lait + viande Coût de méca /ha de SAU VA I (Hors aides) VA (Hors aides)/produit 42 % 43 % VA II VA II /produit 42 % 54 % EBE I EBE II EBE I /produit 43 % 41 % EBE II /produit 45 % 50 % Résultat courant I Résultat courant II Primes/EBE 48 % 43 % Charges de structures/pb 61 % 62 % Source : étude technico-économique des systèmes laitiers bio bas-normands 13

14 Technique Technique Ferme du Champ Devant - Aurélien Asselin zoom Ici, on pratique l auto-construction du matériel Maraîchage installé Saint Cyr la Rosière (61) UTH : 1,5 SAU : 3.5 ha en deux parcelles dont 1000 m2 de tunnels Production : une quarantaine d espèces de légumes cultivés Commercialisation : 100 % en circuits courts La laveuse à légumes permet pendant l hiver de passer de 2 jours à 2 heures de travail! Aurélien Asselin s installe en 2009 en GAEC avec un paysan boulanger, sur 1.5 ha de maraichage et 2 ha de blé. Les associés arrivent sur deux champs nus et réalisent tous les aménagements nécessaires pour la production maraichère : forage, électricité, montage des serres. La certification bio est obtenue en mai En 2012 le GAEC est dissout. Aurélien double alors la surface en maraîchage, gardant la volonté de s associer à nouveau. En attendant, il fait appel au salariat. Puis début 2014 arrive Bertrand, en stage en alternance, son futur associé. Une grande diversité de cultures Avec une quarantaine d espèces cultivées, Aurélien ne connaît pas la monotonie! Il achète une partie des plants (tomates, salades, choux, poireaux, etc.) tandis qu une autre est produite sur place (courges, courgettes, etc.). De plus, des haies de petits fruits devraient prochainement être plantées, comme repères pour les rotations. Pour lutter contre les maladies et ravageurs, un maître mot : la surveillance! Aurélien est donc particulièrement attentif et intervient dès l apparition des premiers problèmes (effeuillage des feuilles malades, etc.) pour limiter les interventions et les traitements. Si la bouillie bordelaise est utilisée surtout pour les tomates, ce n est pas systématique ; Aurélien souhaite développer l utilisation d extraits végétaux (purins, tisanes). Cette année il a aussi expérimenté un fortifiant foliaire bio à base d algues. Pour affronter les insectes ravageurs il prévoit aussi d utiliser la lutte biologique (en installant des plantes hôtes des auxiliaires de culture). Elément crucial : l arrosage. L eau, pompée depuis un forage, se réchauffe dans un bassin avant d être envoyée dans le réseau d arrosage (par goutte à goutte ou asperseur). 14

15 il implante quand il le peut un couvert végétal à la fin des cultures, qui sert à protéger la terre de la battance et qui servira d engrais vert. Une attention particulière apportée au sol Pour Aurélien, le sol a une importance capitale. C est un sol profond de 60 cm, de nature limono-argileux, froid, à ressuyage lent et avec une tendance à la battance, mais assez riche en matière organique. Il arrive qu au printemps le travail superficiel soit difficile, ce qui nécessite parfois un labour. Ce maraîcher accorde beaucoup d importance aux rotations : 4 ans minimum en plein champ, en tenant compte des familles de légumes (racines, feuilles, fleurs, Part des différents types de commercialisation dans le chiffre d affaires Cantine et Collectif Percheron 25% fruits). Possédant 3 tunnels, les rotations se font donc sur 3 ans sous tunnel. Mais cette solution n étant pas satisfaisante, un quatrième tunnel sera installé en février. Pour la fertilisation, il apporte de l engrais organique (granulés de sang séché, fientes de volailles et plumes) sur les têtes de rotation pour les cultures gourmandes. L an dernier il a réussi à trouver du compost de fumier de bovins qu il a épandu à l automne. De la chaux est apportée tous les ans pour compenser la carence en calcium. Enfin, Technique S équiper, mais pas à n importe quel prix Il est primordial d être bien équipé pour réduire la pénibilité et gagner du temps sur certaines tâches. Aurélien nous cite l exemple de la laveuse à légumes qui permet pendant l hiver de passer de 2 jours à 2 heures de travail! Cependant le matériel nécessaire en maraichage bio peut représenter des investissements importants, ou ne pas être adapté à ses spécificités. Possédant de bonnes compétences dans le travail de l acier, Aurélien peut réparer ou adapter ses outils luimême, à moindre coût, voire même d en construire certains. Ainsi il a adapté la butteuse à pommes de terre et la bineuse, et auto-construit une bineuse trois rangs et une dérouleuse à plastique. Débordant d idées, il a pour projet de construire une butteuse à planches, un vibroplanches, et un désherbeur thermique. Mais même sans compétences pointues, il est possible d effectuer certaines réparations soi-même. Le réseau bio bas-normand a tout récemment proposé une formation sur ce thème. Pénibilité, horaires importants, l activité de maraicher n est pas de tout repos! C est pourquoi Aurélien mise sur deux leviers, dans la mesure du possible : s équiper et ne pas travailler seul. Producteur et commerçant Aurélien commercialise ses légumes auprès de 4 AMAP (90 paniers par semaine), le marché de Mortagne au Perche, la cantine d un lycée de Mortagne, et le Collectif Percheron (un groupement de producteurs livrant sur Paris). La commercialisation prend beaucoup de temps et nécessite donc une bonne organisation. Les livraisons se font le mardi et le vendredi, il y a donc deux jours de récolte. Il reste trois jours pour travailler au champ, planter, semer, désherber, et un jour pour le marché (le samedi). A travers ces différents débouchés, la production est vendue en totalité. Un autre intérêt est d avoir des contacts avec différentes clientèles. AMAP et marché 75% 15

16 Regard Reagard Eloge de l étourneau Non ce titre n est pas une provocation. L étourneau a certes mauvaise réputation chez beaucoup d agriculteurs et de jardiniers pour diverses raisons, bonnes ou mauvaises, bien connues et sur lesquelles nous allons revenir. Cependant il a également des «mérites» généralement ignorés ou sous-estimés pourtant dignes d être objectivement repérés et exposés. Familier Maintes fois décrit dans les publications l étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) est un hôte commun de nos campagnes. Tous ceux d entre nous qui ont une connaissance, même modeste, de la nature savent distinguer son corps plutôt rond au plumage sombre parsemé de taches claires. Les ornithologues nous apprennent qu il pèse environ quatre-vingt grammes et mesure une vingtaine de centimètres. Il est donc un peu plus petit en moyenne que le merle noir ou la grive musicienne. Son vol direct et assez rapide est un autre critère qui le caractérise bien. Pas difficile L étourneau sait faire preuve d une grande capacité d adaptation dans son alimentation : fruits, graines, insectes, larves, limaces, vers de terre Il peut vivre et nicher dans des habitats variés : bocage, bordures forestières, milieux ouverts avec Crédit : CreativeCommons quelques bosquets, parcs urbains Il parvient donc assez bien à subsister dans les milieux fortement transformés par l homme (mais c est également dans ces conditions qu il peut devenir gênant). Il vit aussi bien en petits groupes qu au sein de troupes considérables. Des comportements caractéristiques et remarquables Certains individus sont sédentaires dans nos contrées. D autres passent l été plus à l Est et reviennent chez nous seulement en hiver. Le spectacle des étourneaux marchant en bande dans un champ ou une prairie et enfonçant le bec dans le sol à intervalles réguliers pour en retirer lombrics, larves et limaces est assez fascinant. Ce ne sont pas des oiseaux «sautilleurs» comme les merles. L étourneau est un imitateur remarquable qui peut reproduire le chant d autres oiseaux mais également des bruits insolites comme les sonneries de téléphone On peut l apprivoiser et lui apprendre à «parler». Auxiliaire de l éleveur Là encore ce titre paraît provocateur, car aujourd hui en élevage l étourneau est vu surtout comme un prédateur des tas d ensilage On a sans doute oublié (ou ignoré) qu il a consommé et peut encore consommer les larves parasites vivant sur le corps des animaux. Notamment celles des fameux varrons dont la maîtrise a donné lieu, il y a quelques années, à polémique entre l administration vétérinaire et certains praticiens de la culture biologique refusant les traitements chimiques que l on voulait leur imposer. Adrien Linden dans «Un Nid d oiseau, les défenseurs de l agriculture» nous apprend que les étourneaux «sont les amis des bestiaux, des cerfs et autres ruminants. Ils vont familièrement se percher sur leur dos et les débarrassent de la vermine qui les tourmente. Je viens de vous parler des œstres qui pondent sur les gros animaux les larves de ces mouches se logent entre cuir et chair leur présence détermine une tumeur dans laquelle ces larves vivent les sansonnets crèvent ces tumeurs avec leur bec, arrachent les larves qui s y prélassent et les croquent» J ignore quel était l impact réel de l action de l étourneau dans ce domaine mais le sujet fera certainement sourire les défenseurs et praticiens de l élevage «moderne» et «industriel». Auxiliaire de l agriculteur en général En consommant beaucoup de limaces, de larves d insectes et d insectes adultes l étourneau protège les cultures. C est ainsi que les larves de taupins, de noctuelles («vers gris») et de tipules qui causent parfois des dégâts sérieux en agriculture naturelle, figurent en bonne place à son menu. La larve du hanneton («ver blanc»), bien moins commune qu autrefois, fait aussi partie du casse-croute de l étourneau. Le ver de terre également mais sans que la population des lombrics soit mise en danger pour autant. Vers 1900 un spécialiste, Brehm, a effectué des observations montrant qu une seule famille d étourneaux avait consommé dans une journée 346 limaces et insectes. C est souvent sur les terrains humides, notamment dans les prairies, que l étourneau exerce cette activité d auxiliaire. 16

17 Un rôle reconnu à l Est et pas à l Ouest! Curieusement ce rôle d auxiliaire de l agriculture est (ou était?) traditionnellement reconnu en Russie, en Europe de l Est et en Allemagne alors qu il ne l était guère en France ni, semble-t-il, dans les autres pays d Europe de l Ouest (sauf peut-être au Royaume Uni). Pourquoi? Peut-être est-ce culturel? Les agriculteurs des pays de l Est seraientils plus observateurs, plus proches des mécanismes naturels œuvrant en agriculture? C est surprenant. En tout cas, ils installent (ou installaient) traditionnellement des nichoirs à étourneaux à sept ou huit mètres au-dessus du sol, soit dans les arbres (mais pas dans les résineux) soit à l extrémité de longues perches plantées dans le sol. Ils cherchaient ainsi à attirer le plus possible d étourneaux dans les champs, les prairies, les vergers et même dans les forêts (Blagosklonov, 1968). Et pourtant Et pourtant, l étourneau est considéré chez nous actuellement comme un quasi fléau par beaucoup de gens. Par des éleveurs qui lui reprochent notamment, nous l avons vu, de s attaquer aux tas d ensilage. Mais aussi par des citadins qui redoutent ses grands rassemblements nocturnes sources de bruits et de fientes. Ou encore par des producteurs de fruits craignant les dégâts aux récoltes Alors? Alors un examen attentif des faits et une réflexion objective nous conduisent à comprendre que si la présence de l étourneau est devenue quelquefois problématique depuis quelques dizaines d années, c est d abord parce que l espèce humaine a provoqué d importants changements. La dégradation des milieux naturels (régression du boisement champêtre notamment) a raréfié ses prédateurs naturels (faucons pèlerin et crécerelle, écureuils, fouines, belettes ). Elle a par ailleurs réduit le nombre de sites de nidification et de repos, encourageant la concentration de ces oiseaux en vols importants et gênants. La généralisation de l ensilage (surtout de maïs) en élevage leur fournit une nourriture abondante qui encourage leur stationnement et favorise leur multiplication. La raréfaction des sites où les animaux peuvent passer la nuit les a poussés à s installer parfois dans le boisement urbain où l agitation et les lumières nocturnes les maintiennent plus ou moins éveillés et bruyants alors que dans un dortoir plus «naturel» ils restent parfaitement silencieux dans l obscurité. D abord des solutions de bon sens L énoncé des maux suggère les remèdes à appliquer pour que notre étourneau redevienne l ami qu il aurait dû rester. Restauration du boisement champêtre pour qu il ait des sites de nidification et de repos suffisamment nombreux ne l obligeant pas à former de grandes bandes. Remise en état et respect des milieux où ses prédateurs naturels vivent. Un élevage faisant moins appel à l ensilage est également bienvenu, comme on le préconise en culture biologique. Eventuellement quelques nichoirs On peut attirer et fixer sur place les étourneaux grâce à des nichoirs fermés de formes variées dont le fond mesure une quinzaine de centimètres de diamètre (dans le cas des nichoirs cylindriques) ou une douzaine de centimètres de côté (pour les nichoirs parallélépipédiques). La hauteur peut varier de vingt-cinq à trente centimètres. Le trou d envol est percé dans la moitié supérieure et mesure cinq centimètres de diamètre. Les nichoirs sont placés à huit ou dix mètres de hauteur dans les grands arbres ou sur tout autre support (pignon de maison ). Il est possible et même recommandable d en mettre plusieurs dans la même zone (l étourneau est sociable) mais on doit les espacer de quatre ou cinq mètres. Des perchoirs situés à proximité sont bienvenus ainsi qu une mare ou un cours d eau. Une opposition efficace si nécessaire Nous avons compris que dans les régions agricoles où les milieux naturels sont suffisamment sauvegardés l étourneau est souvent un auxiliaire de l agriculteur. Cela n empêche pas qu il est parfois un ami envahissant qu il faut tenir à distance pour l empêcher de consommer avec excès nos récoltes, de fruits ou autres. Bannissons évidemment les méthodes violentes qui ont été (et sont peutêtre encore?) utilisées contre les grands rassemblements d étourneaux comme l empoisonnement ou l utilisation d explosifs (!). Le fusil ou la carabine rendent parfois service pour tuer quelques individus. Cela permet d effrayer et d éloigner les autres momentanément mais le plus souvent pas longtemps. Les épouvantails artisanaux de toutes formes et tailles ne sont généralement pas efficients bien longtemps. D autres manières d opérer sont plus performantes. L installation au milieu du verger d un perchoir sur lequel on place un épervier domestiqué serait particulièrement efficace (Blogosklonov) mais je crains que ceci ne soit pas très légal en France. Les procédés acoustiques permettant de diffuser des cris de détresse on fait leurs preuves dans certaines situations et pas dans d autres Les silhouettes de rapace suspendues à un ballon captif agissent plus ou moins longtemps mais pas toujours suffisamment En fait la seule protection véritablement efficace consiste à poser des filets bien hermétiques sur les arbres ou les récoltes à protéger. Malheureusement cette façon de faire est couteuse et pas toujours envisageable pour diverses raisons. Elle présente aussi l inconvénient d empêcher le rôle insectivore des oiseaux. Comme quoi dans ce domaine comme dans beaucoup d autres rien n est parfait ; à chacun de faire pour le mieux. Joseph Pousset, Novembre 2014 Document Biodoc n 33 (tous droits de reproduction réservés). Retrouvez l ensemble des biodocs sur le >> Professionnels >> Technico-économique >> Fiches techniques Reagard 17

18 formation Formations courtes pour les professionnels agricoles Des changements dès 2015 formation La gratuité des formations pour les contributeurs de VIVeA qui était la règle pour le GrAB depuis 2007 deviendra une exception dès le 1er janvier Pour le réseau bio bas-normand, la formation collective est un levier de progrès pour les agriculteurs incontournable. en 2014, le réseau GrAB-GAB a organisé et dispensé 36 sessions de formation. VIVeA, le fonds pour la formation des entrepreneurs du vivant, est le principal financeur de ces formations, avec le complément des fonds européens du FeADer. Suite à la réforme de la formation professionnelle, le VIVEA change les règles de financement dès le 1er janvier Par ailleurs, il n y aura plus de cofinancement par le FEADER début Or c est le FEADER qui imposait la gratuité des actions pour ses bénéficiaires. Le VIVEA achètera désormais les actions de formation à un tarif fixé par un barème national en fonction des thématiques traitées et de la durée des formations. En conséquence, le tarif facturé aux stagiaires sera variable selon les formations. Le catalogue de formations envoyé en fin d été ne prenait pas en compte ces nouvelles modalités car le GrAB n a été informé de ce changement qu en octobre. Mais, le GRAB s efforcera de poursuivre la gratuité de la majorité des formations pour les contributeurs VIVEA en s appuyant sur des plans nationaux comme le plan Ambition Bio et le plan contre l antibiorésistance et sur des publics identifiés comme prioritaires. VIVeA n a pas communiqué le barème d achat des formations aux organismes de formations. Au 1er trimestre 2015 nous allons donc «tâtonner» pour proposer des formations qui ne soient pas déficitaires pour le réseau. Nous n aurons la réponse de VIVeA qu après l émission des bulletins d inscription. Donc n hésitez pas à contacter les animateurs des formations pour avoir des précisions sur le tarif des formations. Soyez ambitieux, inscrivez-vous! Les programmes détaillés sont en ligne sur le : Rubrique Professionnels >> Formations. N hésitez pas à vous renseigner auprès des animateurs des formations qui vous intéressent. claire boudeau-blanchard - Grab 18

19 Voici la liste des 29 formations proposées au 1 er semestre 2015 Titre des sessions 1ère Date Animateur Conversion Envisager une conversion à l agriculture biologique (élevage) 19-mars FERNAGU Guillaume Produire bio, pourquoi pas vous? 10-mars LEFRILEUX Sylvain Conversion des systèmes laitiers à l agriculture biologique 22-janv CRESPIN-BOISSEAU Anne Transmission Transmettre sa ferme en bio 06-janv CRESPIN-BOISSEAU Anne Travail Mieux comprendre les chiffres pour optimiser les résultats de son exploitation en AB 27-janv LEFRILEUX Sylvain Mieux comprendre son système d exploitation pour faire face à l évolution de la PAC 20-janv PARRAIN Virginie Formation Gestion du sol Diagnostic des sols en prairie grâce aux plantes bio-indicatrices 24-févr GRANDSIRE Anne-Flore Maraîchage Ergonomie, santé, sécurité au travail 03-mars MORTREUIL Alice Gestion de l eau et pilotage de l irrigation en maraîchage bio 24-févr MARQUET Antoine La fertilisation en maraîchage biologique 04-févr MARQUET Antoine Les cultures de diversification : mesclun, fraise, endive, asperge 02-févr MORTREUIL Alice Biodynamie en maraîchage 12-janv MARQUET Antoine Arboriculture Conduire son verger en agriculture biologique 17-mars BOUDEAU-BLANCHARD Claire Apiculture Créer et conduire un rucher écologique, respectueux de l abeille, simple et économe 26-mars ESNEAULT Stéphanie Faire le point et perfectionner ses pratiques apicoles en ruche Warré 05-févr ESNEAULT Stéphanie Elevage Adapter la ration à ses vaches ou adapter ses vaches à la ration? 03-févr GRANDSIRE Anne-Flore L alimentation en élevage caprin 21-janv LEFRILEUX Sylvain Améliorer la conduite de son système herbager en élevage allaitant 20-janv GRANDSIRE Anne-Flore pour réduire ses coûts de production Soins aux animaux Approfondir son utilisation de l aromathérapie en élevage laitier 03-mars PARRAIN Virginie Soigner par les huiles essentielles 02-mars CRESPIN-BOISSEAU Anne La gestion sanitaire d un élevage de volailles de chair 26-févr DUTHEIL Stéphanie Pour aller plus loin Météorologie et calendrier des semis/des travaux 02-mars PARRAIN Virginie Mettre en place l agroécologie dynamique dans son élevage 03-févr PARRAIN Virginie Agriculture biodynamique : raisonnement et pratiques 21-janv MORTREUIL Alice Agriculture biodynamique, bases et pratiques en élevage 13-janv LEFRILEUX Sylvain Les lactofermentations : un outil d évaluation du microbisme pour améliorer la santé de sa ferme 13-janv PARRAIN Virginie Géobiologie et perturbations électromagnétiques en élevage laitier 08-janv CRESPIN-BOISSEAU Anne Commercialisation Je vends mes produits à des revendeurs : magasins, épiceries, boutiques à la ferme 20-janv PARIS Caroline Transformation Je transforme mes légumes à la ferme 11-mars PARIS Caroline 19

20 Se former à l usage des technologies de l Information et de la Communication (tic) et à la gestion de l information Agriculteurs, agricultrices, groupements, organisations professionnelles agricoles Il est possible de profiter des nouvelles technologies pour mieux échanger, s informer, collaborer, commercialiser Pour que chacun puisse maîtriser quelques outils et fonctionnalités du web 2.0 le CFPPA de Sées propose 4 formations courtes financées VIVEA orientées sur l expérience et les besoins de chacun. Toutes ces formations ont une durée de 14 heures et se font sur deux journées non consécutives. Elles se déroulent en salle informatique et sont animées par des formateurs professionnels. Pour plus d informations et pré-inscription : CFPPA de Sées- Cyril CHAIGNeAU - tel : (rubrique «Formations courtes) Le site culture dans les fermes est maintenant accessible à tous et pas seulement aux acteurs du projet. Il fait maintenant office de plateforme d information en présentant le projet dans son ensemble, en regroupant les comptes-rendus des rencontres collectives et en présentant prochainement des «fiches projets» qui permettront d avoir un suivi en temps réel de l avancement des créations, des «fiches artistes» et des «fiches agriculteurs» pour présenter et mettre en avant les activités de tous les acteurs. Petites annonces A vendre génisses normandes A vendre à partir de février Génisses normandes amouillantes, certifiées Qualité France. FERME DE LA GRAINDORGERE Madame Aline LeVeILLe echalou -tel : ou Conception graphique GRAB Haute-Normandie/GRAB Basse-Normandie - Septembre Crédits photos : GRAB Basse-Normandie - FNAB - imprimé sur papier recyclé Avec le soutien de : G R A B Basse-Normandie

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