La fugue : de la fuite au retour

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1 Collection Fondation pour l Enfance La fugue : de la fuite au retour en collaboration avec SOS Enfants Disparus

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3 La fugue : de la fuite au retour Cet ouvrage a été élaboré à la suite d un colloque qui s est tenu le 28 mars 2008 au Centre des Conférences Internationales (Paris)

4 2008 Editions Fondation pour l Enfance 17 rue Castagnary Paris

5 Sommaire Édito Arnauld GRUSELLE 5 Allocution d ouverture Dominique VERSINI 7 Les fugues : quelle réponse policière aux statistiques en hausse? Frédéric MALON 11 Enjeux psychologiques des fugueurs : prise de risque et conduite à risque Clarisse GOSSELIN 17 La fugue chez les jeunes : quelles fréquences, quelles significations? Marie CHOQUET 21 Les moyens de recherche mis en oeuvre au niveau national Francis HANS 25 Deux exemples de bonnes pratiques : Brigade des mineurs de Poitiers et Commissariat de Vélizy Cendrine LÉGER 31 Hugues SAINT-MAURICE 35 Réflexion sur la prise en charge des fugueurs dans un foyer d accueil d urgence Véronique JOURNET, Philippe CROC, Elodie LANGEO 39 L accompagnement des parents lors d une fugue Laurence HUDRY 49 Alain BOULAY 53 Le travail des éducateurs de rues : le maintien du lien Chansia EUPHROZINE 57 Les lieux d accueil libres d accès pour les jeunes Jean-François VAISSE 59 Soutien psychologique des parents et des adolescents Pierre CHENELOT 67 La fugue : une solution familiale Anne BOUTIN et Shannon FRANSSEN 75 Préconisations Groupe de travail de la Fondation pour l Enfance 85 Commentaires des préconisations François CHOBEAUX 89 Allocution de clôture Xavier BERTRAND 93 Annexes 97

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7 Édito Arnauld GRUSELLE, Directeur de la Fondation pour l Enfance Dispositif de soutien juridique et moral aux familles d enfants disparus (disparitions inquiétantes, fugues et enlèvements parentaux) créé en octobre 2004, SOS Enfants Disparus a pu constater dans le cadre de son action quotidienne de nombreuses difficultés rencontrées par les parents et les professionnels dans les cas de fugues, notamment lorsqu il y a récidive de l enfant. La gestion de ce type de situations sur plus de 3 ans a fait émerger des problématiques, que SOS Enfants Disparus a souhaité aborder et approfondir dans le cadre d un groupe de travail dédié aux fugues. Ce thème qui fait référence à un départ volontaire d un enfants du cadre familial ou de l institution qui en a la charge n a été que peu étudié jusque là par les autorités françaises. La Fondation pour l Enfance qui pilote le dispositif SOS Enfants Disparus s est donc donnée pour mission fin 2006 de constituer un groupe de réflexion sur la fugue. Une fois constitué, ce groupe s est réuni pour la première fois en janvier La Fondation, sous l impulsion de l action menée par les chargés de dossier de SOS a ainsi pu regrouper des professionnels qui interviennent lors du traitement d une fugue, à tous les niveaux : pendant et après la fugue, auprès des enfants aussi bien que des familles. La pluridisciplinarité fut un choix délibéré afin de garantir l exhaustivité des points de vues et de permettre l échange autour des expériences professionnelles de chacun. Le groupe se compose de six membres : - Alain BOULAY, président de Aide aux parents d enfants victimes (APEV), association qui accompagne des familles dont un enfant a été assassiné ou a disparu, - François CHOBEAUX, sociologue, animateur du réseau national Jeunes en errance, responsable des secteurs jeunesse et social au Centre d Entraînement aux Méthodes Actives (CEMEA), - Chansia EUPHROZINE, responsable pédagogique au club de prévention La clairière/ Forum, à Châtelet, Paris, - Clarisse GOSSELIN, psychologue clinicienne au centre de placement immédiat de Pantin (Protection judiciaire de la Jeunesse) et formatrice, - Laurence HUDRY, juriste, animatrice du groupe de travail et chargée de dossiers à SOS Enfants Disparus, - Cendrine LEGER, capitaine de police, correspondant départemental d aide aux victimes pour le département des Yvelines (78). Tout au long de l année 2007, le groupe s est régulièrement réuni et a auditionné toute personne pouvant apporter son expérience et son analyse sur les problématiques rencontrées en matière de fugue (juge pour enfants, pédo-psychiatre, représentants d associations ). Les préconisations présentées à l issue de ce colloque sont les fruits de ce travail collectif. 5

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9 Allocution d ouverture Dominique VERSINI, Défenseure des Enfants 1. Intérêt de la Défenseure pour le thème du colloque Parce qu il est totalement en lien avec le rapport annuel thématique sur les adolescents en souffrance. Parce que la fugue est l une des manifestations du mal-être de l adolescent et qu elle a toujours été plus négligée, plus banalisée que les autres manifestations qui sont la tentative de suicide ou le suicide accompli, les atteintes au corps (scarifications, piercings, boulimie ou anorexie), addictions diverses.. Or elle doit être mise sur le même plan et traitée avec la même attention. L adolescent inquiète la plupart du temps par ses débordements, par sa présence envahissante ; en fuguant, il prend une place par l absence ; cette absence survient brutalement, et surtout quand c est la première fois, elle est très éprouvante pour les parents et suscite beaucoup d angoisse : ce que les parents constatent, c est d abord une disparition de leur enfant, à laquelle ils cherchent un sens et une cause. Cette cause est recherchée au-delà de la personne de leur enfant : c est un tiers qui lui a fait du mal, c est un accident dramatique ; c est un adulte ou un copain irresponsable qui l a entraîné.le pire est évoqué, en termes de vie et de mort, avant de penser qu il s agit peut-être d une fugue. Les premières recherches entreprises n aboutissent pas rapidement et ne donnent pas de réassurance immédiate. La plupart du temps l enfant est retrouvé rapidement, mettant un terme à l angoisse et aux suppositions ; parfois, les jours s écoulent, voire les semaines et l incertitude demeure 1. La fugue est un terme qu on peut utiliser après, quand l enfant est revenu, quand il a pu expliquer son cheminement psychologique et géographique ; avant, c est une disparition inquiétante. 2. L enfant qui quitte les rails de sa vie habituelle sait-il lui-même qu il fait une fugue? Beaucoup de départs ne sont pas prémédités ; ils se font sur un coup de tête, ou souvent à l occasion d un dépassement d horaires, d une fréquentation inhabituelle d un lieu ou d une personne. La nouveauté au parfum d interdit est excitante pour un adolescent. S affranchir de la tutelle parentale donne le sentiment de se rapprocher de l âge adulte, âge auquel l adolescent croit n avoir plus de comptes à rendre à quiconque. 1 Si la plupart des jeunes fugueurs reviennent dans un délai de 48 heures, SOS Enfants Disparus signale que 30 % des fugues durent un mois au moins 7

10 Allocution d ouverture Parfois aussi, l adolescent, manifestant son immaturité affective, ne se rend pas compte de l impact de sa disparition sur ses proches ; citons un jeune qui s exprime sur un forum : j avais pas réfléchi que mes parents ils allaient croire que je suis disparu ; pour le jeune, la vie continue de manière excitante pendant sa fugue ; il ne réalise pas que celle de ses parents, dans le même temps, se fige dans l angoisse. 3. Partir est extrêmement facile, revenir est très difficile. Revenir, c est devoir s expliquer, mettre des mots sur des sensations, renoncer à la part de liberté qu on s est octroyée, renoncer à ses propres choix pour reprendre la routine familiale. Revenir, à l inverse du départ, est un acte raisonné et volontaire, pour lequel il faut du courage. Renouer avec un contexte où la communication pouvait n être déjà pas facile, avec une situation familiale difficile, sont autant de freins au retour. D ailleurs, les parents qui, en désespoir de cause, font paraître un avis de recherches dans la presse, indiquent souvent comme message à l adolescent : reviens, nous t aimons et nous ne te ferons aucun reproche, comme si eux-mêmes redoutaient cette confrontation avec leur enfant sur des sujets intimes, essentiels, qu il est difficile aussi pour eux d aborder. L adolescent peut aussi éprouver un sentiment de honte, parce qu il n aura pas su se débrouiller comme il le pensait, qu il s est senti moins fort et moins assuré qu il ne le croyait et qu il n a pas envie d en témoigner. 4. La fugue épouse l évolution technologique Il y a 15 ans, le jeune fugueur était retrouvé dans son proche entourage, chez un copain qui le dissimulait complaisamment, ou chez un membre de la famille jugé plus compréhensif ou tolérant. Depuis, les portables, les SMS, Internet, les blogs, les chats, l œil de la caméra au dessus de l ordinateur ont modifié les contours de la fugue 2. Si les gendarmes ou les policiers continuent de faire le tour des copains du fugueur, ce n est pas pour le retrouver, mais pour savoir s il n a pas envoyé un message, des images, permettant d identifier sa trajectoire. Les invitations au départ sont plus massives, banalisées et variées ; elles sont génératrices de dangers que l adolescent n identifie pas comme tels. Les fugues sont également devenues à longue portée et on retrouve maintenant les fugueurs jusque dans les pays étrangers. Une fugue, réalisée pour un motif banal au départ, peut devenir ensuite une disparition inquiétante. C est pourquoi tous les moyens utiles doivent être mis en œuvre rapidement, car plus la fugue va durer dans le temps, plus le retour est difficile, plus l équilibre psychique de l adolescent sera mis à mal. Les fugues épousent aussi l évolution sociétale : les fugueurs sont de plus en plus jeunes, et donc particulièrement vulnérables, les filles y sont massivement représentées. 2 Pour SOS Enfants Disparus, 6 % des fugues dont ils ont eu connaissance sont liées à une rencontre sur internet 8

11 C est aussi une manifestation qui s étend, puisqu en 2002, mineurs étaient déclarés en fugue, pour en Elle n est cependant pas banalisée au plan judiciaire, puisque, dés lors que les parents ont signalé la fugue, les services de police ou de gendarmerie effectuent une enquête judiciaire, le parquet est avisé de ses résultats, le mineur est toujours entendu à l occasion de son retour, et le juge des enfants saisi par le parquet s il s avère que le mineur se trouve en danger dans son environnement. 5. Le traitement de la fugue doit s adresser : - aux jeunes, dans une perspective de prévention et dans la phase post-fugue, pour prévenir la réitération - aux parents, pour les soutenir dans leur attente et faciliter la reprise du dialogue avec leur enfant - aux professionnels, pour identifier les bonnes pratiques relationnelles qui vont aider le jeune et ses proches autour de cette manifestation de mal-être 6. En ce qui concerne les moyens de prévention, le constat est le même que celui de mon rapport thématique : les organismes d aide, les permanences téléphoniques sont insuffisamment connus des adolescents. Bien que les jeunes aient une pratique massive de l internet, il n y a guère de sites où ils peuvent trouver une aide dans ce domaine, en dehors de forums de discussion avec des pairs ; à cet égard le site belge semble intéressant et offrir une gamme assez large d informations, de dialogue immédiat et dans l anonymat, de témoignages, le tout doublé d un lieu d accueil et d une permanence téléphonique. Tous les lieux d accueil pour les jeunes peuvent évidemment recevoir des fugueurs ; tous les personnels de ces lieux n ont pas forcément une compétence spécifique pour ce type de clientèle et ne sont pas spécialisés. Dans mon rapport thématique, je citais au titre des bonnes pratiques un POINT ACCUEIL JEUNES, à Valence (26), spécialement dévolu aux mineurs en errance, 24 hs sur 24, à disposition des commissariats, brigades de gendarmerie et du parquet, pour aller récupérer un jeune en n importe quel point du département et l accueillir, c est à dire passer plusieurs heures avec lui, le nourrir, lui trouver un hébergement temporaire, renouer le contact avec la famille et évaluer la situation : si le jeune peut rentrer au domicile, les intervenants sociaux réalisent une médiation familiale pour remettre du lien entre le jeune et ses parents ; s il a fui le domicile en raison d une situation de danger pour lui, le parquet est sollicité pour organiser sa protection et s il est besoin, une enquête judiciaire. La résolution de la crise intervient de toute façon dans les 48 hs ; il s agit donc d une prise en charge individualisée, intensive et immédiate. Parfois les jeunes ne font que passer et se dérobent au contact, mais reviennent ; l anonymat les protège et leur donne le temps de se laisser apprivoiser. 9

12 Allocution d ouverture Comme en psychiatrie, il faut encourager le développement d équipes mobiles, c est à dire d équipes se portant au devant des jeunes, notamment dans les lieux de migration estivale ou les rassemblements musicaux, le contact pouvant s opérer plus facilement que par une démarche dans une permanence d accueil. Ces pratiques s appuient sur un travail local en réseau. Il est nécessaire d inclure dans les formations ce type d approche ; il est plus opérationnel de sortir, dans les programmes de formation, de la description de l adolescent fugueur, pour s orienter vers des programmes de prise en charge et d apprendre aux professionnels - comment travailler ensemble d une part - d autre part comment travailler avec le jeune fugueur et avec ses parents, sans jouer l un contre l autre, stigmatiser l un au détriment de l autre. Une prise en charge inadéquate peut conduire le jeune à repartir dans l errance. Un soutien inadapté des parents peut amener ceux-ci à réagir soit avec trop d indifférence au retour du jeune, croyant bien de ne pas dramatiser, soit avec trop de reproches, ce qui, selon le pédopsychiatre Daniel MARCELLI, constitue un facteur de récidive de la fugue. L évolution de la typologie des fugues a conduit à mettre en place des dispositifs au-delà des frontières ; il existe maintenant un numéro européen pour les appels relatifs aux disparitions d enfants ( ). En France la Fondation pour l Enfance a mis en place en un numéro national ; ces numéros d appel doivent être davantage connus pour trouver leur pleine efficacité. Les bilans déjà faits sur les appels recensés montrent bien qu ils occupent une place indispensable, tant pour les jeunes que pour leurs parents. En 2004 un groupe de travail 3 conjoint du Ministère de la Justice et de la délégation interministérielle à la famille rendait un rapport fructueux sur les Fugues, enlèvements, disparitions de mineurs, qui se clôturait par 11 propositions. Celles-ci paraissent toujours pertinentes et il serait très utile qu il y ait une évaluation de l existant pour donner une suite à ce rapport. C est probablement l objectif du groupe de travail mis en place par la Fondation de l Enfance, en s appuyant sur les témoignages qui vont être exprimés aujourd hui durant ce colloque. Mes préoccupations et les vôtres se rejoignent totalement sur la nécessité de créer des dispositifs d aide adaptés pour les mineurs fugueurs, de développer l information nécessaire pour les faire connaître et de mettre en place des formations interdisciplinaires pour mieux prendre en charge les mineurs et leurs parents, de façon à mieux accompagner, avec souplesse, cette manifestation de mal-être de certains adolescents. 3 Claire BRISSET avait participé à ce groupe de travail 10

13 Les fugues : quelle réponse policière aux statistiques en hausse? Frédéric MALON, Commissaire divisionnaire, Chef de l Office Central chargé de la Répression des Violences aux Personnes Au sens policier, le mineur en fugue est celui qui a quitté son domicile et s'est soustrait à l'autorité de la (ou des ) personne(s) qui en avai(en)t la garde. Les fugues constituent la catégorie la plus importante des disparitions de personnes (80 % environ). Bien que ne constituant pas une infraction en soi, elles font l'objet d'un traitement spécifique de la part des services de police et de gendarmerie, dans la mesure où les mineurs sont par définition des personnes vulnérables. Avant de parler, dans les grandes lignes, compte tenu du temps imparti, de l'action de la police (ou de la gendarmerie) en matière de fugue, il convient d'évoquer quelques données statistiques. 1. Les chiffres Le ministère de l'intérieur ne produit pas d'étude analytique sur le sujet, toutefois il comptabilise un certain nombre de données sur les disparitions de personnes en général, et les fugues en particulier. Le nombre de fugues de mineurs est en hausse constante depuis plusieurs années. C'est un constat inquiétant. Tout au moins à première vue : fugues signalées dans les commissariats et gendarmeries : : : : En 10 ans, le nombre de fugues a augmenté de , soit près de 30 %. Une étude plus détaillée de ces chiffres fait apparaître les éléments suivants : Selon le sexe Les filles fuguent davantage que les garçons : filles (54%) contre garçons : filles (52,5%) contre garçons. 11

14 Quelle réponse policière aux statistiques en hausse? Selon l'âge : Les 3/4 des fugueurs ont entre 15 et 18 ans : de + de 15 ans, de moins de 15 ans. C'est logique, la fugue va souvent de pair avec l'adolescence. Toutefois, il arrive que certains fugueurs soient très jeunes (9, 10 ans exemple de la dernière alerte enlèvement à Nantes). Les fugueurs découverts : 2007 : Proportionnellement, au regard des fugues signalées, ces chiffres font apparaître que plus de 98% des fugueurs sont retrouvés (98,6%). Ce qui a contrario laisse supposer que moins de 2% ne le sont pas, soit sur fugues, 800 mineurs qui disparaissent. C'est énorme. Il faut toutefois relativiser ces chiffres. Autant le nombre de signalements sur une année reflète une réalité, car il représente le nombre de fugues enregistrées par les services de police et gendarmerie du 1er janvier au 31 décembre, autant ce chiffre ne peut être mis en regard de celui des découvertes, et ce, pour plusieurs raisons : - certaines fugues peuvent être enregistrées une année et cessées l'année suivante. - certains mineurs réintègrent leur foyer et le commissariat n'est pas avisé. - le commissariat oublie de cesser la fiche. Au 1er janvier 2008, 7837 mineurs en fugue étaient inscrits dans la base FPR. Ce chiffre correspond évidemment aux fugues d'actualité, mais également à des fugues de longue durée. Lorsque l'on épluche en détail fiche par fiche ces fugues de longue durée, on constate qu'il y en a peu sur les 7837, et que la plupart correspondent à des jeunes roumains ou manouches placés en foyer, qui fuguent aussitôt placés. On constate que 60% des fugueurs environ étaient placés en foyer (placement judiciaire ou administratif), contre 40% de fugueurs du domicile familial. La durée des fugues : (chiffres 2007) Fugues inférieures à 24h : entre 24 et 48 heures : 3189 de 3 jours à 1 mois : au delà d'1 mois : On observe une répartition sensiblement identique dans chaque catégorie : 1/3 moins de 24 heures, 1/3 de 3 jours à 1 mois, 1/3 au delà d'1 mois. Pourquoi une hausse constante des chiffres? Il est certain que seule une étude sociologique approfondie permettrait d'apporter des réponses précises à cette question. Toutefois, au plan policier, quelques explications peuvent être avancées. 12

15 En premier lieu, on observe en règle générale une plus grande promptitude, notamment des institutions de placement, à signaler les fugues aux commissariats ou à la gendarmerie. Exemple : en 2000, fugues, du domicile familial, d'établissements de placement. en 2007, fugues, du domicile familial, d'établissements de placement. En 7 ans, le nombre de fugues du domicile familial n'a pas évolué, alors que celui des établissements de placement s'est considérablement accru. En second lieu, corrélativement, l'inscription au FPR (fichier des personnes recherchées) est aujourd'hui plus rapide, notamment pour les fugueurs de foyer. Cela résulte des consignes passées en interne police-gendarmerie, et plus globalement de la politique d'une meilleure prise en compte des victimes. Alors qu'auparavant le policier attendait parfois heures avant d'inscrire un mineur fugueur de foyer au FPR, aujourd'hui il le fait systématiquement. 2. La réponse policière aux fugues Toute fugue est considérée comme une disparition inquiétante, par définition. Toutefois en pratique, la réponse policière est différente selon les cas d'espèce, selon que l'on a affaire à un fugueur d'habitude, selon l'âge, ou les circonstances de manière générale. En effet, une fugue peut parfois avoir été diagnostiquée au départ comme une disparition inquiétante et engendrer la mise en oeuvre de moyens importants, tels que l'alerte enlèvement (ex à Nantes récemment). Il faut également considérer qu'avec plus de fugues par an, on ne peut pas déclencher le plan alerte enlèvement à chaque fois. J'ai choisi d'insister plus particulièrement dans ce chapitre, sur les différents types de diffusions qui font partie de la réponse policière. Les diffusions : Plusieurs niveaux de diffusions : - diffusion locale : non institutionnelle, elle est à l'initiative des responsables locaux de commissariat ou gendarmerie. C'est une diffusion aux patrouilles, par message radio. - diffusion régionale : c'est la norme selon la charte des diffusions, pour les mineurs de moins de 13 ans et ceux en danger physique et moral. Pour ceux de plus de 13 ans, la règle est celle de la simple inscription au FPR. La diffusion régionale est un message écrit adressé à tous les services police et gendarmerie d'une région. Elle est faite par le SRPJ local. - diffusion inter-régionale : intérêt si le mineur est domicilié à la frontière d'une autre région ou est susceptible de se déplacer d'une région à l'autre. 13

16 Quelle réponse policière aux statistiques en hausse? - diffusion nationale : pour les mineurs fugueurs, elle est rare. Néanmoins, elle peut se rencontrer pour les mineurs susceptibles de se déplacer sur l'ensemble du territoire national, ou pour des disparitions de mineurs dont on n'est pas sûr qu'il s'agisse d'une fugue. Ces diffusions sont effectuées par l'ocrvp à la demande des services territoriaux. - la sarbacane : c'est une diffusion nationale flash avec photo. En 2 heures, tous les services police gendarmerie de France sont servis. Elles sont autorisées par l'ocrvp. A réserver dans les cas les plus inquiétants. (coût non négligeables et banalisation à éviter). Il est à noter que maintenant une DNU peut être accompagnée en pièce jointe de la photo du disparu. - la circulaire de recherches : c'est une diffusion nationale ou régionale avec photo, mais sans caractère d'urgence. Elle est diffusée dans tous les commissariats et gendarmeries de France. NB : Les diffusions régionales, inter-régionales et nationales s'accompagnent systématiquement d'une inscription au FPR. Depuis quelques années, la photo du disparu peut être intégrée dans le FPR. Il faut également mentionner que les fugues ne peuvent être intégrées au site internet police ou gendarmerie. - L'inscription sur la zone Schengen : avec les accords de Schengen signés par plusieurs pays européens, l'inscription de la disparition peut être étendue sur la zone Schengen. Il suffit de cocher la bonne case dans le formulaire d'inscription au FPR. C'est gratuit et peut s'avérer utile dans certains cas, notamment dans les zones frontalières. - L'inscription Interpol : les notices jaunes. Rares pour les fugues. Pour les cas de longue durée, et en dernier recours, ou pour les mineurs susceptibles de se rendre à l'étranger. Cas également des fugueurs objets d'un mauvais diagnostic. Les inscriptions FPR durent 6 mois. Passé ce délai, elles doivent être renouvelées. Un avis est envoyé au service inscripteur 3 à 4 semaines avant la date d'échéance. Les inscriptions tombent automatiquement à la majorité du mineur. Elles peuvent éventuellement être transformées en fiches disparition inquiétante de majeur susceptible d'être victime d'un crime ou délit ou en simple RIF, mais pas automatiquement. Tout est laissé à l'initiative de l'enquêteur, qui est avisé préalablement de la radiation prochaine de la fiche. Les autres diligences : Compte tenu du temps imparti, je ne peux développer comme il se devrait ce chapitre. Je vais simplement en évoquer les grandes lignes et je vous renvoie pour le reste à la lecture du guide pratique pour la recherche des personnes disparues, de 2003, édité par le ministère de l'intérieur et élaboré par l'ex-ocdip. Ce guide est un mémento des conduites à tenir dans les différents cas de disparition. Je crois également que mon collègue de la gendarmerie parlera également de certains aspects de l'enquête tout à l'heure. 14

17 Les recherches sur le terrain : elles doivent être immédiates, les 48 premières heures sont primordiales. Possibilité de recourir à un chien pisteur. L'audition des parents et autres proches : fondamentale. Rechercher éléments de signalements précis, circonstances de la fugue, points de chute et relations, chronologie des évènements). Prendre en compte l'aspect psychologique des parents. La perquisition de la chambre du disparu. L'enquête de voisinage Les vérifications d'usage (hôpitaux, pompiers, Samu...) CONCLUSION Des statistiques en hausse, Des raisons qui en relativisent le caractère inquiétant, Une réponse policière adaptée, fonction du diagnostic initial. 15

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19 Enjeux psychologiques de la fugue : prises de risque et conduites à risque Clarisse GOSSELIN, Psychologue clinicienne, Protection Judiciaire de la Jeunesse, Formatrice Qu'elle était, jolie la petite chèvre de M. Séguin!.docile, caressante, se laissant traire sans bouger, sans mettre son pied dans l'écuelle. Un amour de petite chèvre... Vous connaissez la suite. La petite chèvre de Monsieur Seguin est elle devenue une adolescente? Pourquoi ne pouvait elle plus rester dans ce pré si doux et s en remettre seulement à la parole de son maître et à la peur du loup? Les enjeux de l adolescence amènent l enfant à ne plus pouvoir s en remettre seulement à la parole de l adulte. Il doit progressivement renoncer à un mode de fonctionnement antérieur, celui de l enfance. Il doit pour cela renoncer à certains repères qui le sécurisaient. Du fait des changements pubertaires son corps part en vrille et sa mère n y peut plus rien, il n y a pas de retour en arrière possible. La ré-activation des pulsions oedipienes et la proximité des possibles, l amènent à se distancer des figures parentales. Il ne peut plus de la même manière aller câliner son père ou sa mère quand il est chagriné sans se sentir pris dans la menace incestueuse. Il doit pouvoir s en remettre à lui-même, à son propre jugement, sa propre expérience. Il doit prendre le risque de s en remettre à lui seul pour se séparer. Si l adolescence est un travail psychique, un travail de remaniement, de deuils des repères de l enfance, il n y a pas d adolescence sans prise de risque. La fugue est une prise de risque. Une grave prise de risque. Elle est à la fois une fuite et une prise d autonomie. Les prises de risques d un adolescent auront à voir avec sa propre histoire, ses ressources internes, mais aussi avec les liens qu il aura pu tisser avec sa famille. La fuite vient questionner les liens : les liens de l adolescent avec sa famille mais aussi les liens avec sa fratrie, les liens entre ses parents, les liens dans la structure éducative. Elle s inscrit parfois aussi la relation avec les pairs. Nous savons à quel point l adolescent s appuie sur eux pour se construire. Il peut avoir tendance à s identifier au plus fragile d entre eux. Lors de la préparation de ce colloque, l une des personne du groupe de travail nous a dit quand j avais 16 ans, j ai fait ma fugue, je suis allée dormir chez ma copine sans le dire, j ai su que la mère de ma copine avait appelé ma mère pour le lui dire, mais c est pas grave pour moi c était ma fugue. 17

20 Enjeux psychologiques de la fugue : prises de risque et conduites à risque C est cela une prise de risque, ce qui fait que l adolescent se sent grandit, différent, plus autonome. Ces prises de risque et la mise en danger qui les accompagne dépendront aussi de la capacité qu a l adolescent à se fixer des seuils, des limites par lui-même: a-t-il ou non suffisamment confiance en lui pour se référer à son propre jugement? Plus il est intérieurement fragile, plus il sera en difficulté pour se fixer des limites lui-même. La fugue est une prise de risque d un adolescent dont les limites internes sont fragiles. Parfois, la prise de risque ne semble pas construire l adolescent, il n arrive pas à se fixer tout seul des limites, il ne peut s en remettre qu a autrui, qu à la loi, qu au destin Il est dans une telle dépendance qu il ne peut pas s en remettre à lui même. Il entre alors dans un engrenage, comme si les choses tournaient en rond. Il s inscrit dans ce que l on nome les conduites à risque. Ces conduites que nous retrouvons notamment chez les fugueurs à répétition ou chez ces adolescents placés dans les foyers de l ASE ou de la PJJ et pour qui la fugue s inscrit parmi d autres conduites à risque (violence, délinquance, toxicomanie, tentative de suicides..) Mais finalement qu est-ce qu une fugue? Pour le petit robert, la fugue est une action, le fait de s enfuir du lieu où l on vit habituellement. Le LIEU OU L ON VIT Certains adolescents, parfois des enfants, fuient des lieux, des familles dans lesquels ils sont en danger, menacés, dans le cas de violences, de maltraitance, d abus mais aussi dans des situations conflictuelles. Ces conflits sont eux aussi inhérents à l adolescence, ils viennent re-questionner les places, les rôles des uns et des autres, les limites, les frontières, les interdits. Ils sont un mouvement agressif dans le sens où l agressivité permet la séparation, comme celui du petit enfant qui dit non, qui dit je ne suis pas toi, je suis différent. Les conflits au niveau familial sont parfois difficiles, douloureux, et plus encore dans des familles où existent des difficultés à communiquer, à s écouter, mais aussi des troubles psychiatriques ou des dépressions parentales. J ai rencontré récemment une mère d un adolescent fugueur de 16 ans qui me disait : je ne comprends pas, il n y a eu jamais aucun conflit entre nous!, son fils m a confié par la suite dés que je sens que je monte, je pars, je ne peux pas mal lui parler et qu elle pleure, il y aurait donc des fugues sans conflits? à la place du conflit? Cet adolescent, lors d une fugue s est réfugié dans un bâtiment, ayant un peu froid, il a décidé de faire un feu puis s est endormi. Malheureusement, le feu a vite gagné des matériaux de travaux entreposés et a provoqué un incendie. Il a eu la chance de pouvoir quitter le bâtiment et qu il n y ait pas de victimes mais devra répondre devant la justice de cet acte délictueux. 18

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