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1 Cadeaux, voyages et grosses enveloppes une décennie de corruption En passe d être racheté par General Electric, l industriel français vient d être condamné par la justice américaine à 772 millions de dollars d amende. Le plus gros scandale de corruption depuis l affaire Elf. Révélations CAROLINE MICHEL I ls portaient des noms d emprunt dignes d un roman d espionnage. «Paris», «Genève», «Londres», «homme tranquille», «vieil ami». Ils étaient les frères, cousins ou proches de dirigeants haut placés de la Saudi Electricity Company, l homologue d EDF en Arabie saoudite, qui projetait la construction d une centrale à fioul gigantesque à Shoaiba, au bord de la mer Rouge. Un projet à 3 milliards de dollars, qu Alstom, poids lourd mondial des centrales électriques, voulait à tout prix emporter. Le groupe français avait embauché «Paris», «Genève», «Londres», «homme tranquille» et «vieil ami» comme conseillers extérieurs. Leur mission, d après leurs contrats de travail? «Etablir des contacts», «arranger des rendez-vous» et «coordonner les visites des clients». Dans la réalité, «Paris», «Genève», «Londres», «homme tranquille» et «vieil ami» étaient principalement là pour payer des dessousde-table à des responsables de la Saudi Electricity pour qu ils confient à Alstom le chantier de Shoaiba. Le groupe français leur a versé 49 millions de dollars jusqu au milieu des années Il a aussi accordé la somme de 2,2 millions de dollars à une fondation pour le développement de l éducation islamique, liée à un dirigeant de la Saudi Electricity. Et, au bout du compte c est bien Alstom qui a bâti les hautes cheminées rouge et blanc de Shoaiba. «La corruption a été la façon d Alstom de gagner des contrats.» Cette accusation a été prononcée sans détour par un procureur général adjoint américain, Leslie R. Caldwell, le 22 décembre Ce jour-là, la justice des Etats-Unis révèle qu Alstom a payé 75 millions de dollars (67 millions d euros) de potsde-vin de 2000 à 2011 pour décrocher des marchés en Indonésie, en Egypte, à Taïwan, aux Bahamas et en Arabie saoudite. Ses trois branches d activité sont impliquées : les centrales électriques, le matériel de transport et les réseaux électriques. Alstom a «plaidé ARCHIRODON

2 GRANDS FORMATS I NDUSTRIE 63 coupable» de ces faits, reconnaissant qu ils sont «vrais et exacts». Pour avoir pratiqué la corruption à grande échelle et pour avoir falsifié ses livres de comptes afin de la dissimuler, le Department of Justice (le ministère de la Justice américain) condamne alors Alstom à la plus grosse amende jamais dressée contre un industriel : 772 millions de dollars, soit une année entière de bénéfices du groupe français! Comme si les salariés des usines de Belfort et d ailleurs avaient travaillé trois cent soixante-cinq jours pour rien. «Le système mis en place par Alstom s est étendu sur plus d une décennie et à travers plusieurs continents. Nous avons été effarés par son ampleur, son audace et ses conséquences dans le monde entier», justifie le procureur général James M. Cole. Aussi étonnant que cela puisse paraître, cette affaire, qui vise l un des derniers fleurons industriels français, fabricant de nos TGV et des turbines équipant nos 58 réacteurs nucléaires, n a reçu pratiquement aucun écho de ce côté-ci de l Atlantique. Comme si cette condamnation, «emblématique» de la lutte contre la corruption, aux dires des procureurs américains, avait concerné un autre pays, un autre groupe. Comme si Patrick Kron n était pas l un des patrons les plus en vue du CAC 40, rendu célèbre par le sauvetage de son groupe en Avec l aide de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l Economie, il avait La centrale de Shoaiba en Arabie saoudite. Au milieu des années 2000, Alstom a versé 51,2 millions de dollars de pots-de-vin afin d obtenir ce chantier. arraché à Bruxelles le droit de nationaliser Alstom pour deux ans, le temps de redresser l entreprise. Mais aujourd hui les politiques, à quelques exceptions près, ne se sont pas saisis des faits révélés. Pas plus que les procureurs français. Les actionnaires, au premier rang desquels Bouygues, propriétaire de 29% du capital, n ont pas demandé de comptes à Patrick Kron, qui avait pourtant promis de mettre fin aux pratiques anciennes à son arrivée, en Au contraire, ils ont récompensé le PDG d Alstom d avoir vendu, l an dernier, les trois quarts du groupe à l américain General Electric pour 12,4 milliards d euros et lui ont accordé un montant record de bonus, estimé à plus de 4 millions d euros. C est l argent versé par General Electric, dès que l acquisition aura reçu le feu vert de Bruxelles, qui permettra de payer l amende de 772 millions de dollars. UN FRANÇAIS EN PRISON À NEW YORK L enquête américaine a mobilisé les forces du FBI et les offices anticorruption de huit pays la Suisse, le Royaume-Uni, l Allemagne, l Italie, Singapour, Chypre, Taïwan et l Arabie saoudite pendant quatre années. Les policiers ont épluché des centaines de milliers de mails, recueilli les aveux d une demi-douzaine de cadres, enregistré des conversations et procédé à des écoutes téléphoniques. Le 15 avril 2013, la police américaine a aussi arrêté le vice-président au niveau mondial de la vente de chaudières électriques d Alstom, un Français promis à un bel avenir, Frédéric Pierucci. Cueilli à sa descente d avion, à l aéroport JFK de New York, alors qu il était en voyage d affaires, il a été conduit à la prison de haute sécurité de Wyatt (Rhode Island), où il est resté incarcéré quatorze mois. Des mesures d une sévérité inhabituelle pour ce genre d affaire, mais autorisées par le Foreign Corrupt Practices Act. Cette loi, datant de 1977, permet à la police américaine de poursuivre des groupes et des cadres étrangers pour corruption, dès lors que les fonds ont transité par un compte en banque domicilié sur le territoire des Etats-Unis. «Jusqu à la fin des années 1990, la corruption était bien ancrée dans les mœurs des industriels», rappelle Laetitia Liebert, directrice de l ONG Sherpa. L allemand Siemens, grand rival d Alstom, détenait le précédent record de condamnation par le ministère de la Justice américain, avec 450 millions de dollars en 2008, auxquels se sont ajoutées des amendes de l autorité américaine de régulation des marchés financiers et d un tribunal allemand. Les actionnaires avaient débarqué le président et l intégralité du comité exécutif, et promis de faire du passé table rase. Alstom, de son côté, a déjà été poursuivi pour des affaires au Mexique, en Italie, en Tunisie, en Malaisie, en Zambie et au Brésil, où une enquête de grande ampleur est toujours en cours. Mais il s agissait de faits datant d avant 2000, à une époque où le versement de «commissions à des agents étrangers» était encore autorisé en France. C est la première fois que le groupe français est reconnu coupable de faits aussi graves et

3 64 GRANDS FORMATS I NDUSTRIE postérieurs à cette date. «L Obs» a voulu en savoir plus sur le plus gros scandale de corruption impliquant un groupe français depuis l affaire Elf, voilà douze ans. La particularité du système judiciaire américain est de rendre publique l intégralité des plea agreements, les transactions de «plaider coupable», passés entre les accusés et le ministère de la Justice. Nous avons épluché les 300 pages du dossier d accusation ; nous avons déniché les autres jugements en lien avec cette affaire ; nous avons rencontré d anciens cadres et d autres, toujours dans les murs, qui, sous couvert d anonymat, appelant à heure fixe depuis des numéros masqués ou donnant des rendez-vous dans des bars déserts, nous ont décrit par le menu cette «décennie de corruption». «Il vient aux Etats-Unis du 1 er décembre au 10 janvier. Il est inutile de préciser que nous devons être aux petits soins pour son épouse car elle est encore notre principal soutien pour le projet que nous négocions. La dernière fois qu elle est venue aux Etats-Unis, elle s est plainte qu on s était moins bien occupé d elle. Elle m a dit que même les stagiaires qui l accompagnaient avaient été mieux traités.» En cette année 2003, un cadre d Alstom T&D en Egypte s inquiète auprès de son homologue américain de l accueil qui va être réservé à un dirigeant de la compagnie locale d électricité, l Egyptian Electricity Transmission Company. Alstom est en lice pour plusieurs contrats d une valeur totale de 45 millions de dollars, et ses dirigeants locaux sont prêts à offrir «cadeaux, voyages et enveloppes d argent» pour les obtenir. Ils n attendent pas longtemps la réponse de la filiale du Connecticut, visiblement habituée à traiter D AUTRES AFFAIRES EN C Depuis plusieurs années, la division anticorruption de l OCDE, qui fait référence en la matière, «déplore le peu de condamnations pour corruption transnationale en France». «Nous regrettons le manque d initiatives de la justice française dans ce domaine, malgré quelques avancées récentes», souligne le chef de cette division, Patrick Moulette, qui relève qu «aucune entreprise française n a fait l objet de condamnation définitive [depuis l affaire Elf en 2002, NDLR], alors qu il y a eu de multiples condamnations prononcées à l étranger». Dans son rapport d octobre 2012, l OCDE faisait explicitement référence au cas Alstom, qui n en a toujours pas fini avec la justice. Au Royaume-Uni, le Serious Fraud Office mène une enquête assez similaire à celle du ministère de la Justice américain. L agence anticorruption anglaise s intéresse à cinq marchés passés entre 2000 et 2006, en Hongrie, en Inde, en Pologne, en Tunisie et en Lituanie. Avec des pots-de-vin présumés dépassant les 5 millions de livres (près de 7 millions d euros), selon la presse britannique. L enquête a démarré voilà quatre ans par une série de perquisitions et la garde à vue de trois cadres du groupe, dont l ancien patron d Alstom au Royaume-Uni. Elle vient d entrer dans sa dernière phase. Suite à ces informations, le parquet de Paris a ouvert deux instructions en 2013, confiées au juge ce genre de demande. «Je vais m assurer qu on prenne bien soin d elle. Si ce n est pas moi personnellement, ce sera l un de mes collaborateurs. Nous avons prévu un week-end spécial pour elle à New York, avec du shopping, des visites, des dîners et des billets pour aller voir une comédie musicale à Broadway. Nous espérons ainsi que son mari résoudra le problème commercial que nous avons en Egypte.» 3 MILLIONS DE DOLLARS VERSÉS EN SUISSE Un autre officiel égyptien, Asem Elgawhary, expatron d une des filiales de l Egyptian Electricity Holding Company, a perçu 3 millions de dollars de pots-de-vin de la part d Alstom. Les versements ont été effectués entre 2002 et 2011, sur de discrets comptes ouverts au Crédit suisse et à la Banque Julius Baer à Genève, ainsi qu à la Alahli Bank d Arabie saoudite. Asem Elgawhary s est ainsi offert une magnifique propriété dans le Maryland, évaluée à 1,8 million de dollars. Il a été condamné à trois ans et demi de prison ferme et à 5,2 millions de dollars d amende le 10 février dernier. La plupart du temps, Alstom ne procédait cependant pas en direct, mais par le biais d intermédiaires qui redistribuaient l argent aux bonnes personnes. «C est le système le plus simple», explique un ancien cadre. Pas besoin que ces «consultants» s y connaissent en énergie ou en transport : l important, c est qu ils aient la bonne connexion avec le ou les décideurs ayant une influence sur les appels d offres. Aux Bahamas, Alstom URS Renaud Van Ruymbecke. Les investigations sont toujours en cours. De son côté, la justice slovène soupçonne Alstom d avoir payé des pots-de-vin afin d écarter son grand rival Siemens, lors de la commande de la centrale à charbon de Sostanj en En attendant les conclusions de l enquête, la Banque européenne de Reconstruction et de Développement (BERD) et la Banque européenne d Investissement (BEI) ont gelé leur financement pour ce projet majeur de 700 millions d euros. C.M. La justice britannique enquête sur des contrats obtenus pour des métros en Inde. Ici, celui de Chennai. NATHAN G-EPA-MAXPPP

4 GRANDS FORMATS I NDUSTRIE 65 HONGRIE CONTRAT : métro de Budapest (247 millions d euros) DATE DE SIGNATURE : 2006 ENQUÊTES EN COURS : au Royaume-Uni et en France SLOVÉNIE CONTRAT : centrale de Sostanj (700 millions d euros) DATE DE SIGNATURE : 2009 ENQUÊTE EN COURS : en Slovénie BAHAMAS UN SYSTÈME DE CORRUPTION SUR PLUSIEURS CONTINENTS CONTRAT : centrale de Nassau (30,4 millions d euros) DATE DE SIGNATURE : 2001 FAITS : versement de euros à un consultant et à un officiel jusqu en 2003 CONDAMNATION : aux Etats-Unis POLOGNE CONTRATS : métro de Varsovie DATES DE SIGNATURE : 1998, 2000, 2001 ENQUÊTES EN COURS : en Pologne, au Royaume-Uni et en France TUNISIE CONTRATS : métro de Tunis (91 millions d euros) DATES DE SIGNATURE : 2004 et 2005 ENQUÊTES EN COURS : au Royaume-Uni et en France ÉGYPTE se faisait ainsi conseiller par un homme d affaires spécialisé dans la «vente de meubles et d articles en cuir» et dans l «exportation des produits chimiques et des pièces détachées». Rien à voir avec les générateurs à vapeur et les centres de contrôle que le groupe souhaitait vendre à la compagnie d électricité nationale. Mais notre consultant avait parmi ses «amis personnels» un membre du conseil d administration de la Bahamas Electricity Corporation. Les deux hommes se sont partagé dollars entre 2000 et Le consultant choisi par la filiale taïwanaise n était pas un expert du métro, même si sa mission était de séduire les responsables de celui de Taipei. «Sa seule expertise était d être un vendeur en gros de cigarettes, de vin et de pianos», soulignent les enquêteurs américains avec dérision. Un salarié du siège de Levallois s en est ému auprès d un cadre d Alstom à Taïwan. Réponse : «Le business principal de ce consultant est l importation. Mais, pour notre affaire, il a un conduit [un contact, NDLR].» Pas convaincu, le salarié français interroge de nouveau son correspondant. Nouvelle réponse : «Cet arrangement nous a permis de remporter des contrats par le passé. Je serai à Paris les 3 et 4 avril prochains. Je t en dirai davantage.» Notre spécialiste de l importation de cigarettes, de vin et de pianos a touché LITUANIE CONTRAT : centrale d Elektrenai (30 millions d euros) DATE DE SIGNATURE : 2005 ENQUÊTE EN COURS : au Royaume-Uni CONTRATS : centrales de Nubareya et d El-Tebbin et équipements électriques (156,8 millions d euros) DATES DE SIGNATURE : 2003, 2004 et 2007 FAITS : versement de plusieurs millions d euros jusqu en 2011, dont 2,7 millions d euros pour l Egypto-Américain Asem Elgawhary CONDAMNATION : aux Etats-Unis LETTONIE CONTRAT : centrale de Plavinas (28,6 millions d euros) DATE DE SIGNATURE : 2007 FAITS : versement de euros à un consultant et à trois dirigeants CONDAMNATION : en Suisse (2011) ARABIE SAOUDITE CONTRATS : centrale de Shoaiba (2,7 milliards d euros) DATES DE SIGNATURE : 1998, 2004 et 2005 FAITS : versement de 45,9 millions d euros à six consultants et à une fondation pour le développement de l éducation islamique CONDAMNATION : aux Etats-Unis KAZAKHSTAN CONTRAT : locomotives pour les chemins de fer kazakhs DATE DE SIGNATURE : 2010 ENQUÊTE EN COURS : en France INDE TAÏWAN CONTRAT : métro de Taipei (13,4 millions d euros) DATE DE SIGNATURE : 2005 FAITS : versement de euros à un consultant CONDAMNATION : aux Etats-Unis INDONÉSIE CONTRATS : centrales de Tarahan et de Muara Tawar (338,5 millions d euros) DATES DE SIGNATURE : 2004 et 2008 FAITS : versement de plusieurs millions d euros jusqu en 2009, dont euros au député indonésien Izedrik Emir Moeis et euros au consultant Pirooz Muhammad Sharafi CONDAMNATIONS : aux Etats-Unis et en Indonésie CONTRATS : métro de Delhi DATES DE SIGNATURE : entre 2000 et 2006 ENQUÊTE EN COURS : au Royaume-Uni dollars, et Alstom Transport a remporté plusieurs contrats auprès du métro de Taipei au milieu des années SA MISSION : SOUDOYER UN DÉPUTÉ Même avec l expérience, il arrive parfois de ne pas miser sur le bon consultant. Pour Alstom, cela s est produit en Indonésie en 2003, là où l enquête américaine a démarré. A cette époque, l industriel français est au bord de la faillite et convoite une importante commande de deux chaudières pour la centrale à charbon de Tarahan, dans le sud de Sumatra. L EDF indonésien, le Perusahaan Listrik Negara (PLN), envisage également de construire une centrale thermique à Muara Tawar. Les deux projets représentent un marché primordial de 378 millions de dollars. «Nous étions en pleine négociation avec le gouvernement Sarkozy pour qu il prenne une participation à notre capital. On devait à tout prix démontrer que les grands électriciens nous faisaient encore confiance», se souvient un ancien haut dirigeant. Alstom avait déjà un consultant dont la mission était de soudoyer un député du Parlement, vice-président de la commission énergie, ainsi que les responsables de PLN. Problème : ce consultant ne donne pas

5 66 GRANDS FORMATS I NDUSTRIE satisfaction. «Il apparaît que notre consultant a été incapable de remplir sa tâche et de répondre à nos attentes, et qu il n a pas de prise du tout sur les responsables de PLN. J ai le sentiment qu il se contente d encaisser l argent et qu on le paie trop cher. Je dois voir des gens de PLN demain matin pour qu ils nous recommandent quelqu un d autre», écrit un cadre d Alstom Indonésie à son supérieur pour la région Asie. Le problème tarde à être réglé. «Les dirigeants de PLN n ont pas confiance dans notre agent, s inquiète le cadre d Alstom Indonésie, neuf mois plus tard. Ils se demandent si, une fois que nous aurons gagné le contrat, ils auront leurs récompenses ou si notre consultant leur donnera de l argent de poche et disparaîtra [avec le reste].» CE MESSAGE SERA DÉTRUIT APRÈS LECTURE Alstom finira par couper la poire en deux. Il garde son agent historique en réduisant sa rémunération des deux tiers et embauche le nouveau consultant recommandé par les dirigeants de PLN, sa rémunération étant fixée à 2% de la valeur des contrats qu il permet de décrocher. Les paiements, de plusieurs millions de dollars, sont étalés jusqu en Dont dollars pour le député Emir Moeis, qui pour sa part a été condamné à trois ans de prison ferme par la justice indonésienne l an dernier. Les procureurs américains ont poursuivi quatre cadres d Alstom, tous liés à cette affaire indonésienne : les Américains William Pomponi et David Rothschild, anciens dirigeants d Alstom Power US, aujourd hui à la retraite ; l Anglais Lawrence Hoskins, ancien directeur commercial Asie, également retraité ; et le Français Frédéric Pierucci, ancien vice-président, qui a quitté les geôles américaines voilà un an, après avoir dû verser 1,5 million de dollars de caution et mis en garantie les maisons de deux amis. Il est le seul à avoir été licencié par Alstom. Tous attendent leur jugement. Les identités des autres protagonistes n ont pas été divulguées, notamment celle du plus haut responsable Patrick Kron (au centre), le PDG d Alstom, devant la commission des Affaires économiques de l Assemblée nationale en mars: «Ce sont de vieux contentieux de corruption.» désigné par l enquête : «Alstom Executive A», un ancien dirigeant du département de conformité au siège de Levallois, chargé de vérifier la probité des consultants. On apprend, à la lecture de l organigramme d Alstom, que ce mystérieux «Alstom Executive A» devait travailler en direct avec le PDG. Patrick Kron pouvait-il ne pas savoir? Les procureurs parlent d une «politique non écrite» à l intérieur du groupe, destinée à contourner le Foreign Corrupt Practices Act. Les mails dévoilés par la justice américaine montrent que les salariés concernés d Alstom avaient parfaitement conscience d enfreindre la loi : «Peut-on arrêter de faire circuler ce genre d informations à la ronde?»; «Ce message sera détruit dès que vous en aurez pris connaissance» ; «Comme vous le savez, nous n aimons pas que nos consultants soient domiciliés aux Etats- Unis, avec des paiements aux Etats-Unis, et en dollars» Les dépenses de «consultants» étaient clairement inscrites dans les projets de contrats, qui devaient recueillir une triple signature avant d être validés : celles du directeur de branche, du directeur de la «compliance» (conformité) et du directeur régional. Deux faisaient partie du comité exécutif. Patrick Kron assistait en personne au comité des risques, qui examine toutes les commandes d un montant supérieur à 100 millions de dollars. «C est un travail très minutieux, ligne à ligne, qui dure pendant des heures», décrit un cadre. Pourquoi toutes ces procédures n ont-elles pas permis d éviter les faits révélés par la justice américaine? «L Obs» a tenté de rentrer en contact avec la direction d Alstom. Mais le ministère de la Justice américain lui a interdit de s exprimer sur ce jugement, sous peine de nouvelles poursuites. «Nous ne pouvons faire aucun commentaire», répond le service de presse. «Notre client a les mains liées», souffle un conseiller en communication. Par le passé, Patrick Kron s est toujours défendu des accusations de corruption en arguant que les contrats litigieux dataient d avant son arrivée ou qu il s agissait de dérives isolées. D ailleurs, a-t-il coutume d expliquer, il n y a qu une poignée de contrats «problématiques», alors que le groupe en signe des milliers chaque année. Le PDG d Alstom l a redit, début avril, devant la commission des Affaires économiques de l Assemblée nationale, qui l interrogeait sur la condamnation américaine. «Ce sont de vieux contentieux de corruption, a-t-il assuré. Depuis que je dirige Alstom, j ai mis en œuvre, année après année, les moyens nécessaires pour éviter des dérapages en matière de respect des règles du commerce international.» «Alstom est présent dans une centaine de pays et emploie des milliers de vendeurs, si bien qu il faut mettre en place des procédures et s assurer de leur application», a-t-il ajouté, sousentendant que tout cela prenait du temps. «On a fait beaucoup de ménage, mais il restait encore de la poussière», a répondu à «l Obs» Jean-Martin Folz, ancien patron de Peugeot et proche de Kron, qui a présidé le comité pour l éthique du conseil d administration d Alstom de 2010 à La direction aurait été très vigilante sur le profil des nouveaux consultants, mais aurait laissé courir les anciens contrats. Pour appuyer sa démonstration, Patrick Kron a HAMILTON-REA

6 GRANDS FORMATS I NDUSTRIE 67 ZIHNIOGLU KAMIL-SIPA coutume d expliquer qu il a mis en place une procédure centralisée de vérification de la probité des consultants. Cette filiale chargée de la conformité «compliance», dit-on dans le jargon a été épinglée par la justice suisse en 2011 pour des pots-de-vin versés en Lettonie, en Tunisie et en Malaisie. Le ministère public de la Confédération suisse avait déploré le manque de moyens donnés à cette entité, qui n employait qu une quinzaine de personnes à l époque des faits, qui plus est sans aucune expérience, pour passer au peigne fin des milliers de contrats. Ces effectifs atteignent aujourd hui une trentaine de personnes. Ce qui reste bien peu au regard des spécialistes de la «compliance» revendiqués par Siemens depuis sa grande condamnation de DE FAUSSES PREUVES DE SERVICES Les procureurs américains sont allés encore plus loin que les Suisses, en dénonçant une duplicité dans l organisation mise en place par Alstom. Selon eux, les salariés chargés de la «compliance» auraient «sciemment» transgressé les procédures. Les «drapeaux rouges» ne manquaient pas et auraient dû attirer l attention des responsables de l audit ou de la direction financière : certains consultants n habitaient pas les pays où ils étaient censés intervenir ; ils demandaient à être payés dans des paradis fiscaux ; ils demandaient de l aide pour créer de «fausses preuves de services» ; Quand l existence de négociations entre Alstom et General Electric fuite dans la presse en avril 2014, le gouvernement français sait déjà qu une enquête est menée par le ministère de la Justice américain pour des soupçons de corruption. «Nous étions très inquiets des conséquences financières d une éventuelle condamnation, car l exemple de Siemens [plus d un milliard d euros, NDLR] nous disait que cela pouvait représenter beaucoup d argent», se souvient un membre du cabinet Montebourg, où l on redoute à l époque que General Electric ne tente d influencer le ministère de la Justice de son pays pour affaiblir Patrick Kron et le pousser à la vente. Le soupçon est alors si fort, côté français, que, selon nos informations, Arnaud Montebourg mandate discrètement la Direction générale de la Sécurité extérieure, la DGSE, pour mener l enquête... Le ministre enjoint ses collaborateurs à passer sur téléphones cryptés. Mais les services secrets n auront pas le temps de rendre leurs conclusions : en juin, la vente d Alstom à General Electric est scellée. Devant la commission des Affaires économiques, qui a mené une série d auditions en mars, l actuel ministre de l Economie, Emmanuel Macron, a partagé ses doutes. «A titre personnel, j étais persuadé du lien de cause à effet entre cette enquête [du Department of Justice (DOJ), NDLR] et la décision de M. Kron de vendre, mais nous n avons aucune preuve», a-t-il assuré. Fin de l histoire? A l UMP, Daniel Fasquelle milite depuis de longs mois pour l ouverture d une enquête parlementaire. parfois ils étaient même plusieurs embauchés par Alstom pour prodiguer les mêmes services. «Alstom Network Schweiz [la filiale chargée de la compliance, NDLR] savait [que] le principal but de certains consultants n était pas de fournir des services légaux à l entreprise, mais plutôt de soudoyer des officiels qui avaient la possibilité de favoriser le gain de contrats.» Ceux qui sont censés garantir la légalité des consultants ferment les yeux sur leurs activités réelles. Alstom Network Schweiz a «plaidé coupable» de ces faits. Ces trois dernières années, toutes les procédures de conformité d Alstom ont été révisées par un avocat spécialisé, un «monitor», imposé par la Banque mondiale en 2012, après la découverte d un cas de corruption d un homme politique zambien. «Ce monitor a visité une quinzaine de pays et a tout réglementé, jusqu aux menus cadeaux offerts aux dignitaires chinois», raconte un cadre. La justice américaine a considéré que ces efforts étaient suffisants et n a pas imposé la présence d un nouveau superviseur. En juin 2014, la direction d Alstom a stoppé tout recours à des consultants. Officiellement elle ne paiera plus jamais «Paris», «Genève», «Londres», «homme tranquille» et «vieil ami» pour décrocher un contrat. Mais le Department of Justice a tout même mis la filiale américaine d Alstom sous surveillance pour trois ans, avec obligation de remettre un rapport détaillé de ses activités tous les douze mois. En liberté surveillée. QUAND M NTEB URG DEMANDAIT À LA DGSE D ENQUÊTER «Toute cette affaire est un scandale d Etat», martèle Fasquelle, par ailleurs vice-président de la commission des Affaires économiques. «La question que je me pose, sans avoir de réponse, c est : pourquoi monsieur Kron a-t-il vendu Alstom à General Electric alors que le groupe n était pas en difficulté financière? Il n y avait aucune urgence! Patrick Kron assure que l enquête américaine n a eu aucune influence sur sa décision. Elle l a en tout cas déstabilisé. Il y a eu des précédents : j ai une liste de cinq entreprises, poursuivies par le DOJ, qui ont été rachetées par General Electric.» C. M. Arnaud Montebourg et Patrick Kron à l usine du Creusot en 2014.

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