développement rural COLLECTION Les diagnostics participatifs en milieu rural L'exemple du projet Shepacc aux Philippines

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1 COLLECTION développement rural Les diagnostics participatifs en milieu rural L'exemple du projet Shepacc aux Philippines Janvier 2002

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3 Directeur de la publication : Pascal Dreyer Directeur de collection : Vianney Briand Auteurs : Sophie Monnet / Mélanie Langlois Mise en page : Catherine Verplaetse Correctrice : Élodie Chanrion Suivi de fabrication : Xavier Parisse Impression : ISBN : Dépôt légal :

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5 Un retour critique bienvenu sur l usage des outils de diagnostic participatifs Le grand intérêt de ce document réalisé par Handicap International, est de réinterroger avec lucidité la question des méthodologies et des pratiques sociales permettant un «diagnostic participatif «dans un contexte inconnu ou peu connu. Dans la conception admise, la mise en place des projets de développement intégrés et durables s appuie fortement sur l implication effective des populations concernées, tout au long du processus de développement. La participation à l évaluation diagnostique, à l analyse du contexte, à la définition des problèmes à résoudre est donc requise particulièrement au moment de l initiation des projets. La plupart des acteurs du développement, particulièrement les ONG promeuvent et recherchent des méthodologies et des approches adéquates à cette visée pour des raisons éthiques / politiques mais aussi d efficacité. Ils disposent pour cela d un ensemble de réflexions et de connaissances praxéologiques ici, sur l utilisation de diagnostics participatifs en milieu rural. L étude de cas, rapportée et analysée par Mélanie LANGLOIS, ingénieur en agriculture et directrice du programme SHEPACC (Self Help Education Program Appropriate for Cultural Communities) pour Handicap International, décrit le projet concernant les populations Manobos aux Philippines. Elle met en évidence les biais et insuffisances que peut comporter l utilisation d outils de type PRA ( participatory rural appraisal) permet de les réinterroger épistémologiquement et de les «recomplexifier». C est dire que ce retour «réflexif» et critique est bienvenu. Il témoigne de la volonté de l association d assurer une relecture exigeante de son travail de terrain, et de contribuer à la construction des connaissances praxéologiques validées pouvant être mises à la disposition d autres acteurs et débattues. Ce document a d ailleurs été présenté et discuté lors d un atelier de travail, réunissant quelques acteurs du développement, en janvier Ce retour critique montre que si l on veut assurer un diagnostic plus fin et plus endogène avec les populations concernées, on ne peut faire l économie du temps. La rapidité préconisée par certaines méthodes (méthode accélérée de recherche participative) n est pas gage de qualité. Il faut installer la relation, la confiance, créer fonctionnellement et culturellement les conditions de la communication. Or, fondamentalement, les approches PRA s inscrivent dans une logique rationnelle d économie occidentale, un paradigme qui n est pas forcément aussi universel qu il en a l air, et mériterait d être réexaminé dans ses présupposés: le rapport au temps et ses conséquences, dans la rencontre de l autre et son originalité. La dérive de ces approches et leur réduction à des outils prêts à l emploi, peut produire chez les «évaluateurs-bénéficiaires-acteurs» concernés, des attitudes de conformation et d accord formel avec les attentes ou analyses supposées du développeur, expert ou bailleur de fonds, et met ce dernier dans une posture naïve manipulatoire et manipulée : on est tout prêt du malentendu ou de mécanismes pervers. L analyse de Mélanie LANGLOIS alerte donc de manière exemplaire, sur la nécessité d approfondir ces problématiques. Pour le CEPEC International Jean-Claude PARISOT DR. Institut universitaire d études du développement

6 sommaire Introduction... page 7 CAHIER 1 OUTILS DE DIAGNOSTIC PARTICIPATIF RURARAL La méthode accélérée de recherche participative... page 15 Cadre du document...page La démarche participative : un principe de développement, une pratique au quotidien...page Quelques outils de diagnostic participatif...page 22 Conclusion...page 36 Bibliographie...page 37 Annexes Annexe 1 - Les différents types de PRA...page 40 Annexe 2 - Survol de quelques concepts-clés...page 41 Annexe 3 - Petits rappels entre amis...page 42 Annexe 4 - Éléments de réflexion sur les qualités de l'équipe d'animation...page 45 CAHIER 2 DOCUMENT DE RÉFLEXION SUR L'USAGE DES OUTILS DE DIAGNOSTIC PARTICIPATIF Introduction... page 51 Qu'est-ce que le projet Shepacc?... page Les techniques de diagnostic participatif sont-elles la panacée qu'on nous présente?...page Comment contribuer à la promotion du processus d'émancipation?...page 62 En guise de conclusion...page 67 Bibliographie...page 68 Annexes Annexe 1 - Cadre logique du projet Shepacc...page 72 Annexe 2 - Organigramme de Shepacc...page 73 Annexe 3 - Exemple d'indicateurs de suivi qualitatif...page 74 sommaire

7 Introduction * Les Manobos, une identité culturelle en sursis Le projet Shepacc (Self Help Education Program Appropriate for Cultural Communities) est mis en œuvre dans la municipalité de San Fernando sur l île de Mindanao, située au sud des Philippines. Il s adresse plus particulièrement aux populations manobos qui constituent le groupe tribal le plus important à Mindanao, estimé à personnes environ. À San Fernando, il pourrait s agir de à personnes. Selon des critères linguistiques, les Manobos sont considérés comme l ethnie la plus ancienne de l île de Mindanao. Au cours des siècles, ils ont su résister à la fois à l influence de l islam et à la christianisation apportés par les Espagnols au XVI e siècle. Ils vivent en petits groupes, familles étendues dont l habitat est régi par la règle de l uxorilocalité. Traditionnellement, les Manobos animistes et semi-nomades vivaient de chasse et de cueillette dans les forêts tropicales couvrant le centre de Mindanao. À partir des années cinquante, un nombre croissant d agriculteurs christianisés venus du Nord s empare des terres, les défriche pour les rendre cultivables, et contribue ainsi au déboisement quasi achevé de la zone, avec les ravages environnementaux que l on constate aujourd hui, qui est principalement le fait de grandes compagnies forestières. La destruction de l écosystème de la zone d habitation des Manobos pose un véritable problème de survie de ces populations, d autant que la pression démographique est forte et que les problèmes de malnutrition, parfois de dénutrition, sont aigus. Du fait de l absence d une réforme agraire effective, les Manobos, non sans combats, sont donc constamment repoussés par ces immigrants, qui bénéficient notamment de la politique de transfert de populations impulsée par l État. Les Manobos survivent sur des lopins en pente difficiles à cultiver, érodés et souvent éloignés des lieux d habitation de plusieurs heures de marche. Certains, de plus en plus nombreux, constituent une main-d'œuvre pour l agriculture et même pour leurs activités traditionnelles, collecte du rotin ou du chanvre. Les Manobos, illettrés, sont souvent exploités. Le risque est grand d assister à une augmentation de l exode vers la ville ; processus qui verrait à terme la disparition de l identité manobo. Leur enclavement et leur dispersion, outre l absence, jusqu en 1994, de politique de développement à leur endroit, expliquent qu ils n aient jamais eu accès au système d éducation classique, ni aux services de santé. À noter que la récente dévolution de la santé au gouvernement local, qui a d autres priorités, n a pas encore permis d assurer aux Manobos un minimum de soins suffisants. Enfin, l orientation vers une industrialisation accélérée semble faire l impasse sur la production alimentaire : celle-ci est laissée à l initiative individuelle, tributaire des intrants importés, et les paysans sont pris dans le cycle sans fin de l usure, de l endettement et finalement de la perte de leurs terres ancestrales. Si les chefs conservent une certaine autorité au sein du groupe, les valeurs sociales traditionnelles se dégradent et les repères sociaux disparaissent. Le jeu et l alcoolisme font des ravages. Fait inquiétant, le recrutement de fillettes pour travailler dans des villes éloignées devient une pratique courante. D une problématique de santé vers l élaboration d un projet pluridisciplinaire auprès des populations manobos L émancipation des populations manobos est la raison d être de ce projet de développement intégré, dont le point d entrée est l éducation communautaire. En effet, le projet Shepacc repose depuis son démarrage, en 1990, sur la mise en place de centres d éducation non formelle communautaires, animés par de jeunes manobos formés de manière appropriée. Il constitue une des initiatives ayant contribué à la mise en application des préceptes de la Décade de l éducation pour tous aux Philippines. Initié par le docteur Michèle Lafay, engagée de 1983 à 1995, grâce au financement des Œuvres hospitalières de l Ordre de Malte, dans des actions de soutien aux populations manobos de la région, le projet a été agréé par le ministère philippin de l Éducation et soutenu par l Unicef de 1992 à 1994, ainsi que par Enfants et Développement en Cette introduction reprend de nombreux éléments présentés dans le document de projet déposé en 1997 auprès de l Union européenne. Introduction

8 L objectif général consiste à satisfaire aux besoins élémentaires des communautés manobos dans les domaines de l éducation de base, de la santé, du développement économique et culturel, afin de contenir le processus de paupérisation, provoqué notamment par l expulsion progressive des Manobos hors de leurs terres ancestrales ainsi que par le déficit de services et d aides au développement. D une problématique de santé à une réponse éducative De 1983 à 1995, les Œuvres hospitalières françaises de l Ordre de Malte conduisent, aux Philippines, une action dont l objectif est d aider les Manobos à améliorer eux-mêmes leur situation de vie très précaire. Si l objectif reste constant au cours de cette période, les moyens mis en œuvre, eux, évoluent en raison d une prise de conscience progressive, par les initiateurs du projet, des problèmes et de l évolution rapide de la situation locale. En 1983, les Manobos n ont pratiquement pas accès à la médecine moderne. Une enquête de mortalité des enfants est menée auprès de 381 femmes manobos ayant totalisé grossesses, et de 58 femmes d autres ethnies ayant totalisé 304 grossesses et vivant dans 16 villages de la municipalité de San Fernando. Le sujet de cette enquête, faite sur un mode simple semi-directif, vise à déterminer les facteurs de mortalité des enfants en privilégiant le comportement parental. Cette étude, menée par le docteur Lafay dans le but d une action de santé mieux adaptée, fait l objet en 1984 d un mémoire pour le diplôme en ethno-médecine de l école des Hautes Études en sciences sociales, à Paris. Parmi tous les facteurs étudiés pouvant influer sur la mortalité (âge de la mère, ordre dans la fratrie, etc.), la scolarisation de la mère se révèle de loin le plus important : «Une scolarisation, fut-elle de quelques années seulement, s accompagne d une diminution statistique de moitié de la mortalité des enfants.» De 1984 à 1986, un programme de santé de base, avec des agents de santé formés sur place et une «clinique» de planches de six lits, est mis en œuvre. Des tournées dans les villages sont organisées, en particulier pour vacciner contre la rougeole, grande tueuse d enfants. S y adjoint une toute première expérience à finalité économique grâce à la location de quatre buffles, rachetés par les bénéficiaires avec paiement possible à la récolte (la carabank), et à un embryon de coopérative de santé, par une collecte mensuelle auprès de chaque famille pour payer les médicaments de base, en vue d une autonomisation future. Mais le centre d action est situé dans une plaine fertile convoitée. En raison de la vénalité de certains chefs, qui vendent les terres, les Manobos en sont expulsés et se dispersent dans les collines avoisinantes. De 1987 à 1989, tout en continuant un programme de santé mobile, un programme de scolarisation formelle des enfants du village de Kisayab (400 habitants environ) est mis en œuvre, par la mise à disposition de deux instituteurs qualifiés non manobos. C est la première tentative de scolarisation d enfants manobos qui tente de rompre avec les phénomènes d exclusion dont ils sont victimes : exclusion géographique, car repoussés de plus en plus loin des centres où existe une école «pour les paysans sans terre», et exclusion économique, car les parents survivent avec peine et n ont aucun surplus permettant la scolarisation de leurs enfants qui constituent, au contraire, une main-d'œuvre nécessaire à la survie de la famille. Cette expérience montre que l enseignement dispensé est efficace - les enfants sont motivés et apprennent vite, mais elle démontre cependant des limites liées aux différences culturelles : assez rapidement, les enseignants entrent en conflit avec les chefs de village et ne peuvent supporter l isolement. Aucun ne reste plus de deux ans. Ces contraintes, ainsi que leur salaire relativement élevé, empêchent la poursuite d un tel programme. 8 Des organisations initient alors en 1990, à l occasion de la Décade de l éducation pour tous, l expérimentation d un concept Introduction

9 éducatif non formel, acceptable par les Manobos car culturellement approprié, peu coûteux, et donc pouvant être reproduit dans les autres communautés. Ces projets sont placés sous la supervision et avec l appui du DECS (Department of Culture and Sports). Les enseignants de base (appelés en anglais «parateachers») sont identifiés parmi les quelques membres les plus instruits (niveau secondaire) de la communauté manobo et bénéficient d une formation spécifique. C est le Specific Education Programme Appropriate for Cultural Communities, Sepacc, que l Unicef accepte de financer pour deux ans. La même année est créée l association Friends of the Lumads (Les amis des tribus), formée d un petit groupe d universitaires de l université Xavier, à Cagayan de Oro. Elle a pour but de soutenir la cause des minorités ethniques de Mindanao par tous les moyens possibles, et surtout en étant leur porte-parole auprès des autorités compétentes, car les problèmes des minorités sont alors très largement ignorés. Le Sepacc débute d emblée dans sept villages, avec huit enseignants (dont trois jeunes femmes). Comme il n y a eu jusqu alors aucune scolarisation, le projet intègre tous les enfants de 8 à 16 ans environ (les Manobos ne connaissent pas leur date de naissance). L Unicef prend en charge tous les frais éducatifs, y compris une formation de cinq mois des parateachers au Notre-Dame Institute de Cotabato City, une autre ville de Mindanao, spécialisée dans l éducation pour les minorités ethniques. En fait, cet institut conduit, depuis plusieurs années, un programme qui vise à former de façon accélérée (vingt-six mois au lieu de quatre ans) des enseignants pour les groupes tribaux. Le projet obtient par ailleurs que la formation continue des enseignants soit assurée par un formateur du département de l Éducation non formelle du ministère de l Éducation. La construction des bâtiments, qui comporte toujours l école et le logement de l enseignant y attenant, l adduction d eau potable, souvent aussi une aire de séchage et une petite coopérative, si l on prévoit des récoltes, est financée dans cinq villages par l ambassade d Allemagne et dans deux autres par les Ohfom. En 1992, un nouveau programme agronomique est mené, en collaboration avec une organisation non gouvernementale (ONG) locale et avec l aide de l Union européenne, dans le village de Kisayab, dont les étudiants les plus âgés semblent pouvoir constituer des leaders potentiels. La disparition accidentelle du responsable de l ONG locale en question et sans doute la conception trop ambitieuse du projet ont empêché le plein développement de ce dernier, qui continue cependant sous l égide du Department of Environment and Natural Resources (DENR). Cette expérience a montré par ailleurs que l appropriation d un tel projet par les bénéficiaires est cruciale pour en garantir le succès. S inspirant du projet Sepacc, d autres expériences, qui utilisent des parateachers appartenant à l ethnie concernée, sont également mises en œuvre chez les Mangyans de Mindoro et chez les Aetas déplacés du fait de l éruption du volcan Pinatubo. Ce rapide survol chronologique montre comment une problématique de santé a tout naturellement conduit le projet à focaliser son action pivot sur l éducation, tout en étudiant les formes que pourraient prendre des microprojets destinés à améliorer les conditions de vie économique des Manobos et en poursuivant ses efforts de sensibilisation en matière de prévention. Le projet est fondé sur le principe selon lequel le processus de conscientisation et d éducation dans lequel une communauté s engage pour ses enfants et pour elle-même est un processus de mobilisation individuelle et collective irréversible, préalable à toute dynamique de développement participatif durable. Vers une extension et une diversification du projet Fort de ses acquis, tant sur le plan des succès scolaires des enfants concernés et de la mobilisation communautaire qu il a engendrée, que sur celui de sa reconnaissance formelle par les institutions (le ministère de l Éducation notamment), le projet a abordé en 1996 : - une phase d extension de son objet éducatif, en s étendant à l alphabétisation fonctionnelle des adultes ainsi qu'à d'autres initiatives participant d une démarche d éducation communautaire intégrée, et d expansion géographique, en passant de 11 à la totalité des 20 communautés qui constituent la municipalité de San Fernando ; - une phase de diversification des domaines d action pour répondre aux besoins dans les domaines de la santé, du développement économique, de la protection des ressources naturelles, de la restructuration sociale et citoyenne des Manobos et de la revitalisation de leur culture, afin d initier un processus de développement global et durable, conduit et maîtrisé par les communautés manobos elles-mêmes. Un tel projet constituait une traduction opérationnelle du Social Reform Agenda du président Ramos qui, par le Memorandum 9 Introduction

10 Order 213 du 17 juin 1994, ambitionnait de donner accès aux secteurs les plus défavorisés de la population aux Minimum Basic Needs for an improved quality of life, dans un partenariat renforcé avec les ONG. Par ailleurs, les organismes internationaux tels le PNUD privilégiaient la province de Bukidnon pour la mise en œuvre de son Poverty Alleviation Programme. Pour mener à bien cette nouvelle phase de développement du programme, rebaptisé «Shepacc», le docteur Michèle Lafay a sollicité Handicap International * comme partenaire opérationnel, en raison des compétences pluridisciplinaires dont l'association s est dotée, de son expérience en développement rural durable et de sa capacité opérationnelle. Un des objectifs de ce partenariat, à terme, était pour l'association de préparer Friends of the Lumads à la prise en charge progressive de l ensemble des opérations. La décision de Handicap International de soutenir le projet Plusieurs éléments, objectifs et subjectifs, ont conduit Handicap International à accepter cette proposition. Les objectifs généraux du projet étaient conformes à la mission et à la politique de l association. La pré-identification d un partenaire local à même de reprendre, après la phase d extension du projet, la maîtrise d œuvre : - était un élément de pérennité important ; - participait d une démarche de partenariat particulièrement intéressante ; - permettait d envisager, dans un second temps, un repositionnement moins opérationnel de l association sur la défense des droits des minorités aux Philippines. Handicap International disposait en interne des compétences techniques nécessaires pour assurer la diversification du projet, par l identification de compétences techniques locales que le projet pourrait être amené à solliciter ou, à défaut, par un appui technique direct. Ce projet donnait l opportunité à l'association de réaliser un projet véritablement interdisciplinaire, conformément à son mandat, et non uniquement multidisciplinaire comme l était la plupart des autres projets mis en œuvre par ailleurs. L existence d une volonté manifeste du gouvernement de s intéresser aux populations indigènes s est traduite par la promulgation du Social Reform Agenda, complété en décembre 1997 par l Indigeneous People Rights Act, qui donne davantage de droits et de moyens aux peuples autochtones. La coordinatrice technique Éducation, future responsable du programme Philippines, avait déjà été confrontée à la problématique des minorités ethniques lors d une expérience professionnelle précédente, et avait pour elle un intérêt marqué. La proposition de soutenir le projet a été faite à Handicap International directement par le docteur Lafay à Aline Robert, qu'elle avait eu l occasion de rencontrer aux Philippines à l époque où cette dernière travaillait pour l association sur l île de Mindanao. Devenue depuis codirectrice des programmes au siège, Aline Robert a pu témoigner de la pertinence et de l intérêt du projet Shepacc au vu du contexte local. Sur la base de ces arguments, l association a donc accepté de soutenir le projet par un appui a priori transitoire (trois ou quatre ans) devant permettre son extension et le transfert de sa maîtrise d œuvre à Friends of the Lumads. D un diagnostic participatif à l élaboration d un projet d appui à l émancipation des populations manobos Une première mission de quelques semaines a été réalisée par Frédéric Vacheron en 1996, pour valider la présentation du projet faite par le docteur Lafay, en apprécier l état d avancement et rencontrer les partenaires locaux. Cette mission a permis de vérifier la pertinence du projet, de la décision stratégique de diversifier les activités mises en œuvre et d une extension géographique. En revanche, tout en reconnaissant l engagement de Friends of the Lumads dans la défense des droits des populations autochtones et leurs compétences en la matière, certains doutes, vérifiés par la suite, ont été émis quant à leur capacité opérationnelle, du fait de leur profil essentiellement universitaire. 10 Une deuxième mission, réalisée par Thierry Gontier, parti comme directeur de programme, a permis d installer la base administrative nécessaire à l intervention de Handicap International. Rapidement, il a été rejoint, pour quatre mois, par Sophie Monnet, chargée de la réalisation d un diagnostic participatif. Cette phase marquait un changement méthodologique devant permettre d être plus près des besoins des populations locales et de définir avec elles des modes d action. Le diagnostic a été réalisé selon une démarche participative du type Méthode accélérée de recherche participative. Elle a fait l objet d un document méthodologique rédigé par Sophie Monnet à son retour de mission. Les objectifs fixés par la coordination technique Développement rural étaient de : * Handicap International est présente aux Philippines depuis 1988 et enregistrée auprès de la Security Exchange Commission depuis Introduction

11 1. lister et analyser les principaux outils d animation et de diagnostic participatif adapté au monde rural ; 2. présenter les grandes étapes d une animation rurale ; 3. proposer des éléments de formation des animateurs communautaires. Le rapport réalisé sur cette base est présenté dans le premier cahier. Le diagnostic participatif a permis d affiner notre connaissance de la culture manobo et d identifier, avec les populations, d autres secteurs possibles d intervention que la santé et l éducation - en l occurrence l artisanat, l agronomie, la nutrition. Un plan d extension géographique du projet a également été établi (quatre villages puis huit, puis douze ). Par ailleurs, au cours et après ce diagnostic fondé sur une participation active des populations locales, une dynamique communautaire a semblé se développer spontanément dans certains villages. Ces dynamiques ont été interprétées comme une volonté communautaire de mettre en œuvre collectivement des projets de développement et comme traduisant un intérêt fort pour la démarche participative initiée lors de la phase de diagnostic. C est sur cette base qu un projet a été élaboré, puis mis en œuvre à partir de Mélanie Langlois, ingénieur agronome, a alors remplacé Thierry Gontier sur la fonction de directrice de programme. Elle a été rejointe par la suite par Ivan Chaintreuil, qui a pris en charge pour quelques mois le volet Développement agricole. Une équipe locale a été constituée. Elle a intégré le personnel travaillant déjà sur le projet, et s est adjointe de nouvelles compétences identifiées notamment pendant la phase de diagnostic. Ainsi, Dominador Gomez, anthropologue de formation, a pris en charge le volet, qui deviendra central par la suite, de l animation. Rapidement, les dynamiques communautaires qui s étaient développées à l issue du diagnostic se sont essoufflées. De même, les populations locales ne semblaient plus prêtes à s investir dans les microprojets identifiés pourtant selon une démarche se voulant participative. Ce désintérêt des populations a amené l équipe sur le terrain à reconsidérer les conclusions de la démarche participative mise en œuvre préalablement. Au-delà des conclusions opérationnelles, l équipe a analysé les limites et les biais des diagnostics participatifs, pour construire, selon un processus de type recherche-action, une démarche alternative plus proche des attentes des populations manobos. Après une mission de deux ans, Mélanie Langlois a synthétisé ce travail dans un document de réflexion sur les limites des diagnostics participatifs, et sur la démarche alternative de promotion de l émancipation des populations manobos élaborée dans le cadre du projet Shepacc. Ces réflexions sont présentées dans le second cahier de ce document. Elles sont sous-tendues par une dialectique qui met en balance savoir-faire professionnel et «savoir être», et qui interfère avec une autre dialectique qui voit, elle, se confronter logique de projet et logique de processus. En effet, les ONG de développement visent aujourd hui fondamentalement au renforcement ou à l émergence de processus de développement, qui se réalisent à moyen et long termes, dont seules les populations ont la maîtrise dans le respect des cadres légaux, et sans qu il soit donc possible d en définir a priori les objectifs généraux et les résultats. Or, leur outil privilégié d intervention demeure le projet qui, lui, a une durée relativement courte, dont les moyens humains et matériels sont définis préalablement, ainsi que les objectifs et résultats attendus. Processus et projet diffèrent donc par leur nature et les modalités de leur mise en œuvre. L une des dérives fréquemment observées consiste à considérer un projet non comme un moyen, mais comme un objectif en soi, et à rechercher, dans ce cadre, des solutions techniques toutes faites pour répondre à des problèmes identifiés par des experts. A contrario, considérer la pérennité d un processus de développement comme étant l objectif de tout projet de développement suppose, outre le fait de disposer de compétences techniques, d être particulièrement vigilant quant à la posture à adopter. Dans cette optique, le projet consiste en effet à appuyer des individus et/ou des groupes dans la définition et la mise en œuvre d un processus de développement dont ils doivent être les initiateurs et les porteurs, en évitant donc toute approche directive, mais en ne s interdisant pas pour autant de promouvoir des innovations sociales et économiques. Pour ce faire, Mélanie Langlois identifie, entre autres, la nécessité de prendre son temps pour établir une relation de confiance avec la population locale, de faire preuve d humilité, d accepter de perdre la maîtrise du projet ou encore de ne pas attendre de solutions miracle. Au-delà de ces attitudes individuelles qu il faut savoir adopter sur le terrain, cette posture interroge également certaines pratiques des ONG. Ainsi, l établissement d une relation de confiance avec une population locale suppose une certaine proximité avec l équipe sur 11 Introduction

12 le terrain. Cela semble difficilement compatible avec l extension des projets sur une grande échelle, que recherchent pourtant souvent les opérateurs de développement, et complexifie la question de leur reproduction. Il n est en effet plus possible des définir de modes d emploi, des guidelines, qui sont pourtant si souvent demandés par des équipes sur le terrain, des partenaires ou encore des bailleurs de fonds. Par ailleurs, la posture proposée fixe un objectif général de formation à tout projet de développement, les activités mises en œuvre devenant des supports de formation. Dans cette perspective, l éducation et la formation devraient donc être une préoccupation centrale dans le domaine du développement. Or, force est de constater que cette dimension n est pas toujours prise en compte dans l élaboration et la réalisation de projets. Une troisième implication consiste à repositionner les opérateurs sur des fonctions d appui au maître d ouvrage ou au maître d œuvre, leur faisant ainsi perdre la maîtrise des projets. Ce positionnement est de plus en plus adopté, notamment dans le cadre de projets d appui au développement local, mais reste difficilement compatible avec les contraintes des opérateurs, qui doivent en particulier rendre des comptes à leurs bailleurs de fonds. Ces derniers, en effet, apprécient souvent les projets à l aune de leurs réalisations concrètes ainsi que du respect de leur cadre logique et de leur plan d action. La réflexion de Mélanie Langlois amène donc à un double questionnement. Le premier porte sur les attitudes individuelles des personnes sur le terrain. Le second concerne les pratiques des ONG et, s il est partagé par la majorité de leurs membres, sa déclinaison opérationnelle reste plus délicate à envisager dans la mesure où il vise des institutions qui, par nature, ont une forte inertie. Comme elle l indique par ailleurs, le projet Shepacc a connu des périodes successives qui illustrent presque chacune des phases de l histoire du développement (modernisation/développement communautaire, empowerment). À ce titre, c est certainement un support intéressant pour apprécier et questionner l évolution de nos pratiques ainsi que les méthodes dites «participatives», tout en gardant à l esprit qu il a été élaboré sur la base d une expérience spécifique et qu il ne s agit surtout pas d un modèle à répliquer tel quel. Philippe Villeval, chargé du suivi des capitalisations en développement rural. 12 Introduction

13 1 C a h i e r Outils de diagnostic participatif rural

14 contenu du c a h i e r Justification de l'emploi d'une démarche participative... page Fondement de la Participatory Rural Appraisal (PRA)... page Qu'est-ce qu'un diagnostic participatif?... page Principales difficultés dans sa mise en oeuvre... page 11

15 La Méthode accélérée de recherche participative (MARP) «La MARP est un processus intensif, itératif et rapide d apprentissage orienté vers la connaissance des situations rurales. Elle s appuie essentiellement sur de petites équipes pluridisciplinaires qui utilisent une variété de méthodes, outils et techniques spécialement choisis pour permettre une meilleure connaissance d une situation. Un accent particulier est mis sur la valorisation des compétences et savoirs des populations locales et leur combinaison avec d autres plus scientifiques. Beaucoup de techniques liées à la MARP ont été utilisées pour obtenir des résultats fiables à moindre coût aussi bien en terme de temps que d argent. Mais la MARP est essentiellement un processus accéléré d apprentissage par le biais de différentes interactions qui permettent de réunir une information riche et fiable.-» Proceedings of the 1985 International Conference on Rapid Rural Appraisal (Khon Kaen, Thaïlande : Khon Kaen University, 1987) 5-6 in Introduction à la MARP, B. Gueye et K. Schoonmaker- Freudenberger, c a h i e r 1 Outils de diagnostic participatif rural

16 Cadre du document Ce document, destiné aux acteurs de terrain, est une capitalisation basée sur des expériences variées d approche participative, tant en matière de lieu que de temps (Sénégal : approche PRA - Participatory Rural Appraisal - thématique et planification effectuée sur environ six mois ; Cambodge : approche PRA d évaluation sur un mois ; Philippines : approche PRA exploratoire sur trois mois). Bien sûr, ce travail est aussi axé sur une petite recherche bibliographique, dont vous trouverez les principaux titres à la fin du premier cahier. Cet ouvrage aborde la démarche participative en milieu rural, même si certains éléments, sous réserve de quelques modifications, sont applicables plus largement. Il n est pas vraiment novateur dans son contenu et s inspire largement de toute la littérature issue de la PRA élaborée dans les années soixante-dix par G. Conway et R. Chambers. Généralement, les termes de MARP (Méthode accélérée de recherche participative), RRA (Rapid Rural Appraisal), Reflect et beaucoup d autres recouvrent une approche similaire. Il existe plusieurs types de PRA. Les éléments développés dans ce document sont plus axés sur une PRA de type exploratoire 1, c est-à-dire correspondant à une phase d identification et d écriture de projet (lire annexe I). Mais, lors de la mise en œuvre du projet, d autres types de PRA peuvent être utilisés, comme des PRA thématiques, d évaluation, de planification et réajustement d action. Dans notre cas, on estime qu il y a eu une demande d intervention formalisée de la part des pouvoirs publics, de partenaires potentiels, d organisations La présélection des villages a déjà été effectuée. Ce document est adapté pour une approche auprès de communautés villageoises. On appelle communauté villageoise «un groupe d individus ayant des intérêts communs, qui interagit avec d autres de manière régulière et/ou une unité géographique, sociale et administrative» 2. On notera que l approche de structures déjà organisées, telles que les coopératives, les GIE (Groupements d intérêt économique) de producteurs ou les associations, dépasse la réflexion en matière de résolution de problèmes au sein d une communauté villageoise. La gestion d intérêts communs y est plus évidente Il ne s'agit pas d'une phase exploratoire telle qu'on l'entend traditionnelemnt à Handicap International. L'étape décrite ici se situe entre la phase préliminaire, où une demande d'intervention a été exprimée par une entité locale (administrations, associations, villageois...), et la phase de programmation, qui en découle directement. 2 In Comprendre la réadaptation à base communautaire, Commission économique et sociale pour l'asie et le Pacifique, UNDP, New York, c a h i e r 1 Outils de diagnostic participatif rural

17 1. La démarche participative : un principe de développement, une pratique au quotidien 1.1. Justification de l emploi d une démarche participative «Participation is a process through which stakeholders influence and share control over development initiatives and the decisions and resources which affect them.» (World Bank participation sourcebook) Les communautés villageoises dans lesquelles nous intervenons, vivant souvent dans des conditions difficiles, ont une image négative d elles-mêmes et de leur savoir. Elles se considèrent comme «inférieures» et ignorantes. Dans la réalité, elles connaissent souvent très bien leur terroir, son fonctionnement et ses problèmes. Il s agit pour nous de «faire surgir» ce savoir. La clarification du rôle de chacune des parties est importante. Il est nécessaire d énoncer clairement aux villageois : «C est vous qui savez, nous sommes là pour vous écouter, vous questionner», c est-à-dire positionner les villageois comme les principaux acteurs. Les termes de «facilitateur» ou «catalyseur» pour l équipe projet paraissent sûrement quelque peu mièvres. Néanmoins, ils reflètent assez justement la philosophie de la démarche. En matière de communication, on fixera pour l équipe projet le rôle de récepteur (elle doit donc rester neutre) et celui, fondamental, d émetteur pour les villageois. La mise en place d une telle démarche paraît évidente. On entend souvent : «Le développement ne peut être conçu au sommet et réalisé à la base.» Et pourtant, dans la réalité, l étude de faisabilité d un projet se fait par des équipes projet qui omettent trop souvent l échange avec les populations, alors qu'elles sont les premières bénéficiaires de l action. Dans toutes ses interventions, Action Nord Sud met l accent sur l approche participative. La reconnaissance de l aptitude à prendre des initiatives en matière de développement, des savoirs et savoir-faire des communautés villageoises, leur responsabilisation 3 constituent un postulat de départ pour la mise en œuvre d une telle démarche. Basée sur les aspirations villageoises, elle doit valoriser et développer les compétences et potentialités locales. Le caractère fondamental de cette démarche est sa pluridisciplinarité. Ce qui ne veut pas dire une juxtaposition de secteurs d activité, mais une nouvelle façon d envisager les relations et les articulations entre disciplines différentes. On parle aujourd hui d approche transversale du développement. On notera donc l intérêt d une équipe pluridisciplinaire mixte permettant d investir différents domaines. La complémentarité de l ensemble des membres de l équipe ainsi qu une bonne ambiance sont primordiales pour mener à bien l ensemble du processus. La mise en œuvre de cette démarche doit créer un espace de concertation où chacun puisse avoir l opportunité de s exprimer, discuter, commenter et critiquer, en un mot de participer Fondement de la Participatory Rural Appraisal (PRA) L approche aujourd hui utilisée dans la mise en place de projets de développement est orientée vers une démarche participative. C est avec la participation des communautés avec lesquelles on envisage de travailler que l on identifie les besoins, priorise, planifie et met en œuvre des actions que l on évalue. Dans ce cadre, la PRA offre une approche créative qui nous informe sur les perceptions qu ont les villageois de leurs réalité, environnement ou problèmes et sur les perspectives en matière de développement. La PRA bouscule les anciens préceptes sur les connaissances des communautés et leur degré d engagement possible depuis l identification d un projet jusqu à sa mise en œuvre. Les stratégies développées aujourd hui vont dans le sens non seulement d une reconnaissance des savoirs paysans, mais aussi de leur valorisation, en servant de point de départ à la rédaction de projets de développement. Basée sur le visuel, la méthode PRA promeut l échange formel et informel d informations, leur analyse aidant à la formulation d interventions adaptées aux réalités du terrain. Ces méthodes ont prouvé les capacités des villageois à comprendre le fonctionnement de leur environnement et à en faire partager leur analyse. La compréhension de la situation des communautés par l équipe projet doit être améliorée au cours du projet, grâce à des systèmes de suivi-évaluation rigoureux, pouvant eux aussi entrer dans le cadre d une démarche participative. Complémentaire d autres méthodes de «recherche-action» (lire annexe 2), la PRA offre une approche transversale du développement où travaillent ensemble différentes disciplines. La mobilisation des acteurs, dès l élaboration du projet, permet d optimiser les chances de réussite lors de sa mise en place. Elle autorise une appropriation totale, donc un désengagement progressif réel des organisations de solidarité internationale 17 3 Par exemple, la date d'une réunion villageoise est définie par les villageois eux-mêmes, et non par le projet. Dans ce cas, si personne ne participe, ce sont les responsables qui sont en cause. c a h i e r 1 Outils de diagnostic participatif rural

18 externes. Ce document n est pas un catalogue de recettes à appliquer sans réfléchir. Il sert de base de réflexion à la mise en place d outils spécifiques et adaptés à l identification d un projet Qu est-ce qu un diagnostic participatif? «Le diagnostic appliqué au milieu rural est l opération qui vise à analyser et juger des modes d utilisation de l espace rural, à un moment et à une échelle donnés, en fonction d objectifs de connaissance et de valorisation de cet espace.» (Jouve et Clouet) Le diagnostic ne peut constituer une fin en soi, il doit s intégrer dans une perspective plus générale de cycle de projet de développement. Il constitue donc une étape préalable à toute action de développement. Il doit conduire à proposer des axes de développement et d intervention c est-à-dire à la formulation d actions précises à entreprendre et des modalités de leur mise en œuvre. Le diagnostic participatif permet d obtenir par les villageois eux-mêmes l ensemble de ces informations. Ne pas oublier que les villageois sont acteurs et initiateurs, et non instruments de recherche. De la finalité et des objectifs d utilisation du diagnostic va dépendre le type de diagnostic à entreprendre. Avant de commencer la collecte de données et la définition des différents outils utilisés, il est nécessaire de définir clairement les objectifs du travail mené et les informations que l on souhaite recueillir. L objectif est de repérer les phénomènes et problèmes généraux, des grandes tendances. C est pourquoi il peut être utile d entreprendre l analyse par étapes successives, en commençant par des niveaux de perception vastes 4 (échelle du pays ou de la région) pour terminer par des niveaux plus petits (sous-région, village, parcelle ). Ce «prédiagnostic» de la situation peut examiner les grandes caractéristiques du milieu : climatologie, pédologie, agronomie, démographie, économie, contextes politique, social et religieux. Trop souvent, on «s emballe» pour recueillir un maximum d informations, on veut tout étudier, faire un diagnostic complet, alors que la finalité est la définition des grandes orientations pour l écriture d un projet. Il sera encore temps d affiner nos connaissances lors de sa mise en œuvre. dans sa globalité, sa complexité et son évolution. Globalité ne veut pas dire totalité ; le diagnostic ne peut être totalement exhaustif. Mais il doit tenir compte de l interdépendance de ses composantes, des conséquences prévisibles et de l'incidence des changements envisagés. On s arrête trop souvent à une image figée d un instant T, sans comprendre les éléments ayant favorisé les transformations. On identifie et priorise des actions de projets communautaires, sans forcément tenir compte des potentiels existants ou réfléchir aux conséquences et/ou à l évolution probable de facteurs limitants (disponibilité de la force de travail, réserve foncière, fertilité, ressources fourragères ). Les conséquences de nos actions sont parfois sous-évaluées : la mise en place d un barrage, par la création d un plan d eau stagnante, peut favoriser en région d endémie le développement de maladies telles que le paludisme, la bilharziose On a peut-être réglé un problème d eau, mais on a créé un problème supplémentaire en matière de santé publique. L un des principes fondamentaux est celui de la triangulation ; triangulation des sources d information comme de l information elle-même : au niveau de différents groupes sociaux (femmes, hommes/jeunes, vieux, notables ou non, groupes ethniques, natifs ou immigrants ) et au niveau des différentes techniques permettant de vérifier et/ou compléter certaines informations. «Plus les angles sous lesquels on aborde un problème sont diversifiés, plus complètes et fiables seront les informations collectées.» 5 Un diagnostic, même participatif, doit optimiser les informations existantes. La rencontre des personnes clés ayant déjà travaillé sur la zone ou des services techniques et administratifs, la recherche bibliographique sont loin d être à négliger. Ces démarches doivent être effectuées dans l esprit «d utiliser les informations recueillies» et d améliorer notre compréhension du système global. L idéal serait un diagnostic mené par une petite équipe : un expatrié et deux ou trois animateurs locaux. L approche participative doit être dynamique et systémique. L analyse de la situation d une communauté doit être perçue 18 4 L analyse des chiffres moyens pour une zone considérée ne doit pas masquer l analyse des différences. 5 In Introduction à la MARP - Quelques notes pour appuyer une formation pratique, B. Gueye et K. Schoonmaker-Freudenberger, c a h i e r 1 Outils de diagnostic participatif rural

19 Éviter l impression d opérations «commando» débarquant dans un village, armada de chercheurs hautement diplômés, sans qu il y ait forcément échange ou retour d informations auprès des populations ciblées. - EXEMPLE D ÉLÉMENTS INTÉRESSANTS À IDENTIFIER - Backgrounds différents ÉQUIPE PROJET Collecteurs d information Locaux et expatriés Mixte et pluridisciplinaire Diagrammes Techniciens, administrations, autres organisations Recueils d information OUTILS ET TECHNIQUES Sources d information UNITÉS D OBSERVATION Réunions Observations, enquêtes Personnes ressources Communauté villageoise Souvent, des difficultés apparaissent aux équipes de terrain, d une part pour trouver un juste équilibre entre la somme de connaissances qu il faut acquérir pour bien comprendre le milieu, et, d autre part, pour utiliser ce savoir dans l application d un projet de développement communautaire. Trop souvent, l accumulation des connaissances devient une fin en soi et prend des allures de thèses très scolaires, au détriment de leur utilisation. Il faut accepter le sentiment de ne pas avoir toutes les connaissances ainsi qu un certain degré d imprécision. Il est important de savoir faire l impasse sur des questions qui sont intéressantes en tant que telles mais marginales pour le projet. Le diagnostic participatif dépasse une simple collecte d informations socioéconomiques. L objectif de ces rencontres 6 avec les communautés villageoises est aussi de : soutenir l émergence d'une dynamique liée à une demande d intervention et être attentif aux multiples sens que recouvre cette demande (capacité de décodage des comportements) ; transformer les revendications en propositions (sortir des doléances, des solutions a priori ou des réponses stéréotypées), en recherchant les fondements des problèmes exprimés ou des attitudes villageoises ; passer des demandes individuelles à l expression collective des besoins, et/ou offrir un soutien collectif aux demandes individuelles ; trouver un compromis entre les demandes contradictoires et parvenir à des consensus ; Exemples d'éléments à identifier Compréhension globale de la zone Analyse spatiale, historique, culturelle et socioéconomique Identification des communautés Localisation, démographie, historique d implantation, organisation politique, sociale et culturelle, interrelations Environnement géographique de ces communautés Enclavement, délimitation du terroir, potentialités, mode de gestion du terroir Environnement économique Transports, marchés, coûts de production et fluctuation, échanges, relations commerciales Emprise des communautés sur leur environnement (terroir) Comportements et actions entreprises, priorités d axe de développement, analyse des modes de résolution des problèmes Environnement politique et administratif 19 6 Voir document : «Application du PRA et de la MARP en milieu urbain -Programme d Appui aux Initiatives de Quartier ; RAZAFINDRAKOTOHASINA S. et RASOLOFONJATOVO J.» c a h i e r 1 Outils de diagnostic participatif rural

20 développer la communication de façon générale, et les capacités d expression des personnes les plus vulnérables (femmes, jeunes) en particulier. Transformer les demandes d assistance en projet de développement Principales difficultés dans sa mise en œuvre La phase de diagnostic est complexe si l on souhaite aborder de façon transversale une communauté et son évolution. Cette phase précède la mise en place d un programme d activités. Elle doit donc être souvent menée rapidement. Rapidement ne veut pas dire superficiellement. Elle ne doit pas conduire à des interprétations erronées de la réalité (les erreurs seraient lourdes de conséquences pour la mise en œuvre du projet et surtout pour les populations). Attention à ne pas confondre l intérêt de rapidité dans la phase d identification et la nécessité de prendre son temps, c est-à-dire d'avancer «pas à pas», pour la mise en œuvre du projet en lui-même. Il faut savoir perdre du temps pour aller plus vite. Gagner la confiance des villageois, respecter leurs us et coutumes. On veut parfois brûler les étapes, notamment protocolaires. Les salutations sont une étape capitale. On privilégiera le qualitatif au quantitatif. À cet effet, l accent doit être mis sur la prise de notes et les réunions de synthèse, à la fin de chaque rencontre, où l on résume ce que l on a appris, confirme ses connaissances, dégage les points obscurs à creuser (et par quel biais on pourrait les aborder), où l on évoque nos impressions. Ces temps de discussion doivent permettre d affiner le planning des journées suivantes, de croiser les informations collectées. Ces synthèses peuvent servir de base aux restitutions auprès des villageois. La restitution est nécessaire pour faire valider les résultats par les communautés et leur prouver que l on a bien compris le message. Elle peut servir de base à de nouveaux débats et approfondissements d idées. La restitution est une étape souvent négligée. Elle est pourtant primordiale. Elle doit être conduite d'une façon la plus dynamique possible. La méthodologie repose sur la confrontation des points de vue de différents acteurs. Il est donc indispensable, pour sa mise en place, de créer une atmosphère interactive et non intimidante, permettant à chacun de s exprimer. La réflexion commune sur les solutions n est pas toujours facile, car elle nécessite une estime réciproque de l ensemble des acteurs. Cela passe par un discours franc et transparent de la part de l équipe du projet 7. La présentation de l équipe de facilitateurs (avec introduction possible par le chef de village) et des villageois présents (la rédaction de la liste des présents permet de valoriser les villageois et d établir un suivi des réunions) sont aussi nécessaires. Bien entendu, l équipe du projet aura pris soin, dès son arrivée dans la communauté, de se présenter aux chefs de village (traditionnel, politique, religieux ) et d expliquer les objectifs, méthodes et stratégie de travail. De l engagement personnel de l équipe du projet, de son immersion dans le milieu 8 et de son «savoir être», dépend en grande partie la réussite d une approche participative. La traduction suivie d une prise de notes doit être discrète afin de ne pas perturber le déroulement des échanges. Parfois, l expatrié pourra se sentir «en marge» car il ne comprendra pas tout. Néanmoins, il veillera à obtenir (pendant ou après) la «substantifique moelle» des débats. On doit veiller à limiter les problèmes «classiques» de communication, la déperdition de sens lors des traductions, les difficultés des codes de langage (importance de la communication non verbale) et des modes de représentation différents pour les populations rurales. Nos interlocuteurs sont parfois très habiles à nous dire ce que nous attendons qu ils nous disent, par gentillesse (biais de politesse) et/ou comme un placement à moyen terme (les risques de réponses sur mesure sont grands selon ce que les villageois perçoivent de nous). De plus, il existe un système de censure et d autocensure, voire d interdit, de la part de la population vis-à-vis d étrangers possédant un «statut» différent (encore plus s il s agit d expatriés). Ainsi, parfois, ils n expriment pas jusqu au bout leurs propres convictions. Éviter le discours paternaliste («Il faut faire ceci, vous devez faire comme cela»), négatif ou hâtif («Vos pratiques sont néfastes»). Pire, le discours décalé (manque d humour ). Ne pas hésiter à raconter des anecdotes ou histoires locales, à utiliser des comparaisons parlantes (le ciseau en équilibre sur un fil pour le partage des apports entre villageois et projet). Il faut veiller à éviter les biais, c est-à-dire l influence de certains facteurs, comme le biais spatial (la difficulté d accès à un site peut nous amener à négliger sa visite) ou celui lié au 20 7 Il ne s agit pas de faire croire aux villageois que l ensemble des besoins exprimés lors de la PRA sera suivi d actions immédiates, mais d expliquer clairement où en est l équipe dans le processus d ouverture de programme. 8 Passer la nuit dans le village et pouvoir observer les villageois dans leur vie quotidienne en font partie. c a h i e r 1 Outils de diagnostic participatif rural

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