MUNICIPALITÉ AMIE DES ENFANTS : établir une démarche participative avec les jeunes

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "MUNICIPALITÉ AMIE DES ENFANTS : établir une démarche participative avec les jeunes"

Transcription

1 MUNICIPALITÉ AMIE DES ENFANTS : établir une démarche participative avec les jeunes

2 Nous tenons à remercier les villes de Sainte-Julie et Victoriaville pour leur participation à ce projet de recherche. Les partenaires du programme d accréditation et du projet de recherche Municipalité amie des enfants Le programme d accréditation Municipalité amie des enfants est soutenu financièrement par

3 TABLE DES MATIÈRES À qui s adresse ce guide?... 5 Qu est-ce qu une Municipalité amie des enfants?... 6 Les formes de participation des jeunes... 8 La participation des jeunes : tout le monde y gagne mythes et réalités par rapport aux jeunes Les dimensions d une démarche participative avec les jeunes DIMENSION 1 : Rejoindre les jeunes DIMENSION 2 : Créer un espace de collaboration DIMENSION 3 : S outiller...25 DIMENSION 4 : Évaluer et faire un suivi Établir une culture de participation jeunesse...34 Pour aller plus loin... 37

4

5 À QUI S ADRESSE CE GUIDE? Ce guide a été élaboré à l intention des municipalités québécoises urbaines, péri-urbaines et rurales accréditées Municipalités amies des enfants ou intéressées à le devenir. Offrir une plus grande place aux jeunes au sein de la vie municipale nécessite la révision de certaines structures et façons de faire. Favoriser la participation des jeunes ne constitue pas une charge de travail supplémentaire, il s agit plutôt d adopter une philosophie de travail qui favorise un épanouissement global des jeunes. Lorsqu une culture de participation jeunesse est établie dans une municipalité, les jeunes prennent naturellement la place qui leur revient dans leur collectivité. Ce guide contient des outils pratiques et des exemples concrets pour vous épauler et vous inspirer dans cette nouvelle approche. Il est à noter que les outils présentés dans ce guide visent les jeunes de 10 ans et plus, qui sont à une étape où ils affirment leur autonomie et développent leur identité. Ce guide est le fruit d une collaboration entre le Carrefour action municipale et famille, la fondation Avenir d enfants, l Université Concordia, l Université de Montréal avec le support des municipalités de Sainte-Julie et Victoriaville. Cette collaboration étalée sur plus d un an a permis de dégager de bonnes pratiques en matière de participation des jeunes adaptées au contexte municipal québécois. Ce guide vise à susciter au Québec une plus grande collaboration intergénérationnelle dans la vie municipale et à mettre en place les conditions favorables à la participation citoyenne des jeunes. Le Carrefour action municipale et famille est à l origine de l adaptation québécoise de l initiative Municipalité Amie des enfants (MAE). Ayant comme expertise première l accompagnement des municipalités dans l élaboration de politiques familiales municipales, l organisme connaît bien les réalités des municipalités, des familles et des enfants du Québec. Le CAMF assure la coordination de l accréditation MAE ainsi que le soutien et le suivi post-accréditation. L UNICEF est le chef de file mondial des organismes humanitaires et des agences de développement axés sur l aide à l enfance. Grâce à des programmes novateurs, ainsi qu à la promotion et à la défense des droits de l enfant, l UNICEF protège ces droits et sauve la vie d enfants dans pratiquement chaque pays du monde. La portée mondiale de l UNICEF, son influence sans égale sur les décideurs et ses divers partenariats, permettent à cet organisme de contribuer largement à façonner un monde digne des enfants, où aucun d entre eux ne mourrait de causes évitables. / 5 /

6 QU EST-CE QU UNE MUNICIPALITÉ AMIE DES ENFANTS? Une Municipalité amie des enfants (MAE) est une municipalité qui s engage à respecter les droits de l enfant : ses opinions, ses besoins et ses priorités font partie intégrante des décisions, des politiques et des programmes publics. Bref, c est une municipalité qui fait place à l enfant dans toutes ses actions et qui le considère comme un citoyen à part entière. L accréditation MAE est le pendant québécois de l initiative Ville amie des enfants lancée en 1996 dans le cadre de la résolution prise lors de la Seconde Conférence des Nations Unies sur les établissements humains (Habitat II, Istanbul 1996), visant à faire des villes des lieux adaptés pour tous et, selon les termes de l UNICEF, pour «les enfants d abord». La déclaration issue de la Conférence confirme que le bien-être des enfants est l indicateur suprême d un habitat sain, d une société démocratique et d une bonne gestion des affaires publiques. Une MAE ne vise pas simplement à protéger les jeunes : elle met en place les structures nécessaires pour que les jeunes s affirment et développent leur autonomie. Dans cette perspective, une municipalité accréditée met en place les conditions nécessaires à l épanouissement global des jeunes en favorisant le développement et la prise d autonomie et de pouvoir de ceux-ci. L UNICEF répertorie neuf grands piliers sur lesquels devrait reposer l engagement d une municipalité envers les jeunes : Les 9 piliers de participation des jeunes dans le cadre des Villes amies des enfants Être à l écoute des jeunes Existe-t-il un Conseil Jeunesse chargé de faciliter le dialogue avec les jeunes et ainsi s assurer que leur voix soit entendue dans la prise de décisions clés? Des lois adaptées aux jeunes Une procédure adaptée a-t-elle été mise en place, en vue d assurer aux jeunes des recours adéquats pour contester certaines lois ou politiques en cas d incidence négative sur leurs personnes? Un plan municipal ami des enfants Le plan municipal a-t-il été développé à travers une vaste consultation incluant les jeunes comme partie prenante? \ 6 \

7 4 5 6 Un organisme/service de coordination pour les jeunes La municipalité offre-t-elle une structure de promotion du concept de Ville amie des enfants sous la forme d un service ou organisme de coordination ayant aussi la capacité de mobiliser les jeunes? Un intervenant en faveur des jeunes Des services d écoute, de communication et de représentation des jeunes ont ils été mis en place, sous la forme d un ombudsman, d un défenseur ou d un commissaire jeunesse? L évaluation d impact sur l enfant Un mécanisme de vérification de l impact potentiel ou réel de nouvelles décisions, politiques, lois, et services sur les jeunes ou certains groupes de jeunes a-t-il été mis en place? Les jeunes socio-économiquement défavorisés ou faisant partie de groupes distincts (spécifiques au genre ou autres) ont-ils été consultés au long du processus de vérification d impacts? Un rapport municipal sur le respect des droits des enfants Les jeunes prennent-ils une part active dans les processus de quantification et de présentation propres la démarche d évaluation du statut des jeunes et de leurs droits? Les jeunes et le budget Les jeunes (par exemple, un Conseil de jeunes) ont-ils droit de parole sur les budgets alloués aux programmes et services jeunesse? Disposent-ils d un budget propre dont ils peuvent assumer la gestion? Sensibilisation et formation Des mécanismes d information et de promotion des droits des enfants ont-ils été mis en place? Les jeunes sont-ils impliqués dans les processus de prise de décision, le design, l implantation de telles initiatives? / 7 /

8 LES FORMES DE PARTICIPATION DES JEUNES La participation des jeunes au sein de la vie municipale peut prendre plusieurs formes. Tandis que certains projets appellent à une collaboration étroite entre les jeunes et les adultes, d autres sont mieux menés par les jeunes eux-mêmes ou, à l inverse par des adultes avec l appui des jeunes. Selon moi, une MAE cherche à travailler avec les jeunes et pas uniquement pour les jeunes. - Un responsable du dossier MAE dans une municipalité accréditée. L illustration suivante répertorie les formes de participation des jeunes : la partie de droite présente les formules positives tandis que la partie de gauche répertorie des formes de participation symbolique qui sont à éviter. Bien souvent, s en tenir à inclure les jeunes de façon symbolique peut finir par nuire à la participation des jeunes plutôt que de l encourager. Chaque projet appelle à une forme de participation différente et adaptée. Donnez-vous des défis et explorez ces diverses formes de participation, c est ainsi que vous établirez une culture de la participation jeunesse adaptée à votre contexte spécifique. \ 8 \

9 Partenariat Des jeunes décident de fonder un café jeunesse. Ils invitent des adultes à se joindre au projet et collaborent avec eux à titre de partenaires. Participation symbolique On invite des jeunes d une minorité culturelle au conseil municipal dans le cadre de la semaine contre le racisme. On présume que de ces jeunes parleront au nom de tous les jeunes racialisés. Décoration On demande à un jeune de participer à la conférence de presse pour une annonce liée au dossier jeunesse de sa municipalité. Les jeunes n ont pas pris part à la réalisation du projet. Manipulation Le conseil de ville présente les plans finaux d un nouveau projet de skatepark lors d une conférence de presse et laisse croire qu il s agit d une collaboration avec les jeunes alors que ceux-ci n ont pas été consultés. Initiative des jeunes Des jeunes veulent monter une campagne de sensibilisation contre l homophobie. Le service communautaire de la municipalité leur offrent un soutien technique. Initiative des adultes La responsable du service des loisirs d une municipalité invite des jeunes à élaborer la programmation artistique d un événement avec elle et à contacter certains des artistes sélectionnés. Consultation Le responsable du département d urbanisme sonde les jeunes pour connaitre l endroit le plus approprié pour installer de nouveaux supports à vélo. Il fait un suivi auprès des jeunes pour leur indiquer l emplacement final. Information Une municipalité crée un babillard jeunesse dans un endroit fréquenté par les jeunes où elle centralise toute l information pertinente pour les jeunes. / 9 /

10 LA PARTICIPATION DES JEUNES : TOUT LE MONDE Y GAGNE Une participation accrue des jeunes à la vie municipale ne comporte pas des avantages uniquement pour les jeunes; c est l hôtel de ville et toute la communauté qui y gagnent. Bénéfices pour les jeunes 1. Les jeunes qui sont appelés à collaborer avec des adultes développent une meilleure estime d eux-mêmes et des capacités pour réaliser des projets. La collaboration avec les adultes favorise le développement de l estime de soi et le sentiment d efficacité chez les jeunes. 2. Les jeunes développent des compétences (animer un groupe, planifier des événements, résoudre des conflits, développer leur leadership, etc.) qui feront d eux des membres plus autonomes et actifs de leur communauté. 3. La participation des jeunes favorise le développement de leur créativité tout en leur donnant des outils concrets pour communiquer et réaliser leurs idées. 4. En participant à la vie communautaire, les jeunes apprennent à estimer à leur juste valeur les avis des autres membres de leur communauté (personnes âgées, minorités...). 5. Les jeunes acquièrent une reconnaissance de leur droit fondamental à participer à la vie de leur communauté. Bénéfices pour les adultes 1. Les adultes remettent en question les stéréotypes qu ils entretiennent face aux jeunes et les considèrent comme des collaborateurs, voire comme des experts sur certains sujets. 2. Les jeunes offrent des perspectives nouvelles qui permettent aux adultes de considérer certains aspects de leur travail sous un angle renouvelé. \ 10 \

11 3. La connaissance de la réalité des jeunes permet aux adultes de participer de manière plus éclairée à la prise de décisions. 4. Les jeunes peuvent insuffler une dose de spontanéité, d enthousiasme et simplicité qui rend le travail plus agréable. Bénéfices pour la municipalité et la communauté 1. Une plus grande participation des jeunes est synonyme d un processus décisionnel plus démocratique, plus inclusif et plus adapté. Une municipalité accueillante pour les jeunes est souvent une municipalité perçue comme accessible par d autres groupes plus marginalisés au sein de la communauté. 2. Avec une culture de participation jeunesse bien établie, la table est mise pour un engagement citoyen durable. Il s agit d une façon de former de futurs citoyens engagés et enracinés dans leur milieu de vie. 3. La présence des jeunes invite les organisations à sortir de leur zone de confort et à innover. 4. Comme la participation des jeunes est un sujet qui mobilise beaucoup de personnes et d institutions à travers le monde, la municipalité qui encourage la participation des jeunes peut bénéficier d une communauté de savoir très large et établir des liens avec plein d acteurs locaux et internationaux. / 11 /

12 5 MYTHES ET VÉRITÉS PAR RAPPORT AUX JEUNES. 1 Les jeunes sont problématiques et dangereux, surtout les adolescents. Dès l âge de ans, les enfants sentent que le regard porté sur eux change. Soudainement, leur simple présence dans un parc devient suspecte. Les jeunes sont sensibles à cette perte de confiance associée au fait qu ils ne sont plus de petits enfants. Comme chez les adultes, les jeunes qui adoptent un comportement problématique restent une infime minorité. Il ne faut pas généraliser toute une génération. On dirait que les adultes ont peur de nous. Ils ne nous font pas confiance. C est pas parce qu on est ado qu on est mal élevé. Ça n a pas de rapport. Ils se sont occupés de nous quand on était petits mais on vieillit. Il y a beaucoup d activités pour les enfants, mais pour nous... - Jeune participante de 14 ans 2 Les jeunes sont irréalistes. Une raison souvent évoquée pour tenir les jeunes loin du pouvoir décisionnel est l argument selon lequel ils n arrivent pas à comprendre les contraintes avec lesquelles les adultes doivent composer. Ils demanderaient la lune et se préoccuperaient peu des limites de temps, d espace et de budget. Au contraire, les jeunes sont tout à fait capables d adapter leurs propositions au contexte, pour autant qu on se donne la peine de leur expliquer les contraintes. Au contact des jeunes, vous serez d ailleurs étonnés de constater à quel point leurs propositions peuvent être très réalistes. Je dirais qu il ne faut pas sousestimer les opinions, les visions, les goûts des jeunes. Je me suis rendu compte que le processus a fonctionné parce que les jeunes avaient des idées réalisables basées sur leur évaluation de la situation. On dit souvent : «les jeunes, ils ne savent pas ce qu ils veulent ou ils veulent des grosses affaires.» Finalement, ils ont décidé de partir de ce qui était déjà en place en étant conscients des coûts. On a brisé les tabous qu on avait envers les jeunes. L exercice nous a démontré que les jeunes sont réalistes lorsqu ils sont encadrés. - Employé du service des loisirs d une municipalité accréditée \ 12 \

13 3 4 5 Les jeunes sont obsédés par le divertissement. Les municipalités ont souvent tendance à associer systématiquement leur service des loisirs au dossier jeunesse. Effectivement, une grande partie de la programmation des loisirs s adresse à un public jeunesse. Cependant, les jeunes ont plusieurs préoccupations qui dépassent largement les loisirs. Les questions liées à la mobilité, à l aménagement des espaces publics, à la vie économique, à la santé physique, sexuelle et mentale, aux relations internationales, à l alimentation et les rapports avec la police sont autant de domaines qui ont une influence directe sur la vie des jeunes. Il est primordial de les inclure dans tous les domaines qui les concernent. Les jeunes sont tous pareils. Comme pour les adultes, il y a des jeunes de plusieurs genres, orientations sexuelles, provenances ethniques, habiletés physiques, classes sociales et qui ont des intérêts différents. Plus encore, d un groupe d âge à l autre, les différences peuvent être plus marquées. Ainsi, l inauguration d un skatepark ou d une maison des jeunes sont des événements qui réjouiront certains jeunes mais qui en laisseront d autres parfaitement indifférents. Pour chaque projet, il est important de bien définir de qui l on parle lorsque l on parle «des jeunes» et d inclure activement les différentes identités de ces jeunes concernés par les projets. Nous avons déjà été jeunes : nous comprenons les jeunes. Il est possible d avoir de l empathie pour les jeunes en se souvenant des expériences que nous avions à leur âge. Cependant, les contextes changent rapidement. Avoir déjà été jeune ne constitue pas une expertise suffisante pour savoir de quoi les jeunes ont besoin aujourd hui dans le contexte très spécifique dans lequel ils évoluent. / 13 /

14 LES DIMENSIONS D UNE DÉMARCHE PARTICIPATIVE AVEC LES JEUNES La prochaine section de ce guide détaille les grandes dimensions d une démarche participative avec les jeunes. DIMENSION 1 : REJOINDRE LES JEUNES DIMENSION 2 : CRÉER UN ESPACE DE COLLABORATION DIMENSION 3 : S OUTILLER DIMENSION 4 : ÉVALUER ET FAIRE UN SUIVI Chacune des sections suivantes propose les dimensions à prendre en compte dans le déroulement de votre démarche participative, concrètement des outils, des pièges communs à éviter et des pistes de réflexion. La démarche proposée doit être vue comme un cadre de référence flexible et non comme une marche à suivre rigide. Les réalités avec lesquelles les municipalités doivent composer varient grandement d une région à l autre. En contexte urbain, péri-urbain ou rural les défis diffèrent et les moyens d action varient. Appropriez-vous cette démarche et taillez-là sur mesure à vos structures municipales et à vos projets. \ 14 \

15 DIMENSION 1 : REJOINDRE LES JEUNES Les jeunes sont partout, et pourtant, lorsque vient le temps de prendre contact avec eux, tout devient difficile. Cette situation peut parfois pousser les municipalités à reporter indéfiniment un premier projet participatif. Le principe général qui doit guider cette dimension d une démarche participative parfois intimidante est celui de diversité. Diversité dans les réseaux utilisés pour prendre contact avec les jeunes et diversité au sein des groupes de jeunes avec lesquels vous collaborez. 1 2 Choisissez le bon projet S il s agit d un premier projet de nature participative avec des jeunes, commencez par sélectionner un projet de plus petite envergure. Un projet de nature plus modeste avec un nombre d acteurs impliqués limités et dans lequel vous pouvez vous engager à donner suite aux propositions des jeunes est plus susceptible d être un succès. Soyez clair Dans l élaboration des termes du projet, utilisez un langage clair et concis. Si vous désirez parler de consommation de drogue, de sexualité ou de profilage policier soyez directs; nommez les choses telles quelles sont. De la même façon, ne faites pas paraître le projet plus gros qu il ne l est en réalité. Si vous avez $ à investir dans le skatepark, n invitez pas les jeunes à refaire le skatepark, invitez-les plutôt à l améliorer. Les jeunes sauront à quoi s attendre s ils décident d embarquer avec vous dans le projet. DIMENSION 1 DIMENSION Mettez à profit les réseaux déjà établis Plusieurs organismes et institutions sur votre territoire travaillent quotidiennement avec des jeunes et constituent de bonnes portes d entrée pour établir le premier contact avec les jeunes. Les écoles primaires et secondaires, les établissements d enseignement aux adultes, les maisons de jeunes, les centres communautaires, les organismes à but non lucratif, les centres de santé (CSSS, CLSC) constituent autant de partenaires pouvant vous épauler. Le contact à travers chacun de ces partenaires comporte des avantages et des inconvénients. Assurezvous d avoir bien réfléchi à la nature du projet pour déterminer quel genre de contexte est préférable à la réalisation du projet. Entrez en contact avec divers types de jeunes Il est, bien entendu, impossible de créer un groupe représentatif à 100 % des diverses réalités vécues par les jeunes. Cependant, un souci de représentativité devrait guider la façon dont vous constituez les groupes de jeunes avec lesquels DIMENSION 3 DIMENSION 4 / 15 /

16 vous collaborez. Imaginez que vous mettez sur pied une consultation jeunesse sur la sécurité routière. Vous recrutez plusieurs jeunes et, lors de la première séance, vous constatez que : 1) le groupe est majoritairement composé de jeunes garçons entre 10 et 13 ans; 2) ce sont les membres de ce groupe qui prennent généralement la parole. Plusieurs points pertinents ressortiront assurément de cette consultation mais plusieurs perspectives importantes échapperont à votre diagnostic. L intervention de jeunes filles, par exemple, aurait pu mettre en lumière un sentiment d insécurité vécu à des endroits bien précis du territoire en raison du manque d éclairage. Au même titre, des jeunes avec des emplois ont des habitudes de mobilité différentes des jeunes sans emploi et ont, par conséquent, des besoins différents par rapport à la sécurité routière. Vous pourriez être surpris par la richesse d un groupe plus diversifié. DIMENSION 1 DIMENSION 2 DIMENSION 3 DIMENSION Identifiez les adultes alliés dans vos réseaux Certains adultes ont la capacité d établir des relations de confiance durables avec les jeunes. Ces adultes constituent de précieux alliés pour rendre des structures complexes comme celles d une municipalité ou d une école plus accueillantes pour les jeunes. C est souvent par l intermédiaire des adultes alliés que les jeunes trouvent le support nécessaire pour faire avancer leurs projets et faire entendre leurs opinions. L apport de ces adultes doit être reconnu et appuyé. La présence d adultes alliés au sein d une organisation permet de rendre les projets participatifs de plus en plus simples à mettre en place. Assurez-vous que les jeunes puissent entrer en contact avec vous. Les municipalités qui ont déjà réalisé des projets participatifs avec les jeunes ont parfois l impression que la prise de contact est un processus difficile qui doit être recommencé pour chaque nouveau projet. En effet, il s agit d un processus qui doit être répété puisque les jeunes seront toujours remplacés par d autres jeunes. Cependant, il est possible de considérer la situation sous un autre angle. En plus de vous poser la question : «comment entrer en contact avec les jeunes», vous pouvez aussi poser la question : «comment les jeunes peuvent-ils entrer en contact avec la municipalité?». Poser cette question, c est réfléchir à l accessibilité de vos structures. Voici quelques pistes à explorer pour améliorer votre accessibilité... - Vos programmes sont-ils accessibles? Dans vos dossiers liés aux jeunes, privilégiez un langage accessible. Si possible, prenez le temps de produire de courts documents de synthèse pour les dossiers jeunesse. - Les jeunes ont-ils une personne à qui se référer pour les appuyer dans un projet? De la même façon que les animateurs de la vie étudiante établissent un pont entre la direction et les jeunes au sein d une école, il est important de désigner une personne au sein de la municipalité qui puisse accomplir ce rôle. \ 16 \

17 Les jeunes croient à la nécessité d avoir un intermédiaire entre les institutions et les jeunes parce qu aujourd hui c est quand même assez difficile de mettre ses culottes puis d aller à la Ville pour dire «regardez moi, j aimerais être appuyé dans un projet». Ce serait bien d avoir un répondant jeunesse, quelqu un qui serait responsable d accueillir les suggestions des jeunes, que ça soit clairement établi comme image autour de cette personne-là. Le lien entre les jeunes et la municipalité serait plus clair. Il y a vraiment besoin d un intermédiaire, parce que le processus actuel n est pas adapté pour ça. - Jeune participant de 17 ans DIMENSION 1 7 Explorez de nouvelles méthodes de communication La communication avec les jeunes est une source de questionnement pour plusieurs municipalités. Pour entrer en contact avec les jeunes, il est nécessaire de repenser certaines méthodes de communication. Ce qui fonctionne avec les adultes ne fonctionne pas nécessairement avec les jeunes. Si ce n est pas déjà fait, il est peut-être temps d envisager de vous lancer dans les communications via les réseaux sociaux. Ceci dit, les jeunes privilégient encore beaucoup le contact en personne. N hésitez pas à rejoindre les jeunes à travers les ambassadeurs naturels que sont les parents, le personnel éducatif, les enseignants et surtout, les autres jeunes. DIMENSION 2 DIMENSION 3 DIMENSION 4 / 17 /

18 Une page Facebook c est bien, une bonne page Facebook c est mieux! 1. Assurez-vous de faire des mises à jour de façon hebdomadaire. Des mises à jour trop ou pas assez fréquentes risquent de faire tomber la page en désuétude. 2. Répondez aux commentaires et suggestions de façon personnalisée. 3. Mettez en évidence les ressources appropriées pour orienter les jeunes lorsqu ils ont des projets. DIMENSION 1 DIMENSION 2 DIMENSION 3 DIMENSION 4 4. Faites un retour sur les événements. Mettre en ligne les photos prises lors des activités augmente la popularité d une page. 5. Utilisez Facebook pour diffuser de l information. Évitez de vous en servir pour faire de longs sondages. 6. Assurez-vous de respecter l intimité des jeunes. 7. Mettez-y de la couleur! L art sous-estimé du kiosque en milieu scolaire. Une animatrice de la vie étudiante vous livre ses secrets pour la mise sur pied d un kiosque. 1. Montez un kiosque sur plusieurs jours. De préférence entre le mardi et le jeudi. Le premier jour les jeunes vous remarqueront, ils oseront généralement venir vous voir le lendemain. 2. Mettez-y de la couleur, de la lumière. Soyez ludiques et créatifs. Un gyrophare (silencieux!) fait son effet à coup sûr. 3. Pensez à quelque chose d interactif comme un quiz. 4. Offrez de la nourriture ou un petit cadeau. Il s agit d un bon prétexte pour venir vous voir en un premier temps. 5. Approchez-les. La façon la plus simple d entrer en contact avec les jeunes c est de les aborder directement et de leur poser les questions qui vous intéressent. \ 18 \

19 REJOINDRE LES JEUNES... En bref, la première dimension d un projet participatif avec les jeunes est la prise de contact. Pour ce faire, vous devez sélectionner un projet adapté à vos moyens, décrits dans des termes clairs et auquel vous vous engagez à donner suite. Pour commencer votre recrutement, n hésitez pas à demander l appui des réseaux déjà en contact avec les jeunes comme les écoles, les maisons de jeunes, les organismes communautaires. Ensuite, identifiez les adultes qui pourront servir d intermédiaires entre les jeunes et la municipalité en bâtissant une relation de confiance avec ceux-ci. Durant votre recrutement, gardez en tête qu il est préférable de constituer un groupe de jeunes relativement hétérogène si la nature du projet vise les jeunes DIMENSION 1 de façon large. N hésitez pas à sortir des sentiers battus pour prendre contact avec les jeunes, expérimentez avec les réseaux sociaux et usez de votre créativité pour les rejoindre. Finalement, afin que la prise de contact puisse se faire de façon horizontale, assurez-vous que la communication avec les jeunes puisse se faire dans les deux sens. DIMENSION 2 DIMENSION 4 DIMENSION 3 / 19 /

20 DIMENSION 2 : CRÉER UN ESPACE DE COLLABORATION Dès la prise de contact, il est nécessaire de fixer les termes de la collaboration avec les jeunes. Les principes d égalité et de respect doivent guider cette seconde dimension d une démarche participative. S ils ne le verbalisent par toujours de façon explicite, les jeunes sont très sensibles à la façon dont ils sont considérés au sein d un groupe. La création d un espace de collaboration respectueux et sécuritaire pour tous permet d assurer que le projet repose sur des bases solides. DIMENSION 1 DIMENSION 2 DIMENSION 3 DIMENSION Soyez transparents par rapport à vos attentes mutuelles Lors de votre première rencontre avec les jeunes, prenez le temps de discuter avec eux de vos attentes et des leurs. Les avez-vous réunis pour les informer, les consulter, pour collaborer ou pour leur déléguer certaines décisions? Si vos objectifs peuvent vous sembler clairs, ils ne le sont pas forcément pour les jeunes. Vous pouvez vous référer à l éventail des formes de participation jeunesse de la section précédente pour mieux décrire vos attentes. Soyez aussi réceptifs aux attentes formulées par les jeunes. Se sentent-ils aptes à assumer les responsabilités que vous voulez leur confier? Le niveau de participation attendu peut varier d un projet à l autre. Vous n avez pas à partager le pouvoir décisionnel avec les jeunes lors de tous les projets. Cependant, il est important d éviter de vous cantonner exclusivement dans un seul mode de participation. Si tous vos projets qui incluent les jeunes visent exclusivement à les informer, leur niveau de motivation risque de diminuer avec le temps. Inversement, si tous vos projets exigent un fort niveau d implication de la part des jeunes, ceux-ci peuvent perdre intérêt. Établissez les termes d une communication respectueuse Que vous le souhaitiez ou non, une relation de pouvoir existe entre les adultes et les jeunes. Cette situation est naturelle dans la mesure où les adultes possèdent certaines connaissances et expériences que les jeunes n ont tout simplement pas encore eu la possibilité d acquérir. Toutefois, cette relation de pouvoir peut inhiber la participation des jeunes. Il est possible de reconnaitre ce déséquilibre et de travailler concrètement à rendre les collaborations intergénérationnelles les plus riches possibles. Un premier pas dans cette direction est la reconnaissance de la distinction entre autorité et crédibilité. L autorité est basée sur le pouvoir alors que la crédibilité se fonde sur l expérience et la connaissance. Veillez à ce que vos interventions reposent sur votre crédibilité et non sur votre autorité. \ 20 \

21 12 conseils pour une communication respectueuse 1. Mettez les jeunes en annexe dans vos correspondances liées au projet. 2. Si possible, choisissez des lieux de rencontre accessibles autrement qu en voiture. 3. Portez attention à la disposition de la salle : êtes-vous debout pendant que les jeunes sont assis, face à vous? 4. Soyez conscient de votre langage corporel : vous placez-vous dans des positions de supériorité ou d écoute? 5. Évitez de monopoliser les discussions; instaurez un tour de parole; 6. Observez si vous avez tendance à interrompre les jeunes ou à trop reformuler leur pensée; 7. Choisissez les mots avec lesquels vous vous exprimez. Prenez le temps de définir les concepts plus abstraits. 8. Évitez les acronymes. Le fait que la CDEC ait établi un partenariat avec le CLSC afin d appuyer la CRÉ dans son processus de... ne veut rien dire pour bien des gens. 9. Vérifiez régulièrement la compréhension des jeunes; 10. Participez aux activités avec les jeunes plutôt que de simplement observer; DIMENSION 1 DIMENSION Mangez la même chose qu eux, à la même table qu eux. 12. Évitez de stéréotyper les jeunes, même lorsque cela vous semble positif. Si vous semblez sans cesse surpris par la qualité de leurs interventions, ils vont finir par croire que vous êtes étonné qu ils puissent avoir des opinions! DIMENSION 3 DIMENSION 4 / 21 /

22 3 Soyez flexibles Des jeunes peuvent vouloir se joindre au projet au fil du temps. Dans la mesure du possible, tâchez de rendre vos structures les plus flexibles possibles afin d accueillir de nouveaux participants en cours de route. Inversement, des jeunes peuvent vouloir se retirer du projet. Il est important de s informer des raisons de leur départ tout en respectant leur décision. Plusieurs jeunes jonglent avec des horaires très chargés. Entre l école, le travail à temps partiel, les activités para-scolaires, les sports et des conditions familiales changeantes, les jeunes doivent composer avec plusieurs contraintes dans leur emploi du temps. Et, comme les adultes, ils apprécient aussi avoir du temps libre. DIMENSION 1 DIMENSION 2 DIMENSION 3 DIMENSION pièges à éviter lors des rencontres avec les jeunes Un travail de préparation nécessitant beaucoup de lectures; 2. De longues réunions; 3. Un plan de travail complexe; 4. Des procédures de réunion très formelles (l utilisation du code Morin, par exemple); 5. Un manque de soutien et de formation dans les cas où les jeunes doivent assurer des tâches decoordination ou de communication. Création d un espace de collaboration respectueuse : quelques idées en rafale. La première rencontre est un moment privilégié pour établir un espace de collaboration dans lequel les jeunes se sentiront à l aise. Voici quelques conseils pour bien mettre le projet en branle : Avant la première rencontre... - Faites parvenir aux participants un plan de travail préliminaire dans lequel vous indiquez les objectifs que vous aimeriez atteindre lors de cette première rencontre. L ordre du jour doit rester relativement ouvert pour être modifié en groupe au début de la rencontre. \ 22 \

23 - Assurez-vous que l ordre du jour laisse suffisamment de temps pour des discussions de groupe et des activités. Une première réunion qui consisterait en un simple exposé linéaire de vos intentions risque d être peu motivante pour les jeunes. - Choisissez un lieu accessible que les jeunes connaissent comme un café, une salle communautaire ou un chalet de parc. Votre bureau à l hôtel de ville risque d être un lieu intimidant pour une première rencontre. - S il s agit d une première rencontre, choisissez un moment opportun pour la rencontre. En journée sur semaine, ils sont généralement à l école et le samedi matin, à 9 heure, il est peut-être trop tôt. - Soyez pro-actifs dans l organisation des transports pour les jeunes. Prévoyez des billets d autobus, des coupons pour le taxi ou des arrangements de co-voiturage. - Prévoyez de la nourriture. Ne sous-estimez jamais l attrait de ces attentions pour les jeunes. De plus, une collation ou un repas est une bonne façon de briser la glace et de créer une atmosphère plus détendue. DIMENSION 1 - Préparez du matériel pour la rencontre comme des crayons feutres, du papier, des cartons, des tableaux, etc. Même si vous ne prévoyez pas vous en servir, ils peuvent toujours être utiles. Pendant la première rencontre DIMENSION 2 - Après avoir accueilli les jeunes, prenez le temps de faire connaissance. Faites un tour de table où tous disent leur nom. Vous pouvez aussi tous répondre à une question qui permettra à tout le monde de faire plus ample connaissance. Il est bien important de tenter de se souvenir des noms des jeunes. C est une marque d attention qu ils apprécieront. Vous pouvez vous faire un diagramme où vous inscrivez les noms. DIMENSION 3 - Passez en revue le plan de travail et révisez-le au besoin avec les commentaires des jeunes. Cette étape est aussi un bon moment pour discuter de la participation attendue de part et d autre. - Après avoir discuté des modalités du projet, faites un échéancier avec les jeunes. Assurez-vous que cet échéancier soit visuellement clair. DIMENSION 4 / 23 /

24 - La répartition des tâches est une étape importante. Il est crucial d être réaliste et de bien évaluer les capacités de tous. Si certains jeunes se manifestent pour certaines tâches mais qu ils doutent de leur capacité à les accomplir, il est important de leur offrir un soutien. Ce soutien peut venir d un adulte ou d un autre jeune qui possède les compétences requises. - Désignez quelqu un pour faire le suivi des tâches et assurez-vous que tous quittent la rencontre bien au fait de leurs responsabilités. DIMENSION 1 DIMENSION 2 DIMENSION 3 DIMENSION 4 - Rappelez-vous que les jeunes possèdent aussi des compétences que les adultes n ont pas. Si vous désirez leur collaboration, c est que vous croyez qu ils sont aptes à prendre des décisions éclairées. Rappelez-leur qu ils sont les experts sur plusieurs sujets sur lesquels vous travaillez. - Encouragez les jeunes à développer leurs habiletés et à faire profiter au groupe des aptitudes qu ils possèdent déjà. CRÉER UN ESPACE DE COLLABORATION... En bref, une fois les jeunes rassemblés, vous devez établir avec eux les termes de la collaboration. Soyez transparents quant au niveau de participation que vous attendez des jeunes. Par la suite, fixer avec les jeunes les termes de la communication respectueuse au sein du groupe. Prenez le temps d examiner vos rapports avec les jeunes; portez une attention particulière aux comportements qui peuvent les intimider et inhiber leur participation. Identifiez ensuite les obstacles qui peuvent décourager la participation des jeunes. Rappelez-vous que les obstacles qui se dressent devant les jeunes sont parfois différents de ceux des adultes (transport, consentement parental, sentiment d infériorité, etc.). Dans l élaboration des termes du projet, évitez de reléguer les jeunes à une participation symbolique sans réel impact dans le déroulement du projet. Pour conclure, restez flexibles dans votre marche à suivre. Le succès du projet reposera en partie sur la capacité du groupe à apprendre de ses échecs. \ 24 \

25 DIMENSION 3 : S OUTILLER Vous êtes maintenant dans le vif de l action. Le principe qui doit guider cette troisième dimension de la démarche participative est l engagement à réaliser quelque chose ensemble. C est le moment où vous choisissez les méthodes de travail les plus appropriées pour mener à terme le projet. Profitez de ce moment pour sortir des sentiers battus et expérimenter avec de nouveaux outils de travail. Le jeu et, en général, l action sont des approches tout à fait pertinentes pour mener à terme un projet en plus de constituer des modes d expression privilégiés pour les jeunes. Cette section répertorie quelques outils de travail qui pourront vous inspirer dans le diagnostic, l exploration des solutions et dans la prise de décision. Bougez les meubles! L environnement physique dans lequel se déroule une rencontre a un impact décisif sur l attitude et la participation des personnes présentes. La disposition classique d une salle de classe est à éviter pour susciter la participation. Une telle disposition encourage généralement une écoute passive. Voici des dispositions de salle à privilégier en fonction du but de la rencontre. Réunion Pour tenir une réunion ou un groupe de discussion, une disposition en cercle est idéale. Dans un tel cadre, les gens regardent directement la personne qui prend la parole, ce qui favorise des échanges plus directs et non médiés par une personne en position d autorité. DIMENSION 1 DIMENSION 2 DIMENSION 3 Présentation Une disposition en U (ou en cercle) est plus appropriée pour une présentation. Cela favorise les échanges tout en concentrant l attention vers les personnes qui font la présentation et animent la discussion. DIMENSION 4 / 25 /

26 1 La marche exploratoire Une marche exploratoire est une méthode pouvant s avérer utile pour les problématiques liées à la sécurité routière et à la mobilité des jeunes. Il s agit d une méthode appropriée pour poser un diagnostic sur une situation. 1. Prévoyez des cartes géographiques du lieu ciblé, des appareils photos, des tables à dessin et des crayons. 2. Formez un groupe de jeunes et déterminez avec eux le territoire à explorer. 3. Au cours de la marche, recueillez les impressions des jeunes sur les lieux visités. Quels lieux aiment-ils? Pourquoi? Quels lieux ne sont pas assez sécuritaires? Quels lieux trouvent-ils jolis ou laids? Invitez-les à prendre des photos pour répertorier ces lieux. 4. Laissez les jeunes guider la marche. DIMENSION 1 DIMENSION 2 DIMENSION 3 DIMENSION Demandez-leur de tracer sur une carte les chemins qu ils empruntent quotidiennement. Vous pouvez leur demander de marquer en vert les sections du trajet qu ils apprécient et ceux qu ils n aiment pas. Portez une attention particulière aux raccourcis qu ils prennent et aux sentiers qui ne sont pas indiqués sur les cartes officielles, ils en disent beaucoup sur les habitudes de mobilité des jeunes. 6. La marche peut aussi être faite à vélo, en planche à roulette, en patin. Tout dépend des intérêts des jeunes et de la distance à parcourir. Le sondage Le sondage est une méthodologie fréquemment utilisée par les adultes pour connaitre l opinion des jeunes. Il s agit d une méthode utile pour établir le diagnostic d une situation ou pour tester quelques pistes de solution. Impliquez les jeunes dans la création d un sondage en lien avec une problématique qui les concernent. Prêtez attention à la façon dont ils formulent les questions et au format qu ils adoptent : ce sont des éléments évocateurs des sujets significatifs pour les jeunes. Assurez-vous de valider le format du sondage auprès des jeunes avant de l utiliser. 1. Prévoyez un sondage relativement court. Trop long, c est intimidant pour les jeunes. 2. Employez un langage simple. Les jeunes peuvent comprendre l idée derrière un concept (citoyenneté, délinquance, etc.) sans connaître le mot précis qui s y réfère. 3. Partagez les résultats rapidement. Même si les détails de la compilation peuvent prendre plus de temps à l interne, les jeunes apprécient avoir un suivi pour connaitre les résultats des grandes lignes du sondage. 4. Interprétez les résultats avec les jeunes. Certains résultats peuvent surprendre à la fois les adultes et les jeunes. Prendre le temps d interpréter les résultats lors d une discussion de groupe peut s avérer révélateur à plusieurs niveaux. \ 26 \

27 3 Le photo-reportage Le photo-reportage est une méthode documentaire créative qui permet aux jeunes de présenter leur point de vue sur un sujet donné. Si le projet porte sur les habitudes de vie, les jeunes peuvent photographier leurs repas pendant une semaine. Si le manque d espace réservé aux ados est le sujet choisi, les jeunes peuvent photographier les lieux où ils se tiennent, faute d alternatives. Des jeunes plus timides peuvent apprécier ce genre de méthode qui leur permet d exprimer un point de vue sans nécessairement avoir à faire une présentation devant un groupe. 4 La séance d improvisation L improvisation théâtrale est un outil de choix pour aborder des sujets plus sensibles. Au lieu d aborder de front certains sujets qui pourraient susciter un malaise, l improvisation permet aux jeunes de s exprimer dans un cadre fictif tout en jouant un rôle. Il s agit d une méthode qui permet de prendre le pouls d une situation et de connaître l avis des jeunes sur un sujet. Tout dépendant de la thématique explorée, cette méthode peut aussi permettre d explorer des pistes de solution avec les jeunes. 1. Créer deux équipes et nommer un arbitre qui proposera des thèmes et des durées pour chaque improvisation en lien avec le sujet choisi. 2. S il y a plusieurs adultes impliqués dans le projet, faites des équipes mixtes. L expérience sera mémorable pour tout le monde. 3. Prenez des notes sur les échanges importants qui ressortent durant la partie, vous pourrez mieux faire un retour par la suite. 4. Faites un retour en groupe sur les thèmes qui ont émergé pendant la partie. Qu est-ce que les jeunes ont aimé et moins aimé? Est-ce que certaines improvisations les ont marqués et pourquoi? Auraient-ils aimé que certaines histoires prennent une tournure différente? DIMENSION 1 DIMENSION 2 5 La charrette participative Une charrette est une méthode de travail intensive en groupe utilisée par les designers. Il s agit de réunir un groupe et de se pencher sur une problématique d aménagement pour trouver des solutions originales et créatives. Il s agit d une méthode qui se combine bien avec la marche exploratoire et qui permet à la fois d établir un diagnostic et de formuler des pistes de solution. 1. Organisez une visite du lieu à l étude. Si les conditions le permettent, essayez de faire la charrette sur le lieu même (sous un chapiteau, par exemple). 2. Prévoyez des cartes géographiques du lieu ciblé (une vue satellite est préférable), des crayons, des «post-it», des papiers, des tableaux. Si vous avez des photos du lieu à aménager, vous pouvez les afficher dans la salle de travail. 3. Prenez le temps de bien expliquer au groupe les contraintes d aménagement (espace, budget, ressources, etc.). DIMENSION 3 DIMENSION 4 / 27 /

28 4. Si le groupe est large, vous pouvez créer de plus petites équipes qui se penchent sur le même projet ou sur des facettes différentes du même projet. 5. Prenez le temps de mettre en commun toutes les idées et d élaborer un plan d ensemble. DIMENSION 1 DIMENSION 2 DIMENSION 3 DIMENSION 4 6 Forum ouvert Le forum ouvert est un mode d organisation en sous-groupe qui permet d aborder une plus grande variété de sujets et qui favorise une participation plus diversifiée. Ce type de rencontre est moins exploité mais il est souvent très productif autant pour les jeunes que pour les adultes. Le forum ouvert permet à la fois d établir des diagnostics, d élaborer des pistes de solution et de prendre des décisions. C est une méthode de travail très complète pour faire avancer un projet. 1. Les participants se réunissent en grand groupe pour discuter des objectifs de la séance et décident des thèmes qui devront être abordés par les divers sous groupes. 2. Chacun, selon ses intérêts et ses compétences, choisi le thème sur lequel il désire travailler et joint le sous-groupe de son choix. 3. Les sous-groupes tiennent simultanément leur séance de discussion et de travail et formulent des plans d action et des propositions. 4. Tous reviennent en grand groupe et chaque sous-groupe fait un rapport de la séance de travail en présentant au groupe les décisions qui ont été prises. Ces décisions peuvent faire l objet de débats. 5. Pour clore la réunion, on dresse un bilan de la rencontre et on propose des nouveaux objectifs pour la prochaine rencontre. Avantages du forum ouvert : - Favorise la participation de tous, même au sein de gros groupes. - Permet d aller au fond de situations plus complexes et de formuler des solutions originales. - Permet à un projet d avancer plus rapidement et aux rencontres d être plus fructueuses pour tout le monde. \ 28 \

29 7 Groupe de discussion Un groupe de discussion est un outil de travail simple qui permet d aborder sans détour les sujets choisis. Réunir un petit groupe de jeunes (entre 5 et 10) permet de prendre le pouls d une situation en plus d offrir l opportunité aux jeunes de raffiner leurs positions et propositions à travers la discussion avec leurs pairs. Sans prétendre donner des résultats exhaustifs, un groupe de discussion offre l avantage d aller au fond de certains débats. Préparez les groupes de discussion en proposant quelques questions pour orienter la séance. Soyez attentifs au tour de parole et encouragez les interventions des participants plus timides. S OUTILLER... En bref, le choix des méthodes de travail doit être guidé par la nature du projet et par l étape à laquelle il est rendu. DIMENSION 1 Si vous désirez établir un diagnostic, toutes les méthodes suggérées dans cette section peuvent vous être utiles. Il suffit de choisir laquelle favorise le plus une libre expression de la part des jeunes avec lesquels vous travaillez. Pour explorer des pistes de solution, la séance d improvisation, la charrette participative, le forum ouvert et le groupe DIMENSION 2 de discussion constituent des méthodes plus appropriées. En conclusion, pour prendre des décisions, le forum ouvert et le groupe de discussion sont des méthodes tout indiquées pour arriver à un consensus en groupe. Dans le plaisir et le respect, vous réaliserez un projet dont le processus sera enrichissant pour tous. DIMENSION 3 DIMENSION 4 / 29 /

30 DIMENSION 4 : ÉVALUATION ET SUIVI DIMENSION 1 DIMENSION 2 DIMENSION 3 DIMENSION 4 L évaluation d un projet doit être continue. Il ne s agit pas d une étape qui arrive en fin de parcours, il s agit d un réflexe auto-critique qui doit exister en filigrane de tout projet. Cette dimension doit être guidée par un principe de pérennité qui permet aux participants d évoluer et d apprendre, d une rencontre à l autre et d un projet à l autre. Cette dimension est parfois sous-estimée dans les projets participatifs. Une fois les activités plus interactives terminées, il peut y avoir une tentation à continuer à faire cavalier seul pour les derniers détails et la mise en œuvre administrative du projet. Il est toutefois important de maintenir un lien avec les jeunes : si les jeunes perdent toute trace d un projet dans lequel ils se sont investis, ils peuvent se sentir utilisés. 1 2 Faites une évaluation continue Une façon toute simple d assurer une évaluation continue de l avancement du projet est de faire un tour de table au début de chaque rencontre pour connaitre les attentes de tout le monde et de conclure par un tour de table pour recueillir les impressions sur le déroulement de la rencontre. En complément, il est aussi possible d installer une boite à suggestions ou de rappeler aux jeunes qu ils peuvent vous écrire par courriel s ils désirent vous parler d un sujet précis. Les plus timides oseront peut-être plus s exprimer de cette façon. Il s agit d une méthode simple pour intégrer les commentaires et suggestions au fur et à mesure qu ils émergent. Lorsqu il y a un moment prévu pour faire un retour sur la rencontre, les gens se sentent généralement plus à l aise de nommer les tensions et les malentendus qu ils ont pu ressentir. Vous évitez ainsi de laisser des conflits faciles à régler prendre de l ampleur. Assurez le suivi Vers la fin du processus, réservez un moment pour discuter avec les jeunes du genre de suivi qu ils désirent. - Sur quels sujets les jeunes veulent-ils être informés? Mettre au clair cette question vous évitera d en faire trop ou pas assez. Il est possible que les jeunes veuillent être informés s il y a des changements dans l échéancier et qu ils veuillent être consultés si des changements majeurs doivent être apportés au plan initial pour des raisons techniques ou budgétaires. À l inverse, informez les jeunes de votre marge de manoeuvre. Il vous sera peut-être impossible de les reconsulter en cours de route, il est important de les en informer. - Comment les jeunes veulent-ils être informés? Avez-vous une page Facebook, un groupe d envoi par courriel, un site internet, un lieu de rencontre fréquenté par tous? Servez-vous des canaux de communication que vous avez déjà mis en place \ 30 \

31 avec les jeunes pour diffuser les informations sur l évolution du projet. Soyez prêt à annoncer des nouvelles plus décevantes et à répondre aux commentaires. Qu est-ce qu on évalue? Les projets sont souvent évalués par rapport aux résultats obtenus. L attention est alors moins portée sur le processus et sur la qualité des rencontres. Si les jeunes désirent s exprimer sur le plaisir qu ils ont eu lors d une rencontre en particulier, intégrez ces commentaires lors de votre bilan. Ce sont des données très importantes pour eux qui font partie intégrante de l évaluation qu ils font du projet. 3 Prévoyez un espace pour faire le bilan Cette dernière rencontre arrive en fin de parcours et elle est parfois indéfiniment reportée. Pourtant, avec le recul, certains éléments peuvent ressortir plus clairement et permettre une évaluation plus juste du projet. Une rencontre d évaluation est utile à la fin de n importe quel projet mais elle est particulièrement importante dans un projet intergénérationnel à caractère participatif. Si une culture de participation des jeunes n est pas déjà fermement établie au sein de votre organisation, elle reste fragile. Si vous désirez qu une Un autre point fort de l expérience, cette fois-ci encore participation jeunesse prenne au plan personnel, elle m a apprise à être à l aise à racine au sein de la vie municipale, parler devant d autre personnes que je ne connaissais il est important de tenir ces pas et être à l aise de me construire une opinion et de rencontres d évaluation. S il n est bien savoir l exprimer aux yeux de tous afin que l on pas possible de se rencontrer, trouve des solutions tous ensemble. Cette expérience trouvez une façon d entrer en m a appris que tous ensemble, à l aide de l opinion de communication (par courriel, chacun, nous pouvions bâtir des solutions concrètes par exemple.) Par ailleurs, si le et très intéressantes. projet s est avéré peu concluant à plusieurs niveaux, il s agit J ai été vraiment heureuse de voir que la Ville là d une occasion idéale pour nous prenait au sérieux lors de cette rencontre! aborder les déceptions. Cette J appréhendais beaucoup celle-ci, puisque je me dernière rencontre est aussi un disais «Qu est-ce qu ils en ont à faire, de l opinion bon moment pour ouvrir la voie de 3 jeunes de ans?» J ai été agréablement vers d autres collaborations et surprise lorsque j ai vu que nos suggestions étaient pour s informer des autres sujets prises en note et qu un vent de changement pourrait qui motivent ces jeunes. s annoncer. C est lors d expériences comme cellesci que nous pouvons voir que lorsque nous faisons rien, nous n obtenons rien. DIMENSION 4 DIMENSION 3 DIMENSION 2 DIMENSION 1 - Jeune participante de 16 ans / 31 /

32 4 Consolidez les liens qui se sont tissés lors de la démarche Vos meilleurs ambassadeurs auprès des jeunes sont probablement les autres jeunes. Veillez à conserver et entretenir les liens créés avec les jeunes au cours d un projet participatif. La première étape de la démarche participative, la prise de contact, n en sera que simplifiée la prochaine fois. Une bonne façon d entretenir cette relation est de prendre le temps de remercier de façon plus officielle les jeunes ayant pris part au projet. Voici quelques suggestions : - Leur envoyer une lettre de remerciement signée personnellement par l administration de la municipalité. - Leur faire suivre les impressions positives de vos collègues par rapport à leur travail. DIMENSION 1 DIMENSION 2 DIMENSION 3 DIMENSION 4 - Avec leur consentement, publier des photos et des articles qui détaillent l expérience du projet dans le journal municipal ou sur le site internet officiel. Citez-les directement dans l article. - Fournissez-leur des lettres de référence. Il peut parfois être difficile de dérocher un premier emploi, une référence de la municipalité est toujours un bon atout dans un curriculum vitae. - Invitez-les à diner en groupe, organisez une petite fête de remerciement. - Prenez le temps de les saluer et de vous informer de leurs nouveaux projets lorsque vous les croisez. Respect de la vie privée Comme les adultes, les jeunes ont droit au respect de leur vie privée. Voici quelques conseils : 1. Prenez connaissance des règlements encadrant le travail avec les mineurs au sein des institutions avec lesquelles vous collaborez, le cas échéant. 2. Lorsque vous faites des envois de masse par courriel, mettez les adresses courriel des jeunes en CCi (cachées). 3. Soyez prêts à intervenir si des discussions sur les médias sociaux comme Facebook prennent une tournure inattendue. 4. Demandez l autorisation des jeunes (et de leurs parents, le cas échéant) pour publier des photos d eux ou pour les citer. \ 32 \

33 FAIRE L ÉVALUATION DU PROJET... En bref, la dimension d évaluation et de suivi du projet collaboratif vise à assurer la pérennité des autres projets collaboratifs que vous mettrez sur pied avec les jeunes. L évaluation devrait être un réflexe qui teinte l ensemble de la démarche. À chaque rencontre, assurez-vous que les jeunes aient un espace pour évaluer l avancement du travail et la qualité des rapports au sein de l équipe. Assurez-vous de prévoir une rencontre plus tard dans l échéancier dédiée uniquement à faire le bilan du projet. Par la suite, entretenez les relations que vous avez créées avec les jeunes, ceci vous aidera à établir une culture de la participation chez les jeunes au sein de la vie municipale. DIMENSION 1 DIMENSION 4 DIMENSION 3 DIMENSION 2 / 33 /

34 ÉTABLIR UNE CULTURE DE PARTICIPATION JEUNESSE Une Municipalité amie des enfants vise à travailler avec les jeunes sur les sujets qui les concernent. Les enjeux qui touchent les jeunes sont variés : ainsi vous pouvez solliciter leur participation et mettre à profit leur créativité et leur soif d engagement dans une multitude de domaines de la vie municipale. Le réseau d enjeux qui touchent les jeunes Alimentation Relations internationales Aménagement Santé Économie Sécurité LES JEUNES Service de police Éducation Loisirs Éducation sexuelle Mobilité En menant des projets participatifs avec les jeunes, vous serez naturellement poussés à faire évoluer certaines pratiques. Pour établir une Municipalité amie des enfants viable, il est important de réunir certaines conditions gagnantes : \ 34 \

35 1 2 3 Engagement envers le personnel qui élabore des projets participatifs. Un bon projet participatif se distingue par la façon dont il permet l épanouissement et le développement des acteurs concernés. Ainsi, le personnel qui s engage dans les projets participatifs doit sentir que la valeur de la démarche dans laquelle il s investit est reconnue et valorisée par ses pairs. Le temps passé à échanger avec les jeunes, à faire des marches exploratoires avec eux et à les aider à organiser une conférence de presse doit être reconnu comme un travail nécessaire et utile. La démarche participative présentée dans ce guide ne réclame pas plus de travail. Elle réclame par contre de travailler différemment et de revoir les standards de performance généralement associés aux projets. Collaboration entre les divers départements La diversité dans les sujets qui touchent les jeunes appelle à une collaboration accrue entre les divers départements et services de la municipalité. Par exemple, le dossier de l aménagement des espaces publics pour les jeunes peut être porté par une collaboration entre service des loisirs et le service d urbanisme. Au même titre, le département des communications et le CLSC local pourraient aussi développer des liens plus étroits pour un projet sur les saines habitudes de vie. Il faut être prêt à voir évoluer vos pratiques et à travailler de façon transversale entre les divers départements. Création de partenariats Si vous manquez de certaines ressources, il existe certaines organisations et institutions qui peuvent s avérer de précieux alliés. Si vous avez de la difficulté à établir un contact avec les jeunes, plusieurs groupes communautaires peuvent vous épauler dans cette étape. Si vous avez besoin de soutien pour une marche exploratoire ou une charrette de design participatif, les étudiants des universités et des CÉGEPS de la région pourraient être intéressés par cette opportunité de stage. Les artistes et les commerçants locaux peuvent aussi s avérer de précieux alliés pour aller rejoindre les jeunes. Soyez imaginatifs et ouverts, il est possible d établir des partenariats satisfaisants pour tous qui allègeront la tâche au personnel municipal. Je donnerais comme conseil aux municipalités de se trouver des partenaires universitaires. C est un contact qui nous tient à jour et qui nous donne un certain recul sur notre travail quotidien. On offre aux chercheurs universitaires un terrain de recherche et en échange, on profite de leur expertise. De plus, c est parfois plus crédible quand c est quelqu un de l extérieur qui formule des critiques. Des fois, à l interne, pour ne pas décourager ou déplaire on va éviter d aborder certains problèmes. - Directeur du service des loisirs d une municipalité accréditée. / 35 /

36 Établir une culture de communication avec les jeunes Pour entretenir le «momentum» que suscitent les projets participatifs intergénérationnels, il est important d établir une culture de communication avec les jeunes. Plus les jeunes seront au fait des activités de la municipalité et des projets qu elle mène en collaboration avec eux, plus ils se sentiront concernés par le devenir de leur communauté. Voici quelques suggestions pour instaurer une culture de communication avec les jeunes : 1. Ajoutez une section jeunesse dans le journal local. 2. Publiez des communiqués de presse produits en collaboration avec les jeunes pour publier l avancement et les résultats de vos projets collaboratifs. 3. Offrez aux jeunes l opportunité de s exprimer via la radio ou la télévision locale au moyen d une capsule ou d une émission. 4. Optez pour une combinaison de plusieurs moyens de communication, incluant les plus traditionnels comme les affiches. 5. Identifiez des lieux d affichage stratégiques fréquentés par les jeunes. 6. Rejoignez les jeunes à travers les ambassadeurs naturels pour faire passer les messages de la Ville : les parents, le personnel éducatif, les professeurs, etc. 7. Utilisez les réseaux sociaux. 4 Élaboration d une vision à long terme. Ce guide a pour objectif d inspirer et d outiller les municipalités intéressées à être accréditées Municipalité amie des enfants. La démarche proposée dans ce guide doit être vue comme un cadre de référence et non pas comme une marche à suivre rigide. Si certains éléments ont retenu votre attention, tentez de les mettre en application dès votre prochain projet. Petit à petit, vous façonnerez ainsi une démarche participative adaptée à votre contexte municipal. Permettre aux jeunes d accéder aux espaces décisionnels constitue une façon d assurer des changements positifs et durables dans nos communautés. Établir une culture de participation jeunesse au sein de votre municipalité, c est vous engager à bâtir une communauté plus accueillante et plus inclusive pour tous. \ 36 \

37 POUR ALLER PLUS LOIN... Concernant la section À qui s adresse ce guide Site web du projet Municipalité amie des enfants, du Carrefour municipal action et famille. Site web UNICEF Concernant la section Qu est-ce qu une municipalité amie des enfants Site web de l initiative Child Friendly Cities, UNICEF (en anglais) Rapport : La situation des enfants dans le monde 2012 : Les enfants dans un monde urbain, UNICEF Concernant la section Les formes de participation des jeunes Hart, Roger (1997) Children s Participation. The Theory and Practice of Involving Young Citizens in Community Development and Environmental Care. London. Earthscan. Concernant la section La participation des jeunes, tout le monde y gagne et mythes et réalités par rapport aux jeunes Chawla, Louise (2002) Growing Up in an Urbanising World. London. Earthscan Torres, Juan (2009) L enfant et la ville : aménager pour grandir ensemble. Institut Vanier de la famille. newsitem.php?itemid=124#.uhbxcbzkfeo Guide de l UNICEF pour la mise en oeuvre de la Convention relative aux droits de l enfant (analyse et interprétation de chaque article de la Convention) index_43110.html Comité des droits de l enfant. (2009). Observation générale n o 12. Le droit de l enfant d être entendu. AdvanceVersions/CRC-C-GC-12_fr.pdf Save the Children. Petit guide à l usage de ceux qui souhaitent consulter les enfants. Recueil des bonnes pratiques. Concernant les dimensions d une démarche participative Driskell, David (2002) Creating Better Cities with Children and Youth. A Manual for Participation. London. Earthscan. Faire participer les jeunes au changement social : définir un nouvel horizon. Blanchet-Cohen, Natasha, Elaina Mack et Michel Cook. resources/report/youthscape-guidebookchanging-the-landscape-involving-youth-in-s Forum jeunesse centre-du-québec (2011) 6 étapes pour faire place au jeunes : Guide à l intention des instances décisionnelles du Centre-du-Québec. qc.ca/client/uploads/2012/ pdf Grandir en ville Canada (2005) Outils créatifs : l engagement des jeunes dans la communauté. training_manuals/creative_tools Groupe intérêt jeunesse (2006) Des jeunes et des projets : un guide pour encourager la participation des jeunes. media/gp_7_foksabouge-prod.pdf Latendresse Josée et Blanchet-Cohen Natasha (2010) Engager les jeunes au sein de nos milieux. web.pdf / 37 /

38

39 Sous la direction de : Natasha Blanchet-Cohen et Juan Torres Collaborateurs : Marie-Sophie Banville, Giulietta di Mambro et Olivier Martin-Cloutier Comité aviseur : Marc-André Plante, Laurianne Carpentier-Désormeaux, Maryse Bédard-Allaire, Hélène Moïse Conception graphique : Brigitte Lavallée et Marie-Sophie Banville Remerciements particuliers : à tous les jeunes et adultes associés aux projets derecherches à Saint-Julie et Victoriaville ISBN :

40

Qui doit s occuper du suivi et de l évaluation?

Qui doit s occuper du suivi et de l évaluation? 5. Qui doit s occuper du suivi et de l évaluation? S occuper ne signifie pas rassembler des informations auprès de quelqu un, mais participer à la prise de décisions concernant l évaluation et à sa réalisation.

Plus en détail

ANNEXE 4. Réaliser un diagnostic de sécurité Principales méthodes de collecte d information. (Module 3, partie I, section 2.5)

ANNEXE 4. Réaliser un diagnostic de sécurité Principales méthodes de collecte d information. (Module 3, partie I, section 2.5) ANNEXE 4 Réaliser un diagnostic de sécurité Principales méthodes de collecte d information (Module 3, partie I, section 2.5) Dans les pages qui suivent, nous présentons neuf méthodes de collecte d information.

Plus en détail

Idées nouvelles recherchent avocats du diable. Récolte

Idées nouvelles recherchent avocats du diable. Récolte Idées nouvelles recherchent avocats du diable (et vice-versa...) Récolte de la rencontre du 6 octobre 2015 Et si notre milieu était appelé à s adapter, sommes-nous vraiment à l écoute de ces aînés qui

Plus en détail

Profils. COMPÉTENCE de COMMUNICATION ÉBAUCHE. ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche

Profils. COMPÉTENCE de COMMUNICATION ÉBAUCHE. ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche C Profils COMPÉTENCE de COMMUNICATION ÉBAUCHE ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche C Profils COMPÉTENCE de COMMUNICATION APERÇU La compétence de communication englobe l ensemble des aptitudes

Plus en détail

Plate-forme pédagogique

Plate-forme pédagogique Plate-forme pédagogique Le programme éducatif «Accueillir la petite enfance» En tant que CPE, nous appliquons le programme éducatif du ministère «Accueillir la petite enfance». Ce programme a pour but

Plus en détail

Cultiver le goût d entreprendre à l école

Cultiver le goût d entreprendre à l école DÉFI DE L ENTREPRENEURIAT JEUNESSE OFFRE DE SERVICE Cultiver le goût d entreprendre à l école Le Carrefour jeunesse-emploi de Shawinigan vous présente son Guide d ateliers pédagogiques pour les élèves

Plus en détail

Café urbain : mode d emploi

Café urbain : mode d emploi Document du Centre Saint-Pierre, Montréal Café urbain : mode d emploi Qu est-ce qu un Café urbain? Cette appellation désigne une série de rencontres pouvant être organisées chaque année par un ou plusieurs

Plus en détail

POUR QUE LES JEUNES. adoptent les modes de transport actif

POUR QUE LES JEUNES. adoptent les modes de transport actif POUR QUE LES JEUNES adoptent les modes de transport actif 1 L activité physique Le saviez-vous? Un mode de vie physiquement actif, c est une manière d être, une façon de vivre où l activité physique, sous

Plus en détail

Mon portrait Renseignements généraux Les renseignements généraux font état des principales caractéristiques du jeune. On y trouve quand, où et avec

Mon portrait Renseignements généraux Les renseignements généraux font état des principales caractéristiques du jeune. On y trouve quand, où et avec MON PORTRAIT Ce portrait, obtenu à partir du questionnaire en ligne, permet de structurer l échange avec le jeune en vue de planifier les actions à entreprendre. Il procure à celui-ci un bilan de ses réponses

Plus en détail

DONNÉES PRÉLIMINAIRES POUR L ENSEIGNANTE OU L ENSEIGNANT

DONNÉES PRÉLIMINAIRES POUR L ENSEIGNANTE OU L ENSEIGNANT Guide d enseignement et Feuilles d activité de l élève DONNÉES PRÉLIMINAIRES POUR L ENSEIGNANTE OU L ENSEIGNANT Qu est-ce que l intimidation (bullying)? L intimidation est le fait de tourmenter de façon

Plus en détail

Est-ce que les parents ont toujours raison? Épisode 49

Est-ce que les parents ont toujours raison? Épisode 49 Est-ce que les parents ont toujours raison? Épisode 49 Fiche pédagogique Le thème du 49 e épisode dirige l attention sur une question fondamentale lorsqu il s agit de développer la pensée des enfants,

Plus en détail

Mémoire. La littératie financière. en perspective avec la planification financière. l Institut québécois de planification financière

Mémoire. La littératie financière. en perspective avec la planification financière. l Institut québécois de planification financière Mémoire La littératie financière en perspective avec la planification financière présenté par l Institut québécois de planification financière au Groupe de travail sur la littératie financière le 31 mai

Plus en détail

Stratégie de participation Jeunesse

Stratégie de participation Jeunesse Stratégie de participation Jeunesse Contexte La Stratégie de participation Jeunesse repose sur le Colloque jeunesse de la Croix-Rouge canadienne, qui a eu lieu à St. John s, à Terre-Neuve, du 14 au 17

Plus en détail

Que devez-vous faire à titre de mentor et de moniteur de formation?

Que devez-vous faire à titre de mentor et de moniteur de formation? : Le Guide du compagnon sur la formation d un apprenti Que devez-vous faire à titre de mentor et de moniteur de formation? Soyez d abord fier. Vous êtes sur le point d accomplir un travail exceptionnel

Plus en détail

GUIDE DE CONSOLIDATION D ÉQUIPE POUR LES ÉQUIPES DE SOINS PRIMAIRES DE L ONTARIO Module 2 : Consolider une équipe

GUIDE DE CONSOLIDATION D ÉQUIPE POUR LES ÉQUIPES DE SOINS PRIMAIRES DE L ONTARIO Module 2 : Consolider une équipe GUIDE DE CONSOLIDATION D ÉQUIPE POUR LES ÉQUIPES DE SOINS PRIMAIRES DE L ONTARIO Module 2 : Consolider une équipe Révisé en décembre 2012 Objectif du guide L objectif du guide est de vous aider, votre

Plus en détail

Trousse du présentateur 2014-2015. Cégeps Technique de comptabilité et de gestion

Trousse du présentateur 2014-2015. Cégeps Technique de comptabilité et de gestion Trousse du présentateur 2014-2015 Cégeps Technique de comptabilité et de gestion _pager votre passion. Pros recherchés! Vous avez en main la trousse du présentateur de l Ordre des CPA du Québec. Celle-ci

Plus en détail

AU NOM DE: L Association canadienne pour l avancement des femmes, du sport et de l activité physique (ACAFS)

AU NOM DE: L Association canadienne pour l avancement des femmes, du sport et de l activité physique (ACAFS) Programmes d activités physiques s parascolaires pour les filles et les jeunes femmes POLITIQUE ET RECOMMANDATIONS DROIT D AUTEUR 2011 ACAFS Octobre 2011 Les fournisseurs de programmes d activités physiques

Plus en détail

CONCLUSIONS DU FORUM DES JEUNES

CONCLUSIONS DU FORUM DES JEUNES 38 e session, Paris 2015 38 C 38 C/19 1 er novembre 2015 Original anglais Point 4.5 de l ordre du jour provisoire CONCLUSIONS DU FORUM DES JEUNES Du 26 au 28 octobre 2015, environ 500 jeunes femmes et

Plus en détail

Résumé: Perceptions des étudiants universitaires au sujet des carrières du secteur communautaire

Résumé: Perceptions des étudiants universitaires au sujet des carrières du secteur communautaire Résumé: Perceptions des étudiants universitaires au sujet des carrières du secteur communautaire Mars 2010 Le Conseil RH fait progresser les enjeux relatifs à la main-d œuvre communautaire. En tant que

Plus en détail

ATELIER DE VALIDATION DES SCÉNARIOS

ATELIER DE VALIDATION DES SCÉNARIOS VERSION JUIN 2014 COMPRENDRE SON QUARTIER et EXPLORER DES SOLUTIONS ATELIER DE VALIDATION DES SCÉNARIOS Toute forme de reproduction et de diffusion des outils du projet QVAS est encouragée à condition

Plus en détail

Contenu du Guide du parent

Contenu du Guide du parent Guide des parents Contenu du Guide du parent Introduction du Guide du parent... 3 Les activités avec les parents.... 4 Rencontres personnelles avec le coach... 4 Petites rencontres entre parents et coach....

Plus en détail

PRÉSENTATION DU PROGRAMME ET DES MODULES DE FORMATION

PRÉSENTATION DU PROGRAMME ET DES MODULES DE FORMATION PRÉSENTATION DU PROGRAMME ET DES MODULES DE FORMATION ORIGINES ET FONDEMENTS DU PROGRAMME La mission du Mouvement Desjardins, en tant qu institution financière coopérative, l amène à s investir dans l

Plus en détail

Nouer des relations saines : Apprendre à écouter

Nouer des relations saines : Apprendre à écouter Nouer des relations saines : Apprendre à écouter Résultats d apprentissage du programme Santé et préparation pour la vie, Alberta Education Les élèves vont : R 7.5 examiner les caractéristiques inhérentes

Plus en détail

PRIMAIRE. 1er cycle, 2e année. Les tâches familiales. Planification des activités

PRIMAIRE. 1er cycle, 2e année. Les tâches familiales. Planification des activités DES OUTILS DE PROMOTION ET DE PRÉVENTION EN MATIÈRE DE SEXUALITÉ JEUNESSE SITUATION D APPRENTISSAGE ET D ÉVALUATION EN MATHÉMATIQUE Les tâches familiales Planification des activités PRIMAIRE 1er cycle,

Plus en détail

Une expérience de codéveloppement au Service de police de la ville de Montréal

Une expérience de codéveloppement au Service de police de la ville de Montréal Une expérience de codéveloppement au Service de police de la ville de Montréal Vincent Arseneau, M.A.P. Chef de la formation au SPVM vincent.arseneau@spcum.qc.ca RÉSUMÉ Ce texte rend compte d une expérience

Plus en détail

Étude 2013 sur la. reconnaissance des bénévoles. Contenu. Comment les bénévoles canadiens souhaitent-ils que leurs contributions soient reconnues?

Étude 2013 sur la. reconnaissance des bénévoles. Contenu. Comment les bénévoles canadiens souhaitent-ils que leurs contributions soient reconnues? Étude 2013 sur la reconnaissance des bénévoles Contenu Objectifs et méthodologie de la 2 recherche 3 Principaux résultats 4 Engagement bénévole Reconnaissance des bénévoles 6 Comment les bénévoles canadiens

Plus en détail

LES PERSPECTIVES DES FEMMES SUR LA GOUVERNANCE MUNICIPALE INCLUSIVE

LES PERSPECTIVES DES FEMMES SUR LA GOUVERNANCE MUNICIPALE INCLUSIVE LES PERSPECTIVES DES FEMMES SUR LA GOUVERNANCE MUNICIPALE INCLUSIVE Une nouvelle analyse du livre pêche Juin 2009 Initiative : une ville pour toutes les femmes IVTF L est un partenariat entre des femmes

Plus en détail

La relève. Notre région

La relève. Notre région 1 Montréal est le milieu de vie de 575 000 jeunes 1, qu ils soient étudiants ou travailleurs, qu ils viennent des régions ou des quatre coins du globe, ils contribuent à leur manière au développement de

Plus en détail

À la découverte de notre quartier

À la découverte de notre quartier Éveil au Langage et Ouverture à la Diversité Linguistique À la découverte de notre quartier 1/14 Résumé de la situation d apprentissage et d évaluation : Les élèves réalisent en équipe des affiches, murales

Plus en détail

POLITIQUE POUR UNE SAINE ALIMENTATION ET UN MODE DE VIE PHYSIQUEMENT ACTIF (Adoptée le 12 décembre, 2008)

POLITIQUE POUR UNE SAINE ALIMENTATION ET UN MODE DE VIE PHYSIQUEMENT ACTIF (Adoptée le 12 décembre, 2008) POLITIQUE POUR UNE SAINE ALIMENTATION ET UN MODE DE VIE PHYSIQUEMENT ACTIF (Adoptée le 12 décembre, 2008) 1. INTRODUCTION En octobre 2006, le gouvernement du Québec lançait son Plan d action gouvernemental

Plus en détail

4 e escale : Évaluation (ou bilan)

4 e escale : Évaluation (ou bilan) 4 e escale : Évaluation (ou bilan) Dernière escale avant d arriver à bon port : l évaluation! Cette étape peut paraître bien anodine en terme d impact sur votre action (puisque celle-ci est déjà passée!),

Plus en détail

- Guide du participant -

- Guide du participant - Il se produit plusieurs centaines de tremblements de terre chaque année au Québec, répertoriés principalement dans trois zones distinctes, soit Charlevoix-Kamouraska, Ouest du Québec et Bas-Saint-Laurent-Côte-Nord.

Plus en détail

L Approche CPA 6 - Communication

L Approche CPA 6 - Communication L Approche CPA 6 - Communication La présente fiche d information porte sur la communication, qui, comme le montre le diagramme ci-dessous, constitue le dernier volet de l Approche CPA. Pour avoir un aperçu

Plus en détail

Banque des commentaires reliés aux compétences de l éducation préscolaire 1

Banque des commentaires reliés aux compétences de l éducation préscolaire 1 Banque des commentaires reliés aux compétences de l éducation préscolaire 1 Document conçu et réalisé par Danièle Beaudoin, Marina Drolet, Isabelle Gagné et Éloise Lavoie révisé par Liette Champagne Le

Plus en détail

Congrès ACFAS 7 mai 2013 Résumé des discussions du World Café. Thème 1 : Comment intégrer le développement durable dans un cours postsecondaire?

Congrès ACFAS 7 mai 2013 Résumé des discussions du World Café. Thème 1 : Comment intégrer le développement durable dans un cours postsecondaire? Congrès ACFAS 7 mai 2013 Résumé des discussions du World Café Thème 1 : Comment intégrer le développement durable dans un cours postsecondaire? Cette question s inscrit dans le contexte où plusieurs acteurs

Plus en détail

MÉMOIRE LE RÉGIONAL DES MAISONS DE

MÉMOIRE LE RÉGIONAL DES MAISONS DE 22 SEPTEMBRE 2015 MÉMOIRE LE RÉGIONAL DES MAISONS DE JEUNES DE QUÉBEC APPUYÉ PAR Pilier Jeunesse Maison des Jeunes de Les Saules et de Lebourgneuf 4040 rue Michelet Québec QC G1P4J3 T.418.877.4741 pilierjeunesse@gmail.com

Plus en détail

OBSERVATOIRE QUÉBÉCOIS SUR LA MALTRAITANCE ENVERS LES ENFANTS

OBSERVATOIRE QUÉBÉCOIS SUR LA MALTRAITANCE ENVERS LES ENFANTS OBSERVATOIRE QUÉBÉCOIS SUR LA MALTRAITANCE ENVERS LES ENFANTS Décembre 2013 Pourquoi un observatoire sur la maltraitance? Sérieux problème Multitude d acteurs Fragmentation Besoin de convergence La maltraitance

Plus en détail

Avis de la Fédération des commissions scolaires du Québec

Avis de la Fédération des commissions scolaires du Québec Avis de la Fédération des commissions scolaires du Québec dans le cadre de la consultation de la Commission des relations avec le citoyen sur le deuxième plan d action gouvernemental pour l égalité entre

Plus en détail

RÉUSSIR UNE DEMANDE DE SUBVENTION

RÉUSSIR UNE DEMANDE DE SUBVENTION RÉUSSIR UNE DEMANDE DE SUBVENTION Bonjour! Bienvenue à l atelier : «Comment réussir une demande de subvention» Cet atelier a pour but de vous familiariser avec divers éléments de base liés à la demande

Plus en détail

pour les scouts et les scouts aventuriers

pour les scouts et les scouts aventuriers pour les scouts et les scouts aventuriers Thème : intimidation et violence verbale Tout commence avec les Scouts. Programme Démarrage pour les scouts et les scouts aventuriers Thème : intimidation et violence

Plus en détail

MANAGER POUR LA PREMIÈRE FOIS

MANAGER POUR LA PREMIÈRE FOIS Frédéric Crépin MANAGER POUR LA PREMIÈRE FOIS, 2004. ISBN : 2-7081-3140-0 5 Chapitre 1 idées reçues sur les managers et le management au quotidien Idée reçue n 1 : managers et salariés doivent avoir les

Plus en détail

Plaidoyer relatif à l offre de formation qualifiante de courte durée dans les Instituts Nationaux de Jeunesse et de Sports

Plaidoyer relatif à l offre de formation qualifiante de courte durée dans les Instituts Nationaux de Jeunesse et de Sports Plaidoyer relatif à l offre de formation qualifiante de courte durée dans les Instituts Nationaux de Jeunesse et de Sports 1 PRéambule 2 PRoblématique Les Instituts Nationaux de Jeunesse et de Sports ont

Plus en détail

Envisager la vie en résidence: quand réflexions et émotions orientent notre choix

Envisager la vie en résidence: quand réflexions et émotions orientent notre choix Envisager la vie en résidence: quand réflexions et émotions orientent notre choix Contenu 03 04 06 08 13 Introduction: Est-ce le moment? Un contexte propice à la discussion Une amorce positive à la discussion

Plus en détail

Liens entre les programmes

Liens entre les programmes Liens entre les programmes Accueillir la petite enfance du ministère de la Famille et des Ainés Éducation préscolaire du ministère de l Éducation Jocelyne Grenier Conseillère pédagogique à la petite enfance

Plus en détail

COMPTE RENDU ANIMATION Activités scientifiques à l école maternelle mars 2010

COMPTE RENDU ANIMATION Activités scientifiques à l école maternelle mars 2010 DVD APPRENDRE la science et la technologie à l école SCEREN distribué aux écoles ou aux participants Plan 1. Les attentes institutionnelles ( programmes 2008) 2. Des éléments essentiels à connaître 3.

Plus en détail

PROFIL DE COMPÉTENCES

PROFIL DE COMPÉTENCES PROFIL DE COMPÉTENCES Direction et direction adjointe à la gestion d un établissement scolaire Bureau du recrutement, des stages et du développement des compétences Service de la gestion des personnes

Plus en détail

4720.5560.46 (septembre 2009) 30 %

4720.5560.46 (septembre 2009) 30 % 4720.5560.46 (septembre 2009) 30 % Prévenir le jeu excessif chez les adolescents C est toujours gagnant! Pourquoi ce dépliant? [ ] Le rôle des parents est déterminant dans la prévention du jeu excessif

Plus en détail

Note de synthèse de l OCDE sur la gestion publique Impliquer les citoyens : L information, la consultation et la participation du public dans le processus de prise de décision Retirer les bénéfices Investir

Plus en détail

Guide du responsable d'une assemblée de cuisine

Guide du responsable d'une assemblée de cuisine 1 2 Novembre 2013 Version du document: 4.0 3 Merci de vous impliquer et d incarner le changement Vous faites maintenant partie du plus grand mouvement politique au Québec. Vous êtes de ceux et celles qui

Plus en détail

Texte 9 Analyse des causes de la non-persistance Études portant sur la non-persistance dans trois programmes du Collège

Texte 9 Analyse des causes de la non-persistance Études portant sur la non-persistance dans trois programmes du Collège Texte 9 Analyse des causes de la non-persistance Études portant sur la non-persistance dans trois programmes du Collège LASNIER, Monique. Plan institutionnel d'aide à la réussite et à la persistance.collège

Plus en détail

POURQUOI CONNECTER UNE ÉCOLE À L INTERNET?

POURQUOI CONNECTER UNE ÉCOLE À L INTERNET? 61 POURQUOI CONNECTER UNE ÉCOLE À L INTERNET? L école de Pinay est connectée depuis deux ans et demi à l Internet. Cela laisse suffisamment de recul pour une réflexion sur cette pratique. Il convient pour

Plus en détail

Danny Brochu, conseiller d orientation Stéphanie Côté, enseignante

Danny Brochu, conseiller d orientation Stéphanie Côté, enseignante Danny Brochu, conseiller d orientation Stéphanie Côté, enseignante Nom, école Ce qui vous amène Ce que je connais de l entrepreneuriat étudiant 2 2000.réflexion sur les programmes et sur l entrepreneurship

Plus en détail

Présenté devant la Commission des finances publiques du Québec Dans le cadre des consultations sur le Projet de loi 130

Présenté devant la Commission des finances publiques du Québec Dans le cadre des consultations sur le Projet de loi 130 POUR LE MAINTIEN DU CONSEIL DES AÎNÉS Présenté devant la Commission des finances publiques du Québec Dans le cadre des consultations sur le Projet de loi 130 1 er février 2011 Réseau FADOQ Responsables

Plus en détail

Circulaire n 108. OBJET: Régulation des travaux à domicile dans l enseignement fondamental

Circulaire n 108. OBJET: Régulation des travaux à domicile dans l enseignement fondamental Bruxelles, le 13 mai 2002 Circulaire n 108 OBJET: Régulation des travaux à domicile dans l enseignement fondamental En sa séance du 27 mars 2001, le Parlement de la Communauté française a adopté le décret

Plus en détail

L affirmation de soi. Docteur Dominique Servant Unité stress et anxiété CHRU de Lille

L affirmation de soi. Docteur Dominique Servant Unité stress et anxiété CHRU de Lille L affirmation de soi Docteur Dominique Servant Unité stress et anxiété CHRU de Lille S affirmer «Communiquer de façon affirmée, c est exprimer ses sentiments et ses façons de voir, par des mots, des gestes,

Plus en détail

Plate-forme pédagogique

Plate-forme pédagogique Plate-forme pédagogique Historique du Centre de la petite enfance de Saint-Lambert Agathe la Girafe Le Centre de la Petite Enfance de Saint-Lambert Agathe la Girafe est une garderie qui détient un permis

Plus en détail

Stratégie visant des écoles saines

Stratégie visant des écoles saines Chapitre 4 Section 4.03 Ministère de l Éducation Stratégie visant des écoles saines Suivi des audits de l optimisation des ressources, section 3.03, Rapport annuel 2013 APERÇU DE L ÉTAT DES RECOMMANDATIONS

Plus en détail

Pour rappel, l entretien annuel est un acte de management qui recouvre trois principales fonctions :

Pour rappel, l entretien annuel est un acte de management qui recouvre trois principales fonctions : L entretien annuel d évaluation : mode d emploi De quoi parlons-nous? Après avoir montré que l évaluation est un acte de management chargé d enjeux pour l ensemble des acteurs de l entreprise (cf. Fiche

Plus en détail

Déroulement de l activité

Déroulement de l activité Enseignement des habiletés sociales au primaire Groupe 4 : Solutions de rechange à l agression Habileté 42 : Accepter des conséquences Chantal Thivierge Fiche de planification Habileté sociale : ACCEPTER

Plus en détail

QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR?

QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR? QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR? Source: DUMONT, Nicole. Femmes d aujourd hui, Vol. 1 No. 8., janvier 1996. On dit de certaines personnes qu elles n ont pas de tête ou qu elles n ont pas de

Plus en détail

La Loi québécoise et la Stratégie gouvernementale de développement durable

La Loi québécoise et la Stratégie gouvernementale de développement durable La Loi québécoise et la Stratégie gouvernementale de développement durable Robert Lauzon, directeur Bureau de coordination du développement durable Association québécoise de vérification environnementale

Plus en détail

Planifier avec les expériences clés pour les enfants de 3 à 5 ans

Planifier avec les expériences clés pour les enfants de 3 à 5 ans Planifier avec les expériences clés pour les enfants de 3 à 5 ans Ginette Hébert formatrice en petite enfance AFÉSÉO FORUM 2012 Cette formation s appuie sur mon expérience d accompagnement d éducatrices

Plus en détail

direction de l éducation conseil en matière de gouvernance Partie A : L évaluation du rendement de la Partie B : L autoévaluation du rendement du

direction de l éducation conseil en matière de gouvernance Partie A : L évaluation du rendement de la Partie B : L autoévaluation du rendement du CORPORATION DES SERVICES EN ÉDUCATION DE L ONTARIO Programme de perfectionnement professionnel des membres des conseils scolaires Modules 5 Partie A : L évaluation du rendement de la direction de l éducation

Plus en détail

LIVRET DE STAGE. (Séquence d observation en milieu professionnel) Du 18 novembre au 22 novembre 2013 COLLÈGE NICOLAS COPERNIC MONTMAGNY

LIVRET DE STAGE. (Séquence d observation en milieu professionnel) Du 18 novembre au 22 novembre 2013 COLLÈGE NICOLAS COPERNIC MONTMAGNY COLLÈGE NICOLAS COPERNIC Collège Nicolas Copernic 8, ruelle Marianne 95360 Montmagny : 01 39 83 46 17 : 01 39 8424 30 Site : www.clg-copernicmontmagny.ac-versailles.fr/ MONTMAGNY LIVRET DE STAGE Ce livret

Plus en détail

L endettement chez les jeunes Rapport final

L endettement chez les jeunes Rapport final L endettement chez les jeunes Rapport final Résultats du sondage pour le secteur d Alma L école secondaire Séminaire Marie-Reine-du-Clergé ainsi que le Collège d Alma Remis au : Service budgétaire de Lac-

Plus en détail

PROGRAMME DE MENTORAT

PROGRAMME DE MENTORAT CONSEIL SCOLAIRE ACADIEN PROVINCIAL PROGRAMME DE MENTORAT ÉNONCÉ PRATIQUE Le Conseil scolaire acadien provincial désire promouvoir un programme de mentorat qui servira de soutien et d entraide auprès des

Plus en détail

Six étapes pour faire une. place aux jeunes. Guide à l intention des instances décisionnelles de l île de Montréal

Six étapes pour faire une. place aux jeunes. Guide à l intention des instances décisionnelles de l île de Montréal Six étapes pour faire une place aux jeunes Guide à l intention des instances décisionnelles de l île de Montréal TABLE DES MATIÈRES Avant-propos Opération «Prends ta place!» Première étape Comprendre l

Plus en détail

Conseil régional. Plan d action régional Outaouais 2014-2017

Conseil régional. Plan d action régional Outaouais 2014-2017 Conseil régional Plan d action régional Outaouais 2014-2017 Dans ce tableau, la numérotation est utilisée afin de faciliter le suivi de la présentation. Légende Palier N signifie national R signifie régional

Plus en détail

UN TRAIT D UNION. Bulletin d information pour les parents et les jeunes Édition 15, volume 4, avril 2014

UN TRAIT D UNION. Bulletin d information pour les parents et les jeunes Édition 15, volume 4, avril 2014 UN TRAIT D UNION Bulletin d information pour les parents et les jeunes Édition 15, volume 4, avril 2014 La Toxicomanie manie! Les relations amoureuses! o La drogue et mon ado que faire? o Action Toxicomanie!

Plus en détail

Quoi faire si votre enfant fugue

Quoi faire si votre enfant fugue Aide-mémoire pour les parents à la recherche d un enfant disparu : Quoi faire si votre enfant fugue La liste de questions suivantes a été préparée pour vous aider à décider des étapes à suivre pour retrouver

Plus en détail

Deuxième Forum d apprentissage du programme ACCA, 25-29 octobre 2010, Dakar, Sénégal

Deuxième Forum d apprentissage du programme ACCA, 25-29 octobre 2010, Dakar, Sénégal Note d orientation Deuxième Forum d apprentissage du programme ACCA, 25-29 octobre 2010, Dakar, Sénégal Évaluer comment l adaptation aux changements climatiques contribue à la réduction de la pauvreté

Plus en détail

Plan de développement global de la communauté francophone de Terre-Neuve-et-Labrador 2014-2019

Plan de développement global de la communauté francophone de Terre-Neuve-et-Labrador 2014-2019 Plan de développement global de la communauté francophone de Terre-Neuve-et-Labrador 2014-2019 Janvier 2015 Table des matières Contexte... 3 Méthodologie... 3 États des lieux... 4 Hier : de grandes réalisations...

Plus en détail

PROGRAMME DE FORMATION DES GESTIONNAIRES DE L UNIVERSITÉ LAVAL

PROGRAMME DE FORMATION DES GESTIONNAIRES DE L UNIVERSITÉ LAVAL PROGRAMME DE FORMATION DES GESTIONNAIRES DE L UNIVERSITÉ LAVAL Contenu VOUS TROUVEREZ DANS CE DOCUMENT Contexte Personnel visé Admissibilité au programme Orientation du programme Compétences clés de gestion

Plus en détail

COMMENT L APP0 EST-IL PERÇU PAR LES ETUDIANTS?

COMMENT L APP0 EST-IL PERÇU PAR LES ETUDIANTS? COMMENT L APP0 EST-IL PERÇU PAR LES ETUDIANTS? Retour sur l expérience vécue par les tuteurs et réflexion sur le ressenti des étudiants ETOUNDI Ulrich, HENRIEL Théo, NAHORNYJ Robin Etudiants en 4 ème année,

Plus en détail

Une école adaptée à tous ses élèves

Une école adaptée à tous ses élèves PRENDRE LE VIRAGE DU SUCCÈS Une école adaptée à tous ses élèves PLAN D'ACTION EN MATIÈRE D'ADAPTATION SCOLAIRE Québec Ministère de l'éducation Une école adaptée à tous ses élèves PRENDRE LE VIRAGE DU SUCCÈS

Plus en détail

Mobiliser son équipe! reconnaissance!

Mobiliser son équipe! reconnaissance! Mobiliser son équipe! Un outil indispensable, la reconnaissance! Agenda La mobilisation Pourquoi s intéresser à la reconnaissance? Les composantes de la reconnaissance Les intervenants Les phrases qui

Plus en détail

LA GESTION ET L ENCADREMENT DES BÉNÉVOLES

LA GESTION ET L ENCADREMENT DES BÉNÉVOLES LA GESTION ET L ENCADREMENT DES BÉNÉVOLES Bonjour! Bienvenue à l atelier : «La gestion et l encadrement de bénévoles» Cet atelier a pour but de vous familiariser avec divers éléments de base liés à la

Plus en détail

Recruter et retenir son personnel bilingue

Recruter et retenir son personnel bilingue STARTER KIT A resource EN BREF from HC Link EN BREF MARS 2014 Recruter et retenir son personnel bilingue Par Estelle Duchon et Andréa Bodkin, Réseau CS Contenu Introduction Recruter son personnel bilingue

Plus en détail

Votre guide pour l organisation d une rencontre de l ensemble des candidates et des candidats

Votre guide pour l organisation d une rencontre de l ensemble des candidates et des candidats Votre guide pour l organisation d une rencontre de l ensemble des candidates et des candidats Élections municipales et scolaires de 2014 en Ontario Le lundi 27 octobre 2014 En Ontario, les élections municipales

Plus en détail

inventaire des mesures existantes définition de la famille

inventaire des mesures existantes définition de la famille 2 POLITIQUE FAMILIALE 3 4 5 6 7 8 8 9 mot du maire mot de la conseillère déléguée à la famille introduction inventaire des mesures existantes portraits de famille mission générale de la politique générale

Plus en détail

RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES ACTEURS DU DÉVELOPPEMENT LOCAL ET DE LA DÉCENTRALISATION / ÉLÉMENTS DE MÉTHODE POUR LA PLANIFICATION LOCALE SOMMAIRE

RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES ACTEURS DU DÉVELOPPEMENT LOCAL ET DE LA DÉCENTRALISATION / ÉLÉMENTS DE MÉTHODE POUR LA PLANIFICATION LOCALE SOMMAIRE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES ACTEURS DU DÉVELOPPEMENT LOCAL ET DE LA DÉCENTRALISATION / ÉLÉMENTS DE MÉTHODE POUR LA PLANIFICATION LOCALE SOMMAIRE 93 93 PERMETTRE LE RENFORCEMENT DE LA DÉMOCRATIE LOCALE

Plus en détail

MÉDIAS SOCIAUX DU WEB 2.0 ET FAD : LES ÉTUDIANTS SONT-ILS PRÊTS? Image tirée de http://developpements.org/web-2-0/

MÉDIAS SOCIAUX DU WEB 2.0 ET FAD : LES ÉTUDIANTS SONT-ILS PRÊTS? Image tirée de http://developpements.org/web-2-0/ MÉDIAS SOCIAUX DU WEB 2.0 ET FAD : LES ÉTUDIANTS SONT-ILS PRÊTS? Image tirée de http://developpements.org/web-2-0/ Présentation, Bruno Poellhuber (Université de Montréal) CLIFAD 8 avril 2011 Taux de réponse

Plus en détail

Passeport pour ma réussite : Mentorat Vivez comme si vous mourrez demain. Apprenez comme si vous vivrez éternellement Gandhi

Passeport pour ma réussite : Mentorat Vivez comme si vous mourrez demain. Apprenez comme si vous vivrez éternellement Gandhi Passeport pour ma réussite : Mentorat Vivez comme si vous mourrez demain. Apprenez comme si vous vivrez éternellement Gandhi Éléments principaux de Passeport pour ma réussite Passeport pour ma réussite

Plus en détail

Les 18 principes du Lean leadership

Les 18 principes du Lean leadership Les 18 principes du Lean leadership Par Jeff Hajek, consultant Lean, auteur et fondateur de Velaction Continuous Improvement Le leadership est un élément essentiel du Lean leadership. Que vous soyez à

Plus en détail

SEMAINE DE PRÉVENTION DE LA TOXICOMANIE ALCOOL / DROGUES / JEUX DE HASARD ET D ARGENT

SEMAINE DE PRÉVENTION DE LA TOXICOMANIE ALCOOL / DROGUES / JEUX DE HASARD ET D ARGENT SEMAINE DE PRÉVENTION DE LA TOXICOMANIE ALCOOL / DROGUES / JEUX DE HASARD ET D ARGENT TU ES ACTIF SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX. MAIS CONNAIS-TU TON PROPRE RÉSEAU SOCIAL? QUELLES SONT LES PERSONNES DE TON ENTOURAGE

Plus en détail

Nouvelle stratégie européenne d action pour la jeunesse «Investir en faveur de la jeunesse et la mobiliser»

Nouvelle stratégie européenne d action pour la jeunesse «Investir en faveur de la jeunesse et la mobiliser» Nouvelle stratégie européenne d action pour la jeunesse «Investir en faveur de la jeunesse et la mobiliser» Odile Quintin Directrice générale de la DG Education et Culture Commission européenne Bruxelles,

Plus en détail

OUVERTURE SUR LA DIVERSITÉ INNOVANTE

OUVERTURE SUR LA DIVERSITÉ INNOVANTE OUVERTURE SUR LA DIVERSITÉ INNOVANTE OUVERTURE SUR LA DIVERSITÉ INNOVANTE Cette fi che est un outil d introduction au concept de la gestion interculturelle. Elle est destinée aux gestionnaires de PME afi

Plus en détail

Nombre de répondants : 72 Nombre approximatif de jeunes :350

Nombre de répondants : 72 Nombre approximatif de jeunes :350 RÉSULTATS DU SONDAGE AUPRÈS DES JEUNES DU SECONDAIRE DE LA VILLE DE PONT-ROUGE Le sondage a été effectué entre le 18 mai et le 31 mai 2015. Les jeunes devaient remplir le sondage directement sur le site

Plus en détail

Indicateurs de la compétence. de l infirmière et infirmier auxiliaire Juin 2003

Indicateurs de la compétence. de l infirmière et infirmier auxiliaire Juin 2003 Indicateurs de la compétence de l infirmière et infirmier auxiliaire Juin 2003 Indicateurs de la compétence de l infirmière et infirmier auxiliaire Édité par : L Ordre des infirmières et des infirmiers

Plus en détail

MÉMOIRE SUR LE PROJET DE PLAN D ACTION FAMILLE DE MONTRÉAL

MÉMOIRE SUR LE PROJET DE PLAN D ACTION FAMILLE DE MONTRÉAL MÉMOIRE SUR LE PROJET DE PLAN D ACTION FAMILLE DE MONTRÉAL NOVEMBRE 2007 Montréal, le 23 novembre 2007 À l attention de Madame Jocelyne Beaudet, Présidente Commission de l Office de consultation publique

Plus en détail

LE GUIDE COMPLET DES SÉMINAIRES POUR LES CLIENTS

LE GUIDE COMPLET DES SÉMINAIRES POUR LES CLIENTS LE GUIDE COMPLET DES SÉMINAIRES POUR LES CLIENTS La croissance de votre entreprise dépend du succès que vous remporterez dans trois domaines d activité précis : 1. les recommandations de clients; 2. les

Plus en détail

Déclaration des jeunes à la Conférence Apprendre ensemble à changer notre monde! 2

Déclaration des jeunes à la Conférence Apprendre ensemble à changer notre monde! 2 Déclaration des jeunes à la Conférence Apprendre ensemble à changer notre monde! 2 Nous, étudiantes et étudiants du réseau des Écoles associées de l UNESCO du Québec, réunis dans le cadre de la Conférence

Plus en détail

Bâtir votre marque employeur : une approche stratégique au recrutement et à la rétention

Bâtir votre marque employeur : une approche stratégique au recrutement et à la rétention Bâtir votre marque employeur : une approche stratégique au recrutement et à la rétention Table des matières Pourquoi est-il si important pour les entreprises d aujourd hui d adopter une stratégie de marque

Plus en détail

Introduction à l évaluation des besoins en compétences essentielles

Introduction à l évaluation des besoins en compétences essentielles Introduction à l évaluation des besoins en compétences essentielles Cet outil offre aux conseillers en orientation professionnelle : un processus étape par étape pour réaliser une évaluation informelle

Plus en détail

L'Autonomie des Jeunes en question. Youg People's autonomy / Junge leute autonomie. Contact / Contact / Berührung

L'Autonomie des Jeunes en question. Youg People's autonomy / Junge leute autonomie. Contact / Contact / Berührung Ján Figel Commissaire européen en charge de l Education, de la Formation, de la Culture et du Multilinguisme Bruxelles p. 2 L'Autonomie des Jeunes en question Youg People's autonomy / Junge leute autonomie

Plus en détail

Questions fréquentes au cours d un entretien d embauche

Questions fréquentes au cours d un entretien d embauche Questions fréquentes au cours d un entretien d embauche Voici donc un ensemble de questions piège posées par les recruteurs ainsi que nos conseils pour y répondre au mieux. Quelles sont vos principales

Plus en détail

UN SUR CINQ : UNE CAMPAGNE DU CONSEIL DE L'EUROPE CONTRE LA VIOLENCE SEXUELLE A L EGARD DES ENFANTS PRINCIPES DIRECTEURS DE LA CAMPAGNE

UN SUR CINQ : UNE CAMPAGNE DU CONSEIL DE L'EUROPE CONTRE LA VIOLENCE SEXUELLE A L EGARD DES ENFANTS PRINCIPES DIRECTEURS DE LA CAMPAGNE UN SUR CINQ : UNE CAMPAGNE DU CONSEIL DE L'EUROPE CONTRE LA VIOLENCE SEXUELLE A L EGARD DES ENFANTS PRINCIPES DIRECTEURS DE LA CAMPAGNE OBJECTIFS DE LA CAMPAGNE La Campagne UN sur CINQ a été lancée à Rome

Plus en détail

Agence canadienne de développement international 200, promenade du Portage Gatineau (Québec) K1A 0G4 Tél. : (819) 997-5006 Sans frais :

Agence canadienne de développement international 200, promenade du Portage Gatineau (Québec) K1A 0G4 Tél. : (819) 997-5006 Sans frais : Agence canadienne de développement international 200, promenade du Portage Gatineau (Québec) K1A 0G4 Tél. : (819) 997-5006 Sans frais : 1-800-230-6349 Télécopieur : (819) 953-6088 (Pour les malentendants

Plus en détail

Comment... Mettre à profit toute l expertise d un Manager de Transition

Comment... Mettre à profit toute l expertise d un Manager de Transition Comment... Mettre à profit toute l expertise d un Manager de Transition À Propos De Management Resources 2 Definir Vos Besoins 4 Tirer Profit Du Potentiel D un Manager De Transition 5 Une Relation Réussie

Plus en détail