RAPPORT DE DIAGNOSTIC DES GOUVERNORATS DE KAIROUAN, SILIANA, KEF ET JENDOUBA

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1 Projet financé par l Union européenne Projet mis en œuvre par l Organisation internationale pour les Migrations Stabiliser les communautés à risque et renforcer la gestion de la migration en appui aux transitions en Egypte, Tunisie et Libye (START) RAPPORT DE DIAGNOSTIC DES GOUVERNORATS DE KAIROUAN, SILIANA, KEF ET JENDOUBA Jendouba : Fernana, Ain Draham et Oued Meliz Kef : Nebeur, Sakiet Sidi Youssef et KalaaKhasba Siliana : Er-rouhia, Kesra et El Aroussa Kairouan : El Alaa, El Ouselatia et Nasrallah

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3 A propos de l association Touensa L association Touensa est été initiée le 12 janvier 2011 via un pacte citoyen lancé sur les réseaux sociaux. Créée par de jeunes quadragénaires, cette initiative vise à contribuer efficacement à la construction de la démocratie en Tunisie. Les moyens pour y arriver n étaient pas clairement définis mais l intention était ferme : la création d une opposition citoyenne forte. Suite à la chute du régime Ben Ali, les fondateurs de cette association décident de renforcer la société civile naissante et, fortement concernés par la réussite du processus démocratique, ils créent donc l Association Touensa pour l éveil et la vigilance. Le bus citoyen, les cafés citoyens, les forums citoyens, «Lahlouba» -la bande dessinée citoyenne-, la plateforme d accès à l information publique «marsoum41.org» et le projet Souk Attanmiafont partie des actions menées avec succès par l association. Aujourd hui, les membres de Touensa ont pour objectif de contribuer au développement humain du citoyen tunisien. L association œuvre donc pour renforcer les capacités des citoyens en agissant dans le cadre des droits de l Hommeuniversels, du droit à une vie digne et du droit à un Etat redevable. Tél Adresse Site internet : 2

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5 L Organisation internationale pour les migrations L Organisation internationale pour les migrations (OIM) croit fermement que les migrations ordonnées, s effectuant dans des conditions décentes, profitent à la fois aux migrants et à la société toute entière. En tant qu organisme intergouvernemental, l OIM collabore avec ses partenaires de la communauté internationale en vue de résoudre les problèmes pratiques de la migration, de mieux faire comprendre les questions de migration, d encourager le développement économique et social grâce à la migration et de promouvoir le respect effectif de la dignité humaine et le bien-être des migrants. Les opinions et les analyses exprimées dans le présent ouvrage ne reflètent pas nécessairement les vues ou les politiques officielles de l Organisation internationale pour les migrations ou celles de la Commission européenne. Organisation internationale pour les migrations (OIM) Tunisie 6 bis Passage du Lac le Bourget Les Berges du Lac, 1053 Tunis Tunisie Tel : Fax : Courrier électronique: Internet: Organisation internationale pour les migrations (OIM) Juillet 2013 Tous droits réservés. Toute reproduction, même partielle de la présente publication est interdite sans autorisation écrite préalable de l éditeur. Elle ne peut être ni enregistrée dans un système d archives, ni transmise par voie électronique ou mécanique, par xérographie, par bande magnétique ou autre. 4

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7 Remerciements L association Touensa présente ses sincères remerciements à toutes les institutions et personnes ayant contribué à mener à bien ce projet. L association Touensa remercie tout particulièrement l Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), principal partenaire de ce projet, pour lui avoir donné la possibilité de mettre en œuvre cette étude et pour avoir accueilli le comité de pilotage, de même que pour avoir revu et affiner le rapport. Nous remercions particulièrement M. Damiano Giampaoli et M. Francesco Lembo pour leur riche collaboration. Nous tenons aussi à remercier les institutions membres du comité de pilotage du projet START, à savoir : -le Ministère de la Formation Professionnelle et de l'emploi ; -le Ministère du Développement et de la Coopération Internationale ; - le Ministère des Affaires Etrangères ; - le Ministère de l Intérieur ; -le Ministère de la Santé ; - le Ministère des Affaires Sociales ; - l ANETI (Agence Nationale pour l'emploi et le Travail Indépendant) ; - l ATCT (Agence Tunisienne pour la Coopération Technique) ; - le Secrétariat d Etat à la Migration et aux Tunisiens à l Etranger. L association Touensa souhaite également remercier M. HoucineGuermazi (Ministère du développement régional et de la planification) ; M. Nabil Bargaoui, M. AkrouchSofiene et M. Lemjed Atu (Comité d'associations Reveduc); M. Nabil Sbeti (UGTT) ; Mme IchrakKhrissi (étudiante en Master à l'isg) ; M. SlimTissaoui (Secrétaire général de l'union régionale du travail) ; AbderraoufEssalah (Directeur régional de l APII), M. AbdessatarRabhi(Directeur du développement régional du Ministère du développement régional et de la planification), M. Samir Rouihem(Gouverneur de Jendouba), M. Belgacem Medini (Premier Délégué), M. AbdelkarimHamoudi (Délégué de Fernana), M.Zied El Karssi (Délégué d'oued Meliz), et M. Hafedh Mansour (Délégué d'ain Draham) ; Monsieur le directeur régional du développement du Kef ; les délégués des délégations de Nebeur, Sakiet Sidi Youssef et Kalâat Khasba ; Monsieur le commissaire régional du développement agricole du Kef ; Monsieur le directeur du bureau régional de l'emploi du Kef ; Monsieur le responsable des études et de la planification au sein du CRDA de Kairouan ; Monsieur le directeur régional de l APIA de Kairouan ; Monsieur le directeur régional de l API de Kairouan ; Messieurs les maires, délégués et secrétaires généraux des délégations d El Alâa, Nasrallah et Ouslatia. 6

8 Nous remercions tous les représentants de l'administration publique régionale et locale qui ont contribué à ces enquêtes de même que les membres de la société civile qui ont participé à nos réunions. L association Touensa tient également à remercier les services administratifs, logistiques et financiers des différentes institutions pour leur appui. Et enfin, l association Touensa tient à remercier l OIM et l UE pour les ressources mises à sa disposition. 7

9 Table des matières A propos de l association Touensa... 2 L Organisation internationale pour les migrations... 4 Remerciements... 6 Avant-propos Liste des abréviations Introduction Méthodologie Les 4 étapes mises en œuvre pour le diagnostic participatif I : DIAGNOSTIC DES DÉLÉGATIONS LES PLUS DÉFAVORISÉES DU GOUVERNORAT DE JENDOUBA Introduction A. La délégation de Fernana B. La délégation de Ain Draham C. La délégation de Oued Meliz Conclusion II : DIAGNOSTIC DES DELEGATIONS LES PLUS DEFAVORISEES DU GOUVERNORAT DU KEF Introduction A. La délégation de Nebeur Données générales Analyse des Potentialités et Limitations de la délégation de Nebeur B. La délégation de Sakiet Sidi Youssef Données Générales Analyse des potentialités et limitations de la délégation de Sakiet sidi youssef D. La délégation de Kalaât Kashba Données Générales Analyse des potentialités et limitations de la délégation Kalaât Kashba Conclusion III : DIAGNOSTIC DES DELEGATIONS LES PLUS DEFAVORISEES DU GOUVERNORAT DE SILIANA Introduction Situations partagées par les trois délégations L agriculture et les ressources naturelles Le tissu industriel L artisanat Le tourisme et la culture L éducation et la santé A. La délégation de Er-Rouhia B. La délégation de Kesra

10 C. La délégation d El Arroussa IV : ANALYSE DES DÉLÉGATIONS LES PLUS DÉFAVORISÉES DU GOUVERNORAT DE KAIROUAN Introduction Mise en œuvre de la méthodologie Situations partagées par les trois délégations L agriculture et les ressources naturelles La santé Le chômage et ses conséquences Le financement de projets L éducation, la culture et le sport La condition des femmes d origine rurales Les personnes souffrant d un handicap Projets communautaires partagés par les trois délégations A. La délégation d El Alâa Population active Contraintes B. La délégation d El Oueslatia Population active Contraintes Opportunités de développement Projets communautaires C. La délégation de Nasrallah Population active Contraintes Projets communautaires Conclusion IV : ANNEXES Annexe 1 Données générales sur la délégation de Jendouba Fernana Annexe 2 Données générales Kef Annexe 3 Emploi et chômage dans la Tunisie post-14 janvier- articles par Karim Mejril Annexe 4 Données générale délégation d El Alaa Annexe 5 Données générales délégation d El Oueslatia Annexe Loi n du 28 juin 1999, relative aux appellations d origine contrôlée et aux indications de provenance des produits agricoles Annexe Glossaire Annexe Délégation Nasrallah

11 Avant-propos La présente étude a été élaborée par une équipe d experts et de consultants de l association Touensa pour l éveil et la vigilance et ce, en partenariat avec l Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Cette étude, réalisée sous la responsabilité de Mme Selima ABBOU, directrice de l association Touensa, a été le fruit du travail d une équipe d experts : - Mme Aïda Boukhris El Majdi, docteur en économie et gestion des ressources humaines et qui a enquêté sur la région de Kairouan ; - M. Abdel RahmenLahga, docteur en sciences économiques et qui a mené l enquête sur la région de Jendouba ; - Mme Rim Ben Smail, économiste, a travaillé sur la région de Siliana ; - Mme Yosr Abid Fourati, titulaire d'un Ph.D. en économie politique de la réforme et qui a mené l enquête sur la région d El Kef. Trois experts ont collaboré lors de la phase préliminaire du projet visant à identifier les délégations les plus défavorisées. Il s agit de : - M. Racem MEHDI et Mme Salwa TRABELSI, docteurs en sciences économiques et membresfondateurs de l Association pour la Réflexion sur le Développement Economique et Social ; - M. Lotfi Gammoudi. La coordination du projet a été réalisée par l OIM et plus précisément par M. Francesco Lembo, Mme NawelTounsi et M. DamianoGiampaoli, en collaboration avec M. Francesco Carella, Mme ShirazJerbi, M. Mohamed AlaaDemnati et Mme Lina Zekri, sous la direction de Mme Lorena Lando. 10

12 Liste des abréviations API : Agence de Promotion de l Investissement APII:Agence de Promotion de l'industrie et de l'innovation APIA : Agence de Promotion de l Investissement Agricole CRDA : Centre Régional de Développement Agricole GDA: Groupement de Développement Agricole ODCO : Office de Développement du Centre Ouest SMIG : Salaire Minimum Interprofessionnel Garantie SMAG : Salaire minimum agricole garanti. PDI: Programme de Développement Intégré PDRI: Programme de Développement Rural Intégré SOCOPA: Société de Commercialisation des Produits de l'artisanat 11

13 Introduction Cette étude, relative au diagnostic des délégations les plus défavorisées et à l'évaluation de leurs caractéristiques, rentre dans le cadre du projet global «Stabiliser les communautés à risque et renforcer la gestion de la migration en appui aux transitions en Egypte, Tunisie et Libye» (START) lancé par l'oim. Ce projet a pour principal objectif d'identifier des solutions à la problématique du ralentissement de la croissance économique d une part et aux conséquences migratoires des révolutions ayant eu lieu dans les trois pays d intervention d autre part (Egypte, Tunisie, Libye). En Tunisie, le projet vise à accompagner les gouvernorats ciblés dans la mise en œuvre des mesures visant à améliorer la gestion des différents aspects de la migration et à redynamiser le marché de l emploi et ce, en se focalisant sur les zones les plus affectées par le chômage et par le retour massif dans leur pays d origne d émigrés tunisien. La première phase de l'étude a permis d identifier les délégations les plus nécessiteuses au sein des gouvernorats du Kef, de Siliana, de Jendouba, de Kairouan, de Tozeur et du Grand Tunis. En effet, ces délégations défavorisées nécessitent une réelle dynamisation de l'emploi basée sur les potentialités et les problématiques de la zone. Pour la deuxième phase, les douze communes défavorisées identifiées dans les gouvernorats du Kef (Nebeur, Sakiet Sidi Youssef et Kalaât Kashba), de Siliana (Er Rouhia, Kesra et El Aroussa), de Jendouba (Fernana, Ain Draham et Oued Meliz) et de Kairouan (El Alâa, Nasrallah et Ouslatia) ont fait l objet d un diagnostic des contraintes et des potentialités de développement. Ce diagnostic a permis de mettre en avant les secteurs à forte valeur ajoutée, d identifier les besoins des communes en termes de potentialités d emploi, de déterminer les obstacles à la création d'entreprises et de mettre en exergue l'efficacité des structures existantes ainsi que les potentialités de formation. Il a également permis de déterminer les orientations de la population et d identifier les problématiques des communes. Les informations issues de cette étude serviront de base de travail à l'oim afin de développer une initiative d encouragement du secteur privé au travers de dons d'appui à l'entrepreneuriat. Méthodologie Pour ce diagnostic, l équipe d experts a adopté une analyse SWOT1 -un outil d analyse combinant l'étude des forces et des faiblesses d un territoire avec celle des opportunités et des menaces de son environnement. Cette analyse SWOT a été réalisée en adoptant une démarche participative impliquant les acteurs concernés par le développement économique et social des délégations étudiées. La population et les responsables locaux des délégations les plus défavorisées des gouvernorats de Kairouan, du Kef, de Siliana et de Jendouba ont donc été mis à contribution. 1 SWOT :Strengths (forces), Weaknesses (faiblesses), Opportunities (opportunités), Threats (menaces). 12

14 Cette approche décentralisée, participative, riche en information et en échanges a permis à la population d identifier et d exprimer les difficultés vécues au quotidien (contraintes et problèmes de la commune), de déterminer les priorités de la délégation, de présenter les solutions les plus pertinentes et d identifier les projets les plus durables (potentialités de développement local). L information collectée et analysée a porté sur les principales caractéristiques physiques et socioéconomiques des communautés. Le traitement synthétique de ces informations a permis (cfr. annexe 1 : tableau présentant les étapes mises en œuvre à l établissement du diagnostic) : - d identifier les contraintes et les opportunités au niveau des différentes catégories socioéconomiques des communautés locales ; - d identifier et classer par priorité les besoins communautaires ; - de faciliter le dialogue et la communication entre les participants de la communauté ; - de définir des stratégies communes de développement qui sont adaptées aux problèmes d un site spécifique et aux priorités de différentes catégories socioéconomiques. Les 4 étapes mises en œuvre pour le diagnostic participatif Tableau 1: Les 4 étapes mises en œuvre pour le diagnostic participatif Diagnostic Diagnostic Identification préliminaire des Classification et analyse des contraintes des potentialités domaines et des stratégies de développement local des contraintes et des potentialités ACTIVITES Collecte de l information Phase1-Entretien avec les responsables régionaux Phase 2-Discussions avec les principaux responsables locaux Phase 3-Consolidation de l information recueillie dans la phase 1 Phase 4-Discussions en groupes au sein de la communauté (focusgroup) Phase 5- Consolidation de l information (focusgroup) recueilli dans les phases 1 et 2 Phase 6-Consolidation des stratégies proposées et récapitulatif des projets commun proposés par la communauté et issus des phases 4 et 5. RÉSULTATS ATTENDUS - Compréhension générale de la situation régionale et locale ; - Compréhension des différences d opinion dans la communauté sur les facteurs qui agissent sur le développement ; Sélection et validation participatives des solutions possibles et des stratégies potentielles, confirmées, 13

15 - Compréhension des systèmes familiaux de production ; - Diagnostic préliminaire des contraintes et des opportunités ; - Contraintes classées par priorité suivie d une analyse et pouvant être utilisées par la population locale pour résoudre les contraintes. - identification des possibilités pour les résoudre ; - Confirmation des résultats par la population locale OUTILS Entretien semi directif pour les phases 1 et 2 ; Focus group pour la phase 2, 3, 4, 5 et 6. Analyse des problèmes Sources d information multiples et variées (unités administratives régionales et locales, propriétaires des terres, populations locales des deux sexes, louant ou n ayant pas de terres, association) avec une consolidation à chaque phase pour réduire les partialités. Le diagnostic participatif a permis : AVANTAGES - De faire participer toute la communauté dans la collecte de cette information, de son traitement et de ce qui en découle ; - L encouragement de la population à discuter sur les thèmes, plutôt que de répondre simplement aux questions spécifiques ; - Une diffusion publique et répétitive de l information, plutôt qu une présentation séquentielle ; - Une validation participative à la fin de chaque focus group pour une restitution de l information collectée et une correction des inexactitudes et une validation conjointe des propos ; - De mettre en place une relation de confiance qui a permis de nouer des relations d échange basées sur la transparence et la confiance avec la population locale. 14

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17 I : DIAGNOSTIC DES DÉLÉGATIONS LES PLUS DÉFAVORISÉES DU GOUVERNORAT DE JENDOUBA Chapitre élaboré par Abdel Rahmen Lahga 2 2 Docteur en sciences économiques à l université Louis Pasteur de Strasbourg, Abdel Rahmen Lahga occupe actuellement le poste d'enseignant chercheur à l Institut Supérieur de Gestion de l université de Tunis. Il est aussi l'auteur de plusieurs rapports de recherche et d'articles académiques en économie de la famille et en économie de développement et est également consultant international auprès de plusieurs organismes tels que la Banque mondiale, Unicef et le réseau PEP. 16

18 Introduction La première phase de l étude nous a permis d identifier les trois délégations les plus défavorisées du gouvernorat de Jendouba : Fernana, Ain Draham et Oued Meliz (cfr. annexe 1). L objet de la phase actuelle est de procéder, pour ces trois délégations, à une évaluation sur le terrain de leurs potentialités et de leurs principaux besoins pour l amélioration de l environnement et, notamment, la dynamisation de l'emploi. Ainsi, nous avons pu rassembler les recommandations et les diagnostics avancés par des acteurs de terrain en fonction de leur propre perception et opinion, à la fois des tendances de fond qui traversent l ensemble du gouvernorat de Jendouba et qui se font ressentir plus fortement dans les délégations de Fernana, d Ain Draham et d Oued Meliz et aussi des spécificités de chacune de ces trois délégations. Nos différents interlocuteurs ont systématiquement souligné le fait que la région de Jendouba est particulièrement riche en ressources naturelles et que celles-ci sont sous ou mal exploitées. En effet, bien que certaines ressources naturelles fassent l objet d une exploitation, il a été souligné à plusieurs reprises qu il existe un manque de «volonté politique» de les transformer sur place. Selon certains, ce phénomène s explique de par l héritage historique, alors que d autres insistent sur le fait que les postes àresponsabilité de l administration publique locale soient attribués à des personnes qui ne sont pas natives de la région. Dans le même ordre d idée, il nous a souvent été précisé que la région n est pas suffisamment mise en valeur et qu un effort en termes de marketing régional doit être accompli. Pour nos interlocuteurs, le constat est unanime : il y a, du côté des acteurs publics, un manque d infrastructures et une absence de projets structurants et, du côté des acteurs privés, un manque d initiative. Ce dernier point est illustré par la référence à l épargne locale, perçue comme abondante tandis que les investissements réalisés par les natifs de la région demeurent faibles. La raison systématiquement avancée pour expliquer ce décalage est le manque de culture entrepreneuriale et, notamment, une certaine aversion au risque des détenteurs des ressources financières sous forme d épargne. Pour combler ce manque et remédier à la pauvreté de l environnement entrepreneurial, une solution proposée-et qui a suscité un enthousiasme général- consiste à développer des partenariats avec des entreprises privées afin de créer des micro-entreprises et des PME. Etant donné que le tissu économique est incapable d absorber la main d œuvre disponible, tous nos interlocuteurs placent au cœur de leur préoccupation le chômage des jeunes et notamment celui des diplômés. Une idée récurrente apparaît au cours de nos échanges : la jeunesse de Jendouba est livrée à ellemême. Les jeunes se heurtent d abord à des problèmes de financement (incapacité à fournir un apport personnel ou même une caution solidaire) et à la rigidité du système bancaire. Ils sont ensuite freinés par le manque d accès à l information nécessaire à la poursuite de leurs projets et à des problèmes de lourdeur administrative. Enfin, ils font l objet d un découragement par les membres de leur famille et leur entourage ; les cas d échec de jeunes entrepreneurs se multiplient et il n existe aucune success-story pouvant servir d exemple. Deux priorités ciblées sur la jeunesse sont donc communément avancées par nos 17

19 interlocuteurs : la formation (création d entreprise, techniques agricoles, gestion des associations et développement local) ainsi que l accompagnement et le suivi (parrainage, coaching, etc.). Ils appellent par ailleurs de leur vœux la création d une zone franche afin de tirer profits des opportunités d échange avec l Algérie voisine et de réduire ainsi la contrebande (y compris de bétails). Sachant que l activité économique de la délégation d Oued Meliz est principalement agricole et que celle de Fernana et d Ain Draham est majoritairement agro-forestière, on peut noter la prépondérance de ces activités agricoles dans la vie économique de ces délégations. Il est cependant unanimement reconnu que le secteur agricole reste particulièrement sinistré: l agriculture est archaïque (productivité limitée), les terres morcelées (économie d échelle réduite) et la production basée sur un management encore très traditionnel (faible valeur ajoutée). De plus, l absence d un raisonnement par filière empêche la continuité des projets et, par conséquent, des activités de transformation (absence de productions agroalimentaires dans toute la région de Jendouba, bien que l activité principale soit l agriculture). Selon nos interlocuteurs, ce phénomène abouti, d une part à la création d emplois précaires, principalement occupés par les populations rurales et féminines, et, d autre part à des flux migratoires importants vers la ville de Jendouba, la délégation de Bousalem et plus généralement vers la capitale et le littoral. Un nombre particulièrement alarmant de jeunes filles (voire même de préadolescentes) se voient contraintes d interrompre leurs études pour travailler en tant que domestiques dans la capitale ou dans les grandes villes du littoral. Cependant, ces flux migratoires ne font pas l objet d un suivi statistique qui permettrait d évaluer objectivement le phénomène quantitativement et qualitativement. A plusieurs reprises, la nécessité de permettre aux populations rurales (prioritairement les femmes et les jeunes) de se procurer une source de revenu significative et pérenne a été soulignée, en les aidant à se constituer un cheptel d ovins ou de caprins de taille suffisante (un minimum d une dizaine de têtes de bétail) et en garantissant un suivi vétérinaire. Signalons également que nos interlocuteurs de la société civile ont exprimé à plusieurs reprises une certaine exaspération quant aux promesses d aides internationales (aides bilatérales ou provenant d organisations internationales) qui n ont jusque-là aucune portée concrète malgré les études préalables auxquelles ils ont participé activement. A. La délégation de Fernana Selon nos estimations, la délégation de Fernana est la plus défavorisée du gouvernorat de Jendouba. Elle connaît notamment les résultats les plus faibles en matière d analphabétisme (taux s élevant à 46,8 % 3 ), d instruction (part de la population de niveau secondaire et supérieur de 20,6 % 2 ) et de pauvreté (taux de 14,3 % 2 ). Cette délégation se retrouve également désavantagée à l échelle nationale : Fernana connaît l un 3 Source : Institut National de la Statistique. 18

20 des plus faibles taux de raccordement aux réseaux de gaz naturel (0,4 % 2 ), soit le quatrième score le plus faible), et au réseau de l eau potable (12,8 % 2, soit la cinquième position). Elle se classe par ailleurs parmi les plus défavorisées en termes de familles nécessiteuses (2 062 familles 4, soit la cinquième position) et de chômage (26 % 2, soitla dix-neuvième position). A partir des entretiens avec les représentants de l administration publique locale et des enquêtes qualificatives en focus group, il ressort que les forces de ce territoire correspondent à ses atouts naturels : - un territoire forestier et montagneux ; - des ressources hydriques abondantes (un taux de pluviométrie relativement important, des sources naturelles d eau chaude et froide et des retenues d eau de barrage) ; - des gisements importants de substances utiles ; - la frontière avec l Algérie. En contrepartie, Fernana est victime : - de son relief accidenté ; - des difficultés de déplacement en forêt ; - de l éloignement du centre ville ; - d une dispersion géographique et de l enclavement de sa population dont une grande partie vit en milieu forestier. L environnement entrepreneurial y est considéré comme pauvre. Il se caractérise par une quasi-absence d unités de transformation industrielle. Un investissement a bien été fait dans la production de tomates séchées (15 employés) mais aucun projet d investissement n est déclaré en dehors des activités traditionnelles de type boulangerie. Pour remédier à cette lacune, la création d une mini-zone industrielle de 8 hectares est projetée. Néanmoins, il existe une production artisanale relativement riche qui repose sur la transformation des matières premières issues de la forêt. Cette délégation connaît la plus grande concentration de jeunes diplômés après Jendouba et Bousalem. Mais le niveau d éducation reste globalement faible et le taux d analphabétisme élevé compte tenu d un abandon scolaire important. Les femmes, les jeunes et les agriculteurs ne disposent pas d assez de formations techniques, ce qui se fait également ressentir dans le milieu associatif qui s est développé récemment, ce qui conduit à des actions encores inefficaces. 4 Source : Office de Développement du Nord-Ouest. 19

21 Les obstacles administratifs et financiers sont nombreux à Fernana : - La réglementation forestière, particulièrement contraignante, constitue un frein à l exploitation des produits forestiers ; - Certaines administrations sont absentes (STEG, SONEDE, etc.) ; - Sur le plan financier, les banques sont également quasi-absentes et n offrent pas de services adaptés aux sollicitations locales. Le manque d infrastructures y est criant : - l accès à l eau potable est limité surtout dans les zones forestières ; - la qualité des routes dans les zones forestières est mauvaise ; - les capacités en moyens de transport insuffisantes ; - les centres de formation professionnelle comme les équipements de loisir sont inexistants. Des menaces s exercent également sur ce territoire à travers la population du fait de : - la migration du capital et du travail non qualifié vers Jendouba, vers la capitale et vers l étranger, et en particulier la migration des jeunes filles ; - l appauvrissement grandissant ; - les conditions de vie déplorables (logement, santé, éducation) ; - les conditions climatiques difficiles ; - un taux de fécondité et une proportion d handicapés élevée ; - un taux de suicide de jeunes filles inquiétant. Cependant, Fernana dispose d un environnement qui offre de nombreuses opportunités de développement local et humain. La première est une meilleure exploitation des ressources forestières à travers l exploitation, la transformation ou le conditionnement les produits forestiers ligneux (liège et bois) et non ligneux (gibier, champignons, truffes, plantes aromatiques et médicinales). Ainsi, l extraction d huiles essentielles correspond par exemple à une activité simple et fructueuse pour une population à faible niveau d éducation. Par ailleurs, la mise en valeur et la promotion des produits artisanaux fabriqués à partir des ressources forestières seraient notamment profitables aux femmes travaillant à domicile. L élevage en milieu forestier constitue également une activité qu il est possible de développer étant donné l environnement naturel qui caractérise Fernana. Il peut s agir de l élevage traditionnel (caprin, ovin) ou hors sol (lapins, poulets, escargots). Mais, afin d exploiter pleinement les opportunités dans ce domaine, il conviendrait également de promouvoir la création d abattoirs et de fromageries. 20

22 L environnement naturel de Fernana permet d encourager des activités pouvant profiter à toutes les catégories de population, quel que soit leur niveau d éducation, comme l apiculture (production de miel de forêt) et la pisciculture (élevage de poissons dans les retenues d eau de barrage). Il existe une marge de progression importante pour le développement d une agriculture à forte valeur ajoutée. Celle-ci peut effectivement reposer sur une population de jeunes diplômés et sur les perspectives de développement qu offre l extension des surfaces irriguées grâce à une meilleure exploitation de l eau des barrages. La meilleure exploitation des sources naturelles d eau froide et chaude peut aussi conduire à la création de centres de soins et de thalassothérapie. Ces dernières activités viendraient enrichir le potentiel touristique de la délégation qui repose principalement sur les paysages et la qualité environnementale des zones forestières et montagneuses. La mise en place de centres de formation des jeunes diplômés et non diplômés, et surtout des femmes rurales, apparaît être une nécessité impérieuse afin de tirer pleinement profit des activités offrant des opportunités de développement. B. La délégation de Ain Draham Nos estimations montrent qu Ain Draham est la deuxième délégation la plus défavorisée dans le gouvernorat de Jendouba. Le taux d analphabétisme y est de 38,4 %, la part de la population ayant un diplôme de niveau secondaire et supérieur est de 27,7 % 4 et le taux de pauvreté y est de 12,7 % 4. Au niveau national, Ain Draham est, à l instar de Fernana, en queue de peloton en matière de raccordement aux réseaux de gaz naturel (taux de 0,4 % 4, soit le quatrième score le plus faible) et de l'eau potable (taux de 35,4 % 4, trente et unième position). Ain Draham est fortement touchée par le chômage, comptabilisant un taux de chômage de 26,4 % 4 et on y dénombre aussi familles nécessiteuses 5 (ce qui la place en quatrième position à l échelle nationale en termes absolus)-soit 60 familles pour habitants (septième position dans le classement national en termes relatifs). Aïn Draham posséde la même configuration géographique, économique et sociale que sa voisine Fernana. Ses forces proviennent des mêmes atouts naturels : - des zones forestières et montagneuses qui s étendent sur l ensemble du territoire ; - des ressources hydriques abondantes (un taux de pluviométrie relativement important, des sources naturelles d eau chaude et froide et des retenues d eau de barrage) ; - des gisements importants de substances utiles ; - la frontière avec l Algérie. 5 Source : Office de Développement du Nord-Ouest. 21

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