Lutter contre l illettrisme de l argent en France

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1 1 France Bénévolat Crésus Île-de-France Paris Lutter contre l illettrisme de l argent en France Enjeux et propositions Rapport d étude réalisé par des étudiants de l IEP Paris Novembre 2011 Personnes en charge du dossier : Pour France Bénévolat : Pierre Félin. Courriel : Pour Crésus Île-de-France Paris : Jean Beaujouan. Courriel :

2 2 Présentation et résumé Cette étude a été réalisée par une équipe d étudiants de l IEP Paris inscrits en Master Affaires Publiques 1, à la demande conjointe de deux associations, France Bénévolat (FB) et Crésus Île-de-France Paris (CIFP). Cette demande partait d un constat fait par CIFP dans le cadre de sa mission d aide aux personnes surendettées : celles-ci sont assez démunies des compétences de base en matière de manipulation de l argent, de gestion de leur budget et d utilisation des services bancaires. En conséquence, elles sont plus que d autres exposées à faire des erreurs, à ne pas maîtriser suffisamment leurs comptes, à se faire spolier par certains individus ou agents économiques peu scrupuleux, à recourir au crédit de manière aveugle et finalement à tomber dans le surendettement. La mission consistait à : Appréhender ce phénomène social que la littérature spécialisée anglo-saxonne qualifie d «illettrisme financier», qu il serait plus juste de qualifier de «dysfonctionnement budgétaire et bancaire», et que d autres désignent plus simplement sous le nom imagé d «illettrisme de l argent» Explorer sa nature et sa dimension, Inventorier ses enjeux, Imaginer un plan cohérent de politiques publiques qui pourrait remédier à ces graves incompétences financières. Car, à la différence de l illettrisme classique (lire, écrire, compter), l illettrisme de l argent, phénomène tout aussi grave, semble ne pas avoir été étudié par les économistes, les psychologues, les sociologues ni, a fortiori, combattu avec des moyens à la mesure de sa dimension et de son impact négatif. L hypothèse centrale de l étude est que la mise en place de politiques actives en matière d éducation à l argent aurait des effets puissants tant au bénéfice des personnes «illettrées de l argent» que de la société dans son fonctionnement social, économique et même politique. L étude met en lumière quelques composantes essentielles de ce syndrome : les personnes concernées ne classent pas leurs documents administratifs et financiers, ne connaissent pas 1 Il s agit d Adrien Bayle, de Claire Cao Peska et de Paul Courtade. La présente synthèse est une production collective de ces trois étudiants de l IEP Paris, de Jean Beaujouan (CIFP) et de Pierre Félin (FB).

3 ou connaissent mal le montant de leurs ressources, de leurs dépenses, de leurs dettes, du solde de leur compte bancaire, elles ne constituent pas d épargne de précaution, n anticipent pas leurs revenus et leurs dépenses à venir etc. Elle pointe les multiples conséquences négatives de cet illettrisme de l argent, tant pour les personnes concernées (confusion, souffrance psychique, vulnérabilité accrue) que pour la société (renforcement de la précarité financière et de l exclusion bancaire, développement du surendettement et du coût social de son traitement etc.). L étude souligne l utilité de faire une distinction nette entre l éducation budgétaire et bancaire, qui relève clairement de l intérêt général, et l éducation financière, qui relève plus de l intérêt des particuliers relativement aisés et du système bancaire. Elle expose les effets positifs multiples d une éducation budgétaire et bancaire réussie : prévention du surendettement, accès à une plus grande autonomie, réduction de la pauvreté et de l exclusion financière, apaisement des relations entre les banques et leurs clients fragiles etc. Enfin, elle esquisse les principaux contenus d un plan d envergure qui s avère indispensable pour lutter vigoureusement contre l illettrisme de l argent : Approfondir la connaissance scientifique (qualitative et quantitative) de ce phénomène Mettre en place des programmes de recherche en vue de produire des outils et des méthodes pédagogiques plus performants que ceux existant actuellement Rénover les programmes et les dispositifs de formation des conseillers en économie sociale et familiale (CESF) et, d une manière générale, renforcer les compétences des travailleurs sociaux pour tout ce qui concerne l argent, la gestion du budget et les pratiques bancaires Favoriser la création d un vaste mouvement d associations spécialisées dans l éducation budgétaire et bancaire, et l appropriation de cette activité par des réseaux d associations existantes Stimuler et encadrer ce mouvement en lui fournissant des outils, des lieux d échange et des synergies Lui procurer des financements pérennes. 3

4 1. L illettrisme de l argent : un phénomène social important mais peu étudié 1.1. Qui sont les illettrés de l argent? L expression «illettrisme de l argent» recouvre une réalité sociale qui, en France, touche une partie non négligeable de la population 2. On peut légitimement évoquer la probabilité d illettrisme de l argent chez les personnes qui sont concernées par au moins cinq des items suivants : Elles sont mal à l aise ou incompétentes dans le traitement des documents administratifs, financiers, bancaires, fiscaux etc. qu elles reçoivent. Elles ne savent pas les décrypter ou les comprendre. Elles ne les classent pas (ou pas bien) Elles ne sont pas à l aise pour compter (au même titre qu elles ne maîtrisent pas suffisamment la lecture et l écriture) Elles ne connaissent pas le montant des principaux postes de leur situation financière (leurs ressources, leurs dépenses, leurs dettes, le solde de leur compte bancaire) Elles ne font pas le suivi de leur situation bancaire : elles ne lisent pas leur relevé de compte bancaire, ne font pas leur rapprochement bancaire etc. Elles n anticipent pas leurs dépenses, leurs rentrées d argent, leurs besoins à venir Elles ne constituent pas d épargne de précaution Elles recourent au crédit, et notamment au crédit renouvelable, de manière plus ou moins aveugle, sans calculer préalablement leurs capacités de remboursement Elles ne font pas valoir leurs droits, notamment financiers, et sont malhabiles à défendre leurs intérêts pour négocier toute affaire ayant des enjeux financiers (vendre, acheter, négocier une rémunération, obtenir l annulation d une facturation injustifiée etc.) Elles sont des consommatrices peu averties et peu responsables et constituent des proies faciles pour les individus peu scrupuleux de leur entourage ou pour les entreprises de biens ou de services qui mettent en œuvre un marketing agressif. Ce phénomène concerne, à des degrés et sous des formes diverses, au moins quatre catégories de personnes : Les personnes qui ne savent pas compter ni gérer leurs affaires d argent pour des raisons liées à des insuffisances intellectuelles ou culturelles (celles qui maîtrisent très insuffisamment la lecture, l écriture et le calcul sont 9% en France 3 ) Celles qui n ont pas reçu de leurs parents une éducation minimale à la gestion de l argent et qui ne maîtrisent pas les concepts et les savoir-faire élémentaires nécessaires à la gestion d un budget et d un patrimoine (défaut de transmission généalogique) Celles qui sont «fâchées» avec l argent parce que celui-ci génère en elles des sentiments douloureux (angoisse, mépris, culpabilité, honte etc.) et qu elles le mettent à distance 4 2 On pourrait désigner cette réalité également sous le nom de «incompétence financière» ou, plus précisément, de «dysfonctionnement budgétaire et bancaire». L utilisation de ces expressions ne vise évidemment pas à stigmatiser les personnes qu elles peuvent concerner, mais au contraire à désigner une sorte de handicap qui est pour elles source de souffrances et d exclusion. Il s agit là d une réalité insuffisamment explorée, qu il est nécessaire de nommer et de comprendre pour tenter d y apporter un remède. 3 Cf. étude INSEE/ANLCI de 2004

5 Celles qui sont affligées de pathologies diverses dans le maniement de l argent : les acheteurs ou les consommateurs compulsifs, les joueurs pathologiques, les prodigues, les contempteurs de l argent, les «accidentés» de l argent etc Un phénomène relativement peu étudié A l inverse de l illettrisme classique (lire, écrire, compter) qui a fait l objet d études sociologiques approfondies et est combattu activement dans le cadre de politiques publiques ambitieuses (la loi de lutte contre les exclusions de 1998 en fait une priorité nationale), la lutte contre l illettrisme de l argent, dont les enjeux sont comparables, ne semble pas avoir retenu l attention des chercheurs en sciences sociales ni des dirigeants politiques. 5 Notre hypothèse centrale est que la mise en place de politiques actives en matière d éducation à l argent aurait des effets puissants tant au bénéfice des personnes «illettrées de l argent» que de la société dans son fonctionnement social, économique et même politique. 2. Les conséquences négatives de l illettrisme de l argent Elles sont multiples La non optimisation des revenus : les personnes concernées manquent souvent d habileté et de vigueur pour faire valoir leurs droits, pour négocier des contrats, pour faire «rentrer» l argent qui leur est dû, ou encore pour rechercher de nouvelles sources de revenu Le manque de vigilance et de rationalité dans leurs dépenses, qui aggravent le déséquilibre de leur budget Le surendettement : une personne qui ne maîtrise pas ses affaires d argent se laisse plus facilement entraîner dans le surendettement Le coût du surendettement, qui concerne en particulier o l effacement ou le non recouvrement de dettes supportés par l Etat, par les banques, par les bailleurs immobiliers et autres créanciers des personnes surendettées o les charges de fonctionnement supportées par l Etat et par la Banque de France pour faire appliquer la loi sur le traitement du surendettement Les relations administrativement complexes et souvent coûteuses des illettrés de l argent avec le système bancaire en général (fichages à la Banque de France) et problématiques ou conflictuelles avec leur banque en particulier (compte débiteur, facturations jugées abusives, retrait de certains moyens de paiements, tensions voire conflits etc.) Leur vulnérabilité face aux multiples «prédateurs» du monde social : les «illettrés de l argent» constituent des cibles idéales pour les aigrefins de tout poil qui opèrent dans le monde social et économique Les souffrances psychiques. Les personnes incompétentes dans le maniement de l argent paient deux fois : 1/ elles sont, plus que les autres, financièrement fragiles 4 Ces trois dernières catégories «accueillent» des illettrés de l argent dont certains ont des compétences intellectuelles et un niveau culturel élevés

6 2/ leur incompétence financière est pour elles source d un vécu douloureux au quotidien (sentiments de précarité, d angoisse, de soumission, de culpabilité, d humiliation, de honte etc.), dont l intensité est souvent sous-estimée voire méconnue Education budgétaire et bancaire versus éducation financière Ces deux expressions recouvrent des réalités assez différentes, qu il est indispensable de préciser : L éducation budgétaire et bancaire a pour objet de donner à la personne qui en bénéficie les compétences de base mais aussi et surtout la motivation lui permettant : o de tenir un budget o de constituer une épargne de précaution o de consommer raisonnablement et avec intelligence o d entretenir une bonne relation avec sa banque 5 L éducation financière a pour objet de donner à la personne en formation - supposée avoir acquis les compétences ci-dessus et une plus grande aisance financière - des connaissances et des savoir-faire lui permettant de constituer et de gérer son patrimoine 6 Ces définitions mettent en relief que : Les objectifs pédagogiques, les matières à «enseigner», les outils à transmettre sont nettement différents suivant qu on vise l une ou l autre des deux sortes d éducation ci-dessus L éducation budgétaire et bancaire constitue un enjeu éducatif citoyen et d intérêt public au service de personnes en situation de fragilité voire de danger, elle relève du domaine de l intérêt général L éducation financière se situe plus dans le champ de l intérêt privé : celui des ménages détenteurs d un patrimoine ou capables d en constituer un, en tant qu agents économiques, et celui des banques et autres institutions financières, en tant que prestataires de services financiers marchands L éducation budgétaire et bancaire peut difficilement être confiée aux banques ni aux institutions financières ou de crédit, à cause du conflit d intérêt qui existe, de facto, entre celles-ci et les apprenants, qui sont également leurs clients actuels ou potentiels Les résultats d une éducation budgétaire et bancaire réussie Une personne qui s est engagée avec succès dans un processus d éducation budgétaire et bancaire présente les caractéristiques suivantes : Elle a accès rapidement à l ensemble de ses documents administratifs, financiers et bancaires, elle les comprend et sait les décrypter, elle n en a pas peur 5 Ce qui suppose en particulier d en connaître les logiques de base et les produits principaux afin d être un client «sans problème», mais aussi de savoir se protéger contre ses politiques de marketing parfois envahissantes. 6 C est-à-dire constituer une retraite complémentaire, investir, faire des placements boursiers, immobiliers ou autres, transmettre à ses descendants etc. 7 Ce point nous semble fondamental!

7 Elle tient régulièrement le compte de ses ressources et de ses dépenses, elle programme son budget à l avance et en particulier ses dépenses exceptionnelles, elle connait en temps réel le montant de ses disponibilités à la banque (compte bancaire, comptes d épargne) Elle dispose d une épargne de précaution d au moins un mois de revenus Elle entretient une relation informée et courtoise avec sa banque, son compte n est qu exceptionnellement à découvert (en position débitrice) Elle développe une attitude raisonnablement critique à l égard des offres de ses fournisseurs de services bancaires et d assurance, elle ne recourt au crédit que pour des motifs sérieux et veille à ne pas se mettre en danger de surendettement Elle consomme avec sagesse : elle privilégie les achats réfléchis, fondés sur un souci d économie et d utilité, sans vivre pour autant dans la tristesse ni l austérité Elle défend ses intérêts financiers avec vigilance et vigueur, en particulier lorsqu elle se trouve face à des entreprises ou à des particuliers qui cherchent à la tromper pour s approprier ses ressources financières. Cette description revêt un caractère un peu idéal : la réalité est le plus souvent située entre cet idéal à atteindre et l état d incompétence budgétaire et bancaire grave dans lequel se trouvait généralement la personne avant de se former Les enjeux de la lutte contre l illettrisme de l argent Pour illustrer ces enjeux, il convient de rappeler la place à la fois centrale et croissante que l argent occupe dans notre monde contemporain. L argent est devenu le référent omniprésent de notre société «hyper moderne». Pour certains sociologues, il constitue le «carburant de la vie». Pour d autres il est le dieu de la nouvelle religion universelle. La compétence pour se procurer ce précieux objet, pour le stocker, le protéger, le manier, le comptabiliser, le dépenser et l investir est donc vitale. La personne qui ne sait pas gérer son budget ni manier l argent navigue donc à vue et souvent dans un épais brouillard, elle est une proie facile pour ceux qui la croisent, elle est particulièrement exposée à tous les accidents de la vie et à tous les dangers de naufrage, comme le serait un marin qui naviguerait sans boussole, sans carte marine, sans connaître sa position ni les prévisions météorologiques Enjeux individuels L autonomie La capacité à gérer soi-même ses affaires d argent est une condition essentielle d autonomie. L incompétence budgétaire et bancaire, qui conduit souvent à la fragilité financière, au recours excessif aux aides sociales et/ou au crédit, se paie généralement d une dépendance à l égard d autrui ou de la société, et d une perte de liberté. «Qui paie commande» dit le dicton. Celui qui est assisté ou surendetté obéit, ou tout au moins devient dépendant. Il subit. Une personne qui gère activement son budget accroit sa capacité d indépendance à l égard de la formidable pression publicitaire et au conformisme consommatoire déraisonnable de notre société, qui se qualifie elle-même de «société de consommation»

8 La sécurité La personne compétente en matière budgétaire et bancaire constitue plus fréquemment une épargne de précaution 8 et parfois un patrimoine, qui lui permettent de faire face aux dépenses imprévues voire aux accidents de la vie sans être mise en danger majeur. Cette personne sera plus attentive à se protéger par une bonne couverture assurantielle. Enfin et surtout, elle saura exercer un esprit critique contre les multiples offres plus ou moins mensongères de produits ou de services marchands inutiles ou néfastes, et déjouer les tentatives d «escroquerie douce» dont le monde économique est de plus en plus coutumier. La dignité La personne incompétente dans le maniement de l argent est souvent le jouet impuissant des évènements et potentiellement des conduites prédatrices des autres humains. Elle est dans la confusion et dans l incapacité de maîtriser une ressource essentielle de sa vie. Elle doit faire confiance à des tiers pour la gestion de son argent. L incompétence financière est une forme de disqualification sociale, elle est souvent vécue comme une source d humiliation. Recouvrer ou garder sa dignité passe par une maîtrise minimale de ses affaires d argent. L accès à une consommation raisonnable Comme la gestion budgétaire, la consommation raisonnable suppose une démarche réfléchie consistant à identifier ses besoins et ses désirs prioritaires, et à les confronter aux ressources dont on dispose. Consommer intelligent, c est acheter au mieux en fonction de ses moyens, et faire la part entre l indispensable, le possible et le superflu. Ce mode consommatoire est constitutif d une vie intelligente et sage, qui sait tirer le maximum de «bien vivre» de ressources nécessairement limitées. L accès à une richesse minimale Etre financièrement compétent est en soi une richesse, comme toute compétence qui permet de mieux vivre. Cette compétence ne suffit certes pas à garantir l accès à l aisance financière, mais elle peut y contribuer de trois manières : 1/ en modérant ou en supprimant les dépenses inutiles, telles que les frais bancaires et financiers punitifs 2/ en incitant le gestionnaire du budget à constituer une épargne plus ou moins importante 3/ en poussant celui-ci à augmenter ses ressources avec plus de motivation et de compétence. La capacité à devenir (micro)entrepreneur et à créer de la richesse Nous sommes tous des entrepreneurs potentiels au sens où nous avons tous, plus ou moins, des capacités à produire et à vendre des objets ou des services susceptibles d être utiles à la société. Mais pour acheter, produire, transformer, vendre, il faut savoir suffisamment manier et compter l argent, négocier avec son banquier, calculer des prix de revient et fixer des prix de vente, enregistrer les rentrées d argent etc. L acquisition de la compétence financière et bancaire est une condition indispensable pour qu un entrepreneur potentiel crée effectivement une activité économique qui produira de la richesse pour lui-même et pour ses proches (fournisseurs, clients, 8 8 Sauf si elle a des revenus vraiment insuffisants

9 salariés etc.). En un temps où l insuffisance d emplois salariés rend nécessaire la création de micro entreprises, ce point est important. Au final, les personnes capables de bien maîtriser leurs affaires d argent ont acquis une compétence essentielle dans le maniement d un outil indispensable à leur survie et à leur épanouissement au sein du monde social et économique Enjeux pour la société, et pour les pouvoirs publics La prévention du surendettement Pour une part importante, une personne devient surendettée lorsque sa situation financière est perturbée par un accident de la vie et qu elle ne dispose d aucune épargne de précaution. Ou encore lorsqu elle recourt au crédit dans une fuite en avant aveugle, sans se préoccuper de sa situation financière et de sa capacité de remboursement. Les politiques, les sociologues et les travailleurs sociaux s accordent pour dire que la prévention du surendettement passe en priorité par l éducation budgétaire et bancaire, qui réduit les conséquences destructrices des accidents de la vie. La réduction de la pauvreté On est ou on devient pauvre parce qu on manque gravement de ressources financières régulières, mais aussi, assez souvent, parce qu on consomme de manière aveugle, inappropriée ou déraisonnable. A ressources égales, une personne ou une famille qui gère son budget avec vigilance vivra mieux et tiendra mieux le coup face à la crise économique et aux baisses du revenu que celle qui ne tient pas ses comptes. La gestion du budget entraine généralement une pratique plus sage de la consommation, et donc une meilleure situation financière 9. La santé psychique des Français Lorsqu une personne vit dans la confusion à propos de ses affaires d argent, lorsqu elle est surendettée voire harcelée par ses créanciers, lorsqu elle est en conflit avec son banquier ou son employeur, avec un fournisseur ou une administration pour des histoires d argent qu elle ne maîtrise pas, elle est généralement perturbée par des sentiments puissants d angoisse, de dévalorisation de soi, de culpabilité, de colère, d injustice etc. L incompétence financière et les souffrances d argent sont d abord des souffrances psychiques qui, au sens propre, empêchent les gens de dormir et les rendent malades, avec une intensité que les travailleurs sociaux et les médecins connaissent bien, mais que le commun des mortels sous estime largement. Une personne qui connaît et maîtrise sa situation financière maîtrise mieux sa vie : sa santé psychique et physique s en trouve améliorée. La capacité à exercer la citoyenneté L argent est un lien social. Celui qui en maîtrise convenablement le fonctionnement devient davantage capable de participer à la vie de la cité. A l inverse, celui qui est incompétent dans ce domaine et rencontre de graves problèmes d argent devient une sorte d «handicapé social» qui bascule dans le monde de l assistanat, d une 9 Cela ne signifie évidemment pas que la bonne gestion d un budget pourrait constituer une solution satisfaisante aux graves problèmes d insuffisance de revenu de nombreuses familles.

10 certaine forme de repli sur soi causé par de trop grandes souffrances psychiques et notamment par une image dévalorisée de soi. Le développement durable Au cours des prochaines décennies, la société continuera à être confrontée à la nécessité de se conformer aux obligations d un développement respectueux des ressources de la planète. En clair, la question est : comment consommer moins mais mieux? Comment économiser les ressources, rationaliser les circuits de production et de distribution afin qu une consommation plus intelligente produise autant sinon plus de «Bonheur intérieur brut» ou, plus modestement, un meilleur «Indice de développement humain 10»? Cette transformation radicale aura besoin de s appuyer sur une capacité des ménages à maîtriser eux-mêmes leurs propres choix micro économiques en cohérence avec la politique conduite au plan national et international : si chaque individu, si chaque famille est un agent économique compétent, c est-à-dire ayant des capacités de gestion budgétaire, d anticipation, de contrôle, de choix rationnels, alors le développement durable pourra se mettre en place de façon plus rapide et plus harmonieuse Enjeux pour les banques Des relations plus saines avec leurs clients fragiles Beaucoup de personnes financièrement fragiles se plaignent d être mal traitées par leur banque ou par l établissement de crédit qui leur a accordé un prêt (mal considérées, dominées, surfacturées voire harcelées etc.). Pour leur part, les banques se plaignent de devoir consacrer beaucoup trop de temps à ces clients souvent débiteurs et qu elles perçoivent comme porteurs de risques, financièrement incompétents et imprévoyants, voire «mauvais coucheurs» etc. Une personne compétente dans le maniement de l argent devient un client bancaire plus exigeant et plus capable de se faire respecter par sa banque. De son côté, celleci tirera de multiples avantages d avoir en face d elle un client plus prévisible, détenteur d un compte d épargne, plus fiable en tant qu emprunteur et dont le coût de gestion sera, globalement, moins coûteux. Entre les banques et leurs clients fragiles, l éducation budgétaire et bancaire favorise donc l émergence d un scénario gagnant/gagnant. 6. Les actions menées contre l illettrisme de l argent L éducation budgétaire a depuis longtemps fait l objet de politiques publiques et privées actives : dès le la fin du XIX ème siècle et au début du XX ème, les pouvoirs publics et certaines institutions privées (écoles ménagères, maisons familiales, associations d éducation populaire) se préoccupaient de l éducation des jeunes filles des milieux modestes pour leur apprendre à «tenir une maison» : coudre, faire la cuisine et tenir un budget Actuellement les principales actions éducatives budgétaires se concrétisent en particulier à travers : 10 L Indice de Développement Humain(IDH) de l économiste et prix Nobel d économie Amartya Sen comporte, parmi ses composantes, le taux d alphabétisation!

11 La formation par l Etat de conseillères en économie sociale et familiale (CESF) qui, ensuite, réalisent elles-mêmes un travail social important en matière de suivi budgétaire de certaines familles en situation de précarité financière Le travail réalisé par certaines structures du monde associatif Les actions d éducation financière financées à l initiative de certaines instances supranationales (Union Européenne, OCDE) ou nationales (Ministère de l Economie, Autorité des Marchés Financiers, Association Bancaire Française etc.), qui considèrent que l accroissement des compétences financières des particuliers est utile au développement économique 11. Toutes ces actions ont été ou sont évidemment utiles, mais elles semblent insuffisantes : Elles sont ponctuelles et parcellaires, et quantitativement très insuffisantes au regard des besoins Certaines portent encore, au moins partiellement, l empreinte d une culture historique de «dame patronnesse» : elles sont principalement axées sur la réduction des dépenses et restent marquées par une certaine forme d assistanat, là où il faudrait au contraire favoriser l émergence de plus d autonomie Le cadre théorique et pédagogique dans lequel elles sont réalisées semble avoir fait l objet de peu de recherches Cet enseignement semble centré sur la transmission d un savoir plus que sur la personne en formation dans sa globalité, alors que la prise en compte du vécu émotionnel et affectif de la personne en formation est souvent centrale dans l apprentissage de la gestion du budget et de la relation bancaire Lorsqu elles sont conduites à l initiative des instances internationales ou bancaires, ces actions visent plus à éduquer un consommateur de produits financiers et bancaires (ce but est certes louable mais insuffisant), alors que l enjeu central et prioritaire devrait être d aider des citoyens à développer leurs compétences budgétaires et bancaires, à s insérer dans la vie sociale, à développer raisonnablement leur esprit critique à l égard de l impératif généralisé de la consommation et à se protéger contre le surendettement et l exclusion financière et sociale Esquisse d une politique globale de lutte contre l illettrisme de l argent Une politique d éducation budgétaire et bancaire ambitieuse pourrait utilement s inspirer, dans ses grandes lignes, de celle qui est conduite en matière de lutte contre l illettrisme. Elle devrait bien entendu tenir compte du caractère spécifique de la matière enseignée et des difficultés qui y sont liées, et notamment prendre en considération les points suivants : L argent est encore en France l objet d un tabou 12 : si le besoin de formation est évident et massif, cela ne signifie pas que la demande de formation sera importante, au moins dans un premier temps Enseigner la gestion du budget et la relation avec la banque requiert des compétences relativement multiples : la capacité à animer un groupe de formation, des connaissances suffisantes en comptabilité familiale et en technique bancaire, une 11 Citons notamment l excellent travail réalisé par l Institut pour l Education Financière du Public (IEFP, également appelé La Finance Pour Tous), créé à l initiative de l Autorité des Marchés Financiers. 12 Certains sociologues considèrent qu il est devenu plus fort que le tabou sexuel

12 capacité à écouter les personnes en formation avec une oreille assez fine dans le registre psychologique et sociologique etc. 12 Quelques pistes de travail : Caractériser, quantifier, comprendre mieux le phénomène d «illettrisme de l argent» o Affiner sa définition, évaluer le nombre de personnes concernées, analyser les causes et les conséquences du phénomène, et notamment le vécu intime des personnes illettrées de l argent o Interroger les principaux acteurs sociaux (services d action sociale, associations, universitaires, monde bancaire, pouvoirs publics nationaux et régionaux) intervenant en matière d éducation budgétaire pour connaître leur analyse de la situation et leurs stratégies (ou leur absence de stratégie) o Faire le point sur les travaux universitaires portant sur les pratiques de l argent au quotidien par les particuliers et les familles o Evaluer les besoins de formation, ainsi que les conditions dans lesquelles une demande de formation pourrait se manifester. Faire le point sur les approches pédagogiques o Les savoirs et les compétences spécifiques nécessaires à la gestion d un budget personnel ou familial o Les approches pédagogiques utilisées par les acteurs de terrain et par les acteurs institutionnels (Education Nationale, Ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale) o Les recherches conduites dans les pays étrangers, notamment au Royaume-Uni mais aussi dans le cadre de l Union Européenne o Les innovations pédagogiques qui pourraient se révéler pertinentes en particulier en matière d éducation budgétaire des adultes Mettre en place un dispositif politico-administratif chargé de promouvoir des politiques actives en matière de formation à la gestion du budget et de la relation bancaire : o Intervenir dans le domaine prioritaire de la pédagogie Créer des outils éducatifs susceptibles d être utilisés à grande échelle par un nombre important de formateurs, dans des situations relativement diverses (en individuel, en petit groupe, en grand groupe, par internet, pour des personnes de niveau culturel différent, en milieu urbain, en milieu rural etc.) Rénover les programmes de formation des Conseillers en économie sociale et familiale (CESF) pour tout ce qui concerne l argent, la gestion du budget, la relation avec la banque Renforcer la formation des travailleurs sociaux dans ce même domaine Mettre en place un dispositif de formation de formateurs, notamment au bénéfice de ces associations, des services nationaux et territoriaux d action sociale, mais également de tout acteur public ou privé ayant vocation à s investir dans ces actions o Susciter la création d associations spécialisées dans l éducation budgétaire et bancaire, et l appropriation ou l intensification de cette activité par des réseaux d associations existantes o Stimuler l introduction de l éducation budgétaire et bancaire à l école o Trouver des financements institutionnels suffisants et pérennes pour permettre à ces actions de se développer à grande échelle

13 La gestion de ces politiques publiques pourrait être confiée à un Institut national ou à une Agence nationale fonctionnant de près ou de loin sur le modèle de l Agence Nationale de Lutte contre l Illettrisme (ANLCI), voire à cette ANLCI elle-même. L ensemble de ces politiques devrait faire l objet d une loi pour en définir les finalités, les principaux outils et les modalités de financement. 13

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