Thème 2 : Le rôle du «secteur informel» dans l intégration régionale

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Thème 2 : Le rôle du «secteur informel» dans l intégration régionale"

Transcription

1 Thème 2 : Le rôle du «secteur informel» dans l intégration régionale 1. Le secteur informel en Afrique : définition et caractéristiques générales Le secteur informel est défini comme l'ensemble des unités de production dépourvues de numéro d'enregistrement administratif et/ou de comptabilité écrite formelle. Divers travaux montrent que les activités informelles ne sont pas incompatibles avec les mécanismes de l économie de marché, on y trouve des éléments de l économie pure. En outre, les échanges informels trouvent leur source dans les disparités des politiques économiques financières, monétaires, commerciales distinctes selon les pays. Les activités informelles se déploient sur des espaces frontaliers, à partir de réseaux de marchands différenciés par l ethnie et souvent par la famille sur des générations. Ainsi sur la base ethnique ou familiale et d échanges régionaux, le comportement des acteurs n est pas irrationnel mais s insère dans un cadre communautaire de référence. L économie informelle dégage finalement des ressources et représente un facteur de décollage économique qui, s il n est pas suffisant, n en est pas moins réel. Il faut bien évidemment distinguer le petit artisan, le petit commerce de rue, les multiples services à faibles revenus des activités informelles plus porteuses et qui créent de substantiels profits. 2. Le rôle dynamique du secteur informel La mondialisation s accompagne d un processus de régionalisation dont les niveaux et les rythmes varient d un état à l autre. L hypothèse d un marché régional et/ou mondial propre aux grandes entreprises et d un marché local voire national propre aux petites entreprises mérites d être abordée, si tel est le cas des liens entre les niveaux local-national et régional-mondial attesteraient du rôle des activités informelles dans le processus de régionalisation. Une enquête réalisée par l Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE) entre 2001 et 2003 réaliser sur 7 capitales de l espace

2 UEMOA ont permis de réaliser que le secteur informel n'est pas seulement un conglomérat d'unités de production exerçant dans des conditions précaires, mais aussi un secteur atomisé, où la dynamique entrepreneuriale est limitée. Dans leur grande majorité, en effet, les unités de production informelles ont été créées par ceux ou celles qui les dirigent actuellement. Contrairement à une idée reçue, la mise à son compte dans le secteur informel est bien souvent un choix délibéré. De cette enquête, il ressort que 60% des chefs d'unités de production considèrent le secteur informel comme un mode privilégié d'insertion sur le marché de travail en invoquant la possibilité d'obtenir un meilleur revenu que le salaire auquel ils pourraient prétendre (28%) ou en refusant le statut de travailleur dépendant et en mettant en avant le désir d'être leur propre patron (32%). Ce résultat permet d'affirmer que le secteur informel est de loin le premier pourvoyeur d'emplois et se présente comme une solution face au chômage galopant des jeunes. En outre, le secteur informel est massivement constitué de micro-unités, la taille moyenne des unités informelles étant de 1,53 personne par établissement se présente comme un moyen rapide pour les gouvernants d absorber les jeunes en les engageant dans des métiers dont la durée de formation est relativement court et n a pas besoin de qualification spécifiques. Sur la base de «circuits financiers clos», des circuits ethniques et des clubs divers (où se côtoient des chefs d entreprises, des hommes ou des femmes d affaires, des décideurs politiques), les conditions d accumulation sont réunies. 3. Le modèle asiatique A l exemple de l acteur économique asiatique qui peut déployer son esprit d initiative d autant qu il bénéficie des conditions macro-économiques favorables tel : économies protégées, liberté d entreprise, interventionnisme de l état avec un rôle efficace d orientation des ressources vers des projets porteurs à long terme, révolution verte, développement des infrastructures et autres, faisant ainsi du secteur informel un espoir de réussite. Le marché informel est une source importante de financement du secteur informel. En Asie, la complémentarité entre les petites et les grandes entreprises permet aux premières de profiter des conditions de crédit obtenus par les seconds. Dans une étude relative aux tontines dans les années 1995 par M. Leart constate que les pratiques financières informelles asiatiques sont davantage orientées vers la disponibilité du crédit ce qui n est pas le cas des pratiques financières informelle africaines. Les emprunts peuvent être opérés auprès de la famille, des amis, du propriétaire, du commerçant ainsi qu auprès des prêteurs

3 professionnels ou auprès de ceux qui accordent des crédits au nm d une banque mais sous leur responsabilité Dans les pays asiatiques, les tontines ont une vocation économique où les fonds sont utilisés pour l investissement. L une des raisons pour lesquelles l Asie a réussie à concilier le rôle et l intervention de l Etat avec le marché tient, selon Chaponnière, à l existence des divers liens associant l Etat, les entreprises, les réseaux formels mais aussi informels. L Afrique semble être éloigner de cette réalité alors les liens communautaires existent, que les tontines sont nombreuses, que les solidarités ethniques sont réelles et que les activités informelles ne demandent qu à bénéficier d un environnement favorable. Les divers exemples concrets montrent que ce ne sont pas les dotations factorielles initiales ou les conditions naturelles qui expliquent les écarts de compétitivité entre l Asie et l Afrique mais bien plus le cadre plus ou moins réglementaire auquel sont assujetties les activités de production et de distribution. De fait, le dynamisme des activités officielles ou non, s en trouve renforcé ou pénalisé ; les acteurs du «bas» sont incités à travailler plus ou, à l opposé, amenés à satisfaire uniquement les besoins primaires de consommation et/ou d épargne, par précaution. Au lieu de produire pour satisfaire le marché intérieur afin d exporter ensuite au sein d une filière localenationale-régionale-mondiale, les micro-entreprises africaines se replient sur elles-mêmes et restent isolées. Elles ont donc peu de chances de maîtriser la connaissance nécessaire et d acquérir la capacité de construire des réseaux de distribution régionaux puis mondiaux qui limiteraient leurs coûts de transaction. On voit mal dans ce contexte les chances de satisfaire les conditions d un processus de régionalisation. Non coordonnées, elles entrainent encore des duplications de projets concurrents et peu viables. Et pourtant, depuis près de 40 ans, de nombreux organismes à vocation régionale ont été créés dans le but de satisfaire les échanges commerciaux, de favoriser l intégration des activités de transformation, industrielles et de services, d accéder davantage aux technologies extérieurs. Les micro-entreprises sont finalement confrontées à une fiscalité trop lourde, à un accès au crédit difficile et cher, à des taux de change surévalués, à des appuis aux producteurs insuffisants ou mal ciblés. Le secteur informel y est mal perçu, insuffisamment aidé, et les capacités d exportations restent trop limitées pour exercer un effet levier et stimuler la croissance. Or ces capacités existent et elles peuvent être valorisées à l échelle locale puis régionale à partir, entre autre, des potentialités du secteur informel. 4. Des marchés étroits et administrés La taille des marchés africains est conditionnée par des bas revenus. En outre, les moyens de transport sont inadaptés. On trouve beaucoup de petits «sous marché» limité en volume et en extension spatiale. La constitution d un

4 processus de régionalisation permettrait à court et moyen terme de multiplier les échanges de biens et services différenciées de part et d autre des économies nationales.les potentialité d exportation ouvrent des perspectives aux microentreprises, formelles et informelles. L exemple des productions maraîchères et fruitières dans l ouest du Cameroun sous l impulsion des Bamiléké est à cet égard révélateur. Leur dynamique dans un contexte de solidarité ethnique leur permettait dans les années 80 d exporter vers les pays frontaliers, dont le Gabon. Par ailleurs, les tontines jouent un rôle financier majeur. Mais, à la différence des tontines asiatiques, les tontines ont plutôt une vocation sociale où les fonds d abord sont utilisés pour la consommation dans la grande majorité des pays africains. En plus du recours au marché financier informel, la taille du marché informel qui posent problème. Elle se limite à l épargne domestique, laquelle dépend à terme de la croissance économiques ou, globalement des performances économiques nationales. Les conditions macro-économiques dans lesquelles évoluent les micro-entreprises informelles africaines méritent donc davantage de flexibilité. Il s agit de réduire par exemples les charges administratives sur les entreprises informelles et faire en sorte que l environnement économique soit plus favorable à l expansion de leurs activités. 5. Le recours aux poly-activités Le souci d anticiper les risques peut encore consister à multiplier les activités. He évoque à ce propos le recours aux poly-activités qui, à leur tour, s inscrivent sur un espace interrégional. La situation économique des zones agricoles est d une importance cruciale pour les performances du secteur informel. Un accroissement de la productivité et une baisse de la pression démographique dans ces zones signifient un moindre recours au facteur travail, le volume de la quantité de travail inemployé doit être absorbé par le secteur informel. Si en revanche, le niveau de salaire du secteur formel est assez élevé pour attirer la quantité de travail excédentaire, la pression de l emploi dans le secteur informel s atténue. L anticipation de la hausse du niveau de salaire dans le secteur formel peut donc inciter les travailleurs agricoles à immigrer. Au niveau macro-économique, cela revient à analyser la division du travail entre le secteur agricole, le secteur formel et le secteur informel. En Asie, on assiste à une extension des activités non fermières dans les zones rurales, laquelle freine l exode vers la ville.

5 Référence : Le rapport de l'institut de recherche des Nations Unies pour le développement social intitulé Combattre la pauvreté et l'inégalité REVUE TIERS MONDE, 01/09/1998, Jean Claude Perez sur «le rôle du secteur informel dans un contexte de régionalisation» Acronymes et Abréviations : INSEE : l Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques UEMOA : Union Economique Monétaire Ouest Africain CEDEAO : Communauté Economique des Etats de l Afrique de l Ouest OMD : Objectifs du Millénaire pour le Développement PIB : Produit Intérieur Brut

Rapport de la Banque Mondiale sur le développement dans le monde : le monde du travail dans une économie sans frontières

Rapport de la Banque Mondiale sur le développement dans le monde : le monde du travail dans une économie sans frontières Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Rapport de la Banque Mondiale sur le développement dans le monde : le monde du travail dans une économie sans frontières Février 1996

Plus en détail

L égalité des sexes, un atout économique

L égalité des sexes, un atout économique L égalité des sexes, un atout économique Un plan d action du Groupe de la Banque mondiale Banque mondiale l accès aux marchés foncier, du travail, des produits et des capitaux est indispensable pour accroître

Plus en détail

GROUPEMENT VOLONTAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT RURAL DURABLE NORD-SUD (GVDRD NORD-SUD) PLAN STRATÉGIQUE TRIENNAL D INTERVENTION : 2013-2015 AOÛT 2012

GROUPEMENT VOLONTAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT RURAL DURABLE NORD-SUD (GVDRD NORD-SUD) PLAN STRATÉGIQUE TRIENNAL D INTERVENTION : 2013-2015 AOÛT 2012 GROUPEMENT VOLONTAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT RURAL DURABLE NORD-SUD (GVDRD NORD-SUD) PLAN STRATÉGIQUE TRIENNAL D INTERVENTION : 2013-2015 AOÛT 2012 1 ÉNONCÉE DE LA PROBLÉMATIQUE ET MOTIVATION Dans certains

Plus en détail

Moyen terme 2014-2018

Moyen terme 2014-2018 Moyen terme 2014-2018 ATTENTES DES UTILISATEURS POUR LA PERIODE 2014-2018 Selon les entretiens réalisés par le Cnis au 2 è semestre 2012 COMMISSION «SYSTEME FINANCIER ET FINANCEMENT DE L ECONOMIE» POUR

Plus en détail

Plateforme d Appui au Développement Rural et à la Sécurité Alimentaire en Afrique de l Ouest et du Centre

Plateforme d Appui au Développement Rural et à la Sécurité Alimentaire en Afrique de l Ouest et du Centre COMMISSION DE LA CEDEAO Note méthodologique Task Force «Instrument de financement des intrants» Plateforme d Appui au Développement Rural et à la Sécurité Alimentaire en Afrique de l Ouest et du Centre

Plus en détail

Systèmes d innovation et territoires. Francesco Quatraro M1 EFM 2010/2011

Systèmes d innovation et territoires. Francesco Quatraro M1 EFM 2010/2011 Systèmes d innovation et territoires Francesco Quatraro M1 EFM 2010/2011 1 Les trajectoires de croissance Théorie de la croissance traditionnelle Solow (1957) Connaissance comme bien libre Toutes pays

Plus en détail

L emploi rural et l emploi informel : Précarité et vulnérabilité au travail

L emploi rural et l emploi informel : Précarité et vulnérabilité au travail Policy Brief Employment Royaume du Maroc Ministère de l Emploi et des Affaires ociales International Labour Office Note synthétique de politique L emploi rural et l emploi informel : Précarité et vulnérabilité

Plus en détail

Qu est-ce que la compétitivité?

Qu est-ce que la compétitivité? Qu est-ce que la compétitivité? Le but de ce dossier pédagogique est d expliquer la notion de compétitivité d une entreprise, d un secteur ou d un territoire. Ce concept est délicat à appréhender car il

Plus en détail

BAROMETRE DES FEMMES ENTREPRENEURES

BAROMETRE DES FEMMES ENTREPRENEURES BAROMETRE DES FEMMES ENTREPRENEURES Avec le soutien de : 2, rue de Choiseul CS 70215 75086 Paris Cedex 02 Tél. : (33) 01 44 94 40 00 Fax : (33) 01 44 94 40 01 www.csa.eu SA au capital de 1 571 600 Siren

Plus en détail

Simulations de l impact de politiques. économiques sur la pauvreté et les inégalités

Simulations de l impact de politiques. économiques sur la pauvreté et les inégalités Simulations de l impact de politiques économiques sur la pauvreté et les inégalités L analyse de l évolution des conditions de vie et des comportements des classes moyennes, à la lumière de l observation

Plus en détail

Chapitre 1 : Circuit économique, comptabilité nationale et équilibres macroéconomiques

Chapitre 1 : Circuit économique, comptabilité nationale et équilibres macroéconomiques Chapitre 1 : Circuit économique, comptabilité nationale et équilibres macroéconomiques 1. Le circuit économique Circuit : Quelques définitions (1) Représentation de l économie basée sur des flux (ou circulation)

Plus en détail

FinAfrique Research. Performances bancaires dans les zones CEMAC & UEMOA

FinAfrique Research. Performances bancaires dans les zones CEMAC & UEMOA FinAfrique Research Performances bancaires dans les zones CEMAC & UEMOA Octobre 2015 Dans ce document nous comparons la performance du secteur bancaire des zones CEMAC et UEMOA depuis 2006. Si la pénétration

Plus en détail

PROGRAMME DE RESTRUCTURATION ET DE MISE A NIVEAU DE L INDUSTRIE DES ETATS MEMBRES DE L UEMOA

PROGRAMME DE RESTRUCTURATION ET DE MISE A NIVEAU DE L INDUSTRIE DES ETATS MEMBRES DE L UEMOA UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE ---------------- LA COMMISSION ------------ PROGRAMME DE RESTRUCTURATION ET DE MISE A NIVEAU DE L INDUSTRIE DES ETATS MEMBRES DE L UEMOA Page 1 sur 15 SOMMAIRE

Plus en détail

La perspective du secteur privé sur l accès au financement des TPE et des PME en croissance

La perspective du secteur privé sur l accès au financement des TPE et des PME en croissance 5 ème RÉUNION DU GROUPE DE TRAVAIL SUR LES POLITIQUES EN FAVEUR DES PME, DE L ENTREPRENARIAT ET DU CAPITAL HUMAIN ACCOMPAGNER LA CROISSANCE DES MICRO ET PETITES ENTREPRISES : RÉSOUDRE LES OBSTACLES FINANCIERS

Plus en détail

DEVOIR N 1 économie générale

DEVOIR N 1 économie générale PROGRAMME : DEVOIR N 1 économie générale L économie et son domaine Le circuit économique comme méthode d'analyse La production marchande et non marchande Le travail Le capital et le progrès technique Le

Plus en détail

Secrétariat d Etat auprès du Premier Ministre chargé des Technologies Nouvelles

Secrétariat d Etat auprès du Premier Ministre chargé des Technologies Nouvelles République Islamique de Mauritanie Honneur Fraternité - Justice Secrétariat d Etat auprès du Premier Ministre chargé des Technologies Nouvelles Communication de Madame la Secrétaire d Etat Fatimetou Mint

Plus en détail

WP Board 1062/10. 17 juin 2010 Original : anglais. Projet/Fonds commun. Contexte

WP Board 1062/10. 17 juin 2010 Original : anglais. Projet/Fonds commun. Contexte WP Board 1062/10 17 juin 2010 Original : anglais Projet/Fonds commun F Comité exécutif / Conseil international du Café 21 24 septembre 2010 Londres, Angleterre Amélioration de la transformation et de l

Plus en détail

Chapitre 1. Introduction

Chapitre 1. Introduction ISBN 92-64-01565-5 L assurance-maladie privée dans les pays de l OCDE OCDE 2004 Chapitre 1 Introduction Ce chapitre introductif du rapport explique pourquoi l OCDE a décidé d entreprendre une étude sur

Plus en détail

Économie Chapitre 4 La dynamique de la croissance

Économie Chapitre 4 La dynamique de la croissance I) Les facteurs de la croissance A) Contribution des facteurs de production 1. Les facteurs de production Les sources de croissance La croissance économique ( = accroissement de la production d un pays)

Plus en détail

Rôle des stratégies nationales de financement du développement durable

Rôle des stratégies nationales de financement du développement durable REPUBLIQUE DU SENEGAL UN PEUPLE - UN BUT - UNE FOI ****** MINISTERE DE L ECONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN PROCESSUS PREPARATOIRE DE LA TROISIEME CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LE FINANCEMENT DU DEVELOPPEMENT

Plus en détail

Accès au financement

Accès au financement Accès au financement Objectif de cette enquête L accès au financement est d une importance cruciale pour la réussite d une entreprise et un facteur important de la croissance économique en Europe suite

Plus en détail

Atelier sur l investissement des migrants en milieu rural au Sénégal

Atelier sur l investissement des migrants en milieu rural au Sénégal Atelier sur l investissement des migrants en milieu rural au Sénégal Session plénière : Séance introductive De l'importance de l'investissement productif des migrants en milieu rural Stéphane Gallet (Ministère

Plus en détail

Les origines et les manifestations de la crise économique et financière. par Professeur Nadédjo BIGOU-LARE Université de Lomé

Les origines et les manifestations de la crise économique et financière. par Professeur Nadédjo BIGOU-LARE Université de Lomé Les origines et les manifestations de la crise économique et financière par Professeur Nadédjo BIGOU-LARE Université de Lomé Plan Introduction 1. Origines de la crise financière: les «subprimes» 2. Les

Plus en détail

Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance.

Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance. Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance. Département XXX Note à l attention du président du Conseil Général

Plus en détail

Chapitre 4 : Les grands déséquilibres économiques

Chapitre 4 : Les grands déséquilibres économiques Chapitre 4 : Les grands déséquilibres économiques Introduction (1) 3 grands déséquilibres : inflation, chômage et croissance et fluctuations économiques Grands déséquilibres?! Écart entre l offre et la

Plus en détail

De la Protection à la Production:

De la Protection à la Production: De la Protection à la Production: Les transferts monétaires directs et leur rôle pour le développement économique rural Hafez Ghanem, Sous-directeur général, FAO Département du développement économique

Plus en détail

Expérience du Maroc en matière de lutte contre la pauvreté: forces, limites et options. Lahcen Achy. Casablanca, Maroc 16 Septembre 2010

Expérience du Maroc en matière de lutte contre la pauvreté: forces, limites et options. Lahcen Achy. Casablanca, Maroc 16 Septembre 2010 Expérience du Maroc en matière de lutte contre la pauvreté: forces, limites et options stratégiques Lahcen Achy Casablanca, Maroc 16 Septembre 2010 Point de départ Le Maroc a enregistré une baisse significative

Plus en détail

BANQUE EUROPEENNE D INVESTISSEMENT ET FINANCEMENT DES PME

BANQUE EUROPEENNE D INVESTISSEMENT ET FINANCEMENT DES PME BANQUE EUROPEENNE D INVESTISSEMENT ET FINANCEMENT DES PME REFLEXIONS DE LA CGPME CONSTAT La Banque Européenne d Investissement (BEI) a été créée par le Traité de Rome pour apporter des financements destinés

Plus en détail

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr. Septembre 2010

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr. Septembre 2010 Initiation à l économie ENSAE, 1A Maths Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr Septembre 2010 Les ménages (1/2) Les ressources des ménages La consommation L épargne Les ménages comme agents économiques

Plus en détail

PROGRAMME DE COMPETITVITE ET D INVESTIGATION EN AFRIQUE ATELIER DE OUAGADOUGOU SUR LA FORMATION AGRICOLE

PROGRAMME DE COMPETITVITE ET D INVESTIGATION EN AFRIQUE ATELIER DE OUAGADOUGOU SUR LA FORMATION AGRICOLE PROGRAMME DE COMPETITVITE ET D INVESTIGATION EN AFRIQUE ATELIER DE OUAGADOUGOU SUR LA FORMATION AGRICOLE COMMUNICATION DE L INSTITUT UNIVERSITAIRE DE GESTION (I.U.G.) DE BAMAKO I) Offre de formation de

Plus en détail

EBAUCHES DE PLANS : CHAPITRE 1 / CROISSANCE, CAPITAL ET PROGRES TECHNIQUE

EBAUCHES DE PLANS : CHAPITRE 1 / CROISSANCE, CAPITAL ET PROGRES TECHNIQUE EBAUCHES DE PLANS : CHAPITRE 1 / CROISSANCE, CAPITAL ET PROGRES TECHNIQUE SOURCE ET LIMITES DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE 1. Dans quelle mesure la croissance économique accompagne-t-elle le développement?

Plus en détail

LA QUESTION DE L EMPLOI

LA QUESTION DE L EMPLOI LA QUESTION DE L EMPLOI FACTEURS DETERMINANTS DE L OFFRE ET DE LA DEMANDE DE MAIN-D ŒUVRE Par : Jean-Marie BAZILE 1 SOMMAIRE 1. Définitions : Offre et demande de main-d oeuvre 2. Problématique de l emploi

Plus en détail

MISELINI FINANCEMENT DE LA GOMME ARABIQUE. Bamako, du 11 au 13 mai 2010. Boubacar DIAKITE

MISELINI FINANCEMENT DE LA GOMME ARABIQUE. Bamako, du 11 au 13 mai 2010. Boubacar DIAKITE MISELINI FINANCEMENT DE LA GOMME ARABIQUE. Bamako, du 11 au 13 mai 2010 Boubacar DIAKITE Contexte de création des IMFs. Extrême pauvreté de certaines couches de la population active, Banque: une activité

Plus en détail

Communiqué 8 novembre 2012

Communiqué 8 novembre 2012 Communiqué 8 novembre 2012 Les conditions du déploiement de l Internet à très haut débit en France et en Europe Coe-Rexecode mène depuis plusieurs années un programme de recherche approfondi sur l impact

Plus en détail

Position commune et propositions conjointes France Brésil «Sécurité alimentaire et politiques foncières»

Position commune et propositions conjointes France Brésil «Sécurité alimentaire et politiques foncières» Position commune France Brésil «volatilité des prix et sécurité alimentaire» Le Brésil et la France considèrent que pour diminuer la volatilité des prix et améliorer la sécurité alimentaire, les actions

Plus en détail

LES FEMMES ET LA CREATION D ENTREPRISE

LES FEMMES ET LA CREATION D ENTREPRISE MINISTERE DELEGUE A LA COHESION SOCIALE ET A LA PARITE V E I L L E S T A T I S T I Q U E service des droits des femmes et de l'égalité V E I L L E S T A T I S T I Q U E LES FEMMES ET LA CREATION D ENTREPRISE

Plus en détail

SORTIR DE LA CRISE SANS LE FMI. L exemple de l Asie au cours de deux crises récentes Jean Sanouk

SORTIR DE LA CRISE SANS LE FMI. L exemple de l Asie au cours de deux crises récentes Jean Sanouk SORTIR DE LA CRISE SANS LE FMI L exemple de l Asie au cours de deux crises récentes Jean Sanouk INTRODUCTION Les pays d Asie ont traversé deux crises d ampleur inégale: La crise dite «asiatique» de 1997-1999.

Plus en détail

Démarche de privatisation des entreprises publiques Les étapes incontournables Gérard Verger, S.P.I.D. Verger Inc.

Démarche de privatisation des entreprises publiques Les étapes incontournables Gérard Verger, S.P.I.D. Verger Inc. Démarche de privatisation des entreprises publiques Les étapes incontournables Gérard Verger, S.P.I.D. Verger Inc. Avril 1997 Figure 1. La privatisation des entreprises publiques (E.P.) Démarche générale

Plus en détail

Stratégie Tier 2 : Quels avantages pour votre entreprise?

Stratégie Tier 2 : Quels avantages pour votre entreprise? Stratégie Tier 2 : Quels avantages pour votre entreprise? Les décideurs ont beaucoup à gagner de l intégration des données de gestion externes et internes, afin d assurer la disponibilité des informations

Plus en détail

Rôle des banques centrales dans la promotion de l inclusion financière : référence au cas de l Algérie

Rôle des banques centrales dans la promotion de l inclusion financière : référence au cas de l Algérie Rôle des banques centrales dans la promotion de l inclusion financière : référence au cas de l Algérie Intervention de Mohammed Laksaci Gouverneur de la Banque d Algérie 21 e Conférence des Gouverneurs

Plus en détail

UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR

UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR 1 UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION Mention MANAGEMENT DES AFFAIRES ET NEGOCIATIONS COMMERCIALES INTERNATIONALES 2 UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR

Plus en détail

Atelier sur le Financement de la Filière Coton en Côte d'ivoire: Création d'un Fonds de Garantie

Atelier sur le Financement de la Filière Coton en Côte d'ivoire: Création d'un Fonds de Garantie Atelier sur le Financement de la Filière Coton en Côte d'ivoire: Création d'un Fonds de Garantie René AZOKLY/ Président du Fonds International de Garantie Les Fonds de Garantie en Afrique de l'ouest: Particularités,

Plus en détail

Problématique de la qualité des données statistiques Alexandre BIAOU, DG/INSAE

Problématique de la qualité des données statistiques Alexandre BIAOU, DG/INSAE Problématique de la qualité des données statistiques Alexandre BIAOU, DG/INSAE La qualité : «ensemble des propriétés et caractéristiques d un produit ou d un service qui lui confèrent l aptitude à satisfaire

Plus en détail

BAROMETRE SUR LE FINANCEMENT ET L ACCES AU CREDIT DES PME

BAROMETRE SUR LE FINANCEMENT ET L ACCES AU CREDIT DES PME pour BAROMETRE SUR LE FINANCEMENT ET L ACCES AU CREDIT DES PME - Vague 2 - Juin 2009 Note méthodologique Etude réalisée pour : KPMG et CGPME Echantillon : Echantillon de 402 dirigeants d entreprise, représentatif

Plus en détail

Avec 464 000 entreprises et un chiffre

Avec 464 000 entreprises et un chiffre 8.1 Chiffres clés de la construction Avec 464 entreprises et un chiffre d affaires de 272 milliards d euros en 211, la construction représente 16 % des entreprises et 7 % du chiffre d affaires de l ensemble

Plus en détail

L observatoire de conjoncture et de compétitivité de l industrie alimentaire

L observatoire de conjoncture et de compétitivité de l industrie alimentaire Conseil National du Commerce Extérieur L observatoire de conjoncture et de compétitivité de l industrie alimentaire Anticiper Partager Agir 2005 www.cnce.org.ma CHAPITRE I : Sommaire LES INDICATEURS DE

Plus en détail

Colloque Rabat : 9-10 décembre 2013 Mohamed KAANICHE

Colloque Rabat : 9-10 décembre 2013 Mohamed KAANICHE La Micro finance au Maghreb,quelles perspectives pour le développement économique et social et la lutte contre le chômage des jeunes Colloque Rabat : 9-10 décembre 2013 Mohamed KAANICHE Le rôle de la BTS

Plus en détail

ÉNERGISER L AVENIR Étude d information sur le marché du travail 2008

ÉNERGISER L AVENIR Étude d information sur le marché du travail 2008 Construire un avenir brillant ÉNERGISER L AVENIR Étude d information sur le marché du travail 2008 www.avenirbrillant.ca Financé par le gouvernement du Canada par l entremise du Programme des conseils

Plus en détail

Bref rappel de la stratégie décennale (2008-2018) de la CNULD

Bref rappel de la stratégie décennale (2008-2018) de la CNULD Bref rappel de la stratégie décennale (2008-2018) de la CNULD Atelier de renforcement des capacités des PFN de la CNULD sur l alignement des PAN sur la Stratégie décennale (2008-2018) Bujumbura, 14-17

Plus en détail

RAPPORT EUROPÉEN SUR LE DÉVELOPPEMENT 2015

RAPPORT EUROPÉEN SUR LE DÉVELOPPEMENT 2015 RAPPORT EUROPÉEN SUR LE DÉVELOPPEMENT 2015 Associer le financement et les poliaques pour medre en œuvre un programme de développement post- 2015 porteur de changement 22 juin 2015, Ministère des Affaires

Plus en détail

Réseau Intercontinental de Promotion de l Economie Sociale et Solidaire Red Intercontinental para la Promoción de la Economía Social y Solidaria

Réseau Intercontinental de Promotion de l Economie Sociale et Solidaire Red Intercontinental para la Promoción de la Economía Social y Solidaria Réseau Intercontinental de Promotion de l Economie Sociale et Solidaire Red Intercontinental para la Promoción de la Economía Social y Solidaria RIPESS Réseau Intercontinental de Promotion de l Economie

Plus en détail

«comment faciliter et développer les échanges intra-régionaux» séminaire OIF/COI, gérard Lemoine, LemoineConseil, nov12 1

«comment faciliter et développer les échanges intra-régionaux» séminaire OIF/COI, gérard Lemoine, LemoineConseil, nov12 1 «comment faciliter et développer les échanges intra-régionaux» Lemoine, LemoineConseil, nov12 1 Diffusion de la culture entrepreneuriale et création d entreprises Lemoine, LemoineConseil, nov12 2 Le développement

Plus en détail

BURKINA FASO. Chiffres clés. Contexte

BURKINA FASO. Chiffres clés. Contexte BURKINA FASO Chiffres clés Taux de change : 1$ US Principales villes Population Taux de croissance de la population (2006-2010) Population urbaine (%du total 2010) PNB par habitant Croissance du PIB (réal

Plus en détail

Analyse financière détaillée

Analyse financière détaillée Analyse financière détaillée L analyse financière détaillée réintègre le cadre comptable de la comptabilité générale. En particulier les hypothèses introduites dans l analyse sommaire sont levées. Cela

Plus en détail

Chapitre 3. La répartition

Chapitre 3. La répartition Chapitre 3. La répartition 1. La répartition de la valeur ajoutée La valeur ajoutée (1) Valeur ajoutée : solde du compte de production = > VA = P CI = > Richesse effectivement créée par les organisations

Plus en détail

Global Competitiveness Report 2008-2009: Le Luxembourg parvient à maintenir sa position compétitive selon le World Economic Forum

Global Competitiveness Report 2008-2009: Le Luxembourg parvient à maintenir sa position compétitive selon le World Economic Forum Global Competitiveness Report 2008-2009: Le Luxembourg parvient à maintenir sa position compétitive selon le World Economic Forum Selon le rapport annuel établi pour l année 2008-2009 par le World Economic

Plus en détail

FICHE DE SYNTHESE : CHAPITRE 101 LA MONDIALISATION DES ECHANGES

FICHE DE SYNTHESE : CHAPITRE 101 LA MONDIALISATION DES ECHANGES FICHE DE SYNTHESE : CHAPITRE 101 LA MONDIALISATION DES ECHANGES 1 LES NOTIONS Echange marchand = échange de biens et de services qui s effectue sur un marché et qui donne lieu au paiement d un prix fixé

Plus en détail

AVIS A. 874 D INITIATIVE RELATIF À L AMÉLIORATION DE LA DISPONIBILITÉ DE STATISTIQUES RÉGIONALES

AVIS A. 874 D INITIATIVE RELATIF À L AMÉLIORATION DE LA DISPONIBILITÉ DE STATISTIQUES RÉGIONALES AVIS A. 874 D INITIATIVE RELATIF À L AMÉLIORATION DE LA DISPONIBILITÉ DE STATISTIQUES RÉGIONALES Adopté par le Bureau le 4 juin 2007 2 Liège, le 4 juin 2007 PRÉAMBULE Les différentes étapes de la régionalisation

Plus en détail

Résumé de Mémoire EN QUOI LE PILOTAGE PAR LES COUTS REPRESENTE-T-IL UN OUTIL DE GESTION ESSENTIEL POUR ASSURER LA PERENNITE FINANCIERE DE LA BRANCHE

Résumé de Mémoire EN QUOI LE PILOTAGE PAR LES COUTS REPRESENTE-T-IL UN OUTIL DE GESTION ESSENTIEL POUR ASSURER LA PERENNITE FINANCIERE DE LA BRANCHE Résumé de Mémoire EN QUOI LE PILOTAGE PAR LES COUTS REPRESENTE-T-IL UN OUTIL DE GESTION ESSENTIEL POUR ASSURER LA PERENNITE FINANCIERE DE LA BRANCHE COURRIER DU GROUPE LA POSTE? Alix LEGRAND ESG MANAGEMENT

Plus en détail

CA marché international des études: 24,6 milliards d euros en 2006

CA marché international des études: 24,6 milliards d euros en 2006 CA marché international des études: 24,6 milliards d euros en 2006 +5% en Europe ( 43% du marché total) +6,6% aux USA (36%) Hausse importante dans les pays émergents( presque +10% dans les pays du BRIC,

Plus en détail

Filière coton: Rôle économique majeur dans les 16 pays producteurs d'afrique de l Ouest et du Centre (AOC):

Filière coton: Rôle économique majeur dans les 16 pays producteurs d'afrique de l Ouest et du Centre (AOC): CONFERENCE DES MINISTRES DE L AGRICULTURE DE L AFRIQUE DE L OUEST ET DU CENTRE CMA/AOC Avenue Bourguiba BP. 15799 Dakar-Fann Tél : (221) 869 11 90 Fax : (221) 825 47 30 Email : cmaoc@cmaoc.org CONFERENCE

Plus en détail

Les effets économiques de la guerre en Syrie et de la progression de l État islamique sur les pays du Levant. Elena Ianchovichina et Maros Ivanic

Les effets économiques de la guerre en Syrie et de la progression de l État islamique sur les pays du Levant. Elena Ianchovichina et Maros Ivanic Les effets économiques de la guerre en Syrie et de la progression de l État islamique sur les pays du Levant Elena Ianchovichina et Maros Ivanic Résumé détaillé Cet article propose une estimation quantitative

Plus en détail

BTS NRC AIDE. Fiches de révision Guide intégral 2014-2015. Théophile ELIET aidebtsnrc.com. La référence en ligne des révisions BTS NRC

BTS NRC AIDE. Fiches de révision Guide intégral 2014-2015. Théophile ELIET aidebtsnrc.com. La référence en ligne des révisions BTS NRC Fiches de révision Guide intégral 2014-2015 AIDE BTS NRC La référence en ligne des révisions BTS NRC 2 annés d études en moins de 100 fiches Théophile ELIET aidebtsnrc.com 1 Sommaire Économie Droit Management

Plus en détail

Evaluation du Climat des investissements à Madagascar. Résumé

Evaluation du Climat des investissements à Madagascar. Résumé Evaluation du Climat des investissements à Madagascar Résumé Qu est-ce que le climat des investissements et en quoi est-il important? Le climat des investissements est défini en termes opérationnels comme

Plus en détail

A-T-ON DES ATTENTES IRRÉALISTES POUR NOS RÉGIMES PRIVÉS ET PUBLICS DE PENSION?

A-T-ON DES ATTENTES IRRÉALISTES POUR NOS RÉGIMES PRIVÉS ET PUBLICS DE PENSION? L épargne, la fiscalité et les régimes de retraite Congrès 2012 de l ASDEQ, Session 1, conférence 3, A-T-ON DES ATTENTES IRRÉALISTES POUR NOS RÉGIMES PRIVÉS ET PUBLICS DE PENSION? Jean-Pierre Aubry, fellow

Plus en détail

Faire face à la pénurie de main-d œuvre chez Desjardins. Être un employeur distinctif

Faire face à la pénurie de main-d œuvre chez Desjardins. Être un employeur distinctif Faire face à la pénurie de main-d œuvre chez Desjardins Être un employeur distinctif ASDEQ Mai 2010 La mission de Desjardins Contribuer au mieux-être économique et social des personnes et des collectivités

Plus en détail

ORGANISEE CONJOINTEMENT PAR L INSTITUT INTERNATIONAL DE FINANCE ET LA BANQUE D ALGERIE

ORGANISEE CONJOINTEMENT PAR L INSTITUT INTERNATIONAL DE FINANCE ET LA BANQUE D ALGERIE 18 MARS 2008 INTERVENTION DE MONSIEUR MOHAMMED LAKSACI GOUVERNEUR DE LA BANQUE D ALGERIE A LA CONFERENCE REGIONALE SUR LA GLOBALISATION ET LES DEFIS ET OPPORTUNITES AUXQUELS FONT FACE LES INSTITUTIONS

Plus en détail

Ameth Saloum NDIAYE. Colloque régional UEMOA-CRDI 2009 1

Ameth Saloum NDIAYE. Colloque régional UEMOA-CRDI 2009 1 Ameth Saloum NDIAYE CEPOD, Ministère de l Economie et des Finances, Sénégal Colloque régional UEMOA-CRDI, Ouagadougou, Burkina Faso, 8-10 décembre 2009 1 Problématique et justification Objectifs du papier

Plus en détail

Chapitre 7. L Offre agrégée et la demande agrégée. Objectifs. Objectif: Expliquer les déterminants de l offre agrégée.

Chapitre 7. L Offre agrégée et la demande agrégée. Objectifs. Objectif: Expliquer les déterminants de l offre agrégée. Chapitre 7 L Offre et la demande Objectifs Expliquer les déterminants de l offre Expliquer les déterminants de la demande Expliquer l équilibre macroéconomique 1 2 Objectifs (suite) Expliquer les effets

Plus en détail

Note de cadrage du projet de groupe de travail sur l entrepreneuriat en milieu rural (à l'issue des travaux de préfiguration)

Note de cadrage du projet de groupe de travail sur l entrepreneuriat en milieu rural (à l'issue des travaux de préfiguration) Note de cadrage du projet de groupe de travail sur l entrepreneuriat en milieu rural (à l'issue des travaux de préfiguration) Introduction : La proposition de créer un groupe de travail sur l entrepreneuriat

Plus en détail

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Symposium des Gouverneurs sur le thème «Inclusion financière

Plus en détail

La stratégie d intervention de l AFD dans l énergie. Journée PEXE 20 novembre 2013

La stratégie d intervention de l AFD dans l énergie. Journée PEXE 20 novembre 2013 La stratégie d intervention de l AFD dans l énergie Journée PEXE 20 novembre 2013 MEUR 3 axes Stratégie et Activités sur l Energie de l AFD (2007-2011) Energie sobre (renouvelable, efficace et économe

Plus en détail

RAPPORT SUR LE PLAIDOYER POUR UN MEILLEUR ACCÈS DE L AGRICULTURE RAPPORT DU PLAIDOYER POUR UN MEILLEUR ACCES DE

RAPPORT SUR LE PLAIDOYER POUR UN MEILLEUR ACCÈS DE L AGRICULTURE RAPPORT DU PLAIDOYER POUR UN MEILLEUR ACCES DE Institut Africain de Gestion Urbaine Bureau Agriculture Urbaine INITIATIVE «PROMOTION DES FILIERES AGRICOLES URBAINES PORTEUSES» (PROFAUP) RAPPORT SUR LE PLAIDOYER POUR UN MEILLEUR ACCÈS DE L AGRICULTURE

Plus en détail

Chap 6 : L ouverture des économies. I. La mesure des échanges de biens et de services

Chap 6 : L ouverture des économies. I. La mesure des échanges de biens et de services Chap 6 : L ouverture des économies L ouverture des économies a permis une forte progression des échanges internationaux, notamment depuis la Seconde Guerre mondiale, même si tous les pays et les secteurs

Plus en détail

A. La distinction entre marchés primaire et secondaire. 1. Le marché financier et ses deux compartiments : le marché primaire et le marché secondaire

A. La distinction entre marchés primaire et secondaire. 1. Le marché financier et ses deux compartiments : le marché primaire et le marché secondaire Chap 2 : Le marché financier et son rôle économique Les marchés de capitaux assurent le financement de l économie. Sur ces marchés se confrontent des agents à la recherche de financements et d autres à

Plus en détail

Situation et perspectives de l économie mondiale 2016. asdf

Situation et perspectives de l économie mondiale 2016. asdf Situation et perspectives de l économie mondiale 2016 asdf Nations Unies New York, 2016 Résumé Perspectives du développement macroéconomique au niveau mondial L économie mondiale a connu des revers en

Plus en détail

La dette des particuliers

La dette des particuliers L EMPLOI ET LE REVENU EN La dette des particuliers Si l économie et la population des États-Unis sont presque dix fois supérieures à celles du, les deux pays comportent plusieurs similitudes. Les deux

Plus en détail

PME : quels sont les leviers d'optimisation des coûts permettant de gagner 15% sur votre résultat net?

PME : quels sont les leviers d'optimisation des coûts permettant de gagner 15% sur votre résultat net? PME : quels sont les leviers d'optimisation des coûts permettant de gagner 15% sur votre résultat net? Petit Déjeuner Syntec_Costalis, le 17 novembre 2009 L optimisation des coûts dans vos PME : Quelles

Plus en détail

la taille des entreprises

la taille des entreprises 1 Contrat de génération : une mise en œuvre adaptée à la taille des entreprises Si le contrat de génération concerne toutes les entreprises, elles n ont pas toutes les mêmes leviers en matière d emploi,

Plus en détail

EL YASSI Soufiane MENEYROL Maxime NDIOYE Mamadou SAIDI Sandra TOOVI Hizola

EL YASSI Soufiane MENEYROL Maxime NDIOYE Mamadou SAIDI Sandra TOOVI Hizola Crise économique mondiale et impacts réels sur les entreprises manufacturières québécoises et canadiennes EL YASSI Soufiane MENEYROL Maxime NDIOYE Mamadou SAIDI Sandra TOOVI Hizola Agenda I Crises et conséquences

Plus en détail

WS32 Institutions du secteur financier

WS32 Institutions du secteur financier WS32 Institutions du secteur financier Session 1 La vision chinoise Modernisation du système financier chinois : fusion de différentes activités bancaires et financières, accès des ménages au marché des

Plus en détail

La croissance chinoise

La croissance chinoise Lacroissancechinoise Aprèspresque30ansd économiemaoïste,lachines estengagéedepuis1978,sousl impulsionde Deng Xiaoping, sur la voie de la modernisation économique. Les «Quatre Modernisations» industrie,agriculture,rechercheetdéfense

Plus en détail

Thème 2 : la monnaie et les banques : le carburant de notre économie

Thème 2 : la monnaie et les banques : le carburant de notre économie Thème 2 : la monnaie et les banques : le carburant de notre économie L activité économique repose sur trois rouages : Monnaie besoins production répartition consommation Échanges Marché 2 «La monnaie n

Plus en détail

Cohérence des réformes et des stratégies sectorielles au Maroc: Quels effets sur la compétitivité globale?

Cohérence des réformes et des stratégies sectorielles au Maroc: Quels effets sur la compétitivité globale? Cohérence des réformes et des stratégies sectorielles au Maroc: Quels effets sur la compétitivité globale? Groupe de travail sur «l incidence des réformes sur la compétitivité globale» 1. Problématique

Plus en détail

Innovations des statistiques officielles

Innovations des statistiques officielles MINISTERE DU PLAN ET DE L AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ------------------- CENTRE NATIONAL DE LA STATISTIQUE ET DES ETUDES ECONOMIQUES DIRECTION DES STATISTIQUES ECONOMIQUES ---------------- SERVICE DES STATISTIQUES

Plus en détail

Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL. concernant le programme national de réforme du Luxembourg pour 2015

Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL. concernant le programme national de réforme du Luxembourg pour 2015 COMMISSION EUROPÉENNE Bruxelles, le 13.5.2015 COM(2015) 265 final Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL concernant le programme national de réforme du Luxembourg pour 2015 et portant avis du Conseil

Plus en détail

Étude du portefeuille de crédit des

Étude du portefeuille de crédit des Étude du portefeuille de crédit des caisses du réseau ANACAPH PROJET : «RENFORCEMENT DU RESEAU DE L ANACAPH DANS L ACCOMPAGNEMENT DU CREDIT ORIENTE VERS LES MPE» Mai 2009 Dorlus Jackson MBA, Comptable

Plus en détail

LA DEFINITION D UNE STRATEGIE

LA DEFINITION D UNE STRATEGIE LA DEFINITION D UNE STRATEGIE ACTIONNARIALE : UNE NECESSITE POUR TOUS LES DIRIGEANTS D ENTREPRISE Si les dirigeants d entreprise ont une vision stratégique à long terme de leur activité, ce même constat

Plus en détail

Réponses de la Fédération des chambres de commerce du Québec

Réponses de la Fédération des chambres de commerce du Québec Réponses de la Fédération des chambres de commerce du Québec Consultation du Groupe conseil sur l actualisation de la Stratégie québécoise de la recherche et de l innovation 8 septembre 2009 Préambule

Plus en détail

Structure de l épargne et croissance Olivier Davanne

Structure de l épargne et croissance Olivier Davanne Structure de l épargne et croissance Olivier Davanne Introduction du débat organisé par l IEFP 5 décembre 2007 1 Plan de la présentation 1. Volume de l épargne et croissance en union monétaire. 2. Structure

Plus en détail

Les clés de l évaluation. Hervé Bardin

Les clés de l évaluation. Hervé Bardin Les clés de l évaluation Hervé Bardin Evaluation d entreprise : principes généraux Evaluation d entreprise : principes généraux Que veut-on évaluer? Contexte de l évaluation Typologie des méthodes d évaluation

Plus en détail

Compte rendu provisoire 11-1

Compte rendu provisoire 11-1 Conférence internationale du Travail Compte rendu provisoire 104 e session, Genève, juin 2015 11-1 Quatrième question à l ordre du jour: Les petites et moyennes entreprises et la création d emplois décents

Plus en détail

Rapport d études. Etudes des spécificités du marché du SaaS en France. Rapport de synthèse février 2013

Rapport d études. Etudes des spécificités du marché du SaaS en France. Rapport de synthèse février 2013 Rapport d études Etudes des spécificités du marché du SaaS en France Rapport de synthèse février 2013 Conception Caisse des Dépôts (Service communication DDTR) février 2013 Veille stratégique, conseil

Plus en détail

I) La création de richesses et le niveau de vie.

I) La création de richesses et le niveau de vie. Partie II : La création de richesses et la croissance économique Chapitre 3 : Les finalités de la croissance. I) La création de richesses et le niveau de vie. A) La création de richesses 1. La définition

Plus en détail

POLITIQUE SCIENCE, TECHNOLOGIE ET INNOVATION DE LA CEDEAO (ECOPOST)

POLITIQUE SCIENCE, TECHNOLOGIE ET INNOVATION DE LA CEDEAO (ECOPOST) POLITIQUE SCIENCE, TECHNOLOGIE ET INNOVATION DE LA CEDEAO Présenté par: Prof. Dr. Djénéba TRAORE Directrice Générale Institut de l Afrique de l Ouest Email: Djeneba.Traore@iao.gov.cv Site web: www.westafricainstitute.org

Plus en détail

aux entreprises textiles Le parte n aire dédié www.sc-2.com Mail : commercial@sc-2.com

aux entreprises textiles Le parte n aire dédié www.sc-2.com Mail : commercial@sc-2.com 8 rue des 2 communes 94300 Vincennes, France Fax : +33 (0)1 70 70 21 30 SC-2 accompagne les entreprises textiles en leur apportant ses compétences multiples et significatives acquises au sein d enseignes

Plus en détail

des structures formelles, organisées, c est-à-dire des entreprises capitalistes modernes.

des structures formelles, organisées, c est-à-dire des entreprises capitalistes modernes. Introduction Depuis le début des années 1980, les analystes et décideurs économiques de tous bords semblent être unanimes pour reconnaître l échec du modèle étatique du développement qui a prévalu pendant

Plus en détail

Moyen-Orient et Afrique du Nord Page 1 sur 5 Notes sectorielles

Moyen-Orient et Afrique du Nord Page 1 sur 5 Notes sectorielles Moyen-Orient et Afrique du Nord Page 1 sur 5 1. Généralités DEVELOPPEMENT URBAIN La région MENA a l un des taux de croissance démographique les plus élevés du monde (2,1 % en moyenne par an de 1990 à 2003).

Plus en détail

Le pacte de responsabilité et de solidarité

Le pacte de responsabilité et de solidarité Le pacte de responsabilité et de solidarité Direccte CENTRE Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l emploi Qu est ce que le pacte de responsabilité

Plus en détail