Introduction. F. Maier, C. Page, C. Vaissié

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Introduction. F. Maier, C. Page, C. Vaissié"

Transcription

1 F. Maier, C. Page, C. Vaissié Introduction Selon Enzo Traverso, «beaucoup d ouvrages historiques nous parlent davantage de leur époque en éclairant son imaginaire et ses représentations que du passé dont ils voudraient percer les mystères 1». Ce qui est vrai pour les ouvrages historiques ne l est-il pas au moins autant pour les productions artistiques? L art est en effet l un des moyens par lequel une société (se) représente son histoire et interroge la relation entre passé et présent. «Écrire l histoire» n est pas l affaire des seuls historiens, à en juger par l abondance d œuvres de la littérature et des arts prenant pour matériau l histoire, même si, est-il besoin de le souligner, les objectifs des artistes ne sont pas ceux des historiographes, et que l horizon d attente n est pas davantage semblable. Il importe précisément de questionner les modalités spécifiques mises en œuvre par le théâtre, dans le texte et les mises en scène, face à un événement particulier, la révolution. Les ruptures historiques que furent la Révolution française et la Révolution bolchevique ne laiss(èr)ent indifférent aucun pays, aucun État, pour ne pas dire aucun individu, aucun citoyen. L aspiration à la liberté, l égalité, la démocratie est profondément ancrée dans les hommes et si ces valeurs universelles sont bafouées ou au contraire promues ici ou là, l humanité tout entière s en trouve blessée ou grandie la vague de révolutions qui secoue le monde arabe depuis le «printemps» 2011 en est un nouvel exemple éloquent. La révolution est-elle déjà un mythe lorsque les écrivains s en saisissent? Les mythes, comme on sait, sont des représentations qui, à l inverse des idéologies, offrent par leur multi-perspectivisme et leur ouverture un espace de liberté dont s emparent, dans des lieux différents, les contemporains et les générations futures. Lorsque les écrivains se saisissent de 1 Traverso E., L Histoire comme champ de bataille, Interpréter les violences du XX e siècle, Paris, La Découverte, 2011, p. 8.

2 - 8 - F. Maier, C. Page, C. Vaissié l histoire, ils s adressent à l imaginaire collectif qu en même temps ils façonnent. Leurs écritures et réécritures actualisent les événements passés, leur redonnent vie pour le présent et pour l avenir. Dans quelle mesure participent-ils à la construction ou la «déconstruction» de mythes? Le théâtre est le lieu privilégié des rencontres démultipliées : la rencontre, certes, comme pour tout texte écrit, entre le temps de l action (historique) et le temps de la narration, le temps de l Histoire et le temps de l histoire (la fable), mais aussi et c est la spécificité du théâtre que nous nous proposons d explorer la rencontre toujours différée et maintes fois réinventée entre le temps de l auteur et le temps du metteur en scène, le temps des acteurs et le temps du public. Le théâtre est le lieu du dialogue, de la confrontation, voire du choc entre les époques et les imaginaires, les désirs et les angoisses, les expériences et les échecs. Le présent ouvrage se veut un espace de réflexion aussi bien sur les écritures théâtrales de la révolution que sur les révolutions au théâtre que ces écritures rendent nécessaires et souvent anticipent. Au fil des contributions, le théâtre se dévoile dans ses multiples formes et les diverses fonctions qu il est susceptible de s attribuer : fonction militante (avec une réactivation des idéaux) ou didactique (voire pédagogique et paternaliste), mais aussi informative et documentaire. Au travers des différents points de vue, une constante demeure dans les pièces et mises en scène analysées : une certaine nostalgie et un rêve éternel de révolution, accroché peut-être? à la croyance en un progrès possible de l humanité. Les textes regroupés dans la première partie, consacrée aux réécritures de la Révolution française, montrent comment cet événement majeur de l histoire occidentale fut écrit et réécrit au théâtre, re-présenté, dans le texte et sur la scène, depuis son avènement jusqu à la commémoration de son bicentenaire, en France et au-delà de ses frontières. La Révolution française exerça la plus grande fascination sur ses contemporains, par sa violence, les bouleversements qu elle fit espérer ou redouter, les espoirs qu elle noya dans le sang, mais aussi par sa théâtralité. C est pourquoi elle resurgit, modèle ou repoussoir, tout à la fois dans les esprits et le théâtre, dans des situations de rupture ou, à l opposé, de stagnation de l histoire. Le théâtre sur la révolution est-il nécessairement un théâtre «engagé», peut-on dès lors se demander. Deux exemples opposés du théâtre dans le monde arabe donnent à voir le lien qui existe entre l image de la révolution qui est celle de l auteur, et son écriture. L Égyptien Tahtâwi ( ) fut le témoin passif, à Paris, de la révolution de 1830, tandis que Yacine Kateb ( ) participa à l âge de quatorze ans aux émeutes qui secouèrent l Algérie en 1945 : deux expériences vécues déterminèrent, comme le montre Inès Horchani, deux conceptions de la révolution. La commémoration commandée devint, dans Le Bourgeois sans culotte ou le Spectre du parc Monceau que Kateb écrivit en 1988, non pas la célébration de

3 Introduction la Révolution française, mais le questionnement de toutes les révolutions, à travers la révolte des Algériens contre la colonisation française. Il en fut de même pour Armand Gatti qui, la même année, s empara d une demande institutionnelle pour accomplir un travail militant auprès de détenus : «C est moins la Révolution qu il conviendrait de commémorer que sa défaite et la nécessité de la réinventer», souligne Catherine Brun. Alors que Tahtâwi, observateur d un monde qui lui est étrange(r), condamne l amour excessif des Français pour la liberté, il s agit, pour Gatti comme pour Kateb, de se saisir de la révolution et de la mettre au cœur de l écriture. Le Théâtre de la révolution de Romain Rolland, dont les huit pièces des Loups (1898) à Robespierre (1938) s échelonnent sur une durée de quarante ans, donne à voir de manière exemplaire combien la représentation de la révolution est dépendante de la conception de l auteur et de l image que celui-ci vise à en donner. Marion Denizot retrace les modifications que cette représentation subit, à l intérieur d une même œuvre, en fonction à la fois de la réalité extérieure et de la réalité subjective de l auteur. Cela se vérifie, à échelle certes plus réduite, dans la trilogie d August Wilhelm Iffland dont les deux premières pièces furent écrites immédiatement après la Révolution, en 1790 et 1791, et la dernière à une décennie d intervalle. Cependant, les modifications sont, chez Iffland, de l ordre du degré la fonction didactique est la plus marquée dans la pièce de 1800 lorsque la menace est écartée tandis que l évolution de la pensée de Rolland et ses propres engagements sont induits par les traumatismes qui, depuis l Affaire Dreyfus, meurtrissent le xx e siècle. Comme l explique Klaus Gerlach, Iffland veut faire comprendre que l Allemagne de son temps n a pas besoin de révolution, mais que la Révolution française était nécessaire en tant qu avertissement et source d enseignements. La Révolution qui a réellement eu lieu est traitée au théâtre comme une «pièce didactique» au sens large du terme «parce que cet événement survenu à l étranger fut perçu par l opinion allemande comme une leçon dispensée aux monarques allemands». La réception de la Révolution française est particulièrement productive en Allemagne qui, comme Brecht le déplora encore au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ne connut jamais de révolution propre. Le Vormärz, période à la fois de restauration, qui porte le deuil de la révolution de 1830, et prérévolutionnaire, déjà grosse de celle de 1848, vit naître La Mort de Danton (1835) du jeune rebelle Georg Büchner ( ), un drame dont la popularité se mesure non seulement au nombre de ses mises en scène mais également à ses nombreuses réécritures. Camille Jenn rapproche cette pièce de celle de Grabbe Napoléon ou Les Cent Jours (1831), pratiquement contemporaine, mais moins connue, en partie à cause des difficultés que pose la mise en scène du spectacle de la Révolution dans le théâtre traditionnel. De la Révolution, ils auront mis au jour tous deux, Grabbe,

4 F. Maier, C. Page, C. Vaissié le conservateur, et Büchner, le révolutionnaire, un aspect essentiel : «celui d un système qui provoque son autodestruction» ; ils sont tous deux à l origine d un «théâtre du choc, proche des contradictions de la vie réelle, et en rupture avec les codes de représentation classico-romantiques». Marielle Silhouette inscrit les mises en scène de La Mort de Danton de Büchner, en 1916, et de Danton de Romain Rolland, en 1920, dans le contexte historique de la Grande Guerre et du difficile accouchement de la République de Weimar, «un contexte de crise politique aiguë, marqué par le conflit avec la France et l effervescence révolutionnaire». Laetitia Devos rappelle que la pièce de Büchner connut des fortunes diverses dans les deux Allemagnes et sortit de l ombre, en RDA, dans les années L opéra Les Ossements de Danton, composé par Friedrich Schenker d après La Mort de Danton de Büchner et sur un livret de Karl Mickel, est contemporain de la «révolution pacifique» qui conduisit à la chute du mur, l année même du bicentenaire de la Révolution française et du quarantième anniversaire de la RDA. Le titre fait référence à la citation biblique que Büchner utilise dans son brûlot Le Messager hessois (1834), citation déjà reprise dans La Mission 2 de Heiner Müller, dix ans avant l opéra, en pleine période de stagnation de l histoire. S il est manifeste que Müller, dans sa réécriture de La Mort de Danton de Büchner, conjure la résurrection de la révolution dans le Tiers Monde, Laetitia Devos questionne le sens de la citation dans Les Ossements de Danton. Enfin, Klaas Tindemans met la crise de la représentation au théâtre en relation avec la crise de la représentation en politique. Selon lui, Büchner sut analyser cette crise d une façon sublime dans La Mort de Danton. Le génie de Büchner consiste, entre autre, à clarifier la différence entre la rhétorique et la théâtralité. La deuxième partie est consacrée aux «réécritures de la Révolution d Octobre» ou, plus précisément, à la façon dont celle-ci a été représentée au théâtre, entre 1918 et 1969, sur le territoire de l ancien Empire russe et en URSS 3. Huit textes permettent de dresser un tableau très riche et original, articulé autour de deux périodes où le théâtre a joué un rôle particulièrement important : d une part, les années 1920 et, d autre part, le Dégel, cette appellation désignant, au sens large, la période qui commence avec la mort de Staline, en 1953, et se termine, en 1968, par l intervention des troupes du pactes de Varsovie en Tchécoslovaquie et l avènement de ce qui sera appelé, par la suite, la «stagnation». Ces huit textes explorent ce qui se passait dans les capitales (Pétrograd/Léningrad et Moscou), mais aussi dans certaines «marges» : l Ukraine et la Biélorussie. 2 La pièce de Müller est évoquée dans la troisième partie de cet ouvrage. 3 L URSS n apparaît officiellement qu en décembre 1922.

5 Introduction Dès 1917, une véritable «théâtromanie» explose dans la société russe, pour reprendre la jolie formule de Lucie Kempf. «Toute la Russie fait du théâtre, partout», confirme Marie-Christine Autant-Mathieu. Comme le montre celle-ci, le théâtre est, en effet, instrumentalisé pour la propagande du nouveau régime, grâce à des spectacles de masse ou d autres formes d agitprop que développent, entre autre, Vsevolod Meyerhold et Vladimir Maïakovski. À partir de 1921, une diversité de lignes et de tendances réapparaît ; un nombre croissant de théâtres célèbre certes la Révolution pour faire allégeance au nouveau pouvoir, mais des artistes résistent dont le metteur en scène Constantin Stanislavski et l écrivain Mikhaïl Boulgakov. Ces possibilités de choix se réduisent drastiquement à la fin des années 1920 : le tournant stalinien est pris. Lucie Kempf étudie précisément l un des spectacles de masse mentionnés. Le 7 novembre 1920, le metteur en scène Nikolaï Evreïnov présente La Prise du Palais d Hiver, dans les lieux mêmes où celle-ci a eu lieu, trois ans plus tôt, et sur une durée à peine plus courte que dans la réalité. Huit mille personnes dont beaucoup ont réellement participé à cette action révolutionnaire interviennent dans sa reconstitution, devant plus de cent mille spectateurs. Or, la chercheuse montre que ce genre, si caractéristique de l époque, emprunte, en fait, bon nombre de ses formes au théâtre médiéval, en particulier au mystère : il s agit de faire de la révolution une nouvelle forme de religion. D autres références sont réutilisées, et Natalia Gamalova qui analyse les spectacles en plein air s étant déroulés à Pétrograd entre 1917 et 1921 souligne, elle, leurs liens avec le théâtre antique : certains de ces spectacles sont joués dans des amphithéâtres à ciel ouvert et ils font souvent appel à un chœur. À cette époque, de nombreux artistes considèrent, en effet, Pétrograd comme une nouvelle Athènes où le peuple aurait accès aux œuvres d art et la culture serait «libérée de la muflerie». Mais ces conceptions ne dureront pas plus que les spectacles de masse. Loin des capitales, la thématique révolutionnaire marque également le théâtre dans l Ukraine des années Éric Aunoble explore un corpus de neuf pièces, écrites en ukrainien entre 1919 et Largement oubliées aujourd hui, elles ont participé à la construction du mythe révolutionnaire. Or, si elles mettent en évidence les divers conflits qui explosent dans cette période complexe, une seule aborde les affrontements entre Ukrainiens nationalistes et Ukrainiens rouges, ailleurs qu au sein de la famille. Le théâtre biélorussianophone du début des années 1920 adopte, lui, comme héros, non pas un ouvrier bolchevique, mais un «brigand au grand cœur», souvent un paysan hors-la-loi, conformément à une tradition littéraire locale. Virginie Symaniec explique que, dans certains cas, ce héros paysan lutte même contre les bolcheviques, souvent montrés comme juifs, mais que, peu à peu, il est remplacé, en tant que héros positif, par des ouvriers et des Komsomols

6 F. Maier, C. Page, C. Vaissié qui s opposent à lui. Il aura donc fallu, là aussi, presque une décennie pour que ce théâtre biélorussianophone transforme «sa paysannerie rebelle et incendiaire en un peuple de théâtre, docile et demandeur de dictature prolétarienne». Le même tournant est pris en Biélorussie qu en Russie et en Ukraine : dans les années 1930, il n est plus possible de mettre en question(s) la révolution. C est d ailleurs pourquoi le «modèle» stalinien, si prégnant dans les arts au cours des années 1930, 1940, et au début des années 1950, ne figure dans ce recueil qu in absentia. La thématique révolutionnaire n est alors que rarement abordée, tandis que d autres mythologies doivent être construites. Le théâtre stalinien se concentre donc sur les problématiques politiques et les enjeux sociaux de son époque, et notamment, après la guerre, sur la lutte contre les «saboteurs», les «espions» et les «cosmopolites». La création reprend de la vigueur après la mort de Staline, lorsque la parole peut, en partie, se libérer. Bella Ostromooukhova se penche sur une troupe de théâtre amateur, «Notre Maison», qui voit le jour au sein de l Université d État de Moscou en 1958 et qui, dans ses spectacles, renoue avec les expériences des années 1920, notamment celles de Meyerhold. Ce groupe est ainsi en phase avec Khrouchtchev qui appelle à s ancrer dans le léninisme pour mieux rompre avec le stalinisme. Mais «Notre Maison» réactive aussi la satire révolutionnaire qui, dans le contexte des années 1960, vise aussi bien le passé stalinien que le présent. La troupe est donc interdite en 1969, lorsque commence la «stagnation». Juste avant ce nouveau tournant, la troupe du Sovremennik qui, apparue sous le Dégel, en incarne, dans le théâtre, les combats et les aspirations, a mis en scène, pour le cinquantenaire de la Révolution, une trilogie consacrée au mouvement révolutionnaire russe des Décembristes aux Bolcheviks, en passant par les Membres de la Volonté du peuple. Comme le démontre Cécile Vaissié, ces trois pièces permettent de poser les questions éthiques préoccupant la troupe et la génération du Dégel : les buts justifi ent-ils les moyens? Que sont devenus les idéaux révolutionnaires initiaux? La trilogie développe, en fait, une réflexion sur la terreur, et particulièrement la terreur de 1937, mais aussi sur la situation sociale et politique de l URSS de 1967, et son étude aide à comprendre le fonctionnement de cette «langue d Ésope» qui, dans les États totalitaires, permet de faire passer des idées non-officielles grâce à la connivence entre artistes et spectateurs. Julie Grandhaye, historienne des Décembristes, ces jeunes nobles qui, au début du xix e siècle, aspiraient à des changements politiques, s attarde sur la pièce qui, dans la trilogie du Sovremennik, est consacrée à ce mouvement, et elle démontre que ce texte ne déforme pas l histoire. L auteur, Léonid Zorine, a même été très fidèle aux documents d archives et a émaillé sa pièce d extraits de textes poèmes, mémoires, discours, correspondances rédigés par les Décembristes eux-mêmes. En outre,

7 Introduction ce premier volet de la trilogie n a pas tant pour sujet l acte révolutionnaire que l engagement : il s agit bien de poser des problématiques éthiques. Des évolutions, certes non linéaires, mais réelles et conséquentes, s observent donc dans la façon dont le théâtre soviétique aborde la Révolution d Octobre. Élément de propagande depuis les années 1920, ce thème permet à certains de s interroger, à la fin des années 1960, sur le parcours suivi et de comparer les résultats aux promesses. Des interrogations de cet ordre se poursuivront, certes bien plus discrètement, pendant les années 1970 et la première moitié des années Elles exploseront brièvement au début de la perestroïka, avant d être considérées comme aussi dépassées que les célébrations officielles. Les textes de la troisième partie, «Révolution et théâtre : Théories et pratiques», n ont pas pour objet les écritures ou réécritures d une révolution particulière, mais questionnent d une manière plus générale, à travers les théories ou les expérimentations pratiques, le rapport entre la révolution et le théâtre, depuis l Antiquité grecque et romaine jusqu à nos jours. Ils donnent à voir l importance de la référence brechtienne, déjà mise en évidence par Inès Horchani pour le théâtre arabe. La place particulière accordée à Bertolt Brecht est, pour une part, due au fait que son «Lehrstück» Die Maßnahme (La Décision ) pour ainsi dire un cas d école de la relation entre révolution et théâtre fut donnée à l Opéra de Rennes et servit de prétexte au colloque dont nous livrons ici les actes 4. Dans l Angleterre du xvi e siècle, le terme de révolution n avait pas encore le sens de renversement politique qu il a aujourd hui. Cependant, la pièce romaine à laquelle Shakespeare eut recours pour servir de toile de fond aux soulèvements de son temps montre déjà le pouvoir du peuple, lequel sera un élément essentiel des révolutions modernes et de leurs représentations. La fascination que Coriolan exerça sur Brecht «découle directement de la conception du corps social que Shakespeare y développe, et qui est proche de celle du marxisme lui-même», note Delphine Lemonnier. Selon elle, ce sont les caractéristiques intrinsèques de la pièce inspirée de Plutarque et Tite-Live qui permettent à l «écrivain de pièces» allemand de la traiter comme une tragédie populaire. L intérêt que le dramaturge installé en RDA porta au Coriolan de l auteur élisabéthain illustre la «transparence de la dimension historique des pièces classiques», tout en marquant, par ce choix, la non linéarité de l histoire et les possibles répétitions. 4 L initiative d Alain Surrans, directeur de l Opéra de Rennes, de programmer cette pièce difficile, controversée avant même sa première représentation, mérite d être saluée, ainsi que la mise en scène de Daniel Dupont. Nous les remercions également de leur présence au colloque, à la table ronde organisée autour de La Décision.

8 F. Maier, C. Page, C. Vaissié Leszek Brogowski situe l origine de la question dans la théorie de Platon. Au-delà du contenu dramatique de l écriture théâtrale de l histoire, il interroge le dispositif mis en œuvre par le théâtre. Ce dispositif permet-il de penser la «révolution mise en scène» comme un événement du «processus révolutionnaire», et non comme une représentation lui étant extérieure? En s appuyant sur les écrits théoriques de Brecht, en particulier le Petit Organon pour le théâtre, Brogowski place dans la filiation de Platon la théorie brechtienne de la distanciation il préfère le terme de «défamiliarisation», certes calqué sur la traduction anglaise, mais aussi plus proche de l original Verfremdung qui signifie littéralement : rendre étrange, voire étranger, ce qui est familier. Le point d ancrage est la prise de conscience qui, pour le philosophe grec, est la fonction philosophique du théâtre. Que le théâtre de Brecht vise la prise de conscience au moyen de la «distanciation» est démontré à l exemple de La Décision, l «opéra» qu il créa avec le compositeur Hanns Eisler en Le jeune Brecht a acquis la conviction que la révolution sociale est nécessairement précédée de la révolution du système politique et que cette révolution ne peut être que violente. Dans La Décision, il met cette conviction à l épreuve en questionnant le prix de la révolution pour l individu. À la lumière de la genèse de l œuvre et de ses réécritures par Heiner Müller, Francine Maier-Schaeffer examine si, dans le laboratoire qu est le Lehrstück, l accord avec la mort peut avoir la valeur symbolique de la nécessaire mort à soimême. Jean-François Trubert, qui analyse les rapports entre le texte et la musique dans cette forme expérimentale inédite, avance sa propre réponse : «Le véritable sujet de la pièce, qui pourrait être le meurtre, concerne en réalité la transformation intérieure, la prise de conscience le meurtre symbolique de tout ce qui empêche la critique.» Le musicologue explique la manière dont, à l aide de la musique, la forme adopte les exigences de cet enseignement. Dans leur volonté de parachever la révolution théâtrale qui, dans les années 1920, ne scella pas totalement la rupture avec les formes classiques, les théâtres ouvriers misent en France, dans les années 1925 à 1935, sur deux procédés utilisés par les avant-gardes : le chœur parlé et, plus tardivement, les esthétiques «carnavalesques». Léonor Delaunay analyse l influence qu exercèrent sur ces théories les théâtres russe et allemand. Alors que Jean-François Trubert montre l importance et le pouvoir novateur des chœurs parlés pour un art populaire, force est de constater que le succès du chœur parlé ne fut, en France, que limité et de courte durée. La tradition carnavalesque produisant le rire populaire et révolutionnaire fut, à l opposé, exploitée de manière productive à partir de jusqu à l avènement du Front populaire. Une autre forme paradigmatique du lien étroit qui unit révolution et théâtre est le théâtre documentaire, «théâtre de la révolution, théâtre révolutionnaire»,

9 Introduction selon la formule percutante de Sylvain Diaz. Celui-ci montre à quel point le théâtre documentaire est, dans ses origines, intimement lié au phénomène de la révolution. L originalité de l approche du jeune chercheur consiste cependant à dépasser la période bien connue de ces origines pour retracer de manière diachronique l histoire du théâtre documentaire comme un théâtre de la révolution, au double sens du terme, depuis les travaux bien connus de Piscator jusqu au théâtre contemporain, en passant par les pièces documentaires de Peter Weiss qui, dans les années 1960, se réclame de lui de façon programmatique. Le théâtre documentaire jouit d un regain d intérêt dans le théâtre contemporain : cette forme, qui utilise les images ou mises en mots des faits bruts, qui refuse les figures de la métaphore, de la métonymie, ou même toute figure de style, ne promet-elle pas de rendre compte exactement de la réalité? Et quelles seront les formes choisies pour raconter les révolutions du xxi e siècle?

Les stratégies de rupture

Les stratégies de rupture DOSSIER Les stratégies de rupture sous la direction de Laurence Lehmann-Ortega Pierre Roy DOSSIER LAURENCE LEHMANN-ORTEGA HEC Paris PIERRE ROY Université Montpellier 1, ISEM Introduction Une nouvelle

Plus en détail

Parallèles critiques Thèse d Etat Ecole Doctorante Paris I Indirat Cruz 2002

Parallèles critiques Thèse d Etat Ecole Doctorante Paris I Indirat Cruz 2002 Parallèles critiques Thèse d Etat Ecole Doctorante Paris I Indirat Cruz 2002 I Christian Gattinoni : travail personnel A Travail plastique L œuvre créatrice de Christian Gattinoni se voit dirigée vers

Plus en détail

Les sociétés face à leur passé. Mémoire, patimoine et histoire.

Les sociétés face à leur passé. Mémoire, patimoine et histoire. Les sociétés face à leur passé. Mémoire, patimoine et histoire. On observe aujourd hui une fascination de nos sociétés pour leur passé. Les mutations de plus en plus rapides des sociétés contemporaines

Plus en détail

Gestion technique de l immobilier d entreprise

Gestion technique de l immobilier d entreprise Gestion technique de l immobilier d entreprise Pascal Hendrickx Jean Perret Groupe Eyrolles 2003 ISBN 2-212-11251-3 Introduction Le patrimoine bâti n est pas un produit éphémère et périssable. C est un

Plus en détail

UNIVERSITE PARIS IV SORBONNE ECOLE DOCTORALE II Histoire Moderne et Contemporaine

UNIVERSITE PARIS IV SORBONNE ECOLE DOCTORALE II Histoire Moderne et Contemporaine UNIVERSITE PARIS IV SORBONNE ECOLE DOCTORALE II Histoire Moderne et Contemporaine [...][...][...][...][...][...][...][...][...][...] (N d enregistrement attribué par la bibliothèque) THESE pour obtenir

Plus en détail

PLAN D ÉTUDES DU THÉÂTRE ENFANTS ET ADOLESCENTS

PLAN D ÉTUDES DU THÉÂTRE ENFANTS ET ADOLESCENTS PLAN D ÉTUDES DU THÉÂTRE ENFANTS ET ADOLESCENTS INTRODUCTION Elaboré en juin 2010, ce plan d études harmonise l enseignement théâtral au sein de la CEGM. Tout en respectant leurs particularités et leurs

Plus en détail

Le rôle d un tableau de bord

Le rôle d un tableau de bord CHAPITRE 1 Le rôle d un tableau de bord Introduction «Trop d informations tue l information.» Proverbe japonais Sur le plan théorique, un tableau de bord est un outil de reporting regroupant différents

Plus en détail

Sondage France Alzheimer / Opinion Way Paroles de personnes malades Principaux résultats Septembre 2015

Sondage France Alzheimer / Opinion Way Paroles de personnes malades Principaux résultats Septembre 2015 Synthèse Sondage Sondage France Alzheimer / Opinion Way Paroles de personnes malades Principaux résultats Septembre 2015 Préambule Donner la parole aux personnes malades, ne pas s exprimer à leur place,

Plus en détail

Les séminaires d été - Programme

Les séminaires d été - Programme Les séminaires d été - Programme Les 5 cycles se répètent les semaines : Du 1 er au 5 juillet 2013 Du 8 au 12 juillet 2013 Du 15 au 19 juillet 2013 Cycle 1 Antiquité (Matin) 1 Introduction à la philosophie

Plus en détail

Méthodologie du dossier. Epreuve d histoire de l art

Méthodologie du dossier. Epreuve d histoire de l art Méthodologie du dossier Epreuve d histoire de l art Fiche d identité de l oeuvre Nature de l oeuvre : Huile sur toile Auteur Eugène Delacroix (1798-1863) Titre : La liberté guidant le peuple : le 28 juillet

Plus en détail

THÉÂTRE EXERCICES EN ÉCRITURE DRAMATIQUE

THÉÂTRE EXERCICES EN ÉCRITURE DRAMATIQUE THÉÂTRE EXERCICES EN ÉCRITURE DRAMATIQUE Au regard des programmes-cadres Éducation artistique, Le curriculum de l Ontario, 9e et 10e année 2010 (révisé) et Éducation artistique, Le curriculum de l Ontario

Plus en détail

Programmes de Français Baccalauréat Professionnel. Distinguer information, commentaire, prise de position

Programmes de Français Baccalauréat Professionnel. Distinguer information, commentaire, prise de position Programmes de Français Baccalauréat Professionnel Classe de 2 nde Sujet Interrogations Contenus et mise en œuvre Construction de l information Les médias disent-ils la vérité? Comment s assurer du bien

Plus en détail

Historique du coaching en entreprise

Historique du coaching en entreprise Historique du coaching en entreprise Aux Etats-Unis dans les années 80, le coaching des sportifs a beaucoup de succès. L entreprise, soucieuse d une plus grande performance va adapter le coaching afin

Plus en détail

Économie du développement Mme Nisrine Saadé

Économie du développement Mme Nisrine Saadé Objectif du cours Économie du développement Mme Nisrine Saadé Durant les trois dernières décennies, certains pays comme la Malaisie, ont connu des taux de croissance historiquement sans précédant. Ces

Plus en détail

Un livre illustré. Cycle: fin du 1 er cycle du primaire Durée de l activité: plusieurs semaines

Un livre illustré. Cycle: fin du 1 er cycle du primaire Durée de l activité: plusieurs semaines Un livre illustré Cycle: fin du 1 er cycle du primaire Durée de l activité: plusieurs semaines Résumé de la tâche Domaines généraux de formation Compétences transversales Domaines d apprentissage et compétences

Plus en détail

Modèles et pratiques pour le canal de distribution

Modèles et pratiques pour le canal de distribution DOSSIER Modèles et pratiques pour le canal de distribution sous la direction de Marc Filser Gilles Paché INTRODUCTION MARC FILSER IAE Dijon, université de Bourgogne GILLES PACHÉ Université Aix-Marseille

Plus en détail

Où et quand cette photo a-t-elle été prise? Comment le devinez-vous?

Où et quand cette photo a-t-elle été prise? Comment le devinez-vous? Les textes de l exposition «Dictature et démocratie» et le questionnaire pédagogique sont assez longs. Nous vous conseillons donc de répartir les fiches de travail entre vos élèves et de mettre les réponses

Plus en détail

La création artistique : outil de construction et de développement personnel des individus.

La création artistique : outil de construction et de développement personnel des individus. Association Loi 1901 Siret n 399 056 050 00046 APE n 900 1Z 13 rue Etienne Marcel 93500 PANTIN Tél : 01 49 42 10 52 Mail : association.latribu@free.fr Site : www.latribudepantin.com TEAM BUILDING Dynamisation

Plus en détail

«Qui est donc responsable du déclenchement de la deuxième guerre Mondiale?»

«Qui est donc responsable du déclenchement de la deuxième guerre Mondiale?» «Qui est donc responsable du déclenchement de la deuxième guerre Mondiale?» Michael Jabara Carley Professeur au département d histoire de l Université de Montréal, auteur de 1939: l'alliance de la dernière

Plus en détail

Remarques sur la présentation de M. Mehl

Remarques sur la présentation de M. Mehl International Web Meeting Remarques sur la présentation de M. Mehl Murakami Katsuzo Après avoir résumé brièvement la présentation de M. Mehl, je poserai deux questions. Ⅰ.La métaphysique en mal de monde

Plus en détail

PROBLEMATIQUE DE L ASSURANCE

PROBLEMATIQUE DE L ASSURANCE PROBLEMATIQUE DE L ASSURANCE Août 2003 80, rue Paradis 13006 Marseille 04 91 33 39 86 : 04 91 54 15 09 v.c.m@wanadoo.fr CONTEXTE DU DEBAT En premier lieu, il faut procéder à un certain nombres de rappels

Plus en détail

Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision

Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision Conclusion générale Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la rédaction de cette thèse. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision rationnelle compatible

Plus en détail

Rencontres au Castelnau ou.. quand les auteurs s en vont au champ. Sandrine Trochet. Enseignante Castelnau Barbarens.

Rencontres au Castelnau ou.. quand les auteurs s en vont au champ. Sandrine Trochet. Enseignante Castelnau Barbarens. Rencontres au Castelnau ou.. quand les auteurs s en vont au champ Sandrine Trochet. Enseignante Castelnau Barbarens. 1,Un constat : Il existe de fortes inégalités entre les écoles quant à l accès à la

Plus en détail

André Vanasse. romancier, essayiste, critique. Ses romans se présentent sous le même signe de la

André Vanasse. romancier, essayiste, critique. Ses romans se présentent sous le même signe de la André Vanasse Naïm Kattan André Vanasse est un homme multiple. Ecrivain, professeur, éditeur, directeur de revue. Toutes ses activités sont, certes, consacrées à la littérature. Ecrivain, il est romancier,

Plus en détail

CARTES POSTALES FRANÇAISES : SÉQUENCE PÉDAGOGIQUE PREMIER DEGRÉ

CARTES POSTALES FRANÇAISES : SÉQUENCE PÉDAGOGIQUE PREMIER DEGRÉ CARTES POSTALES FRANÇAISES : SÉQUENCE PÉDAGOGIQUE PREMIER DEGRÉ Objectif général Dégager la notion de propagande à travers l étude de cartes postales. Objectifs spécifiques Lire des cartes postales, les

Plus en détail

RESSOURCEMENT SUR MESURE

RESSOURCEMENT SUR MESURE RESSOURCEMENT SUR MESURE Le Centre Assomption de Lourdes propose d avril à octobre la formule innovante du RESSOURCEMENT SUR MESURE La nouvelle équipe d animation, composée de sœurs et de laïcs, répond

Plus en détail

Coaching, Une méthode scientifique

Coaching, Une méthode scientifique Coaching, Une méthode scientifique ROSELYNE KATTAR Tout le monde parle de coaching sans savoir exactement de quoi il s agit. Afin de clarifier cette approche selon moi, je vous propose de répondre à 3

Plus en détail

Le marché théâtral. Jean-Claude YON

Le marché théâtral. Jean-Claude YON Le marché théâtral Jean-Claude YON Le théâtre, une industrie comme une autre? L expansion du marché théâtral européen date de la seconde moitié XIX e siècle, comme l explique Christophe Charle dans son

Plus en détail

www.u-bordeaux3.fr Master professionnel Cinéma et audiovisuel Réalisation de documentaires et valorisation des archives

www.u-bordeaux3.fr Master professionnel Cinéma et audiovisuel Réalisation de documentaires et valorisation des archives www.u-bordeaux3.fr Master professionnel Cinéma et audiovisuel Réalisation de documentaires et valorisation des archives De l écriture à la réalisation d un film documentaire Ce master professionnel, qui

Plus en détail

LA BIENTRAITANCE ET L AMÉLIORATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES

LA BIENTRAITANCE ET L AMÉLIORATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES Docteur Christian PETEL, Directeur FORMATIONS FRACTALE SUR SITE ANNÉES 2009-2010 LA BIENTRAITANCE ET L AMÉLIORATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES La bientraitance met au centre du travail la préoccupation

Plus en détail

2.07 L intervention en situation de crise : un modèle de structure et d organisation.

2.07 L intervention en situation de crise : un modèle de structure et d organisation. 2.07 L intervention en situation de crise : un modèle de structure et d organisation. 2e Congrès biennal du C.Q.J.D.C. Présenté par Sylvain Bernier, Commission scolaire des Bleuets, St-Félicien; Louis

Plus en détail

Joëlle Bolot, Stéphane Cipriani.

Joëlle Bolot, Stéphane Cipriani. Joëlle Bolot, Stéphane Cipriani. Sommaire Programme, Capacités (http://www.education.gouv.fr/cid50636/ mene0925419a.html) Dossier documentaire d histoire géographie en CAP : Note de cadrage de l épreuve.

Plus en détail

Pilotage pédagogique, management et amélioration du climat scolaire

Pilotage pédagogique, management et amélioration du climat scolaire Pilotage pédagogique, management et amélioration du climat scolaire Roselyne TABORISKY, chargée de formation au Centre académique d Aide aux Écoles et aux Établissements (C.A.A.E.E.) de l académie de Versailles

Plus en détail

Quels outils de gestion financière locale? : pour plus d instruments de gestion et moins de normes juridiques

Quels outils de gestion financière locale? : pour plus d instruments de gestion et moins de normes juridiques Quels outils de gestion financière locale? : pour plus d instruments de gestion et moins de normes juridiques Mesdames et Messieurs ; A partir des interventions développées jusqu à présent, il me paraît

Plus en détail

INTRODUCTION AU DROIT PÉNAL

INTRODUCTION AU DROIT PÉNAL INTRODUCTION AU DROIT PÉNAL 1/ Le phénomène criminel est un fait inhérent au groupe social et à la nature humaine. Dans le temps, il remonte aux origines de l humanité, dans l espace aucun pays n y échappe.

Plus en détail

Présentation Générale

Présentation Générale Présentation Générale POURQUOI ÊTRE CANDIDAT? Pour acquérir une solide formation durant la licence et mettre toutes les chances de son côté pour passer dans les meilleures conditions les épreuves d admissibilité

Plus en détail

RÉSUMÉ DES NORMES ET MODALITÉS D ÉVALUATION AU SECONDAIRE

RÉSUMÉ DES NORMES ET MODALITÉS D ÉVALUATION AU SECONDAIRE , chemin de la côte Saint-Antoine Westmount, Québec, HY H7 Téléphone () 96-70 RÉSUMÉ DES NORMES ET MODALITÉS D ÉVALUATION AU SECONDAIRE À TRANSMETTRE AU PARENTS Année scolaire 0-0 Document adapté par Tammy

Plus en détail

Master Métiers de l Enseignement, de l Education et de la Formation Mention «Second degré» Parcours Philosophie

Master Métiers de l Enseignement, de l Education et de la Formation Mention «Second degré» Parcours Philosophie Master Métiers l Enseignement, l Education et la Formation Mention «Second gré» Parcours Philosophie 1- Présentation générale du parcours : La mention Second gré parcours Philosophie du master MEEF est

Plus en détail

DOCUMENT D ORIENTATION NEGOCIATION NATIONALE INTERPROFESSIONNELLE POUR UNE MEILLEURE SECURISATION DE L EMPLOI

DOCUMENT D ORIENTATION NEGOCIATION NATIONALE INTERPROFESSIONNELLE POUR UNE MEILLEURE SECURISATION DE L EMPLOI DOCUMENT D ORIENTATION NEGOCIATION NATIONALE INTERPROFESSIONNELLE POUR UNE MEILLEURE SECURISATION DE L EMPLOI Le 7 septembre 2012 Contact : ministère du Travail, de l emploi, de la formation professionnelle

Plus en détail

FICHES DE REVISIONS LITTERATURE

FICHES DE REVISIONS LITTERATURE Fiche n 1 : Les 4 types de texte Fiche n 2 : La situation d énonciation 1- Le texte narratif qui sert à raconter 2- Le texte descriptif qui sert à faire voir 3- Le texte explicatif qui sert à faire comprendre

Plus en détail

1. La constitution de fonds d archives cinématographiques en Afghanistan : étapes et temporalités

1. La constitution de fonds d archives cinématographiques en Afghanistan : étapes et temporalités Si de nombreuses analyses ont été consacrées aux usages et migrations des images d archives, les historiens du cinéma sont encore peu nombreux à s intéresser à la constitution, à la sauvegarde et aux transferts

Plus en détail

SPECTACLES PETITE ENFANCE :

SPECTACLES PETITE ENFANCE : SPECTACLES PETITE ENFANCE : PHENOMENE DE MODE OU PROJET DE SOCIETE? Mémoire présenté pour l obtention du : DESS Management du Spectacle Vivant Promotion 2003-2004 Directeur de mémoire : René LAFITE Dominique

Plus en détail

HISTOIRE DES ARTS. Fiche méthode

HISTOIRE DES ARTS. Fiche méthode HISTOIRE DES ARTS CLASSE : 3 ème Période historique : XXème siècle Moment choisi : Guerre de Corée Thématique : Arts, Etats, pouvoir Sujet : Guerre froide Domaine artistique : Art du visuel Œuvre : Massacre

Plus en détail

Mundaneum. Les collecteurs de mondes. RENAISSANCE 2.0: Voyage aux origines du Web. Dossier du professeur

Mundaneum. Les collecteurs de mondes. RENAISSANCE 2.0: Voyage aux origines du Web. Dossier du professeur Mundaneum RENAISSANCE 2.0: Voyage aux origines du Web Les collecteurs de mondes Dossier du professeur 1. Présentation de l animation Description Cet outil pédagogique a pour but de mettre l élève au centre

Plus en détail

Notre approche de développement local

Notre approche de développement local Notre approche de développement local Renforcer le pouvoir d agir des personnes et des collectivités La grande marche de la démocratie La Déclaration universelle des droits de l homme adoptée en 1948 affirme

Plus en détail

Méthode du commentaire de document en Histoire

Méthode du commentaire de document en Histoire Méthode du commentaire de document en Histoire I. Qu est-ce qu un commentaire de document? En quelques mots, le commentaire de texte est un exercice de critique historique, fondé sur la démarche analytique.

Plus en détail

Document 7. 13. Pourquoi ce discours de 1995 marque-t-il un moment important?

Document 7. 13. Pourquoi ce discours de 1995 marque-t-il un moment important? Pages 77-78. Passage en italique. «Je crois devoir attirer votre attention sur le fait qu en exécution des ordres reçus du commandeur des SS, les arrestations ont été opérées uniquement par la police française

Plus en détail

La propagande pendant la 1 ère guerre mondiale à travers la carte postale

La propagande pendant la 1 ère guerre mondiale à travers la carte postale La propagande pendant la 1 ère guerre mondiale à travers la carte postale Niveaux Nombre d élèves Collège 4 e et 3 e Classe entière 1) Objectifs : - Expliquer pourquoi, comment et dans quel contexte la

Plus en détail

AbrÉviations utilisées... 7. Transcription... 9. Introduction générale... 11. Première partie «Claudel et le théâtre nô»

AbrÉviations utilisées... 7. Transcription... 9. Introduction générale... 11. Première partie «Claudel et le théâtre nô» Table des matières AbrÉviations utilisées... 7 Transcription... 9 Introduction générale... 11 Première partie «Claudel et le théâtre nô» l HISTOIRE DE LA RÉCEPTION DU NÔ EN OCCIDENT... 31 qu est-ce que

Plus en détail

Art Vidéo Lecture d œuvres vidéo

Art Vidéo Lecture d œuvres vidéo Art Vidéo Lecture d œuvres vidéo Démarche Démarche globale Identifier et qualifier Les composants plastiques de la vidéo Les impressions et les sensations subjectives Coordonner les deux types d informations

Plus en détail

Introduction à la méthodologie de la recherche

Introduction à la méthodologie de la recherche MASTER DE RECHERCHE Relations Économiques Internationales 2006-2007 Introduction à la méthodologie de la recherche geraldine.kutas@sciences-po.org Les Etapes de la Recherche Les étapes de la démarche Etape

Plus en détail

ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE

ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE Déchets : outils et exemples pour agir Fiche méthode n 1 www.optigede.ademe.fr ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE Origine et objectif de la fiche : Les retours d expérience des collectivités

Plus en détail

Pour une cohabitation des religions en paix et en liberté

Pour une cohabitation des religions en paix et en liberté Conseil suisse des religions Pour une cohabitation des religions en paix et en liberté Prise de position du Conseil suisse des religions concernant l initiative populaire «Contre la construction de minarets»

Plus en détail

FICHE-PROFESSEUR. 1. Démarche : 2. Séquence d histoire. Objectifs : Il s agit de montrer que les arts populaires peuvent s emparer de tout objet,

FICHE-PROFESSEUR. 1. Démarche : 2. Séquence d histoire. Objectifs : Il s agit de montrer que les arts populaires peuvent s emparer de tout objet, FICHES D HISTOIRE DES ARTS (3 ème ) : LE MUR DE BERLIN (Séquence d histoire) Auteur : Béatrice Legris, professeur d histoire-géographie, Collège Denis-Diderot, 95 Deuil la Barre FICHE-PROFESSEUR 1. Démarche

Plus en détail

Service Éducatif. www.archives.rennes.fr

Service Éducatif. www.archives.rennes.fr Service Éducatif www.archives.rennes.fr ateliers de découverte historique 5Fi202 L atelier se compose d une visite du bâtiment et d une séance de recherche historique sur les documents d archives. :: Oobjectifs

Plus en détail

«Longtemps, j ai pris ma plume pour une épée : à présent, je connais notre impuissance.»

«Longtemps, j ai pris ma plume pour une épée : à présent, je connais notre impuissance.» Métonymie : image désuète de l instrument servant à écrire. Représentation traditionnelle et glorieuse du travail de l écrivain. Allusion à une époque révolue. Idée de durée, de permanence. edoublée dans

Plus en détail

Une nouvelle muséologie pour le musée moderne

Une nouvelle muséologie pour le musée moderne Une nouvelle muséologie pour le musée moderne André Desvallées, dir., Vagues, une anthologie de la nouvelle muséologie André Desvallées, dans cet extrait de Vagues, une anthologie de la nouvelle muséologie

Plus en détail

Catalogue de formations

Catalogue de formations Catalogue de formations 2011 Cher membre, cher sympathisant, Comme vous le savez peut-être déjà, les équipes d Ingénieurs Sans Frontières vous offrent la possibilité de vous investir à travers une grande

Plus en détail

Colloque pluridisciplinaire et international «Paoli-Napoléon», Université de Corse, UMR CNRS 6240 LISA, 6 au 11 juillet 2015

Colloque pluridisciplinaire et international «Paoli-Napoléon», Université de Corse, UMR CNRS 6240 LISA, 6 au 11 juillet 2015 UMR 6240 LISA Colloque pluridisciplinaire et international «Paoli-Napoléon», Université de Corse, UMR CNRS 6240 LISA, 6 au 11 juillet 2015 Thématique : «Pascal Paoli, la Révolution corse et Napoléon Bonaparte

Plus en détail

Le mur de Berlin. Activité n 1 : Commentaire d images sur le découpag e de Berlin

Le mur de Berlin. Activité n 1 : Commentaire d images sur le découpag e de Berlin Le mur de Berlin Activités pédagogiques et ateliers Sommaire Le mur de Berlin I. Rappels historiques Pourquoi a-t-on construit un mur à Berlin? Activité n 1 : Commentaire d images sur le découpag e de

Plus en détail

Décodage d une affiche de propagande

Décodage d une affiche de propagande 1.2. L influence des écrits nationalistes et de la religion sur l opinion publique Activité Histoire de guerre - 3 ème de Collège - Décodage d une affiche de propagande Présentation Le site Internet http://www.histoire-geo.org/

Plus en détail

ASIE CENTRALE, SENS ET NON-SENS D UN CONCEPT

ASIE CENTRALE, SENS ET NON-SENS D UN CONCEPT ASIE CENTRALE, SENS ET NON-SENS D UN CONCEPT Bayram Balci* Issues de l ex URSS, les républiques d Asie centrale -Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan, Ouzbékistan et Turkménistan- étaient, au moment de

Plus en détail

Non déterminante ORGANISATION. Cliquer ici pour visualiser le planning détaillé cours par cours

Non déterminante ORGANISATION. Cliquer ici pour visualiser le planning détaillé cours par cours Niveau : Section : CONTEXTE DE L UNITÉ DE FORMATION 428 98 30 08 U36 D1 (DOMAINE 903) Enseignement supérieur pédagogique de type court Bachelier en éducation spécialisée en accompagnement psycho-éducatif

Plus en détail

L Histoire des Arts en cours de mathématiques

L Histoire des Arts en cours de mathématiques L Histoire des Arts en cours de mathématiques 1 BO n 32 du 28 août 2008 L'enseignement de l'histoire des arts est obligatoire pour tous les élèves de l'école primaire, du collège et du lycée (voies générale,

Plus en détail

DE LA COMMUNICATION A LA RELATION «CE QU ECOUTER VEUT DIRE?»

DE LA COMMUNICATION A LA RELATION «CE QU ECOUTER VEUT DIRE?» DE LA COMMUNICATION A LA RELATION «CE QU ECOUTER VEUT DIRE?» UVA FOREZ Nathalie Monge Rodriguez 1 PLAN DE L INTERVENTION I. Communiquer :quelques rappels théoriques. II. De la communication à la relation.

Plus en détail

ALLEMAGNE. AM021f-Y 1

ALLEMAGNE. AM021f-Y 1 ALLEMAGNE AM021f-Y 1 M. Levin Holle, Directeur de section, Chef de la délégation allemande Discours de la délégation allemande à l occasion de l Assemblée annuelle 2013 de la BERD Nous sommes heureux que

Plus en détail

CHAPITRE 3 MALRAUX : LE CINÉMA COMME LE ROMAN

CHAPITRE 3 MALRAUX : LE CINÉMA COMME LE ROMAN CHAPITRE 3 MALRAUX : LE CINÉMA COMME LE ROMAN Au cours des années trente, ces années tragiques qui précèdent la guerre, Bazin ne s intéresse pas encore au cinéma alors que Malraux se dépense beaucoup pour,

Plus en détail

Nous vous recommandons donc fortement de bien étudier les spécifi cités des épreuves que vous souhaitez passer

Nous vous recommandons donc fortement de bien étudier les spécifi cités des épreuves que vous souhaitez passer Nous allons vous présenter une méthode générale pour les épreuves avec dossier. Cette méthode concerne les 5 épreuves suivantes : L épreuve de synthèse de textes de l EDHEC (Concours Admission sur Titre

Plus en détail

Compte-rendu de lecture

Compte-rendu de lecture Compte-rendu de lecture Di Vora Romain Classe de NRC 1 Rappel : Expression (3 points) Utilisez le correcteur orthographique!! Note : 15/20 - ABCD Aspects bibliographiques (1 point) Titre : La ferme des

Plus en détail

UE5 Mise en situation professionnelle M1 et M2. Note de cadrage Master MEEF enseignement Mention second degré

UE5 Mise en situation professionnelle M1 et M2. Note de cadrage Master MEEF enseignement Mention second degré UE5 Mise en situation professionnelle M1 et M2 Note de cadrage Master MEEF enseignement Mention second degré ESPE Lille Nord de France Année 2014-2015 Cette note de cadrage a pour but d aider les collègues

Plus en détail

Notre programme de formation conduit à devenir coach, à un niveau ACC ou PCC de L International Coach Federation (ICF).

Notre programme de formation conduit à devenir coach, à un niveau ACC ou PCC de L International Coach Federation (ICF). 3 INTRODUCTION AU PROGRAMME COACHING WAYS Notre programme de formation conduit à devenir coach, à un niveau ACC ou PCC de L International Coach Federation (ICF). Cette approche intégrative est particulièrement

Plus en détail

Lecture critique et pratique de la médecine

Lecture critique et pratique de la médecine 1-00.qxp 24/04/2006 11:23 Page 13 Lecture critique appliquée à la médecine vasculaireecture critique et pratique de la médecine Lecture critique et pratique de la médecine Introduction Si la médecine ne

Plus en détail

> PARCE QUE LE THÉÂTRE JEUNE PUBLIC ŒUVRE À L ÉMANCIPATION DU JEUNE SPECTATEUR.

> PARCE QUE LE THÉÂTRE JEUNE PUBLIC ŒUVRE À L ÉMANCIPATION DU JEUNE SPECTATEUR. Le secteur du Théâtre Jeune Public a une cinquantaine d année d existence en Fédération Wallonie-Bruxelles. De nombreuses créations théâtrales qui en sont issues, ont connu non seulement un grand succès

Plus en détail

SÉMINAIRE 2 : point de vue des IA-IPR

SÉMINAIRE 2 : point de vue des IA-IPR SÉMINAIRE 2 : point de vue des IA-IPR Les séminaires et la continuité à assurer Il est essentiel qu au terme de chaque séminaire, le bilan établi et mis en ligne soit examiné dans chaque lycée par l ensemble

Plus en détail

été 1914 dans la guerre 15/02-21/09/2014 exposition au Musée Lorrain livret jeune public 8/12 ans

été 1914 dans la guerre 15/02-21/09/2014 exposition au Musée Lorrain livret jeune public 8/12 ans été 1914 Nancy et la Lorraine dans la guerre exposition 15/02-21/09/2014 au Musée Lorrain livret jeune public 8/12 ans 1 3 2 4 5 6 7 9 8 1870-1914 : une guerre attendue? Août 1914 : partis pour un été

Plus en détail

FICHE. Le rapport d activités

FICHE. Le rapport d activités FICHE # 6 Le rapport d activités Le rapport d activités Pourquoi est-il important de rédiger un rapport d activités? Parce qu il permet de mettre en relief ce qui rend l organisme unique et lui donne son

Plus en détail

Séquence 11 : «Marseille, porte du sud»

Séquence 11 : «Marseille, porte du sud» Le pont transbordeur, Musée d'histoire de Marseille, photo W. Govaert Séquence 11 : «Marseille, porte du sud» Marseille, en ce début du XX ème siècle, est marquée par l inauguration du pont transbordeur,

Plus en détail

é d u c a t i on n a t i o n a l e ÉVALUATIONS NATIONALES CM2 Des résultats aux perspectives pédagogiques

é d u c a t i on n a t i o n a l e ÉVALUATIONS NATIONALES CM2 Des résultats aux perspectives pédagogiques é d u c a t i on n a t i o n a l e ÉVALUATIONS NATIONALES CM2 Des résultats aux perspectives pédagogiques Evaluation des des élèves en CM2 Constats et perspectives pédagogiques pour les écoles de l Hérault

Plus en détail

Study of the US Institutes (Séminaires d Eté pour les Enseignants du Cycle Supérieur et pour les Enseignants du Cycle Secondaire) Juin-Août 2011

Study of the US Institutes (Séminaires d Eté pour les Enseignants du Cycle Supérieur et pour les Enseignants du Cycle Secondaire) Juin-Août 2011 Study of the US Institutes (Séminaires d Eté pour les Enseignants du Cycle Supérieur et pour les Enseignants du Cycle Secondaire) Juin-Août 2011 Descriptif de la Bourse: Ce programme autrefois appelé «Fulbright

Plus en détail

démarrer à la maison Pédagogie et organisation

démarrer à la maison Pédagogie et organisation démarrer L ecole à la maison Pédagogie et organisation Table des matières Le livre est disponible sur le site http://ecole-vivante.com ISBN 978-2-9515625-7-8 EAN 9782951562578 Cliquez sur les n de pages

Plus en détail

Nous avons besoin de passeurs

Nous avons besoin de passeurs 1 Nous avons besoin de passeurs «Lier pratiques culturelles et artistiques, formation tout au long de la vie et citoyenneté» François Vercoutère Du point de vue où je parle, militant d éducation populaire

Plus en détail

Introduction 1. Bibliographie 317 Remerciements 323 Index 325. 2011 Pearson Education France Investisseurs de légende Glen Arnold

Introduction 1. Bibliographie 317 Remerciements 323 Index 325. 2011 Pearson Education France Investisseurs de légende Glen Arnold S o m m a i r e Introduction 1 1. Benjamin Graham 7 2. Philip Fisher 53 3. Warren Buffett et Charles Munger 81 4. John Templeton 133 5. George Soros 169 6. Peter Lynch 221 7. John Neff 255 8. Anthony Bolton

Plus en détail

CODE DE DEONTOLOGIE INTERIEUR. exercice du service relations externes. relations verticales. relations internes. valeurs de base

CODE DE DEONTOLOGIE INTERIEUR. exercice du service relations externes. relations verticales. relations internes. valeurs de base CODE DE DEONTOLOGIE exercice du service relations externes relations internes relations verticales valeurs de base SERVICE PUBLIC FEDERAL INTERIEUR Au cours des dernières années, la société a fortement

Plus en détail

Organisation & changement des équipes. Processde mise en œuvre

Organisation & changement des équipes. Processde mise en œuvre Organisation & Accompagnement du changement des équipes Processde mise en œuvre Global Summery 1. Présentation page 3 2. Nos clients page 4 3. L expression du besoin page 5 4. Les objectifs de la conduite

Plus en détail

Collège Claude Debussy 18150 La Guerche sur l Aubois

Collège Claude Debussy 18150 La Guerche sur l Aubois Collège Claude Debussy 18150 La Guerche sur l Aubois «Réaliser un dépliant touristique des Enfers» Angélique Voisin (Lettres Modernes) Jean-Pierre Carrel (Histoire) I Caractéristiques de l'activité Disciplines

Plus en détail

Ressources pour le lycée général et technologique

Ressources pour le lycée général et technologique éduscol Ressources pour le lycée général et technologique Ressources pour la classe de première générale Série littéraire (L) Travaux Personnels Encadrés Thème spécifique Représentations et réalités Ces

Plus en détail

L échange argumentatif par réseau intranet en classe de Seconde

L échange argumentatif par réseau intranet en classe de Seconde L échange argumentatif par réseau intranet en classe de Seconde Extrait du Mémoire professionnel de Karine BODIN, professeur stagiaire en Lettres, IUFM de Poitou-Charentes, année 2003/2004, sous la direction

Plus en détail

Finalités de l ouvrage

Finalités de l ouvrage Introduction Il est commun de souligner que la fonction ressources humaines a subi des évolutions rapides et profondes depuis les années qui ont suivi la seconde guerre mondiale. Le rôle du DRH n a cessé

Plus en détail

DIX ANS DE CINÉMA FRANÇAIS EN RUSSIE

DIX ANS DE CINÉMA FRANÇAIS EN RUSSIE DIX ANS DE CINÉMA FRANÇAIS EN RUSSIE INTRODUCTION Rarement paysage audiovisuel et cinématographique aura autant changé en aussi peu d années. En moins de vingt ans, la Russie sera passée d un pays où cinéma

Plus en détail

PENSER LA MONDIALISATION. Ce cours est destiné à comprendre et interpréter les conséquences que la mondialisation

PENSER LA MONDIALISATION. Ce cours est destiné à comprendre et interpréter les conséquences que la mondialisation 1 PENSER LA MONDIALISATION Par Zaki LAÏDI (CERI-Sciences Po Paris) I Problématique Ce cours est destiné à comprendre et interpréter les conséquences que la mondialisation exerce sur le sens et l action

Plus en détail

LE PROBLÈME DE RECHERCHE ET LA PROBLÉMATIQUE

LE PROBLÈME DE RECHERCHE ET LA PROBLÉMATIQUE LE PROBLÈME DE RECHERCHE ET LA PROBLÉMATIQUE Un problème de recherche est l écart qui existe entre ce que nous savons et ce que nous voudrions savoir à propos d un phénomène donné. Tout problème de recherche

Plus en détail

L exploitation. Lutter contre le plagiat

L exploitation. Lutter contre le plagiat L exploitation L exploitation Lutter contre le plagiat Internet a bouleversé les usages en matière de recherche d information, mais a aussi accru et facilité les possibilités de copier-coller dans la production

Plus en détail

FORMATIONS ET ÉDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE À L ESPÉ DE LYON TROIS DISPOSITIFS

FORMATIONS ET ÉDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE À L ESPÉ DE LYON TROIS DISPOSITIFS L ÉDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE À L ESPÉ DE L ACADÉMIE DE LYON FORMATIONS ET ÉDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE À L ESPÉ DE LYON TROIS DISPOSITIFS ESPACE DE STRUCTURATION DES PRATIQUES ARTISTIQUES

Plus en détail

Témoignage de Rita SOUSSIGNAN, Professeur d Histoire antique, participante au projet Landmarks du programme COST

Témoignage de Rita SOUSSIGNAN, Professeur d Histoire antique, participante au projet Landmarks du programme COST Témoignage de Rita SOUSSIGNAN, Professeur d Histoire antique, participante au projet Landmarks du programme COST Janvier - Février 2009 Par Anne-Laure ALLAIN Rita Soussignan est directeur-adjoint du CESAM,

Plus en détail

Parcours. Année scolaire 2006-2007. Programme de DANSE (506.A0)

Parcours. Année scolaire 2006-2007. Programme de DANSE (506.A0) Année scolaire 2006-2007 Parcours Programme de DANSE (506.A0) Marlène Parent, conseillère pédagogique Local 1001-4, poste tél. 243 (Courriel : parentm@cdrummond.qc.ca) Département de Danse, local 1908,

Plus en détail

CLASSICISME ET INTERDISCIPLINAIRTÉ Une brève analyse bibliométrique des références à Paul Ricœur

CLASSICISME ET INTERDISCIPLINAIRTÉ Une brève analyse bibliométrique des références à Paul Ricœur CLASSICISME ET INTERDISCIPLINAIRTÉ Une brève analyse bibliométrique des références à Paul Ricœur Cette note vise à évaluer la diffusion de l œuvre de Paul Ricœur dans l univers des revues scientifiques.

Plus en détail

ARTICLE. La réussite des étudiants à l'université du Québec à Chicoutimi passe par le respect de tous et le respect des différences

ARTICLE. La réussite des étudiants à l'université du Québec à Chicoutimi passe par le respect de tous et le respect des différences ARTICLE La réussite des étudiants à l'université du Québec à Chicoutimi passe par le respect de tous et le respect des différences Carole Dion Professeure Département des sciences des sciences de l'éducation

Plus en détail

Section des Formations et des diplômes

Section des Formations et des diplômes Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation du master Cinéma, documentaire, médias de l Université Paris 7 Denis Diderot Vague D 2014-2018 Campagne d évaluation 2012-2013 Section des Formations

Plus en détail

Notions générales INTRODUCTION. 1 Sources du droit des assurances Historique

Notions générales INTRODUCTION. 1 Sources du droit des assurances Historique Notions générales INTRODUCTION L assurance fait partie de notre quotidien. Technique de protection contre les aléas de la vie (incendie, vol, dégât des eaux...) elle répond à un besoin viscéral de sécurité.

Plus en détail

La première guerre mondiale (1914-1918)

La première guerre mondiale (1914-1918) La première guerre mondiale (1914-1918) PBQ : En quoi peut-on dire que la première guerre mondiale est une guerre totale? Introduction : Les grandes phases de la guerre Carte p. 30 : 28 juin 1914 Assassinat

Plus en détail