PRIX LITTÉRAIRES DE LA FÉDÉRATION WALLONIE-BRUXELLES

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "PRIX LITTÉRAIRES DE LA FÉDÉRATION WALLONIE-BRUXELLES"

Transcription

1 PRIX LITTÉRAIRES DE LA FÉDÉRATION WALLONIE-BRUXELLES PRIX DU RAYONNEMENT DES LETTRES A L ÉTRANGER PRIX TRIENNAL DE PROSE EN LANGUE RÉGIONALE ENDOGÈNE PRIX TRIENNAL DU ROMAN PRIX PAROLES URBAINES (SLAM, SPOKEN WORD, RAP)

2 Avec ses prix littéraires, la Fédération Wallonie-Bruxelles soutient les auteurs et illustrateurs de Wallonie et de Bruxelles en participant à la promotion de leurs œuvres. Appui symbolique et financier, ces prix récompensent tant des auteurs débutants et un ouvrage particulier qu une carrière littéraire et l ensemble d une œuvre, tant la littérature (prose, théâtre, poésie), l essai (en langue française et régionale endogène), que la littérature de jeunesse. Les lauréats sont choisis par des jurys indépendants de spécialistes proposés par l administration (Service général des lettres et du livre) et nommés par la Ministre de la Culture. La remise des prix prélude au 23 avril, journée mondiale du livre initiée par l Unesco, à laquelle participent les librairies labellisées. Soutenues par la Ministre de la Culture, celles-ci contribuent, comme les bibliothèques publiques, à la valorisation des auteurs par la mise à disposition des ouvrages primés dans leurs rayons, et l organisation de rencontres et de séances de dédicace avec les lauréats. Depuis 2011, des prix récompensent aussi les écritures urbaines, dans les catégories Slam, Spoken Word et Rap. Pour la première fois cette année, les Prix paroles urbaines seront remis en même temps que les autres prix littéraires : la Fédération Wallonie-Bruxelles tient ainsi à souligner la qualité de ces expressions artistiques qui les place de plein droit dans le champ de la littérature. Certains prix littéraires de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont annuels, d autres triennaux, d autres encore quinquennaux : les prix attribués varient donc selon les années. En 2013, sont ainsi attribués : Le PRIX DU RAYONNEMENT DES LETTRES BELGES A L ÉTRANGER Le PRIX TRIENNAL DE PROSE EN LANGUE RÉGIONALE ENDOGÈNE Le PRIX TRIENNAL DU ROMAN & Les PRIX PAROLES URBAINES (SLAM, SPOKEN WORD, RAP) Page 2

3 Le Prix du Rayonnement des Lettres à l étranger d une valeur de a été attribué à Arnaud Rykner, professeur à l université Paris III-Sorbonne Nouvelle, et par ailleurs romancier, dramaturge et metteur en scène. Le Prix du Rayonnement des Lettres à l étranger est décerné par la Commission des Lettres composée de Pierre Piret (président), Paul Aron, Jacques Carion, Jacques De Decker, Benoît Denis, Sylvie Godefroid, Jean-Marie Klinkenberg, Guy Malevez, Jeannine Paque, et Anne Vanweddingen. Le Prix triennal de Prose en langue régionale, doté de 2.500, a pour lauréat Joël Thiry, récompensé pour son recueil de nouvelles Doze Omes, paru en 2011 aux éditions du Musée de la Parole en Ardenne. Le jury du Prix était composé de Joseph Bodson, Bruno Delmotte, Christian Fauconnier, Bernard Louis, Jean-Marie Pierret, membres du Conseil des Langues régionales endogènes. Le prix triennal du roman, d une valeur de 8.000, a été attribué à Jean- Philippe Toussaint pour La Vérité sur Marie, paru en 2009 aux éditions de Minuit (Paris). Le jury chargé d attribuer ce prix était composé de Sémir Badir (chercheur Ulg), Joëlle Baumerder (directrice de la Maison du Livre), Laurent Corbeel (revue Indications), Muriel Herinckx (bibliothécaire), Daniel Laroche (critique littéraire), Louise-Marie Lemahieu (libraire), Adrienne Nizet (journaliste Le Soir). Les Prix paroles urbaines (dotés de chacun), ont été attribués à Joy dans la catégorie Slam, à Carl dans la catégorie Spoken Word et à Tonino dans la catégorie rap. Les trois prix paroles urbaines ont été décernés par un jury composé de Thibault Carion (Service de la Promotion des Lettres), David Giannoni (éditeur, poète et directeur de la Maison de la Poésie d Amay), Alain Lapiower (directeur de l ASBL Lezarts Urbains), Mochélan (artiste), Christiane Mutshimuana (artiste slameuse), Tom Nisse (artiste), Manuel Pereira (écrivain et metteur en scène), Pitcho (rappeur et acteur). Les prix littéraires de la Fédération Wallonie-Bruxelles seront remis par Madame Fadila Laanan, Ministre de la Culture, de l Audiovisuel, de la Santé et de l Égalité des chances, le 15 avril 2013 à l Orangerie du Botanique. Page 3

4 PRIX DU RAYONNEMENT DES LETTRES A L ETRANGER ARNAUD RYKNER Le lauréat Arnaud Rykner, ancien élève de l Ecole Normale Supérieure, membre honoraire de l Institut Universitaire de France, est professeur à l Université de la Sorbonne Nouvelle. Il a publié une dizaine d essais et environ septante-cinq articles ou chapitre de livres portant sur la littérature, le théâtre et les études visuelles, et tout particulièrement l œuvre de Maeterlinck auquel il a notamment consacré un volume bibliographique (Maurice Maeterlinck, Memini, 1998) et une partie essentielle de son livre L Envers du théâtre. Dramaturgies du silence de l âge classique à Maeterlinck (Corti, 1996) ainsi que de nombreux autres chapitres d ouvrages. Il a également travaillé sur l œuvre de Camille Lemonnier. Metteur en scène, ancien assistant de Claude Régy, qui fit redécouvrir Maeterlinck en France au milieu des années 80 (Intérieur, 1985) et pour lequel il prépara en amont la dramaturgie de La Mort de Tintagiles, il a lui-même monté Les Aveugles au Théâtre National de Toulouse, en Il a récemment préfacé une édition bibliophilique de la même œuvre, ornée de gravures de Sébastien Le Roy. Il est par ailleurs romancier (sept romans parus aux Editions du Rouergue/Actes Sud) et dramaturge (Pas savoir, Les Solitaires intempestifs, 2010). Bibliographie sélective Essais et articles critiques : Théâtre du Nouveau Roman : Sarraute, Pinget, Duras, Paris, José Corti, coll. «Les Essais», 1988 ; L'Envers du théâtre. Dramaturgie du silence, de l'âge classique à Maeterlinck, Paris, José Corti, coll. «Les Essais», 1996 ; Maurice Maeterlinck, Paris et Rome, éditions Mémini, coll. «Bibliographie des écrivains français», 1998 ; Pans. liberté de l'œuvre et résistance du texte, Paris, José Corti, coll. «Les Essais», 2004 ; «Maeterlinck and the search for music», dans From Art Nouveau to Surrealism. Belgian Modernity in the Making, sous la dir. de N. Aubert, P.-F. Fraiture et P. McGuiness, Londres, M. H. R. A. an Maney Publishing, 2007 ; Page 4

5 «Figures du tableau vivant chez Maeterlinck», dans Le Monde de Maeterlinck/Maeterlinck dans le monde, Textyles, n 41, 2012, p Romans : Mon roi et moi, Rodez, Éditions du Rouergue, coll. «La brune», 1999 ; Blanche, Rodez, Éditions du Rouergue, 2004 ; Le Wagon, Rodez, Éditions du Rouergue, Mises en scène La Voix Humaine (Cocteau, CMT, Paris, 1987) ; Tropismes I (d'après Sarraute, La Ménagerie de verre, Paris, 1993) ; Tropismes II (d'après Sarraute, Le Maillon, Strasbourg, 1994) ; Aucun regard (Dominique Hubin, création, Théâtre National de Toulouse, 1999) ; Les Aveugles (Maeterlinck, TNT, Toulouse, 2001) ; Dans la solitude des champs de coton (Koltès, Théâtre du Pavé, Toulouse, 2010). Page 5

6 PRIX TRIENNAL DE PROSE EN LANGUE RÉGIONALE ENDOGÈNE JOËL THIRY Doze Omes Marche-en-Famenne, Musée de la Parole en Ardenne, coll. «Paroles du terroir», 2011 L auteur Joël Thiry est né à Bérismenil en 1957 et réside actuellement à Grimbiémont (Marche-en- Famenne). De la nouvelle à la BD, du livre culinaire au recueil de témoignages, il s essaie à tous les genres, dans cette langue wallonne qu il défend également dans le cadre de son métier de professeur de français aboutissant notamment à la mise sur pied de plusieurs expositions (Magnèdjes di Manèdjes, Bardonwez, 1999 Podrî lès rututus, MCFA Marche, Marchois en VO sous-titrée, MCFA Marche, 2004) et en tant qu administrateurdélégué du Musée de la Parole en Ardenne. Le livre En 2008, Joël Thiry contait dans Doze Fèmes (éditions du Musée de la Parole en Ardenne) les histoires de Victwâre, Èmilienne, Valantine, Amèlie, Louwise, Julîe, Èmma, Lôra, Sara et Adline. Douze femmes qui croquaient la vie à pleines dents et que l'épreuve a broyées. Derrière chacune de ces femmes se cache un homme mari, frère, père ou ami acteur et/ou spectateur du destin volé, violé, abîmé de sa compagne. Ils s appellent Colas, Matieû, Maksime, Victôr, Simon, Hinri, Klaus, Dîter, Armand, Mårtén, Flipe, Françwès. C est à eux que Doze Omes donne la parole, pour qu ils livrent leur version des faits. Pour créer douze nouvelles histoires. Une traduction française accompagne chaque nouvelle. L accueil critique L Avenir, 16 mars 2011 : RENDEUX - En 2008, Joël Thiry, actuel administrateur du Musée de la Parole, publiait un recueil de nouvelles consacrées aux femmes. Elles étaient douze précisément et le recueil Page 6

7 s'intitulait «Doze femes». Il s'agissait d'instantanés, de tranches de vie vécues par des femmes qui ont voulu prendre leur destin en main, mais qui, toutes à un moment donné, ont perdu prise. Originalité de cet ouvrage, Joël Thiry avait proposé à douze femmes, de ses connaissances, de se prêter à une séance photo, réalisée par Philippe Renard, un photographe marchois, pour jouer le rôle de leur héroïne de papier. Trois ans plus tard, Joël Thiry, de Grimbiémont (Marche-en-Famenne), a décidé de donner suite à ce projet. En partant cette fois du point de vue des hommes. «Je repars des histoires vécues par les douze femmes, mais, cette fois, elles sont racontées par des personnages masculins de leur entourage, qui donnent leur version des faits aux histoires qu'elles ont vécues. Les deux versions se recoupent-elles ou sont-elles différentes? Avec ce procédé, je voulais montrer que la vérité absolue est toujours inaccessible. On ne peut jamais vraiment l'atteindre. Il y a toujours une part de subjectivité dans chaque version d'une histoire», confie l'auteur. Les Cahiers wallons, n 5, septembre-octobre 2011 : Joël THIRY, Doze omes, traduction juxtalinéaire en français aménagée par Aline BREULET, 144 pages, format 16 x 24, Musée de la Parole en Ardenne, (Voir notre compte rendu de Doze fèmes, du même auteur, dans Les Cahiers wallons 2008 / 2, p.63). Père, frère, ami, mari ou fils des héroïnes féminines racontent à leur tour les histoires du premier recueil. Matériellement, le second livre est aussi un décalque du premier : même couverture à l aspect de cène évangélique, même présentation du personnage par une photo en noir et blanc au début de chaque récit. La tonalité reste tragique sauf dans Victôr, li grand mononke da Aline, un petit chef-d œuvre. L ouverture sur les gens d ailleurs dans le monde, déjà présente dans le premier recueil, s accentue ici. Joël THIRY a élaboré de nouvelles intrigues qui s enchevêtrent harmonieusement avec les premières ; il les noue et les dénoue sans jamais verser dans l invraisemblance ni utiliser d artifices. Incontestablement l auteur a trouvé un style bien agréable. Il utilise un wallon de bon aloi (wallon de Marche?) qui ne choque jamais. Une fois encore, nous avons été captivé. Chaque livre coûte 18 plus frais de port. Musée de la Parole en Ardenne, rue du Chant d oiseaux, 3, 6900 MARCHE-EN-FAMENNE. Tél. : 084 / Extrait Armand riwête li djon.ne fème. Dju, k èlle èst bèle! Lu ossi èst bê, i s è dote bin. Ѐle lî sorît. L êr bin avnante po one djint dol Hôte. Â momint k èle lî vûde si vêre, i djurreût k èlle ènnè profite po l riloukè. K èle kîre a l adûzè [cherche à l effleurer]. Sins l adûzè. Tot-an l adûzant. I l houme. Ѐle flêre li soweûr do djvô k èle vint d montè. Lu, flêre li bwès èt l fôve [le fauve]. Leûs fumèts s kimachèt. Leûs rgârds si creujlèt, lès-ouy crolèt [crollent] one miyète. Si gros deût ripe [glisse] so l bwârd do vêre di cristal èt nnè sètche one longue èt clêre note di muzike. Mmm Vos-èstez muzicyin â dzeû do martchî Po do vrê, Madmwazèle li Comtèsse. Dji djouwe di l armonica. Rivnez l mwès ki vint. Nos fièstichans lès treûs cints-ans do tchèstê. Vos nos frez dinsè. Pwis, amidoûleûze [enjôleuse] : Vos m frez dinsè. I sonle a Armand ki s vwès crole ossi. (p. 103) Page 7

8 Bibliographie Magnèdjes di Manèdjes - La cuisine familiale au fil de l'ourthe, Bastogne, Musée de la Parole au pays de Bastogne, 1999 ; Zimtèye di boute-boutes : symphonie de cailles en sol d'ardenne, Bastogne, Musée de la Parole au pays de Bastogne, 2001 ; Â ratind tot : le bal démasqué, illustration de Maggie Destrée, Marche-en-Famenne, Musée de la Parole en Ardenne, 2008 ; Doze Fèmes, Marche-en-Famenne, Musée de la Parole en Ardenne, 2008 ; Hanri, li poupa da Louwize, Marche-en-Famenne, Chouette province, 2010 ; Djustin Titorval : one linwe ki va so tot, Marche-en-Famenne, Musée de la Parole en Ardenne, 2011 ; Doze Omes, Marche-en-Famenne, Musée de la Parole en Ardenne, coll. «Paroles du terroir», Page 8

9 PRIX TRIENNAL DU ROMAN JEAN-PHILIPPE TOUSSAINT La Vérité sur Marie Paris, Éditions de Minuit, 2009 L auteur Né à Bruxelles en 1957, Jean-Philippe Toussaint est romancier, mais aussi cinéaste. Son premier livre, La Salle de bain, paraît en 1985 aux éditions de Minuit, un éditeur auquel il est fidèle depuis lors. Parfois rattaché au courant du «nouveau nouveau roman», Jean-Philippe Toussaint cultive une écriture qui saisit le personnage dans une durée immobile et refuse le psychologisme. L auteur a reçu le Prix de la Vocation 1986 pour La Salle de bain, le Prix Rossel en 1997 pour La Télévision (ex aequo avec Henry Bauchau), et le Prix Médicis 2005 pour Fuir. En 2012, il est le concepteur de l exposition «Livre/Louvre», à l occasion d une carte blanche que lui offre le musée du Louvre. Le livre «L orage, la nuit, le vent, la pluie, le feu, les éclairs, le sexe et la mort. Plus tard, en repensant aux heures sombres de cette nuit caniculaire, je me suis rendu compte que nous avions fait l amour au même moment, Marie et moi, mais pas ensemble.» La vérité sur Marie n est pas à proprement parler une suite, mais un prolongement de Faire l amour (2002) et de Fuir (2005). On y retrouve le personnage de Marie, déjà présent dans ces deux autres romans pour une nouvelle histoire d'amour contrarié, entre rupture et retrouvailles. Marie qui est tout d abord séparée du narrateur, alors que celui-ci a débuté une histoire avec une autre Marie, avant que les deux protagonistes se retrouvent. L accueil critique La Libre Belgique, 14 septembre 2009 : «La vérité sur Marie», le beau nouveau roman de Jean-Philippe Toussaint. Les éléments se déchaînent mais la vérité de l'être reste insaisissable. Page 9

10 On retrouve avec plaisir, pour cette rentrée littéraire, le nouveau roman de Jean-Philippe Toussaint. Avec cette petite musique si typique et qui bruisse presque langoureusement à nos oreilles, avec les qualités littéraires à chaque fois confirmées, son style et son ton faussement désinvolte. Certes, en dix livres, l écrivain a fort évolué. De la radicalité roborative et pleine d humour décalé de «La Salle de bain», il est passé dans ce nouveau roman, «La vérité sur Marie», à une histoire plus narrative et baroque, quasi cinématographique. Mais on retrouve toujours les interrogations existentielles du narrateur, sa manière de détailler autant l infime que l ontologique, de faire que rien n est simple, que tout est compliqué, mais que rien n est vraiment important. Le livre est parcouru par la sexualité plus présente que jamais, le suspense et l exotisme (Jean-Philippe Toussaint a une passion pour le Japon où il est un auteur très apprécié de la jeunesse branchée). Sur le tout baigne cette mélancolie qu il exprime si bien. On la voit à l œuvre encore dans ce roman, chez Marie, qui, à la fenêtre d un hôtel japonais, «regardait la ville qui disparaissait entièrement sous une brume pluvieuse, les yeux perdus au loin, avec cette mélancolie rêveuse qui nous étreint quand on se rend compte que le temps a passé, que quelque chose s achève, et que, chaque fois, un peu plus, nous nous approchons de la fin, de nos amours et de nos vies». Dans ce nouveau roman, même le cheval Zahir souffre de cette «mélancolie rêveuse» : «il ne faisait rien, il souffrait, une souffrance vague, légère, écœurante, et pas même une souffrance, une simple nausée plane, immobile, illimitée. Rien n advenait. Rien, la persistance du réel». L art de Toussaint est dans ce frottement entre le réel, vu ici à travers le sexe et la mort, éléments réels s il en est, et la solitude ontologique de l individu. «La vérité sur Marie» est comme une suite aux beaux romans «Faire l amour» (paru en 2002) et «Fuir» (prix Médicis en 2005). On y retrouve Marie, l ex-future copine, le Japon et l île d Elbe. Le roman est la juxtaposition de trois récits dramatiques. Il y a d abord l infarctus mortel de Jean-Christophe de G., l amant de Marie, survenu une nuit de grande chaleur, juste après avoir fait l amour. Le narrateur aussi a fait l amour la même nuit, avec une autre Marie, mais «sa» Marie l appelle affolée par l accident de son amant. Et le couple séparé ébauche des retrouvailles sur ce fond d Éros et Thanatos, dans une atmosphère romantique et baroque de Paris la nuit, avec ciel oppressant, chaleur moite des corps et pluies d orages. Les interrogations du narrateur sur lui-même et sur Marie sont en phase avec le déchaînement de la nature, tandis que Toussaint décrit minutieusement les vaines manœuvres des secouristes pour sauver Jean-Christophe de G. La seconde partie, en flash-back, permet de découvrir que cet amant est un éleveur de chevaux de courses que Marie rencontra à Tokyo. Son cheval Zahir (nom tiré de Borges!) doit être "exfiltré" car ses urines ont des traces d anabolisants. Suit un voyage apocalyptique du cheval enfermé dans un box de voyage, dans le ventre d un cargo volant. Le cheval, rétif et ballotté par les orages du voyage, est à nouveau une métaphore du sentiment amoureux. Dans la troisième partie, le narrateur retrouve Marie, la lumineuse, dans sa maison sur l île d Elbe, au lendemain de la mort du père de Marie (une fois de plus, la mort joue un grand rôle). Ils réapprennent à vivre ensemble, à se frôler, à se humer. Avec la mer à côté comme liant et avec le feu ravageur qui va, enfin, les réunir à nouveau. La construction, en trois étapes bien marquées, va de pair avec la présence forte de la nature : le feu final, l eau, l air lourd, l orage, le souffle qui se perd. Chaque fois, la tension sexuelle et la présence de la mort apportent la tension dramatique. Les descriptions de Toussaint sont exacerbées : «il faisait lourd, l atmosphère était étouffante, on percevait la nervosité des insectes qui venaient se coller à la peau. Il y a des Page 10

11 jours ainsi, à la fin de l été, qui restent confinés du matin au soir dans cette chaleur statique qui enveloppe les corps et engourdit l esprit». Et à l opposé de cet élément lourd et immobile, «j entendais la mer gronder en contrebas, noire, immense, houleuse, qui bouillonnait sur place dans des fureurs d écume, et je fonçais droit devant moi le long des côtes déchiquetées, en emportant dans mon sillage ce cortège de robes fantomatiques en roches volcaniques». Au final, il ne connaît pas «la vérité sur Marie», même s il prétend qu il la sait d instinct. «La vérité sur Marie» est celle qu il se crée pour lui-même. Si la vérité pure n existe pas, a fortiori, la vérité sur un être n est alors qu une illusion. Le seul réel est bien la force de la nature et les sentiments primaires de sexe et de mort qui sont les vraies questions de notre passage sur terre. Jean-Philippe Toussaint l énonce ainsi dans ce style qui lui est propre quand le narrateur s interroge sur lui-même : «Je savais que je n atteindrais jamais ce qui avait été pendant quelques instants la vie même, mais il m apparut alors que je pourrais peut-être atteindre une vérité nouvelle, qui s inspirerait de ce qui avait été la vie et la transcenderait, sans se soucier de vraisemblance ou de véracité, et ne viserait qu à la quintessence du réel, sa moelle sensible, vivante et sensuelle, une vérité proche de l invention, ou jumelle du mensonge, la vérité idéale». Le charme du livre est que cette impossible vérité nous vaut ce mélange intime de scènes très réalistes, naturalistes, sensuelles, voire didactiques (on apprend beaucoup sur les chevaux), avec les interrogations égotistes d un narrateur plongé dans le solipsisme qui est «l attitude du sujet pensant pour lequel sa conscience est l unique fondement de la réalité des choses». Gageons que Marie (toutes les femmes?) lui restera toujours inaccessible. Toussaint reprend d ailleurs l image éculée de l escalator qui exprime cette vérité-là : «Je voyais Marie s éloigner de moi au rythme lent de l escalator qui montait, je ne pouvais pas la retenir, je ne pouvais pas l atteindre, j étais bloqué au pied de l escalator et elle ne pouvait pas me rejoindre, elle ne me faisait aucun signe, le visage perdu, triste, qui s éloignait de moi au rythme de l escalator qui montait.» Guy DUPLAT Libération, 17 septembre 2009 : Jean-Philippe Toussaint met le feu au troisième épisode de ses amours impossibles. La vérité sur Marie, c est qu elle n existe pas. Ni Marie ni la vérité. C est-à-dire aussi qu elle existe à fond, à plein régime fictionnel. Ce n est pas écrit dans le livre : c est ce qu on ressent après s être fait piétiner par ce bolide en feu qu est le nouveau Jean-Philippe Toussaint, à peu près aussi jouissif qu un déluge de météorites dans les reins, si les reins étaient les lobes du cerveau (par exemple). Commencé dans une «nuit caniculaire», ce troisième volet des amours du narrateur et de Marie, après Faire l amour et Fuir, oblique très vite vers une longue hallucination ténébreuse, traversée par un pur-sang sous la foudre et descendant aux enfers en plein ciel, dans les soutes d un avion-cargo. Le roman traditionnel fout le camp, le narrateur avec («basta avec moi maintenant», prévient-il obligeamment), et nous voilà précipités dans une terreur secrète, un nouvel ordre de choses qui n est autre que «la persistance du réel», un truc à se cogner la tête et à faire vomir un cheval nommé Zahir, celui de Marie, même si les chevaux, on l apprend au passage, ne peuvent physiologiquement pas vomir. Peu importe, puisqu il s agit de pousser au max la puissance de l imaginaire, jusqu à éclabousser en «fulgurances de langue» et refondre le réel au creuset de l écriture. Un peu avant d ôter le tabouret narratif de sous nos pieds et d y glisser un tapis volant à 300 cv (et non à un seul comme notre résumé pourrait le laisser croire), Toussaint avait déjà sorti le défibrillateur dans le premier chapitre et nous avait hyperventilés avec une crise cardiaque aussi urgente qu hystérique. C était le hors-d œuvre, bientôt suivi de coups de foudre totalement hors-bord. Page 11

12 Peinture. Il y eut un temps où Marie existait un peu plus, faisait mieux semblant de réalisme passif, dans Faire l amour et Fuir, textes moins volcaniques que celui-ci. On n a pas besoin de le savoir, mais Marie et le narrateur vivent depuis deux volumes une histoire de séparation impossible, de Pékin à Tokyo en passant par l île d Elbe, où Marie a enterré son père. L ordre spatio-temporel, apparemment vaporeux, est en fait assez strict : Fuir se déroule l été précédant l hiver de Faire l amour et la Vérité sur Marie s ouvre l été suivant, puis remonte en flash-back vers le printemps et s achève sur la même île d Elbe que Fuir. Mais la mer finale de ce dernier est remplacée par le feu, et la vérité, pas sur Marie mais sur ces trois livres, est qu ils sont composés chacun d un élément différent, en plus de jouer avec les saisons. L eau pour le premier, dans lequel Marie pleure à flots continus, l air pour le second (dans une cavale à moto anthologique) et cette fois, donc, le feu. Toussaint a également pris soin de varier les figures amoureuses : le narrateur et Marie, le narrateur et une jeune femme de hasard et, dans ce troisième épisode, Marie et son amant. A première lecture, cependant, la Vérité sur Marie fait passer de l autre côté du papier et c est comme si, dévoré d images, on assistait à une peinture baroque : «Il n y avait plus trace de Zahir sur le parking, il s était dissous dans la nuit, il s était évaporé, il s était fondu, noir sur noir, dans les ténèbres. La nuit présentait son obscurité habituelle, comme si le pur-sang était parvenu à s introduire dans sa matière, et qu elle l eût instantanément englouti et digéré. Les voitures fonçaient à toute vitesse vers l horizon, les vitres fouettées par la pluie, les carrosseries tressautant sous les à-coups du revêtement.» C est Rembrandt et Turner à la fois, mais qu il faut imaginer poudroyant sur deux cents pages. La force de Toussaint est d avoir su instiller dans ses visions la présomption d absence sans laquelle il n est pas d image réelle : à savoir en danger, menaçant de disparaître, puissance centrifuge. Energie. «C est toi qui inventes», rappelait Marie dans Faire l amour. Le narrateur invente cette fois si bien qu il parvient à se mourir pour galvaniser Marie : «J avais sous les yeux une image saisissante de mon absence. C était comme si je prenais soudain conscience visuellement que, depuis quelques jours, j avais disparu de la vie de Marie, et que je me rendais compte qu elle continuait à vivre quand je n étais pas là, qu elle vivait en mon absence - et d autant plus intensément sans doute que je pensais à elle sans arrêt.» Toussaint a souvent dit son désir de purifier l énergie romanesque «indépendamment de l anecdote ou de l intrigue». Encore un pas et c est la fission nucléaire. Éric LORET Le Soir, 18 septembre 2009 : Le nouveau roman de Toussaint démarre fort : deux scènes d amour en parallèle, une mort d homme, les retrouvailles d un couple à la faveur, si l on peut dire, de ce décès. Le rythme de ces premières pages est échevelé, comme un cheval au galop, qui est l image emblématique de La vérité sur Marie, son point d intégration, incroyablement spectaculaire, destiné à imprégner pour longtemps nos mémoires. Tel est le paradoxe de ce livre éminemment littéraire : il est intensément physique, les corps s étreignent, se surpassent, s effondrent, les peaux, qu elles soient humaines ou animales, sont inondées de pluie et de sueur, et la mort, cette inéluctable force de destruction, est la grande et tenace adversaire qu il faut, tant que faire se peut, tenir en respect. L étrangeté de l entreprise, c est que ces images, nous en sommes, nous lecteurs, les créateurs, au départ des mots que l auteur nous décoche. Jean-Philippe Toussaint est un visuel, il a fait des films, il est photographe aussi, c est entendu, mais ici son seul médium est le langage, et il se sert de ses prodiges pour nous faire vivre trois grands concentrés d émotion terriblement intense : l aimantation retrouvée du narrateur et de sa partenaire d élection (l insaisissable Marie avec laquelle il vivait la même «détestation passionnée» dans Faire l amour etfuir) par-dessus le cadavre d un Jean-Baptiste qu il s obstine à appeler Jean- Christophe ; l exfiltration d un cheval de course de ce dernier du Japon, où il a été exclu d une compétition pour dopage, moment de bravoure qui cloue le bec à quiconque douterait encore des prouesses dont la littérature est capable ; les nouvelles noces du couple dans leur biotope de l île d Elbe où cette fois ils ne fusionnent pas dans les flots mais dans les flammes. Page 12

13 Trois scènes si puissantes qu on est tenté de les comparer à des actes d opéra, avec chaque fois leur registre, leur couleur, leur rythme propre. La manière dont les soins sont prodigués au défunt dans l appartement où, longtemps, Marie et le narrateur ont vécu ensemble, répond aux impératifs d urgence programmés pour ce genre d intervention. La course folle du pur-sang qui refuse, sur la piste de l aéroport de Tokyo, d embarquer dans l avion-cargo qui doit le ramener en France, est, elle, comme une libération anarchique de forces que seuls le regard et la main (autre leitmotiv du roman) peuvent apaiser. Enfin, sur cette île d Elbe, lieu de toutes les conciliations, s accomplit, en un superbe largo, une catharsis inespérée. Il est possible, on le voit, de parler de ce livre comme d une pièce musicale, ou d un triptyque pictural, on en ressent l impact de semblable façon. C est que cet édifice de mots, dont l auteur nous éclaire quelques techniques d élaboration par ailleurs, est tout simplement, toutes disciplines confondues, une œuvre d art accomplie et spontanément originale. Jacques DE DECKER Le Monde des livres, 18 septembre 2009 : S'il avait eu le permis de conduire, il serait venu me chercher à l'aéroport. Mais il a déjà tellement de mal à se servir de son téléphone portable que je suis plutôt contente, dans le fond, de m'être tapé le trajet en taxi. Et puis, qu'il prenne la peine de s'en excuser, comme s'il le regrettait, c'est gentil. Jean-Philippe Toussaint est prévenant, poli, réservé, étonné parfois, courtois. Il pousse l'obligeance jusqu'à anticiper les questions qu'on ne comptait pas luiposer. Celles qui peuvent expliquer par exemple qu'on aille jusqu'à lui, à Erbalunga, dernier bourg avant le cap Corse, fin juillet, alors qu'on aurait puattendre Paris, septembre, et la sortie du livre, tranquille. C'est de cette vieille poste, raconte-t-il en indiquant la direction d'un mouvement du bras, qu'il a rappelé, la première fois, Jérôme Lindon qui cherchait à le joindre. Après que les autres maisons l'eurent refusé, et que le manuscrit de La Salle de bain se fut égaré quelques mois dans les bureaux de Minuit, après que sa compagne eut entamé une formation de maraîchère (elle cultivait des concombres), après qu'il eut songé à l'imiter, en fin de compte, pour le roman, c'était oui. C'était il y a vingt-quatre ans et ça tombait bien. On imagine mal Toussaint ailleurs que chez Minuit. Les lecteurs des autres maisons s'en sont peut-être avisés. Ils se sont abstenus, moins par réticence que par raison, conscients que ce type de prose, c'était pour Lindon. Du coup, je m'en voudrais d'avouer que l'épopée des débuts, je n'y avais même pas pensé. Ce que j'espérais, c'était approcher d'un peu plus près quelques pages de l'autoportrait (à l'étranger). Les voir mieux, lesvoir dans leur lumière. Contempler l'eau lustrale dans laquelle on se baigne si bien (entre autres) dans les trois livres du cycle de Marie (Faire l'amour, Fuir, La Vérité sur Marie). Assister à l'apparition de l'auteur dans son biotope méditerranéen. J'aurais pu repartir après l'avoir vu traverser la petite place éblouie de soleil, pantalon grège, chemise bleue assortie à ses yeux. Mais nous nous étions à peine salués sous le parasol que je posais des questions vagues auxquelles il apportait des réponses précises, en guide chevronné de son histoire. Une bien belle biographie, semblable au mot près à celle qu'il donnait à ses débuts, augmentée des nouveaux livres et des quelques anecdotes afférentes (ici l'auteur étudie à Paris, là il renonce au cinéma, puis il y revient, il séjourne au Japon, on le retrouve en Chine, l'asie l'adule, il écrit à Ostende, expose à Canton, le voilà qui lit maintenant Faulkner et Durrell...). Tracé impeccable, parcours sans faute. C'est peut-être une chose qu'on apprend, à s'en tenir là. Loin de la confession. De toute façon, tout ce qu'on peut savoir sur Toussaint se trouve sur le site qui lui est consacré. Il s'explique par ailleurs clairement sur l'expérience et l'écriture dans un article intitulé "Comment j'ai construit certains de mes hôtels", accessible lui aussi sur le Net. Pour faire court, Madame Bovary, c'est moi. Il insiste, que les choses soient claires : Marie, c'est lui. Pour preuve, elle expose au Japon. Le narrateur est un autre. Pour preuve : il sait conduire. On approuve trop vite. Il tempère. Bien sûr, le narrateur, c'est lui. Un peu. Et Marie, sa femme. Beaucoup. Page 13

14 D'ailleurs, l'île d'elbe, c'est la Corse. Mais l'île d'elbe en même temps. Pour preuve : il a les plans. Et le cheval, Zahir, dans son dernier livre? J'avance Marie, mais de l'avis général c'est plutôt lui, qui n'a pas vraiment d'avis sur la question. Et si c'était un cheval? Pour la mer, c'est réussi, elle miroite à nos pieds. Pour le reste, on rame gentiment. Et puis il dit plus tard, au détour d'une phrase : «Proust est le plus grand écrivain français.» Bien sûr. C'est la clé. Elle ouvre le cycle de Marie : «Le livre, dit Toussaint, est fait de temps et de lumière, d'amour et de mélancolie.» Des clés, chez Toussaint, il y en a tout un trousseau. C'est son côté serrurier. On a la clé Pascal, la clé Musil, Beckett, Borges... Il en installe un peu partout, qu'il planque plus ou moins. Et qu'il truque à l'occasion (le «Zahir» vient de Borges). Cette dimension savante, cette aisance aussi à parler du labeur (inspiration, construction, correction), lui valent la reconnaissance éperdue des experts. Pour l'université, c'est un client en or. Pour les autres, c'est presque intimidant. Le mieux serait encore de s'abstenir de lire les analyses qui lui sont consacrées. Tant de maîtrise dans son art, on n'est pas sûr d'être à la hauteur. A force, on se sent coupable de n'avoir rien vu. Rien d'autre que de la lumière, de la couleur, de la crainte et de la douceur. D'être si incurablement émotif. Madame Bovary, quoi. Mais lui qui déclarait tout à l'heure : "On peut travailler sur ce qu'on contrôle et je ne m'en prive pas", dit maintenant : «J'aimerais que quelque chose d'heureux, et même de tonique, émane de mes livres. Une fois qu'on a admis une sorte de désespoir lié à la condition humaine, on a atteint une forme d'équilibre. On peut être heureux.» Alors on se dit que le charme très particulier de ses livres prend sa source là, dans une mélancolie travaillée, et qu'apaise «le bonheur simple d'une phrase ou d'un mot». Après tout, c'était déjà le thème de son premier livre. Sans même revenir sur les serrures Pascal-Musil, un type qui vit dans une baignoire a forcément quelque chose de saturnien. De La Salle de bain à l'explicite Mélancolie de Zidane, le compas n'a pas bougé. Même La Télévision sonne en creux comme la chronique d'une dépression larvée. Seulement, c'était drôle. Très écrit et très drôle. L'humour n'a pas disparu du cycle de Marie. On rit, souvent, dans La Vérité. L'auteur n'a pas renoncé, mais il a «changé ses priorités» : «Sans intrigue, sans personnages, qu'est-ce qui fait tenir un livre? Il lui faut une énergie intérieure. L'humour en était une. Désormais, je cherche une énergie romanesque pure.» Un précipité créé à partir, dit-il, de la lecture du Quatuor d'alexandrie et de Faulkner. Il théorise, on aurait tort de se méfier. L'énergie est là, et c'est assez magique. Elle galvanise ces romans sans intrigue (une rupture, c'est mince) que gouvernent pourtant les lois du genre : passion, sexe, mort, trafics, périls, voyages, fuites et poursuites, continents, mers, villes et campagnes, détails mémorables et scènes grandioses, et de l'amour, en continu. Sur un canevas en deux ou trois parties (un lieu, une action qui se démultiplie), Toussaint construit une grande chambre d'écho où résonnent des pleurs, des cris, des rires, des halètements, des chuchotements, le craquement du feu dans les arbres et la caresse du vent sur la mer. Il a le génie de faire entendre ce qu'il choisit de taire. Pour du roman, c'est du roman : tout le bonheur du genre, et rien de débraillé. Le troisième volet du cycle est une composition nocturne, zébrée de lumières violentes, ambulances, miradors et incendies, et un roman des catastrophes et de l'amour («J'ai essayé que l'amour soit sensible, présent, visible»). Un livre dans lequel la Vérité compte moins que Marie, Marie splendide en Vérité, plus ou moins nue d'un bout à l'autre du livre. A la vérité romanesque, Toussaint consacre une alcôve proustienne, un sanctuaire de quelques pages qui en appellent au rêve plutôt qu'à la mémoire, pour établir une «vérité nouvelle qui s'inspirerait de ce qu'avait été la vie et la transcenderait», une «vérité proche de l'invention, ou jumelle du mensonge, la vérité idéale». On aimerait que La Vérité ne soit pas le dernier du cycle. On reviendrait à Erbalunga. Ou on irait à Ostende, avec un peu de chance. Toussaint sourit : «Ce qui me plaît, c'est qu'on ne sache pas. Ça reste ouvert. Mon jeu est caché.» Marie DESPLECHIN Page 14

15 Bibliographie La Salle de bain, Paris, Minuit, 1985 ; Monsieur, Paris, Minuit, 1986 ; L Appareil-photo, Paris, Minuit, 1988 ; La Réticence, Paris, Minuit, 1991 ; La Télévision, Paris, Minuit, 1997 ; Autoportrait (à l étranger), Paris, Minuit, 1999 ; Faire l amour, Paris, Minuit, 2002 ; Fuir, Paris, Minuit, 2005 ; La Mélancolie de Zidane, Paris, Minuit, 2006 ; La Vérité sur Marie, Paris, Minuit, 2009 ; L Urgence et la patience, Paris, Minuit, Filmographie La Salle de bain, scénario Jean-Philippe Toussaint, réalisation John Lvoff, 1989 ; Monsieur, scénario et réalisation Jean-Philippe Toussaint, 1990 ; La Sévillane (d après L Appareil-photo), scénario et réalisation Jean-Philippe Toussaint, 1992 ; Berlin, 10 heures 46, scénario et réalisation Jean-Philippe Toussaint, en collaboration avec Torsten Fischer, 1994 ; La Patinoire, scénario et réalisation Jean-Philippe Toussaint, 1999 ; Hors du soleil, des baisers et des parfums sauvages, scénario et réalisation Jean- Philippe Toussaint, en collaboration avec Ange Leccia, Page 15

16 PRIX PAROLES URBAINES 1. SLAM JOY La lauréate Slameuse active sur la scène du Théâtre de la Vie et d'autres scènes depuis une année seulement, Joy, de son vrai nom Gioia Frolli, offre des textes sur l'ivresse, la quête d'une vie intense, la recherche des racines. Avec un grand-père italien, un autre grand-père burundais et deux grand-mères belges, elle évoque un passé familial à reconstituer comme une enquête policière. Son écriture poétique, musicale a su séduire le jury. Si les études romanes avaient «coupé» le souffle de son écriture, ce sont les scènes slam qui ont ranimé la flamme. À 22 ans, Joy sait que son écriture est une promesse, mais suffisamment pertinente pour être remarquée parmi des artistes plus rôdés de la scène slam. Elle a fait dire à l une des membres du jury: «à moi, femme de 50 ans, l écriture de cette jeune femme de 22 ans m a fait un bien fou. Elle est sensible, musicale et vraie. J'y entend une vraie parole sur les générations d'aujourd'hui». Seule artiste féminine en lice, Joy a remporté le Prix en catégorie slam avec un hommage à l histoire africaine de sa famille. L accueil critique Focus Le Vif, 20 mars 2013 : Il y a quelques mois encore, Joy n était pas slameuse, elle n écoutait même pas de slam. Elle écrivait des textes dans sa chambre. «Quand les gens ont entendu que j avais gagné le concours, ils étaient étonnés. Beaucoup de mes connaissances ne savaient même pas que j avais participé au concours ni que je faisais du slam. Ils ne s y attendaient pas du tout.» Elle a commencé par des petites scènes, dans des cafés. «Au début je venais juste pour voir, mais après j ai vu que tout le monde osait alors je me suis lancée.» Le fait de gagner le Prix lui a permis d assumer ses textes. «Avant, j avais toujours le doute que ça ne soit pas assez bien écrit, pas assez pro. Je ne lisais mes textes à personne. C est une étape d oser les dire devant des gens.» Mais elle est heureuse d avoir fait le pas «C est quelque chose que je ne m étais jamais imaginée faire parce que j avais peur d être mal comprise ou mal interprétée. Maintenant, je me rends compte qu en fait les gens apprécient, et qu en plus ils ont vraiment compris ce que je voulais dire.» Joy, Gioia de son vrai nom (joie, en italien), est donc une petite nouvelle dans le monde du slam. Le milieu ne compte pratiquement que des hommes mais elle a décidé «d assumer le Page 16

17 fait que mes textes sont parfois peut-être plus féminins dans leur écriture ou leur contenu Je n ai pas envie de gommer cet aspect là.» Sur scène, la jeune slameuse ressent ce qu elle dit. «Quand je dis un texte, c est parce que j ai une histoire à raconter. Ce n est qu après que j y mets la forme.» Aujourd hui, elle raconte ses histoires seule sur scène. Mais elle voudrait commencer à travailler avec des musiciens. «Je n ai pas d oreille musicale, je n ai jamais joué d instrument donc j aurais besoin de gens qui s y connaissent, pour voir ce qu il y aurait moyen de faire ou pas Je ne sais pas où ça va me mener, mais ça me tient vraiment à cœur de mettre mes textes en musique.» En dehors de la musique, Joy est étudiante en lettres. Elle sera sans doute professeur de français dans quelques années et rêve de faire faire quelques «exercices de slam» à ses élèves. Adèle DACHY Page 17

18 PRIX PAROLES URBAINES 2. SPOKEN WORD CARL ET LES HOMMES-BOITES Le lauréat Carl et les hommes-boîtes, ses acolytes, proposent un univers musical hybride aux frontières mouvantes. Derrière Carl et les hommes boîtes se cache Carl Roosens, poète, dessinateur, agitateur de neurones, qui cultive l art du décalage et sait se faufiler dans les failles de notre époque. Pour Carl, l écriture est née du dessin où il a initié un univers singulier : il dessine ses histoires, rencontre des personnages, raconte en texte ce qui en découle. Le nom «Carl et les hommes boîtes» est inspiré par le roman de Kôbô Abé, L homme-boîte : un roman qui conte l histoire d un homme qui prend un jour la décision de se retirer physiquement du monde pour vivre comme d autres personnes l ont fait avant lui dans une boîte en carton, pour observer le grouillement de la vie à travers une ouverture à la hauteur des yeux, et ne plus agir sur le déroulement des choses, juste être un spectateur. Sur scène, entourés d une équipe de frondeurs de première classe, ils tissent ensemble des chemins accidentés aux détours desquels on découvre un subtil mélange entre poésie scandée, électronique mutante, hip-hop et fanfare décalée. Les jurés ont apprécié sa singularité absolue, proposant une écriture urbaine hors des sentiers battus, un vari univers intérieur d'une grande cohérence. L accueil critique L Avenir, 5 mars 2013 : Ni tout à fait rappeur, ni tout à fait chanteur, mais assurément un fabuleux raconteur d histoires fabuleuses. Et un sacré performer. Carl Roosens, est un touche-à-tout singulier qui cultive l art du décalage. Avec ses hommes-boîtes, il propose un univers musical hybride, aux frontières mouvantes, subtil mélange de hip hop, de rock embrumé, d électronique mutante et de fanfare. Une promenade de mots et de notes parsemée de personnages et d objets à prendre ou quitter. Après le Brut Tour en compagnie de BRNS, les quatre acolytes s apprêtent à sortir leur deuxième album Sur la paroi de ton ventre le 22 avril (Humpty Dumpty) et à partir en Page 18

19 tournée. Le 6 mai prochain, ils seront en concert au Botanique où, encouragement, le groupe a remporté ce dimanche le prix Paroles urbaines 2013 dans la catégorie «spoken word» (texte scandé avec musique). Une des trois catégories (avec le slam et l écriture rap) récompensées par ce prix initié par Lezarts Urbains. Frontstage, le blog pop rock du Soir, 14 mars 2013 : Pour l album, le nouveau, il faudra patienter encore un peu. Pour le premier extrait par contre, et surtout le clip fait maison qui l illustre, c est pas plus tard que maintenant! «Autour du lac» est là, tout frais tout chaud. Enfin, presque : il est un peu inquiétant quand même, ce Carl! Premier prix du concours Musique à la Française en 2008, Carl Roosens décrochait au début du mois le Prix Paroles Urbaines dans la catégorie «spoken word». Pas vraiment slammeur mais pas exactement chanteur non plus, le lauréat est en tout cas passé maître dans l art de trousser des fables bien allumées. Faites-vous déjà une idée avec «Autour du lac», premier extrait de l album La paroi de ton ventre attendu pour le 22 avril chez Humpty Dumpty. «Que ceux qui ont des oreilles en état de marche écoutent, et que ceux qui ont des yeux zyeutent», s exclamait hier François Ier sur son balcon papal perché. Ce n est pas ça qu il disait? Il eût pu, et c est en tout cas un bon conseil à l heure où nous arrive le clip faussement naïf qui assortit «Autour du lac». On y voit un type courir sans relâche, un canard, le vent et un pigeon mort, on y entend l eau et une fanfare dont les musiciens auraient un peu forcé sur la bouteille. La promenade devient de plus en plus étrange, voire dramatique, au fil des tours sur la berge C est avec Noémie Marsily que Carl Roosens a imaginé et réalisé ce court-métrage d animation. En mai 2012, lors d une résidence à l Abbaye de Fontevraud. Deux mots sur l endroit? Situé à quelques kilomètres de Saumur, il fut l ultime demeure de la famille de Richard Cœur de Lion, mais aussi une prison sous Napoléon. Inquiétant, vous disais-je Quoi qu il en soit, ce clip est le premier d une série qui, nous promet-on, sera complétée tout au long de la durée de vie de l album. Carl et le dessin, c est déjà toute une histoire. Graphiste issu de l ERG, actif au sein du collectif/maison d édition Nos Restes, il compte un autre film d animation à son actif, pareillement réalisé avec Noémie Marsily. Caniche, l avaient-ils intitulé. «Le lien entre chanson et dessin réside dans l envie de raconter des histoires», confiait l intéressé à notre camarade Nicolas Alsteen dans Accroches à l occasion de la sortie de l album Où poser les yeux. «De ce point de vue, la musique reste une extension du dessin.» Quant à Carl et les Hommes-Boîtes Ce nom de groupe est inspiré par L homme-boîte, un roman de Kôbô Abé, écrivain japonais, antimilitariste, un temps militant communiste. «Ce roman conte l histoire d un homme qui prend un jour la décision de se retirer physiquement du monde pour vivre comme d autres personnes l ont fait avant lui dans une boîte en carton, observer le grouillement de la vie à travers une ouverture à la hauteur des yeux, ne plus agir sur le déroulement des choses, juste être un spectateur.» Si vous souhaitez vous inquiéter, là, maintenant, ne vous privez pas. Mais si vous attendez d autres occasions de soulever le couvercle de cet univers tombé sur la tête, rendez-vous le 22 avril pour la sortie de l album. Puis le 6 mai aux Nuits Botanique. Didier STIERS Focus Le Vif, 20 mars 2013 : Carl, il n aime pas trop qu on le mette dans une boîte. «Je préfère quand les frontières se mélangent, se confondent.» Oui, il a gagné dans la catégorie «Spoken Word», mais il se qualifierait plutôt de «raconteur d histoires». Des histoires, il en raconte dans ses dessins, qu il signe avec Noémie Marsily, sa compagne. Il y a quelques jours, ils ont sorti ensemble le clip Autour du lac, premier morceau de La paroi de ton ventre, le futur album de son groupe Carl et les hommes-boîtes, qui sortira dans les bacs le 22 avril prochain. «C est Page 19

20 l histoire d un mec qui se promène autour d un lac et qui rumine des choses. En croisant des visages, il a des idées qui lui viennent à l esprit.» Vous vous demandez sûrement «mais pourquoi "Carl et les hommes-boîtes"?» «Ça vient d un livre qu un ami m avait prêté à l époque, L homme-boîte, de Kôbô Abé. Le début du bouquin raconte un mec qui observe une boite en carton en bas de chez lui, et il est persuadé qu il y a quelqu un dedans qui l observe, et qui regarde le monde à la hauteur de sa boîte.» Carl a-t-il un message à faire passer par cette métaphore? «Non, je ne veux pas imposer un sens précis, libre à vous d y voir ce que vous voulez.» Carl a commencé à mettre ses histoires en musique avec le producteur de rap Noza. En 2009, le groupe de six musiciens sortait son premier album: Où poser des yeux? Une référence à la tentative de regarder dans les recoins où on ne pose pas souvent ses yeux, pour y trouver l inspiration. Carl et les hommes-boîtes sera en concert le 6 mai prochain au Botanique. En attendant, il participera aussi à un festival de quelques jours, organisé par le KJBi, et sera à l affiche des fêtes de la musique de Namur le 22 juin prochain. Adèle DACHY Page 20

Décembre 2012. Sylvie Louis. Biographie

Décembre 2012. Sylvie Louis. Biographie Décembre 2012 Biographie Sylvie Louis Sylvie Louis a toujours ADORÉ les livres, surtout ceux que ses parents lui racontaient, le soir, quand elle était toute petite. Ensuite, apprendre à lire a constitué

Plus en détail

IDENTIFIER UNE OEUVRE

IDENTIFIER UNE OEUVRE 1 IDENTIFIER UNE OEUVRE Pour présenter une œuvre, il faut d abord l identifier, c est-à-dire trouver les éléments qui permettront à d autres personnes de trouver l ouvrage dont il est question. Pour cela,

Plus en détail

M entends-tu? Qui me parle?

M entends-tu? Qui me parle? M entends-tu? Qui me parle? 3 :20 à 5 :56 M entends-tu? Qui me parle? A. La voix là : 4 :41 Procédé narratif consistant à faire commenter l'action d'un film par un narrateur, qui peut être ou non l'un

Plus en détail

Je m appelle Hans. Le 7 novembre 1919. J ai rencontré Frédéric à la gare.

Je m appelle Hans. Le 7 novembre 1919. J ai rencontré Frédéric à la gare. Je m appelle Hans. Le 7 novembre 1919. J ai rencontré Frédéric à la gare. Je venais d arriver à Hanovre par le train de onze heures. À Düsseldorf j avais passé plus de trois semaines chez un homme de quarante

Plus en détail

Kamishibaï. Kami signifie «papier» et Shibaï signifie «théâtre» (drame) d où la traduction littérale «pièce de théâtre sur papier»

Kamishibaï. Kami signifie «papier» et Shibaï signifie «théâtre» (drame) d où la traduction littérale «pièce de théâtre sur papier» Kamishibaï Kami signifie «papier» et Shibaï signifie «théâtre» (drame) d où la traduction littérale «pièce de théâtre sur papier» CG63/MD/Pôle Action culturelle Guide Kamishibaï Mise à jour juillet 2011

Plus en détail

Nur. Arnaud Rykner. Couverture : Frank Secka Photo : Emmanuelle Barbaras/editingserver.com

Nur. Arnaud Rykner. Couverture : Frank Secka Photo : Emmanuelle Barbaras/editingserver.com Arnaud Rykner Nur Couverture : Frank Secka Photo : Emmanuelle Barbaras/editingserver.com Éditions du Rouergue, 2007 Parc Saint-Joseph BP 3522 12035 Rodez cedex 9 Tél. : 0565777370 Fax : 0565777371 info@lerouergue.com

Plus en détail

Activités autour du roman

Activités autour du roman Activité pédagogique autour du roman Un chien différent, de Laura Cousineau ISBN 978-2-922976-13-7 ( 2009, Joey Cornu Éditeur) Téléchargeable dans la rubrique Coin des profs sur 1 Activités

Plus en détail

Extrait de la publication

Extrait de la publication PRÉSENTATION Une toute jeune ille comprend dificilement les derniers mots de sa mère mourante, mais n ose lui faire répéter. Pourtant voilà Cendrillon liée à cette phrase : Tant que tu penseras à moi tout

Plus en détail

Le Cauchemar révélateur

Le Cauchemar révélateur Le Cauchemar révélateur Hier c était le départ de ma mère. On l emmena à l aéroport. Elle devait partir pour son travail. Quand l avion dans lequel elle était décolla, il passa au-dessus de nos têtes.

Plus en détail

Projet «Création littéraire»

Projet «Création littéraire» Projet «Création littéraire» Ce projet vise principalement à développer les compétences écrites des élèves et à stimuler chez eux la création littéraire. Il est destiné à un public adolescent francophone

Plus en détail

Pour le concours «Itinéraires Humanistes», nous avons jugé nécessaire de récompenser un second projet qui nous a marqué par son originalité.

Pour le concours «Itinéraires Humanistes», nous avons jugé nécessaire de récompenser un second projet qui nous a marqué par son originalité. Pour le concours «Itinéraires Humanistes», nous avons jugé nécessaire de récompenser un second projet qui nous a marqué par son originalité. Le projet intitulé «Dire le monde, dire mon monde : émotions

Plus en détail

MyFrenchFilmFestival.com

MyFrenchFilmFestival.com Fiche d activités pour la classe MyFrenchFilmFestival.com Parcours niveaux B2/C1 : en bref trouble Thème : quand le cœur tressaille et que naît le Après une entrée dans le film par le titre et la scène

Plus en détail

1.2.3. en scène festival jeune public. Décembre 2012 au CENTRE CULTUREL DE SOUPETARD 63 chemin de Hérédia 31500 Toulouse

1.2.3. en scène festival jeune public. Décembre 2012 au CENTRE CULTUREL DE SOUPETARD 63 chemin de Hérédia 31500 Toulouse Décembre 2012 au CENTRE CULTUREL DE SOUPETARD 63 chemin de Hérédia 31500 Toulouse Les contes du mercredi Pour cette nouvelle saison le Centre Animation Soupetard propose GRATUITEMENT pour les tout- petits

Plus en détail

Un taxi à New York. L histoire commence aux Etats-Unis et notre héros, c est un taxi! Un jaune et noir, très joli, comme on en voit souvent ici.

Un taxi à New York. L histoire commence aux Etats-Unis et notre héros, c est un taxi! Un jaune et noir, très joli, comme on en voit souvent ici. Version audio - CLIQUE ICI Un taxi à New York L histoire commence aux Etats-Unis et notre héros, c est un taxi! Un jaune et noir, très joli, comme on en voit souvent ici. Ici, on est à New York City, c

Plus en détail

Rencontre prix des «Incos» 2014/2015

Rencontre prix des «Incos» 2014/2015 Rencontre prix des «Incos» 2014/2015 «Reborn» de T. Robberecht Dans le cadre du prix des incorruptibles 2014-2015, nous avons rencontré, à la médiathèque de Mérignac, mardi 24 mars, Thierry Robberecht,

Plus en détail

À toutes les femmes qui sont des princesses, mais qui ne le savent pas encore.

À toutes les femmes qui sont des princesses, mais qui ne le savent pas encore. À toutes les femmes qui sont des princesses, mais qui ne le savent pas encore. «Tu seras aimée le jour où tu pourras montrer ta faiblesse, sans que l autre s en serve pour affirmer sa force.» Cesare PAVESE.

Plus en détail

Ma première Lettre. d amour... UN SOIR DE + 2009-2010 Saint-Malachie et Saint-Nazaire

Ma première Lettre. d amour... UN SOIR DE + 2009-2010 Saint-Malachie et Saint-Nazaire Ma première Lettre d amour... UN SOIR DE + 2009-2010 Saint-Malachie et Saint-Nazaire Table des matières (par ordre alphabétique des prénoms): Page 3 : Anonyme Page 4 : Anonyme Page 5 : Clara Page 6 : Anonyme

Plus en détail

Всероссийская олимпиада школьников по французскому языку для учащихся 7-8 классов 2012-2013 учебного года. Школьный этап.

Всероссийская олимпиада школьников по французскому языку для учащихся 7-8 классов 2012-2013 учебного года. Школьный этап. Конкурс понимания устного текста. Durée de l`épreuve: 10-15 min. Note sur 10 Consigne : Vous allez entendre deux fois un enregistrement sonore d`une minute environ. Il s`agit d`une discussion entre amis.

Plus en détail

Le Petit Chaperon rouge Conte de Grimm

Le Petit Chaperon rouge Conte de Grimm Lecture suivie n 6 - Période 3 : Janvier - Février page n : rouge Conte de Grimm Il était une fois une charmante petite fille que tout le monde aimait au premier regard. Sa grand-mère qui l adorait plus

Plus en détail

Sur la presqu île de la Garoupe, Les étudiants de la classe de Gisèle ont goûté aux plaisirs minuscules d une sortie lumineuse.

Sur la presqu île de la Garoupe, Les étudiants de la classe de Gisèle ont goûté aux plaisirs minuscules d une sortie lumineuse. L'école buissonnière Hors les murs Sur la presqu île de la Garoupe, Les étudiants de la classe de Gisèle ont goûté aux plaisirs minuscules d une sortie lumineuse. Nous avons passé la semaine à découvrir

Plus en détail

Fiche d appréciation littéraire LES FÉES DU CAMPING

Fiche d appréciation littéraire LES FÉES DU CAMPING Fiche d appréciation littéraire AUTEUR: SUSIE MORGENSTERN Tout le monde le dit, écouter parler Susie Morgenstern est un vrai bonheur tant son verbe est chaleureux et sa joie de vivre communicative. S ils

Plus en détail

Marc CANTIN UNE ADO EN PRISON

Marc CANTIN UNE ADO EN PRISON Marc CANTIN UNE ADO EN PRISON Dans la collection Visages du monde : Les enfants des rues (Marc Cantin) Du même auteur chez d autres éditeurs : Têtes de mule, Seuil Jeunesse Pourquoi c est interdit?, Oxygène

Plus en détail

J adore le français! B. Racontez à votre tour l histoire d Élodie à un camarade.

J adore le français! B. Racontez à votre tour l histoire d Élodie à un camarade. J adore le français! 1 Piste 01 1. six mois à londres A. Une radio consacre une émission aux Français à l étranger. Écoutez le témoignage d Élodie et remettez dans l ordre les différentes étapes de son

Plus en détail

Le loup et la lune. Cette exposition est prêtée par la Médiathèque départementale d Ille-et-Vilaine. Ille-et-Vilaine, la vie à taille humaine

Le loup et la lune. Cette exposition est prêtée par la Médiathèque départementale d Ille-et-Vilaine. Ille-et-Vilaine, la vie à taille humaine Cette exposition est prêtée par la Médiathèque départementale d Ille-et-Vilaine Ille-et-Vilaine, la vie à taille humaine Cette exposition est prêtée par la Médiathèque départementale d Ille-et-Vilaine

Plus en détail

cœur ; les objets que je distingue mal dans l ombre du soir me donnent une envie folle de me sauver. J ai peur la nuit, enfin.

cœur ; les objets que je distingue mal dans l ombre du soir me donnent une envie folle de me sauver. J ai peur la nuit, enfin. Réécriture Réécriture Réécriture La nouvelle fantastique Au XIX ème siècle, un genre nouveau naît et se développe : la nouvelle fantastique. La nouvelle est un récit bref, présentant des personnages peu

Plus en détail

ÉCOLE DES ARTS VISUELS ET MÉDIATIQUES UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL DOCUMENT SYNTHÈSE PAR ANONYME PRÉSENTÉ Á MONIQUES RICHARD

ÉCOLE DES ARTS VISUELS ET MÉDIATIQUES UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL DOCUMENT SYNTHÈSE PAR ANONYME PRÉSENTÉ Á MONIQUES RICHARD ÉCOLE DES ARTS VISUELS ET MÉDIATIQUES UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL DOCUMENT SYNTHÈSE PAR ANONYME PRÉSENTÉ Á MONIQUES RICHARD DANS LE CADRE DU COURS AVM4000 GROUPE : 40 CRÉATION ET ENSEIGNEMENT DES ARTS

Plus en détail

Johan Theorin. L Heure trouble ROMAN. Traduit du suédois par Rémi Cassaigne. Albin Michel

Johan Theorin. L Heure trouble ROMAN. Traduit du suédois par Rémi Cassaigne. Albin Michel Johan Theorin L Heure trouble ROMAN Traduit du suédois par Rémi Cassaigne Albin Michel Öland, septembre 1972 L E MUR de grosses pierres rondes couvertes de lichens gris était aussi haut que le petit garçon.

Plus en détail

Je venais de raccrocher par deux fois mon téléphone et je me tenais au milieu du couloir, face à la porte de la salle de bains, ma pensée errant à l

Je venais de raccrocher par deux fois mon téléphone et je me tenais au milieu du couloir, face à la porte de la salle de bains, ma pensée errant à l Je venais de raccrocher par deux fois mon téléphone et je me tenais au milieu du couloir, face à la porte de la salle de bains, ma pensée errant à l opposé vers celle, coulissante, de la penderie, dans

Plus en détail

Benoît BROYART Auto Portrait

Benoît BROYART Auto Portrait Benoît BROYART Auto Portrait Né à Reims en 1973, j ai d abord été un grand lecteur avant de me tourner vers l écriture. Enfant, je ne savais pas quel métier j allais exercer plus tard mais j étais certain

Plus en détail

Le premier visage fait le dernier voyage. Amir Hassan

Le premier visage fait le dernier voyage. Amir Hassan Le premier visage fait le dernier voyage Amir Hassan 3 e prix Je me souviens de mon père quand j étais petite. Il me parlait toujours de la Palestine, il disait : «C est un pays volé par des occupants

Plus en détail

Histoires de choses...

Histoires de choses... Temps d Activites Periscolaires Année Scolaire 2013-2014 / 2ème trimestre École du Sacré Cœur Classe de CE 2, CM1,CM2 Les Ateliers Autour Du Livre avec Marie-Ange Nénot Après la lecture du conte «La paire

Plus en détail

L école maternelle est un coffre aux trésors et si on l ouvrait?

L école maternelle est un coffre aux trésors et si on l ouvrait? L école maternelle est un coffre aux trésors et si on l ouvrait? Approchez, tendez l oreille, écoutez notre petit lapin et vous saurez comment l école maternelle transforme les bébés en écoliers. C est

Plus en détail

Activité 4. CE et CO / PO et PE. Analyser l écriture cinématographique. A vous maintenant! L écriture cinématographique

Activité 4. CE et CO / PO et PE. Analyser l écriture cinématographique. A vous maintenant! L écriture cinématographique B1 Activité 4 Analyser l écriture cinématographique CE et CO / PO et PE Durée de l activité : 2 séances de 60mn Être capable de - Identifier les échelles de plans et les interpréter - Mettre en relation

Plus en détail

FICHES DE REVISIONS LITTERATURE

FICHES DE REVISIONS LITTERATURE Fiche n 1 : Les 4 types de texte Fiche n 2 : La situation d énonciation 1- Le texte narratif qui sert à raconter 2- Le texte descriptif qui sert à faire voir 3- Le texte explicatif qui sert à faire comprendre

Plus en détail

LANGUAGE STUDIES INTERNATIONAL

LANGUAGE STUDIES INTERNATIONAL Répondez aux questions suivantes : 1. Où habitez-vous? 2. Quand êtes-vous arrivé à Paris? 3. Quelle est votre profession? Complétez les phrases : 1. Je ne (être) pas français. 2. Je (parler) un peu le

Plus en détail

Entretien réalisé avec des enfants de CM1-CM2. École du Lac de la Villeneuve de GRENOBLE (Classe de Jacqueline BASSET)

Entretien réalisé avec des enfants de CM1-CM2. École du Lac de la Villeneuve de GRENOBLE (Classe de Jacqueline BASSET) ELMO DES ENFANTS... EN PARLENT Nous incitons de mille manières nos enfants à lire. Nous tentons de nous montrer psychologues en tenant compte de leurs manières de choisir, de leur goût, des aides dont

Plus en détail

EVALUATION DE NIVEAU LYON BLEU INTERNATIONAL

EVALUATION DE NIVEAU LYON BLEU INTERNATIONAL EVALUATION DE NIVEAU LYON BLEU INTERNATIONAL Voici les conditions idéales pour faire le test : 50 minutes maximum choisir une réponse seulement si vous êtes sûrs. Ne devinez pas par de dictionnaire, ni

Plus en détail

Travail significatif de français 6P

Travail significatif de français 6P Etablissement primaire Payerne et environs Nom : Date : Travail significatif de français 6P L1:21 Lire de manière autonome des textes variés et développer son efficacité en lecture. Progression des apprentissages:

Plus en détail

Parle-moi comme la pluie et laisse-moi écouter page 1

Parle-moi comme la pluie et laisse-moi écouter page 1 Compagnie http://nes.sous.x.free.fr 199 rue du Faubourg Saint-Martin ; 75010 Paris 09.53.71.77.76 nes.sous.x@gmail.com N licence entrepreneur du spectacle 7502138 SIRET : 491 505 541 000 12 / NAF : 9001

Plus en détail

L ami Milan. En hommage à mon ami poête Jean-Louis Noël qui m avait dédié ce poème le 26.03.2004 et qui vient de décéder

L ami Milan. En hommage à mon ami poête Jean-Louis Noël qui m avait dédié ce poème le 26.03.2004 et qui vient de décéder La Longévité réussie En hommage à mon ami poête Jean-Louis Noël qui m avait dédié ce poème le 26.03.2004 et qui vient de décéder le 03.10.2007. L ami Milan L ami Milan, L ami béni, L ami de mille ans.

Plus en détail

Bibliographie - Livres pour enfants REAAP 90 (Liste non exhaustive)

Bibliographie - Livres pour enfants REAAP 90 (Liste non exhaustive) Bibliographie - Livres pour enfants REAAP 90 (Liste non exhaustive) Titre Sujet Age Auteur Editions Mes 2 maisons Alex a 2 maisons, celle où habite son papa et celle de sa maman 2 ans Masurel Bayard Les

Plus en détail

L hiver Qui sommes nous? Amoureux ou coupable

L hiver Qui sommes nous? Amoureux ou coupable La magie des mots Bienvenue Un poème Merci à tous Les mots Etre une chanson Juste un petit mot L aigle et le vermisseau La prière de la dent L oiseau Une note de musique L amour Ma naissance Fleur d amour

Plus en détail

Histoire «La boîte à couleurs»

Histoire «La boîte à couleurs» Histoire «La boîte à couleurs» Objectif pédagogique Découvrir la diversité des formes et des couleurs des espèces marines. Lien avec les programmes de l école primaire (2008) Domaine d activité «Découvrir

Plus en détail

Compte-rendu de l atelier autour de Verte de Marie Despléchin Anne Roy

Compte-rendu de l atelier autour de Verte de Marie Despléchin Anne Roy Compte-rendu de l atelier autour de Verte de Marie Despléchin Anne Roy 1 Ecrire pour mieux lire : ce qu en comprennent les collègues, rapide tour de table En général : - Prendre une posture d écrivain

Plus en détail

Régulièrement tu arrives à Paris et puis le soir, tu te rends compte que tu as laissé ta brosse à dents à Berlin

Régulièrement tu arrives à Paris et puis le soir, tu te rends compte que tu as laissé ta brosse à dents à Berlin Une interview avec la direction de l'ofaj, Max Claudet et Eva Sabine Kuntz Régulièrement tu arrives à Paris et puis le soir, tu te rends compte que tu as laissé ta brosse à dents à Berlin Le Grand méchant

Plus en détail

Lettre ouverte à mon homme

Lettre ouverte à mon homme L amour 6 DITES-MOI UN PEU Lettre ouverte Lettre ouverte à mon homme Dans dix-huit jours je serai mariée, tu seras mon époux. Pourtant, je ne t aime pas. J ai vingt-neuf ans, un physique agréable, un travail,

Plus en détail

Nom : Prénom : Date :

Nom : Prénom : Date : J observe le livre dans son ensemble, je le feuillette et je réponds aux 1) Je complète la carte d identité du livre. Titre du livre Nom de l auteur Nom de l illustrateur Editeur Collection Genre 2) Qui

Plus en détail

La Reine des fourmis a disparu

La Reine des fourmis a disparu La Reine des fourmis a disparu Séance 1 : Découverte de la couverture. Montrer l album sans rien dire. La couverture est cachée par 12 petits cartons sur lesquels sont proposés des indices. Chaque indice

Plus en détail

MyFrenchFilmFestival.com

MyFrenchFilmFestival.com Fiche d activités pour la classe MyFrenchFilmFestival.com Parcours niveau B1 : en bref Thème : La vie en banlieue parisienne Après une mise en route sur le début du film, les apprenants découvriront l

Plus en détail

Méthodologie Histoire des arts Bande dessinée!!!

Méthodologie Histoire des arts Bande dessinée!!! Méthodologie Histoire des arts Bande dessinée!!! L exposé 1. - L auteur / biographie sélective : on ne veut pas toute sa vie (comme Wikipédia) mais les éléments essentiels. A-t-il toujours été auteur de

Plus en détail

Témoignage. Gabrielle Charron-Rainville. Moka

Témoignage. Gabrielle Charron-Rainville. Moka Moka Gabrielle Charron-Rainville Témoignage À l été 2005, j'ai suivi une formation en leadership / apprenti-moniteur dans un camp en Ontario. J y ai amélioré mon anglais et eu énormément de plaisir. L

Plus en détail

Les sculptures égarées de Jean-Pierre Duprey : épaves terrestres et trésors

Les sculptures égarées de Jean-Pierre Duprey : épaves terrestres et trésors Bruno Pompili Les sculptures égarées de Jean-Pierre Duprey : épaves terrestres et trésors Nous avions cru que c était vrai, et que les sculptures de Jean-Pierre Duprey étaient définitivement perdues. Un

Plus en détail

Guide du petit visiteur. Exposition HAÏKU CONVERSATIONS AUTOUR DU PAYSAGE JEAN-FRANÇOIS VAN HAELMEERSCH, NATHALIE AMAND, PAUL ROLAND

Guide du petit visiteur. Exposition HAÏKU CONVERSATIONS AUTOUR DU PAYSAGE JEAN-FRANÇOIS VAN HAELMEERSCH, NATHALIE AMAND, PAUL ROLAND Guide du petit visiteur Exposition HAÏKU CONVERSATIONS AUTOUR DU PAYSAGE JEAN-FRANÇOIS VAN HAELMEERSCH, NATHALIE AMAND, PAUL ROLAND DU 13 AVRIL AU 10 MAI Arrêt59, Centre Culturel de Péruwelz Petits jeux

Plus en détail

Ministère des Affaires étrangères et européennes Direction de la politique culturelle et du français Regards VII

Ministère des Affaires étrangères et européennes Direction de la politique culturelle et du français Regards VII Ministère des Affaires étrangères et européennes Direction de la politique culturelle et du français Regards VII 1. La fête de la musique Réalisation Thomas Sorin, CAVILAM Rédaction Murielle Bidault, CAVILAM

Plus en détail

Déroulement de la présentation LANCEMENT:

Déroulement de la présentation LANCEMENT: Quand la différence s'élève au carré Institut Libanais d'educateurs: projet commun des ateliers artistiques 1er semestre 2010-2011 Inspiré de ELMER (David Mckee) Déroulement de la présentation LANCEMENT:

Plus en détail

contes licencieux des provinces de france

contes licencieux des provinces de france Jean Quatorze-Coups Tout près d ici, vivait il y a déjà longtemps une veuve dont le fils était chasse-marée, autrement dit, domestique dans un moulin. Jean c était le nom du jeune homme avait vingt-quatre

Plus en détail

Quelqu un qui t attend

Quelqu un qui t attend Quelqu un qui t attend (Hervé Paul Kent Cokenstock / Hervé Paul Jacques Bastello) Seul au monde Au milieu De la foule Si tu veux Délaissé Incompris Aujourd hui tout te rends malheureux Si tu l dis Pourtant

Plus en détail

LA PEINTURE DE DOMINIQUE JALU (TEXTE D ÉLISABETH MOTSCH*)

LA PEINTURE DE DOMINIQUE JALU (TEXTE D ÉLISABETH MOTSCH*) 7 LA PEINTURE DE DOMINIQUE JALU (TEXTE D ÉLISABETH MOTSCH*) (novembre 2004) La peinture de Dominique Jalu est balayée par un vent frais. Rien ici de lourd, ni de démonstratif. A l évidence de la culture

Plus en détail

SEMAINE DE PRÉVENTION DE LA TOXICOMANIE ALCOOL / DROGUES / JEUX DE HASARD ET D ARGENT

SEMAINE DE PRÉVENTION DE LA TOXICOMANIE ALCOOL / DROGUES / JEUX DE HASARD ET D ARGENT SEMAINE DE PRÉVENTION DE LA TOXICOMANIE ALCOOL / DROGUES / JEUX DE HASARD ET D ARGENT TU ES ACTIF SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX. MAIS CONNAIS-TU TON PROPRE RÉSEAU SOCIAL? QUELLES SONT LES PERSONNES DE TON ENTOURAGE

Plus en détail

DOCUMENT PEDAGOGIQUE

DOCUMENT PEDAGOGIQUE Musée national Marc Chagall Avenue Docteur Ménard 06000 Nice www.musee-chagall.fr Direction du développement culturel Service des visites-conférences Dossier suivi par : Cédric Scherer Tel.04 93 53 87

Plus en détail

Dans la forêt du miroir Alberto Manguel. Les critiques des blogueurs

Dans la forêt du miroir Alberto Manguel. Les critiques des blogueurs Dans la forêt du miroir Alberto Manguel Les critiques des blogueurs Un ouvrage pour le moins intéressant. Alberto Manguel nous avait déjà habitués à écrire sur l'acte de lecture, avec Une Histoire de la

Plus en détail

La rue était toujours déserte et le soleil de septembre féroce pour la saison de plus en plus haut. Valente Pacciatore tira sa montre.

La rue était toujours déserte et le soleil de septembre féroce pour la saison de plus en plus haut. Valente Pacciatore tira sa montre. Gö r l i t z La rue était toujours déserte et le soleil de septembre féroce pour la saison de plus en plus haut. Valente Pacciatore tira sa montre. Pouvait-il l avoir raté? Il s était pourtant caché dès

Plus en détail

ELABORATION DE DIAPORAMAS

ELABORATION DE DIAPORAMAS ELABORATION DE DIAPORAMAS Vous souhaitez présenter vos images en fondu enchaîné? et arrêter les soirées type diapo soporifiques? Alors, vous êtes prêt à vous investir dans la réalisation d un diaporama!

Plus en détail

Constance Larsen. Le Livre à écrire. Publibook

Constance Larsen. Le Livre à écrire. Publibook Constance Larsen Le Livre à écrire Publibook Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois

Plus en détail

Dossier de présentation

Dossier de présentation Dossier de présentation Biographie Spectacle théâtral et musical Concert Presse et Fans Contact BIOGRAPHIE Naître et frôler la mort ce premier jour de vie de Halloween 1978, voilà qui pose les bases d

Plus en détail

Dossier pédagogique «Toc Toc Toc» Compagnie 1,2,3 Soleil 1

Dossier pédagogique «Toc Toc Toc» Compagnie 1,2,3 Soleil 1 Dossier pédagogique «Toc Toc Toc» Compagnie 1,2,3 Soleil 1 Sommaire Introduction 1. Présentation 2. Résumé I Axes d étude 1. L aventure des trois marmottes 2. La symbolique de la maison 3. La chronologie

Plus en détail

Le grand concours. Ecole élémentaire mixte 2 Grand-Camp CE 2 B Mme Ayrault

Le grand concours. Ecole élémentaire mixte 2 Grand-Camp CE 2 B Mme Ayrault Le grand concours Ecole élémentaire mixte 2 Grand-Camp CE 2 B Mme Ayrault 1 Kim, une jolie fille aux longs cheveux roux et aux yeux clairs, et Melinda, une petite brune aux cheveux courts, se sont rencontrées

Plus en détail

Célébration de rentrée 19 0ctobre 2011

Célébration de rentrée 19 0ctobre 2011 Célébration de rentrée 19 0ctobre 2011 JE ME SOUCIE DE TOI Chant d entrée : La promesse Grégoire et Jean-Jacques Goldman La Promesse On était quelques hommes Quelques hommes quelques femmes en rêvant de

Plus en détail

ACTIVITÉS AUTOUR DU LIVRE. Montrer à l enfant une image et lui demander de raconter l histoire.

ACTIVITÉS AUTOUR DU LIVRE. Montrer à l enfant une image et lui demander de raconter l histoire. ACTIVITÉS AUTOUR DU LIVRE L'HISTOIRE D'UNE IMAGE Montrer à l enfant une image et lui demander de raconter l histoire. Matériel : photocopie d un page d album ou d'un livre (ne pas mettre de texte avec

Plus en détail

Carnet de voyage. Dina Prokic. Université Internationale d Eté de Nice Session Juillet 2011, Niveau B2 Enseignante : Bouchra Bejjaj -Ardouni

Carnet de voyage. Dina Prokic. Université Internationale d Eté de Nice Session Juillet 2011, Niveau B2 Enseignante : Bouchra Bejjaj -Ardouni Carnet de voyage Dina Prokic Université Internationale d Eté de Nice Session Juillet 2011, Niveau B2 Enseignante : Bouchra Bejjaj -Ardouni 3 juillet 2011 C est ma première fois en France. Je suis venue

Plus en détail

Christina 1994 - Quelqu'un m'attendait quelque part...

Christina 1994 - Quelqu'un m'attendait quelque part... Christina 1994 - Quelqu'un m'attendait quelque part... - Collection Littérature humoristique - Retrouvez cette oeuvre et beaucoup d'autres sur http://www.atramenta.net 1994 - Quelqu'un m'attendait quelque

Plus en détail

Noël, une rencontre! D.D.E.C. 43 Pôle Primaire SDC Le Puy Avent/Noël 2014 Page 1

Noël, une rencontre! D.D.E.C. 43 Pôle Primaire SDC Le Puy Avent/Noël 2014 Page 1 Noël, une rencontre! D.D.E.C. 43 Pôle Primaire SDC Le Puy Avent/Noël 2014 Page 1 1 ère rencontre En marche vers Noël : Restons éveillés Ecoute de la Parole de Dieu (Cf. Annexe 1) Mime les attitudes des

Plus en détail

VISUEL AFFICHE FESTEJADES 2015 DOSSIER INSCRIPTION & REGLEMENT

VISUEL AFFICHE FESTEJADES 2015 DOSSIER INSCRIPTION & REGLEMENT CONCOURS VISUEL AFFICHE FESTEJADES 2015 DOSSIER INSCRIPTION & REGLEMENT Les Festéjades, cela vous inspire? Que vous soyez artiste amateur, professionnel, plasticien, laissez parler votre imagination et

Plus en détail

Dis-moi ce que tu as fait, je te dirai qui tu es 1

Dis-moi ce que tu as fait, je te dirai qui tu es 1 Dis-moi ce que tu as fait, je te dirai qui tu es 1 1. la lettre qu il A écrite A. Observez les phrases suivantes et soulignez les participes passés. Que remarquez-vous? Le CV qu il a envoyé. Le document

Plus en détail

Olivier BERNEX : Es-tu d accord avec cette remarque : de nombreux peintres construisent une image à partir de la peinture, alors que pour toi l image

Olivier BERNEX : Es-tu d accord avec cette remarque : de nombreux peintres construisent une image à partir de la peinture, alors que pour toi l image Olivier BERNEX : Es-tu d accord avec cette remarque : de nombreux peintres construisent une image à partir de la peinture, alors que pour toi l image construit la peinture? C est-à-dire que devant une

Plus en détail

Sommaire DITES-MOI UN PEU

Sommaire DITES-MOI UN PEU 168 Sommaire L amour....................................page 5 Les superstitions...............................page 13 La gastronomie...............................page 23 L argent....................................page

Plus en détail

Lili et le nouveau cirque

Lili et le nouveau cirque PROGRAMNR 51458/ra5 Lili et le nouveau cirque Programlängd : 14 30 Producent : Anna Trenning-Himmelsbach Sändningsdatum : 2006-02-14 - T'as déjà été au cirque? - Oui - Et c'était quoi le cirque? - Ben

Plus en détail

John : Ce qui compte, c est que tu existes toujours pour moi et que j existe toujours pour toi. Tu sais? Aujourd hui j ai pris mon diplôme de droit.

John : Ce qui compte, c est que tu existes toujours pour moi et que j existe toujours pour toi. Tu sais? Aujourd hui j ai pris mon diplôme de droit. Correspondance jusqu à la mort MARIA PHILIPPOU ========================= Mary : Mon cher John. J espère que tu vas bien. Je n ai pas reçu eu de tes nouvelles depuis un mois. Je m inquiète. Est-ce que tu

Plus en détail

Le rapport avec le texte : les différentes fonctions de l image

Le rapport avec le texte : les différentes fonctions de l image Le rapport avec le texte : les différentes fonctions de l image Une fonction descriptive Par la redondance avec le texte, elle apporte des précisions quand à la description des lieux et de personnages,

Plus en détail

«Vivre est ce qu il y a de plus rare au monde. La plupart des gens existent, c est tout.» Oscar Wilde

«Vivre est ce qu il y a de plus rare au monde. La plupart des gens existent, c est tout.» Oscar Wilde «Vivre est ce qu il y a de plus rare au monde. La plupart des gens existent, c est tout.» Oscar Wilde Nous sommes tous en quête de bonheur et de plénitude et souvent profondément insatisfaits de notre

Plus en détail

Texte et photos Jean-Philippe Toussaint

Texte et photos Jean-Philippe Toussaint Texte et photos Jean-Philippe Toussaint Pascal Auger (de dos) et Jean-Philippe Toussaint. Autoportrait, Tokyo, 2005 Mardi 31 mai 2005 Pascal Auger vient d arriver à Tokyo, il me téléphone d une cabine

Plus en détail

DADA BLUES. Récit et musique au cœur du peuple noir. Création 2013. Cie Mélocotòn MELOCOTON

DADA BLUES. Récit et musique au cœur du peuple noir. Création 2013. Cie Mélocotòn MELOCOTON Cie Mélocotòn DADA BLUES Récit et musique au cœur du peuple noir Création 2013 MELOCOTON 49 rue Charles Dusaulx 54000 Nancy Code APE : 9001 Z Licences : 2-1064961 et 3-1064962 Mèl : melocoton54@free.fr

Plus en détail

Bienvenue à la Maison des Arts

Bienvenue à la Maison des Arts Bienvenue à la Maison des Arts Livret jeu pour les enfants Exposition Jacques MONORY Du 25 janvier au 7 mars 2004 Aujourd hui grâce à ton livret jeu, tu vas pouvoir découvrir l univers de JACQUES MONORY

Plus en détail

Trait et ligne. La ligne avance, Elle indique une direction, Elle déroule une histoire, Le haut ou le bas, la gauche et la droite Une évolution.

Trait et ligne. La ligne avance, Elle indique une direction, Elle déroule une histoire, Le haut ou le bas, la gauche et la droite Une évolution. Trait et ligne I La ligne me fascine. Le trait qui relie ou qui sépare Qui déchire le néant et marque une trace Qui me fait entrer dans l univers des signes. La ligne avance, Elle indique une direction,

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE LE VENTRE DE LA BALEINE

DOSSIER DE PRESSE LE VENTRE DE LA BALEINE Compagnie de Théâtre et de Solidarité Internationale DOSSIER DE PRESSE LE VENTRE DE LA BALEINE Le Ventre de la Baleine de Stanislas Cotton (éditions Lansman) Le thème de la violence conjugale: Le personnage

Plus en détail

QUELQUES MOTS SUR L AUTEURE DANIELLE MALENFANT

QUELQUES MOTS SUR L AUTEURE DANIELLE MALENFANT Activité pédagogique autour du roman, de Danielle Malenfant ISBN 978-2-922976-38-0 ( 2013, Joey Cornu Éditeur) Téléchargeable dans la rubrique Coin des profs sur 1 Activités autour du roman RÉSUMÉ DU

Plus en détail

Alejandro Jodorowsky La Pensée Tarotique

Alejandro Jodorowsky La Pensée Tarotique Alejandro Jodorowsky La Pensée Tarotique enregistré et retranscrit par Barbara Clerc www.ecoledutarot.com Depuis 1982, Barbara Clerc enregistre et retranscrit des lectures de Tarot et des Paroles de sagesse

Plus en détail

Littérature au cycle 3. Atelier des suppléants Valence, 4.01.12 DDEC 07 / 26

Littérature au cycle 3. Atelier des suppléants Valence, 4.01.12 DDEC 07 / 26 Littérature au cycle 3 Atelier des suppléants Valence, 4.01.12 DDEC 07 / 26 Littérature et programme 2008 SOCLE COMMUN Compétence 1 : Maîtrise de la langue française lire seul des textes du patrimoine

Plus en détail

Le don de l inconnu. Par Chantal Pinel

Le don de l inconnu. Par Chantal Pinel Le don de l inconnu Par Chantal Pinel Chapitre 1 La décision Ça fait quelque temps que je pense à être agent pour le gouvernement, mais j hésite, je réfléchis depuis six mois. J ai 21ans et il faut que

Plus en détail

JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE!

JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE! rétablissement et psychose / Fiche 1 JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE! JJérôme s énerve : «Je ne suis pas psychotique! Vous ne dites que des conneries! Je suis moi, Jérôme, et je ne vois pas le monde comme vous,

Plus en détail

Hans Christian Andersen. L Ange. Traduit du danois par D. Soldi RÊVER EN DIABLE

Hans Christian Andersen. L Ange. Traduit du danois par D. Soldi RÊVER EN DIABLE Hans Christian Andersen L Ange Traduit du danois par D. Soldi RÊVER EN DIABLE Hans Christian Andersen (1805-1875) portrait (1836) par le peintre danois Constantin Hansen (1804-1880). «CHAQUE FOIS QU UN

Plus en détail

Présentation au CONGRES MONDIAL de PSYCHIATRIE de l atelier théâtre de l ARAPS : «LES PLANCHES à PINS» (La Villette, PARIS, mai 2000)

Présentation au CONGRES MONDIAL de PSYCHIATRIE de l atelier théâtre de l ARAPS : «LES PLANCHES à PINS» (La Villette, PARIS, mai 2000) Présentation au CONGRES MONDIAL de PSYCHIATRIE de l atelier théâtre de l ARAPS : «LES PLANCHES à PINS» (La Villette, PARIS, mai 2000) Depuis Septembre 1997, un groupe composé de patients et de soignants

Plus en détail

BREVET BLANC N 1 FRANÇAIS

BREVET BLANC N 1 FRANÇAIS BB1FRS0109 BREVET BLANC N 1 Session janvier 2009 FRANÇAIS SÉRIE COLLÈGE Première partie : 1 h 30 - Questions (15 points) et réécriture (3 points) 1 h 15 - Dictée (7 points) 15 minutes LE TEXTE DOIT ÊTRE

Plus en détail

Illusion & Réalité dans KOR

Illusion & Réalité dans KOR Illusion & Réalité dans KOR (Caméra Photographie Pouvoir) 1- La photographie dans KOR : Je me suis toujours demandée quel était le sens de la photographie qui revient très souvent aussi bien dans la série

Plus en détail

Orthographe n 58. Total 87 points. Semaine -1 Copie texte 1. Vocabulaire + questions sur les textes. Semaine 1 Copie texte 2 Préparation

Orthographe n 58. Total 87 points. Semaine -1 Copie texte 1. Vocabulaire + questions sur les textes. Semaine 1 Copie texte 2 Préparation Orthographe n 58 Semaine -1 Copie texte 1 A.D.O. : Le ciel se couvrit et le vent d'ouest se leva dès le début de la matinée. Vocabulaire + questions sur les textes Semaine 1 Copie texte 2 Préparation Semaine

Plus en détail

«Je fais grosso modo du tout public»

«Je fais grosso modo du tout public» Gilles Roussel, plus connu sous le doux nom de «Boulet», nous a fait la joie d une interview avant d aller dédicacer, lors du dernier festival d Angoulême. La voix grave et le cheveu roux, le dessinateur-scénariste-blogueur

Plus en détail

Marie Darrieussecq. Zoo. Nouvelles. P.O.L 33, rue Saint-André-des-Arts, Paris 6e

Marie Darrieussecq. Zoo. Nouvelles. P.O.L 33, rue Saint-André-des-Arts, Paris 6e Marie Darrieussecq Zoo Nouvelles P.O.L 33, rue Saint-André-des-Arts, Paris 6e Pourquoi une truie? De toutes les questions possibles, sauf peut-être «comment ça va?», c est la question qu on m a le plus

Plus en détail

Page 2/5. Vivre dans une résidence sociale, à Paris.

Page 2/5. Vivre dans une résidence sociale, à Paris. Page 1/5 Vivre dans une résidence sociale, à Paris. Je viens d une petite île en Italie de 9,2 kilomètres. Ma grand-mère y tient une épicerie. J ai 33 ans et ça fait 21 ans que ma mère fait des ménages

Plus en détail

Un écrivain dans la classe : pour quoi faire?

Un écrivain dans la classe : pour quoi faire? Un écrivain dans la classe : pour quoi faire? Entretien avec Philippe Meirieu réalisé pour l ARALD - Quel est votre sentiment sur la présence des écrivains dans les classes? Il me semble que ce n est pas

Plus en détail

Sonia et moi. Marie et toi. Marc et Jules. La chatte et la souris

Sonia et moi. Marie et toi. Marc et Jules. La chatte et la souris Trouve le pronom sujet qui convient... ramasse les olives.... écrivons une lettre.... avertissent par téléphone....admirez le bateau....obéit à sa maman.... parles au téléphone. Tu Relies je tu il elle

Plus en détail