DE LA BRASSERIE DE L ESPÉRANCE AU CASINO-THÉÂTRE NAISSANCE D UN LIEU DE SPECTACLE À GENÈVE

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "DE LA BRASSERIE DE L ESPÉRANCE AU CASINO-THÉÂTRE NAISSANCE D UN LIEU DE SPECTACLE À GENÈVE 1880-1914"

Transcription

1 DE LA BRASSERIE DE L ESPÉRANCE AU CASINO-THÉÂTRE NAISSANCE D UN LIEU DE SPECTACLE À GENÈVE Version retravaillée de la conférence illustrée présentée à l Institut National Genevois le 5 juin 2012 par Joël Aguet Un sujet neuf Les origines du 42, rue de Carouge comme espace de spectacle remontent aux années Ce sujet éminemment genevois n a pourtant jamais été traité. L ancienne Genève ne manque pas d historiens, souvent sensibles au monde de la scène, mais seul Willy Aeschlimann dans son Almanach du Vieux-Genève a fourni quelques informations discontinues, surtout sur la dernière décennie du XIX e siècle et deux articles suivis sur le contenu des premières revues 1. Mérite aussi d être cité comme récapitulatif fiable l article de Robert- Jeanrenaud 2 rédigé à l occasion de la 30 e saison du Casino- Théâtre ; mais l auteur évoque toutes les années 1880 en une demi- ligne : «un caf conc sans relief». Pour ce qui concerne les débuts du bâtiment, David Ripoll, Conservateur du patrimoine architectural de la Ville de Genève, résumait ainsi en 1999 l étendue des connaissances sur la question : «L'origine du Petit Casino remonte à Cette année- là, le cafetier Eugène Henri Villard et sa femme Joséphine Dubouloz acquièrent des parcelles pour y édifier une sorte de hangar, en maçonnerie et fer, à destination de brasserie et salle de spectacle. À quoi ressemble ce bâtiment inaugural? Aucun document, aucune photographie ne viennent nous 1 Willy Aeschlimann, Almanach du Vieux-Genève, 1933 et Robert- Jeanrenaud, La Suisse, 22 septembre 1933.

2 2 l'apprendre. Mais quel qu'en soit l'aspect, il semble bien que la Brasserie de l'espérance ait du succès» 3 En retrouvant l an passé plusieurs reproductions de la Brasserie de l Espérance, j ai été amené à creuser le sujet, notamment grâce aux Archives de l État de Genève, dont je remercie tout le personnel de l aide apportée à cette recherche ; je remercie aussi l Institut National Genevois de me permettre d en faire état. Ce qui suit présente pour la première fois les principales étapes de l évolution architecturale de ce lieu, à l aide de diverses vues inédites, dont plusieurs avaient été complètement oubliées après leur publication publicitaire de : l année d avant l origine Le développement du théâtre et des arts du spectacle à Genève doit beaucoup aux cafetiers restaurateurs! On se rappelle par exemple que le père d Ernest Fournier était cafetier et marchand de vin, et que la fortune paternelle permit au fils (complétée d autres apports fournis par les mécènes de l Art social) de bâtir en 1912 La Comédie au Boulevard des Philosophes. Trente ans plus tôt, à deux cents mètres de là, c est aussi un cafetier restaurateur qui porte le projet de la Brasserie de l Espérance : Eugène Henri Villard, Français originaire de Saint- Jean en Royans (Drôme), né le 23 novembre 1843, marié à Joséphine Adèle Dubouloz, une compatriote née en 1841 à Évian (alors Royaume de Sardaigne). Eugène Henri Villard est depuis 1879 à la tête d une grande brasserie qui distribue la marque de bières Brasserie Bâle Strasbourg 4 au bord du boulevard du Théâtre. De l autre côté de cette artère, les Genevois viennent d inaugurer (le 2 octobre 1879) leur nouvel opéra ; or celui-ci ne comprend pas de débit de 3 David Ripoll, Le Petit Casino une architecture théâtrale, introduction à l ouvrage de Juliane Bourgeois, 100 ans de Revue genevoise, Ville de Genève, 2000, p La Brasserie par actions Bâle Strasbourg a existé de 1873 à Elle était liée à un réseau de producteurs de bière nommés Brasseries de l Espérance (dont la première, fondée à Strasbourg en 1746, s est développée lentement puis en plusieurs ramifications).

3 3 boissons, ni à l intérieur, ni en annexe accolée comme c était le cas de l ancien Théâtre de Neuve. Voisin le plus proche, l établissement dirigé par Villard se nomme en conséquence Café Lyrique, adjectif qu il porte encore aujourd hui. Probablement vers fin de l année suivante, Villard ouvre une deuxième brasserie à un demi kilomètre plus au Sud, au rez-de-chaussée du 40 de la route de Carouge (on dit alors route et pas encore rue ). Pour la nouvelle année 1881 il fait imprimer une carte de vœux à fort caractère publicitaire et illustrant c est ce qui nous intéresse ces nouveautés. En haut, l année 1881 est dressée par deux forts-à-bras comme un chapiteau de cirque. La formule indique qu il s agit d une carte distribuée à l occasion de la

4 4 nouvelle année, et date l ensemble des dernières semaines de 1880 ; elle fait par ailleurs référence au monde du spectacle forain, tout en rappelant que la Place du Cirque est à deux rues de là. Au coin droit apparaît le Théâtre de Genève (aujourd hui Grand Théâtre). À gauche figure toute la devanture en coin du Café Lyrique sur laquelle ne figure encore aucune enseigne mais, par deux fois, la publicité de la Brasserie Bâle Strasbourg. En revanche, l intitulé en très grandes lettres insiste sur le nom de l établissement et le char de tonneaux de bière porte haut le nom et la gloire du nouveau propriétaire. Dans l image du bas, la Brasserie de l Espérance est installée au numéro 40 de la route de Carouge. En effet, se reconnaissent sur la gravure les trois premières maisons des numéros pairs, juste après le croisement avec le chemin du Vieux Pont (actuellement Boulevard du Pont d Arve). Les deux premières façades ont encore aujourd hui quatre étages de quatre fenêtres sur rez et la troisième (le 40) quatre étages de trois fenêtres sur rez ; dans la gravure le premier étage des fenêtres disparaît derrière la bande publicitaire annonçant l installation au rezde-chaussée de la Brasserie de l Espérance. Selon le registre foncier, le nom de Villard n apparaît pas comme propriétaire du n 40 : le terrain appartient à la Société Civile Immobilière de la Route de Carouge. Pour l heure, le registre du commerce n a pu me confirmer la relation que Villard entretenait avec cette société, mais il en était probablement actionnaire, bénéficiant à ce titre du rez-de-chaussée ; en effet en 1885, le n 40 est indiqué en partie de la même couleur que les bâtiments de l Espérance dans un extrait de cadastre (voir plus loin le plan 108). Devant l Espérance marque évidente du dernier cri de la modernité passe une ligne de tramway hippomobile. Monsieur Cédric Noir, spécialiste de la question a pu m éclairer sur la signification du sigle «TS»: il s'agit de la Compagnie générale des tramways suisses qui a exploité le réseau urbain genevois de 1876 à 1900, avant son rachat par la Compagnie genevoise des tramways électriques (CGTE). Quant à l'inscription «Mallavaux» sur le flanc

5 5 du wagon, elle ne correspond pas à une station terminus ou à un nom de ligne : il s agit d une publicité pour la maison qui a lithographié ce carton. L illustration du bas évoque aussi le terrain vague derrière une palissade entre le n 40 et la petite maison basse qui existe toujours terrain encore vide où va bientôt surgir le premier bâtiment spécifiquement construit pour la Brasserie de l Espérance. Car les affaires de Villard sont assez prospères pour qu il investisse dans l achat de parcelles de terrain non bâti jouxtant celle du n 40. Au cours de 1881, il en acquiert trois qu il fait inscrire au registre foncier. Pratiquement au même moment, il lance un bureau d architectes sur le projet de construction d une nouvelle salle pour la Brasserie de l Espérance accolée au 40. Le 23 septembre déjà, les entrepreneurs Crettet et Comte, installés sur la commune de Plainpalais, demandent au Président du Conseil d Etat, «l autorisation de faire un mur en béton dans les jardins de M. Villard qu il vient d acheter de Mr Duchable pour la construction en fer d une salle de brasserie.» Cette requête est acceptée le lendemain déjà 5, après avoir été envoyée le jourmême à la Mairie de Plainpalais, pour préavis. En ce temps là, les procédures ne duraient guère! Le Département indique toutefois que : «Toute porte sur la route s ouvrira à l intérieur» et fixe le terme d exécution à «fin novembre 1881». Il se charge de la surveillance conjointement avec la Mairie. Le mur de base est donc probablement coulé avant fin novembre 1881 et le reste de la construction posé dans les mois suivants. Parmi les étapes importantes de ces travaux, le 27 février 1882, la Compagnie genevoise d éclairage et de chauffage par le gaz dépose une demande au Département des Travaux Publics «pour ouvrir le sol de la voie publique, rte de Carouge 42, chez M. Villard pour établissement des conduites de gaz». Au final, sans doute dès la fin du printemps 1882, l entrée du nouveau bâtiment de la Brasserie de l Espérance se présente sous son nouveau jour. 5 Registre des travaux sur l Etat de Genève, en 1881, p. 189, en date du 24 septembre 1881 (note Plainpalais Annexe 404)

6 les lieux lors de l inauguration : entrée, salle et jardin (la scène) Les lampions et les drapeaux de cette gravure suggèrent une fête : sans nul doute celle de l ouverture. Si le dépliant publicitaire dont est tiré cette illustration n est pas daté, il évoque par ailleurs des concerts dont je n ai pu retrouver mention dans les journaux qu à deux dates : les dimanche 23 et mardi 25 juillet Jusqu à preuve du contraire, ces jours correspondent aux fêtes d ouverture de la nouvelle salle de la Brasserie de l Espérance. L entrée. Outre la foule plus clairsemée sur la route de Carouge que dans la salle, plusieurs détails sont à relever. À commencer par la disposition de la cour d entrée, avec un muret à mi-hauteur et un portail sans grille. Dans cet espace de transition entre la rue et la salle, on remarque à gauche une rocaille ; cet agrément était très prisé, suffisamment en tout cas pour que l annuaire genevois de cette époque enregistre trois entrepreneurs se désignant comme rocailleurs décorateurs, profession qui correspondrait aujourd hui à peu près à celle de jardinier-paysagiste. La carte de l un d entre eux, Aristide Cormier, détaille quelques-unes des merveilles artificielles nommées fabriques qu il proposait alors et parmi celles-ci une rocaille toute en «grottes, tufs, aquariums, etc.».

7 7 A droite de l entrée de la nouvelle Brasserie de l Espérance, sur le mur, est représenté un personnage qui lève haut une chope de bière. Cette figure, d ordre publicitaire, n est pas déplacée à l entrée d une brasserie. D ailleurs, il est possible de retrouver un modèle équivalent dans une autre publicité genevoise de l époque : lui ressemble en effet singulièrement le roi médiévisant et joyeux buveur de bière servant alors d icône à la bière Schöllhorn 6 vendue dans ces mêmes années à la Brasserie de la Bâtie. Au Café Lyrique et à la Brasserie de l Espérance, Villard continue de distribuer en priorité les bières de la Brasserie Bâle Strasbourg, ce qui apparaît en toutes 6 D abord sous le nom de Haldengut, Ferdinand Ernst produit de la bière à Winterthur au milieu du XIXe siècle : à sa mort, le brasseur Johann Georg Schöllhorn, venu du Wurtemberg, reprend l affaire et la bière porte alors son nom (vers 1876) ; son fils Fritz Schöllhorn, naturalisé Suisse à Winterthur en 1880, fit différents apprentissages industriels et commerciaux et fut notamment gérant de la brasserie Tivoli à Genève.

8 8 lettres dans le dépliant publicitaire de l été Je n ai pas retrouvé de personnage ressemblant à un grand buveur dans les publicités de la Brasserie Bâle Strasbourg dont le sigle est une ancre de marine mais bien sûr rien n empêchait Villard de faire peindre son propre roi de la fête à l entrée de son établissement. L image de la façade de la Brasserie de l Espérance montre aussi la présence de lampes à becs de gaz en appliques, visibles sur le mur du côté droit, et probablement installées symétriquement de l autre côté ; ces sources lumineuses, comme les lustres de l intérieur de la salle et la grande lanterne audessus de l entrée devaient fonctionner au gaz ; la lumière dansante des flammes se reflétait dans la salle, par le jeu des verrières, évoquant la façon des grands palais des expositions universelles (dont le premier fut sauf erreur le Crystal Palace de Londres en 1851). Genève comptait-elle beaucoup de bâtiment de la sorte? on peut en douter et imaginer que la singularité de cette construction en terme de transparence le jour et de scintillements la nuit a pu notablement contribuer au succés de l établissement qui semble ne pas se démentir durant toutes les premières années. Enfin, tout au fond de la salle, se remarque une grande ombre centrale : de quoi peut-il bien s agir? Impossible de le deviner, si une autre vue, de l intérieur n apportait la réponse. La salle. La publicité de 1882 avance trois principaux arguments pour vanter l intérêt de la Brasserie de l Espérance, outre ses marques de bières d Alsace et de Bâle : d abord la contenance de la salle estimée à 500 personnes, ensuite la réalisation de concerts gratuits tous les jours et enfin un jardin ombragé. Comme le laisse entendre le libellé qui entoure l image suivante, il s agit d un leitmotiv : à chaque fois que la publicité évoque le bâtiment il est précisé qu il s y donne «concert tous les jours». L image montre comment le propriétaire de l établissement a pu tenir cette gageure

9 9 Villard a fait les frais d acheter et d installer au fond de son établissement un immense orchestrion de brasserie. Ces instruments mécaniques sont, vers 1880, à rouleaux et se remontent au moyen d une manivelle : les poids redescendant fournissent la force d entraîner les rouages qui actionnent notamment marteaux et archets circulaires ou produisent l air soufflant dans les divers tuyaux. Cette sorte de gigantesque orgue de barbarie perfectionné est capable de rendre la sonorité de la plupart des instruments classiques et surtout ceux, magnifiques, des cuivres. La place qu occupe le formidable engin à l Espérance, le niveau qu il atteint par rapport à la verrière, suggèrent que cet orchestrion devait atteindre au moins cinq mètres de haut et peut-être même six mètres, si tant est que la gravure n accentue pas trop l effet de grandeur.

10 10 Concert-Orchestrion Welte n 4, de 3 m 10 de hauteur Le principal constructeur d orchestrions de l époque est Welte, une grande entreprise allemande qui exporte dans le monde entier. En 1890, Welte fait breveter une invention qui permet de produire de l air comprimé pour faire résonner les tuyaux de l orgue. Cette révolution technique a pour conséquence de démoder les instruments mécaniques des années 1880, que leur taille rendait plus sensibles aux modifications de température comme d humidité, et plus difficile à déplacer ou à conserver. Il ne reste à travers le monde plus que des images des très grands modèles, comme le Mammoth Pneumatic Orchestrion 7, 7 Les deux photos d orchestrions sont tirés de l ouvrage de Q. David Bowers, Encyclopedia of Automatic Musical Instrument, New York, Vestal, 1988 (1972), pp 642 et 645.

11 11 un Welte qui culminait à plus de six mètres de hauteur, fut exposé à Chicago en 1893 et photographié à l Atlantic Garden de New York quelques années plus tard (le lieu et l instrument furent détruits en 1907 dans un incendie). Pour en savoir plus sur l Orchestrion de la Brasserie de l Espérance, j ai consulté plusieurs spécialistes des instruments mécaniques, notamment au Musée Baud à L Auberson (où l on m a signalé la vente mentionnée cidessous), Barnabé du Théâtre de Servion, ainsi que Raymond Jourdan, qui s était occupé d installer un instrument de cette sorte au Collège de Claparède ; tous m ont proposé quelques pistes de réflexion sans pour autant donner de réponse définitive concernant l orchestrion de l Espérance dont la trace paraît aujourd hui perdue. Certains intruments plus petits et généralement plus récents font encore la joie de leurs auditeurs et des collectionneurs qui se les disputent à travers le monde.

12 12 Comme ce Welte Wotan actuellement en vente sur un site spécialisé aux Etats- Unis avec une mise à prix fixée entre un million et demi et deux millions et demi de dollars : il est sans doute un peu plus petit et de trente ans plus jeune que celui de la Brasserie de l Espérance puisqu il a été construit en 1913 et mesure près de 4 m 90 de hauteur, 4 m 25 de large et fait plus d 1m 80 de profondeur. L orchestrion installé par Villard dans sa brasserie a dû constituer, lui-aussi, un fort argument pour attirer la clientèle. Jardin. La troisième particularité plaisante du lieu devait être appréciée une bonne partie de l année : le jardin de la Brasserie. Ce jardin à l ambiance champêtre et bucolique se situe entre ce que sont actuellement la rue de Carouge et la rue Henri Christiné. Dans cet espace où il n y a plus aujourd hui d espace vert, paraissent réjouissantes la simplicité des grandes tables, l atmosphère détendue et surtout bien sûr la scène où joue un

13 13 vrai orchestre d une quinzaine de musiciens, selon ce qu il est possible de compter sur la gravure ; que jouaient-ils? Le programme de l orchestre se retrouve dans les deux seules mentions de Concerts à l Espérance retrouvées sur toutes les années 1880, celles parues dans le quotidien Le Genevois les 23 et 25 juillet Ces suites d extraits d opéras et d airs entraînants sont joués par «un orchestre composé de 15 musiciens» : qu il soit possible de parvenir à ce nombre en comptant les silhouettes gravées sur l image donne confiance dans la fidélité descriptive des trois gravures de ce lieu en 1882.

14 14 Pourquoi deux publicités seulement? Il paraît raisonnable d imaginer qu il s agissait de nouveautés et que les deux concerts annoncés ont probablement marqué la manifestation publique d ouverture du nouveau bâtiment de la Brasserie de l Espérance. N y a-t-il plus eu de concerts semblables par la suite? ou au contraire le lieu marchait-il si fort que quelques affiches suffisaient (sans avoir à payer des encarts dans les journaux)? Je penche pour la seconde option, même si je n ai pour l heure retrouvé, avant le début des années 1890, que des mentions indirectes et postérieures évoquant une régularité des prestations spectaculaires à l Espérance. Pour en revenir au jardin, espace surtout destiné aux beaux jours, quelles étaient les dimensions de cette scène de plein air couverte? Malgré les perspectives flatteuses, et au regard de la façon dont les musiciens sont serrés, il est possible d estimer 3 à 4 m d ouverture pour 2 m 50 à 3 m de profondeur tout au plus. Son propriétaire Villard, puis son successeur, vont monter, démonter, déplacer ce tréteau durant les années suivantes, puis en arriver à la forme d une scène de théâtre fixe. Néanmoins, avant de retracer les principales étapes de cette évolution architecturale de l Espérance, même si l on n a que des indications indirectes de son réemploi fréquent durant les années de la direction Villard, notons déjà que l existence de cette scène dès 1882 constitue le supplément artistique de ce lieu qui se veut d emblée davantage qu un débit de boissons. Villard puis Henriot : scènes et transformations Les archives des Travaux Publics offrent une succession de demandes et de plans qui renseignent sur l évolution du lieu. En février 1885, Villard acquiert en commun avec sa femme une autre parcelle, attenante aux précédentes, et songe aussitôt à s agrandir. Le 2 mars 1885, les architectes Crettet & Comte demandent au Maire de Plainpalais l autorisation de construire un petit hangar dans la propriété de M. Villard et pour son compte. Cette demande est aussitôt préavisée favorablement.

15 15 (accolé de manière décentrée en haut, l ajout de 1885). Trois ans et demi plus tard, le 30 août 1888, Villard et Gonthier architecte demandent l autorisation de construire une annexe à la Brasserie, dans le jardin.

16 16 Le plan de 1888 maintient le style général de verre et de fer pour la légère armature qui, comme les autres constructions réalisées jusque-là, est posée à même le sol, sans dessous. Quant à la construction accolée, en forme de trapèze avec arrondi sur le devant (qui indique sans doute un auvent d entrée), elle est soigneusement isolée du reste de la Brasserie et accessible seulement après un détour par le fond de la nouvelle annexe : Villard fait aménager cet espace avec des perspectives particulières : il espérait probablement y installer une salle de jeux de hasard, comme nous le verrons plus loin. Deux mois plus tard, les 29 et 30 oct. 1888, A. Gonthier architecte, au nom de M. Villard, propriétaire de la Brasserie de l Espérance, route de Carouge, demande l autorisation de transporter la scène d été dans l angle de la propriété formé par la clôture de la Mairie et le chemin communal et de dresser une grille donnant sur ce chemin communal (actuellement rue Christiné). Le plan n en a pas été retrouvé, mais à défaut, un extrait du cadastre de 1870 comportant une quarantaine d années de changements et rachats, permet d identifier le nouvel emplacement de la scène d été. Celle ci se trouve désormais installée sur le losange rouge en haut à droite (n 933 bis).

17 17 À noter encore que le 1 er juillet 1891, la compagnie Industrielle Genevoise d électricité envoie une demande au Conseiller d Etat chargé des Travaux Publics pour installer devant la Brasserie de l Espérance, 1 m 50 sous terre, une conduite d eau sous haute pression et un canal de sortie. En revanche, il n est pas encore fait mention d un passage à l éclairage électrique : à cette date, la technique utilisée est celle de l arc à incandescence, ce qui reste très risqué pour un théâtre. Ensuite, Villard cède ses propriétés sur Plainpalais. Les raisons à cela tiennent peut-être autant à la lassitude qu aux multiples refus des autorités cantonales de lui permettre d exploiter quelques jeux de hasard dans son établissement. Surtout, il a trouvé un repreneur encore plus que lui intéressé par le spectacle. Le 1 er septembre 1891, Eugène Henri Villard vend la Brasserie de l Espérance à Henri Antoine Beaulieu, un Bordelais qui se désigne souvent sous le patronyme plus clinquant de Joseph Antoine Henri Cliquet de Beaulieu, ou sous son nom de scène : Henriot. Cet homme va donner au lieu sa forme d outil de production théâtrale, celle qui, dans les grandes lignes, existe encore aujourd hui. Le 29 janvier 1892, cinq mois à peine après avoir acheté terrains et bâtiments, il réalise la première Revue de Genève : Tout Genève à l Espérance. Sur quel plateau ce spectacle a-t-il été joué? Rien ne l indique. Tout au plus, dans la logique de l époque, peut-on supposer l installation d un tréteau de fortune en fond de salle, comme cela semble d usage sous la direction de Villard. En tous les cas, le spectacle est un succès de quarante-deux représentations. Le genre prend bien et semble répondre à une demande à Genève ; Henriot est incité de la sorte à rééditer l expérience, mais en homme de théâtre autant qu en gestionnaire avisé, il souhaite améliorer les conditions de réalisation. Le 2 novembre 1892, A. Golay (du bureau d architectes Grosset et Golay) s adresse au Maire de Plainpalais pour obtenir l autorisation de bâtir une «annexe attenante à la Brasserie de l Espérance selon plan joint». Ce nouvel ajout a pourtant quelques particularités : d abord, il est construit manifestement

18 18 à la hâte : «si je n ai pas fait la requête plus tôt, c est que je ne voyais pas d importance a élever ce petit bâtiment dans un jardin privé et non au front d une rue ou d un chemin. Veuillez je vous prie Monsieur le Maire m excuser de ce retard, et comptant sur votre obligeance» Il semble donc que la construction a déjà débuté, sans que le maire ait été tenu au courant, mais il faut éviter qu il ne se fâche : on est le 2 novembre et la répétition générale de la deuxième Revue de Genève En ballon! va se dérouler le 31 janvier Heureusement, le maire de Plainpalais va préaviser favorablement, car cette annexe n est rien moins que le nouveau plateau sur lequel va se jouer la deuxième revue. Sur le croquis en coupe du haut, le plan incliné en rouge porte la mention «Plancher de la scène». Les dimensions de cette nouvelle scène, selon les cotes données par les deux croquis ci-dessus, sont de 4 m 30 de profondeur pour environ 5 m. de largeur (ouverture de scène), avec 7 m. mur à

19 19 mur ; en hauteur, l indication de 7 m 35 depuis le sol jusqu au plafond laisse calculer un peu plus de deux mètres sous la scène et une hauteur utile de cinq mètres environ pour cette nouvelle cage de scène. Cette échapée vers le haut servira à créer un effet qui fera le clou du spectacle : l envol du ballon! Une illusion parfaitement machinée selon les souvenirs de l époque, sans doute par l enroulement de la toile du ballon sur un cintre primitif ou un simple tambour au plafond, entraînant la nacelle en hauteur et donnant l illusion de l ascension. Les deux années suivantes, se succèdent avec le même bonheur deux autres revues sur lesquelles il serait trop long d insister ici, quand bien même celle de 1894 fut arrangée par Henri Christiné qui commençait là, à deux pas de la maison où il est né, une carrière de compositeur qui sera brillante à Paris. À l issue de la revue du printemps 1895, le 6 mai, Henriot directeur et propriétaire de ce qui est depuis 1893 environ désigné comme le Casino de l Espérance s adresse au Maire de Plainpalais pour obtenir l autorisation de «faire quelques améliorations, réparations et agrandissements pour la scène du Jardin de l Espérance, (rue de Carouge 42)».

20 20 Les travaux ajoutent «une serre en fer et vitrée derrière la scène de la salle, à la hauteur du toit actuel et venant à niveau de la vieille maison.» Pour «le plancher de la scène», il se propose de l aggrandir de «un mètre devant et deux mètres de chaque côté avec un toit semblable à celui qui existe déjà». L esquisse ci-dessus, le report au plan de 1892 et un simple calcul (seulement 3 m d ouverture pour la scène!) indiquent l inverse : Henriot gagne 2 m. sur le devant (donc un plateau de 6 m 30 de profondeur) et 1 m de chaque côté (passant de 5 m à 7 m d ouverture, utilisant toute la largeur mur à mur). Ainsi que le suggère le caractère approximatif du dessin, ces travaux «seront menés sans entrepreneur ni architecte». Néanmoins, le projet est préavisé favorablement. L amélioration de 1895 vise à donner de l espace pour le jeu et à remplacer les coulisses sur chaque côté en les plaçant derrière la scène grâce à l ajout de cette sorte de véranda perchée à environ 2 mètres au-dessus du sol (pour être de plainpied avec le plateau). Quant à l agrandissement de la scène, on peut estimer que sa taille fait plus que doubler à chaque mue : du tréteau de Villard au fond du jardin en 1882, estimé à 10 m 2, la construction de 1892 passe à 21,5 m 2 et celle de 1895 à 44 m dernière mue marquante. Trois ans plus tard, en 1898, Henriot effectue une dernière grande campagne de transformations. Celles-ci donneront au lieu, dans les grandes ligne, son apparence actuelle, à commencer par la façade. Le 2 juillet 1898, le bureau d Architecte Grosset et Golay adresse au Président du Département des Travaux Publics de Genève la demande d établir une marquise et un balcon dans la façade du Casino de l Espérance (3 plans - croquis joint n 191) et d établir les 2 piliers à une saillie de 10 centimètres sur l alignement et des palissades sur la rue pendant les travaux : la marquise sera en saillie de 2 m sur la rue et mesurera y compris les avants corps 9 à 10 m 2. Le préavis favorable est donné avec rappel que le règlement communal impose une

21 21 hauteur de la marquise à 3 m 40 du trottoir et que les droits pour en réaliser sont fixés à 30 frs le m 2. La reconstruction de 1898 s appuie sur ce qui existait déjà, sans beaucoup remodeler la scène, mais en repensant et unifiant l ensemble désormais comme salle de spectacle.

22 22 Tous les ajouts successifs sont réorganisés autour de la scène et de sa salle et forment un théâtre, avec différentes annexes utiles, soit au public, soit à ceux qui réalisent les spectacles. À droite de ce plan, l extrémité reste encore ouverte : le prolongement suggéré, qui pousse le bâtiment jusqu au chemin communal, (actuellement rue Henri Christiné) est réalisé quelques mois plus tard. En effet le 4 octobre 1898, le bureau d Architecte Grosset et Golay adresse au Président du Département des Travaux Publics de Genève la demande d autorisation de construire une petite dépendance, selon plans annexés, au Casino de l Espérance sur la propriété de M. Henriot. Et le préavis favorable est donné le 5 octobre. Cette dépendance aux allures de chalet, style peut-être inspiré du Village Suisse de l Exposition nationale de 1896 qui s était tenue à deux pas, a dû être bâtie à la fin de l automne Elle achève la période de constitution de ce qui va

23 23 devenir peu après le Casino-Théâtre. Même si des transformations et des améliorations de l outil se font régulièrement encore aujourd hui, la structure de ce lieu de spectacle est pour l essentiel déployée en 1898, seize ans après la construction initiale. L ambition casinotière Revenons à un chapitre particulier dans l histoire de cette salle. Celle qui va lui valoir son nom de Casino. En 1885, trois ans après l érection de l Espérance, le Kursaal de Genève qui domine le Quai du Mont-Blanc ouvre ses portes sur le paysage hautement touristique de la rade et du haut Lac. Cet établissement a pour vocation de fonctionner comme lieu de divertissement, comprenant un casino : il a reçu des autorités genevoises le droit de pratiquer divers jeux de hasard. Ce précédent inspire le patron de la Brasserie de l Espérance. En décembre 1887, Eugène Henri Villard demande l autorisation d installer un jeu de petits chevaux 8 dans la maison qui touche l établissement de l Espérance, mais il essuie un refus. Dans la requête suivante (datée de Genève, le 21 juillet 1888), il rappelle les motifs invoqués par l autorité : «Vous avez bien voulu reconnaître que ma demande était parfaitement justifiée au fond écrit-il au Président du Département de Justice et Police mais dans la forme 8 Petits chevaux : jeu prédécesseur direct de la boule. Sur un plateau mécanique tournent 9 chevaux à casaques différentes, numérotés de 1 à 9. Le gagnant est celui qui s approche le plus de la ligne d arrivée sans la franchir ; le tableau des mises est le même que pour la boule. Le 5 génère le prélèvement.

F 3 20.01. Règlement d'application de la loi sur les procédés de réclame

F 3 20.01. Règlement d'application de la loi sur les procédés de réclame Règlement d'application de la loi sur les procédés de réclame F 3 20.01 du 11 octobre 2000 (Entrée en vigueur : 20 octobre 2000) Le CONSEIL D ETAT de la République et canton de Genève, vu l article 40

Plus en détail

NEWSLETTER Le CMV au rythme de 3 siècles de musique

NEWSLETTER Le CMV au rythme de 3 siècles de musique Septembre 2015 NEWSLETTER Le CMV au rythme de 3 siècles de musique Les 3 et 4 septembre dernier, le Crédit Mutuel de la Vallée a convié une partie de sa clientèle, officiels et autorités, notamment le

Plus en détail

Les textes et règlements

Les textes et règlements Réglementation applicable aux chapiteaux, tentes et Note : cette fiche est extraite pour l essentiel de l ouvrage «Organiser un événement artistique dans l espace public : Guide des bons usages», édité

Plus en détail

Espace culturel les Dominicaines

Espace culturel les Dominicaines Espace culturel les Dominicaines Activités pour les groupes Année 2015 Place du Tribunal 14 130 PONT-L EVEQUE Tél: 02.31.64.89.33 lesdominicaines@pontleveque.fr www.lesdominicaines.com L ancien couvent

Plus en détail

VRAC 21 avril 2007 - Visite au cinéma Casino de Cossonay

VRAC 21 avril 2007 - Visite au cinéma Casino de Cossonay VRAC 21 avril 2007 - Visite au cinéma Casino de Cossonay Un siècle! Par décision du Conseil municipal le 24 février 1896, quelques conseillers communaux de Cossonay fondent, avec le médecin et le pharmacien

Plus en détail

REGLEMENT COMMUNAL DE LA PUBLICITE,

REGLEMENT COMMUNAL DE LA PUBLICITE, RÉPUBLIQUE FRANÇAISE VILLE DE HOUILLES Département des Yvelines REGLEMENT COMMUNAL DE LA PUBLICITE, DES ENSEIGNES ET PRE-ENSEIGNES Projet de règlement élaboré par le groupe de travail réuni le 16 mars,

Plus en détail

Guide des autorisations d urbanisme

Guide des autorisations d urbanisme Guide des autorisations d urbanisme de Service Urbanisme Villenoy 2014 TABLE DES MATIERES QUEL DOSSIER DEPOSER POUR MON PROJET?... 2 QUELQUES NOTIONS POUR BIEN DEMARRER.... 2 MON PROJET EST-IL SOUMIS A

Plus en détail

L ABBAYE DE FLOREFFE. Imprimé. L ABBAYE DE FLOREFFE, UN TABLEAU DU XVII e SIECLE. Au bout d un couloir, petit dialogue entre Priscus et Expeditus.

L ABBAYE DE FLOREFFE. Imprimé. L ABBAYE DE FLOREFFE, UN TABLEAU DU XVII e SIECLE. Au bout d un couloir, petit dialogue entre Priscus et Expeditus. Imprimé L ABBAYE, UN TABLEAU DU XVII e SIECLE L ABBAYE Au bout d un couloir, petit dialogue entre Priscus et Expeditus. E. C est un original ou une copie? P. Vous êtes souvent étonnés qu un «original»

Plus en détail

Propriété imposante, style intemporel

Propriété imposante, style intemporel Propriété imposante, style intemporel Pratique, élégant et intemporel à la fois. C était ce que cherchaient Didi Verkozen et son mari pour leur intérieur. Classique de l extérieur, la propriété possède

Plus en détail

Le château de Versailles Architecture et décors extérieurs

Le château de Versailles Architecture et décors extérieurs Le château de Versailles Architecture et décors extérieurs Les rois de France viennent régulièrement chasser à Versailles à partir du XVI ème siècle. Henri IV y amène son fils, le futur Louis XIII. Devenu

Plus en détail

Commune de Clichy-la-Garenne (Département des Hauts-de-Seine)

Commune de Clichy-la-Garenne (Département des Hauts-de-Seine) Commune de Clichy-la-Garenne (Département des Hauts-de-Seine) R èglement communal de la publicité, des enseignes et pré-enseignes Chapitre I du Titre VIII Livre V du Code de l Environnement élaboré par

Plus en détail

Hôtel et Bibliothèque Thiers. Fondation Dosne-Thiers

Hôtel et Bibliothèque Thiers. Fondation Dosne-Thiers Hôtel et Bibliothèque Thiers Fondation Dosne-Thiers L hôtel Dosne-Thiers et Monsieur Thiers C est dans le quartier de la "Nouvelle Athènes" que l agent de change Alexis Dosne acheta, en 1832, une propriété

Plus en détail

VILLAPOLLONIA VILLAPOLLONIA BORDEAUX. Vivre Bordeaux autrement, au cœur des Bassins à Flot.

VILLAPOLLONIA VILLAPOLLONIA BORDEAUX. Vivre Bordeaux autrement, au cœur des Bassins à Flot. VILLAPOLLONIA VILLAPOLLONIA BORDEAUX Vivre Bordeaux autrement, au cœur des Bassins à Flot. 0 800 11 06 95 Nexity Apollonia RCS Paris B 332 540 087-19 rue de Vienne - TSA 60030 75801 PARIS CEDEX 8. Document

Plus en détail

Règlement local de publicité

Règlement local de publicité Règlement local de publicité Février 2011 Ville de Valenton Hôtel de Ville 48 rue du Colonel Fabien 94460 Valenton Sommaire Préambule : 2 Article 1 er : Champ d application 2 a Définitions 2 b Secteurs

Plus en détail

Maison et jardins de. Claude Monet. carnet de jeux 5/8. ans. Ce carnet appartient à : ... J ai... ans Date de ma visite à Giverny : ...

Maison et jardins de. Claude Monet. carnet de jeux 5/8. ans. Ce carnet appartient à : ... J ai... ans Date de ma visite à Giverny : ... Maison et jardins de Claude Monet carnet de jeux 5/8 ans Ce carnet appartient à :.............................................................. J ai.................... ans Date de ma visite à Giverny

Plus en détail

Chaque location fait l objet d un contrat établi par la Mairie sur la base d une requête écrite du locataire.

Chaque location fait l objet d un contrat établi par la Mairie sur la base d une requête écrite du locataire. Règlement des salles de réunions et autres locaux communaux, adopté par le Conseil administratif de Chêne-Bougeries en application de ses compétences découlant de l article 48, lettres a) et v), de la

Plus en détail

SERVICE VIE ASSOCIATIVE DOSSIER DE DEMANDE D ORGANISATION D UNE MANIFESTATION

SERVICE VIE ASSOCIATIVE DOSSIER DE DEMANDE D ORGANISATION D UNE MANIFESTATION E-mail : DOSSIER DE DEMANDE D ORGANISATION D UNE MANIFESTATION Dossier à adresser à : OFFICE DE TOURISME 1 rue St-Exupéry 33112 SAINT-LAURENT-MEDOC 3 mois au minimum Avant la date de la manifestation SUIVI

Plus en détail

Pourquoi venir en classe verte dans l Oise? Parce que notre département proche de Paris possède un patrimoine historique très riche et varié.

Pourquoi venir en classe verte dans l Oise? Parce que notre département proche de Paris possède un patrimoine historique très riche et varié. Pourquoi venir en classe verte dans l Oise? Parce que notre département proche de Paris possède un patrimoine historique très riche et varié. Quelques exemples de visites et découvertes : Chantilly (22

Plus en détail

Règlement d utilisation du domaine public de la Ville de Cherbourg-Octeville concernant les terrasses sans fixation au sol

Règlement d utilisation du domaine public de la Ville de Cherbourg-Octeville concernant les terrasses sans fixation au sol Règlement d utilisation du domaine public de la Ville de Cherbourg-Octeville concernant les terrasses sans fixation au sol Le Maire de la Ville de Cherbourg-Octeville, Vu le Code Général des Collectivités

Plus en détail

Musée Rodin 2012 2014 rénovation hôtel biron

Musée Rodin 2012 2014 rénovation hôtel biron Musée Rodin 2012 2014 rénovation hôtel biron Musée Rodin Rénovation hôtel Biron Dossier de presse p.2 Rénovation du musée Rodin 2012-2015 Des travaux à partir de 2010 et un plan de financement de 15,5

Plus en détail

ACADÉMIE D ORLÉANS-TOURS NOTE D INFORMATION n 21

ACADÉMIE D ORLÉANS-TOURS NOTE D INFORMATION n 21 ACADÉMIE D ORLÉANS-TOURS NOTE D INFORMATION n 21 HYGIENE ET SÉCURITÉ JUIN 2001 Francis MINIER Inspecteur d Hygiène et de Sécurité Correspondant académique à la sécurité Tel : 02 38 79 46 64 Secrétariat

Plus en détail

CHARTE ARCHITECTURALE TYPOLOGIE, PROPORTIONS ET RYTHMES

CHARTE ARCHITECTURALE TYPOLOGIE, PROPORTIONS ET RYTHMES TYPOLOGIE,PROPORTION ET RYTHMES ELEMENTS REMARQUABLES DU BATI 1 Pignon Mur extérieur dont les contours épousent la forme des pentes d un comble. Dans les immeubles, même à toit plat, on a pris l habitude

Plus en détail

Dolce vita. Plaisir. à la villa

Dolce vita. Plaisir. à la villa Plaisir D ÊTRE BIEN CHEZ SOI par marie-josée turcotte Dolce vita à la villa À la recherche d une parcelle de campagne en ville? Le Vert Mezzanine pourrait bien être la solution à tous vos souhaits. Visite

Plus en détail

MILLAU. Rue du Temple (AVEYRON) TEMPLE PROTESTANT. Étude complémentaire

MILLAU. Rue du Temple (AVEYRON) TEMPLE PROTESTANT. Étude complémentaire MILLAU. Rue du Temple (AVEYRON) TEMPLE PROTESTANT Étude complémentaire Le temple protestant se situe dans le centre de la ville, à l ancien emplacement du couvent des dominicains (probablement achevé vers

Plus en détail

Charles Fremont, portrait de jeunesse, auteur inconnu.

Charles Fremont, portrait de jeunesse, auteur inconnu. Charles Fremont, portrait de jeunesse, auteur inconnu. LES DERNIÈRES ANNÉES DU XIX e SIÈCLE marquent un tournant pour la photographie en France. Jusque-là, les pionniers avaient presque tous commencé leur

Plus en détail

CENTRE SOCIAL FRANCOIS RABELAIS LA MILESSE

CENTRE SOCIAL FRANCOIS RABELAIS LA MILESSE CENTRE SOCIAL FRANCOIS RABELAIS DE LA MILESSE Règlement intérieur, relatif à l utilisation des salles CENTRE SOCIAL FRANCOIS RABELAIS - RUE DES JONQUILLES LA MILESSE - TEL / 02 43 25 59.56 Ce règlement

Plus en détail

BOIS MASSIF ET TRADITION TEXTE : PATRICIA PARQUET. PHOTOS : ATELIER DU CYCLOPE.

BOIS MASSIF ET TRADITION TEXTE : PATRICIA PARQUET. PHOTOS : ATELIER DU CYCLOPE. CONSTRUIRE BOIS MASSIF ET TRADITION COSSU, FLAMBANT NEUF, LUMINEUX, CE CHALET EN BOIS MASSIF EST IMPLANTÉ SUR LES HAUTEURS DE SAINT-GERVAIS EN HAUTE-SAVOIE. LE MONT-BLANC D UN CÔTÉ ET LA CHAÎNE DES FIZ

Plus en détail

Un cottage. (en angleterre) Par Catherine Ardouin Photos Bénédicte Ausset

Un cottage. (en angleterre) Par Catherine Ardouin Photos Bénédicte Ausset (en angleterre) Un cottage en open space Sur les ruines d anciennes écuries, l architecte londonien David Kohn a réinventé une maison de 250 m 2, de briques et de bois, entièrement ouverte sur la campagne.

Plus en détail

UN SIÈCLE DE TRANSPORTS URBAINS À TRAVERS LES ARCHIVES

UN SIÈCLE DE TRANSPORTS URBAINS À TRAVERS LES ARCHIVES HISTOIRE DE RENNES DOSSIER UN SIÈCLE DE TRANSPORTS URBAINS À TRAVERS LES ARCHIVES JULIETTE PATRON - MARS 2002 www.archives.rennes.fr LE TEMPS DES VÉLOCIPÈDES ET DES VOITURES HIPPOMOBILES Archives de Rennes,

Plus en détail

S1Le bassin parisien + les Parisii Fiche : carte du bassin parisien : placer les 6 villes principales, les fleuves

S1Le bassin parisien + les Parisii Fiche : carte du bassin parisien : placer les 6 villes principales, les fleuves C est Pas Sorcier Aux origines de Paris S1Le bassin parisien + les Parisii Fiche : carte du bassin parisien : placer les 6 villes principales, les fleuves Le bassin parisien Les Hommes se sont installés

Plus en détail

Garde-corps. bfu bpa upi. Base: norme sia 358. Les bâtiments doivent répondre à un besoin humain fondamental, celui de se sentir en sécurité.

Garde-corps. bfu bpa upi. Base: norme sia 358. Les bâtiments doivent répondre à un besoin humain fondamental, celui de se sentir en sécurité. bfu bpa upi Mb 9401 Garde-corps Base: norme sia 358 Les bâtiments doivent répondre à un besoin humain fondamental, celui de se sentir en sécurité. Habitations, magasins, bâtiments administratifs, écoles

Plus en détail

Cherbourg-Octeville. Manche. le théâtre à l italienne. basse-normandie

Cherbourg-Octeville. Manche. le théâtre à l italienne. basse-normandie P A R C O U R S D U P A T R I M O I N E Cherbourg-Octeville le théâtre à l italienne Manche basse-normandie Façade du théâtre, dessin aquarellé, non daté, par Gutelle, musée d art Thomas- Henry, Cherbourg-

Plus en détail

Projet pour la création de nouveaux ateliers d artistes à Marseille, Association ART 13. I Etat des lieux

Projet pour la création de nouveaux ateliers d artistes à Marseille, Association ART 13. I Etat des lieux 1 Projet pour la création de nouveaux ateliers d artistes à Marseille, Association ART 13 I Etat des lieux Le parc d ateliers «publics» loués aux artistes contemporains à Marseille est de : - 10 ateliers

Plus en détail

Devantures commerciales et enseignes. Comment mettre en valeur votre commerce?

Devantures commerciales et enseignes. Comment mettre en valeur votre commerce? Devantures commerciales et enseignes Comment mettre en valeur votre commerce? t Votre enseigne est la signature de votre commerce L enseigne est une inscription, une forme, une image ou un signe apposé

Plus en détail

Leçon N 7 PICASA Autres fonctions

Leçon N 7 PICASA Autres fonctions Leçon N 7 PICASA Autres fonctions PICASA a de nombreuses autres applications pour la gestion de vos photos. 1 Les Albums Contrairement aux dossiers, les ALBUMS n existent que dans PICASA. Il n y a pas

Plus en détail

TIM S.A., une aventure d Homme

TIM S.A., une aventure d Homme Comité d entreprise 1 Sommaire Edito de M. Hans-Jürgen Hellich, Directeur Général de Tim SA p. 9 Edito de Cyril Terrière, Secrétaire du Comité d Entreprise Tim SA p. 11 Itinéraires croisés d une entreprise

Plus en détail

Caisse de pension et propriété du logement/

Caisse de pension et propriété du logement/ Encouragement à la propriété du logement (EPL) Caisse de pension et propriété du logement/ Versement anticipé et mise en gage des avoirs issus du 2 e pilier Table des matières Mobilisation des capitaux

Plus en détail

RÈGLEMENT 2504-2014. Relatif à l établissement des terrasses extérieures sur le domaine public au centre-ville

RÈGLEMENT 2504-2014. Relatif à l établissement des terrasses extérieures sur le domaine public au centre-ville CANADA PROVINCE DE QUÉBEC VILLE DE MAGOG RÈGLEMENT 2504-2014 Relatif à l établissement des terrasses extérieures sur le domaine public au centre-ville À une séance ordinaire du conseil municipal de la

Plus en détail

«Les gens de la tour» Passages. Un quartier en mouvement. Projet photographique réalisé par des jeunes du quartier Binet (18 e )

«Les gens de la tour» Passages. Un quartier en mouvement. Projet photographique réalisé par des jeunes du quartier Binet (18 e ) «Les gens de la tour» Passages. Un quartier en mouvement. Projet photographique réalisé par des jeunes du quartier Binet (18 e ) Un projet photographique réalisé par les jeunes du quartier Binet (18 ème

Plus en détail

Handicap et Loi sur l accessibilité

Handicap et Loi sur l accessibilité Les nouvelles règles de l accessibilite en application de la loi du 11 fevrier 2005 La loi n 2005-102 du 11 fevrier 2005 Cette loi - pour l égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté

Plus en détail

autisme & patrimoine Un projet national d accessibilité au patrimoine culturel pour les jeunes autistes

autisme & patrimoine Un projet national d accessibilité au patrimoine culturel pour les jeunes autistes autisme & patrimoine Un projet national d accessibilité au patrimoine culturel pour les jeunes autistes 6 sites culturels Parcours adapté / Livret-jeux offert / Entrée gratuite le projet «Autisme & Patrimoine»

Plus en détail

Plan d'aménagement général Partie écrite Règlement sur les bâtisses

Plan d'aménagement général Partie écrite Règlement sur les bâtisses Commune de Käerjeng Localités de Clemency Fingig Plan d'aménagement général Partie écrite Règlement sur les bâtisses Texte coordonné, approuvé en septembre 2013 Extraits 1/5 Art. 7 Secteurs de faible densité

Plus en détail

La Missive des Archives N 10. Inauguration du bureau télégraphique d Ozoir la Ferrière le 4 juin 1883. La poste à cette époque se situait, place de

La Missive des Archives N 10. Inauguration du bureau télégraphique d Ozoir la Ferrière le 4 juin 1883. La poste à cette époque se situait, place de La poste : La Missive des Archives N 10 Inauguration du bureau télégraphique d Ozoir la Ferrière le 4 juin 1883 La poste à cette époque se situait, place de l église dans la maison de Monsieur CAROUZET,

Plus en détail

Les sculptures égarées de Jean-Pierre Duprey : épaves terrestres et trésors

Les sculptures égarées de Jean-Pierre Duprey : épaves terrestres et trésors Bruno Pompili Les sculptures égarées de Jean-Pierre Duprey : épaves terrestres et trésors Nous avions cru que c était vrai, et que les sculptures de Jean-Pierre Duprey étaient définitivement perdues. Un

Plus en détail

Maison, puis hôtel de voyageurs, Hôtel-

Maison, puis hôtel de voyageurs, Hôtel- Maison, puis hôtel de voyageurs, Hôtel- Restaurant Bonjour 1 boulevard de Russie 21 rue de la Cité Quartier de la gare Aix-les-Bains Dossier IA731299 réalisé en 25 Copyrights Copyrights Auteurs Région

Plus en détail

Maison, puis hôtel de voyageurs, HôtelRestaurant Bonjour

Maison, puis hôtel de voyageurs, HôtelRestaurant Bonjour Maison, puis hôtel de voyageurs, HôtelRestaurant Bonjour 1 boulevard de Russie 21 rue de la Cité Quartier de la gare Aix-les-Bains Dossier IA731299 réalisé en 25 Copyrights Copyrights Région Rhône-Alpes,

Plus en détail

A l attention De l association ADICAC Du conseil syndical Du responsable technique du site : M.HAFFHED

A l attention De l association ADICAC Du conseil syndical Du responsable technique du site : M.HAFFHED Villefranche, le 18 Mai 2008 A l attention De l association ADICAC Du conseil syndical Du responsable technique du site : M.HAFFHED Une initiative de plusieurs propriétaires du domaine de l ARCELLE, a

Plus en détail

Un paradis en pleine ville

Un paradis en pleine ville Un paradis en pleine ville En matière d architecture, la réalité se voit souvent conditionnée par le poids de l histoire. Dans un marché de la rénovation en plein boum, la nature de cet objet révèle une

Plus en détail

Dépôt de tramways et station d'air comprimé, puis entrepôt commercial, actuellement

Dépôt de tramways et station d'air comprimé, puis entrepôt commercial, actuellement Dépôt de tramways et station d'air comprimé, puis entrepôt commercial, actuellement ateliers municipaux 63 avenue de Saint-Simond Franklin Roosevelt-Lafin Aix-les-Bains Dossier IA73001367 réalisé en 2005

Plus en détail

424 rue de Genève Ville basse Aix-les-Bains Dossier IA73001902 réalisé en 2010

424 rue de Genève Ville basse Aix-les-Bains Dossier IA73001902 réalisé en 2010 Immeuble 424 rue de Genève Ville basse Aix-les-Bains Dossier IA73001902 réalisé en 2010 Copyrights Copyrights Auteurs Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; Ville d'aix-les-bains

Plus en détail

parfumerie Sozio, actuellement immeuble à logements

parfumerie Sozio, actuellement immeuble à logements parfumerie Sozio, actuellement immeuble à logements 25 avenue Sainte-Lorette quartier Sainte-Lorette Grasse Dossier IA06001597 réalisé en 2008 Copyrights Copyrights Auteurs (c) Région Provence-Alpes-Côte

Plus en détail

CHAPITRE 2: CARACTERISTIQUES DES ZONES. Article 6.- Secteurs d'habitat à caractère rural.

CHAPITRE 2: CARACTERISTIQUES DES ZONES. Article 6.- Secteurs d'habitat à caractère rural. CHAPITRE 2: CARACTERISTIQUES DES ZONES Article 6.- Secteurs d'habitat à caractère rural. a) Les secteurs d'habitat à caractère rural sont destinés à recevoir des habitations, des petites et moyennes entreprises

Plus en détail

Architecture de Collection - 01 53 00 97 44 - contact@architecturedeollection.fr

Architecture de Collection - 01 53 00 97 44 - contact@architecturedeollection.fr 1 785 000 euros Villa Pol Abraham Grand Ouest parisien (78) Année 1929 Surface 330 m 2 Chambre 5 Salle de bains 2 1967 Garage 2 Jardin 1 250 m 2 LA VILLA Terrasse 3 1967 Piscine non Monument emblématique

Plus en détail

dos. 2053 Orbe, le 20 février 2007 Préavis no 21/07 : Demande de crédit pour la réhabilitation du Casino

dos. 2053 Orbe, le 20 février 2007 Préavis no 21/07 : Demande de crédit pour la réhabilitation du Casino MUNICIPALITE D ORBE Secrétariat : tél. 024/442.92.10 fax 024/442.92.19 Hôtel de Ville - 1350 Orbe greffe@orbe.ch Au Conseil communal dos. 2053 Orbe, le 20 février 2007 Préavis no 21/07 : Demande de crédit

Plus en détail

CONVENTION POUR LA SALLE DES FÊTES

CONVENTION POUR LA SALLE DES FÊTES CONVENTION POUR LA SALLE DES FÊTES ENTRE La ville de BREUIL-LE-SEC représentée par son Maire Monsieur DUPUIS Denis en application de la délibération du Conseil Municipal du 30 novembre 2010. ET Monsieur

Plus en détail

l encoche Deprez photographes de père en fils revue d information de la commune de Montana Décembre 2010 - N 14

l encoche Deprez photographes de père en fils revue d information de la commune de Montana Décembre 2010 - N 14 revue d information de la commune de Montana Décembre 2010 - N 14 Deprez photographes de père en fils 2010 Commune de Montana, sauf mention spéciale en fin d article. Reproduction autorisée avec mention

Plus en détail

PAVILLON VENDÔME. L exception a trouvé sa Place

PAVILLON VENDÔME. L exception a trouvé sa Place PAVILLON VENDÔME L exception a trouvé sa Place DERRIÈRE L ÉLÉGANCE DES FAÇADES, D AUTRES MOTIFS D ADMIRATION Place Vendôme. Louis XIV l a voulue, Jules Hardouin-Mansart, premier architecte du Roi, en a

Plus en détail

Règlement local de la publicité, des enseignes et des pré-enseignes

Règlement local de la publicité, des enseignes et des pré-enseignes Commune d Enghien les Bains (Val d Oise) Règlement local de la publicité, des enseignes et des pré-enseignes (Chapitre 1 er Titre VIII Livre V du code de l environnement) Élaboré par le groupe de travail

Plus en détail

contemporanéité Grèce habitation

contemporanéité Grèce habitation Photos George Fakaros. 1. Une magnifique maison en Grèce comme celles qui font tant rêver. 2. La nuit, la belle demeure scintille et se révèle aux regards. Tradition et contemporanéité A Anavyssos, entre

Plus en détail

Bibliothèques - Sécurité et accessibilité des personnes - Sécurité des collections

Bibliothèques - Sécurité et accessibilité des personnes - Sécurité des collections Bibliothèques - Sécurité et accessibilité des personnes - Sécurité des collections 1 Une bibliothèque publique est un Etablissement Recevant du Public (ERP) Les réglementations en vigueur prévoient des

Plus en détail

R E G L E M E N T D E S B O U Q U I N I S T E S D E S Q U A I S D E L A S E I N E - - - - - - - - - - - - -

R E G L E M E N T D E S B O U Q U I N I S T E S D E S Q U A I S D E L A S E I N E - - - - - - - - - - - - - Direction du Développement Economique, de l Emploi et de l Enseignement Supérieur Sous-Direction du Développement Economique Bureau du Commerce et du Tourisme 8, rue de Cîteaux 75012 Paris Mail : bouquinistesddee@paris.fr

Plus en détail

Une toiture cintrée. dans un environnement rural

Une toiture cintrée. dans un environnement rural maison Architectes-Bâtisseurs Architecte et photo: Thierry Noben - Tél. 00 352 39 79 62 Architectes-Bâtisseurs: 0800 99 058 Une toiture cintrée dans un environnement rural C Voici une maison qui prend

Plus en détail

LE CENTRE DE CONFÉRENCES BORSCHETTE EST MORT, VIVE LA RÉSIDENCE BORSCHETTE!

LE CENTRE DE CONFÉRENCES BORSCHETTE EST MORT, VIVE LA RÉSIDENCE BORSCHETTE! !"#$ Communiqué de presse du mardi 19 avril 2005 LE CENTRE DE CONFÉRENCES BORSCHETTE EST MORT, VIVE LA RÉSIDENCE BORSCHETTE! 1. Introduction Après une première concertation en octobre 2003, un projet d

Plus en détail

DES APPARTEMENTS QUI PRIVILÉGIENT LES BEAUX VOLUMES.

DES APPARTEMENTS QUI PRIVILÉGIENT LES BEAUX VOLUMES. 0 80 800 01 11 1 06 06 9 95 5 Appel Ap el gra grat gratuit it à ppartir tir d dd un u poste post fixe du d lundi lund au samedi samedi sans sa s interruption inte uption uptio de 9 h à 21 h. h À BORDEAUX

Plus en détail

Le Code du Travail, les E.R.P., Autres Décrets & Arrêtés S.D.I.

Le Code du Travail, les E.R.P., Autres Décrets & Arrêtés S.D.I. Le Code du Travail, les E.R.P., Autres Décrets & Arrêtés Le Code du Travail R 232-1-13: La signalisation relative à la sécurité et à la santé au travail doit être conforme à des modalités déterminés par

Plus en détail

Décrets, arrêtés, circulaires

Décrets, arrêtés, circulaires Décrets, arrêtés, circulaires TEXTES GÉNÉRAUX MINISTÈRE DES TRANSPORTS, DE L ÉQUIPEMENT, DU TOURISME ET DE LA MER Arrêté du 15 janvier 2007 portant application du décret n o 2006-1658 du 21 décembre 2006

Plus en détail

CHAPITRE 2: CARACTERISTIQUES DES ZONES

CHAPITRE 2: CARACTERISTIQUES DES ZONES CHAPITRE 2: CARACTERISTIQUES DES ZONES Article 7.- Secteur de faible densité. a) Les secteurs d'habitation de faible densité comprennent les parties du territoire communal réservées aux maisons d'habitation

Plus en détail

EXPOSE DES MOTIFS N 110-2014

EXPOSE DES MOTIFS N 110-2014 Commune de Plan -les-ouates EXPOSE DES MOTIFS N 110-2014 Message aux membres du Conseil municipal OBJET: Crédit d engagement en vue de l acquisition de la parcelle N 5662 et du bâtiment No 1326 «La Distillerie»

Plus en détail

Piet MONDRIAN Broadway Boogie-Woogie

Piet MONDRIAN Broadway Boogie-Woogie Piet MONDRIAN Broadway Boogie-Woogie Piet MONDRIAN / Broadway Boogie Woogie / 1942 1943 / Huile sur toile (127 x 127cm) Piet MONDRIAN Biographie Pieter Cornelis Mondriaan, dit Piet Mondrian Amersfoort,

Plus en détail

Immeuble-atelier, actuellement immeuble à logements

Immeuble-atelier, actuellement immeuble à logements Immeuble-atelier, actuellement immeuble à logements 33 rue du Mail Croix-Rousse Lyon 4e Dossier IA69001358 réalisé en 2013 Copyrights Copyrights Auteurs Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine

Plus en détail

Conditions Générales d utilisation

Conditions Générales d utilisation ARRÊTÉ MUNICIPAL N DGS 201012198 REGLEMENT D UTILISATION ET DE LOCATION DES SALLES MUNICIPALES Les dispositions du présent règlement s appliquent à l ensemble des salles municipales, dans la mesure toutefois

Plus en détail

Une nouvelle façon de vivre l espace intérieur!

Une nouvelle façon de vivre l espace intérieur! Une nouvelle façon de vivre l espace intérieur! Un confort qui s écrit en volume... De conception originale et atypique, les appartements, du studio au 5 pièces duplex, présentent des surfaces et volumes

Plus en détail

PROCES VERBAL CONSEIL D ECOLE N 2 VENDREDI 22 FEVRIER 2013

PROCES VERBAL CONSEIL D ECOLE N 2 VENDREDI 22 FEVRIER 2013 PROCES VERBAL CONSEIL D ECOLE N 2 VENDREDI 22 FEVRIER 2013 PRESENTS : Mme BILY, directrice de l école Mmes PAPIN, LEROY DIAS, GAIGNARD, QUELLARD, LARDEUX, VERGER, BLANCHARD, JULIEN, enseignantes Mmes GUERIN,

Plus en détail

DIAGNOSTIC DES SITES DU PATRIMOINE INDUSTRIEL DU VAL D'ARGENT, 2e TRANCHE CRESAT/UHA 2008 73. & Cie

DIAGNOSTIC DES SITES DU PATRIMOINE INDUSTRIEL DU VAL D'ARGENT, 2e TRANCHE CRESAT/UHA 2008 73. & Cie DIAGNOSTIC DES SITES DU PATRIMOINE INDUSTRIEL DU VAL D'ARGENT, 2e TRANCHE CRESAT/UHA 2008 73 SITE : brasserie Mehl, puis Joly & Cie LOCALISATION : 100, r. De Lattre de Tassigny ; parcelles 978 et 2654

Plus en détail

Manifestations temporaires

Manifestations temporaires Etablissement cantonale d'assurance des bâtiments, Fribourg Manifestations temporaires Exigences de protection incendie Table des matières 1 Base... 3 2 Principe... 3 3 Règles générales de prévention incendie...

Plus en détail

L EXCEPTION RÉSIDE EN VOUS

L EXCEPTION RÉSIDE EN VOUS L EXCEPTION RÉSIDE EN VOUS Faisant référence au lieu empreint d histoire dans lequel ce programme s inscrit, le mot arkéïa s inspire directement de l étymologie du mot archives -armoire pour les actesen

Plus en détail

Je venais de raccrocher par deux fois mon téléphone et je me tenais au milieu du couloir, face à la porte de la salle de bains, ma pensée errant à l

Je venais de raccrocher par deux fois mon téléphone et je me tenais au milieu du couloir, face à la porte de la salle de bains, ma pensée errant à l Je venais de raccrocher par deux fois mon téléphone et je me tenais au milieu du couloir, face à la porte de la salle de bains, ma pensée errant à l opposé vers celle, coulissante, de la penderie, dans

Plus en détail

ferme dite bastide du Pichou, puis maison de villégiature d'entrepreneur dite Villa Miramar, puis cité ouvrière Kuhlmann-Pichou

ferme dite bastide du Pichou, puis maison de villégiature d'entrepreneur dite Villa Miramar, puis cité ouvrière Kuhlmann-Pichou ferme dite bastide du Pichou, puis maison de villégiature d'entrepreneur dite Villa Miramar, puis cité ouvrière Kuhlmann-Pichou 116 montée Pichou Marseille 16e arrondissement Dossier IA13001169 réalisé

Plus en détail

ENTREPRISE LARBODIERE

ENTREPRISE LARBODIERE ENTREPRISE LARBODIERE Cette entreprise se situait à Aubervilliers, de 1898 à 1968, à l angle des rues Sadi Carnot et André Karman anciennement rue de La Goutte d Or au 71 et 73. Toute l existence de l

Plus en détail

construction de la nouvelle église sainte-madeleine de nantes

construction de la nouvelle église sainte-madeleine de nantes Frugalité construction de la nouvelle église sainte-madeleine de nantes à nantes -44 - Charles-Henri Tachon architecture & paysage Mercurey : rue de champ Ladoit 71640 Paris : 10 bis, rue Bisson 75020

Plus en détail

Le Comptoir de Pernelle. 2 & 4 rue Pernelle à La Rochelle Restauration de 9 appartements Centre historique de La Rochelle

Le Comptoir de Pernelle. 2 & 4 rue Pernelle à La Rochelle Restauration de 9 appartements Centre historique de La Rochelle Le Comptoir de Pernelle 2 & 4 rue Pernelle à La Rochelle Restauration de 9 appartements Centre historique de La Rochelle Pernelle, au coeur de l histoire rochelaise En 1196, Alexandre Aufredy et sa femme

Plus en détail

RAPPORT D OBSERVATIONS DEFINITIVES FORMULEES PAR LA CHAMBRE REGIONALE DES COMPTES DE FRANCHE-COMTE SUR LA GESTION DE LA COMMUNE DE BOUVERANS

RAPPORT D OBSERVATIONS DEFINITIVES FORMULEES PAR LA CHAMBRE REGIONALE DES COMPTES DE FRANCHE-COMTE SUR LA GESTION DE LA COMMUNE DE BOUVERANS RAPPORT D OBSERVATIONS DEFINITIVES FORMULEES PAR LA CHAMBRE REGIONALE DES COMPTES DE FRANCHE-COMTE SUR LA GESTION DE LA COMMUNE DE BOUVERANS 2002 à 2005 Délibéré le 29 mai 2008 La procédure L examen de

Plus en détail

CREDIT DE CONSTRUCTION DE CHF 2'311'500,-- POUR LA REFECTION DE L ECOLE MONTFLEURY 2

CREDIT DE CONSTRUCTION DE CHF 2'311'500,-- POUR LA REFECTION DE L ECOLE MONTFLEURY 2 VILLE DE VERSOIX MESSAGE DU CONSEIL ADMINISTRATIF A l attention de Mesdames et Messieurs, Les Conseillères Municipales et Conseillers Municipaux MAIRIE VERSION N : Définitive FIGÉE LE : 03.06.2009 Evolution

Plus en détail

Manuel d éclairage photo

Manuel d éclairage photo Fil Hunter Steven Biver Paul Fuqua Manuel d éclairage photo Traduit et adapté de l anglais par René Bouillot Groupe Eyrolles, 2009, pour la présente édition, ISBN : 978-2-212-67312-8 L état de surface

Plus en détail

PERMIS DE CONSTRUIRE ET DECLARATION PREALABLE. Guide pratique du particulier

PERMIS DE CONSTRUIRE ET DECLARATION PREALABLE. Guide pratique du particulier PERMIS DE CONSTRUIRE ET DECLARATION PREALABLE Guide pratique du particulier Envie de vous lancer dans un projet de construction neuve? Envie d aménager vos locaux ou de modifier votre façade? Vous êtes

Plus en détail

REGLEMENT LOCAL DE PUBLICITE

REGLEMENT LOCAL DE PUBLICITE Département de l AIN Commune de Bellegarde sur Valserine REGLEMENT LOCAL DE PUBLICITE Tome 2 : Règlement Document réalisé en 2014 1 Sommaire LEXIQUE... 3 Titre 1 : Champ d application et zonage... 5 Article

Plus en détail

Merci de respecter les lieux visités et la tranquillité des riverains.

Merci de respecter les lieux visités et la tranquillité des riverains. "AUTOUR DE LA GARE" Le jeu de piste commence et se termine au même endroit et dure environ 1 heure. Simple et ludique, il constitue une première approche du patrimoine messin. Merci de respecter les lieux

Plus en détail

SÉCESSION VENDREDI 4 AVRIL 2014 APPARTEMENT PARISIEN DÉCORÉ PAR FRANÇOIS-JOSEPH GRAF COMMUNIQUÉ DE PRESSE

SÉCESSION VENDREDI 4 AVRIL 2014 APPARTEMENT PARISIEN DÉCORÉ PAR FRANÇOIS-JOSEPH GRAF COMMUNIQUÉ DE PRESSE SÉCESSION COMMUNIQUÉ DE PRESSE VENDREDI 4 AVRIL 2014 APPARTEMENT PARISIEN DÉCORÉ PAR FRANÇOIS-JOSEPH GRAF 1 2 Le goût du beau, la valeur ajoutée du détail ou l intérêt d un ensemble cohérent sont à la

Plus en détail

A.!Présentation du projet

A.!Présentation du projet AUBERGE D ART MANUS 190, avenue de l église/bel-air/kampemba/lubumbashi République Démocratique du Congo +243816878232/+243992017068 asblmanus@gmail.com nchikala@gmail.com 2 A.!Présentation du projet Le

Plus en détail

CHATEAUX PATRONAUX DU PAYS DE MONTBELIARD

CHATEAUX PATRONAUX DU PAYS DE MONTBELIARD CHATEAUX PATRONAUX DU PAYS DE MONTBELIARD Des constructions chargées de relayer la puissance de l entreprise industrielle, témoins d une époque et de compétences techniques et artistiques. Objectif général

Plus en détail

M é t r o p o l e (Not In My Back Yar d) Dominique Gauthey Photographies. Septembre de la Photographie Identité - Lyon 2008. Musée Urbain Tony Garnier

M é t r o p o l e (Not In My Back Yar d) Dominique Gauthey Photographies. Septembre de la Photographie Identité - Lyon 2008. Musée Urbain Tony Garnier M é t r o p o l e (Not In My Back Yar d) Photographies Septembre de la Photographie Identité - Lyon 2008 18 septembre 26 octobre Musée Urbain Tony Garnier Galerie Caroline Vachet Chrystel Egal, Artiste

Plus en détail

Namur disparu. Deuxième partie Photos et documents rassemblés par. Pierre Pagès

Namur disparu. Deuxième partie Photos et documents rassemblés par. Pierre Pagès Deuxième partie Photos et documents rassemblés par Pierre Pagès Introduction à la deuxième partie La première partie de Namur disparu a été bien accueillie par les visiteurs du blog et la suite (et pas

Plus en détail

Les réponses sont dans les images et au dos du livret-jeu.

Les réponses sont dans les images et au dos du livret-jeu. Bienvenue au musée Albert-Kahn! Ce livret-jeu est pour vous, du plus petit au plus grand, pour passer un moment agréable ensemble. Vous allez découvrir Albert Kahn et son temps : gardez les yeux ouverts,

Plus en détail

02 règlement communal de la publicité, des enseignes et pré-enseignes

02 règlement communal de la publicité, des enseignes et pré-enseignes 02 règlement communal de la publicité, des enseignes et pré-enseignes Le règlement de la publicité, des enseignes et pré-enseignes a été élaboré dans le cadre des dispositions du code de l Environnement,

Plus en détail

Le palais des ducs et des États de Bourgogne

Le palais des ducs et des États de Bourgogne Le palais des ducs et des États de Bourgogne Aux origines du palais Le palais s est développé au nord-ouest du castrum (1), la muraille édifiée au III e siècle. Il semble que le centre du pouvoir politique

Plus en détail

REGLEMENT DE LA SALLE DES FETES

REGLEMENT DE LA SALLE DES FETES REGLEMENT DE LA SALLE DES FETES ARTICLE 1 : DESIGNATION DES LOCAUX La commune de Béligneux met à la disposition de l organisateur de la manifestation (appelé ci-après l utilisateur ) tout ou partie de

Plus en détail

Compte rendu de la réunion publique

Compte rendu de la réunion publique Compte rendu de la réunion publique Le 19 Mai 2011, la mairie de Grand-Charmont a invité ses habitants à une réunion pour présenter le projet d'écoquartier de la commune de Vieux-Charmont. Celle-ci a été

Plus en détail

Esprit montagne. Influence nord-américaine. Moselle

Esprit montagne. Influence nord-américaine. Moselle Influence nord-américaine EN Moselle 66 54 La maison se différencie des constructions pavillonnaires voisines. Une rupture de style que le maire de la commune a particulièrement apprécié. Ils rêvaient

Plus en détail

www.espacehippomene.ch

www.espacehippomene.ch www.espacehippomene.ch MYTHOLOGIE GRECQUE LA LéGENDE D HIPPOMèNE Loin dans la mythologie grecque, l histoire raconte la légende de la jeune chasseresse Atalante qui fut contrainte par son père à se marier.

Plus en détail