Palais idéal du facteur Cheval, propriété de la commune d hauterives : Marie José Georges, directrice

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2 Cet ouvrage est publié à l occasion de l exposition Élévations, collections Bruno Decharme et Antoine de Galbert, hommage à Joseph Ferdinand Cheval, présentée au Palais idéal du facteur Cheval, Hauterives, du 30 avril au 30 août Palais idéal du facteur Cheval, propriété de la commune d hauterives : Marie José Georges, directrice Direction d ouvrage : Bruno Decharme et Antoine de Galbert Graphisme : tributetoalfred.com coordination éditoriale : Arthur Toqué, Michaële Liénart Rewriting et Relectures : Juliette Solvès En couverture : Palais idéal du facteur Cheval, vue d ensemble et détails. Portraits de Bruno Decharme et Antoine de Galbert. lienart éditions, , rue François I er Paris abcd, Montreuil, , rue Voltaire Montreuil Adagp, Paris, 2015 pour les œuvres de Johan Creten, Philippe Dereux, John Devlin et Augustin Lesage ISBN : Imprimé en République tchèque (Union européenne) Dépôt légal : mai 2015

3 « heures, journées, 33 ans d épreuves», c est le temps qu il a fallu au facteur Cheval pour faire jaillir de terre, dans son potager, à Hauterives dans la Drôme, un monument d exception, un palais sorti de son rêve. «Travail d un seul homme», œuvre d un «fou», d un rustre, œuvre populaire, naïve a-t-on pu lire. Inclassable, le Palais idéal est une référence mondiale de l art brut. À l heure où cet art brut investit les musées, les galeries, les esprits, il était tentant d imaginer une exposition ambitieuse. Voilà pourquoi le Palais idéal a fait appel à deux collectionneurs de renom, Bruno Decharme et Antoine de Galbert, qui ont pris à cœur de rendre hommage au visionnaire que fut Ferdinand Cheval. Ils ont choisi dans leurs collections respectives des œuvres qui font écho au génie de ce facteur rural autodidacte. L exposition Élévations marque un tournant dans la vie de la commune d Hauterives par sa qualité, son originalité et la justesse de son propos. Elle montre comment d autres artistes marginaux ou plus intégrés socialement bâtissent palais, temples, tours et cathédrales nourris de leur rêve et de leur imagination. Elle est aussi le projet collectif d un village qui s est mobilisé, fort de son énergie et de sa curiosité, pour accueillir au mieux cet événement. Nous sommes tous heureux d offrir ainsi au public les visions d autres artistes inspirés. Florent Brunet, maire d Hauterives

4 À l instar des pèlerins qui prennent le chemin de Compostelle, La Mecque ou Bénarès, chacun devrait au moins une fois dans sa vie se rendre à Hauterives. Les collines du nord de la Drôme recèlent un trésor tombé du ciel qui suscite toujours émotion et surprise pour celui qui le découvre comme pour ceux qui en sont familiers. C est la vertu des grandes œuvres de renouveler l émerveillement quand nous sommes en leur présence. Si l histoire de monsieur Cheval est bien connue, à chaque fois que l on visite son palais, le même magnétisme opère et laisse le visiteur envoûté comme devant les statues Moaï de l Île de Pâques. Le facteur devant son Palais, vers Pour nous qui rechignons au port de la cravate, revêtir un habit de dimanche était le moins que nous puissions faire pour rendre hommage à Joseph Ferdinand Cheval et à son Palais idéal. À l occasion de cette exposition, les simples collectionneurs passeurs de visions, de formes et de couleurs que nous sommes avons désiré déposer en offrandes quelques œuvres au pied de ce Lascaux des «hommes du commun», selon l expression de Jean Dubuffet. Passionnés l un et l autre d art brut, par ce que le langage courant nomme «les œuvres de folie» une manifestation élevée et débridée de l esprit, selon nous, nous vénérons cet homme longtemps jugé fada mais aujourd hui reconnu comme un visionnaire. Artiste apôtre de la diversité, il ne connaissait du monde que les cartes postales qu il distribuait ou les photographies du journal L Illustration. Il rêvait d un monde œcuménique et cosmopolite. Pour cette exposition Élévations nous avons choisi dans nos collections une centaine d œuvres d art brut, populaire ou contemporain, qui nous ont semblé répondre à l esprit du facteur. Beaucoup se joignent aux architectures imaginaires celles d A.C.M., Fleury-Joseph Crépin, Eugène Gabritschevsky, Augustin Lesage, John Podhorsky, Elsa Sahal, Elmar Trenkwalder, Marcel Storr tandis que d autres celles de Janko Domsic, Rachel Kneebone, Stéphane Thibet, George Widener et Adolf Wölfli pour ne citer qu elles font plutôt écho à des constructions mentales ou spirituelles, mais toutes «s élèvent» vers le ciel. Nous remercions le Conseil municipal d Hauterives et son maire Florent Brunet pour leur accueil chaleureux. Notre reconnaissance va à Marie José Georges qui a pris l initiative de nous inviter et qui travaille inlassablement à faire connaître le Palais idéal. Nous remercions aussi Barbara Safarova pour son texte qui jette un éclairage personnel sur cette œuvre inscrite dans l histoire de l art et de l humanité. Enfin, cette exposition n aurait pu voir le jour sans l aide précieuse des habitants de la Commune, des employés des services techniques, et de ceux qui œuvrent à la gestion de nos collections et au montage des expositions, Arthur Toqué, Ludovic Poulet, Arno Piroud. Merci à l agence Claudine Colin Communication pour son soutien amical. Bruno Decharme & Antoine de Galbert

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6 A.C.M. (Alfred Corinne Marié), sans titre, Assemblage d éléments électroniques, de fils et de pièces de machine à écrire, 64 x 69,6 x 59,7 cm. Collection A. G. 10

7 13 A.C.M. (Alfred Corinne Marié), sans titre, Assemblage d éléments électroniques, de fils et de pièces de machine à écrire, 42 x 92 x 66 cm. Collection A. G. / 37,6 x 49,6 x 22,4 cm; 65 x 42 x 26 cm. Collection B. D.

8 Eugène Gabritschevsky, sans titre, non datées. Gouache sur papier, 20,2 x 28 cm. Collection B. D. / 20 x 28,5 cm. Collection A. G. / 24 x 32 cm. Collection B. D. 14

9 Eugène Gabritschevsky, sans titre, non daté. Gouache sur papier, 35 x 50,9 cm. Collection B. D. Scottie Wilson (Louis Freeman, dit), sans titre, non daté. Encre et crayon de couleur sur papier, 27,5 x 37,5 cm. Collection B. D. 17

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11 21 Johan Creten, Odore di Femmina, Terre cuite émaillée, 47 x 32 x 17 cm. Collection A. G. Roland Fischer, Santo Domingo de la Calzada, Impression numérique, 208 x 135 cm. Collection A. G.

12 23 Stupa, Thaïlande, royaume Rattakanos, fin du XVIII e siècle. Laque rouge et bronze doré, 110 x 42 x 42 cm. Collection A. G. Alexandro Garcia, sans titre, non daté. Encre et crayon de couleur sur papier, 36,5 x 47 cm. Collection B. D.

13 25 Yuri Titov, sans titre, Feutre et graphite sur papier, 64 x 89 cm. Collection A. G. Dieter Appelt, Der Augenturm [La Tour de guet], Tirage argentique, 59 x 49 cm. Collection A. G.

14 28 Patrick Gimel, sans titre, Encre de Chine sur papier, 91,5 x 186,5 cm. Collection A. G.

15 29 Joseph-Albert-Alfred Moindre, sans titre, non daté. Gouache sur papier, 32 x 50,5 cm. Collection B. D.

16 33 Bénitier, Sarthe (France). Terre cuite émaillée, 36 x 17 x 10 cm. Collection A. G. Philippe Dereux, Ostensoir au cœur de pêche, Collage végétal sur panneau, 59 x 38 cm. Collection A. G.

17 35 Augustin Lesage, sans titre, vers Huile sur toile, 47 x 52 cm. Collection A. G. / Tableau décoratif, Huile sur toile, 140 x 110 cm. Collection B. D.

18 37 Augustin Lesage, sans titre, non datés. Huile sur toile, 48 x 56,5 cm; 32 x 44 cm. Collection B.D. / Sans titre, vers Huile sur toile, 124 x 86 cm. Collection B. D.

19 39 Augustin Lesage, sans titre, non daté. Huile sur toile, 100 x 73 cm. Collection B.D. / Sans titre, Huile sur toile, 101 x 146,5 cm. Collection B. D.

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21 43 Zbyn k Semerák, sans titre, non daté. Mine de plomb sur papier, 42 x 29,9 cm. Collection B. D. Léon Petitjean, sans titre, Encre, aquarelle et mine de plomb sur carton, 32 x 17,4 cm. Collection B. D.

22 Elmar Trenkwalder, WVZ 991, Graphite sur papier, 53,5 x 39,5 cm. Collection A. G. / WVZ 206, Terre cuite rouge vernissée de blanc, 305 x 135 x 135 cm. Collection A. G. 44

23 Frédéric Pardo, Bouddha invisible, Peinture à l huile, tempera et feuille d or sur bois, 76 x 50 cm. Collection A. G. Rachel Kneebone, Grief Study II, Porcelaine, 35,5 x 40 x 29,6 cm. Collection A. G. 47

24 50 Elsa Sahal, Le Bon Larron, Neuf éléments de céramique sur table en métal, 130 x 250 x 110 cm. Collection A. G.

25 Emmanuel Deriennic, sans titre, vers Aquarelle et encre de Chine sur carton, 50 x 64 cm. Collection B. D. 51

26 55 Victorien Sardou, La Maison Mozart sur Jupiter, vers Eau-forte, 54 x 61,5 cm. Collection B. D. Fernand Desmoulin, sans titre, Encre sur papier, 34 x 23 cm. Collection B. D.

27 57 Michaël Kaliakine, sans titre, entre 1950 et Crayon de couleur et mine de plomb sur papier, 29 x 20,5 cm. Collection B. D. Marcel Storr, œuvre inachevée et non datée. Graphite et crayon de couleur sur papier, 75 x 55 cm. Collection A. G.

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29 Takashi Shuji, sans titre, Pastel sur carton, 46,5 x 50 cm. Collection B. D. 60

30 63 Vasilij Romanenkov, sans titre, vers Technique mixte sur papier, 69 x 114 cm. Collection B. D. Scottie Wilson (Louis Freeman, dit), sans titre, vers Encre et crayon de couleur sur papier, 66 x 83 cm. Collection B. D.

31 65 John Podhorsky, sans titre, non daté. Crayon de couleur sur papier, 45,5 x 61 cm. Collection B. D. / Sans titre, non daté. Mine de plomb sur papier, 21,5 x 28 cm. Collection B. D.

32 Kim Jones, de la série «War Drawings», Graphite sur papier, 55,5 x 75,5 cm. Collection A. G. Adolf Wölfli, Freiburg a Üechtland, vers Mine de plomb et crayon de couleur sur papier, recto et verso, 51 x 68 cm. Collection B. D. 67

33 Thibault de Gialluly, Le Développement des occupations, Encre sur papier, 152 x 112 cm. Collection A. G. Stéphane Thidet, sans titre, Deux tonnes de confettis noirs, 280 x 500 x 500 cm. Collection A. G. 68

34 74 Terao Katsuhiro, Gouache sur carte grattée, 84 x 176 cm. Collection B. D.

35 79 John Podhorsky, sans titre, non daté. Mine de plomb sur papier, 31 x 45,6 cm. Collection B. D.

36 78 Willem van Genk, Panorama of Moskow, Technique mixte sur papier, 108 x 170 cm. Collection A. G.

37 Achilles G. Rizzoli, Abraham N. Zachariah Symbolically Sketched, Encre et crayon de couleur sur papier, 67 x 93 cm. Collection B. D. 75

38 83 Janko Domsic, sans titre, non daté. Stylo à bille, crayon de couleur et feutre sur contreplaqué, 83,5 x 36 cm. Collection B. D. / Sans titre, Non daté. Stylo à bille, crayon de couleur et feutre sur carton 65,7 x 50,5 cm. Collection B. D.

39 85 Josué Virgili, guéridon, entre 1922 et Ciment et mosaïque, 75 x 50,5 x 50,5 cm. Collection B. D. Camille Renault, sans titre, entre 1930 et Ciment modelé sur un poteau en métal, 117 x 24 x 17 cm. Collection B. D.

40 John Devlin, sans titre, Encre, crayon de couleur et collage sur papier, 28 x 21,5 cm, 21,5 x 28 cm et 28 x 21,5 cm, 21,5 x 28 cm. Collection B. D. Émile Ratier, sans titre, Sculpture de bois et divers matériaux, 185 x 54 x 50 cm. Collection A. G. 87

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42 91 Mircea Cantor, Tribute, Vidéo noir et blanc, Collection A. G. Anibal Brizuela, sans titre, non daté. Stylo à bille sur papier, 49,9 x 34,7 cm. Collection B. D.

43 93 Aloïs Wey, sans titre, non daté. Encre et crayon de couleur sur papier, 34,5 x 38 cm. Collection B. D. Zizi (Marcel Drouin, dit), sans titre, non daté. Feutre sur papier, 33 x 50 cm. Collection B. D.

44 95 Philippe Dereux, Fronton aux étoiles, Gouache sur papier, 74 x 54 cm. Collection A. G. / Les Cocardes, Huile sur panneau, 71 x 49,5 cm. Collection A. G.

45 97 Fleury-Joseph Crépin, N o 50, Huile sur toile, 47 x 30 cm. Collection B. D. / N o 69, Huile sur toile, 56 x 73 cm. Collection B. D.

46 99 Fleury-Joseph Crépin, N o 140, N o 141 et N o 142, triptyque, Huile sur toile, élément central : N o 140, 89 x 61 cm ; éléments latéraux, N os 141 et 142, 40,5 x 39 cm chaque. Collection B. D.

47 101 Peter Kapeller, sans titre, vers Encre et collage sur papier, 50 x 74 cm. Collection B. D.

48 Hassan, sans titre, vers Mine de plomb, crayon de couleur et inclusion de métal sur morceaux de caisses de vin, 13,5 x 34 x 0,8 cm, 16,8 x 38 x 0,8 cm, 13 x 32,7 x 0,8 cm et 13 x 32,7 x 0,8 cm. Collection B. D. 104

49 107 Albert, sans titre, Mine de plomb sur papier, 59,5 x 84 cm. Collection B. D.

50 Giovanni Battista Podestà, sans titre, vers Technique mixte, 60 x 48 x 12 cm. Collection A. G. Ensemble de coiffes d initiés Ekonda, ethnie Sengele, République démocratique du Congo, début du XX e siècle. Collection A. G. 109

51 Alexandre Pavlovitch Lobanov, sans titre, entre 1960 et Gouache, encre et crayon de couleur, recto et verso, 28,4 x 40,5 cm. Collection B. D. George Widener, Megalopolis, entre 2000 et Matériaux divers sur nappe de papier, 60,5 x 98 cm. Collection B. D. 111

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53 Chelo González Amezcua (Consuelo González Amezcua, dite), sans titre, Encre noire et rehauts de blanc sur papier brun, 56,3 x 71,5 cm. Collection B. D. Madge Gill, daté et signé au dos : «May 8 52 fin 10th Madge Gill». Encre sur carton, 64 x 51 cm. Collection B. D. 115

54 117 Paul Goesch, sans titre, non datés. Crayon de couleur sur papier, 15,8 x 20,3 cm chaque. Collection B. D.

55 Anonyme (France), sans titre, vers Crayon gras sur papier, 50,2 x 65,5 cm. Collection B. D. Julius B., sans titre, non daté. Mine de plomb et crayon de couleur sur papier, recto et verso, 25,6 x 30,5 cm. Collection B. D. 119

56 122 Adolf Wölfli, Château Bremgarten, Mine de plomb et crayon de couleur sur papier, inscriptions au dos, 99 x 267 cm. Collection B. D.

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58 Ted Gordon (Theodore Harold Gordon, dit), sans titre, vers Feutre sur papier, 15,5 x 10,3 cm. Collection B. D. Hans-Jörg Georgi, ensemble d avions en carton collé, vers Carton, dimensions variables ; œuvre exposée : 250 x 110 x 110 cm. Collection de l artiste. 126

59 joseph ferdinand cheval Joseph Ferdinand Cheval est né le 19 avril 1836 à Charmes-sur-l Herbasse, dans la Drôme. Facteur rural, il passe trente-trois ans de sa vie à édifier son Palais idéal et huit années supplémentaires à bâtir son propre tombeau. Après l obtention de son certificat d études, il est d abord apprenti boulanger, puis devient en 1867 «facteur aux postes», affecté deux ans plus tard à Hauterives, en charge de la tournée dite de Tersanne, une tournée pédestre quotidienne de trente-trois kilomètres. En avril 1879, durant l une d elles, il raconte que son pied a buté contre une pierre qui a manqué de le faire tomber. Intrigué par la forme curieuse du caillou, il le ramasse et le glisse dans sa poche. Le lendemain, repassant au même endroit, il remarque d autres pierres, toutes aux formes singulières ; il pense soudain que «si la nature peut faire de la sculpture, [il] pourrai[t] [lui] aussi [se] faire architecte, maître d œuvre et ouvrier à l édification d un palais». Dès lors, Ferdinand Cheval

60 Portrait du facteur Cheval, Le tombeau, ramasse des pierres au cours de ses tournées quotidiennes, les portant d abord dans ses poches, puis dans un panier et parfois à l aide d une brouette [repr. p. 6]. De retour chez lui, à la lueur d une lampe à pétrole, il passe ses nuits à réaliser son rêve. La façade est, qu il nomme le «Temple de la Nature», lui demande vingt ans de travail. La dénomination de «Palais idéal» surgit après sa rencontre avec le barde alpin Émile Roux Parassac en Il achève son chefd œuvre en Deux ans plus tard il manifeste le désir, le jour venu, d être enterré au cœur même de son œuvre, ce que la loi française ne permet pas. Se résolvant à se conformer aux contraintes légales, il décide alors de construire son propre tombeau au sein du cimetière. À partir de 1914, il passe huit autres années à bâtir son second chef-d œuvre. Décédé en 1924, Joseph Ferdinand Cheval est inhumé dans son «Tombeau du silence et du repos sans fin», comme il le nomme. «Fils de paysan, je veux vivre et mourir pour prouver que dans ma catégorie il y a aussi des hommes de génie et d énergie. Vingt-neuf ans je suis resté facteur rural. Le travail fait ma gloire et l honneur mon seul bonheur ; à présent voici mon étrange histoire. Où le songe est devenu, quarante ans après, une réalité.» À partir de la fin des années vingt, de nombreux intellectuels et artistes se passionnent pour le Palais idéal. André Breton dédie un poème à Ferdinand Cheval dans Le Revolver à cheveux blancs, Valentine Hugo peint son portrait, Max Ernst réalise un papier collé exposé à la fondation Guggenheim de Venise. En 1936, Denise Bellon présente des photographies au Museum of Modern Art de New York pour l exposition Fantastic Art, Dada, Surrealism. En 1937, Pablo Picasso exécute douze dessins sur le facteur. Pour le pavillon français de l Exposition universelle de New York, Jacques Brunius réalise en 1939 le film Violon d Ingres qui inclut une séquence consacrée au palais. De son côté Jean Dubuffet reconnaît en Cheval un pionnier de l art brut. André Malraux, alors ministre de la Culture, fait classer le palais au titre des Monuments historiques par arrêté du 23 septembre Inscrit sur l inventaire supplémentaire des Monuments historiques, le Tombeau du silence et du repos sans fin est classé en

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62 S abandonner à l euphorie 1 Barbara Safarova «Quand le passant rêveur contemple cette enceinte où ton labeur superbe a vaincu le néant, il cherche je ne sais quelle effrayante empreinte où puisse s étaler une main de géant» Joseph Ferdinand Cheval Indéfinissable «Ce Palais un château ou des grottes», comme l écrit Joseph Ferdinand Cheval dans une lettre datée du 15 mars 1905, est un temple, une déclaration à livre ouvert, un hymne à la gloire de l homme, du travail, de la volonté, du rêve, un monument dédié à ses capacités infinies d échapper au néant. L exposition Élévations proposée par les collectionneurs Bruno Decharme et Antoine de Galbert est un hommage, un témoignage modeste de ces deux passionnés qui, «passeurs de visions, de formes et de couleurs», ont désiré déposer en offrandes quelques œuvres au pied de ce bâtisseur de génie. 1. «S abandonner à l euphorie», en anglais «Yield to Total Elation», est dans sa forme abrégée Y.T.T.E. le titre du projet de l artiste américain Achilles G. Rizzoli, qui, apparemment inspiré par l Exposition internationale Panama- Pacifique, présentée à San Francisco en 1915, réunit sous ce nom un certain nombre de ses dessins de structures architecturales symbolisant ses proches. Y.T.T.E. est ainsi sa version de l exposition universelle, retracée en plusieurs plans et localisée sur une île imaginaire.

63 Quelles sont donc ces offrandes? Tisser des fils entre les œuvres créées au cours de plus d un siècle dans plusieurs pays pourrait paraître une entreprise difficile, mais finalement pas si différente de celle de l art brut, qui se caractérise malgré la diversité des artistes et de leurs œuvres par certaines préoccupations communes aux nombreux créateurs rattachés à cet art. Ériger, édifier, dresser, élever et s élever vers le ciel, tenir debout. Autant de mots qui viennent à l esprit quand on regarde ces architectures grandioses des espaces physiques et de l espace mental, géographies intimes aux connotations spirituelles. De simples pierres, confettis, bouts de bois ou épluchures se trouvent sublimés par ces artistes dans des objets complexes. «Ainsi va la vie, et elle est drôle. Avec un peu moins de chance, j aurais pu vivre et mourir, ignorant que j étais un colleur d épluchures né 2», écrit Philippe Dereux. Un «art immédiat et sans exercice», certes, «l opération artistique toute pure, brute, réinventée dans l entier de toutes ses phases par son auteur, à partir seulement de ses propres impulsions 3», pour reprendre la définition de l art brut par Jean Dubuffet. Mais elle ne dit pas encore la complexité des œuvres ici présentes. Dans leurs dessins, ces artistes organisent des villes entières et les surplombent, inventent des habitacles d éternité, ouvrent des chemins vers un étrange ailleurs hors du temps. Ils s en vont «chatouiller Dieu» soit qu ils tiennent de lui une autorisation, soit qu ils prennent sa place et réussissent ainsi à faire barrage au déluge intérieur, à l anéantissement. Métamorphoser le monde extérieur blafard en victoire sur le moindre, bâtir son propre royaume et par là créer de nouvelles connexions entre art, science, philosophie et spiritualité, dans un élan vertical grandissant, n est-ce pas une affirmation de vie, la plus belle aventure de création humaine? À l origine de toute architecture, le chaos Un magma indifférencié, où disparaissent ou d où émergent quelques figures confuses et objets indécis, innommables. Deux artistes japonais semblent découper, tracer des formes dans le noir : Terao Katsuhiro [repr. p ] et Takashi Shuji [repr. p. 60]. Celui-ci efface le noir à la gomme, sculptant ainsi des silhouettes d objets qui s extraient de la surface du support. «Il n y a plus de présupposé de la présence face à l ombre. La présence devient quelque chose d incertain, d improbable 4.» La passion du noir, Shuji la partage avec le biologiste russe Eugène Gabritschevsky. Certaines œuvres de ce dernier figurent quelque chose de vivant, une vie larvaire qui se détache de la matière mouvante [repr. p ] ; d autres montrent un gouffre, un trou qui menace de nous attirer dans une chute vertigineuse [repr. p. 15]. Dans la même œuvre peuvent coexister des châteaux-temples noirs, hugoliens, pourrait-on dire, et un organisme cellulaire, rampant, aux yeux globuleux, sorte d insecte humain ou encore embryon monstrueux [repr. p. 15]. «Qu ont-elles en commun, toutes ces images aussi diverses que nos peurs ou nos dégoûts irrationnels? Une destitution de l humain au profit de l organique ou de l effacement : voilà ce qu elles révèlent. [ ] Affleurements du vide, enlisements dans la matière 5.» Le Palais de Cheval, au premier coup d œil, fait penser à un monstre sorti d un roman de sciencefiction, une bête hétérogène, un agglomérat aussi fascinant qu inquiétant. Cette matière originelle, mystérieuse, nous la retrouvons également dans les céramiques de Johan Creten [repr. p. 20], de Rachel Kneebone [repr. p. 47] ou encore 2. Philippe Dereux, Petit traité des épluchures. Expériences et réflexions d un colleur de peaux, Paris, Julliard, 1966, réédition Vence, Pierre Chave, 1994, p «L art brut préféré aux arts culturels» [1949], in Jean Dubuffet, L Homme du commun à l ouvrage, Paris, Gallimard, 1973, p Rena Kano, «Takashi Shuji, sculpteur de l ombre», texte inédit. 5. Béatrice Steiner, «Affleurements du vide», in Art brut. Collection abcd / Bruno Decharme, Paris, Flammarion, 2014, p

64 d Elsa Sahal [repr. p ], suggérant des formes anthropomorphes ou animalières énigmatiques, organismes non-identifiés proliférant dans toutes les directions. La matière organique, réelle celle-là, est présente dans les épluchures que Philippe Dereux a collées les unes aux autres, créant ainsi des champs tactiles qui se présentent comme des subjectiles de la caresse [repr. p. 33] : «J ai oublié de dire dans l éloge des peaux de poires que leur toucher, toujours lorsque celles-ci sont collées et sèches, est particulièrement doux et voluptueux 6.» Travailler à partir de déchets, d objets trouvés d apparence banale, de «rebuts», de matériaux «peu nobles» : il peut s agir pour l artiste d un choix dicté par l économie de moyens, comme les pierres ramassées par le facteur Cheval, mais aussi d un lien à ces matières premières empreint d un certain mysticisme. Assistons-nous à un rituel de guérison, une conjuration de la mort, ou plutôt à l offrande sacrificielle d une partie du corps à l inconnu? Communier avec l univers, avec l au-delà, entrer en relation avec les esprits des morts : tel est l enjeu des entreprises médiumniques des artistes comme Léon Petitjean [repr. p. 43] ou Fernand Desmoulin [repr. p. 55] dont les œuvres semblent représenter quelques âmes envolées. On croise des foules de revenants ou, chez l artiste anglaise Madge Gill, une unique dame «noire» qui erre dans des labyrinthes architecturaux et nous fixe d un regard venu du fond des âges [repr. p. 115], tel ce bestiaire gardien du Palais, pris dans les filets de formes inextricables. Parfois, du magma sinueux, émergent non pas des figures entières mais uniquement des fragments de corps humains (la main chez Chelo González Amezcua [repr. p. 114]) ; ailleurs apparaissent des bribes d écriture (Peter Kapeller [repr. p. 101], Emmanuel Deriennic [repr. p. 51]), à l instar de celles qui truffent les murs du Palais idéal et ponctuent le parcours labyrinthique de son intérieur. Il semblerait que la seule solution trouvée par tous ces artistes pour parvenir à atteindre et parfois même à renverser Dieu soit de construire contre le vide, en usant de la répétition et souvent de la symétrie dans leurs structures pyramidales (cf. Patrick Gimel [repr. p ], Scottie Wilson [repr. p. 17, 63], Aloïs Wey [repr. p. 92], Zizi [repr. p. 93], Alexandro Garcia [repr. p. 23]). Néanmoins, la symétrie n est jamais parfaite : «Des irrégularités doivent s introduire dans la reproduction du même et il faut y passer du temps. Ce qui est automatique doit rester autographe 7.» Certains de ces monuments-ornements architecturaux sont explicitement empreints de significations religieuses, de croyances populaires et de l esprit œcuménique que l on retrouve non seulement chez les artistes spirites mentionnés auparavant, mais aussi dans les cas de Vasilij Romanenkov [repr. p. 62] et Fleury-Joseph Crépin [repr. p ] ; d autres semblent plus «laïques» (cf. les gouaches de Philippe Dereux [repr. p ]). Les compositions élaborées du Russe Alexandre Pavlovitch Lobanov [repr. p. 110] se distinguent par des motifs ornementaux issus d un savant mélange : celui de l iconographie populaire, de la propagande de l État soviétique et d un délire personnel autour des armes de chasse. La répétition de motifs architecturaux abstraits accompagnés de figures anthropomorphes qui s extraient brièvement de ceux-ci, rappelant parfois des dessins orientaux ou des ouvrages textiles mais on pourrait tout aussi bien imaginer des strates de galeries minières, caractérise l œuvre d Augustin Lesage [repr. p ], un mineur du nord de la France devenu peintre. Le «terril de charbon plus léger qu un oiseau» de l artiste Stéphane Thidet [repr. p. 69] monument instable et éphémère fonctionne ici comme une réponse à la peinture de Lesage. Pour Thidet, il est «avant tout un tas, une forme sculpturale primitive, un geste premier de la sculpture. Un tas de confettis noirs, comme les cendres d une fête» Il dit avoir souhaité «partir de la légèreté pour en arriver à la forte pesanteur 8». Autre réponse aux motifs géométriques de Lesage, à son imagination cosmopolite féconde nourrie d influences égyptiennes, persanes, chinoises et assyro-chaldéennes : les sculptures céramiques de l artiste autrichien Elmar Trenkwalder [repr. p. 45]. Ses sources d inspiration seraient à chercher dans les circonvolutions et les débordements de l architecture baroque et néo-classique ainsi que dans des sculptures érotiques qu on peut trouver sur certains temples asiatiques ou indiens. À l encontre de Lesage, Trenkwalder prend plus de recul par rapport à ses œuvres pour être pris entièrement au sérieux c est peut-être notre époque qui veut ça mais ses sculptures, sortes d architectures fantasmatiques érotisées qui entrelacent espaces intérieurs et extérieurs, ne se veulent pas non plus transgressives. La beauté seraitelle ici le dernier rempart contre l horreur 9? Les assemblages de Trenkwalder ornés de gargouilles et d autres formes composites difficilement identifiables, jouant sur l indistinction entre l humain et l animal et qui ne sont pas sans rappeler les Vögeli 10 d Adolf Wölfli, peuvent être également mis en rapport avec d autres objets rituels ou religieux (cf. le masque de Giovanni Battista Podestà [repr. p. 108], le «totem» de Camille Renault [repr. p. 85], le stupa [repr. p. 22], 6. Philippe Dereux, op. cit., p Frédéric Paul, «De haut en bas et de bas en haut, Augustin Lesage et Elmar Trenkwalder, rencontre de deux alchimistes», in Augustin Lesage Elmar Trenkwalder. Les inspirés, cat. exp., Paris / Lyon, La Maison rouge / Fage Éditions, 2008, p Stéphane Thidet, dans un mail à l auteur. 9. Béatrice Steiner, art. cité, p Des dessins d oiseaux très sommaires, qu on retrouve ailleurs dans l œuvre de Wölfli, avec toutes les connotations sexuelles que cet élément récurrent comporte habituellement. 139

65 les coiffes portées pendant des rituels d initiation [repr. p. 109]), d autres élévations de toutes sortes (cf. la tour de Yuri Vassilievitch Titov [repr. p. 24], empreinte d un délire mystique). Mais on devrait plutôt parler des religions au pluriel, car les objets exposés se font l écho de l œcuménisme social présent dans l œuvre grandiose du facteur Cheval, qui n a pas hésité à intégrer dans son Palais une mosquée «Allah et ses jardins de délices. Mosquée» et des phrases comme «Pour les hommes de bien tous les peuples sont frères. Notre devise à nous est de les aimer tous». Le bénitier ici exposé [repr. p. 32] est un autre objet en rapport plus explicite avec le Palais lui-même, les modelages protubérants d oiseaux, figures humaines et animaux qui ornent et composent ses murs : «En effet, le facteur ne taillait pas la pierre, il la complétait souvent, au mortier de chaux, et sculptait ainsi têtes, queues, ce qui lui semblait nécessaire pour obtenir la figure désirée 11.» Ces éléments architecturaux issus de contextes géographiques et historiques très différents invitent également à réfléchir sur l éphémère, à la dimension temporaire, sur la destruction imposée par le temps. Comme le facteur Cheval, A.C.M. ramasse et collectionne des objets en voie de désagrégation qu il trouve dans son village. L œuvre d A.C.M. [repr. p ], ce sont des architectures, peuplées de bêtes et de figures humaines, composées d éléments hétérogènes, des prélèvements issus de machines étrangères les unes aux autres réveils, transistors, interrupteurs, tous débris de la technologie moderne de notre civilisation, qu il colle avec une petite pince ou visse sur des carcasses de machines à écrire : temples indiens ou architectures baroques, tours de Babel ou nouvelles machines dont la fonction reste indéterminée. Certaines œuvres évoquent des navires échoués au fond des océans, rongés par l eau de mer, ou des objets organiques, dont la forme pourrait s amplifier indéfiniment, par l ajout de nouvelles greffes, de nouvelles strates. La surface de ces assemblages se transforme et parfois se désagrège à cause de l action de l acide que l artiste utilise à tous les stades de la construction. Elle recueille les effets texturaux, l empreinte du temps, comme une peau. L acide, mélangé à de l enduit et de la limaille, forme une pellicule corrosive qui unifie les faces / parois en même temps qu elle les fragilise. Entre «violence sur la matière et création des formes», A.C.M. construit tout en déconstruisant, dans un mouvement dialectique complexe, comme s il souhaitait mettre en scène des forces antinomiques, maintenir un équilibre entre elles. Le hasard y joue un grand rôle car l artiste ne peut pas anticiper les modifications de texture provoquées par l acide ; la forme finale lui échappe. Ce tout organique impose donc son autonomie. La fragilité méditative, la lenteur, le passage du temps, on les retrouve dans les sculptures du photographe allemand Dieter Appelt [repr. p. 25], perché nu au sommet de sa tour, comme le facteur, photographié au sommet de son Palais, mais aussi dans les accumulations que représentent les images architecturales de l artiste tchèque Zbyn k Semerák [repr. p. 42], dans les villes imaginaires gravées à l eau-forte de Victorien Sardou [repr. p. 54] ou les cathédrales de Marcel Storr [repr. p. 57] qui, 11. Pierre Constant, «La restauration du Palais idéal du facteur Cheval», in Jean-Pierre Jouve, Claude et Clovis Prévost, Le Palais idéal du facteur Cheval. Quand le songe devient réalité, Hédouville, ARIE, 1994, p. VI

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