L augmentation du trafic poids lourds sur la R.N. 57 devient préoccupante.

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1 N 60 Octobre ,80 Le premier mercredi du mois Mensuel d information des cantons de Montbenoît, Mouthe, Levier, Pontarlier, Vercel et du Jura voisin Le dossier L eau du Mont d Or en route vers la commercialisation Lire en p. 9 à 13 L événement Frontière franco-suisse : et passent les camions - Robert Droz-Bartholet attend les dernières autorisations administratives pour une exploitation de la source. - Une usine d embouteillage aux Longevilles? - Les dernières étapes à franchir. p. 4 et 5 L augmentation du trafic poids lourds sur la R.N. 57 devient préoccupante. À tel point que tous les matins, d interminables files de camions ralentissent le trafic. Retards, dépassements dangereux sur file montante, blocage de l activité des transporteurs locaux Tout concourt à générer l exaspération des usagers. La topographie des lieux impose des investissements lourds pour aménager le site. La question de la déviation des Tavins, en réflexion, doit également être prise en compte dans ce dossier complexe. Pour l instant, la réalité est bien là : les bouchons s accumulent à la frontière. Les Fourgs Centre-ville p. 22 Platex poursuit sa conquête du monde L entreprise des Fourgs fait partie des trois premiers fabricants mondiaux de plateaux. Un agrandissement des locaux est en cours. Pas de délocalisation prévue. p. 7 Lifting pour le Grand Cours La mairie de Pontarlier veut redonner à parc public une position centrale en cœur de ville. Les travaux débutent. Tourisme p. 26 Un village de vacances à Chapelle L Accueil montagnard sera réhabilité et transformé en village de vacances d une capacité de 200 lits. Une bouffée d oxygène. Rédaction et publicité : Les Éditions de la Presse Pontissalienne - B.P bis, Grande rue MORTEAU CEDEX - Tél Fax :

2 2 Éditorial Intérêts Des hommes passionnés jaillissent les idées les plus constructives. Robert Droz-Bartholet, pharmacien de son état qui a exercé sa carrière à Métabief, travaille depuis bientôt 10 ans sur un projet qui lui tient à cœur : la source qui prend naissance sous le tunnel ferroviaire du Mont d Or. Persuadé que ce précieux liquide avait un caractère de pureté propre à la consommation, voire à une commercialisation, il a donné sans compter de son temps - et de son argent - pour mener à bien des études très poussées qui l ont conduit à confirmer ses premières intuitions. Depuis trois ans maintenant, il parcourt les couloirs de toutes les administrations concernées par le sujet pour obtenir le sésame qui lui permettrait de confier l exploitation de cette source à un distributeur. Seulement, tout le monde ne perçoit pas la démarche de l entrepreneur du même œil. Pensant que l initiative de M. Droz-Bartholet ne pourra servir que des intérêts privés, certains responsables politiques ou administratifs de la région s accaparent sans vergogne tout le travail préparatoire fait par le pharmacien. Aujourd hui, ils tentent de le dissuader de mener à bien son projet de commercialisation, tout cela au nom de l intérêt général censé primer sur les intérêts particuliers. Cet intérêt général voudrait qu on profite des études de M. Droz- Bartholet pour tirer parti de cette source en vue d alimenter le réseau en eau potable pour les habitants du secteur. En élargissant leur réflexion, ces élus locaux et ces pontes de l'administration devraient comprendre que dans cette affaire, les intérêts privés rejoignent bien vite l'intérêt général. Une usine d embouteillage et une large commercialisation de l eau du Mont d Or feraient 100 fois plus pour le secteur en matière de notoriété, d emploi et de tourisme que tout ce qui a été entrepris depuis des décennies. Hélas, tout le monde ne semble pas vouloir raisonner à cette échelle.! Jean-François Hauser est éditée par Les Éditions de la Presse Pontissalienne, S.A.R.L. de presse Directeur de la publication : Thomas COMTE Directeur de la rédaction : Jean-François HAUSER Directeur commercial : Éric TOURNOUX Directeur artistique : Olivier CHEVALIER Rédaction : Frédéric Cartaud, Thomas Comte, Gilliane Courtois, Jean-François Hauser. Imprimé à I.P.S. - ISSN : Dépôt légal : Octobre 2004 Commission paritaire n 0202 I Crédits photos : La Presse Pontissalienne, Compagnie de la Lune bleue, Des livres et vous, Famille Pecclet, Haut-Doubs Judo, Janine Jousson, Music Arts. La Presse Pontissalienne 5 bis, Grande rue - B.P MORTEAU CEDEX Tél. : Fax : L actualité bouge, les dossiers évoluent. La Presse Pontissalienne revient sur les sujets abordés dans ses précédents numéros, ceux qui ont fait la une de l actualité pontissalienne. Tous les mois, retrouvez la rubrique Retour sur info. Les travaux de construction de la nouvelle gendarmerie de Montbenoît viennent de débuter, en septembre. Ils se termineront dans un an, en septembre Les 5 militaires de la brigade peuvent se préparer à quitter leurs locaux actuels exigus et inadaptés, pour aménager dans un bâtiment qui répondra mieux à leurs attentes professionnelles. Ce projet prévoit la création d un petit immeuble de trois étages et de 6 appartements pour loger les représentants des forces de l ordre. Un bâtiment administratif nécessaire à leur exercice sera également créé. Cela faisait plusieurs années que les gendarmes de Montbenoît souhaitaient la construction d une nouvelle caserne, car les conditions d accueil qui n avaient pas changé depuis 1977 avaient tendance à Retour sur info Le pavillonneur de Doubs sous les verrous dissuader les militaires de venir prendre leurs fonctions dans cette partie du Haut- Doubs. Il aura fallu 3 ans pour que ce projet piloté par la communauté de communes du canton de Montbenoît aboutisse. Le dossier entrepris rapidement par la collectivité a traîné longtemps en consultation à la direction nationale de la gendarmerie avant que l institution ne donne son feu vert pour le chantier. Le coût de cette opération est de 1,147 million d euros pris en charge par la communauté de communes qui bénéficie également de subventions d État et du Conseil général. Sans attendre, la communauté de communes vient de mettre en vente les locaux de l actuelle gendarmerie qui seront disponibles en septembre 2005.! Début septembre, le Tribunal de Grande Instance de Besançon a prononcé un an de prison ferme dont 6 mois avec sursis et mise à l épreuve à l encontre de deux pavillonneurs véreux qui ont créé la société M.A.G.S. à Doubs en juillet Cette décision judiciaire met un terme à une affaire dont La Presse Pontissalienne s était fait l écho dans son édition en retraçant les déboires de plusieurs particuliers qui avaient signé des contrats avec cette société. Une propriétaire avait mis en évidence les nombreuses malfaçons dans sa maison construite sur une ancienne décharge. Au total, 27 plaintes ont été déposées contre cette entreprise dont la durée de vie n a pas excédé les deux ans puisqu elle a cessé son activité en juin Pendant ce laps de temps, cette société a réalisé 8 pavillons sur 26 contrats de constructions signés à Doubs, Grandfontaine, Désandans, et Pompierre-sur- Doubs. À chaque fois, le scénario employé était le même. Les acquéreurs se laissaient séduire par une offre immobilière à bas prix proposée par cette société, défiant toute concurrence. Le tarif était la première motivation dans leur démarche d investissement, mais il était trop tard quand ils se rendaient compte des malfaçons. De réclamations en réclamations, pour obtenir réparation, ils se retournaient légitimement contre le promoteur qui finissait par répondre aux abonnés absents. Classique. Le préjudice est moral et financier pour les acquéreurs dans la plupart de ces affaires qui se terminent devant la justice.! La gendarmerie de Montbenoît prête pour septembre 2005 Des disques pour éviter le topic Le stationnement au centre-ville est un problème récurrent même si Pontarlier reste l une des rares villes où il est gratuit comme le soulignait Patrick Genre le 20 septembre dernier à l occasion du lancement d un nouveau disque de stationnement. Initié dans le cadre de l opération Cœur de ville, ce projet associe différents partenaires qui participent à son financement : État (20 %), Ville (55 %) Région (5 %) et les deux associations de commerçants du centre-ville (20 %) qui montrent une nouvelle fois leur volonté de travailler main dans la main. Diffusés à exemplaires, les disques sont distribués gratuitement par les commerçants. Ils sont également disponibles à l office de Tourisme et en mairie. Cette opération vise à optimiser la rotation du stationnement sur le centre-ville. L objectif est de sensibiliser les Pontissaliens sur le nonrespect de la zone bleue. Ces comportements pénalisent les commerçants, indique l adjointe Arlette Richard. Ce disque doit servir à quelque chose. C est un moyen de rappeler aux commerçants qui occupent ces places qu elles sont celles de leurs clients, souligne François Chauvin, vice-président de Commerce Pontarlier Centre. Société de communication oblige, l une des faces du disque reprend le visuel de la carte Altitude. Une façon de donner une image positive du commerce pontissalien, confirme Philippe Laval de la carte Altitude. En revenant sur le problème des parkings au centre-ville, Patrick Genre rappelle l existence de plus de places de stationnement libre et 718 en zone bleue. En matière de contrôle, il préconise aux agents de la police municipale d appliquer la règle avec philosophie. Au premier passage, ils constatent l infraction et si au second passage la situation n a pas changé, alors ils verbalisent. L an dernier, sur les timbres-amendes distribués, se rapportaient au stationnement dont en zone bleue.!

3 Édition Spéciale limitée à 1000 exemplaires. Jusqu au 15 novembre, le grand canapé 3 places (L. 235 x H. 78 x P. 101) design Sylvain Joly : v au lieu de v (assises mobiles et têtière en option). Cuir Cayenne miel, vachette fleur corrigée pigmentée mat (ep. 1,8-2 mm), tannage minéral, 7 coloris (existe aussi dans 8 qualités de cuirs exclusifs et plus de 67 coloris), coutures contrastées. Assises et dossiers couette 100% plumes sur âme de mousse. Structure hêtre massif, multiplis et panneaux de particules, suspension sangles élastiques entrecroisées. Piètement hêtre massif. Financez votre achat pour 150 w / mois. Pour un achat de w, apport personnel de 865,49 w. 13 mensualités de 150 w au taux effectif global annuel fixe de 6,062 %. Coût total du crédit : 65,49 w. Coût total de l achat à crédit : 2 815,49 w. Barèmes et conditions en vigueur du 1 er juillet au 31 décembre Hors assurance facultative. Offre valable à partir de 500 v de crédit et apport personnel. Après acceptation du dossier de crédit lié à une vente par SOFINCO - SA au capital de v RCS Paris - 27, rue de la Ville l Évêque PARIS. Offre réservée aux particuliers. ESPACE VALENTIN CENTRE - BESANÇON GUILDINVEST RCS VERSAILLES B Photo non contractuelle. ANNIVERSAIRE 2 ÈME PAIRE POUR 1 DE PLUS Pour voir deux fois plus beau, une deuxième paire de lunettes à votre vue, pour seulement 1 de plus. Exemple : OSIRIS Existe en largeurs 90, 140, 160, 180 et longueurs 190, 200 ou 210. Matelas 100% Eole Air 7 zones. Face hiver Chameau et Soie. Face été fibre anallergique. Coutil 29% polyester - 38% coton 33% polyamide traité Sanitized. Hauteur 21 cm - en 160x F Sommier lattes multiplis sur rotules double étage. Grand appui dorsal.têtière oreiller. Relevage pied sommeil + relaxation. Coupe courant et remise à zéro. Hauteur 15 cm - en 160x F Jusqu au 23 octobre F l'ensemble en 160x200 DDB Nouveau Monde AVEC TRÉCA, DUNLOPILLO, SIMMONS, ANDRÉ RENAULT, ÉPÉDA *Offre valable jusqu au 31/12/2005, non cumulable avec d autres avantages et promotions en cours : pour l achat d une monture + 2 verres correcteurs d un minimum de 150 pour les adultes, 79 pour les enfants, sur une sélection de montures + verres blancs unifocaux organiques Krys 1.5, de -6 à +6, cylindre 2, même correction que la 1ère paire. OPTIQUE - SURDITÉ GILLET 4, Rue Docteur Grenier Tél Les Grands Planchants (Face Vive le Jardin)

4 4 L événement L ÉVÉNEMENTÇa bouchonne de plus en plus à la frontière Avec l intensification du trafic routier, le passage au poste frontière de La Ferrière-sous-Jougne se traduit plusieurs fois par semaine, le matin notamment, par d interminables bouchons. Retards, dépassements dangereux sur file montante, blocage de l activité des transporteurs locaux. Tout concourt à générer l exaspération des usagers qui prennent parfois de gros risques. Équation à multiples problématiques, la régulation des flux passe par une concertation entre deux pays et plusieurs administrations. La topographie des lieux imposerait, si aménagement il y a, des investissements lourds. Toute réflexion sur le sujet doit également prendre en compte la question de la déviation des Tavins dont personne ne connaît encore le tracé exact et ne peut encore moins prédire la date d exécution. Dossier complexe. CIRCULATION Des pointes à 900 camions par jour Un problème difficile à résoudre La concentration des flux à la douane de La Ferrière résulte de multiples paramètres : topographie encaissée, augmentation du trafic, formalités douanières à remplir, réglementation en matière de circulation, infrastructures inadaptées. Ici se superpose un véritable maelström de problématiques. Enquête. A h, si les Suisses rentraient dans l espace Schengen synonyme de libre circulation des marchandises et des personnes. Fini les longues files d attente. On peut rêver mais rien aujourd hui n indique que les choses évoluent dans ce sens. Au-delà de la question politique, tout laisse supposer une évolution encore plus problématique de la situation. En arrivant à la douane, les camions empruntent une voie centrale qui leur est réservée. À proximité du poste, ils bifurquent à gauche sur la plateforme de dédouanement. Avec l augmentation du trafic routier, la file d attente tend à s allonger de plus en plus si bien qu au terme de la voie de dégagement en amont, les camions se retrouvent sur la file descendante avec les autres véhicules. Le phénomène se produit plusieurs fois par semaine, le lundi matin par exemple où frontaliers et poids lourds empruntent la même route. Las d attendre, de nombreux frontaliers prennent alors le risque de doubler la longue file de camions en empruntant la voie montante. Je m inquiète car si la situation persiste, un beau jour on aura un mort. Cette question du stationnement soulève un vrai problème de sécurité, lance Michel Morel, le maire de Jougne qui sait de quoi il parle en étant lui-même frontalier. Plusieurs raisons expliquent l augmentation significative du nombre de P.L. circulant sur la R.N. 57. La fermeture provisoire du tunnel du Mont Blanc suite au terrible accident de sinistre mémoire a détourné sur Vallorbe une partie du trafic transalpin. Certains transporteurs qui passaient par Bâle descendent maintenant jusqu à la R.N. 57 pour limiter le coût de la taxe sur la circulation des poids lourds en Suisse fixée en fonction du tonnage et la distance parcourue. / Monsieur Meuble vous offre la possibilité de gagner plusieurs fois : la 1 ère fois en grattant le bulletin jeu qui vous sera remis en magasin, la 2 ème en participant au tirage au sort en magasin et la 3 ème au grand tirage national. Visuels non contractuels UNE CROISIÈRE DE RÊVE sur le Queen Mary II DES APPAREILS PHOTOS NUMÉRIQUES PHILIPS DSC2000 K DES ALBUMS PHOTOS DES BONS DE RÉDUCTION

5 L événement 5 / Viennent également densifier ce flux, les différents transporteurs du Haut-Doubs qui livrent des pondéreux sur les chantiers suisses. Personne ne pouvait prévoir cet afflux. Dans les années 80, les Suisses ont financé entièrement l aménagement de la plate-forme qui se trouve au 2/3 sur France. Prévue à l époque pour absorber un trafic de 300 camions par jour, elle semblait surdimensionnée. Aujourd hui, on arrive à des pointes de 950 L a douane n est qu un des maillons d une problématique qui doit prendre en compte de multiples facteurs participant à l engorgement observé souligne Benoît Godart, chef divisionnaire des douanes de Pontarlier dont dépend le poste de La Ferrière-sous-Jougne. Rappelant que ses services n ont pas compétence pour régler la circulation sur la R.N. 57, il est néanmoins conscient du ralentissement occasionné par le passage de la frontière. On doit gérer une densité de trafic poids lourds en constante augmentation. On était à 200 sont camions par jour en Ce chiffre est passé à 364 en 2001 et aujourd hui on est à plus de 600 passages Un beau jour, on aura un mort. camions par jour. Le maire de Jougne estime qu une extension de cette infrastructure pourrait améliorer les choses. On serait prêt à jouer le jeu en mettant le terrain à disposition. Resterait à régler l épineuse question du financement. Une telle opération relèverait d une action interministérielle voire internationale, précise Jean-Louis Chauvin, le chef de la subdivision de l Équipement à Pontarlier. La Suisse n étant pas dans l espace Schengen, le franchissement de la frontière impose toujours un contrôle des marchandises et des personnes, mission menée au quotidien par les services douaniers suisse et français. Au poste de La Ferrière, tout est mis en œuvre pour tenter d améliorer la fluidité d un trafic poids lourds en constante augmentation. dans les 2 sens. Les choses risques d évoluer encore à la hausse car les Suisses projettent de mettre en place une plate-forme intermodale à Chavornay. Vu la configuration des lieux, on arrive vite à saturation, surtout quand on y rajoute les flux de frontaliers. 48 fonctionnaires sont rattachés au poste de La Ferrière, 40 sont affectés à la surveillance et les 8 autres aux opérations commerciales, c està-dire aux modalités de dédouanement. On veille à fluidifier les flux mais nos marges de manœuvre extrêmement réduites. Pour faciliter le passage des poids lourds effectuant des vaet-vient réguliers comme les grumiers ou les L hypothèse d une plate-forme de délestage sur le parking des Tavins avec un feu de régulation figure également parmi projets. Se poserait une nouvelle fois le problème de prise en charge, de gestion de cet équipement et de la cohabitation en hiver avec les skieurs de la Piquemiette. Tout aussi complexe à mettre en œuvre, une adaptation des horaires du bureau de dédouanement pour éviter la sur-fréquentation liée au passage des frontaliers. Benoît Godart, le chef divisionnaire des douanes transporteurs de pondéreux, des démarches simplifiées ont été mises en place. Le trafic de transit fait l objet d une procédure informatisée. Ceux qui travaillent à l export ou à l import doivent toujours s astreindre à des opérations de dédouanement plus compliquées mais en conformité avec la réglementation qu impose l entrée ou la sortie d un pays qui ne fait pas partie de l espace Schengen. On a également aménagé une voie de circulation rapide sur la plate-forme de dédouanement pour faciliter le trafic argumente le chef divisionnaire qui reconnaît qu à ce niveau-là, des améliorations sont possibles. Aux usagers qui suggèrent l idée de commencer plus tôt les opérations de dédouanement afin d éviter par exemple une convergence avec les flux de frontaliers, Benoît Godart rétorque : Un changement d horaires n y changerait rien. Il ne faut pas oublier qu en Suisse, la circulation des P.L. est interdite de 22 heures à 5 heures En France, cette interdiction s applique le week-end du de Pontarlier croit peu en l efficacité d une extension des plages horaires à cause notamment des contraintes liées aux règles de circulation des camions en France comme en Suisse. On s efforce plutôt d assouplir les procédures, de cibler plus efficacement les contrôles. Intervenir au niveau de la route en rallongeant la voie centrale perturberait l accès à la R.N. 57 par les routes secondaires qui s y rattachent au niveau de La Ferrière et du hameau des Piquets. L Équipement n est pas très chaud pour des travaux immédiats et d importance d autant plus qu il doit au préalable gérer une recrudescence d accidents survenus un peu plus en amont. Jean-Louis Chauvin va d ailleurs tout mettre en œuvre pour commander une étude de sécurité sur toute la partie sud de la R.N. 57. Elle incorporerait naturellement la gestion des V.L. et P.L. à la douane. Les perspectives sur l évolution du trafic ne sont guère rassurantes. Ça risque encore d augmenter avec la prochaine construction d une plate-forme intermodale à Charvornay. Maigre consolation, la fermeture en octobre prochain du service des opérations commerciales au poste de la frontière n entraînera aucun transfert de trafic d après Benoît Godart. Les opérations seront traitées directement avec le C.R.D. (Centre Régional de Dédouanement) de Pontarlier.! F.C. Arrivés à proximité du poste de douane, les poids lourds bifurquent à gauche pour rejoindre la plate-forme. DOUANE 8 agents affectés au dédouanement Un changement d horaires n y changerait rien Les opérations de contrôle de marchandises ne sont pas systématiques. On fait énormément de ciblage, explique Benoît Godart. samedi à partir de 22 heures jusqu au dimanche minuit. On pourrait ajouter les temps de repos imposés aux chauffeurs qui profitent souvent de la plate-forme pour passer la nuit. Pour info, les bureaux sont ouverts de 8 heures à 17 h 30 pour le dédouanement et de 6 heures à 22 heures pour le transit. Bonjour le schmilblic!! TRANSPORTEURS LOCAUX 20 % du trafic global Tous les trafics dans la même file La politique protectionniste suisse en matière d ouverture de carrières a permis le développement d un important marché de livraison de pondéreux du Haut-Doubs vers les chantiers suisses. Ces transporteurs qui n ont pratiquement plus à s arrêter au passage de la frontière se retrouvent souvent coincés derrière d autres camions contraints de remplir des formalités douanières. Une situation pénalisante d un point de vue économique et qui participe au ralentissement de circulation. Pour Raymond Pillod à gauche et Dominique Arnoux, la solution à leur problème d attente passe par une distinction des trafics. I l faut différencier le transport local et international. Le premier représente une part non négligeable du trafic global, de l ordre de 20 % selon les estimations des services douaniers. Sur toutes les carrières du secteur, il y a pratiquement une cinquantaine de semis qui effectuent 3 à 4 rotations quotidiennes, indique Dominique Arnoux qui dirige l entreprise Codotrans spécialisée dans l affrètement de transport de pondéreux pour le compte de la société des carrières du Haut-Doubs, laquelle exploite le site de Chaffois. Ces transporteurs bénéficient de procédures simplifiées. Un camion qui sort de la carrière est déjà considéré comme dédouané. Ils ont également investi dans l achat d appareils leur permettant de s affranchir automatiquement au passage du poste de douane de la taxe sur la circulation des poids lourds en Suisse, la R.P.L.P. Au final, on n a aucune autre formalité à effectuer que celle de déposer les tickets de pesée dans une boîte à lettres, opération qui se fait d ailleurs sans sortir du camion. Malgré toutes ces mesures, ces échanges transfrontaliers restent logés à la même enseigne que les autres 3 heures d attente par semaine et par chauffeur. transports. On subit de longs temps d attente notamment le mardi et le jeudi matin. Il n est pas rare que les camions soient mobilisés 1 h 30 à la douane. En moyenne, on peut évaluer à 3 heures d attente par semaine et par chauffeur confirme Raymond Pillod, transporteur basé aux Granges-Narboz qui intervient aussi sur ce marché d approvisionnement en pondéreux. Le problème se répercute sur l activité de ces entreprises qui rémunèrent les temps d attente de leurs chauffeurs au même titre que les heures où ils circulent réellement. Nos commanditaires suisses râlent à cause des retards de livraisons sur les chantiers. On arrive parfois trop tard pour charger les camions à la carrière, qui effectuent leur première rotation dès l ouverture de la douane suisse à la circulation des P.L. à 5 heures du matin. À cela s ajoute le problème de la plate-forme de dédouanement. Aux dires des transporteurs, elle est certains jours saturée au point que la voie de circulation qui leur est réservée soit également bloquée par des camions mal garés. Que faire? La recherche d une solution passe par une distinction des trafics. L idée d une plate-forme de régulation aux Tavins semble une bonne alternative d autant plus que nos travaillons essentiellement d avril à décembre. Dans l état actuel des choses, il faudrait pouvoir emprunter la même voie descendante que les voitures et bifurquer directement au niveau de la frontière. On ralentirait un peu la circulation des voitures mais on fluidifierait également la longue file centrale, ce qui sécuriserait la circulation à l amont. On reste ouvert à toute table ronde pour apporter nos témoignages.!

6 6 L événement INFRASTRUCTURE Idée d une plate-forme de régulation aux Tavins On souhaite étudier l insécurité Des aménagements routiers sont-ils envisageables pour fluidifier et sécuriser davantage l accès au poste de douane? À Pontarlier, les services de l Équipement ont bien quelques hypothèses de travail sur une question qui constitue un élément parmi d autres à intégrer dans une approche sécuritaire plus globale. L es données montrent une progression régulière du trafic poids lourds mais qui reste inférieure à la moyenne nationale. On est tout à fait conscient de cette saturation au niveau de la douane qui génère en amont des situations infractionnelles et dangereuses de dépassement. Cette problématique n est pas nouvelle. Elle prend cependant une tournure de plus en plus difficile à gérer, commente Jean-Louis Chauvin, le chef de la subdivision de Pontarlier-Levier. Comment réagissent les services de l Équipement par rapport au problème? Ils s appuient d abord sur une statistique qui ne révèle pas, pour l instant, Il n existe pas à court terme de solution toute faite. d accident consécutif à ces dépassements sur la voie montante. Pour fluidifier le trafic, on peut soit intervenir au niveau de la plate-forme existante dont une éventuelle extension ne dépend pas de l Équipement, soit agir sur la route, ce qui est de notre compétence. Plusieurs hypothèses sont envisageables. Celle du rallongement de la voie centrale avec une suppression d une des voies montantes est peu plausible. Elle obligerait d une part à couper les accès sur La Ferrière et le hameau des Piquets et d autre part supprimerait toute possibilité de doubler les camions avant la 2 X 2 voies des Hôpitaux. La création d une plateforme de régulation sur le parking des Tavins équipée d un feu régulant l avancée des camions reste d actualité. On est au stade d un avant-projet qui soulève lui aussi des réticences et des interrogations. Il serait nécessaire d étudier plus précisément les trafics, d établir un diagnostic. La réflexion doit également prendre en compte le projet de la déviation des Tavins. Il n existe pas à court terme de solution toute faite. Il ne faut pas vouloir réagir trop vite. Aujourd hui, on est alerté au premier plan par la sécurisation de certaines parties de ce tronçon entre Jougne et Vallorbe. La D.D.E. va prochainement procéder à un réaménagement de tout l aspect signalisation et affectation des voies. La double voie montante pourrait par exemple faire l objet d une matérialisation à brève échéance. Il Jean-Louis Chauvin tient à replacer le point noir de la douane dans une approche d aménagement plus large. est également prévu de poser une nouvelle couche de surface sur les sections les plus sinueuses. Ces travaux renforceront la sécurité mais ne résoudront pas les problèmes liés aux comportements des conducteurs imprudents. D ici 2005, on devrait aboutir à la commande d une étude précise de l insécurité sur la R.N. 57 entre le rond-point de l Alliance et La Ferrière. Cette action incorporerait la gestion des flux au niveau de la douane.! État-civil de septembre NAISSANCES 21/08/04 Killian de Jean-Daniel CHE- NEVEZ, banquier et de Stéphanie LON- CHAMPT, éducateur spécialisé. 21/08/04 Fiona de Ismaël MOLLIER, bijoutier et de Tiphaine GADAT, bijoutière. 22/08/04 Elora de Arnaud PONCET, frigoriste et de Anne BROCARD, aide-soignante. 22/08/04 Estéban de Loïc ESPOSITO, infirmier et Aurélie GUYON, infirmière. 22/08/04 Abdullah de Franck NICOLIN, responsable assurance qualité et de Mariam LAMRABET, étudiante. 23/08/04 Mathias de Jérôme MARTIN, ouvrier et de Raphaële LABOUREY, serveuse. 23/08/04 Jean de Pierre ROUSSET, métreur en travaux publics et de Anne- Sophie OUDOTTE, sans profession. 23/08/04 Zia de Frédéric DORNIER, maçon et de Anne-Sophie AYMONIER, sans profession. 25/08/04 Suzanne-Natacha de Piotr OLCHOWICZ, cuisinier et de Magdalena ZWIERZYNSKA, sans profession. 26/08/04 Maud de Catherine OGLIOT- TI, agent d entretien. 26/08/04 Yohan de Stéphane POU- CHOULOU, technicien forestier et de Anne WAGNER, enseignante. 27/08/04 Sidonie de Jean-Félix MAR- GUET, électricien et de Angélique BILLOD, sans profession. 28/08/04 Chloé de Sébastien BEZ, agriculteur et de Laëtitia BONNET, hôtesse de caisse. 28/08/04 Adem-Fettah de Ramazan CEKEREK, manœuvre et de Keziban CEKE- REK, sans profession. 28/08/04 Anna de Pascal FRANCISCO, aide médico-psychologique et de Delphine MINARY, aide éducatrice. 27/08/04 Evan de Jérôme BOURGEOIS, artisan menuisier et de Marie-Laure ERBS, assistante d'entreprise. 29/08/04 Enzo de Elvedina JUKANO- VIC, sans profession. 30/08/04 Florine de Christophe MAHE, opérateur et de Sabine TERRAZ, employée commerciale. 30/08/04 Arthur de Laurent POTOT, cuisinier et de Christelle LANGE, serveuse. 30/08/04 Kardelen de Huseyin SENGUL, ouvrier et de Meryem CEVIKBAS, sans profession. 30/08/04 Isis de Philippe RASINA, ouvrier et de Laurence LACAILLE-LEVESQUE, sans profession. 30/08/04 Baptiste de Julien POURCHET, chauffeur routier et de Emilie PATOIS, infirmière. 30/08/04 Nathan de Alain BASSENNE, décolleteur et de Anne-Gaëlle KON- DRYSZYN, enseignante. 30/08/04 Juliette de David DROZ-VIN- CENT, électricien et de Angélique BEUQUE, aide à domicile. 30/08/04 Maxime de Cyrille CHALU- MEAU, directeur et de Séverine LABAR- RE, sans profession. 31/08/04 Oriane de Jean-Marie DUBOZ, agriculteur et de Christine BOURDY, ouvrière. 02/09/04 Titouan de Laurent GAIFFE, menuisier et de Christine MULLER, maroquinier. 02/09/04 Thibaut de Emmanuel DAU- PHIN, conducteur d engins et de Laetitia HUOT-MARCHAND, aide médico-psychologique. 02/09/04 Noélie de Samuel LANDRY, informaticien et de Stéphanie PETIT-MAI- RE, secrétaire. 02/09/04 Lucie de Jean-François BLON- DEAU et de Karin DUFOSSE, laborantine. 03/09/04 Clara de Laurent POURCE- LOT, maçon et de Elodie FAIVRE-PIER- RET, ouvrière. 03/09/04 Mikail de Seyfullah KALKAN, soudeur et de Perihan DEMIREL, adjointe de direction. 03/09/04 Dorian de Frédéric OUDET, traiteur et de Natacha RAGUIN, employée. 04/09/04 Fatih de Mustafa DIKYAR, mécanicien et de Zeynep KARKIN, opératrice. 05/09/04 Louis de Frédéric SIMON, mécanicien-outilleur et de Lydia BRENET, secrétaire médicale. 05/09/04 Johanna de André BODES- COT, charpentier et de Laurence DELO- BELLE, sans profession. 06/09/04 Inésia de Frédéric RUFENACHT, menuisier ébéniste et de Clotilde MAR- GUET, vendeuse. 04/09/04 Julien de Sylvain BRIGOLLE, agent d entretien et de Gaëlle BERTON- CINI, sans profession. 06/09/04 Amy de Nicolas BAILLY-SALINS, dessinateur programmeur et de Magalie ROBBE-GRILLET, ouvrière. 07/09/04 Marc-Antoine de Pierre PICOT, routage et de Anne-Lise HENAF, auxiliaire de puériculture. 08/09/04 Fabian de Frédéric AYMONIN, technicien outilleur et de Evelyne VIEN- NET, agent administratif. 08/09/04 Clarade Didier PELLEGRINI, magasinier et de Marie GERBET, étudiante. 08/09/04 Léonie de Jonay LEPINE, exploitant agricole et de Anne-Claude GLEYZE, employée de maison. 08/09/04 Noa de Maurad GABTENI, opérateur régleur et de Aurélie PERRET-GEN- TIL, secrétaire. 09/09/04 Emilie de Hubert PERRIN, chef de chantier et de Fabienne PILLOT, attachée de comptabilité. 06/09/04 Sheyne de Linda JACQUES, serveuse. 09/09/04 Jean-Baptiste de Christophe MAUGAIN, technico commercial et de Annick DEVILLERS, enseignante. 09/09/04 Hugode Mickaël POUCHOL-BLAN- CHON, cuisinier et de Marie PORTAL, vendeuse. 09/09/04 Nino de Emmanuel COMBET- TE, conducteur routier et de Hassnae ER- RKHA, sans profession. 10/09/04 Lorisde Christian GRILLET, artisan et de Anne PELLEGRINI, infirmière. 11/09/04 Margaux de Serge DROVIN, chauffeur poids lourds et de Marielle SAL- VI, infirmière. 11/09/04 Emeline de Martial PAPON- NET, sans profession et de Laetitia ORLAN- DO, sans profession. 12/09/04 Aaron de Sébastien MATHIEU, éducateur sportif et de Muriel BAUDREY, éducateur sportif. 12/09/04 Pierre de Thierry CHARMIER, agriculteur et de Claire GUYON, animatrice. 13/09/04 Enzo de Charles HERTER, sans profession et de Ivona SEFER, sans profession. 13/09/04 Thomas de Christophe CAL- LEY, agent SNCF et de Vanessa LOUIS, assistante logistique. 13/09/04 Noé de Yannick JEUNET, technicien validation et de Magali GRILLET, assistante ressources humaines. 14/09/04 Lisa de Philippe BUGNET, enseignant et de sarah VERISSIMO, enseignante. 14/09/04 Hippolyte de Franck TARTA- RIN, conseiller principal d'éducation et de Mathilde AUBRY, professeur des écoles. 15/09/04 Hugo de Gérald SANNIER, opérateur de production et de Sandra SAL- DANHA, militaire. 15/09/04 Herminie de Rémi JOBARD, viticulteur et de Frédérique CHABLOZ, sans profession. 16/09/04 Grégory de Dominique MON- TAC, ouvrier et de Sonia ASMUS, sans profession. 17/09/04 Kévin de Claude HAAS, horloger et de Micheline VIOLLEAU, ouvrière. 17/09/04 Marine de Stéphane HUGUET, électro-mécanicien et de Sylvie MILAR- DO, assistante maternelle. 18/09/04 Félix de Alain BETTINELLI, ouvrier et de Inthila LUANGLATH, sans profession. 18/09/04 Léa de Xavier SANCHEZ, technicien et de Myriam GUILLOT, technicienne. 19/09/04 Killiann de Lionel JACQUIN, commercial et de Nathalie PAROLA, sans profession. 20/09/04 Romain de Sébastien BAHY, chef d'équipe et de Sandrine DOMINICIS, agent de fabrication. 17/09/04 Lana de Yvan ANGUENOT, mécanicien et de Sandra CHARPENTIER, sans profession. 20/09/04 Théo de Frédéric AMELOOT, opérateur en industrie et de Françoise BEZ, caissière. 20/09/04 Dylan de Antonio GERALDES, maçon et de Hélène DIOT, sans profession. 21/09/04 Clovis de Alain BERRARD, technicien et de Cécile SUTTY, employée de banque. 21/09/04 Eva de Rogério DUARTE, électricien et de Maryse JEANNEROD, secrétaire. 21/09/04 Adam de Olivier MENUT, ouvrier et de Anne-Claude MERCIER, aide-soignante. 22/09/04 Mathilde de Marc BARRAULT, enseignant et de Hélène MUSARD, enseignante. 23/09/04 Inès de David NOTARANGE- LI, ingénieur et de Gaëlle GUYON, sans profession. 23/09/04 Quentin de Jean-Louis MEN- DY, ouvrier et de Delphine KLEIN, infirmière. 24/09/04 Charles de Henri MESNIER, employé de banque et de Virginie DUVOIS, hôtesse de caisse. 23/09/04 Emma de Stéphane CHAGROT, pâtissier et de Emilie BESANCON-MATHIL, livreuse de pain. MARIAGES 28/08/04 Stéphane CHABOD, magasinier et Laetitia PUGIN, aide à domicile. 04/09/04 Alain CURLIER, chef de chantier et Marie-Martine CORDIER, restauratrice. 11/09/04 Nicolas MUYARD, exploitant agricole et Angéline POURCHET, employée libre service. 18/09/04 Sébastien BERNARD, sapeur pompier de Paris et Céline MASSON, opticienne. 18/09/04 Marc HILTBRUNNER, régleur sur machines à commandes numériques et Audrey LECLERC, aide-soignante. DECES 22/08/04 Joseph SALVI, 72 ans, retraité de la D.D.E., domicilié aux Hôpitaux Neufs (Doubs) époux de VIEUXMAIRE Jacqueline. 22/08/04 Cécile ALLEMANDET, 75 ans, sans profession, domiciliée aux Hôpitaux Vieux (Doubs) veuve de JOURNOT Claude. 24/08/04 Madeleine JACQUIN, 83 ans, retraitée, domiciliée à Frasne (Doubs) veuve de POIX Georges. 27/08/04 Anne-Marie FLEURY, 88 ans, sans profession, domiciliée à Doubs (Doubs) veuve de LAITHIER Marcel. 29/08/04 Andrée MARMIER, 86 ans, retraitée, domiciliée à Frasne (Doubs) épouse de BRESSAND Ernest. 31/08/04 Marie-Thérèse LIARD, 92 ans, retraitée, domiciliée à Vuillecin (Doubs), veuve de Maurice MICHEL. 05/09/04 Lucienne VIEILLE, 93 ans, retraitée, domiciliée à Avignon (Vaucluse) veuve de Georges ROUSSET. 06/09/04 Jean-Claude SOLDAVINI, 54 ans, menuisier-ébéniste, domicilié à Pontarlier (Doubs). 06/09/04 Jeanne POBELLE, 95 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs). 02/09/04 Jean-Robert FOREST, 59 ans, sans profession, domicilié à Pontarlier (Doubs). 07/09/04 Fernande INCLIN, 76 ans, retraitée, domiciliée à Morteau (Doubs) veuve de Somme NAVILLOD. 08/09/04 Hélène REGNIER, 79 ans, retraitée, domiciliée au Russey (Doubs) épouse de Henri GARGANI. 08/09/04 Marie-Louise GUINCHARD, 86 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs) célibataire. 09/09/04 Germaine GAILLARD, 87 ans, retraitée, domiciliée à Lods (Doubs) célibataire. 10/09/04 Ginette VIENNET, 67 ans, retraitée, domiciliée à Arc et Senans (Doubs). 10/09/04 Denise OUDET, 92 ans, sans profession, domiciliée à Pontarlier (Doubs) veuve de Eugène CLAUSSE. 10/09/04 Blanche CHUARD, 77 ans, sans profession, domiciliée à Pontarlier (Doubs) veuve de Marius MOUREAU. 11/09/04 Florence SUTTY, 44 ans, auxiliaire PTT, domiciliée à Jougne (Doubs) épouse de Michel GENAY. 09/09/04 Germaine GAILLARD, 87 ans, retraitée, domiciliée à Lods (Doubs) célibataire. 10/09/04 Ginette VIENNET, 67 ans, retraitée, domiciliée à Arc et Senans (Doubs). 10/09/04 Denise OUDET, 92 ans, sans profession, domiciliée à Pontarlier (Doubs) veuve de Eugène CLAUSSE. 10/09/04 Blanche CHUARD, 77 ans, sans profession, domiciliée à Pontarlier (Doubs), veuve de Marius MOUREAU. 11/09/04 Florence SUTTY, 44 ans, auxiliaire PTT, domiciliée à Jougne (Doubs), épouse de Michel GENAY. 12/09/04 Georges VERMOT-GAUCHY, 88 ans, retraité, domicilié à Grand Combe Châteleu (Doubs) époux de Geneviève CHEVASSUS. 11/09/04 Jacques BAILLY, 75 ans, commerçant retraité, domicilié à La Cluse et Mijoux (Doubs) époux de Christiane BER- GER. 14/09/04 Jacqueline LOUVRIER, 75 ans, sans profession, domiciliée à Chaudron (Doubs) veuve de Lucien CANNELLE. 14/09/04 Italia PIERLUIGI, 86 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs), veuve de Camille PIERILLO. 7/09/04 Annick FAUCHERRE, 58 ans, employée de maison, domiciliée à Pontarlier (Doubs), divorcée de Jean-Marie FAIVRE. 17/09/04 Jacques CASSOULET, 56 ans, plombier chauffagiste, domicilié à Pontarlier (Doubs), divorcé de Andrée ROMANET. 20/09/04 Jules JEANNEROD, 82 ans, retraité, domicilié à La Planée (Doubs), époux de Marcelle PETIT. 20/09/04 Marion BOURDIN, 19 ans, sans profession, domiciliée à Montlebon (Doubs), célibataire. 22/09/04 Charles CONCHE, 89 ans, retraité, domicilié à Nods (Doubs), veuf de Odile MESNIER. 17/09/04 Léon GRILLON, 79 ans, retraité, domicilié à Pontarlier (Doubs), veuf de Marie-Louise TOURNIER. 23/09/04 Jeanne BROCHET, 95 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs), veuve de Gaston JACQUIN.

7 Pontarlier 7 ENVIRONNEMENT CENTRE-VILLE Animer le kiosque Le Grand Cours change de visage Cet espace vert avait perdu sa vocation de lieu de promenade familiale. L installation de deux nouvelles aires de jeux et d un nouveau cheminement est en cours. La ville veut redorer l image du site. De nouveaux abattages d arbres seront programmés. 3 millions d euros L usine d incinération anticipe la loi L usine de traitement des déchets termine une longue phase de travaux. 3 millions d euros auront été nécessaires pour équiper le site d un nouveau dispositif de traitement des rejets. L usine a plus d un an d avance sur la législation en vigueur. Certains Pontissaliens s étonnent depuis plusieurs semaines de ne plus voir de fumées s échapper de l usine d incinération située sur la rocade Pompidou à Pontarlier. Aurait-elle cessé de fonctionner? L explication est très simple : Le système de traitement des fumées a été totalement changé. Auparavant, L usine d incinération de Pontarlier a été mise en service en I l faut bien le reconnaître : les Pontissaliens hésitent à arpenter le Grand Cours, devenu le lieu de rendez-vous des gens un peu perdus comme le souligne un employé municipal. La tempête survenue le 22 juillet dernier vers une heure du matin avait fini de rendre les lieux peu fréquentables. Il y avait urgence à redonner à cet ancien centre de vie des Pontissaliens en goguette sa destination première. Les travaux d aménagement de deux aires de loisirs ont débuté fin septembre. Cette première phase consistera à installer une aire de jeux pour les tout-petits et une deuxième destinée aux enfants et pré-adolescents. La première sera de conception traditionnelle avec une petite maisonnette, un toboggan, des balançoires individuelles et doubles à ressort. La deuxième, distante d une cinquantaine de mètres, sera constituée d une pyramide de cordes haute de 7,40 mètres, munie de câbles, une sorte de toile d araignée en trois dimensions. Celle-ci sera installée derrière le kiosque expliquent les services techniques de la ville euros ont été alloués au budget 2004 pour ces nouveaux équipements. Dans la foulée de ces installations sera réalisé un cheminement piétonnier destiné à permettre la fréquentation de ces lieux aux personnes à mobilité réduite (handicapés, poussettes ). Ce chemin de 2 m de large sera couvert d un revêtement en stabilisé d une nouvelle génération, d une couleur s approchant de la pierre naturelle locale. Tout cela sera terminé avant l hiver. Le coup de vent de juillet avait entraîné la chute ou la casse de plusieurs arbres qu il a fallu abattre dans l urgence. Ce caprice du ciel a fait prendre il fonctionnait selon un procédé semi-humide, à base de chaux et d eau. La vapeur d eau qui s échappait par la cheminée était visible. Désormais, le système utilise un traitement sec à base de bicarbonate de sodium et de coke de lignite. Il n y a plus d eau donc plus de rejet de fumées explique Jean-Yves Meuterlos, secrétaire général du S.M.E.T.O.M. (syndicat mixte d étude et de traitement des ordures ménagères), structure présidée par Alphonse Pellegrini. Les travaux de mise aux normes ont démarré en octobre dernier. Après quelques derniers réglages, la réception définitive des travaux aura lieu en novembre. Nous avions jusqu au 31 décembre 2005 pour nous mettre aux normes. Nous avons préféré anticiper pour ne pas avoir à faire ça dans l urgence. Le fait d anticiper nous a permis aussi d effectuer tous les réglages nécessaires de manière plus confortable ajoute Jean-Yves Meuterlos. conscience de la nécessité de revoir totalement l aménagement de ce parc urbain. Nous avons commandé un diagnostic de tous les arbres pour connaître leur état de santé. De nouveaux abattages seront donc certainement programmés, d autres arbres seront plantés. Le coût de nettoyage et d abattage d urgence après ce coup de vent estival s était élevé à euros. La volonté de la mairie est bien tonnes de déchets sont brûlées chaque année à Pontarlier. Ce nouveau système permet de limiter les rejets de façon radicale. Les normes imposées par l Europe ont baissé de 50 à 75 % indique Jacky Lambert, directeur de l usine. Concernant les particules de poussières par exemple, la précédente législation tolérait des rejets de 30 mg/nm 3 (c est-à-dire par millième de mètre cube). Pour l acide chlorhydrique, la tolérance était de 50 mg/nm 3. Désormais, nous n aurons pas le droit de dépasser les 10 mg pour les poussières et pour l acide chlorhydrique. Les normes ont donc été divisées par 3 pour les unes et par 5 pour l autre. Avec notre ancien système, nous ne pouvions pas atteindre ces normes. Maintenant, nous rejetons zéro poussière et les rejets d acide sont très inférieurs aux 10 mg tolérés. Parallèlement, un système de traitement des dioxines a été mis en place ainsi qu un brûleur automatique qui se déclenche systématiquement dès que la température des fumées de combustion tombe en dessous des 850 C. Les Les travaux préliminaires ont débuté fin septembre. Le Grand Cours commence sa mutation. de redonner au Grand Cours une position centrale en cœur de ville selon le maire Patrick Genre. Nous voulons aussi revoir toute la partie animation avec le kiosque. L idée est d inciter les associations à utiliser ce lieu de vie et de créer régulièrement, entre mai et août, des apéritifs-concerts autour du kiosque. Nous souhaitons aussi installer à l entrée du Grand Cours une fontaine sèche, avec l eau qui sort nouvelles normes nous imposent aussi d incinérer à une température d au moins 850 C. Le S.M.E.T.O.M. du Haut- Doubs accueille les ordures ménagères et les déchets industriels banals de 200 communes situées dans un triangle entre Maîche, Mouthe et Vercel habitants sont concernés. Chaque année, l usine pontissalienne brûle tonnes de déchets, à un rythme de 4,5 tonnes à l heure!! J.-F.H. de terre poursuit le maire. La ville souhaite enfin réhabiliter la promenade qui permet de faire le tour du Grand Cours en suivant le bord du Doubs. Pour cela, elle prévoit d installer une surveillance policière adaptée pour qu enfin les familles arpentent en toute tranquillité ce havre de paix au cœur de Pontarlier. Fin 2005, le Grand Cours aura terminé son lifting en profondeur.! J.-F.H. En bref " Ariolica Samedi 23 octobre à 20 h 30 en l église Saint-Pierre de Pontarlier aura lieu le grand concert de l ensemble Ariolica autour du musicien français Francis Poulenc. Au programme, un concerto pour orgue, timbales et cordes. Deux créations courtes pour chœur et orchestre poursuivront le programme. Enfin, le gloria de Poulenc avec 60 musiciens et 120 choristes. Du beau spectacle en perspective. Tarifs : 10 et 15 euros. Réservation chez Tempesta, à l Intranquille ou le soir même. " Ciné-club Au programme du ciné-club Jacques-Becker en octobre : Sur les quais d Élia Kazan mardi 12 octobre (18 h 30 et 20 h 45), Un cœur ailleurs de Pupi Avati, mardi 19 octobre (18 h 30 et 20 h 45) et Le temps retrouvé de Raoul Ruiz, vendredi 29 octobre (20 h 30). Au théâtre Bernard-Blier de Pontarlier. " Bistrots Dans le cadre des 4 èmes Absinthiades organisées, le musée de Pontarlier présente deux expositions sur le thème des bistrots, tour à tour lieux de convivialité, de contacts, d échanges, mais aussi de consommation, d oubli et d incitation à l alcoolisme, de pente savonnée vers la déchéance Antichambres tout à la fois des enfers et du paradis! À découvrir au musée de Pontarlier jusqu au 31 octobre. " Exposition La galerie Art et lithographies (5, rue de la République à Pontarlier) présente les œuvres de David Garcia du 9 au 31 octobre. Peintre paysagiste, cet artiste d origine espagnole fait partager ses émotions simples et naturelles.

8 Disco Vacances présentent : Le Cirque de Chine au féminin Avec la participation de 24 artistes pour un spectacle d exception Numéros de jonglage, équilibre, contorsion, antipodiste de réservation pour les adultes de réservation pour les - de 12 ans Salle des fêtes Villers-le-Lac 2 SÉANCES Mercredi 10 Novembre H et 20H30 TARIFS SPÉCIAL Comité d Entreprises - RENSEIGNEMENTS : MAÎCHE : Presse - Vidéo Barthoulot LE RUSSEY : Maison de la presse VILLERS-LE-LAC : Office de tourisme : Virgo Music Starter, Bossa Nova 2 MORTEAU : Journal C est à dire Office de tourisme Intermarché

9 Le dossier 9 L eau du Mont d Or en route vers D un point de vue scientifique, le projet est carré. Les résultats sont irréfutables. La commercialisation de l eau du Mont d Or n est la commercialisation plus une vague idée, mais une réalité qui se précise au fur et à mesure que Robert Droz- Bartholet avance dans ses démarches. Pharmacien de son état, c est en passionné qu il a entrepris lui-même toutes les études pour déterminer la qualité de l eau qui s écoule sous le tunnel ferroviaire du Mont d Or. À partir de ses propres investigations, il a démontré que cette eau était propre à la consommation sans traitement préalable. Ses résultats sont confirmés officiellement par un hydrogéologue missionné par l État pour suivre ce dossier. Il est donc permis de croire qu une usine d embouteillage viendra s installer sur la commune des Longevilles- Mont-d Or pour exploiter cette eau dont les caractéristiques se rapprochent de celle d Évian. À terme, la persévérance de Robert Droz-Bartholet qui a financé lui-même les études, pourrait changer bien des destins à commencer par celui de la région. Mais actuellement, ce projet privé ne fait pas l unanimité au sein des collectivités locales qui pourtant pourraient retirer tous les bénéfices de ANALYSE Demande d autorisation d exploitation en cours ce nouvel or blanc. Certains élus ont d autres L eau du Mont d Or ambitions pour cette eau, moins valorisantes pour le secteur. Le point dans ce dossier. LE DOSSIER devrait finir en bouteille Le dossier se précise. Aujourd hui, tout porte à croire que l eau du Mont d Or peut-être commercialisée car elle a les qualités requises. Consciencieusement, Robert Droz-Bartholet chemine avec la rigueur d un homme de science. Son projet de commercialiser l eau du Mont d Or prend forme. Après deux ans d importantes démarches scientifiques et administratives, il touche au but. Début 2003, il a formulé sa demande d autorisation d exploitation de l eau auprès de la D.D.A.S.S. Le 16 avril 2004, l hydrogéologue missionné par les services de l État pour instruire les risques inhérents à l exploitation de la source a mentionné dans les conclusions de son rapport, qu un avis favorable pouvait être donné. C est une nouvelle étape franchie pour ce pharmacien crédité d un commentaire officiel lui confirmant que l eau qui jaillit sous le tunnel ferroviaire du Mont d Or requiert toutes les caractéristiques pour être embouteillée. Plus précisément, il s agit de la source O Barth. C est ainsi que Robert Droz-Bartholet l appelle, car elle est localisée en surface entre la Grange Barthod et le chalet de la Barthelette dit-il en pointant du doigt une carte du Mont d Or. Toutefois, on ne peut s empêcher de faire le lien entre son nom et celui de la source. Mais il rectifie d emblée : Je m appelle Droz-Bartholet, c est une coïncidence. L O Barth qui s écoule à m de l entrée du tunnel (côté Longevilles- Mont-d Or) est une des trois zones de sources répertoriées par le scientifique. Au terme d une vaste campagne d analyse de l eau, la présence de bactéries a été confirmée dans deux des trois résurgences. J ai donc éliminé ces deux sources ajoute le pharmacien qui connaît avec précision la circulation de l eau dans le massif, étude à l appui. Pour l instant, seule l O Barth présente un intérêt immédiat pour la commercialisation. Sa qualité s explique par la configuration géologique du site qui la protège d éventuelles Cette eau a des qualités minérales exceptionnelles. contaminations extérieures. Mais cet équilibre est fragile. Pour le sauvegarder, il conviendrait de limiter les interventions humaines sur le Mont d Or dans le plus proche périmètre de la source. D ailleurs, l expert missionné par les services de l État indique que désormais tout projet d activité nouvelle ou de transformation doit être soumis à l avis de l hydrogéologue. Un argument important qui peut compromettre les ambitions de certains élus locaux, épaulés par la direction régionale de l environnement (D.I.R.E.N.), qui envisagent d effectuer une campagne de forage sur le massif. L objectif de cette opération est de chercher de l eau susceptible d être injectée dans le réseau courant d eau potable des communes du secteur afin de remédier au problème d alimentation constaté en période estivale essentiellement. Les premiers forages sont prévus presqu à l aplomb de la source O Barth qui pourrait en garder des séquelles irréversibles. Nous n avons pas d études précises à la communauté de communes du Mont d Or et des Deux Lacs sur la circulation de l eau dans le massif. Le forage est un test pour tenter de trouver un point d eau viable sur le long terme indique un élu de la collectivité qui a souhaité garder l anonymat. Procéder à une percée au-dessus de la source O Barth, juste pour voir se résume à prendre des risques inutiles. Car à l heure où le secteur de Métabief se cherche une identité forte pour redynamiser l activité touristique, les élus locaux auraient sans doute un intérêt collectif à saisir l opportunité de la commercialisation de l eau, vecteur porteur en terme s d image et de retombées financières. C est d autant plus vrai qu aujourd hui le dossier est en passe d aboutir. Robert Droz-Bartholet a constitué la société Droz-Barth eau pour chapeauter les études de faisabilité. Actuellement, la convention d occupation qui le lie à Réseau Ferré de France et l autorise à intervenir sous le tunnel est en cours de révision. Dans les semaines à venir, il devrait obtenir une convention d exploitation cette fois. Après un an de suivi, on constate que cette eau a des qualités minérales exceptionnelles. Je demande maintenant l autorisation d exploitation avec la qualification eau de source de montagne car elle coule au-dessus de 500 m d altitude. Plus tard, je demanderai sans doute une qualification eau minérale ajoutet-il. En effet, l eau de la source O Barth a des caractéristiques qui s apparentent à celle de l eau d Évian. Mais selon les services de la D.D.A.S.S., l autorisation d exploitation peut prendre encore plusieurs mois avant d être accordée. Nous devons d abord instruire le dossier. Une ultime étape avant que l on puisse envisager de voir s installer une usine de production. Le débit de la source est de 25 m 3 /heure. On peut donc espérer produire 100 millions de bouteilles par an. Sur chaque bouteille produite, la collectivité perçoit une taxe. Il faut compter entre 20 et 30 millions d euros pour construire une usine de production qui génère entre 30 et 50 emplois en fonction du débit de la source. Un vrai projet pour ce secteur du Haut- Doubs que Robert Droz-Bartholet n entend pas mener seul. Le principe serait de confier la production à un investisseur déjà présent sur le marché de l eau en bouteille. À chacun son métier. À aucun moment, je ne veux m approprier l eau du Mont d Or, par contre je m approprie sa valorisation. Car sans la persévérance de cet homme, le dossier n en serait pas là.! T.C.

10 10 Le dossier LES LONGEVILLES-MONT-D OR Un bénéfice important La commune roule pour l usine d embouteillage C est la commune des Longevilles-Mont-d Or qui accueillerait l usine d embouteillage avec tous les bénéfices qui vont avec. HYDROLOGIE Une situation exceptionnelle Une eau très rare dans la région L hydrogéologue qui rendu un avis favorable à l exploitation de la source du tunnel du Mont d Or confirme que cette qualité est exceptionnelle dans la région. L idée d une usine d embouteillage a fait son chemin dans l esprit d Alfred Lanquetin, le maire des Longevilles-Mont d Or. La commune qui termine la révision de son plan local d urbanisme (P.L.U.) a les réserves foncières suffisantes pour accueillir la construction d un site de production. Le terrain potentiellement constructible se situe à proximité du tunnel ferroviaire où se trouve la résurgence du Mont d Or. Nous avons une grande capacité Ce sont des sommes énormes qui sont en jeu. foncière. Ça tombe bien puisque ce projet risque d être assez gourmand en termes de place indique l élu qui parle de ce dossier comme s il était en passe d être réalisé. Il faut dire que ce projet est une aubaine pour ce village d à peine 400 habitants. La commune qui n a pas d industrie sur son territoire peut espérer percevoir une taxe équivalente à un maximum de 0,58 euro par hectolitre produit dans l usine d embouteillage. Comme ce type d entreprise génère plusieurs millions de litres par an, ça apporterait une sérieuse bouffée d oxygène aux finances communales. Et puis il y a des emplois à la clé, entre 30 et 50 en fonction de la capacité de production de l entreprise précise Robert Droz-Bartholet. Je suis tout a fait favorable à ce projet qui est une petite révolution pour tout le secteur. On parle souvent de ce sujet car il est vrai que ce genre d initiative est peu courante poursuit Alfred Lanquetin. Une proposition pareille ne se refuse pas. Ce sont des sommes énormes qui sont en jeu. Mais nous devons aussi prévoir toutes les infrastructures qui vont accompagner ce projet. Alors, la municipalité réfléchit Alfred Lanquetin : Il me semble qu une telle usine est aussi porteuse pour le tourisme local. (photo archive L.P.P) de près à ce dossier, en allant jusqu à envisager les infrastructures à réaliser pour absorber toute l activité qui va tourner autour de cette entreprise et en particulier le trafic routier. Installer l usine près du tunnel n est pas un problème. Nous avons déjà songé à la création d une voie de circulation pour les camions. Mais la question qui nous est objectée par certains riverains est la nuisance engendrée par le passage des véhicules. Dans un pays où l on tient à préserver la tranquillité, il faut bien avouer que c est un problème. Il reste l option de déplacer l usine et pourquoi pas de trouver un accord avec la S.N.C.F. pour le transport des bouteilles. Nous avons eu des contacts avec la société de transports en ce sens confirme le maire. La commune des Longevilles-Mont-d Or est prête à jouer cette carte économique qui est plus aboutie que tous les projets collectifs destinés à servir le développement touristique du secteur du Mont d Or. Il me semble d ailleurs qu une telle usine est porteuse pour le tourisme local. En termes d image, l eau de source est sans doute un vecteur de communication inattendu, mais en tout cas porteur pour toute la région.! T.C. exceptionnel de trouver une eau de cette qualité C est remarque le professeur Chauve, hydrogéologue missionné par la D.D.A.S.S. pour suivre le dossier de Robert Droz-Bartholet. C est lui qui en avril dernier a rendu un avis favorable à l exploitation de cette source en vue de sa commercialisation. L eau du Mont d Or est une denrée rare dans une région où en général les sources sont contaminées bactériologiquement du fait de la nature même des sols calcaires. Leur consommation courante oblige de passer par une station de traitement. Dans ce tunnel du Mont d Or, d ailleurs, on trouve des eaux de qualité très différente. C est sur un secteur précis que l on trouve cette eau qui La qualité peut rester stable à condition qu on ne modifie pas le contexte. peut être exploitée par une usine d embouteillage. Elle est intéressante en ce sens car on peut la distribuer directement sans traitement préalable. Ce niveau de qualité est la condition majeure à remplir pour espérer créer une société d exploitation de l eau de source. Une fois encore, la rareté de ce phénomène invite l hydrogéologue à insister sur la nécessité de préserver cette source. Cette eau a besoin d être protégée. La qualité peut rester stable à condition qu on ne modifie pas le contexte. À partir de maintenant, il est important de préserver au mieux ce secteur. Cela ne veut pas dire qu on ne peut plus agir mais il faut être extrêmement prudent. L équilibre du milieu est fragile. Sa pérennité dépend de la sagesse des hommes.! TERRAIN Le débat est ouvert R.F.F. est propriétaire de l eau La résurgence se situe sur le terrain du Réseau Ferré de France, le gestionnaire du réseau des chemins de fer français. Le cas échéant, R.F.F. pourrait louer le site à une société d exploitation de l eau. Propriétaire de la résurgence, Réseau Ferré de France peut espérer percevoir des royalties si la source est exploitée. A vant de commencer ses études, Robert Droz-Bartholet s est mis en quête de déterminer le propriétaire de cette eau qui s écoule dans le tunnel ferroviaire. La réponse est dans le code civil dit-il avant d ajouter : Le code prévoit que lorsqu on fait un forage et que l on rencontre de l eau, elle appartient au propriétaire du forage à condition qu elle ne soit pas à l origine d un ruisseau ou ne soit pas déjà utilisée pour l alimentation en eau de la population. La source identifiée par Robert Droz-Bartholet semble ne remplir aucune de ces deux conditions. De facto, le propriétaire de l eau est Réseau Ferré de France. À l époque, quand la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée (devenu S.N.C.F., puis aujourd hui R.F.F.) a envisagé de creuser le tunnel du Mont d Or, elle a acheté le terrain à tous les propriétaires concernés par cette ligne Frasne-Vallorbe. Elle a ainsi acheté le sous-sol pour passer le tunnel. J ai recherché tous les actes de l époque datés de 1910 dans les archives communales. Le pharmacien devait entreprendre cette démarche pour obtenir les autorisations nécessaires du propriétaire d aller analyser l eau qui l intéressait sous le tunnel. De cette manière, il a signé une convention d occupation avec Réseau Ferré de France. C est ce même accord qu il s agit de faire évoluer aujourd hui en une convention d exploitation de l eau. La convention d exploitation ne pourra être envisagée qu à partir du moment où nous disposerons de tous les accords administratifs qui autorisent la commercialisation du produit. Pour l instant, nous n en sommes pas tout à fait là. Nous n avons pas encore engagé les discussions à ce sujet. Cela dit, le dossier peut se révéler intéressant pour nous dans le sens ou l exploitant serait locataire du site expliquent les services de R.F.F. L exploitation de l eau ne relève pas des missions de la société de transport. Par contre, le cas échéant, en donnant un accord favorable à ce projet, elle peut espérer percevoir des royalties. Aujourd hui, Réseau Ferré de France a la plupart des cartes en main Le dossier peut se révéler intéressant pour nous. pour faire aboutir ou non ce dossier. C est pour cette raison qu il ne veut pas précipiter les choses compte tenu des enjeux à venir. Nous devons prendre du recul par rapport à ce sujet, d autant que nous avons reçu une demande de la part des services de l État et des collectivités qui cherchent aussi à exploiter cette eau et entreprendre une campagne de forages. On avance gentiment, avec les précautions d usage. Dans tous les cas, ce qui prime dans cette affaire, ce sont les contraintes ferroviaires. Entendons par là que le projet d exploitation de l eau doit être compatible avec l activité première de R.F.F. Les plus optimistes disent déjà qu au contraire ces deux activités sont complémentaires dans le sens où le train pourrait être utilisé pour transporter la production d eau. Après tout, la gare des Longevilles- Mont-d Or est toute proche du tunnel. Réseau Ferré de France n exclut pas cette éventualité. Si ce projet d usine d embouteillage aboutit et qu il y a un besoin en termes de transport, on peut imaginer organiser le transport du fret.! T.C.

11 Le dossier 11 RÉACTION Le Conseil régional attentif Marie-Guite Dufay : C est un produit d appel fort pour la région Vice-présidente du Conseil régional chargée de l économie, l élue perçoit bien l intérêt de ce projet d embouteillage de l eau du Mont d Or. L a Presse Pontissalienne : Êtesvous informée du projet qui se trame autour de la commercialisation de l eau du Mont d Or? Marie-Guite Dufay : Oui, nous avons rencontré Robert Droz- Bartholet à sa demande, à un moment où il sentait que ses efforts étaient sur le point d aboutir. Cette fois-ci, il devrait obtenir les autorisations d exploitation. Aujourd hui, nous sommes forcément intéressés par le travail personnel qu il a mené. Si ce projet aboutit, je pense qu il y aura un intérêt collectif à en retirer. Le cas échéant, nous verrons comment accompagner un tel dossier. L.P.P. : Selon vous, l eau en bouteille peut être porteuse pour la région? M.-G.D. : Il est évident que la commercialisation de l eau de source peut être un produit d appel fort pour la Franche- Comté. L.P.P. : Parallèlement, il y a une autre facette dans ce débat qui consiste à dire que cette eau pourrait être utilisée par les collectivités pour alimenter le réseau d eau potable. Qu en pensez-vous? M.-G.D. : On sait par ailleurs qu il y a une autre façon de voir les choses. Je pense que ces deux projets qui se situent à deux niveaux d intérêt différents doivent cheminer de façon complémentaire et pas en concurrence. Il me semble important de tenter de valoriser à la fois l intérêt des communes et l intérêt économique.! Recueilli par T.C. Livraison et enlèvement - Estimation gratuite à domicile à coté du 2, Rue Pierre Mervil Buffalo Grill SYNDICAT DES EAUX DU MONT D OR Raisonner collectif L eau peut servir à alimenter le réseau public Le syndicat des eaux de Joux propose d utiliser cette ressource pour mieux répondre aux besoins en eau potable du secteur de Métabief. E mbouteillage ou utilisation publique? Le débat sur la valorisation de l eau du Mont d Or se heurte à cette question. C est le point de crispation de ce dossier avec d un côté les partisans d une usine de production et de l autre ceux qui préféreraient que cette ressource soit utilisée pour combler le déficit du réseau d alimentation en eau potable du secteur de Métabief. Pour Serge Vallet, président du syndicat d adduction d eau de Joux, qui regroupe 15 communes, il ne faut pas gaspiller ce potentiel. Le syndicat pompe directement l eau dans le lac Saint- Point avant de la traiter pour ensuite la distribuer. Cette eau est de moins bonne qualité que celle du Mont d Or. C est pour cette raison que nous aimerions l utiliser pour le réseau. Je crois qu il est important de privilégier en priorité l intérêt collectif avant de penser à une usine d embouteillage qui favoriserait des intérêts privés. En moyenne, le syndicat traite près de m 3 d eau par jour. Au printemps, les travaux devraient être engagés au niveau de la station de traitement pour améliorer encore la qualité de l eau distribuée. Mais cela ne règle pas le problème de la quantité. Selon Jean-Pierre Mettetal, hydrogéologue à la D.I.R.E.N. (Direction Régionale de l Environnement), il est nécessaire aujourd hui de répondre Un forage représente en moyenne 150 euro par mètre. aux besoins en eau de Métabief pour faire face au développement du secteur. On se retrouve dans des conditions de déficit grave. Il est indispensable de trouver une ressource supplémentaire si l on veut supprimer des sources qui ne sont plus utilisables comme celle de Saint-Antoine. Serge Vallet complète : Le problème de Métabief se rencontre aussi en hiver quand les canons à neige fonctionnent. Ils pompent l eau du réseau du syndicat. L idée de la collectivité et portée par la D.I.R.E.N. est d effectuer des forages l été prochain sur le massif du Mont d Or afin d envisager en retirer l eau. L autre solution pour combler le déficit du réseau d eau potable est d aller renforcer le captage du lac Saint-Point où l on pompe actuellement une trentaine de m 3 /h. On peut prendre cette option plutôt que de faire des forages. C est une question de coût. Un forage représente en moyenne un coût de 150 euros par mètre. Dans ce cas précis, il faudrait descendre entre 150 m et 250 m, d où un coût de seulement à euros. Alors qu il faut compter plus de 2 millions d euros pour renforcer le captage du lac remarque Jean-Pierre Mettetal. À ce jour, les dés sont jetés mais la situation n est pas encore jouée. De son côté, la D.D.A.S.S. souhaiterait voir aussi s améliorer l alimentation en eau sur ce secteur, surtout en été, ainsi que sa qualité. Serge Vallet, président du syndicat d adduction d eau de Joux, préfère valoriser l eau du Mont d Or pour la collectivité. (photo archive L.P.P.) RÉACTION La D.I.R.E.N. se positionne Le forage risque-t-il de dégrader la qualité de l eau? Selon la Direction Régionale de l Environnement, les forages sur le massif du Mont d Or ne devraient pas dégrader la qualité de l eau abritée dans les cavités naturelles. R obert Droz-Bartholet est inquiet à l idée d une campagne de forage sur le Mont d Or qui risquerait de compromettre la qualité de l eau de la source O Barth jusqu à la rendre impropre à l embouteillage. Le professeur Chauve, hydrogéologue missionné par la D.D.A.S.S. pour suivre ce dossier, a mentionné dans les conclusions de son rapport rendu en avril 2004 qu il convenait de maintenir en l état la situation hydrodynamique actuelle, de ne pas effectuer de travaux pouvant remettre en cause cet équilibre. Il insiste sur la nécessité de proscrire tout forage susceptible de mettre en communication les différentes nappes aquifères actuellement isolées. La D.I.R.E.N. ne l entend pas de cette oreille. En effet, les premiers forages destinés à détecter l eau susceptible d être injectée dans le réseau interviendraient dans le proche périmètre de cette poche naturelle qui abrite la précieuse ressource préservée jusquelà de tout contact avec l extérieur. Jean-Pierre Mettetal, hydrogéologue de la Direction Régionale de l Environnement réfute cette idée. Ça ne pose aucun problème de pratiquer un forage sur une nappe d eau embouteillable. Cela se fait pour d autres sources et il y a des spécialistes de ce type de chantiers. Si toutefois on devait constater un problème au moment du forage, on peut Ça ne pose aucun problème de pratiquer un forage. toujours faire machine arrière et couler du béton dans les 300 m de forage pour garantir l étanchéité. C est un fantasme de penser que l on peut perturber la source par ce type d intervention explique-t-il. Jean-Pierre Mettetal précise sa démarche en indiquant qu il n est pas question non plus de lancer une campagne de forage dans un secteur susceptible de nuire au projet d embouteillage. Je crois qu il y a suffisamment d eau pour tout le monde et alimenter d un côté la collectivité et de l autre une usine de production. Les deux projets sont compatibles. Cette eau est pour tout le monde et aucune des initiatives n est prioritaire par rapport à l autre.!

12 12 Dossier MÉTABIEF Le maire hostile aux forages Gérard Deque : Allons chercher l eau ailleurs! Son avis ne fait pas l unanimité dans la communauté de communes. Il propose que la collectivité se donne les moyens d aller chercher l eau ailleurs pour ne pas compromettre le projet d usine d embouteillage. La station de Métabief dans son ensemble a un bénéfice à retirer d une usine d embouteillage. L a Presse Pontissalienne : Quelle est votre position par rapport aux projets, un privé et l autre public? Gérard Deque : Je dis simplement que ces deux projets ont un intérêt général. Si l eau était exploitée par une usine d embouteillage, le bénéfice serait pour l image de notre secteur. L aboutissement de ce projet permettrait de créer des emplois aux Longevilles- Mont-d Or. Mais de mon point de vue, il y aurait des répercussions sur toute la station. Car par la suite on peut imaginer que s installe un casino ou un centre de cure thermale. L.P.P. : Des forages sont prévus sur le Mont d Or pour tenter de capter l eau pour la collectivité. Qu en pensez-vous? G.D. : À l heure où l on parle de l eau comme d un trésor, je crois que nous devons être vigilants. L idée de réaliser des forages m inquiète, car le risque d altérer la qualité de l eau n est pas écarté. Si l expérience se passe mal, on peut tout perdre. Dans le doute, je pense qu il vaut mieux s abstenir de percer sur le Mont d Or où nous n avons pas la certitude de trouver de l eau. Pour ma part, je suis totalement opposé à cette idée. Je sais aussi que tout le monde n est pas de mon avis à la communauté de communes. L.P.P. : Que proposez-vous pour remédier au problème d alimentation en eau sur Métabief? G.D. : C est vrai que nous avons besoin d eau à Métabief pour les canons l hiver. Un jour ou l autre, nous serons confrontés à ce problème compte tenu de nos perspectives de développement en termes de lotissements par exemple. La capacité de pompage dans le lac Saint-Point est limitée. Nous ne pouvons pas aller au-delà de la capacité actuelle. En période de sécheresse, c est certain que l on manque d eau. Pour ma part, je suis le seul cet été à avoir pris un arrêté municipal pour interdire l arrosage et le remplissage des piscines. Je pense qu il faut trouver une solution alternative, mais pas en allant forer sur le Mont d Or. Éviter de lui mettre des bâtons dans les roues. Donnons-nous les moyens d aller capter cette eau plus loin sans prendre le risque de compromettre la source prête pour l embouteillage. L.P.P. : Tout le monde n est pas de cet avis? G.D. : C est ce qui me gêne dans ce dossier. Car à une époque, Robert Droz-Bartholet avait attiré l attention des élus sur l importance de cette ressource. Il avait lancé l idée de l exploiter pour toute la collectivité. J ai des comptes-rendus de conseils municipaux qui en témoignent. Mais les élus n ont pas su saisir cette opportunité. Alors Robert Droz-Bartholet a mené son projet de son côté, je crois qu on ne peut pas lui reprocher. Tant que possible, il faut éviter de lui mettre des bâtons dans les roues. L.P.P. : Vous avez déjà foré à Métabief? G.D. : On a fait un forage à Métabief il y a deux ans à proximité de l accrobranches. Ce forage est tombé deux fois à sec en deux ans d exploitation.! Propos recueillis par T.C. PUY-DE-DÔME L exemple de Rozana Les taxes sur l eau alimentent le budget communal Dans le village de Beauregard-Vendon (63), on voit d un très bon œil l exploitation de l eau Rozana par le groupe Neptune. L e maire de Beauregard-Vendon dans le Puy-de-Dôme a presque du mal à y croire euros par mois qui tombent dans les caisses de la commune. Pour nous qui ne vivons que de l artisanat, c est le Père Noël! lance Bernard Deragne. Les finances de ce village de 800 habitants viennent de prendre un sérieux bol de fraîcheur depuis que le groupe Neptune valorise l or blanc local. Le numéro 3 de l eau en France après Nestlé et Danone a investi à Beauregard- Vendon où se trouve la source Rozana. Cette eau minérale gazeuse prend de l envergure depuis qu elle est entrée dans le giron de Neptune en 1993 après avoir été la propriété de Perrier. Écoulée au départ au niveau régional et dans la restauration, la petite bouteille se hisse aujourd hui sur le marché national grand public. Le bénéfice est direct pour cette commune qui perçoit une taxe prévue par la loi de 2002 et votée en conseil municipal qui peut atteindre les 0,58 euro par hectolitre (soit 100 litres) produits. À ce rythme, les comptes s envolent rapidement puisque ce sont plusieurs millions de bouteilles qui sortent des usines d embouteillage. Dans le cas de Rozana, Neptune a fixé les prévisions à 12 millions de bouteilles, un chiffre revu d ores et déjà à la hausse puisque la production devrait atteindre les 14 millions d ici la fin de l année indique la direction du groupe. Dans ces conditions, Beauregard-Vendon peut espérer percevoir en taxe l équivalent des 3/4 de son budget communal qui est de euros. À titre de comparaison, une ville comme Évian a fixé la taxe à l hectolitre à 0,524 euro, ce qui correspond à une recette de 3 millions d euros par an. Dans les années 50, l exploitation de Rozana représentait la moitié du budget communal. Puis ça s est estompé. La source, ces dernières années, nous rapportait peu d argent. Mais ça a changé du jour au lendemain sans que ça ne coûte rien à la collectivité poursuit Bernard Deragne. Pour nous qui vivons que de l artisanat, c est le Père Noël! Dès l instant où Neptune a reconstruit une nouvelle usine de production. L investisseur a réalisé un nouveau forage. Avant, le débit de la source était de l ordre de 5 m 3 /heure. Il atteint actuellement les 30 m 3 /heure. Les rentrées d argent qui incombent à cette activité autorisent le maire à aborder l avenir de son village avec sérénité tout en restant mesuré. On vient de mettre le gaz partout. Nous avons même équipé les vestiaires du stade. Tout cela, nous l avons autofinancé. Maintenant, soyons raisonnables. Il faut voir comment va se vendre cette eau à long terme. Bernard Derange est prudent même si le marché de l eau en bouteille fait preuve de dynamisme.! L eau Rozana fait la fortune de la commune de Beauregard- Vendon.

13 Dossier 13 ÉCONOMIE Eau en bouteille Le marché est en pleine croissance L eau en bouteille est entrée dans la plupart des foyers français. Cet engouement du public pour ce produit nourrit un marché qui continue à croître. La plupart des foyers français consomment de l eau en bouteille. S elon les prévisions avancées par le cabinet d étude économique parisien Xerfi, le marché de l eau en bouteille (eau de source et eau minérale confondues) poursuit sa croissance. Elle pourrait atteindre les 3,5 % en 2005, à moins qu un effet canicule vienne modifier la donne comme ce fut le cas en 2003 où la croissance sur ce marché spécifique a fait un bond à 6 %. Cette année-là, la production en eau minérale et eau de source a été de 10,3 milliards de litres d eau contre 9,7 en Toujours en 2003, la consommation des ménages en eau et boissons rafraîchissantes a pesé 5,1 milliards d euros. Dans les grandes surfaces, le marché de l eau en bouteille représente 2,5 milliards d euros indique le cabinet. Ces chiffres donnent le vertige mais confirment que le consommateur a tendance de plus en plus à préférer l eau en bouteille à celle de son robinet. Question de goût et d hygiène de vie pour ceux qui entende retirer tout le bénéfice des caractéristiques propres à chaque eau. On remarque que les catégories sociales les plus aisées et les retraités consomment principalement des eaux minérales et les moins aisées se tournent vers les eaux de sources qui sont moins coûteuses à l achat. Tant que les gens seront attentifs à l aspect nutritionnel de leur alimentation l eau restera un marché porteur. C est une réalité, l eau en bouteille entre dans tous les foyers. Entre 1959 et 2001, la consommation des ménages en eau et boissons rafraîchissantes a été multipliée par 7 en volume. Ce secteur a le vent en poupe. Les trois grands groupes que sont Danone, Nestlé et Neptune accompagnent ce changement de comportement en lançant de nouveaux produits. Ces trois majors surfent sur le haut de la vague et se partagent à eux trois la moitié du marché. En termes de volume de production, Nestlé Waters est le leader avec 22,9 % de part de marché. Viennent ensuite Danone (22,5 %) et Neptune (4 %). Pour le reste, le marché est très atomisé. On retrouve une multitude de petites marques. On note aussi que les M.D.D. (marques de distribution) s introduisent sur ce marché. C est le cas de Leclerc qui vient de signer une convention d exploitation d une source de montagne à Laqueil dans le Puy-de-Dôme. De son côté, Coca-Cola tente à son tour une percée sur le marché des eaux aromatisées Le marché de l eau en bouteille représente 2,5 milliards d euros. qui ont meilleure presse en ce moment que les sodas, taxés de favoriser l embonpoint. Le marché reste dynamique mais il se durcit. L eau est une richesse convoitée par les industriels du secteur. On peut parler aussi le domaine de l eau en bonbonne qui n est pas destiné directement aux particuliers, mais plus aux professionnels. Sur ce segment spécifique, Danone et Nestlé se livrent une véritable bataille remarque le cabinet Xerfi. Pour tenir leur rang, ces groupes avancent à grand coup de communication autour leurs produits. Demain, un des enjeux de ce marché concurrentiel est l eau de source. Elle présente moins d atouts naturels qu une eau minérale mais elle se vend aussi moins cher. Depuis janvier 2003, la croissance en volume de l eau de source flirte avec les 13,4 % contre 1,5 % en eau minérale. Si l eau du Mont d Or devait être commercialisée, elle le serait d abord sous l appellation eau de source et valorisée par un groupe. Voilà qui ouvre des perspectives intéressantes pour l or blanc du Haut-Doubs à condition qu il soit convenablement commercialisé.! COMMENTAIRE Le marché atteindrait ses limites On constate une baisse structurelle Le marché de l eau apparaît comme moins porteur qu avant. Un ensemble de paramètres d ordre conjoncturel permet d expliquer ce fléchissement. L e syndicat des eaux de source a recensé 58 sources exploitées en eau de source à l échelle nationale et une dizaine d eaux minérales. L écart est net. Je pense que les eaux de source ont fait leur preuve depuis quelques années. Si à l origine il y avait des suspicions sur leur qualité du fait d un faible prix, ce n est plus vrai aujourd hui commente un expert de la question qui a collaboré longtemps pour un grand groupe. L eau de source est un produit attractif pour le Le budget marketing représente 15 à 20 % du budget d exploitation. consommateur. En moyenne, le prix de la bouteille est 3 fois moins cher qu une eau minérale. Selon ce professionnel, les heures de gloire de l or blanc appartiennent probablement au passé. Ce marché enregistre une baisse structurelle en ce moment est une année particulière mais elle est tronquée par l effet canicule. Je ne crois plus à une croissance importante alors qu il y a une vingtaine d années, ce secteur était encore très lucratif. Il me semble qu une croissance de l ordre de 3 à 4 % par an est illusoire ajoute-t-il. Pour étayer ce constat, il évoque plusieurs phénomènes comme la consommation qui n est pas extensible et l état de la conjoncture économique. La hausse des prix du pétrole aura probablement un impact sur ce marché. En effet, le coût du plastique représente plus de 50 % du prix d une bouteille d eau. Dans la grande distribution, on admet déjà qu il faut répercuter cette hausse sur le prix de la bouteille. L eau est aussi un produit à faible valeur ajoutée. Lorsqu un industriel investit dans une source, il ne compte pas avoir un retour sur investissement avant 7 ans. Pour une production de l ordre de 100 millions de La concurrence est rude dans les rayons des grandes surfaces entre les différentes marques d eau. bouteilles par an, il faut compter entre 12 et 13 millions d euros d investissement. Notez que la marge est de 0,015 centime d euros par bouteille. Aujourd hui les groupes investissent énormément d argent dans la stratégie de communication pour valoriser leurs eaux. Le budget marketing représente environ 15 à 20 % du budget d exploitation. Le contexte actuel ne signifie pas non plus qu une source comme celle du Mont d Or ne pourrait pas être valorisée par un industriel. Le produit peut intéresser un groupe. Par exemple aujourd hui, Coca-Cola se positionne sur ce marché et est prêt à se donner les moyens de sa stratégie. Une source peut donc se vendre. Son prix dépend de son débit et de sa situation géographique. Mais dans ce domaine, il n y a pas de règles.! T.C.

14 14 Pontarlier PASSION C Cet ouvrage est une mine d informations impressionnante. Il est le résultat d un travail considérable de dépouillement d archives nationales, départementales et communales par trois hommes, passionnés d histoire : Gérard Tissot-Robbe, Jean-Marie Thiébaud et Thierry Choffat. Ils adhèrent tous trois à l association le Souvenir Napoléonien. Dans Les Francs-Comtois et l Empire, ils ont choisi de retrouver la trace des généraux et dignitaires de l Empire, des centaines d officiers, de sous-officiers et de soldats originaires de Franche-Comté. Et le travail est de taille, puisque proportionnellement, la Franche- Comté est la région qui a fourni le plus de généraux et de colonels aux armées napoléoniennes. Les militaires ne sont pas les seuls cités. On trouve également les préfets, maires, médecins, juristes, universitaires, savants, ecclésiastiques, écrivains, sculpteurs, peintres, architectes ou industriels Plus de noms sont cités dans cet ouvrage. Trois Pontissaliens historiens Les Francs-Comtois sous l empire napoléonien Gérard Tissot-Robbe, Jean-Marie Thiébaud et Thierry Choffat sont passionnés d histoire et de l époque napoléonienne. Ensemble, ils publient un ouvrage qui répertorie les vestiges de l empire en Franche-Comté et retrouve la trace des dignitaires francs-comtois. Des recherches à l échelle de la planète. Ce livre a nécessité 4 années de travail, présente Gérard Tissot-Robbe. Nous avons dû mener une petite enquête pour chaque personne. Nous avons travaillé beaucoup par téléphone avec les mairies, consulté les archives, discuté avec des villageois érudits Seuls les musées n ont pas toujours été très coopérants avec nous, déplore-t-il. Devant l ampleur du travail, les trois férus d histoire ne se sont pas laissés décourager, passant plusieurs dimanches par mois dans les cimetières pour retrouver trace des ancêtres célèbres ou inconnus, consacrant chaque jour quelques minutes à leurs recherches. Les vestiges de l Empire en Franche-Comté sont également inventoriés : châteaux, monuments, fontaines, tableaux, plaques commémoratives, pierres tombales Les auteurs ont poussé leurs recherches à l échelle de la planète, répertoriant les localités du monde où les Francs-Comtois ont laissé leur empreinte : Lituanie, États-Unis, Égypte, Corfou, Espagne, Russie Un seul regret : Être limité dans le nombre de pages! déclare Gérard Tissot-Robbe. Nous n avons pas pu mettre le résultat de toutes nos recherches. Il faudrait pour cela au moins trois pavés! Nous avons sélectionné le maximum d anecdotes et privilégié les noms de famille qui existent encore aujourd hui. Ce livre est à la croisée de la généalogie, de l histoire et de la géographie. Un des mérites des auteurs est de signaler dans l ouvrage les pistes de recherche qui n ont pu aboutir. Un maximum d informations a été vérifié. Même s il peut persister des erreurs, nous avons essayé d être réalistes, sans glorifier cette époque, complète Gérard Tissot-Robbe. Nous espérons que ce livre pourra servir de référence aux gens qui travaillent sur la période de l Empire. Même si le travail est officiellement terminé, Gérard Tissot-Robbe et ses deux co-auteurs s intéressent toujours à cette époque où il s est passé énormément de choses en si peu de temps. La passion ne semble pas prête à défaillir.! G.C. Gérard Tissot-Robbe est l un des co-auteurs des Francs- Comtois et l Empire, avec Jean-Marie Thébaud et Thierry Choffat. Les Francs-Comtois et l Empire Vente par correspondance : L intermédiaire des chercheurs et curieux 28, rue Geoffroy Saint-Hilaire Paris Tél. : ENSEIGNEMENT 3 ou 4 séances par semaine Quand le judo fait bon ménage avec les études Aux Augustins, 48 collégiens pratiquent ce sport dans le cadre de leur scolarité. Ils bénéficient d un emploi du temps aménagé. Les cours sont dispensés par le club Haut-Doubs Judo. Préparer un voyage au Japon. T out l art d harmoniser l école, les loisirs et la pratique d une discipline sportive ou culturelle. Las de voir ses élèves abandonner le judo à l entrée au collège, Bruno Douet a choisi d inverser le cours des choses en appliquant le principe : Si tu ne peux venir au judo, le judo viendra à toi. Le club intervient sur les communes de Labergement, Houtaud, Métabief et La Cluse-et- Mijoux. Impossible de concentrer tous les cours le mercredi par exemple. C est toujours navrant pour un entraîneur de ne pas poursuivre le travail engagé sur plusieurs années avec des jeunes qui ne peuvent plus pratiquer leur sport favori à cause des contraintes liées à leur scolarité. La solution passait par un rapprochement avec un établissement prêt à s impliquer dans une démarche pédagogique conciliant le judo et l enseignement. Sitôt contacté, Olivier Chauvin qui dirige le collège des Augustins a répondu favorablement à la demande de l entraîneur de Haut-Doubs Judo. On fonctionne depuis plusieurs années en partenariat avec des associations comme Pontarlier Gym ou le Conservatoire de musique qui interviennent dans La sélection des jeunes judokas-collégiens prend en compte les résultats sportifs, le niveau scolaire et la mentalité. des classes à horaires aménagés. Ce système permet de libérer les élèves à partir de 15 heures plusieurs fois par semaine. Les élèves sont alors pris en charge par leurs clubs respectifs. En contrepartie, ils travaillent le mercredi matin. Le dispositif concerne aujourd hui 48 jeunes judokas de la 6 ème à la 3 ème. Ils figurent tous parmi les meilleurs de leur catégorie. La plupart étaient déjà licenciés au club mais certains viennent de Haute-Saône et du Jura. Le recrutement prend en compte les critères sportifs, la mentalité, le niveau scolaire. Les séances d entraînement durent 1 h 30. Elles ont lieu du mardi au vendredi. Bruno veille à ne pas fonctionner en vase clos. Cette section sport-études, c est d abord une école d épanouissement. Ici, on proscrit l élitisme. De même, on évite de saturer les enfants avec une approche trop judo-judo. Des séances d entraînement physique, des déplacements vers d autres clubs figurent au programme. En général, le contenu varie en fonction des envies des jeunes. Bruno Douet est également attentif à la réussite scolaire et au comportement de ses protégés. Les valeurs du judo ne s appliquent pas seulement sur le tatami mais également dans la vie quotidienne. Pour motiver son groupe, il s implique dans un projet ambitieux : préparer un voyage au Japon d ici 2 ou 3 ans.! F.C. Renseignements : En bref " Site sensible Dans le cadre du contrat site sensible, la ville de Pontarlier et la C.C.L. lancent un appel à projet à destination des associations, groupes ou professionnels dans les domaines suivants : offre d animation sportive, culturelle et de loisirs en direction des jeunes, prévention de la délinquance, insertion sociale et professionnelle des personnes en difficulté. Dossier de candidatures à retirer en mairie ou à télécharger sur le site À retourner avant le 31 octobre. Rens " Récompense Chantal Coste recevra le vendredi 22 octobre à la salle des fêtes d Oye-et-Pallet la médaille de bronze de la jeunesse et des Sports. Chantal Coste est adjointe au maire et présidente de l A.S.O.P. Félicitations. " Alprod La société pontissalienne Alprod a inauguré ses nouveaux locaux vendredi 24 septembre à Pontarlier, rue Auguste Junod. Alprod est spécialisée dans la conception et la réalisation de moyens de distribution de pièces. Rens

15 Avec la hausse de l acier pour les poëles et cheminées, profitez encore des prix % sur modèles exposés Nouvelle gamme sur carrelage et faïence De nombreuses propositions sur carrelages grands formats Photos non contractuelles CARRELAGES Sanitaire-Cheminée-Faïences Depuis 20 ans à votre service Z.A Route de Dommartin-HOUTAUD Tél : L espace 100% Concessionnaire Quad QUAD Quad enfant 50 cm 3 et 90 cm 3 Nouveauté 450 KODIAK IRS 1 er de sa catégorie Homologué route /permis B Réservez votre essai OCCASIONS TOUTES MARQUES - RÉPARATIONS - PRÉPARATIONS MASNADA - LA CLUSE Route Nationale LA CLUSE ET MIJOUX - Tél MASNADA - LES FINS route de Maîche LES FINS - Tél MASNADA - BESANÇON ZAC Chateaufarine BESANçON - Tél

16 16 Frasne - Levier LEVIER Jeudi 14 octobre L école d agriculture présente à la Saint-Luc Un groupe d élèves de la section Bac pro présentera quelques bêtes sur la foire pontissalienne qui se tiendra le deuxième jeudi d octobre. Une initiative qui s inscrit dans un cursus pédagogique qui ne manque pas d intérêt P Pas facile d intéresser de futurs producteurs laitiers à l idée de gérer un atelier viande dans le cadre de leur scolarité. On y parvient en misant sur la responsabilisation. En leur confiant une mission, ils s investissent bien plus, confie Christophe Régnier, professeur à l école d agriculture et responsable de cet atelier viande.40 élèves sont aujourd hui scolarisés en Bac pro C.G.E.A. (Conditions et Gestion des Exploitations Agricoles). Au cours de leurs 2 années de formation, ils étudient la production viande en première année et laitière en seconde. Cette production viande s articule autour de 4 supports : cours techniques, stage de 3 semaines dans une exploitation charolaise en Saône-et-Loire, visites qui gravitent autour de la viande et conduite de l atelier viande de l école. Ce dernier volet constitue une spécificité propre à Levier. Cet atelier est complètement géré par les élèves. Ils en maîtrisent tous les aspects : de l achat à la commercialisation en passant par l alimentation. Les 24 élèves de 1 ère année sont répartis en 5 groupes. Chacun a une mission globale à mener assortie de diverses petites expérimentations. Chaque action fait l objet d un compte-rendu sous forme de documents de restitution. L atelier est aujourd hui orienté sur des animaux d engraissement mais rien n est arrêté. Si les élèves arrivent à justifier l utilité d un autre type d élevage, on est prêt à réfléchir ensemble au projet. On leur confie les clés et l exploitation. Notre rôle se limite au contrôle. L école de Levier intègre une exploitation agricole de 25 ha. Les disponibilités herbagères et fourragères conditionnent le nombre de bêtes de l atelier fixé à 16. Il nous en manquait quelques-unes. L un des groupes s est chargé d en trouver. Il s agit le plus souvent de bêtes en fin de carrière ou ne présentant plus ou pas d intérêt dans un système de production laitière. Un autre groupe s occupe de quelques bêtes qui sont aujourd hui prêtes à la vente. C est pourquoi, ils ont décidé de se rendre à la Saint- Luc.! F.C. Autour de leur professeur Christophe Régnier, les 5 élèves du groupe qui seront à la foire pontissalienne. BOUJAILLES Séances d une ou deux heures Apprendre l attelage aux écuries de la forêt de Joux En reprenant l exploitation de ce centre équestre en décembre 2003, William Roux a mis l accent sur le développement de l école d équitation. Il se diversifie en ouvrant un cours à destination d un public intéressé par la conduite d attelage. E n sillonnant les routes buissonnières du Haut- Doubs, il n est pas rare de croiser une calèche, une roulotte, conduite par des touristes ou des locaux. Peu de structures équestres proposaient jusqu à présent un apprentissage adéquat. Conscient du problème, William Roux joue donc les précurseurs en lançant une formation qui fonctionne depuis le 1 er septembre. Cette école d attelage est orientée vers une pratique ludique ou sportive. Elle fonctionne à la demande, sous forme de séances durant une ou deux heures. Vers une pratique ludique ou sportive. Accessibles aux débutants comme aux confirmés, ces cours sont à la fois théoriques et pratiques. Ils sont dispensés par William, titulaire d un Brevet d État d équitation et Laurent, cocher professionnel. On ne se limite pas à la conduite proprement dite. Les gens sont initiés à l anatomie du cheval, à la mise en place du harnais, à la préparation de la voiture qui peut être un sulky, une calèche. Dès l année prochaine, William prévoit d organiser des randonnées en attelage sur une journée ou un week-end incluant, pourquoi pas, une nuit en gîte équestre ou sous tepee. Cette école d équitation s inscrit en complément des activités déjà proposées aux Écuries de la forêt de Joux. On veut développer la cinquième catégorie dans l objectif de former une nouvelle équipe poney concours Cette année, 11 jeunes cavaliers du centre ont disputé les championnats de France de poney organisé traditionnellement à Lamotte-Beuvron. Ils ont tous terminé dans les 30 premiers avec une mention spéciale à Morgane Terraz, Séverine Vincent, Salomé Guignard et Mélanie Tonnaire. On est prêt à accueillir tous les jeunes cavaliers du secteur qui souhaiteraient pratiquer la compétition en C.S.O. (Concours de Sauts d Obstacles).! F.C.

17 GENDARMERIE J agirai dans la continuité de mon prédécesseur en menant les missions propres à toute compagnie de gendarmerie, à savoir lutte contre la délinquance judiciaire et routière. Je vais d abord prendre connaissance de l arrondissement et de son activité avant d orienter le service en fonction de ce que U ne fois pénétré dans l établissement, le mystère est vite élucidé. On est installé Premier commandement de terrain à Pontarlier Le capitaine Solnon prend ses fonctions Revue du piquet d honneur, montée des couleurs, une cérémonie était organisée le 20 septembre dans les règles de l art pour cette prise de commandement d un jeune capitaine qui souhaite s accorder un mois d observation avant d orienter le service. LES FOURGS Cette compagnie comprend 85 gendarmes. j aurai observé, explique Rémy Solnon qui commande depuis le 1 er août la compagnie de groupement départemental de gendarmerie de Pontarlier. Intervenant sur le territoire de l arrondissement à l exception des communes de Pontarlier et Doubs placées en zone police, cette compagnie comprend 85 gendarmes regroupés en 7 unités, elles-mêmes organisées en 3 communautés de brigade : Pontarlier, Morteau et Les Hôpitaux-Neufs. Après une formation universitaire suivie jusqu à l obtention d une maîtrise en sciences économiques et sociales, Rémy Solnon intègre la gendarmerie en 1994 au grade d aspirant. Première affectation à Nîmes puis à Melun à l école des officiers de la gendarmerie. Le lieutenant Solnon occupe ensuite le poste de commandant de peloton dans un escadron de gendarmerie mobile à Troyes. Il se voit promu au grade de capitaine en août 2001 et devient commandant de compagnie d instruction à l école de gendarmerie du Mans. En étant affecté à Pontarlier, ce Bourguignon âgé de 34 ans se voit confier son premier commandement de terrain.! F.C. Une grosse clientèle étrangère Un hôtel pour les vacanciers L hôtel La découverte, ancienne propriété communale située à la sortie du village, suscite bien des interrogations. Peu de locaux connaissent l activité de cet établissement au fonctionnement spécifique. ici depuis 15 ans. On a toujours la même destination, hélas, cela ne concerne pas les locaux. La Découverte est un hôtel pour les vacanciers où l on reçoit des personnes à la semaine pour des séjours rando en été et ski de fond en hiver, Patrick et Jacqueline exploitent l établissement depuis une quinzaine d années. Mouthe - Région des lacs 17 Le capitaine Solnon a été investi officiellement le 20 septembre lors d une prise d arme présidée par le lieutenant-colonel Jean-Claude Lukasczyk, commandant le groupement de gendarmerie départemental du Doubs. indique Patrick Douzelet, propriétaire-exploitant des lieux avec Jacqueline, son épouse. Ouvert en saison estivale et hivernale, le bâtiment comprend 28 chambres et dispose d équipements modernes : piscine, sauna, matériel de remise en forme Ici, on passe beaucoup de temps avec nos clients. On ne cherche pas à développer les aspects restaurant-bar vis-à-vis de la clientèle locale. L hôtel fonctionne principalement avec des Tour Opérators. Il accueille beaucoup d étrangers : Anglais, Australiens, Néo-Zélandais, Canadiens. C est un de nos amis, André Marcon, qui a lancé il y a 25 ans le concept des hôtels La découverte. Il existe deux autres établissements similaires au nôtre dans le Massif Central. On reste indépendant en mobilisant des moyens pour assurer la promotion. On dispose, par exemple, d un site internet commun. L objectif de ce réseau, c est de fidéliser la clientèle en leur offrant la possibilité de circuler facilement d un établissement à l autre. Ce concept, c est l histoire de 3 copains qui partagent les mêmes façons de travailler. L hôtel exploité par Patrick et Jacqueline présente un autre ÉCONOMIE Encouragée par un prêt d honneur Un projet touristique innovant à Chapelle-des-Bois Véronique Tissot lance un projet original à Chapelle-des-Bois : un hébergement tout confort dans des petits chalets personnalisés, en limite de forêt. atout commercial : des chambres individuelles à disposition des célibataires. Un plus sans doute très apprécié par une clientèle trop souvent contrainte à partager le couchage. En dehors du couple Douzelet, l équipe de travail compte du personnel de ménage et des accompagnateurs qui encadrent les sorties. Il faut défendre l authenticité locale. Un sauna dans chaque maison. A némone, chardon bleu, églantine, pimprenelle, épervière, colchique. Ce sont les noms que portent les 6 chalets du site les Sabots de Vénus. Un site implanté sur la commune de Chapelle-des-Bois, dans le parc naturel du Haut- Jura. Sur un espace boisé, au pied des pistes de ski de fond, 6 chalets haut de gamme accueillent les touristes pour un weekend ou une semaine, à partir du mois de décembre. À l origine de ce projet : Véronique Tissot. Depuis plusieurs années, disposant d un terrain à Chapelle-des- Bois, elle a pu réfléchir à ce projet. Je pensais tout d abord à des petites maisons dans le style du secteur, pour la location, explique-t-elle. Au fur et à mesure de l avancée du projet, j ai mis l accent sur le confort. J ai pu m apercevoir que les touristes souhaitent trouver une gamme supérieure à ce qui peut être proposé dans le secteur, avec plus de confort en individuel. Une première tranche de 6 maisons est en construction et sera disponible en décembre prochain. Le site pourra se développer par la suite. Véronique Tissot a donc misé sur le confort, proposant à ses clients des aménagements et services qu on ne trouve pas dans les gîtes classiques : Chaque maison dispose d un sauna, d une cuisine équipée assez importante, d un poêle à bois Je ne voulais pas de lits superposés ou d aménagement gain de place. Les maisons peuvent accueillir jusqu à 8 personnes. L un des chalets sera réservé à l accueil et à la laverie. Il sera même possible d emprunter des accessoires pour bébés. Véronique Tissot a déjà enregistré plusieurs réservations pour les vacances de Noël. La formule promet de séduire de nombreux touristes. D après elle, une nouvelle clientèle pourrait même venir sur le secteur. À mètres d altitude, les touristes pourront profiter des loisirs en toutes saisons, ski et promenades en raquettes en hiver, V.T.T. et randonnées en été. Ils pourront visiter l écomusée, déguster les spécialités régionales, découvrir les points de vue de la roche Bernard, de la roche Champion ou du Pré d Haut, visiter le parc des bisons au mont d Orzières, le musée du fer de Vallorbe ou encore la distillerie Michel qui fabrique la fameuse gentiane Consciente de l innovation et de la viabilité du projet, l A.D.E.D. (Agence de Développement Économique et touristique du Doubs) a accordé un prêt d honneur à Véronique Tissot. Une première récompense pour encourager cette initiative touristique originale.! G.C. Les Sabots de Vénus 26 route des Pâturages Chapelle des Bois Cet été, le concept de l établissement n a pas mieux résisté que les autres à la morosité touristique. On enregistre une baisse d activité de l ordre de 20 %. Il faut relativiser car l an dernier, on a fait notre meilleure saison estivale. On a enchaîné avec un bel hiver. Vu notre mode de fonctionnement, il nous est très difficile d expliquer les fluctuations. Originaire de la Loire, Patrick a une vision intéressante sur le potentiel touristique du Haut-Doubs. Il faut défendre l authenticité locale. Je ne pense pas qu il soit nécessaire d investir autant dans la neige artificielle. C est nul de faire croire que Métabief peut être l équivalent d une station alpine. Il me semblerait plus utile de revenir à une gestion plus naturelle de nos points forts. J approuverai la gratuité d accès aux pistes de ski de fond. Le système des zones nordiques est trop orienté vers une pratique nordique. On ne va pas dans le bon sens, celui d un ski de fond naturel, efficace et gratuit. Selon lui, la stratégie actuelle va à l encontre de la vulgarisation.! F.C.

18 18 Frasne - Levier LEVIER 200 élèves L apprentissage musical revisité avec Music Arts Fusion des écoles de musique de Levier et Frasne, cette école associative intercommunale existe depuis le début de l année. Dirigée par Emmanuel Paysant, elle s appuie sur un projet pédagogique axé sur une pratique collective et sur une formation musicale instrumentale en rupture avec le traditionnel enseignement du solfège. au service de la promotion de la culture en milieu rural : L innovation ce côté novateur se reflète d abord dans les motivations qui ont conduit à la création de Music Arts. Jusqu en 2002, les écoles de musique de Levier et Frasne avaient chacune leur orchestre d harmonie. Les activités commençaient à stagner. La musique de Frasne a proposé à celle de Levier de mettre en place un poste de direction commun à partir de la rentrée 2002 indique Emmanuel Paysant. Puis les communautés de communes C.C.A. 800 et C.F.D. ont intégré les deux écoles de musique dans leurs compétences. Une intégration basée sur l élaboration d un projet global d enseignement de la musique et de la danse à l échelle des deux intercommunalités. La démarche a abouti à la naissance de Music'Arts, laquelle est épaulée par deux associations, l une formée par les parents d élèves et l autre par l orchestre Soluna, fusion des deux harmonies. Au niveau du fonctionnement, les communautés de communes se partagent le financement à hauteur de 50 % chacune. On adhère à la Convention Collective Nationale de l Animation qui assure un statut stable Les enfants sont poussés à s orienter d abord vers les instruments à vent. aux 17 enseignants. Le projet pédagogique repose sur l apprentissage de 15 instruments différents. La méthode mise en œuvre est axée sur la pratique collective et en public, l objectif étant de former des musiciens amateurs capables de se produire sur scène. On a divisé le cursus en deux cycles comprenant chacun quatre niveaux. Contrairement à ce qui se passe habituellement, on a supprimé l examen de passage de fin d année qui permettait d accéder au niveau supérieur. Les élèves se retrouvent tous les mois dans un cours collectif leur permettant de se préparer pour les concerts organisés d avril à juin. Ils intègrent alors soit l orchestre Variété soit la formation Créativ junior pour les plus jeunes. Le second cycle fonctionne sur le même principe. Selon leur niveau et leurs goûts, les musiciens jouent dans différents petits orchestres servant d antichambre aux deux formations que sont le Big Band Soluna et Soluna. Autre petite révolution dans ce second cycle, la On défend une pratique collective car plus conviviale. formation musicale instrumentale où les élèves étudient le traditionnel solfège en se servant de leur instrument. On encourage les enfants à s orienter vers les instruments à vent. Il leur sera plus facile d intégrer un orchestre. On défend plutôt une pratique collective car plus conviviale. Pour être complet, il faut mentionner un troisième cycle de perfectionnement qui s adresse à quelques élèves confirmés. Music Arts, c est également une chorale : les Hors la voix. Accessible à partir de 16 ans, elle touche un vaste répertoire, du classique à la variété en passant par le jazz. On peut signaler l ouverture depuis la rentrée d une école de danse animée par Claire Vuillemin, professeur de danse contemporaine. Cette diversification vers un autre mode d expression artistique participe à la conception du projet scénique mis en place par Music'Arts. Pour info, on présentera un spectacle intitulé Vue d en haut le 30 avril 2005 à Levier termine Emmanuel Paysant.! F.C. DEFFEUILLE Automobiles S.A. MORTEAU 45, rue de la Louhière Z.I. La Fée Verte _250_1000POUV_FUQD_43670.pgs :11 100% En bref " Fauvettes L association Les Fauvettes organise à Levier dans son centre permanent un séjour équitation et karting pendant les vacances de la Toussaint, du 24 au 31 octobre. Hébergement en chalet, chambres de 5 lits. Renseignements et inscriptions au " Concert Samedi 9 octobre, en l église de Frasne, à 20 h 30, grand concert avec la chorale la Clé des Chants de Champvans (Jura) et l ensemble des clarinettes du Jura. Final en commun : cantique de Jean Racine de Gabriel Fauré. Renseignements au " Consommation L U.F.C.-Que Choisir met à la disposition des consommateurs la réglette Climact. C est un outil ludique qui permet à chacun de prendre conscience de sa responsabilité dans le réchauffement de la planète. Pour l obtenir, se renseigner au

19 Valdahon - Vercel 19 VALDAHON Association La Valdanelle fête 10 ans de folklore Depuis une décennie déjà, quelques passionnés dansent sur des musiques folks françaises, écossaises ou d Europe centrale. Pour célébrer ses 10 ans, la Valdanelle organise un grand bal folk le 16 octobre. L e club s est créé en 1994 au sein de l association R.L.C., regroupant alors 18 danseurs. Ils sont aujourd hui 34, contre 31 l an dernier. Et grande première, trois hommes ont rejoint l association! Les maris de certaines de nos dames, à force de nous voir danser, se sont motivés et nous ont rejointes, se félicite Anne-Marie Marguet, présidente de l association. Ce n est pas encore la parité, mais on s en approche tout doucement. Tous les mercredis soirs, les danseurs se retrouvent pour apprendre de nouveaux pas. Ce n est pas toujours facile de coordonner les pieds et les mains, mais ça fait travailler l esprit! plaisante Anne-Marie Marguet. Chaque année, le club présente une dizaine de spectacles, à l occasion de fêtes et manifestations locales. Pour célébrer ses 10 ans, la Valdanelle organise un grand bal folk le 16 octobre, à la salle Ménétrier de Valdahon. Un groupe de musique folk animera la soirée. Les musiciens sortent à cette occasion toute la palette d instruments folkloriques : vielle, cornemuse, flûte, accordéon diatonique, violon Lors d un bal folk, les danseurs expliquent aux amateurs les pas de danse, et nous dansons alors tous ensemble, en cercle, en ligne précise Anne-Marie Marguet. Le bal est donc ouvert à tout le monde, même à ceux qui ne dansent pas du tout. Le bal débute à 21 heures, l entrée est libre.! G.C. Renseignements : Anne-Marie Marguet au COMMERCE Ouvert depuis le 1 er septembre Un nouveau magasin d optique à Valdahon Le local de la Grande rue était inoccupé depuis un moment. C est finalement un magasin d optique, Valvision Optique, qui s y est installé le 1 er septembre dernier. Un opticien de plus, mais toujours pas d ophtalmo à Valdahon. L a commune de Valdahon dispose désormais d un deuxième magasin d optique, au 54 Grande rue : Valvision Optique. Annabelle Cuche gère cette nouvelle boutique, créée par Christiane Miard, qui tient déjà le magasin Top Optique rue de la Gare. Ce deuxième magasin permet de proposer un choix plus large à la clientèle du secteur. On trouve en effet dans la nouvelle boutique de nombreux packs de 59 à 185 euros. Nous fonctionnons beaucoup avec ce système de packs tout compris. Il en existe pour les verres progressifs, pour des paires de lunettes standards, pour les enfants Il est ensuite possible d ajouter diverses options : teinte, résistance aux rayures Des délais d un an pour certains ophtalmos. Pour faciliter le choix du client, les montures sont présentées par ordre de prix. Le prix étant l un des axes sur lequel la boutique a choisi de se positionner. Une clientèle relativement jeune est attendue dans le magasin lumineux et moderne. Beaucoup d habitants du secteur, même s ils consultent un ophtalmologue dans une autre ville, préfèrent acheter leurs lunettes à Valdahon, indique Annabelle Cuche. En cas de problème, ou pour effectuer quelques réglages, ça leur évite de retourner à Besançon. La pénurie d ophtalmologues se fait sentir tant en milieu rural qu urbain. Les habitants du secteur doivent aller jusqu à Pontarlier, Maîche ou Besançon pour consulter un Annabelle Cuche gère le nouveau magasin d optique de la Grande rue. ophtalmo. La ville de Pontarlier par exemple n en compte que trois et les délais peuvent parfois atteindre un an. La situation devient complètement dérisoire, commente Annabelle Cuche. Certaines mutuelles commencent à rembourser des lunettes sans ordonnance pour pallier ce manque d ophtalmo. De plus en plus d optométristes sont formés, ils sont chargés d effectuer des contrôles de vue. Malgré tout, l attente reste encore longue. Un ophtalmologue qui s installerait à Valdahon ne manquerait pas de travail. Mais aucune implantation de ce corps de médecine n est à l ordre du jour. L optique est quant à elle bien représentée avec dorénavant deux magasins dont les gammes se complètent pour permettre à une large clientèle de trouver les montures qui lui conviennent.! G.C. OFFRE RÉSERVÉE AUX ENTREPRISES L Attente téléphonique, le 1 er contact avec vos clients Donnez une nouvelle image dynamique à votre entreprise Attentre téléphonique Pré décrochage Serveur vocal * 0 Devis gratuit au Avec musique libre de droit Ne payez plus de droits de SACEM et SPRE

20 20 Valdahon - Vercel INDUSTRIE Présent au salon Micronora Technotime : une production résolument européenne À l heure de la mondialisation et des délocalisations, Technotime fabrique la quasi-totalité de ses composants à Valdahon. Portrait d une entreprise dynamique qui a gardé une âme d horloger et l amour de la précision. La France dispose d une industrie locale remarquable. A près la Foire de Bâle en avril et le salon E.P.H.J. (environnement professionnel horlogerie joaillerie) de Lausanne, c est au salon des microtechniques Micronora à Besançon que l entreprise était présente en ce début octobre. Ces salons sont l occasion de rencontrer de nouveaux clients mais surtout de se faire connaître et d asseoir l image performante de l entreprise dans son domaine. Technotime développe et produit des mouvements, des composants et des modules pour l industrie horlogère ou la microtechnique générale (robotique, avionique, instrumentation médicale, etc.). Le siège de Technotime est situé à La Chauxde-Fonds, au cœur de la Suisse horlogère. La direction générale, le département de recherche et développement ainsi que les services commerciaux y sont regroupés. La production est réalisée à Valdahon, où près de 100 personnes sont employées. Les raisons de l implantation de cette entreprise suisse à Valdahon sont liées à l histoire de France-Ébauches. Après deux faillites successives dans les années 90, France-Ébauches a en effet sollicité l entreprise suisse. Le travail a été créé à Valdahon en mai 2001 à l occasion de la relance de France-Ébauches, commente Henri-Michel Guignard, directeur général. Technotime était la solution suisse au problème France-Ébauches. De fait, le personnel est sensiblement le même, avec des employés venant de Besançon, de Maîche et du Plateau de Valdahon, les trois secteurs où les usines France-Ébauches étaient implantées. Si la production est réalisée à Valdahon, l assemblage des mouvements Swiss Made est assuré par la filiale de Couvet en Suisse. L assemblage de certains mouvements de moyenne gamme French Parts est assuré à Zhuhai en Chine. Les ventes de ces mouvements sur le marché asiatique sont directement gérées par les bureaux commerciaux Sébastien Gigon, directeur commercial Europe et Henri-Michel Guignard, directeur général, représentaient l entreprise Technotime au salon Micronora fin septembre, début octobre à Besançon. implantés à Hong Kong et Valdahon. 200 collaborateurs sont ainsi recensés à travers la France, la Suisse et la Chine. Technotime peut se vanter d être l un des fabricants de mouvements qui possède le plus gros pourcentage de composants fabriqués en Europe. La quasi-totalité des composants est fabriquée en Europe, et plus particulièrement à Valdahon, précise Henri-Michel Guignard. La France dispose d une industrie locale remarquable. Côté horlogers, Technotime travaille pour de prestigieux clients en Suisse. Côté microtechniques, l entreprise estime avoir une belle carte à jouer en matière de sous-traitance. Notre savoir-faire date de plusieurs dizaines d années, précise Sébastien Gigon, directeur commercial Europe. Nous avons gardé un savoir-faire horloger qui permet entre autres de travailler avec des tolérances très serrées. Nous pouvons ainsi être très compétitifs pour les réalisations de petite taille. Nous avons encore cette âme d horloger, cet amour de la précision. Et l entreprise peut se targuer d une belle réussite dans le domaine de la sous-traitance en général. Le carnet de commandes est chargé pour toute l année Technotime est en pleine phase de développement. La dernière Foire de Bâle a confirmé la présence d un important marché pour nos propres produits (mouvements mécaniques). Notre influence a été multipliée par 3 par rapport à il y a 2 ans. L entreprise entame une phase ascensionnelle. Technotime a choisi de développer une stratégie à trois têtes : le maintien des produits horlogers quartz, le développement des nouveaux produits quartz et mécaniques haut de gamme particulièrement innovants, la conception et fabrication de mobiles ou composants pour l horlogerie et l axe microtechnique. En jouant sur ces trois tableaux, Technotime conforte sa position sur un marché qui promet encore de se développer. Pour un moment encore, Technotime restera dans l air du temps.! G.C. SCOLARITÉ I l y a deux mois, nous évoquions le cas exceptionnel de Vernierfontaine en matière de scolarité : la commune n apparaît sur aucune carte scolaire. Dans ce petit village de 320 habitants, une école privée permet de dispenser un Dépannés à Valdahon École de Vernierfontaine : situation inchangée La scolarité à Vernierfontaine pose toujours problème. Les familles souhaitant scolariser leurs enfants dans le public n ont pu être acceptées à l école de Nods cette année. Certains ont choisi d aller à Valdahon, d autres ne sont pas scolarisés du tout. enseignement aux enfants du village. Pour ce qui est du public, la situation est plus compliquée. Les enfants étaient jusqu alors scolarisés à l école de Nods, le village voisin. Or cette année, leur inscription n a pu être enregistrée, faute de places suffisantes. Il faut rappeler que Vernierfontaine n adhère pas à la communauté de communes des premiers sapins et n est donc pas prioritaire pour l école de Nods. Sur les 4 enfants dont les parents souhaitent une scolarisation dans un établissement public, deux d entre eux ont pu intégrer l école de Valdahon. Deux autres ne sont tout simplement pas scolarisés. Le maire de Valdahon a gentiment proposé de nous dépanner pour cette année, en acceptant les enfants de Vernierfontaine, explique Christophe Henri, parent d élèves. Notre fils aurait pu entrer en première année de maternelle, mais nous avons choisi de ne pas le scolariser. L aînée finit en effet le Une école publique attribuée pour 2005? cycle maternel cette année à Nods, et le petit aurait dû être à Valdahon. On ne voulait pas le mettre à Valdahon pour une année, alors que l école officielle risque de changer l an prochain. Les familles ne désespèrent pas de se voir attribuer une école publique pour la rentrée prochaine. C est à l inspection académique de régler ce problème particulier. Le but de notre réclamation est de savoir où scolariser nos enfants, tout simplement, ajoute Christophe Henri. On ne s attendait pas à ce que le problème soit résolu pour cette rentrée, mais nous voulons une réponse avant novembre, pour être sûr que la rentrée 2005 ne posera pas problème à son tour. D autant que le problème commence à toucher d autres familles dont les enfants seront en âge d être scolarisés. Les parents d élèves ou de futurs élèves restent patients mais toutefois déterminés.! G.C.

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