Professeur Charles-Siegfried PERETTI Président de l ARSPG

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1 PROGRAMME FINAL / LIVRE DES ABSTRACTS Contact : Inscriptions : Logistique : AVEC LE PARRAINAGE DE : La Faculté de Médecine Saint-Antoine, Pitié-Salpêtrière La revue La Lettre du Psychiatre

2 PRÉSIDENT DU CONGRÈS Pr. Eduard VIETA (Barcelone) PRÉSIDENT D'HONNEUR Pr. Maurice FERRERI (Paris) COMITÉ SCIENTIFIQUE Pr. Maurice FERRERI (Paris) Pr. Charles-Siegfried PERETTI (Paris) Pr. Florence THIBAUT (Rouen) Pr. Maurice CORCOS (Paris) Dr. Philippe LOEFFEL (Reims) Dr. Philippe NUSS (Paris) Dr. Harald SONTAG (Strasbourg) COMITÉ D ORGANISATION Pr. Charles-Siegfried PERETTI (Paris) Pr. Florence THIBAUT (Rouen) Dr. Harald SONTAG (Strasbourg) Dr. Marie-Victoire CHOPIN (Paris) ORGANISATION LOGISTIQUE DSO Eric TORDJMAN Nadège SCOTTON Sophie MARGERIDON ÉDITORIAL DU CONGRÈS ARSPG 2012 " TRAITER DEMAIN : QUEL DIALOGUE ENTRE PSYCHOTHÉRAPIE ET PHARMACOTHÉRAPIE? " Comme si la dichotomie allait de soi, était fondée sur une évidence naturelle, il est communément accepté de concevoir la vie mentale comme la conjugaison de facteurs biologiques et psychologiques. En continuité de cette hypothèse, pharmacothérapie et psychothérapie paraissent résumer, parfois opposer, les approches thérapeutiques en psychiatrie. Si l une fait référence à l activité biologique cérébrale, l autre se fonde sur la spécificité de la vie psychique. Comme s il fallait s assurer de la validité de cette approche binaire, chacun des deux protagonistes s est vu presque caricaturé. La biologie a étendu son manteau sur la pharmacothérapie. Elle a posé ses pieds sur le socle de la science et son regard, portant loin, a prétendu éclairer le général en proposant un soin universel. La psychologie, quant à elle, s est affichée sous l étendard de l intime. Si sa voix parle des profondeurs, son oreille est au service du singulier, oui mais le singulier de l universel humain. Pharmacothérapie et psychothérapie se proposent ainsi de résumer le paysage de la vie mentale dans ses aspects thérapeutiques. Cette vision, dans un premier temps confortable, ne résiste ni à la pratique, ni à la réflexion. Pourquoi penser que la vie mentale ne se nourrit que de ces deux seules racines? Bien d autres registres peuvent en effet décrire l expérience humaine qu il s agisse de la métaphysique, de la sociologie, de la philosophie, de l histoire, de la culture, du politique. En outre, ni la biologie cérébrale ni la psychologie ne peuvent se définir comme des entités univoques. La biologie moléculaire, la génétique, l imagerie fonctionnelle, la pharmacologie, les essais randomisés sur les médicaments ne sont pas l expression d une même hypothèse. Les courants psychanalytiques, les théories cognitives, les modèles systémiques, les thérapies à médiation non verbale ne sont-ils pas eux-aussi les différentes facettes d une hypothétique vie mentale nucléaire? Les frontières entre pharmacothérapie et psychothérapie se font aujourd hui moins étanches. C est ainsi que de nombreux auteurs considèrent aujourd hui les médicaments comme des modulateurs informationnels (Kapur S. Am J Psychiatry. 2003), des modificateurs et stabilisateurs d attribution (Harmer C, Molecular Psychiatry, 2011). Ils mettent l accent sur les effets psychologiques des molécules psychotropes. De même, de nombreux travaux mettent en évidence les modifications biologiques induites par les effets des psychothérapies. (Houdé O. Med Sci. 2011). Les enjeux relationnels dans la prescription médicamenteuse sont majeurs et soulignent l importance des représentations tant chez le patient que chez le thérapeute. Ces réflexions ne visent pas à justifier une attitude désabusée qui laisserait entendre que la dichotomie psychothérapie/pharmacothérapie est obsolète, inopérante. Bien au contraire, mettre en lumière la diversité des composantes biologiques et psychiques de l esprit humain les rend d avantage perceptibles grâce à leur spécificité que de les fondre dans une dichotomie qui n émergerait que par l opposition des contraires. C est ainsi au dialogue entre ces deux univers qu il faut nous livrer afin d ensemencer les principes thérapeutiques qui nous aideront demain à mieux soigner. Identifier les registres et leurs complémentarités est certainement fructueux. Toutes les méta-analyses le montrent, il y a un bénéfice significatif à conjuguer ces deux approches. (Cuijpers P. Clin Psychol Rev. 2011) C est pourquoi notre Congrès : «La Psychiatrie dans tous ses états» a voulu faire le point cette année sur ce sujet central de nos pratiques : «Traiter demain : Quel dialogue entre psychothérapie et pharmacothérapie?». Au cours de 4 journées d exposés et d ateliers divers, nous explorerons des champs aussi différents que la psychogériatrie, les psychotraumatismes, la psychose, les troubles de l humeur, les pathologies de la personnalité, les troubles bipolaires à l adolescence. Nous le ferons dans un esprit à la fois de rigueur et de pragmatisme thérapeutique. D autres sujets d interface comme le suicide, la violence seront également abordés. Ils mettront en lumière les expressions et les attentes sociétales de ces expressions disruptives de la vie mentale. Une session sera bien sûr dédiée à la question de la méthodologie des études comparatives : médicaments / psychothérapies. Des symposiums seront aussi proposés par nos partenaires de l industrie pharmaceutique. Comme à l accoutumée, des orateurs français et étrangers nous feront partager leur savoir dans un esprit d échange et d ouverture. J espère vous retrouver toujours aussi nombreux, comme ces dernières années, interactifs et attentifs au cours du Congrès «La Psychiatrie dans tous ses états» pour son dixième anniversaire en Professeur Charles-Siegfried PERETTI Président de l ARSPG 2 DU 27 AU 30 MARS 2012

3 SOMMAIRE Éditorial Plan de l exposition et liste des exposants Synopsis Les ateliers de formation PROGRAMME DÉTAILLÉ Mardi 27 mars 2012 Mercredi 28 mars 2012 Jeudi 29 mars 2012 Vendredi 30 mars INFORMATIONS IMPORTANTES Informations générales Informations Air France Informations aux intervenants et auteurs Le congrès de A à Z LIVRE D ABSTRACTS Communications orales Communications posters Index des auteurs LES SALONS DE L AVEYRON - 17, RUE DE L AUBRAC - PARIS 12ÈME 3

4 PLAN DE L EXPOSITION Salon Levezou Salon Aubrac Salon Les Grandes Causses 1 EUTHÉRAPIE 2 ASTRAZENECA 2 bis BIOCODEX Podium 9 JANSSEN 8 SANOFI Buffet 3 EUSA PHARMA 4 LILLY LUNDBECK EISAI BMS & OTSUKA Salon Carladès ASC Ecran A Ecran B Ecran C Salon Ségala Toilettes Hommes Toilettes Femmes LISTE DES EXPOSANTS Remerciements : Le Pr. Eduard VIETA (Barcelone), Président du congrès, le Professeur Charles-Siegfried PERETTI, Président de l ARSPG, ainsi que les membres des Comités Scientifique et d Organisation adressent leurs plus vifs remerciements aux laboratoires. 4 DU 27 AU 30 MARS 2012

5 SYNOPSIS MARDI 27 MARS 2012 MERCREDI 28 MARS 2012 JEUDI 29 MARS 2012 VENDREDI 30 MARS 2012 ATELIER 2011N 2 : PSYCHOTRAUMATISME (8h30 9h30) STRESS ET TRAUMA SYMPOSIUM «Dépression : l évaluation clinique au cœur de la rémission» SYMPOSIUM «Troubles bipolaires : vers un traitement personnalisé?» ATELIER N 4 : PRISE EN CHARGE DU PATIENT VIOLENT EN PSYCHIATRIE (8h30 9h30) TRAITEMENT DU PATIENT SUICIDANT SYMPOSIUM «Schizophrénie : prendre en charge plus tôt, plus longtemps?» ATELIER 2011 N 6 : CONTROVERSE CONCERNANT LA BIPOLARITÉ CHEZ L'ADULTE JEUNE (8h30 9h30) COMMENT TRAITER LES POPULATIONS A RISQUE : MIGRANTS, POPULATION PÉNITENTIAIRE, PATIENTS VIOLENTS? SYMPOSIUM «Au delà de la prise en charge efficace du patient bipolaire : une prise en charge efficiente» COCKTAIL DÉJEUNATOIRE COCKTAIL DÉJEUNATOIRE COCKTAIL DÉJEUNATOIRE INTRODUCTION PSYCHO-GÉRIATRIE ATELIER N 1 : ECT ET TRAITEMENT DES TROUBLES DE L HUMEUR RÉSISTANTS (16h30 17h30) ATELIER N 8 : LES MANIFESTATIONS PSYCHOSOMATIQUES DE L'ANXIÉTÉ (17h30 18h30) SYMPOSIUM «Complémentarité des thérapies médicamenteuses et non médicamenteuse : deux exemples en psychiatrie» REMISE DES PRIX «CONFRONTATIONS PSYCHIATRIQUES» COMMENT TRAITER LES PSYCHOSES AUJOURD HUI? PRISE EN CHARGE DES TROUBLES DE LA PERSONNALITÉ ATELIER N 3 : TRAITER L ADOLESCENT DÉPENDANT AU CANNABIS (18h00 19h00) ATELIER N 7 : LES NOUVELLES PSYCHOTHÉRAPIES : LES TIPARS (13h30 14h30) SYMPOSIUM «Symptômes résiduels et troubles bipolaires» BIOLOGIE ET VIE PSYCHIQUE : QUELS FONDEMENTS? QUELLES PRATIQUES? ATELIER N 5 : SUIVI ET PRISE EN CHARGE DES PATIENTS BORDERLINE (17h00 18h00) 2011 LES PRÉMICES DU TROUBLE BIPOLAIRE À L ADOLESCENCE REMISE DES PRIX «POSTERS» THÉRAPEUTIQUES EN PSYCHIATRIE : ENTRE NATURE ET CULTURE LES SALONS DE L AVEYRON - 17, RUE DE L AUBRAC - PARIS 12ÈME 5

6 LES ATELIERS DE FORMATION Votre inscription au congrès vous donne droit à un atelier de formation au choix inclus dans votre forfait. Il vous sera possible de choisir un atelier complémentaire en supplément. Les personnes invitées au congrès par un laboratoire ne bénéficient pas d'un atelier inclus dans leur inscription mais peuvent profiter d'un tarif préférentiel. ATELIER N 1 : ATELIER N 2 : ATELIER N 3 : ATELIER N 4 : ATELIER N 5 : ATELIER N 6 : ATELIER N 7 : ATELIER N 8 : ECT ET TRAITEMENT DES TROUBLES DE L HUMEUR RÉSISTANTS Dr. Stéphane MOUCHABAC (Paris) Sponsorisé par Mardi 27 mars 2012 de 16h30 à 17h30 PSYCHOTRAUMATISME Pr. Louis JEHEL (Fort de France) Mercredi 28 mars 2012 de 8h30 à 9h30 TRAITER L ADOLESCENT DÉPENDANT AU CANNABIS Dr. Amine BENYAMINA (Paris) Mercredi 28 mars 2012 de 18h00 à 19h00 PRISE EN CHARGE DU PATIENT VIOLENT EN PSYCHIATRIE Pr. Franck BAYLE (Paris) & Dr. Jacques BOUCHEZ (Villejuif) Jeudi 29 mars 2012 de 8h30 à 9h30 SUIVI ET PRISE EN CHARGE DES PATIENTS BORDERLINE Dr. Marie-Victoire CHOPIN (Paris) Jeudi 29 mars 2012 de 17h00 à 18h00 CONTROVERSE CONCERNANT LA BIPOLARITÉ CHEZ L'ADULTE JEUNE Pr. David COHEN (Paris) Sponsorisé par Vendredi 30 mars 2012 de 8h30 à 9h30 LES NOUVELLES PSYCHOTHÉRAPIES : LES TIPARS Pr. Thierry BOTTAI (Martigues) Jeudi 29 mars 2012 de 13h30 à 14h30 Sponsorisé par LES MANIFESTATIONS PSYCHOSOMATIQUES DE L'ANXIÉTÉ Dr. Philippe NUSS (Paris) Mardi 27 mars 2012 de17h30 à 18h30 Sponsorisé par RAPPEL : COÛT DE L ATELIER SUPPLÉMENTAIRE : Tarif jusqu au 21 février 2012 inclus Tarif à partir du 22 février TTC / atelier 66 TTC / atelier Tarif préférentiel proposé aux personnes invitées par un laboratoire : 40 TTC. 6 DU 27 AU 30 MARS 2012

7 PROGRAMME DÉTAILLÉ MARDI 27 MARS h30 14h30 INTRODUCTION Pr. Eduard VIETA, Président du congrès (Barcelone), Pr. Maurice FERRERI, Président d'honneur de la 10 ème édition du congrès "La Psychiatrie dans tous ses états" (Paris) PSYCHO-GÉRIATRIE Présidente de séance : Pr. Anne-Sophie RIGAUD (Paris) 14h30 15h00 15h00 15h30 15h30 16h00 16h00 16h30 16h30 17h30 17h30 18h30 MODÈLES ÉTIOPATHOLOGIQUES ET NOUVEAUX TRAITEMENTS DANS LA MALADIE D'ALZHEIMER - O101 Dr. Emmanuelle DURON (Paris) QUALITÉ DE VIE ET APPROCHES PHARMACOLOGIQUES ET NON PHARMACOLOGIQUES DES PERSONNES ATTEINTES DE LA MALADIE D'ALZHEIMER ET DE LEURS AIDANTS - O102 Pr. Vincent CAMUS (Tours) LES NOUVELLES TECHNOLOGIES DANS LA PRISE EN CHARGE DE LA MALADIE D'ALZHEIMER - O103 Pr. Anne-Sophie RIGAUD (Paris) PAUSE CAFÉ ATELIER N 1 ECT ET TRAITEMENT DES TROUBLES DE L HUMEUR RÉSISTANTS Dr. Stéphane MOUCHABAC (Paris) ATELIER N 8 LES MANIFESTATIONS PSYCHOSOMATIQUES DE L'ANXIÉTÉ Dr. Philippe NUSS (Paris) LES SALONS DE L AVEYRON - 17, RUE DE L AUBRAC - PARIS 12ÈME 7

8 MERCREDI 28 MARS h30 9h30 ATELIER N 2 PSYCHOTRAUMATISME Pr. Louis JEHEL (Fort de France) STRESS ET TRAUMA Présidents de séance : Pr. Louis JEHEL (Fort de France) & Pr. Abdelkrim KELLOU (Algérie) 9h30 10h00 10h00 10h30 10h30 11h30 11h30 11h45 STRESS ET PRÉPARATION AU COMBAT CHEZ LES MILITAIRES : RETOUR D'EXPÉRIENCE SUR LE SOUTIEN DES FORCES EN AFGHANISTAN - O201 Pr. Patrick CLERVOY (Toulon) EMDR : UNE PSYCHOTHÉRAPIE EFFICIENTE DES STRESS POST TRAUMATIQUES - O202 Dr. France HAOUR (Paris) DÉPRESSION : L ÉVALUATION CLINIQUE AU CŒUR DE LA RÉMISSION Pr. Charles-Siegfried PERETTI (Paris) & Pr. Pierre-Michel LLORCA (Clermont-Ferrand) LA DIMENSION ANXIEUSE DANS LA DÉPRESSION Dr. Amine BENYAMINA (Paris) L AMÉLIORATION PRÉCOCE : FACTEUR DE PRONOSTIC? Pr. Pierre-Michel LLORCA (Clermont-Ferrand) PAUSE CAFÉ 11h45 12h45 TROUBLES BIPOLAIRES : VERS UN TRAITEMENT PERSONNALISÉ? Pr. Louis JEHEL (Fort de France) L'APPROCHE MULTIDIMENSIONNELLE DANS LES TROUBLES BIPOLAIRES Dr. Franck BELLIVIER (Créteil) NOUVELLE OPTION MÉDICAMENTEUSE ET PERSONNALISATION DU TRAITEMENT PHARMACOLOGIQUE Dr. Florian FERRERI (Paris) QUELLES PSYCHOTHÉRAPIES DANS LES TROUBLES BIPOLAIRES? Dr. Raphaël GIACHETTI (Toulouse) 12h45 14h15 14h15 15h15 COCKTAIL DÉJEUNATOIRE COMPLÉMENTARITÉ DES THÉRAPIES MÉDICAMENTEUSES ET NON MÉDICAMENTEUSE : DEUX EXEMPLES EN PSYCHIATRIE Pr. Pierre-Michel LLORCA (Clermont-Ferrand) PRISE EN CHARGE DES COMORBIDITÉS ADDICTIVES: UN OBJECTIF OU UN CHEMIN? Dr. Philippe NUSS (Paris) THÉRAPIE INTERPERSONNELLE ET AMÉNAGEMENT DES RYTHMES SOCIAUX (TIPARS) ET TROUBLES BIPOLAIRES Pr. Fréderic KOCHMAN (Lille) 15h15 15h30 REMISE DES PRIX «CONFRONTATIONS PSYCHIATRIQUES» 15h30 16h00 PAUSE CAFÉ COMMENT TRAITER LES PSYCHOSES AUJOURD HUI? Président de séance : Pr. Dominique PRINGUEY (Nice) 16h00 16h30 16h30 17h00 L'IMAGERIE FONCTIONNELLE DES CERVEAUX PSYCHOTIQUES : À LA RECHERCHE DE LA "SCHIZE"? - O301 Dr. Jack FOUCHER (Strasbourg) LA REMÉDIATION COGNITIVE DANS LE TRAITEMENT DES PSYCHOSES : QUELS FONDEMENTS? QUELLES PRATIQUES? - O302 Pr. Nicolas FRANCK (Lyon) PRISE EN CHARGE DES TROUBLES DE LA PERSONNALITÉ Présidente de séance : Pr. Emmanuelle CORRUBLE (Le Kremlin Bicêtre) 17h00 17h30 17h30 18h00 ACTUALITÉS SUR LES ÉTATS LIMITES - O401 Dr. Alexandra PHAM-SCOTTEZ (Paris) PERSONNALITÉ ET RISQUES DÉPRESSIFS - O402 Pr. Julien-Daniel GUELFI (Paris) 18h00 19h00 ATELIER N 3 TRAITER L ADOLESCENT DÉPENDANT AU CANNABIS Dr. Amine BENYAMINA (Paris) 8 DU 27 AU 30 MARS 2012

9 JEUDI 29 MARS h30 9h30 ATELIER N 4 PRISE EN CHARGE DU PATIENT VIOLENT EN PSYCHIATRIE Pr. Franck BAYLE (Paris) & Dr. Jacques BOUCHEZ (Villejuif) TRAITEMENT DU PATIENT SUICIDANT Présidente de séance : Dr. Marie CHOQUET (Paris - INSERM) 9h30 10h00 10h00 10h30 10h30 11h00 APPORT DE L ÉPIDÉMIOLOGIE À LA CLINIQUE DU SUICIDE - O501 Dr. Marie CHOQUET (Paris - INSERM) LA NOUVELLE CLINIQUE DU SUICIDE - O502 Pr. Philippe COURTET (Montpellier) PAUSE CAFÉ 11h00 12h00 SCHIZOPHRÉNIE : PRENDRE EN CHARGE PLUS TÔT, PLUS LONGTEMPS? Pr. Dominique DRAPIER (Rennes) DE LA CONTRAINTE VERS L ALLIANCE : LA LOI DU 5 JUILLET 2011? Dr. Nidal NABHAN-ABOU (Laval) LES APAP : UNE AVANCÉE PHARMACOLOGIQUE, UN RÉFLEXE POUR LE PATIENT? Dr. Mocrane ABBAR (Nîmes) 12h00 13h30 COCKTAIL DÉJEUNATOIRE 13h30 14h30 ATELIER N 7 LES NOUVELLES PSYCHOTHÉRAPIES : LES TIPARS Pr. Thierry BOTTAI (Martigues) 14h30 15h30 15h30 16h00 SYMPTÔMES RÉSIDUELS ET TROUBLES BIPOLAIRES Pr. Pierre VANDEL (Besançon) TROUBLE BIPOLAIRE : LA PÉRIODE INTER-CRITIQUE EST-ELLE EUTHYMIQUE? Dr. Sébastien GARD (Bordeaux) SYMPTÔME RÉSIDUEL : ENJEUX DANS LA CONSOLIDATION DU TRAITEMENT Dr. Philippe NUSS (Paris) PAUSE CAFÉ BIOLOGIE ET VIE PSYCHIQUE : QUELS FONDEMENTS? QUELLES PRATIQUES? Président de séance : Pr. Christophe LANCON (Marseille) 16h00 16h30 16h30 17h00 LA DOUBLE LECTURE : UNE COMPLÉMENTARITÉ POUR UNE NOUVELLE PSYCHOPATHOLOGIE - O601 Dr. Lisa OUSS-RYNGAERT (Paris) COMMENT COMPARER AUJOURD HUI LES TRAITEMENTS DES TROUBLES MENTAUX? - O602 Pr. Christophe LANCON (Marseille) 17h00 18h00 ATELIER N 5 SUIVI ET PRISE EN CHARGE DES PATIENTS BORDERLINE Dr. Marie-Victoire CHOPIN (Paris) LES SALONS DE L AVEYRON - 17, RUE DE L AUBRAC - PARIS 12ÈME 9

10 VENDREDI 30 MARS h30 9h30 ATELIER N 6 CONTROVERSE CONCERNANT LA BIPOLARITÉ CHEZ L'ADULTE JEUNE Pr. David COHEN (Paris) COMMENT TRAITER LES POPULATIONS A RISQUE : MIGRANTS, POPULATION PÉNITENTIAIRE, PATIENTS VIOLENTS? Présidents de séance : Dr. Alain MERCUEL (Paris) & Pr. Mohamed TEDJIZA (Algérie) 9h30 10h00 10h00 10h30 10h30 11h00 11h00 12h00 12h00 13h30 ENJEUX PSYCHIQUES ACTUELS CHEZ LES DÉTENUS : QUELLES VIOLENCES? QUELLES RÉPONSES? - O701 Dr. Mathieu LACAMBRE (Montpellier) VALIDITÉ DU CONCEPT D HÉBOÏDOPHRÉNIE, 120 ANS PLUS TARD? - O702 Pr. Pierre THOMAS (Lille) PAUSE CAFÉ AU DELÀ DE LA PRISE EN CHARGE EFFICACE DU PATIENT BIPOLAIRE : UNE PRISE EN CHARGE EFFICIENTE Pr. Chantal HENRY (Créteil) PATIENT BIPOLAIRE STABLE, EST-CE L UNIQUE OBJECTIF? Dr. Stéphane MOUCHABAC (Paris) MANIE BIPOLAIRE : ROMPRE LE BALANCIER Dr. Michel MARON (Lille) COCKTAIL DÉJEUNATOIRE LES PRÉMICES DU TROUBLE BIPOLAIRE À L ADOLESCENCE Présidents de séance : Pr. David COHEN (Paris) & Dr. Philippe CLERY MELIN (Garches) 13h30 14h00 14h00 14h30 14h30 14h45 14h45 15h15 FORMES CLINIQUES PRÉCOCES DES TROUBLES BIPOLAIRES - O801 Dr. Mocrane ABBAR (Nîmes) MODALITÉS THÉRAPEUTIQUES DU TROUBLE BIPOLAIRE EN ÉTABLISSEMENT DE COURT SÉJOUR - O802 Dr. Philippe CLERY MELIN (Garches) REMISE DES PRIX POSTERS PAUSE CAFÉ THÉRAPEUTIQUES EN PSYCHIATRIE : ENTRE NATURE ET CULTURE Présidents de séance : Pr. Sami TAWIL (Paris) & Pr. Alain VANIER (Paris) 15h15 15h45 15h45 16h15 16h15 16h45 16h45 17h15 17h15 17h30 LA PSYCHIATRIE ARABO-MUSULMANE : ENTRE PHARMACOTHÉRAPIE ET PSYCHOTHÉRAPIE - O901 Pr. Sami TAWIL (Paris) PLACE DE LA CRÉNOTHÉRAPIE EN THÉRAPEUTIQUE PSYCHIATRIQUE - O902 Dr. Olivier DUBOIS (Saujon) THÉRAPEUTIQUE PSYCHANALYTIQUE APPLIQUÉE AUX TROUBLES DE L IDENTITÉ - O903 Pr. Alain VANIER (Paris) TCC DANS LES COMPULSIONS SEXUELLES - O904 Pr. Pascal DE SUTTER (Louvain) CONCLUSION Pr. Charles-Siegfried PERETTI (Paris) 10 DU 27 AU 30 MARS 2012

11 INFORMATIONS IMPORTANTES LES SALONS DE L AVEYRON - 17, RUE DE L AUBRAC - PARIS 12ÈME 11

12 INFORMATIONS GÉNÉRALES INSCRIPTIONS Les droits d inscription incluent l accès aux sessions scientifiques, aux zones de l exposition et des posters scientifiques, aux cocktails déjeunatoires et aux pauses café ainsi que dans certains cas aux ateliers souscrits. Chaque participant se verra également remettre un badge ainsi que le porte-documents du congrès incluant ce programme final / livre des abstracts. La facture ainsi que l attestation de présence sont remises aux participants pendant le congrès ou sur simple demande auprès de DSO. TARIFS Forfait Psychiatre du 27 au 30 mars 2012 (soit 3,5 jours) AVEC 1 ATELIER AU CHOIX OFFERT Forfait Psychologue du 27 au 30 mars 2012 (soit 3,5 jours) AVEC 1 ATELIER AU CHOIX OFFERT Forfait interne / infirmier / étudiant en psychologie du 27 au 30 mars 2012 (soit 3,5 jours) AVEC 1 ATELIER AU CHOIX OFFERT 315 TTC jusqu au 21 février 2012 inclus 200 TTC jusqu au 21 février 2012 inclus 168 TTC jusqu au 21 février 2012 inclus 378 TTC à partir du 22 février TTC à partir du 22 février TTC à partir du 22 février 2012 FORMATION Le congrès est cette année encore agréé par le département de Formation Médicale Continue de la Faculté de Médecine Pierre et Marie Curie. A ce titre, il donne droit à des crédits de FMC. Le département de FMC de l UPMC enverra un certificat aux participants ayant rempli et signé les documents attestant de leur présence ainsi que la fiche d évaluation du congrès. L ARSPG est inscrite auprès de la DRTEFP (Direction Régionale du Travail, de l Emploi et de la Formation Professionnelle) et en respecte les règles. L ARSPG dispose d un numéro de formation n : la prise en charge au titre de la formation continue professionnelle est possible pour chacune des sessions académiques. Le barème des points est le suivant : 4 points par ½ journée. ACCÈS LES SALONS DE L AVEYRON 17, rue de l Aubrac Paris BUS N 62 - Dijon Lachambaudie N 24 - Dijon Lachambaudie MÉTRO Ligne 14 - Cour Saint-Émilion VOITURE Sortie Porte de Bercy Direction Paris centre par la voie express G. Pompidou Prendre la 1ère sortie Bercy Terroirs / Parking Saint-Émilion Tourner à droite au feu avenue des Terroirs de France et aller jusqu au rond-point Tourner à gauche rue Baron le Roy jusqu à l hôtel Kyriad Prendre la rue de l Aubrac à gauche en face de cet hôtel Parking public Saint-Émilion à proximité du Pullman Paris Bercy. BUREAU DU CONGRÈS ORGANISATION LOGISTIQUE PENDANT LE CONGRÈS : Bureau d accueil du congrès, niveau RDC Les Salons de l Aveyron 17, rue de l Aubrac Paris Tél. : Fax : OUVERTURE : Mardi 27 mars 2012 : 12h30 18h00 Mercredi 28 mars 2012 : 8h00 19h30 Jeudi 29 mars 2012 : 8h00 18h30 Vendredi 30 mars 2012 : 8h30 18h00 SITE INTERNET DU CONGRÈS : APRÈS LE CONGRÈS : DSO Eric TORDJMAN Nadège SCOTTON Sophie MARGERIDON 15, rue Cugnot PARIS Tél. : Fax : DU 27 AU 30 MARS 2012

13 INFORMATIONS AIR FRANCE ÉVÉNEMENT : 10 ÈME CONGRÈS DE L'ARSPG, LA PSYCHIATRIE DANS TOUS SES ÉTATS - CODE IDENTIFIANT : 14203AF - VALABLE POUR TRANSPORT : DU 22/03/2012 AU 04/04/ LIEU DE L'ÉVÉNEMENT : PARIS, FRANCE Réductions sur une très large gamme de tarifs publics sur l'ensemble des vols Air France et KLM du monde, pouvant aller jusqu'à -47% sur les lignes de France métropolitaine (Corse incluse)**. Connectez-vous sur le lien Internet de l'événement ou sur pour : obtenir les tarifs préférentiels consentis, effectuer votre réservation, faire émettre votre billet électronique **, choisir votre siège à bord *, établir votre carte d'embarquement *. Si vous réservez via le site Air France et KLM Global Meetings, un justificatif sera joint à votre billet électronique. Si vous préférez traiter votre réservation et achat de billet par l'intermédiaire d'un point de vente Air France ou KLM, ou par une agence de voyage, vous devez garder ce document pour justifier l'application des tarifs préférentiels. Veillez à être en possession de l'un ou l'autre des justificatifs selon votre mode de réservation car il peut vous être demandé à tout moment lors de votre voyage. Pour connaître votre agence Air France et KLM la plus proche, consultez : Vous devrez citer la référence ci-dessus pour identifier la manifestation enregistrée sur la base Air France : GGAIRAFEVENTNEGO. Les programmes de fidélisation des compagnies partenaires d'air France et KLM permettent d'accumuler des miles en utilisant des vols Air France ou KLM. * soumis à conditions ** non disponible dans certains pays Société Air France, société anonyme au capital de euros Siège social : 45 rue de Paris, F95704 Roissy Charles de Gaulle cedex, France RCS Bobigny Société KLM Lignes aériennes royales néerlandaises (également connue sous l'appellation KLM Royal Dutch Airlines) Siège officiel : Amsterdamseweg 55, 1182 GP Amstelveen, Pays-Bas Enregistré sous le numéro Document édité par Air France et KLM Global Meetings : JH.VC LES SALONS DE L AVEYRON - 17, RUE DE L AUBRAC - PARIS 12ÈME 13

14 INFORMATIONS AUX INTERVENANTS ET AUTEURS VOUS ÊTES PRÉSIDENT DE SESSION : Nous vous remercions de bien vouloir vous rendre en Salle de conférences au minimum 10 minutes avant le début de la session que vous présidez. Les orateurs sont tenus de se conformer au temps de parole qui leur est imparti. Nous vous remercions de bien vouloir veiller à faire appliquer cette consigne. VOUS ÊTES ORATEUR : Nous vous remercions de bien vouloir vous présenter en Salle de conférences au minimum 15 minutes avant le début de la session dans laquelle vous intervenez. Merci de vous conformer aux instructions du président de votre session. Nous recommandons à chaque orateur de vérifier sa présentation orale suffisamment à l avance en la prévisualisant dans la salle de pré-projection prévue à cet effet selon le planning transmis. VOUS ÊTES AUTEUR DE POSTERS : Les posters seront affichés pendant toute la durée du congrès au cœur même de l exposition, dans les Salons LEVEZOU et AUBRAC, et le foyer situés niveau -1 près de la Salle de conférences LES GRANDS CAUSSES. Des fixations seront disponibles au bureau d accueil du congrès. Les auteurs sont priés d installer et de retirer leurs travaux selon le planning suivant : MONTAGE : à partir de 12h30 le mardi 27 mars 2012 DÉMONTAGE : entre 16h00 et 18h00 le vendredi 30 mars 2012 Les posters qui ne seront pas récupérés le vendredi à 18h00 pourront être détruis. L'organisation ne pourra être tenue pour responsable. Nous vous remercions de bien vouloir vous tenir à proximité de votre poster pendant les pauses café et cocktails déjeunatoires de manière à pouvoir en discuter avec les congressistes. La remise des prix posters est prévue le vendredi 30 mars 2012 à 14h30. VOUS ÊTES FORMATEUR : Les ateliers de formation se déroulent dans la Salle de conférences située au niveau -1. Nous vous remercions de bien vouloir vous présenter dans la salle au minimum 15 minutes avant le début de l atelier. Le formateur doit s assurer que les participants émargent au début de l atelier. Nous rappelons aux formateurs qu ils doivent veiller à ce que les participants répondent aux QCM au début et à la fin de l atelier. Nous recommandons à chaque formateur de vérifier sa présentation orale suffisamment à l avance en la prévisualisant dans la salle de pré-projection prévue à cet effet selon le planning transmis. 14 DU 27 AU 30 MARS 2012

15 LE CONGRÈS DE A À Z ABSTRACTS (LIVRE D ABSTRACTS) : Les abstracts des orateurs des sessions académiques ainsi que ceux des auteurs de posters sont inclus dans le programme final ainsi que sur le site internet sous forme de document pdf. ATELIERS DE FORMATION : Des ateliers de formation ont été mis en place. Participation optionnelle et sur inscription obligatoire. Les ateliers se déroulent dans la Salle de conférences située au niveau -1. BADGES : Le port du badge est obligatoire sur toute la zone du congrès (sessions plénières, zone d exposition et zone posters). Badges VERT pour les CONGRESSISTES Badges ROUGE pour les INTERVENANTS - INVITÉS Badges BLEU pour les EXPOSANTS Badges JAUNE pour l ORGANISATION COCKTAILS DÉJEUNATOIRES : Les cocktails déjeunatoires seront servis dans les Salons AUBRAC et LEVEZOU situés au niveau -1 (même niveau que la salle plénière), au coeur même de l exposition afin de faciliter les échanges entre les partenaires de l industrie pharmaceutique et les congressistes. CONFÉRENCES : Les conférences auront lieu dans le Salon LES GRANDS CAUSSES au niveau -1. Les communications orales sont codifiées par la lettre «O», le n du thème suivi de l ordre de passage dans la session. EXPOSITION : L exposition est située dans les Salons AUBRAC et LEVEZOU, niveau -1 (même niveau que la salle plénière). NON FUMEUR : Conformément à la loi, l ensemble du congrès est une zone non fumeur. OBJETS PERDUS : Tout objet trouvé devra être rapporté aux bornes d accueil du congrès. N hésitez pas à consulter les hôtesses d accueil du congrès en cas de perte. PORTABLES : Afin de ne pas perturber le déroulement des sessions scientifiques, nous vous rappelons que les téléphones portables doivent être éteints dans la Salle de conférences. LES SALONS DE L AVEYRON - 17, RUE DE L AUBRAC - PARIS 12ÈME 15

16 LIVRE D ABSTRACTS COMMUNICATIONS ORALES 16 DU 27 AU 30 MARS 2012

17 PSYCHO-GÉRIATRIE O101 - MODÈLES ÉTIOPATHOLOGIQUES ET NOUVEAUX TRAITEMENTS DE LA MALADIE D ALZHEIMER Dr. Emmanuelle DURON Hôpital Broca, 54 rue Pascal Paris En raison du vieillissement de la population, la maladie d Alzheimer (MA) constitue un problème de santé publique majeur. À l heure actuelle, deux types de traitements symptomatiques existent : les anti-cholinestérasiques et la mémantine. Ils ralentissent l évolution de la maladie (études randomisées contre placebo sur 6 mois) mais sont classés ASM4 selon la Haute Autorité de Santé. De nombreuses études thérapeutiques ont pour cible les substrats neuro-pathologiques de la MA. Il s agit de la protéine β-amyloïde qui s agrège au niveau de l espace extracellulaire et des dégénérescences neuro-fribrillaires constituées de protéine Tau (protéine normale du microtubule) hyperphosphoryllée. La présence de ces anomalies, longtemps avant les symptômes cognitifs, conduit à la mort neuronale par un mécanisme encore inconnu mais dont l étape ultime est l entrée intracellulaire de Calcium. Des études ont été conduites sur des modèles animaux de MA et certaines sont actuellement en phase 2 ou 3 chez l homme. La majorité des études conduites concernent la voie amyloïde. L immunothérapie active anti Aβ a permis une diminution des plaques amyloïdes dans le cerveau de souris transgéniques et une amélioration comportementale. Ceci a été testé chez l humain : il y avait bien une diminution de la charge amyloïde cérébrale mais 6 % des patients traités ont développé une encéphalite ce qui a entrainé l arrêt de l essai. Des études sur l immunisation passive anti-aβ ont donné des résultats encourageants sur les modèles animaux et ces études sont en cours chez l humain. D autres études ont pour but d inhiber les enzymes conduisant à la formation de la protéine Aβ toxique. Aucune de ces études anti-amyloïdes n a donc encore été positive. Quelques études ont concerné l hyper-phosphorylation de Tau ou son agrégation. Le lithium inhibe la phosphorylation de Tau et a montré un bénéfice (anatomopathologique) dans des modèles animaux de MA. Des études à long terme des patients présentant des MA pré-clinques s avèrent nécessaires. O102 - QUALITÉ DE VIE ET APPROCHES PHARMACOLOGIQUES ET NON PHARMACOLOGIQUES DES PERSONNES ATTEINTES DE LA MALADIE D'ALZHEIMER ET DE LEURS AIDANTS Pr. Vincent CAMUS (Tours) La maladie d'alzheimer ne se limite pas, dans sa présentation clinique, à une altération des fonctions cognitives. Elle comporte aussi des symptômes affectifs et comportementaux qui contribuent de manière significative à la sévérité du tableau clinique. Les stratégies de traitement pharmacologiques et non pharmacologiques visent autant à la stabilisation ou la réduction des symptômes, qu'à la réduction de leur impact en terme d'altération de qualité de vie du patient et de ses aidants. À partir de données issues d'études cliniques seront discutés les déterminants de la qualité de vie des personnes souffrant de la maladie d'alzheimer et de leurs aidants. La place des différentes stratégies d'intervention pharmacologiques et non pharmacologiques seront discutées quant à leur impact potentiel en termes de qualité de vie. O103 - LES NOUVELLES TECHNOLOGIES DANS LA PRISE EN CHARGE DE LA MALADIE D'ALZHEIMER Pr. Anne-Sophie RIGAUD Hôpital Broca, AP-PH, Université Paris Descartes L augmentation du nombre des personnes souffrant de maladie d Alzheimer amène à poser la question de leur accompagnement au domicile lorsque la maladie entraine une dépendance dans la vie quotidienne. Les Nouvelles Technologies de l Information et de la Communication pourraient jouer un rôle d aidant supplémentaire sans pour autant se substituer aux aidants familiaux ou professionnels. Ces gérontechnologies pourraient contribuer à pallier certains déficits cognitifs en aidant les patients dans leurs activités de vie quotidienne (rappel de prise des médicaments, aide à la gestion de l agenda, du budget, à la confection des repas), à mobiliser les ressources intellectuelles résiduelles du patient par des interventions de stimulation cognitive informatisée, à réduire les troubles psychiques : anxiété et dépression des personnes par un contact visuel (webconférence) avec la famille et les professionnels, à faciliter la sécurité du patient en détectant des chutes ou des situations d errance et aider les familles (programmes psycho-éducatifs informatisés) et les professionnels (formation à distance) dans la prise en charge des patients. Nous illustrerons par quelques exemples comment évaluer les besoins des utilisateurs dans ce domaine et la capacité de ces personnes à accepter ces technologies. LES SALONS DE L AVEYRON - 17, RUE DE L AUBRAC - PARIS 12ÈME 17

18 STRESS ET TRAUMA O201 - STRESS ET PRÉPARATION AU COMBAT CHEZ LES MILITAIRES Pr. Patrick CLERVOY Professeur au Val de Grâce Titulaire de la Chaire de psychiatrie et de psychologie médicale appliquées aux armées Les opérations militaires modernes sont des interventions où s enchaînent et se mêlent différentes postures : des actions d interposition et de maintien de la paix, des missions de police au profit du tribunal pénal international, de la lutte contre la piraterie, de l action humanitaire et la guerre contre le terrorisme. Ces interventions ont des aspects complexes impossibles à penser selon un simple schéma manichéen. À tout moment le soldat peut être menacé et à chaque temps il peut être amené à engager le combat. Il n y a pas de front, pas de répit. La menace est ubiquitaire. Elle peut autant venir d un homme armé en uniforme, facilement identifiable, que d une banale personne civile. C est encore plus difficile lorsque l ennemi se cache ou se dévoile sous les traits d une femme ou d un enfant. Les blessés et les morts sont plus le fait des pièges et des attentats que le fait de combats directs. Les théâtres d opération sont lointains. Les engagements sont multinationaux, sous mandat de l ONU ou de l OTAN. Les équipements sont à la pointe de la technologie, mais les procédures sont lourdes. En face, furtif, l insurgé est équipé tantôt d une arme rustique, tantôt d une bombe artisanale, et d un téléphone portable. Cette asymétrie perturbe les repères moraux et l équilibre psychologique des militaires des forces de la coalition. Les moments traumatiques sont parfois évidents, comme lors d un péril vital direct et prolongé ; ils sont parfois insidieux comme lors de confrontations au spectacle de réfugiés en souffrance, à la détresse des rescapés au milieu des ruines ou aux images atroces des charniers. Le psychiatre, dans les temps de préparation, intervient par une information sur les troubles psychiques en opération et leur dépistage. Sur le terrain, se sont quelques interventions individuelles et beaucoup d interventions au niveau collectif dans le cadre de cellules médico-psychologiques. Puis il y a les interventions au retour, dans la prise en charge de militaires présentant des états anxieux chroniques avec leur cortège de troubles du comportement, particulièrement les comportements violents et les conduites suicidaires. Ce panorama est illustré de choses vues et montrées lors d une mission récente en Afghanistan. O202 - LA THÉRAPIE EMDR (EYE MOVEMENT DESENSITIZATION AND REPROCESSING) : UNE PSYCHOTHÉRAPIE EFFICIENTE DES STRESS POST TRAUMATIQUES Dr. France HAOUR Directeur de Recherche INSERM, Psychothérapeute EMDR Association EMDR France, 30 place St Georges Paris La psychothérapie EMDR repose sur des concepts issus d observations et de traitement réalisés pour des patients dans un état de stress post traumatique (EPST), (SHAPIRO F., 2001, 2007) ; (HAOUR F. et SERVAN-SCHREIBER D., 2009). Il s appuie sur les données de la neurobiologie ainsi que sur les travaux d observation clinique de Pierre Janet. Dans l EPST les souvenirs difficiles ou traumatiques du passé deviennent des mémoires dys-fonctionnelles qui sont actives dans le présent. Elles gardent leurs caractéristiques brutes initiales sans intégration neuro-émotionnelle complète. Il est possible cependant d activer des mécanismes naturels de traitement de l information et de transformation. Ceux-ci sont naturellement présents chez l individu et tendent vers l intégration adaptée des épisodes traumatiques (paradigme du traitement adaptatif de l information TAI). Grâce à un protocole rigoureux de base, comportant des périodes de stimulation bilatérale alternée dans une attention duale, la thérapie EMDR permet l intégration neuro-émotionnelle de mémoires non ou partiellement traitées par le système de traitement de l information. Le protocole met en jeu les cognitions, les émotions et les sensations corporelles qui sont associées à l épisode traité (cible), au passé puis au présent (symptôme et déclencheurs) et au futur (schémas et actions adaptées). Le protocole est particulièrement adapté, rapide et efficace pour les traumatismes tels que guerre, torture, violence sexuelle, catastrophes naturelles. Il est utilisé avec succès dans le cas de violences éducationnelles, conjugales ou sociales ainsi que dans les cas de menaces concernant la sécurité, la possibilité de choix et la responsabilité. Les séances de thérapie sont en général de plus d une heure mais les résultats rapides permettent de réaliser des thérapies de courte durée. Le processus de changement adaptatif de l information est complexe et est «synclectique», c est à dire qu il fait appel à des éléments actifs dans différentes autres approches thérapeutiques. Des recherches scientifiques et des méta-analyses ont démontré l efficacité (type A) de cette approche dans l EPST (INSERM 2004). Dans les traumatismes simples, le traitement est efficace en un nombre limité de séances. Dans le soin des pathologies les plus complexes, le nombre des séances est plus élevé. Les différentes applications et les perspectives que peut offrir cette approche seront exposées sur des cas cliniques. SHAPIRO F., 2001, "Eye Movement Desensitization and Reprocessing (EMDR): Basic principles, Protocoles and Procedure", Guilford Press, USA. Traduction en Français; SHAPIRO F., 2007, Dunod InterEdition. HAOUR F., SERVAN-SCHREIBER D., 2009, "Les bases neuroscientifiques de l EMDR, in Neurosciences et thérapies cognitives et comportementales", Ed. Jean Cottraux, Masson Elsevier. INSERM. "Psychothérapie : Trois approches évaluées", Les Editions INSERM, 101 rue de Tolbiac 75013, Paris. 18 DU 27 AU 30 MARS 2012

19 COMMENT TRAITER LES PSYCHOSES AUJOURD HUI? O301 - L'IMAGERIE FONCTIONNELLE DES CERVEAUX PSYCHOTIQUES : À LA RECHERCHE DE LA "SCHIZE"? Dr. Jack R. FOUCHER et Daniel ROQUET Lorsque Bleuler forgea le terme de schizophrénie, c était pour souligner la perte de cohérence de l'activité mentale. Celle-ci était déjà reconnue par lui et ses contemporains comme étant au cœur de la psychose. Avant même que le terme existe, Wernicke avait opérationnalisé l'idée sous le terme de séjonction et postulé que le trouble était au niveau de la substance blanche. Les moyens d'investigation de l'époque ne lui ont malheureusement pas permis de valider son hypothèse. Aujourd'hui, les techniques d'imagerie peuvent mettre en évidence cette schize / séjonction, qui rejoint le concept de connectivité fonctionnelle. Appliqués à la schizophrénie telle qu'elle est définie actuellement, des déficits de connectivité ont été observés. Ceux-ci ont majoritairement été décrits entre les régions frontales impliquées dans le contrôle et les régions postérieures impliquées dans les fonctions instrumentales. Cependant, l étude de la connectivité n a pas révélé uniquement des déficits. Les liens inter-hémisphériques en particulier peuvent être anormalement surdéveloppés, ce qui n'est pas sans rappeler l'hypothèse d'un déficit de latéralisation hémisphérique. On retrouve également cette hyper-connectivité entre des régions qui ne devraient pas participer à la réalisation d'une tâche. Ces régions normalement inactives viennent en plus perturber les régions impliquées dans la tâche. Cette hyper-connectivité est supposée être responsable de l'émergence d'une sorte de "bruit structuré comme une pensée". Ceci expliquerait la survenue de pensées qui ne peuvent pas être intégrées au flux principal et qui seraient donc reconnues comme étrangères, c est-à-dire des hallucinations. Cette idée est en partie supportée par les données expérimentales. Comme l'avait supposé Wernicke il y a plus d'un siècle, si des anomalies de la substance blanche sont responsables des anomalies de la connectivité fonctionnelle, alors les différentes formes cliniques des psychoses s'expliqueraient par l'atteinte préférentielle de l'une ou l'autre des voies de substance blanche. Aussi avait-il développé une clinique extrêmement détaillée des troubles psychotiques. Ce travail a été poursuivi et enrichi par ses élèves, qui sont parvenus à une classification certes plus complexe, mais aussi plus valide par comparaison avec des classifications internationales. En reprenant deux des phénotypes ainsi décris, l'imagerie fonctionnelle a révélé une double dissociation. Les psychoses cycloïdes et les paraphrénies affectives présentaient un profil très différent entre eux (et différents des sujets sains), alors que tous les patients répondaient aux critères du DSM 4R pour la schizophrénie. Il paraît donc envisageable qu'à la variabilité des anomalies de connectivité anatomique et fonctionnelle réponde la variabilité clinique des psychoses. Reste à savoir comment moduler cette connectivité fonctionnelle à des fins thérapeutiques. L'effet des traitements médicamenteux n'est pas connu et mériterait d'être vérifié. Les techniques de neuromodulation par stimulation magnétiques trans-crânienne ou stimulation électriques par courants continus sont une piste prometteuse. Une autre piste serait l'utilisation des techniques de remédiation cognitive. Ces approches pourraient bien entendu se potentialiser l'une l'autre Cette intuition centenaire de la schize est donc une piste prometteuse non seulement pour mieux comprendre les troubles psychotiques, mais également développer les traitements de demain. O302 - LA REMÉDIATION COGNITIVE DANS LE TRAITEMENT DES PSYCHOSES : QUELS FONDEMENTS? QUELLES PRATIQUES? Pr. Nicolas FRANCK Service Universitaire de Réhabilitation (CH Vinatier) - CNRS (UMR 5229) & Université Lyon 1 Les sciences cognitives permettent de mieux comprendre les difficultés de traitement de l information associées à la schizophrénie. Ces troubles cognitifs, qui sont hétérogènes, touchent en particulier l attention, la mémoire, les fonctions exécutives et la cognition sociale. Ils contribuent fortement au handicap fonctionnel des patients et participent de façon notable à leur désinsertion socio professionnelle. Ils sont la cible de la remédiation cognitive, ensemble de techniques rééducatives qui reposent sur l entraînement des fonctions déficitaires ou sur le renforcement des fonctions préservées. La remédiation cognitive, dont l action est destinée à compléter les effets de la psychothérapie et de la médication, est l un des outils favorisant la réhabilitation, à côté notamment de la psycho éducation, de l entraînement des compétences sociales, du soutien des familles, de la mise en situation professionnelle sans exigence de productivité et de la déstigmatisation. Quatre programmes de remédiation cognitive sont actuellement principalement utilisés en France : CRT, IPT, RECOS et Rehacom. Chacun d entre eux a des indications spécifiques découlant de ses particularités (programme groupal vs individuel, programme informatisé vs papier-crayon, programme ciblant spécifiquement les fonctions altérées vs programme aspécifique). Les perspectives actuelles concernent d une part le développement de nouveaux outils (centrés notamment sur la cognition sociale, peu pris en compte dans les programmes actuels) et d autre part la place grandissante accordée aux facteurs subjectifs (dont la métacognition et la motivation), à l interface entre processus cognitifs et handicap fonctionnel. LES SALONS DE L AVEYRON - 17, RUE DE L AUBRAC - PARIS 12ÈME 19

20 PRISE EN CHARGE DES TROUBLES DE LA PERSONNALITÉ O401 - ACTUALITÉS SUR LES ÉTATS LIMITES Dr. Alexandra PHAM-SCOTTEZ (Paris) Nous envisageons de présenter les hypothè ses é tiopathogé niques concernant les états limites, elles sont trè s diverses, associant facteurs environnementaux pendant l enfance (carences de soins, abus sexuels, distorsions du rô le parental...), aspects socio-culturels (changements des modalité s de transaction et de fonctionnement au sein de la socié té et de la famille) et vulné rabilité individuelle (niveau d impulsivité, tempé rament, dé pressivité...), mais les é tudes dans ce domaine souffrent la plupart du temps de limitations mé thodologiques (petits effectifs, pas de suivi, absence de groupe contrô le...). Nous aborderons ce champ à la lumière des études les plus récentes. O402 - PERSONNALITÉ ET RISQUES DÉPRESSIFS Pr. Julien-Daniel GUELFI Professeur émérite de Paris Descartes CMME, Service du Pr. F. ROUILLON 100 rue de la santé Paris Cedex 14 L existence d un lien entre personnalité et dépression est présente dans la littérature médicale depuis l Antiquité. La nature exacte de ce lien est toujours discutée. Cette communication résumera les études classiques de même que leurs principales insuffisances méthodologiques. Les connaissances acquises sur les facteurs de personnalité «prédisposant» à la dépression ou «à risque dépressif» ont progressé avec les premières études longitudinales prospectives : Ormel et al en 2004 ou Kendler et al en La revue générale sur Personnalité et dépression la plus récente est celle de D.N. Klein, R. Kotov et S.J. Bufferd : "Personality and Depression: Explanatory Models and Review of the Evidence" publiée fin 2011 dans la revue Annu. Rev. Clin. Psychol 2011,7 : , disponible online : clinpsy.annualreviews.org. Parmi les caractéristiques qui augmentent le plus le risque dépressif figurent le névrosisme ou instabilité émotionnelle et les traits de la personnalité dépressive. D autres traits de personnalité interviennent aussi dans le risque dépressif, catégorie elle-même hétérogène, méritant d être démembrée sur le plan nosographique. Il en est ainsi de l anxiété, du caractère consciencieux, ou de la dimension d autocritique. Certains troubles de la personnalité influencent enfin négativement l évolution des états dépressifs et leur réponse au traitement. L exemple des personnalités borderline, chez lesquelles les dépressions sont très fréquentes, illustre cette difficulté. 20 DU 27 AU 30 MARS 2012

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