L'état de la question. Epargne négociée et Pouvoir économique

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1 L'état de la question Epargne négociée et Pouvoir économique

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3 AVANT-PROPOS «Domaine pyblic» se présente sous un aspect inhabituel : un cahier, consacré à un sujet unique. Il nous faut donc donner les raisons qui justifient le format et le choix. Quinzaine après quinzaine, nous avons relevé des traits dominants de l'économie suisse : sa croissance, son expansion internationale, la cohésion de ses états-majors. La description devient, si elle n'est qu'un regard, complaisante; on donne des noms, des chiffres. Mais cette évolution ne pouvons-nous pas l'influencer? Une idée s'est imposée à nous que n'ont dévalorisée ni les modes ni les circonstances. Les salariés doivent affirmer leurs droits sur l'enrichissement national, sur l'augmentation des biens de production. Car la richesse s'accumule en dehors d'eux. Aujourd'hui, comme il y a un siècle, elle ne va qu'aux détenteurs de capitaux. Cette revendication des salariés ne saurait être pensée dans une perspective traditionnelle : faire de chacun d'eux des petits actionnaires. Il importe qu'à travers leurs organisations syndicales, ils prétendent à un véritable pouvoir économique. Les moyens sont connus. Ils peuvent être mis en place sans casser l'expansion ou la machine économique. Dans de nombreux pays industriels, la recherche se fait dans la même direction; il y a là comme une confirmation internationale. Le cahier reprend donc de manière plus systématique des thèmes que nous avions traités en ordre dispersé. Par un regroupement, il fallait donner plus de poids à l'exposé, offrir un document de référence 1

4 plus facile à manier ou à retrouver. Dans notre esprit, il ne s'agit pas d'une commodité pour rangement de bibliothèque, mais d'un moyen de relancer plus largement la discussion publique et l'action. Nous avons abordé ce sujet de la manière suivante. Quelques traits de la société industrielle contemporaine, c'est notre premier chapitre, pour situer dans son contexte la revendication nouvelle. Ensuite, l'exposé même des raisons d'être d'un Fonds syndical, avec en annexe quelques définitions économiques. Puis deux documents : une étude de la bourse suisse, publiée dans DP. 102, et une prise de position syndicale, dans l'organe de la F.O.M.H. Enfin nous avons pensé qu'un état de la question dans les principaux pays, avec des références bibliographiques pourrait rendre service. Lausanne, le 24 avril

5 I LA NOUVELLE SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE Il y a deux ans tombèrent, en Suisse, les prix imposés. C'était avec beaucoup de retard sur les autres pays européens; il avait fallu notamment que la République fédérale allemande, ce «modèle» d'économie du marché et de «capitalisme social», dont le patronat suisse admirait l'aptitude au «miracle», ait donné l'exemple. La Suisse est un des pays où les accords de cartel tissent un réseau serré de protection; les prix imposés en étaient une illustration remarquable. On put donc croire que la fin des prix dictés par le fabricant allait susciter une concurrence extraordinaire entre les grandes entreprises de vente au détail, les grands magasins... Tel n'a pas été le cas. Il y eut des escarmouches, rien de plus. La raison : aucun des concurrents ne pouvait se lancer dans une véritable guerre des prix. Ces sociétés de vente avaient toutes en train un vaste programme d'investissements : entrepôts, supermarchés, dont le financement exigeait une marge suffisante de bénéfices. Ainsi les objectifs de la croissance à moyen terme passaient avant le gain immédiat et l'application rigoureuse des lois du marché. Une raffinerie, autre exemple, a été implantée en terre neuchâteloise. L'unité de production était rapprochée de son aire de distribution; l'économie de transport ainsi obtenue justifiait aux yeux de la Shell cet investissement. Le consommateur, en revanche, n'a pas bénéficié de cette diminution des coûts. 3

6 La concurrence stimule les investissements, mais elle ne provoque plus au niveau des entreprises de moyenne ou grande dimension de batailles de prix, à moins qu'il ne s'agisse d'éliminer un petit gêneur, outrecuidant et vulnérable, voyez les Raffineries du Rhône! La société industrielle est donc entrée dans l'ère de la planification privée; il faut en fixer ici brièvement les caractères; nos observations du domaine helvé-, tique recoupent d'ailleurs celles que Galbraith note dans son ouvrage «Le nouvel Etat industriel» (1967, traduction française chez Gallimard, 1968) sur la base d'une description de la société américaine. Le mythe de la croissance L'entreprise moderne recherche prioritairement la croissance. Ouvrez le compte rendu d'un rapport de conseil d'administration! Ce qui est mis en valeur, ce n'est pas le bénéfice distribué aux actionnaires, mais d'abord l'augmentation du chiffre d'affaires. Or la croissance, qui seule, à long terme, garantit le profit, exige des investissements importants, très coûteux, et qui ne se révéleront rentables qu'au bout de plusieurs années. La croissance suppose aussi la recherche du produit nouveau, mis au point plusieurs mois avant la concurrence. Kodak et son Super 8 prêt avant Paillard. La lutte dans une économie en expansion n'est plus un match de boxe (mettre le partenaire knock-out), mais une course (occuper avant lui les nouvelles terres de l'expansion). Investissements, recherche, publicité sont conditions de la croissance. Les responsables des firmes tentent de réduire au minimum l'imprévisible pour que se déroule conformément à leurs plans l'expansion industrielle, l'imprévisible étant les batailles de prix, les grèves, les crises, etc.. Les oligopoles 1 procéderont à des hausses modérées, mais régulières des prix (une inflation limitée stimule la croissance). Ils obtiendront des syndicats 4

7 une discipline du travail, en concédant régulièrement et modérément des avantages salariaux et sociaux qui, dans la mesure où ils alourdissent les coûts, justifient les hausses des prix. Ils prieront les actionnaires de se contenter d'une distribution retenue des bénéfices, périodiquement augmentée toutefois. L'essentiel du profit ainsi obtenu est réinvesti; les deux tiers, les trois quarts même. Nous renvoyons nos lecteurs aux chiffres suisses du deuxième chapitre de ce cahier. Mais comment ne pas être frappé par la concordance avec les chiffres américains (Galbraith, «opus cité»). «En 1965, l'épargne des ménages a été de 25 milliards de dollars; l'épargne des entreprises, c'està-dire principalement des grosses sociétés, a été de 83 milliards de dollars, soit plus de trois fois supérieure. Par rapport au début des années 1950, l'épargne des ménages a augmenté d'environ 50%; l'épargne des sociétés a presque triplé. Encore la plus grande partie de l'épargne personnelle provenait-elle des milieux riches ou aisés.» La société industrielle consacre l'essentiel de ses bénéfices à la croissance des entreprises privées. Dans cette situation, comment se présentent les rapports de classe. Actionnaires et managers La croissance économique sécrète une nouvelle classe dirigeante. Elle n'est plus constituée par ces capitaines d'industrie, dont on nous décrivait, enfants, la carrière édifiante : orphelin, vendeur de journaux, cours du soir, millionnaire, self-made man. Même les entreprises familiales deviennent des entreprises de dynastie familiale, voyez Sulzer! De plus en plus, la classe dirigeante est celle des états-majors de direction (dont quelques membres élus peuvent rejoindre par cooptation matrimoniale ' Vendeurs qui, en nombre restreint, occupent une position dominante sur le marché. 5

8 les dynasties). La croissance offre à cette classe des perspectives exaltantes : responsabilités, salaires supérieurs, voyages, contacts internationaux, etc.. Dans certains cas, l'ascension suprême permet de se mêler, au niveau des conseils d'administration, aux détenteurs de capitaux : le directeur devient administrateur; les banques commerciales offrent, tout particulièrement, des cheminements, des passerelles qui conduisent des postes d'employés, aux titres de directeurs, puis aux fauteuils de grandes sociétés. Ici, nous ne traçons qu'une simple esquisse de cette nouvelle bourgeoisie. Mais ses traits sont assez nets pour que puisse être posée la question : pourquoi cette classe dirigeante n'entre-t-elle pas en conflit avec les détenteurs de la richesse? Car les bénéficiaires de la croissance économique sont.d'abord les détenteurs de capitaux. Certes, ils sont contraints de se contenter d'une distribution limitée des bénéfices bruts; mais leur gain est en capital. La plus-value des entreprises qui s'autofinancent accroît la valeur boursière de leurs actions; le capital social des entreprises est d'ailleurs périodiquement augmenté; il en résulte, notamment en Suisse où un agio élevé est rarement exigé, un gain boursier pour les actionnaires qui bénéficient ainsi, personnellement, des réserves latentes accumulées dans les bilans des sociétés. La croissance économique profite primordialement aux capitalistes; les propriétaires des entreprises dominantes voient leur fortune doubler en dix ans. Mais alors pourquoi la nouvelle classe dirigeante, la nouvelle bourgeoisie qui administre les grandes entreprises ne réclame-t-elle pas, pour elle, ce droit à la richesse? La réponse est simple. Pour une part, l'expansion économique avec ses satisfactions de prestige et ses très hauts salaires répond à l'ambition sociale des managers; d'autre part, nous l'avons dit, la classe possédante n'est pas fermée comme une noblesse ancien régime; c'est si vrai que, de plus 6

9 en plus, des actions, c'est-à-dire des possibilités de gain en capital, sont offertes aux cadres supérieurs des entreprises. Une des formes du néo-capitalisme tient à cette liaison souple entre les états-majors de direction et la classe possédante. Mais la grande masse des ouvriers et des employés sont exclus eux de tout droit nouveau. Ici se retrouve une opposition de classe, se découvre une solidarité entre cols blancs et cols bleus qui ouvre de nouvelles perspectives à la revendication syndicale. Salariés L'entreprise moderne tient apparemment le même langage aux salariés et aux actionnaires : soyons modérés, en augmentation de salaires et de dividendes I Mais là s'arrête la symétrie. Ce que l'actionnaire ne touche pas en dividendes, il le touche en gain de capital. Mais le salarié? Une «douce» inflation stimule la croissance. Mais elle signifie par érosion de la monnaie une érosion des salaires. Certes les salaires (quoique avec un décalage dans le temps qui, multiplié par des centaines de milliers de travailleurs, représente une perte importante) sont réadaptés; certes les salaires réels augmentent aussi; mais la petite épargne individuelle (assurance-vie, carnets d'épargne) est constamment dévalorisée. Les détenteurs de capitaux voient par contre leur fortune à l'abri de l'inflation, la valeur boursière de l'action corrigeant l'érosion monétaire. Autre inégalité. On parle des droits sacrés des actionnairespropriétaires. Mais qu'est-ce qu'une action d'une grande entreprise aujourd'hui? Ce n'est plus un apport d'argent frais destiné au financement de la S.A.; c'est un titre dont la valeur est gagée par des biens de production d'une entreprise qui s'autofinance. Dès lors, pourquoi les salariés n'en recevraient-ils pas? Recevoir un «titre-gage» ne freine 7

10 pas le développement et n'augmente pas les coûts de production. (Voyez au chapitre II, les références techniques). Pour quoi faire? Cette revendication nouvelle, on peut la poser en termes de répartition de la richesse nationale, légitimement. Mais il s'agit surtout de doter l'ensemble des salariés d'un véritable pouvoir économique. Si l'on concentre dans un Fonds syndical les parts des travailleurs sur la plus-value des entreprises, obtenue par autofinancement (et aussi les cotisations aux caisses de pensions qui représentent des fonds énormes dont la gestion le plus souvent échappe aux salariés) une puissance financière considérable serait à disposition. Pour faire quoi? Un but serait primordial : intervenir dans des secteurs essentiels, qui doivent être soustraits à la spéculation, à la recherche abusive du profit, collectivisés; notamment et en premier lieu : la construction de logements, l'aménagement des grands ensembles, leur gestion. Deuxièmement, le poids économique du Fonds syndical permettrait d'influencer les méthodes d'organisation du travail de plusieurs entreprises, de les obliger à respecter la «présence syndicale», le droit à l'information, etc.. Là se jouera la partie décisive. Car le Fonds syndical pourrait rapidement devenir un but en soi, géré au mieux par des directeurs puissants, prestigieux, qui s'intégreraient finalement à la «nouvelle bourgeoisie». Ou au contraire il sera animé comme un moyen de transformation de la société, non seulement apte à obtenir une meilleure répartition des richesses, mais un moyen d'assurer dans la vie économique plus de démocratie, plus de liberté. La croissance économique ne cesse de se projeter en avant. Un Fonds syndical n'en changera pas 8

11 radicalement la nature : autofinancement, investissement. Mais il permettra au moins de la réorienter, de créer un contre-pouvoir à la bourgeoisie d'affaires, de faire en sorte que la planification ne soit pas le seul fait des managers privés, de réunifier, dans de nouvelles revendications syndicales, ouvriers et employés, et de leur apprendre à gérer, avec des objectifs humains, les richesses du monde moderne. 9

12 Il LE DROIT DES SALARIÉS SUR L'ENRICHISSEMENT NATIONAL C'est devenu un lieu commun de dire que le caractère saillant de l'évolution de l'après-guerre a été la rapide expansion des économies nationales de presque tous les pays industriels du monde. Au cours de la période , on constate que la tendance générale de la production était stationnalre. Dès la fin de la guerre, une croissance rapide et parfois tumultueuse prend le relais. Le fait qu'en 1938 lé revenu national ' de la Suisse atteignait 8,5 milliards et qu'aujourd'hui (1968) il atteint 60 milliards illustre bien ce phénomène pour notre pays. La croissance économique est la question primordiale d'aujourd'hui. Or il est évident que le problème de la croissance industrielle est lié à celui des investissements. 1 Sans investissements, il ne saurait y avoir de croissance, mais sans épargne abondante, il ne saurait y avoir d'investissements. Une économie de croissance exige donc une forte accumulation de l'épargne. Croissance de l'épargne brute Cette croissance de l'épargne et des investissements peut être éclairée par cette simple comparaison : en 1948, l'épargne nationale brute 1 atteignait 3,185 milliards et le revenu national 16,885 milliards. Autrement dit, l'épargne représentait environ le 18,8% du revenu national. 1 Cf. les notes de vocabulaire économique à la suite de cet 10 article.

13 En 1967, l'épargne nationale brute a atteint le chiffre de 18,960 milliards et le revenu national 57,625 milliards. En d'autres termes, l'épargne a représenté en 1967 le 33 % du revenu national. Donc en dix-neuf ans, l'épargne nationale brute a sextuplé alors que le revenu national a un peu plus que triplé! Cette constatation a une portée considérable. Cependant, il est aussi nécessaire d'observer quelles sont les sources de cette prodigieuse épargne, ou si l'on veut, comment les investissements ont été financés. Les deux années de référence de 1948 et 1967 nous serviront. Epargne nationale brute en millions, 1948 et Amortissements Epargne des entreprises Epargne de l'etat Epargne des assurances Epargne des ménages Investissements Intérieurs Epargne brute des entreprises Postes 1 et 2 du tableau L'épargne des entreprises : Amortissements et bénéfices non distribués Ces quelques chiffres amènent une première constatation : l'importance de l'épargne brute des entreprises (amortissements et bénéfices non distribués) qui permet de financer 55 % des investissements intérieurs et représente plus de la moitié de l'épargne globale. Et lorsque l'on considère les 11

14 amortissements, on constate qu'à eux seuls, ils couvrent, en 1967, quelque 40?/o des investissements. Mais, comme le remarque l'union de Banques suisses (dans sa brochure sur la formation de l'épargne en Suisse, publiée en 1966), il n'est pas aisé de tracer une limite rigoureuse entre ces deux formes de l'épargne des entreprises (amortissements et bénéfices non distribués). «Une des difficultés réside dans le fait que les amortissements recèlent des réserves latentes qui devraient être incorporées dans les revenus non distribués des entreprises. La constitution de réserves latentes au moyen d'amortissement permet de supposer que les bénéfices non distribués sont en réalité supérieurs aux chiffres publiés par la comptabilité nationale.» Les juristes objecteront que, l'amortissement ayant pour objet de compenser l'usure du matériel, il n'y a pas investissement, mais simplement maintien du capital productif à son niveau antérieur. D'autres études ont fait justice de cette objection. Dans une économie de croissance, les amortissements d'une année sont toujours supérieurs au montant des besoins de remplacement réel du capital. Ils dégagent donc des ressources nettes qui sont de nature à financer de nouveaux investissements. Ces nouveaux investissements permettront de dégager à leur tour dès l'année suivante de nouvelles capacités de financement. Il se produit donc un phénomène cumulatif très remarquable qui contribue à expliquer le taux de croissance élevé des capacités productives des pays industrialisés. Fiscalité et amortissement Dans notre pays, nous pensons ne pas nous tromper en affirmant que la fiscalité, généralement tolérante et souple en matière d'amortissement, concourt à développer des investissements nouveaux : il suffit que, dans les premières années d'existence de l'équipement, l'entreprise soit autorisée à constituer des provisions supérieures à celles qui résultent du 12

15 quotient de la valeur du bien de production par le nombre d'années d'utilisation. Ainsi, même si le bien de production a été acquis par emprunt, l'amortissement fiscal est alors supérieur à l'amortissement financier et le surplus permet de financer de nouveaux investissements qui, eux-mêmes, concourent au phénomène cumulatif. Si l'actionnaire bénéficie d'une protection intrinsèque contre l'inflation et jouit de plus-values réelles, cet avantage est financé en partie par la collectivité des contribuables du fait de divers dégrèvements fiscaux. Tout se passe presque en fait comme si l'entreprise recevait de l'etat un prêt sans intérêt, c'est-à-dire un prêt financé par les contribuables. L'autofinancement Partant de l'importance de l'épargne des entreprises (que ce soit sous la forme des amortissements ou des bénéfices non distribués), peut-on sans autre l'assimiler à de l'autofinancement? L'Union des Banques suisses l'affirme : «Bien que des montants considérables de l'épargne des entreprises soient souvent placés en dehors de l'entreprise, les notions d'épargne des entreprises et d'autofinancement sont généralement synonymes. L'expérience a montré en effet que les entreprises, si elles ne l'ont pas fait immédiatement, affectent tôt ou tard la quasi-totalité de leur épargne à l'autofinancement. Mais il arrive que les besoins financiers de l'entreprise soient relativement faibles, de sorte qu'avant de servir à l'autofinancement d'investissements, l'épargne est placée à l'extérieur. Le coefficient d'autofinancement de l'économie suisse, c'est-à-dire la part des amortissements et des bénéfices non distribués des entreprises privées et publiques dans l'investissement intérieur brut, s'élevait en 1958 à 70% soit un record pour les années d'après-guerre. En 1965, on l'estimait à 49 % environ.» Il remontait, en 1967, à quelque 55 %. 13

16 Actionnaires, intermédiaires financiers et plus-values A l'investissement est lié un pouvoir économique considérable, sous deux formes : décision et propriété. La décision appartient aux directions et à leur étatmajor. Elle crée des occasions de travail ou supprime des emplois par la rationalisation; elle intéresse toute une région, transforme un territoire, etc. La décision d'investir est donc d'une importance capitale. Quant à la propriété sur les nouveaux biens de production, elle revient tout entière aux détenteurs du capital, disons pour simplifier, aux actionnaires. Et pourtant la plus-value qui résulte pour l'entreprise de l'autofinancement est le résultat de l'effort conjugué du personnel, aussi bien des cols bleus que des cols blancs. Quant à la part des investissements qui n'est pas couverte par l'autofinancement, part relativement faible puisqu'elle varie de 30 à 50 %, elle est financée grâce à un appel à l'épargne des ménages privés, essentiellement par le truchement d'intermédiaires (banques, sociétés d'assurances, assurances sociales privées, fonds de placement, etc.). Il ne faut pas perdre de vue que ces intermédiaires financiers font de l'épargne d'autrui la source de nouveaux capitaux et disposent de la sorte du pouvoir qui accompagne la distribution des fonds. Ainsi, notre société délègue à un certain nombre d'individus, les chefs d'entreprises et les directeurs des institutions financières, la plus grande partie du pouvoir d'investir. Elle réserve aux seuls possédants les énormes gains en capital de l'économie moderne qui recherche la croissance par l'autofinancement. Le pouvoir de décider des investissements est aujourd'hui d'une importance sans précédent dans l'histoire. 14

17 La propriété sur l'accroissement des actifs est source, jamais atteinte à ce degré, d'enrichissement. Ces privilèges que détiennent quelques hommes sont l'objet d'une prise de conscience plus nette, donc d'une remise en cause. Travailleurs et plus-value L'importante capacité d'autofinancement de l'économie suisse trouve son origine dans la productivité croissante du travail. Mais, si l'on compare l'autofinancement à la rémunération des salariés, on voit qu'il représente une part toujours plus grande du produit national : ainsi, en 1948, la rémunération des salariés atteignait 10,160 milliards et l'autofinancement brut 1,730 milliards, soit 17% de la rémunération des salariés. En 1967, si la rémunération des salariés s'est élevée à 36,535 milliards, l'autofinancement brut, avec 9,890 milliards, a passé de 17 % à 27 % du montant de la rémunération des salariés. L'autofinancement, a dit M. Capitant, aujourd'hui ministre de la Justice en France, est une spoliation des travailleurs. D'autres auteurs soulignent que l'autofinancement constitue un avantage pour les salariés. Les entreprises qui recourent largement à l'autofinancement sont celles qui offrent une plus grande sécurité de l'emploi, or les salariés mettent au premier rang de leurs revendications la sécurité de l'emploi. Qui dit autofinancement, dit recherche, développement, investissements; c'est dire que les salariés ont intérêt selon ces économistes à demeurer dans des entreprises qui autofinancent. D'autres encore prétendent que ce bénéfice accumulé que constitue l'autofinancement est un prélèvement opéré sur les travailleurs et les consommateurs. Les salaires auraient pu être plus élevés et les prix des produits auraient pu être plus bas. Tout ceci est exact, on peut même ajouter que les dividendes auraient aussi pu être plus élevés. L'économiste neutre n'a rien à objecter à ces trois demandes sinon qu'elles ne pourraient être satisfaites 15

18 à la fois. L'autofinancement est une épargne; il faudrait donc la remplacer par une épargne équivalente ou alors accepter que la croissance se ralentisse! Mais le problème de la propriété de cette épargne et de son affectation doit être posé. M. Boissonas dans son livre «La politique des revenus» (Ed. du Seuil) peut écrire : «Dans tous les cas l'objectif à atteindre est double : associer les salariés à la propriété des accroissements d'actifs financés par les bénéfices des entreprises et orienter selon des normes d'intérêt général les investissements réalisés sur autofinancement.» Nouvelle revendication syndicale C'est sur la base de telles constatations qu'on voit se préciser de nouvelles revendications syndicales. C'est ainsi qu'a été très brièvement résumée une position syndicale générale sur ce problème dans le grand rapport de l'ocde sur les revenus nonsalariaux et la politique des prix : «Les syndicats montrent un intérêt croissant pour la question de la propriété de la richesse d'une part en raison de leurs propres conceptions sur les plus-values en capital, et d'autre part parce qu'ils voient les entreprises réinvestir leurs bénéfices. Le point de départ de leurs conceptions pourrait être résumé à peu près de la façon suivante. «Les entreprises doivent conserver une partie de leurs bénéfices pour survivre et se développer. Nous ne pouvons pas leur enlever cette partie de leurs bénéfices sans leur porter tort, ainsi qu'aux travailleurs, et sans compromettre la prospérité économique générale. Dans l'état actuel des choses, ces accroissements des fonds propres profitent aux actionnaires existants. C'est ce que nous considérons comme injuste. Notre sentiment d'injustice sera encore plus marqué si nous collaborons à une politique des revenus qui limite les dividendes et les salaires. Nous avons droit à une part de cet accrois- 16

19 sèment de richesse et nous avons l'intention maintenant de la revendiquer.» Les syndicats qui se sont fixé le but d'améliorer la répartition du revenu national en faveur des travailleurs se trouvent en face aujourd'hui de cette réalité. Après vingt ans de politique salariale active rien ou très peu a été obtenu en faveur des travailleurs dans la répartition de la fortune. La part des travailleurs au revenu national est demeurée approximativement la même avec 60 % en 1948 et 63% Si l'on tient compte en outre de l'augmentation considérable du nombre des salariés et de la diminution du nombre des indépendants, on comprend pourquoi une analyse de la situation amène peu à peu les syndicats à réfléchir sur la manière dont ces faits pourraient être corrigés. Car la seule politique salariale ne suffit pas à modifier dans la mesure souhaitée la répartition des revenus et de la fortune. Il suffit de penser à cet égard aux corrections de prix que peuvent pratiquer les chefs d'entreprise lors d'augmentations nominales de salaires. Solution par l'épargne Individuelle? Les augmentations de salaire permettent difficilement d'accroître la fortune des salariés et de respecter l'équilibre économique. Lorsque ces augmentations sont supérieures à l'amélioration de la productivité du travail, elles peuvent provoquer si elles sont utilisées pour la consommation, ce qui est le plus souvent le cas une hausse des prix qui annule la plus grande partie de l'augmentation nominale. Si les prix restent stables à cause par exemple de l'accroissement des importations, il en résultera non seulement un effet défavorable sur la balance des paiements, mais aussi une régression des bénéfices et des investissements. 17

20 Un progrès ne peut être obtenu qu'en épargnant davantage. Cependant chacun reconnaîtra que le salaire actuel de très nombreux travailleurs ne laisse que peu de place à l'épargne volontaire sauf peut-être pendant quelques périodes de la vie comme par exemple les années précédant le mariage ou la partie de la vie active s'étendant après vingt-cinq ans de mariage. Si le revenu du travail augmentait et par conséquent avec lui la capacité d'épargne, il est douteux qu'il en résulterait une modification considérable de la répartition du capital à l'échelon national. En effet, le niveau de l'épargne volontaire ne dépend pas seulement du revenu, mais aussi de la position relative de l'intéressé dans la pyramide des revenus. En conséquence si toutes les mesures tendant à encourager l'épargne sur les salaires doivent être soutenues, elles ne suffisent pas pour réduire la grande inégalité dans la répartition de ia fortune. Solution fiscale? Certains ont dit que la répartition désirée pouvait être obtenue par une politique fiscale appropriée du type suédois notamment. Sans doute, une loi fiscale sur les sociétés frappant lourdement celles-ci, empêcherait dans une large mesure l'autofinancement en augmentant ainsi l'épargne de l'etat. Celui-ci disposant alors d'une épargne accrue pourrait investir conformément à un plan. Les travailleurs dans ce cas ne participeraient pas aux accroissements d'actifs des entreprises, puisque ceux-ci seraient fortement réduits, mais ils recevraient de l'etat des services plus étendus, la production étant davantage orientée selon des critères d'intérêt général. Si séduisante que soit cette alternative, elle apparaît en Suisse peu réaliste, car elle exigerait sur le plan politique des décisions extrêmement difficiles à obtenir en raison des rapports de force actuels. 18

21 Solution par la politique des salaires et l'épargne individuelle? Concevable aussi, une politique d'augmentation des salaires beaucoup plus active et plus agressive qu'actuellement de manière que les entreprises soient obligées pour financer leurs investissements de faire appel au marché financier, qui serait luimême alimenté par l'épargne individuelle et volontaire des salariés, rendue possible justement par cette augmentation de salaire importante. Pour que cette.solution «colle» à la réalité, il faudrait être sûr que tous les salariés renoncent à dépenser la nouvelle augmentation de salaire. Cela n'est guère sérieux. Droit sur les bénéfices non distribués Il est bon de rappeler ici prélimmairement un texte d'alfred Sauvy, sociologue et économiste français : «On ne peut transformer un bénéfice non distribué en salaire distribué; cela donnerait des malfaçons dans l'économie par manque d'investissements, mais on peut transformer un bénéfice non distribué en salaire non distribué. Si une proposition sérieuse était déposée en ce sens, on verrait le monde capitaliste commencer à s'inquiéter, parce que là il sait très bien qu'il y a quelque chose à faire, quelque chose d'efficace.» Là est la solution : faire participer les travailleurs aux accroissements d'actifs des entreprises. Reprenons encore les termes du problème : L'essentiel des bénéfices des entreprises n'est pas distribué (ni en surdividendes, ni en sursalaires), ni prélevé par les impôts. Il est réinvesti. Dès lors les titres de propriété sur l'entreprise prennent de la valeur; ce sont des papiers gagés par les biens de production. Ils sont si sûrs qu'ils sont négociables alors même que l'entreprise n'est pas tenue de les 19

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