S GUIDE LES MECANISMES PSYCHIQUES FREINANT L ACCES AUX SOINS DE PUBLICS EN SITUATION DE PRECARITE : LES COMPRENDRE, Y FAIRE FACE.

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "S GUIDE LES MECANISMES PSYCHIQUES FREINANT L ACCES AUX SOINS DE PUBLICS EN SITUATION DE PRECARITE : LES COMPRENDRE, Y FAIRE FACE."

Transcription

1 S GUIDE LES MECANISMES PSYCHIQUES FREINANT L ACCES AUX SOINS DE PUBLICS EN SITUATION DE PRECARITE : LES COMPRENDRE, Y FAIRE FACE.

2

3 3 S Remerciement Ce document conçu en 2009, est le fruit d un travail de concertation partenariale dans le cadre de la Coordination Santé Précarité gérée par la Caisse Primaire d Assurance Maladie des Hautes-Alpes. Il constitue un outil d information mis à disposition des professionnels et des bénévoles du département intervenant auprès de publics en situation de précarité. Plus précisément, ce document a pour vocation d expliciter les mécanismes psychiques freinant, entre autres, l accès aux soins et de proposer des attitudes ou des actions qui permettront aux bénévoles et aux professionnels de davantage s adapter à ces publics en situation de précarité. La Caisse Primaire d Assurance Maladie des Hautes-Alpes remercie les structures partenaires de la Coordination Santé-Précarité qui ont assisté à la journée du 8 octobre 2009 (Aides ; Conseil Général 05 ; CRAM sud-est), journée pendant laquelle le contenu du présent document a été conçu, mais aussi les structures partenaires présentes au comité de Coordination du 7 décembre 2009 (Aides ; ANPAA 05 ; Le Cap ; le CHICAS ; Le CHRS la Cordéel Etape ; la CRAM sud-est ; la Croix-rouge Française 05 ; le FJT de Gap ; France Terre d Asile) pour leurs commentaires constructifs. Enfin, La Caisse Primaire d Assurance Maladie des Hautes-Alpes remercie le Docteur Philippe Truze et le cabinet Formation et Conseil en Méthodologie (F.C.M.) pour leurs apports de connaissances, et leurs savoir-faire. Mécanismes psychiques freinant l accès aux soins - Février Version 6

4 4 S Pourquoi un tel document? Aujourd hui en France, «le droit à la santé n est pas assuré pour tous»(5). «Il est impératif de promouvoir le pluralisme, la multidisciplinarité et l interaction des acteurs concernés»(7). Dans ce contexte, la Caisse Primaire d Assurance Maladie des Hautes Alpes a décidé d initier une démarche de prévention coordonnée, afin de faciliter, entre autres, l accès aux droits santé et aux soins des personnes en situation de précarité. C est ainsi qu en 2006, le projet de la Coordination Santé Précarité était finalisé, projet conçu par un groupe de travail partenarial. Cette Coordination s adresse aux : «Majeurs (plus de 18 ans), relevant de l Assurance Maladie (tous régimes confondus) ; résidants (habitant ou possédant une adresse postale, ou un avis de domiciliation), ou présents («sans chez soi») sur le département 05 ; présentant des critères de précarisation («les faibles revenus, un handicap réduisant la capacité de travail, une rupture de quelque nature que ce soit : rupture de statut professionnel ou social, de lien familial»(7)) ; présentant une problématique d accès au droit santé (afin d anticiper les ruptures de droits) et / ou au soin et la nécessité d une prise en charge médicale (physique ou mentale), pour laquelle les réponses offertes séparément par chaque institution, sur le département 05, ne sont pas adaptées». Elle poursuit les objectifs généraux suivants : Favoriser équitablement l accès aux droits santé et aux soins des usagers ciblés ; optimiser les réponses des professionnels et des bénévoles ciblés en matière d accès aux droits santé et aux soins. Le présent document est un des moyens de réponse à ce second objectif général en complément d autres actions déjà menées, ou qui seront à mener ultérieurement. Plus précisément, ce document a pour objectifs : de présenter les mécanismes psychiques qui, au regard des théories actuelles, expliquent la problématique de non accès aux soins des publics en situation de précarité ; de présenter des recommandations, des attitudes professionnelles favorisant l accès aux soins de ces publics. Le groupe de travail est composé de : Le CCAS (Mairie de Gap) ; L Etape ; La DDASS 05 ; AIDES 05 ; Le CAP ; Le Conseil Général 05 ; La Croix-Rouge 05 ; L ADMR 05 ; Le CODES 05 ; Le CCAA 05 ; Le CPE ; La CRAM PACA (service social) ; Bâtir ; La PASS (CH de Gap) ; Le CHS de Laragne ; ESVAD Mécanismes psychiques freinant l accès aux soins - Février Version 6

5 S Publics en situation de précarité : quelques points de repère zone massicotée Quelques points de repère

6 zone massicotée

7 7 S Publics en situation de précarité : quelques points de repère 1 INTRODUCTION Jusqu à il y a 30 ans, lorsque des gens connaissaient ce que l on appelait alors, la misère, il était communément admis que le fait d appartenir à une classe dite «exploitée» en expliquait la raison. Il n y avait alors pas de remise en cause individuelle. Quelques points de repère Aujourd hui, c est l individu qui devient incapable («c est de sa faute» ; «c est un inadapté de la vie») et son appartenance à une classe dite «exploitée» n est plus évoquée. Cet individu ne se dit pas : «je suis victime de la lutte des classes». Aussi, les défenses collectives n existent plus, l individu est seul responsable de ses échecs. Or, «notre pays est marqué par des inégalités sociales de santé» (6) croissantes. Le lien entre la pauvreté matérielle (la misère), et la mauvaise santé existe mais n explique pas tout loin s en faut. Aussi, «le pauvre n est pas en bonne santé pas seulement parce qu il est pauvre»(6). Pour comprendre pourquoi la pauvreté n explique pas à elle seule les comportements de santé, il faut s intéresser à ce que les auteurs appellent la précarité. «La précarité sociale résulte de parcours de vie faits de ruptures sociales, professionnelles ou affectives»(1). «Ces ruptures ou conditions de vie passées et présentes induisent ou révèlent des problèmes de santé, parfois aussi, elles en découlent. Elles rendent moins à même les personnes de repérer et de soigner ces problèmes de santé qui s aggravent et se cumulent. Entre consultations tardives et renoncements, ce type de recours aux soins limite aussi les chances de guérison et de récupération»(1). Contrairement à la précarité qui s apparente à un processus, la pauvreté, elle, décrit un état. La seule définition «officielle» de la pauvreté est celle retenue par l Union Européenne qui considère comme pauvre: «les personnes dont les ressources matérielles, culturelles et sociales sont si faibles qu elles sont exclues des modes de vie minimaux acceptables dans l Etat membre où elles vivent». En France, on retient généralement 3 types d indicateurs pour mesurer la pauvreté : les indicateurs de pauvreté monétaires ; zone massicotée les indicateurs de pauvreté en conditions de vie (logement ) ; les indicateurs de pauvreté mesurée par les minima sociaux». Mécanismes psychiques freinant l accès aux soins - Février Version 6

8 8 Quelques points de repère S Publics en situation de précarité : quelques points de repère 2 CARACTÉRISATION DE PUBLICS EN SITUATION DE PRÉCARITÉ Les personnes en situation de précarité qui n accèdent pas aux soins de manière normative, présentent les mêmes pathologies que l ensemble de la population française, mais ces pathologies sont aggravées par la présence de nombreux facteurs de risques comme des conditions de vies défavorables, comportements de santé insatisfaisants, recours moindre à des examens préventifs, usage inadapté du système de santé, peu de consultation chez les spécialistes, renoncement aux soins pour des questions financières et par des facteurs psychiques défavorables, le principal étant le déni qui retarde les prises en charge. En exemple : Des personnes avec des ressources financières renoncent aux soins car tous les tracas administratifs pour y accéder les angoissent. Des personnes, malades chroniques, inscrites dans un parcours de soins, qui dès que la «déroute sociale» arrive, disent : «ça ne sert à rien les médicaments» et qui ne prennent plus leurs traitements. Des personnes qui ne vont pas vers les soins parce qu elles ne savent pas qui fait quoi en matière d accès aux soins, mais surtout qui ne veulent pas être dépendantes d une administration et qui le revendiquent. zone massicotée Des personnes qui n osent pas, qui possèdent un sentiment d infériorité, d écrasement face à la machine administrative et qui peuvent se sentir persécutées face aux institutions. Des publics au RSA qui relèvent de l AAH, qui sont dans le déni de leur problématique de santé, et qui refusent d accéder à cette prestation. Des personnes qui choisissent de bénéficier du RSA et non de l AAH, car elles associent au RSA une image moins dégradante. Des bénéficiaires du RSA qui refusent tout changement, un changement signifiant pour eux une perte de repères, ce statut les sécurisant. Des «sans chez soi» qui renoncent aux soins pour ne pas laisser un squat, un animal. Mécanismes psychiques freinant l accès aux soins - Février Version 6

9 9 S Publics en situation de précarité : quelques points de repère 3 CARACTÉRISATION DE PUBLICS QUI N ACCÈDENT PAS AUX SOINS Parmi ces publics en situation de précarité, qui n accèdent pas aux soins de manière adaptée, sont notamment représentés : Quelques points de repère les «sans chez soi» qui s inscrivent dans leur propre système en s excluant du système de fonctionnement de droit commun. Toutes les pathologies sont représentées s accompagnant quasi systématiquement de retards de diagnostics et donc de complications. les «migrants» demandeurs d asile (environ personnes par an arrivent en France). Un certain nombre d entre eux étaient précédemment dans leur pays des enseignants ou exerçaient d autres professions dites «intermédiaires». 1/3 environ est pris en charge dans le cadre des CADA (Centre d Accueil pour Demandeurs d Asile), et 2/3 ne bénéficie pas de réelle prise en charge mais sont en situation régulière. Ces publics connaissent le plus souvent le traumatisme du départ de leur pays, de l exil, du transport dans des conditions particulières, la perte de leur statut professionnel et social, l incertitude liée à leur statut de demandeur d asile qui peut durer 2 ans avec la peur du «rejet», signifiant le retour «honteux» dans le pays ou de devoir vivre en situation «irrégulière», «sans papier». les étrangers malades avec une Autorisation Pour Soin. Cette autorisation est revue au bout de 3 mois. Ces personnes n ont pas d autorisation de travail, ne bénéficient d aucune prestation sociale (sauf l AME). Leur statut d hébergement est précaire, ils n ont pas de réels moyens de subsistance et ont des pathologies relevant de la santé mentale le plus souvent. les publics dont les ressources sont constituées des minima sociaux (RSA ), qui présentent plusieurs pathologies souvent accompagnées de troubles et de souffrance psychique, et/ ou qui entretiennent un nombre très faible de contacts avec autrui et/ou qui présentent un certain mal-être (4). Pour ces publics, les théories actuelles proposent des clefs de lecture de leur comportement de renoncement au soin, clefs de lecture qui seront peut-être en partie obsolètes dans quelques années lorsque de nouvelles théories apparaîtront mais qui ont le mérite aujourd hui d expliquer des fonctionnements, des mécanismes à même d aider les professionnels et les bénévoles dans l accompagnement de ces publics. zone massicotée Mécanismes psychiques freinant l accès aux soins - Février Version 6

10 zone massicotée

11 S Mécanismes psychiques en jeu expliquant entre autres, le non accès aux soins zone massicotée Mécanismes psychiques

12 zone massicotée

13 13 S Mécanismes psychiques en jeu expliquant entre autres, le non accès aux soins 1 OBJET SOCIAL La plupart des mécanismes ci-dessous présentés sont expliqués par les théories de Jean Furtos, qui ne sont pas, par définition, des vérités mais qui sont amenées à évoluer. Il conviendra donc d être prudent en se disant «tout ce passe comme si». Le renoncement aux soins ne constitue qu un symptôme de la précarité et plus largement de la souffrance psychique. Et, la précarité sociale au sens où le définit Jean Furtos «allant croissante, la souffrance psychique ira croissante aussi»(6). La précarité signifie alors (2&3), la perte ou la crainte de la perte de l objet social, et par conséquent la peur de ne plus être reconnu comme un être humain. En effet, la relation entre humains est toujours médiatisée par quelque chose (diplôme, voiture x ou y, argent, logement, emploi ) : il y a des joueurs de hand-ball sur un terrain, on leur prend leur ballon, cela n est pas grave, ils peuvent en fabriquer un autre avec des chiffons par exemple. En revanche, si on dit à l un d entre eux, toi, tu ne joues plus, ce joueur perd un objet social (le poste qu il occupait et qui le mettait en relation avec les autres joueurs de l équipe), il perd la capacité de jouer avec les autres. La perte du lien social peut entraîner ou non une souffrance psychique plus ou moins supportable, ou un recours à des capacités d adaptation et/ou à des aides de proches. La qualité du lien social autour de soi, de l estime de soi est importante. C est ainsi que pour certaines personnes perdre un travail c est tout perdre (par exemple, un homme qui n a pas d autre objet social que son travail pour communiquer avec autrui pourra cacher à ses proches le fait qu il n ait plus de travail), alors que pour d autres, cette perte sera très relative. Mécanismes psychiques Les objets sociaux permettent donc d interagir avec les autres. La perte des objets sociaux est progressive cela va aller de : «qu est-ce que je vais bien pouvoir lui dire, à ne plus rien avoir à dire aux autres». Plus précisément, la perte des objets sociaux peut selon les individus entraîner 3 niveaux de souffrance psychique (Jean Furtos repris par P. Truze) : «La souffrance non pathologique (quoi qu il arrive, je m en sortirai) ; la souffrance commençante avec la perte réelle ou imaginaire d objets sociaux (si je perds, je suis foutu), cette souffrance commence à altérer le lien social, la capacité d agir, la capacité à demander de l aide. La notion de mal-être souvent utilisée par les professionnels se retrouve à ce niveau ; la souffrance pathologique (tout est foutu, disparaissons) qui risque de provoquer le phénomène d auto-exclusion». zone massicotée Mécanismes psychiques freinant l accès aux soins - Février Version 6

14 14 S Mécanismes psychiques en jeu expliquant entre autres, le non accès aux soins 2 SOUFFRANCE PSYCHIQUE En corollaire à la souffrance psychique, une santé mentale raisonnablement bonne serait «la capacité de vivre et de souffrir dans un environnement donné et transformable, c est-à-dire la capacité de vivre avec autrui en restant en lien avec soi-même sans destructivité mais non pas sans révolte»(2&3), la révolte étant la capacité de dire non. Mécanismes psychiques Aussi, la souffrance psychique est une douleur et lorsque cette douleur est forte, l individu met en place des stratégies psychiques, de déni pour atténuer voire éviter la souffrance, c est le phénomène d auto-exclusion. La douleur par peur d être exclu de l Humanité n a plus de mot tellement elle est forte, c est un processus psychique actif qui fait disparaître le sujet (disparaître pour ne pas souffrir). Le sujet devient de plus en plus transparent jusqu à une déshabitation du corps. Ces personnes peuvent laisser en apparence un faux «soi» caricatural («moi je suis dans la rue, j emmerde tout le monde» ) ou «erroné» (par exemple, lorsque qu un professionnel ou un bénévole pose aux «sans chez soi» la question de leur famille, leur réponse peut être : «ma femme et mes enfants sont morts dans un accident de voiture», ce qui met fin, en général, à toute autre questionnement sur le sujet). La prise de produits de type alcool (ou autre) favorise ce mécanisme psychique connu notamment chez certains «sans chez soi». Les premiers signes de souffrance psychique sont : le découragement («à quoi bon») ; et la perte de l estime de soi («je ne vaux rien»), puis apparaissent(2&3), des signes de type : «émoussement affectif», «la non-anticipation», «l anesthésie corporelle» (la douleur physique n est plus ressentie ), l inhibition intellectuelle («mise hors circuit de l intelligence»), l incurie («l accumulation de déchets de toute nature dans son habitat qui révèle la manière singulière de ne pas habiter»), l errance (au sens de «fuite permanente au dehors»), lorsque la souffrance psychique est telle qu elle s apparente au phénomène d auto-exclusion. Ainsi, les mécanismes en jeu dans la précarité dite sociale, la souffrance psychique et l autoexclusion sont étroitement liés. zone massicotée Mécanismes psychiques freinant l accès aux soins - Février Version 6

15 15 S Mécanismes psychiques en jeu expliquant entre autres, le non accès aux soins 3 MÉCANISMES DE DÉFENSE Le syndrome d auto-exclusion est un processus psychique actif des personnes «qui sont exclues du travail, du logement, de la culture, de la citoyenneté, qui se sentent exclues de l appartenance à la commune Humanité», qui, par conséquent, commencent à souffrir intensément et, pour se défendre de cette douleur mettent en place des défenses paradoxales de plusieurs types, dont : la non demande, alors que la situation de la personne nécessite des aides (le malade qui ne demande rien) et la demande portée par un tiers (la personne qui accompagne la personne à aider et qui connaît sa situation). Si ce tiers qui accompagne la personne malade est mis de côté par le médecin pour des questions de confidentialité, le patient dira alors qu il n est pas malade. la réaction thérapeutique négative : les conditions de vie s améliorent (mise à disposition d un logement ), et la personne va de moins en moins bien psychiquement («plus je l aide, plus il s enfonce»). Une personne dans un processus d auto-exclusion, ne peut atteindre un résultat immédiat. Aussi, si cette personne considère que les choses évoluent trop vite pour elle (logement, formation.), elle sera mise en échec et psychiquement elle ira de moins en moins bien. l inversion sémiologique des demandes : c est le cas d une personne qui casse les «perches» du travailleur social, car elle veut déposer sa douleur auprès de lui, alors qu il l oriente vers un psychiatre pour la «travailler». Et, devant le psychiatre la personne ne déposera pas sa douleur pour éviter que ce dernier ne la réactive (ou ne la «réchauffe»). Le mécanisme de défense en jeu consiste à «refroidir» cette douleur, à juste la mettre en dépôt quelque part donc plutôt auprès d un travailleur social qui lui ne représente pas «un soignant». Par exemple, la personne va parler de problèmes administratifs à son psychiatre, ou va indiquer à son docteur : «Docteur, je n ai pas payé ma facture d électricité». zone massicotée Mécanismes psychiques Mécanismes psychiques freinant l accès aux soins - Février Version 6

16 zone massicotée

17 S Recommandations, stratégies, actions pour intervenir de manière pertinente Recommandations, stratégies et actions

18

19 19 S Recommandations, stratégies, actions pour intervenir de manière pertinente Les indications ici formalisées ne se veulent aucunement exhaustives et sont étroitement liées aux mécanismes psychiques de la précarité décrits ci-avant. Elles découlent des théories aujourd hui prises en considération en matière d accompagnement de personnes en situation de précarité sociale voire d auto-exclusion, théories qui pourront dans un futur plus ou moins proche être remises en cause. Toutefois, les recommandations ou stratégies ci-dessous présentées relèvent de la prise en compte de l autre comme être humain à part entière quelle que soit sa problématique. Elles supposent également que les professionnels et les bénévoles renoncent à l idée de guérir tout le monde et qu ils acceptent d être dépositaires de la douleur de quelqu un, ce qui ne signifie pas guérir, et est en aucun cas un échec (même si la personne a déposé sa douleur ailleurs que chez un psychiatre). Enfin, ces recommandations supposent aussi d admettre que la relation entre un professionnel et la personne aidée est asymétrique, personne aidée qui entre en interaction, et qui peut manipuler cette interaction (être dans la séduction ). L essentiel se joue dans la façon d accueillir («j aime pas les questions qu on me pose» ; «je me suis senti jugé» ), pour éviter la méfiance ou le rejet des professionnels (par exemple, le travailleur social peut être considéré comme celui qui dit toujours non à leur demande : «non vous ne pouvez pas bénéficier de cette aide» ). Quelques principes ou attitudes qui favorisent l entrée en relation, la mise en confiance au moment de l accueil : penser aux règles de politesse de base (étymologiquement : «art de vivre en société») : saluer la personne, la regarder dans les yeux, pas de regard stigmatisant ; lui faire comprendre, la rassurer sur le fait qu on est dans la même Humanité ; ne pas demander nom et adresse lors de ce temps là ; ne pas prendre de notes pendant le temps de l accueil, ne pas pianoter sur le clavier de l ordinateur ; Ne pas se positionner d emblée avec un objectif professionnel face à cette personne ; avoir en tête que le fait que la personne ait franchi la porte, est déjà «énorme» pour elle. Reconnaître cet effort accompli par la personne ; ne pas être en face à face avec la personne (éviter les attitudes qui rappelle la position «maître - élève» ou «patron employé»), mais de ¾ pour favoriser les échanges ; Laisser les papiers de côté et demander à l autre de présenter sa demande ; Mécanismes psychiques freinant l accès aux soins - Février Version 6 Recommandations, stratégies et actions

20 20 S Recommandations, stratégies, actions pour intervenir de manière pertinente etre attentif et identifier les silences qui peuvent signifier que le professionnel ou le bénévole s est approché d une cause de souffrance. Il en est de même des changements brutaux de sujet par la personne. Après l accueil, quelques attitudes favorisantes ou recommandations d intervention : Développer une attitude bienveillante en appelant la personne par son nom, en étant accueillant à l égard de tout ce qu elle exprime, en essayant de la comprendre à partir de son point de vue. accepter de ne pas avoir la maîtrise du temps, tolérer l absence de progrès et se mettre à la temporalité de la personne. L enchaînement d entretiens tous les quarts d heure accompagné du sentiment d être expédié n est pas adapté. En revanche, la souplesse sera recherchée sans pour autant que l entretien ne dure 2 heures. renoncer à l efficacité thérapeutique immédiate si elle n est pas vitale et répondre à la demande même si on sait que ce n est pas le plus efficace. Exemple d une personne qui depuis 15 ans est sans papier et qui a besoin d être soignée : elle demande à se faire soigner mais pour cela, elle doit faire faire des papiers, ce qu elle refuse. Elle n accède donc pas aux soins, et elle met en échec toutes les démarches du travailleur social (constitution de dossier ). Comprendre le fonctionnement structurel de la personne dans sa globalité (par rapport à l exemple ci-dessus, la personne refuse toutes démarches liées à des «papiers»). limiter les réponses cloisonnées et répondre plutôt de manière globale. Raccourcir les passages de bureau en bureau, les délais et durées d attente (par des appels téléphoniques entre professionnels ou bénévoles ). Mettre en place des informations collectives pour permettre aux personnes d échanger entre elles, à condition de cette démarche collective n engendre pas malaise et souffrance. Recommandations, stratégies et actions face à la souffrance psychique : rétablir le lien, faire comprendre à cette personne qu elle est des nôtres, l accueillir (cf. ci-dessus le temps de l accueil). eviter de raviver la douleur. Quelqu un qui a trouvé un équilibre dans sa précarité, et qui vient demander au travailleur social de faire quelque chose, éviter de réchauffer une douleur, et ne répondre qu à sa demande, avoir une compréhension par stratégie (le meilleur chemin n étant pas la ligne droite) et une compréhension différente d un individu à l autre. Sinon le risque est que la personne parte ou mette en échec le professionnel. De surcroît, lorsque le professionnel ou le bénévole commettent une erreur ou plutôt quand ils provoquent une douleur, il convient d arrêter, de dire pardon et de reconnaître son erreur devant la personne («on reviendra un autre jour sur cette question», «excusez-moi d avoir abordé quelque chose de douloureux pour vous»), de se montrer comme un être humain, donc qui n est pas parfait et qui peut commettre des erreurs. Mécanismes psychiques freinant l accès aux soins - Février Version 6

21 21 S Recommandations, stratégies, actions pour intervenir de manière pertinente etre soi-même convaincu de la dangerosité des conceptions «hygiénistes» et «élitistes» de la société pouvant amener à rejeter dans l anormalité quiconque est différent : personne handicapée, personne laide, personne illettrée ne pas être normatif. Ne pas calquer ses propres valeurs, ne pas donner de réponses toutes faites, être conscient que l on n est pas un observateur neutre par rapport à sa douleur et respecter le fait que les personnes souhaitent éviter de raviver cette douleur. Le fait qu elles viennent est déjà un effort important. face à la non demande : aller vers la personne avec patience (ne pas attendre une demande formalisée). C est une faute technique en tant que professionnel, que de ne se sentir mobilisé qu avec une demande directe d après Jean Furtos. etre vigilant aux premiers signes de souffrance psychique que sont le découragement et la perte de l estime de soi. Par exemple, les gens qui ne ramènent pas les papiers, ne pas attendre mais aller vers eux, faire cas de ce signe «d abandon», qui est un signe fort. Quelqu un qui n honore pas ses rendez-vous est un signe qui doit alerter. Allez vers car des gens n arrivent même plus à sortir de chez eux. l intervenant en tant que professionnel ou bénévole, précise à son interlocuteur ce qu il peut faire et ce qu il ne peut pas faire lors de ses interventions. inventer le prétexte pour faire venir les gens pour garder le contact (par exemple, des personnes dites «marginales» viennent auprès de l association AIDES juste pour prendre des seringues stériles pour ne pas se contaminer, ils viennent pour garder un contact avec une partie de la société qui peut les accepter). Deux moyens qui peuvent aider les professionnels et les bénévoles dans leur accompagnement de personnes en situation de précarité : le site Internet Traducmed (http://www.traducmed.fr) «pour permettre au personnel médical d estimer une situation en l absence de traducteur et d évaluer les urgences médicales, sociales ou administratives. Ce site permet aussi d expliquer au patient le déroulement de l examen médical. Il propose des traductions sonores dans de nombreuses langues d un interrogatoire médical en Français et des phrases d explication de la prise en charge médicale» (www.traducmed.fr). la nouvelle prestation expérimentale du Programme Départemental d Insertion : l Analyse des Pratiques Professionnelles dans le champ de l Insertion (APPI). Pour participer à ce nouveau groupe de réflexion ou pour disposer d informations complémentaires sur cette nouvelle prestation, un interlocuteur Valerie Rignault (Conseil Général des Hautes - Alpes) et un numéro de téléphone Mécanismes psychiques freinant l accès aux soins - Février Version 6 Recommandations, stratégies et actions

22 22 S Glossaire : AAH : Allocation Adulte Handicapé AME : Aide Médicale d Etat CADA : Centre d Accueil pour Demandeurs d Asile RSA : Revenu de Solidarité Active S Bibliographie : (1) e. Cambois (2003). Les personnes en situation sociale difficile et leur santé. DRESS. Travaux de l Observatoire de la Pauvreté et de l Exclusion Sociale (2) J. Furtos (2008). Les cliniques de la Précarité : contexte social, psychopathologie et dispositifs. Masson. CPNLF (Congrès de Psychiatrie et de Neurologie de la Langue Française). (3) J. Furtos (2007). Les effets cliniques de la souffrance psychique d origine sociale. Mental idées n 11 09/2007. L.B.F.S.M. (4) J.L Pan Ké Shon (2003). Isolement relationnel et mal-être. INSEE PREMIERE n 931. Novembre 2003 (5) J. THORAVAL - Président de la Commission Consultative des Droits de l Homme (2006). Le droit à la santé n est pas assuré pour tous - Article de la Gazette Santé-Social, mars (6) p. Truze (2008). La santé des personnes en situation de précarité. Le rameau, 25 mars (7) LETTRE-RESEAU : LR/DAR/111/2005 du 26/07/2005. Assurance Maladie, Caisse Nationale Mécanismes psychiques freinant l accès aux soins - Février Version 6

23 Achevé d imprimer en avril 2010

24 Pour tout renseignement et réactualisation, contacter par mail la Coordination Santé-Précarité :

Collectif Santé Précarité Montpellier. Groupe de travail : Accès aux droits et aux soins CR de la rencontre du 15/10/10, MDM

Collectif Santé Précarité Montpellier. Groupe de travail : Accès aux droits et aux soins CR de la rencontre du 15/10/10, MDM Groupe de travail : Accès aux droits et aux soins CR de la rencontre du 15/10/10, MDM Au menu de la rencontre : préparation du 17/10/10 - Etat des lieux : Alerte dégradation accès aux droits et aux soins

Plus en détail

HABITAT INDIGNE, SOUFFRANCE PSYCHIQUE. ET DEFENSES DELIRANTES DANS LES EXCLUSIONS (internes et externes) Lyon, 2014

HABITAT INDIGNE, SOUFFRANCE PSYCHIQUE. ET DEFENSES DELIRANTES DANS LES EXCLUSIONS (internes et externes) Lyon, 2014 HABITAT INDIGNE, SOUFFRANCE PSYCHIQUE ET DEFENSES DELIRANTES DANS LES EXCLUSIONS (internes et externes) Lyon, 2014 Les évolutions récentes Remplacer «incurie» par «abandon» Abandon de soi, de son soin

Plus en détail

La santé des jeunes Rhônalpins en insertion

La santé des jeunes Rhônalpins en insertion La santé des jeunes Rhônalpins en insertion Diagnostic commun et actions partenariales URML, URHAJ et MFRA CRDSU (centre de ressources et d'échanges pour le développement social urbain) 12 octobre 2012

Plus en détail

Note de recommandation Médecins du Monde. Concertation sur la Réforme de l Asile. Octobre 2013

Note de recommandation Médecins du Monde. Concertation sur la Réforme de l Asile. Octobre 2013 Note de recommandation Médecins du Monde Concertation sur la Réforme de l Asile Octobre 2013 Introduction Cette note de contribution est rédigée dans le cadre de la concertation sur la Réforme de l Asile,

Plus en détail

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale 19 Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale RENCONTRE, TRANSFERT ET CONTRE-TRANSFERT La notion de transfert découle des travaux de la psychanalyse (S. Freud) où ont été décrits des mouvements

Plus en détail

ANNEXE I RÉFÉRENTIEL D ACTIVITÉS ET DE COMPÉTENCES

ANNEXE I RÉFÉRENTIEL D ACTIVITÉS ET DE COMPÉTENCES ANNEXE I RÉFÉRENTIEL D ACTIVITÉS ET DE COMPÉTENCES PRÉAMBULE La description des activités et des compétences du métier d ostéopathe ne se substitue pas au cadre réglementaire. En effet, la plate-forme

Plus en détail

9 PROPOSITIONS POUR UNE MEILLEURE ACCESSIBILITE AU SYSTEME DE SANTE DES PERSONNES EN SITUATION DE GRANDE EXCLUSION

9 PROPOSITIONS POUR UNE MEILLEURE ACCESSIBILITE AU SYSTEME DE SANTE DES PERSONNES EN SITUATION DE GRANDE EXCLUSION 9 PROPOSITIONS POUR UNE MEILLEURE ACCESSIBILITE AU SYSTEME DE SANTE DES PERSONNES EN SITUATION DE GRANDE EXCLUSION De par ses missions d écoute, d orientation, d accueil et de prise en charge notamment

Plus en détail

Problèmes d accès aux soins?

Problèmes d accès aux soins? Problèmes d accès aux soins? Une étude exploratoire par entretiens avec des professionnels (Synthèse) Beat Sottas, Adrienne Jaquier, Sarah Brügger 1. Contexte : qui est «socialement défavorisé»?... 2 2.

Plus en détail

A Besançon, un nouveau dispositif d aide sociale, le micro-crédit personnel à taux zéro Présentation le 28 avril 2010

A Besançon, un nouveau dispositif d aide sociale, le micro-crédit personnel à taux zéro Présentation le 28 avril 2010 A Besançon, un nouveau dispositif d aide sociale, le micro-crédit personnel à taux zéro Présentation le 28 avril 2010 Contacts CCAS - Solidarités Marie-Noëlle GRANDJEAN 03 81 41 21 69 marie-noelle.grandjean@besancon.fr

Plus en détail

Agence régionale de santé de Lorraine : Projet de PRAPS Axe d intervention 1 : Actions en direction des personnes en situation de précarité

Agence régionale de santé de Lorraine : Projet de PRAPS Axe d intervention 1 : Actions en direction des personnes en situation de précarité Agence régionale de santé de Lorraine : Projet de PRAPS Axe d intervention 1 : Actions en direction des personnes en situation de précarité Fiche action 3 Accompagnement des personnes en situation de précarité

Plus en détail

la maladie d Alzheimer

la maladie d Alzheimer Prévenir... les difficultés de vie avec un proche atteint de la maladie d Alzheimer 27 La maladie d Alzheimer n est pas la maladie d une seule personne 800 000 français sont atteints par la maladie d Alzheimer

Plus en détail

Dr. Sylvie ROYANT-PAROLA Présidente du réseau Morphée

Dr. Sylvie ROYANT-PAROLA Présidente du réseau Morphée Dr. Sylvie ROYANT-PAROLA Présidente du réseau Morphée Comment améliorer l efficience L enjeu de la télémédecine pour la prise en charge à domicile Dr Sylvie Royant-Parola Présidente du Réseau Morphée Coordinatrice

Plus en détail

16 Journée Mondiale de la Maladie d Alzheimer : la Ville de Marseille confirme son engagement

16 Journée Mondiale de la Maladie d Alzheimer : la Ville de Marseille confirme son engagement 16 Journée Mondiale de la Maladie d Alzheimer : la Ville de Marseille confirme son engagement Rencontre sur le thème «Une Solidarité Collective au service des Malades et des Aidants» Lundi 21 Septembre

Plus en détail

Définition. Recherche sur Internet. Quelques chiffres. Stress et enseignement. Symptômes 3 catégories de causes Le burn out Gestion du stress

Définition. Recherche sur Internet. Quelques chiffres. Stress et enseignement. Symptômes 3 catégories de causes Le burn out Gestion du stress Stress et enseignement Symptômes 3 catégories de causes Le burn out Gestion du stress Recherche sur Internet Moteur de recherche: GOOGLE Mots-clés: + stress + enseignement Nombre de pages francophones

Plus en détail

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences Annexe II Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences Les référentiels d activités et de compétences du métier d infirmier diplômé d Etat ne se substituent pas au cadre réglementaire. En effet,

Plus en détail

Votre «proche» souffre de troubles psychiques, l UNAFAM peut vous aider

Votre «proche» souffre de troubles psychiques, l UNAFAM peut vous aider Votre «proche» souffre de troubles psychiques, l UNAFAM peut vous aider Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques Tel : 05 61 48 11 56 - Mail : 31@unafam.org

Plus en détail

L ENFANT ET LA PEUR D APPRENDRE

L ENFANT ET LA PEUR D APPRENDRE L ENFANT ET LA PEUR D APPRENDRE Serge Boimaré / Editions Dunod Il y a toujours une souffrance quand on ne répond pas aux attentes de l école. Les grandes difficultés d apprentissages doivent amener à une

Plus en détail

ANALYSE DES DIAGNOSTICS LOCAUX DES DISPOSITIFS D HEBERGEMENT ET D ACCES AU LOGEMENT REGION BRETAGNE

ANALYSE DES DIAGNOSTICS LOCAUX DES DISPOSITIFS D HEBERGEMENT ET D ACCES AU LOGEMENT REGION BRETAGNE Ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative Ministère du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité Ministère du Logement et de la Ville PRÉFECTURE

Plus en détail

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE, DE LA SOLIDARITÉ ET DE LA VILLE MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SPORTS ANNEXE II

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE, DE LA SOLIDARITÉ ET DE LA VILLE MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SPORTS ANNEXE II ANNEXE II DIPLÔME D ÉTAT D INFIRMIER RÉFÉRENTIEL DE COMPÉTENCES Les référentiels d activités et de compétences du métier d infirmier diplômé d Etat ne se substituent pas au cadre réglementaire. En effet,

Plus en détail

H. Tiffou a, F. Lardillon b. Atelier santé ville Marseille, France ; b Association «Université du Citoyen», Marseille, France

H. Tiffou a, F. Lardillon b. Atelier santé ville Marseille, France ; b Association «Université du Citoyen», Marseille, France Congrès national des Observatoires régionaux de la santé 2008 - Les inégalités de santé Marseille, 16-17 octobre 2008 I2 - Les ateliers santé citoyenneté, une expérience innovante de promotion de la santé

Plus en détail

Comité national d évaluation du rsa Annexes

Comité national d évaluation du rsa Annexes Comité national d évaluation du rsa Annexes Annexe 11 La mise en place du Rsa dans les caisses d allocations familiales (*) Pauline Domingo, Stéphane Donné (Cnaf) Décembre 2011 Les documents d études sont

Plus en détail

Référence : Henri Piéron, Vocabulaire de psychologie, PUF. 1979. LES TROUBLES ANXIEUX

Référence : Henri Piéron, Vocabulaire de psychologie, PUF. 1979. LES TROUBLES ANXIEUX 1 Anxiété : «Malaise à la fois physique caractérisé par une crainte diffuse, un sentiment d insécurité, de malheur imminent. On réserve plutôt le nom d angoisse aux sensations physiques qui accompagnent

Plus en détail

Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance

Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance FONDATION NATIONALE DE GERONTOLOGIE Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance La vieillesse est une étape de l existence pendant laquelle chacun poursuit

Plus en détail

Les annonces en cancérologie : Dimensions psychologiques et relationnelles

Les annonces en cancérologie : Dimensions psychologiques et relationnelles Les annonces en cancérologie : Dimensions psychologiques et relationnelles St Malo 5 février 2010 Audrey Lesieur Psychologue Le dispositif d annonce Plan Cancer 2005 ( Mesure 40) Apporter une information

Plus en détail

Secrétariat d État chargé des Personnes handicapées et de la Lutte contre l exclusion

Secrétariat d État chargé des Personnes handicapées et de la Lutte contre l exclusion Secrétariat d État chargé des Personnes handicapées et de la Lutte contre l exclusion Discours de Ségolène Neuville à l occasion de la journée «La domiciliation : premier pas vers l inclusion» organisé

Plus en détail

conduites addictives en entreprise

conduites addictives en entreprise PRÉVENTION conduites addictives en entreprise GUIDE D INFORMATION ET DE PRÉVENTION Anticiper pour mieux vous protéger La prévention, un enjeu pour votre entreprise Parce que les comportements addictifs

Plus en détail

Précarité à Paris : caractéristiques de la population

Précarité à Paris : caractéristiques de la population Précarité à Paris : caractéristiques de la population 10 000 à 15 000 personnes à la rue à Paris* Hommes Femmes * Paris : 2 000 000 d habitants environ. Nord Est = secteur le plus peuplé, concentration

Plus en détail

Dossier de presse. Présentation du Plan Psychiatrie et santé mentale 2011-2015 ----- Visite de Marie-Anne Montchamp

Dossier de presse. Présentation du Plan Psychiatrie et santé mentale 2011-2015 ----- Visite de Marie-Anne Montchamp Dossier de presse Présentation du Plan Psychiatrie et santé mentale 2011-2015 ----- Visite de Marie-Anne Montchamp Secrétaire d Etat auprès de la Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale à la

Plus en détail

EQUIPE MOBILE PSYCHIATRIE ET PRECARITE

EQUIPE MOBILE PSYCHIATRIE ET PRECARITE EQUIPE MOBILE PSYCHIATRIE ET PRECARITE Cliquez pour modifier le style des sous-titres du masque Dr Michot Cécile ( psychiatre CHU Nîmes ) Création d équipes mobiles spécialisées en psychiatrie (novembre

Plus en détail

RESULTATS DE L ENQUETE «PRISON/HANDICAP»

RESULTATS DE L ENQUETE «PRISON/HANDICAP» http://banpublic.org Ban Public (adresse postale) 22,Rue Breguet 75011 Paris http://www.apf.asso.fr APF Association des Paralysés de France 17, Bd Auguste Blanqui 75013 Paris RESULTATS DE L ENQUETE «PRISON/HANDICAP»

Plus en détail

Définition, finalités et organisation

Définition, finalités et organisation RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Définition, finalités et organisation Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à présenter à l ensemble des professionnels de santé, aux patients

Plus en détail

COMPETENCES INFIRMIERES 1

COMPETENCES INFIRMIERES 1 COMPETENCES INFIRMIERES 1 Evaluer une situation clinique et établir un diagnostic dans le domaine des soins infirmiers Communiquer et conduire une relation dans un contexte de soins Concevoir et conduire

Plus en détail

Quels logements et accompagnements pour les personnes souffrant de troubles psychiques? Martine Barrès Mission Nationale d Appui en Santé Mentale

Quels logements et accompagnements pour les personnes souffrant de troubles psychiques? Martine Barrès Mission Nationale d Appui en Santé Mentale Quels logements et accompagnements pour les personnes souffrant de troubles psychiques? Martine Barrès Mission Nationale d Appui en Santé Mentale Montpellier - 2 décembre 2011 La problématique Les troubles

Plus en détail

Pour une gestion des comportements difficiles à l école

Pour une gestion des comportements difficiles à l école Pour une gestion des comportements difficiles à l école INTRODUCTION Lorsqu on pense à un élève qui a des difficultés de comportement, on le définit comme celui qui ne suit pas les consignes, ne respecte

Plus en détail

Relation soignant / soigné

Relation soignant / soigné Relation soignant / soigné 3 métiers impossibles selon Freud : gouverner soigner éduquer Car met les personnes dans une situation de dépendance et d autorité Relation = activité ou une situation dans laquelle

Plus en détail

Le développement du micro crédit personnel (MCP) : une contribution à l insertion sociale

Le développement du micro crédit personnel (MCP) : une contribution à l insertion sociale Le développement du micro crédit personnel (MCP) : une contribution à l insertion sociale Résumé de l étude France Bénévolat pour la Caisse des dépôts (FCS) Auteur : Jean Beaujouan Décembre 2007 1 Présentation

Plus en détail

APPROCHES PSYCHOTHERAPEUTIQUES DU PATIENT DOULOUREUX CHRONIQUE

APPROCHES PSYCHOTHERAPEUTIQUES DU PATIENT DOULOUREUX CHRONIQUE APPROCHES PSYCHOTHERAPEUTIQUES DU PATIENT DOULOUREUX CHRONIQUE GENERALITES Douleur chronique = douleur qui évolue depuis plus de 6 Mois. Douleur «maladie» qui évolue par elle même Douleur «traumatisme»:

Plus en détail

Préparé par : ERIC GIRARDOT, -diplômé en Haptonomie. -diplômé en Sensitive Gestalt Massage (R)

Préparé par : ERIC GIRARDOT, -diplômé en Haptonomie. -diplômé en Sensitive Gestalt Massage (R) L Accompagnement des personnes âgées et des personnes atteintes de la maladie d Alzheimer par différentes approches: - l haptonomie - le Sensitive Gestalt Massage)R( - la Réflexologie plantaire Préparé

Plus en détail

Impact des conditions de logement dégradées sur la santé des occupants

Impact des conditions de logement dégradées sur la santé des occupants Impact des conditions de logement dégradées sur la santé des occupants Congrès national santé environnement 26 novembre 2014 Anne-Claire Colleville InVS Contexte - Le logement un déterminant de santé La

Plus en détail

Sur les Foyers et Résidences Sociales de Seine-Maritime

Sur les Foyers et Résidences Sociales de Seine-Maritime DIRECTION DEPARTEMENTALE DE LA COHESION SOCIALE REFERENTIEL «ACCOMPAGNEMENT A L INTEGRATION ET A L ACCES AU DROIT COMMUN DES RESIDENTS» Sur les Foyers et Résidences Sociales de Seine-Maritime 1 Sommaire

Plus en détail

Organiser une permanence d accès aux soins de santé PASS

Organiser une permanence d accès aux soins de santé PASS Établissements de santé Droits et accueil des usagers Organiser une permanence d accès aux soins de santé PASS Recommandations et indicateurs Préface Faire face aux inégalités de santé qui touchent tout

Plus en détail

L Action Sociale de proximité des services du Département et du Centre Communal d Action Sociale (CCAS) sur Brest Données d activités

L Action Sociale de proximité des services du Département et du Centre Communal d Action Sociale (CCAS) sur Brest Données d activités Dossier de presse Mardi 20 janvier 2015 L Action Sociale de proximité des services du Département et du Centre Communal d Action Sociale (CCAS) sur Brest Données d activités Dans le cadre d un protocole

Plus en détail

La résolution générale

La résolution générale La résolution générale Placer la solidarité au cœur de nos ambitions! S ajoutant aux difficultés structurelles, la crise financière internationale, qui frappe également notre pays, renforce la fréquence

Plus en détail

TUTORAT UE 7 2012-2013 SHS CORRECTION Séance n 7 Semaine du 18/03/2013

TUTORAT UE 7 2012-2013 SHS CORRECTION Séance n 7 Semaine du 18/03/2013 TUTORAT UE 7 2012-2013 SHS CORRECTION Séance n 7 Semaine du 18/03/2013 SIDA, Fin de vie Sotto (-mise moi!) - Jonquet QCM n 1 : B, E. A. Faux. Pas en Afrique du Sud mais aux USA. Avec les traitements actuels,

Plus en détail

Objectifs : Connaître les grands principes de la relation médecin-malade. Connaître les principes de l annonce d une maladie grave.

Objectifs : Connaître les grands principes de la relation médecin-malade. Connaître les principes de l annonce d une maladie grave. CHAPITRE 1 LA RELATION MÉDECIN-MALADE L ANNONCE D UNE MALADIE GRAVE. L INFORMATION DU PATIENT ATTEINT DE MALADIE CHRONIQUE. LA PERSONNALISATION DE LA PRISE EN CHARGE MÉDICALE Module 1 : «Apprentissage

Plus en détail

La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant

La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant Vivre avec un trouble dépressif Septembre 2010 Pourquoi ce guide? Votre médecin

Plus en détail

Compétences attendues des infirmiers en pédopsychiatrie

Compétences attendues des infirmiers en pédopsychiatrie Compétences attendues des infirmiers en pédopsychiatrie 1 Le rôle infirmier en pédopsychiatrie Le rôle infirmier prend en compte l enfant et/ou l adolescent dans sa globalité et respecte ses différences

Plus en détail

MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient

MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient Catherine Tourette-Turgis Maître de conférences en sciences de l éducation Responsable du master en éducation thérapeutique à l université

Plus en détail

La reconnaissance du handicap...

La reconnaissance du handicap... La reconnaissance du handicap... Pourquoi faire reconnaître son handicap? Qui peut être reconnu travailleur handicapé? Comment faire pour obtenir la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé

Plus en détail

HANDICAP PSYCHIQUE. Le handicap psychique est toujours associé à des soins, ses manifestations sont essentiellement variables avec le temps.

HANDICAP PSYCHIQUE. Le handicap psychique est toujours associé à des soins, ses manifestations sont essentiellement variables avec le temps. LP Jules Ferry La Colline - Montpellier Octobre 2011 Nume ro 1 HANDICAP PSYCHIQUE 1 Principales caracte ristiques 1.1 De finition (OMS) Sous le terme de handicap psychique, on entend les conséquences de

Plus en détail

RESOLUTION ADOPTEE LE 14 JUIN 2003 CONGRES DE TOULOUSE

RESOLUTION ADOPTEE LE 14 JUIN 2003 CONGRES DE TOULOUSE RESOLUTION ADOPTEE LE 14 JUIN 2003 CONGRES DE TOULOUSE 12/14 JUIN 2003 25 MESURES POUR REDUIRE LES INEGALITES DE SANTE Le système de santé est confronté à une crise d une gravité sans précédent, dont la

Plus en détail

Etude MAAF IFOP «Les Français et l urgence médicale» : un enjeu de santé publique

Etude MAAF IFOP «Les Français et l urgence médicale» : un enjeu de santé publique Communiqué de presse Paris, le 2 décembre 2014 Etude MAAF IFOP «Les Français et l urgence médicale» : un enjeu de santé publique MAAF lance «Grave Pas Grave?», le premier service mobile expert d analyse

Plus en détail

LES MODES D ADAPTATION ET DE COMPENSATION DU HANDICAP : Les personnes handicapées motrices à domicile (enquête HID 1999)

LES MODES D ADAPTATION ET DE COMPENSATION DU HANDICAP : Les personnes handicapées motrices à domicile (enquête HID 1999) Délégation ANCREAI Ile-de-France CEDIAS - 5 rue Las-Cases 75007 PARIS Tél : 01 45 51 66 10 Fax : 01 44 18 01 81 E-mail : creai.idf@9online.fr Contact : Carole PEINTRE LES MODES D ADAPTATION ET DE COMPENSATION

Plus en détail

Club thérapeutique et Groupe d Entraide Mutuelle

Club thérapeutique et Groupe d Entraide Mutuelle Club thérapeutique et Groupe d Entraide Mutuelle Aurélien Troisœufs, doctorant en anthropologie Bonjour. Je m appelle Aurélien Troisoeufs. Je suis doctorant en anthropologie au laboratoire du CERMES 3

Plus en détail

Gestion du stress et de l anxiété par les TCC. Dr Dominique SERVANT dominique.servant@chru-lille.fr Unité stress et anxiété CHRU de Lille

Gestion du stress et de l anxiété par les TCC. Dr Dominique SERVANT dominique.servant@chru-lille.fr Unité stress et anxiété CHRU de Lille Gestion du stress et de l anxiété par les TCC Dr Dominique SERVANT dominique.servant@chru-lille.fr Unité stress et anxiété CHRU de Lille Rappel sur les bases du modèle cognitif du stress Définitions du

Plus en détail

Analyses et témoignages issus de nos rassemblements

Analyses et témoignages issus de nos rassemblements Journée mondiale du refus de la misère 14 octobre 2015 Analyses et témoignages issus de nos rassemblements Les exclusions du chômage 2015, c est l année de l exclusion du bénéfice de l allocation dite

Plus en détail

La prévention : caractéristique du positionnement de la Mutualité Française sur l ensemble de son offre

La prévention : caractéristique du positionnement de la Mutualité Française sur l ensemble de son offre La prévention : caractéristique du positionnement de la Mutualité Française sur l ensemble de son offre Avril 2011 La longue expérience de la Mutualité Française dans la mise en œuvre d actions de prévention,

Plus en détail

La souffrance totale des personnes en fin de vie.

La souffrance totale des personnes en fin de vie. LA SOUFFRANCE TOTALE DES PERSONNES EN FIN DE VIE. I) Concept de souffrance globale En Soins Palliatifs, on parle de souffrance totale, «total pain», c'est-à-dire qu il s agit d une approche globale de

Plus en détail

I. QU EST-CE QU UN CONTRAT LOCAL DE SANTE? POURQUOI UN CONTRAT LOCAL DE SANTE SUR COLOMIERS?

I. QU EST-CE QU UN CONTRAT LOCAL DE SANTE? POURQUOI UN CONTRAT LOCAL DE SANTE SUR COLOMIERS? 1 I. QU EST-CE QU UN CONTRAT LOCAL DE SANTE? II. POURQUOI UN CONTRAT LOCAL DE SANTE SUR COLOMIERS? 1. LES BESOINS SANITAIRES ET SOCIAUX IDENTIFIES 2. LA VOLONTE POLITIQUE POUR REDUIRE LES INEGALITES SOCIALES

Plus en détail

Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie.

Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie. Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie. Sarah CAILLOT, Psychologue Réseau Breizh IMC- Pôle MPR St-Hélier (Rennes)- Journée Inter-régionale

Plus en détail

Fiche Action : Axe prioritaire 4 «Promouvoir la santé des personnes en situation de vulnérabilité sociale»

Fiche Action : Axe prioritaire 4 «Promouvoir la santé des personnes en situation de vulnérabilité sociale» Fiche Action : Axe prioritaire 4 «Promouvoir la santé des personnes en situation de vulnérabilité sociale» o Action-n 4-26-1 : Encourager la dynamique partenariale sur des territoires identifiés. o Action-n

Plus en détail

Se libérer de la drogue

Se libérer de la drogue Chacun doit savoir qu il peut se libérer de la drogue à tout moment. Se libérer de la drogue Je ne maîtrise plus la situation Longtemps encore après la première prise de drogue, le toxicomane croit pouvoir

Plus en détail

Perdre le libre choix de son médecin? NON à la loi sur le Managed Care!

Perdre le libre choix de son médecin? NON à la loi sur le Managed Care! Perdre le libre choix de son médecin? NON à la loi sur le Managed Care! ARGUMENTAIRE DÉTAILLÉ Aujourd hui, tous les habitants et habitantes de notre pays sont assurés au sein de l assurance de base pour

Plus en détail

La Réhabilitation Psychosociale : philosophie et enjeux

La Réhabilitation Psychosociale : philosophie et enjeux La Réhabilitation Psychosociale : philosophie et enjeux La réhabilitation psychosociale est à la mode. Ce n est jamais bon signe. Cela risque de conduire à perdre le sens initial de cette démarche. La

Plus en détail

PLAN. 1. Introduction. 2. Clinique des troubles anxieux. 3. Evaluation clinique. 4. Traitement

PLAN. 1. Introduction. 2. Clinique des troubles anxieux. 3. Evaluation clinique. 4. Traitement LES TROUBLES ANXIEUX CHEZ L ENFANT ET L ADOLESCENT DR PAULE GARROS PLAN 1. Introduction 2. Clinique des troubles anxieux 3. Evaluation clinique 4. Traitement 1. INTRODUCTION 1.1. Points de repère 1.2.

Plus en détail

«Précarité et accès à la santé visuelle» -

«Précarité et accès à la santé visuelle» - DOSSIER DE PRESSE «Précarité et accès à la santé visuelle» - Restitution de la première étude sur l accès à la santé visuelle des publics précaires Conférence de presse Maison de l Optique - Jeudi 2 Avril

Plus en détail

Fiabiliser et sécuriser les procédures de coupures d eau pour protéger les personnes en situation de précarité Engagements des membres de FEP

Fiabiliser et sécuriser les procédures de coupures d eau pour protéger les personnes en situation de précarité Engagements des membres de FEP RESEAU DES GESTIONNAIRES PUBLICS DE L EAU Fiabiliser et sécuriser les procédures de coupures d eau pour protéger les personnes en situation de précarité Engagements des membres de FEP France Eau Publique

Plus en détail

Mieux connaître les publics en situation de handicap

Mieux connaître les publics en situation de handicap Mieux connaître les publics en situation de handicap Plus de 40 % des Français déclarent souffrir d une déficience 80 Comment définit-on le handicap? au moins une fois au cours de leur vie et 10 % indiquent

Plus en détail

DEPISTER ET PREVENIR LE BURN OUT

DEPISTER ET PREVENIR LE BURN OUT DEPISTER ET PREVENIR LE BURN OUT Martine PACAULT-COCHET Responsable Action Sociale Assistante Sociale Spécialisée Groupe Pasteur Mutualité www.gpm.fr Un engagement fort en faveur du bien-être des soignants

Plus en détail

Observatoire National de la santé des jeunes. Accès aux droits et aux soins

Observatoire National de la santé des jeunes. Accès aux droits et aux soins Observatoire National de la santé des jeunes Accès aux droits et aux soins Données septembre 2012 «Observatoire santé UNHAJ - accès aux droits et aux soins» La santé des jeunes sous observationerreur!

Plus en détail

Appel à projets CAP Retraite Bretagne. «Agir contre l isolement des seniors»

Appel à projets CAP Retraite Bretagne. «Agir contre l isolement des seniors» Appel à projets CAP Retraite Bretagne «Agir contre l isolement des seniors» La mutualité sociale agricole (MSA), le régime social des indépendants (RSI), la caisse d assurance retraite et de santé au travail

Plus en détail

Le parcours administratif du demandeur d asile et de l étranger sans couverture sociale

Le parcours administratif du demandeur d asile et de l étranger sans couverture sociale Chapitre 117 Le parcours administratif du demandeur d asile et de l étranger sans couverture sociale Y. NICOL 1. Introduction Au moment où nous rédigeons ces lignes, la question de l accès aux soins des

Plus en détail

LA SOUFFRANCE TOTALE DES PERSONNES EN FIN DE VIE.

LA SOUFFRANCE TOTALE DES PERSONNES EN FIN DE VIE. 1 LA SOUFFRANCE TOTALE DES PERSONNES EN FIN DE VIE DU SP Février 2015 LA SOUFFRANCE TOTALE DES PERSONNES EN FIN DE VIE. I) Concept de souffrance globale Comment comprendre la personne malade, sans l appréhender

Plus en détail

Attirez-vous les Manipulateurs? 5 Indices

Attirez-vous les Manipulateurs? 5 Indices Attirez-vous les Manipulateurs? Claire Parent 1 Attirez-vous les Manipulateurs? Claire Parent Mini livre gratuit Sherpa Consult Bruxelles, Mai 2012 Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction

Plus en détail

UNE GÉNÉTICIENNE HUMANISTE

UNE GÉNÉTICIENNE HUMANISTE UNE GÉNÉTICIENNE HUMANISTE Aymé Ségolène mai 2008, par serge cannasse Médecin généticienne et épidémiologiste, Ségolène Aymé est directrice de recherche à l INSERM, directrice d Orphanet et membre du comité

Plus en détail

La prévention du stress et des risques psychosociaux

La prévention du stress et des risques psychosociaux Le point sur La prévention du stress et des risques psychosociaux Avec plus de 20% de salariés se déclarant stressés au travail, les entreprises doivent faire face à un enjeu majeur de santé, mais aussi

Plus en détail

A. HERICORD, M.-F. WILMOTTE

A. HERICORD, M.-F. WILMOTTE Chapitre 116 La Permanence d Accès aux Soins de Santé A. HERICORD, M.-F. WILMOTTE 1. La loi d orientation du 29 juillet 1998 La loi d orientation du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions

Plus en détail

Contribution de Médecins du Monde

Contribution de Médecins du Monde Contribution de Médecins du Monde Conférence nationale de lutte contre la pauvreté et les exclusions des 10 et 11/12/12 Thématique Hébergement / logement Cette contribution fait suite à la participation

Plus en détail

Présentation de l outil. En collaboration avec : Union Nationale de l Aide, des Soins et des Services aux Domiciles

Présentation de l outil. En collaboration avec : Union Nationale de l Aide, des Soins et des Services aux Domiciles Présentation de l outil En collaboration avec : Union Nationale de l Aide, des Soins et des Services aux Domiciles Constats La dépression est très fréquente chez la personne âgée, mais négligée, méconnue

Plus en détail

Evaluation des équipes mobiles spécialisées en psychiatrie. DDASS des Bouches-du-Rhône

Evaluation des équipes mobiles spécialisées en psychiatrie. DDASS des Bouches-du-Rhône Evaluation des équipes mobiles spécialisées en psychiatrie DDASS des Bouches-du-Rhône Modalités de l évaluation envoi aux équipes d un questionnaire d évaluation spécifique entretiens menés avec tout ou

Plus en détail

Mais où est donc passée l équipe mobile?

Mais où est donc passée l équipe mobile? 12e journée genevoise d addictologie 26 septembre 2013 Mais où est donc passée l équipe mobile? Dr Stéphane Morandi Unité de psychiatrie mobile Service de psychiatrie communautaire D OU VIENT-ELLE? Contexte

Plus en détail

ACCOMPAGNEMENT ET SOINS DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS EN INSTITUTION. Accompagnement et soins des enfants et des adolescents en institution

ACCOMPAGNEMENT ET SOINS DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS EN INSTITUTION. Accompagnement et soins des enfants et des adolescents en institution Accompagnement et soins des enfants et des adolescents en institution Les souffrances des adolescents sont réelles et conséquentes, dans une période du développement de la personne, empreinte de bouleversements.

Plus en détail

Une obligation, une diversité, des défis partagés. Emploi des travailleurs handicapés

Une obligation, une diversité, des défis partagés. Emploi des travailleurs handicapés Emploi des travailleurs handicapés Une obligation, une diversité, des défis partagés Arcat 94-102, rue de Buzenval, 75020 Paris Tél. : 01 44 93 29 29 info@arcat-sante.org www.arcat-sante.org Avec le soutien

Plus en détail

P.A.R.A.D.S. PÔLES D ACCUEIL EN RÉSEAU POUR L ACCÈS AUX DROITS SOCIAUX

P.A.R.A.D.S. PÔLES D ACCUEIL EN RÉSEAU POUR L ACCÈS AUX DROITS SOCIAUX P.A.R.A.D.S. PÔLES D ACCUEIL EN RÉSEAU POUR L ACCÈS AUX DROITS SOCIAUX MAI 2011 SOMMAIRE ADMINISTRATIF - DOMICILIATION - C.N.I Carte Nationale d Identité - EXTRAIT D ACTE DE NAISSANCE - DEMANDE D ASILE

Plus en détail

ACTES COMITE PARTENARIAL. Marseille le 07 Décembre 2010

ACTES COMITE PARTENARIAL. Marseille le 07 Décembre 2010 ACTES COMITE PARTENARIAL Marseille le 07 Décembre 2010 1 Gaby Olmeta : «Nous invitons Manuel Pinto, Directeur des petits frères des Pauvres. Les petits frères des Pauvres, c est 17 salariés, 350 bénévoles

Plus en détail

Aides financières pour les patients de moins de 60 ans atteints de maladie chronique Véronique LACROIX FRANCOIS

Aides financières pour les patients de moins de 60 ans atteints de maladie chronique Véronique LACROIX FRANCOIS Aides financières pour les patients de moins de 60 ans atteints de maladie chronique Véronique LACROIX FRANCOIS Définition Qu est ce qu une pathologie chronique? «C est une maladie de longue durée, évolutive,

Plus en détail

Association Autonomie Aquitaine

Association Autonomie Aquitaine M1 : le contexte législatif et réglementaire de la démarche qualité en secteur médico- social: o La Loi du 2 janvier 2002 : o ses fondements o La démarche de projet o Le règlement de fonctionnement o Le

Plus en détail

IVème Congrès national FNCLS Solidarité TOULOUSE, 26 septembre 2003

IVème Congrès national FNCLS Solidarité TOULOUSE, 26 septembre 2003 Les moyens de prise en charge des démunis en 2003 et PASS, Service Dermatologie et Médecine Sociale, Hôpital La Grave, CHU Toulouse IVème Congrès national FNCLS Solidarité TOULOUSE, 26 septembre 2003 Les

Plus en détail

L'insertion du pharmacien dans son environnement social

L'insertion du pharmacien dans son environnement social L'insertion du pharmacien dans son environnement social Note méthodologique L étude est basée sur deux approches différentes : 1. une recherche-action qui comporte des groupes de parole avec des personnes

Plus en détail

Association de Gestion des Appartements Temporaires

Association de Gestion des Appartements Temporaires Association de Gestion des Appartements Temporaires Projet associatif 2012/2015 AGATE est une association loi 1901, née en 2003 de la réflexion de la communauté soignante de l hôpital ESQUIROL (aujourd

Plus en détail

Problèmes de rejet, de confiance, d intimité et de loyauté

Problèmes de rejet, de confiance, d intimité et de loyauté Chapitre 7 Problèmes de rejet, de confiance, d intimité et de loyauté Il y a en moi un désir profond d avoir une relation longue et pleine de sens avec quelqu un, mais cela me fait peur, parce que si vous

Plus en détail

Samedi 25 Avril : journée mondiale pour la sauvegarde du lien parental

Samedi 25 Avril : journée mondiale pour la sauvegarde du lien parental Journée mondiale de la sauvegarde du lien parental 25 avril 2015 POUR INFO Samedi 25 Avril : journée mondiale pour la sauvegarde du lien parental http://blog.easy2family.com/journee-mondiale-pour-la-sauvegarde-du-lien-parental/

Plus en détail

L'insertion professionnelle des bénéficiaires du RSA en outre-mer

L'insertion professionnelle des bénéficiaires du RSA en outre-mer Inspection générale des affaires sociales RM2014-090R Inspection générale de l administration N 14-122/14-077/01 L'insertion professionnelle des bénéficiaires du RSA en outre-mer SYNTHESE Établie par Michel

Plus en détail

VIH et Vieillissement

VIH et Vieillissement LIVRET D INFORMATION VIH et Vieillissement en Haute-Normandie Bien vieillir avec le VIH 1 2 VIH/SIDA la prise en charge des personnes vivant avec le VIH en Haute-Normandie Plus de 15 000 patients vivant

Plus en détail

L AIDE MÉDICALE URGENTE

L AIDE MÉDICALE URGENTE L AIDE MÉDICALE URGENTE L aide médicale urgente s applique uniquement aux personnes en séjour illégal c est-à-dire celles qui ne disposent d aucune autorisation de séjour, même temporaire, qui ne sont

Plus en détail

plan Psychiatrie et santé mentale

plan Psychiatrie et santé mentale N 1 La Lettre du plan Psychiatrie et santé mentale Rappel des principaux points du plan Les bases du plan et les moyens d agir sont en place Les investissements Le tutorat La circulaire budgétaire commune

Plus en détail

CADRAGE REGIONAL RELATIF AUX MODALITES DE MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME «PARCOURS DE QUALIFICATION ET DE CERTIFICATION PROFESSIONNELLES»

CADRAGE REGIONAL RELATIF AUX MODALITES DE MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME «PARCOURS DE QUALIFICATION ET DE CERTIFICATION PROFESSIONNELLES» CADRAGE REGIONAL RELATIF AUX MODALITES DE MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME «PARCOURS DE QUALIFICATION ET DE CERTIFICATION PROFESSIONNELLES» PRESENTATION GENERALE : Ce document, conçu comme un guide de bonnes

Plus en détail

Organiser sa vie professionnelle dès les premiers symptômes

Organiser sa vie professionnelle dès les premiers symptômes Organiser sa vie professionnelle dès les premiers symptômes Dr Estelle Charpy, médecin coordonnateur MDPH Dr Valérie Chipier, médecin du travail, Réseau Rhône-Alpes SEP Mlle Annabelle Bouammari, psychologue

Plus en détail

N AVEC LES TRAVAILLEURS SOCIAUX. as MAIA région mulhousienne

N AVEC LES TRAVAILLEURS SOCIAUX. as MAIA région mulhousienne RE ACCES AUX DROITS N AVEC LES TRAVAILLEURS SOCIAUX 2014 as MAIA région mulhousienne SOMMAIRE ASSISTANT DE SERVICE SOCIAL Formation Missions ARTICULATION GESTIONNAIRE DE CAS / ASSISTANT DE SERVICE SOCIAL

Plus en détail

Analyse des besoins sociaux sur le bassin annonéen

Analyse des besoins sociaux sur le bassin annonéen Analyse des besoins sociaux sur le bassin annonéen Compte rendu atelier n 2 Précarité, Insertion 1 er décembre 2011 13h30-15h30 (Château de la Lombardière) Présents Responsable de la démarche Jean-Luc

Plus en détail