LE POTENTIEL D'INCLUSION FINANCIÈRE DU "MOBILE BANKING". UNE ÉTUDE EXPLORATOIRE

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "LE POTENTIEL D'INCLUSION FINANCIÈRE DU "MOBILE BANKING". UNE ÉTUDE EXPLORATOIRE"

Transcription

1 LE POTENTIEL D'INCLUSION FINANCIÈRE DU "MOBILE BANKING". UNE ÉTUDE EXPLORATOIRE Djamchid Assadi et Anaïs Cudi Management Prospective Ed. Management & Avenir 2011/6 - n 46 pages 227 à 243 ISSN Article disponible en ligne à l'adresse: Pour citer cet article : Assadi Djamchid et Cudi Anaïs, «Le potentiel d'inclusion financière du "Mobile Banking". Une étude exploratoire», Management & Avenir, 2011/6 n 46, p DOI : /mav Distribution électronique Cairn.info pour Management Prospective Ed.. Management Prospective Ed.. Tous droits réservés pour tous pays. La reproduction ou représentation de cet article, notamment par photocopie, n'est autorisée que dans les limites des conditions générales d'utilisation du site ou, le cas échéant, des conditions générales de la licence souscrite par votre établissement. Toute autre reproduction ou représentation, en tout ou partie, sous quelque forme et de quelque manière que ce soit, est interdite sauf accord préalable et écrit de l'éditeur, en dehors des cas prévus par la législation en vigueur en France. Il est précisé que son stockage dans une base de données est également interdit.

2 Le potentiel d inclusion financière du Mobile Banking. Une étude exploratoire par Djamchid Assadi 71 et Anaïs Cudi 72 Résumé Abstract Face au nombre de non-bancarisés dans le monde et au nombre croissant de téléphones portables en usage, le Mobile Banking semble être la solution pour diffuser des services financiers et bancariser une nouvelle population. Pourtant certains investisseurs privés et institutions financières rechignent à servir ces populations pour des raisons d inaccessibilité, d éloignement géographique ou de coût. Ce papier a pour but d examiner l attitude des professionnels de la microfinance face à l introduction de services M-Banking aux populations non-bancarisées des pays développés et en développement. Les résultats ont montré le fort potentiel du téléphone portable à donner accès aux services financiers aux non-bancarisés des pays en développement tout en baissant le coût des transactions. Marché à fort potentiel, le Mobile Banking semble avoir un avenir très favorable au sein des pays en développement alors que celui-ci ne semble pas apporter une solution durable aux problèmes de non-bancarisation des pays développés. Regarding the number of unbanked in the world and the growing number of mobile phones in use, the Mobile Banking seems to be the solution to deliver financial services to an unbanked population. Yet some private investors and financial institutions are reluctant to serve this people for inaccessibility reasons, geographical distance or cost. This paper aims to examine the attitudes of microfinance professionals vis-à-vis the introduction of Mobile Banking services to unbanked people from developed and developing countries. Results have shown the huge potential of mobile phones to provide access to financial services to unbanked in developing countries while lowering transactions costs. High potential market, Mobile Banking seems to have a very positive future in developing countries while it does not seem to provide a lasting solution for the unbanked in developed countries. Il existe encore 2,455 milliards d individus dans le monde qui n ont pas accès aux services bancaires (Chaia et al, 2009). La majorité des personnes nonbancarisées se trouve dans les pays sous-développés, pays à faible niveau de vie où 80% de la population mondiale vit (Banque Mondiale). 80% des adultes en 71. Djamchid Assadi, Groupe ESC Dijon Bourgogne, CEREN, 72. Anaïs Cudi, Business Manager, Arrow Financial Consulting UK, 227

3 46 Afrique sub-saharienne, 67% au Moyen-Orient, 65% en Amérique latine, 59% en Asie de l Est et du Sud-Est et 58% en Asie du Sud sont à ce jour non-bancarisés. Par ailleurs, plus de 43% des adultes en Europe de l Est et de l Asie centrale et 8% des adultes des pays OCDE sont également exclus du système bancaire (Chaia et al., 2009). Pour parer à la non-bancarisation en général et celle des pauvres en particulier, la microfinance est présentée comme une solution efficace. Le Bangladais Muhammad Yunus, lauréat du Prix Nobel de la paix 2006, a créé officiellement en 1983 la Grameen Bank pour offrir des microcrédits aux exclus du système bancaire et contribuer à leur réinsertion sociale. Depuis, son modèle a été copié partout dans le monde, jusque dans les pays développés. Aujourd hui, il existe plus de institutions de microfinance qui servent environ 150 millions de familles, soit 750 millions d individus. La microfinance se caractérise par le fait qu elle donne accès à des services financiers aux personnes qui sont exclues du système bancaire et financier conventionnel ; l objectif étant de leur permettre de démarrer et soutenir des activités économiques de petite taille et/ou d aider à résoudre des problèmes de liquidité temporaire. Le montant moyen d un microcrédit en Asie ou en Afrique est d environ 300 et peut tomber jusqu à quelques euros. Celui-ci est supérieur à 1000 en Europe de l Est et de l ordre de 2500 en France (la Lettre Vernimmen. net n 53 de décembre 2006). Aujourd hui, la microfinance ne se limite plus au microcrédit et comprend progressivement de nouveaux produits tels que la microépargne et la micro-assurance. Toutefois, malgré le développement ininterrompu de la microfinance et son extension sur Internet depuis 2005, le nombre de non-bancarisés reste toujours élevé. Il suffit de comparer les deux chiffres précités : presque 2,5 milliards de non-bancarisés et seulement 750 millions d individus servis par la microfinance (Chaia et al., 2009). Mais quelles sont les raisons qui empêchent les investisseurs privés et surtout les institutions financières traditionnelles de servir les non-bancarisés? Sont considérés comme principaux facteurs d exclusion bancaire : l inaccessibilité (absence des réseaux de distribution), l éloignement géographique (Kempson et al., 1999 ; Doyle et al., 1998 ; Beshouri et al., 2010) et les coûts de transaction qui poussent les banques commerciales à ne pas servir les petits comptes et prêts pour des raisons évidentes de rentabilité. Akula (2010), fondateur de l institution de microfinance à but lucratif SKS, considère les coûts de transaction, à côté du petit volume du capital disponible et la capacité faiblement efficiente de la gestion des opérations, comme un frein 228

4 Le potentiel d inclusion financière du Mobile Banking. Une étude exploratoire important au développement des services micro-financiers. Pour Akula (2010), l origine du coût élevé des transactions financières s explique par le coût élevé du service lié à la collecte hebdomadaire des remboursements, le volume insuffisant des échéances pour couvrir les frais généraux et finalement la nécessité des provisions pour prévenir les risques de non-remboursement éventuels à cause de l absence de garantie. Pour résoudre le problème d exclusion financière, Kempson et al. (1999) insistent sur une nécessaire flexibilité des banques concernant les conditions d accès aux services bancaires ainsi qu une revue de la tarification des services compte tenu des faibles revenus des non-bancarisés. Le taux d intérêt élevé est également présenté comme solution, quoique plus discutable d un point de vue éthique. Aujourd hui, le taux d intérêt moyen de la microfinance est d environ 28% (Rosenberg et al., 2009), ce taux élevé s expliquant par le rapport défavorable entre le coût fixe et le faible montant de la transaction (Rosenberg, 2007 ; Rhyne et al., 2007 ; Ashta et al., 2009). Tout en soulignant l importance des mesures spécifiques telles que le don et l emprunt subventionné, la solution que nous explorons ici s inscrit dans le cadre général des solutions commerciales, à savoir celles qui rendraient le marché des non-bancarisés financièrement intéressant aux yeux des investisseurs privés et banques conventionnelles - comme tout autre marché servi normalement. Dans cette perspective, notre question de recherche est de comprendre quel serait l impact de la téléphonie mobile du fait de son potentiel de réduction des coûts des transactions financières et d accès aux populations habitant dans les zones géographiques éloignées, sur l attitude pour le moment réticente des banques conventionnelles à l égard des non bancarisés. Il nous semble toutefois que le seul potentiel de réduction des coûts d une nouvelle technologie ne peut suffire, à lui seul, à déterminer la stratégie de l offre d une firme à l égard d un nouveau marché. En l occurrence, les banques pourraient toujours se garder d offrir leurs produits aux non-bancarisés, même s ils sont équipés massivement de la téléphonie mobile, à cause de la méconnaissance qu elles éprouvent à l égard de ce marché et du coût que la compréhension de celui-ci encourrait. La peur de l impact négatif sur leur image de marque auprès des clients à forte valeur ajoutée pourrait également dissuader les banques d offrir leurs produits aux non-bancarisés équipés de la téléphonie mobile. Notre démarche est par conséquent exploratoire et qualitative, et à ce titre, se distingue d une approche quantitative qui viserait à valider ou invalider des hypothèses telles que : «les banques conventionnelles offriront des services bancaires aux non-bancarisés, équipés de la téléphonie mobile par le fait de son potentiel de réduction des coûts et facilitation d accès». 229

5 46 Notre démarche consiste à explorer les attitudes et les questionnements des différents types de professionnels de la microfinance à l égard du marché des non-bancarisés, de l introduction massive de la téléphonie mobile auprès des non-bancarisés et finalement la possibilité d inclusion des non-bancarisés à travers la téléphonie mobile. Dans cette perspective, nous analyserons dans un premier temps les facteurs de non-bancarisation et les attitudes de la population non-bancarisée à l égard de l inclusion bancaire. Dans la deuxième partie, nous évaluerons le potentiel du téléphone mobile en tant que canal de distribution de produits bancaires aussi bien dans les pays développés qu en développement. Finalement, nous interrogerons dans une approche qualitative les professionnels du monde bancaire pour explorer l impact que le développement de la téléphonie mobile peut avoir sur la diffusion des services financiers auprès des populations non-bancarisées via le M-banking (Mobile Banking). Les résultats de cette étude serviront non seulement les professionnels du M-banking mais également les acteurs de la microfinance Le «marché» des non-bancarisés dans le monde Pour explorer le potentiel d un marché des produits et services pour les nonbancarisés, deux questions sous-jacentes seront étudiées : Pourquoi les banques ont exclu certaines catégories de leurs marchés-cibles (afin de savoir si elles peuvent changer de stratégie à cet égard)? Les non-bancarisés souhaitent-ils accéder aux services bancaires et financiers? 1.1. Les facteurs de la non-bancarisation La non-bancarisation se définit comme une situation où des consommateurs potentiels n ont pas accès aux services financiers de base, tels que le compte bancaire, le compte chèque ou le compte épargne et ne peuvent corrélativement accéder à un crédit à taux normal (Geach, 2007 ; Caskey, 2002 ; Carbo et al., 2007 ; Panigyrakis et al., 2002 ; Kempson et al., 2000 ; Anderson, 2006). Aujourd hui 2,455 milliards d adultes dans le monde n auraient pas accès aux services financiers traditionnels soit 53% de la population mondiale (Chaia et al., 2009). Plusieurs facteurs sont évoqués pour expliquer l exclusion financière. Kempson et al. (1999) ont montré que les consommateurs potentiels peuvent être exclus par l accès (proximité des banques, fermetures d agences ), par la condition (conditions requises pour accéder aux services), par le prix (coût trop élevés des services de base), le marketing (ciblage marketing des consommateurs les plus rentables) et peuvent également s auto-exclure pour des raisons personnelles.

6 Le potentiel d inclusion financière du Mobile Banking. Une étude exploratoire Carbo et al. (2007) expliquent également que les femmes, les personnes âgées, les jeunes, les personnes ayant reçu une éducation moindre, les sans-emplois mais également certaines minorités ethniques auraient tendance à être plus exclus du système bancaire que d autres. Les facteurs d exclusion bancaire sont-ils différents entre les pays développés et en développement? Plusieurs études ont montré que les facteurs d exclusion financière sont, d une manière générale, similaires entre les pays développés et en développement. Ainsi, la non-bancarisation s expliquerait par les difficultés d accès aux banques et aux comptes bancaires (Caskey, 1997 et 2002 ; Anderson, 2006 ; Beshouri et al., 2010 ; De Sousa, 2010 ; Lyons et al., 2004 ; Kempson et al., 1999). Le niveau de revenu de certains individus ne leur permettrait également pas de s acquitter des frais liés à la tenue d un compte (Moran K., 2006 ; Djankov et al., 2008 ; Lyons et al., 2004 ; De Sousa, 2010 ; Anderson, 2006 ; Caskey, 1997, 2002). Certains consommateurs potentiels estiment également que les services proposés ne seraient pas adaptés à leurs besoins mais qu ils cibleraient les consommateurs les plus rentables. (Kempson et al., 1999 ; Beshouri et al., 2010 ; De Sousa, 2010 ; Lyons et al., 2004 ; Caskey, 1997 et 2002, Kempson et al., 2000 ; Carbo et al., 2007). Tous ces facteurs rendent ainsi l environnement bancaire intimidant et en qui les non-bancarisés ont peu confiance (Anderson, 2006 ; Caskey, 1997 et 2002 ; Beshouri et al., 2010). Enfin certaines personnes s excluent volontairement des services bancaires afin de gérer leur argent confidentiellement via des réseaux informels (Djankov et al., 2008 ; Caskey, 1997 et 2002). Facteurs offre Facteurs de demande Tableau 1 : Les facteurs de la non- bancarisation dans le monde Pays développés Accessibilité (Caskey, 1997 ; Caskey, 2002 ; Anderson, 2006) ; Coûts élevés de services (Caskey, 2002) ; Ciblage discriminatoire (Kempson et al., 2000 ; Carbo et al., 2007 ; Kempson et al., 1999 ; Caskey, 2002) ; Distance (Caskey, 1997 ; Caskey, 2002 ; Kempson et al., 1999) ; Services non adaptés (Kempson et al., 1999). Niveau de revenu (Caskey, 1997 ; Caskey, 2002 ; Anderson, 2006) ; Phobie de banque (Caskey, 1997 ; Caskey, 2002 ; Anderson, 2006) ; Auto-exclusion (Caskey, 2002). Pays en développement Accessibilité (Beshouri et al., 2010 ; De Sousa, 2010 ; Lyons et al., 2004) ; Coûts élevés de services (Beshouri et al., 2010 ; De Sousa, 2010 ; Lyons et al., 2004) ; Ciblage discriminatoire (Beshouri et al., 2010 ; De Sousa, 2010 ; Lyons et al., 2010) ; Distance (Beshouri et al., 2010 ; Chaia et al., 2010 ; De Sousa, 2010 ; Lyons et al., 2004) ; Services non adaptés (Chaia et al., 2010 ; De Sousa, 2010 ; Lyons et al., 2004). Niveau de revenu (Moran K., 2006 ; Djankov et al., 2008 ; Lyons et al., 2004) ; Phobie de banque (Beshouri et al., 2010 ; Chaia et al., 2010 ; Moran K., 2006 ; De Sousa, 2010 ; Djankov et al., 2008) ; Autoexclusion (Djankov et al., 2008). 231

7 Les motivations des non-bancarisés à l égard des services bancaires Pour évaluer le marché, l analyse des facteurs de non-bancarisation, si importante soit-elle, ne suffit pas. Il faudrait également savoir si les non-bancarisés éprouvent une certaine volonté d inclusion financière. Dans les pays développés, plusieurs facteurs d importance inégale sont évoqués pour motiver la bancarisation. La possibilité de recevoir un salaire semble être la plus vive des motivations, la non-bancarisation étant un frein à l emploi puisque le versement des salaires se fait généralement sur un compte bancaire. Le compte bancaire permettrait également d effectuer des paiements, d accéder aux crédits à court terme ou d épargner (Kempson et al., 1999). L ouverture d un compte permettrait ainsi aux non-bancarisés de trouver non seulement un emploi, mais également de réduire les coûts associés aux transactions et transferts de fonds (Geach, 2007). Dans les pays en développement, les motivations de bancarisation des exclus sont aussi fortes, mais quelque peu différentes. Ici, comme la rémunération s effectue généralement en espèce et au quotidien, la possibilité de recevoir son salaire sur un compte ne fait pas partie des motivations premières de bancarisation. En revanche, l accès aux comptes pour déposer, économiser et épargner de l argent (Moran K., 2006) et la possibilité de quitter les réseaux informels et chers pour accéder aux réseaux bancaires conventionnels seraient les principales raisons qui pousseraient les individus à se bancariser (Beshouri et al., 2010 ; Chaia et al., 2010 ; De Sousa, 2010). 2. Le canal de distribution du téléphone portable et le potentiel d inclusion bancaire Afin d explorer le potentiel de la téléphonie mobile en ce qui concerne l inclusion financière des non-bancarisés, nous analyserons d abord la diffusion statistique de la téléphonie mobile, puis étudierons l état des lieux de l offre des services bancaires sur téléphone portable («M-banking») dans le monde. Ces deux analyses nous permettront de savoir si la téléphonie mobile donne effectivement accès aux services financiers aux non-bancarisés dans le monde, et dans l affirmative, dans quelles conditions l offre des produits financiers sur la téléphonie mobile peut intéresser les institutions financières conventionnelles Diffusion de la téléphonie mobile Le taux de diffusion du téléphone portable a été spectaculaire : 30% de la population mondiale en 2005 (Ahonen, 2005) et 68% en 2009 (ITU, 2009). Ainsi, 115% de la population au sein des pays développés et 58% au sein des pays

8 Le potentiel d inclusion financière du Mobile Banking. Une étude exploratoire émergents avaient accès à la téléphonie mobile en Aujourd hui, plusieurs fonctionnalités et services sont proposés aux 4,7 milliards de détenteurs de téléphones portables (ITU, 2009) et aux 2,455 milliards de personnes nonbancarisées dans le monde (Chaia et al., 2009), comme la communication (appels, SMS, MMS), le paiement mobile (M-Payment) et le M-Commerce (téléchargements, achat de tickets, etc.) Etat des lieux des offres des produits et services bancaires sur téléphone mobile Le M-Banking est une composante du commerce sur téléphone portable qui permet au consommateur d accéder à l internet par le biais d un dispositif sans fil, afin de procéder à des transactions (Varshney et al., 2010 ; Weitenberner et al., 2006 ; Wei et al., 2009). Le M-Banking est donc un canal par le biais duquel le client interagit avec une banque via un dispositif mobile (Barnes et al., 2003 ; Scornavacca et al., 2004) pour effectuer des paiements ou utiliser d autres services financiers mobiles avec une indépendance de temps et de lieu (Mobey Forum, 2008). L impact du M-Banking est différent selon les pays (Porteous D., 2006 ; Porteous D., 2007). Les pays développés, de par leur fort taux de pénétration et le faible nombre de non-bancarisés, utiliseraient le M-Banking comme un canal additif dans la distribution des services financiers mobiles et dans l accès aux comptes bancaires permettant ainsi aux consommateurs existants de consulter leur solde, leur historique, de transférer de l argent, passer des ordres, régler des factures ou encore localiser des agences bancaires. Offert uniquement par les banques et par le biais de leurs agences, des call-center ou d Internet et indissociable d un compte bancaire traditionnel, le M-Banking ne touche en conséquence aucun non-bancarisé mais permet néanmoins de réduire les frais structurels des banques. Assadi et Cudi (2010) affirment que les différences de ciblage seraient expliquées par le taux de pénétration des banques au sein des pays. En revanche, dans la plupart des pays en développement, le M-Banking est souvent le seul canal qui permet aux populations généralement non-bancarisées d accéder aux services bancaires. Les services M-Banking sont majoritairement distribués par les opérateurs de téléphonie mobile qui détiennent déjà la clientèle captive ainsi que les infrastructures requises. Ces nouvelles offres, distribuées par le biais d intermédiaires (commerce de proximité tels que pharmacies, épiceries, stations essences ) permettent ainsi de fidéliser une clientèle délaissée par les banques conventionnelles en leur offrant l opportunité de déposer et retirer de l argent, d effectuer des transferts entre personnes, transférer des fonds à l étranger, régler des achats ou des factures par le biais d un code SMS, recevoir un salaire mais également accéder à l épargne et aux services microfinance pour certains fournisseurs. Curieusement, il semble que certains services financiers 233

9 46 mobiles soient plus développés dans les pays émergents qu au sein des pays développés (Fiorina, 2009). Les technologies utilisées pour diffuser les services M-Banking diffèrent également entre les pays. Au sein des pays développés, les trois plateformes, à savoir les SMS, l Internet Mobile et les applications mobiles (Juniper Research 2010), sont toutes largement utilisées. L amélioration continue des technologies ainsi que la généralisation des Smartphones permettent une large diffusion des services. Aujourd hui, un Européen sur huit utilise les services M-Banking (Hesse A., 2010) et ceci ne peut que croître compte tenu des ventes croissantes de Smartphones qui ont augmenté de 23,8% entre 2008 et 2010 (Gartner, 2009) et de la forte culture du téléphone portable avec un taux de pénétration prévisionnel de 116,1% au sein des pays développés pour 2010 (Etude ITU 2010). En revanche, au sein des pays en développement, les services financiers mobiles sont majoritairement proposés sur des plateformes SMS (Short Message Service) ou USSD (Unstructured Supplementary Service Data). Les services plus élaborés restent inaccessibles financièrement à une grande majorité de personnes dans ces pays. Toutefois, les perspectives de croissance des services financiers mobiles dans les pays en développement restent également bien soutenues compte tenu de la non-bancarisation des 63% de la population de ces pays (Chaia et al., 2010) et de leur forte attente de services bancaires surtout dans les régions isolées (Rosenberg, 2009). Les trois plateformes du M-banking, SMS, Internet et applications, ont toutes pour objectif d améliorer la rentabilité des banques en déplaçant les consommateurs des canaux traditionnels vers les canaux digitaux, qui seraient moins coûteux (Grimes, 2010). S y ajoute également l image valorisante que le Mobile Banking procure à la marque bancaire. La politique tarifaire du M-Banking diffère encore une fois entre les pays développés et les pays en développement du fait des marchés et des objectifs marketing différents. S adressant uniquement à la clientèle existante des banques au sein des pays développés, le M-Banking est ainsi un moyen de fidéliser la clientèle tout en la transférant sur des canaux digitaux reconnus moins coûteux. D après Grimes (2010), une transaction en agence coûterait 4$ à la banque, une transaction callcenter 3,75$ alors que le coût d une transaction mobile ou internet reviendrait à seulement 0,08$. Toutefois, il est difficile de convaincre un consommateur habitué à utiliser d autres outils pour la gestion de son argent. Pour y parer, les banques 234

10 Le potentiel d inclusion financière du Mobile Banking. Une étude exploratoire pratiquent une politique tarifaire incitative afin de stimuler le consommateur à utiliser ce canal et de ce fait à réduire les frais de gestion. Pour augmenter leurs parts de marché et asseoir leur réputation, elles appliquent souvent une politique d accès gratuit déclenchant une guerre des prix. Au sein des pays en développement, les fournisseurs de services financiers mobiles se doivent souvent de facturer leurs services, puisque, touchant principalement les non-bancarisés, aucun frais annexe ne peut être prélevé pour la gestion d un compte bancaire comme le font les banques dans les pays développés. Néanmoins, lorsque les services proposés par la téléphonie mobile se développent dans les pays en développement, les fournisseurs qui cherchent à attirer une nouvelle clientèle, offrent gratuitement l inscription et ne facturent généralement pas les frais de dépôts d argent ou de rechargement des crédits de communication. 3. La méthodologie de la recherche Les précédentes analyses montrent le potentiel de la téléphonie mobile à donner accès aux services financiers aux non-bancarisés, tout en baissant le coût des transactions financières. Mais ce potentiel incitera-t-il les professionnels à offrir des produits et services aux non-bancarisés équipés de la téléphonie mobile? Quels sont leurs attitudes et questionnements à cet égard? Pour y répondre, nous menons une étude qualitative auprès des experts des services financiers mobiles sélectionnés sur les réseaux professionnels en ligne LinkedIn, Viadeo et Plaxo. 18 professionnels (directeur, entrepreneur/fondateur, cadre, analyste et ingénieur consultant, cadre ONU, banquier et chercheur), experts en technologie téléphonique mobile et/ou produits et services adaptés à cette technologie, ont répondu à nos questions ouvertes. La littérature spécialisée et une enquête pilote ont contribué à la définition des catégories thématiques d analyse du guide d entretien, tout en respectant les conditions de validité des catégories retenues selon Berelson (1971), à savoir, l exhaustivité, l homogénéité, l exclusivité, la pertinence et l objectivité. Concernant la littérature spécialisée, en théorie, l adoption des nouvelles technologies se justifie par des facteurs sociétaux et individuels comme le montre le tableau suivant. 235

11 Tableau 2 : Critères d adoption d une nouvelle technologie Facteurs sociétaux Facteurs économiques : PIB par habitant, inflation, inégalités de revenus (Carlsson et al., 2006 ; Bagchi et al., 2003 ; Pohjola, 2003). Facteurs culturels : influence de la culture nationale (Robey et al., 1990 ; Bagchi et al., 2003). Facteurs institutionnels : niveau de corruption, régulation, système légal (Bagchi et al., 2003). Facteurs individuels Utilité (Davies, 1989 ; Luarn et al., 2005 ; Lai et al., 2005 ; Meso et al., 2005). Facilité d utilisation (Davies, 1989 ; Luarn et al., 2005 ; Lai et al., 2005 ; Meso et al., 2005). Efficacité (Luarn et al., 2005 ; Lai et al., 2005). Crédibilité (Lai et al., 2005). Accessibilité (Meso et al., 2005). Coût (Luarn et al., 2005). Cognitifs : (Carlsson et al., 2006 ; Mobey Forum, 2008). L étude pilote (Assadi, Cudi, 2010), réalisée auprès des professionnels des pays développés (3) et en développement (7), montre l importance que les interviewés accordent aux différences entre les pays en ce qui concerne le ciblage marketing, les frais d infrastructure et les coûts de diffusion des services. Les catégories d analyse ainsi trouvées constituent notre guide d entretien en cinq parties : la définition et les raisons de la non-bancarisation, les perspectives d adoption de la téléphonie mobile par les non-bancarisés, l attitude des interviewés à l égard de la diffusion des produits financiers selon le type de technologie adoptée, les motivations et freins des non-bancarisés à l égard de la consommation des produits financiers sur la téléphonie mobile et finalement l identité des participants à savoir leurs fonctions, entreprises et responsabilités vis-à-vis des services financiers mobiles. 4. Discussion des résultats de l enquête qualitative Le corpus obtenu à partir des réponses libres des interviewés est analysé afin de déterminer les éléments objectivement exprimés par rapport aux unités thématiques d analyse. Une fois les tableaux des réponses établies, nous avons défini le sens latent du corpus par une démarche interprétative. Les résultats sont regroupés autour des 6 principales idées Les profils des non-bancarisés En ce qui concerne les facteurs de non-bancarisation, notre recherche confirme les énoncés déjà évoqués dans la revue de littérature. Elle procure toutefois des résultats qui sont souvent inexplorés ou sous-explorés dans les travaux précédents.

12 Le potentiel d inclusion financière du Mobile Banking. Une étude exploratoire Tableau 3 Les profils des non-bancarisés (Chiffres entre parenthèses correspondant aux numéros des interrogés) Pays développés Age Géronte (3,), mineur (14), Particularité identitaire Faible niveau d éducation et d expérience bancaire préalable Niveau de revenu bas Lieu d habitation et inaccessibilité des réseaux bancaires Attitude et comportement Politique des institutions financière Appartenance ethnique et raciale (8,), immigré clandestin (10,), exclusion à cause du comportement frauduleux (13,), dépendant (14,), sans domicile (10,) 1, 3, 6, 7, 8, 10, 15 Pays en développement Appartenance ethnique et raciale (8,), absence de carte d identité (12, 14, 17), 1, 2, 3, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 14, 15 1, 3, 8, 10 1, 3, 4, 8, 11, 13, 17 1, 6, 9, 10 Manque de besoin ressenti (1), habitude des opérations en espèce (2, 10,), méfiance (7), refus d entrer dans le système à cause du taxe, etc. (9, 11, 14, 18), Faible motivation financière (4, 7, 13, 17), coûts de transaction élevé (9,), produits inadaptés (9, 10, 16), coût d intérêt élevé (9,), 1, 3, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 17 Habitude des opérations en espèce (2, 10, 18), refus d entrer dans le système à cause de la pièce d identité, etc. (4), Réseaux informel (9, 18) Faible motivation financière (7, 8, 10, 11, 13, 17), Produits inadaptés (2, 4, 9, 11), frais de dossier (15), manque de transparence (15,) 4.2. Les perspectives d adoption de la technologie téléphonique mobile L utilisation du téléphone portable comme canal de distribution des services financiers et bancaires pour les zones rurales et difficilement accessibles dépendra du degré d adoption de cette technologie par les non-bancarisés. Or, tous les interrogés, en se référant aux expériences réelles et vécues, pensent que les non-bancarisés aussi bien dans les pays développés qu en développement adoptent massivement la technologie mobile, entre autre à cause du bon rapport utilité/prix et de la facilité d usage même pour les utilisateurs illettrés. Un interrogé précise que les utilisateurs du téléphone portable sont approximativement dix fois plus nombreux que les détenteurs de comptes bancaires. Un autre déclare que le téléphone portable est même massivement adopté par les Indiens qui n ont pas encore accès à l eau potable et à l électricité dans leurs villages. Il existe toutefois un écart entre les technologies utilisées. Dans les pays en développement, le réseau 2G ne peut pas supporter les services plus sophistiqués 237

13 46 qui sont proposés dans les pays développés grâce aux réseaux 3G et même 4G. Aussi, les services non-vocaux sont beaucoup plus répandus dans les pays développés que dans les pays en développement. Une autre différence réside dans le fait que les services du téléphone mobile sont payés avant la consommation («pre-paid») dans les pays en développement et après la consommation dans les pays développés («post-paid»). Par ailleurs, le paiement se fait toujours par un support physique dans les pays en développement et via des réseaux informatiques dans les pays développés Les impacts de la technologie mobile sur le comportement des non-bancarisés L impact du téléphone mobile sur le comportement des non-bancarisés est considéré comme certain par pratiquement tous les interrogés. Dans la vie privée, les utilisateurs de téléphones portables peuvent sécuriser leurs espèces et éviter les déplacements tout en étant à tout moment joignables. Dans les pays en développement, les ruraux qui doivent aller dans les grandes villes pour travailler peuvent ainsi rester en contact avec leurs familles et même leur envoyer de l argent. Cette observation correspond à la notion de «freedom of contact» proposée par Castells et al. (2007) pour suggérer que la téléphonie mobile permet à son utilisateur d être ubiquitaire en transcendant l espace par le fait de rendre la communication possible à tout moment et de partout. Un interrogé insiste sur le fait que les pauvres dans les pays en développement sont obligés d être en permanence mobiles et à ce titre, peuvent considérablement bénéficier du téléphone portable. Dans la vie professionnelle, le téléphone portable valorise considérablement la chaîne de valeur des micro-entrepreneurs et fermiers en facilitant les relations et les transactions entre partenaires. Toutefois, l utilisation du téléphone portable ne dépend pas que de la technologie. L environnement légal et les régulations ne sont pas moins importants Les motivations et les freins des non-bancarisés à l égard du M-banking Selon les interrogés, les non-bancarisés sont non seulement motivés pour la téléphonie mobile, mais également pour l utilisation de celle-ci afin d accéder aux produits bancaires. Les motivations des non-bancarisés à l égard du M-Banking semblent être les mêmes dans tous les pays pour la majorité des interrogés. Ainsi, la plupart ont mis en avant le fait que l utilisation des services financiers mobiles permettait un gain de temps non négligeable puisqu aucun déplacement n est nécessaire pour effectuer une transaction permettant ainsi une indépendance de temps et de lieu dans la gestion de son argent.

14 Le potentiel d inclusion financière du Mobile Banking. Une étude exploratoire L utilisation de ces services serait bien facile puisque les consommateurs dans tous les pays, sont habitués au téléphone portable. Le M-Banking serait par ailleurs un avantage pour les populations illettrées grâce à des procédures administratives moins lourdes. La notion de coût a également été fortement évoquée comme une motivation majeure. Le M-Banking serait une alternative moins coûteuse et plus adaptée que les services financiers conventionnels pour offrir les produits plus adaptés tels que le microcrédit et la micro-assurance à une plus large population des non-bancarisés. Enfin, plus spécifiquement dans les pays en développement, les non-bancarisés éprouveraient une motivation forte pour le M-Banking à cause d absence de structures bancaires à proximité de leur domicile et pour sortir des réseaux financiers informels moins sécurisés et plus chers. En ce qui concerne les freins, les interrogés ont mentionné le coût des services, des procédures d inscription trop lourdes ou compliquées, une technologie difficile d utilisation et la méfiance que pourraient avoir les utilisateurs à la suite des problèmes de sécurité, surtout pour les pays développés. Les difficultés technologiques telles que la couverture réseau ou le débit seraient également pris en compte. Enfin, pour certains, gérer son argent par le biais du Mobile Banking entraîne une perte d anonymat lors des transactions financières, ce qui représenterait un certain frein Les typologies de téléphonie mobile pour les services financiers et bancaires Les réponses obtenues corroborent la revue de littérature concernant le choix technologique dans la diffusion des services financiers mobiles. Compte tenu du type de téléphones vendus et des coûts des plateformes, les interrogés ont pour la grande majorité mentionné les applications mobiles et l Internet Mobile liés à l expansion des Smartphones au sein des pays développés et les SMS ou l USSD au sein des pays en développement. Pratiquement tous les interrogés ont confirmé qu une convergence technologique était possible et nécessaire entre les pays développés et en développement. Les populations des pays en développement ont aujourd hui une meilleure culture technologique et adoptent plus facilement les nouvelles technologies. Un transfert technologique des pays développés vers les pays en développement permettrait de répondre à une nouvelle demande internationale concernant le transfert d argent. Cette convergence serait également nécessaire aux pays en développement afin de réduire leurs coûts de déploiement et de bénéficier du niveau de sécurité offert par les pays développés. 239

15 46 Il faut finalement rappeler que les services financiers sont directement fournis par les agences et les bornes bancaires dans les pays développés alors qu ils sont relayés par les commerçants locaux au sein des pays en développement Le potentiel du marché des non-bancarisés En vertu de ce qui précède, le potentiel du marché des non-bancarisés semble être certain. Le marché des non-bancarisés est qualifié de noms bien suggestifs tels que marché de masse (à la différence du marché de qualité), économie d espèce, économie de l ombre, ou vaste, étendu, peu profond. Le grand potentiel de ce marché est reconnu pratiquement unanimement par tous les interrogés. Le nombre de clients du «marché non-bancarisé» est estimé bien supérieur à celui des clients du marché bancaire traditionnel. Alors que le secteur agricole représente la plus importante activité économique dans plusieurs pays en développement, les zones rurales sont souvent exclues des services financiers et bancaires à cause de l accès difficile. Pour certains interrogés, offrir aux non-bancarisés des produits et services adaptés comme l épargne et le crédit pour échapper aux réseaux informels peut être au moins aussi profitable que le marché des clients solvables. A ce titre, le buzz est considéré comme le meilleur mode de communication. En plus des perspectives de profits considérables, la baisse des coûts liée à l augmentation du nombre de clients servis et le fait d engager la responsabilité de ceux-ci dans le remboursement des emprunts obtenus par les paris, incitent encore davantage les banquiers à s intéresser aux non-bancarisés. Conclusion Il est certain que le marché des non-bancarisés est un marché à fort potentiel. Face aux 2,455 milliards d exclus du système bancaire conventionnel dans le monde (Chaia et al., 2009) et aux ventes de téléphone portable, le Mobile Banking ne peut avoir qu un avenir certain. Pour autant, son impact est totalement différent entre les pays en développement et développés. Au sein des pays en développement, le faible taux de pénétration des banques et le nombre de téléphones portables vendus a permis aux fournisseurs de téléphonie mobile de comprendre l intérêt marketing et financier que représentait ce moyen de communication. Possédant déjà la clientèle, les opérateurs ont ainsi pu offrir de nouveaux services, permettant à leurs clients de gérer leur argent à distance sans passer par une agence bancaire. L effort marketing et le coût qu il entraîne, a été fortement réduit, tout comme les coûts liés à l infrastructure, grâce à un réseau de téléphonie déjà existant. Le téléphone portable, devenu portefeuille, a ainsi permis aux souscripteurs, dans la plupart des cas non-bancarisés, d accéder à un premier niveau d inclusion financière. Outre le développement économique,

16 Le potentiel d inclusion financière du Mobile Banking. Une étude exploratoire ces nouveaux services ont permis un développement social non négligeable, entraînant une demande de services plus complexes. Par le biais de partenariats avec les instituts de microfinance, les fournisseurs de téléphonie mobile ont ainsi pu proposer des offres de micro-crédit, de micro-épargne ou de micro-assurance. Ces services étant proches des services bancaires conventionnels proposés par les banques, nous pouvons cette fois-ci parler de bancarisation, entraînant un développement économique, social et culturel important. Les téléphones portables sont donc un excellent moyen de proposer des services financiers aux plus démunis au sein des pays en développement. Les populations non-bancarisées étant souvent en zone rurale, il est très difficile pour une banque de les servir pour des raisons de coûts. La création d agences, l emploi de banquiers mais également le transport d argent ne serait pas possible et surtout non rentable pour la banque compte tenu de la population ciblée. Au sein des pays développés, l impact reste minime puisque le Mobile Banking est considéré comme un canal additif, non dissociable d un compte bancaire. Proposant un spectre de services beaucoup moins large que ce qu offrent les pays en développement et n intégrant pas ou peu de solutions de paiement, ces services restent incomplets et ne permettent pas aux populations nonbancarisées d accéder à un premier niveau d inclusion bancaire. Il est donc difficile de proposer le Mobile Banking comme une solution à la non-bancarisation des pays développés. Il est également important de préciser que l accès aux banques au sein des pays développés est facilité grâce à un taux de pénétration important et à un bon quadrillage des agences. Avec 8% de personnes non-bancarisées dans les pays de l OCDE (Beshouri et al., 2010), les banques ne voient pas l intérêt financier de développer des plateformes et de gérer ces clients pour des raisons évidentes de rentabilité. Bibliographie Ahonen T. (2005), «The mobile phone is the only device that 30% of the world s population carry», The Financial Times, September Akula V. (2010), A Fistful of Rice, My Unexpected Quest to End Poverty Through Profitability, Harvard Business Review Press, Boston. Anderson S. Being unbanked. What is it? What are the implications? [en ligne]. University of Minnesota Extension, 2006 Disponible sur : <http://www.extension.umn. edu/distribution/familydevelopment/components/8434-unbanked.pdf> Ashta A., Bush M., (2009), «Ethical Issues of NGO Principals in Sustainability, Outreach and Impact of Microfinance : Lessons in Governance from the Banco Compartamos I P O», Management Online Review, Vol. November, p Assadi D., Cudi A. (2010), «Le Mobile Banking est-il efficace pour offrir des services financiers aux non-bancarisés? Une étude exploratoire», IN : ITEM2, «Microfinance : de la charité aux affaires», 9 et 10 décembre 2010, Dijon. Bagchi K., Cerveny R., Hart P., Peterson M. (2003), «The Influence of National Culture in 241

17 46 Information Technology Product Adoption», AMCIS 2003 Proceedings, paper 119. Banque Mondiale Glossaire [en ligne] Disponible sur beyond/beyondfr/glossary.html Barnes S.-J., Corbitt B. (2003), «Mobile banking : concept and potential», International Journal of Mobile Communications, Vol. 1, n 3, p Berelson B. (1971), Analyse du contenu dans la recherche de communication, Glencoe, défectuosité/ Pression libre, première édition Beshouri C., Gravråk J., Capturing the promise of mobile banking in emerging markets [en ligne]. McKinsey Quarterly, 2010, Disponible sur <https://www.mckinseyquarterly.com/ Capturing_the_promise_of_mobile_banking_in_emerging_markets_2539> Carbo S., Gardener E., Molyneux P. (2007), «Financial Exclusion in Europe», Public Money and Management, Vol. 27, N 1,p Carlsson C, Waiden P., Bouwman H. (2006), «Adoption of 3G+ services in Finland», International Journal Mobile Communications, Vol 4, N 4, p Caskey J., (2002), «Bringing Unbanked Households into the Banking System» Brookings Institution s Capital Xchange series. Caskey J. (1997), Lower income Americans, higher cost financial services, Filene Research Institute, Madison, WI. Castells M., Fernandez-Ardevol M., Linchuaun Qui J., Sey A. (2007), Mobile Communication and Society : A Global Perspective, The MIT Press. Chaia A., Dalal A., Goland T., Gonzalez M.-J., Morduch J., Schiff R. (2009), «Half of the World is Unbanked», Financial Access Initiative Framing Note, October Chaia A., Goland T., Schiff R. (2010), Counting the world s unbanked [en ligne]. McKinsey Quarterly, Disponible sur < https://www.mckinseyquarterly.com/financial_services/ Counting_the_worlds_unbanked_2552> Davies F.-D. (1989), «Perceived Usefulness, Perceived Ease of Use, and User Acceptance of Information Technology», MIS Quarterly, Vol. 13, n 3, p De Sousa S. (2010), «The role of payment systems in reaching the unbanked», Journal of Payments Strategy and Systems, Vol. 4, N 2, p Djankov S., Miranda P., Seira E., Sharma S. (2008), «Who are the unbanked?», World Bank Policy Research Working Paper Series, Vol Doyle J., Lopez J., Saidenberg M. (1998), «How Effective is Lifeline Banking in Assisting the Unbanked?», Current Issues in Economics and Finance, Vol. 4, No.6. Fiorina P., Les services mobiles dans la relation client, In : Investance Institute. A new customer relationship Management : between loyalty and profitability, 12/03/2009, Paris, France. Gartner (2009), Gartner Says Worldwide Mobile Phone Sales to End Users Grew 8 Per Cent in Fourth Quarter 2009 ; Market Remained Flat in 2009 [en ligne] United Kingdom : Disponible sur < Geach N. (2007), «The Digital Divide, Financial Exclusion and Mobile Phone Technology : Two Problems, One Solution», Journal of international Trade Law and Policy, Vol. 6, n 1, p Grimes C. (2010), «Beyond «Check-the box» mobile banking and payment», Illinois Banker, Janvier 2010, p. 13 à 22. Hesse A. (2010), The State Of Mobile Banking In Europe : 2010 [en ligne] Forrester Research, Disponible sur < banking_in_europe_2010/q/id/56748/t/2> International Telecommunication Union (ITU). World Telecommunication / ICT Indicators Database [en ligne]. Disponible sur : < Ivatury G., Mas I. (2008), «Les premières expériences de la banque à distance», Note Focus Vol. 46. Kempson E., Whyley C., Caskey J., Collard S. (2000), In or out? Financial exclusion: A literature and research review, Financial Services Authority, United Kingdom. 242

18 Le potentiel d inclusion financière du Mobile Banking. Une étude exploratoire Kempson E., Whyley C. (1999), Kept Out or Opted Out? Understanding and Combating Financial Exclusion, Policy Press, Bristol : United Kingdom. Juniper Research (2010), Mobie Banking Goes Mainstream, Whitepaper, June. Disponible sur <http://www.juniperresearch.com/shop/viewwhitepaper.php?whitepaper=117> Lai V., Li H. (2005), «Technology acceptance model for internet banking: an invariance analysis», Information & Management. Vol. 42, p Luarn P., Lin H. (2005), «Toward an understanding of the behavioral intention to use mobile banking», Computers in Human Behavior, Vol. 21, n 6, p Lyons A., Scherpf E. (2004), «Moving from unbanked to banked : evidence from the Money Start Program», Financial Services Review, Vol. 13, p Meso P., Musa P., Mbarika V. (2005), «Towards a model of consumer use of mobile information and communication technology in LDCs : the case of Sub-Saharan Africa», Information Systems Journal, Vol. 15, p Mobey Forum Association (2008), Best Practice for Mobile Financial Services, Finland : Mobey Forum Association Mobile Marketing Association, Europeans Opt for Mobile Banking in Increasing Numbers [en ligne]. Mobile Marketing Association, Disponible sur : <http://mmaglobal.com/ news/europeans-opt-mobile-banking-increasing-numbers> Moran K. (2006), Pilot Survey Highlights, FinScope Mobile Banking, Afrique du Sud. Panigyrakis G.-G., Theodoridis P.-K. & Veloutsou C.-A. (2002), «All customers are not treated equally : Financial exclusion in isolated Greek islands», Journal of Financial Services Marketing, Vol. 7, p Pohjola M. (2003), «The adoption and diffusion of ICT across countries : patterns and determinants», The New Economy Handbook, p Porteous D. (2006), The enabling environment for mobile banking in Africa, DFID, Etats- Unis, DFID Porteous D. (2007), Just How Transformational is M-Banking?, Afrique du Sud: FinMark Trust. Rhyne E. & Guimon A. (2007), «The Banco Compartamos Initial Public Offering», Accion Insight, Vol. 23. Robey D., Gupta S., Rodriguez-Diaz A., «Implementing information systems in developing countries : organizational and cultural considerations», In: Bhatnagar S., Bjorn-Anderson N., Information Technology in Developing Countries, 1990 North-Holland, Amsterdam. Rosenberg R., Gonzalez A., Narain S. (2009), «The New Moneylenders : Are the Poor Being Exploited by High Microcredit Interest Rates?», CGAP Occasional Paper, Vol. 15. Rosenberg R. (2007), «CGAP Reflections on the Compartamos Initial Public Offering : A Case Study on Microfinance Interest Rates and Profits», Focus Note, Scornavacca E., Barnes S.-J. (2004), «M-banking services in Japan : a strategic perspective», International Journal of Mobile Communications, Vol. 2, N 1, Suoranta M., Mattila M., Munnukka J. (2005), «Technology-based services : a study on the drivers and inhibitors of mobile banking», International Management and Decision Making, Vol. 6, N 1, p Varshney G., Madan P. (2010), «A study of functionality Dilemma and Barriers to Optimal usage of M-Commerce», Curie Journal, Vol. 3, n 1, p Vernimmen (2006), la Lettre Vernimmen.net n 53 de décembre 2006 Wei T.-T., Marthandan G., Chong A.-Y.-L., Ooi K.-B., Arumugam S. (2009), «What drives Malaysian m-commerce adoption? An empirical analysis», Industrial Management & Data Systems, Vol. 109, N 3, p Weitenberner C., Chapman M., Miranda G., Tobar S., Wagoner E., Akasaki D., Seal K. (2006), «United States and South East Asian mobile markets : a comparative analysis of infrastructure and cultural differences», International Journal of Mobile Marketing, Vol. 1, N 1, p

LE MOBILE BANKING EST-IL

LE MOBILE BANKING EST-IL THE 2ND INTERNATIONAL CONFERENCE ON INSTITUTIONAL AND TECHNOLOGICAL ENVIRONMENT FOR MICROFINANCE LE MOBILE BANKING EST-IL EFFICACE POUR OFFRIR DES SERVICES FINANCIERS AUX NON- BANCARISÉS? Djamchid Assadi

Plus en détail

La perspective du secteur privé sur l accès au financement des TPE et des PME en croissance

La perspective du secteur privé sur l accès au financement des TPE et des PME en croissance 5 ème RÉUNION DU GROUPE DE TRAVAIL SUR LES POLITIQUES EN FAVEUR DES PME, DE L ENTREPRENARIAT ET DU CAPITAL HUMAIN ACCOMPAGNER LA CROISSANCE DES MICRO ET PETITES ENTREPRISES : RÉSOUDRE LES OBSTACLES FINANCIERS

Plus en détail

La finance durable a-elle un avenir durable?

La finance durable a-elle un avenir durable? La finance durable a-elle un avenir durable? La perspective du microcrédit Emmanuelle Javoy 1 L exclusion bancaire Les bénéficiaires Le client type des services de microfinance est une «personne à faibles

Plus en détail

La microfinance Mythes et réalité Où comment faire de l argent sur le dos des pauvres

La microfinance Mythes et réalité Où comment faire de l argent sur le dos des pauvres La microfinance Mythes et réalité Où comment faire de l argent sur le dos des pauvres Crise de légitimité La microfinance a bénéficié au niveau international d une très grande popularité depuis sa création

Plus en détail

4eme EDITION TRIBUNE DE LA MICROFINANCE : «Mobile Banking comme moyen de développement de la finance rurale»

4eme EDITION TRIBUNE DE LA MICROFINANCE : «Mobile Banking comme moyen de développement de la finance rurale» 4eme EDITION TRIBUNE DE LA MICROFINANCE : «Mobile Banking comme moyen de développement de la finance rurale» Université Alioune DIOP de Bambey, 19 juin 2013 Mansa OUALY Economiste, Expert senior Microfinance,

Plus en détail

Crédit Bureaux. des PME. Alger, le 12 mars 2009 Margherita GALLARELLO

Crédit Bureaux. des PME. Alger, le 12 mars 2009 Margherita GALLARELLO Le rôle des Crédit Bureaux pour l accès au crédit des PME 2009 Agenda L activité des Crédit Bureaux Sujets critiques pour les PME Crédit Bureaux: quels avantages pour les PME? Exemple d évaluation Conclusion

Plus en détail

Téléphonie mobile une nouvelle voie d accès aux services financiers

Téléphonie mobile une nouvelle voie d accès aux services financiers Téléphonie mobile une nouvelle voie d accès aux services financiers range Sénégal urent Marie Kiba S manager ONTEXTE Le taux d urbanisation est de 41%, soit 59% de ruraux ; cependant Dakar occupe 0,3%

Plus en détail

FMB Forum 2012 sur le financement de l agriculture (Du 28 au 30 mars 2012) Kampala - Ouganda

FMB Forum 2012 sur le financement de l agriculture (Du 28 au 30 mars 2012) Kampala - Ouganda FMB Forum 2012 sur le financement de l agriculture (Du 28 au 30 mars 2012) Kampala - Ouganda Plan 1. À propos de la FMB 2. Évolution de la FMB 3. Présentation et caractéristiques des produits 4. Facteurs

Plus en détail

Les critères de segmentation Critères Variables retenues Description Exemple Pays, région, ville, Chauffage,

Les critères de segmentation Critères Variables retenues Description Exemple Pays, région, ville, Chauffage, SYNTHÈSE DU CHAPITRE 11 : LA SEGMENTATION DE LA DEMANDE. La segmentation. La segmentation de la demande consiste à définir des groupes de clients (des segments de clientèle) ayant des comportements homogènes

Plus en détail

Canada. Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010

Canada. Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010 Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010 Accéder à cette publication : http://dx.doi.org/10.1787/bank_country-200-fr Canada Merci de citer ce chapitre comme suit

Plus en détail

Une introduction à la Microfinance

Une introduction à la Microfinance Une introduction à la Microfinance Présentation ENSAE Mathias ANDRÉ ENSAE Solidaire, pôle Microfinance 10 mars 2010 Mathias ANDRÉ (ENSAE Solidaire) Une introduction à la Microfinance 10 mars 2010 1 / 20

Plus en détail

Le secteur bancaire syrien, levier de reprise Réalités et Perspectives

Le secteur bancaire syrien, levier de reprise Réalités et Perspectives Le secteur bancaire syrien, levier de reprise Réalités et Perspectives Juin 2013 Agenda Facteurs de développement du secteur bancaire syrien Le secteur bancaire syrien: performance solide, mais La Syrie

Plus en détail

Culture familiale et ouverture sur le monde

Culture familiale et ouverture sur le monde > Culture familiale et ouverture sur le monde Il est dans notre culture d entreprendre, d investir dans de nouveaux projets, de croître internationalement. Location automobile à court terme CHIFFRES CLÉS

Plus en détail

Microfinance et technologie : Quel impact du digital sur le secteur?

Microfinance et technologie : Quel impact du digital sur le secteur? Microfinance et technologie : Quel impact du digital sur le secteur? INTERVENANTS Mardi 9 septembre de 14h à 15h30 Salle Notre Dame des Victoires, Palais Brongniart, Directeur général, SAIF MANKO, Groupe

Plus en détail

Contribution de la Microfinance au Développement Humain au Maroc Bilan et perspectives

Contribution de la Microfinance au Développement Humain au Maroc Bilan et perspectives UNIVERSITE HASSAN II JOURNEES D ETUDES Faculté des Sciences Juridiques, 20 Mars 2015 Economiques, et Sociales Casablanca Contribution de la Microfinance au Développement Humain au Maroc Bilan et perspectives

Plus en détail

Solutions de paiement dématérialisé pour les marchés émergents

Solutions de paiement dématérialisé pour les marchés émergents Solutions de paiement dématérialisé pour les marchés émergents Accompagnement technologique et décisionnel pour l implémentation de modes de paiement sur Internet et par téléphonie mobile pour accroitre

Plus en détail

L ACCOMPAGNEMENT BANCAIRE DES ENTREPRISES CANADIENNES DANS LEUR EXPANSION EN EUROPE

L ACCOMPAGNEMENT BANCAIRE DES ENTREPRISES CANADIENNES DANS LEUR EXPANSION EN EUROPE L ACCOMPAGNEMENT BANCAIRE DES ENTREPRISES CANADIENNES DANS LEUR EXPANSION EN EUROPE CARREFOUR EUROPE 6 NOVEMBRE 2013 Présenté par: Équipe internationale, Banque Nationale du Canada 1 Contexte Situation

Plus en détail

Mobile Paiement: perspectives et axes de développement

Mobile Paiement: perspectives et axes de développement 1 Mobile Paiement: perspectives et axes de développement Intervenants : Laurent Marie KIBA Directeur Mobile Payments Orange - Sonatel Bertrand MARTIN Directeur Marketing Orange Money Groupe France Télécom

Plus en détail

L'impact économique total (Total Economic Impact ) de PayPal France

L'impact économique total (Total Economic Impact ) de PayPal France L'impact économique total (Total Economic Impact ) de PayPal France Sebastian Selhorst Consultant TEI Forrester Consulting 29 Mars 2011 1 2011 Forrester Research, Inc. Reproduction 2009 Prohibited Forrester

Plus en détail

CECCA «IDZALEDU» Politique de crédits. Caisse d Epargne et de Crédits Commercial et Agricole des Mutuelles de Solidarités

CECCA «IDZALEDU» Politique de crédits. Caisse d Epargne et de Crédits Commercial et Agricole des Mutuelles de Solidarités Association Maison Rurale d Education et d Action de DEveloppement BP : 10 Badou Wawa Tél : (+228) 832 10 78 Siège social Tomégbé E-mail : info@asmeradetogo.org Site web : www.asmeradetogo.org Caisse d

Plus en détail

Virginie Lethiais, Télecom Bretagne, Marsouin

Virginie Lethiais, Télecom Bretagne, Marsouin 1 ENQUETE ENTREPRISES ET TIC 2008 : TIC ET INNOVATION : LE CAS DES PME BRETONNES Virginie Lethiais, Télecom Bretagne, Marsouin Ces dix dernières années, la majorité des entreprises a massivement investi

Plus en détail

Inclusion financière des jeunes dans le Monde Arabe. Rabat - Maroc 12-13 Mars 2013

Inclusion financière des jeunes dans le Monde Arabe. Rabat - Maroc 12-13 Mars 2013 Inclusion financière des jeunes dans le Monde Arabe Rabat - Maroc 12-13 Mars 2013 PRÉSENTATION AL BARID BANK Missions et Objectifs Al Barid Bank, filiale bancaire de Barid Al Maghrib (Poste Maroc) a démarré

Plus en détail

Financer la croissance des PME

Financer la croissance des PME Financer la croissance des PME Allocution de Marion G. Wrobel Vice-président, Politiques et opérations Association des banquiers canadiens (ABC) Prononcée devant le Comité sénatorial permanent des banques

Plus en détail

Documents de prêt standardisés en Bosnie Herzégovine

Documents de prêt standardisés en Bosnie Herzégovine Documents de prêt standardisés en Bosnie Herzégovine L industrie de la microfinance en Bosnie Herzégovine est régie par l une des politiques les plus progressistes au monde en matière d information sur

Plus en détail

Moyen terme 2014-2018

Moyen terme 2014-2018 Moyen terme 2014-2018 ATTENTES DES UTILISATEURS POUR LA PERIODE 2014-2018 Selon les entretiens réalisés par le Cnis au 2 è semestre 2012 COMMISSION «SYSTEME FINANCIER ET FINANCEMENT DE L ECONOMIE» POUR

Plus en détail

RÈGLE 3400 RESTRICTIONS ET INFORMATIONS À FOURNIR RELATIVES À LA RECHERCHE

RÈGLE 3400 RESTRICTIONS ET INFORMATIONS À FOURNIR RELATIVES À LA RECHERCHE RÈGLE 3400 RESTRICTIONS ET INFORMATIONS À FOURNIR RELATIVES À LA RECHERCHE Introduction La présente Règle établit les règles que les analystes doivent suivre lorsqu ils publient des rapports de recherche

Plus en détail

Rôle des banques centrales dans la promotion de l inclusion financière : référence au cas de l Algérie

Rôle des banques centrales dans la promotion de l inclusion financière : référence au cas de l Algérie Rôle des banques centrales dans la promotion de l inclusion financière : référence au cas de l Algérie Intervention de Mohammed Laksaci Gouverneur de la Banque d Algérie 21 e Conférence des Gouverneurs

Plus en détail

Téléphonie mobile et itinérance Les offres actuelles des opérateurs sont-elles adaptées à notre région frontalière?

Téléphonie mobile et itinérance Les offres actuelles des opérateurs sont-elles adaptées à notre région frontalière? Téléphonie mobile et itinérance Les offres actuelles des opérateurs sont-elles adaptées à notre région frontalière? Dans le secteur de la téléphonie mobile, les frontières européennes ne sont pas encore

Plus en détail

Créer une filiale à l étranger Approche & Exemples LE TOUR DU MONDE EN 8H - 21 JUIN 2011

Créer une filiale à l étranger Approche & Exemples LE TOUR DU MONDE EN 8H - 21 JUIN 2011 Créer une filiale à l étranger Approche & Exemples LE TOUR DU MONDE EN 8H - 21 JUIN 2011 PRESENTATION Le groupe ALTIOS International Une société leader dans le conseil et le développement opérationnel

Plus en détail

Le prix d un compte à vue en Belgique Analyse pour la période 2008 jusqu à 2011

Le prix d un compte à vue en Belgique Analyse pour la période 2008 jusqu à 2011 Le prix d un compte à vue en Belgique Analyse pour la période 2008 jusqu à 2011 1 2 «Créer les conditions d un fonctionnement compétitif, durable et équilibré du marché des biens et services Contenu 1.

Plus en détail

Edito : Cybersudoe Innov : Un réseau d experts en innovation par le numérique du Sud-Ouest européen

Edito : Cybersudoe Innov : Un réseau d experts en innovation par le numérique du Sud-Ouest européen Edito : Cybersudoe Innov : Un réseau d experts en innovation par le numérique du Sud-Ouest européen Un des objectifs principaux du projet européen Cybersudoe innov est la création d une base de données

Plus en détail

L assurance-vie et le Financement du secteur privé en Afrique Subsaharienne

L assurance-vie et le Financement du secteur privé en Afrique Subsaharienne L assurance-vie et le Financement du secteur privé en Afrique Subsaharienne Nelly MONGOSSO O BAKANG Administrateur et Directeur Général Adjoint Allianz Cameroun Assurances Vie Plan de la présentation Introduction

Plus en détail

Réduire les coûts des transferts d argent des migrants et optimiser leur impact sur le développement :

Réduire les coûts des transferts d argent des migrants et optimiser leur impact sur le développement : Réduire les coûts des transferts d argent des migrants et optimiser leur impact sur le développement : Outils et produits financiers pour le Maghreb et la Zone franc RÉSUMÉ EXÉCUTIF Naceur Bourenane Saïd

Plus en détail

PERFORMANCE DES IMF SOCIALE. MOHAMED ALLOUCH Directeur Général Attawfiq Micro-Finance

PERFORMANCE DES IMF SOCIALE. MOHAMED ALLOUCH Directeur Général Attawfiq Micro-Finance PERFORMANCE SOCIALE DES IMF MOHAMED ALLOUCH Directeur Général Attawfiq Micro-Finance SOMMAIRE Performance sociale : Définition et principes Comment mesurer la performance sociale? Performance sociale en

Plus en détail

Par Claude d Almeida, mai 2012.

Par Claude d Almeida, mai 2012. 1 er FORUM ÉCONOMIQUE DU PATRONAT IVOIRIEN Thème : «MÉCANISMES INNOVANTS ET ALTERNATIFS DE FINANCEMENT DU SECTEUR PRIVÉ» Par Claude d Almeida, mai 2012. CLAUDE D ALMEIDA, CONSULTANT ANCIEN STATISTICIEN

Plus en détail

BANCO PALMAS OU LES RICHESSES D'UNE FAVELA

BANCO PALMAS OU LES RICHESSES D'UNE FAVELA BANCO PALMAS OU LES RICHESSES D'UNE FAVELA C.E.R.A.S Projet 2011/5 - n 324-325 pages 114 à 117 ISSN 0033-0884 Article disponible en ligne à l'adresse: http://www.cairn.info/revue-projet-2011-5-page-114.htm

Plus en détail

Finance durable et microfinance

Finance durable et microfinance Finance durable et microfinance Résultats du sondage fait auprès d investisseurs professionnels de Suisse Romande Janvier 2014 Copyright Symbiotics 2014 1 Table des matières 1. Présentation 3. 2. Messages

Plus en détail

Forum International de la Finance en Afrique Subsaharienne 1ère Edition

Forum International de la Finance en Afrique Subsaharienne 1ère Edition Forum International de la Finance en Afrique Subsaharienne 1ère Edition Réguler l économie régionale: Quels produits financiers adaptés pour réduire la situation de surliquidité bancaire et drainer l Epargne

Plus en détail

FCPR 123CA P I T A L I S A T I O N FCPR / FONDS COMMUN DE PLACEMENT À RISQUE

FCPR 123CA P I T A L I S A T I O N FCPR / FONDS COMMUN DE PLACEMENT À RISQUE FCPR 123CA P I T A L I S A T I O N FCPR / FONDS COMMUN DE PLACEMENT À RISQUE DURÉE DE BLOCAGE & RISQUES DU PRODUIT Les parts du FCPR 123Capitalisation sont bloquées jusqu au 30 septembre 2016, cette durée

Plus en détail

Communiqué 8 novembre 2012

Communiqué 8 novembre 2012 Communiqué 8 novembre 2012 Les conditions du déploiement de l Internet à très haut débit en France et en Europe Coe-Rexecode mène depuis plusieurs années un programme de recherche approfondi sur l impact

Plus en détail

Symposium du STTP sur les services bancaires postaux Ottawa, les 26 et 27 avril 2014

Symposium du STTP sur les services bancaires postaux Ottawa, les 26 et 27 avril 2014 «L offre de marché des Postes Italiennes : principaux produits et résultats économiques» Communication sous la direction de SLP CISL Italie (deuxième partie) Symposium du STTP sur les services bancaires

Plus en détail

Mobile Banking. laurent.kiba@orange-sonatel.com. laurent.kiba@orange-sonatel.com

Mobile Banking. laurent.kiba@orange-sonatel.com. laurent.kiba@orange-sonatel.com Mobile Banking De la voix aux données Des données aux services transactionnels Services voix Services données Services transactionnels Mobile banking Pourquoi un opéra Marché fortement marqué par le phénomène

Plus en détail

FONDATION POWEO - JOURNÉE ENERGIE POUR LA CUISSON Foyers améliorés : Quelles pratiques d utilisation et quels modèles de diffusion?

FONDATION POWEO - JOURNÉE ENERGIE POUR LA CUISSON Foyers améliorés : Quelles pratiques d utilisation et quels modèles de diffusion? FONDATION POWEO - JOURNÉE ENERGIE POUR LA CUISSON Foyers améliorés : Quelles pratiques d utilisation et quels modèles de diffusion? Mercredi 27 mars 2013 Document produit par ENEA Consulting I 89 rue Réaumur,

Plus en détail

Le Private Banking international au cœur de l Union européenne Luxembourg

Le Private Banking international au cœur de l Union européenne Luxembourg Le Private Banking international au cœur de l Union européenne Luxembourg CREDIT SUISSE (LUXEMBOURG) S.A. Le Luxembourg, un centre financier international de premier ordre La place financière luxembourgeoise,

Plus en détail

Réseaux électriques du futur FORUM DE LA CRE. Les modèles économiques des Smart Grids. Paris, le 1 er mars 2011

Réseaux électriques du futur FORUM DE LA CRE. Les modèles économiques des Smart Grids. Paris, le 1 er mars 2011 Réseaux électriques du futur FORUM DE LA CRE Les modèles économiques des Smart Grids Paris, le 1 er mars 2011 20, rue Molitor F - 75016 Paris Phone : +33 (0) 1 75 44 28 20 Fax : +33 (0) 1 75 44 28 60 Les

Plus en détail

Etude des stratégies de distribution multi-canal des assureurs français

Etude des stratégies de distribution multi-canal des assureurs français Etude des stratégies de distribution multi-canal des assureurs français Copyright Copyright 2010 2010 Accenture All Rights All Rights Reserved. Accenture, its logo, and High Performance Delivered are trademarks

Plus en détail

FORUM REGIONAL ECONOMIQUE ET FINANCIER DES TELECOMMUNICATIONS/TIC DU BDT/UIT

FORUM REGIONAL ECONOMIQUE ET FINANCIER DES TELECOMMUNICATIONS/TIC DU BDT/UIT FORUM REGIONAL ECONOMIQUE ET FINANCIER DES TELECOMMUNICATIONS/TIC DU BDT/UIT Abidjan - Côte d Ivoire, 18 au 19 Janvier 2016-1- SERVICES FINANCIERS MOBILES EN AFRIQUE Présentation: Dr Ettiboua ANGUI, Docteur

Plus en détail

Our success is measured by how well we meet your needs

Our success is measured by how well we meet your needs Grâce à l ensemble HSBC Premier, recevez un soutien personnalisé pour vous aider à gérer votre économie personnelle. Our success is measured by how well we meet your needs 1 Pour être admissible à l ensemble

Plus en détail

Les wallets en Europe

Les wallets en Europe Les wallets en Europe 3 juin 2014 Transform to the power of digital Définition : qu est-ce qu un wallet? Un «wallet», ou portefeuille électronique, se définit par tous ou partie des points suivants : Enregistrer

Plus en détail

Réduire les coûts de communication. Votre guide SMS

Réduire les coûts de communication. Votre guide SMS Réduire les coûts de communication Votre guide SMS Le SMS face à l e-mail Rentabiliser la communication est un enjeu important pour les entreprises, qu il s agisse de multinationales ou de PME. Le défi

Plus en détail

Ameth Saloum NDIAYE. Colloque régional UEMOA-CRDI 2009 1

Ameth Saloum NDIAYE. Colloque régional UEMOA-CRDI 2009 1 Ameth Saloum NDIAYE CEPOD, Ministère de l Economie et des Finances, Sénégal Colloque régional UEMOA-CRDI, Ouagadougou, Burkina Faso, 8-10 décembre 2009 1 Problématique et justification Objectifs du papier

Plus en détail

évoluer avec les instruments financiers FESI Le Fonds Social Européen Instruments financiers

évoluer avec les instruments financiers FESI Le Fonds Social Européen Instruments financiers évoluer avec les instruments financiers FESI Le Fonds Social Européen Les instruments financiers cofinancés par le Fonds Social Européen sont des outils durables et efficaces pour investir dans la croissance

Plus en détail

Frais bancaires Troisième rapport annuel. 20 février 2001 http://carrefourdesconsommateurs.ic.gc.ca

Frais bancaires Troisième rapport annuel. 20 février 2001 http://carrefourdesconsommateurs.ic.gc.ca Frais bancaires Troisième rapport annuel 20 février 2001 http://carrefourdesconsommateurs.ic.gc.ca Aperçu Cette année, le rapport annuel porte sur : 1. L attitude des Canadiens à l égard des frais bancaires

Plus en détail

Gestion de la dette PRATIQUE RECOMMANDÉE PAR LA GFOA UTILISATION D UN SITE WEB À DES FINS DE DIVULGATION (MAI 2003) Contexte

Gestion de la dette PRATIQUE RECOMMANDÉE PAR LA GFOA UTILISATION D UN SITE WEB À DES FINS DE DIVULGATION (MAI 2003) Contexte Gestion de la dette PRATIQUE RECOMMANDÉE PAR LA GFOA UTILISATION D UN SITE WEB À DES FINS DE DIVULGATION (MAI 2003) Contexte La technologie a des répercussions importantes sur la façon dont les renseignements

Plus en détail

MOBILE AGENT BANKING SYSTEM BENEFICE ET CARACTERISTIQUE DU PRODUIT

MOBILE AGENT BANKING SYSTEM BENEFICE ET CARACTERISTIQUE DU PRODUIT MOBILE AGENT BANKING SYSTEM BENEFICE ET CARACTERISTIQUE DU PRODUIT Version 1.0 Avril 2013 INTRODUCTION Ce document fournit d un coup d œil toutes les caractéristiques de maviance Mobile Agent Banking System

Plus en détail

Centre d Appui à la Microfinance et au Développement. Du micro-crédit au meso-crédit

Centre d Appui à la Microfinance et au Développement. Du micro-crédit au meso-crédit Centre d Appui à la Microfinance et au Développement Du micro-crédit au meso-crédit Contexte Région de Kayes: Population de 1,6M d habitants 7 cercles, 129 communes regroupant 1564 villages Villages bien

Plus en détail

Dossier de presse Partenariat renforcé entre l Europe et Creasol en région PACA : 1 M en faveur des micro-entreprises

Dossier de presse Partenariat renforcé entre l Europe et Creasol en région PACA : 1 M en faveur des micro-entreprises Dossier de presse Partenariat renforcé entre l Europe et Creasol en région PACA : 1 M en faveur des micro-entreprises Institut de Microfinance Créa-Sol 26 rue Montgrand - 13006 Marseille 04 91 57 72 15

Plus en détail

NOTICE EXPLICATIVE DU BUSINESS PLAN PACA ÉMERGENCE

NOTICE EXPLICATIVE DU BUSINESS PLAN PACA ÉMERGENCE NOTICE EXPLICATIVE DU BUSINESS PLAN PACA ÉMERGENCE Préambule Le Business Plan (ou plan d affaire) est un document qui décrit le projet d activité, fixe des objectifs, définit les besoins en équipements,

Plus en détail

Le besoin de trésorerie

Le besoin de trésorerie JUIN 2013 ENTREPRENEURS N 3 lesclesdelabanque.com Le site pédagogique sur la banque et l argent FINANCEMENT LES MINI-GUIDES BANCAIRES & banques-sepa.fr les banques accompagnent les entreprises pour le

Plus en détail

Votre implantation à l étranger

Votre implantation à l étranger Votre implantation à l étranger Afin de déterminer la forme de présence la plus adaptée à la commercialisation de vos produits et de vos services, un choix est nécessaire entre quelques grandes options

Plus en détail

LE COMMERCE MONDIAL SERA T-IL VOTRE PROCHAINE PLATEFORME DE CROISSANCE?

LE COMMERCE MONDIAL SERA T-IL VOTRE PROCHAINE PLATEFORME DE CROISSANCE? SERVICES DE FINANCEMENT DU COMMERCE INTERNATIONAL LE COMMERCE MONDIAL SERA T-IL VOTRE PROCHAINE PLATEFORME DE CROISSANCE? PRENDRE AVANTAGE DE L INFORMATION DISPONIBLE Un accès sécuritaire à de l information

Plus en détail

Radiance Humanis Vie

Radiance Humanis Vie ÉPARGNE Radiance Humanis Vie Et votre avenir prend des forces Taux du fonds en euros de Radiance Humanis Vie : 3,50 %* * Taux de rémunération 2013 du fonds en euros Apicil Euro Garanti. Taux net de frais

Plus en détail

Etude sur la performance et l efficacité de la gestion d actifs de l Union Européenne. Résumé

Etude sur la performance et l efficacité de la gestion d actifs de l Union Européenne. Résumé Ref. Ares(2014)3233501-01/10/2014 Etude sur la performance et l efficacité de la gestion d actifs de l Union Européenne Résumé Etude réalisée pour la Commission Européenne (DG Marché Intérieur et Services)

Plus en détail

LA DEFINITION D UNE STRATEGIE

LA DEFINITION D UNE STRATEGIE LA DEFINITION D UNE STRATEGIE ACTIONNARIALE : UNE NECESSITE POUR TOUS LES DIRIGEANTS D ENTREPRISE Si les dirigeants d entreprise ont une vision stratégique à long terme de leur activité, ce même constat

Plus en détail

Les 10 clés pour bien gérer mon compte en banque

Les 10 clés pour bien gérer mon compte en banque JUIN 2015 N 30 COMPTE LES MINI-GUIDES BANCAIRES www.lesclesdelabanque.com Le site pédagogique sur la banque et l argent Les 10 clés pour bien gérer mon compte en banque Ce mini-guide vous est offert par

Plus en détail

Sujet. Quelle politique du logement?

Sujet. Quelle politique du logement? Concours B/L 2010 ECONOMIE EPREUVE COMMUNE SUR DOSSIER : ORAL Jury : Gaël Giraud et Pierre-Cyrille Hautcœur Sujet Quelle politique du logement? Dossier documentaire Document 1 : La politique du logement

Plus en détail

Les incitations fiscales en matière d introduction en bourse

Les incitations fiscales en matière d introduction en bourse Les incitations fiscales en matière d introduction en bourse Plan : Introduction Les incitations fiscales : Aperçu général 1. Définition 2. Les objectifs 3. Les typologies Mesures en faveur des sociétés

Plus en détail

A PLUS FINANCE. Les épargnants sont-ils prêts à investir dans les PME? Quel impact pour les mesures «Breton»? 27 septembre 2005. Département Finance

A PLUS FINANCE. Les épargnants sont-ils prêts à investir dans les PME? Quel impact pour les mesures «Breton»? 27 septembre 2005. Département Finance Les épargnants sont-ils prêts à investir dans les PME? Quel impact pour les mesures «Breton»? 27 septembre 2005 Philippe TABOUIS / Niels COURT-PAYEN Contacts TNS Sofres Frédéric CHASSAGNE / Gaspard VERDIER

Plus en détail

Les effets économiques de la guerre en Syrie et de la progression de l État islamique sur les pays du Levant. Elena Ianchovichina et Maros Ivanic

Les effets économiques de la guerre en Syrie et de la progression de l État islamique sur les pays du Levant. Elena Ianchovichina et Maros Ivanic Les effets économiques de la guerre en Syrie et de la progression de l État islamique sur les pays du Levant Elena Ianchovichina et Maros Ivanic Résumé détaillé Cet article propose une estimation quantitative

Plus en détail

MIDI DU MONDE, 12 NOVEMBRE 2009 «ENTRE SOLUTION MIRACLE ET DIABOLISATION : LA MICROFINANCE EN 5 QUESTIONS»

MIDI DU MONDE, 12 NOVEMBRE 2009 «ENTRE SOLUTION MIRACLE ET DIABOLISATION : LA MICROFINANCE EN 5 QUESTIONS» MIDI DU MONDE, 12 NOVEMBRE 2009 «ENTRE SOLUTION MIRACLE ET DIABOLISATION : LA MICROFINANCE EN 5 QUESTIONS» Julie RIJPENS Centre d Economie Sociale, HEC ULg INTRODUCTION Secteur en pleine expansion Grand

Plus en détail

Présentation de deux Notes d analyse L entrepreneuriat en France

Présentation de deux Notes d analyse L entrepreneuriat en France Paris, le 25 octobre 2012 Présentation de deux Notes d analyse L entrepreneuriat en France Volet 1 : Mythes et réalités en comparaison internationale Volet 2 : Comment mieux accompagner la prise de risque

Plus en détail

Bienvenue chez Private Estate Life

Bienvenue chez Private Estate Life Bienvenue chez Private Estate Life Introduction à Private Estate Life La compagnie Private Estate Life est une compagnie d assurance-vie établie à Luxembourg depuis 1991 dont l objectif est de devenir

Plus en détail

Le financement de l apprentissage informel

Le financement de l apprentissage informel Études de cas Financial arrangements in informal apprenticeships: Determinants and effects. Findings from urban Ghana, Working Paper n o 49, ILO, 2007. Financement de l apprentissage informel : zoom sur

Plus en détail

La Garantie Financière CGCIPME RENCONTRE REGIONALE SUR LA MISE A NIVEAU DES ENTREPRISES

La Garantie Financière CGCIPME RENCONTRE REGIONALE SUR LA MISE A NIVEAU DES ENTREPRISES La Garantie Financière CGCIPME RENCONTRE REGIONALE SUR LA MISE A NIVEAU DES ENTREPRISES MOSTAGANEM JEUDI 30 JUIN 2011 Mesdames Messieurs ; C est avec un réel plaisir et beaucoup d intérêt que nous participons

Plus en détail

Les cartes de crédit : cinq pratiques déplorables. Allocution d Elise Thériault. Avocate, Service juridique, Option consommateurs

Les cartes de crédit : cinq pratiques déplorables. Allocution d Elise Thériault. Avocate, Service juridique, Option consommateurs cinq pratiques déplorables Allocution d Elise Thériault Avocate, Service juridique, Option consommateurs Montréal, 26 novembre 2009 À l approche des Fêtes, nous souhaitons vous présenter les résultats

Plus en détail

Les PME qui grandissent Qui sont-elles? Pourquoi sont-elles si performantes?

Les PME qui grandissent Qui sont-elles? Pourquoi sont-elles si performantes? Les PME qui grandissent Qui sont-elles? Pourquoi sont-elles si performantes? KPMG ENTREPRISES - ÉTUDE 2008-1ères conclusions de l étude PME et croissance Conférence de presse Mardi 16 septembre 2008 Sommaire

Plus en détail

Stratégie Nationale d Inclusion Financière (SNIF)

Stratégie Nationale d Inclusion Financière (SNIF) Banque de la République d Haïti Stratégie Nationale d Inclusion Financière (SNIF) Présenté Par : Antoine Grand Pierre Stratégie Élaborée avec la Collaboration de la Sommet International sur la Finance

Plus en détail

BANQUE EUROPEENNE D INVESTISSEMENT ET FINANCEMENT DES PME

BANQUE EUROPEENNE D INVESTISSEMENT ET FINANCEMENT DES PME BANQUE EUROPEENNE D INVESTISSEMENT ET FINANCEMENT DES PME REFLEXIONS DE LA CGPME CONSTAT La Banque Européenne d Investissement (BEI) a été créée par le Traité de Rome pour apporter des financements destinés

Plus en détail

Enquête sur l innovation. wallonnes

Enquête sur l innovation. wallonnes Enquête sur l innovation chez les TPE/PME wallonnes 7 TPE/PME wallonnes sur 10 innovent Lorsqu elles innovent et qu elles se font aider pour cela, elles enregistrent une croissance de 27,5% de leurs marges

Plus en détail

ZA5211. Flash Eurobarometer 271 (Access to Finance) Country Specific Questionnaire Luxembourg (French)

ZA5211. Flash Eurobarometer 271 (Access to Finance) Country Specific Questionnaire Luxembourg (French) ZA5211 Flash Eurobarometer 271 (Access to Finance) Country Specific Questionnaire Luxembourg (French) FLASH 271 ACCESS TO FINANCE OF EU SMES Bonjour, je suis et je vous appelle de Efficience3. Votre entreprise

Plus en détail

ETUDE FUSACQ / LA REPRISE - TRANSMISSION UN AN APRES LE DEBUT DE LA CRISE. Y-a-t-il moins de sociétés à céder?

ETUDE FUSACQ / LA REPRISE - TRANSMISSION UN AN APRES LE DEBUT DE LA CRISE. Y-a-t-il moins de sociétés à céder? ETUDE FUSACQ / LA REPRISE - TRANSMISSION UN AN APRES LE DEBUT DE LA CRISE Y-a-t-il moins de sociétés à céder? La mise en place du financement est-elle toujours stricte? Les repreneurs sont-ils plus motivés?

Plus en détail

L ouverture des marchés de l électricité et du gaz naturel pour les clients professionnels Baromètre annuel vague 7 Septembre 2011

L ouverture des marchés de l électricité et du gaz naturel pour les clients professionnels Baromètre annuel vague 7 Septembre 2011 L ouverture des marchés de l électricité et du gaz naturel pour les clients professionnels Baromètre annuel vague 7 Septembre 2011 Baromètre annuel vague 7-1 - PRESENTATION DE L ETUDE Baromètre annuel

Plus en détail

Conseil économique et social

Conseil économique et social NATIONS UNIES E Conseil économique et social Distr. GÉNÉRALE ECE/MP.PP/2005/2/Add.4 8 juin 2005 Original: ANGLAIS, FRANÇAIS, RUSSE COMMISSION ÉCONOMIQUE POUR L EUROPE Réunion des Parties à la Convention

Plus en détail

Le DSI du futur Rapport d'étude

Le DSI du futur Rapport d'étude Le DSI du futur Rapport d'étude Devenir un catalyseur du changement Partagez ce rapport d'étude Le DSI du futur : Devenir un catalyseur du changement Tandis que la plupart des DSI s accordent à dire que

Plus en détail

LE MARKETING RELATIONNEL ET LA GESTION DE LA RELATION CLIENT

LE MARKETING RELATIONNEL ET LA GESTION DE LA RELATION CLIENT Cycle: Licence professionnelle Filière: Technique banques et assurances LE MARKETING RELATIONNEL ET LA GESTION DE LA RELATION CLIENT Réalisé par: Mlle Asmae AIT RAI Mlle Ghizlane JALIAD Mlle Hafida EL

Plus en détail

Le revenu et le pouvoir d achat

Le revenu et le pouvoir d achat Le revenu et le pouvoir d achat Le revenu & le pouvoir d achat Le revenu d une personne est la somme d argent perçue en contrepartie du travail fourni, de ses placements, d un service rendu ou d une situation

Plus en détail

Le compte chèque jeune monabanq.

Le compte chèque jeune monabanq. - 1 - Le compte chèque jeune monabanq. Découvrez notre offre dans son intégralité : 0810 002 001 (N Azur, prix d un appel local depuis un poste fixe, de 8h à 22h en semaine et de 8h à 20h le samedi). Principaux

Plus en détail

Optimisation du financement des pensions dans un contexte de changements démographiques et d économie volatile

Optimisation du financement des pensions dans un contexte de changements démographiques et d économie volatile Association internationale de la sécurité sociale Quinzième Conférence internationale des actuaires et statisticiens de la sécurité sociale Helsinki, Finlande, 23-25 mai 2007 Optimisation du financement

Plus en détail

Investir dans des projets d entreprises à travers un mandat de gestion

Investir dans des projets d entreprises à travers un mandat de gestion OFFRE ISF 2013 Investir dans des projets d entreprises à travers un mandat de gestion D 123Club PME 2013 UN INVESTISSEMENT PERMETTANT DE BéNEFICIER DE 50% DE RéDUCTION D ISF JUSQU à 45 000 (cf. risques

Plus en détail

Contact. entreprise. Appsfinity Gmbh Neuhofstrasse 3a CH 6340 Baar (ZG)

Contact. entreprise. Appsfinity Gmbh Neuhofstrasse 3a CH 6340 Baar (ZG) Contact entreprise. Appsfinity Gmbh Neuhofstrasse 3a CH 6340 Baar (ZG) Tel: +41 415 520 504 Email: sales@onlogis.com Visibilité et controle sur vos opérations, n importe où et à tout moment... Onlogis

Plus en détail

Succès d une entreprise étrangère dans la pénétration du secteur financier en Amérique Latine

Succès d une entreprise étrangère dans la pénétration du secteur financier en Amérique Latine Succès d une entreprise étrangère dans la pénétration du secteur financier en Amérique Latine Coface - Natixis a décidé d internationaliser son activité d assurance crédit en Amérique Latine en 1997. Le

Plus en détail

Note d information pour la direction

Note d information pour la direction Big Data et l analyse métier pour le client et l entreprise Les volumes impressionnants et toujours croissants des données obligent les entreprises de certains secteurs à changer la manière dont elles

Plus en détail

FRAIS DE GESTION des mutuelles

FRAIS DE GESTION des mutuelles FRAIS DE GESTION des mutuelles Juillet 2014 PARLONS-EN EN TOUTE TRANSPARENCE Pour fonctionner, toute entreprise doit consacrer des ressources à sa gestion. Les «frais de gestion» des mutuelles représentent

Plus en détail

Innovations liées au Tourisme. Dématérialisation des supports Marketplaces

Innovations liées au Tourisme. Dématérialisation des supports Marketplaces Innovations liées au Tourisme Dématérialisation des supports Marketplaces E-paiement par Lyra Network PayZen plateforme de paiement en ligne du groupe Lyra Network 50 Millions d de CA 1 000 000 Terminaux

Plus en détail

Réforme de la loi sur les crédits à la consommation. (source : Ministère de l Economie, de l Industrie et de l Emploi, mars 2010)

Réforme de la loi sur les crédits à la consommation. (source : Ministère de l Economie, de l Industrie et de l Emploi, mars 2010) Réforme de la loi sur les crédits à la consommation (source : Ministère de l Economie, de l Industrie et de l Emploi, mars 2010) Introduction Le crédit est utile et nécessaire à la vie des ménages. Ce

Plus en détail

Performances sociales (I) : un outil d'audit des performances sociales proposé par Cerise et ses partenaires

Performances sociales (I) : un outil d'audit des performances sociales proposé par Cerise et ses partenaires Performances sociales (I) : un outil d'audit des performances sociales proposé par Cerise et ses partenaires BIM n - 28 juin & 05 juillet 2005 Cécile LAPENU En novembre 2003, deux BIM avaient présenté

Plus en détail

Le CGFPN propose des modifications à la LGF

Le CGFPN propose des modifications à la LGF 31 mars 2015 Volume 1 Numéro 1 Un bulletin d information du Conseil de Le Bilan gestion financière des Premières nations ÉDITION SPÉCIALE - PROPOSITIONS LIÉES À LA LOI SUR LA GESTION FINANCIÈRE DES PREMIÈRES

Plus en détail

Directive sur les services de paiement

Directive sur les services de paiement Directive sur les services de paiement Les principales dispositions - Novembre 2009 La Directive sur les Services de Paiement (DSP) est entrée en vigueur le 1er novembre dernier conformément à l Ordonnance

Plus en détail

HAPPY LIFE AXA BELGIUM S.A. 1

HAPPY LIFE AXA BELGIUM S.A. 1 HAPPY LIFE AXA BELGIUM S.A. 1 TYPE D ASSURANCE-VIE Happy life AXA Belgium S.A., ci-après happy life, est une assurance vie de la branche 23 d AXA Belgium qui offre certaines garanties (une rente périodique

Plus en détail

Global Network. La meilleure approche en matière de protection sociale pour les multinationales

Global Network. La meilleure approche en matière de protection sociale pour les multinationales Employee Benefits Global Network La meilleure approche en matière de protection sociale pour les multinationales À l heure actuelle, les multinationales doivent relever des défis notables en matière de

Plus en détail