Le Directeur de la Police Municipale signé : HENNEQUIN

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1 Seront concernés par cette opération les juifs de nationalités suivantes : allemands, autrichiens, polonais, tchécoslovaques, russes et les apatrides, sans distinction de sexe, âgés de seize à cinquante-cinq ans, et cette précision sur un ton visiblement honteux ; «les enfants de moins de seize ans seront amenés en même temps que les parents». Les commissariats de Paris reçoivent fiches avec adresses, et 1427 fiches pour la proche banlieue. Rien que pour la capitale 4512 agents, en tenue et en civils, sont groupés par équipes de deux ou trois. Les fiches nominatives des personnes à arrêter proviennent des fichiers d octobre Pour le transport des personnes arrêtées, on a réquisitionné vingt-sept autobus de la ville de Paris et dix cars de police. Les familles sans enfants et les célibataires devront être emmenés à Drancy, tous les autres au Vélodrome d Hiver. Un certain nombre de motards assureront les liaisons entre les commissariats et l état-major. Au matin du seize juillet 1942, connu du public sous le nom du vocable de «Rafle du Vel d Hiv», et par les autorités du nom très poétique de «Vent Printanier», 9000 policiers passeront à l action. Les forces mobilisées étaient la gendarmerie, les gardes mobiles, la police judiciaire, les renseignements généraux, des élèves de l école de police, également dans certains quartiers trois ou quatre cents jeunes doriotistes fournirent leur aide, portant chemise bleue, baudrier et brassard avec initiales du P.P.F. (Parti Populaire Français), 900 équipes d arrestation, comportant chacune 2 ou 3 hommes. Elles se déployaient dans la ville en se concentrant particulièrement sur certains arrondissements, les 3ème, 4ème, 11ème, 12ème, 18ème et 20ème. Les allemands ne se montraient presque pas. Les juifs furent souvent rassurés par l uniforme français, les instructions données en français et le comportement correct des policiers, à quelques exceptions près. Il y eut des fuites quelques jours auparavant dans certains quartiers, grâce à des sympathies du côté de la police. Chez nous, ce fut la surprise la plus totale. Seize juillet, quatre heures du matin environ. Des coups frappent à la porte... Surpris dans mon sommeil, nous sommes tous rapidement sur pieds sauf ma jeune sœur, nous sommes tous très inquiets... -Qui est là, demande mon père. -Police, ouvrez. Mon père ouvre, et devant la porte grande ouverte, deux policiers en tenue, une fiche dans les mains ; l un deux interroge : -Vous êtes bien Mr Fridman Isaac, et la dame Mme Bajal Fridman, et vos enfants... - Oui, répond mon père. 71

2 Les agents demandent les papiers et vérifient les identités, ordonnent de s habiller aussi rapidement que possible, vous avez dix minutes... Nous disent de prendre deux jours de vivres et des vêtements chauds. Nous sommes assez longs à nous préparer, forcément, cinq personnes, et puis la peur, la détresse des parents, les pleurs. Mon père fait rentrer les agents dans la salle à manger et je pense, je veux le croire, ils ont remarqué un intérieur pauvre, sans richesse aucune, se consultent... -Nous reviendrons demain matin, disent-ils, soyez prêts de bonne heure, de cette manière, vous aurez tout le temps de vous préparer. Les deux agents donnent à mon père une liste d effets à emporter. Et ils sortent tous les deux sans plus un mot. Les commissaires doivent tenir, au fur et à mesure, une comptabilité conforme au classement prévu. Début des opérations le seize juillet à 4h du matin, fin le dix-sept à 13h. Consignes pour les équipes chargées des arrestations : 1) les gardiens et inspecteurs, après avoir vérifié l identité des juifs qu ils ont mission d arrêter, n ont pas à discuter les différentes observations qui peuvent être formulées par eux. En cas de doute, ils les conduisent de toutes façons au centre, dont l adresse leur sera donnée par le commissaire de voie publique, et en s assurant qu ils ont bien pris les objets indiqués plus loin. Seul le commissaire est qualifié pour examiner les situations. Pour les cas douteux, les gardiens mettent sur la fiche la mention «à revoir». 2) Ils n ont pas à discuter non plus sur l état de santé. Tout juif à arrêter doit être conduit au centre primaire. 3) Les agents chargés de l arrestation s assurent, lorsque tous les occupants du logement sont à amener, que les compteurs de gaz, de l électricité et de l eau sont bien fermés. Les animaux sont confiés à la concierge. 4) Lorsque tous les occupants du logement sont emmenés, les clefs sont remises au concierge. S il n en existe pas, au plus proche voisin, en signalant que ce dernier est considéré comme responsable de la conservation des meubles, objets et effets restés dans le logement. Dans les deux cas, il sera mentionnée comme il sera indiqué plus loin, les nom et adresse de la personne dépositaire des clefs. 5) Les juifs arrêtés devront se munir -de leur carte d identité d étranger, de tout autre papier d identité et de la famille jugés utiles, -de leurs cartes d alimentation, feuilles de tickets et cartes de textiles, -des effets et ustensiles suivants : 2 couvertures, 1 paire de chaussures, 2 paires de chaussettes, 2 chemises, 2 caleçons, 1 vêtement de travail, 1 tricot ou pull-over, 1 paire 72

3 de draps, 1 gamelle, 1 gobelet, 1 bidon (et si possible 1 jeu de couverts pour les repas), 1 nécessaire de toilette (le rasoir est autorisé), -de 2 jours de vivres au moins, ils peuvent en emporter davantage s ils le veulent, pas plus d une valise grandeur moyenne, ne contenant que des provisions de bouche, -les couvertures seront portées en bandoulière, les effets et objets de la liste ci-dessus seront placés dans un seul sac ou valise, soit au total deux valises ou paquets, dont un pour les vivres. 6) Les enfants vivants avec la ou les personnes seront emmenés en même temps, si aucun membre de la famille ne reste dans le logement, ils ne doivent pas être confiés aux voisins. 7) Les gardiens et inspecteurs sont responsables de l exécution. Les opérations doivent être effectuées avec le maximum de rapidité, sans paroles inutiles et sans aucun commentaire. 8) Les gardiens et inspecteurs chargés de l arrestation rempliront les mentions figurant au dos de chacune des fiches : arrondissement du lieu d arrestation, «arrêté par» en indiquant les nom et service de chacun des gardiens ayant opéré l arrestation, le nom et l adresse de la personne à qui les clefs seront remises. Au cas de non-arrestation seulement de l individu mentionné sur la fiche, les raisons pour lesquelles n a pu être faite et tous les renseignements succincts utiles. Le Directeur de la Police Municipale signé : HENNEQUIN Et nous n avons pas bougé par peur, abasourdis. Et nous avons préparé nos paquets ou valises, je ne m en souviens plus, et nous avons attendu que les policiers reviennent nous chercher, mes parents prostrés sur une chaise, ne sachant quoi faire ou quoi dire. Nous n avions aucun moyen de nous défiler ; pas d argent, pas de lieu de chute, aucune connaissance, personne à qui parler, seul foyer juif dans l immeuble. Et ils sont revenus nous chercher. Ils ont frappés à la porte... Mon père a mis quelques secondes de réflexion... puis a ouvert. Ils avaient déjà les scellés en main pour les apposer sur la porte ; ils allaient partir, quelle ne fut pas leur stupéfaction de nous voir tous là, comme des enfants bien sages auprès de nos paquets. Je ne suis pas certain qu ils n ont pas dit -qu est-ce que vous foutez là? Les autobus, ces bons gros et familiers autobus parisiens, font le va et vient entre les rues à juifs et le commissariat de police de la place du Panthéon avec nos paquets mal ficelés. Au commissariat, après une attente assez longue, les flics sont bien embarrassés à notre sujet -que se passe-t-il? Après des palabres, consultation d un supérieur d avec ses 73

4 subalternes, et ils nous appellent devant le bureau. Le commissaire, sans explication aucune, donne ordre à ma belle-mère et à ses enfants de regagner son foyer; il se dit dans l obligation de garder le père, mais il nous console ; vous aurez bientôt de ses nouvelles. Nous ne demandons pas notre reste et, le plus vite possible, nous faisons des adieux émouvants à notre père, attrapons nos affaires au passage et nous nous enfuyons. Nous n avons jamais plus eu de nouvelles de notre père. Plus tard, bien plus tard, j ai appris les circonstances de notre retour à la maison. A Paris et ses environs, juifs étrangers devaient être arrêtés. La limite d âge, fixée de seize à cinquante ans et chaque commissariat avait les fiches nominatives extraites du fichier juif. De ce fait, ma jeune soeur, ma grande soeur et moi-même nous retrouvions dans la catégorie des personnes à ne pas arrêter. Renée parce que trop jeune, et de plus, nous trois parce que français ; nous nous trouvions donc au commissariat par erreur. Par contre, ma belle-mère, étrangère de surcroît, n aurait pas dû échapper à la rafle, mais portant un bébé dans les bras dans un commissariat pas trop antisémite, et le commissaire débordé de travail, se trouvant ce jour-là dans un bon moment et la confusion extrême qui règne dans les lieux, a eu une attitude humaine et lui a dit- Rentrez chez vous. Les allemands ont décidé que les familles avec enfants seraient internées au Vel d Hiv. Tout le monde a vu des scènes où l on voit les autobus, surveillées par des agents de police installés sur la plate forme arrière, les femmes inquiètes, les enfants étonnés, turbulents, amusés parfois, déversés bagages compris, tout ce monde sur le trottoir, puis poussés à travers un couloir obscur dans la vaste enceinte du Vélodrome. On pouvait à peine se mouvoir ; les gens se marchaient les uns sur les autres. Il y avait des milliers d adultes et plus de 4000 enfants ; tout est envahi, piste, pelouse centrale, gradins. Au niveau de la vie, rien n a été préparé pour accueillir cette foule, rien pour faire chauffer les biberons, des points d eau en nombre insuffisant, dix cabinets, vingt urinoirs bien vite saturés. La saleté, les odeurs, des femmes à se soulager dans les coins noirs des couloirs ; cris, jeux, pleurs, agitation de ceux qui vont et viennent à la recherche de la famille ou des habitants d un même immeuble. Rien n a été préparé pour accueillir ces familles. Pas même de la paille. Les internés sont installés sur les bancs ou assis par terre. La nuit, les enfants couchaient par terre. Pas de ravitaillement les deux premiers jours, pas d eau à boire ni pour se laver. Situation qui déchaîne des évanouissements, des crises de nerfs, des maladies, et très peu d infirmières. Les cris des enfants sont assourdissants, on devient fou. 74

5 Le secours national, après un refus des autorités, a fait venir dix-huit cuisines roulantes, et a pu distribuer une nourriture sommaire; un peu de café et une fois par jour un peu de nouilles et des haricots que les détenus recueillaient dans leurs mains faute de récipients. Deux sœurs, les sœurs Cathala, non-juives, vont se présenter comme assistantes sociales bénévoles et elles racontent cette histoire. Le Vel d Hiv, tout près du pont de Grenelle, aux confins et aux carrefours des quartiers ouvriers de Javel. En juillet 1942, aucun cœur d ouvrier parisien me semble s être ému de compassion pour ce qui se passait dans l étroite et sombre rue Nelaton. Les ouvriers s en foutaient. Il faut le dire et le répéter tant et plus parce que c est la scandaleuse vérité. Le temps de l holocauste est passé mais j ai parfois envie d insulter l objet de l ancienne sublimation de mon père, le prolétariat. Mais le peuple travailleur n a pas été meilleur que les autres secteurs sociaux de la population. Les français sous l occupation et le régime de Pétain s étant dans leur ensemble désintéresser de la déportation et de la mort des juifs ; les ayant abandonnés à leur sort, les ouvriers autant que les paysans et les bourgeois ayant fait preuve, à des exceptions près, de la même indifférence. Les juifs sont des hommes, les juives sont des femmes, les enfants juifs sont des enfants, c est une vérité première. Quand la législation mettant les juifs hors la loi a été émise, signée, imposée par le prestigieux chef de l état, sauveur de la France, aucun chef ouvrier communiste, syndicaliste ou autrement progressiste, aucun libéral, radical, n a élever la voix. Mais qu est-ce que les ouvriers, particulièrement les ouvriers français de la France occupée, auraient pu faire pour défendre les juifs? La question fut posée. La gauche traditionnelle ne se distingua guère dans les premières protestations contre l antisémitisme de Vichy, avant que les déportations massives de l été 1942 ne renversent la situation. Le parti socialiste n était pas encore sorti de son silence accablé. Le parti communiste était d une hostilité implacable envers le Maréchal Pétain, le régime de Vichy et toutes leurs actions, mais les lois racistes n ont jamais été à aucun moment, de 1940 à 1944, un thème majeur de ses publications clandestines. Elles ne l étaient pas non plus, pour les Gaullistes. Le Général lui-même semble n avoir jamais mentionné le programme antisémite de Vichy à Radio-Londres. Il revient à Maurice Schumann de traiter des détails concrets, et il dénonça comme il le fallait le statut des juifs. Bien sûr, les ouvriers français n étaient pas Pie XII et n auraient probablement pas pu arracher beaucoup de juifs aux rafles, aux déportations, aux convois de la mort. 75

6 Mais si la solidarité ou la réprobation de ces atrocités s était exprimée, même de manière symbolique, un arrêt de travail de quelques minutes des cheminots français contre la déportation des juifs, ou l étoile jaune arborée par quelques centaines de travailleurs de Billancourt... Tout eut été différent. Mon père sera envoyé à Drancy, déporté le vingt-sept juillet, par le convoi n 11, en direction d Auschwitz, comme si la mort était pressée. En Z.N.O., les vingt-six et vingt-sept août 1942, se déroulent des rafles analogues à celle de Paris. La plupart des personnes arrêtées dans les deux zones sont amenées d abord au camp de Drancy d où elles sont déportées après un séjour plus ou moins long. Il n existe jusqu à maintenant aucune photographie française connue représentant une arrestation individuelle ou une rafle collective de juifs en 1942 en zone occupée comme en zone libre. Par ailleurs pas un mètre de film n a été tourné sur le sujet en

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8 Convoi n 11 du 27/07/

9 Archives du Centre de Documentation Juive Contemporaine 79

10 Ainsi, juifs ont-ils été déportés en cette année 1942 sans même une seule image d un ou de plusieurs d entre eux entourés de policiers au moment de leur capture ni non plus sur le quai d embarquement vers Auschwitz, à la gare du Bourget-Drancy; trentedeux convois, de Compiègne; deux convois, de Pithiviers; six convois, et de Beaune-la- Rolande; deux convois, d Angers; un convoi. (43 en tout). Ainsi juifs ont-ils été capturés à domicile dans l agglomération parisienne les seize et dix-sept juillet 1942 par temps clair, sans qu un photographe amateur, sans qu un reporter ait éprouvé la nécessité de faire un effort pour fixer sur pellicule cette chasse non seulement aux hommes ou aux femmes mais aux enfants juifs. Que dire du plus de ces jours après jours de l année Est-ce le traumatisme de toutes ces nouvelles ordonnances? Est-ce indifférence de ma part ou l habitude de toutes ces tracasseries? Le fait est que peu de souvenirs personnels marquants, si ce n est de ne pas avoir fréquenté assidûment l école, de m être pris pour un grand personnage, du bout de mes quinze ans. Je me suis beaucoup baladé dans Paris, forcément sans étoile accrochée à mes basques, par insouciance, par désœuvrement, d avoir assidûment fréquenté les cinémas avec argent ou faute d argent, en fraude, mais je n ai jamais rechigné pour participer également au ravitaillement pour la maison aux soins et aux jeux de ma jeune soeur. J ai fait beaucoup de queues aux devantures des magasins d alimentation, très tôt le matin, pour avoir une chance d obtenir quelques miettes de nourritures; nous avons plus souvent mangé des navets et des rutabagas que des carottes et des haricots verts. Je connais tout de la triperie des pieds à la tête en passant par le mou et la tétine... Nous n étions difficiles en rien, cela devenait de plus en plus compliqué et la boustifaille était la préoccupation de tout à chacun; nous avons fait comme tout le monde, nous nous sommes procuré des fausses cartes de pain au marché noir; le plus dur était de manquer de pain, et c est ce qui coûtait le moins cher... Je me souviens également d avoir été cherché des pommes de terre, évidemment au marché noir, dans une épicerie que ma belle-mère connaissait, à l autre bout de Paris, d avoir transporté cette marchandise interdite et très prisée, en métro, pas dans le dernier wagon, sûrement avec une certaine crainte, mais je n ai jamais refusé de le faire. J ai toujours eu une appréhension pour les contrôles d identité fortuits, car nous, juifs de sexe masculin, portons sur nous l indélébile marque de notre appartenance. En cas de dénégation, il suffit de nous déshabiller. Unique est la grande importance que les israélites attachent à la circoncision, pratique qui à l époque de Moise, possédait déjà une longue histoire. Le fils de Moïse fut circoncis à la naissance par sa mère Sippora, et la loi mosaïque consacre l ablation rituelle du prépuce le septième jour après la naissance. Ainsi les israélites en firent le symbole d une alliance historique et de l appartenance à un peuple élu. 80

11 Le rite eut naturellement pour effet de rendre le juif différent du gentil et il compta parmi les éléments qui alimentèrent l antijudaïsme naissant. En 1942, tout ce qui était délicat se consolide, tout ce qui était libéral se durcit et tous, occupants et occupés, contribuent à ces modifications de sentiments. Les allemands, dont les pertes en Russie exaspèrent, multiplient les activités policières et racistes, intensifient la répression. N ayant pas réussi à vaincre l Union Soviétique par une guerre éclair, le régime nazi fut obligé, en 1942, d imposer pour la première fois au peuple allemand les contraintes de la guerre totale, mais néanmoins à faire supporter aux pays occupés la plus grande part possible de la charge, en matière de main-d oeuvre et de production. En mai 1942, le Gauleiter Fritz Sauckel chargé de la main-d oeuvre étrangère, vint à Paris demander travailleurs français pour l industrie. Puis Reinhard Heydrich, dans ce même mois, qui était le second de Himmler, vint à Paris présenter le général Oberg. Heydrich insista auprès des français afin qu ils créent une police nouvelle- la milice. La troisième visite fut celle d Adolf Eichmann. Il arrivera à Paris le trente juin 1942 porteur d une instruction brutale de Himmler; tous les juifs de France devaient être déportés, sans distinction, et sans égard pour la citoyenneté française. La «solution finale» avait commencé débute véritablement le huit novembre 1942 avec le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, puis trois jours plus tard avec l invasion de la Z.N.O. Des fictions s évanouissent, des réalités disparaissent. Moi, par la force des choses, je trouve mon premier travail... Manoeuvre à la SNCF pour décharger les marchandises, dans les entrepôts, quai de la gare, dans le treizième. Il existait en Z.NO., un terrain plus favorable qu en Z.O., une administration en partie complice avec d infinies nuances de la complicité. Vichy, lorsqu il s agit de juifs et des communistes, n a certes pas grande indulgence, mais ce qui pouvait être puni de mort par les tribunaux allemands était, en Z.N.O., sanctionné le plus souvent par quelques mois de prison ou au plus quelques années. Les camps et prisons de Vichy, où les allemands viendront d ailleurs puiser les juifs, ont été détestables, mais aussi des différences sensibles, suivant que l on habite, agit, travaille et souffre d un côté ou l autre de la ligne. A partir de novembre 1942, ces différences disparaîtront pour la plupart et sera fatale à bien des gens. De Lyon, de Toulouse, de Marseille à Grenoble, la police allemande, aidée, renseignée, guidée par des français qu animent le goût de l argent ou la passion de la vengeance, se précipitera pour cueillir des hommes, des femmes ou des enfants qui n avaient pas assez appris à se méfier. 81

12 L année 1942 sera l année des grands départs des grandes actions, des grandes rafles et des grands sacrifices. Les ralliements à la Résistance vont se multiplier, certains parfaitement explicables; le débarquement en Afrique du Nord, l occupation de la Z.NO., le S.T.O. (service de travail obligatoire), l intensification de la répression et particulièrement de la répression antisémite. Laval, après voir promulgué une loi sur l orientation et la modification de la main d oeuvre, le quatre septembre 1942, se résout à imposer le S.T.O., le seize février 1943, après l échec de la relève (trois volontaires contre un prisonnier de guerre volontaires) salariés, livrés par Vichy partiront ainsi outre-rhin travailler. Donne-moi ta montre, je te donnerai l heure! Cette plaisanterie résume les résultats d une collaboration où Vichy a beaucoup donné... Un antagonisme existe toujours parmi les déportés résistants et les autres déportés, qu elle en est la cause? Les déportés raciaux et les Tziganes n ont-ils pas autant, sinon plus souffert? Se sont-ils déportés tout seuls? Une des causes principales de cet antagonisme entre déportés résistants et déportés raciaux est la politique. Les communistes s étaient livrés très tôt en opposant la passivité des déportés raciaux à l actif «courage des déportés politiques». Une opération qui fut tout ce qu il y a de délibérément menée. Le mot «résistant» dans le dictionnaire Larousse : qui offre de la résistance, qui s oppose à une occupation ennemie. Qu est-ce que résister? C est surtout ne pas accepter le verdict de l ennemi. C est refuser des choses, des conditions, des situations. De 1940 à 1945, jeune juif français, je n ai jamais accepté le verdict de l ennemi, j ai refusé des choses, des conditions des situations sachant où cela me mènerai, Auschwitz et la mort... De ce fait, je revendique mon appellation de déporté juif français libre et résistant. Je voudrais que cesse toutes ces absurdités. Après les grandes rafles de 1942, la situation pour les juifs se présentait sous forme d un dilemme de vie ou de mort. Il reste que le facteur majeur de survie était la rupture avec la légalité. Que signifiait vivre dans la clandestinité pour des familles entières, enfants, bébés et vieillards, pour des enfants et adolescents privés de leur famille? Trouver un autre toit, un travail la plus part du temps clandestin, vivre sous une nouvelle identité qui ne sera peut-être pas la dernière, scolariser les enfants, se soigner... Il est également dangereux pour un juif de tomber sérieusement malade car à partir de 1943, il lui fut interdit de se soigner dans un hôpital ou une clinique privée. 82

13 Tout cela dans un état de peur, d angoisse, de désespoir. Dans beaucoup de cas, rien n aurait été possible sans le concours actif des non-juifs appartenant à toutes les couches sociales du pays. Prétextant un attentat contre les militaires allemands, Himmler en personne, donne l ordre de raser le quartier du vieux port de Marseille, et de disperser sa population qualifiée de pègre dont fait partie, cela s entend, les juifs. L opération, qui a pour nom de code «sultan», est déclenchée dans la nuit du jeudi vingtet-un au vendredi vingt-deux janvier Samedi matin, un train de 1500 personnes, dont 800 juifs, prend la direction du camp de Compiègne. Les 800 juifs de Marseille seront déportés à Auschwitz, les vingt-trois et vingt-cinq mars. Aucun n en reviendra. Au lendemain de la rafle de Marseille, le trente janvier 1943, Laval autorise la création d une police parallèle en vue du renforcement du maintien de l ordre -la «milice», composée de volontaires, leur chef, Joseph Darnand, leur président, Laval luimême- reconnue d utilité publique. De plus, Darnand entrera au gouvernement enjanvier 44, sans tenir compte que celui-ci a prété sermant à Hitler à l été 43. Georges Mandel, déporté en Allemagne, ramené à Paris et emprisonné à la Santé, sera remis à la milice et assassiné le sept juillet Le vingt juin, Jean Zay a été exécuté par la milice. Tous deux étaient d origine juive. La milice confondra la Résistance avec les juifs et vice-versa. C est par la milice que le programme de la «solution finale» sera poursuivie en France, sous le regard indulgent des chefs de l état et du gouvernement. Lundi dix-neuf avril 1943, veille de la Pâques juive, une colonne blindée de SS pénètre dans le ghetto de Varsovie. Elle est accueillie par une pluie de bombes incendiaires lancées des fenêtres et des toits des maisons. C est le début du soulèvement qui constitue une des grandes dates, sinon la plus importante de l histoire de la Shoah , sur plus de , ont refusés de mourir sans combattre. Une révolte désespérée, mais la première en Europe occupée. On n ignore pas aujourd hui que la connaissance du soulèvement est resté en France un fait isolé. Il n est pas du tout question du ghetto dans les publications des grands mouvements de la Résistance, même pas par les organisations juives de la M.O.I. (main-d œuvre immigrée). Il y a eu pourtant des résistants, qui savaient? Fallait-il être «juif polonais» pour s intéresser au soulèvement? On est enclin à le croire. 83

14 Dans les histoires de résistances, la résistance juive n est pas mentionnée. Quelques écrits de mémorialistes à usage interne. On cite l organisme de la M.O.I., étroitement sous contrôle du parti communiste, mais il y a une autre résistance juive que celle des communistes. L O.J.C. (organisation juive de combat) qui opérait surtout dans le sudouest avec un maquis dans la montagne. En grande partie, dans leurs rangs, des éclaireurs israélites de France, pour lutter en tant que juifs contre l ennemi du peuple juif, sauver des vies juives, sauver des enfants. Comme les communistes, ils ont eu leur héros et leurs martyrs, des tués au combat, des morts en déportation, des torturés et des fusillés par les allemands. Résistance : ce mot tracé en lettres couleur de sang, pendant quarante-neuf mois d occupation nazie. Il reste encore à dire sur la Résistance, surtout, il reste à faire entendre aux jeunes. Pour nous, rescapés, ce lambeau d un passé où le temps était suspendu à la mort, nous semble actuel, tant il appartient à notre peau. En témoigner sans relâche est la juste rançon de la sauvegarde que l on doit à ceux qui ont donné. Mais les jeunes? Qu est-ce pour eux? Un épisode très court de l histoire de la France, d une exemplarité indigeste, dont les mobiles restent obscurs tant elle est maintenant controversée. «L histoire est une mêlée étrange - a dit Jean Jaurès - où les hommes qui se combattent servent la même cause. La résistance est la résultante de toutes les forces, toutes les classes, toutes les tendances, tous les intérêts, toutes les idées.» L histoire en ce temps-là, c était vaincre Hitler. Une étape considérable à entreprendre pour l acquisition d un avenir meilleur. Pas d unité, mais un lien, la Patrie jours. Nous ne pouvons perdre de vue la durée de l occupation nazie en France, ceci pour de multiples raisons, mais surtout parce que, dans cette période où la succession des heures semble si lente et l évolution de l histoire si rapide, les événements qui se suivent ne s additionnent pas, ils se multiplient. Plus le temps passe et plus les masques tombent, aussi bien les masques protecteurs des combattants clandestins que les masques menteurs de l occupant et des traités. Plus la faim et la peur pâlissent les visages et plus l on découvre nettement la vérité des âmes. Considérez non seulement dans sa majorité mais dans sa masse et sa multitude, le peuple français, au début de l occupation, connut alors des heurts parmi les plus éprouvantes de son histoire. Une épreuve qui n épargnait rien ni personne, aux formes les plus diverses. Dans Si je mens..., Françoise Giroud s écrie: «L occupation... laquelle? Paris silencieux, le couvre-feu, la pénurie, le marché noir, les jambes nues et peintes, faute de bas, les tickets pour tout, les chapeaux fous, les zazous? Ou l étoile jaune sur la poitrine des 84

15 enfants, les rafles, l affiche rouge, le cœur battant la chamade à chaque coup de sonnette?» Je crains que ce ne soit une expérience intransmissible, quand on la raconte, on la condamne. Et puis chacun a vécu la sienne. Ça a été long, très long... parfois ignoble. Une situation qui met un grand nombre de gens en position de se conduire mal. Quand la lâcheté, la vénalité, la traîtrise, sont à la fois utiles, recommandées et récompensées, elles font recettes. Il y eut aussi le contraire, des gens bien tranquilles, qui ont révélé tout à coup des ressources de courage et de désintéressement impressionnantes... Dans ce pays déboussolé, chacun dut se guider avec sa propre boussole, et encore fallaitil en avoir, une boussole! Combien durent se contenter d une lampe ramassée, d un lumignon à peine visible. Non, en effet, ce ne fut ni simple ni facile. Les chemins furent souvent tortueux qui menèrent les uns à la Résistance et d autres à l attentisme, quand ce ne fut pas à la collaboration. Si l on veut vraiment essayer de comprendre ce que furent la mentalité et l action ultérieure des résistants, il ne faut pas oublier cette brume première, l immense et pesante brume de l été Début 1943, je suis éjecté de mon premier boulot pour indélicatesse : j ai chipé des victuailles dans des colis mal ficelés ou maltraités par nos soins. Je ne suis pas resté longtemps sans travail. Je suis engagé comme apprenti pâtissier dans une célèbre pâtisserie -Bourbeuneux- place du Havre, face à la gare Saint-Lazare (aujourd hui elle n existe plus, il y a un célèbre marchand de chaussures). Gratter des plaques, faire du nettoyage, éplucher les légumes, émonder les amandes; la grande spécialité de la maison était les macarons et les fraises des bois nappées sur un biscuit sablé. Le samedi et le dimanche, je livrais les gâteaux à du beau monde... J étais nourri et couché, pas blanchi. Le jour de congé, je rentrais à la maison, j étais heureux de revoir ma belle-mère mais surtout ma jeune sœur, elle me faisait la fête. Je voyais peu ma grande sœur; elle était également placée dans une boulangerie, elle n avait pas le même jour de congé. J ai quitté Bourbeuneux pour un autre patron, pour quelle raison? Aucune souvenance. J ai été embauché comme commis à la boulangerie-pâtisserie Favre, place de la Muette, seizième arrondissement, quartier chic, tout près du bois de Boulogne. J étais nourri, blanchi et couché, avec un autre commis, un peu plus âgé, nous étions logés au huitième étage d un immeuble cossu de l avenue Mozart. Notre journée de labeur débutait à 5h du matin pour se terminer vers 21h, après le repas. J ai commencé à déserter de plus en plus souvent le logis familial car un beau jour, jour qui m était octroyé pour mon repos hebdomadaire, je n ai plus trouvé âme qui vive dans le logement parental; tout le monde avait disparu, mes deux sœurs et ma belle-mère, j étais devenu orphelin... 85

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