ARGENT DIMANCHE 12 - LUNDI 13 JUIN 2005

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1 ÉPARGNE ARGENT DIMANCHE 12 - LUNDI 13 JUIN 2005 PLACEMENTS IMMOBILIER Des architectes organisent en juin des journées «portes ouvertes». L occasion de s interroger sur le recours à ces professionnels ou aux maîtres d œuvre p. IV PÉTROLE Cours du baril de WTI, en dollars à New York Le 10 juin 54,40 à 17h00 42 J F M A M 2005 Source : Bloomberg J BOURSE Le cours du pétrole est reparti à la hausse durant la semaine du 6 juin, ce qui a poussé des analystes à inciter à l achat de valeurs pétrolières. Total en a profité et, avec lui, le CAC 40 p. VIII MARCHÉ DE L ART Aux Etats-Unis comme en Europe, les sculptures d extérieur sont à la mode. Du coup, les prix s envolent malgré des conditions de transport et d entretien souvent délicates p. VIII PORTRAIT Bertrand de Mazières, de l Agence France Trésor p. VIII CETTE SEMAINE f SERVICES FINANCIERS : une ordonnance relative à la commercialisation à distance des services financiers auprès des consommateurs a été publiée au Journal officiel mardi 7 juin. Elle prévoit un oit de rétractation pour le consommateur, un mécanisme de protection contre les cas de fraude, des mesures de protection spécifiques en cas de démarchage forcé et une clause de protection internationale des consommateurs européens. f PATRIMOINE : les ménages britanniques continuent à dépenser en moyenne plus qu ils ne gagnent, indiquent les chiffres publiés mercredi 8 juin par l Office des statistiques nationales (ONS). Le «ménage moyen» britannique a dépensé 592 livres (884 euros) par semaine lors de l année fiscale (1 er avril-31 mars), alors que le revenu moyen hebdomadaire est de 570 livres (851 euros). f IMMOBILIER : les prix de l ancien ont progressé de 14 % entre mai 2004 et mai 2005, a indiqué lundi 6 juin la Fédération nationale de l immobilier (Fnaim). En douze mois, les prix des appartements ont augmenté de 15,6 % tandis que ceux des maisons gagnaient 11,8 %. Des chiffres qui confirment un atterrissage en douceur du marché, estime la Fnaim, qui prévoit une hausse des prix d environ 10 % sur l ensemble de l année HAUSSE RÉGULIÈRE Taux de croissance annuel moyen des prix des logements anciens, en % 6, ,9 14,3 15, mai 05/ Source : Fnaim mai 04 Gérer ses finances sur Internet dossier. Alors que les banques, courtiers ou assureurs qui s étaient lancés sur ce seul créneau ont pour la plupart disparu, la Toile a été investie avec succès par les acteurs traditionnels C est un paradoxe. Près de quatre ans après l éclatement de la bulle Internet, il n a jamais été aussi facile de gérer ses finances sur la Toile. Pourtant, bien des acteurs qui s étaient lancés avec tapage dans ce créneau ont disparu. La banque Egg, qui promettait de «faire changer d idée sur l argent» lors de son arrivée en France en 2002, a dû réviser ses ambitions : elle a fermé ses portes deux ans plus tard. Banque Accord, filiale du distributeur Auchan, et ING Direct se partageant ses restes. Déjà, Egg s était construite sur les décombres de Zebank, l établissement en ligne créé par Bernard Arnault et par Dexia, qui avait pour sa part l ambition de révolutionner la banque. Autre exemple : après plusieurs changements d actionnaires sans jamais avoir réussi à être bénéficiaire, la Banque Directe, créée en 1994, avait cru en son salut avec le développement d Internet. Elle a été finalement absorbée par Axa, sous le nom d Axa Banque. L assureur en a fait son bras armé pour se défene contre l attaque des banques traditionnelles sur le terrain de l assurance dommage. Plus qu un établissement bancaire en ligne, Axa Banque est un moyen pour sa maison mère de proposer une offre bancaire, particulièrement dans le domaine du crédit. Du côté des courtiers en ligne, c est la bérézina. Plus d une soixantaine au plus fort de la bulle boursière, les acteurs ayant une activité maude legrand significative se comptent désormais sur les doigts de la main. Pourtant, la finance sur Internet est loin d être morte. Les courtiers boursiers en ligne peuvent se targuer d apporter 15 % des transactions effectuées à la Bourse de Paris. Cette part est encore supérieure, si l on considère uniquement les opérations initiées par les investisseurs particuliers. Le domaine bancaire affiche même quelques réussites. ING Direct, avec son livret orange, a réussi à attirer plus de 10 milliards d euros. Bien plus modestement, la Banque Covefi, disponible uniquement via Internet, se développe tranquillement. Sans avoir recours massivement à la publicité comme ING Direct, l établissement, filiale du groupe de vente par correspondance 3 Suisses, a ouvert livrets bancaires qui sont parmi les mieux rémunérés du marché et près de comptes bancaires «actifs», c est-à-dire sur lesquels sont effectuées plus de six opérations par mois. Grace à une stratégie prudente, la Banque Covefi s offre même le luxe de gagner de l argent : plus 8 millions d euros en De nouveaux intermédiaires financiers sont apparus sur la Toile, même après éclatement de la bulle. Les courtiers en prêts immobiliers génèrent aujourd hui de 10 % à 15 % de la production de crédits. D autres intermédiaires en assurances commencent à se faire une place au soleil. Du côté de l assurance-vie, le placement préféré des Français, les contrats uniquement accessibles par Internet attirent une part non négligeable de la collecte, les épargnants se laissant séduire par les commissions réduites de ces produits. Toutefois, c est au sein même des établissements traditionnels qu Internet s est fait une place. Près de 20 % des clients de ces banques utilisent ce canal pour gérer leurs comptes, passer des ores de Bourse, exécuter des virements, commander des chéquiers, voire discuter avec leur conseiller bancaire. Pour inciter leurs clients à utiliser ce moyen, les réseaux bancaires consentent même des rabais sur les tarifs habituels. Internet s avère non une révolution dans le domaine financier, mais simplement, comme le Minitel ou le téléphone jadis, un canal supplémentaire de distribution de produits ou de communication avec les clients. Les intermédiaires qui s étaient développés uniquement sur la Toile l ont bien compris. Pour pérenniser leur existence, ils n hésitent pas à ouvrir des agences Joël Morio Lire p. II et III TENDANCE Ces pauvres riches! il est des situations imprévues qui peuvent poser des problèmes tout à fait sous-estimés. Celle de devenir brutalement riche par exemple. Un institut de formation américain, the Institute for Private Investors (IPI), s est heureusement préoccupé du sort de ces infortunés fortunés et il a mis sur pied un programme de formation avec la Wharton School, célèbre école de gestion. En une petite semaine de cours organisés deux fois par an à l université de Pennsylvanie, on peut ainsi s initier à la gestion d une fortune et mieux affronter cette passe délicate. Les organisateurs n ont pas pris cette généreuse initiative au hasard. Le marché des riches est en forte croissance. Selon le World Wealth Report, étude réalisée par Merrill Lynch et Capgemini pour la neuvième année, le nombre de millionnaires en dollars (hors résidence principale) s est accru de 7,3 % en Ils seraient désormais 8,3 millions dans le monde à faire partie de ce club. «Les avoirs détenus par les millionnaires ont augmenté deux fois plus vite que la croissance mondiale», observe François Brunier, directeur chez Capgemini. Mais n est pas riche qui veut. Les Européens, les Français en particulier, seraient moins que d autres concernés. Le nombre de millionnaires ne s est accru «que» de 4,1 % en 2004 sur le Vieux Continent, et de 2,6 % en France (contre 8,9 % en Grande- Bretagne et 8,7 % en Espagne, mais 0,6 % en Allemagne). En Le nombre de millionnaires en dollars s est accru de 7,3 % en Ils seraient désormais 8,3 millions dans le monde revanche, c est à nouveau l Afrique qui est la plus touchée, avec une augmentation de 13,7 % de ses riches Que font-ils donc de cette galette? Un tiers de leur fortune est investi en titres, 27 % en produits à revenus fixes, 14 % en produits alternatifs, 13 % dans des investissements immobiliers, le reste est en dépôt sur leurs comptes. Les placements dans les hedge funds (fonds spéculatifs) seraient en diminution alors que les investissements dans le non-coté seraient au contraire en augmentation. Une tendance confirmée par une autre étude émanant de l IPI et réalisée auprès des «ultrariches» (300 familles détenant globalement une fortune évaluée à 50 milliards de dollars, soit 41 milliards d euros). Les placements se diversifient, en termes géographiques. Ils se détournent de l Amérique du Nord (59 % contre 67 % en 2004) au profit de l Europe (18 %) et de la zone Asie-Pacifique (15 %). Les valeurs domestiques bénéficient d un regain de confiance. Bonne nouvelle quand dépenser soulage : l indice des prix calculé à partir d un panier de produits de luxe adaptés à la consommation de cette population a augmenté de 6,4 % pour les millionnaires et de 11,3 % pour les ultras (dont les avoirs sont supérieurs à 30 millions de dollars). Soit nettement plus que pour le panier du ménage lambda. Annie Kahn VOLVO S60 A PARTIR DE PACK COMMUNICATION POUR 1 DE PLUS **. MODÈLE PRÉSENTÉ Gamme Volvo S60 : consommation Euromix (en l/100 km) 6,3/12,7 CO2 rejeté (g/km) 166/261. 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2 II/LE MONDE/DIMANCHE 12 - LUNDI 13 JUIN 2005 DOSSIER GÉRER SES FINANCES SUR INTERNET Les banques traditionnelles ont investi Internet Un client sur cinq gérerait ses comptes via la Toile. Une relative nouveauté, les établissements y étant présents depuis peu. Mais tous les e-services sont loin de se valoir, la première distinction se faisant par le prix Réticents pendant de nombreuses années à se développer sur Internet, tous les réseaux bancaires traditionnels proposent désormais un service en ligne. Le CCF a été l un des premiers à ouvrir son site transactionnel, au milieu des années Déjà, dans les années 1980, l établissement avait distribué des Minitel à ses clients. La Société générale a été aussi parmi les pionniers sur la Toile, dès Son service, Logitel Net, revendique plus de 1 million d utilisateurs réguliers. D une manière générale, l Internet bancaire remporte un certain succès. Selon diverses estimations, près d un client sur cinq l utiliserait pour gérer ses comptes. Mais tous les services bancaires déployés sur le Net sont loin de se valoir. La première distinction se fait par le prix. Rares sont les établissements qui offrent gratuitement leur service en ligne. C est le cas de la Banque Covefi, le seul établissement bancaire uniquement présent sur Internet. Les filiales bancaires des assureurs (Axa Banque, Groupama Banque) sont aussi sur cette ligne. Du côté des maude legrand réseaux classiques, le CCF et Barclays sont les seuls à proposer sans abonnement payant un service de banque en ligne, le premier La crainte des Français de laisser leur numéro de carte bancaire sur la Toile a longtemps freiné le développement du commerce en ligne. Pour répone à leur besoin de sécurité, les banques ont proposé plusieurs services, notamment la création d une carte spécifiquement destinée aux achats sur le Web. Le Crédit mutuel de Bretagne a été l un des premiers établissements français à proposer un tel produit. Baptisée Mastercard», cette carte voit sa cotisation annuelle s élever à 41 euros. Optant pour un système différent, d autres banques ont proposé aux clients d utiliser un numéro de carte à usage unique plutôt que celui de leur carte bancaire. Le service PaywebCard (groupe CIC) coûte ainsi 0,50 euro pour une utilisation à l unité et 6 euros par an en cas d abonnement. Ce système est aussi proposé au Crédit mutuel Nord Europe. A la BRED Banque populaire, à la Société générale ou encore à La Poste, le étant d ailleurs un des plus complets du marché. D autres établissements ont fait le choix d une gratuité partielle avec un service de base sans abonnement et une option «Bourse» facturée (Crédit agricole Ile-de- France ou Crédit lyonnais). Pour les autres banques, le service sur Internet est payant. Et les clients souhaitant passer des ores de Bourse se voient facturer en sus. «Beaucoup d établissements rechignent à offrir un service de consultation des comptes gratuits alors qu ils le font payer via le téléphone ou le Minitel, qui garde ses adeptes», observe le directeur d une banque. Toutefois, l abonnement au service bancaire par Internet est compris ou accessible à moine coût pour les clients ayant souscrit une convention de service. Ainsi, au Crédit du Nord, les détenteurs de la convention Norplus bénéficient d une remise de 20 %. Au Crédit mutuel de Bretagne, le forfait Eurocompte intègre le compte courant et sa gestion, un relevé mensuel, un chéquier à domicile, une carte bancaire, un accès illimité à la banque à distance au prix de 3,6 euros par mois pour qui possède une carte de retrait internationale Maestro. Les jeunes profitent aussi d un traitement de faveur. Chez BNP Paribas, le e-service est gratuit pendant trois ans pour les ans La peur de la fraude leur donne des idées LA GRATUITÉ NE CONCERNE QUE QUELQUES ÉTABLISSEMENTS Nom de l'établissement Axa Banque Nom du service Banque Covefi Barclays BNP Paribas Bred Banque populaire Caixa Bank CCF CIC Crédit agricole Ile-de-France Crédit coopératif bred.fr CaixaOnLine "Mes comptes" accessible par Filbanque Coopanet Crédit du Nord Crédit lyonnais Crédit mutuel de Bretagne Crédit mutuel Nord Europe Crédit lyonnais interactif DomiWeb CMNE direct Groupama Banque Société générale Barclaysnet bnpparibas.net La Poste Logitel Net programme s appelle e-carte bleue. Reste à savoir si ces différents services présentent un réel intérêt. «Les cyberacheteurs qui paient leurs achats sur des sites de confiance avec leur carte classique sont, en l état, bien protégés», juge pour sa part Franck Le Rolland, directeur de la CaixaBank, l un des nombreux établissements qui ne commercialisent aucun système particulier pour assurer ses achats sur Internet. «Les cas de fraude à la carte bancaire sur Internet résultent généralement d un détournement du numéro de la carte physique réalisé à l occasion d un paiement fait dans la vie quotidienne», rappelle-t-il. Le fait d avoir une carte spéciale Internet ne protège donc pas particulièrement les internautes d une fraude en ligne. Sans compter que, en cas de contestation, c est à la banque de faire la preuve que c est bien son client qui a initié la transaction. J. Mo. (jusqu au 25 e anniversaire). A la BRED Banques populaires, les clients de 18 à 25 ans détenteurs d une convention Crusoé Campus ou d une convention Crusoé sont gratuitement abonnés à la consultation de leurs comptes sur le Web. L option Bourse en ligne leur est proposée avec 50 % de réduction et les trois premiers mois sont gratuits. services boursiers développés Les différences dans le contenu des offres sont ténues. Tous les établissements proposent la consultation des comptes, la possibilité d émettre des virements internes, de commander des chéquiers Certains ont mis en place des alertes prévenant le client par courriel ou par SMS lorsqu il dépasse son découvert autorisé, quand son solde franchit un certain montant ou lorsque ses achats par cartes bancaires ont dépassé une somme déterminée. Des commodités pas toujours gratuites. C est sur les services liés à la Bourse que se fait souvent la différence, certaines banques ayant enrichi leur service d informations financières, d analyses L ergonomie des sites est aussi variable. A la Caixa Bank, filiale de la caisse d épargne espagnole du même nom, on peut par exemple avoir une vue globale de ses comptes, ouverts en France ou en Espagne. Chez Axa Banque, les mouvements qui n ont pas encore été consultés sont mis en avant. Outil pour suivre ses comptes, réaliser des virements ou passer des ores de Bourse, Internet devient aussi pour les banques un moyen de vene des produits. Le Crédit mutuel de Bretagne développe depuis début 2004 la souscription en ligne de produits bancaires et assurances (livret d épargne, Codevi, assurance-vie, assurance scolaire, carte bancaire). Il va enrichir ces offres dans les prochaines semaines autour du crédit et de l assurance automobile et habitation. Joël Morio Principales caractéristiques Coût Principales réductions sur d'autres services en utilisant Internet Suivi des comptes, des dépenses par carte bancaire, virement en temps réel, possibilité de laisser un message à son conseiller Consultation des comptes, virements Consultations des comptes, téléchargement des écritures, virements, services disponibles en anglais ou en français Services classiques de banque en ligne, 70 fiches d'assistances, un magazine pratique pour mieux gérer son budget, un espace pour tout connaître sur son agence et sa région Gestion du compte, virements Consultation des comptes et dépenses par cartes bancaires. Situation globale de l'ensemble des avoirs à la Caixa Bank, téléchargement des comptes, historique des opérations sur cinq ans Consultations des comptes, passages d'ores, alertes sur le niveau des comptes Consultation des comptes, passage d'ores de Bourse, message au conseiller Pour l'option de base, consultation de comptes, virement, historique des opérations sur quatre mois Situation du compte, virement de compte à compte, externes, ou multidestinataires, commandes de chéquiers, opérations sur les OPCVM du groupe, simulation de prêts... Consultation des comptes, gestion des titres, simulations de prêts, d'épargne ou du niveau de la retraite Pour l'option gratuite : consultation des comptes et virement. Pour l'option payante: virement externe, ore de Bourse Suivi des comptes, passages d'ores, suivi du règlement des sinistres dans le cae de l'assurance dommage, devis d'assurance,messages au conseiller... Consultation des comptes, des dépenses par carte, virements internes et externes, commande de chéquiers, ores de Bourse, édition de relevé d'identité bancaire, de relevés de comptes, mise en relation avec un conseiller, messages au conseiller, gestion de budget Visualisation des comptes bancaires, suivi des dépenses par cartes, virements, édition de relevés d'identité bancaire, passages d'ores d'actions, d'opcvm, situation fiscale sur ses comptes titres Consultation, virements (internes ou externes) commandes de chéquier, message au conseiller Téléchargement de ses comptes 0,5 /jour de connexion et limité à 6 /mois de facturation 9 par trimestre + 9 pour l'option Bourse 2,3 / mois 4 /mois, possibilité de facturation à la carte à partir du 1 er juillet, option Bourse 1,70 /mois 1,79 /mois + 1,32 /mois pour le module Bourse 3,5 /mois, option Bourse 3,50 /mois ou facturation à l'utilisation 2,4 /mois 3 /mois pour un accès illimité ou 0,7 /jour 2,75 /trimestre Virements gratuits, réduction sur les ores de Bourse, commande de chéquier gratuite, réduction de 6 sur la carte bancaire si le titulaire du compte accepte de ne plus recevoir de relevés Tarification compétitive sur l'ensemble des services Virements gratuits Virements gratuits, frais d'opposition sur carte bancaire ou sur chèque moins chers qu'au guichet, tarifs des ores de Bourse réduits de 2 comparés aux prix en agence Réduction jusqu'à 5 sur les ores de Bourse, virements gratuits Virements en euros gratuits en France et dans tous les pays de la zone euro, commission de 0,6 sur les ores de Bourse avec un minimum de 10 Réduction de 4 sur les frais de courtage par rapport au tarif appliqué en agence, gratuité des virements Tarif préférentiel pour toutes les opérations réalisables sur Internet par rapport aux prix d'agence: virements gratuits ; pour les ores de Bourse, pas de commission de prise d'ore et frais de courtage réduits... Frais de courtage des actions de 0,70 %, avec un minimum de 8,30 Virement externe à 0,20 (au lieu de 3,60 en agence), frais de courtage de 11,96 (contre 18,23 ) Virements gratuits ; chaque mois, 6 alertes sur comptes courants gratuites, frais des ores de Bourse de 0,54 % é des virements (contre 3,60 facturés en agence), 55% de réduction sur le montant habituel des commissions é des virement, réduction sur les ores de Bourse Prise d ore de Bourse gratuite et tarifs préférentiels, tarification réduite sur les virements externes (0,15 contre 3,30 au guichet) Virements gratuits, ores de Bourse à demi-tarif et commission fixe de 3,5 euros non prélevée Réduction sur les virements et les ores de Bourse Source : sociétés 3 QUESTIONS à vincent taupin, président de boursorama, vice-président de l association pour le commerce et les services en ligne 1Comment expliquez-vous la disparition de beaucoup d acteurs de la finance en ligne? C est la conséquence de plusieurs phénomènes. D abord, ceux qui ont subsisté étaient souvent présents sur leur métier avant le développement d Internet. Fimatex, notre première raison sociale, a ainsi été créée en Deuxièmement, dans le secteur de la finance, il faut atteine une taille critique pour continuer à exister. Troisièmement, n ont survécu que les intervenants qui ont su réduire la voilure avant l explosion de la bulle Internet. Enfin, il y avait peut-être des raisons spécifiquement françaises. Les Anglais ou les Allemands, par exemple, semblent plus à l aise pour gérer leur argent sur Internet, sans compter que le service des banques françaises est de meilleure qualité que celui de beaucoup de leur consœurs européennes, ce qui incitait moins leurs clients à les quitter. 2Internet est-il vraiment adapté au métier de la finance? Les produits financiers sont dématérialisés. Ils sont donc adaptés à une distribution via le Web. Cependant, on ne peut pas s afficher seulement en ligne dans les métiers d argent ; il faut rassurer. Cela passe pour certains par la création de points de vente en dur. Pour notre part, nous avons misé sur le développement du téléphone : lors de leur appel, les clients sont répartis dans des agences virtuelles, où ils retrouvent toujours les mêmes interlocuteurs. Par ailleurs, pour ne pas pere l avantage compétitif d Internet, nous sommes convaincus qu il faut distribuer des produits financiers qui nécessitent peu d intervention humaine. Ainsi, il nous paraît difficile par exemple de vene des crédits hypothécaires, pour lesquels il faut examiner le niveau d endettement du client. De même, pour résoue des questions patrimoniales complexes, Internet n est pas forcément le canal le mieux adapté. 3Dans ces conditions, croyez-vous à un réel développement de l épargne en ligne? Evidemment, sinon nous aurions déjà cessé notre activité! A cet égard, le développement de l assurance-vie par Internet est encourageant. En un an, nous avons collecté 140 millions d euros, montant que nous envient bien des réseaux de commercialisation. De même, nous sommes satisfaits des sommes de sicav et de fonds communs de placement que nous avons vendues. Fin 2004, nos encours s élevaient à 424 millions d euros, soit une progression de 50 % sur un an. Propos recueillis par J. Mo.

3 DOSSIER GÉRER SES FINANCES SUR INTERNET Assurance-vie : la guerre des frais continue Misant sur de moines coûts, les contrats multisupports proposés sur la Toile connaissent un succès grandissant. Certains jouent sur les mots en proposant des produits sans frais Le courtage LE MONDE/DIMANCHE 12 - LUNDI 13 JUIN 2005/III immobilier en ligne En mettant l accent début mai sur la relance de WintoWin, «premier contrat d assurance-vie sans aucun frais», Sicavonline, la filiale d Avenir Finance spécialisée dans la vente en direct de fonds communs de placement (FCP) et de sicav, a franchi un nouveau pas dans le marché de l assurance-vie en ligne à bas coût. Jusqu alors, les principaux acteurs du secteur avaient fait des contrats à frais réduits leur cheval de bataille commerciale : soit en proposant des formules sans frais d entrée mais avec frais de gestion ; soit en plafonnant les frais d entrée (150 euros maximum par exemple) et en réduisant ceux de gestion. «Nous avons choisi cette option, qui se révèle d autant plus payante pour le client que le montant de capital mobilisé est important et la durée du contrat longue», SEPT EXEMPLES DE CONTRATS À FRAIS RÉDUITS Etablissement promoteur Altaprofits Atlas Finances Boursorama ING Direct Placement Direct Sicavonline Symphonis Source : sociétés Nom du contrat (date de création) Altaprofits Vie (2000) Linxea Vie (mai 2005) Boursorama Vie (mars 2004) ING Vie (juillet 2004) Kapital Direct (sept. 2004) WintoWin Vie (1999) Symphonis Vie (déc. 2001) explique Pierre Arraou, fondateur du site Placement-direct, qui commercialise le contrat Kapital Direct. A l heure où les contrats multisupports connaissent un net regain d activité (après avoir progressé de 35 % en 2004, les cotisations sur les unités de compte ont crû de 25 % au seul premier trimestre), l argument du «low cost» fait de plus en plus d adeptes. «Nous avons su résister aux dégâts provoqués il y a cinq ans par l éclatement de la bulle Internet et commençons à engranger les bénéfices d un modèle économique fondé sur le meilleur rapport qualité/prix», remarque Eric Le Berre, responsable placements de Symphonis. Cette filiale de la compagnie financière du Crédit mutuel a vu sa collecte doubler en 2004 et progresser déjà de 100 millions d euros depuis le début de l année. Non sans raison : les Nombre de supports fonds de fonds composé d'une trentaine de «sous» fonds 57 Frais sur versements (versement minimal à l'entrée) (1 200 ) (1 000 ) (1 000 ) (1 000 ) 0,75 % plafonnés à 150 (1 000 ) (1 600 ) (500 ) Frais de gestion annuels de 0,6% à 0,95 % 0,6 % Environ 2 % à 3 % des contrats dommages de particuliers en France sont aujourd hui collectés via Internet encore loin des 30 % à 40 % ainsi souscrits en Grande-Bretagne, selon le cabinet de conseil Solving International. Mais depuis la fin 2003, près de contrats auraient été signés par les internautes français, un nombre en augmentation de 50 %. L assurance automobile représente la majeure partie des contrats en ligne. Plusieurs opérateurs ayant jeté l éponge ces dernières années (deux assureurs : OK Assurance, Reflex Assurances, et un courtier : Assurdiscount), elle est essentiellement proposée par trois compagnies : Direct Assurance, Eurofil et Nexx Assurance. Ces trois filiales respectivement d Axa, d Aviva et de la MAAF commercialisent leurs propres contrats. «Le montant des capitaux pour investir dans une société d assurances sur Internet est tel environ 200 à 350 millions d euros que seuls quelques groupes d assurances ont décidé d assumer ce risque, analyse Cyrille Chartier-Kastler, membre du directoire de Solving International. Une stratégie destinée, par exemple, à contourner un manque de compétitivité tarifaire ou de dynamisme de croissance de la société mère.» Des prix d appel très attractifs grâce aux économies d intermédiation : c est en grande partie sur cet argument que les assureurs en ligne misent pour attirer de nouveaux clients. Il est vrai que les tarifs des assurances automobile en ligne sont généralement plutôt compétitifs. D après le site de comparaison Assurland, ceux de Direct Assurance, par exemple, se situent généralement dans la fourchette basse. En revanche, tout le monde ne bénéficie pas des «30 % par rapport aux tarifs pratiqués par les concurrents» affichés par la publicité des assureurs en ligne. Ces derniers proposent leurs meilleurs tarifs là où les risques sont les plus faibles. Ainsi, au-delà de 25 % de malus ou de plus de deux sinistres, ces sociétés refusent d assurer. «On peut estimer qu un assuré sur cinq peut bénéficier de ces très bons prix», estime M. Chartier-Kastler. Sur Internet comme ailleurs, les particuliers ont donc tout intérêt à comparer plusieurs devis. 0,6 % pour 0,25 % le fonds en euros, (25 minimum 0,85 % par support) sinon 0,6 % pour le fonds en euros, 0,88 % sinon 0,6 % pour le fonds en euros, 0,75 % sinon 0,9 % Frais d'arbitrage 2 arbitrages gratuits par an 15 en ligne, 0,5%dela somme arbitrée sinon 0,25 % (25 minimum par support) 15 en ligne, 0,5 % sinon (15 min. et 100 max.) DEUX COURTIERS SE DISTINGUENT Deux sites gratuits de comparaison des assurances sur Internet sortent du lot : Assurland et Empruntis. Un certain nombre d autres sites qui annoncent rechercher le meilleur rapport qualité-prix se rapprochent en réalité plus d une activité de courtage traditionnelle. Ils commercialisent les contrats de deux ou trois compagnies et leurs comparatifs (lorsqu ils existent) ressortent toujours les mêmes noms. Créés en 2000, Assurland et Empruntis comparent (souvent par l intermédiaire de courtiers pour le second) une quinzaine de compagnies et mutuelles du secteur de l assurance dommages (Aviva, Generali, GAN, Cardif, April, Eurofil, Direct Assurance, Nexx ). Les deux comparateurs annoncent environ polices d assurances souscrites en 2004, par leur intermédiaire. S ils permettent de connaître en temps réel les trois meilleurs tarifs répondant à la demande de l assuré, ils ne comparent que les tarifs de leurs partenaires. Or deux tiers des compagnies (notamment Axa, AGF, Macif, MAIF, Matmut) n en font pas partie ce que ne mentionnent pas les sites. 28 Rendement net 2004 du fonds en euros 4,50 % 4,75 % 4,75 % 4,50 % 4,75 % Pas de fonds en euros 4,80 % Peu d opérateurs dans l assurance Attention aussi, les prix très attractifs la première année peuvent faire l objet d importants «rattrapages» par la suite. Les contrats automobile en ligne offrent souvent des garanties similaires à de nombreux contrats d assureurs traditionnels de milieu de gamme. «En terme de gestion des sinistres, les études ont montré qu il n existe pas de différence notable entre la prise en charge par les agences des compagnies traditionnelles et par les plates-formes des assureurs en ligne», indique Henri Debruyne, président du Centre de prospective et d analyse de l assurance (CAPA). Direct Assurance, Eurofil et Nexx Assurance proposent aussi des contrats d assurance-habitation, mais cette activité reste peu développée par rapport à l automobile : contrats pour la première contre pour le contrats moins chargés s avèrent en effet plus concurrentiels. A titre d exemple, euros investis sur un contrat multisupport traditionnel supportant 3 % de frais sur versement et 0,5 % de frais de gestion annuels représenteront au bout de huit ans en retenant l hypothèse d un taux de rendement brut de 7 % un capital net d un peu moins de euros. Ils seraient en revanche valorisés à euros s ils avaient été placés sur un contrat sans frais d entrée, prévoyant 0,6 % de frais de gestion annuels. L arrivée sur le marché de WintoWin incitera-t-elle les promoteurs de l assurance-vie en ligne à offrir à leur tour des contrats sans aucun frais? «Non, affirme M. Le Berre, car à y regarder de plus près, le contrat WintoWin n est pas aussi exceptionnel que le prétendent ses promoteurs.» «Il faut bien avoir à l esprit que les contrats gratuits, cela n existe pas», rappelle-t-on chez Legal & General, l un des premiers assureurs traditionnels à avoir vendu un contrat sans coûts d entrée. Deux grands types de charges doivent en effet être distingués. Ceux du contrat lui-même tout d abord. Ils prennent la forme de frais sur les versements (de 3 % ou 4 % dans les réseaux traditionnels), de frais de gestion annuels (de 0,5 % à plus de 1 % selon les types de supports sur lesquels le contrat est investi), voire de frais d arbitrage (d une unité de compte à l autre) ou de frais de sortie anticipée. pas exempt de coûts A cela s ajoutent aussi les frais imposés par les supports sur lesquels le contrat est investi. Chacun des fonds constitutifs du multisupport ponctionne en effet ses propres frais d entrée (généralement négociés à la baisse avec le promoteur du contrat) et de gestion. Or le souscripteur l ignore souvent. Un arrêté du 21 juin 2004, consécutif à la loi de sécurité financière du 1 er août 2003, a pourtant renforcé les contraintes en matière d informations. Il rend notamment obligatoire depuis le 1 er juillet 2004 l indication, soit dans la note d information du contrat, soit par la «remise contre récépissé du prospectus simplifié visé par l Autorité des marchés financiers (AMF)», des frais supportés par chacune des unités de compte qui composent le contrat. Cela n empêche pas les promoteurs du «low cost» de jouer sur les mots. Le contrat proposé par Sicavonline n est ainsi pas totalement exempt de frais. Certes, il n est assorti d aucun frais d entrée ou de gestion. Mais son rendement est soumis, dès lors qu il excède 5 %, à une ponction de 20 %. En outre, et c est là que le bât blesse, ce rendement a déjà été rogné en amont par une double série de frais. WintoWin étant un contrat investi sur un seul fonds de fonds multigestionnaire, Avenir Finance International, son rendement subit les frais propres à chacun des sous-fonds d investissement, et en sus supporte 1,5 % de frais de gestion au titre de son fonds «maître». Laurence Delain second dans le portefeuille de Direct Assistance, contre chez Eurofil et contre chez Nexx Assurance. Pour l instant, les tarifs des multirisques habitation ne se distinguent guère de ceux du marché traditionnel. Ils sont notamment proposés aux assurés automobile dans le but de les fidéliser. La formule Intégrale de la multirisque de Nexx Assurance propose des garanties intéressantes, comme la protection contre le vol hors domicile ou les détériorations même si l assuré en est à l origine. Certaines mutuelles comme MAAF, MMA ou GMF sont aussi présentes sur le marché de l assurance en ligne. Elles permettent la souscription directe de quelques contrats très simples, selon un tarif forfaitaire, sans modulation selon le profil : assurance scolaire, protection juridique, garantie obsèques. Précurseur sur la Toile, la GMF va plus loin : elle propose déjà une multirisque habitation et va lancer très bientôt une assurance automobile sur Internet. Enfin certains «assisteurs», comme Europ Assistance ou Elvia, filiale de Mondial Assistance, ont mis en ligne des garanties comme l assistance rapatriement, l assurance annulation voyage ou l assurance neige. La possibilité d obtenir une protection dans un délai très rapide (en cas de voyage décidé au dernier moment, par exemple) est l un de leurs arguments de vente. Elisa Oudin-Piffaretti a trouvé sa place Le courtage en crédits immobiliers séduit de plus en plus de Français à la recherche du meilleur taux. «Nous sommes des agitateurs de taux, clame Philippe Taboret, directeur marketing de Cafpi, numéro un des courtiers en crédits immobiliers. Et aujourd hui il existe un vrai marché, même si nous sommes encore loin de nos voisins britanniques, italiens ou espagnols.» Faut-il opter pour le taux fixe ou tenter le taux variable? Quelle différence existe-t-il entre la caution et l hypothèque et quel est le système le plus intéressant? Sur combien d années vais-je devoir emprunter? Autant de questions que tout candidat à l achat d un bien immobilier se pose, qu il s agisse de son habitation principale ou d une résidence secondaire. Reste à trouver le temps de faire le tour des banques et de négocier les meilleures conditions, une aventure souvent longue et compliquée. D où un recours de plus en plus fréquent aux courtiers, ces intermédiaires effectuant des recherches pour le compte de leurs clients. Au fil des ans, ils ont pris de l ampleur en signant des accords avec des établissements bancaires, nationaux et régionaux. frais de dossier Six ans après le lancement des principaux sites de crédit immobilier sur Internet, le marché s est profondément restructuré. Aujourd hui, il reste cinq acteurs sur la Toile : Meilleurtaux.com, coté sur le marché boursier Alternext, le nouveau marché boursier parisien lancé le 17 mai, Empruntis.com, ACE, AB courtage et CréditLight. Cafpi, créé en 1970, est aussi présent sur Internet au travers de votrepret.com, mais n y réalise que 10 % de son chiffre d affaires, l essentiel de son activité se faisant au sein de ses agences. «Il s agit d accompagner le client jusqu à l acte notarial signé, explique Vincent Lemaire, président du directoire d Empruntis.com. Nous sommes des accompagnateurs : c est avec le banquier que se passera le contact.» Pas d intermédiaire supplémentaire ni de rencontre. Le client dépose sa demande sur le site du courtier, y effectue des simulations, s informe sur la législation et les obligations en cours et envoie sa requête. Au courtier de le rappeler Au nombre de 60 il y a cinq ans, les courtiers en ligne sont aujourd hui tout juste une dizaine. La bulle boursière de 2001 a eu raison de nombre d entre eux et les actionnaires sont devenus plus frileux. Aujourd hui, Cortal Consors (BNP Paribas), Boursorama (Société générale) et Fortuneo (Pro Capital) constituent le peloton de tête avec environ 70 % des parts de marché, devant Symphonis (Crédit mutuel), Bourse Direct (Viel & Cie) et Sicavonline. Selon l Association pour le commerce et les services en ligne (Acsel), ores ont été exécutés en avril, soit une moyenne d un ore par compte en ligne existant ( dénombrés en avril). Des résultats en baisse depuis le début de l année et peu éloignés de ceux obtenus un an auparavant. En 2004, près de 6,5 millions d ores ont été exécutés en ligne. La part de marché du courtage en ligne s est établie à 13,48 % en avril contre 15,70 % en janvier. Un mieux par rapport à 2004, mais on maude legrand et de lui faire des offres. Le service est gratuit et le client reste libre, tout au long de cette recherche, de donner suite ou non aux propositions qui lui sont faites. Aucun frais ne peut lui être demandé tant que le crédit n est pas signé. Si le client décide d aller jusqu au bout et de signer avec une banque, des frais de dossier sont la plupart du temps exigés : 500 euros chez ACE, de 300 à 800 euros chez Meilleurtaux. Empruntis.com, en revanche, n en facture pas. «Le fait de ne pas avoir d agence nous permet de ne pas faire payer de frais de dossier, explique M. Lemaire. Nous sommes rémunérés par les banques qui nous versent environ 1 % du montant du crédit.» Meilleurtaux.com est sur une ligne plus traditionnelle puisque, outre son site, le courtier compte 25 agences et 140 conseillers dispersés sur l ensemble du territoire français. Il projette de passer à 31 bureaux d ici à la fin de l année. «Internet et les agences sont deux services complémentaires au service du client», explique Christophe Cremer, PDG de Meilleurtaux.com. Même politique chez ACE, où Joël Boumendil, un des cofondateurs de la société, a décidé de jouer la proximité. «Près d un dossier sur deux nous arrive par le bouche-à-oreille», affirme-t-il. Deux stratégies, deux approches. «Aujourd hui nous pensons que la distance nous sert, ajoute M. Lemaire. Ouvrir des agences entraînerait un coût supplémentaire. Nous avons opté pour un service de conseil et d accompagnement par téléphone, totalement gratuit sauf pour des dossiers très complexes, qui va jusqu à la signature chez le banquier.» Près de comptes sur le Net Martine Picouët est très loin des 20 % et 22 % affichés en En cinq ans, les courtiers en ligne ont étendu leur offre de produits au-delà des services directement liés à la Bourse. Ils proposent ainsi aux investisseurs une nouvelle gamme de sicav, de livrets bancaires, de contrats d assurance-vie et de placements immobiliers. Ils sont devenus de véritables généralistes de l épargne. Au cœur de leur offre, les sicav et les livrets bancaires, pour lesquels ils proposent des frais d entrée beaucoup plus faibles voire nuls et des taux de rémunération supérieurs à ceux des réseaux bancaires traditionnels. Ainsi, Boursorama propose plus de 300 OPCVM sans oit d entrée ni oit de garde. Sur une sélection de 200 fonds, Cortal Consors annonce des frais d entrée limités à 2 % pour ceux en actions et à 1 % pour les ceux en obligations. Même politique concernant l assurance-vie avec des frais d entrée nuls chez Symphonis, Boursorama et ING Direct et très réduits chez Sicavonline et Vega Banque privée. M. P.

4 IV/LE MONDE/DIMANCHE 12 - LUNDI 13 JUIN 2005 EXPERTISE Un architecte à quel prix? immobilier. Les particuliers font peu souvent appel à ce professionnel pour construire leur maison. Mais si ses prestations restent chères, les garanties sont nombreuses Forêts : les petites parcelles suivent Le magazine d architecture A vivre et le réseau Rénov, qui fédère plus de 200 architectes français et s aesse aux particuliers pour transformer ou rénover des maisons, organisent, pour la sixième année consécutive, les Journées de la maison contemporaine, les 10, 11, 12 puis les 17, 18, 19 juin. Chacun peut à condition de s être inscrit à l avance sur le site Internet maisons-contemporaines.com ou par téléphone ( , 0,12 la minute) visiter jusqu à 6 des 331 maisons qui seront ouvertes ces jours-là, dont 80 en Ile-de-France, toutes récemment construites, réhabilitées ou agrandies par des architectes présents lors des visites. «Quelle meilleure manière de faire apprécier l architecture que de permettre au public de la voir de près et d instaurer un dialogue avec les professionnels? demande Eric Justman, initiateur de ces journées. Si l on a un projet, c est un bon moyen de repérer et de choisir un architecte.» Une multitude d indices montrent que la réticence du grand public à l égard de l architecture contemporaine s estompe. «L affluence chaque année plus importante à ces journées en témoigne, ainsi que la présence de plus en plus fréquente de ce type de maisons dans des publicités, des séries télévisées et des magazines», se félicite Eric Justman. obligé d être assuré Le marché de la construction et de la rénovation de maisons à l initiative des particuliers échappe encore aux architectes. Selon le cabinet d études Caron Marketing, seules 8 % des maisons vendues sans l intervention d un promoteur en 2004 ont été édifiées par ces professionnels. Un taux quand même meilleur que les 5 % de La loi oblige à recourir à un architecte pour les projets qui créent plus de 170 m 2 de surface habitable. Encore la mission de celui-ci peut-elle se borner à établir le dossier de demande de permis de construire, sans qu il se voie pour autant confier le suivi du chantier. La profession est réglementée : les professionnels doivent être inscrits à l ore des architectes. La majorité des Les locataires souhaitant quitter leur logement et mettre fin à leur contrat peuvent le faire à tout moment, sans motif, mais à condition de respecter les formes prévues aux articles 12 et 15 de la loi du 6 juillet Tout d abord, le congé doit être aessé au bailleur ou à son représentant par lettre recommandée avec accusé de réception, faute de quoi le congé est nul (Cour de cassation, arrêts du 24 mars 1993 et du 3 avril 2001). Autre exigence, le locataire doit respecter un préavis de trois mois, une durée qui se calcule de date à date. Par exemple, un préavis de trois mois qui démarre le 15 juin expire le 15 septembre à minuit. Ce délai court à compter de la réception de la lettre recommandée par le bailleur. Tout jour de retard pour quitter les lieux est sanctionné. Ainsi, un locataire souhaitant partir à la date du 1 er septembre mais ayant tardé à aesser sa lettre recommandée, qui n est finalement parvenue entre les mains du propriétaire que le 5 juin au lieu du 31 mai, reste locataire jusqu au 5 septembre. Et doit donc s acquitter de ces quelques jours de loyer. Un propriétaire qui donne congé a en revanche moins de latitude : il ne peut le faire qu à l échéance du bail et moyennant un préavis strict de six mois. Un seul jour de retard dans la date de réception du congé par le locataire voit celui-ci annulé et le bail renouvelé pour au moins Cette maison sur pilotis, étant donnée la nature du terrain, a été conçue à Vérac (Gironde) par Frédérique Hoerner et Eric Ordonneau. Les travaux ont coûté euros pour une surface de 171 m membres de cette organisation sont diplômés par le gouvernement (DPLG). Un petit nombre sont seulement agréés, c est-à-dire dépourvus du diplôme mais reconnus par leurs pairs pour leur savoir-faire. A côté des architectes, dont le titre est protégé, il existe les maîtres d œuvre. Ces professionnels conçoivent les plans et suivent la construction de bâtiments en deçà du seuil des 170 m 2. L architecte se doit aussi d être assuré pour sa responsabilité civile, ce qu il fait, en général, auprès de la Mutuelle des architectes de France. Cette assurance généraliste, qui s ajoute à la garantie décennale des entrepreneurs et à l assurance dommages ouvrage du commanditaire des travaux, offre une garantie à ce dernier qui a, face à lui, un professionnel solvable parce qu assuré. Cette profession a donc plus d un atout pour nouer une relation de confiance avec un public de plus en plus large. Le contrat d architecte type (dont l ore des architectes propose un modèle, sur son site Internet) détaille sa mission, ses honoraires, libres et souvent fixés en fonction du trois ans. Une sanction autrement plus lourde, qui oblige les bailleurs à recourir à un huissier pour s assurer de la réception du congé. Le locataire jouit d une autre faveur : dans certaines circonstances, il peut en effet réduire son préavis de trois mois à un seul. Trois types d événements sont prévus par la loi. Le premier est lié à l emploi, c est-à-dire la perte d emploi, une première embauche ou une nouvelle à la suite du chômage, ou encore une mutation, que celle-ci concerne le locataire luimême ou son conjoint, partenaire de pacs ou concubin si tous deux sont colocataires. La perte d emploi doit être involontaire ; la démission, la fin d un stage ou d un contrat à durée déterminée, la cessation d activité ou le départ en retraite, tous événements prévisibles, n ouvrent pas oit à un préavis réduit. Les raisons de santé autorisent également les locataires de plus de 60 ans à recourir au préavis d un mois, notamment lorsqu ils doivent être hospitalisés ou accueillis en maison de retraite. Cela ne montant des travaux (entre 8 % et 10 %). En revanche, il n offre pas, comme le fait le contrat de construction de maison individuelle, un engagement ferme sur les prix et les délais. Cette source d insécurité pour les clients a conduit des architectes à proposer des contrats clé en main, qui les engagent sur la finition du chantier et sur son coût final, afin d offrir les mêmes garanties que les constructeurs de pavillons. C est le cas du réseau Rénov et de celui des Architecteurs (120 membres). Des dérogations au préavis de trois mois s étend pas à la santé d un enfant du locataire. Enfin, les locataires qui perçoivent ou s apprêtent à percevoir le RMI ont d emblée ce oit. Les bénéficiaires de l allocation spécifique de solidarité, eux, se le voient dénié (cour d appel de Rennes du 17 juin 1999) Les juges de la Cour de cassation interprètent strictement les motifs ouvrant oit au délai réduit, ce qui donne des résultats contrastés. Les locataires qui perçoivent ou s apprêtent à percevoir le RMI ont d emblée ce oit. Les bénéficiaires de l allocation spécifique de solidarité, eux, se le voient dénié Pour la mutation, peu importe qu elle nécessite ou non un changement de domicile. Les juges ont admis un délai de préavis réduit pour une mutation géographique de 3,2 kilomètres (Cour de cassation, 20 juillet 1994) ou dans la même ville (22 octobre 2003) mais l ont refusé à un médecin qui renonçait à son activité libérale pour difficultés économiques et quittait la province pour Paris (3 e chambre civile, 16 mars 1993). Une promesse d embauche n a pas non plus été validée. Encore faut-il qu il y ait concomitance entre le congé et la mutation. La cour d appel a refusé le obstacles juridiques Reste le problème du coût des travaux, qui a augmenté de près de 20 % depuis Leur financement est rendu d autant plus difficile que les propriétaires ont déjà, dans un contexte de hausse effrénée des prix de l immobilier (de près de 70 % depuis cinq ans), vidé leur portefeuille pour acquérir le terrain à construire ou le bâtiment à réhabiliter. «Les acquéreurs sousestiment souvent le prix réel des travaux, constate M. Justman. Le réseau Rénov propose une visite avant l achat, afin d apprécier l état réel du bâtiment, d étudier la faisabilité des aménagements et d estimer leur coût. Fort de ces informations, l acheteur peut mieux négocier.» Un projet peut rencontrer des obstacles techniques (impossibilité de toucher à un mur porteur, de surcharger une terrasse, de déplacer une descente d eau ) et juridiques : superposition des règles d urbanisme de la commune, servitudes de vue et de distance avec les voisins, et contraintes du règlement de copropriété. Tout commanditaire de travaux touchant aux fonctions essentielles d un bâtiment doit légalement souscrire une assurance dommages ouvrage qui, en cas de malfaçons, finance rapidement les réparations sans attene que les responsabilités soient établies. Or très peu d assureurs acceptent de fournir cette garantie ou la facturent à un prix décourageant, jamais en dessous d une prime de base de euros quel que soit le montant des travaux. En pratique nombre de maîtres d ouvrage prennent le risque de ne pas la souscrire, ce qui peut poser problème lors de la revente, si elle a lieu avant dix ans. Isabelle Rey-Lefebvre bénéfice d un préavis d un mois pour un locataire qui a aessé un congé dix mois après le déménagement de son employeur. Tout locataire voulant bénéficier du délai raccourci de préavis doit justifier de l un de ces motifs et de son lien avec le congé si le bailleur l exige. L enjeu est important car le locataire est redevable de son loyer jusqu à la fin de son préavis. La situation est différente lorsque c est le propriétaire qui a donné congé. Le locataire doit libérer les lieux au terme fixé mais peut quitter le logement à tout moment et ne doit alors de loyer que pour la période effective d occupation. Le législateur a en effet considéré que la non-reconduction du bail mettait le locataire en difficulté et a voulu lui donner toutes les chances de se reloger en limitant ses frais. Une dernière formalité à propos de laquelle la Cour de cassation est intransigeante : la remise des clés au propriétaire ou à son représentant. Elle marque la fin de la location et libère le locataire de son obligation de payer le loyer. Tant que les clés ne sont pas rendues à la bonne personne, le bailleur peut exiger le paiement d un loyer ou d une indemnité d occupation, comme en a décidé la Cour de cassation (3 e chambre civile, 15 juin 2004). Il est donc prudent de réclamer un récépissé lors de la remise des clés. La dissymétrie de oit en faveur du locataire ne l autorise pas à se montrer désinvolte. I. R.-L. les prix de l immobilier Après vingt ans de baisse, l économie forestière se porte bien. Fondée essentiellement sur le bâtiment, l activité est tirée par une demande accrue. «Depuis plus d un an, on assiste à une explosion des prix des matières premières concurrentes, que ce soit l acier (+ 80 % en 2004), l aluminium (+ 20 %) ou les autres à base de pétrole (+ 33 %), et tout cela crée un environnement favorable à l économie forestière», explique Laurent Piermont, PDG de la Société forestière de la Caisse des dépôts. Cet enthousiasme est à relativiser. Le taux de change euro-dollar rend le prix du bois européen élevé et les conséquences de la tempête de 1999 sont juste digérées. Cette dernière «a mis par terre quatre ans de récolte et beaucoup perturbé le marché», rappelle M. Piermont. Pourtant, les prix des forêts continuent d augmenter (+ 52 % entre 1998 et 2004), tirés à la fois par les besoins de la filière et par une demande accrue de forêts «espace» (pour les loisirs, en opposition à la forêt de production de bois), selon l indicateur 2004 du marché forestier français, publié mardi 7 juin par la Société forestière de la Caisse des dépôts. Ainsi en 2004, le prix des forêts a progressé de 8,5 %. Quelque hectares (+ 15 %) ont changé de main. Le coût d un hectare est fonction de la surface totale des biens achetés et de leur destination. Ainsi, les biens de 1 ha à 10 ha, recherchés pour leur aspect résidentiel, ont enregistré de fortes hausses de 1997 à En 2004, ils se sont stabilisés à euros par hectare. Le tarif FISCALITÉ Succession : le conjoint peut payer plus tard En principe, les oits de succession doivent être acquittés comptant lors de la déclaration de succession celleci doit être déposée dans les six mois qui suivent le décès. Cependant, sous certaines conditions, ils peuvent faire l objet de paiements différés ou fractionnés. Le fractionnement du règlement des oits peut s appliquer quelles que soient la qualité des héritiers et la nature des biens transmis (pleine propriété, nue-propriété ou usufruit). Fixé à cinq ans, le délai peut être porté à dix lorsque l actif héréditaire est composé à plus de 50 % de biens non liquides (fonds de commerce, immeubles, matériels agricoles, valeurs mobilières non cotées, parts de sociétés ). Le paiement différé, lui, est réservé au cas où la succession comporte des biens en nue-propriété, c est-à-dire lorsque le propriétaire laisse à une autre personne le oit d en jouir. Dans cette situation, le règlement peut être fait à l expiration d un délai maximum de six mois à compter de la date de décès du second conjoint (plus précisément lors de la réunion de l usufruit en nue-propriété) ou de la vente des biens. Ne pas payer comptant implique de verser un intérêt. Le même taux (2 % en 2005) s applique du jour de la demande au terme du remboursement de la somme due. Depuis un décret du 6 mai 2005, le conjoint survivant peut également régler sa part de manière différée lorsque l actif dont il hérite est composé à plus de 50 % de biens non liquides. L objectif est de lui permettre de conserver plus facilement un héritage (le logement dans lequel il vit, un commerce ), même s il ne peut verser immédiatement le montant des oits de succession. Ainsi, ce des massifs de plus de 25 ha est orienté à la hausse après des baisses entre 2000 et En 2004, l hectare se négociait autour de euros. Entre les deux, le prix des fonds boisés de 10 ha à 25 ha a augmenté de 1998 à 2003 avant de stagner l an dernier, à euros. Les montants des forêts, qui étaient influencés par l évolution des prix des bois et des terres agricoles, dépendent de plus en plus de la croissance des marchés immobiliers, celle-ci étant liée au développement des résidences en zones rurales. Le prix des petites parcelles évolue en sens inverse de celui du bois et atteint un niveau intermédiaire entre celui des terres à destination agricole et celui des espaces de loisirs. tendance inquiétante Concernant les grandes forêts, les acquéreurs semblent avoir donné autant d importance à l évolution du prix de la terre qu à celui du bois. Considérant que ce dernier est conjoncturellement bas, ils anticipent une remontée. Tous ces indicateurs amplifient la segmentation entre la «forêt de production» et la «forêt espace», cette dernière comprenant à la fois les forêts acquises par les collectivités locales et celles achetées par les particuliers. Cette tendance, déjà observée au niveau des terres agricoles, inquiète des acteurs du secteur qui voient des forêts de production diminuer ou disparaître au profit de forêts espaces. C est le cas autour des grandes villes, de la vallée de la Seine, de la Loire, mais aussi dans des zones de chasse comme la Sologne ou la Braine. Martine Picouët texte lui permet de s acquitter des oits à l expiration d un délai de six mois à compter soit de la mort, soit de la date de la donation ou de la cession (partielle ou totale) des biens transmis par succession. Autre mesure d allégement, le conjoint survivant voit l intérêt du crédit réduit d un tiers en cas de paiement différé (soit 1,33 % en 2005) et des deux tiers en cas de paiement fractionné (0,67 %). Une aubaine! déclaration fiscale Le décret précise encore que les biens qui servent à la liquidation des oits sont désormais admis en garantie, quelle que soit leur nature (immeubles, titres de sociétés non cotées ). Seule condition : que le débiteur fournisse au fisc tous les éléments que l administration juge nécessaires à la mise à jour de l évaluation des biens. Ces éléments devront lui être aessés à la date anniversaire de la demande de report du paiement, sous peine de voir celui-ci annulé. C est peut-être là le revers de la médaille : attention en effet aux montants déclarés au fisc lors des mises à jour annuelles des valorisations, en particulier s il s agit de biens immobiliers. Le redevable doit en effet éviter de survaloriser le montant et de se trouver ainsi en décalage avec les estimations qu il a produites dans sa déclaration d impôt sur la fortune (ISF) Hormis ce bémol, ce nouveau train de mesures vient compenser l alourdissement des oits de succession qu avait généré la revalorisation de l usufruit dans la loi de finances de Depuis, les conjoints qui héritent de la totalité du patrimoine dans ce cae se voient plus lourdement imposés. Philippe Bruneau

5 LA GESTION COLLECTIVE LE MONDE/DIMANCHE 12 - LUNDI 13 JUIN 2005/V EUROFONDS L avenir des fonds d actions françaises pourrait s assombrir Dernier cours connu le 9/6 à 19h (Publicité) Tandis que l indice CAC 40 vogue vers des sommets qu il n avait pas connus depuis trois ans, les produits de gestion collective spécialisés dans les actions françaises affichent 6,56 % de rendement brut sur les douze derniers mois, selon Aptimum Conseil. Le CAC 40, lui, a progressé de 9,16 % depuis le début de l année. Mais l avenir ne s annonce pas forcément aussi radieux. «Il nous semble que les marchés d actions sont en train de manger leur pain blanc, et que des facteurs moins favorables devraient être à l œuvre au cours des prochains mois», estime Eric Tazé- Bernard, directeur des investissements multigestion d Invesco. Pourtant, conclut-il, «nous maintenons notre position de surpondération modérée des marchés d actions, avec une préférence pour l Europe du fait de sa valorisation particulièrement attrayante». C est là le paradoxe auquel sont confrontés les gérants et les investisseurs. Le bon comportement du marché boursier français n est guère lié à la bonne santé économique. Mais lorsqu on observe les différentes classes d actifs, force est de constater que les actions restent un beau placement. Le classement d Aptimum Conseil rappelle que l incertitude n est pas nouvelle dans ce domaine. Seuls deux produits décrochent les cinq étoiles pour la régularité de leurs performances : Bso France C, de la Banque Saint Olive, et Groupama France Stock C, de Groupama. Seul ce dernier obtient quatre étoiles pour sa typicité. pas limité au cac 40 Sur les 161 sicav et fonds communs de placement (FCP) spécialisés en actions françaises et commercialisés dans l Hexagone, onze bénéficient des quatre étoiles pour la régularité de leurs performances. Selon Romain Boscher, directeur de la gestion action Europe de Groupama Asset Management, la régularité est l une des particularités de Groupama France Stock. Qui dit régularité, dans ce cas, dit une performance supérieure de 2 à ZOOM SUR UN PRODUIT Antarius Quatre Etoiles Le groupe Crédit du Nord lance Antarius Quatre Etoiles, un fonds de fonds à capital garanti éligible à l assurancevie. La souscription est ouverte jusqu au 29 juin. f CARACTÉRISTIQUES : Antarius Quatre Etoiles est un fonds commun de placement (FCP) à capital garanti prévu pour une durée d investissement de huit ans. Le 1 er juillet 2013, l épargnant est assuré de récupérer l intégralité du capital investi, hors oits d entrée dans le contrat d assurance-vie. Ceux-ci s élèvent à 2,5 %. La commission de gestion est fixée à 1,25 %, hors frais de gestion du contrat d assurance-vie. f FONCTIONNEMENT : la performance d Antarius Quatre Etoiles dépena de l évolution d un panier de quatre fonds : Etoile Multi Gestion Europe, Etoile USA 500, Etoile Opportunités et Etoile Actions Rendement. Chaque trimestre, la performance de ce panier sera calculée par rapport à sa valeur d origine, relevée le 11 juillet En cas de performance négative, la banque retiena une valeur nulle. La performance finale sera égale à la moyenne des performances du panier enregistrées au cours des 32 trimestres. A l échéance, le promoteur versera au souscripteur le capital investi hors frais d entrée, majoré de 75 % de cette performance. f L AVIS DE L EXPERT : «Selon nos estimations, le fonds Antarius Quatre Etoiles présente trois chances sur dix de ne fournir aucun rendement», déclare Christophe Gaborieau, analyste placement de l observatoire Testé pour vous (www.testepourvous.com). Si on prend en compte les frais d entrée, les chances de réaliser une performance annuelle comprise entre 0 % et 4 % net de frais d entrée sont seulement d une sur deux. Il reste donc environ deux éventualités sur dix d obtenir un rendement annuel net de frais supérieur à 4 %. «Un résultat qui nous paraît insuffisant pour conseiller Antarius Quatre Etoiles, estime l expert. Mieux vaut s orienter vers un fonds en euros.» Martine Picouët SICAV ET FCP SÉLECTION publiée sous la responsabilité de l'émetteur 5, avenue Kléber Paris Cedex 16 Valeur Cours date CODE en euro valeur ISIN ACTIONS BNP PARIBAS ACTIONS EUROLAND C 7,45 8/6 FR BNP PARIBAS ACTIONS USA C 87,95 8/6 FR BNP PARIBAS MIDCAP FRANCE D 56,75 8/6 FR BNP PARIBAS ENERGIE C 97,85 8/6 FR BNP PARIBAS IMMOBILIER C 261,72 8/6 FR BNP PARIBAS PEA MONDE C 595,64 8/6 FR BNP PARIBAS MARCHES EMERGENTS 193,36 8/6 FR BNP PARIBAS SANTE C 88,84 8/6 FR BNP PARIBAS SMALLCAP EUROLAND 156,59 8/6 FR BNP PARIBAS VALEURS FRANCAISES 101,66 8/6 FR BNP PARIBAS ACTIONS MONDE C 12,84 8/6 FR BNP PARIBAS EUROPE DIVIDENDE C 133,68 8/6 FR BNP PARIBAS INDICE FRANCE C 238,37 8/6 FR BNP PARIBAS MIDCAP EUROPE C 475,94 8/6 FR BNP PARIBAS ETHEIS D 174,00 8/6 FR BNP PARIBAS FINANCE C 94,99 8/6 FR BNP PARIBAS ACTIONS EUROPE C 123,62 8/6 FR BNPP TECHNOLOGIESC 85,02 7/6 FR BNP PARIBAS ACTIONS JAPON C 85,75 8/6 FR OBLIGATIONS BNPP OBLI MOYENTC 184,72 8/6 FR BNP PARIBAS OBLI CT C 171,69 8/6 FR BNP PARIBAS OBLI LONG TERME C 38,49 8/6 FR BNP PARIBAS OBLI REVENUS D 169,40 8/6 FR BNP PARIBAS CONVERTIBLES EUROP 41,95 8/6 FR BNP PARIBAS OBLI CREDIT C 235,47 8/6 FR BNP PARIBAS OBLI ETHEIS C 103,05 8/6 FR BNP PARIBAS OBLI INFLATION P 120,31 8/6 FR BNP PARIBAS OBLI VARIABLES P 192,31 8/6 FR DIVERSIFIES & PROFILES ALTERNATIF BNP PARIBAS SELECTION ALTERNAT 10921,72 6/6 FR STRATEGIS OFFENSIF C 14,73 8/6 FR STRATEGIS DYNAMIQUE C 19,81 8/6 FR STRATEGIS HARMONIE C 20,97 8/6 FR STRATEGIS PEA ALLEGRO C 19,17 8/6 FR STRATEGIS PEA BRIO C 20,94 8/6 FR STRATEGIS PRUDENT C 20,76 8/6 FR COURT TERME BNP PARIBAS MONE SOUVERAIN C 141,81 8/6 FR BNP PARIBAS MONETAIRE C 131,94 8/6 FR points à celle de son indice de référence, le SBF 250. «Se limiter au CAC 40 appauvrit les possibilités en termes de performances», estime M. Boscher, qui se sent plus à l aise avec près de 70 lignes actuellement dans son portefeuille que s il était limité aux 40 de l indice parisien. Pour ce FCP, les cinq étoiles d Aptimum reflètent aussi le fait qu il s agit d un produit dont le risque relatif est moine au sein de la gamme Groupama. «Nous réalisons une somme de choix mesurés, ce qui nous évite de pâtir des effets de mode», conclut M. Boscher. Sur les douze derniers mois, le risque restait rémunérateur, du moins dans les produits Groupama Asset Management. En effet, les deux fonds qui s autorisent de plus grandes marges de manœuvre, Croissance C et France Gan D, se montrent plus performants que le cinq étoiles qu est France Stock C, qui réalise 9,56 % de rendement sur un an, là où les deux précédents affichent respectivement 9,63 % et 10,43 %. Isabelle Ehrhart CLASSEMENT DES FONDS EUROPÉENS APT Actions françaises Performance arrêtée le : 31/05/2005 Performance moyenne sur un an : + 13,16 % LU Fidelity Funds-France Fund A FIDELITY , ,60 FR Axa France Opportunites C AXA , ,01 FR Bso France C BQ SAINT OLIVE ,07 11 eeeee 335,07 FR Mirabaud France Actions C MIRABAUD GESTION , ,71 FR Jpmf France Selection JP MORGAN FLEMING ,11 3 eee 331,19 FR Croissance France D HSBC PRIVATE BANK FRAN ,24 10 ee 41,79 FR Swan Allocation France SWAN CAPITAL MGT , ,78 FR Groupama Croissance C GROUPAMA ,71 23 eeee 321,62 FR Sanpaolo Mediterranea BQ SANPAOLO ,48 7 eeee 466,55 FR Ing (F) Actions Opportunites ING , ,30 FR Ca-Am Indicia France D CREDIT AGRICOLE ,68 12 e 304,74 FR Fonciers Valeurs VEGA MULTIMANAGER ,87 4 eee 128,20 FR France-Gan D GROUPAMA ,97 19 eeee 3844,45 FR Palmares Actions France OFIVALMO , ,29 FR Cogefi France D COGEFI ,95 20 ee 29,65 FR Gan Dynamisme D GROUPAMA ,05 49 ee 2114,69 FR Groupama France Stock C GROUPAMA ,46 28 eeeee 328,87 FR Dws France Valeur Sicav C DWS , ,45 FR Ixis Elite Actions France C CDC IXIS PCM , ,26 FR Sogeactions Opportunites Franc SOCIETE GENERALE ,82 21 eee 458,09 FR Ubs (F) France Invest UBS , ,29 FR Victoire France AVIVA ,03 31 eeee 547,94 FR Value France Actions C HSBC PRIVATE BANK FRAN ,39 9 ee 54,72 FR Oudart Investissement OUDART GESTION , e 112,11 FR Etoile France Europe CREDIT DU NORD , ,42 FR Sogeactions France Diversifiee SOCIETE GENERALE , e 65,39 FR France Croissance CDC IXIS AM , ,21 FR Croissance France Actions C HSBC PRIVATE BANK FRAN , ee 54,38 C est dans la durée que se juge votre performance Rang Perf. Rang Notation Valeur Code ISIN Libellé Promoteur APT brute % brut sur liquid. sur 1an sur 1an sur1an 3 ans en euros le trophée d argent décerné par Le Revenu pour la meilleure performance globale sur 3 ans des banques à réseaux. AVRIL 2002 À MARS 2005 le trophée d or décerné par Le Revenu pour la meilleure gamme Diversifiés sur 3 ans des banques à réseaux. AVRIL 2002 À MARS 2005 lauriers d or Notation sur 3 ans : Très bonne eeeee Bonne eeee Assez bonne eee Satisfaisante ee Moyenne e Mauvaise - Très mauvaise -- Les premières et les dernières de la catégorie d La catégorie est déterminée par un modèle mathématique qui découle de la méthode APT (Arbitrage Price Theory) élaborée en 1976 par Steve Roos. Certains fonds peuvent donc être classés dans une catégorie alors qu ils indiquent appartenir à une autre. Le rang APT permet de classer les fonds selon leur performance mais aussi le des fcp décernés par investir pour la meilleure gestion sur 5 ans. NOVEMBRE 1999 À OCTOBRE AN 3 ANS 5 ANS SICAV et FCP du Crédit Mutuel Corbeille de l épargne salariale décernée par Mieux Vivre Votre Argent à CRÉDIT MUTUEL PARTICIPATION pour la meilleure gestion de fcpe sur 1 an. JUILLET 2003 À JUIN 2004 Fonds et SICAV gérés par CM-CIC Asset Management Nos plus beaux lauriers : votre confiance renouvelée Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. risque pris par le gestionnaire. La notation sur trois ans récompense la régularité des produits. Pour être classé, un fonds doit avoir un comportement semblable à d autres. Il doit présenter un historique de performances d au minimum deux ans. Enfin, il doit être valorisé au moins chaque mercredi.

6 VI/LE MONDE/DIMANCHE 12 - LUNDI 13 JUIN 2005 LES VALEURS DE LA SEMAINE en euros à Paris en euros à Paris en euros à Paris en euros à Paris en euros à Paris en euros à Paris Le 10 juin 12,63 Le 10 juin 211,8 Le 10 juin 18,24 Le 10 juin 58 Le 10 juin 133,9 Le 10 juin 4,60 13, , ,85 12, , ,80 12,2 11, , ,75 4,70 11, , ,65 11,0 Source : Bloomberg , ,60 a TRADER CLASSIFIED MEDIA GÉNÉREUX a VALLOUREC PROGRESSE a NRJ GROUP BIEN ORIENTÉ a PIERRE ET VACANCES CHUTE APRÈS AVERTISSEMENT a PERNOD RICARD PORTÉ PAR UN ACCORD a HAVAS DANS L INCERTITUDE Le conseil de surveillance de l éditeur de petites annonces a approuvé, lundi 6 juin, la distribution aux actionnaires de 60 millions d euros en 2005 et d un montant minimum de 70 millions en Une politique bien accueillie par les analystes : la Société générale a relevé sa recommandation d «achat» à «conserver». D autre part, une nouvelle ligne de crédit de 750 millions d euros devrait être lancée bientôt pour refinancer la dette et faire des acquisitions. Le titre de petites annonces a bondi de 11,28 % en cinq jours à Paris, terminant à 12,63 euros venedi. Semaine faste pour le fabricant de tubes après l annonce, mardi 7 juin, de prévisions revues à la hausse. Vallourec prévoit que son chiffre d affaires au premier semestre sera supérieur à celui du deuxième semestre 2004, que sa marge brute d exploitation progressera 20 % contre 15 % prévu précédemment. Vallourec a également annoncé la construction d une nouvelle usine spécialisée dans la finition à froid de tubes en acier pour centrales électriques en Chine. A la Bourse de Paris, l action a gagné en cinq jours 11,47 %, s affichant venedi à 211,80 euros. Mardi 7 juin, le groupe audiovisuel a confirmé l optimisme des analystes, qui anticipaient des résultats à la hausse : NRJ Group a annoncé un bénéfice net, part du groupe, en hausse de 21,9 %, à 39,1 millions d euros à périmètre constant au premier semestre de l exercice Si on tient compte des nouvelles activités de télévision, téléphonie mobile et des nouvelles activités hors média, le bénéfice sur cette période passe à 38,1 millions d euros contre 32,1, un an plus tôt. L action a aligné cinq séances de hausse (+ 8,31 %), pour finir venedi à 18,24 euros. Le titre a chuté, jeudi 9 juin, à la Bourse de Paris, perdant 26,35 % après que le groupe immobilier et de loisirs eut lancé un avertissement sur ses résultats Au cours du premier semestre, Pierre et Vacances a enregistré une perte nette de 15,1 millions d euros contre un bénéfice de 2,9 millions d euros un an plus tôt. Le résultat d exploitation s est inscrit en négatif à 13,8 millions d euros au cours de la même période contre un bénéfice d exploitation de 9 millions d euros en En cinq jours, l action a perdu 27,04 %, à 58 euros venedi. Porté par l accord conclu, lundi 6 juin, avec Diageo, le titre du groupe français d alcools a gagné 6,78 % en cinq jours pour finir venedi à 133,90 euros. Bruxelles doit se prononcer, le 24 juin, sur l offre publique d achat lancée par Pernod Ricard sur Allied Domecq. Si l OPA réussit, Diageo récupérera deux marques de vins et d alcools. En contrepartie, le britannique a accepté de «cesser toutes discussions avec une quelconque tierce partie», et s est engagé à «ne pas acquérir ou céder d actions Allied Domecq sans l accord de Pernod». L arrivée de Vincent Bolloré et de trois de ses proches au conseil d administration d Havas, jeudi 9 juin, a davantage provoqué des remous à la Bourse de Paris qu elle n a rassuré les marchés. Le jour même, le titre perdait 2,51 %, et a poursuivi sa chute de 1,50 % venedi. Victime des incertitudes qui entourent l avenir du groupe publicitaire dirigé par Alain de Pouzilhac, le titre a cédé 4,93 % sur l ensemble de la semaine, pour s établir venedi à 4,60 euros. Ce même jour, CA Cheuvreux a abaissé sa recommandation de «sous-performance» à «surperformance». VALEURS DU SBF120 VALEURS FRANCAISES ET ZONE EURO Venedi 10 juin 19h40 Valeur Dernier Sem. % var. % var. Plus Plus Divid. Code cours préc. /heb. 31/12 haut bas net ISIN ACCOR , ,22...0, , , ,25...1,30...FR AGF , ,20...1, , , ,60...2,60...FR AIR FRANCE -KLM , ,00...0, , , ,98...0,05...FR AIR LIQUIDE , ,60...1,27...5, , ,60...3,50...FR ALCATEL A ,15...9,03...1, , ,70...8,14...0,16...FR ALSTOM ,79...0,77...2, ,07...0,79...0,56...0,55...FR ALTEN , , , , , ,81...n/d...FR ALTRAN TECHNO ,48...7,15...4, ,35...9,01...6,07...0,20...FR APRIL S.A.(LY) , , , , , ,80...0,22...FR ARCELOR , , , , , ,03...0,52...LU AREVA CIP , , ,60...0, , ,00...6,20...FR ASF , ,36...3, , , ,00...1,04...FR ASSYSTEM BRIME , , , , , ,75...0,25...FR ATOS ORIGIN , , ,10...0, , ,60...n/d...FR AXA , ,95...0, , , ,90...0,61...FR BACOU-DALLOZ , , , , , ,00...0,50...FR BENETEAU , , , , , ,75...1,23...FR BIC , ,62...2, , , ,55...1,50...FR BNP PARIBAS , ,05...0,71...5, , ,70...2,00...FR BONDUELLE , , , , , ,10...1,25...FR BOUYGUES , , , , , ,75...0,75...FR BUSINESS OBJECTS , ,92...3, , , ,90...n/d...FR CAMAIEU , , , , , ,75...1,50...FR CAP GEMINI , ,35...2, , , ,13...0,40...FR CARBONE-LORRAINE , ,43...4,22...0, , ,50...0,55...FR CARREFOUR , , , , , ,97...0,94...FR CASINO GUICHARD , , , , , ,10...2,08...FR CIMENTS FRANCAIS , ,80...2, , , ,15...1,60...FR CLARINS , , , , , ,20...0,77...FR CLUB MEDITERRANEE , ,20...0, , , ,66...1,00...FR CNP ASSURANCES , , , , , ,50...1,66...FR CREDIT AGRICOLE , , , , , ,86...0,36...FR DANONE , , ,40...9, , ,75...1,35...FR DASSAULT SYSTEMES , ,41...2,32...5, , ,40...0,34...FR DEXIA , ,89...0,28...5, , ,93...0,47...BE EADS , , , , , ,76...0,38...NL EIFFAGE , ,75...6, , , ,36...0,50...FR ELIOR SCA ,10...9,74...3, , ,43...8,24...0,13...FR ESSILOR INTL , ,45...1, , , ,30...0,76...FR EULER HERMES , , , , , ,75...2,50...FR EURAZEO , ,00...n/d...22, , ,09...1,00...FR EURO DISNEY SCA ,13...0,12...8, ,80...0,18...0,10...n/d...FR EUROTUNNEL ,26...0, ,70...4,00...0,28...0,17...n/d...FR FAURECIA , , ,72...7, , ,90...0,91...FR FIMALAC , , ,75...4, , ,00...1,05...FR FRANCE TELECOM , , , , , ,17...0,48...FR GECINA , ,50...4, , , ,10...2,45...FR Valeur Dernier Sem. % var. % var. Plus Plus Divid. Code cours préc. /heb. 31/12 haut bas net ISIN GENERALE DE SANTE , ,59...0, , , ,88...0,30...FR GEOPHYSIQUE , , , , , ,20...1,22...FR GFI INFORMATIQUE ,03...4,84...3,93...8,41...5,85...4,27...0,04...FR GUYENNE GASCOGNE , ,65...0, , , ,50...2,50...FR HAVAS ,60...4, ,96...9,52...5,12...4,02...0,05...FR HERMES INTL , ,00...1, , , ,10...2,00...FR IMERYS , ,45...0, , , ,15...1,50...FR INGENICO , , ,18...0, , ,23...0,12...FR IPSOS , ,15...0,85...7, , ,35...0,85...FR JC DECAUX , ,14...2, , , ,86...n/d...FR KLEPIERRE , ,65...0, , , ,60...2,30...FR LAFARGE , ,85...4,73...5, , ,80...2,40...FR LAGARDERE , ,05...2, , , ,00...1,00...FR L'OREAL , ,85...0,58...9, , ,50...0,82...FR LVMH MOET HEN , ,20...1, , , ,95...0,70...FR M6-METROPOLE TV , ,07...5,88...1, , ,12...0,84...FR MEDIDEP , , , , , ,00...n/d...FR MICHELIN , ,80...0,10...9, , ,89...1,25...FR NATEXIS BQ POP , ,90...1, , , ,00...3,30...FR NEOPOST , ,90...1, , , ,50...1,25...FR NEXANS , ,63...4, , , ,91...0,50...FR NRJ GROUP , ,84...8, , , ,10...0,29...FR OBERTHUR CARD SYS ,80...6,65...2, ,86...7,10...5,54...n/d...FR PAGESJAUNES , ,24...1,04...8, , ,12...0,93...FR Valeur Dernier Sem. % var. % var. Plus Plus Divid. Code cours préc. /heb. 31/12 haut bas net ISIN PERNOD-RICARD , ,40...6, , , ,50...1,16...FR PEUGEOT , , ,63...1, , ,20...1,35...FR PIERRE VACANCES , , , , , ,55...1,80...FR PPR , ,15...2, , , ,05...2,52...FR PUBLICIS GROUPE , ,05...2,29...3, , ,43...0,26...FR REMY COINTREAU , ,99...3, , , ,17...1,00...FR RENAULT , ,90...0, , , ,30...1,80...FR RHODIA ,45...1,42...2, ,14...1,94...1,18...0,12...FR RODRIGUEZ GROUP , ,50...1,90...7, , ,30...0,50...FR SAFRAN , ,80...0,54...7, , ,80...0,12...FR SAINT-GOBAIN , , ,36...4, , ,20...1,15...FR SANOFI-AVENTIS , , , , , ,40...1,20...FR SCHNEIDER ELECTRIC , ,15...3, , , ,15...1,80...FR SCOR ,57...1, , ,95...1,71...1,38...0,03...FR SEB , ,70...1,42...8, , ,30...2,40...FR SOCIETE GENERALE , ,20...1, , , ,25...3,30...FR SODEXHO ALLIANCE , , , , , ,81...0,70...FR SOITEC ,10...9, , ,39...9,46...5,06...n/d...FR SOPRA GROUP CA , ,95...4,54...1, , ,00...0,80...FR SPIR COMMUNIC , ,20...5, , , ,00...5,00...FR SR TELEPERFORMANCE , ,97...1, , , ,16...0,15...FR STERIA GROUPE , , , , , ,41...0,22...FR STMICROELECTRONICS , ,80...2, , , ,83...0,07...NL SUEZ , , , , , ,77...0,80...FR TECHNIP , ,43...0,88...8, , ,32...1,30...FR TF , , , , , ,30...0,65...FR THALES , ,49...0, , , ,99...0,80...FR THOMSON , ,42...2,30...7, , ,08...0,28...FR TOTAL , ,60...2, , , ,00...3,00...FR TRIGANO , , , , , ,00...0,60...FR UBISOFT ENTERTAIN , ,70...3, , , ,62...n/d...FR UNIBAIL , , , , , ,20...0,90...FR UNILOG , , ,65...8, , ,55...0,45...FR VALEO , ,02...7, , , ,25...1,10...FR VALLOUREC , , , , , ,20...1,60...FR VEOLIA ENVIRON , , , , , ,21...0,68...FR VINCI , ,10...3, , , ,30...2,30...FR VIVENDI UNIVERSAL , ,82...0,64...6, , ,50...0,60...FR WENDEL INVEST , , , , , ,70...1,15...FR ZODIAC , ,51...2, , , ,75...0,65...FR ALTADIS , ,00...1,91...6, , ,20...0,34...ES EURONEXT N.V , ,40...2, , , ,61...0,45...NL Cours en euros. : valeur pouvant bénéficier du service de règlement différé (SRD). En gras : CAC40. # : valeur faisant l'objet d'un contrat d'animation. Plus haut et plus bas : depuis le 1/1/2005. n/d : valeur non disponible. LES BOURSES DANS LE MONDE 10/6, 22h43 Pays Indice Dernier % var. Maxi Mini PER cours /heb UNION EUROPÉENNE ALLEMAGNE DAX Index 4586,10 10/6 1, ,05 10/6 4157,51 27/4 13,10 Euro Neu Markt Price IX 673,19 10/6 0,27 689,33 28/2 630,34 29/4 AUTRICHE Austria traded 2910,96 10/6 3, ,44 10/6 2399,25 14/1 14,50 BELGIQUE Bel ,40 10/6 0, ,28 13/4 2934,70 3/1 13,00 DANEMARK Horsens Bnex 334,50 10/6 1,86 335,14 10/6 267,15 18/4 13,30 ESPAGNE Ibex ,50 10/6 0, ,70 15/2 8907,00 24/1 13,60 FINLANDE Hex General 7127,56 10/6 0, ,36 10/6 6056,20 24/1 14,30 FRANCE CAC ,10 10/6 0, ,20 2/6 3804,92 12/1 12,40 CAC Next ,01 10/6 1, ,55 8/6 4029,21 6/1 CAC Mid ,80 10/6 1, ,27 8/6 4329,96 3/1 CAC Small ,57 10/6 0, ,67 13/4 5307,65 3/1 SBF ,84 10/6 0, ,84 10/6 2633,56 12/1 13,20 CAC IT ,32 10/6 1, ,98 8/3 3757,37 29/4 GRÈCE ASE General 3086,51 10/6 2, ,26 28/2 2786,51 3/1 15,80 HONGRIE Bux 17643,14 9/6 0, ,66 8/ ,57 7/1 9,90 IRLANDE Irish Overall 6334,57 10/6 0, ,93 25/2 5779,19 28/4 13,90 ITALIE S&P Mib index 32378,00 10/6 1, ,00 8/ ,00 12/1 14,80 LUXEMBOURG Lux Index 1346,81 10/6-0, ,69 7/3 1277,84 6/1 7,60 PAYS BAS Amster. Exc. Index 376,09 10/6 1,23 380,19 7/3 345,55 28/4 11,70 Pays Indice Dernier % var. Maxi Mini PER cours /heb POLOGNE WSE Wig ,21 9/6 3, ,48 25/2 1824,98 16/5 12,90 PORTUGAL PSI ,00 10/6-0, ,10 8/2 7394,77 8/6 14,00 ROYAUME UNI FTSE 100 index 5030,40 10/6 0, ,80 21/2 4765,40 12/1 12,90 FTSE techmark 100 index 1182,74 10/6 1, ,92 17/2 1078,67 29/4 22,20 SUÈDE OMX 799,59 10/6 1,52 801,03 10/6 724,73 24/1 15,40 TCHÉQUIE Exchange PX ,80 9/6 1, ,69 10/3 1032,00 30/12 16,20 EUROPE ISLANDE ICEX ,99 9/6 0, ,54 27/4 3343,95 4/1 RUSSIE RTS 673,72 9/6-0,38 719,73 8/4 591,66 20/1 SUISSE Swiss market 6239,38 10/6 0, ,99 10/6 5655,10 12/1 15,10 TURQUIE National ,99 9/6-1, ,53 28/ ,84 18/4 10,40 AMÉRIQUES ARGENTINE Merval 1450,96 9/6-5, ,31 25/2 1276,47 15/4 8,10 BRÉSIL Bovespa 24950,95 10/6-5, ,40 7/ ,97 20/1 20,90 CANADA TSX Composite 9790,09 10/6 1, ,41 4/3 8952,79 7/1 15,10 CHILI Ipsa 2012,06 10/6 0, ,01 16/3 1707,09 12/1 15,60 ETATS-UNIS Dow Jones ind ,63 10/6 0, ,46 7/ ,46 20/4 15,70 Nasdaq composite 2063,00 10/6-0, ,60 3/1 1889,83 29/4 24,40 Nasdaq ,02 10/6-1, ,45 3/1 1394,36 29/4 24,60 Wilshire ,59 10/6 0, ,93 7/ ,22 29/4 Standards & Poors ,11 10/6 0, ,11 7/3 1136,22 20/4 16,10 MEXIQUE IPC 13217,15 10/6 0, ,29 7/ ,16 19/4 12,50 Pays Indice Dernier % var. Maxi Mini PER cours /heb ASIE-OCÉANIE AUSTRALIE All ordinaries 4180,00 10/6 0, ,80 21/3 3886,00 5/5 15,40 CHINE Shangaï B 70,10 9/6 10,10 83,98 9/3 63,66 2/6 Shenzen B 232,50 9/6 8,83 276,83 9/3 211,61 3/6 CORÉE DU SUD K Composite 987,58 9/6 1, ,78 11/3 870,84 7/1 HONG KONG Hang Seng 13934,76 10/6 0, ,54 28/ ,53 24/1 14,10 HKEX LargeCAp 15675,93 10/6 1, ,29 28/ ,30 24/1 INDE Bombay SE ,81 10/6 0,27 928,38 8/3 810,58 24/1 ISRAËL Tel Aviv ,41 9/6-0,26 706,28 8/6 629,27 5/1 JAPON Nikkei ,23 10/6 0, ,46 7/ ,58 21/4 16,10 Topix index 1148,97 10/6 0, ,93 22/3 1104,30 21/4 23,20 MALAISIE KL composite 890,02 10/6 2,79 940,94 19/1 858,84 2/6 13,50 NOUVELLE-ZÉLANDE All ordinar. 975,68 9/6 1, ,68 9/3 927,61 11/5 SINGAPOUR Straits Time 2220,43 10/6 1, ,67 10/6 2061,99 4/1 TAÏWAN Weighted 6192,35 10/6 1, ,52 2/3 5565,41 21/4 12,90 THAILANDE Thaï SE 679,98 10/6 0,48 746,09 28/2 651,51 26/5 AFRIQUE AFRIQUE DU SUD All share 14012,50 10/6 0, ,80 6/ ,91 20/1 11,20 COTE D'IVOIRE BRVM 102,26 9/6-0,53 103,00 1/6 83,68 15/2 PER - Price Earning Ratio (ou cours/bénéfice) : cours de Bourse divisé par le bénéfice par action estimé pour l'exercice courant. PER : Jacques Chahine Finances ; données : la Cote Bleue. n/d : valeur non disponible. MARCHÉ DES CHANGES 10/6, 22h43 TAUX TAUX COURANTS OR MÉTAUX Dollar 100 Yens Euro Livre Franc S. NEW YORK ($) 0, , , ,78808 TOKYO ( ) 108, , , ,60178 PARIS ( ) 0, , , ,65032 LONDRES ( ) 0, , , ,43485 ZURICH (FR. S.) 1, , , ,29965 COURS DE L'EURO Achat Vente couronne danoise...7, ,4438 couronne norvég...7, ,8534 couronne suédoise...9, ,2263 couronne tchéque...29, ,9870 dollar australien...1, ,5919 dollar canadien...1, ,5160 dollar hongkong...9, ,4293 dollar néo-zéland....1, ,7869 forint hongrois...249, ,0200 leu roumain , ,0000 rouble...34, ,5190 TAUX D'INTÉRÊT LE 10/6 Taux Taux Taux Taux j.le j. 3 mois 10 ans 30 ans france 2,08 2,11 3,15 3,56 royaume-uni 4,68 4,86 4,33 4,33 italie 2,08 2,11 3,30 3,79 allemagne 2,08 2,11 3,13 3,59 japon 0,04 0,05 1,08 2,12 états-unis 3,03 3,40 4,03 4,37 suisse 0,72 0,75 1,91 2,43 MARCHÉS A TERME LE 10/6, 22h43 Echéance Premier Dernier Contrats paris prix prix ouverts cac 40 ter. 6/5 4177, , euro notio. 0/0 0,00 0,00 0 euro st. 50 6/5 3143, , francfort bund 10 ans 9/5 123,55 123, lones euribor 3m. 9/5 97,94 97, new york dow jones 6/ , , s. & poors 9/5 1207, , Taux de base bancaire...6,60 % Taux des oblig. des sociétés privées...4,26 % Taux d'intérêt légal...2,05 % Crédit immobilier à taux fixe taux effectif moyen...4,72 % usure...6,29 % Crédit immobilier à taux variable taux effectif moyen...4,27 % usure...5,69 % Crédit consommation (- de euros) taux effectif moyen...14,70 % usure...19,60 % Crédit renouvelable, découverts taux effectif moyen...12,40 % usure...16,53 % Crédit consommation (+ de euros) taux effectif moyen...6,65 % usure...8,87 % Crédit aux entreprises (+ de 2ans) moyenne taux variable...4,34 % usure taux variable...5,79 % moyenne taux fixe...4,82 % usure taux fixe...6,43 % (Taux de l usure : taux maximum légal) VENDREDI 10 JUIN 22h43 Cours % var. /heb. OR FIN KILO BARRE ,00...0,00 OR FIN LINGOT ,00...1,76 ONCE D'OR EN DOLLAR...422,55...0,51 PIÈCE 20 FR. FRANCAIS...63,00...3,11 PIÈCE 20 FR. SUISSE...63,00...2,27 PIÈCE UNION LAT ,00...1,61 PIÈCE 10 US$...210,00...5,00 PIÈCE 20 US$...375,00...1,28 PIÈCE 50 PESOS MEXICAINS...407,00...3,04 DENRÉES VENDREDI 10 JUIN 22h43 Cours % var. /heb. BLE ($ CHICAGO)...313, ,94 CACAO ($ NEW YORK) , ,81 CAFE ( LONDRES) , ,66 COLZA ( PARIS)...220,50...0,23 MAÏS ($ CHICAGO)...209, ,13 ORGE ($ WINIPEG)...120,00...3,72 JUS D'ORANGE ($ NEW YORK)...94,90...0,26 SUCRE BLANC ( LONDRES)...255,30...2,49 SOJA TOURT. ($ CHICAGO)...211, ,63 VENDREDI 10 JUIN 22h43 Cours % var. /heb. LONDRES ALUMINIUM COMPTANT ($/T).1711, ,78 ALUMINIUM À 3 MOIS ($/T) , ,43 CUIVRE COMPTANT ($/T) ,00...3,99 CUIVRE À 3 MOIS ($/T) ,50...3,97 ETAIN COMPTANT ($/T) , ,24 ETAIN À 3 MOIS ($/T) , ,97 NICKEL COMPTANT ($/T) , ,86 NICKEL À 3 MOIS ($/T) , ,45 PLOMB COMPTANT ($/T)...984, ,09 PLOMB À 3 MOIS ($/T)...960, ,03 ZINC COMPTANT ($/T) , ,54 ZINC À 3 MOIS ($/T) , ,31 NEW YORK ARGENT À TERME ($/once)...7, ,13 PLATINE À TERME ($/once)...871, ,46 PÉTROLE VENDREDI 10 JUIN 22h43 Cours % var. /heb. BRENT (LONDRES)...53, ,22 WTI (NEW YORK)...54,31...1,21 LIGHT SWEET CRUDE...53, ,78

7 MARCHÉS LE MONDE/DIMANCHE 12 - LUNDI 13 JUIN 2005/VII Le pétrole fait progresser la Bourse parisienne La montée de l or noir a profité à Total, et la hausse du dollar à l ensemble de la place Le discours de politique générale du premier ministre, Dominique de Villepin, mercredi 8 juin, temps fort de la vie politique française cette semaine, ne semble pas avoir pesé lourd sur la place parisienne. Bien moins, en tout cas, que la remontée des cours du brut mercredi, le discours d Alan Greenspan, gouverneur de la Réserve fédérale américaine (FED) jeudi, ou les chiffres de la balance commerciale des Etats-Unis venedi. Ces nouvelles ont eu un impact globalement positif sur la place. Entre lundi et venedi, le CAC 40 a progressé de 0,52 %. La baisse des stocks de produits pétroliers aux Etats-Unis, constatée mercredi, ainsi que l annonce d ouragans en formation dans les Caraïbes, mais aussi le début de la «iving season», la saison des vacances itinérantes, ont à nouveau poussé le prix du pétrole à la hausse. D autant que les investisseurs ne semblent pas attene de la prochaine réunion de l Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), mercredi 15 juin à Vienne (Autriche), une augmentation des quotas. Le baril de west texas intermediate (WTI) cotait 54,40 dollars venedi à 17 heures (heure de Paris). Dans ce contexte, certains analystes incitent à l achat de valeurs pétrolières. L agence Standard & Poor s l avait déjà anticipé : dans une note du 25 mai, elle Alors que l euro a évolué en moyenne autour de 1,225 dollar, durant la semaine du 6 juin, le marché obligataire a attiré tous les regards. Les taux d intérêt à dix ans en Europe ont poursuivi leur décrue ils ont atteint leur plus bas niveau historique à 3,13 %, mercredi 8, tandis que leur équivalent américain s est légèrement repris sur la semaine. Toutefois, à 3,98 % venedi, le taux des bons du Trésor américain à dix ans reste à son niveau le plus faible depuis un an. Compte tenu de la conjoncture et de l environnement monétaire, ces rendements des taux d Etat à long terme sont anormalement faibles. Aux Etats-Unis, pour la première fois depuis 1971, date qui marque la fin de la convertibilité du dollar en or et le début de l ère des changes flottants, «une phase de durcissement de la politique monétaire américaine n engene pas de tension des taux obligataires», écrit Jean-Marie Mercadal, directeur général d une filiale de gestion d Ofivalmo, dans une note de recherche. Il explique ainsi que «depuis 1971, on dénombre neuf cycles de relèvement des taux directeurs. Les taux longs se sont systématiquement tendus lors de ces neuf phases, de la manière suivante : 100 points de base [1 %] de hausse des taux monétaires induit 36 points de base [0,36 %] en moyenne de tension des taux longs. Depuis le début de la phase actuelle, les taux courts ont été relevés de 200 points de base, de 1 % à 3 % alors société des lecteurs du «monde» Conforter l indépendance du Monde Vous êtes attaché à l indépendance du Monde. Vous pouvez y concourir en rejoignant la Société des lecteurs (SDL). Elle contrôle 10,46 % du capital du journal. Les titres de la SDL sont inscrits sur le marché libre, code ISIN FR Ceux qui possèdent un portefeuille peuvent passer un ore d achat à leur banque. Les autres peuvent acheter une ou plusieurs actions en s aessant au secrétariat de la SDL. Les actions ainsi acquises seront inscrites en «compte nominatif pur», formule qui n entraîne pas de oit de garde pour l actionnaire. Cours de l action le 10 juin 2005 : 8,65 Société des lecteurs du «Monde», 80, boulevard Auguste-Blanqui, Paris Cedex 13. Tél. : Courriel : recommandait fortement l acquisition de titres Total. L action du groupe pétrolier français s est effectivement appréciée de 2,79 % sur la semaine, terminant, venedi, à 187,70 euros. Un mouvement qui a contribué à la hausse du CAC 40 vu le poids de Total dans l indice parisien. La montée du cours du brut n a, en revanche, pas eu d impact majeur sur Wall Street. D autant que les chiffres relatifs à la balance commerciale américaine, publiés venedi, ont été meilleurs (ou moins mauvais) que prévu. Le déficit commercial s est élevé à 57 milliards de dollars en avril (47,02 milliards d euros). Le discours de M. Greenspan a lui aussi bénéficié aux différentes places boursières, en particulier à Paris. Ses propos rassurants quant à la bonne santé de l économie américaine ont profité aux marchés d actions dans la mesure où ils laissent présager une nouvelle hausse des taux. Ils ont aussi contribué à raffermir le dollar, ce qui est de bon augure pour des sociétés qui réalisent une large part de leur chiffre d affaires en zone dollar mais fabriquent ailleurs. Répondant à ce modèle, LVMH a ainsi vu son cours s apprécier de 1,55 % sur la semaine, finissant venedi à 52,15 euros, malgré l annonce de la fermeture, à compter du 15 juin, de son grand magasin parisien, La Samaritaine. La politique française, si elle n a que, dans le même temps, les rendements obligataires gouvernementaux à dix ans se sont détendus de 70 points de base, à moins de 4 %!» Compte tenu de l environnement conjoncturel et monétaire, les niveaux d équilibre se situent selon M. Mercadal autour de 4 % à 4,5 % pour les taux longs dans la zone euro et de 5 % aux Etats-Unis. globalement pas influé sur les places, a néanmoins ouvert de nouveaux horizons aux investisseurs, avec l annonce de plusieurs privatisations ou la poursuite du retrait de l Etat de certains de ses anciens fiefs. Lundi, le ministère des finances a ainsi annoncé le lancement d un appel d offres pour la cession de titres France Télécom. L Etat a vendu 6,2 % du capital de l opérateur national. Cet afflux de titres sur le marché explique sans doute que l action du groupe de télécommunications ait légèrement fléchi de 0,35 % sur la semaine, pour s établir à 22,80 euros venedi. Les prochaines semaines devraient aussi voir la mise sur le marché d environ 20 % du capital de Gaz de France. Dans les mois à venir, c est EDF qui devrait être introduite en Bourse, a annoncé, jeudi, le ministre de l économie, Thierry Breton. Est aussi envisagée la vente de participations dans trois sociétés d autoroutes : la Société des autoroutes du nord et de l est de la France (Sanef), les AU PLUS BAS Taux des emprunt d'etat français émis à dix ans NOUVEAU DÉFICIT COMMERCIAL AMÉRICAIN Les Etats-Unis ont enregistré en avril une aggravation de leur déficit commercial moins importante que prévu, à 57 milliards de dollars (47,02 milliards d euros) contre 53,6 milliards en mars, notamment grâce à de fortes ventes d avions civils, a indiqué le département du commerce venedi 10 juin. Les analystes tablaient sur un déficit de 58 milliards de dollars. Néanmoins, ce déficit s est accru de 6,3 %, soit la dégradation la plus importante depuis octobre Après la publication de ces chiffres, l euro est redescendu sous les 1,22 dollar, à 1,2194. La veille, il est apparu que la Réserve fédérale américaine (Fed) devrait continuer à relever ses taux d intérêt. C est ce qu ont compris les spécialistes des marchés, après avoir entendu le discours d Alan Greenspan, le président de la Fed, devant le Congrès. D après ce dernier, l économie américaine a des bases «raisonnablement fermes», et l inflation «reste contenue». Ila estimé que le passage à vide de l économie au printemps «n annonçait pas un ralentissement de l activité». 4,4 4,2 4,0 3,8 3,6 3,4 3,2 La politique française n a globalement pas influé sur les places Autoroutes Paris-Rhin-Rhône et les Autoroutes du sud de la France (ASF). Les perspectives de retrait de l Etat de ces firmes ont en revanche contribué à en faire monter les cours. Certains estiment en effet que ces cessions faciliteront des rapprochements dans ce secteur. Les considérations politiques étaient, en revanche, absentes de la bataille qui a agité les milieux financiers cette semaine et a conduit, jeudi, à la prise de pouvoir de Vincent Bolloré au conseil d administration d Havas, dont l homme d affaires détient 20,4 % du capital. Le titre du groupe de communication s est effoné de 4,96 % sur la semaine, à 4,60 euros. L affaire à peine bouclée, M. Bolloré a aussi alimenté les spéculations en Italie, certains voyant sa main derrière la flambée boursière de la banque d affaires Mediobanca, dont il est administrateur, et des assurances Generali. Dans la matinée de jeudi, l action Mediobanca s est envolée de 7,6 %, pour terminer en fin de journée en hausse de 3,22 %, à 15,82 euros. De son côté, Generali a progressé de 2,73 % jeudi. Un mystérieux assaillant tenterait de mettre la main sur Mediobanca et, éventuellement, sur Generali, contrôlé par la banque d affaires milanaise. Venedi, la presse italienne s interrogeait sur l existence d une «piste française», mettant en cause M. Bolloré pour Mediobanca. Le Salon du Bourget, qui se tiena du 13 au 19 juin, offrira un Le mystère des taux d intérêt à long terme Le rendement des bons à dix ans du Trésor français se rapproche des 3 %. Aux Etats-Unis, il est à moins de 4 %, comme il y a un an. La Fed a tenté d expliquer ce phénomène Le 10 juin 3,143 3,0 J M M J S N J M M J Le rendement des obligations d'etat emis à dix ans a atteint son plus bas niveau historique mercredi 8 juin. Source : Bloomberg quatre hypothèses Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan, qui avait qualifié en février l évolution des marchés obligataires d «énigme», est revenu sur le sujet, lundi, à l occasion d une conférence à Pékin sur le système financier et bancaire. La baisse des rendements des bons du Trésor est «clairement sans précédent», a-t-il affirmé. Il a avancé quelques pistes d explication : «La première hypothèse est que les marchés signalent une faiblesse de l économie. C est certainement une notion crédible. Mais les signes périodiques de reessement dans certains pans de l économie n ont pas interrompu la baisse de ces taux.» La seconde hypothèse de M. Greenspan repose sur le comportement des fonds de pension. «A l approche de l inévitable augmentation du nombre de retraités, particulièrement dans les pays développés, le financement des plans de retraite est devenu un souci croissant», a-t-il relevé. Il rappelle que les fonds de pension et les compagnies d assurance sont sous pression pour obtenir des rendements sur leurs investissements obligataires. «Cette demande croissante pour les obligations à long terme est évidente, comme le montre l accueil favorable des émissions d emprunt à cinquante ans effectuées par la France et le Royaume-Uni», a-t-il précisé. Mais cela ne peut être, selon lui, qu une partie de l explication. Troisième piste, la forte accumulation de bons du Trésor américain par les banques centrales étrangères. «Sans nul doute, ces achats ont fait baisser les taux à long terme de l Etat américain. Mais, compte tenu de la taille du marché de la dette d Etat à long terme, les équipes de la Fed estiment que l effet de ces achats a été modeste», a-t-il expliqué. Enfin, dernière hypothèse : la mondialisation des échanges avec la Chine et l Inde, qui a fait pression à la baisse sur les prix des biens et services. Et la perspective d une faible inflation s est répercutée sur les rendements nominaux. Mais, a ajouté M. Greenspan, si ce raisonnement permet de comprene ce qui s est passé au cours des dix dernières années, «je ne crois pas qu il permette d expliquer le déclin des taux d intérêt de long terme au cours de l année écoulée, malgré la hausse des taux de court terme». Conclusion, donc : rien ne permet d expliquer rationnellement les récents mouvements intervenus sur les marchés financiers. Le niveau actuel de ces taux est lié à plusieurs facteurs, a de son côté expliqué Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, lors d une conférence à Paris mercredi devant un parterre de trésoriers d entreprise. Parmi ces raisons figure le «très haut niveau de crédibilité des banques centrales dans le monde», ce qui permet que «la stabilité des prix reste assurée». Un autre facteur tient selon lui au fait que certaines monnaies sont liées au dollar, et à «une abondante liquidité mondiale». Cette abondance «est un souci pour les banquiers centraux», a reconnu M. Noyer, soulignant qu «on ne peut pas avoir à la fois indéfiniment des liquidités extrêmement abondantes dans l ensemble du monde» et «le maintien d une inflation très basse». La forte abondance de liquidités dans le monde «n est pas destinée à durer éternellement», a-t-il estimé. Selon lui, il faut «faire un choix» entre cette abondance et la «stabilité des prix». On «ne peut pas vivre sur l idée que les taux d intérêt à long terme sont pour toujours bas», a-t-il précisé. Le recul des rendements de long terme devrait, en théorie, calmer les partisans d une baisse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) afin de soutenir la croissance. En effet, la récente baisse des taux longs, sur lesquels reposent le financement des agents économiques, a plus d impact direct sur la conjoncture qu un geste des autorités monétaires sur les taux à très court terme. Le Fonds monétaire internationale (FMI) estime néanmoins qu une baisse des taux de la BCE est inévitable. Son directeur général, Roigo Rato, a de nouveau, mercredi, lors d une conférence à Francfort, appelé la BCE à ne pas exclure une baisse de ses taux si la croissance en Europe continuait à faiblir. Cécile Prudhomme tout autre spectacle. En avant-première, le groupe d aéronautique et de défense Dassault a annoncé, venedi, qu il comptait mettre sur le marché sa participation (5,7 %) dans la société d électronique Thales. Le capital de cette entreprise est également détenu à 9,1 % par Alcatel et à 31,3 % par l Etat. L action Thales s est appréciée de 0,87 % sur la semaine, à 33,78 euros. La perspective du Salon du Bourget n a néanmoins pas bénéficié à EADS. Le titre du groupe européen a fléchi de 0,21 % depuis lundi, s établissant, venedi, à 23,90 euros, alors que l annonce de commandes substantielles d Airbus est attendue pour les prochains jours. Les bonnes nouvelles se sont en revanche succédé dans le domaine des puces, notamment pour Intel. Le premier fabricant mondial de microprocesseurs devrait profiter de l adoption de ses produits par Apple pour ses prochains Macintosh, jusqu alors équipés de puces IBM Power PC. Intel a également annoncé, jeudi, qu il relevait ses prévisions de chiffre d affaires pour le deuxième trimestre à une fourchette comprise entre 9,1 et 9,3 milliards de dollars. Les titres d autres sociétés du secteur en ont profité. Ainsi, STMicroelectronics a vu son action progresser de 2,58 % sur la semaine, terminant, venedi, à 13,13 euros. Annie Kahn EURO STOXX 50 p+ 0,95 % 3 143,85 points NASDAQ q 0,41 % points TOKYO NIKKEI n+ 0,04 % ,23 points NEW YORK DOW JONES p+ 0,49 % ,63 points FRANCFORT DAX 30 IBIS p+ 1,68 % 4 586,10 points CHRONIQUE DES CAPITAUX Une flopée d émissions PARIS CAC 40 p+ 0,52 % 4 184,10 points LONDRES FT 100 p+ 0,62 % 5 030,40 points une dizaine d entreprises en liste d attente pour les semaines à venir, trois belles réussites au cours des derniers jours pour un échec : le marché primaire obligataire de l euro ne s est pas appesanti sur ses déboires récents. Oubliées, les primes de risque qui s étaient envolées après que l obligation General Motors fut passée en catégorie spéculative. Oubliée de la même façon, la méfiance générale envers les obligations d entreprises non financières. Enfin, oubliées les questions sur le devenir des hedge funds, les fonds spéculatifs, après leurs pertes supposées, rarement avouées, sur les obligations desdites entreprises. Est-il besoin de préciser que le référendum du 29 mai fait déjà partie de l histoire ancienne? La semaine a débuté par l opération de Portugal Telecom. L opérateur de téléphonie portugais souhaitait réaliser l opération annulée à la mi-mars, au début des difficultés du marché. L émetteur avait alors dû annuler le lancement d un emprunt à vingt ans tant le marché aurait difficilement pu l absorber, se contentant de réaliser deux tranches, à sept et douze ans. A la veille du week-end, Citigroup, unique banque mandatée, lançait l opération pour le compte de Portugal Telecom : 500 millions d euros à vingt ans offrant une prime de 137 points de base. Lundi 6 juin, les écrans affichaient plus de 147 points de base. Si la prime de risque est ensuite redescendue un peu (142 points), l opération s est révélée difficile. Mardi, en revanche, le succès était au rendez-vous pour Veolia Environnement, attendu pour la première opération d obligations indexées sur l inflation européenne émises par une entreprise. 600 millions d euro à dix ans ont été empruntés auprès d investisseurs venus nombreux et qui ont fait le succès de l opération. Si les Français ont formé près de la moitié des acheteurs (47 %), Italiens et Allemands étaient aussi présents. Le lendemain, c était au tour de LVMH. Même montant (600 millions d euros), maturité plus courte (sept ans) et surtout structure classique, à taux fixe assorti d une prime de risque de 50 points de base. L émission était dirigée par Calyon, Deutsche Bank et HSBC. La prime a été visiblement suffisante pour rémunérer le risque, LVMH étant noté triple B +. Oubliées, les inquiétudes de ces dernières semaines. Est-il besoin de préciser que le référendum fait déjà partie de l histoire ancienne? Dernière opération de la semaine, venedi. Les mêmes banques que dans l opération de LVMH, rejointes par JP Morgan, pour Valeo, noté A + mais assorti d une perspective négative. La partie n était pas facile pour ce sous-traitant de constructeurs automobiles, le secteur le plus malmené sur le marché. Et ce fut une réussite, l emprunt de 600 millions d euros à huit ans rémunérant les investisseurs 80 points de base de mieux que le taux de référence a trouvé preneurs. Ces émetteurs n ont fait qu ouvrir la voie aux nombreuses entreprises qui souhaitent lever des fonds avant l été. D autant que le niveau historiquement bas des taux d intérêt permet aux emprunteurs de trouver de la ressource à très bon marché. Le coupon des obligations LVMH est de 3,375 % : un record. Cela permettra de regonfler un peu les statistiques du marché, et de retrouver au moins les volumes d émissions semestriels de Isabelle Ehrhart

8 VIII/LE MONDE/DIMANCHE 12 - LUNDI 13 JUIN 2005 À L AFFICHE Un énarque discret à l encontre des idées reçues Malgré un parcours classique (HEC, ENA) et une image «très lisse», le directeur général de France Trésor est, à entene ses collègues, «un original». En témoigne notamment son bureau, où s entassent les souvenirs Grâce à lui, les particuliers pourront bientôt acheter des emprunts d Etat aussi facilement que des actions d entreprise. Directeur général depuis décembre 2003 de l Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette de l Etat soit la coquette somme de milliards d euros, Bertrand de Mazières est tout aussi discret que son projet est loin des initiatives gouvernementales en faveur de l investissement boursier. Peu volubile, rarement jovial, avec une tête de premier de la classe, Bertrand de Mazières, 47 ans, paraît en tout point conforme à l image du ministère des finances, au neuvième étage duquel est niché son département. Imprégné de fortes valeurs chrétiennes, ce fils de préfet a connu un parcours exemplaire. Diplômé d HEC et titulaire d un DEA de oit, il a intégré la direction du Trésor à sa sortie de l ENA en Attaché financier aux Etats-Unis et au Canada entre 1986 et 1988, il est devenu successivement chef du Bertrand de Mazières f 1957 : naissance le 3 juillet à Villecresnes (Val-de-Marne). f 1985 : adjoint au chef du bureau Afrique et zone franc à la direction du Trésor. f 1986 : attaché financier à Washington. f 1988 : chef du bureau chargé de la réglementation bancaire et des banques nationales à la direction du Trésor. f 1993 : sous-directeur chargé de l endettement et le développement au ministère des finances. f 1996 : secrétaire général du Conseil des marchés financiers (CMF). f 2002 : directeur général de l Agence France Trésor. bureau des établissements de crédit et de la réglementation bancaire de 1988 à 1993, puis sous-directeur chargé des questions de dette et de développement de 1993 à Il a également été vice-président du Club de Paris, une instance informelle rassemblant 19 pays riches et traditionnellement présidée par le directeur du Trésor. Son ascension ministérielle a été interrompue lorsque, en octobre 1996, René Barbier de la Serre, président du Conseil des Bourses de valeurs (CBV), l appelle pour créer avec lui le Conseil des marchés financiers (CMF), une institution chargée de donner son aval aux entreprises lors des opérations de rapprochement et d édicter les réglementations boursières. «Bertrand a toujours considéré que la régulation arrivait nécessairement après l innovation financière et qu il fallait qu elle soit effectuée avec les gens du marché qui étaient concernés, se souvient Corinne Dromer, attachée de communication qui l a suivi du CMF à l AFT. Il ne considérait pas le CMF comme une tour d ivoire. Selon lui, une régulation n était bonne que lorsqu elle était applicable.» Il restera secrétaire général du CMF pendant huit ans, jusqu à la fusion de ce conseil avec la Commission des opérations de Bourse (COB) pour fonder l Autorité des marchés financiers (AMF), ce qui le contraint à trouver un autre poste. Par chance, son ami de longue date Sylvain de Forges avec lequel il faisait tandem au Trésor entre 1990 et 1992 sous les ores de Christian Noyer (l actuel gouverneur de la Banque de France) part au même moment dans le privé chez Veolia, l entreprise spécialisée dans le traitement des eaux et des déchets, et le recommande vivement pour prene sa place à l Agence France Trésor. Ce parcours professionnel, Bertrand de Mazières s en souvient tous les jours en entrant dans son bureau, où s affichent les souvenirs : au côté d un tableau signé de l un de ses frères trônent des dessins de Chimulus illustrant la vie au CMF, qui décoraient autrefois la salle du conseil, un tableau de timbres qui lui a été donné par la Banque centrale des Etats d Afrique de l Ouest, une boule en forme de tête rouge offerte par la délégation japonaise lors d une négociation, une sculpture en bois venant du ministre des finances du Togo «Il y a vraiment des horreurs mais j assume», déclare M. de Mazières. Mais, à écouter ses proches et ses anciens collaborateurs, M. de Mazières est loin de l image «très lisse» qu il peut donner : c est en fait «un original», qui se cache derrière «une grande pudeur et une grande timidité». Difficile donc par sa réserve d accéder à son intimité, même pour ceux qui ont travaillé à ses côtés pendant presque dix ans. Quelques détails toutefois : il a joué du clavecin étant jeune. Il est marié à une Anglaise rencontrée à Washington lorsqu il travaillait à l ambassade de France avec laquelle il a eu trois enfants. Il aime les beaux objets, trouvés dans des brocantes ou des galeries d art. Il n a pas de télévision mais lit Télérama. Il fait très attention à sa tenue, collectionne les boutons de manchette et lit beaucoup. Une chose est sûre : partout où il passe, M. de Mazières laisse un bon souvenir à ses collaborateurs. Et c est avant tout, selon M me Dromer, parce qu «il fait une grande confiance aux gens» et qu «il laisse aux autres leur liberté de s exprimer». «Il se soucie en effet des gens qu il croise, confirme M. de Forges. Et il prend garde à ne pas les brutaliser.» «Au CMF, nous étions une petite équipe et il n y avait pas de rapports compliqués, se souvient Marie-Josèphe Vanel, autrefois secrétaire générale adjointe du CMF et aujourd hui à l AMF. Nous avons vécu la grande période des offres publiques bancaires et la fusion entre Total, Fina et Elf. C étaient des affaires très mobilisatrices car nous étions au milieu des différents intervenants. Nous étions sans cesse sur le pont. Bertrand donnait une grande liberté à ses collaborateurs à condition qu on lui rende compte de nos travaux. Nous partagions nos informations. Nous avions ainsi beaucoup de souplesse d organisation, ce qui évitait les notes de service.» Elle ajoute : «C est quelqu un de très organisé, qui prend des notes sur des petits carnets de toutes les couleurs.» Autre originalité : M. de Mazières n est pas homme à rallier l opinion sans s être fait sa propre idée. «Il a toujours tendance à se méfier des opinions majoritaires, et il aurait même tendance à défene les opinions minoritaires», indique M me Dromer. Aujourd hui, au titre de défenseur du nom de la France sur les marchés financiers, il a de quoi faire. «Il y a des préjugés, surtout de la part des investisseurs étrangers, sur la France paresseuse, souligne M. de Mazières. Il faut fournir aux gens des éléments précis qui vont à l encontre de ces idées que l on doit combattre.» Quant à ses défauts, ils sont le revers de ses qualités : son caractère réservé et peu mondain fait, explique l un de ses proches, qu «il n aime pas se mettre en avant, et qu il attend qu on vienne le chercher, peut-être par fierté ou par orgueil». Cécile Prudhomme La sculpture d extérieur fait de nouveaux adeptes marché de l art. Les prix s envolent mais le transport peut tempérer les ardeurs «Grande liberté rêvée» de Cardenas (haut de 3,50 m) sera proposé chez Christie s entre et euros le 5 juillet. La demande pour les sculptures d extérieur est allée crescendo avec le développement des parcs privés en Europe et aux Etats-Unis. Fondation Dia Center for the Arts à Beacon, dans l Etat de New York aux Etats-Unis, Fondation Gianadda à Martigny, en Suisse, Musée Kröller-Müller à Oterloo, aux Pays- Bas, les parcs de sculptures de ces trois institutions leur valent ainsi un passage touristique important. A Dallas, le collectionneur américain Ray Nasher en a fait le cœur de son musée privé. De plus en plus de foires d art contemporain comme Art Basel ou la Foire internationale d art contemporain (FIAC) privilégient aussi les projets extérieurs. Plus près d ici, des manifestations parisiennes ont mis en exergue la sculpture d extérieur, comme en témoignent l exposition des œuvres d Alain Kirili dans les jardins du Palais-Royal, achevée début juin, ou l événement Art Sénat dans le jardin du Luxembourg, qui se termine le 25 septembre. L intérêt récent pour cet art se répercute sur les prix de ces sculptures monumentales. L envolée la plus remarquable a été observée pour une sculpture de Henry Moore ( ) baptisée Three Piece Reclining Figure : Draped (1975) tirée à sept exemplaires. Un spécimen a en effet décroché 6,1 millions de dollars en novembre 2003 chez Christie s. Et une autre édition de cette pièce a atteint 8,4 millions de dollars en novembre 2004 chez Sotheby s. Cette progression des prix s observe aussi chez d autres créateurs. En novembre 2003, un grand stabile rouge (1968) d Alexane Calder a ainsi décroché le record de 5,8 millions de dollars chez Christie s. En France, le chapelet de records de la collection Pierre et Marianne Nahon chez Sotheby s, en juillet 2004, a fait figure d événement. Une pièce monumentale de Niki de Saint Phalle, La Vie en rose, avait alors atteint la coquette somme de euros. «Outre les collectionneurs, ce marché concerne aussi des gens qui ont envie d une œuvre dans leur jardin, sans vouloir pour autant constituer de collection, souligne Grégoire Billault, spécialiste de Sotheby s. Avec la vente Nahon, on a touché beaucoup de personnes qu on ne connaissait pas.» L aspect «sculpture de jardin» a d ailleurs joué en faveur d artistes dont le marché n est pas toujours friand. De son côté, Christie s propose le 5 juillet une quinzaine de sculptures d Agustin Cardenas ( ), de César ( ), d Arman ou de Jean-Pierre Raynaud issues de la collection du galeriste parisien Patrice Trigano. Les estimations, très raisonnables, s étirent de euros pour La Grande Liberté rêvée, de Cardenas, à euros pour une Plaque à ailettes, de César. «eau savonneuse» Devant l engouement récent pour les œuvres monumentales, Sotheby s a organisé en 2004 des expositions soldées par des ventes privées sur le parcours de golf d Isleworth, en Floride. Le premier opus se composait de onze sculptures proposées entre et 3 millions de dollars, pour une estimation globale de 20 millions de dollars. Près de 80 % de ces pièces ont trouvé preneur. Lors de la seconde exposition, organisée au début de l année, 24 pièces étaient présentées, dans une fourchette de à 5 millions de dollars. De telles œuvres peuvent baliser le parvis d une entreprise ou insuffler une identité au jardin d un amateur. La question du transport tempère parfois les ardeurs des acheteurs. D après Stephane Cosman Connery, responsable de l opération sur Isleworth, le coût du transport d une sculpture d extérieur varie en effet de à dollars. Ces pièces exigent aussi un soin régulier. «Il faut les nettoyer tous les trois mois avec de l eau savonneuse et, une fois tous les cinq ans, faire des retouches de patine, observe M. Trigano. Il faut aussi les cirer une fois par an. Mais cela reste beaucoup moins difficile que d entretenir un gazon!» Achetées pour la plupart en 1992, les sculptures de la vente Trigano ont toutes été retouchées et cirées avant la vente. Les trois pots colorés de Jean-Pierre Raynaud, proposés chacun pour euros, portent quelques traces de coulures, mais leurs acquéreurs pourront se mettre en contact avec l artiste pour en refaire la peinture. Roxana Azimi Vente collection Patrice Trigano, Christie s le 5 juillet, Rens. :

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