LA FAILLITE DE LA PAIX- LECON 1

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "LA FAILLITE DE LA PAIX- LECON 1"

Transcription

1 LA CRISE ECONOMIQUE DE 1929 ET SES CONSEQUENCES Objectifs : - Définir la crise économique de 1929 et la situer dans son contexte historique. - En analyser les causes et les conséquences. CLARIFICATIONS CONCEPTUELLES Une crise est un événement social ou personnel qui se caractérise par un paroxysme des souffrances, des contradictions ou des incertitudes, pouvant produire des explosions de violence ou de révolte. La crise est une rupture d'équilibre. Une crise économique est une dégradation brutale de la situation économique d'un pays ou d'une zone économique, conséquence d'un décalage entre la production et la consommation. Elle se traduit par une forte augmentation du chômage, par une baisse du PIB (Produit Intérieur Brut), un accroissement du nombre de faillites, une baisse du pouvoir d'achat Une récession est une forme légère de crise économique, tandis que la dépression en est une forme plus profonde. En économie, on appelle dépression une forme grave de crise qui se caractérise par un ralentissement important et durable de l'activité économique : production, investissement, consommation. La dépression est associée à une baisse des prix et à une forte augmentation du chômage. La sortie de la dépression économique nécessite une intervention importante des Etats. La dépression se distingue ainsi de la récession qui est une crise passagère. En économie, une récession est une période de diminution passagère de l'activité économique. La définition est variable d'un pays à l'autre. Pour certains, comme aux Etats-Unis, elle est définie comme une période d'au moins deux trimestres consécutifs avec une baisse du PIB (Produit intérieur brut). Dans d'autres pays, on parle de récession dès qu'il y a un ralentissement de la croissance c'est-à-dire une baisse des taux de croissance, même s'ils restent positifs. Une récession est globale lorsqu'elle touche à la fois la production industrielle, le commerce à travers les échanges internationaux, l'emploi, le niveau des revenus ainsi que la consommation des ménages. La récession est l'une des phases du cycle économique dans le système capitaliste : expansion, crise, récession, reprise. La récession se distingue de la dépression où la diminution du PIB est durable et où l'activité économique ne se redresse pas naturellement. L'expression "krach boursier" désigne un effondrement brutal et spectaculaire des cours des actions cotées en bourse et plus généralement des valeurs mobilières sur un marché financier. On parle aussi de krach dans l'immobilier. Il est dû à un afflux massif d'ordres émanant d'investisseurs prêts à vendre leurs actions à n'importe quel prix. La chute peut se dérouler sur une ou plusieurs séances de cotation. En général, le terme krach est utilisé lorsque les cours baissent de plus de 20% en quelques jours. SANGO MATHIAS AMOS, 1

2 Synonymes : effondrement, écroulement, chute, débâcle, dégringolade. En général, un krach boursier est la conséquence d'un enchaînement de phénomènes conduisant à l'éclatement d'une bulle spéculative : croissance réelle de l'économie, hausse généralisée des cours des actions, afflux d'investisseurs sur les marchés en hausse (instinct grégaire), surévaluation du marché boursier et décalage entre le cours des actions et l'économie réelle (euphorie), prise de conscience de cette surévaluation par une majorité des investisseurs (méfiance), vente massive de la part des investisseurs (panique) chute des cours qui alimente une spirale infernale à la baisse. Dans le domaine économique, la spéculation est le fait de prendre aujourd'hui des décisions sur la base d'un état économique futur et hypothétique afin d'en retirer un avantage. Dans le domaine de la finance, la spéculation est une opération financière qui consiste à tirer profit des fluctuations naturelles des prix du marché afin de réaliser des plus-values plutôt que de satisfaire aux besoins d'une activité réelle. Le spéculateur réalise des opérations d'achat ou de vente qui anticipent les variations de prix en essayant de se mettre à la place des autres acteurs du marché. Il fait un pari sur une évolution future des prix et accepte de prendre le risque de perdre de l'argent si l'évolution est contraire à celle qu'il prévoyait. Si l'acteur financier dispose d'informations privilégiées, il ne s'agit plus de spéculation mais d'un délit d'initié. Les deux principales techniques de spéculation : spéculation à la hausse : acheter au cours du moment et revendre plus tard si une hausse des cours est anticipée, spéculation à la baisse : s'engager à vendre à terme des biens ou des titres qu'on ne possède pas encore mais que l'on espère pouvoir acheter avant le terme du contrat à moindre prix, si une baisse des cours est anticipée. Dans le sens premier, le marché désigne le lieu où des producteurs (commerçants, artisans, paysans) se rassemblent pour proposer directement leurs produits aux consommateurs. En économie, par extension, le marché est un système d'échanges où se rencontrent l'offre (les vendeurs) et la demande (les acheteurs). C'est aussi l'ensemble des règles, juridiques ou SANGO MATHIAS AMOS, 2

3 informelles, par lesquelles ce type d'opérations économiques peut se réaliser. Le marché, qui concerne aussi bien les échanges de biens, de services que les échanges actifs financiers et immobiliers, est l'un des concepts fondamentaux de l'économie. INTRODUCTION La crise de 1929 est l évènement majeur de la première moitié du XXe siècle. Elle est exceptionnelle par son ampleur, sa durée, ses effets : elle ruine de milliers d hommes, favorise l accession d Hitler au pouvoir, exaspère les rivalités monétaires et commerciales entre les Etats. Elle apparaît comme une des causes profondes de la Seconde Guerre Mondiale. Contre ce cataclysme sans précédent, la politique de déflation 1, inspirée par la doctrine libérale, s est révélée inefficace et même nocive. Peu à peu, deux politiques de relance se dégagent : l une tentée dans certaines démocraties, s inspire de Keynes et vise à «réamorcer» la consommation ; l autre, adoptée par les dictatures, est fondée sur l autarcie et le réarmement. I- LE CONTEXTE HISTORISUE DE LA CRISE DE 1929 La crise DE 1929 survient dix ans après la fin de la première guerre mondiale. Cette période transitoire est marquée par une succession d évènements pouvant plus ou moins avoir un impact sur la survenance de celle-ci. Ainsi en est-il de la brève crise de qu on peut qualifier d alerte ; une très forte croissance caractérise plutôt la période dans les pays industrialisés qui cache mal un déséquilibre de l économie, même si la hausse générale des prix durant cette période ne rend pas très perceptible ce déséquilibre. Telle est donc l environnement qui prévaut au moment de la survenue de la crise. A- L alerte : brève et violente crise en Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et au Japon, on assiste au milieu de 1920 à une baisse des prix qui révèle un déséquilibre entre la production et la consommation. En fin de la même année, on assiste plutôt à la chute brutale des exportations et à une baisse de moitié de la production dans certaines branches industrielles (cinq millions d ouvriers au chômage aux Etats-Unis). Cette première alerte traduit en réalité une crise de reconversion après la guerre. En effet, la guerre a poussé chaque pays à développer sa propre production industrielle et agricole et à se passer du marché international. Quand elle finit, il y a saturation. Il faut donc supprimer les productions rendues inutiles par le retour à la paix. 1 Diminution continue et forte du niveau des prix généralement associée à une contraction de l activité économique (baisse de la demande, de l emploi), qui résulte soit d un mouvement spontané de l économie, soit d une politique économique (réduction de la masse monétaire, encadrement du crédit) recherchant une baisse des coûts) SANGO MATHIAS AMOS, 3

4 Cette situation se vérifie notamment dans l industrie cotonnière où on a assisté à l arrivée sur le marché de nouveaux producteurs de coton pendant la guerre (Japon, Inde, Chine). Le Royaume-Uni, première puissance cotonnière avant la guerre, voit ainsi se fermer certains de ses débouchés. Cette multiplication des producteurs, doublée de la croissance très rapide de la production et le tassement de la demande mondiale, perturbent cette industrie. Il en est de même de l industrie sidérurgique. B- 1921à 1929 : très forte croissance industrielle dans les pays industrialisés Aux Etats-Unis, la production industrielle double et représente en % de la production mondiale. C est la croissance de l industrie automobile qui est la plus spectaculaire. La production passe de 4000 véhicules en 1900 à près de 5 millions en Les causes de cette croissance sont entre autres : a) Les découvertes scientifiques dont l exploitation commerciale est immédiate (exemple de la radio électricité. La production d énergie électrique dans le monde passe progresse en moyenne de 8% par an ; la vente d appareils de radio passe aux Etats-Unis de en 1922 à 2 millions en 1925 ) b) Cette croissance s appuie aussi sur de nouveaux modes de consommation : publicité (on incite à acheter montres, voitures ) ; le crédit (l automobile développe le crédit à la consommation). c) Cette forte croissance s appuie encore sur le mouvement de concentration (regroupement des entreprises). La concentration est d abord horizontale 2, ce qui permet de contrôler le marché par une réduction des concurrents. La concentration est ensuite verticale 3 et donne lieu à des trusts. Elle évite d avoir à dépendre du marché. Au Japon, cette concentration a débouché sur les «Zaibatsu» les entreprises de différents secteurs (banques et industries). Cette concentration est enfin renforcée par la cartellisation 4 à partir de 1925 qui a pour objectif de faire cesser les concurrences ruineuses et de maintenir ainsi les prix élevés et rémunérateurs. En assurant la domination des grandes firmes, les cartels tendent à faire disparaître les principes sur lesquels s était développé le capitalisme, à savoir la concurrence et le marché libre. C- Le contexte de déséquilibre économique entre production et demande Ce déséquilibre est d abord celui de l agriculture où il persiste. Pendant la guerre et profitant de la hausse des prix, certains paysans ont choisi de «s industrialiser» et moderniser leurs exploitations machines remplaçant la main-d œuvre, accroissement de la consommation 2 Absorption des entreprises qui fabriquent les mêmes produits. 3 Absorption des firmes qui assurent l approvisionnement et qui sont acheteuses. 4 Les cartels sont des ententes temporaires, mais renouvelables entre firmes qui gardent leur indépendance juridique et acceptent de se partager les marchés. SANGO MATHIAS AMOS, 4

5 d engrais ). Or, à partir de la crise de , il y a dégradation des prix agricoles (plus graves aux Etats-Unis où les fermiers sont lourdement endettés). Ceux-ci restent faibles même après la crise alors qu augmentent les impôts fonciers, les salaires des ouvriers agricoles, le prix des machines et des engrais. Pour compenser la baisse de leurs revenus, les agriculteurs ont été tentés de produire davantage et d accroître leurs rendements, ce qui n a pu qu aggraver les difficultés. A partir de 1925, l offre mondiale de produits agricoles devient surabondante par rapport à la demande solvable. Les stocks se gonflent dangereusement et font ainsi peser la menace d un effondrement catastrophique des prix (même dans les pays producteurs de matières premières : Egypte avec le coton, Cuba avec le sucre, Brésil avec le café, Sud-est asiatique avec le caoutchouc. Ici, l offre dépasse les capacités d absorption des pays industrialisés). Ce déséquilibre se manifeste aussi également entre une production mondiale forte et des échanges internationaux freinés par des mesures protectionnistes. En effet, la multiplication des frontières créées par les traités de paix, le ralentissement de la croissance démographique, la baisse du prix des matières premières produites par les «pays neufs» poussent chaque pays à protéger son marché, à se fermer aux autres : 1921, 1922, hausse des droits de douane aux Etats-Unis, frein des migrations internationales vers les États-Unis notamment, ce qui contribue à ralentir la consommation intérieure des Etats-Unis au moment où l offre est en vive progression. Déséquilibre qui se manifeste aussi par la faiblesse du pouvoir d achat d ouvrier. En conséquence, la consommation stagne. D- Le contexte de la hausse générale des prix L inflation se justifie en partie par la multiplication des billets de banque pour financer la guerre de Cet accroissement de la masse monétaire entraîne donc la hausse générale des prix. Celle-ci est aussi due aux regroupements des entreprises dont l objectif n est rien d autre que le contrôle des marchés et des prix. E- Le contexte des désordres monétaires Dépréciation des monnaies 5, spéculation monétaire 6, foisonnement des opérations de change à chaque échange international 7. Au final, la surproduction, la persistance de la crise agricole, la spéculation, le développement anarchique du crédit, une confiance excessive dans le libéralisme, le décalage entre le boom 5 Qui sont détachées de l étalon-or et sont devenues inconvertibles. Exemple : le 15 novembre 1923, 1$ vaut 4200 milliards de marks 6 Opération qui consiste à parier sur l évolution du cours des monnaies pour tenter d en tirer profit. 7 Exemple : pour payer son fournisseur anglais, un industriel français devait se procurer des livres sterling SANGO MATHIAS AMOS, 5

6 boursier et l réalité économique 8 ont créé les conditions de la crise qui a débuté par le krach boursier de Wall Street en II- MECANISMES ET MANIFESTATIONS DE LA CRISE DE 1929 Les évènements suivants caractérisent la survenue et l évolution d une crise économique : effondrement des cours 9 des actions en bourse, baisse des prix, multiplication des faillites, ralentissement de la production, apparition du chômage. La crise de 1929 a suivi ce canevas 10. A- Le déclenchement de la crise : le «krach» boursier de Wall Street En 1929 «Wall Street», la Bourse 11 de New York, aspirait les capitaux du monde entier. Pour acheter les actions dont le cours montait sans cesse, les spéculateurs n hésitaient pas à avoir recours au crédit. Le grand «krach» déclencha comme un orage dans un ciel apparemment serein. S A l annonce de la baisse des prix et des bénéfices industriels, à la mioctobre 1929, certains spéculateurs décident de vendre leurs actions pour empocher une plusvalue au moment où les cotations boursières de Wall Street sont encore à un niveau élevé. Le cours des actions diminue rapidement, entraînant une panique qui culmine le 24 octobre, le «jeudi noir» où 13 millions de titres sont proposés à bas prix sur le marché sans trouver de preneurs. Après un temps d arrêt, l effondrement des cours s étend à toutes les valeurs et touche même les symboles de l industrie américaine. Des centaines de milliers de petits actionnaires se trouvent ruinés. Il semble bien avoir été provoqué par le remords tardif des autorités monétaires américaines qui se sont décidées, en août 1929, à renchérir un crédit jusque-là distribué très généreusement. Le décalage entre le «boom» boursier et la réalité économique rendait inévitable un tel retournement. B- Les répercussions économiques et sociales 1- La baisse des prix. Le krach bloque tout le système de crédit à la consommation mis en place dans les années 20. De plus, les Américains restreignent leurs achats par prudence. Il y a donc chute brutale de la demande intérieure et par conséquent effondrement des prix des biens. Cet effondrement des prix a jeté sur les routes des fermiers couverts de dettes et désormais incapables de rembourser les banques. Les pays pauvres exportateurs de matières premières sont touchés. 8 De 1927 ç 1929, le cours des valeurs boursières a augmenté de 89%, alors que la production industrielle ne progressait que de 15%. 9 Taux ou prix (auxquels peuvent s'acheter et se vendre titres ou marchandises) 10 Plan schématique ou esquisse à grands traits édifice public et institution chargée de la cotation des valeurs financières Exemple : être courtier en Bourse un opérateur de société de Bourse 2. marché des valeurs mobilières Exemple : jouer en Bourse SANGO MATHIAS AMOS, 6

7 2- Faillites bancaires Les banques qui ont multiplié les crédits depuis plusieurs années, ne peuvent récupérer leurs fonds auprès des personnes endettées, alors que, dans le même temps, ceux qui avaient l argent en dépôt se mettent à le retirer. Ne disposant pas de sommes nécessaires pour les rembourser, beaucoup de banques font faillite. En trois ans la plupart des banques américaines ferment leurs portes. 3- L effondrement de la production Ce manque de liquidité, consécutif à l arrêt de la consommation et à la paralysie du crédit, entraîne un arrêt brutal de l investissement aux Etats-Unis et dans le monde à l exception de l URSS. 4- L effrayante augmentation du chômage La chute de l activité industrielle provoque une désastreuse augmentation du chômage à laquelle peu de pays échappent. En 1932, on compte 3O millions de chômeurs dans le monde. C- L extension de la crise au reste du monde La crise s est étendue au monde à la suite de deux ensembles de mécanismes : a) n freinant leurs importations de matières premières, les Etats-Unis ont exporté la crise dans les pays du monde dominé. En ralentissant leurs importations, de produits manufacturés, ils ont accru les difficultés des puissances industrialisées : c est la contraction du commerce mondial. b) Les Etats-Unis, au cours des années 20, avaient placé d importants capitaux à l étranger, plus particulièrement en Autriche et en Allemagne. Le retrait de ces capitaux, amorcé dès 1928, puis accéléré à partir de 1930, entraîne des faillites bancaires en Europe dont la plus célèbre est celle du Kredit Anstalt, une banque viennoise. En Allemagne, la faillite de la Danat Bank, en 1931, provoque l effondrement du système bancaire. Au mois de juillet 1931, toutes les banques allemandes sont fermées pour trois jours. Chaque pays se met à rapatrier les fonds qu il avait prêtés aux autres. C est la paralysie des circuits financiers. Cette course au retrait des fonds finit de détériorer la situation britannique. En effet, le retrait des capitaux étrangers et l importance des sorties d or lui portent le coup de grâce. Le 21 septembre 19131, Londres se décide à suspendre la convertibilité de la livre sterling. Décrochée de l or, celle-ci perd 25% de sa valeur. Cette dévaluation est imitée dans la semaine par une quarantaine d états, fournisseurs du Royaume-Uni. III- LA LUTTE CONTRE LA CRISE SANGO MATHIAS AMOS, 7

8 A- D abord l autorégulation du marché A l annonce de la crise, tous les libéraux sont unanimes que c est l investissement qui provoque la reprise de l activité. a) Dans un premier temps, la doctrine libérale présente plutôt deux mécanismes qui entraîneraient automatiquement la relance de l activité : - la baisse des taux d intérêts. Pendant la crise, les banques et les épargnants ne trouvent personne à qui prêter. Ils succombent sous le poids de leur argent ; «ils ne savent qu n faire». Cela va entraîner la baisse des taux d intérêts. En 1932, ils tombent au-dessous de 2% aux Etats-Unis. - L accroissement du chômage. Il doit rendre les travailleurs moins difficiles et moins combatifs. Pour retrouver un emploi, il leur accepter une baisse notable des salaires. Ainsi, quand les industriels deviennent à même de se procurer des capitaux et des ouvriers à un prix très bas, ils relancent leurs investissements. Conclusion des libéraux : en cas de crise, la règle d or des dirigeants politiques doit être «il est urgent d attendre». Mais, ces mesures sont inefficaces. Malgré la baisse des prix des matières premières au début des années 1930, la baisse du prix des machines, des taux d intérêts, l augmentation du nombre des chômeurs, l économie refuse de quitter le creux de la vague. b) Face à l échec des mesures d inertie, on demande à l Etat de réduire les dépenses pour équilibrer le budget : laisser les entreprises en difficulté faire faillite pour permettre aux plus saines de se redresser, faire accepter une baisse des salaires pour favoriser la relance de l activité. C est ainsi qu en Allemagne, le chancelier Brüning décide en 1932 que les administrations ne procéderont à aucune construction nouvelle ; que les traitements des fonctionnaires seront réduits de 20%. Le nombre de chômeurs secourus tombe ainsi de 1,8 millions à En France, en 1935, le traitement des fonctionnaires est réduit. Au Royaume-Uni, le budget de l assurance-chômage est réduit et la solde des marins de la «home fleet» est réduite de plus de 10%. Mais, ces mesures restent infructueuses et mécontentent la population. c) On pense alors qu il faut détruire les marchandises qui ne peuvent être achetées et cesser de produire. Ainsi, réduit-on les surfaces plantées, prend-on des mesures pour empêcher l amélioration des rendements, pour détruire les produits alimentaires. Aux Etats-Unis par exemple, le gouvernement achète 5 millions de porcs pour les retirer de la vente. d) Enfin, chaque pays essaie de se protéger de la concurrence étrangère en élevant ses droits de douane, en restreignant ses importations, en contrôlant les mouvements de capitaux. Dès 1930, les Etats-Unis avaient montré l exemple. De novembre 1931 à mars 1932, le Royaume- Uni abandonne le libre-échange (par les accord d Ottawa d août 1932, il tente de se constituer SANGO MATHIAS AMOS, 8

9 un marché commun avec son empire colonial). Mais, en 1933, toutes ces politiques de déflation ont échoué. Ni la rigueur budgétaire, ni le contrôle du commerce extérieur, ni la baisse des salaires n ont réussi à relancer l activité économique. Il faut donc appliquer de nouvelles recettes. B- Les mesures interventionnistes des Etats A partir de 1933, de nouvelles mesures de relance sont prises et qualifiées à tort de «keynésiennes» : a) Grands travaux. Ainsi, le nouveau président américain, Roosevelt, créé la «Tennessee Valley Authority», un vaste programme de travaux publics pour apporter la richesse dans une région déshéritée des Appalaches : 21 barrages sont construits. En France, des plans de grands travaux sont esquissés de 1929 à En Italie, l Institut pour la Reconstruction Industrielle (IRI), organisme de crédit alimenté par les fonds publics, devient, à la veille de la seconde guerre mondiale, la plus grosse entreprise italienne. En Allemagne, les autoroutes, les chemins de fer sont construits ou alimentés. b) Relance de la demande par l augmentation du pouvoir d achat. En France, en 1936, le gouvernement de Léon Blum relève les salaires de 7 à 15%. Aux Etats-Unis, un salaire minimum est établi en c) On sacrifie la monnaie en la dévaluant et on instaure la coopération monétaire entre les Etats-Unis la France et le Royaume-Uni. CONCLUSION La crise de 1929 semble être une crise d abord américaine, qui a fini par s étendre au reste du monde. L autorégulation prônée aux premières heures de la crise ne l a pas éradiquée d où l adoption des mesures interventionnistes à partir de C est cet interventionniste qui, poussé à l extrême dans certains pays, va conduire le monde dans une seconde guerre. BIBLIOGRAPHIE - Armelle Bonin Kerdon et al. Histoire, d une guerre à une autre ( ), Hachette, Paris, Sylvie Borelly et al. Histoire, Géographie, Education civique. Formule brevet, Ed. Vuibert, Paris, Années 1930, - Crise de 1929 et montée des totalitarismes, SANGO MATHIAS AMOS, 9

10 - Crise économique de 1929, - La Crise de 1929 et Ses Causes. Un parallèle avec la crise de 2008, - La crise de 1929 et ses conséquences catastrophiques, - La Crise en Allemagne : la montée du fascisme, - georepere SANGO MATHIAS AMOS, 10

INTRODUCTION Au sortir de la 1ere guerre mondiale, le traumatisme laisse place à une période d insouciance et de vie facile durant les années 20, en

INTRODUCTION Au sortir de la 1ere guerre mondiale, le traumatisme laisse place à une période d insouciance et de vie facile durant les années 20, en LA FRANCE DES ANNEES 30 INTRODUCTION Au sortir de la 1ere guerre mondiale, le traumatisme laisse place à une période d insouciance et de vie facile durant les années 20, en France. Cette période est caractérisée

Plus en détail

La crise de 1929. Lionel Artige. Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège

La crise de 1929. Lionel Artige. Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège La crise de 1929 Lionel Artige Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège Expliquer la crise de 1929? La crise de 1929 a été l objet de nombreuses publications tentant d expliquer ses causes,

Plus en détail

MODULE 6 LA MODERNISATION DE LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE (1ÈRE PARTIE) DANS LES ANNÉES 1920 (ANNÉES FOLLES) > ÉCONOMIE CANADIENNE = PROSPÈRE :

MODULE 6 LA MODERNISATION DE LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE (1ÈRE PARTIE) DANS LES ANNÉES 1920 (ANNÉES FOLLES) > ÉCONOMIE CANADIENNE = PROSPÈRE : MODULE 6 LA MODERNISATION DE LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE (1ÈRE PARTIE) 1ER - DE LA CRISE À LA GUERRE DE LA CRISE À LA GUERRE (1929-1945) L ÉCONOMIE EN CRISE DANS LES ANNÉES 1920 (ANNÉES FOLLES) > ÉCONOMIE CANADIENNE

Plus en détail

IMMOBILIER COMMENT LA BULLE VA SE DÉGONFLER

IMMOBILIER COMMENT LA BULLE VA SE DÉGONFLER JEAN-LUC BUCHALET CHRISTOPHE PRAT IMMOBILIER COMMENT LA BULLE VA SE DÉGONFLER Acheter ou louer? Investir? Les clés pour éviter de se faire piéger, 2014 ISBN : 978-2-212-55888-3 Introduction Ce que disent

Plus en détail

Identifier les modes de financement de l activité économique et comprendre le fonctionnement du marché des capitaux

Identifier les modes de financement de l activité économique et comprendre le fonctionnement du marché des capitaux Module 6 : Comprendre comment l'activité économique est financée et analyser les conséquences de la globalisation financière 6.1 : Identifier les modes de financement de l'activité économique et analyser

Plus en détail

LES COURANTS DE PENSEE ECONOMIQUE

LES COURANTS DE PENSEE ECONOMIQUE LES COURANTS DE PENSEE ECONOMIQUE - le libéralisme - le socialisme - le keynésianisme I. Le courant libéral (XVIII s) Adam SMITH (1723-1790) un des pères fondateurs du courant libéral (son ouvrage principal

Plus en détail

Analyse de la carte :

Analyse de la carte : Amorcée au 18eme siècle en Angleterre la révolution industrielle s accélère dans les années 1870 1880 et se diffuse dans toute l Europe et aux USA. Stimulé par de nouvelles inventions comme l électricité,

Plus en détail

CHAPITRE 9 L ÉPARGNE

CHAPITRE 9 L ÉPARGNE CHAPITRE 9 L ÉPARGNE LA NOTION D EPARGNE Définition Pour Bohm-Bawerk, l épargne s analyse comme la renonciation immédiate. Pour Keynes, l épargne est un résidu de revenu quand les besoins de consommation

Plus en détail

Evolution de la Conjoncture Economique (Premier Trimestre 2015)

Evolution de la Conjoncture Economique (Premier Trimestre 2015) Evolution de la Conjoncture Economique (Premier Trimestre 215) Banque Centrale de Tunisie Avril 215 1- Environnement International 1-1. Croissance Economique - Selon les prévisions du Fonds monétaire international

Plus en détail

Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale?

Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale? CONCEPTION ET MISE EN PAGE : PAUL MILAN 18 décembre 2014 à 14:22 Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale? Ce chapitre ne fait plus partie du programme, mais il est conseillé de

Plus en détail

Impact de la crise financière et économique mondiale sur l Algérie

Impact de la crise financière et économique mondiale sur l Algérie Impact de la crise financière et économique mondiale sur l Algérie Aux Etats-Unis, la crise des Subprime engendrée par la mévente ou, au mieux, par la cession, à de faibles prix, de millions d habitations

Plus en détail

LES DANGERS DE LA DEFLATION

LES DANGERS DE LA DEFLATION LES DANGERS DE LA DEFLATION C est une menace pernicieuse car elle semble bénigne après deux générations de lutte contre l inflation. En Amérique, Angleterre et la zone Euro, les banques centrales ont un

Plus en détail

DISSERTATION. Sujet = Dans quelle mesure une hausse de la rentabilité peut-elle stimuler l investissement?

DISSERTATION. Sujet = Dans quelle mesure une hausse de la rentabilité peut-elle stimuler l investissement? DISSERTATION Il est demandé au candidat : - de répondre à la question posée explicitement ou implicitement dans le sujet ; - de construire une argumentation à partir d une problématique qu il devra élaborer

Plus en détail

I. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL

I. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL I. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL En dépit d un léger ralentissement de l activité en rapport principalement avec le renchérissement du pétrole et la survenue de catastrophes naturelles, la croissance

Plus en détail

I.ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL

I.ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL I.ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL Au cours de l année 2009, l économie mondiale est entrée dans une profonde récession qui a débuté à la fin de 2008. En effet, le taux de croissance du Produit Intérieur

Plus en détail

Leçon n 1. La croissance économique et ses différentes phases depuis 1850

Leçon n 1. La croissance économique et ses différentes phases depuis 1850 Leçon n 1. La croissance économique et ses différentes phases depuis 1850 Introduction - définition du sujet (termes et cadrage) : A partir du milieu du XIXe siècle, l'accroissement de la production économique

Plus en détail

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Eco-Fiche Janvier 2013 BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Retour sur l année 2012 : l atonie En 2012, le Produit Intérieur Brut (PIB) s est élevé à 1 802,1 milliards d euros, soit

Plus en détail

Chapitre 4 : Les grands déséquilibres économiques

Chapitre 4 : Les grands déséquilibres économiques Chapitre 4 : Les grands déséquilibres économiques Introduction (1) 3 grands déséquilibres : inflation, chômage et croissance et fluctuations économiques Grands déséquilibres?! Écart entre l offre et la

Plus en détail

Dissertation. Comment les politiques conjoncturelles européennes peuvent-elle soutenir la croissance dans la zone euro?

Dissertation. Comment les politiques conjoncturelles européennes peuvent-elle soutenir la croissance dans la zone euro? Dissertation. Comment les politiques conjoncturelles européennes peuvent-elle soutenir la croissance dans la zone euro? Document 1. L évolution des taux d intérêt directeurs de la Banque centrale européenne

Plus en détail

Exposé sous le thème: L instabilité des taux de change

Exposé sous le thème: L instabilité des taux de change Exposé sous le thème: L instabilité des taux de change I- Introduction générale: 1 -La montée de l instabilité des taux de change. 2- L'instabilité du SMI au cours du 20 ème siècle. 1 - Illustration sur

Plus en détail

Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique

Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique Les échanges de marchandises (biens et services), de titres et de monnaie d un pays avec l étranger sont enregistrés dans un document comptable

Plus en détail

2 Le point de vue de J.M.Keynes : le rôle de la demande effective

2 Le point de vue de J.M.Keynes : le rôle de la demande effective C LES FONDEMENTS THÉORIQUES DE LA MACROÉCONOMIE 1 Le point de vue des classiques: la loi de l'offre de J.B.Say a) L'offre crée sa propre demande 1. Les «économistes classiques» libéraux (Adam Smith, David

Plus en détail

[ les éco_fiches ] Guerre des changes. Octobre. Mécanismes de la politique monétaire

[ les éco_fiches ] Guerre des changes. Octobre. Mécanismes de la politique monétaire Des fiches pour mieux comprendre l'actualité économique Guerre des changes A l heure actuelle, les Banques Centrales dessinent leurs stratégies de sortie de crise. Deux grands groupes émergent : La Banque

Plus en détail

Répression financière à la pékinoise

Répression financière à la pékinoise Répression financière à la pékinoise Résumé : - La répression financière (taux d intérêt bas, réserves obligatoires élevées ) est essentielle pour comprendre le développement de la Chine - Les contrôles

Plus en détail

Forum de l investissement Ateliers d Experts. 15 Octobre 2011. Les Dangers de l Assurance Vie

Forum de l investissement Ateliers d Experts. 15 Octobre 2011. Les Dangers de l Assurance Vie Forum de l investissement Ateliers d Experts 15 Octobre 2011 Les Dangers de l Assurance Vie L assurance vie c est quoi? Le placement préféré des français Environ 1 500 milliards d euros épargnés par les

Plus en détail

Le financement de l'économie

Le financement de l'économie Le financement de l'économie I - La Banque de France La Banque de France est la Banque centrale, ou Banque des banques. Elle émet de billets : c'est une banque d'émission. Elle effectue toutes les opérations

Plus en détail

Henri Houben Université marxiste d été 20 août 2008

Henri Houben Université marxiste d été 20 août 2008 La crise des subprimes Henri Houben Université marxiste d été 20 août 2008 La crise des subprimes 1. Qu est-ce qu un subprime? 2. Le mécanisme de la crise 3. La gravité de la crise 4. Conclusions 2 La

Plus en détail

Investissements et R & D

Investissements et R & D Investissements et R & D Faits marquants en 2008-2009 - L investissement de l industrie manufacturière marque le pas en 2008 et se contracte fortement en 2009 - Très fort recul de l utilisation des capacités

Plus en détail

[ les éco_fiches ] Situation en France :

[ les éco_fiches ] Situation en France : Des fiches pour mieux comprendre l'actualité éco- nomique et les enjeux pour les PME Sortie de crise? Depuis le 2ème trimestre la France est «techniquement» sortie de crise. Cependant, celle-ci a été d

Plus en détail

TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014

TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014 TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014 Mars 2015 1/12 D ANS une conjoncture internationale marquée par une reprise globale fragile, une divergence accrue de croissance

Plus en détail

Devoir n 1. Première partie : Mobilisation des connaissances. 1. Comment les chocs d offre expliquent-ils les fluctuations économiques?

Devoir n 1. Première partie : Mobilisation des connaissances. 1. Comment les chocs d offre expliquent-ils les fluctuations économiques? Devoir n 1 Première partie : Mobilisation des connaissances 1. Comment les chocs d offre expliquent-ils les fluctuations économiques? 2. En quoi la déflation peut-elle avoir un effet dépressif sur l économie?

Plus en détail

ED 2059/09. 9 février 2009 Original : anglais. La crise économique mondiale et le secteur du café

ED 2059/09. 9 février 2009 Original : anglais. La crise économique mondiale et le secteur du café ED 2059/09 9 février 2009 Original : anglais F La crise économique mondiale et le secteur du café Le Directeur exécutif présente ses compliments et a l'honneur de joindre à la présente une évaluation préliminaire

Plus en détail

1 les mécanismes de la crise financière

1 les mécanismes de la crise financière De la crise financière à la crise économique Michel Husson, 2009 1. Les mécanismes de la crise financière 2. les canaux de transmission à l économie réelle 3. les deux racines de la crise 4. les perspectives

Plus en détail

LES BANQUES. I. Les différents services proposés par les banques :

LES BANQUES. I. Les différents services proposés par les banques : LES BANQUES I. Les différents services proposés par les banques : Les services bancaires représentent l ensemble des produits proposés par une banque. Les services bancaires les plus connus sont : Epargne

Plus en détail

Bulle ou pas bulle? 1. Qu'est ce qu'une bulle immobilière? 2. Comment se forme une bulle? 3. Comment détermine t on si il y a une bulle?

Bulle ou pas bulle? 1. Qu'est ce qu'une bulle immobilière? 2. Comment se forme une bulle? 3. Comment détermine t on si il y a une bulle? Bulle ou pas bulle? 1. Qu'est ce qu'une bulle immobilière? Une bulle immobilière est caractérisée par une hausse rapide de la valeur des biens immobiliers. Elle caractérise un écart important et persistant

Plus en détail

Evolution de la Conjoncture Economique (Huit premiers mois de 2015)

Evolution de la Conjoncture Economique (Huit premiers mois de 2015) Evolution de la Conjoncture Economique (Huit premiers mois de 2015) Banque Centrale de Tunisie Août 2015 1- ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL - Les statistiques préliminaires de la croissance dans les principaux

Plus en détail

ISCFE Faits et institutions économiques 1M LA MONNAIE

ISCFE Faits et institutions économiques 1M LA MONNAIE LA MONNAIE 1 Fonctions de la monnaie Unité de mesure universelle de la valeur. Moyen intermédiaire universel d'échange. Réserve de valeurs intemporelle. 2 Formes de la monnaie Monnaie divisionnaire Valeur

Plus en détail

Les dépenses et la dette des ménages

Les dépenses et la dette des ménages Les dépenses et la dette des ménages Les dépenses des ménages représentent près de 65 % 1 du total des dépenses au Canada et elles jouent donc un rôle moteur très important dans l économie. Les ménages

Plus en détail

Tendance de long terme. Joachim GANACHAUD - Lycée Pasteur - Le Blanc

Tendance de long terme. Joachim GANACHAUD - Lycée Pasteur - Le Blanc Tendance de long terme PIB Crise PIB Crise Reprise Reprise Temps Temps Croissance potentielle (dépend de facteurs d offres) Variations conjoncturelles de la croissance (dépendent de la demande) Tensions

Plus en détail

ETATS-UNIS : FINANCEMENT DE LA BALANCE COURANTE

ETATS-UNIS : FINANCEMENT DE LA BALANCE COURANTE Licence AES, Relations monétaires internationales 2000-2001 Feuille de Td N 1 : La balance des paiements. ETATS-UNIS : FINANCEMENT DE LA BALANCE COURANTE Sources : Extraits d'articles publiés par : Recherche

Plus en détail

La BNS capitule: Fin du taux plancher. Alain Freymond (BBGI Group SA)

La BNS capitule: Fin du taux plancher. Alain Freymond (BBGI Group SA) La BNS capitule: Fin du taux plancher Alain Freymond (BBGI Group SA) Changement radical de politique monétaire le 15/1/2015 Les taux d intérêt négatifs remplacent le taux plancher 1. Abandon du taux plancher

Plus en détail

POLITIQUES DE SORTIE DE CRISE : L ALLEMAGNE ET LA FRANCE. Patrick ARTUS (*)

POLITIQUES DE SORTIE DE CRISE : L ALLEMAGNE ET LA FRANCE. Patrick ARTUS (*) POLITIQUES DE SORTIE DE CRISE : L ALLEMAGNE ET LA FRANCE par Patrick ARTUS (*) Incertitudes sur la croissance future, cependant plus de crise aussi violente qu en 2009 On ne peut pas dire aujourd hui que

Plus en détail

Les règles de base de fonctionnement d un marché

Les règles de base de fonctionnement d un marché C HAPITRE 1 Les règles de base de fonctionnement d un marché Qu est-ce qu un marché? Un marché est un endroit matérialisé ou non où peuvent se rencontrer des agents économiques qui ont des besoins complémentaires,

Plus en détail

BALANCE DES PAIEMENTS ET TAUX DE CHANGE

BALANCE DES PAIEMENTS ET TAUX DE CHANGE BALANCE DES PAIEMENTS ET TAUX DE CHANGE PREMIÈRE SECTION : VRAI OU FAUX Question 1.1 Si le taux d intérêt canadien augmente, la demande d actifs canadiens diminue. Question 1.2 Si le dollar canadien s

Plus en détail

La demande reste bien orientée, l activité progresse par à-coups La croissance des économies avancées est restée

La demande reste bien orientée, l activité progresse par à-coups La croissance des économies avancées est restée INSEE CONJONCTURE POINT DE CONJONCTURE OCTOBRE 2015 La demande reste bien orientée, l activité progresse par à-coups La croissance des économies avancées est restée solide au deuxième trimestre 2015. L

Plus en détail

Thème 14 Dette publique et politique de rigueur!

Thème 14 Dette publique et politique de rigueur! Thème 14 Dette publique et politique de rigueur! Qu est-ce que la dette publique? Les causes et les conséquences de la hausse de la dette publique? Quelles solutions pour la réduire? crise Soutenabilité

Plus en détail

REUNION DES MINISTRES DE L ECONOMIE ET DES FINANCES DES PAYS DE LA ZONE FRANC (PARIS, LE 02 OCTOBRE 2015)

REUNION DES MINISTRES DE L ECONOMIE ET DES FINANCES DES PAYS DE LA ZONE FRANC (PARIS, LE 02 OCTOBRE 2015) REUNION DES MINISTRES DE L ECONOMIE ET DES FINANCES DES PAYS DE LA ZONE FRANC (PARIS, LE 02 OCTOBRE 2015) CONJONCTURE ECONOMIQUE, FINANCIERE ET MONETAIRE DES ETATS MEMBRES DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE ET

Plus en détail

Présentation des industries de la Métallurgie

Présentation des industries de la Métallurgie Présentation des industries de la Métallurgie - Sources U.I.M.M. Lorraine En France Les industries de la transformation des métaux recouvrent les activités suivantes : - Biens intermédiaires : production

Plus en détail

Les origines et les manifestations de la crise économique et financière. par Professeur Nadédjo BIGOU-LARE Université de Lomé

Les origines et les manifestations de la crise économique et financière. par Professeur Nadédjo BIGOU-LARE Université de Lomé Les origines et les manifestations de la crise économique et financière par Professeur Nadédjo BIGOU-LARE Université de Lomé Plan Introduction 1. Origines de la crise financière: les «subprimes» 2. Les

Plus en détail

internationale, nationale et vendéenne Petit-déjeuner de l OESTV - Vendredi 11 juillet 2014

internationale, nationale et vendéenne Petit-déjeuner de l OESTV - Vendredi 11 juillet 2014 Regards sur la conjoncture internationale, nationale et vendéenne Petit-déjeuner de l OESTV - Vendredi 11 juillet 2014 CONJONCTURE INTERNATIONALE & NATIONALE Reprise lente en ZONE EURO et à rythmes variables

Plus en détail

Point de conjoncture

Point de conjoncture Point de conjoncture Mars 2013 COMMENTAIRE DE LA CGPME Le 22 février dernier, la Commission européenne a rendu son verdict. Dans ses prévisions d hiver, elle estime à 0,1 % la croissance française pour

Plus en détail

2014-2015. Perspectives économiques

2014-2015. Perspectives économiques 2014-2015 Perspectives économiques Publié par : Ministère des Finances Province du Nouveau-Brunswick Case postale 6000 Fredericton (Nouveau-Brunswick) E3B 5H1 Canada Internet : www.gnb.ca/0024/index-f.asp

Plus en détail

Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech

Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech Stéphane Gallon Caisse des Dépôts stephane.gallon@caissedesdepots.fr https://educnet.enpc.fr/course/view.php?id=2 1 Macroéconomie : croissance à

Plus en détail

Chapitre IX : Le taux de change : marché et politique

Chapitre IX : Le taux de change : marché et politique Chapitre IX : Le taux de change : marché et politique I. Marché des changes et balance des paiements = marché où s'échangent les monnaies nationales. Grand A : impact du taux de change E sur les exportations

Plus en détail

PREMIERE PARTIE : ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL ET EVOLUTION ECONOMIQUE ET FINANCIERE DU PAYS

PREMIERE PARTIE : ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL ET EVOLUTION ECONOMIQUE ET FINANCIERE DU PAYS PREMIERE PARTIE : ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL ET EVOLUTION ECONOMIQUE ET FINANCIERE DU PAYS I.ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL I.1. VUE D ENSEMBLE Après le vif redressement enregistré

Plus en détail

LES DOMAINES DE LA POLITIQUE ECONOMIQUE

LES DOMAINES DE LA POLITIQUE ECONOMIQUE LES DOMAINES DE LA POLITIQUE ECONOMIQUE I. Quelques définitions Politique conjoncturelle : C est l ensemble des décisions prisent à court terme par les pouvoirs publics dans le but de maintenir ou de rétablir

Plus en détail

ECONOMIE. DATE: 16 Juin 2011

ECONOMIE. DATE: 16 Juin 2011 BACCALAUREAT EUROPEEN 2011 ECONOMIE DATE: 16 Juin 2011 DUREE DE L'EPREUVE : 3 heures (180 minutes) MATERIEL AUTORISE Calculatrice non programmable et non graphique REMARQUES PARTICULIERES Les candidats

Plus en détail

TD6 La balance des paiements

TD6 La balance des paiements TD6 La balance des paiements Banque de France : Balance des paiements et position extérieure de la France (http://www.banque- france.fr/fr/stat_conjoncture/balance/bdppof/bdppof.htm) en milliards d'euros

Plus en détail

Partie 1 De la crise des subprimes à la crise de la dette

Partie 1 De la crise des subprimes à la crise de la dette Partie 1 De la crise des subprimes à la crise de la dette Quelques mois avant le déclenchement de la crise financière, rien ne laissait présager un tel retournement de situation. La crise financière de

Plus en détail

Macroéconomie. Monnaie et taux de change

Macroéconomie. Monnaie et taux de change Macroéconomie Monnaie et taux de change Marché des changes Le taux de change de en $ correspond au nombre de $ que l on peut acheter avec un exemple: 1 = 1,25 $ Une appréciation/dépréciation du taux de

Plus en détail

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr. Septembre 2010

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr. Septembre 2010 Initiation à l économie ENSAE, 1A Maths Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr Septembre 2010 Les ménages (1/2) Les ressources des ménages La consommation L épargne Les ménages comme agents économiques

Plus en détail

ATELIER : Comment expliquer l instabilité de la croissance économique?

ATELIER : Comment expliquer l instabilité de la croissance économique? ATELIER : Comment expliquer l instabilité de la croissance économique? A_Que nous-dis le programme? NOTIONS : Fluctuations économiques, crise économique, désinflation, croissance potentielle, dépression,

Plus en détail

Pétrole, euro, BCE : de bonnes nouvelles pour relancer la croissance (suite)

Pétrole, euro, BCE : de bonnes nouvelles pour relancer la croissance (suite) Pétrole, euro, BCE : de bonnes nouvelles pour relancer la croissance (suite) 2 ème partie : La baisse de l euro Nous avons fréquemment souligné sur ce blog (encore dernièrement le 29 septembre 2014) l

Plus en détail

Prix du pétrole et activité économique. Journées du pétrole, 21-22 octobre 2008 François Lescaroux, IFP Valérie Mignon, EconomiX et CEPII

Prix du pétrole et activité économique. Journées du pétrole, 21-22 octobre 2008 François Lescaroux, IFP Valérie Mignon, EconomiX et CEPII Prix du pétrole et activité économique Journées du pétrole, 21-22 octobre 2008 François Lescaroux, IFP Valérie Mignon, EconomiX et CEPII 1 Introduction Poids considérable du pétrole dans l économie mondiale

Plus en détail

1.2.3. La balance des paiements, outil d'analyse

1.2.3. La balance des paiements, outil d'analyse 1.2.3. La balance des paiements, outil d'analyse Introduction La balance des paiements est un moyen d'analyse économique de premier plan. Elle permet d'appréhender la totalité des échanges de la France

Plus en détail

La dette publique japonaise : quelles perspectives?

La dette publique japonaise : quelles perspectives? La dette publique japonaise : quelles perspectives? Le Japon est le pays le plus endetté du monde avec une dette publique représentant 213% de son PIB en 2012 (contre 176% pour la Grèce). Dans ces conditions,

Plus en détail

Bulletin Economique LA CRISE GLOBALE (2007 -?) "Théorie & Analyse" -26 Avril 2013-

Bulletin Economique LA CRISE GLOBALE (2007 -?) Théorie & Analyse -26 Avril 2013- Bulletin Economique LA CRISE GLOBALE (2007 -?) "Théorie & Analyse" -26 Avril 2013- L'ECONOMISTE France Tel: +33.(6).98.70.49.15 - Fax: +33.(8).26.99.74.01 - Email: contact@leconomiste.eu www.leconomiste.eu

Plus en détail

Les défis de la politique monétaire suisse

Les défis de la politique monétaire suisse Embargo jusqu au 12 novembre 2009, 18 h 00 Les défis de la politique monétaire suisse Thomas J. Jordan Membre de la Direction générale Banque nationale suisse Apéritif «Marché monétaire» Genève, 12 novembre

Plus en détail

Les entreprises en Ile de France

Les entreprises en Ile de France Tendances régionales Les entreprises en Ile de France Contexte conjoncturel Bilan 1 Perspectives 1 lndicateur du Climat des Affaires Un indicateur du climat des affaires permet une lecture rapide et simplifiée

Plus en détail

Epargne et investissement

Epargne et investissement Epargne et investissement Nature du sujet : Sujet de type «mise en relation». Mots-clés / Définitions : Tous! «Epargne» : Part du revenu qui n est pas consommée Epargne des ménages : - Concept le plus

Plus en détail

Valeur refuge ultime, l or physique devrait faire partie de la constitution de tout patrimoine.

Valeur refuge ultime, l or physique devrait faire partie de la constitution de tout patrimoine. Valeur refuge ultime, l or physique devrait faire partie de la constitution de tout patrimoine. Depuis des milliers d'années déjà, l'or est un moyen de paiement. Les médias en parlent de plus en plus fréquemment.

Plus en détail

CONTRAT SOCIAL NOTES DE CONJONCTURE - MAI 2013

CONTRAT SOCIAL NOTES DE CONJONCTURE - MAI 2013 26/04/2013 J. Blanchard CONTRAT SOCIAL NOTES DE CONJONCTURE - MAI 2013 ----ooo---- A défaut de convergence, la transparence Les dernières prévisions économiques du FMI sont plutôt en retrait. Le PIB mondial

Plus en détail

LE DOLLAR CANADIEN : DÉTERMINANTS DU TAUX DE CHANGE

LE DOLLAR CANADIEN : DÉTERMINANTS DU TAUX DE CHANGE LE DOLLAR CANADIEN : DÉTERMINANTS DU TAUX DE CHANGE Bibliothèque du Parlement Capsule d information pour les parlementaires TIPS-117F Le 20 décembre 2004 Le dollar canadien Le dollar canadien évolue selon

Plus en détail

Les politiques d appui à la croissance complètent l assainissement des comptes publics

Les politiques d appui à la croissance complètent l assainissement des comptes publics Bulletin du FMI PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES MONDIALES Quelques leçons de l histoire pour maîtriser la dette publique Bulletin du FMI en ligne 27 septembre 2012 Le fronton du Trésor américain : la dette publique

Plus en détail

Comparaison européenne des niveaux et des choix d'épargne des ménages

Comparaison européenne des niveaux et des choix d'épargne des ménages Comparaison européenne des niveaux et des choix d'épargne des ménages Mai 2005 Rapport de OEE-Etudes pour la F.F.S.A. TABLE DES MATIÈRES I. COMPORTEMENTS D'EPARGNE ET D'INVESTISSEMENT DES MENAGES EUROPÉENS

Plus en détail

Productivité, croissance économique, emploi (1)

Productivité, croissance économique, emploi (1) 1 http://www.asmp.fr - Académie des Sciences morales et politiques Productivité, croissance économique, emploi (1) Pierre Tabatoni de l Institut Les variations de la productivité jouent un rôle clef dans

Plus en détail

Les indicateurs de la procédure de déséquilibres macroéconomiques. Ronan Mahieu

Les indicateurs de la procédure de déséquilibres macroéconomiques. Ronan Mahieu Les indicateurs de la procédure de déséquilibres macroéconomiques Ronan Mahieu Contexte Mise en place d une procédure de déficits excessifs lors de la création de la zone euro Déficits publics < 3% du

Plus en détail

Le billet de Michel Fried. L Allemagne n offre pas de modèle de «sortie» de crise

Le billet de Michel Fried. L Allemagne n offre pas de modèle de «sortie» de crise Le billet de Michel Fried novembre 2009 L Allemagne n offre pas de modèle de «sortie» de crise La question qui agite aujourd hui les responsables des politiques économiques des grands pays industrialisés

Plus en détail

ENTRAINEMENT A L EXAMEN 1/Les déséquilibres des finances publiques

ENTRAINEMENT A L EXAMEN 1/Les déséquilibres des finances publiques ENTRAINEMENT A L EXAMEN 1/Les déséquilibres des finances publiques NOTE SUR LES DESEQUILIBRES DES FINANCES PUBLIQUES 1. Les facteurs d aggravation de la dette La dette publique en France s est fortement

Plus en détail

Quel est l impact d une hausse du taux d intérêt? Situation et perspectives de la politique monétaire de la BCE.

Quel est l impact d une hausse du taux d intérêt? Situation et perspectives de la politique monétaire de la BCE. Groupe : Politique monétaire 23/11/2007 Beaume Benoît, Aboubacar Dhoiffir, Cucciolla Francesca Quel est l impact d une hausse du taux d intérêt? Situation et perspectives de la politique monétaire de la

Plus en détail

Partie 2 : Qui crée la monnaie?

Partie 2 : Qui crée la monnaie? Partie 2 : Qui crée la monnaie? Marché monétaire Masse monétaire Banque centrale Prêteur en dernier ressort Notions clés I. La mesure de la création monétaire : la masse monétaire La masse monétaire n

Plus en détail

Initiative «Sauvez l or de la Suisse (Initiative sur l or)»

Initiative «Sauvez l or de la Suisse (Initiative sur l or)» Département fédéral des finances DFF Initiative «Sauvez l or de la Suisse (Initiative sur l or)» Etat: septembre 2014 Questions et réponses Que demande l initiative «Sauvez l or de la Suisse (Initiative

Plus en détail

Le FMI conclut les consultations de 2009 au titre de l article IV avec le Maroc

Le FMI conclut les consultations de 2009 au titre de l article IV avec le Maroc Le FMI conclut les consultations de 2009 au titre de l article IV avec le Maroc Note d information au public (NIP) n 10/19 (F) 16 février 2010 Les notes d'information au public (NIP) s inscrivent dans

Plus en détail

Une crise de la distribution, plutôt qu une crise budgétaire

Une crise de la distribution, plutôt qu une crise budgétaire Une crise de la distribution, plutôt qu une crise budgétaire Özlem Onaran Nous sommes dans un nouvel épisode de la crise mondiale: la lutte pour la répartition des coûts. Cette crise a été l un des produits,

Plus en détail

Les financements et placements des ménages et des entreprises en 2002

Les financements et placements des ménages et des entreprises en 2002 Les financements et placements des ménages et des entreprises en 22 Après une phase de croissance soutenue et de forte valorisation boursière, l année 22, plus encore que 21, a été marquée par le ralentissement

Plus en détail

QU EST-CE QU UNE BANQUE? 2 E PARTIE Les banques et la crise financière

QU EST-CE QU UNE BANQUE? 2 E PARTIE Les banques et la crise financière Les crises bancaires Les risques de l activité bancaire L activité principale des banques s accompagne inévitablement de risques: si un débiteur ne rembourse pas son crédit, la banque doit pouvoir absorber

Plus en détail

La crise mondiale et ses effets sur le Maroc : Quels enseignements?

La crise mondiale et ses effets sur le Maroc : Quels enseignements? La crise mondiale et ses effets sur le Maroc : Quels enseignements? Intervention de M hammed GRINE Membre du Bureau Politique du Parti du progrès et du Socialisme du Maroc Le Parti du Progrès et du Socialisme

Plus en détail

Savoir/agir numéro 3, mars 2008

Savoir/agir numéro 3, mars 2008 1 Savoir/agir numéro 3, mars 2008 Une grille de lecture de la crise financière Isaac Johsua Économiste, membre du Conseil scientifique d Attac. Chapô : La nationalisation d une banque, la Northern Rock,

Plus en détail

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc Note d information au public (NIP) n 08/91 POUR DIFFUSION IMMÉDIATE Le 23 juillet 2008 Fonds monétaire international 700 19 e rue, NW Washington, D. C. 20431 USA Le FMI conclut les consultations de 2008

Plus en détail

Achat immobilier : profil type des acquéreurs en 2012

Achat immobilier : profil type des acquéreurs en 2012 Achat immobilier : profil type des acquéreurs en 2012 1- Profil des acquéreurs, tous dossiers Immoprêt confondus A quel âge achète-t-on, quel est le budget et l apport moyen, seul ou en couple? 2- Profil

Plus en détail

de la Banque Centrale de Tunisie Présentée à Monsieur le Président de la République

de la Banque Centrale de Tunisie Présentée à Monsieur le Président de la République Lettre introductive au 53 ème Rapport annuel de la Banque Centrale de Tunisie Présentée à Monsieur le Président de la République au nom du Conseil d Administration de la Banque Centrale de Tunisie Par

Plus en détail

EL YASSI Soufiane MENEYROL Maxime NDIOYE Mamadou SAIDI Sandra TOOVI Hizola

EL YASSI Soufiane MENEYROL Maxime NDIOYE Mamadou SAIDI Sandra TOOVI Hizola Crise économique mondiale et impacts réels sur les entreprises manufacturières québécoises et canadiennes EL YASSI Soufiane MENEYROL Maxime NDIOYE Mamadou SAIDI Sandra TOOVI Hizola Agenda I Crises et conséquences

Plus en détail

Quel contexte financier pour les marchés immobiliers dans les années à venir?

Quel contexte financier pour les marchés immobiliers dans les années à venir? Quel contexte financier pour les marchés immobiliers dans les années à venir? Club Notarial de Immobilier 28 mai 2015 Exposé de Denis Ferrand Les faits marquants de la conjoncture économique mondiale 2

Plus en détail

1. Les fluctuations économiques : une dynamique heurtée de développement économique

1. Les fluctuations économiques : une dynamique heurtée de développement économique COMMENT EXPLIQUER L INSTABILITE DE LA CROISSANCE? 1. LES FLUCTUATIONS ECONOMIQUES : UNE DYNAMIQUE HEURTEE DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE... 1 1.1 DES CHOCS ECONOMIQUES PERTURBENT REGULIEREMENT LA CROISSANCE...

Plus en détail

3e question : Qui crée la monnaie?

3e question : Qui crée la monnaie? 3e question : Qui crée la monnaie? INTRO : Sensibilisation Vidéo : Comprendre la dette publique en quelques minutes (1min à 2min 27) http://www.youtube.com/watch?v=jxhw_ru1ke0&feature=related Partons de

Plus en détail

CONJONCTURE FRANÇAISE

CONJONCTURE FRANÇAISE CONJONCTURE FRANÇAISE Faiblesse de l investissement L amélioration récente du climat des affaires peine à se traduire par une augmentation de l activité. Dans le secteur industriel, la production reste

Plus en détail