consultants testés entre 2004 et 2008 S U R V E I L L A N C E V H C N 8. Encart méthodologique

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1 L A L E T T R E D ' I N F O R M A T I O N D U S Y S T E M E D E S U R V E I L L A N C E D U V H C E N P R O V E N C E - A L P E S - C Ô T E D ' A Z U R S U R V E I L L A N C E V H C N 8 Surveillance continue du virus de l hépatite C dans les centres de dépistage anonyme et gratuit et centres d examen de santé de la région Provence-Alpes-Côte d Azur : analyse des données recueillies sur la période Ce bulletin présente une description des données recueillies auprès des centres de dépistage anonyme et gratuit () (7 ville, centre hospitalier et maison d arrêt) et des 4 centres d examens de santé (CES) de la région Paca de 004 à 008, participant au réseau régional de surveillance continue du virus de l hépatite C (VHC). Ce bulletin a pour objectif de présenter ) l évolution de la séroprévalence du VHC de 004 à 008 chez l ensemble des consultants testés et chez les toxicomanes et ) de décrire les principaux facteurs associés à une séropositivité VHC au cours de cette période. Encart méthodologique ALPES-MARITIMES de Nice BOUCHES-DU-RHÔNE de Marseille VAR de Toulon VAUCLUSE d Avignon Les caractéristiques sociodémographiques des consultants ont été comparées selon les centres de dépistage par un test du chi- dans le cas de variables catégorielles ou par des tests de Student, dans le cas de variables continues. L évolution de la séroprévalence du VHC au cours de la période a été testée par le test de tendance de Cochran-Mantel-Haenszel, ajusté sur le sexe, l âge, la zone de naissance et l usage de drogue. Ces analyses ont été stratifiées sur les types de centres de dépistage ainsi que sur le statut vis-à-vis de la toxicomanie. Afin d étudier les facteurs associés à une sérologie VHC positive, une régression de poisson a été réalisée. Les résultats sont exprimés à l aide de risques relatifs. Le seuil de significativité est fixé à 5 % consultants testés entre 004 et 008 Au cours de la période , 47 0 consultants ont été testés (9 8 en 004, 9 0 en 005, 9 6 en 006, en 007 et 0 5 en 008) ; 58,4 % l ont été dans un [tableau ]. Au cours de la même période, grilles (complétées par le médecin) et auto-questionnaires (AQ, complétés par le consultant) ont été complétés. La double information «AQ-grille» était disponible pour 7 84 consultants soit 80,0 % de l ensemble des consultants testés (89, % en 004, 89, % en 005, 74,0 % en 006, 76,0 % en 007 et 7,4 % en 008) [Tableau ]. Parmi ces 7 84 consultants, 5, % ont été testés dans un ville, 4,6 % dans un centre hospitalier, 0, % dans un maison d arrêt et, % dans un CES. Une diminution des taux de réponse à l AQ a été observée principalement dans les CES et les centre hospitalier (pour l année 006 pour ces derniers). Le pourcentage de grilles complétées s est lui maintenu durant la même période (97,9 % en 004, 99,7 % en 005, 99,6 % en 006, 97, % en 007 et 98,8 % en 008). En 008, le la Joliette a été créé en regroupant les Marseille Pressensé et de Marseille Arenc.

2 Tableau Répartition des consultants pour le VHC selon le type de structures, (n = 47 0) Structures ville de centre hospitalier maison d arrêt Ensemble des Ensemble des structures testés testés, avec AQ testés, avec grille testés avec la double information Nombre % % % % 4 44,7 95,8 99, 95, ,4 75,9 9,5 68,5 90 8, 99, 99,6 98, ,4 94,4 98,7 9,0 CES ,6 6, 98,5 6, ,0 8,4 98,6 80,0 Ensemble des consultants testés Grilles et auto-questionnaires (AQ). Pourcentage calculé sur l ensemble des consultants. Caractéristiques des consultants en fonction du centre de dépistage Les consultants étaient principalement originaires de France métropolitaine (76, %) ou d Afrique (,9 %). Ils étaient en majorité de sexe masculin (56,5 %) [Tableau ]. L âge moyen était de 5,0 ans pour les hommes et de 4,7 ans pour les femmes. Les consultants testés dans un CES étaient plus âgés, plus souvent des femmes et présentaient moins souvent des antécédents d usage de drogues et plus souvent des antécédents de transfusion sanguine, d endoscopie et d acupuncture que ceux des [Tableau ]. Les consultants testés dans un maison d arrêt étaient plus souvent de sexe masculin, originaires d une zone de moyenne ou forte endémie pour le VHC et usagers de drogues par voie intraveineuse (UDVI). Enfin, les consultants testés dans un centre hospitalier étaient plus jeunes, plus souvent de sexe féminin, originaires d une zone de faible endémie et avaient aussi plus souvent des antécédents d usage de dogues et de tatouage ou piercing [Tableau ]. Au cours de la période , l âge moyen des consultants a diminué ainsi que la proportion de femmes parmi les consultants testés. La distribution des facteurs de risque parmi l ensemble des consultants a aussi évolué [Tableau ] : augmentation des antécédents de toxicomanie, de la prévalence de la pratique du sniff, de celles des incarcérations (anciennes ou actuelles), des antécédents d hémodialyse, des accidents d exposition au sang et des tatouages ou piercing ; baisse de la prévalence des antécédents de transfusion sanguine ou de greffe, de ceux d acupuncture, d endoscopie, de relations sexuelles avec une personne infectée par le VHC et de partage d accessoires de toilette. Tableau Caractéristiques sociodémographiques et facteurs de risque des consultants testés selon les structures de dépistage, (n= 7 84) Âge moyen (années) Total p Sexe (%) <0 - ville C.H. M.A. CES p 4,9 <0-8,9 6,8 0,9 47,7 p<0 - Femme 4,6 44,4 5,7 7, 5,6 p<0 - Région de naissance selon le niveau d endémie (%) 0,08 76, 76, Zone de faible endémie 4 8,6 84,9 9,5 Zone de moyenne ou 8,4 5, 7,5 p<0 - forte endémie 4,9,7 Facteurs de risque (%) Antécédent d usage de drogue 7,5 <0-9, 46,9 4,7 7,5 p<0 - UDVI 5,9 0,,4 5,6 9,4 0,9 p<0 - Sniff 5 84,6 0,000 9,4 64, 95,0 6,6 p<0 - Antécédent de : transfusion sanguine / greffe incarcération ou actuellement incarcéré 9,8 <0-5,9 5, 6,6 7, p<0 -, <0 -,9,7 94,4 5,0 p<0 - hémodialyse, <0 -,4 0,, 0,5 p<0 - endoscopie 6,8 <0 -,,8,5,7 p<0 - acupuncture / mésothérapie 5,6 <0-6,6 7,4, 8,8 p<0 - accident d exposition au sang,7 <0-6,6,5 0,9,9 p<0 - tatouage/ piercing 9,6 0, , 6,4 44,9,6 p<0 - soins invasifs dans un pays étranger,6 0,5,6 0, 0,4 6,6 p<0 - relations sexuelles avec une personne infectée par le,4 0,000,0,5,7,7 p<0 - VHC partage d accessoires de toilette 6,5 <0-5,7 6,6, 4, p<0 - Nombre de consultants avec la double information «AQ- grille». p : Résultat du test de tendance de Cochran-Mantel-Haenszel pour tester une évolution temporelle au cours de la période. p : Résultat du test statistique du chi- de la différence entre les centres de dépistages ; pour l âge moyen une Anova a été réalisée. 4 Pays de faible endémie : France métropolitaine, DOM-TOM, pays d'europe du Nord, du Sud, de l'est, de l'ouest, d'amérique du Nord et du Sud. Pays de moyenne endémie : Pays d Afrique du Nord, d Afrique subsaharienne, d Asie, du Pacifique et sous-continent Indien. Pays de forte endémie : Pays du Moyen-Orient. 5 Parmi les consultants ayant déclaré des antécédents d usage de drogues. L a l e t t r e d i n f o r m a t i o n d u S Y S T E M E D E S U R V E I L L A N C E D U V H C e n P r o v e n c e - A l p e s - C ô t e d A z u r

3 Baisse de la séroprévalence du VHC dans les ville et ceux de maison d arrêt Sur la période , 779 (, % [,9,]) des consultants ayant la double information avaient une sérologie VHC positive. Ces consultants étaient en majorité des hommes (76,7 %) et leur âge moyen était de 9, ans. La séroprévalence du VHC était significativement différente selon le type de centre de dépistage (p<0 - ). Quelle que soit l année, la prévalence du VHC était la plus élevée chez les consultants des s maisons d arrêt. Ainsi, lorsque les consultants des de maison d arrêt n étaient pas pris en compte, la séroprévalence dans le reste de l échantillon s établissait à,6 %. Une tendance significative à la baisse de la séroprévalence du VHC n a été observée sur cette période que dans les ville et ceux de maison d arrêt [Tableau ]. Cette tendance à la baisse n était plus observée dans ces deux types de centre lorsque les UDVI étaient retirés de l analyse. Sur , sur l ensemble de l échantillon et dans les maison d arrêt ou hospitaliers, la séroprévalence du VHC ne différait pas selon que les consultants avaient ou on complété l AQ. Par contre, la séroprévalence du VHC était significativement plus élevée chez les consultants n ayant pas complété l AQ : dans les CES, quelle que soit l année (, % versus,4 % sur ; p<0 - ) ; dans les ville, sur l ensemble de la période (,8 % versus,8 % ; p<0 - ) et tout particulièrement en 007 et 008 (résultats non montrés). Dans les ville ces différences modifiaient peu la tendance observée sur la période d étude : en réintégrant dans les analyses les sujets n ayant pas complété l auto-questionnaire, la baisse était toujours Tableau Prévalence du VHC chez les consultants testés selon le centre de dépistage, de 004 à 008 (n = 7 84) ville centre hospitalier maison d arrêt Total CES 004, [,8-,8] 0,5 [0,0-,] 7,9 [6,0-9,9],5 [,-,9] 005,0 [,5-,4] 0,5 [0,0-,0] 7,9 [5,9-9,9],6 [,-,] 006,6 [,-,0] 007, [,8-,7] 008, [0,8-,4] ,8 [,6-,0] 0,0 0,0 0,0 0, [0,-0,6] 8,0 [5,9-0,],6 [,0-,] 6,8 [4,9-8,6],0 [0,6-,4], [,-4,], [0,6-,6] 6,4 [5,7-7,],4 [,-,6] p 0,00 0, <0 -,,,,,4, [,0-,7] [,9-,5] [,7-,4] [,9-,6] [,-,7] [,9-,] 0,00 Nombre de consultants avec la double information «AQ- Grille» ; tous les consultants n ont pas été pris en compte en raison de données manquantes. Résultat du test de tendance de Cochran-Mantel-Haenszel ajusté sur le sexe, l âge, l usage de drogues et la zone de naissance. Pas de consultant positif au VHC. 0,5 significative mais un peu moins marquée. Dans les CES, une tendance significative à la baisse n était observée ni chez les sujets ayant complété l auto-questionnaire ni chez les autres. Sur la période , 6, % et 68,5 % des consultants testés respectivement dans les ville et les CES ne connaissait pas leur séropositivité. Dans les maison d arrêt, seuls 7,5 % des cas étaient nouvellement dépistés, selon les consultants. Aucune tendance significative d évolution des taux de cas nouvellement dépistés n a été observée sur l ensemble de la période, quel que soit le centre de dépistage. Tableau 4 Séroprévalence du VHC chez les consultants toxicomanes - selon le mode d usage - et chez les non-toxicomanes, de 004 à 008 (n = 7 84) Plus d un UDVI sur trois séropositif au VHC Total UDVI 4,5 45, 4,0,8,0 7, avec ou [7,-49,9] [8,8-5,7] [5,-48,9] [5,7-8,0] [7,4-8,5] [4,-40,0] <0- sans sniff UDVI actif 4 avec ou 7, 9,5 8,8 0,8 4,8, sans [6,-48,] [8,8-50,] [7,-50,6] [9,6-4,0] [5,-4,4] [8,-8,] 0,00 sniff UDVI inactif 5 avec ou 46,5 48, 4,6, 5,6 8,8 sans [8,6-54,] [40,-56,4] [5,-5,] [4,9-9,7] [9,0-,] [5,-4,] <0- sniff Sniff,0 0,9 0,9,0,,4 seul [,-,8] [0,4-,4] [0,4-,] [,-,7] [0,7-,8] [,-,7] 0,6 Non toxicomane,0 [0,8-,] 0,9 [0,7-,] 0,8 [0,6-,], [0,9-,4] 0,6 [0,4-0,8] 0,9 [0,8-,0] Nombre de consultants avec la double information «AQ- Grille» tous les consultants n ont pas été pris en compte en raison de données manquantes. Résultat du test de tendance de Cochran-Mantel-Haenszel ajusté sur le sexe, l âge et la zone de naissance. UDVI : usagers de drogue par voie intraveineuse. 4 UDVI actifs avec ou sans sniff : toxicomanes ayant injecté au moins une fois dans le mois précédent l enquête. 5 UDVI inactifs avec ou sans sniff : toxicomanes n ayant pas injecté dans le mois précédant l enquête. La séroprévalence du VHC chez les consultants UDVI (pratiquant ou non le sniff) était de 7, % [4, 40,0] sur l ensemble de la période étudiée. Une tendance à la baisse de la séroprévalence du VHC a été observée chez l ensemble des UDVI pratiquant ou non le sniff, qu ils soient actifs ou pas [Tableau 4]. La prévalence du VHC chez les UDVI pratiquant ou non le sniff variait significativement selon la date de première consommation de drogue : elle était de 60,7 % lorsque celle-ci s était produite avant 986 (date de mise en vente libre de seringues dans les pharmacies), de 4,5 % lorsqu elle avait eu lieu entre 986 et 999 et de 7,7 % après 999 (date de mise en place du Programme national de lutte contre l hépatite C, p<0 - ). La prévalence du VHC était de 49, % lorsque les personnes déclaraient avoir partagé du matériel d injection et de 0,0 % lorsqu elles déclaraient ne pas l avoir fait. p 0,4

4 Un risque de séropositivité VHC multiplié par 0 chez les UDVI La régression multiple de poisson a permis d étudier les liens entre différents facteurs de risque et la présence d une sérologie VHC positive, toutes choses égales par ailleurs. Un âge supérieur à 4 ans et être né dans une région de forte ou moyenne endémie étaient associés à un risque accru de sérologie positive au VHC. Comparativement aux personnes ayant consulté dans un CES, celles ayant consulté dans un ville ou de maison d arrêt étaient également plus nombreuses à avoir une sérologie positive au VHC. Comparativement aux personnes non toxicomanes, les usagers de drogue par voie intraveineuse (UDVI) avaient une probabilité nettement plus élevée d être porteur du Tableau 5 Facteurs associés à une sérologie VHC positive chez les consultants des et des CES, régression multiple de Poisson, (n = 4 6 consultants). Facteurs de risque (référence) RR IC 95% p Sexe masculin (sexe féminin), [,0,4] 0,09 Âge (5-4 ans) 5 4 ans,6 [,9,6] < ans 5,7 [4, 7,7] < ans 6,6 [4,8 9,] <0-55 ans et plus 5, [,4 7,7] <0 - Structures (CES) maison d arrêt,5 [,0,] <0 - hospitalier 0, [0, 0,8] 0,0 ville,6 [,,0] <0 - Région de naissance (zone de faible endémie) Zone de moyenne ou forte endémie Toxicomanie (non-toxicomanes), [,0,4] 0,0 UDVI,6 [6, 7,9] <0 - Sniffeurs exclusifs,0 [,6,6] <0 - Antécédents de greffe ou transfusion sanguine (Pas d antécédents de greffes ou de transfusions sanguines) Année de dépistage (004),8 [,5,] < ,9 [0,8,] 0, ,8 [0,7,0] 0,08 007,0 [0,8,] 0, ,6 [0,5 0,8] <0 - RR : Risque relatif obtenu via un modèle de Poisson ajusté sur l ensemble des variables du tableau. p : Résultat du test statistique du RR. Pays de faible endémie : France métropolitaine, DOM-TOM, pays d'europe du Nord, du Sud, de l'est, de l'ouest, d'amérique du Nord et du Sud. Pays de moyenne endémie : Pays d Afrique du Nord, d Afrique subsaharienne, d Asie, du Pacifique et sous-continent Indien. Pays de forte endémie : Pays du Moyen-Orient. VHC (RR =,6 [6, 7,9]) [Tableau 5]. Le risque de séropositivité VHC était modérément augmenté en cas de sniff exclusif. Les consultants ayant reçu une greffe de tissus, de cellules, d organes ou une transfusion sanguine étaient également plus à risque d être porteur du VHC. Les autres facteurs étudié (antécédents d hémodialyse, d acupuncture, d accident d exposition au sang, de relations sexuelles avec une personne infectée, de soins invasifs dans un pays étranger, de partage d accessoires de toilettes, de tatouage ou piercing) n étaient pas associés au VHC. La régression multiple de Poisson a aussi permis de tester l évolution de la séroprévalence du VHC en prenant 004 comme année de référence et en tenant compte de l évolution de la distribution des facteurs précédents. Les résultats indiquent une baisse significative de 40 % de la séroprévalence du VHC en 008 uniquement, par rapport à 004. Discussion A partir des données recueillies auprès des et des CES de la région Paca, de 004 à 008, la séroprévalence du VHC a été estimée à, %. Une étude réalisée en 004 chez les assurés sociaux du régime général français (représentant 80 % de la population Française) estimait la prévalence du VHC à 0,84 % de la population. () Dans le quart Sud-Est de la France, la séroprévalence était de,06 % (IC 95% : [0,68,66]). () La population consultant les et les CES n est pas représentative de la population générale. Les, du fait du dispositif anonyme et gratuit, attirent des populations plus à risque que la population générale. () Les CES ciblent également les populations les plus à risque, en marge du système de soins ou ne bénéficiant pas d un suivi médical régulier. Ceci peut expliquer que les prévalences observées dans cette étude soient supérieures à celles mises en évidence dans l enquête auprès des assurés sociaux du régime général en 004, y compris après avoir retiré de l analyse les consultants des maison d arrêt. De plus, dans les maison d arrêt, le dépistage du VHC est systématiquement proposé aux consultants. Dans les CES et les, le dépistage est proposé aux personnes présentant des facteurs de risque du VHC et peut aussi être réalisé à la demande de patients. Dans les CES, le test est aussi déclenché lorsque le dosage d enzymes hépatiques dépasse un certain seuil. Les résultats présentés dans ce bulletin ne sont donc pas représentatifs de l ensemble des consultants des ville et des CES. Par ailleurs, la séroprévalence du VHC était significativement plus élevée chez les consultants n ayant pas complété l AQ que chez les autres, ce uniquement dans les CES et les ville. La séroprévalence du VHC est ainsi un peu sous-estimée dans les CES dans lesquels le taux de données manquantes à l AQ était le plus élevé (6,8 %). Sur l ensemble de la période étudiée, une tendance à la baisse de la séroprévalence du VHC a été observée. Cette diminution, qui n a L a l e t t r e d i n f o r m a t i o n d u S Y S T E M E D E S U R V E I L L A N C E D U V H C e n P r o v e n c e - A l p e s - C ô t e d A z u r

5 été mise en évidence que dans les ville et de maison d arrêt, était observée pour l ensemble des consultants testés et ceux ayant la double information (grille-aq). Elle était aussi observée parmi les consultants UDVI, avec ou sans sniff, actifs ou inactifs. Une étude menée dans un réseau national de laboratoires publics et privés et dans des pôles de référence montrait également une diminution du taux de sérologies VHC positives de, % en 000 à 0,6 % en 007. (4) Une autre étude menée dans les services médicaux des prisons françaises montrait une stabilité de la prévalence du VHC : de 6, % en 000 à 6,9 % en 00 chez les prisonniers testés. (5) Les résultats indiquent également une nette diminution de la prévalence du VHC chez les usagers de drogue ayant initié après 986 et 999. Ces années correspondent respectivement à la mise en vente libre de seringues dans les pharmacies et à la mise en place du Programme national de lutte contre l hépatite C. (6,7) Cependant la séroprévalence du VHC chez les UDVI plus récents (après 999) reste relativement élevée (7,7 %), ce qui pose la question d une persistance de la transmission du VHC malgré les actions de prévention mises en place chez les usagers de drogue. (8) L étude Coquelicot souligne en effet une persistance de pratiques à risque chez les UDVI, telles que le partage de matériel ou l initiation à l injection par des personnes plus âgées et donc plus à risque d être déjà infectées par le VHC. (7) Par ailleurs, cette étude observait, en 004, une séroprévalence du VHC de 66 % chez les UD pris en charge dans les dispositifs spécialisés pour toxicomanes ou en médecine générale à Marseille. La séroprévalence chez les UDVI dans notre étude est plus faible et ne peut être extrapolée à l ensemble des UDVI de la région. Malgré un bilan positif du Plan national de lutte contre l hépatite C en , la situation reste préoccupante notamment au regard de la persistance de la transmission virale et de l insuffisance de la proportion de personnes dépistées. Un nouveau Plan national de lutte contre les hépatites B et C (009-0) a été mis en place, les objectifs du précédent plan restant d actualité. (8) Ce nouveau plan vise en particulier à mettre en place un programme d éducation à la santé des UDVI afin de prévenir l infection par le VHC. A l échelle de la région Paca, le programme 5 du Plan régional de santé publique (PRSP) reprenait les objectifs sur le Plan national de lutte contre les hépatites B et C (009-0) et ciblait également les populations les plus à risque telles que les usagers de drogue et les détenus. (8,9) Par ailleurs, la présente étude retrouve les facteurs de risque du VHC communément admis dans la littérature. (,0,) Les facteurs les plus fortement associés à l hépatite C sont l usage de drogues injectables, le fait d être âgé de plus de 4 ans. () D autres facteurs de risque documentés dans la littérature (,0) sont également associés à l infection par le VHC : l usage de drogues par voie nasale, des antécédents de greffes ou de transfusions sanguines et être né dans un pays d endémicité VHC moyenne ou élevée. Enfin, les analyses de régression multiple montrent que la structure dans laquelle le dépistage a été réalisé était associée à la prévalence du VHC, indépendamment des autres facteurs. Un excès de risque était observé dans les ville par rapport aux CES. Ceci pourrait s expliquer par l affichage de l anonymat des dépistages dans ces structures, ce qui pourrait amener les personnes plus à risque souhaitant se faire dépister à consulter sans craindre de discrimination. () En ce qui concerne les maison d arrêt, un excès de risque significatif a été observé, malgré l ajustement sur la toxicomanie. Un épisode d incarcération est un facteur de risque mis en évidence dans la littérature. (,5) Cependant, l excès de risque observé dans notre étude pour les s maisons d arrêt, doit être interprété avec prudence. Les détenus admis dans les maisons d arrêt peuvent avoir une sérologie VHC positive avant même d être incarcérés. (6) Une étude en 00 montrait que,5 % des entrants déclaraient une séropositivité au VHC. (7) L incarcération peut donc constituer un mode d accès au dépistage : les entrants en milieu carcéral se voient proposer systématiquement un test de dépistage. Des actions de prévention sont réalisées en milieu carcéral : accès à un traitement de substitution, mise à disposition de matériel désinfectant, traitement post-exposition... Leur application reste toutefois insuffisante. (6) Les règles d hygiène sont peu respectées et des programmes d échange de seringues permettant l accès à un matériel stérile d injection ne sont pas appliqués dans les prisons françaises contrairement aux pratiques de pays voisins (Allemagne, Suisse, Espagne). (6) Conclusion Au cours de la période , une tendance à la baisse de la prévalence du VHC a été observée dans les ville et les maison d arrêt ainsi que parmi les UDVI pratiquant ou non le sniff, suggérant un impact des mesures de prévention, même si celles-ci doivent être maintenues et renforcées, particulièrement chez les UDVI et en milieu carcéral. Cette étude montre la faisabilité d une surveillance continue du VHC au niveau régional. Même si une érosion des taux de réponse à l AQ a été observée, ces taux restent relativement élevés. Les informations produites par ce système de surveillance fournissent des indicateurs utiles dans l établissement du futur plan stratégique régional de santé.

6 L A L E T T R E D ' I N F O R M A T I O N D U S Y S T E M E D E S U R V E I L L A N C E D U V H C E N P R O V E N C E - A L P E S - C Ô T E D ' A Z U R S U R V E I L L A N C E V H C N 8 Bibliographie () Meffre C, Le Strat Y, Delarocque-Astagneau E, Dubois F, Antona D, Lemasson JM, et al. Prevalence of hepatitis B and hepatitis C virus infections in France in 004: social factors are important predictors after adjusting for known risk factors. J Med Virol. 8: () Institut de veille sanitaire. Prévalence des hépatites B et C en France en 004. Saint- Maurice; mars 007. () Le Vu S, S le C. Dépistage anonyme et gratuit du VIH. Profil des consultants de en 004- Enquête épidémiologique transversale. InVS (4) Brouard C, Delarocque-Astagneau E, Meffre C, Pioche C, Silvain C, Larsen C, et al. Évolution du dépistage de l hépatite C en France à partir des systèmes de surveillance Rena-VHC et des pôles de référence, Bulletin épidémiologique hebdomadaire. 009;0-. (5) Michel L, Carrieri MP, Wodak A. Harm reduction and equity of access to care for French prisoners: a review. Harm Reduct J. 008;5:7. (6) Emmanuelli. J, Jauffret-Roustide. M, Barin. F. Epidémiologie du VHC chez les usagers de drogues, France, Bull Epidemiol Hebd (7) Jauffret-Roustide. M. Estimation de la séroprévalence du VIH et du VHC et profils des usagers de drogues en France, étude InVS-ANRS Coquelicot, 004. Bull Epidemiol Hebd (8) Ministère de la Santé et des Sports. Plan national de lutte contre les hépatites B et C (009-0). (9) Préfecture de la région Provence- Alpes Côte d Azur. Plan régional de santé publique Provence-Alpes Côte d Azur: (0) Armstrong GL, Wasley A, Simard EP, McQuillan GM, Kuhnert WL, Alter MJ. The prevalence of hepatitis C virus infection in the United States, 999 through 00. Ann Intern Med.44: () Scheinmann R, Hagan H, Lelutiu-Weinberger C, Stern R, Des Jarlais DC, Flom PL, et al. Non-injection drug use and Hepatitis C Virus: a systematic review. Drug Alcohol Depend.89:-. () Desenclos. J.-C. L infection par le virus de l hépatite C dans le monde : importance en santé publique, modes de transmission et perspectives Virologie 00;7:77-9. () Falster K, Kaldor JM, Maher L. Hepatitis C virus acquisition among injecting drug users: a cohort analysis of a national repeated cross-sectional survey of needle and syringe program attendees in Australia, J Urban Health.86:06-8. (4) Hunt DR, Saab S. Viral hepatitis in incarcerated adults: a medical and public health concern. Am J Gastroenterol.04:04-. (5) Vescio MF, Longo B, Babudieri S, Starnini G, Carbonara S, Rezza G, et al. Correlates of hepatitis C virus seropositivity in prison inmates: a meta-analysis. J Epidemiol Community Health.6:05-. (6) Stankoff S, Dhérot J. Rapport de la mission santé-justice sur la réduction des risques de transmission du VIH et des hépatites virale en milieu carcéral : Paris : Direction générale de la santé, Direction de l administration pénitentiaire; 000. (7) Mouquet. MC. La santé des personnes entrées en prison en 00. Etudes et Surveillance VHC N 8 - Mai 00 Editeur : ORSPACA rue Stanislas Torrents 006 Marseille Directeur de la publication : Dr Y.OBADIA N d ISSN : Tirage : 000 exemplaires Imprimeur : Imprimerie Orsi - Aubagne résultats, mars 005;86:-. O b s e r v a t o i r e R é g i o n a l d e l a S a n t é P r o v e n c e - A l p e s - C ô t e d A z u r, r u e S t a n i s l a s T o r r e n t s M a r s e i l l e. F r a n c e T é l. : ( + ) / F a x : ( + ) C o u r r i e l : a c c u e i o r s p a c a. o r g / S i t e I n t e r n e t : w w w. o r s p a c a. o r g

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