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1 Numéro 21 Juin 2013 Publication «CCIA-BML» édito Destruction créative Mohamed Choucair Il serait inutile de citer à nouveau les causes de notre détresse ou de chercher à donner une note optimiste, ce qui, à ce stade, relève de l illusion. Détresse en grande partie due à un marché devenu moribond, parce que la Syrie pèse dans notre économie bien plus lourd qu on ne le croyait. Détresse car près de 30% de notre économie est fondée sur le tourisme et que les touristes ont disparu ces deux dernières années emportant avec eux le plus clair des revenus de la distribution. Détresse car notre industrie, déjà peu compétitive, doit affronter des circuits maritimes ou aériens onéreux en cherchant de nouvelles façons d exporter sa production. Détresse depuis que notre agriculture, qui ne représente plus que 5% - ou peut-être moins - de notre PIB, n a plus d accès à l hinterland du fait des crises incessantes à nos frontières. Nous n avons malheureusement aucune prise sur le drame qui se passe en Syrie. Mais ne pouvait-t-on pas le prévoir? Ne pouvait-on pas également élaborer une stratégie qui en limite les effets pervers? Pour cela, il aurait fallu utiliser la matière grise disponible dans ce pays, la consulter et surtout l écouter afin d éviter, ou du moins contenir, la crise dans laquelle nous nous débattons sans fin. Place à d autres faits: le ban du golfe, nous l avons provoqué. Est-ce à dire que ceux qui ont fermé les routes et se sont adonnés au jeu des otages sont conscients des conséquences? Et quelles seront les répercussions de tels actes dans un futur proche? Nous savons déjà que le chômage, surtout parmi les jeunes, monte en flèche. Ceux qui sortiront des bancs universitaires ne trouveront aucun emploi sur le marché et s ils en trouvent un par chance, il sera faiblement rémunéré par rapport à leurs compétences et à la cherté de vie. Nous savons également que le fleuron de nos entreprises, de nos grandes enseignes touristiques, vont fermer leurs portes et nous pouvons d ores et déjà percevoir les conséquences du risque de contagion à d autres secteurs, à tous les autres secteurs. De détresse en détresse, nous arrivons au drame: la destruction des forces vives de notre nation. Mais trêve de détresse, car derrière tout drame il y a un salut. Et le salut le voici. Il se résume en trois mots, trois idées: l innovation, l imagination et la créativité. Nietzsche parlait d un surhomme, moi je vous parlerai de la nécessité de créer un homme nouveau, un Libanais nouveau. Et si nous n avons pas assez souffert jusqu à ce jour pour le voir éclore, alors nous souffrirons encore. Pour cela, il est nécessaire d observer autour de soi l histoire des autres, l histoire du monde. L Amérique n est pas l Amérique parce qu elle a gagné la guerre. Elle a gagné la guerre parce qu un jour elle a créé ingénieusement une loi antitrust. Parce qu un jour elle a criminalisé la fraude fiscale, parce qu elle a créé un Small Business Act. Parce qu aussi elle a décidé, dès l année 1968, que si le chômage dépassait les 4%, ce thème deviendrait la priorité absolue du gouvernement Au Liban, créer c est simplement imiter les bonnes pratiques des pays plus avancés. Mais il ne faudrait pas que ce pays se vide de toute sa matière grise et de sa jeunesse avant de les adopter. Cependant il y a plus difficile encore. La force de notre économie est le tourisme, sa précarité aussi. Si le couple industrie/agriculture représentait encore 25% du Produit Intérieur Brut comme au lendemain de la guerre civile (43% en 1975), nous souffririons beaucoup moins aujourd hui. En effet, durant les années de gloire les Libanais bien-pensants voulaient éviter à tout prix l industrialisation du pays pour empêcher la formation de forces syndicales. Résultat des courses, ils ont eu les fondamentalistes et la précarité. Oublions le passé pour avancer. Ce qu il faudrait actuellement, c est une stratégie de salut public qui reposerait sur quelques piliers indispensables et indissociables: Retarder la création du gouvernement équivaut à détruire des pans entiers de l économie nationale. L ennui c est que l électeur ne le croit pas et que «le leader» croit en son intérêt personnel. Nommer un gouvernement inefficace est encore pire, car d expérience, il prendra toutes les mauvaises décisions. Fermer les routes nous priverait du flot touristique annuel. Laisser couler les entreprises touristiques, c est perdre notre place pour longtemps sinon pour toujours. Susciter des vocations industrielles ou agricoles. Est-ce équilibrer notre économie et la rendre moins fragile? Que justice soit rendue à la Banque du Liban, la seule institution qui a maintenu ce qu elle a pu de l appareil productif, alors que cela devrait être le premier souci de toutes les administrations. Adopter sans délai les bonnes pratiques, et en premier lieu l assurance-chômage, pour limiter l exode des forces vives de la nation et espérer un jour profiter de leur contribution pour bâtir le pays. «Le seul enjeu qui vaille est de convaincre tous ceux qui écoutent et tous ceux qui lisent pour peser sur la décision future». Ce jour-là seulement, la destruction et la détresse créatives se transformeront en salut économique et social. Ce jour-là, nous aurons un homme nouveau, un Libanais moderne et une véritable nation. Directeur responsable Rabih SABRA Immeuble CCIA-BML, Responsable de la coordination Elham RAHAL Rue 1 Justinien, Sanayeh Rédaction Marilyne JALLAD PO Box Beyrouth, Liban Conseiller économique Roger KHAYAT Maquette Integrated communications hotline: 1314 ext: 162 ECONEWS est disponible sur: TABLE DES MATIÈRES P1. édito Destruction créative P2. Interview Anthony Ghorayeb, membre du conseil d administration de la CCIA- BML Jacques Jean Sarraf, Chairman & CEO of Malia Group P4. PROJETS Le PAO, cheville ouvrière des projets de développement UNIDO initiative (Lebanon National Post 2015) USAID Convenes Public-Private Sustainable Reforestation Gathering P7. Étude Fiscalité et inégalités: le Liban, entre manque de données et absence de réformes P8. Regards croisés sur la conjoncture Paul Douaihy: directeur du Centre de recherche économique et des marchés financiers de l Université Balamand Sana Hajj Safa: Responsable de la formation économie et Gestion du CNAM P10. CASE STUDY Assessing Pent-Up Growth Potential, CER United Nations High Commissioner for Refugees P12. Structure compétitive Mohamed Choucair élu viceprésident de l OCEMO L Odyssée du pétrole Byblos: un patrimoine de valeur et une dynamique touristique continue P15. ACTIVITéS DE LA CHAMBRE GEP- Ecole de la CCI Marseille Provence Lancement du projet Tempus PACOME à l USJ Les hommes d affaires libanais invités à participer au Forum d investissement en Tunisie L ambassadeur du Brésil au Liban, invité de Mohamed Choucair The Chamber of Beirut and Mount Lebanon participated to GS1 General Assembly 2013 Quand le Centre libanais de médiation de la CCIA-BML rencontre REAL P18. évènements Première édition des vins du Liban à Paris! P19. CONFERENCES, EXHIBITIONS & BUSINESS OPPORTUNITIES P20. Our Services Les articles de cette publication expriment l avis de leurs auteurs; ils sont publiés dans leur langue originale, en français ou en anglais, et n expriment pas nécessairement l avis de la Chambre de Beyrouth et du Mont Liban. The views expressed in this publication are those of the authors and do not necessarily reflect the opinion of the Chamber of Beirut & Mount Lebanon and are published in their original French or English language.

2 Page.2 Numéro 21 Interview Anthony Ghorayeb, membre du conseil d administration de la CCIA-BML Depuis la guerre de 2006, le Liban n a pas connu de repos sur le plan local et régional. La dégradation sur le plan économique a atteint un point culminant depuis le conflit en Syrie. C est le moment que vous choisissez pour lancer une banque d investissement. Pourquoi? Le Liban n a connu, depuis son indépendance, que quelques périodes de stabilité relative ponctuées par des crises plus ou moins graves. Le Libanais s est donc adapté à ces situations en déployant ses forces à un double niveau; local et régional d une part, et international d autre part. Bien évidemment, l impact des crises qui se sont succédées depuis 1975 a varié en intensité. Elles ont toutefois modifié le paysage économique et social, et, par conséquent, transformé la taille, le profil, la nature et la performance de notre économie. Le Liban, en dépit de toutes les incertitudes, reste une plateforme, j ose dire «inconditionnelle», à partir de laquelle il est possible de lancer des opérations de reconstruction des pays du Levant. Vous avez vécu de longues missions à l étranger, et pourtant vous avez une confiance inébranlable dans le pays. Sur quoi fondez-vous cette confiance? En 1982, je quitte le Liban pour partir travailler dans un premier temps dans le secteur industriel et dans un deuxième temps dans le secteur bancaire, tout en gardant une étroite liaison avec mes compatriotes, résidents tout comme expatriés. Il fallait subvenir aux besoins des Libanais, des résidents et de la Diaspora, qui pour la plupart ont maintenu de bonnes relations avec la mère patrie, malgré les angoisses liées à un avenir qui paraissait incertain, et qui l est encore d une certaine manière. Le Liban, à mon sens, est un engagement, un pari contre le doute quant à la pérennité de notre identité qui est forcément celle de nos enfants. Le Liban reste une plateforme d accueil extraordinaire où il est encore possible de trouver des collaborateurs compétents et motivés. Le secteur bancaire libanais a été capable de se renouveler et de se réinventer pour soutenir l économie nationale et d offrir des solutions et des produits innovants et adaptés aux investisseurs de la région. Le soutien et l encadrement des activités par la Banque du Liban nous a encouragé, mes partenaires et moi-même, à porter notre choix sur le Liban. La flexibilité du système, une maind œuvre qualifiée et professionnelle, un positionnement géographique exceptionnel, une résilience face à l adversité, et un entêtement à produire libanais, nous a porté vers notre pays, abstraction faite de toutes les contraintes. Vous êtes le président de l Amicale des anciens de l une des universités les plus prestigieuses des États- Unis. Comment avez-vous été choisi? Quel est votre programme? Permettez-moi de corriger la question. Je ne suis pas président d une amicale des anciens. Je suis le Co- Chair du Dean International Council de la Harris School of Public Policy de l université de Chicago. Ce conseil est composé d hommes et de femmes ayant appartenu aux secteurs public et privé et qui ont réussi dans leurs domaines respectifs, tant aux États-Unis que dans leur pays d origine. C est un groupe consultatif qui participe activement à l élaboration de nouvelles initiatives et au développement de l école. J ai été choisi à ce poste en raison de mon engagement académique, et de mon désir de participer à la création d un monde meilleur via l éducation. Aux États-Unis, vous n êtes pas choisi sur titre ou recommandation, surtout lorsque vous êtes un étranger, mais parce que vous avez quelque-chose à offrir et à donner. Le jour où je cesserai d être performant, je partirai. Mon objectif est de préparer les jeunes, et surtout les quelques Libanais qui ont été admis à suivre une formation de «Public Policy». C est une nouvelle discipline universitaire qui traite de la transparence, de la bonne gouvernance, de la justice équitable, de l intégrité dans le service public, de la bonne administration des services de la puissance publique, tout un programme pour notre pays. J aimerais simplement rajouter que je fais mon possible pour refléter une image réelle de notre pays, riche d ingéniosité, de patience et de générosité. Vous êtes le conseiller du gouvernement dans des pays en voie de développement? Le Liban peut-il tirer profit de vos compétences dans ce domaine? Un gouvernement ne vaut que par l État qu il représente. Je me souviens d un adage que j ai découvert au cours de mes études de Droit à l USJ, et qui m a beaucoup frappé. Il disait en substance: «Rien ne doit se faire en dehors de l État, rien ne doit se faire sans l État, rien ne doit se faire contre l État». Qu en est-il de l État libanais? Il est toujours possible de prodiguer des conseils et des avis. Mais à quoi servent-ils s ils restent lettre morte? Ce ne sont pas les conseils qui manquent, c est la volonté qui fait défaut. Les avis consultatifs ne peuvent se passer d action gouvernementale. Les avis consultatifs ne peuvent se passer d action gouvernementale. Quelle orientation comptez-vous donner à vos affaires? Votre établissement va-t-il s inspirer du modèle des banques de développement européennes dont la mission consiste à acquérir les entreprises en difficulté à les restructurer et à les remettre sur le marché? Notre banque d investissement a été créée dans le but de promouvoir l esprit d entreprise, la création de richesse, ainsi qu une plus grande participation du secteur financier dans la construction d une société prospère. Notre objectif est d orienter les capitaux vers les secteurs productifs, créateurs d emploi; condition primordiale de la stabilité politique et sociale d une société, d un pays. Nous voulons aider les entrepreneurs à oser investir et assumer le risque d une économie en situation de crise. Le Liban a des talents et un know-how, il faut en profiter pour propager notre culture et nos produits. Pensez-vous que le Liban devrait réviser sa politique économique? Le Liban se doit de reformer sa constitution, modifier son code de commerce, et alléger les formalités administratives d enregistrement des entreprises, dont les dispositions sont dépassées par les besoins de l économie moderne où la concurrence et la mondialisation sont les deux éléments de référence. Nous avons personnellement subi les effets des «red tapes» et souffert de la lenteur d un système procédural mal adapté aux besoins des investisseurs. Nous devons simplifier nos régulations pour attirer les investissements étrangers et faciliter l accès au marché libanais, sans entraves, et sans complications inutiles et coûteuses. L État doit cesser d utiliser le secteur privé à des fins politiques. La prospérité et la croissance ne se créent pas par décret mais grâce à une politique fiscale et sociale équilibrée et équitable. Pour être concurrentiel et créer des emplois, il faudrait avoir une politique de prix de revient adapté aux conditions du marché régional, puis international. Un dernier mot pour ECONEWS? ECONEWS est un tremplin, une tribune libre, qui permet aux idées de circuler et à toutes les propositions de s exprimer, pour que la connaissance se propage et que l esprit humain s enrichisse.

3 Numéro 21 Page.3 INTERVIEW Jacques Jean Sarraf, Chairman & CEO of Malia Group We would like to introduce our readers to an entrepreneurial success, both on the professional and human level. How would you describe Malia Holding? Malia Group is a multifaceted company whose activities span across six sectors which include: Industries, Consumer Goods Distribution, Fashion & Luxury, Solutions, Engineering & Contracting and Hospitality & Real Estate. Our 20 member companies are operational in the Levant, the Arab Peninsula, and countries in Europe and Africa. We have also forged partnerships with some of the world s leading multinationals and most valued brands. Actually, in 2012, we celebrated our 75 years anniversary. Malia Group traces its roots to the Sarraf Pharmacy in North Lebanon which our founder Jean Sarraf opened in In the decades that proceeded, we grew steadily and surely. This was thanks in large part to the unbeatable combination of people and partners, producing optimized performance. We also believe in harnessing entrepreneurial spirit, the implementation of a united, solid and transparent system and in mutual trust resulting in shared profitability. Moreover, we have always worked within the framework of a roadmap based on diversification of sectors and territories as a means of growth. But our success is due to the commitment of our 1,500 employees that have worked diligently to make Malia Group the company it is today. Malia is very concerned by export; what are the challenges you face? How do you describe a sound national export policy? Export is one of our major activities. We export our in-house personal care brand called Cosmaline and our pharmaceutical brand that manufactures generics called Pharmaline. We don t face difficulties, we face challenges. These are often related to finding the appropriate partner or to legislation in the country in which we are exporting. In this regard, it is no secret that it is simpler to export personal care products than pharmaceuticals. Since our products meet EU standards, we can also export them into Europe. Economical bodies can further support the export of Lebanese products and services by giving Lebanese companies access to countries databases including industry specific information and companies listing or to international exhibitions facilitating their participation (country pavilion ). You are engaged in direct investment abroad, what was the income for you, how much do you recommend this policy? Our investments cover a wide area of sectors (Consumer Goods Distribution, Fashion, IT, Engineering & Contracting, Hospitality & Real Estate) in several countries namely Iraq, Syria, Jordan and Algeria. Before venturing into a new market and new sector, we conduct thorough market studies to know everything about the targeted market, including the culture of the people, their buying habits and so on. We then make sure the project is financially viable taking the risk factor into consideration and putting the best team in place to launch it and develop it. As pioneers in the Iraqi market, we are able to enjoy today a leading position in the different sectors that we cover. We invested in Iraq at a time when the country was suffering from political instability and lack of security. Since Malia Group grew as a company during the most difficult times in Lebanon, we had set in place a system that withstands and thrives in unstable situations. So we were able to transplant our experience and show our belief in the Iraqi people at a very early stage. It was a challenge and we took it. We faced a similar challenge with our investments in Syria and while the current situation has forced us to downsize our operations, we will maintain our presence and keep on investing where needed. We know that your firm has set up a foundation in solidarity with its personnel, what can you tell us about it. Named after my father and mother, the Jean & Charlotte Sarraf Foundation (JCSF) is part of our CSR program designed to aid in the positive development of society by addressing educational aspirations, medical needs and financial concerns of the community at large. Inspired by the spirit of Malia Group s founder, Jean Michel Sarraf who opened the Sarraf Pharmacy in North Lebanon in part to fabricate medicaments for patients from all walks of life, the JCSF is in synch with our heritage and values as a company. Throughout the years, we have joined forces with other organizations as well as launching our own programs. The JCSF is staffed by volunteers from among our employees and candidates remain anonymous throughout the process. Moreover, our employees also give back to the community by collaborating with a number of non-profit organizations. Our active initiatives include blood donation drives with Donnez Sang Compter for charities across the country and supporting the Teach a Child organization, amongst others. We are also in the process of establishing a Malia Group Foundation in Iraq where we are launching projects in coordination with other international establishment to bring development programs to the country. For instance, we are looking to participate in the launching of a School of Hospitality in the country very soon. Is social achievement consistent with a competitive international environment, where some countries pay low wages and/or admit child labor? We adhere to international laws and standards of employment as stipulated by the ILO. As a company, we also apply the national laws of the countries we operate in. Moreover, we set our own guidelines in a Business Handbook which binds us to a code of conduct while unifying our Human Resources principles under one unified system. For Malia Group, competitiveness is not limited to cost compressions but is secured through creativity, constant innovation, technology, process improvements and diversification. We also hire the majority of our employees from the local markets so as to encourage national growth. Expats are only placed in positions that cannot be first filled by local candidates. You have been chairman of the Union of Mediterranean Confederation of Enterprises BUSINESSMED, dominated by giants like Confindustria and the MEDEF, what can you tell us about this experience? As one of the founders of BUSINESS- MED in 2000, I can safely be said that the relationship between us and the BUSINESSEUROPE was on an equal footing with each other. BU- SINSSEMED represents the south Mediterranean countries while BU- SINESSEUROPE represents the north Mediterranean countries. BUSINES- SEUROPE was looking to expand into the markets of the Mediterranean and so they needed an organization like ours as much as we need their support when required. We cooperated as partners with the same objective and we had an open and supportive relationship. Today, however, with the Euro Zone in crisis and the Med countries also suffering instability, each organization is preoccupied with the challenges faced in our respective regions. Also, during this period, I met some important and influential business people and personalities and during our meetings we were able to bridge many divides and increase commercial, industrial and cultural exchanges between our countries. I must underline one fact: the power of country is in its capacity to provide investment opportunities and a vibrant market is not in its total surface area. In this regard, Lebanon is a bigger country than most people think. Since then you seem reluctant to assume a responsibility within the economic organizations, although you are constantly solicited; does it cover an interest in politics? I am still active in economic organizations in Lebanon. I am a member of the Economical Organization headed by Adnan Kassar, I served as Chairman of the Lebanese Industrial Association for ten years starting in 1992, Dean of Industrialists since 2002, as Co-Chairman of the Russian-Lebanese Business Council since 2004 and Board Member of the International Chamber of Commerce (ICC-Lebanon) since 2008 among others. Having lead a very rich public service life, I do believe, that Lebanon now needs a new generation of leaders.

4 Page.4 Numéro 21 PROJET Le PAO, cheville ouvrière des projets de développement Afin d informer nos lecteurs sur les projets de mise à niveau des structures publiques et économiques du pays, nous nous sommes rendus au Bureau d administration des projets (PAO - Projects Administration Office) auprès de la Présidence du Conseil. Maha Siblini, en charge de ce programme (Programme Manager) nous a aimablement reçu et a bien voulu nous fournir une information exhaustive sur les projets de développements économiques et sociaux qui relèvent de l intérêt général. Une pensée en hommage à Bassel Fleihan, qui est à l origine du PAO qui demeure très performant des années après sa disparition. L ACCORD D ASSOCIATION L Accord d Association signé en 2002 avec l Union européenne, et entré en vigueur dès 2006, engageait le Liban dans une voie d intégration politique, sociale et économique avec les partenaires euro-méditerranéens. Au terme de douze années, cet accord devrait éliminer les droits de douanes sur la majorité des produits industriels et agroalimentaires. Certains de ses objectifs ont été atteints, d autres sont encore en cours d exécution. En 2003, un accord intérimaire, assorti d un volet financier, a été conclu pour soutenir cet Accord d Association. C est à ce moment là que le Bureau de gestion des projets (PAO) fut créé. Le PAO dès le début a été rattaché à la Présidence du Conseil, et un budget de 12 millions d euros fut mis à sa disposition pour mettre en place différents projets contenant un double objectif. Sur le plan du secteur public, il s agissait de moderniser les infrastructures, de rationaliser les douanes et l administration fiscale. Concernant le secteur privé, il était question d élaborer un cadre favorable à la concurrence et à la protection du consommateur, mais aussi à la promotion de l export, au développement des produits agricoles et industriels et à la valorisation des Petites et Moyennes Entreprises (PME). Le rôle de ce Bureau était d assurer le suivi et la mise en place des accords de financement contractés avec l Union européenne. Ces accords portaient sur plusieurs volets: le travail des experts, la coopération entre administrations nationales et étrangères, les études et la formation, les tournées d information et la fourniture d équipement. C est ainsi que le PAO est devenu l autorité contractante pour les suivantes conventions de financement financées par l Union européenne; et ce suite à une adoption par le Conseil des ministres de décrets qui ont été émis pour tous les accords de financement gérés par le PAO. SOUTIEN À l APPLICATION DES RÉFORMES DÈS L ANNÉE 2006 AVEC DES RÉSULTATS CONCLUANTS Un premier accord de financement prévoyait dans ses grandes lignes un appui à la réforme sociale et économique incluant un soutien à la mise en œuvre du Plan d action, l amélioration des conditions sociales, un meilleur accès aux services sociaux de base, un appui à la gouvernance, aux réformes commerciales locales, un soutien au secteur privé, une réforme fiscale, la gestion des finances publiques et des réformes du secteur. Mais pour atteindre ces objectifs, trois projets de soutien aux réformes ont été créés dès l année 2006 prévoyant d atteindre les priorités définies par le gouvernement dans son programme de réforme. Tout cela en respectant le Plan d action de la politique européenne de voisinage qui a des normes strictes à respecter. Le projet de soutien aux réformes avait notamment obtenu un budget de 10 millions d euros et s était achevé par des résultats tangibles permettant d appuyer le ministère de la Justice et les professions juridiques et de mener à la libéralisation des télécommunications et des réglementations. Il s agissait aussi de renforcer les capacités de la TVA et d améliorer l infrastructure nationale de radioprotection. Après une première mission concluante, l équipe du PAO a poursuivi son action avec le projet Réformes II en 2007 incluant des projets ayant pour but de pérenniser la qualité en fournissant des équipements pour essai d aptitude et des comparaisons inter-laboratoires. Dans le secteur des télécoms, une assistance a été délivrée à l Autorité de régulation des télécommunications. Au niveau des impositions, il s agissait d aider à l implantation de l initiative de paiement des impôts en ligne (E-Paiement) auprès du ministère des Finances. Un service que les Libanais pourront utiliser très prochainement, et qui a été récemment annoncé dans la presse. Dans le domaine énergétique, un soutien technique a été apporté au Centre libanais pour la conservation de l énergie (LCEC) pour qu il puisse poursuivre ses travaux. Afin de garder des traces pour davantage de transparence dans le travail effectué par l administration libanaise, les réformes ont aussi porté sur la mise en place d un système d archivage pour le Conseil d État. À noter que les économistes et les spécialistes ont tendance à se plaindre de la non fiabilité des chiffres au Liban. C est pourquoi, un appui à l Administration centrale des statistiques (CAS) pour l élaboration des comptes nationaux était également prévu. De nombreuses réalisations sont encore en cours d exécution avec le projet Réformes III qui a bénéficié d un budget de 8 millions d euros en 2011 dans le but de relancer la croissance économique. En effet, à travers la facilitation du commerce, et plus particulièrement la simplification de la procédure de dédouanement, le PAO tente d améliorer la situation critique des commerçants libanais. Dans le domaine administratif, une modernisation de la capacité administrative est aussi en cours afin de rendre l administration fiscale plus opérationnelle. Pour optimiser au maximum les compétences des équipes qui travaillent au ministère des Finances, l installation d un centre de formation et d un centre d appel sont également prévus. RENFORCER LA COMPÉTITIVITÉ DU SECTEUR PRIVÉ Dans l objectif de renforcer la compétitivité du secteur privé, un projet visant à soutenir le développement socio-économique du Liban via l amélioration de l environnement des affaires au Liban est également en cours depuis Il encourage notamment le secteur privé à concurrencer les marchés locaux et internationaux en lui fournissant les outils nécessaires pour faciliter la conformité des produits et des services libanais aux exigences techniques des normes internationales. Pour mener à bien ces objectifs, le PAO accorde un soutien accru à des structures d aide au développement telles que BIAT (Centre établi Business Development et incubateur) qui travaille sur la capitale mais aussi à BERYTECH (Tripoli) et à SOUTH BIC (Saida). Un fonds de garantie de prêts à KA- FALAT a aussi été créé. Au niveau industriel, la possibilité de fournir des bons d innovation a été mis en œuvre à l Institut de recherche industrielle. Ainsi qu une amélioration de l environnement des entreprises. Le marché des franchises étant très florissant depuis quelques années déjà, le renforcement des capacités de l Association libanaise de la franchise (LFA) est aussi inclus dans ce programme. Sur un tout autre volet, éducatif à présent, le PAO prévoit une prise en charge pré-budgétaire des PFM (Public Finance Management) et de l éducation. Un projet de 13,7 millions d euros visant à renforcer les capacités des ministères des Finances et de l Éducation et de l Enseignement supérieur est en cours afin qu ils puissent atteindre les performances du secteur et les critères d admissibilité de gestion des finances publiques pour l appui budgétaire sectoriel, augmentant ainsi l efficacité de l aide extérieure. Ce projet implique un appui à la réforme de l éducation libanaise, en protégeant les étudiants qui ont abandonné les bancs d écoles et d universités (Drop Out) ainsi qu un déploiement d un système de gestion de l information scolaire (SIMS). La sensibilisation à la citoyenneté en est aussi un des volets. Une pensée en hommage à Bassel Fleihan, qui est à l origine du PAO qui demeure très performant des années après sa disparition. Concernant la Gouvernance environnementale, un projet de soutien intitulé STREG est également pris en charge.

5 Numéro 21 Page. 5 Son objectif est de créer une capacité effective spécifique au ministère de l Environnement pour planifier et exécuter la politique environnementale, y compris l application et l intégration de la coordination avec les principaux ministères de tutelle. LE PAO MOBILISE DES INSTRUMENTS DE SOUTIEN DIVERS POUR MENER À BIEN SES PROJETS Une Bourse de l aide et de l information technique (TAIEX) vient en aide aux pays partenaires du TAIEX, dont le Liban fait partie. Cet instrument permet d élaborer une législation harmonisée avec les priorités des plans d action. Financé par l Union européenne, il fournit une assistance technique adaptée pour résoudre des problèmes bien définis à court terme. Le Liban l a déjà sollicité pour divers types d assistance, missions d experts, organisation de séminaires et d ateliers au Liban, ou encore envoi de trois personnes pour une visite d étude effectuée dans les États membres du TAIEX. Un autre outil a également été initié conjointement par l Union européenne et l Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) dans l objectif d un soutien à l amélioration de la gouvernance et de la gestion (SIGMA). Il s agit d une aide à moyen terme que fournit SIGMA dans cinq domaines-clés que sont la gestion de la fonction publique, le cadre juridique administratif, les finances publiques, l audit et les marchés publics. Les missions réalisées jusqu à présent au Liban ont été la création d un plan stratégique pour l Institut des finances Bassel Fleihan, une révision de la législation des marchés publics ainsi qu au niveau parlementaire, un support pour la création d une unité consultative. Enfin, le jumelage est un outil de renforcement des institutions, impliquant une coopération entre les administrations publiques des États membres de l Union européenne et les pays bénéficiaires, y compris le Liban. Ces différents projets de jumelage sont des activités mises en œuvre par des experts des États membres. Le plan de travail d un projet de jumelage prévoit généralement des missions d experts, des formations et des visites d actions de sensibilisation. Entreprises par le PAO et financées par l Union européenne, ces actions de développement ont pour but de rendre notre administration publique plus efficace, plus transparente et plus moderne. Mais aussi de faciliter l application de nos lois, de protéger nos citoyens et nos consommateurs, et de rendre notre secteur privé plus performant et compétitif. Des initiatives plus que louables en ces temps de crise économique, politique et sociale. Lebanon Post 2015 National Consultations development In year 2000, countries around the world and all world s leading development institutions agreed on Eight Millennium Development Goals (MDGs) to achieve sustainable development in the period The eight development goals aimed at: 1) eradicating extreme poverty and hunger; 2) achieving universal primary education; 3) promoting gender equality and empowering women; 4) reducing child mortality; 5) improving maternal health; 6) combating HIV, AIDS, malaria and other diseases; 7) ensuring environmental sustainability; and 8) developing a global partnership for development. Enormous progress has been made towards achieving the Millennium Development Goals, (MDGs). Global poverty continues to decline, more children than ever are attending primary school, child deaths have dropped dramatically, access to safe drinking water has been greatly expanded, and targeted investments in fighting malaria, AIDS and tuberculosis have saved millions. The MDGs are making a real difference in people s lives and, with strong leadership and accountability; this progress can be expanded in most of the world s countries by the target date of As the world approaches 2015 (the target date for achieving the MDGs), thinking has begun on how to advance the global development agenda beyond After 2015, efforts to achieve a world of prosperity, equity, freedom, dignity and peace will continue unabated. To support this effort, the UN Secretary-General has taken several initiatives. He has established the UN System Task Team on the Post-2015 UN Development Agenda, launched a High-level Panel of Eminent Persons and appointed his own Special Advisor on Post Development Planning. The above processes are complemented by national consultations in over 60 countries facilitated by the United Nations Development Group and by a set of eleven global thematic consultations tackling 1) inequalities, 2) health, 3) food security and nutrition, 4) energy, 5) governance, 6) education, 7) conflict and fragility, 8) water, 9) growth and employment, 10) environmental sustainability and 11) population dynamics. In Lebanon, preparations for the national consultations for the post Development Agenda have started. The objective of these consultations is to stimulate an inclusive debate on the post-2015 development agenda by proving an analytical base, inputs and ideas in order to: (i) build a shared global vision on the Future We Want with clear recommendations for governments, civil society and broad stakeholders, and (ii) amplify the voices of the poor and other marginalized groups. The UN Resident Coordinator s Office in Lebanon in close collaboration with the UN agencies operating in Lebanon is leading the process with civil society representatives, including youth and women groups, people with disabilities, poor and other marginalized groups, the private sector, the academia, the media, government representatives, and national and international NGOs. In this respect the following activities have been set up in order to gather the most information possible from all concerned national parties: 1- Post-2015 Meet-up Group : An on-line discussion forum that has been created to enable people all around Lebanon to register and share their own point of views and opinions. Access to the Meet Up Group is on the following link: Leba- non National Consultations 2- My World Online Survey: It is a global survey intended to better understand where people s priorities lie, asking them to choose their priorities for a better world. The survey can be accessed on the following links: English, Arabic, Français, and its results will be shared with world leaders in setting the next global development agenda. Your kind participation in both activities is of high value and would be much appreciated. Similarly, your kind sharing of the present mail with relevant partners you know would be appreciated, particularly partners in the civil society sphere, and also professional networks or university faculties with which you may be professionally or personally connected. Lebanon national consultations : My World Online Survey : English link: lb/newsdetails.aspx?pageid=728 French link: NewsDetails.aspx?pageid=730 Arabic link: NewsDetails.aspx?pageid=729

6 Page.6 Numéro 21 PROJECT USAID Convenes Public-Private Sustainable Reforestation Gathering Lebanon Reforestation Initiative (LRI) Joyce Bejjani, Institutional Development and Communication Manager More than 100 key reforestation practitioners gathered at the Building Linkages for Sustainable Reforestation in Lebanon event, held at the Ecole Supérieure des Affaires in Beirut on April 18. The event highlighted the crucial role of coordination among native tree growers, tree planting groups, municipalities, and the private sector to enhance the results of reforestation efforts and increase tree survival rates. The main goal of the gathering was to develop broader constituencies for reforestation in the country, building on the early successes of native tree nurseries and municipality-based reforestation projects through the Lebanon Reforestation Initiative (LRI). LRI is a four-year project funded by the United States Agency for International Development (USAID) and implemented by the United States Forest Service (USFS) as part of USAID s environmental program to engage local communities in preserving Lebanon s natural resources. In his welcome address, Mr. Heath Cosgrove, Economic Growth Director at USAID said, We are pleased today to bring together nursery and cooperative partners with public and private sector entities interested in supporting reforestation. This will enable the stakeholders to become familiar with the work carried out so far with Lebanon native tree nurseries and reforestation non-governmental organizations to meet the national reforestation plan of increasing forest cover by 20%. It was about time that the native tree producers joined their efforts and shared their knowledge and expertise in order to produce vigorous seedlings that would surely survive when planted, said Dr. Nabil Nemer, representing the Cooperative of Native Tree Nurseries of Lebanon. The group of nurseries will now be able to accurately diagnose, prevent, and better address challenges, continued Dr. Nemer. Event participants highlighted successful new approaches to sustainable reforestation in Lebanon that incorporate international best practices of tree seedling production and field planting techniques. Leading companies in Lebanon were enthusiastic about the initiative and announced significant financial support to new reforestation proposals. The companies included Dar El Handassah, Holcim, La Phenicienne Insurance, and Tinol, which have each committed to help reforest many hectares of native forested land throughout Lebanon. At the end of the gathering, participants agreed that building broader constituencies for reforestation and incorporating new technical approaches will not only significantly improve survival rates of native trees, but will also generate economic opportunities through capacity building and job creation. Efforts to engage with and coordinate between reforestation practitioners and interested stakeholders, including the private sector, will continue to ensure the sustainability of current and future reforestation efforts in Lebanon. For more information, please contact: Lebanon Reforestation Initiative (LRI) Joyce Bejjani T: Newly formed cooperative of native tree producers of Lebanon A group of 18 nursery managers representing eight leading native tree nurseries in Lebanon are working together to produce high-quality native tree seedlings for reforestation in the framework of a cooperative that was officially recognized in April For the past few years, these cooperative nurseries collaborated with international forestry experts and institutions to enhance their native seedling quality to raise tree survivability rates once they are planted and decrease production costs. WHAT DISTINGUISHES THESE NURSERIES? Introduction of advanced seedling germination containers Improvement of seedling growing environment, including greenhouses to ensure a faster and more robust development of tree seedlings. Introduction of low-cost growing media Improvement of fertilization and irrigation systems In addition, the cooperative nurseries have improved their production methods, seed preparation, sowing and growing techniques, storage and transportation methods, business development, record keeping, and planning approaches. These techniques have lowered the cost of seedlings and increased the number of native trees available for planting each year. The new approach of the cooperative nurseries is now being adopted nation-wide. To order your seedling please contact All the cooperative nurseries have upgraded their production methods to meet international quality standards with technical and financial assistance from the United States Forest Service and other international experts. In fact, they have implemented advanced growing equipment and techniques, including: WHY PURCHASE SEEDLINGS FROM COOPERATIVES NURSERIES? The new techniques and protocols adopted by the Cooperative nurseries have resulted in the production of vigorous seedlings with improved root structures that dramatically increase survivability after planting.

7 Numéro 21 Page. 7 Étude Fiscalité et inégalités: le Liban, entre manque de données et absence de réformes Bachir El Khoury Il est aujourd hui quasiment impossible d obtenir des données exactes sur les inégalités sociales au Liban ou sur leur évolution sur une période donnée en l absence de statistiques nationales ou en provenance de source internationale à ce sujet. Dans le rapport publié chaque année par la Banque mondiale (BM) sur les inégalités dans le monde, mesurées en base de l indice global Gini, le Liban fait en effet figure de grand absent, ce qui entrave dans une large mesure une plus grande visibilité sur cette thématique, en termes absolus, mais aussi au niveau du positionnement du Liban par rapport à d autres pays et du croisement des politiques fiscales respectives. Le pays du Cèdre est toutefois mentionné dans plusieurs études réalisées par des économistes ou des centre de recherche sur la question, dont une étude sous le titre «The Level and Distribution of Global Household Wealth 1», publiée en avril 2008, selon laquelle les inégalités au Liban seraient assez marquées. Basée sur plusieurs indicateurs dont le coefficient «Wealth Gini» qui mesure les disparités dans la distribution des richesses détenues par les ménages, l étude classe le Liban, avec un score de 0,762 2, derrière plusieurs pays comme la Jordanie, le Sri Lanka, le Pakistan, l Iran, le Vietnam ou encore le Kirghizstan. Un coût économique Disposer de données sur l évolution des inégalités dans un pays ou dans une région est d une grande importance sur le plan économique, car cela permet aux gouvernements de baser et de réajuster leur politique fiscale en fonction de la tendance. Ainsi, avec un indice Gini qui évolue à la hausse, la politique suivie s articulerait généralement autour d un allègement de certains impôts au profit d autres, dans une perspective progressive, et permettrait de corriger ainsi dans une certaine mesure les déséquilibres ou externalités négatives créées par le marché. Les données fournies par les institutions internationales ou par les autorités nationales ont, par exemple, contribué, dans plusieurs pays émergents, comme le Brésil, la Chine, ou le Vénézuela, à la mise en place de programmes et de mesures qui visent à réduire l écart entre riches et pauvres, même si les résultats n ont pas toujours été concluants. En effet, et au-delà de l aspect politiquement corrosif, socialement clivant ou des retombées néfastes qu elles peuvent occasionnées sur les plans sécuritaire et environnemental, les inégalités ne sont pas sans impact sur l économie et la croissance. La concentration des richesses aux mains d une minorité peut déprimer la demande et donc un des agrégats majeurs de la croissance, même si elle peut favoriser, dans un premier temps et à des niveaux d inégalités faibles, l entreprenariat, l innovation et la prise de risque. Dans une perspective historique, ces données font écho au célèbre rapport de l Institut de recherche français (IRFED) dans les années 1960, qui avait révélé pour la première fois l ampleur des disparités sociales au Liban. Selon ce rapport, 50% de la population locale vivait à l époque sous le seuil de pauvreté et ne détenait que 18% des richesses, tandis que 4% de la population retenait un tiers des richesses. Ce sont les résultats de cette étude qui avaient poussé le gouvernement de l époque (sous la présidence de Fouad Chéhab) à mettre en place une politique économique et sociale visant à intégrer les zones périphériques et rurales dans le boom économique que connaissait la capitale. Les résultats ont été manifestes: chute remarquable du taux de pauvreté et surtout expansion de la classe moyenne. En à la veille d une guerre civile qui chamboulera toutes les données - 22% des Libanais étaient considérés comme pauvres et 57% d entre eux appartenaient à la classe moyenne. Depuis, aucune réelle étude de terrain n a été faite sur les disparités sociales, et plus particulièrement, sur l évolution des tailles des classes moyennes et pauvres, à l exception de quelques rapports éparses sur la question, restés orphelins et sans aucun suivi sur le plan politique national. Car s il existe une faille au niveau des données, celle-ci vient se greffer à l absence au Liban de toute stratégie fiscale, dans l absolu, encore moins d une feuille de route à but égalitaire. Ce manque est d autant plus néfaste que les inégalités semblent croître à vue d œil et que certains rapports, à caractère plus qualitatif que quantitatif font état de dégradation de la situation de nombreux ménages, face à l enrichissement d autres, tandis que le taux de pauvreté, estimé à 28% (dans un rapport du PNUD datant de 2004), n a plus été réévalué et risque d avoir augmenté au cours des huit dernières années. En outre, aucune réforme fiscale majeure n a été votée au Liban depuis au moins 10 ans; en termes de fiscalité, le pays du Cèdre fait d ailleurs figure de cancre avec l introduction seulement de trois réformes majeures au cours des deux dernières décennies, dont l amendement de certaines dispositions liées aux lois sur l impôt sur le revenu et les tarifs douaniers, ainsi que l introduction de la TVA. Cette dernière mesure, louée pour avoir largement renfloué les Caisses de l état depuis 2002, avait été contestée à l époque par certains pour son aspect indirect régressif, même si cet avis ne fait toujours pas l unanimité. Quant à la réforme visant l impôt sur le revenu, son incidence, en termes de régressivité ou de progressivité donc de justice fiscale est également contesté. Si, en effet, cette mesure a réduit le nombre des catégories d imposables de dix à cinq, permettant d exempter près de 75% des contribuables à revenu inférieur de cet impôt direct, elle a également porté sur l abaissement du plafond de l impôt sur le revenu de 59% à 22%, une mesure ayant largement profité aux plus riches. Les inégalités en forte hausse dans le monde Le Liban se doit donc de méditer sur cette thématique des inégalités, d autant que la tendance est aujourd hui à la hausse, quasiment sans exception, sur l ensemble des continents. Cette question prend d ailleurs de plus en plus d ampleur depuis quelques années sur le plan international, à l aune des multiples crises et soulèvements populaires qui secouent la planète, de l Europe, au monde arabe, en passant par les états-unis ou encore certains pays d Amérique latine (Bolivie etc.). Selon les chiffres du FMI et de l OCDE, la part du revenu national des 1% des Américains les plus riches a doublé depuis 1980, passant de 10% à 20%, tandis que les 0,01% des plus nantis (soit l équivalent de familles seulement) ont vu leur part quadrupler au cours des trente dernières années, d un peu plus de 1% à près de 5% - un plus haut depuis un siècle. Ce phénomène rampant ne se confine pas aux seuls états-unis. Au Royaume-Uni, au Canada, en Chine, en Inde ou encore dans des pays au profil plus égalitaire comme la Suède, l écart entre riches et pauvres est également à la hausse. En parallèle, le nombre de milliardaires n a cessé d augmenter sur les trois dernières décennies, atteignant 421 aux états-unis, 96 en Russie, 95 en Chine et 48 en Inde, d après le dernier classement du magazine Forbes. En outre, et selon un rapport d Oxfam publié début 2013 sous le titre «The cost of inequality: how wealth and income extremes hurt us all», les revenus des 1% des plus riches de la planète a bondi de 60% sur les 20 dernières années, tandis que la manne cumulée des 100 plus grands fortunés s est élargie de 240 milliards de dollars en 2012, soit quatre fois le montant nécessaire pour éradiquer la pauvreté dans le monde. Face à ces réalités, le Liban ne doit et ne peut pas rester les bras croisés: une prise de conscience s impose avec comme point d orgue la collecte de données fiables et la mise en place d une politique de réforme qui prenne en compte à la fois les impératifs de réduction du déficit et de la dette publique ainsi que la lutte contre les inégalités et la pauvreté, à travers une plus grande justice fiscale. 1 L étude a été réalisée par James B. Davies, Susanna Sandström, Anthony Shorrocks et Edward N. Wolff de la New York University, University of Western Ontario et le centre de recherche UNU/WIDER. 2 Le score varie de 0 à 1, la borne supérieure correspondant aux taux d inégalités le plus élevé.

8 Page.8 Numéro 21 Regards croisés sur la conjoncture L efficacité de l action dépend de l information, et l information du dialogue. ECONEWS invite au dialogue des penseurs libanais engagés dans l action, pour mieux comprendre la réalité socio-économique et déterminer une ligne de conduite. Paul Douaihy: La classe politique a longtemps délaissé des régions qui aujourd hui s appauvrissent économiquement et se radicalisent Paul Douaihy, directeur du Centre de recherche économique et des marchés financiers de l Université Balamand estime que l État devrait revoir sa politique économique. Il soutient également qu il est nécessaire de définir quel Liban nous voulons: Un Liban casino du Moyen-Orient? Ou un État avec des zones de croissance et des spécialisations régionales? La croissance a été vraisemblablement quasi-nulle en 2012, alors que l inflation a poursuivi son ascension. Sommes-nous dans une conjoncture de «stagflation» où les mesures de relance deviennent inopérantes? Comment en sortir? Si nous regardons les chiffres, nous sommes bien dans une conjoncture de stagflation avec une inflation en hausse et une absence de croissance. Dans ce cas de figure, les mesures de relance ne sont pas inopérantes, mais plutôt en opposition. En effet, pour contrôler l inflation nous avons besoin de freiner la croissance, et pour relancer cette même croissance nous devons prendre un risque inflationniste. Les autorités devraient alors trancher entre contrôler l inflation ou relancer l économie, et dans ce contexte, j opterais pour une relance. Il me semble en effet prioritaire de penser aux moyens de sortir l économie de sa léthargie actuelle au lieu de s inquiéter outre mesure de l inflation, d autant plus que nous subissons davantage une inflation par le coût que par la demande. D autre part, les autorités devraient contrôler la façon avec laquelle les prix sont déterminés dans l économie et s attaquer à la question des monopoles, ce qui n a pas été fait jusqu à présent. D après les chiffres de la CAS, l inflation a déjà rogné 30% du pouvoir d achat en cinq ans. Quelles seraient les conséquences de la nouvelle grille des salaires du secteur public en l absence de croissance? Du point de vue des salariés et des fonctionnaires, personne ne peut nier le besoin d une valorisation, voire d un réajustement des salaires à la hausse dans les secteurs publics et privés. J y suis d ailleurs plus que favorable sachant que c est un besoin vital pour les citoyens compte tenu du coût de la vie, de l inflation à laquelle nous sommes confrontés, et de la baisse Est-ce un Liban casino du Moyen-Orient que nous voulons? Ou bien un État avec des zones de croissance et des spécialisations régionales? du pouvoir d achat. Au niveau du secteur public, je dirais qu effectivement cela augmentera les coûts du budget de l État mais que ce dernier pourrait trouver d autres sources de financement et mettre en place de véritables mesures de contrôle pour compenser cette hausse, en faisant notamment un effort pour mieux récolter ses ressources. Le baromètre de la production et de l emploi se trouve dans la balance courante dont le déficit a oscillé entre 3 et 4 milliards de dollars ces dernières années. Comment remédier à ce déficit pour soutenir la production et l emploi? Une bonne partie du déficit de la balance courante est dû à la balance commerciale. En effet, le Liban n est pas véritablement un pays producteur, mais plutôt consommateur de produits importés, cela est donc très normal. À noter que c est également le cas de la balance commerciale américaine, française, britannique et de tous les pays qui ont vu fléchir leur activité industrielle, qui ne produisent plus localement et qui importent la majorité de leurs produits de consommation. Tout cela n est qu une conséquence naturelle de la mondialisation qui nous incite à consommer «Made in China». Le défi dans ce cas est de maintenir les flux de capitaux vers le pays pour qu il n y ait pas de pressions baissières sur notre monnaie. Reste à voir si nous voulons que cette situation continue indéfiniment. En effet, il y a, à mon avis, une question cruciale qui se pose: Est-ce que nous voulons que le Liban soit un pays «consommateur» avec une économie tributaire du secteur tertiaire? Ou bien estce que nous voulons renforcer les autres secteurs économiques? C est à l État qu incombe la tâche de définir cela. Tout en étant conscient que nous ne pouvons pas tout produire localement, je pense qu on peut remédier partiellement au déficit commercial e n définissant une politique industrielle et agricole qui soutiendrait les produits «Made in Lebanon». Car nous avons une capacité à exporter certains de nos produits. En regardant et comparant les chiffres minimes du budget alloué au ministère de l Agriculture ou de l Industrie en comparaison à d autres budgets ministériels, nous constatons, hélas, que la volonté n est pas présente pour aller dans ce sens. Ce qu il faudrait, c est dynamiser nos exportations en améliorant nettement la qualité de nos produits. Pour réaliser ce projet, il me semble crucial de mobiliser la recherche, notamment universitaire, pour soutenir ces secteurs. Prenons le cas d Israël qui alloue un budget énorme à la recherche, lui permettant d exporter ses produits agricoles, comme le jus d orange et les produits laitiers. Or le Liban est capable de faire davantage, surtout que nous avons beaucoup d eau et de meilleures conditions climatiques. Mais pour atteindre cet objectif, il faudrait un renforcement de la recherche orientée pour dynamiser notre économie et une étroite collaboration avec les universités. L indice du chômage, 6,5%, d après les statistiques, ignore les jeunes et les actifs qui s expatrient. La population active représente quant à elle 45% de la population libanaise. Ce taux reste très éloigné du pourcentage européen (70%). Comment remédier à cette situation de sous-emploi? La politique des différents gouvernements depuis la fin de la guerre civile a fait du Liban un «hub» touristique et financier axant sa croissance autour de la capitale au détriment des autres secteurs et des autres régions. Originaire du Nord, j affirme que la classe politique a oublié les régions. Je pense en particulier à Tripoli, la deuxième ville du pays, qui est délaissée économiquement depuis des années et qui en paie maintenant le prix avec une radicalisation d une partie de sa population. Pour résoudre le problème du sous-emploi, l État devrait à mon avis revoir toute l orientation économique du pays en réfléchissant vraiment à son devenir: Est-ce un Liban casino du Moyen-Orient que nous voulons? Ou bien un État avec des zones de croissance et des spécialisations régionales? Par ailleurs, il est aussi nécessaire de revoir nos besoins en termes de marché du travail afin d adapter nos offres de formations universitaires en fonction de ces besoins. Le gouvernement peut aussi allouer des budgets plus conséquents pour encourager l entreprenariat, ainsi nous guiderons mieux nos jeunes générations. Les organisations économiques ont affirmé à maintes reprises qu elles n étaient pas contre le principe de la nouvelle grille des salaires, mais que le budget de l État n était pas à même de la financer. Peut-on courir un tel risque? Comme je vous l ai dit, si l État revoyait son budget, sa collecte de recettes et limitait le gaspillage, il trouverait aisément les moyens de financer cette grille. Il suffirait pour cela qu il ait la volonté de le faire, une volonté qui à mon sens est absente.

9 Numéro 21 Page.9 Sana Hajj Safa: Nous avons plus que jamais besoin de visionnaires Pour Sanaa Hajj Safa, il faudrait que l État retrouve son rôle tout simplement. Un rôle qualifié d inexistant par la responsable de la formation Économie et Gestion de l Institut Supérieur des Sciences Appliquées et Économiques (ISSAE) CNAM-Liban. L État doit selon elle être réformateur et faire figure d exemple en matière de bonne gouvernance. La croissance a été vraisemblablement quasi-nulle en 2012, alors que l inflation a poursuivi son ascension. Sommes-nous dans une conjoncture de «stagflation» où les mesures de relance deviennent inopérantes? Comment en sortir? Stagflation, oui malheureusement, en raison d une stagnation de la croissance économique accompagnée d une inflation et d un taux de chômage élevés. Selon le dernier rapport de la Banque mondiale, le taux de chômage est de 11%. Les prévisions du FMI pour 2013 prévoient un taux de croissance de 2% et un taux d inflation de 6,659%. Évidemment, l instabilité politique va de paire avec une inflation élevée. Cette dernière est de nature importée, c est-à-dire que les hausses de coûts résultent de l augmentation des prix des biens importés. Or, en période de récession, la question est compliquée car l inflation se traduit toujours par une hausse des prix. Si les salaires ne peuvent pas suivre du fait de la récession, il s en suit une baisse du pouvoir d achat et donc un recul de la consommation qui est un des moteurs de la croissance économique. On est alors dans un cercle vicieux, et en l absence d une politique et d une vision économique claire de la part de l État, on risque le pire. La mise en œuvre d une réforme économique est primordiale, mais pour y parvenir il faudrait une véritable volonté gouvernementale. Un chantier économique commencerait: - Par une relance des secteurs productifs (industries et agriculture), deux piliers négligés par l État et qui sont de vraies sources de création d emplois. Le secteur tertiaire étant fortement lié à la conjoncture politique régionale qui est en crise. - Une restructuration du secteur public afin d augmenter sa productivité, combattre la corruption et améliorer la gouvernance. - Établir un partenariat entre le public et le privé (PPP). - Améliorer la productivité et la compétitivité des entreprises ainsi que leur avantages concurrentiels afin de gagner des parts de marché à l étranger (se conformer aux normes de l OMC). - Encourager et soutenir les exportations. - Financer l entreprenariat. - Élaborer une nouvelle politique fiscale afin d augmenter les revenus de l État via des impôts sur les fortunes, les ventes immobilières, les plus-values des produits financiers, les exploitations maritimes... D après les chiffres de la CAS, l inflation a déjà rogné 30% du pouvoir d achat en cinq ans. Quelles seraient les conséquences de la nouvelle grille des salaires en l absence de croissance? Il est vrai que les niveaux des salaires actuels sont à revoir. Mais quand les salaires augmentent plus vite que la productivité, ceci renforce une inflation induite par les coûts. La hausse des coûts se répercute alors sur les prix de vente. On parle ainsi d effet de second tour de l inflation. L augmentation des salaires devrait être corrélée à l augmentation de la productivité même dans le secteur public. Il faudrait introduire une nouvelle mentalité dans le secteur public avec des primes récompensant la productivité, mais également des sanctions punissant la corruption. Il faudrait également que l État exerce les fonctions de contrôle des prix, une des solutions est d encourager la concurrence. Cette nouvelle grille est néfaste si elle n est pas accompagnée d une vraie réforme qui augmente les sources de financement. Le baromètre de la production et de l emploi se trouve dans la balance courante dont le déficit a oscillé entre 3 et 4 milliards de dollars les dernières années. Comment remédier à ce déficit pour soutenir la production et l emploi? À ce sujet, il faut noter que le Liban importe 80% de ses besoins alimentaires. Ces importations se concentrent dans la zone euro. Ce qui se reflète dans les prix de ventes, et par conséquent sur la cherté de vie pour les consommateurs. Mais pour y parvenir il faudrait une volonté gouvernementale. Nous avons des compétences et un potentiel pour développer les exportations, et certains secteurs restent sous-exploités (l industrie, l agriculture, les nouvelles technologies ou encore la sous-traitance de production - que nous pourrions développer avec les grands pays industriels). De plus, les biens exportés devraient être conformes aux normes d exportation et d hygiène des pays importateurs. Malheureusement, on exporte nos cerveaux et on importe une main d œuvre étrangère moins chère que la main d œuvre locale. L indice du chômage, 6,5%, d après les statistiques, ignore les jeunes et les actifs qui s expatrient. La population active représente quant à elle 45% de la population libanaise. Ce taux reste très éloigné du pourcentage européen (70%). Comment remédier à cette situation de sous-emploi? Ce taux de 45% démontre qu il y a un potentiel de productivité inexploité et un manque à gagner. Quant au taux de chômage, je pense qu il est sous-estimé. Une petite parenthèse pour signaler que le nombre de femmes actives reste modeste dans une société comme la nôtre. Pour remédier à ce sous-emploi, il faudrait favoriser les investissements créateurs d emploi, alléger les procédures juridiques, encourager l entreprenariat et la création d entreprises, allouer des ressources pour financer les initiatives et les entreprises novatrices. D ailleurs, la politique de financement menée par la Banque du Liban, en coopération avec les institutions financières Kafalat, Bader et Berytech, est louable. Reste que, dans un pays à risque où l environnement politique est tourmenté, ces initiatives sont inhibées. J aimerais également mettre le doigt sur la sécurité de l emploi. Tout emploi au Liban est considéré comme temporaire et éphémère en raison de l absence d une politique de l emploi qui protège les salariés des abus des entrepreneurs. Il est vrai qu il y a un risque d alourdir les charges patronales, mais l État a un rôle à jouer dans la mise en place des décharges ou des abattements, et un rôle moral vis-à-vis de ses citoyens. quand les salaires augmentent plus vite que la productivité, ceci renforce une inflation induite par les coûts Les organisations économiques ont affirmé à maintes reprises qu elles n étaient pas contre le principe de la nouvelle grille des salaires, mais que le budget de l État n était pas à même de la financer. Peut-on courir un tel risque? Je ne suis pas du tout opposée au principe de l augmentation des salaires. Mais une fois mise en place dans le secteur public, où la productivité est moins importante que dans le secteur privé, cette augmentation sera transférée (effet de transfert) au secteur privé. Sachant que dans cette période de récession et de stagnation, l État et le secteur privé sont dans l impossibilité de supporter ce poids financier. Pour trouver un accord, on devrait impliquer les syndicats dans l élaboration d un plan économique général. Il nous faudrait un plan d urgence. Comme tout pays surendetté, il faudrait une politique de rationnement et de sensibilisation générale, en commençant par le haut de la pyramide. L augmentation des salaires dans le secteur public ne peut pas être globale. On pourrait par exemple déterminer des critères de performance et adopter des primes par secteur. Il faudrait également échelonner l augmentation et l indexer à la productivité; allonger la durée de travail, former les fonctionnaires, améliorer leur efficacité. Imposer des mesures de contrôle permettrait par ailleurs de limiter le gaspillage. Il faudrait redistribuer les richesses en mettant en place des réformes fiscales qui favorisent les classes pauvres et moyennes et qui impliqueraient davantage les grandes fortunes. Enfin, il faudrait récupérer les droits de l État, (maritimes, fonciers, douaniers ). Il faudrait surtout que l État retrouve son rôle tout simplement. Actuellement ce rôle est inexistant, et ce qui me choque, c est quand j entends des ministres parler de l absence de l État. Je terminerai par une citation: «Dans la solitude du pouvoir, il n y a que les visionnaires qui survivent».

10 Page.10 Numéro 21 CASE STUDY Assessing Pent-Up Growth Potential Lana El Tabch, Center for Economic Research - CCIA-BML The oft-heard analogy that managing the Lebanese economy is akin to piloting a plane with no instrument panel obviously sounds truer in times of stress, when functioning and reliable gauges are critically needed. To be sure, what is confidently known about the economy is that its rates of growth have been on a downward path for the past 30 months, a period also marked by deficits in the balance of payments. While the concurrence of events need not express a line of causality binding these metrics together, sluggish growth in that instance appears to be assignable to the shortfall in international payments. Indeed, balance of payments surpluses normally induce an expansion in bank deposits and consequently in bank lending that finances growth, whereas reversely, balance of payments deficits tend to restrain the growth momentum of the two banking parameters. ding into the current year. All three periods witnessed a high growth rate of commercial banks reserves. Currently, loans that could be extended to the private sector - after accounting for the legal reserve requirement and a cushion against private sector loans are estimated at about $12 billion. Loanable funds of such magnitude could finance economic growth over the coming few years. To the casual observer these co-occurrences dictate the conclusion that economic growth is determined by bank credit. The economic rationale for this relationship is certainly solid. Lending to the private economy finances consumption and investment spending, the weightiest two components of any measure of economic performance. Within the monetary dimension of the economy, private sector lending expands money supply and nominal GDP... And Beyond dly strong fit and positive association between the two variables. Policy Implications Six policy implications could be drawn from the exercise. First, growth has indeed stalled, but despite the negative hype, the economy is not yet in a tailspin. If the economic downturn were conjectural and transient, as policy makers tend to believe, then a measured increase in lending could snap the economy out of its current slumber. Second, should the balance of payments continue to post negative results over the short and medium term, a portion of reserves could be released in order to speed up credit-financed GDP growth. Third, credit expansion needs to be balanced. The growth in household loans, collateralized principally by household incomes, needs to evolve in synch with the growth in loans to businesses, the generators of incomes. As a matter of fact, a precept of risk management is that default rates on consumer loans are positively correlated with unemployment rates. Fourth, over the short to medium term, and pending a return to normality in the region, private sector credit and balance of payments results should be decoupled, partially at least. Fifth, the role of capital markets in the saving-investment intermediation process needs to be re-energized in order to intensify non-bank financing flows. Sixth, over the longer view, restoring fiscal equilibrium would free portions of financial resources from public to private uses. The Observables.. Over a decade prior to the current downturn, economic growth rates were at their lowest, recording an annual average of 3.6 percent in the period 2000 to 2006, when lending was growing at the slow-paced annual average of 1.4 percent. Arguably, loan expansion at such a slow rate in a period when the private sector needed to finance recovery, may indicate that lending is supply-induced rather than demand-driven. In that period, capital inflows helped to develop the financial sector, as reflected in the ratio of private sector deposits to GDP, which rose from 183 percent to 229 percent. However, the ratio of private sector loans to GDP, an indicator of financial intermediation, fell from 74 percent to 57 percent. A clear departure from that pattern was observed when growth occurred at the fast average annual rate of 13.4 percent in the period 2007 to 2010 in tandem with annual average lending growth of 18.6 percent. More recently, as the growth rate of private sector loans retreated to an annual average of 11.7 percent in 2011 and 2012, GDP growth also fell back to a six percent annual average. The trend seems to be exten- Economists, however, are a skeptical bunch and are prone to questioning even the most solid of relations. Two questions are indeed warranted: What if economic growth and bank lending moved in unison fortuitously? Is credit to the private sector a predictor of economic performance? If yes, to what extent? Regression analysis and related tests were tried and validated with the use of tools designed to bring a measure of clarity to the picture. Thus, a simple regression linking private sector bank credit as an independent variable and Gross Domestic Product as a dependent variable was run and produced the following results: 96.5 percent of variations in GDP are explained by changes in bank credit 1. This denotes a marke- 1 The regression output gives the following equation: GDP = x Bank Credit + e

11 Numéro 21 Page.11 In need of assistance and assisting each other refugees, local communities and humanitarian agencies struggle with aid shortfalls Ahmad is 49 years old. He is an orthopedic surgeon who successfully ran a group of clinics providing neurological and physical rehabilitation services in an around Damascus until they were destroyed in hostilities between the Syrian regime and opposition forces. When the violence around him escalated, he and his family left their home and all their belongings and fled to Lebanon to save their lives. This was eight months ago. Today, Ahmad and his family are living in the Bekaa where he runs an organization that provides education and medical services to Syrian refugees throughout Lebanon. Although he has lost everything, Ahmad decided to dedicate his time and skills to even more vulnerable families. His organization fills gaps in existing assistance and has established a referral network with other NGOs and doctors. Ahmad is only one of more than 480,000 Syrian refugees that have approached UNHCR since the outbreak of violence in Syria. The number of those in need of assistance is expected to reach one million by the end of the year. The number of 480,000 refugees stands for 480,000 individuals; mothers, brothers, children, people like Ahmad; people whose lives were violently interrupted when the war reached their homes. Many did not have the chance to take any belongings with them and came to Lebanon with nothing but the clothes they carried on their backs. Response to the crisis In coordination with the Lebanese government, UNHCR is leading the response to the refugee crisis in Syria s neighboring countries. In Lebanon, UNHCR coordinates the efforts of more than 90 agencies that assist refugees and work to alleviate the pressure on public resources. The Government has extended basic services to refugees including education, health and water, with the support of the International Community. The UN and NGOs provide shelter, food and essential items such as mattresses and clothes. Refugees who need legal assistance or who are particularly vulnerable are also supported by UNHCR. Yet, resources are very limited and the needs rise by the day. Local Lebanese actors and communities have been at the frontline of assisting refugees, and play a vital role in meeting their needs. Stolen childhoods More than half of the refugees in Lebanon are children, many of them at school age. Thousands have lost their parents or siblings or witnessed atrocities. Many experience fear, violence and panic. Education is the best means of ensuring that these children do not pay a life-long price for a conflict that has already stolen their childhood. The Lebanese government allows all Syrian children to enrol in public schools while UNHCR and UNICEF the United Nations Childrens Fund - cover the costs of tuition fees and learning material. However, only about 30,000 children are currently enrolled in the public school system. There are many reasons for low school enrolment. Some refugee The United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) is the UN agency mandated to lead and co-ordinate international action to protect refugees and resolve refugee problems worldwide. Its primary purpose is to safeguard the rights and well-being of refugees. 482,313 Syrian refugees as of 20 May % under 18 years 30,000 children enrolled in public schools Over 90 partners including UN agencies and the Government 5 UNHCR field offices in Lebanon Syrian refugees attending an afternoon shift of the Lebanese curriculum in Aarsal. The principal tells UNHCR he has never seen students so eager to learn. (c) UNHCR/L.Abou Khaled families arrived after this year s enrolment period. In some parts of Lebanon, schools do not have the capacity to accommodate them. Additionally, many refugee children struggle with learning in English or French and drop out of education. The Government, UNHCR and its partners need more funding to help children overcome these obstacles. UN- HCR and UNICEF plan to support the public education system by building more classrooms and hiring additional teachers. Working with skilled Lebanese educators and NGOs, UNHCR and UNICEF also offers children classes to catch up on missed schooling as well as recreational activities such as singing or group reading that can help them to overcome trauma. With additional support, we can give children the possibility to reach their potential and better cope with the harsh reality that has become their life. Challenges in health care Many refugees both adults and children - are in need of medical treatment when they arrive in Lebanon. Some have been wounded in attacks, gunfire or shelling. Others suffer from chronic medical conditions that have deteriorated as basic infrastructure in Syria including health care and sanitation has been destroyed. Poor living conditions in Lebanon and malnutrition also increase refugees vulnerability to health problems. The UN, the Government and numerous NGOs provide subsidized or free health services and medication to improve the health of refugees in Lebanon, and UNHCR contributes to the costs of life-saving hospitalization. However, as refugee numbers keep rising and funding is limited, the possibilities to support refugees to pay for treatment are increasingly constrained. The costs of several services can only be partly covered by UNHCR and its partners, and refugees have to contribute towards health costs out of their scarce resources. UNHCR refers vulnerable patients who are unable to cover remaining costs to NGOs, such as Ahmad s, that work to fill these gaps, but available resources are insufficient to meet needs. Where and how do 480,000 refugees live? Refugees are scattered across the entire country in over 1,200 locations including cities, suburbs and villages. Thousands of Lebanese citizens have opened their homes to refugees, relatives or friends from Syria, some of whom have hosted Lebanese refugees during the war in UNHCR provides support to many hosting families and rehabilitates houses sheltering refugees to compensate their Lebanese owners. Yet, as the conflict goes on and more refugees come to Lebanon, many Lebanese families cannot afford to house Syrians any longer and other accommodation options are needed. The Mohammad and Tarek, two Syrian refugee children standing in front of an outdoor cooking stove in Al-Marj tented settlement in Bekaa. Most tents are not equipped with kitchen sets, so refugees cook their meals together and share the facilities available. (c) UNHCR/L. Abou Khaled majority of refugees rent their shelter, using their savings and sharing flats with relatives or friends to keep costs down. However, as many displaced families have no possibility to generate their own income and rents are increasing, some struggle in finding the money to pay landlords. As a result, more and more families resort to makeshift accommodation in unfinished houses or tented settlements. Recent assessments indicate that over 40,000 persons are currently living in these settlements, most of them in the Bekaa valley. Support is desperately needed to ensure that refugee families in tented settlements have access to clean water and sanitation. In view of the sheer numbers of refugees in Lebanon, UNHCR and partners are also converting unfinished or unused buildings into collective shelters that can accommodate several families, with shared sanitation and kitchen facilities. National and local efforts need support The Government continues to extend public services to refugees across the country, but the capacities of local service providers are increasingly stretched. Schools have resorted to second shifts. Water, waste management and power supply systems are under severe pressure. The north of Lebanon and the Bekaa valley continue to bear the largest burden of displacement, although more refugees are moving to areas just outside Beirut and into the South. While UNHCR and its partners are designing programs to ensure that local people are not negatively affected by the refugee influx, much more needs to be done to support local actors and services. Lebanese communities need support in order to uphold the generosity they have shown. Critical lack of funding At the end of last year, the UN and NGOs launched a joint funding appeal which was based on the assumption that the number of refugees would reach 300,000 by the end of June This appeal is currently 88 per cent funded, however the planning figure of 300,000 persons was surpassed in February 2013, and humanitarian partners are forced to make hard choices to prioritize the resources they have received. On June 7, UN agencies and NGOs will launch a new Response Plan together with the Lebanese government which appeals for funding to meet the needs of over a million refugees until the end of the year. If agencies and the Government do not receive additional funds hundreds of thousands of refugees will not be able cover their most basic needs such as shelter, food, hygiene or health. The appeal also includes support to communities whose resources are strained because of the presence of refugees such as water infrastructure improvements or expansion of school capacities. Too many people have already become victims of this conflict. We cannot turn back the clock and undo what they had to go through, but we can do our best to assist them now. If you would like to donate please visit our website: For more information please contact: United Nations High Commissioner for Refugees Lebanon Branch Office, Ramlet el-baida Khater Building, Dr. Philippe Hitti Street P.O. Box T: , External relations contact person: Emilie Irwin; or visit our webportal on:

12 Page.12 Numéro 21 STRUCTURE COMPÉTITIVE L OCEMO se définit comme la voix de la société civile méditerranéenne, un think tank qui regroupe toutes ces forces vives. Mohamed Choucair élu vice-président de l OCEMO Co-présidé par le vice-président de la Banque européenne d investissement, Philippe de Fontaine Vive, et Kemal Dervis, président et directeur de Global Economy and Development - Brookings, l Office de coopération économique pour la Méditerranée et l Orient a été créé pour porter la voix des sociétés civiles en Méditerranée. à Marseille, le président de l ASCAME, Mohamed Choucair, vient d en être élu le vice-président en charge plus particulièrement de la PME méditerranéenne. Les attentes de la jeunesse méditerranéenne en matière de formation, de création d entreprises, d emplois, de développement économique constituent des objectifs cruciaux que s est fixé d atteindre l Office de coopération économique pour la Méditerranée et l Orient. L OCEMO croit fermement en la force de proposition des sociétés civiles. L office ambitionne de porter leur voix pour montrer que le développement économique est possible en tenant compte de la répartition de la croissance, du respect de la démocratie, permettant ainsi l adoption d une démarche prospective et positive pour la région. L OCEMO en bref: mission et objectifs Créé juridiquement fin 2010, l Office a été lancé officiellement le 8 juillet 2011, entérinant son installation effective le 1 er septembre Réseau de réseaux, l OCEMO rassemble 24 acteurs de la coopération en Méditerranée ayant pour vocation d élargir ses réflexions et actions aux États du Golfe arabe. L OCEMO trouve son origine dans une initiative datant de 2010: l Office de coopération économique pour la Méditerranée et les pays du Golfe, dont la vocation était de rassembler les programmes soutenus par la Commission européenne (FEMISE, ANIMA, le Cercle des économistes, RMEI, RMEM, E2C, Euromed et le CMI/Banque mondiale). La caractéristique majeure de l Office est de rassembler les acteurs œuvrant au développement du secteur privé et des sociétés civiles en Méditerranée. En cela, il contribue à l expression de la voix de la société civile dans la région, sans prétendre en avoir l exclusivité. Les révolutions arabes ont rappelé que l insertion de la jeunesse représente une urgence économique et sociale, d où le fort accent mis sur cette population au sein de l OCEMO. La construction de la vision portée par l OCEMO s organise ainsi autour de cinq grands points: Consolider la perspective régionale. Mettre les évolutions économiques en relation avec les conditions sociales et de vie. Centrer la réflexion et les projets sur les enjeux d avenir, en particulier la jeunesse. Consolider la perspective d un développement territorial équilibré. Comparer de façon systématique la zone avec les autres régions du monde pour mieux se situer. La valorisation des activités de l Office En 2012, le principal enjeu de la stratégie de communication fut d informer de l existence et de la mise en place de l OCEMO. Les premiers signes tangibles et concrets ont été la formation d une équipe mobilisée et le lancement de certains travaux. Ainsi, un site internet et une stratégie sur les réseaux- développée pour initier le dialogue avec les jeunes de la Méditerranée en utilisant leurs modalités de communication - ont été mis en place. Une filière communication a également vu le jour afin de créer et d offrir aux membres un espace de communication, de partage de contenus et de calendriers problématiques à débattre dans le cadre de la constitution de cette filière. À l instar d un logo, une plaquette institutionnelle a été créée, détaillant les grands axes de la mise en place de l OCEMO. Par ailleurs, l OCEMO s est aussi impliqué dans la mise en relation avec de nombreux acteurs institutionnels, privés et internationaux. Le rôle de coordination joué par l OCEMO dans le cadre de la Semaine Économique de la Méditerranée lui a permis de s installer en très peu de temps et de façon très visible sur la scène territoriale, en démontrant sa valeur ajoutée d assembleur et de créateur de contenu. L OCEMO a aussi participé à plusieurs évènements organisés par ses membres et d autres parties prenantes: La conférence annuelle du FEMISE (Marrakech, fin novembre). Présentation de l Office lors d une conférence universitaire à Toulon. Rencontre avec des directeurs de Ressources humaines de la rive sud de la Méditerranée. Réalisations à ce jour Activités 2012 À l issue d une année et demie d activité, les échanges avec les membres et les partenaires locaux et nationaux montrent que l image de l Office est très positive. Celui-ci fournit un travail de qualité, ses programmes et ses interlocuteurs sont connus et bien identifiés et son rôle est incontestable. Sa capacité à fédérer est aujourd hui organisée autour de deux principes d intervention: l Office étant tantôt «facilitateur-animateur» tantôt «opérateur-ingénieriste». L OCEMO «facilitateur-animateur» a comme première mission de créer du lien entre l ensemble des acteurs économiques qui constituent son réseau. Avec les initiatives entreprises, comme la coordination de la Semaine Économique de Marseille, le pilotage du projet MedNC-Nouvelle Chance, la coordination du projet Jeunes Entrepreneurs (JEY) et la projection au niveau européen de l initiative Edile, l Office a montré sa capacité à structurer du relationnel entre les acteurs du cluster économique auquel il appartient. L OCEMO «opérateur-ingénieriste» assure pour le compte de ses stakeholders la fonction d incubateur et d accélérateur de projets, d accompagnateur sur des actions ciblées concernant des thèmes spécifiques, prioritaires et choisis sur une base annuelle. Ces thèmes doivent porter les objectifs précis et les axes d intervention souhaités par les acteurs économiques du Cluster. Ils seront préparés par les équipes de l Office, soumis à présentation et à validation auprés des membres du Conseil d administration et, une fois sélectionnés, seront déclinés dans des projets et des programmes. Plan d action pour l année 2013 L année 2013 devrait voir les échanges et les projets se développer entre les membres de l Office et ses partenaires de manière exponentielle pour que la vitalité des synergies établies se transforme en source de croissance économique. Pour atteindre cet objectif, une stratégie de communication a été mise en place pour répondre à quatre enjeux. Il s agit en premier lieu d asseoir la notoriété de l OCEMO via la communication corporate. Chaque projet sera ensuite accompagné par une stratégie de communication. De plus, un débat sera lancé et la parole donnée aux jeunes via la continuité de la préemption des medias sociaux. Enfin, il s agira de mobiliser les stakeholders- lobbying/relations publiques. En effet, depuis février 2013, au vu des enjeux financiers et institutionnels auxquels l OCEMO a dû faire face, la communication a servi de levier pour aller chercher des fonds tant auprès des bailleurs de la Semaine Économique de la Méditerranée que des acteurs privés, institutionnels et internationaux tels que: l Union pour la Méditerranée, le ministère des Affaires étrangères, la Région PACA, la Communauté urbaine Marseille Provence métropole ainsi que la Délégation interministérielle 5+5, l Agence Française de Développement, la Banque mondiale et les conseillers du commerce extérieur. Espace méditerranéen: les programmes de l OCEMO L OCEMO construit son développement selon deux axes qui sont euxmêmes construits en deux temps. Les deux axes sont la jeunesse et les entreprises/investissements. Le premier temps est celui de la réflexion et des analyses. Le deuxième temps celui du développement concret des projets en lien avec les membres de l Office. En résonance avec ces axes de travail, l OCEMO gère des mandats tels que la Semaine Économique de la Méditerranée et le suivi des recommandations de la conférence «Vers quelle économie verte en Méditerranée?». Le programme Jeunesse de l OCEMO consiste à développer une «meilleure connaissance des aspirations» des jeunes dans les pays de la Méditerranée. Pour cela, il favorise l insertion non seulement des jeunes sans diplômes en situation d exclusion mais aussi des jeunes diplômés au chômage. En effet, la région Méditerranée-Orient couverte par l OCEMO est la région du monde où le nombre de «drops out» est le plus élevé, et où le chômage des jeunes diplômés est le plus important au monde. Ce programme jeunesse s appuie sur plusieurs leviers: L enquête, dédiée aux attentes de la jeunesse en Méditerranée. Le projet Med-NC-Network «Nouvelle chance». Le projet Jeunes entrepreneurs (JEY). Pour davantage d informations sur L OCEMO et ses nombreuses activités en Méditerranée, merci de vous rendre sur le site:

13 Numéro 21 Page.13 L odyssée du pétrole Suffit-il à un petit pays comme le Liban, au destin si fragile et aux frontières très contestées, d avoir d importantes réserves pétrolières pour être un pays florissant? Selon de nombreux experts, le cadre juridique et fiscal, le degré de difficulté de l exploitation ou encore la situation politico sécuritaire sont des critères de nature à influencer fortement les investisseurs. Ces éléments pourraient peser lourd dans la balance après les découvertes pétrolières colossales au large du littoral libanais. Le Liban saura-il saisir sa chance? Ou plutôt, lui permettra t-on de le faire au niveau régional? Les Libanais souffrent, depuis de longues années déjà, de tant de maux, notamment de pénuries de courant, liées en partie à un manque d investissements dans ce secteur. Cette récente découverte pétrolière apparaît comme une aubaine, voire un miracle pour le pays du Cèdre. Qu en est-il en réalité? Bref flash-back sur la découverte de réserves pétrolières au large du littoral libanais et point de litige On ne cesse de parler et de spéculer depuis quelques mois déjà dans les colonnes des différents medias locaux, et sur les plateaux télévisés, des retombées éventuelles suite à la découverte de nouvelles réserves de pétrole au large du littoral libanais près de la frontière maritime avec l île de Chypre et de la Syrie. C est la société d étude Beicip-Franlab, une filiale de l Institut français du pétrole-energies nouvelles, qui l avait annoncé. Selon un rapport de la compagnie française, ces réserves pourraient produire entre 440 et 675 millions de barils de pétrole ce qui pourrait rapporter plusieurs milliards de dollars au pays. Ces nouvelles réserves contiendraient également 15 trillions de mètres cube de gaz naturel, toujours selon le rapport. En septembre 2013, le ministre libanais sortant de l Énergie et de l Eau, Gebran Bassil, avait affirmé que les prospections menées sur la moitié de la zone économique exclusive (ZEE) pour le compte de l État par deux compagnies spécialisées ont permis la découverte d un important potentiel offshore en gaz. Un des champs dans la région sud pourrait contenir des réserves de milliards de pieds cubes de gaz, une quantité suffisante, une fois exploitée, pour satis- faire pendant 99 ans la demande du pays en électricité, avait encore ajouté le ministre. À noter également qu en août 2010, le Parlement libanais avait voté une loi définissant les frontières maritimes du Liban et sa zone économique exclusive (ZEE), lui donnant des droits souverains pour l exploitation de l eau et du sous-sol. Or un mois plus tôt, un rebondissement avait eu lieu après que l État d Israël eut soumis à l ONU un tracé différent. En effet, «l état de guerre» entre les deux pays, en désaccord sur le tracé de la frontière maritime depuis de longues années déjà, n a pas permis de résoudre ce litige. Jusqu à ce jour, aucun des deux pays ne semble prêt à céder, surtout depuis la découverte près de la zone de 854 kilomètres carrés de réserves énergétiques sous-marines susceptibles de générer des milliards de dollars de revenus. Ce point de litige entre le Liban et Israël a amené différents experts étrangers et locaux à mettre en garde le Liban contre les dangers de ce qu ils appellent la «malédiction pétrolière». Cela n a nullement empêché Gebran Bassil d annoncer, en février dernier lors d une conférence de presse, le lancement de la phase de pré-qualification des compagnies intéressées par l exploration pétrolière et gazière dans les eaux territoriales libanaises. Il avait notamment affirmé que la présentation des dossiers prendrait fin le 28 mars «Suite de quoi, avait-il ajouté, le ministère et l Autorité de supervision du secteur pétrolier s accordera trois semaines pour annoncer la liste des compagnies retenues». Des colosses mondiaux parmi les compagnies pré-qualifiées Selon diverses sources crédibles, le Liban a opté pour un processus d appel d offres transparent et la phase de pré-qualifications s est déroulée normalement, avec au total 46 compagnies pétrolières retenues. Le 19 avril dernier, le ministre sortant de l Énergie avait annoncé, lors d une conférence de presse, les noms des compagnies pré-qualifiées. Parmi celles-ci on compte quarante-six groupes internationaux qualifiés pour participer à un appel d offres pour des forages d exploration de gaz et de pétrole dans les eaux territoriales du Liban. Les douze candidats pour devenir opérateurs sont Anadarko, Chevron et ExxonMobil (États-Unis), Total (France), Repsol (Espagne), Shell (Pays-Bas), Maersk (Danemark), Eni (Italie), Petrobras ces réserves pourraient produire entre 440 et 675 millions de barils de pétrole ce qui pourrait rapporter plusieurs milliards de dollars au pays (Brésil), Petronas Carigali (Malaisie), Statoil (Norvège) et Inpex (Japon). Les 34 autres compagnies comprennent un certain nombre de sociétés russes et arabes et ne sont éligibles qu à participer à un consortium mené par une autre entreprise. Le lancement de l appel d offres avait débuté le 2 mai dernier et se clôturera le 4 novembre 2013, avait précisé Gebran Bassil. «Les compagnies pré-qualifiées auront six mois pour présenter leur dossier. La signature des contrats se fera en février 2014», avait par ailleurs indiqué le ministre de l Énergie. On apprenait alors que le cahier des charges avait été finalisé mais qu il nécessitait encore l approbation du conseil des ministres. Mais c est là que le bât blesse, car le Liban est sans gouvernement depuis la démission le 22 mars dernier de Nagib Mikati, et ne semble pas près d en avoir un. Malgré ce vide gouvernemental, le ministre s était quand même montré confiant affirmant que «le Liban se dirige vers une ère de prospérité et surmontera tous les défis» ajoutant que «la première opération d exploration pétrolière se ferait fin 2015, se développerait en 2016 pour aboutir ensuite à la production pétrolière». Pourtant, nous pouvons affirmer que rien n est encore joué avant la phase de présentation des offres et la signature des contrats. Promesse d avenir ou cadeau empoisonné? L intérêt porté aux découvertes de gaz et de pétrole offshore dans la zone économique exclusive (ZEE) libanaise ne fait que croître et laisse la porte ouverte aux spéculations les plus farfelues. Comment tirer au mieux profit de ces découvertes? Les réponses à cette question diffèrent. Certains experts craignent que le Liban ne saisisse pas sa chance à temps, ou encore qu il ait du mal à trouver sa place sur ce marché déjà fort disputé régionalement par la Turquie, Chypre et Israël. Un avis que partage Paul Salem, directeur du centre de recherches Carnegie Middle East Center. Interrogé dans les colonnes de L Orient le Jour, Paul Salem affirme que «l exploration du pétrole et du gaz dans l espace maritime de la région s avère être une opération à risque pour tous les pays impliqués, au vue des rapports de force et des tensions entre eux». Selon lui, ces ressources énergétiques semblent être source de conflits d intérêts notamment pour le Liban, qui s il est bien un des acteurs de cette ruée vers l or noir méditerranéen, ne fait pas le poids face à des pays comme la Turquie, la Grèce, Chypre, Israël ou la Syrie. «Dans ce contexte, où tout allié compte, Israël pourrait se rapprocher de Chypre et de la Grèce, Chypre essaierait de trouver du support pour affronter la Turquie qui, elle, aurait l ambition d être la principale plateforme d acheminement de gaz entre la région et l Europe», a-t-il précisé. D après Paul Salem, d autres pays tels que l Iran, les États-Unis, l Europe et la Russie, qui ont des intérêts politiques et économiques dans tous ces pays de la région, suivent également de très près le dossier. «C est donc dans un cadre très compliqué et chaotique que le Liban doit trouver sa place, sachant à l avance qu il n aura pas beaucoup de poids dans les rapports de force». La seule note positive que préconise Paul Salem auprès de L Orient le Jour, concerne le Hezbollah, qui selon ce dernier, pourrait jouer un rôle important si le Liban venait à développer ses infrastructures offshore. «Si le parti de Dieu trouvait un intérêt quelconque à défendre les ressources énergétiques du Liban, il pourrait devenir le protecteur d un statu quo dont le pays a véritablement besoin», a opiné M. Salem. Dans l état actuel des choses, cette question des gisements pétroliers du littoral libanais reste une question ouverte à tous les vents et spéculations et fera certainement parler d elle très prochainement.

14 Page.14 Numéro 21 STRUCTURE COMPéTITIVE Byblos: un patrimoine de valeur et une dynamique touristique continue Dans la capitale beyrouthine, où préservation du patrimoine et de l histoire rime de plus en plus avec le mot néant, on peut être fier de Byblos, de son caractère rustique et antique, de surcroît relativement conservé. On trouve en effet à Byblos les ruines d une des plus anciennes cités du Liban, habitée dès le néolithique et étroitement liée à la légende et à l histoire du bassin méditerranéen pendant plusieurs millénaires. La ville côtière de Byblos se situe sur une falaise de grès, à 40 km au nord de Beyrouth. Continuellement habitée depuis l époque néolithique, Byblos offre un témoignage exceptionnel sur les débuts de la civilisation phénicienne. L évolution de la ville est visible de par les structures datant de différentes périodes qui parsèment le site. Lequel englobe, outre l habitat antique, la ville médiévale intra-muros. Byblos atteste d une histoire ininterrompue de construction depuis les premières installations d une communauté de pêcheurs datant de ans, en passant par les premiers édifices urbains, les temples monumentaux de l Âge de Bronze, les fortifications perses, la voie romaine, les églises byzantines, la citadelle croisée, la ville médiévale et ottomane. Byblos est aussi directement associée à l histoire et la diffusion de l alphabet phénicien. C est à Byblos que l on découvre la plus ancienne inscription phénicienne gravée sur le sarcophage d Ahiram, à l origine de notre alphabet contemporain. Préservation du patrimoine archéologique: source d une dynamique touristique Le site est protégé par la loi libanaise sur les Antiquités 133/1937 et la loi n 166 de Le plan d urbanisme de la ville et de la zone classée est appliqué. En effet, la ville intra-muros est inscrite sur la liste nationale des monuments historiques et la conservation et la gestion du site de Byblos sont assurées par la Direction générale des antiquités (DGA). Quant aux permis de construction, les mêmes lois mentionnées ci-dessus sont appliquées non seulement à l intérieur du site mais dans toute la région de Byblos. La DGA se réserve aussi le droit de modifier tout projet de construction, en fonction des vestiges archéologiques enfouis mis au jour durant les sondages, avant d émettre un permis. Une entente est requise avec la municipalité et les forces de l ordre locales afin de mettre un terme à tout dérapage de la part du propriétaire, si cela est nécessaire. Un plan de protection et de mise en valeur du site est en cours de préparation. On peut affirmer que la municipalité de Byblos montre l exemple en termes de sauvegarde du patrimoine. En effet, en novembre dernier, le Centre culturel de Byblos a reçu de nombreux spécialistes pour une conférence sur la protection de l héritage culturel, organisée sous le patronage du président Michel Sleiman, en collaboration avec le PNUD et l UNISDR. Le Festival international de Byblos est le rendez-vous annuel incontournable des Libanais et des touristes avides de bons spectacles musicaux. Ce festival est une association a but non lucrative fondée en 1998, et dont le comité a été renouvelé en Le comité actuel a été élu en 2005 et est à l origine de la création et de la gérance, de l organisation et de l équipement du Centre d accueil et d information touristique de Jbeil-Byblos. Grâce à cette association, le centre est donc devenu opérationnel. la Banque mondiale a débloqué cinq millions de dollars pour la réhabilitation complète de la vieille ville Ce comité est en train de contribuer au développement du tourisme et à la diffusion de la culture, notamment via le Festival international de Byblos que dirige Nagi Baz. Le Centre des métiers d art de Byblos Le Centre des métiers d art de Byblos est un espace qui a été créé dans l objectif d encourager les artisans et les artistes à s installer, ou se réinstaller, à Byblos. L étude détaillée des objectifs de cet espace a débouché sur la rédaction d un «règlement intérieur» décrivant précisément le fonctionnement de ce centre. Visites et discussions ont permis d expliquer aux artisans l intérêt de la démarche et l importance d une relance de la création. Parmi les avantages qu on leur propose, l indemnisation des heures de production pendant cette association temporaire avec des artistes a été soulignée de sorte que ce partenariat soit vécu à la fois comme une valorisation de leurs compétences et comme une formation. L objectif à terme est aussi de susciter une forte demande de la part des artisans et des artistes, et de ne sélectionner que les meilleurs. Le Centre, lieu de production, d exposition et de formation doit devenir une référence en matière de rencontre entre les meilleurs savoir-faires et la création. En ce qui concerne les travaux de réhabilitation, compte-tenu des qualités intrinsèques du lieu, il a été décidé de donner la priorité à la restauration du Centre d accueil touristique; seuls des travaux d aménagement (nettoyage et peinture) ont été programmés pour le Centre des métiers d art, afin d accueillir les premières expositions. Réhabilitation complète de la vieille ville Depuis le début des années 1970, la construction à l intérieur de la ville a été soumise à une stricte réglementation. Ainsi, l ancienne cité conserve son aspect pittoresque et les zones commerciales et d affaires se sont développées à l extérieur de l enceinte, formant le souk moderne. Mise à part la «voie 13», qui concentre de nombreux commerces, le reste de la région est majoritairement résidentiel. Plus récemment, à partir du début des années 1990, la croissance urbaine s est ralentie. Reste que plusieurs bâtiments publics et religieux enrichissent le patrimoine architectural de la ville. L église Saint Jean, de style roman, construite par les croisés au XII ème siècle, est composée de trois nefs et de trois absides et se caractérise par son baptistère à triple arcade. Autre lieu de culte, la mosquée du centre-ville, en face de la citadelle, qui date du XV ème siècle et qui a été récemment réhabilitée. Sans oublier la citadelle de Byblos qui attire de nombreux touristes. Cette activité justifie la réalisation d importants projets comme celui d un brise-lame, actuellement à l étude. En revanche, l aménagement d un port de plaisance a été stoppé sur recommandation de l UNESCO. Par ailleurs, la Banque mondiale a débloqué cinq millions de dollars pour la réhabilitation complète de la vieille ville et la mise en valeur de ses anciens édifices en les restaurant et en les dotant d espaces publics et de places appropriés. À noter également qu en 1995 Sophie Skaf a procédé à la réhabilitation d un bâtiment patrimonial et l a aménagé en musée pour le compte de la Fondation Cardahi. Enfin, la construction d une station de traitement des eaux usées est envisagée au nord de Byblos. Elle aurait pour fonction de procéder à l épuration des eaux de tout le caza, encore dépourvu d un réseau d égouts performant. Byblos, une ville qui relie le passé au présent par une touche de modernité et de dynamique culturelle. Un exemple à suivre pour les autres villes côtières du Liban.

15 Numéro 21 Page.15 ACTIVITÉS DE LA CHAMBRE GEP - École de la CCI Marseille Provence: l excellence et l expertise d une Grande École au service des PME Inscrite dans leur loi constitutive, la formation constitue l une des missions fondamentales des chambres de commerce et d industrie qui ont développé leurs premières écoles de commerce dès le XIXème siècle. La Grande École Pratique (GEP) de la Chambre de Commerce de Marseille Provence (CCIMP) propose ses formations dans six filières métiers avec un registre de diplômés depuis Dans le cadre de l étroite collaboration avec la CCIMP, Hana Nehme, directrice des ressources humaines, a été mandatée par la direction de la Chambre de Beyrouth et du Mont-Liban pour mener une visite de prospection à la CCIMP afin de recueillir des informations concernant ses activités et services, notamment dans le domaine de la formation professionnelle. Des rencontres et discussions ont eu lieu avec les responsables des différents services de la Chambre de Marseille sur plusieurs thématiques d intérêt: Services Patrimoine, Pôle Affaires Internationales, Responsabilité Sociale, Communication et École de formation. Interlocuteurs principaux: Paul Bichat, responsable international au sein de la CCIMP, Cheffia Natouri, directrice du Groupe École Pratique (GEP) et du pôle emploi-insertion, et Nathalie Bouquet, responsable des programmes pédagogiques au GEP. Un tremplin GEP regroupe des programmes d enseignement supérieur - du Bac pro au Bac +5 - et des programmes de formation continue. Cette école, liée à la Chambre de Marseille, forme des futurs collaborateurs immédiatement opérationnels et qualifiés dans six filières métiers: Vente et Négociation, Finance et Comptabilité, Management, Immobilier, Informatique, Assurance et Transport International. Parmi les six grandes filières consulaires lancées par GEP, l accent a été mis sur deux grandes filières consulaires: NEGOVENTIS Filière Vente, Négociation, Commerce et Distribution. Cette formation s adresse aux chefs de rayon, responsables de vente, gestionnaires administratifs des ventes, chefs de département commercial, responsables magasins et commerçants. Il s agit d une formation permettant de piloter les actions commerciales d une équipe et de mener des négociations complexes avec les clients importants (commercialisation des produits et/ou services, gestion des flux et de la qualité du service client et management de l équipe de vente). Créé avec les professionnels du métier, ce programme a pour vocation de favoriser une insertion professionnelle rapide sur le marché du travail. Le diplôme Negoventis est délivré par le réseau des 85 chambres de commerce et d industrie françaises. Transport International Le programme couvre l environnement du transport international, les techniques et la communication: incoterms, entreprise et douane, Coface, moyens de paiement à l international, droit et assurance maritime, auxiliaires de transport, compte d exploitation maritime, informatique appliqué au transport international et simulation des situations professionnelles. Les diplômés sont souvent placés au sein de compagnies de transport: DHL, CMA-CGM, GEDOIX. L objectif est de former des acteurs polyvalents et immédiatement opérationnels dans les principaux secteurs du transport international maritime, routier, aérien. Le diplôme Transport international est sanctionné par la CCI Marseille. Les ateliers Des formations courtes d une journée ou demi-journée, dispensées par des professionnels ayant une expérience avérée à l international, sont développées à la CCIMP autour de thématiques bien spécifiques pour une approche réussie à l international. Parmi ces ateliers: Sécuriser les paiements à l international, procédures, formalités et régimes douaniers, comprendre et gérer les documents en commerce international. Parcours Start International: PME qui font leur premiers pas à l international ou qui répondent aux opportunités d affaires pour aborder les marchés étrangers. Maîtriser la chaine logistique à l international: cadre douanier et fiscal des échanges commerciaux avec les pays tiers, procédures, documents, responsabilités des transporteurs, assurance marchandises, exclusions et indemnisations. Formations thématiques Les intervenants sont les champions des métiers: des professionnels retraités, responsables, directeurs expérimentés dans les grandes compagnies maritimes et du transport ferroviaire routier et aérien, les douanes, le paiement à l international (Coface, incoterms). CCIMP- Palais de la Bourse Pôle Emploi, Formation, Insertion est une entité qui fonctionne en parallèle et en complément de GEP et dont la mission essentielle est d accueillir, informer et orienter les jeunes sur les métiers et les formations proposées et les entreprises sur les mesures pour l emploi et la législation concernant l alternance. Le Pôle soutient l organisation d événements emploi-alternance où la CCIMP y représente des entreprises en phase de recrutement et informe les visiteurs sur les thématiques de la recherche d une entreprise et sur les modalités d alternance. Il s agit d un accompagnement individuel et collectif des entreprises dans la définition de leurs besoins en main-d œuvre à court et moyen terme, avec l appui de la Maison de l Emploi de Marseille. Les trois objectifs ciblés: 1. Développer les compétences en entreprise. 2. Aider les entreprises dans leur problématique de recrutement. 3. Valoriser les filières métiers. 4. Aider les demandeurs d emploi à s adapter à l évolution des métiers face aux mutations économiques. Un système intégral dédié à la formation Les entreprises françaises sont entièrement impliquées dans un système intégral dédié à la formation avec l obligation de consacrer un nombre d heures à la formation (environ 600 heures par an). Un pourcentage de la masse salariale oscillant entre 0,5 et 1,5% (taxe d apprentissage) est reversé aux organismes paritaires agréés qui déterminent par la suite les actions prioritaires de formation. Des questionnaires et des enquêtes, des ressources économiques et des institutions sont mobilisés sur les besoins du marché et en matière de main-d œuvre. Dans ce contexte, GEP a commencé récemment à mettre en place une filière numérique, suite à une forte demande de la part des entreprises. Les temps forts de l année 2012 Salon METIERAMA et le stand CCIMP ont donné des informations et des conseils aux visiteurs sur l orientation, l alternance et les formations post-bac. Journée portes ouvertes du Groupe École Pratique avec les entreprises partenaires, les experts en formation et orientation, les étudiants et les diplômés. Les Mercredis de l Orientation et de l Alternance pour aider les jeunes dans leur orientation et les informer sur les formations et l alternance. Mises en scène Métier, pour un rapprochement concret entre bénéficiaires. Les chiffres clés de étudiants en formation, dont plus de 300 en alternance. 120 stagiaires en formation continue. 100 intervenants professionnels. Plus de m2 de locaux dédiés à la formation sur trois sites. 85% de taux de réussite aux examens tous niveaux confondus. Plus de 90% de taux de satisfaction des professionnels. 400 entreprises partenaires: recrutement d étudiants en contrat de professionnalisation ou d apprentissage et versement de la taxe d apprentissage. 778 bénéficiaires en emploi. un taux de recrutement de 66%.

16 Page.16 Numéro 21 ACTIVITÉS DE LA CHAMBRE Lancement du projet Tempus PACOME à l USJ Un consortium libanais, marocain et européen pour la mise en place d observatoires de carrières au Liban et au Maroc. Les hommes d affaires libanais invités à participer au Forum d investissement en Tunisie, les 26 et 27 octobre prochains «Le printemps arabe a commencé en Tunisie, et nous espérons commencer la stabilité dans ce pays qui nous est cher afin qu elle règne dans la région arabe», a déclaré Mohamed Choucair lors d une réunion avec le conseiller auprès du Premier ministre tunisien chargé des affaires financières. Les projets Tempus sont des projets financés par la Commission européenne dans l objectif de soutenir la modernisation de l enseignement supérieur et de créer des espaces de coopération dans les pays entourant l Union européenne. Dans le cadre de ces projets, le projet Pacome (Partenariat pour les compétences et l emploi), coordonné par l Université de Strasbourg, a pour mission de mettre en place des observatoires au Liban et au Maroc pour mesurer et anticiper les besoins en compétences du marché du travail, permettant une meilleure articulation entre les formations universitaires et le besoin du marché en termes de compétences et réduisant ainsi l écart entre la théorie apprise et la pratique sur le terrain. Sont partenaires sur ce projet au Liban, l Université libanaise, l Université Saint Joseph, l Institut de Finances Bassel Fuleyhan, la Chambre de Commerce, d Industrie et d Agriculture de Beyrouth et du Mont-Liban. Ce projet, dit de mesure structurelle, a une portée nationale. Il a par conséquent également pour partenaire le Directorat général de l Enseignement supérieur. Plusieurs réunions internationales et visites d études sont prévues avec des objectifs d étapes différents: mutualisation, études, décisions. Ce premier séminaire au Liban a pour objectif de mettre en place le cahier des charges des observatoires. Des représentants de toutes les institutions membres du consortium y participent. La cérémonie officielle du lancement du projet Tempus Pacome au Liban a eu lieu le 30 mai au Campus de l Innovation et du Sport à l USJ. Nabil Fahd, trésorier et vice-président de la Chambre de Commerce de Beyrouth et du Mont-Liban a mis l accent dans son allocution sur le rôle primordial de la Chambre dans l optimisation et la convergence maximale de la relation offre/demande sur le marché du travail. La Chambre, partenaire du projet PA- COME, a entièrement pris en charge le rôle qu elle devrait jouer dans ce mécanisme de coopération. Ainsi, sa position avant-gardiste et son rôle de catalyseur sur le marché libanais lui permettent de connaître et même d anticiper les futurs besoins en emplois et compétences. Vu que les fonctions de l entreprise sont tributaires des changements environnementaux externes, la Chambre de Beyrouth, qui s acquitte fort bien du rôle d informateur sur le marché du travail, fournit un cadre d orientation indirect pour l avenir et aide les universités à ajuster leurs cursus de manière à s adapter aux variables technologiques, académiques, concurrentielles, socio-économiques et politiques. La Chambre a également mis à la disposition des entreprises libanaises et des jeunes demandeurs d emploi une plateforme interactive reliée au site web de la Chambre de Beyrouth qui permettra de créer un climat de rencontre entre l offre et la demande de travail. Finalement, Nabil Fahd a insisté sur l implication de la Chambre de Beyrouth dans le développement d un Observatoire national des carrières et métiers. Mohamed Choucair, président de la Chambre de commerce de Beyrouth et du Mont-Liban et Selim Besbes, conseiller auprès du Premier ministre tunisien chargé des affaires financières, ont cherché ensemble les moyens de renforcer les relations économiques et d activer la coopération entre les secteurs privés des deux pays. C est en présence du vice-président, Mohammad Lamaa et du directeur général de la Chambre, Rabih Sabra, que Mohamed Choucair a reçu Selim Besbes, le 10 mai dernier. À cette occasion, Selim Besbes était accompagné de l ambassadeur de Tunisie au Liban, Hatem el-saem. Cette rencontre a notamment porté sur l importance de la participation des hommes d affaires libanais au Forum d investissement qui se tiendra en Tunisie, les 26 et 27 octobre prochains. «Le printemps arabe a vu le jour en Tunisie, et nous espérons commencer la stabilité dans ce pays qui nous est cher afin qu elle règne dans toute la région arabe», a déclaré le président de la CCIA BML, soulignant que «la stabilité est la principale porte d entrée pour la croissance afin d attirer les investissements arabes et étrangers». L étape suivante, selon lui, consiste à élever le niveau de la coopération économique et de la coordination entre les secteurs privés des deux pays, en créant notamment des partenariats dans plus d un domaine. Il a clos son intervention en appelant les entreprises tunisiennes à mettre en place des centres au Liban, qui est une passerelle-clé pour le marché dans la région, en particulier dans le Golfe. Pour sa part, Selim Besbes a parlé des efforts déployés par le gouvernement tunisien pour assurer la stabilité et l extension de l autorité de l État, considérant qu il s agit «d un enjeu stratégique pour l avancement et la promotion des investissements et du tourisme». Il s est aussi arrêté sur les programmes de réformes économiques et sociales mises en œuvre par son gouvernement, expliquant que l objectif principal était de revenir à des indicateurs économiques obtenus en Il a également affirmé que son gouvernement s emploie à diversifier ses partenariats économiques et à s orienter davantage vers les marchés des pays arabes et de la Turquie, tout en maintenant des relations économiques stratégiques avec l Europe. Enfin, Selim Besbes a vivement souhaité la présence de Mohamed Choucair au Forum d investissement qui se tiendra en Tunisie en octobre prochain. L ambassadeur du Brésil au Liban, invité de Mohamed Choucair Développer et renforcer les relations économiques bilatérales entre le Brésil et le Liban, était le sujet de la rencontre entre Mohamed Choucair et Alfonso Emilio, ambassadeur du Brésil au Liban. C est dans le cadre de sa prise de fonction diplomatique que le nouvel ambassadeur du Brésil au Liban, Alfonso Emilio, a tenu à rendre visite à Mohamed Choucair, président de la Chambre de commerce de Beyrouth et du Mont-Liban. Le vice-président de la Chambre, Gaby Tamer, ainsi que son directeur général, Rabih Sabra, étaient aussi au rendez-vous. Cette réunion a été l occasion d évoquer les moyens de développement et de renforcement des relations bilatérales entre les deux pays. À ce sujet, Mohamed Choucair a affirmé devant son hôte que «la Chambre de commerce de Beyrouth et du Mont-Liban accorde une grande importance au développement des relations économiques entre le Liban et l étranger, qui constituent un pilier fondamental pour la croissance économique du pays». Il a également exprimé sa volonté de mettre le potentiel de la CCIA BML au service du renforcement des relations économiques et commerciales entre le Brésil et le Liban. Mohamed Choucair a aussi appelé les entreprises brésiliennes à utiliser le Liban comme porte d entrée vers les marchés de la région. Il a par ailleurs mis l accent sur la nécessité de tirer profit de la grande énergie des expatriés libanais au Brésil pour développer, en marge de la coopération bilatérale, la mise en place de partenariats de travail pour servir les intérêts des deux pays. Même son de cloche du côté de l ambassadeur du Brésil au Liban qui a déclaré «que son gouvernement était prêt à faire ce qu il faudrait et à prendre les mesures nécessaires pour renforcer les relations économiques et commerciales entre les deux pays». Il a par ailleurs qualifié le Liban de «liaison ou de point de rencontre entre le Brésil et le Moyen-Orient», et a proposé un plan d action pour le développement des relations économiques bilatérales. Alfonso Emilio s est également dit favorable à la création d un Conseil d affaires libano-brésilien dont la tâche serait de consolider et d activer cette coopération.

17 Numéro 21 Page.17 The Chamber of Beirut and Mount Lebanon participated to GS1 General Assembly 2013 and Global Leadership Summit celebrating GS1 40th anniversary in Los Angeles GS1 held an inaugural Global Leadership Summit with this year s annual GS1 General Assembly to mark the 40th anniversary of industry leaders coming together to select a single standard for product identification, known today as the GS1 bar code. With this historical milestone in mind, GS1 has selected Learning from the Past, focusing on the Future as the theme of the combined meeting, which has been held in Los Angeles, California on May at the Beverly Wilshire Hotel. The General Assembly and Global Leadership Summit programmes celebrated GS1 s first 40 years and looked ahead to how GS1 can position industry and customers for growth and continuous success in the next 40 years. Among the 260 international leaders, C-Suite executives, CEOs and other top-level decision makers from GS1 Member Organisations in more than 80 countries, the Chamber of Beirut and Mount Lebanon represented by its Director General Mr. Rabih Sabra attended the four days of dynamic presentations and meetings. The celebration of the 40th anniversary of the GS1 bar code, which officially began with the bar code s birthday on April 3 and continues in Los Angeles and throughout the year, is a reminder that the value GS1 brings to global business is that we support and trust each other and See One Vision, Speak with One Voice and Act as One Organisation, said Miguel Lopera, President and CEO of GS1. This fundamental principle is behind all that we do. The Global Leadership Summit and General Assembly give GS1 Member Organisations an opportunity not only to celebrate GS1 s first 40 years but also to challenge ourselves to meet the goals of the next 40 years, especially as we focus on digital and mobile technologies. Both of the events in Los Angeles were kicked off with an opening night reception on Monday May 20 at the hotel s Rodeo Terrace where representatives from over 90 countries around the world gathered and networked with major multinational top executives. The Global Leadership Summit was held on Tuesday May, 21 and focused on the future success of businesses and industries around the world. GS1 has identified five focus areas it sees as the cornerstones of this continued growth and has lined up an elite group of world-class speakers to address each industry focus area. The topics and session leaders were: Innovation: Sir Ken Robinson, best-selling author and renowned public speaker. Globalization: Noreena Hertz, best-selling author and acclaimed economist. Leadership: Dr. Marshall Goldsmith, best-selling author and management expert. Emerging Opportunity: Gary Kovacs, CEO of Mozilla Corporation. Interdependency: Sandy Douglas, Global Chief Customer Officer of The Coca-Cola Company, and Rollin Ford, Executive Vice President and CAO of Walmart. The event was also the opportunity to provide visibility for GS1 new Manage- Rabih Sabra, DG CCIA-BML and Miguel Lopera, President and CEO GS1 ment Board members. Rhonda Levene, Daymon Worldwide, Ed Steineke, Coca Cola, Joe Crafton, Crossmark and Mark Wagner, Walgreens participated and highlighted how their company has been exposed to the world economy in the last couple of years. They also shared their vision on the challenges and opportunities that companies are facing today and how GS1 and innovation can help them become even more competitive. The Gala Dinner held on Tuesday May, 21 was the emotional peak of the event when GS1 current leaders rewarded key contributors to the growing success of GS1 standards and solutions implementation around the world. GS1 has honored Tim Smucker, chairman of the board, The J. M. Smucker Company, and Danny Wegman, CEO, Wegmans Food Markets, with GS1 Lifetime Achievement Awards for their outstanding contributions to the advancement and adoption of GS1 standards and solutions globally. The representatives of all GS1 Member Organisations worldwide took part in a comprehensive business planning meeting (official General Assembly) held on Wednesday, May 22 that focused on determining and ratifying the organisation s strategic direction and rewarding Member Organisations. Key industry leaders from global and multinational companies who are on the GS1 Management Boards did participate in the meeting. Companies represented include Tesco, P&G, Unilever, Nestlé, Safeway, The J.M. Smucker Co., Walmart, Bright Food Group, Carrefour, Cisco, Coca Cola, Aeon, B. Braun, Daimler, Kroger, Future Group, Johnson & Johnson, Kraft Foods, Kimberly-Clark, Kroger, Li & Fung, Metro, PepsiCo, Sara Lee, McCain, Merck and others. Several presentations in the afternoon highlighted the future challenges and opportunities of business for GS1. They included presentations by McKinsey & Company on digital strategy and Sanjay Sarma, MIT s first director of digital learning, on Where To Play for the Next 40 Years. Miguel Lopera, who has been at the helm of GS1 since 2003, will wrap up the meeting with a focus on the future vision for GS1. GS1 created the world s most widely use system of supply chain standards Based in Brussels - Belgium, GS1 is a neutral, not-for-profit, international organisation that develops global standards and solutions to improve the efficiency and visibility of supply chains across industries. It engages a global community of trading partners, industry organisations and technology providers to understand their business needs and develops global standards in response to those needs. GS1 is driven by close to two million user organisations, in over 20 industries including retail & consumer goods, healthcare, transport & logistics, and more. Today, the GS1 System of standards is the most widely used supply chain standards system in the world. GS1 has local Member Organisations in over 110 countries and its head office is in Brussels. It has member organizations in more than 110 countries that serve 2 million often-competing companies worldwide. GS1 brings value to these companies by working collaboratively with them to design and implement tracking and traceability solutions that improve the efficiency and visibility of supply and demand chains globally and across industry sectors. These solutions are known as the GS1 System of Standards and are the world s most widely used system of supply chain standards. The GS1 bar code, whose beep is heard 5 billion times every day around the world, was the first product in the GS1 System of Standards. It led to the development of standards that have contributed to efficiency in the retail supply chain, helped make health care safer, created a competitive advantage in transportation and logistics and heightened visibility in the consumer electronics industry. As technology evolves, new products will be developed, particularly involving mobile devices. GS1 is The global language of business Because of the principles on which the GS1 System of Standards was founded and the adoption of those standards worldwidem, GS1 has become known as the The global language of business. GS1 earned its reputation as The global language of business because its System of Standards was developed in collaboration with companies worldwide that share the values of passion, trust, integrity and teamwork and a singular vision to create tracking and traceability products that speak a common language. As a result, employees of any company using GS1 standards can quickly locate and track products as they move across cultural and geographical boundaries marks the 40th anniversary year of GS1 GS1 traces its origins to a historic decision on April 3, 1973 by the U.S. grocery industry to select the linear bar code as the Universal Product Code (UPC) symbology. Three years later, the European Article Numbering Association (EAN) was chartered in Brussels, Belgium by 12 European members. The EAN, which developed a bar code fully compatible with the UPC, is now known as GS1. Even though 2013 is the 40th anniversary year of the bar code, the purpose of celebrating the 40th anniversary year of GS1 is to showcase GS1 s entire range of standards as well as its core values.those core values include inspirational leadership, passion for delivering best results, innovation, trust, integrity, teamwork and collaboration. These values have helped GS1 become the world s leading neutral not-for-profit organisation that facilitates collaboration amongst trading partners, organisations and technology partners in order to solve business challenges that leverage standards and ensure visibility along the entire supply chain.

18 Page.18 Numéro 21 ACTIVITÉS DE LA CHAMBRE Quand le Centre libanais de médiation de la CCIA-BML rencontre REAL Le 18 avril dernier, un séminaire de sensibilisation à la médiation commerciale a eu lieu à l hôtel Gefinor, rassemblant plus de 30 membres du REAL, le Syndicat des agents immobiliers du Liban ainsi que quelques médiateurs du panel du Centre libanais de médiation (LMC) de la Chambre de commerce de Beyrouth. Comment résoudre les conflits commerciaux à l amiable? Voilà la problématique principale de cette rencontre initiée par Dala Ghandour, coordinatrice du LMC, en collaboration avec Massaad Farès, président du Syndicat des agents immobiliers du Liban. Les discussions ont essentiellement porté sur les avantages que peut apporter la médiation commerciale au quotidien d un agent immobilier. Parmi ces atouts, la confidentialité, qui constitue un aspect majeur de la médiation en cas de conflit commercial, et le gain en termes de temps et d argent. Ainsi, les médiateurs présents du LMC se sont prêtés à un véritable jeu de rôle, mettant en scène les différentes phases d une médiation type. Cette initiative aura permis de donner «un avant-goût de ce que peut apporter la médiation, appliquée pour l occasion au secteur immobilier», confie Dala Ghandour. «Les agents immobiliers étaient très enthousiastes à l idée d intégrer la clause obligatoire de médiation dans leurs contrats qui garantit les droits réciproques des deux parties», poursuit la coordinatrice du LMC. Massaad Farès s est quant à lui dit très satisfait «du professionnalisme et de la connaissance dont on fait preuve les médiateurs», souhaitant que cette collaboration fructueuse se poursuive. ÉVÉNEMENTS Première édition des vins du Liban à Paris! En France, vingt-neuf domaines, ambassadeurs de la richesse et de la diversité des caves libanaises, ont porté avec fierté les couleurs du Liban viticole. Le vin libanais fait encore parler de lui. Pour la première fois, les producteurs d une trentaine de domaines prestigieux ou novateurs au Liban se sont réunis à Paris le 14 mai 2013 pour une dégustation de très haut niveau. L évènement a été organisé par le ministère de l Agriculture, sous le haut patronage du Président de la République Michel Sleiman, et en partenariat avec l Organisation Internationale de la Vigne et du Vin. Le Liban a fortement œuvré ces dernières années à apporter modernité et qualité à une histoire millénaire, notamment en adhérant à l Organisation Internationale de la Vigne et du Vin (OIV), ce dont son directeur Federico Castellucci se félicite. Selon lui, la journée des vins libanais en France est une «initiative importante qui permet de mieux appréhender l histoire, la culture et la qualité d une production ancienne et dynamique». «Le Liban, pays membre actif de l OIV, s est toujours appuyé sur les recommandations de l organisation pour développer sa viticulture et l élever au meilleur niveau, avec des vins marqués par des terroirs uniques et un climat spécifique», a-til précisé QUAND?. En assouplissant la législation sur les exportations de vins libanais, le ministère de l Agriculture a également joué un rôle prépondérant pour assurer le rayonnement de ce secteur. Un pays béni de Bacchus Pour la petite histoire, c est Noé, dont le tombeau se trouverait dans la mosquée de Kerak, dans la vallée de la Bekaa, qui aurait planté la première vigne sur le majestueux Mont-Sannine, situé entre mer et vallée fertile. Dans l Évangile de Saint Jean, c est au cours des fameuses Noces de Cana que Jésus transforma l eau en vin Une partie de l ancien pays de Canaan - au nord du Liban actuel - et l essentiel de la Phénicie ont constitué le creuset d une civilisation fondatrice d un vin riche et fécond. Si la vigne semble avoir été cultivée dès ans avant J-C, ce sont les Phéniciens qui perfectionnèrent ce savoir-faire. Leurs lourds navires sillonnaient la Méditerranée chargés d amphores de vins capiteux, d huile, de grains et de métaux précieux. L «empire de la mer» capitulera devant Alexandre le Grand mais la culture de la vigne ne cessera pas de croître et de prospérer. Ce n est d ailleurs pas un hasard si l antique cité de Baalbek possède l un des plus beaux temples de l époque gréco-romaine, consacré au dieu Bacchus. Un terroir d exception Depuis les années 90, au sortir de quinze ans de guerre civile, le Liban s est patiemment attelé à reconstruire sa viticulture. Dans les années 60, le pays ne comptait que trois producteurs «historiques». Aujourd hui, une quarantaine de domaines cultivent hectares de vignes et produisent 8 millions de bouteilles par an. Malgré sa superficie modeste, le Liban présente une grande diversité de zones géographiques et climatiques. Deux régions sont particulièrement propices à la culture de la vigne. Coté occidental, le long de la bordure côtière, les contreforts de la chaîne montagneuse du Mont-Liban bénéficient d un climat typiquement méditerranéen, baigné d influences maritimes qui tempèrent les ardeurs du soleil, favorisant une maturation optimale des raisins. Tandis-que de l autre coté, à l Est, les pentes orientées plein ouest regardent la vaste plaine de la Bekaa. Entre les deux chaînes du Liban et de l Anti-Liban, cet étroit ruban de 10 km de large sur 120 de long à dominante argilo-calcaire constitue la zone viticole la plus importante, en particulier autour de Zahlé. À elle seule, la ville produit 95% des volumes de vin libanais. Cette longue plaine fertile est remarquablement irriguée par les eaux dévalant des deux barrières montagneuses qui la bordent et la protègent, et qui alimentent le Litani, son principal fleuve nourricier. C est dans cette zone que la majorité des domaines se situent. Ils y produisent des vins à forte personnalité. Les grands crus libanais s illustrent majoritairement par leur puissance et leur matière. Les cépages dominants sont principalement français. Mais le vignoble libanais dispose d un très riche patrimoine qu il convient de ne pas négliger. Le Liban est majoritairement producteur de grands vins rouges (75%). Tantôt opulents, tantôt d une surprenante finesse, ils portent tous une empreinte solaire et une âme bien née. Les blancs (20%) et les rosés (5%) méritent également d être découverts. Ils réservent d heureuses surprises! Ils sont exportés aujourd hui avec succès essentiellement en Europe, aux États- Unis et au Canada. 29 domaines de référence participent à la dégustation parisienne Batroun: Sanctus, Atibaia, Coteaux de Botrys, Ixsir, Batroun Mountains et Aurora Winery. Mont-Liban: Château Florentine, Oumsiyat, Le Monastère Saint Jean, Château Fakra, Musar, Adyar. Bekaa: Château Qanafar, Château Marsyas, Château Kefraya, la Cave Kouroum, Clos Saint-Thomas, Château Heritage, Château Ka, Château Nakad, Vin Caprice, le Domaine des Tourelles, Massaya, Château Ksara, Domaine Wardy, les Coteaux du Liban, le Domaine de Baal, Château Khoury. Sud du Liban: Karam Winery

19 Numéro 21 Page.19 CONFERENCES, EXHIBITIONS AND BUSINESS OPPORTUNITIES CONFERENCES WASHINGTON - DAKAR The Global Association for Women s Rights and Welfare (GAWRW) is organizing the World Summit on Trafficking of Young Women and Children, that is going to be held on July, 2013 in Washington, DC and on July, 2013 in Dakar Senegal. Ethiopia The Africa Telecom Infrastructure Summit is going to be held on July in Addis Ababa, Ethiopia. T: yahoo.co.uk http: Hungary The Hungary Healthcare Conference is going to be held on July in Budapest, Hungary. T: http: exhibitions Lebanon The Sixth Agricultural Exhibition «Inmaa is going to be held from June 29th till July 5th 2013 in Baalbek Ras El Metn, Lebanon. alnakaba.com http: PARIS Interfiliere, International exhibition for fabrics, accessories for lingerie, swimwear and men underwear, is going to be held on 6-8 July 2013 in Paris Expo Porte de Versailles. http: JORDAN Amman Chamber of Commerce-Jordan is organizing The German-Arab Environment Forum that is going to be held in Amman-Jordan on 9-11 September T: 0049 (0) F: 0049 (0) http: ema-germany.org/go/environment BUSINESS OPPORTUNITIES PARIS Mode City, Lingerie, Swimwear and Fabrics Exhibition, is going to be held on 6-8 July 2013 in Paris Expo Porte de Versailles. http: BUSINESS OPPORTUNITIES Who s next Prêt-à-Porter Paris, Lady s wear exhibition, is going to be held on 6-8 July 2013 in Paris Expo Porte de Versailles. http: FOOD BEVERAGE SERVICES INTERNA- TIONAL- FBS International, based in Paris (Rungis), specialized in the export of food-processing products including fresh and dry food; in the export of Beverages including wine and spirits; and in Food and Beverages Services including airline catering, hotels, restaurants and supermarkets. T: The embassy of the Republic of Sudan announces the National Investment website that contains information about the 2013 National Investment Law and Directory of Projects and Procedures. The Siam Farming Export Co. Ltd. announces the launch of its new website Food Directories. Com that includes information on exporters, importers, manufacturers, distributors, retailers and researchers from around the world for promoting their businesses. http: Verpa Senco, based in The Netherlands, specialized in the manufacture and distribution of power tools including cordless nailers, fasteners, staplers, and Fusion Pneumatic Technology is seeking business relations with Lebanese markets. T: LUSNA Machinery Ltd, based in Turkey, specialized in the manufacture and export of agricultural, farm and livestock machinery, is seeking business relations with Lebanese markets. T: http: Starco Center PO Box: Beirut, Lebanon Paid up capital: LBP 45,000,000,000 * List of banks N o 139 * CRB N o

20 Page.20 Numéro 21 OUR SERVICES Headquarter: T: Sin el Fil T: Jounieh T: CCIAB CCIABML Membership & Authentication Provides Membership Certificates to member companies as well as Certificates of Origin for goods exported from Lebanon and endorses invoices in relation to this process. Also offers services in relation to the authentication of documents for commercial and industrial member companies. T: 1314 Ext: Agribusiness Services The Chamber provides a wide range of agribusiness services including technical and market information, export requirements, marketing standards, trade statistics, and micro services to farmers and agricultural enterprises. T: 1314 Ext: 18 GS1 Labeling services GS1 Lebanon, the sole representative of GS1 in Lebanon, is a leading global organization dedicated to the design and implementation of global standards and solutions to improve the efficiency of the supply and demand chains on a global scope and across sectors. T: Business Training Center Provides highly qualified and professional training programs within the objective of satisfying the needs and requirements of the SMEs. These training programs encompasses long term cycles, targets seminars and customized tailored modules in the fields of business, management, finance and taxation. T: 1314 Ext: 15 ATA & TIR Carnets ATA Carnet (Temporary Admission) simplifies temporary importation of goods, professional equipment, and commercial samples. TIR Carnet (Transports Internationaux Routiers) is designed to speed up border crossing of merchandises. The Chamber is the accredited body of issuing and guaranteeing ATA & TIR Carnets in Lebanon. T: 1314 Ext: Center for Economic Research (CER) Prepares annual reference publications that include analytical reports on the Lebanese economy and the investment environment, surveys and position papers on central and controversial economic issues. CER provides, as well, support to SMEs and young entrepreneurs in the framework of FARO and Credit Guarantee Fund. T: 1314 Ext: 14 Lebanese Arbitration Center (LAC) The Lebanese Arbitration Center was established in 1995 as the first center of its kind in Lebanon, specialized in settling disputes arising from commercial, financial, engineering and construction contracts. LAC operates in an independent, confidential and transparent manner through well known, experienced and highly reputed arbitrators. T: 1314 Ext: LEBANESE MEDIATION CENTER The LMC is the first private center of commercial mediation in Beirut, established in 2012 by the Chamber. The LMC advises and helps local and foreign businesses resolve their commercial differences and disputes in an amicable, time and cost effective way through providing high quality mediation services. T: 1314 Ext: Development Projects The Chamber participates in the implementation of development projects financed by international organizations. The aim of these projects is to provide support and technical assistance to Lebanese enterprises mainly SMEs. T: 1314 Ext: / FARO FARO is a financial support fund intended to help enterprises turn their innovative products, services or innovative business model into permanent competitive advantages. FARO offers up to $ loans to innovative companies at a maximum of 1 percent interest with flexible repayment schedule. T: 1314 Ext: 14 External Relations The Chamber organizes business delegations within the objective to explore new markets for member companies. It also strives to enhance the role of the Lebanese Joint Business Councils as the most effective tool to boost the bilateral economic, trade and investment relations between businesses in Lebanon and foreign countries. T: 1314 Ext: / Events Within the same framework, the Chamber organizes business events, seminars, conferences and B2B matching events in addition to arranging logistics such as catering, flight reservations, accommodation bookings and transportation for foreign companies willing to develop trade relations, business ventures and investments in the Lebanese market. T: 1314 Ext: Like us on Follow us on Call us on Hotline number

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