Capital social et performances économiques : une analyse basée sur le fonctionnement d une économie informelle

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Capital social et performances économiques : une analyse basée sur le fonctionnement d une économie informelle"

Transcription

1 LAMETA Working Paper Capital social et performances économiques : une analyse basée sur le fonctionnement d une économie informelle Joëlle Fopoussi Résumé : L économie informelle actuelle nous éloigne de plus en plus de la vision initiale d Arthur Lewis (1954), qui représentait la dualité comme une phase transitoire du processus de developpement. Pour expliquer ce dualisme qui se perpétue trois courants d analyse ont émergé : les héritiers de la théorie neo-classique, les néo-marxistes et les théoriciens de l économie du développement. Du débat qui existe entre ces trois courants, nous retenons deux analyses extrêmes sur l expansion de l économie informelle en Afrique subsaharienne. La première lie la vitalité de l économie informelle aux contraintes financières et réglementaires qui pèseraient sur l activité économique formelle. La seconde constate que la croissance extensive de l économie informelle en Afrique est le signe d une dérive vers une simple économie de subsistance, dont la contribution à l activité économique se limite à assurer la survie des masses populaires. Tout en reconnaissant cette dérive, nous proposons une autre vision du rôle de l économie informelle dans le processus de développement. La théorie de la croissance endogène donne de nouvelles perspectives à l analyse du dualisme économique. Elle nous permet de montrer que, l économie informelle est le lieu où le lien entre le capital social et la production des richesses est le plus concret et le plus évident. Mots clé : capital social, économie informelle, croissance économique Abstract : Arthur Lewis (1954) describes economic dualism as an intermediate phase of the development process. Nowadays, the reality of informal economy in less developed countries is too far from this conception. The dynamism of informal economy in subsaharian Africa can be explain by many reasons. Two majors visions are opposed on this debate. On one hand, there are those who think that the expansion of informal economy is a consequence of the weight of financial and administratives constraints on the official economy. On the other hand, those who notice that informal economy is growing while poverty is increasing. Although we agree with this observation, we can not conclude that informal economy is another form of subsistence economy. The endogeonous growth theory offer new perspectives to the analysis of economic dualism. The informal economy is the framework where the link between social capital and economic performances is much more tangible. Keywords : social capital, informal economy, economic growth LAMETA-CNRS UMR 5474, Université Montpellier I, Faculté des sciences économiques, Espace Richter, Avenue de la mer, CS , Montpellier cedex 2,

2 INTRODUCTION Le concept même du capital social a acquis de nos jours une place incontestée dans la pensée économique. Cependant, l idée d admettre le capital social comme un bien économique fait débat. Effet, le capital social est difficilement quantifiable, d où l absence de statistiques détaillées à l échelle nationale. Il est même difficile de dire ce qu il convient de mesurer comme facteurs déterminants du capital social, car les relations sociales et engagements communautaires susceptibles d être intégrées dans le capital social sont multiples, variées et pour beaucoup intangibles. L utilisation du terme même de capital peut paraître contestable, car ce terme est plus courant lorsqu il s agit de biens tangibles, durables ou périssables dont l accumulation peut être estimée. la notion de capital social intègre des formes d organisation sociale. Elle se réfère également à l ensemble des connaissances et pratiques partagées eu sein de l organisation. A ce propos, les économistes ont depuis longtemps admis les différentes formes de savoir comme des formes de capital. L interprétation qui considère que les règles communautaires comme des composantes du capital social, rend difficile l élaboration d une approche empirique pertinente. Une telle approche est plus aisée si le capital social est défini comme un aspect du capital humain. Dans le domaine de l économie du développement, les avis sont partagées sur les vertus ou les défauts de ce que, dans une définition large, nous nommons par «institutions informelles». Si ces formes d organisation sociale contribuent à la formation du capital social, il faudrait alors s interroger sur la nature même de cette productivité. L existence même de l économie informelle pourrait empêcher l émergence de structures socioéconomiques plus productives. 2

3 Dans une première définition, le capital social est une notion qui englobe «des caractéristiques de l organisation sociale tels le rapport de confiance, les normes, les réseaux qui améliorent l efficacité de la société en facilitant les actions coordonnées» 1. Cette définition mène à un amalgame entre le tangible et l intangible. Le tangible regroupe des éléments aussi variés que les coutumes traditionnelles et codes de conduite. L intangible représente des notions comme les relations interpersonnelles qu on peut formaliser. Certains auteurs se sont focalisés sur le rapport de confiance. D autres ont porté leur intérêt sur des aspects de l organisation sociale comme les tontines, les coopératives financières ou agricoles, qui font du capital social un actif. Cette approche implique qu il existe des formes productives et non productives de capital social 2. Dans toutes ces contributions littéraires, le champ d analyse du capital social est une espace dont les limites restent à définir, entre l individu et l Etat (la société). Il s identifie globalement aux activités de la société civile. Les mécanismes qui permettent la formation du capital social s observent le mieux dans certaines formes d institutions informelles. Le terme «institutions informelles» représente aussi bien des aspects de l économie informelle ou souterraine, certaines formes de sociétés criminelles que des structures de l économie solidaire ou populaire. Pour ce qui est de l économie informelle dans les pays en voie de développement, le poids de l organisation sociale se mesure au fait que, c est elle qui fixe implicitement les conditions d accès à cette économie. La notion de confiance est le fondement du contrat social entre les acteurs économiques de cette économie. Elle régit les relations marchandes 1 PUTNAM R.D., with R. LEONARDI and R.Y. NANETTI, 1993, Making democracy work : civic traditions in modern Italy, Princeton University Press, Princeton, P Partha DASGUPTA, Social capital and economic performance : analytics, Working Paper, Facuty of Economics, University of Cambridge, Revised version, January

4 et non marchandes entre les agents économiques. Les réseaux structurent l économie informelle. Ils constituent la principale barrière à l entrée de cette économie. Les barrières les plus difficiles à franchir à l entrée de l économie informelle sont les barrières non financières. Leur importance échappe souvent aux économistes, et est mis en lumière par un travail anthropologique de longue haleine. La plus immédiate est l existence de castes, aussi bien en Afrique qu en Inde. La caste est un des éléments d un enchevêtrement complexe de hiérarchies, elle joue un rôle de «barrière à l entrée» non écrite assez efficace. Des barrières fondées sur l appartenance ethnique, en l absence de castes, peuvent être aussi efficaces que ces dernières pour assurer à une catégorie de la population le monopole de l exercice d une activité économique. La religion joue également un rôle important en matière de barrière l entrée. Elle est généralement un facteur associé à d autres comme la communauté éthnico-geographique et/ou la transmission d un savoir-faire. La difficulté à pénétrer dans un réseau représente un obstacle majeur à l accès à certaines activités informelles. Le réseau peut prendre des multiples formes ou les combiner : Réseau de transmission de l information sur la clientèle, les fournisseurs, les concurrents, la police, etc. Réseau d autoprotection collective (milices armées). Réseau commercial (groupements d achat ou de vente). Réseau d organisation du marché (partage du marché, règlement des conflits). Ces multiples réseaux imbriquées peuvent être constitués sur des bases elles-mêmes diverses : communauté de caste ou de religion, communauté d origine géographique, communauté ethnique ou de parentèle. L importance du réseau est lié au fait que l emploi informel est surtout un emploi non qualifié. Par conséquent, des critères d embauche plus objectifs comme le niveau d étude ou de formation n ont ici que peu d utilité. Les réseaux 4

5 ou les relations personnelles sont une variable d ajustement entre l offre et la demande sur le marché du travail en Afrique subsaharienne. A Bamako, «55,7 % des salariés irréguliers et 54,4 % des salariés sans protection sociale ont accédé à leur emploi actuel par le biais de relations personnelles, alors que l incidence de cette procédure n est que de 16% pour les salariés protégés» 3. La structure des réseaux est souvent peu apparente. Pourtant, l appartenance à des réseaux familiaux, amicaux, associatifs ou syndicaux, est une condition nécessaire pour exercer certaines activités. L apprentissage d un ensemble de codes urbains, lié à l appartenance aux réseaux, constitue l élément principal de la qualification de ces travailleurs. Il devient alors difficile de distinguer les barrières de réseau des autres formes de barrières non financières, en particulier de celles qui relève de l appartenance ethnique ou de la qualification. Dans certaines ethnies, l appartenance à l ethnie et au sein de celle-ci, à un «tissu très dense d alliances matrimoniales entrecroisées» (Morice, P.61) est la condition pour accéder aux connaissances techniques qui elles-mêmes permettront de s établir à son propre compte 4. Dans d autres cas, les réseaux de relations apparaissent comme plus importants que les connaissances techniques, dont les futurs micro-entrepreneurs peuvent se dispenser. Le réseau peut être également le signe d un autre type de qualification : connaissance de l administration, des sources de financement, etc. L analyse des réseaux souligne toute la complexité que pose la notion de capital social. En effet, s il est reconnu que les relations personnelles sont une variable d ajustement sur le marché du travail, encore faut-il que les bases de l ajustement soit clairement définies ou formalisées. L appartenance au réseau suffit-elle pour que l offre satisfasse à la demande, 3 EL HADJI SIDIBE B. et LACHAUD J.-P.,1993, Pauvreté et marché du travail au Mali : le cas de Bamako, Institut international d études sociales, OIT, Genève, Discussion papers n 52, P MORICE A., 1987, «Ceux qui travaillent gratuitement : un salaire confisqué», in AGIER M., COPANS J. et MORICE A. (coord.), Classes ouvrières d Afrique noire, Karthala, Paris, pp

6 ou cette appartenance doit être combinée aux connaissances acquises dans le réseau. Cette interrogation s appuie sur le fait que pour certaines activités informelles, l entrée sur le marché du travail passe par une phase transitoire d apprentissage. Le statut de microentrepreneur ou de travailleur autonome n est effectif que lorsque l apprenti s est mis à son propre compte. Ainsi, l existence des barrières à l entrée conduit à poser la question de qualification d une façon différente de celle dont elle est posée dans les économies industrialisées. Pour ce qui est des micro-entreprises de production et de réparation, réseaux et connaissances acquises dans l apprentissage jouent toujours conjointement, l inscription dans les premiers étant toujours la condition de l acquisition des secondes. Toutefois, ces connaissances ne garantissent pas la stabilité de l emploi. Pour s installer à son propre compte, l apprenti devra fidéliser sa clientèle et profiter de son appartenance au réseau pour franchir le pas 5. La qualification est définie à la fois par les connaissances techniques acquises et par ce savoir-faire social qui permet de plus ou moins bien valoriser les réseaux. Les expériences de valorisation par un diplôme des connaissances acquises dans l apprentissage touchent peu les apprentis des petites entreprises et supposent que l apprenti ait suivi un cursus scolaire minimal 6. Le décalage entre diplôme et qualification (au sens large) est donc nécessairement élevé. A l inverse, les tentatives faites pour favoriser l accès des diplômés de l enseignement supérieur à des positions de petits chefs ont généralement mené à l échec. D abord parce que ces diplômés ne maîtrisent pas les connaissances techniques, ensuite parce que leurs réseaux sont largement étrangers à 5 ANTOINE Ph., 1992, L insertion urbaine : le cas de Dakar, IFAN-ORSTOM, Dakar, t.2., P BOURDIN Y., 1992, Analyse des modalités de la transition professionnelle en milieu urbain dans un pays francophone : le Bénin, thèse de doctorat de sociologie, Université de Nancy-II. 6

7 l activité à laquelle ils postulent. Dans les activités autres que celles de production ou de réparation, la qualification est encore plus difficile à discerner de l inscription dans les réseaux. Monter un petit restaurant de rue à Douala requiert des réseaux permettant de constituer une clientèle, de s approvisionner et de s accorder avec les concurrents, autant qu un savoir faire culinaire. Il en est de même pour les cireurs de chaussures, les motostaxis, les gardiens de voitures et les vendeurs de cigarette. Le réseau est un facteur déterminant de l entrée sur le marché du travail informel. La nature des rapports sociaux entre les différents intervenants sur le marché du travail est lié aux règles de fonctionnement du réseau. La confiance, la loyauté et la solidarité sont des notions essentielles au contrat du travail, qui est rarement un contrat écrit. L intérêt que nous portons sur le marché du travail informel s explique surtout par le fait, qu il est un cadre d étude approprié pour analyser les rapports entre l organisation sociale et la production économique. L objet d étude qu est le capital social, nous impose de statuer sur la nature même du capital social dans ce cas de figure. S agit-il d une composante du capital humain ou doit-on l intégrer dans la productivité totale des facteurs dans l élaboration d une fonction de croissance? L explosion de l économie informelle fait suite aux difficultés économiques persistantes auxquelles font face les économies africaines. La ruée vers le marché du travail informel résulte des déséquilibres du marché du travail formel. L évolution de l économie depuis la décennie faste des années 70 se décrit en trois phases : expansion et consolidation saturation progressive de l offre hétérogénéité croissante. Si l économie informelle a toujours existé, son évolution actuelle suscite des inquiétudes. La multiplication d activités informelles est le double signe d une croissance extensive de cette économie et d une précarité croissante dans les masses populaires. L idée que l économie informelle se résume à une simple économie de subsistance fait du chemin ; d autant plus que les 7

8 difficultés économiques sur le continent ne font que croître. Ce raisonnement accréditerait l idée d une croissance anti-cyclique, qui signifierait que si le contexte économique s améliorait, la taille de l économie va se réduire. L impact de l économie informelle et la place prépondérante qu elle occupe dans le système économique et même dans le tissu socio-culturel laisse à penser que le dualisme ne peut plus être perçu comme une phase transitoire ou conjoncturelle de la croissance dans les pays d Afrique subsaharienne. Ces mêmes raisons nous amène à proposer une nouvelle analyse du rôle de l économie informelle dans le processus de développement dans ces pays. L idée que l économie informelle, par la place qu y occupent les réseaux sociaux, est le meilleur champ d analyse de la formation du capital social doit être mieux développée. Elle doit être mieux développée en montrant comment la structure et le fonctionnement de ces réseaux affecte l activité économique. Comment un tel impact se traduit sur la production des richesses? S agit-il d un effet positif ou négatif? Peut-on parler de formes plus ou moins productives du capital social. 8

9 1. Les contributions littéraires à l analyse du capital social Le capital social renvoie aux ressources qui découlent de la participation à des réseaux de relations qui sont plus ou moins institutionnalisés. Son apport à la science économique se mesure sous deux angles. Sur le plan théorique, il offre une perspective d analyse instrumentale qui met l accent à la fois sur les bénéfices que les individus peuvent retirer de la participation à des réseaux et sur la construction délibérée de réseaux dans le but d augmenter le capital réseau des individus. Dans une perspective d application de la théorie, il oblige à élargir les outils d élaboration d une politique économique, en incitant les décideurs publics à chercher à résoudre les problèmes d action collective par le recours à de nouvelles formes d instruments. Ces instruments peuvent tout aussi bien être économiques que non économiques. Ils seraient potentiellement moins consommateurs en ressources budgétaires et réglementaires. 1.1 La diversité des formes de capital social Le capital social peut exister sous trois formes principales : la confiance, les normes et les réseaux (Dasgupta et Serageldin, 2000 ; Putnam, 1993). En évoquant la problématique, nous nous sommes intéressés à la typologie et au fonctionnement des réseaux. La revue de littérature porte donc essentiellement sur les autres aspects du capital social que sont la confiance et les normes de comportement. La répétition des interactions crée des conditions favorables à l instauration de la confiance. Dans les sociétés où le capital de confiance est élevé, les individus réalisent des économies sur des dépenses, qu ils devraient envisager pour se protéger de toute exploitation (tromperie ou supercherie) lors des transactions économiques (Knack et Keefer, 1997, p.1252). Les contrats écrits sont peu 9

10 nécessaires, ils peuvent même ne pas souscrire à l obligation d une clause spéciale pour parer à tout éventuel imprévu. Dans de telles sociétés, les litiges devraient être peu fréquents. Les individus dépensent peu en taxes, pots de vin, services privés de sécurité pour se protéger des violations criminelles de leur droit de propriété La confiance Si les micro-entrepreneurs devaient consacrer beaucoup de temps à anticiper d éventuels «coups bas» de leurs concurrents, employés ou fournisseurs. Il leur reste peu de temps à consacrer à l élaboration de nouvelles gammes de produits, ou à la mise en place de nouvelles méthodes de production, en un mot à l innovation technologique. L idée que la notion de confiance soit au cœur de toute transaction économique n est pas inédite. Arrow (1972, P.357), note que toute transaction commerciale à plus ou moins long terme s'appuie sur un minimum de confiance. Il ajoute qu on peut sans se tromper faire un lien entre une conjoncture économique défavorable et une crise de confiance des investisseurs lorsqu il s agit de l offre de biens et services, crise de confiance des ménages lorsqu il s agit de la demande de biens et services. L importance de la confiance a été rarement contestée. La modélisation macro-économique a toujours traité cette notion comme une variable exogène de la croissance économique ; une variable qui est liée à l environnement socioéconomique. La confiance apparaît dans une telle représentation théorique comme, ce qui incite les acteurs économiques à participer plus à la production de la richesse nationale et aux échanges économiques. La notion de confiance se prête à diverses interprétations. Elle est couramment utilisée dans le contexte d une personne qui nourrit des attentes sur les actes ou choix d autres personnes ; ces actes ou choix pouvant influer sur ses propres décisions. Cette personne 10

11 doit pouvoir agir sans avoir observé le comportement de ses partenaires. La «clause» concernant la nécessité d agir, hors du champ d observation de ceux avec qui on est en relation, est essentielle. La confiance suppose donc un partage des informations, entre ceux qui fondent leur relation sur cette notion. La notion de confiance s applique dans deux cas de figures : les actions confidentielles et les informations cachées. Des concepts comme le risque moral ou la sélection adverse ne sont pas si éloignés d une telle classification. Luhman (1988) parle de capital confiance. Par ce terme, il nomme le crédit moral que nous accordons aux institutions, et qui est fondé sur leur capacité à fonctionner de manière adéquate. Cet auteur marque une distinction entre la confiance et le capital confiance. Le capital confiance peut varier selon les circonstances, alors qu il est difficile d influer sur une perte de confiance. A titre d exemple, l absence de cohérence dans l application d une politique économique mène à une érosion du capital confiance que les gouvernés accordent à leurs gouvernants. Ces même gouvernés vont perdre confiance, et seront même amenés à défier leurs gouvernants, s ils apprennent que ces derniers sont corrompus. Les normes de comportement Elles se développent au fil du temps par des échanges et des interactions répétées. La confiance en elle-même représente une norme de comportement. D autres normes sont répertoriées comme : la réalisation d objectifs communs (communauté d intérêt), les sentiments partagés (affection mutuelle), les prédispositions sociales, le respect mutuel. La communauté d intérêt s applique au cas où les obligations nés d engagements communautaires ne s appuient pas sur des paramètres subjectif (ex : le lien sanguin). Dans le cas d un groupe de personnes qui ont des avantages à agir en commun. Le contrat social qui lie les membres du groupe définit les droits et les obligations de chacun. Il s agit ici de 11

12 partager les charges et bénéfices nés de l exploitation d une propriété commune. L existence même du contrat social (accord commun) ne doit pas éluder la question de la durée du contrat social. La durée du contrat social dépend de la «stratégie d équilibre» (Dasgupta, 2002, P.10). Il s agit ici de définir une stratégie qui aurait été celle de chaque membre du groupe, s il avait eu à prendre cette décision à la place d un autre. On peut élargir le concept de stratégie d équilibre à celui d un équilibre des opinions. Cet équilibre est basé sur une hiérarchie faite d opinions personnelles et de l opinion générale du groupe. Cette hiérarchie garantit la liberté d expression aux différents membres du groupe. Certaines transactions non quantifiables n ont lieu et même n existent que parce qu elles sont à la marge du rationnel. Dans un tel cas de figure, la transaction est basée sur les sentiments que les membres du groupe ont les uns pour les autres. L affection mutuelle fonde un groupe social comme le ménage. Cette forme «d organisation sociale» par comparaison avec d autres fait rarement face au risque moral ou à la sélection adverse. Tout membre d un groupe social fait confiance à la capacité des autres à respecter le contrat social qui les lie, s il est optimiste sur leurs prédispositions à être digne de confiance. Les prédispositions sociales découlent du processus de socialisation ; ce sont donc celles qui ont été acquises depuis le plus jeune âge. Il est important ici que les individus se rencontrent dans des situations similaires qui ont tendance à se répéter. Les engagements communautaires peuvent être honorés dans tout contexte et même sans affection mutuelle entre les individus. Ils peuvent l être dans le cas, où une des parties liées par le contrat social n est pas disposée à être sincère. Ce dernier cas représente les relations interpersonnelles à long terme. Ainsi, le contrat social est fondé sur des facteurs endogènes ou sur des facteurs exogènes. Le contrat social est explicite lorsque l accord commun est notifié dans un acte écrit ; d une décision prise par consentement mutuel, on peut passer à une décision imposée par 12

13 une personne externe. On parle alors d un accord décidé par une tierce personne. Cette tierce personne peut être l autorité publique, notamment, lorsqu il s agit de définir des règles de vie commune. Le respect ou le non respect des règles de vie commune est le résultat d une situation d équilibre. Dasgupta (2002, P.14) relève plusieurs situations, qui pour la plupart sont caractérisées par une soumissions partielle à ces règles de vie. Pour des commodités méthodologiques, il restreint sa représentation théorique à deux situations extrêmes d équilibre : la non soumission et la soumission totale aux règles de vie commune du groupe social. Le maintien de l équilibre dépend des croyances auxquelles adhèrent les différentes parties du groupe social. Le terme «croyances» est utilisé pour mettre l accent sur les fondements culturels des opinions personnelles au sein du groupe. L argumentaire culturel dans l analyse économique n a pas toujours été populaire auprès des économistes. Il faut noter une récente évolution sur ce point. Depuis Max Weber, l analyse la plus ambitieuse qui fasse appel à la culture pour expliquer les différences en performance économique entre des pays est celle de Landes (1998). Cet auteur s interroge sur la prospérité des Etats du nord de l Europe pendant le 16 e siècle. En comparant ces Etats avec d autres aux potentialités plus grandes, il montre que c est le progrès technologique et la rapidité de sa diffusion, qui a été la clé de leur succès. Pour analyser les raisons de ce progrès technologique, Landes s appuie sur l évolution des croyances et des comportements dans les régions étudiées pour expliquer les différences institutionnelles. La triple dynamique croyances comportements - différences institutionnelles permet de comprendre pourquoi certains pays connaissent des période de croissance plus ou moins longues, alors que d autres souffrent d atrophie. L approche de Landes est historique et narrative. D autres analyses vont dans le même sens en se basant sur des évidences statistiques. Putnam (1993), Knack et Keefer (1997) et La Porta et al. (1997) à partir des 13

14 données statistiques portant sur des pays de l OCDE font le lien entre la culture civique et la croissance économique Des évidences empiriques La discrimination sur le marché du travail L analyse économique montre comment peuvent persister certains stéréotypes culturels, et ce même quand il n existe aucune différence intrinsèque entre des groupes sociaux (Coate et Loury, 1993). Imaginons que tout demandeur d emploi doive investir sur lui-même pour se qualifier à un certain type d emploi. Les coûts d investissement diffèrent selon les demandeurs d emploi. Ces coûts sont liés aux aptitudes intrinsèques à tout demandeur d emploi. Supposons que ces aptitudes sont d ordre génétiques, en conséquence, il n y a pas de différences entre groupes sociaux. Les seules différences qui existent sont individuelles. Les aptitudes naturelles ne peuvent être observées ni relevées par les potentiels employeurs. Ainsi, un demandeur d emploi qui investit pour améliorer ses aptitudes naturelles, ne peut en tirer un quelconque bénéfice. Les futurs employeurs sont à priori incapables de juger le potentiel de ce demandeur d emploi avec une certitude absolue. Si, par contre, les potentiels employeurs ont des préjugés négatifs sur les aptitudes d un groupe social, ils peuvent utiliser des critères de sélection rigides pour assigner les demandeurs d emploi issus du groupe concerné à certains métiers. Ces métiers peuvent être individuellement gratifiants tout en étant très difficiles. Cette discrimination va réduire 7 Par culture civique, il faut comprendre qu il s agit de tout ce qui se rapporte à des notions comme l engagement associatif, la confiance qu accorde les individus aux institutions, et même dans une certaine mesure la citoyenneté. 14

15 le rendement espéré de l investissement consenti par tout demandeur d emploi de ce groupe social, afin de s adapter à un métier plus gratifiant. Il y a un risque pour le groupe social frappé par la discrimination, que ses demandeurs d emploi qui investissent quasiment à perte, n engager plus de dépenses pour améliorer leurs compétences. A long terme, le nombre de membres de ce groupes qui sont qualifiés pour certains types de métiers va stagner ou même diminuer. On est dans un cercle vicieux où les préjugés culturels ne sont pas démentis. En effet, il existe peu ou de moins en moins de membres du groupe social aptes à exercer certains métiers. L attitude discriminatoire des employeurs à l épreuve du temps est confortée. En d autres termes, il est possible que la perception qu une tierce personne a des différences entre les groupes sociaux soit confortée. Cette perception est confortée par les réactions des membres du dit groupe aux pratiques discriminatoires de la tierce personne ; des pratiques qui sont suscitées par la manière dont elle perçoit les membres de ce groupe. Ce mécanisme explique la persistance des pratiques discriminatoires. Il fait le lien entre des éléments culturels et le comportement des agents économiques sur le marché du travail. La critique du capital social se caractérise aussi par des réticences à introduire la culture dans l économie. Ces réticences ne sont pas dénuées de fondement. La culture peut également être argument facile pour expliquer ou théoriser toute fait économique, sans s interroger sur son caractère productif ou non productif. Capital social et performances économiques ; ce que montrent les statistiques. Les enquêtes de l OCDE s appuient sur un large échantillon de pays. L étude de 1981 recense les réponses de milliers de personnes interrogées dans vingt et une économies de 15

16 marché. L étude faite sur deux années ( ) couvre vingt-huit économies. En tout, vingt-neuf économies au moins font l objet d enquête sur le capital social. La sélection des échantillons n était pas totalement fortuite, les auteurs reconnaissent d ailleurs qu ils ont fait des ajustements 8. Parmi les questions posées, les économistes ont surtout porté leur intérêt sur une question, qui devait permettre d apprécier les prédispositions individuelles sociales à faire confiance. La dite question était formulée ainsi : «En général, pouvez-vous affirmer que la plupart des gens vous inspire confiance, ou qu il vous arrive d être prudents envers ceux avec qui vous êtes en transaction?». Le pourcentage de personnes interrogées dans chaque pays est un potentiel indice de confiance. Une telle question donne de réelles indications sur la perception générale des interrogés sur leur entourage. Elle est, en revanche, moins instructive sur le climat général de confiance dans un pays. En effet, les personnes interrogées parlent du capital confiance qu ils accordent à leurs concitoyens. Les réponses positives résument l ensemble de ceux qui sont digne de confiance aux yeux des personnes interrogées. Knack et Keefer (1997) étendent ces travaux à une expérimentation inédite. Des milliers de porte-monnaie sont délibérément abandonnés dans un échantillon de villes. Le pourcentage de porte-monnaie «perdus» rendus à leurs propriétaires est un indicateur du capital confiance pour chaque ville et par extension pour chaque pays. Il permet de suggérer que les individus sont plus dignes de confiance ou l indice de confiance TRUST est élevé. Un second indice est élaboré pour les mêmes travaux. L indice CIVIC permet d évaluer la force d imprégnation des normes de coopération civique ou sociale dans une économie. Cet indice est construit sur la base d une moyenne des réponses à cinq questions posées. 8 KNACK S. and KEEFER P., 1997, «Does Social Capital Have Economic Payoff : A Cross Country Investigation», Quarterly Journal of Economics, N 112, pp

17 Ces questions portent sur l attitude des personnes interrogées, lorsque ces dernières doivent faire face à des situations qui font appel à leur civisme 9. Dans les pays de l OCDE, l indice CIVIC varie peu. On note une relation positive entre l indice CIVIC et l indice TRUST. L application des deux indices à un même pays donne des résultats similaires. Sur la base des résultats obtenus au sein de l OCDE un faible nombre de pays sous-développés sont soumis aux mêmes travaux. L étude Knack et Keefer s applique également à un échantillon de six pays sous-développés dont deux d Afrique subsaharienne : l Afrique du sud et le Nigeria. Dans cet échantillon, l indice de confiance TRUST varie beaucoup d un pays à l autre. Porta et al. (1997) reprennent le même indice. Leurs travaux sont plus précis sur le rapport entre le capital social et les performances macro-économiques. Ils montre une faible relation de 1970 à 1993 entre l indice TRUST et le taux de croissance. Toutefois, la pertinence de leur fonction de régression de la croissance a été critiquée. En effet, l échantillon auquel a été appliqué la fonction de régression, inclut à la fois des économies planifiés à celles qui ne le sont pas. En excluant les pays socialistes, Knack et Keefer se reportent à une période plus courte ( ) avec des résultats assez probants. En évaluant le revenu par habitant, le capital humain et prix relatif des biens d investissement, ils ont constaté qu une augmentation de 10% de l indice TRUST s accompagne d une variation de 0,8% du taux de croissance. Lorsque les tests de ces auteurs sont étendus à des périodes plus longues ( et ), le lien entre l indice TRUST et le taux de croissance est moins évident. La confiance est une variable moins importante que d autres variables qui ont incluses dans l équation de croissance. Globalement, l analyse de l indice TRUST pour les pays de l OCDE donnent des résultats contrastés. Les résultats semblent 9 Il s agit de situations diverses qui vont du respect du code de la route, de l acquittement du ticket du bus ou métro à la réprobation d actes délictueux ou frauduleux, etc. 17

18 plus probants, lorsqu il s agit des pays les moins riches de l OCDE ou des pays sousdéveloppés. La porta et al. (1997) montre qu il existe un lien positif entre l indice TRUST et un certain nombre d éléments qui témoignent de la bonne gouvernance d un pays 10. Knack et keefer montre que la confiance est une des variables explicatives de la part de l investissement dans le PIB. Il faut toutefois être prudents avec l utilisation de tels résultats. En effet, la confiance en elle-même dépend de certains aspects internes ou externes à l activité économique ; des aspects dont on en tient pas compte dans la formulation d une fonction de croissance. Ainsi, le faible niveau de confiance peut s explique par la corruption ou par le non respect de la loi, qui pour des raisons indépendantes les unes des autres, ont un impact sur le taux de croissance. La confiance peut même être le résultat d un certain optimisme lié aux bonnes performances économiques d un pays. En s intéressant à la notion de confiance comme une variable endogène des certains indicateurs socio-économiques, La porta et al (1997, P.336) montrent que le confiance a un effet positif sur la réussite scolaire. Ce lien n'est pas possible dans le sens opposé ; de la réussite scolaire à la notion de confiance. Knack et Keefer (1997) relève une relation forte entre l indice TRUST et la moyenne d années d étude dans les pays de l OCDE. Si la notion de confiance peut être considérée comme une variable endogène de la formation scolaire ou académique, alors s ouvrent de nouvelles perspectives à la réflexion économique sur le capital humain. 10 A titre d exemple, on peut citer comme éléments d appréciation de la bonne gouvernance : la qualité du système judiciaire, la qualité des services publics, le respect des droits de l homme, le respect de la liberté d entreprendre ou de la liberté d expression, etc. 18

19 2. Capital social et développement économique : de l analyse micro-économique des comportements individuels à celle des performances macro-économiques. Le capital social identifie des éléments inhérents à l organisation sociale. Les réseaux inter-personnels sont un de ces éléments. L intérêt de l analyse économique n est pas uniquement de constater l existence de tels réseaux. Il s agit ici d apprécier l impact de leur fonctionnement sur l activité économique. Cette thématique fait l objet de nombreux travaux de recherche économique en cours Le capital social : une composante du capital humain Sur le marché du travail et de l emploi, les salaires et rémunération diverses des travailleurs sont la contrepartie du travail effectué. Dans l hypothèse ou les relations personnelles assurent l accès et parfois la pérennité de l emploi. La rémunération du travailleur peut aussi être considérée comme la contrepartie de la valeur de ses contacts 12. Dans une telle configuration, le capital social est une composante du capital humain, qui lui-même est un facteur de production. Sur la base d une simple modélisation de l ensemble des possibilités de production d une économie. Considérons j comme l indice qui représente tout ménage au sein de cette économie : j = 1, 2, K est le stock de capital physique, L j est le nombre d heures de travail attribuées au ménage j. Dans une économie de marché développée, K relève en grande partie de la 11 DASGUPTA P., 2002, Social capital and economic performance : analytics, Working Paper, Faculty of Economics, University of Cambridge, Revised version, January. 12 BURT R.S, 1992, Structural Holes : The social structure of competition, Harvard University Press, Cambridge Press. 19

20 propriété privée. Selon le poids de l Etat dans l économie, K peut être sous propriété publique. Dans certains cas, K peut être sous propriété privée collective (coopérative). Pour ce qui est de L, il faut relever que si dans toute économie du marché, le salaire est indexé sur le travail individuel, dans les économies de subsistance le «travail familial» est la forme le plus représentative des relations de travail. Les formes communautaires de travail sont assez répandues dans certaines régions du monde. Supposons que h j est le capital humain «détenu» par le ménage j. Le capital humain représente l investissement consenti pour l éducation, la formation professionnelle et la santé de tous ceux qui participent à l offre familiale de travail. L apport effectif en travail du ménage et donc l offre familiale de travail est h j L j ; h j peut être considéré comme le capital humain primaire. Dans cette formulation initiale, nous n insistons pas sur l organisation sociale dans laquelle se concrétise le comportement du ménage j. Par souci de simplification, le capital physique est considéré comme le capital fixe produit (usines, immeubles, machines, etc.). Le capital humain fait l objet d investissements croissants. La conjonction du capital humain et du capital physique aboutit à Y, que nous pouvons considérer comme la production nationale. Chacun des agrégats précédemment cités nécessite pour sa formalisation d évaluer les prix de ses différentes variables constituantes. Les prix que l on retient sont les prix du marché. Nous nous appuyons ici sur le modèle simple d une économie où Y représente la production d un bien unique. La capital humain total investi dans l économie est : H = Σ (h j L j ) (1) La fonction de production F est croissante, son rythme de croissance dépend de H et K. 20

Le financement de l apprentissage informel

Le financement de l apprentissage informel Études de cas Financial arrangements in informal apprenticeships: Determinants and effects. Findings from urban Ghana, Working Paper n o 49, ILO, 2007. Financement de l apprentissage informel : zoom sur

Plus en détail

Actes du 24 e colloque de l Adméé-Europe L évaluation des compétences en milieu scolaire et en milieu professionnel

Actes du 24 e colloque de l Adméé-Europe L évaluation des compétences en milieu scolaire et en milieu professionnel EN QUOI LES DONNÉES LONGITUDINALES PERMETTENT-ELLES DE MIEUX ÉVALUER LES RETOURS SUR LES INVESTISSEMENTS EN FORMATION AU SEIN DES ORGANISATIONS? Amélie Bernier * * TÉLUQ (Université du Québec), bernier.amelie@teluq.ca

Plus en détail

Recommandation n 195 sur la mise en valeur des ressources humaines, 2004

Recommandation n 195 sur la mise en valeur des ressources humaines, 2004 Recommandation n 195 sur la mise en valeur des ressources humaines, 2004 Annexe La Conférence générale de l Organisation internationale du Travail, convoquée à Genève par le Conseil d administration du

Plus en détail

Une contribution aux études empiriques en économie de la croissance

Une contribution aux études empiriques en économie de la croissance Une contribution aux études empiriques en économie de la croissance Gregory Mankiw, David Romer, David Weil Quarterly Journal of Economics, Mai 1992 Résumé Cet article cherche à savoir si le modèle de

Plus en détail

Organisation internationale du Travail. Entreprises durables: créer des emplois meilleurs et plus nombreux

Organisation internationale du Travail. Entreprises durables: créer des emplois meilleurs et plus nombreux Organisation internationale du Travail Entreprises durables: créer des emplois meilleurs et plus nombreux Développement durable et emplois décents M. Crozet/OIT Malgré plusieurs décennies de gains économiques

Plus en détail

N 003 2015. Avril 2015

N 003 2015. Avril 2015 N 003 2015 Avril 2015 (1) La législation sur la protection de l emploi se réfère à l ensemble des dispositions (législation, conventions collectives, jurisprudence) qui régissent le recrutement et le licenciement

Plus en détail

NOUVELLES TECHNOLOGIES ET MARCHÉ DU TRAVAIL JUIN 2015

NOUVELLES TECHNOLOGIES ET MARCHÉ DU TRAVAIL JUIN 2015 NOUVELLES TECHNOLOGIES ET MARCHÉ DU TRAVAIL JUIN 2015 INFORMATISATION/AUTOMATISATION ET TÂCHES (1/3) Une tâche est aujourd hui réalisable par un ordinateur/robot de façon autonome si elle est codifiable

Plus en détail

Simulations de l impact de politiques. économiques sur la pauvreté et les inégalités

Simulations de l impact de politiques. économiques sur la pauvreté et les inégalités Simulations de l impact de politiques économiques sur la pauvreté et les inégalités L analyse de l évolution des conditions de vie et des comportements des classes moyennes, à la lumière de l observation

Plus en détail

TROIS QUESTIONS D ECONOMIE DU DEVELOPPEMENT

TROIS QUESTIONS D ECONOMIE DU DEVELOPPEMENT Université d Auvergne, Clermont 1. Faculté des Sciences Economiques et de Gestion. 2009-2010 TROIS QUESTIONS D ECONOMIE DU DEVELOPPEMENT Master 2 ème année : développement durable dans les pays en développement

Plus en détail

Thème 2 : Le rôle du «secteur informel» dans l intégration régionale

Thème 2 : Le rôle du «secteur informel» dans l intégration régionale Thème 2 : Le rôle du «secteur informel» dans l intégration régionale 1. Le secteur informel en Afrique : définition et caractéristiques générales Le secteur informel est défini comme l'ensemble des unités

Plus en détail

La croissance dans les pays du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) Une estimation par l économétrie des panels

La croissance dans les pays du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) Une estimation par l économétrie des panels La croissance dans les pays du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) Une estimation par l économétrie des panels Djamila BELKACEM 1 Oum El Kheir MOUSSI 2 Résumé Les pays du Maghreb : l Algérie, la Tunisie

Plus en détail

Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre?

Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre? Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre? Les trois dernières décennies ont été marquées par des progrès impressionnants

Plus en détail

Simulation et première évaluation de ce dispositif

Simulation et première évaluation de ce dispositif les notes N 2 / 29 septembre 2011 Faut il revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires? Simulation et première évaluation de ce dispositif Éric Heyer Parmi les mesures du plan d économies

Plus en détail

L équilibre Macro-Economique

L équilibre Macro-Economique L équilibre Macro-Economique Jean-Pierre Damon, octobre 1985. La position de départ des théoriciens est la situation d équilibre qui permet à la totalité de la production d être soit consommée, soit utilisée

Plus en détail

SALARIÉS À «BAS SALAIRE» ET TRAVAILLEURS PAUVRES : UNE COMPARAISON FRANCE - ÉTATS-UNIS

SALARIÉS À «BAS SALAIRE» ET TRAVAILLEURS PAUVRES : UNE COMPARAISON FRANCE - ÉTATS-UNIS IRES INSTITUT DE RECHERCHES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES.1 - N 2.1 SALARIÉS À «BAS SALAIRE» ET TRAVAILLEURS PAUVRES : UNE COMPARAISON FRANCE - ÉTATS-UNIS Par de nombreuses caractéristiques, les salariés à «bas

Plus en détail

La gestion prévisionnelle des compétences Histoire, problématique et démarche

La gestion prévisionnelle des compétences Histoire, problématique et démarche La gestion prévisionnelle des compétences Histoire, problématique et démarche I - Un historique du modèle de la compétence II - Les enjeux de la GPEC III - Une démarche reliant stratégie/compétences/organisation

Plus en détail

Epargne : définitions, formes et finalités.

Epargne : définitions, formes et finalités. Epargne : définitions, formes et finalités. 1) Définitions de l épargne. Le dictionnaire Larousse définit l épargne comme une «fraction du revenu individuel ou national qui n est pas affectée à la consommation»,

Plus en détail

BÂTIR UNE STRATÉGIE DE RÉMUNÉRATION

BÂTIR UNE STRATÉGIE DE RÉMUNÉRATION Introduction L a question de la rémunération se situe, par nature, au fondement même des pratiques de gestion du personnel. Aussi peu développée soit-elle, toute gestion des ressources humaines s organise

Plus en détail

L adoption des politiques de rémunération en entreprise : un choix sous contrainte

L adoption des politiques de rémunération en entreprise : un choix sous contrainte D. Brochard Université Paris I L adoption des politiques de rémunération en entreprise : un choix sous contrainte Contexte théorique et empirique Depuis le début des années 80, dans un contexte de mutations

Plus en détail

Conseil d administration 320 e session, Genève, 13-27 mars 2014 GB.320/POL/INF/2

Conseil d administration 320 e session, Genève, 13-27 mars 2014 GB.320/POL/INF/2 BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL Conseil d administration 320 e session, Genève, 13-27 mars 2014 GB.320/POL/INF/2 Section de l élaboration des politiques POL POUR INFORMATION Résultats du Colloque des employeurs

Plus en détail

The Global Voice of Business DOCUMENT D ORIENTATION DE L ORGANISATION INTERNATIONALE DES EMPLOYEURS LE SALAIRE MINIMUM VITAL

The Global Voice of Business DOCUMENT D ORIENTATION DE L ORGANISATION INTERNATIONALE DES EMPLOYEURS LE SALAIRE MINIMUM VITAL The Global Voice of Business DOCUMENT D ORIENTATION DE L ORGANISATION INTERNATIONALE DES EMPLOYEURS LE SALAIRE MINIMUM VITAL MADAME, MONSIEUR, Lors de la réunion conjointe des Groupes de travail de l

Plus en détail

L inégalité du revenu au Manitoba Problème subtil et grave

L inégalité du revenu au Manitoba Problème subtil et grave L inégalité du revenu au Manitoba Problème subtil et grave Au Manitoba, le revenu est réparti plus également que dans bien d autres provinces, particulièrement quant au revenu du marché (revenu tiré du

Plus en détail

TABLEAU DE CORRESPONDANCE ENTRE LES SAVOIRS JURIDIQUES ASSOCIES DU REFERENTIEL BAC PRO GA ET LE PROGRAMME D ECONOMIE-DROIT

TABLEAU DE CORRESPONDANCE ENTRE LES SAVOIRS JURIDIQUES ASSOCIES DU REFERENTIEL BAC PRO GA ET LE PROGRAMME D ECONOMIE-DROIT TABLEAU DE CORRESPONDANCE ENTRE LES SAVOIRS JURIDIQUES ASSOCIES DU REFERENTIEL BAC PRO GA ET LE PROGRAMME D ECONOMIE-DROIT Avertissement : ce document a pour seul objet de faciliter le de repérage des

Plus en détail

REFLEXIONS DE LA CGPME

REFLEXIONS DE LA CGPME DROIT DE LA CONSOMMATION REFLEXIONS DE LA CGPME Réponse à la consultation publique sur le Livre Vert relatif à la révision de l acquis communautaire en matière de protection des consommateurs Le 8 février

Plus en détail

Stratégie de la Banque Mondiale 2012 2022 Protection sociale et emploi

Stratégie de la Banque Mondiale 2012 2022 Protection sociale et emploi Page1 Stratégie de la Banque Mondiale 2012 2022 Protection sociale et emploi Étude préliminaire de la stratégie 1 Ref : 2012-44 Le 16 Mars 2012, la Banque Mondiale a soumis à concertation sa stratégie

Plus en détail

OSGOODE HALL LAW SCHOOL Université York MÉMOIRE PRIVILÉGIÉ ET CONFIDENTIEL

OSGOODE HALL LAW SCHOOL Université York MÉMOIRE PRIVILÉGIÉ ET CONFIDENTIEL OSGOODE HALL LAW SCHOOL Université York MÉMOIRE PRIVILÉGIÉ ET CONFIDENTIEL À : &' 1$,'6 M. Richard Drouin, O.C., c.r. Président, Commission d examen sur la rémunération des juges 2CVTKEM,/QPCJCP DATE :

Plus en détail

APPEL À PROJETS Réalisation d exploitations complémentaires à l enquête Relations professionnelles et négociations d entreprise (REPONSE) 2010-2011

APPEL À PROJETS Réalisation d exploitations complémentaires à l enquête Relations professionnelles et négociations d entreprise (REPONSE) 2010-2011 APPEL À PROJETS Réalisation d exploitations complémentaires à l enquête Relations professionnelles et négociations d entreprise (REPONSE) 2010-2011 L enquête Relations professionnelles et négociations

Plus en détail

LE CONCEPT DE CAPITAL IMMATERIEL : OUTIL DE PILOTAGE DES POLITIQUES PUBLIQUES

LE CONCEPT DE CAPITAL IMMATERIEL : OUTIL DE PILOTAGE DES POLITIQUES PUBLIQUES LE CONCEPT DE CAPITAL IMMATERIEL : OUTIL DE PILOTAGE DES POLITIQUES PUBLIQUES CONFERENCE DE LA FONDATION D ATTIJARIWAFA BANK CASABLANCA, 23 OCTOBRE 2014 M. Mohammed Tawfik MOULINE Directeur Général, Institut

Plus en détail

ECN-60219: Théorie macroéconomique I http://www.webct.ulaval.ca

ECN-60219: Théorie macroéconomique I http://www.webct.ulaval.ca UNIVERSITÉ LAVAL Département d économique Professeur: Benoît Carmichæl Automne 2008 Bureau: J.-A.-DeSève 2260 Tél.: 418-656-2131 poste 5442 Adresse courriel: benoit.carmichael@ecn.ulaval.ca ECN-60219:

Plus en détail

Réponse de la COFACE à la Consultation de la Commission européenne à propos du Livre vert sur les retraites

Réponse de la COFACE à la Consultation de la Commission européenne à propos du Livre vert sur les retraites Confédération des Organisations Familiales de l Union européenne Réponse de la COFACE à la Consultation de la Commission européenne à propos du Livre vert sur les retraites Commentaire général Le premier

Plus en détail

La confiance joue un rôle prépondérant en économie ; c est un fait avéré et il n est point nécessaire de produire un recensement exhaustif pour s en convaincre. Une seule référence peut suffire : celle

Plus en détail

L EVOLUTION DES FORMES D EMPLOI : SYNTHESE DU RAPPORT

L EVOLUTION DES FORMES D EMPLOI : SYNTHESE DU RAPPORT 1 RAPPORT DU CONSEIL D ORIENTATION POUR L EMPLOI 8 AVRIL 2014 L EVOLUTION DES FORMES D EMPLOI : SYNTHESE DU RAPPORT LES «FORMES D EMPLOI : DES REALITES TRES DIVERSES ET EN PLEINE EVOLUTION, QUI DESSINENT

Plus en détail

Partie I. Le principe de bonne administration construit par la pluralité des sources de l espace administratif européen... 49

Partie I. Le principe de bonne administration construit par la pluralité des sources de l espace administratif européen... 49 Table des matières Remerciements... 11 Sommaire... 13 Liste des principales abréviations... 15 Préface... 19 Introduction générale... 23 I. L enrichissement de la conception de l administration au sein

Plus en détail

Un ACTIF InConToURnABLE PoUR DEs PARTEnARIATs significatifs. social. An ASSeT To meaningful PARTneRSHIPS

Un ACTIF InConToURnABLE PoUR DEs PARTEnARIATs significatifs. social. An ASSeT To meaningful PARTneRSHIPS Le capital Un ACTIF InConToURnABLE PoUR DEs PARTEnARIATs significatifs social capital An ASSeT To meaningful PARTneRSHIPS Présentation des participants participants presentation Fondation Dufresne et Gauthier

Plus en détail

Tendances mondiales des salaires: la grande convergence?

Tendances mondiales des salaires: la grande convergence? Tendances mondiales des salaires: la grande convergence? Patrick Belser Salaires moyens La crise financière et économique a approximativement réduit de moitié la croissance des salaires à l échelle mondiale

Plus en détail

PARTIE I : LES DETERMINANTS DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE :

PARTIE I : LES DETERMINANTS DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE : PARTIE I : LES DETERMINANTS DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE : INTRODUCTION : Les différents moments d augmentation des richesses dans les groupes sociaux sont liés à différents phénomènes parfois difficilement

Plus en détail

Une étude de différentes analyses réalisées par le BIT

Une étude de différentes analyses réalisées par le BIT Association internationale de la sécurité sociale Quinzième Conférence internationale des actuaires et statisticiens de la sécurité sociale Helsinki, Finlande, 23-25 mai 2007 Comparaison des hypothèses

Plus en détail

L investissement est-il toujours favorable à la croissance et à l emploi?

L investissement est-il toujours favorable à la croissance et à l emploi? L investissement est-il toujours favorable à la croissance et à l emploi? Entrée en matière faisant référence à l actualité. Définitions de l investissement (en italique) qui s appuie sur le contenu d

Plus en détail

NOYAU DUR DE LA PAUVRETE AU SENEGAL. Par Oumar Diop DIAGNE Salimata FAYE Ousmane FAYE

NOYAU DUR DE LA PAUVRETE AU SENEGAL. Par Oumar Diop DIAGNE Salimata FAYE Ousmane FAYE NOYAU DUR DE LA PAUVRETE AU SENEGAL Par Oumar Diop DIAGNE Salimata FAYE Ousmane FAYE INTRODUCTION Questions pratiques pour lutter contre la pauvreté qui est pauvre? de quoi il est pauvre? Différence des

Plus en détail

NOTES DE SYNTHÈSE DU PACTE MONDIAL POUR L EMPLOI

NOTES DE SYNTHÈSE DU PACTE MONDIAL POUR L EMPLOI note nº 08 NOTES DE SYNTHÈSE DU PACTE MONDIAL POUR L EMPLOI 1. Résumé SOUTIEN AUX PME ET À LEURS EMPLOYÉS PENDANT LA CRISE La crise financière et économique mondiale érige un certain nombre d obstacles

Plus en détail

Une introduction à la Microfinance

Une introduction à la Microfinance Une introduction à la Microfinance Présentation ENSAE Mathias ANDRÉ ENSAE Solidaire, pôle Microfinance 10 mars 2010 Mathias ANDRÉ (ENSAE Solidaire) Une introduction à la Microfinance 10 mars 2010 1 / 20

Plus en détail

CONJONCTURE ET STRATÉGIES PROFESSIONNELLES DES CADRES BAROMÈTRE SEMESTRIEL N 6

CONJONCTURE ET STRATÉGIES PROFESSIONNELLES DES CADRES BAROMÈTRE SEMESTRIEL N 6 CONJONCTURE ET STRATÉGIES PROFESSIONNELLES DES CADRES BAROMÈTRE SEMESTRIEL N 6 Juillet 11 OBJECTIF DE L ENQUÊTE Tous les six mois, l Apec interroge un échantillon représentatif de 1 cadres du secteur privé

Plus en détail

Document 1.2: Définition de l indicateur d ouverture (OPENNESS) de Sachs et Warner,1995

Document 1.2: Définition de l indicateur d ouverture (OPENNESS) de Sachs et Warner,1995 PROGRAMME DE FORMATION CONTINUE SESSION 6 : RENNES, 1314 MARS 2008 Atelier : Ouverture et croissance Animé par Akiko SuwaEisenmann (EEP) L objectif de cet atelier est d examiner les données de plusieurs

Plus en détail

Revenus et patrimoine des ménages

Revenus et patrimoine des ménages Direction de la Diffusion et de l'action Régionale Division Communication Externe Bureau de Presse Dossier de presse Synthèses n 65 Revenus et patrimoine des ménages Edition 2002-2003 - Au sommaire du

Plus en détail

LE MOBILE BANKING EST-IL

LE MOBILE BANKING EST-IL THE 2ND INTERNATIONAL CONFERENCE ON INSTITUTIONAL AND TECHNOLOGICAL ENVIRONMENT FOR MICROFINANCE LE MOBILE BANKING EST-IL EFFICACE POUR OFFRIR DES SERVICES FINANCIERS AUX NON- BANCARISÉS? Djamchid Assadi

Plus en détail

Économie Partie 1 Chapitre 1 Échanges sur les marchés

Économie Partie 1 Chapitre 1 Échanges sur les marchés I) Le fonctionnement du marché A) L organisation des échanges 1) A quoi sert l échange? Dans nos sociétés modernes, une personne ne peut pas tout produire pour satisfaire ses besoins. L échange va alors

Plus en détail

Flore-Aline Colmet Daâge*

Flore-Aline Colmet Daâge* NOTE n 153 - Fondation Jean-Jaurès - 23 janvier 2013 - page 1 Un enjeu clé pour dynamiser l emploi Flore-Aline Colmet Daâge* * Directrice d études, département «Opinion et stratégies d entreprise», Ifop

Plus en détail

Le Marketing au service des IMF

Le Marketing au service des IMF Le Marketing au service des IMF BIM n 06-20 février 2002 Pierre DAUBERT Nous parlions récemment des outils d étude de marché et de la clientèle créés par MicroSave-Africa, qui s inscrit dans la tendance

Plus en détail

David Marsden Labour market segmentation in Britain: the decline of occupational labour markets and the spread of entry tournaments

David Marsden Labour market segmentation in Britain: the decline of occupational labour markets and the spread of entry tournaments David Marsden Labour market segmentation in Britain: the decline of occupational labour markets and the spread of entry tournaments Article (Accepted version) (Refereed) Original citation: Marsden, David

Plus en détail

Finance et performance des jeunes viticulteurs : les conséquences pour l installation

Finance et performance des jeunes viticulteurs : les conséquences pour l installation Finance et performance des jeunes viticulteurs : Julien Cadot, ISG Paris 1 Introduction A un moment ou un autre, le candidat à l installation en viticulture doit se poser la question du revenu qu il va

Plus en détail

Les banques commerciales en microfinance

Les banques commerciales en microfinance Les banques commerciales en microfinance BIM n - 25 novembre 2003 Karin BARLET Les banques commerciales classiques ont-elles leur place en microfinance? Sont-elles réellement attirées par ce secteur sur

Plus en détail

BTS NRC AIDE. Fiches de révision Guide intégral 2014-2015. Théophile ELIET aidebtsnrc.com. La référence en ligne des révisions BTS NRC

BTS NRC AIDE. Fiches de révision Guide intégral 2014-2015. Théophile ELIET aidebtsnrc.com. La référence en ligne des révisions BTS NRC Fiches de révision Guide intégral 2014-2015 AIDE BTS NRC La référence en ligne des révisions BTS NRC 2 annés d études en moins de 100 fiches Théophile ELIET aidebtsnrc.com 1 Sommaire Économie Droit Management

Plus en détail

Mémoire présenté dans le cadre du chantier sur l aide financière aux études

Mémoire présenté dans le cadre du chantier sur l aide financière aux études Mémoire présenté dans le cadre du chantier sur l aide financière aux études Mai 2013 PRÉAMBULE... 3 1. DISTRIBUER LA BONIFICATION DE 25M$... 4 2. OPTIMISER L AFE... 5 3. AMÉLIORER LA SENSIBILISATION DES

Plus en détail

La crise de l emploi: défis à relever pour les politiques du marché du travail et des affaires sociales

La crise de l emploi: défis à relever pour les politiques du marché du travail et des affaires sociales Organisation for Economic Co-operation and Development Conseil d Orientation pour l emploi, Paris, le 2 avril 2009 La crise de l emploi: défis à relever pour les politiques du marché du travail et des

Plus en détail

FONDATION FONDATION TRAVAIL-UNIVERSITÉ

FONDATION FONDATION TRAVAIL-UNIVERSITÉ NOTES NOTES ÉDUCATION ÉDUCATION PERMANENTE PERMANENTE N N 18 2011-05 OCTOBRE 2005 JUIN 2011 ASSOCIATION ASSOCIATION POUR POUR UNE UNE FONDATION FONDATION TRAVAIL-UNIVERSITÉ CHAUSSÉE DE HAECHT, 579 B-1031

Plus en détail

FICHE N 11 : ANALYSER LA COMPOSITION ET LA SÉLECTION DES CANDIDATURES REÇUES

FICHE N 11 : ANALYSER LA COMPOSITION ET LA SÉLECTION DES CANDIDATURES REÇUES FICHE N 11 : ANALYSER LA COMPOSITION ET LA SÉLECTION DES CANDIDATURES REÇUES De quoi s agit-il? L examen d un CV, un entretien téléphonique ou en face à face, constituent autant d étapes qui peuvent donner

Plus en détail

Mesurer la performance sociale des IMF : bilan de Planet Rating and Microfinanza Rating

Mesurer la performance sociale des IMF : bilan de Planet Rating and Microfinanza Rating Mesurer la performance sociale des IMF : Mini-conférence // Microfinance Modérateur Aurélie Duthoit Co-fondatrice, Babyloan Intervenants Micol Guarneri Directrice Evaluation Sociale, Microfinanza Rating

Plus en détail

Pédagogie du projet?

Pédagogie du projet? Pédagogie du projet? Toute pédagogie qui place l intérêt des apprenants comme levier des conduites éducatives est appelée «pédagogie fonctionnelle». Ainsi, la pédagogie du projet peut rentrer dans cette

Plus en détail

TITRE DE LA THESE. Développement durable et lutte contre la pauvreté, Cas de la Tunisie. Par. Riadh Béchir. Unité de recherche ; Laboratoire ;

TITRE DE LA THESE. Développement durable et lutte contre la pauvreté, Cas de la Tunisie. Par. Riadh Béchir. Unité de recherche ; Laboratoire ; TITRE DE LA THESE Développement durable et lutte contre la pauvreté, Cas de la Tunisie Par Riadh Béchir Unité de recherche ; Laboratoire ; Entreprise - Economie - Environnement Economie et sociétés rurales

Plus en détail

ECN-7010: Macroéconomique I http://www.portaildescours.ulaval.ca

ECN-7010: Macroéconomique I http://www.portaildescours.ulaval.ca UNIVERSITÉ LAVAL Département d économique Professeur: Benoît Carmichæl Automne 2014 Bureau: J.-A.-DeSève 2260 Adresse courriel: benoit.carmichael@ecn.ulaval.ca Assistant: Jean Armand Gnagne Adresse couriel:

Plus en détail

L adaptation des structures de l entreprise à l évolution des outils de gestion.

L adaptation des structures de l entreprise à l évolution des outils de gestion. L adaptation des structures de l entreprise à l évolution des outils de gestion. Définition des termes du sujet : - Structure : c est l ensemble des dispositifs et mécanismes qui permettent la répartition

Plus en détail

Thème de communication

Thème de communication ALLIANCE POUR REFONDER LA GOUVERNANCE EN AFRIQUE ************************************ ATELIER SUR LE PARTAGE ET L IDENTIFICATION DES ENJEUX DE LA GOUVERNANCE ET LES CHANTIERS POUR LA CÔTE D IVOIRE (CERAP,

Plus en détail

Guide de déontologie

Guide de déontologie Guide de déontologie S appuyant sur les valeurs dans lesquelles se reconnaissent l ensemble des collaborateurs et qui ont été exposées dans le cadre de la convention d objectifs et de gestion 2006 2009,

Plus en détail

REFERENTIEL PROFESSIONNEL DES ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL

REFERENTIEL PROFESSIONNEL DES ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL 1 REFERENTIEL PROFESSIONNEL DES ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL DEFINITION DE LA PROFESSION ET DU CONTEXTE DE L INTERVENTION L assistant de service social exerce de façon qualifiée, dans le cadre d un mandat

Plus en détail

Approches macroéconomique et fiscale. Introduction à la première partie... 14

Approches macroéconomique et fiscale. Introduction à la première partie... 14 TABLE DES MATIERES Préface... 5 Avant- propos... 9 Partie 1 Approches macroéconomique et fiscale Introduction à la première partie... 14 CHAPITRE 1 La politique budgétaire est- elle encore efficace pour

Plus en détail

Leçon n 1 : définition et champ d application de la comptabilité analytique

Leçon n 1 : définition et champ d application de la comptabilité analytique AUNEGE Campus Numérique en Economie Gestion Licence 2 Comptabilité analytique Leçon 1 Leçon n 1 : définition et champ d application de la comptabilité analytique 1 RÔLES DE LA COMPTABILITÉ DE GESTION INFORMER

Plus en détail

CHAPITRE 3 : MARCHE DU TRAVAIL ET CHÔMAGE

CHAPITRE 3 : MARCHE DU TRAVAIL ET CHÔMAGE TABE DES MATIERES Durée... 2 Objectif spécifique... 2 Résumé... 2 I. offre et la demande de travail... 2 1. offre de travail et choix loisir - travail... 2 2. Demande de travail, productivité et salaire

Plus en détail

Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech

Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech Stéphane Gallon Caisse des Dépôts stephane.gallon@caissedesdepots.fr https://educnet.enpc.fr/course/view.php?id=2 1 Macroéconomie : croissance à

Plus en détail

APPEL A COMMUNICATIONS

APPEL A COMMUNICATIONS APPEL A COMMUNICATIONS Colloque régional UEMOA-CRDI sur Intégration régionale et stratégies régionales de réduction de la pauvreté 8-10 décembre 2009, Ouagadougou, Burkina Faso Délai de soumission de résumé

Plus en détail

L IMMATÉRIEL DES PAYS, AVANTAGE COMPÉTITIF DANS LA MONDIALISATION?

L IMMATÉRIEL DES PAYS, AVANTAGE COMPÉTITIF DANS LA MONDIALISATION? L IMMATÉRIEL DES PAYS, AVANTAGE COMPÉTITIF DANS LA MONDIALISATION? W, Havas Design, HEC Paris, Ernst & Young et Cap présentent un classement inédit des pays : (enquête réalisée par l institut Harris Interactive)

Plus en détail

Systèmes d éducation et d accueil des jeunes enfants : questions de tradition et de gouvernance

Systèmes d éducation et d accueil des jeunes enfants : questions de tradition et de gouvernance SERVICES À LA PETITE ENFANCE - ÉDUCATION ET ACCUEIL DES JEUNES ENFANTS Systèmes d éducation et d accueil des jeunes enfants : questions de tradition et de gouvernance John Bennett, M.Éd., Ph.D. Avril 2011,,

Plus en détail

Understanding Change: Investigating Legitimacy, Beyond the Transition Paradigm

Understanding Change: Investigating Legitimacy, Beyond the Transition Paradigm Understanding Change: Investigating Legitimacy, Beyond the Transition Paradigm Seminar ISEG March 7 2013, Lisbon Introductory comments Me myself and I http://durkheim.sciencespobordeaux.fr/pagescv/dufy.html

Plus en détail

Les indices à surplus constant

Les indices à surplus constant Les indices à surplus constant Une tentative de généralisation des indices à utilité constante On cherche ici en s inspirant des indices à utilité constante à définir un indice de prix de référence adapté

Plus en détail

ESSEC Cours Wealth management

ESSEC Cours Wealth management ESSEC Cours Wealth management Séance 9 Gestion de patrimoine : théories économiques et études empiriques François Longin 1 www.longin.fr Plan de la séance 9 Epargne et patrimoine des ménages Analyse macroéconomique

Plus en détail

PASSERELLES : DISPOSITIFS ET USAGES DANS LE

PASSERELLES : DISPOSITIFS ET USAGES DANS LE PASSERELLES : DISPOSITIFS ET USAGES DANS LE SECTEUR SANITAIRE ET SOCIAL Compte tenu de la difficulté d analyse du concept de passerelle et du «flou» associé à la mise en œuvre sur le terrain, la DGESCO

Plus en détail

Argumentaire pour la facilitation des échanges dans la pratique. Andrew Grainger

Argumentaire pour la facilitation des échanges dans la pratique. Andrew Grainger Argumentaire pour la facilitation des échanges dans la pratique Andrew Grainger Nottingham University Business School andrew.grainger@nottingham.ac.uk Page: 1 Incitants politiques génériques 1. Modernisation

Plus en détail

Rôle des services nationaux de statistique concernant la mesure du développement durable

Rôle des services nationaux de statistique concernant la mesure du développement durable Nations Unies Conseil économique et social Distr. générale 27 mars 2015 Français Original: anglais ECE/CES/2015/19 Commission économique pour l Europe Conférence des statisticiens européens Soixante-troisième

Plus en détail

Evaluation des performances sociales

Evaluation des performances sociales Evaluation des performances sociales Evaluation SPI 3.0/CERISE pour Taanadi (Août 2008) Historique de l institution La coopérative de services Taanadi a été créée en Avril 2003 à la suite de l institutionnalisation

Plus en détail

LA RECHERCHE JURIDIQUE ET LES ÉTUDES DE CAS RÉELS COMME BASES D APPRENTISSAGE DU DROIT CONSTITUTIONNEL

LA RECHERCHE JURIDIQUE ET LES ÉTUDES DE CAS RÉELS COMME BASES D APPRENTISSAGE DU DROIT CONSTITUTIONNEL LA RECHERCHE JURIDIQUE ET LES ÉTUDES DE CAS RÉELS COMME BASES D APPRENTISSAGE DU DROIT CONSTITUTIONNEL German Alfonso Lopez Daza 1 Les facultés de droit dont la mission est de former les futurs avocats,

Plus en détail

résumé un développement riche en emplois

résumé un développement riche en emplois ne pas publier avant 00:01 Gmt le mardi 27 mai 2014 résumé un développement riche en emplois Rapport sur le Travail dans le Monde 2014 Un développement riche en emplois Résumé ORGANISATION INTERNATIONALE

Plus en détail

Activités quasi-budgétaires

Activités quasi-budgétaires Manuel sur la transparence des finances publiques Au-delà du budget principal 3. Activités quasi-budgétaires www.openbudgetindex.org Introduction Depuis plus de dix ans, dans le monde entier, les organisations

Plus en détail

Les individus sont de plus en plus impliqués dans. L éducation financière influence t elle les décisions des individus?

Les individus sont de plus en plus impliqués dans. L éducation financière influence t elle les décisions des individus? L éducation financière influence t elle les décisions des individus? Luc ARRONDEL CNRS PSE et Majdi DEBBICH et Paris School of Economics (PSE) Frédérique SAVIGNAC Cette lettre présente le résultat de travaux

Plus en détail

de l Union européenne...43

de l Union européenne...43 Table des matières Membres du jury... 5 Préface... 7 Remerciements... 9 Abréviations, sigles et acronymes... 11 Sommaire... 15 Introduction... 21 1. La définition de la notion de preuve...24 A L approche

Plus en détail

De meilleurs salaires et plus d emplois: comment le Brésil a obtenu les deux

De meilleurs salaires et plus d emplois: comment le Brésil a obtenu les deux De meilleurs salaires et plus d emplois: comment le Brésil a obtenu les deux Paulo Eduardo de Andrade Baltar Jusqu ici, le XXI e siècle a été favorable à un grand nombre de Brésiliens. L emploi formel

Plus en détail

Chap 4 : Etablir la relation entre les acteurs. I. Appréhender le groupe social. A. Identifier la nation de rapport social. 1. Les groupes sociaux

Chap 4 : Etablir la relation entre les acteurs. I. Appréhender le groupe social. A. Identifier la nation de rapport social. 1. Les groupes sociaux I. Appréhender le groupe social Chap 4 : Etablir la relation entre les acteurs A. Identifier la nation de rapport social 1. Les groupes sociaux Le groupe se définit par la réunion de plusieurs personnes

Plus en détail

Le financement de la formation professionnelle

Le financement de la formation professionnelle Idées, concepts et politiques Le financement de la formation professionnelle Financing vocational training, Professeur Adrian Ziderman, Bar-Ilan University, Israël, zidera@mail.biu.ac.il Le système de

Plus en détail

COMMENTAIRES RAPPORT FINAL SUR LA PROBLÉMATIQUE DES STAGES PERPÉTUELS

COMMENTAIRES RAPPORT FINAL SUR LA PROBLÉMATIQUE DES STAGES PERPÉTUELS COMMENTAIRES RAPPORT FINAL SUR LA PROBLÉMATIQUE DES STAGES PERPÉTUELS MARCEL FAULKNER REGROUPEMENT DE PARENTS DE PERSONNE AYANT UNE DÉFICIENCE INTELLECTUELLE DE MONTRÉAL RPPADIM 911, Jean-Talon Est, local

Plus en détail

Systèmes d innovation et territoires. Francesco Quatraro M1 EFM 2010/2011

Systèmes d innovation et territoires. Francesco Quatraro M1 EFM 2010/2011 Systèmes d innovation et territoires Francesco Quatraro M1 EFM 2010/2011 1 Les trajectoires de croissance Théorie de la croissance traditionnelle Solow (1957) Connaissance comme bien libre Toutes pays

Plus en détail

L entrepreneuriat en France

L entrepreneuriat en France Centre d analyse stratégique Économie Finances Octobre 2012 L entrepreneuriat en France Volet 2 : Comment mieux accompagner la prise de risque des créateurs d entreprises? ANNEXES Centre d analyse stratégique

Plus en détail

INVESTIR POUR L AVENIR

INVESTIR POUR L AVENIR Employers in Education THE EUROPEAN FEDERATION OF EDUCATION EMPLOYERS INVESTIR POUR L AVENIR Déclaration conjointe sur l éducation, la formation et la recherche La présente déclaration conjointe a pour

Plus en détail

THEME: BONNE GOUVERNANCE ET CROISSANCE ECONOMIQUE. Présenté par Philippe EGOUME, Représentant Résident du FMI en Côte d Ivoire

THEME: BONNE GOUVERNANCE ET CROISSANCE ECONOMIQUE. Présenté par Philippe EGOUME, Représentant Résident du FMI en Côte d Ivoire THEME: BONNE GOUVERNANCE ET CROISSANCE ECONOMIQUE Présenté par Philippe EGOUME, Représentant Résident du FMI en Côte d Ivoire Introduction PLAN DE LA PRESENTATION I. Définitions et concepts de la bonne

Plus en détail

Chapitre 1 : La consommation et l épargne

Chapitre 1 : La consommation et l épargne Chapitre 1 : La consommation et l épargne - 7 - Dans ce chapitre vous allez : - Distinguer les différents types de consommation. - Découvrir de quels facteurs dépend la consommation. - Étudier ce qu est

Plus en détail

0. La science économique n aborde pas directement. 1.0 Science Economique? 1.1 Possible Définitions

0. La science économique n aborde pas directement. 1.0 Science Economique? 1.1 Possible Définitions 0. La science économique n aborde pas directement Comment spéculer en bourse Comment démarrer sa propre entreprise Comment trouver un job bien payé Comment investir ou dépenser intelligemment La science

Plus en détail

ACCORD AU TITRE DU PACTE DE RESPONSABILITE

ACCORD AU TITRE DU PACTE DE RESPONSABILITE ACCORD AU TITRE DU PACTE DE RESPONSABILITE Dans un contexte économique général difficile caractérisé, notamment, par une croissance faible, les entreprises de la restauration rapide sont confrontées à

Plus en détail

Échelles d équivalence

Échelles d équivalence OUTILS ANALYTIQUES Module 032 Échelles d équivalence par Lorenzo Giovanni Bellù, Service de soutien aux politiques agricoles, Division de l assistance aux politiques, FAO, Italie Paolo Liberati, Université

Plus en détail

Alternatives offertes dans le 2 ème pilier, contradictions, réflexions

Alternatives offertes dans le 2 ème pilier, contradictions, réflexions Alternatives offertes dans le 2 ème pilier, contradictions, réflexions Giovanni Zucchinetti GiTeC Prévoyance SA Conseil en prévoyance professionnelle Av. de l Eglise-Anglaise 6 1006 Lausanne +41 21 613

Plus en détail

KnowledgeManagement : Repartir de l individu.

KnowledgeManagement : Repartir de l individu. KnowledgeManagement : Repartir de l individu. Olivier Le Deuff Ater. Université de Lyon 3 www.guidedesegares.info Le knowledge management (KM ) est un domaine souvent considéré comme récent et dont certains

Plus en détail

United Nations, World Population Prospects, CD ROM; The 2008 Revision.

United Nations, World Population Prospects, CD ROM; The 2008 Revision. SOURCES SOURCE Data Sources Population : Labour Force: Production: Social Indicators: United Nations, World Population Prospects, CD ROM; The 2008 Revision. International Labour Organisation (ILO). LaborStat

Plus en détail

Réunion du Conseil au niveau des ministres Paris, 25-26 mai 2011. Cadre pour une stratégie de l OCDE pour le développement

Réunion du Conseil au niveau des ministres Paris, 25-26 mai 2011. Cadre pour une stratégie de l OCDE pour le développement Réunion du Conseil au niveau des ministres Paris, 25-26 mai 2011 Cadre pour une stratégie de l OCDE pour le développement 1. La présente note d orientation a pour objet d exposer l approche plus vaste

Plus en détail