Les structures élémentaires du massacre A propos de Purifier et détruire de Jacques Sémelin*

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1 Les structures élémentaires du massacre A propos de Purifier et détruire de Jacques Sémelin* Cette exploration des fondements du pouvoir de détruire, de ce qu on pourrait nommer, en hommage à Lévi-Strauss et pour en souligner ainsi l extrême importance, les structures élémentaires du massacre, se donne pour objet la compréhension des meurtres de masse. Il s agit d une enquête transdisciplinaire et comparative, résultat d un travail de plusieurs années, à l issue de laquelle notre vision du phénomène génocidaire est profondément bouleversée. Jacques Sémelin, directeur de recherches au CERI (Centre d études et de recherches internationales), s est fondé, pour l essentiel, sur trois exemples : la Shoah, les nettoyages ethniques de l ex-yougoslavie et le génocide des Tutsis au Rwanda. Au cœur de son ouvrage figure le problème du passage à l acte, envisagé non comme la conséquence d une pulsion, mais comme un processus complexe imbriquant des dynamiques collectives et individuelles, de nature politique, sociale et psychologique. La question préalable, compte tenu des réticences exprimées par ceux qui craignent d entrer dans une logique de pardon à l égard des criminels, est de savoir s il est réellement possible et moralement acceptable de comprendre. Sémelin, pour justifier ce qu il nomme joliment «le devoir d intelligence», invoque les paroles de Marc Bloch, peu de temps avant son exécution : «Un mot, pour tout dire, domine et illumine nos études : comprendre». Et il se place opportunément sous l étendard de Max Weber pour qui l analyse des conduites des acteurs supposait de saisir le sens qu ils donnent à leurs actions. L horreur que suscite cette «exploration aux extrêmes» ne doit pas, dès lors, servir à refuser de penser ce qui la rend possible, sous le fallacieux prétexte que le génocide serait impensable. Pensable, trop pensable, hélas, rétorque l auteur qui invite le lecteur à le suivre sur les chemins qui mènent les êtres humains de la paix à la barbarie, lucidement conscient que c est «en prenant connaissance du malheur des autres que l on parvient à comprendre, un peu mieux et sous un jour différent, sa propre condition» (p. 23). *Jacques Sémelin, Purifier et détruire. Usages politiques des massacres et génocides, Paris, Seuil, 2005, 492 pages, 24 euros. Le massacre comme unité de référence Nous le disions, il s agit d une étude comparative. La justification en est aisée et nous en avions, ici même, rappelé les vertus (voir «Auschwitz : comparer et comprendre», Cahiers rationalistes, n o 571, juillet-août 2004). Vouloir comprendre ce qu un événement a de singulier ne saurait résulter du 1

2 refus de la comparaison : au contraire, la spécificité est le terme même de la démarche comparative. L un des bénéfices de celle-ci est la substitution, en tant que plus petit dénominateur commun, du terme de massacre à celui de génocide. On ne doit pas en déduire que ce dernier ait perdu tout intérêt. Mais, au lieu de servir de point de départ de l analyse, et de l hypothéquer par sa charge polémique, il sert, au terme de celle-ci, d instrument de différenciation. Pourquoi choisir le massacre comme unité de référence? D abord en raison des instrumentalisations militantes dont a été victime la notion de génocide. Les enjeux de mémoire autour de son usage ont rendu celle-ci ambiguë, à tel point qu elle paraît poser plus de problèmes qu elle n en résout. A contrario, le «massacre» ne supporte pas cette charge émotionnelle et, émancipé du vocabulaire normatif du droit, s avère plus adapté au champ des sciences sociales. L auteur en propose la définition suivante : «Forme d action le plus souvent collective, de destruction de non-combattants, hommes, femmes, enfants ou soldats désarmés» (p. 384). Travailler sur le massacre relève du simple bon sens méthodologique, puisque le génocide est constitué d un ou plusieurs massacres. La question corrélative sera donc de savoir quand et dans quelles circonstances un massacre devient un génocide. L étude doit se situer dans le cadre plus général d un processus organisé de destruction des civils, dont le massacre est l expression la plus spectaculaire. Il faut insister sur la méthode de l auteur : ce qui importe étant de discerner les raisons du passage à l acte, il se place résolument du côté des bourreaux. Logiques politiques des massacres Sémelin distingue trois types de logique politique des massacres, selon que leur objectif est la soumission, l éradication ou l insurrection. Nous passerons rapidement sur cette dernière car sa problématique est marginale dans l ouvrage (ce qui ne signifie pas que l auteur ne nous éclaire pas sur cette question). Contentons-nous de dire qu est évoquée, sous ce registre, la pratique du massacre comme une stratégie de résistance à une politique d État, autrement dit le terrorisme. La définition proposée emporte l adhésion : «Une action terroriste est celle qui vise à tuer n importe qui, n importe où, n importe quand» (p. 419.) Elle a le mérite de souligner que «la grande victoire du 11 septembre, c est la peur ; une peur qui s est propagée en Occident, une peur diffuse qui se cristallise désormais sur la figure inquiétante de ce terroriste, à la fois ennemi intérieur et extérieur, dont la présence est difficilement repérable dans nos propres sociétés» (p. 430). Comparer nos peurs modernes avec celles décrites par Jean Delumeau en 1978 (La Peur en Occident), à propos de l Europe entre les XIV e et XVIII e siècles, donne à réfléchir. Que décrivait Delumeau? Bien entendu, la peur des Juifs, la peur des femmes mais aussi la menace musulmane! 2

3 Revenons aux deux autres logiques, celles-là tout à fait centrales. Dans le premier cas, «le but est de faire mourir des civils pour détruire partiellement une collectivité afin de soumettre totalement ce qu il en restera» (p. 389). Si le processus de destruction est ici partiel, son effet se veut global car les responsables comptent sur l effet de terreur pour dominer politiquement les survivants. Cela suppose que le massacre soit su et non tu. Les exemples historiques sont trop nombreux pour pouvoir être intégralement cités. Le cas paradigmatique est le régime de terreur instauré au Cambodge par les Khmers rouges entre 1975 et Dans le deuxième cas, «le but n est pas tant la soumission des individus à une politique de puissance que l élimination d une collectivité d un territoire, plus ou moins vaste, contrôlé ou convoité par un État» (p. 398). Il est donc question de «nettoyer» ou de «purifier» un espace de la présence d un Autre jugé indésirable et/ou dangereux. On songe évidemment à la «purification ethnique» dans les Balkans au début des années Là encore, les exemples sont nombreux et concernent particulièrement les pratiques de massacre associées à la formation d un État-nation (États-Unis, Europe occidentale, Israël, guerres balkaniques du début du XX e siècle, Union soviétique sous Staline, etc.). L idée centrale est, par la destruction partielle et la terreur induite, de contraindre au départ les minorités indésirables. Dans le «nettoyage ethnique», il reste cependant une chance de survie : se plier à la volonté du bourreau et partir. Nettoyage ethnique et génocide Mais la logique éradicatrice peut prendre une forme plus radicale. La notion de territoire à purifier devient alors secondaire par rapport à l objectif d extermination du groupe. On songe évidemment à l Allemagne nazie et à sa politique à l égard des Juifs entre 1941 et 1945 (ce qui ne veut pas dire qu elle constitue l unique exemple : l auteur attire utilement l attention sur certains massacres coloniaux). Et c est à ce stade ultime d éradication totale que l auteur réintroduit le génocide, «cette fois-ci comme concept en sciences sociales» (p. 405), sobrement défini comme «ce processus particulier de la destruction des civils qui vise à l éradication totale d une collectivité, les critères de celle-ci étant définis par ceux-là mêmes qui entreprennent de l anéantir» (p. 406). Cette caractérisation a d importantes implications. En réservant l usage du concept à l «éradication totale», elle exclut de son champ les processus de destruction-soumission (ne pas le faire conduirait à une utilisation morale de la notion laquelle, non discriminante, ne constituerait plus un outil d analyse), dont les meurtres de masse perpétrés par les régimes communistes représentent un bon exemple. Ce point est important car ce qui est en jeu est la thèse de l équivalence entre les deux systèmes totalitaires, l un détruisant l ennemi de race, l autre l ennemi de classe. Il existe pourtant des différences considérables dans les dynamiques de violence, différences que nous avions évoquées dans 3

4 notre article précité. Nous avions alors essayé de montrer que les intentions de ceux qui attirent l attention sur les traits communs entre les deux entreprises totalitaires sont de banaliser le nazisme, voire de le justifier par l atrocité des crimes staliniens. Tout observateur honnête sait pourtant que si le goulag fut une abominable perversion du marxisme, Auschwitz fut l exacte application du programme nazi. En outre, comme cela a été souvent rappelé, même si le stalinisme connut une terrible intensité meurtrière lors de la collectivisation des campagnes (plusieurs millions de paysans ukrainiens périrent de la famine de 1929 à 1932), le système concentrationnaire soviétique de 1934 à 1953 déporta environ 15 millions de personnes et fit autour de 2 millions de victimes, ce qui est certes considérable mais sans commune mesure avec les effets meurtriers des camps d extermination nazis, dont la durée n excéda pas 4 ans et dans lesquels furent mis à mort au moins 3 millions de Juifs, pour se limiter à cette seule catégorie. On soulignera également que si la quasi-totalité des prisonniers des goulags était soviétique, les détenus des camps nazis (de concentration et d extermination) étaient majoritairement non allemands. D un côté, une terreur qui s installe dans la longue durée, façonnant en profondeur la société soviétique et cherchant à réaliser des objectifs politiques et sociaux (la transformation de l économie par la collectivisation des campagnes, l élimination des opposants réels ou imaginaires), de l autre, une violence terriblement meurtrière et de courte durée faisant de l extermination des Juifs la finalité du régime en dépit de son irrationalité profonde dans le contexte de la guerre. Les logiques sont donc profondément différentes : dans le cas de la soumission, «la figure du suspect engendre une dynamique de violence qui balaie l ensemble du corps social : chaque individu devient potentiellement un suspect. Dès lors qu il est arrêté, ce suspect est déjà un coupable. Car les critères définissant l ennemi du peuple sont tellement flous que c est la situation concrète de l arrestation qui sert de preuve de sa culpabilité» (p. 408). En revanche, dans le cas de l éradication, «le processus de destruction se focalise sur l identité des individus définis comme appartenant à cet Autre en trop» (ibid.). D où, répétons-le, des dynamiques de violence fortement distinctes, l une irradiant toute la société, l autre se focalisant sur un groupe qu il s agit de détruire. On pourrait cependant faire valoir que nous sommes face à deux formes de génocide, l une de nature politique, l autre de nature identitaire. Mais, outre l inconvénient majeur, évoqué plus haut, de qualifier de génocidaires les violences du stalinisme, l usage d une même notion pour décrire deux phénomènes différents est incompatible avec une approche scientifique rigoureuse et donc susceptible d induire durablement de graves confusions. D autant que l on observe fréquemment, dans le réel, l imbrication des deux dynamiques de soumission et d éradication, l une étant dominante et l autre au second plan. Le travail du chercheur, rappelle Sémelin, est précisément de les discerner, «ce qui est souvent complexe car celles-ci peuvent non seulement 4

5 être imbriquées, mais aussi évoluer avec le temps, passer par exemple de la soumission à l éradication» (p. 409). En fait, nous disposons, pour qualifier les violences perpétrées par les régimes communistes, d une notion juridique parfaitement adaptée et autorisant des peines d une sévérité comparable à l incrimination de génocide, le crime contre l humanité (d ailleurs, on considère parfois le génocide comme une catégorie de celui-ci). Faut-il alors appliquer la notion de génocide à tous les processus de destruction-éradication? Cette «solution» reviendrait à ne plus différencier nettoyage ethnique et génocide. Or c est une des vertus de la démarche comparative adoptée par l auteur d imposer cette distinction. Si les deux notions se situent bien dans «le même continuum de destructivité éradicatrice» (p. 413), le génocide se distingue, comme nous l avons dit plus haut, du nettoyage ethnique quant au sort final réservé aux victimes : toutes les portes de sortie sont fermées. Il n est plus seulement question de purifier et chasser, mais de purifier et détruire. Comme l a remarquablement souligné Bertrand Ogilvie, les bourreaux exterminent «pour leur salut, leur pureté, le salut et la pureté de leur identité, ou sa refondation [ ], la victime représentant ce dont la seule présence empêche le bourreau d être ce qu il croit et veut être» («Comparer l incomparable» in Multitudes, 7, décembre 2001). Dimension sur laquelle a insisté Saül Friedländer qui, dans son grand livre L Allemagne nazie et les Juifs (Seuil, 1997), a montré que pour les nazis l extermination fut une libération, une rédemption, une purification, d où son importante notion d antisémitisme rédempteur. On ne saurait trop insister sur l originalité de la démarche de Sémelin : nous l avons dit, au lieu de partir du droit, il étudie les situations historiques pour déterminer in fine si le processus de destruction vise à l éradication totale d une collectivité. La qualification de génocide arrive au terme de l enquête. Mais ce sur quoi il faut également attirer l attention, c est sur la rupture avec les approches descriptives, héritières du droit. Le génocide est appréhendé ici comme un processus, ce qui met en lumière la dynamique particulière de la destruction-éradication. C est, dès lors, à la question essentielle du passage à l acte que nous devons nous intéresser. Rationalité délirante En cherchant à analyser ce qu il nomme les imaginaires de la destructivité sociale, Sémelin insiste sur le rôle que joue la haine comme remède à la peur, cette peur qui, comme l avait vu Bernanos, «forme avec la haine un des composés psychologiques les plus stables qui soient» (Les Grands Cimetières sous la lune, Plon, 1938, p. 84). Il s agit donc de structurer cette peur en haine. C est à quoi s emploient tous ceux, les entrepreneurs identitaires (universitaires, journalistes, intellectuels, propagandistes), qui fournissent, d une part, une légitimation au désir de vengeance contre un ennemi qui complote à notre perte et, d autre part, une «explication» aux malheurs qui nous frappent. L auteur 5

6 décrit, avec une rare économie de moyens, la logique paranoïaque à l œuvre dans la façon dont se structurent les représentations imaginaires de l ennemi (pp ). Reste à comprendre comment appliquer une telle structure psychologique à un groupe. Le concept de rationalité délirante que propose Sémelin est particulièrement éclairant. Il souligne la nécessité d examiner, à la fois, l aspect rationnel des actes de violence extrême et, tout particulièrement, leurs buts politiques, et le moment où le bourreau paraît basculer dans l irrationnel. Il convient donc d étudier les discours des acteurs, discours dans lesquels on trouve des éléments d ordre paranoïde. Les témoignages des survivants font fréquemment référence au fait que les bourreaux sont devenus comme fous. Non qu ils soient réellement fous, mais que, dans un contexte particulier, ils se comportent comme s ils l étaient. On a d ailleurs souvent évoqué les phénomènes de dissociation mentale pour expliquer que de bons pères de famille pouvaient, dans les camps d extermination, travailler quotidiennement à mettre à mort quantité de gens. Trop insister sur les aspects psychiatriques serait néanmoins une erreur. De nombreuses études, la plus célèbre étant celle de Steve Milgram, ont montré que les gens les plus normaux pouvaient commettre des atrocités. Il est, dès lors, souhaitable de dépasser les dichotomies normal/pathologique ou rationnel/irrationnel pour aller vers l étude des représentations culturelles. Déjà politiste et psychologue, Sémelin devient alors anthropologue, illustrant la dimension transdisciplinaire susmentionnée. Comprendre le massacre implique donc, à travers une remontée dans le temps, de le voir comme le produit d un processus mental, élaborant la vision d un autre à marginaliser, à humilier, à violer ou à exterminer. Le rôle de l imaginaire est, dans cette perspective, tout à fait central. Mais il faut encore que celui-ci rencontre la réalité. C est le rôle du discours que de susciter la conviction, de mobiliser en vue d une action : «Ainsi voit-on que cet imaginaire de peur, qui prend racine dans le réel, en en proposant une interprétation imaginaire, retourne en quelque sorte dans le réel mais pour agir» (p. 69.) Nous avons là l une des clés de compréhension du passage à l acte. La pression de cet imaginaire de peur pousse inexorablement à l action rationnellement organisée. Détruire le «eux» pour sauver le «nous», voilà comment l auteur résume cette entreprise de prévention de la violence contre soi : «Celui qui va devenir l assassin se présente comme la victime» (pp ) On est donc face à un processus parfaitement ordonné. Le point de départ en est la construction de l identité par le marquage de la différence, puis la revendication de la pureté contre un «Autre» perçu comme «sale, étranger, corrompu et traître» (p. 72). La peur de celui-ci invite à le rejeter ou même à le détruire et «cette radicalité de la destruction du eux marque bien évidemment la toute-puissance d un nous triomphant de la mort» (ibid.). Ces imaginaires de destruction et de toute-puissance sont enchevêtrées (et non linéaires) et se renforcent mutuellement. Sémelin, dans un passage remarquable qu il nous 6

7 semble important de citer, synthétise l essentiel du fonctionnement de cette logique de destruction : «L identité donne le cadre dans lequel va prendre forme le processus de violence. La volonté de pureté durcit ce cadre identitaire en greffant sur lui une thématique du sacré, religieuse ou séculière, qui relève par là même de l absolu. Le besoin de sécurité, en phase avec le contexte de crise qui a conduit au développement de cette formation imaginaire, rend urgent le passage à l acte. Je soutiendrai donc que ce noyau psychologique élémentaire, enraciné dans l imaginaire infantile, se trouve à la racine des processus de violence, pouvant conduire au massacre. On peut supposer que ce noyau psychique, précisément parce qu il est élémentaire, est de nature universelle. Dénominateur commun de l espèce humaine, il transcende ses différences culturelles. Bien évidemment, sa concrétisation politique varie d un pays à l autre, d un continent à l autre : les processus de violence, plus ou moins intenses, auront toujours des traits singuliers. Cependant, je n hésiterai pas à recourir à cette métaphore explosive : c est la manipulation de ce noyau imaginaire dans un contexte de crise qui risque de se transformer en dynamite! Ce n est encore là que du matériau psychique, qui ne devient véritablement destructeur qu en entrant en réaction dans un contexte social particulièrement anxiogène» (ibid..) Les dynamiques du meurtre de masse Cet imaginaire politique de destruction qui s exprime dans un discours public suffit-il à précipiter le passage à l acte? Même si les dynamiques collectives sont multiples, il est possible de repérer des problématiques communes et ainsi de construire une sociologie politique du meurtre de masse. L auteur distingue quatre axes : l impulsion centrale, qui, dans les cas étudiés, vient de ceux qui sont au sommet du pouvoir ; les acteurs étatiques et paraétatiques, d où provient la mobilisation des principaux opérateurs de la violence de l État (armée et police) ou d entités ad hoc (milices, groupes de tueurs spécialisés) ; l opinion publique et la participation populaire, étant entendu qu il est essentiel, pour le pouvoir, de savoir si l opinion adhère, ferme les yeux ou désapprouve ; les morphologies de la violence extrême (auxquelles nous ne pourrons, faute de place, consacrer un développement spécifique), qui varient selon les procédés utilisés (feu, fusillade, gaz, etc.), qui revêtent des formes diverses (tueries sur place ou après déportation) et qui dépendent encore de variables géographiques, du comportement des acteurs locaux, de l ampleur de la guerre, etc. Cet enchaînement, même s il est difficile à enrayer, ne constitue cependant pas, pour l auteur, un processus déterministe. Il peut, explique-t-il, «y avoir du jeu - répits ou soudaines accélérations - en fonction de l évolution de la guerre et du contexte international» (p. 202) et aussi en fonction du comportement des acteurs. Ce point n est pas secondaire : on peut toujours refuser de participer. L étude de Christopher Browning sur le 101 e bataillon de réserve de la police allemande a montré qu aucune réelle sanction n était 7

8 encourue par ceux, fort rares, qui exprimaient leur refus. Il est donc rigoureusement nécessaire de comprendre comment l on devient un instrument efficace de la politique du massacre. L impulsion centrale vient, avons-nous dit, du pouvoir légitime. Dans l exemple de la Shoah, on a déjà beaucoup discuté de la question de savoir quel est le moment déterminant pour rendre compte de la décision d extermination, ce qui renvoie à un débat plus général sur le rôle d Hitler. L appréciation de celui-ci se situe dans le cadre de la controverse historique entre intentionnalisme et fonctionnalisme. Rappelons sommairement les données de l affrontement. On peut concevoir l histoire de l Allemagne nazie comme la réalisation de la volonté de Hitler : conquête de l espace vital à l Est, victoire totale sur le bolchévisme, extermination des Juifs et guerre contre l Angleterre et les États- Unis pour la domination mondiale. Cette vision a été défendue par de nombreux historiens privilégiant l étude des intentions du Führer, d où le nom donné à ce courant : intentionnalisme. Pour d autres auteurs, au contraire, les singularités du nazisme ne sont pas épuisées par la considération de la personnalité de son chef. Comme tout régime, le régime nazi a été confronté à des contradictions économiques et sociales, à des intérêts politiques divergents et à des réactions internationales. Aussi, Hitler aurait-il, a posteriori, cherché à donner une cohérence à une politique qui en manquait singulièrement. En somme, privée de rationalité, la politique nazie se serait adaptée aux circonstances. Dans cette perspective, dite fonctionnaliste, l antisémitisme hitlérien compte moins que l enchaînement de décisions fortuites. Sémelin, là encore, fait utilement le point sur la question. La recherche de l intention, en matière criminelle, est naturelle. Mais comment appliquer cette notion au fonctionnement d une structure de pouvoir? De surcroît, elle «sousentend une vision simpliste du passage à l acte : il y aurait une séquence penséeaction, allant du projet de détruire une collectivité à sa mise en application» (p. 217). Raisonner ainsi, c est occulter «l énigme fondamentale que pose le meurtre de masse : celui de sa réalisation concrète [ ] et donc risquer de passer à côté de toute la complexité du développement de tels phénomènes» (ibid.). Il faudrait également être en mesure de déterminer le moment où la décision d extermination a été prise. Mais cette recherche est restée vaine. Aussi vaut-il mieux parler d un processus de décision, c est-à-dire «d un enchaînement de mesures qui, dans des circonstances toujours changeantes, évolue vers une solution de plus en plus brutale [ ]. Ainsi la dynamique qui conduit vers le meurtre de masse se construit-elle par effets cumulatifs, sans que ces différentes étapes aient été nécessairement programmées» (p. 221). On le constate, l auteur adhère, même s il ne le dit pas explicitement, à la conception fonctionnaliste. Cela ne signifie nullement qu il sous-estime l importance de la conception raciale de Hitler, faisant du Juif la source de tous les maux. Mais il est, comme nous, sensible au fait que l intentionnalisme, en concentrant les reproches sur la personne du chef suprême, présente le grave danger d exonérer de leur 8

9 responsabilité tous ceux qui ont participé à la folie nazie. En outre, les travaux les plus récents montrent que les intentions du Führer ont dû composer avec des facteurs qu il ne pouvait, à l évidence, totalement maîtriser. Il est incontestable que l idée d extinction totale des Juifs était présente dès le départ, mais elle ne put devenir une politique nationale qu au fil d événements en partie imprévisibles. Ainsi, durant cette sinistre période, l interaction entre fanatisme et pragmatisme fut constante, l obsession idéologique devant tenir compte des considérations tactiques, même si la fureur destructrice eut très souvent le dernier mot. On est donc invité à décrire le comment pour comprendre le pourquoi, ce qui implique de s intéresser au comportement des acteurs. L enquête historique permet d identifier dans chaque cas étudié deux types d acteurs violents, «à la fois distincts et complémentaires» (p. 222), ceux qui proviennent de l appareil d État et, plus ou moins dans l orbite étatique, ceux qui constituent des corps spécialisés de tueurs. Ces derniers s appuient sur l existence d un réseau de dirigeants directement reliés au chef de l État : Heydrich en Allemagne, Stanisic dans la Serbie de Milosevic ou Bagosora au Rwanda en sont d excellents exemples. Ces individus parviennent à instrumentaliser l appareil d État pour mettre en œuvre une politique du massacre. Ainsi, à la machine bureaucratique allemande mise au service du meurtre se superpose ce que Dieter Pohl nomme des «guerriers idéologiques» qui cherchent à court-circuiter les routines administratives pour réaliser les objectifs de mort du parti nazi. Dernier point pour rendre compte de ces dynamiques meurtrières : comment réagit l opinion publique? Si l on est parvenu au stade du meurtre de masse, c est que ceux qui pourraient venir en aide aux victimes ont, pour la plupart, renoncé. L auteur emprunte à des auteurs néerlandais, ayant parmi les premiers analysé le massacre de Srebrenica, une citation de Tacite, en totale adéquation avec son propos : «Le pire crime serait osé par quelques-uns, davantage le voudraient, tous le laisseraient faire». Disons, pour résumer la diversité des situations, que le spectre des réactions les plus fréquentes va de l indifférence collective à la participation populaire aux massacres. Il serait néanmoins injuste de ne pas mentionner l existence de ceux qui n ont pas oublié notre commune humanité, que Sémelin nomme des sauveteurs ordinaires, parmi lesquels figurent ceux que l on désigne du beau nom de Justes. Il reste à étudier ce qui est sans doute le plus énigmatique : les conduites des individus chargés d exécuter le massacre. Banalité du mal? L examen des conduites doit partir de l observation première suivante : les tueurs sont en groupe. C est ce dernier qui métamorphose des individus en massacreurs. Comment se produit cette métamorphose? Bien entendu, la dimension idéologique est essentielle. C est elle qui produit la peur et qui explique que l identité collective éclipse toutes nos autres identités significatives 9

10 (voir les analyses éclairantes de Georges Devereux dans «La Renonciation à l identité : défense contre l anéantissement», Revue française de psychanalyse, janvier-février 1967). Mais l idéologie n explique pas tout. Il faut, dit l auteur, qu elle soit associée à autre chose pour autoriser le basculement dans l horreur. Nous disposons, à cet égard, de trois types d interprétations. Nous passerons rapidement sur les deux premiers pour privilégier le troisième. On peut expliquer la participation au massacre par l intérêt et l envie. Il est peu contestable que de pareilles motivations économiques existent, mais elles ne parviennent pas réellement à rendre compte de la barbarie. On peut encore évoquer la socialisation à la violence, ce que l on pourrait nommer la fabrique des bourreaux. Mais l extrême brièveté de la formation préalable des tueurs rend cette hypothèse insuffisante. Ces explications sont fondées sur la prise en considération d une certaine forme de rationalité. Mais, nous l avons vu, c est l imaginaire de peur, de vengeance et de toute-puissance qui semble de nature à précipiter la tuerie. Ce qui, dès lors, apparaît crucial c est le fait d être sur le terrain : «Ce serait in situ, dans et par l action, que des groupes plus ou moins entraînés préalablement deviendraient des tueurs» (p. 294). A cet égard, nous ne pouvons que renvoyer à l ouvrage fondamental de Browning qui décrit comment des «hommes ordinaires» deviennent des meurtriers de masse. Quels sont les effets des pratiques de tueries sur les tueurs? La réponse de l auteur tient en une phrase : «Si le groupe permet de transformer l individu en tueur, la pratique répétée du massacre conduit celui-ci à se construire de nouvelles représentations des victimes de nature à lui faire justifier ce qu il fait» (p. 301.) On a ici une illustration de ce que le psychologue américain Leon Festinger a, en 1957, nommé «dissonance cognitive». En l espèce, pratiquer le massacre permet donc la production de rhétoriques justificatrices, dont l euphémisation est un élément constitutif. Pour mettre leurs représentations en conformité avec leurs conduites, les tueurs élaborent des cadres de sens, illustrant ainsi l humaine capacité à rationaliser les croyances pour justifier l injustifiable. La bonne conscience du tueur est ainsi, plus qu un préalable à l acte, une conséquence de celui-ci. Elle se trouve encore renforcée par ce que Sémelin nomme les légitimations divines. Et, de fait, Dieu est souvent convoqué pour servir de caution au massacre. Il arrive même que le bourreau se prenne pour Dieu, comme en témoigne la phrase du général Mladic, adressée aux musulmans de Zepa : «Rien ni personne, ni Allah ni les Nations unies, ne peuvent vous aider. Je suis votre Dieu» (cité par l auteur, p. 306.) L installation dans la pratique du massacre suppose encore un dispositif de bascule qui comprend deux ressorts complémentaires. D une part, le consentement à obéir dont la racine, comme l a bien vu Weber, est la conviction de servir une autorité légitime. D autre part, la conformité au groupe dont les fondements se situent dans la peur de se faire rejeter. Ce deuxième aspect reste sujet à débat. On sait que Daniel Goldhagen, dans Les Bourreaux volontaires de 10

11 Hitler. Les Allemands ordinaires et l Holocauste, a fortement relativisé l argument du conformisme, à ses yeux incapable d expliquer pourquoi la pression du groupe est allée dans le sens du crime et non du refus ou de la défection. D où l importance accordée à l idéologie, que Goldhagen appelle «antisémitisme éliminationniste», dans l explication du comportement criminel nazi. On peut regretter que cette interprétation, sur laquelle nous allons revenir infra, soit fort négligemment traitée par Sémelin (pp ). Cette controverse renvoie à l importante question de la «banalité du mal», selon l expression célèbre d Hannah Arendt. Qu entend celle-ci par banalité du mal? Il faut remarquer que la définition de cette notion est absente de l ouvrage consacré à Eichmann. En revanche, on la trouve, en 1971, dans un article de revue : «Par banalité du mal, j entends non pas une théorie ou une doctrine, mais quelque chose de tout à fait factuel, un phénomène de forfaits commis à une échelle gigantesque et impossible à rattacher à quelque méchanceté particulière, à quelque pathologie ou conviction idéologique de l agent, lequel se distinguait peut-être uniquement par une extraordinaire superficialité. Si monstrueux qu aient été les faits, l agent n était ni monstrueux ni démoniaque, et la seule caractéristique décelable dans son passé comme dans son comportement durant le procès et l interrogatoire de police était quelque chose d entièrement négatif : ce n était pas la stupidité, mais une curieuse et authentique inaptitude à penser» (Arendt, Considérations morales, Paris, Payot, 1996, pp ) Il ne faut pas se méprendre sur le sens de l expression. Arendt ne relativise pas ici la monstruosité du mal, mais pour elle la banalité de celui-ci est le résultat de celle de son auteur. Si Eichmann est banal, c est parce qu il ne pense pas (au sens philosophique du terme). La question est donc de savoir comment un homme «banal» peut commettre des crimes qui ne le sont pas. La réponse généralement apportée souligne qu il s agit d une affaire de circonstances. Ce qui implique, ainsi que l affirme Browning décrivant les hommes ordinaires du 101 e bataillon de police, l impossibilité de prédire de tels comportements criminels. On sait que Daniel Goldhagen s est élevé contre cette idée de l imprédictibilité. La raison en est simple. Si les réservistes de la police allemande ont agi ainsi, c est tout simplement parce qu ils n étaient pas des hommes ordinaires, à moins de considérer, comme le remarque ironiquement Ruwen Ogien, que l antisémitisme éliminationniste est une croyance morale ordinaire (La Panique morale, p. 186). Et c est bien sur ce point que l accent doit être mis. Si les hommes du bataillon de police ont pu participer sans états d âme aux exécutions, c est parce qu ils approuvaient la politique nazie d extermination. On peut néanmoins admettre qu ils aient progressivement adapté leurs croyances à leurs actions, comme le suggère la théorie de la dissonance cognitive. Mais, même dans cette hypothèse, on a du mal à admettre que tout homme, placé dans les mêmes conditions, aurait agi ainsi. Si nous apprenions, demande Ogien, que «notre propre père ou frère a massacré des quantités 11

12 d enfants, de vieillards, de handicapés, de civils sans défense, notre réaction ne serait probablement de dire ou de penser : Ce n est pas étonnant. Cela peut arriver à tout le monde. (ibid., p. 190). Il y a donc d excellentes raisons de réfuter la thèse de la banalité du mal. C est ce que fait clairement, malgré la distance prise avec l analyse de Goldhagen, Sémelin. En premier lieu, si Eichmann n était qu un fonctionnaire zélé, qui donc n avait pas à penser, d autres individus, à un niveau supérieur, avaient bel et bien un projet pour l Allemagne. Ensuite, l approche d Arendt n est pas généralisable. En raisonnant sur un seul individu, qui n a jamais participé directement aux massacres, elle ne peut percevoir pourquoi et comment s opère la transformation d un individu en tueur de masse. Enfin, l absence de pensée, à laquelle selon la philosophe allemande nous sommes tous enclins, ne conduit pas la plupart d entre nous au meurtre de masse de nos semblables. Ce qui manque à cette thèse, conclut l auteur, «c est surtout une réflexion sur la question du passage à l acte proprement dit» (p. 342). C est cette réflexion, absolument unique, à laquelle nous sommes conviés en lisant l ouvrage vertigineux et fondamental de Jacques Sémelin. Alain Policar 12

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