Évaluation de programme. PE202 Chaudières à efficacité intermédiaire PE210 Chaudières à condensation

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1 Société en commandite Gaz Métro Cause tarifaire 2008, R Évaluation de programme PE202 Chaudières à efficacité intermédiaire PE210 Chaudières à condensation Version finale Préparé par : Nathalie Archambault, conseillère efficacité énergétique évaluation et suivi Le 3 avril 2007 Original : Gaz Métro - 9, Document 6 (30 pages en liasse)

2 Table des matières 1 INTRODUCTION DESCRIPTION DES PROGRAMMES MISE EN CONTEXTE OBJECTIFS DES PROGRAMMES PLAN D'ÉVALUATION DES PROGRAMMES Méthodologie Les effets de distorsion Évaluation de l'impact énergétique Budget de l'évaluation ÉTAT DU MARCHÉ QUELQUES PRINCIPES DE BASE Mesure du rendement Normes et règlements LES TENDANCES LES PARTICIPANTS AU PROGRAMME DE CHAUDIÈRES À CONDENSATION PE UTILISATION DE LA CHAUDIÈRE SATISFACTION À L'ÉGARD DU PROGRAMME Les participants Les partenaires certifiés Gaz Métro (PCGM) COÛT DE LA CHAUDIÈRE ET MONTANT DE LA SUBVENTION Les participants Les partenaires certifiés Gaz Métro (PCGM) LES IMPACTS ÉNERGÉTIQUES LES OPPORTUNISTES MISE EN MARCHÉ DU PROGRAMME NOTORIÉTÉ ET DEGRÉ DE CONNAISSANCE DU PROGRAMME Les participants Les partenaires certifiés Gaz Métro LES AMÉLIORATIONS SOUHAITÉES Les participants Les partenaires certifiés (PCGM) CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS LES MESURES L ÉVALUATION RECOMMANDATIONS

3 6 LES PARTICIPANTS AU PROGRAMME DE CHAUDIÈRES À EFFICACITÉ INTERMÉDIAIRE (85% +) PE UTILISATION DE LA CHAUDIÈRE SATISFACTION À L'ÉGARD DU PROGRAMME Les participants Les partenaires certifiés Gaz Métro (PCGM) COÛT DE LA CHAUDIÈRE ET MONTANT DE LA SUBVENTION Les participants Les partenaires certifiés Gaz Métro LES IMPACTS ÉNERGÉTIQUES LES OPPORTUNISTES MISE EN MARCHÉ DU PROGRAMME NOTORIÉTÉ ET DEGRÉ DE CONNAISSANCE DU PROGRAMME Les participants Les partenaires certifiés Gaz Métro LES AMÉLIORATIONS SOUHAITÉES Les participants Les partenaires certifiés (PCGM) CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS LES MESURES L ÉVALUATION RECOMMANDATIONS

4 1 INTRODUCTION 1.1 DESCRIPTION DES PROGRAMMES Afin de promouvoir l'efficacité énergétique auprès de sa clientèle Gaz Métro offre, depuis 2001, des programmes de subvention afin de favoriser l'installation d'appareils à haute efficacité. Les programmes PE202 chaudières à efficacité intermédiaire et PE210 chaudières à condensation font partie des programmes du PGEÉ de Gaz Métro depuis Ces deux programmes visent les appareils dont l'usage final est le chauffage des locaux et des procédés, principalement pour la clientèle institutionnelle commerciale et industrielle. Ils visent autant les bâtiments existants que les nouvelles constructions et s'adressent à la fois aux clients existants de Gaz Métro et aux nouveaux clients aux tarifs 1,3 et M. Le PE202 est un programme favorisant le remplacement de chaudières existantes par celles affichant une efficacité de 85% et plus, qu'elles soient de faible capacité (< Btu/h) ou de forte capacité (> Btu/h), la norme minimale réglementaire étant de 80%. Les modèles en cuivre, fonte ou en acier, ainsi que les chaudières à vapeur, sont considérés dans ce programme. Toutefois, il exclut les chaudières à condensation. L'aide financière accordée se calcule en fonction de la capacité des appareils et varie entre 600$ et 6 000$. Le PE210 quant à lui, favorise le remplacement des chaudières existantes par des chaudières de grande capacité avec efficacité supérieure à 90%. Il s'agit de chaudières à condensation dont les coûts d'acquisition et d'installation sont très dispendieux. L'aide financière accordée se calcule en fonction de la capacité des appareils et varie entre 1 200$ et $. 1.2 MISE EN CONTEXTE Depuis son lancement, le programme de chaudières à condensation PE210 présente des résultats qui dépassent largement les objectifs. On remarque aussi que, dans les trois dernières années, les dépassements se sont accentués. Avant même la fin de l'année , un dépassement important par rapport à la prévision budgétaire se dessinait pour le programme PE210. La décision a donc été prise de débuter immédiatement l'analyse conjointe des deux programmes de chaudières PE202 (chaudières à efficacité intermédiaire) et PE210 (chaudières à condensation). Les résultats de l'année , présentés dans le rapport annuel 1, montrent que le dépassement a été d environ 3M$, soit 80% du dépassement global du PGEÉ. Il s'avère donc essentiel d'examiner de plus près les causes et facteurs qui ont provoqué cette situation. 1.3 OBJECTIFS DES PROGRAMMES Dans le cadre de la cause tarifaire , Gaz Métro prévoyait que le PE202, aurait un nombre de 215 participants qui généreront chacun des économies unitaires de 5 528m³ pour l'année Pour ce qui est du cas type de ce programme, la consommation de référence totale est de m 3 dont m 3 pour le chauffage de l espace seulement. Au global, des économies de m 3 et subventions versées de $ étaient prévues pour ce programme. Pour l année financière , le programme PE202 a compté 265 participants bruts pour des économies brutes de m 3 et des subventions de $. En appliquant un taux d opportunistes de 14%, on retrouve 228 participants nets, un dépassement de 6% par rapport à la prévision de 215, des économies nettes de m 3 par rapport à une prévision de m³ soit 89% de l'objectif et finalement des subventions accordées pour $, soit 89 % de l'objectif prévu à $. 1 R , SCGM -12, document 2 2 R , SCGM - 10 document 2 3

5 Pour le PE210, Gaz Métro prévoyait pour l'année un nombre de 205 participants avec des économies unitaires de m³. Pour ce qui est du cas type de ce programme, la consommation de référence totale est de m 3 dont m 3 pour le chauffage de l espace seulement. Des économies de m 3 et des coûts en subventions versées de $ sont prévus pour ce programme. Pour l'année financière le PE210 a compté 694 participants bruts pour des économies bruts de m³ et des subventions de $. Le taux d'opportunistes est de 9% pour ce programme, on retrouve donc 556 participants nets soit 544% de réalisation par rapport à la prévision de 114, et des économies nettes de m³ PLAN D'ÉVALUATION DES PROGRAMMES Méthodologie Ce rapport d'évaluation présente les résultats de diverses mesures réalisées afin d'évaluer les programmes de chaudières à efficacité intermédiaire > 85% (PE202) et chaudières à condensation > 90% (PE210). Le processus d'évaluation a été le même pour les deux programmes. Il comporte plusieurs étapes et mesures qui ont été réalisées afin de tracer un portrait complet de la situation afin d'apporter les correctifs si requis. Les résultats seront présentés distinctement pour chacun des programmes. D'abord, une étude auprès des participants à chacun des programmes a été réalisée. Les informations recueillies portaient sur la satisfaction envers le programme, l'usage final de l'appareil, le matériel de fabrication de l'appareil, etc. On retrouve les détails pour chacun des rapports sur la collecte de données au début des sections 3 et 6 du rapport. En second lieu, un sondage téléphonique en profondeur et dans certains cas un entretien en face à face ont été réalisés par la firme Extract Marketing auprès de 11 partenaires certifiés Gaz Métro (PCGM) ou entrepreneurs installateurs, afin de mesurer, entre autres, leur satisfaction à l'égard du programme de chaudières, l'effet de la subvention sur les ventes, la qualité perçue à l'égard de certaines marques, etc. Bien que les firmes ayant un volume d'activité élevé furent privilégiées, afin de s'assurer une cueillette d'information représentative, des moins actives ont aussi été rencontrées. Les PCGM interrogés installent 43% des chaudières à haute efficacité subventionnées par Gaz Métro, via les programmes du PGEÉ. Troisièmement, une étude a été menée par le CTGN (Centre des technologies du gaz naturel) dans le but d'évaluer le surcoût des appareils à haute efficacité par rapport aux appareils standards, les économies de gaz naturel et une comparaison avec les critères d'admissibilité au programme d autres distributeurs de gaz naturel au Canada. À cela est venu s'ajouter la visite de 37 sites où avaient été installées 26 chaudières à efficacité intermédiaire et 44 chaudières à condensation. Le but de ces visites était, entre autres, de s'assurer que des chaudières à condensation n'étaient pas installées pour des applications où la condensation n'est pas possible. En conclusion, seront présentés les divers aspects qui constituent le «Mix marketing» des programmes de chaudières à efficacité intermédiaire et chaudières à condensation avec une appréciation de chacune des composantes des «4P», soit le produit, le prix (subvention), la promotion et la distribution. Cette mise en perspective permettra une analyse plus juste des forces, faiblesses et ajustements à apporter au programme. 1 R , SCGM-10, document 2 2 R , SCGM-12, document 2 4

6 «Mix Marketing» Produit Marché cible Distribution Variété Qualité «Design» Particularité Nom Mise en marché Taille Service Garanties Retour Prix Liste de prix Rabais Période de paiement Financement Promotion Promotion spéciale Publicité Force de vente Relations publiques Marketing direct Canaux distribution Couverture Localisation Inventaire Transport Source : Traduction libre de Kotler, P. et al. «Marketing Management», Pearson Prentice Hall, Les effets de distorsion Les opportunistes («free riders») ont été mesurés séparément pour chacun des programmes à l'aide de quatre questions posées lors d'un sondage téléphonique auprès des participants (page 15) Évaluation de l'impact énergétique Les résultats des sondages pour chacun des programmes seront croisés avec les données des participants respectifs. L'évaluation tentera de présenter l'impact réel de ces programmes, de calculer des indicateurs clés, et de réviser le cas échéant, les cas types utilisés dans le calcul des prévisions du PGEÉ que l'on retrouve dans les causes tarifaires Budget de l'évaluation Le budget de recherche dépensé pour l'évaluation des deux programmes de chaudières totalise un montant de $. La somme a été investie en recherche de données secondaires, sondages et expertise technique. 2 ÉTAT DU MARCHÉ Bien que les chaudières soient une composante majeure des équipements commerciaux et industriels et qu'elles représentent une grande partie de la consommation énergétique d'une entreprise, peu d'informations ou études sont disponibles afin de dresser un portrait du marché canadien des chaudières. Les quelques lignes qui suivent proviennent du résumé d'études américaines consultées et serviront dans la réflexion sur les paramètres du programme. 2.1 QUELQUES PRINCIPES DE BASE Les chaudières produisent de l'eau chaude ou de la vapeur qui est ensuite utilisée pour les procédés industriels ou pour le chauffage des locaux et de l'eau sanitaire. Les chaudières jouent un rôle important dans la production et la génération du chauffage et de l'électricité (cogénération). La plupart des chaudières renferment trois composantes principales : un brûleur qui convertit le combustible en chaleur, un échangeur de chaleur qui transfère la chaleur à de l'eau ou de la vapeur et un récipient qui renferme l'eau à chauffer. Une cheminée permet d'évacuer les sous-produits de combustion (gaz de combustion) et l'eau chaude ou la vapeur est acheminée par un système de distribution aux points d'utilisation (figure 1). Par le passé, le charbon, le bois ou autres combustibles fossiles étaient 5

7 utilisés dans les chaudières. Aujourd'hui, on mise plutôt sur l'utilisation du gaz naturel ou du mazout. La durée de vie d'une chaudière est d'environ 25 ans Mesure du rendement Les chaudières se différencient entre elles par leur configuration, leur grosseur et la qualité de la vapeur ou de l'eau produite. La taille d'une chaudière est habituellement mesurée en fonction de la quantité d'énergie injectée à l'entrée de la chaudière (1 000 Btu/heure). Elle peut aussi être mesurée par la quantité en livre de vapeur (pph) émise à sa sortie. Les chaudières affichant une puissance calorifique comprise entre Btu/h et Btu/h se caractérisent par leur rendement thermique : Le rendement thermique est une valeur mesurée uniquement en régime permanent et qui ne tient pas compte de l'effet des pertes de chaleur dues à un fonctionnement cyclique ou transitoire. C'est ce rendement qui nous intéresse. Cependant cette mesure diffère du rendement énergétique annuel (AFUE) nominal, qui mesure le rendement moyen d'un système sur une période d'un an. L'AFUE nominal tient compte du fonctionnement en régime cyclique de l'unité de chauffage et des pertes d'énergie qu'elle subit en réponse aux fluctuations de charge lesquelles dépendent des changements de temps et du réglage des thermostats par les occupants. Puisque ces efficacités sont souvent confondues, il est donc important de s'assurer de la nature de celles publiées par le manufacturier et de connaître dans quelles conditions d'opération elles ont été obtenues Normes et règlements Au Canada, les chaudières au gaz naturel et au mazout qui produisent moins de Btu/h sont régies par la Loi sur l'efficacité énergétique. Aucune norme canadienne similaire n'existe pour les chaudières de plus de Btu/h contrairement à ce qu'il se fait aux États-Unis, où elles doivent respecter des normes prescrites par la National Energy Policy Act. Selon cette loi, le rendement thermique en régime permanent des grosses chaudières à gaz doit être d'au moins 80%. 2.2 LES TENDANCES Les économies d'énergie et l'augmentation du niveau d'efficacité sont devenues des critères et des facteurs de différenciation importants dans le marché commercial et institutionnel des chaudières, principalement à cause du prix élevé de l énergie. Aux États-Unis, les manufacturiers de chaudières et les utilisateurs sont devenus très conscients de la volatilité de la demande du pétrole et portent dorénavant, plus d'attention à l'économie du carburant et de l'énergie en général. 6

8 Bien que les économies d'énergie et l'augmentation du niveau d'efficacité soient présentes dans tous les segments du marché des chaudières, jusqu'à maintenant seules les chaudières modulantes ont réussi à satisfaire à ces nouvelles exigences, d'où l'augmentation des revenus dans ce segment. D'ailleurs, les manufacturiers nord-américains envisagent la possibilité de s'associer avec des compagnies européennes, de manière à produire des chaudières plus efficaces et à la fine pointe de la technologie. Plusieurs données historiques tendent à montrer que les ventes de chaudières ont été relativement basses aux États-Unis depuis les trente dernières années 1. Cela laisse donc sous-entendre qu'une bonne majorité des chaudières existantes a plus de trente ans et qu'elles devront donc être remplacées dans un avenir plus ou moins rapproché. Actuellement, les chaudières à haute efficacité sont divisées en trois groupes : la chaudière qui ne condense pas, la chaudière près de la condensation («near condensing») et la chaudière à condensation. Alors que les autres chaudières évacuent la vapeur d'eau avec les gaz de combustion, celles à condensation la récupèrent et utilisent cette chaleur pour chauffer l'eau du circuit de chauffage, ce qui explique leur performance exceptionnelle. Comme ce type d installation produit de l'eau de condensation légèrement acide, les chaudières à condensation doivent être fabriquées dans un alliage silicium-aluminium ou en inox, ce qui explique son coût de 2 à 3 fois plus élevé que celui des chaudières standards. La chaudière à condensation au gaz naturel peut permettre une réduction de la consommation énergétique de 15 à 20 % par rapport à une chaudière standard récente et de 30 à 40 % par rapport à un modèle standard de plus de 15 ans. L'étude de facturation présentée plus loin et complétée à l aide de l analyse des dossiers de 160 participants au PE210 a démontré que 72% des participants affichent une baisse de consommation depuis l'installation de la chaudière à condensation. On explique que le gain énergétique réalisé grâce à une chaudière à condensation se situe à deux niveaux : Condensation de la vapeur d'eau des fumées (pour une chaudière gaz, gain maximum de 11 % du pouvoir calorifique inférieur PCI). On parle de gain en chaleur latente. Diminution de la température des fumées grâce à l'augmentation de la surface d'échange (de 150 C à.45 C) on parle de gain en chaleur sensible. Pour comparer le rendement des chaudières à condensation et celui des chaudières classiques, il faut comparer leur rendement global annuel ou rendement saisonnier. De cette manière toutes les pertes de la chaudière (par les fumées, par rayonnement et d'entretien), en fonction de la charge réelle de la chaudière durant toute la saison de chauffe sont prises en compte. Ce gain réel obtenu par une chaudière à condensation est difficile à estimer d'une manière générale car il dépend de la température d'eau qui irrigue la chaudière et qui est évidemment variable (elle dépend de la courbe de chauffe choisie et donc du surdimensionnement des émetteurs). 1 Characterization of the U.S. Industrial/Commercial Boiler population. Oak Ridge National laboratory 7

9 Exemple: Source:http://mrw.wallonie.be/energieplus/CDRom/chauffage/equipement/chauequchaudieretion.htm Représentation du rendement utile (sur PCI) d'une chaudière à gaz traditionnelle et d'une chaudière à condensation. Par exemple, avec une température d'eau de 40 C, on obtient des produits de combustion d'environ 45 C, ce qui représente des pertes de 2 % en chaleur sensible et des pertes de 5 % en chaleur latente (on gagne sur les 2 tableaux). Le rendement sur PCI est donc de : ((100-2) + (11-5)) / 100 = 104 % À l'inverse la chaudière qui ne condense pas ne récupère pas la chaleur latente provenant des gaz de combustion, elle opère donc à basse efficacité. Cependant, à cause de son coût de fabrication relativement bas, elle domine le marché américain. Le marché des chaudières à condensation quant à lui, représente une très petite proportion (environ 2%) du marché global des chaudières 1 en Amérique du Nord. Dans un contexte où les conditions du marché seraient identiques à celles d'aujourd'hui, les prévisions pour 2020 resteraient à 2% du marché global. Les besoins techniques spécifiques des appareils viennent limiter l'adaptabilité des chaudières à condensation dans plusieurs secteurs commerciaux. De plus, leur fabrication exige des matériaux spécialisés, résistants à la corrosion et des contrôles sophistiqués qui impliquent des coûts d'installation qui sont de l'ordre de 3 fois le prix d'une chaudière standard. Mais au-delà de tout, la barrière la plus importante serait l'absence d'infrastructure ou d'organisation pour promouvoir la technologie et faire de la formation 1 Source: Consortium for Energy Efficiency A market assessment for condensing boilers in Commercial heating applications 8

10 3 LES PARTICIPANTS AU PROGRAMME DE CHAUDIÈRES À CONDENSATION PE210 Tel que mentionné à la section 1.2, depuis trois ans, les résultats du programme PE210 chaudières à condensation, dépassent largement les prévisions. Le tableau ci-dessous, démontre la croissance considérable du nombre de participants depuis les trois dernières années et le dépassement de 3M$ pour l année Tableau 1 Évolution du PE210 Participants Économies m³ Budget $ Prévus Réalisés % Prévues Réalisées % Prévu Réalisé % Afin de tenir compte d'une série de facteurs touchant ce programme, les informations de base sur les participants ont été analysées et un sondage téléphonique a été complété auprès des bénéficiaires du programme, ainsi qu'auprès de partenaires certifiés Gaz Métro, certains ayant même été rencontrés en entrevues face-à-face. Plusieurs aspects ont été mesurés dont la satisfaction face au programme, le taux d'opportunistes, la satisfaction des partenaires face à Gaz Métro et l'impact des subventions sur leurs activités. L'enquête a été réalisée à l'aide d'un sondage téléphonique auprès des participants opérant dans les secteurs commercial, industriel et institutionnel, qui ont bénéficié d'une subvention pour une chaudière à condensation (PE210) d octobre 2002 à septembre Le questionnaire, d'une durée moyenne de treize minutes, a été élaboré par Extract Recherche Marketing en collaboration avec Gaz Métro. Il a été pré-testé auprès de cinq répondants. La collecte de données a été réalisée par la firme Ténor Marketing, un partenaire d'extract Recherche Marketing, à partir d'une liste partielle de 381 clients ayant participé au programme, liste fournie par Gaz Métro. La collecte de données s'est déroulée du 17 octobre au 10 novembre Au total, 161 répondants ont participé à cette étude portant le taux de réponse à 65% (calculé selon les normes de l'association de l'industrie de la Recherche marketing et Sociale (AIRMS)).La marge d'erreur associée à cet échantillon (n=161) est de ± 5,9%, 19 fois sur 20. Parmi les gens interrogés, 91% ont été impliqués dans la décision de participer au programme de subvention et la moyenne d'expérience des répondants dans leur domaine d expertise est de onze ans. 3.1 UTILISATION DE LA CHAUDIÈRE Parmi l'ensemble des répondants, 63% disent avoir remplacé leur chaudière, les principales raisons mentionnées étant la désuétude de cette dernière et des économies potentielles à réaliser avec les appareils à haute efficacité. L'usage principal des chaudières à condensation est sans contredit la chauffe avec 91% des répondants qui l'utilisent pour cette fonction, dont 76% l'utilise uniquement pour la chauffe 1 R , SCGM-12, document 2 2 R , SCGM-12, document 2 3 R , SCGM-12, document 2 4 R , SCGM-12, document 2 9

11 Les marques le plus souvent subventionnées sont NY Thermal (n=55 ou 34%) et Camus (n=30 ou 18%) pour un total de 52%. Relativement à la moyenne d'heures d'utilisation de la chaudière, les répondants l ont estimée à heures par année, alors que près de la moitié des gens (48%) n'ont pu répondre à la question (voir figure qui suit). Source: Extract Recherche Marketing, Étude sur la satisfaction des bénéficiaires du programme PE210 PE202 et des partenaires certifiés Gaz Métro Considérant que les heures d'utilisation des appareils ont été obtenues via le sondage et donc sur la base de perceptions plutôt que par des relevés techniques, il est permis de douter de la fiabilité du résultat. En effet, le nombre très élevé de répondants qui ont dit ne pas savoir ou qui n'ont pas répondu (48%), vient mettre en évidence la complexité pour un client de répondre à cette question via un sondage. D'ailleurs, en faisant le lien avec les données sur l'utilisation principale des chaudières (76% des gens utilisent la chaudière uniquement pour la chauffe) avec le nombre d'heures d'utilisation estimées par le même sondage (4 133 heures/an), on constate qu'il y a un nonsens. En effet, heures réparties sur 365 jours signifie que la chaudière fonctionnerait en moyenne durant 11 heures, chaque jour. Compte tenu que 76% des répondants disent l'utiliser pour la chauffe uniquement, cela indique qu'elle ne fonctionne qu'en saison froide, soit d octobre à avril (212 jours/an), environ 7 mois par année, ce qui nous amène à 19 heures par jour de fonctionnement. Ce résultat démontre clairement que le nombre de heures issu des réponses du sondage est surévalué. La formule suivante sert actuellement à calculer les économies à attribuer aux participants du programme PE210 : Volume annuel de consommation = MmBTU/h X H (5 316) MmBTU/h = Capacité de l'appareil exprimé en millions de Btu H = Nombre d'heures annuelles d'opération = Pouvoir calorifique d'un m³ de gaz naturel Afin de faire certaines vérifications l'algorithme d'ingénierie a été utilisé avec les volumes réels de consommation des participants après implantation de la nouvelle chaudière. Le nombre d'heures annuelles d'opération (H = 5 316) actuellement utilisé dans le cas type, est issu d'un sondage téléphonique réalisé lors de l'évaluation du programme en juin Toutefois, à ce moment, l'échantillon était petit (n=5) et l'utilisation de la chaudière pour des usages multiples. Le profil des premiers participants ne ressemble pas à celui des participants récents au programme. Il est intéressant de noter qu'avant l'évaluation le nombre d'heures utilisées était de En isolant la variable H (nombre d'heures annuelles d'opération) et en utilisant une moyenne de trois ans de consommation sur un échantillon de 76 participants et les capacités d appareils qu ils ont installés, on obtient une utilisation moyenne égale à heures. 10

12 3.2 SATISFACTION À L'ÉGARD DU PROGRAMME Les participants Afin d'évaluer la satisfaction des participants au programme de chaudières à condensation, l'enquête a sondé six aspects du programme : le travail de l'entrepreneur, plus spécifiquement l'installation, la documentation et formulaires à compléter, les outils de communication reçus, les économies réellement réalisées, le montant de subvention accordé et le montant déboursé pour l'achat de la chaudière après subvention. L analyse des résultats a permis de déceler trois aspects où les participants au programme sont le plus insatisfaits. Le premier aspect qui ressort est le travail des entrepreneurs. Un pourcentage de 87% des répondants ont dit être satisfait du travail des entrepreneurs (60% étant très satisfait) tandis que 12% ont mentionné être peu ou pas du tout satisfait du travail des entrepreneurs, la principale raison mentionnée étant la qualité d'installation. Concernant la qualité d'installation, l'étude du CTGN cite certains intervenants en entretien qui ont mentionné le manque de formation offerte aux installateurs et techniciens d'entretien, l'arrivée sur le marché d'appareils qui n'étaient pas tout à fait à point et rodés et les analyses de combustion nécessaires à l'ajustement des appareils qui sont rarement faites lors de l'installation, principalement car les installateurs, en grande majorité, ne possèdent pas d'analyseurs de combustion. Toutefois, le sondage a révélé qu il semble exister une relation entre la marque de l'appareil installé et la satisfaction du client. Marque Peu ou pas du tout satisfait du travail des entrepreneurs Assez ou très satisfait du travail des entrepreneurs Camus (n=29) 28% 72% NY Thermal (n=55) 5% 95% Lochinvar (n=15) 13% 87% Weil-Mclaean (n=14) 7% 93% Source: Extract Recherche Marketing: Étude de la satisfaction des nouveaux bénéficiaires des programmes PE202 et PE210 Le deuxième point concerne les économies d'énergie réalisées. 66% des répondants ont affirmé être satisfaits des économies réalisées tandis que 12% l'étaient peu ou pas du tout alors que près du quart des répondants ont été incapables de se prononcer. Aucune convergence n'existe entre la marque de l'appareil installé et l'insatisfaction. La principale raison d insatisfaction mentionnée porte sur l'inefficacité perçue de la chaudière. Finalement, concernant le montant déboursé après subvention, 76% se disent satisfaits et 15% le sont peu ou pas du tout. Marque Peu ou pas du tout satisfait du montant déboursé après subvention Assez ou très satisfait du montant déboursé après subvention Camus (n=27) 37% 63% NY Thermal (n=53) 6% 94% Lochinvar (n=13) 23% 77%. Weil-Mclaean (n=13) 23% 77% Source: Extract Recherche Marketing: Étude de la satisfaction des nouveaux bénéficiaires des programmes PE202 et PE Les partenaires certifiés Gaz Métro (PCGM) Tous les PCGM sont assez satisfaits (7) ou très satisfaits (3) des programmes. Ils ont manifesté une attitude positive envers Gaz Métro sans la moindre hésitation, mais certains aspects concernant l'appareil administratif créent de l'insatisfaction. Entre autres mentions, on parle de la perte de document, du non retour des appels et de la quantité trop grande de documents. Par contre, certains PCGM ont exprimé en sus une série de commentaires négatifs à l endroit de certaines marques de chaudières et des problèmes qu elles leur engendraient. 11

13 3.3 COÛT DE LA CHAUDIÈRE ET MONTANT DE LA SUBVENTION Les participants Une proportion de 89% des répondants dit être satisfaite du montant de la subvention accordée. Par contre, 15% ont dit être peu ou pas satisfaits du tout du montant total déboursé après subvention, mentionnant le coût trop élevé de l'appareil, les bris et la mauvaise installation (deux aspects sans relation avec le coût d'acquisition). Un nombre de 95 répondants ont été en mesure de préciser que le montant total déboursé après subvention pour l'achat et l'installation d'une nouvelle chaudière est en moyenne de $. Selon l'étude du CTGN on peut présumer que le coût d'installation est égal à deux fois le prix de l'appareil. L étude a aussi permis de vérifier que les subventions accordées ne permettaient pas, de manière générale, de rendre un appareil à condensation moins coûteux qu'un appareil standard (graphique 8.14). Toutefois, l étude démontre que dans le cas des chaudières à condensation bon marché apparues depuis quelques années sur le marché le montant des subventions accordées rendent leurs acquisitions moins coûteuses sinon équivalentes à l'acquisition d'un appareil à efficacité standard. 12

14 Puisqu un nombre suffisant de chaudières à condensation Camus ont été installées, l analyse des coûts versus les subventions a été effectué sur les modèles de cette marque afin d avoir une évaluation des subventions dans le cas des modèles à bas prix. En effet, les prix d'achat observés pour les chaudières à condensation Camus MicoFlame et Camus DynaFlame sont grandement inférieurs aux prix d'achat moyen des autres appareils. Un écart de plus de 10$/k Btu est obtenu pour ces dernières bien qu'ils demeurent supérieurs aux prix d'achat des appareils standard. Le résultat du graphique précédent est très révélateur pour Gaz Métro. Ainsi, la structure de subvention pour ce type de programme doit faire en sorte de ne payer uniquement qu une partie du surcoût des appareils hautement efficaces favorisant aussi une implication de la part du client. Hors, l'arrivée de modèles de chaudières à condensation à bas prix fait en sorte que la subvention paie plus que le surcoût comme l a démontré l étude du CTGN. Selon les chiffres de participation au programme PE210, les modèles identifiés à bas prix représentent 61% de tous les participants à ce programme. Ces résultats laissent croire que les participants vont plutôt baser leur critère d'achat sur le coût d'acquisition le plus bas possible plutôt que de penser à plus long terme et baser leur processus décisionnel en fonction des coûts d'opération. L'étude du Consortium for Energy Efficiency 1 vient d'ailleurs renforcer cette hypothèse en mentionnant que la plupart des propriétaires de bâtiments commerciaux qui ne payent pas la facture d'énergie de leurs locataires, baseront leur décision d'achat en fonction du coût total de la chaudière incluant l'installation. Ils seront donc moins tentés d'acheter une chaudière à condensation haut de gamme compte tenu du coût onéreux que cela engendre. L'apparition de modèles à bas prix est donc venue accentuer de manière importante l'écart de coûts entre des modèles de même capacité rendant pratiquement caduque le fait d avoir une liste unique basée sur la capacité de l appareil uniquement. Ces modèles à bas prix provoqueraient même, selon les observations du CTGN et certains distributeurs d'appareils, l'installation de chaudières à condensation pour des applications où la condensation n'est pas possible. Aucun chiffre, proportion ou confirmation n'a toutefois été fourni au CTGN Les partenaires certifiés Gaz Métro (PCGM) Tous les partenaires ont mentionné que les subventions sont nécessaires pour permettre le passage aux appareils à la haute efficacité. Sans celles-ci le retour sur l investissement serait trop élevé, ce qui permet de réduire l'écart entre l'appareil standard et l'appareil haute efficacité 1 Source: A market assessment for condensing boilers in commercial heating applications

15 Concernant la façon actuelle d'octroyer les subventions pour les clients dont le volume consommé est de moins de m³, c'est-à-dire soit en fonction des Btu ou des pieds cubes à chauffer, les partenaires mentionnent que le fait d'avoir une seule grille en fonction des Btu, pourrait provoquer des abus parce qu'on offrirait des appareils surdimensionnés afin de hausser le montant de subvention. Cependant une chaudière surdimensionnée coûtera non seulement plus cher à l achat, mais engendrera une surconsommation non négligeable. D'autres aspects furent mentionnés comme améliorations potentielles telles que, «le programme de subvention devrait encourager le «gaz à gaz» ou «Gaz Métro devrait donner plus de subventions pour les chaudières à condensation» ont été proposées comme suggestions d'amélioration. 3.4 LES IMPACTS ÉNERGÉTIQUES Compte tenu des coûts engendrés, Gaz Métro ne procède pas à l'évaluation des impacts énergétiques par du mesurage. Une analyse des données de facturation de 160 clients ayant obtenu une subvention pour l'installation d'une chaudière à condensation dans le cadre du programme PE210 a néanmoins été réalisée. Cette méthode consiste à mesurer l'écart de consommation entre deux périodes, soit avant et après l'installation du nouvel appareil. De façon à ne pas biaiser les résultats, l'analyse a été faite à partir de données normalisées pour éliminer l effet de température. Les participants avec ajout de charge, les nouvelles constructions et les nouveaux clients dans des bâtiments déjà existants ont été exclus puisque qu aucune consommation pré-implantation ne peut être obtenue. En se basant sur la moyenne de consommation (des trois années précédant l'année d'installation et sur la moyenne de consommation des trois années subséquentes (lorsque cela est possible), une baisse de consommation est observée chez 72% des participants. L'analyse a aussi révélé que le cas type actuellement utilisé semble surévaluer la taille des participants par rapport à ce que nous avons observé réellement chez les 160 participants de notre échantillon. Compte tenu que le cas type date de juin 2004 et que l'échantillon était relativement petit à ce moment (n=53), cela pourrait expliquer la surévaluation de la consommation du cas type actuellement utilisé comme base de référence. D'ailleurs, avant cette révision, le cas type de référence se rapprochait beaucoup plus de ce que nous observons aujourd'hui. Le tableau 2 permet toutefois de constater, par le pourcentage d économies de 12,7% par rapport à la consommation totale, qu'effectivement nous observons une baisse de consommation après l'installation de la chaudière à condensation chez l'ensemble des participants au PE210. Il faut bien comprendre que ce pourcentage inclut non seulement les économies attribuées au passage de l'efficacité standard à celle de la haute efficacité (représenté dans le cas type par le m³) mais aussi les économies tendancielles, ainsi que tout changement dans la production, les heures de fonctionnement, l enveloppe du bâtiment, etc. La seule manière d isoler ces facteurs serait d'avoir recours à du mesurage en temps réel, technique plus précise que l'analyse de facturation mais beaucoup plus onéreuse. Néanmoins on constate que les économies observées vont au-delà de celles actuellement attribuées dans le cas type, qui sont elles, uniquement liées au passage de l'efficacité standard à la haute efficacité. Enfin notons que par rapport aux chaudières à haute efficacité, les chaudières à condensation au gaz naturel ont un rendement supérieur de 6 à 9 % 14

16 Tableau 2 Cas type Cas type actuel Consommation moyenne observée Consommation moyenne observée Avant révision de juin Après révision juin Avant installation de l'appareil (n=160) Après installation de l'appareil (n=160) Consommation Chauffage (m³) Consommation base (m³) Consommation totale (m³) Économies % Économie 9 4% 6,0% 12,7% 3.5 LES OPPORTUNISTES Selon les réponses au sondage, la proportion de participants au programme de chaudière à condensation qui auraient installé l'appareil même si Gaz Métro n'avait pas offert de subvention (opportunistes ou «free riders») s'élève à 20%. Pour qu'un participant soit considéré comme un opportuniste il fallait qu'il réponde oui aux questions 1 et 3 et réponde «haute efficacité» à la question 2. Voici les trois questions posées par Extract Marketing lors de l'enquête téléphonique: 1. Avant de connaître l'existence du programme d'aide de Gaz Métro pour les appareils à haute efficacité, aviez-vous déjà prévu acquérir une nouvelle chaudière? 2. Aviez-vous déjà prévu acquérir un appareil haute efficacité ou un appareil standard? 3. En d'autres termes, si le programme de Gaz Métro n'avais pas existé auriez-vous tout de même acquis un appareil haute efficacité? Une quatrième question avait pour but de venir appuyer les résultats obtenus.on demandait aux répondants «Si le programme de gaz Métro n'avait pas existé, auriez-vous acquis un appareil standard plutôt qu'à haute efficacité?» 4 MISE EN MARCHÉ DU PROGRAMME 4.1 NOTORIÉTÉ ET DEGRÉ DE CONNAISSANCE DU PROGRAMME Les participants Au niveau de la notoriété du programme, les entrepreneurs/installateurs (moyens indirects) sont la première source d'information du client (45%). Dans 39% des cas les répondants ont pris connaissance du programme par les moyens de communication directs tels que le représentant (27%), un envoi postal (2%), une publicité Gaz Métro (2%), le site Internet de Gaz Métro (5%), le centre de réception des appels de Gaz Métro (2%) et les salons d'exposition (1%) Les partenaires certifiés Gaz Métro Pour leur part, les PCGM affirment faire systématiquement la promotion du programme. Selon eux, les programmes de subvention sont un excellent outil de vente et le fait que généralement les clients soient déjà informés des programmes vient aider à conclure la vente. Les subventions du PGEÉ sont selon eux essentielles à faire acheter des appareils plus coûteux mais plus efficaces à leurs clients. 1 R , SCGM-9, document 2 2 R , SCGM-10, document 2 15

17 Ils ont aussi mentionné que les outils de communication proposés par Gaz Métro sont adéquats, que les brochures et les catalogues sont bien conçus. 4.2 LES AMÉLIORATIONS SOUHAITÉES Les participants Parmi les 161 répondants qui ont participé au sondage, plusieurs ont émis des suggestions et pistes d'amélioration pouvant être regroupées sous 3 thèmes: Le service Gaz Métro (25 mentions) Les participants ont mentionné qu'ils aimeraient avoir un retour d'appel de la part des représentants, plus d'exactitude concernant l'information donnée par les représentants sur les montants de subvention octroyés et finalement améliorer la compétence du service à la clientèle. Les subventions (35 mentions) Les bénéficiaires du programme PE210 ont davantage exigé une hausse des subventions que les bénéficiaires du PE202. L'installation des chaudières (11 mentions) Les bénéficiaires considèrent que le travail des entrepreneurs et installateurs n'est pas toujours adéquat, 14% ont exprimé leur insatisfaction par rapport au travail de ceux-ci. Aussi une proportion de 12% des bénéficiaires étaient peu ou pas du tout satisfaits des économies réalisées Les partenaires certifiés (PCGM) Parmi les suggestions ou commentaires des PCGM on ressort les suggestions suivantes: Le programme d'aide financière devrait encourager le «gaz à gaz» Gaz Métro devrait donner davantage de subventions Améliorer les délais de traitement des subventions pour le secteur commercial Gaz Métro devrait encourager les PCGM qui favorisent l'utilisation du gaz naturel, en leur accordant davantage de contrats 5 CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS Cette dernière section du rapport comporte trois parties. D'abord, une première partie portant sur les mesures et qui présente les principaux résultats du rapport d'évaluation. En second lieu, la section évaluation présente l'interprétation que nous faisons des résultats observés, principalement en faisant le lien avec les composantes du modèle «Mix marketing». Finalement, les recommandations prônées dans le but d améliorer le programme de chaudières à condensation. 5.1 LES MESURES Le présent rapport a permis de constater que le programme connaît un succès auprès de la clientèle affaires (CII) de Gaz Métro, autant à cause de préoccupations énergétiques qu'économiques. Il est aussi venu confirmer la nécessité du réajustement de certains paramètres de ce programme, qui à l'heure actuelle causent de sérieux écarts budgétaires à l ensemble du PGEÉ. La tendance actuelle du marché nous porte à croire que les chaudières à condensation sont en train de prendre leur essor et qu'elles occuperont une place plus importante dans le marché des chaudières. Il faudra toutefois que certains ajustements soient faits de la part de plusieurs intervenants du marché, incluant Gaz Métro. Le tableau ci-dessous montre l'importance relative du programme PE210. Il comptait en pour 36% des coûts totaux du PGEÉ, alors qu'il générait 22% des économies en terme de mètres cubes nets. 16

18 Coûts totaux PE210 ($) Coûts totaux PGEÉ ($) Économies totales PE210 (m 3 ) Économies totales PGEÉ (m 3 ) Données Proportion PE210 36% 22% 5.2 L ÉVALUATION Il se révèle intéressant de comparer le programme de chaudière à condensation à un bien de consommation et valider sa performance quant au «4P» du «Mix marketing», soit le prix (subvention), le produit, la promotion, et la distribution. Le tableau de la page suivante résume l'évaluation du programme de chaudières à condensation selon le modèle des «4P». On observe que la principale faiblesse se trouve par rapport au produit, (négatif dans la qualité de l'installation). Présentation du PE210 chaudières à condensation en relation avec les 4P du marketing, PRIX PRODUIT 89% des participants sont assez ou très satisfaits du montant de subvention accordée. Coût total déboursé après subvention est élevé compte tenu des bris et de la mauvaise installation: certaines marques créent plus d'insatisfaction que d'autres. Les chaudières à condensation demandent une technologie de pointe et le coût d'installation est de l'ordre de deux fois le prix de la chaudière standard. Les subventions permettent aux clients au gaz naturel de passer à la haute efficacité. PROMOTION 61% participants ont fait l'achat d'appareils à bas prix et certains problèmes sont ressortis sur le marché. L'insatisfaction se situe au niveau de la qualité de l'installation: formation déficiente auprès des installateurs, certaines marques créent plus d'insatisfaction que d'autres. Les économies d'énergie réalisées : inefficacité de la chaudière, installe-t-on des appareils à condensation là où ce n'est pas possible ou requis? DISTRIBUTION Le produit est bien connu des partenaires certifiés Gaz Métro. Les outils de communication (brochures, catalogues) sont adéquats et bien conçus. Les envois postaux sont au moins lus partiellement dans 83% des cas. Les entrepreneurs/installateurs sont la première source d'info du client. La promotion du programme de subvention est intégrée systématiquement dans le travail des PCGM. Certains commentaires négatifs ont été émis sur la qualité des installations et sur la compétence technique des installateurs Force du programme Faiblesse du programme Aspect neutre 5.3 RECOMMANDATIONS RECOMMANDATION 1: Sur la base des résultats contenus dans ce rapport, nous recommandons à Gaz Métro de modifier les paramètres du cas type du PE210 dès la prochaine cause tarifaire en plus de modifier les heures d utilisation servant au calcul des économies. Notre recommandation se base sur les observations suivantes (voir tableau 3, page 18): d'abord la variation du nombre de participants entre , 132% et %, n'évolue pas au même rythme que la variation des économies soit 151% en , 131% en et des subventions. 143% en et 146% en L'augmentation des économies et des budgets réalisés n'est pas proportionnelle à l'augmentation du nombre de participants. Les résultats de l'année ainsi que ceux observés lors de l'analyse de facturation convergent d'ailleurs avec celles du cas type utilisé avant l'évaluation de juin Lors de cette 17

19 évaluation, l'échantillon était réduit et l'utilisation d'usage multiple de la chaudière par quelques clients, a fait en sorte de surévaluer les consommations totales, par conséquent les économies et le nombre d'heures d'opération. Notre recommandation est donc de ramener les valeurs du cas type à celles observées et présentées plus tôt, soit une consommation totale de m 3 au total, dont m 3 pour la chauffe et des économies unitaires de m 3. Le réajustement du cas type permettra d'établir de meilleures prévisions et d'ajuster le rapport de compensation des représentants en attribuant des économies plus conformes à ce que l'on retrouve dans la réalité. En ce qui concerne les heures d utilisation servant au calcul des économies en mètres cubes, elles devront être ramenées à heures, tel que calculées à la section 3.1. Tableau 3 Nombre de participants Variation vs année précédente (%) Économies réalisées (m³) Variation vs année précédente (%) Budget réalisé ($) Variation vs année précédente (%) N/A N/A N/A RECOMMANDATION 2: Conserver le taux d'opportuniste actuel de 9% pour le programme PE210. Le taux d'opportuniste mesuré par le sondage téléphonique est de 20%.Trois questions ont servi à qualifier les opportunistes. Cependant, une dernière question a fait en sorte que plusieurs répondants se sont contredits. Compte tenu du résultat nous émettons donc certaines réserves quant à utiliser le taux d'opportunistes mesuré lors du sondage. Il faut garder en tête qu'il s'agit d'une mesure instable, difficile à bien estimer et donc qu'il faut l utiliser avec réserve. Nous souhaitons réitérer que la mesure des opportunistes provoque présentement beaucoup de débats partout où existent des programmes d efficacité énergétique. Au Québec, un long débat a eu lieu et l AEÉ a même mis sur pied un sous-comité devant se pencher entre autre sur cette problématique afin de clarifier si les cibles sont nettes ou brutes. Or, le taux appliqué a un impact important sur le ratio d économies brutes et nettes. Qui plus est, un taux d opportunistes élevé aura un impact sur les tarifs puisque pour atteindre un certain niveau de participants nets les dépenses incluent les bruts. Dans le cadre du programme PE210, le taux utilisé est actuellement de 9%. Nous proposons de le conserver pour les raisons mentionnées plus haut, en plus du fait que le taux mesuré à 20% l était pour les paramètres actuels du programme, or, ces derniers sont appelés à changer de manière importante. Compte tenu des nouveaux paramètres utilisés, nous sugérrons tout de même refaire une évaluation dans un avenir rapproché. RECOMMANDATION 3: Abolition de la possibilité d'additionner les capacités d'appareils pour ceux inférieurs à Btu. Certains paramètres de la grille de subvention peuvent permettre différentes interprétations quant au calcul du montant alloué. Actuellement, on peut lire la mention suivante au bas de la grille de subvention: «dans le cas où plus d'un appareil d'une capacité inférieure à Btu/h est installé pour répondre aux même besoins, l'incitatif financier est alors calculé sur la capacité totale installée». Prenons l'exemple d'un participant qui installe trois appareils de Btu. Il y a actuellement trois scénarios possibles: 18

20 1) Le montant versé sera équivalent à la subvention d'un appareil de Btu, soit l'addition de la charge totale, donc 9 000$ versés en subvention; ou 2) On calculera deux appareils de Btu pour une charge totale de Btu qui représente un montant de 7 000$ plus un montant de 1 200$ pour le troisième appareil de Btu. Une subvention totale de 8 200$; ou 3) On versera 1 200$ par appareil de Btu, une subvention de 3 600$. Étant donné que 54% des subventions payées le sont pour des appareils d une capacité inférieure à Btu, l'abolition de cette mention permettra la réduction des montants versés en subvention tout en établissant une règle d'affaire qui favorisera l'équité et l'uniformité des montants versés entre les divers participants. Toutefois, Gaz Métro doit conserver à l esprit qu en implantant cette mesure elle nuira à ceux qui installaient plusieurs appareils de moindre capacité afin d être en mesure de moduler leur consommation. Néanmoins, nous persistons à croire que le bénéfice retiré d abolir cette possibilité dépasse largement le fait de nuire à ceux qui modulent. RECOMMANDATION 4: Établir les montants de subventions en fonction d'un % applicable sur les prix de liste des distributeurs. L'arrivée dans le marché de chaudières à condensation à bas prix a fait en sorte d accentuer l'écart de coût entre les différentes marques et modèles de même capacité causant une très grande dispersion des prix. Il s'avère donc difficile de mettre en place une grille de subvention uniforme en fonction de la capacité de l appareil ou de pieds cubes d air à chauffer. Suite à l'étude du CTGN, où les critères d'attribution des subventions de Gaz Métro ont été comparés à ceux d'autres distributeurs, on a pu constater que les critères d'acceptation sont beaucoup plus restrictifs chez Enbridge (Ontario) et Terasen Gas (Vancouver). Entre autres chez Enbridge, l'estimation des économies de gaz est réalisée par son personnel technique, la firme d'ingénieurs ou des consultants travaillant pour le client. De plus, les efficacités utilisées doivent être validées (Enbridge ne se fie pas uniquement à la valeur fournie par le manufacturier) et le personnel des ventes doit se déplacer sur le site en cours de projet et peut, entre autres, vérifier que les applications ont réellement le potentiel de condenser. Quant à Terasen la liste est assez exhaustive, voici quelques exemples: elle exige l'efficacité de combustion en régime permanent minimale de 88%, pouvoir résister à une température de retour d'eau continue inférieure à 120 o F (49 o C), copie du rapport de démarrage comprenant la température de retour d'eau à la chaudière, la température d'alimentation à la sortie de la chaudière, la température des gaz de combustion, l'efficacité de combustion en régime permanent, la facture de vente comprenant le prix d'achat séparé de la chaudière, sans inclure le prix d'installation et accessoires, un rapport de données 12 mois après l'installation comprenant l'analyse de combustion tous les six mois, un diagnostique hebdo des contrôles, l'enregistrement hebdo des températures, etc. Gaz Métro se retrouve donc devant deux avenues de solutions. Une première avenue serait d ajouter des critères d'applicabilité au programme, soit par type d'application, par stage de modulation, par matériel ou par température de retour d'eau afin de s'assurer que les appareils soient installés là où la condensation est possible, avenue qui aurait demandé l'addition de personnel avec des compétences techniques qualifiées. La seconde avenue, que nous recommandons, est d'établir le montant de subvention en fonction d'un seul pourcentage de surcoût de l appareil à condensation qui sera applicable sur le prix de liste des distributeurs. De cette façon, nous croyons que cela permettra de donner l'heure juste au marché sans favoriser les bas prix au détriment de la qualité. Pour être admissible aux subventions les distributeurs devront accepter de fournir une fois par an leur liste de prix à Gaz Métro sans quoi le modèle ne sera pas admissible au programme PE

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