Travailler ensemble : Coopération, Collaboration, Coordination

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1 Travailler ensemble : Coopération, Collaboration, Coordination Emmeric DUPONT Comment travailler dans un environnement de plus en plus irrationnel complexe et contraint? 20 ans de la SCM, Paris, février

2 Travailler ensemble : Coopération, Collaboration, Coordination Mon parcours professionnel : CEA/DSM, Saclay, Service de Physique Nucléaire (2014-) Agence de l OCDE pour l Énergie Nucléaire ( ) CEA/DSM, Saclay, Service de Physique Nucléaire ( ) CEA/DEN, Cadarache, Service de Physique des Réacteurs ( ) JRC-IRMM, Geel, Belgique ( ) février 2015 Colloque SCM E. Dupont Travailler ensemble : Coopération, Collaboration, Coordination 2

3 Travailler ensemble : Coopération, Collaboration, Coordination Comment organiser la recherche scientifique de manière efficace? Quelles sont les difficultés rencontrées? Quelques exemples à suivre (ou pas ) : n_tof (CERN) EXFOR (AIEA), JEFF, WPEC (AEN) Université Paris-Saclay 3

4 Pourquoi travailler ensemble? C est un mode de travail complexe. Le travail collectif n'est pas nécessairement synonyme d'efficacité (résultats vs. objectifs), d efficience (résultats vs. ressources), ni de rapidité. Il est indispensable lorsque le projet dépasse les capacités (humaines, financières, techniques, etc.) d un groupe. Le travail collectif est la norme dans le domaine de la recherche scientifique, à tous les niveaux (local, national, international). Avantage : Il permet potentiellement d obtenir ce qu'il y a de mieux avec les ressources disponibles (sous réserve d une bonne coordination). 4

5 Rappel de quelques définitions Compétition : plusieurs entités qui s affrontent dans un but qui ne peut pas être partagé ou qui est désiré à titre individuel. Exemple : Conquête de l espace pendant la guerre froide. Coopération : plusieurs entités qui interagissent dans un but commun en se partageant les tâches (opposé de compétition). Exemples : Recherche du boson de Higgs au CERN, Forum International Génération IV (réacteurs). Collaboration : plusieurs entités qui travaillent ensemble pour atteindre un objectif commun sans division fixe des tâches. Exemples : Collaboration DSM-DAM en Physique Nucléaire, Wikipédia, Linux et autres logiciels libres. Coordination : planification et suivi des actions permettant d atteindre un objectif donné. 5

6 Comment travailler ensemble (cas idéal)? il ne suffit évidemment pas de placer côte à côte des entités qui travaillaient avant de manière séparée. Il faut (au minimum) : Définir des objectifs communs Formaliser un cadre commun S accorder sur le programme de travail, évaluer les risques S accorder sur le partage des tâches (cas d une coopération) S accorder sur les ressources mises en commun Contributions humaines (souvent pluridisciplinaires) Contributions techniques (équipements parfois uniques) Contributions financières (partiellement communes) Contributions en nature (livrables à définir) S accorder sur l organisation du travail Gouvernance, modes de communication, prise de décision Planification, coordination, suivi des actions, relations extérieures Créer un collectif, socialiser et motiver les participants 6

7 Quelles sont les difficultés (monde réel)? Difficultés les plus courantes : Objectifs seulement partiellement communs Liste d objectifs des participants Objectifs communs Pas de cadre collaboratif formellement défini Programme de travail mal défini ou trop approximatif Risques négligés ou pas suffisamment pris en comptes Ressources insuffisantes (financière, humaine ) Financements aléatoires (bourses, subventions ) Contributions trop fractionnées (5 x x temps plein) La masse critique théorique n est pas l optimum Organisation déficiente Mauvaise communication/coordination entre les participants Manque de flexibilité et de réactivité Pas d esprit d équipe Absence de leadership 7

8 Quelques exemples de travail collectif Exemples de collaborations internationales CERN/n_TOF : Collaboration scientifique pour la mesure de données de réactions nucléaires AIEA/NRDC/EXFOR : Coopération internationale pour la compilation de données de réactions nucléaires expérimentales AEN/JEFF : Coopération internationale pour le développement d une bibliothèque de données nucléaires évaluées AEN/WPEC : Coopération internationale entre les principaux projets de bibliothèques de données évaluées Exemple d une coopération locale (d actualité) Création de l Université Paris-Saclay 8

9 Quelques exemples de travail collectif Illustration du cycle des données nucléaires Base EXFOR Applications Mesures (n_tof) Théorie Simulation Validation Expériences intégrales Données évaluées Pour des centaines de noyaux : sections efficaces, distributions en angle, spectres en énergie, données de décroissance, etc. Bibliothèques de données (JEFF, ENDF/B) 9

10 Collaboration scientifique : Source pulsée de neutrons de spallation mise en service en 2001 dédiée à la mesure des données nucléaires (1 ev E n 1 GeV) 2 aires expérimentales EAR1 L = 185 m meilleure résolution EAR2 L = 20 m Flux plus intense EAR2 10

11 Collaboration scientifique : Collaboration mise en place à la fin des années 1990 pour : Construire et exploiter une source de neutrons au CERN Mesurer des données scientifiques d intérêt pour l astrophysique (nucléosynthèse stellaire), l énergie nucléaire (neutronique), la recherche fondamentale en physique nucléaire. Collaboration formelle entre 30 instituts (MoU), 100 chercheurs (contrats d association) dont ~10 employés/détachés au CERN Programme de travail riche et ambitieux sur les plans scientifique (recherche d excellence) et technique (développement de nouveaux instruments) Contributions financières du CERN et des participants Comités de pilotage (administratif, technique et scientifique) Réunions régulières (tous les 3 mois) avec des échanges fréquents entre les participants 11

12 Collaboration scientifique : Points forts : Source de neutrons unique en Europe Collaboration compétitive et très visible à l international Collaboration attractive de très haut niveau scientifique Excellente organisation pilotée par un «noyau» très actif Équipe locale CERN très active (~10 personnes) Accès aux services techniques du CERN Difficultés : Dissémination des résultats à améliorer Peu de contacts avec les utilisateurs des données mesurées Perspectives à long terme assez floues (au-delà de 5 ans) 12

13 Travailler ensemble : Bilan qualitatif/subjectif (Bien, Acceptable, Insuffisant) Définir des objectifs communs Formaliser un cadre commun S accorder sur le programme de travail, évaluer les risques S accorder sur le partage des tâches S accorder sur les ressources mises en commun Contributions humaines Contributions techniques Contributions financières Contributions en nature S accorder sur l organisation du travail Gouvernance, modes de communication, prise de décision Planification, coordination, suivi des actions, relations extérieures Créer un collectif, socialiser et motiver les participants 13

14 Quelques exemples de travail collectif Illustration du cycle des données nucléaires Base EXFOR Applications Mesures (n_tof) Théorie Simulation Validation Expériences intégrales Données évaluées Bibliothèques de données (JEFF, ENDF/B) 14

15 Coopération internationale : International Network of Nuclear Reaction Data Centres (NRDC) 15

16 Coopération internationale : Le réseau NRDC est une coopération internationale entre Centres de Données (dont la Banque de Données de l AEN) responsables de la compilation dans la base EXFOR de toutes les données expérimentales de réactions nucléaires : Réactions induites par neutrons, photons et particules chargées jeux de données provenant de plus de expériences EXFOR est essentielle pour l évaluation des données nucléaires Collaboration AEN-SCM pour détecter d éventuelles données aberrantes dans les bases de données (EXFOR, JEFF) ED et al, Statistical methods for the verification of databases, NEA News 29.1, 32-35, 2011 (http://www.oecd-nea.org/nea-news/) O. Zeydina et al, Cross-checking of large evaluated and experimental nuclear reaction databases, Nuclear Data Sheets 120, , 2014 (http://dx.doi.org/ /j.nds ) 16

17 Coopération internationale : février 2015 Coopération mise en place dans les années 1960 (réseau 4C), puis étendue dans les années 1970 (réseau NRDC) pour : Coordonner la compilation des données nucléaires mesurées aux USA, en Europe, en URSS et dans le reste du monde Échanger des données (EXFOR = EXchange FORmat) Préserver les données sur le long terme Disséminer l ensemble des données dans tous les pays Adhésion formelle au réseau de 13 Centres de Données Chaque Centre contribue au réseau à hauteur de 1 à 3 ETP Les responsabilités au sein du réseau sont clairement identifiées L AIEA assure la coordination du réseau Programme de travail construit sur celui des Centres Pas de contribution financière des Centres de Données Un comité unique pour le pilotage du réseau NRDC et la gestion des aspects techniques du format et de la base EXFOR Réunions annuelles avec des échanges techniques fréquents entre les participants Colloque SCM E. Dupont Travailler ensemble : Coopération, Collaboration, Coordination 17

18 Coopération internationale : Points forts : EXFOR est une base de données unique et reconnue Coopération naturelle et stable entre Centre de Données nationaux et régionaux Coordination par l AIEA très efficace (~3 ETP au total) Difficultés : Internet a rendu caduque le modèle régional de dissémination Le format EXFOR date des années 1960 (cartes perforées) Avantage : robuste et simple (plus de 50 ans d utilisation) Inconvénient : difficile à faire évoluer et à associer au Technologies de l Information et de la Communication (TIC) modernes février 2015 Colloque SCM E. Dupont Travailler ensemble : Coopération, Collaboration, Coordination 18

19 Travailler ensemble : Bilan qualitatif/subjectif (Bien, Acceptable, Insuffisant) Définir des objectifs communs (compilation, dissémination) Formaliser un cadre commun S accorder sur le programme de travail, évaluer les risques S accorder sur le partage des tâches S accorder sur les ressources mises en commun Contributions humaines Contributions techniques Contributions financières Contributions en nature S accorder sur l organisation du travail Gouvernance, modes de communication, prise de décision Planification, coordination, suivi des actions, relations extérieures Créer un collectif, socialiser et motiver les participants 19

20 Quelques exemples de travail collectif Illustration du cycle des données nucléaires Base EXFOR Applications Mesures (n_tof) Théorie Simulation Validation Expériences intégrales Données évaluées Bibliothèques de données (JEFF, ENDF/B) 20

21 Coopération internationale : Le «projet» JEFF (Joint Evaluated Fission and Fusion File) a pour objectif de développer une bibliothèque de données évaluées de référence : (en principe) pour une large gamme d'applications scientifiques et techniques. (en pratique) pour les applications électronucléaires : réacteurs et cycle du combustible. Données évaluées (nécessaires à la simulation) Sections efficaces, distributions en angle, spectres en énergie, données de décroissance, rendements de fission, etc. pour des centaines de noyaux (x nombre de particules incidentes requises) Bibliothèques produites JEF-1 (1985), JEF-2.2 (1993) JEFF-3.1 (2005), mises à jour JEFF-3.1.x ( ) JEFF-3.2 (2014- ) 21

22 Coopération internationale : Coopération internationale mise en place dans les années 80 (Fission JEF), puis étendue dans les années 90 (Fission & Fusion JEFF) Coopération entre une partie des pays membres de la Banque de données de l AEN : France, Allemagne, Royaume Uni (membres fondateurs), Pays-Bas, Belgique, Corée, Russie Mandat de 3 ans renouvelable Pas d engagement formel des participants à JEFF Pas de contribution financière des participants (seulement AEN) Programme de travail basé sur celui des participants (+ AEN) Comité de coordination scientifique Réunions biannuelles (technique + coordination) 22

23 Coopération internationale : Points forts : La bibliothèque JEFF est bien validée et utilisée par l industrie électronucléaire Les réunions JEFF rassemblent une large communauté de physiciens et d utilisateurs Difficultés : Pas de masse critique pour le travail d évaluation des données Contributions volontaires (et très aléatoires) Financements aléatoires des participants affectant le potentiel collaboratif Pas de ressources financières communes Pas d équipe locale à l AEN pour coordonner (ni contribuer) Manque de leadership parmi les participants 23

24 Travailler ensemble : Bilan qualitatif/subjectif (Bien, Acceptable, Insuffisant) Définir des objectifs communs Formaliser un cadre commun S accorder sur le programme de travail, évaluer les risques S accorder sur le partage des tâches S accorder sur les ressources mises en commun Contributions humaines Contributions techniques Contributions financières Contributions en nature S accorder sur l organisation du travail Gouvernance, modes de communication, prise de décision Planification, coordination, suivi des actions, relations extérieures Créer un collectif, socialiser et motiver les participants 24

25 Quelques exemples de travail collectif Illustration du cycle des données nucléaires Base EXFOR Applications Mesures (n_tof) Théorie Simulation Validation Expériences intégrales Données évaluées Bibliothèques de données (JEFF, ENDF/B) 25

26 Coopération internationale : WPEC = Working Party on International Nuclear Data Evaluation Cooperation WPEC a pour but de promouvoir la coopération entre les principaux projets de bibliothèque de données évaluées dans le but d améliorer leur qualité : précision, cohérence, exhaustivité. WPEC constitue un forum pour échanger des informations sur la mesure des données nucléaires, leur évaluation, leur validation, et l amélioration des modèles de structures et de réactions nucléaires. Les sous-groupes de WPEC constituent un cadre coopératif pour des activités communes ciblées et à court-terme (3 ans). 26

27 Coopération internationale : Coopération internationale mise en place en 1989 Coopération entre les principaux projets de bibliothèque : JEFF (AEN), ENDF/B (USA), JENDL (Japon), BROND (Russie), CENDL (Chine), FENDL (AIEA) Mandat de 3 ans renouvelable Pas d engagement formel des projets participants Pas de contribution financière des projets Programme de travail basé sur celui des projets Réunions annuelles avec des échanges techniques fréquents entre les participants aux sous-groupes 27

28 Coopération internationale : Points forts : Coopération naturelle et stable entre les projets participants Coopération très visible à l international Objectifs des sous-groupes bien définis (et communs) Masse critique disponible pour les activités des sous-groupes Difficultés : Contributions volontaires (et aléatoires) Financements aléatoires des participants pouvant affecter le potentiel collaboratif des sous-groupes 28

29 Travailler ensemble : WPEC (Sousgroupes) Bilan qualitatif/subjectif (Bien, Acceptable, Insuffisant) Définir des objectifs communs Formaliser un cadre commun S accorder sur le programme de travail, évaluer les risques S accorder sur le partage des tâches S accorder sur les ressources mises en commun Contributions humaines Contributions techniques Contributions financières Contributions en nature S accorder sur l organisation du travail Gouvernance, modes de communication, prise de décision Planification, coordination, suivi des actions, relations extérieures Créer un collectif, socialiser et motiver les participants 29

30 Quelques exemples de travail collectif Exemples de collaborations internationales CERN/n_TOF : Collaboration scientifique pour la mesure de données de réactions nucléaires AIEA/NRDC/EXFOR : Coopération internationale pour la compilation de données de réactions nucléaires expérimentales AEN/JEFF : Coopération internationale pour le développement d une bibliothèque de données nucléaires évaluées AEN/WPEC : Coopération internationale entre les principaux projets de bibliothèques de données évaluées Exemple d une coopération locale (d actualité) Création de l Université Paris-Saclay 30

31 Coopération locale : Université Paris-Saclay La création de l Université Paris-Saclay est l aboutissement : D une Opération d Intérêt National initiée en 2005 De la création en 2008 de la Fondation de Coopération Scientifique du Campus Paris-Saclay, en charge : Du projet de Campus Du projet de Cluster scientifique et technologique De l Initiative d Excellence (Idex) Paris-Saclay (depuis 2012) 31

32 Coopération locale : Université Paris-Saclay Territoire industriel 32

33 Coopération locale : Université Paris-Saclay 33

34 Coopération locale : Université Paris-Saclay ComUE Communauté d Universités et d Établissements Coopération entre 19 entités : 2 Universités Université Paris Sud, Université de Versailles Saint-Quentin 10 Grandes Écoles Polytechnique, Centrale Paris, Supélec, ENS Cachan, ENSTA, HEC 7 Organismes de recherche CEA, CNRS, IHES, INRIA, ONERA, INSERM L Université Paris-Saclay en quelques chiffres étudiants, 5700 doctorants, chercheurs 13% de la recherche publique française 8000 publications par an 2 prix Nobel (Physique), 6 médailles Fields (Mathématiques) 34

35 Coopération locale : Université Paris-Saclay Objectifs : Créer une université de recherche et d innovation, associant universités, grandes écoles et organismes de recherche Créer des parcours diversifiés, mutualisés et comportant de nombreuses passerelles entre établissements et parcours Enrichir l offre de formation appuyée sur la recherche Développer une recherche intégrée de premier niveau mondial Favoriser l émergence de domaines nouveaux, Rapprocher le monde académique et le monde de l entreprise, Répondre à de grands enjeux sociétaux. Créer un campus agréable pour y travailler et y vivre, facile d accès et intégré dans son territoire. Devenir une référence sur la scène internationale! 35

36 Coopération locale : Université Paris-Saclay Gouvernance et organisation 49 Masters communs 20 Écoles Doctorales 300 laboratoires 36

37 Coopération locale : Université Paris-Saclay La recherche et l innovation 10 départements fédérant : 300 unités de recherche, chercheurs, 5700 doctorants Une vingtaine de Labex ou Lidex (Laboratoire d excellence) Une vingtaine d Equipex (Équipement d excellence) «L université fédérera des établissements conservant leur identité et la gestion de leurs moyens, mais se transformant par la définition d une stratégie commune, la mise en place d une gouvernance scientifique conjointe, et la mutualisation progressive de diverses composantes.» 37

38 Coopération locale : Université Paris-Saclay Le département P2I (Physique des 2 infinis) 16 unités de recherche, 1500 personnes Institut de recherche sur les lois fondamentales de l univers Institut de physique nucléaire d Orsay Centre de Sciences Nucléaires et de Sciences de la Matière Service d étude des réacteurs et de mathématiques appliquées Etc. 38

39 Coopération locale : Université Paris-Saclay Les axes thématiques de P2I Lois et constituants de l univers Astroparticules, Astrophysique nucléaire et Cosmologie Physique hadronique et nucléaire Physique des particules Physique théorique Défis sociétaux Énergie (nucléaire) Santé Défis technologiques Accélérateurs et aimants Instrumentations et détecteurs Modélisation et simulations Traitement de données Les axes thématiques inter-départements Théorie, Énergie, Spatial, Matériaux, etc. «La stratégie de recherche scientifique de l'université Paris-Saclay s inscrit dans une dynamique articulée autour de grands domaines, de la recherche fondamentale aux sciences appliquées et d'intérêt industriel» 39

40 Coopération locale : Université Paris-Saclay Points forts : Coopération souhaitée et soutenue par l état Coopération très visible à l international Valeur ajoutée évidente en terme d infrastructure et de formation Potentiel énorme de recherche et d innovation Difficultés : Pas (encore) de stratégie commune de recherche (et encore moins de programme de travail) Pas (encore) de sentiment d appartenance à l Université Pas (encore) de financements pour la recherche 40

41 Travailler ensemble : Université Paris-Saclay Bilan qualitatif/subjectif et préliminaire (Bien, Acceptable, Insuffisant) Définir des objectifs communs (incl. recherche et innovation) Formaliser un cadre commun S accorder sur le programme de travail, évaluer les risques S accorder sur le partage des tâches S accorder sur les ressources mises en commun Contributions humaines Contributions techniques Contributions financières Contributions en nature S accorder sur l organisation du travail Gouvernance, modes de communication, prise de décision Planification, coordination, suivi des actions, relations extérieures Créer un collectif, socialiser et motiver les participants 41

42 En résumé Travailler ensemble ne s improvise pas Définir des objectifs communs Partager les tâches et assurer une bonne coordination Créer un collectif, socialiser et motiver les participant Travailler ensemble est complexe et contraignant Multiplication des interfaces (et des risques) Une partie importante des ressources est utilisée pour la mise en place des collaborations, la recherche de financements et la coordination entre les participants la compétition scientifique et les compétences associées s émoussent au profit de compétences plus administratives Travailler ensemble est aujourd hui incontournable (dans la recherche scientifique) : Pour atteindre une masse critique (en termes de créativité, compétences, équipements, visibilité, financements ) Pour réaliser des projets ambitieux 42

43 Merci de votre attention 43

44 Exemple de données mesurées et évaluées 44

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