ECONOMIE MANAGÉRIALE NESSRINE OMRANI ECOLE POLYTECHNIQUE

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1 ECONOMIE MANAGÉRIALE NESSRINE OMRANI ECOLE POLYTECHNIQUE 1

2 CHAPITRE 3: L ASYMÉTRIE D INFORMATION NOTIONS IMPORTANTES: Asymétrie d information Antisélection (ou sélection adverse) Aléa moral (ou risque moral) 2

3 1. INTRODUCTION Il y a information asymétrique quand des coéchangistes disposent d une information parfaite alors que d autres ne disposent que d une information imparfaite. Cependant, il convient de noter que ce sont soit tous les offreurs ou tous les demandeurs qui disposent d une information imparfaite. 3

4 1. INTRODUCTION L asymétrie d information, c est ce qui arrive quand je ne dispose pas de l information nécessaire pour faire une transaction valable avec des gens qui, eux, peuvent disposer d une telle information: si je ne connais pas assez bien la valeur que peut avoir pour moi l objet à échanger (alors que l autre sait très précisément quelle valeur aura pour lui l argent qu il en demande), si je ne sais pas avec qui échanger ni quand pour que ça m arrange le mieux, etc. 4

5 1. INTRODUCTION Le cas typique d asymétrie d information généralement avancé s appelle la sélection adverse, et l exemple tout aussi typique qui l accompagne est celui d un assureur faisant faillite parce que l information disponible ne lui permet pas de distinguer entre clients rentables ou pas. Une couverture de santé proposée au même prix pour les fumeurs comme pour les non-fumeurs avantage plus les premiers que les seconds, et si l assureur est incapable de savoir qui est qui (puisque enquêter sur chaque client pour repérer les fumeurs revient trop cher: voilà notre coût de transaction), l influx de fumeurs parmi ses clients augmente ses frais, donc ses prix, ce qui fait fuire les non-fumeurs et maintient les coûts toujours un peu en avance sur les recettes, menant à la faillite de l assureur. 5

6 1. INTRODUCTION Il serait aisé, dans un cas comme celui-ci, de dire que l assureur ne devrait pas avoir à supporter les coûts de santé que les fumeurs s infligent volontairement à eux-mêmes (ce qui est juste on parle ici d aléa moral: l assureur paie à la place du vrai "coupable", c est un cas de fraude), mais ça ne fait que passer à côté du fond du problème sans y répondre: l efficacité des échanges, et donc du marché libre, possède une limite haute qui dépend des coûts de transaction. 6

7 1. INTRODUCTION De quelque façon qu on regarde le problème, il est impossible de dépasser la limite que nous impose les coûts de transaction: il n y a pas de solution miracle faisant disparaître les inconvénients de la vie réelle. Mais au moins, le marché nous donne un moyen pratique d atteindre l optimum, à défaut d atteindre le maximum. Et ce y compris dans la lutte contre les coûts de transaction. 7

8 2. ILLUSTRATION DE LA NOTION D ASYMÉTRIE D INFORMATION On peut distinguer deux situations d information asymétrique : d une part l antisélection, appelée aussi sélection adverse, où le marché est perturbé par le fait qu une partie connaît mieux les caractéristiques du bien échangé au moment de la signature du contrat (ex ante) et d autre part, l aléa moral qui est une situation dans laquelle une des parties (encore appelée principal) ne peut contrôler l action de l autre partie (appelée agent) ou bien n a pas les moyens d en évaluer l opportunité. 8

9 2.1. L ANTISÉLECTION (SÉLECTION ADVESE) Premier exemple : les «lemons» d Akerlof. Akerlof s étonne que les voitures d occasion mais très récentes subissent une forte dévalorisation par rapport au neuf, alors que la qualité des véhicules est très peu différente. Comment expliquer ce fait? 9

10 2.1. L ANTISÉLECTION (SÉLECTION ADVESE) Akerlof explique cela par les asymétries d information. Si on achète une voiture neuve, on peut tomber sur un mauvais numéro. Certes l acheteur peut bénéficier de la garantie, mais il y a fort à parier que le propriétaire cherchera à se débarrasser de ce véhicule, pour cela il consentira à un prix plus bas que celui du marché, un prix plus bas que ceux qui souhaitent vendre leur voiture mais qui savent que celle-ci est de bonne qualité. Le prix du marché se trouve alors tiré vers le bas, et ceux qui souhaitaient vendre leur voiture ne la vendent pas car ils y perdraient trop. 10

11 2.1. L ANTISÉLECTION (SÉLECTION ADVESE) La probabilité de trouver une bonne voiture d occasion baisse. Cela enclenche un cercle vicieux où chaque baisse des prix est reçue par les acheteurs potentiels comme un signal de la mauvaise qualité des voitures mises en vente, et au bout du compte il n y a plus de marché. Les offreurs refusent de vendre jugeant le prix trop bas par rapport à la qualité de leurs voitures et les acheteurs se dérobent pour la raison vue plus haut. Au final, on peut résumer cela comme une manifestation de la loi de Gresham : «la mauvaise monnaie chasse la bonne», ici «les mauvais produits chassent les bons» Graphiquement la fonction de la demande peut être représentée par une droite coudée ici représentée en bleu. 11

12 2.1. L ANTISÉLECTION (SÉLECTION ADVESE) Prix Demande avec asymétrie d information Offre Demande typique Quantité 12

13 2.1. L ANTISÉLECTION (SÉLECTION ADVESE) La courbe de la demande est coudée cela signifie que si le prix baisse il devrait y avoir augmentation de la demande mais pour les acheteurs cela signifie baisse de la qualité et cela entraîne une baisse de la demande. Au total, on a soit un équilibre avec rationnement du marché, soit disparition du marché. 13

14 2.1. L ANTISÉLECTION (SÉLECTION ADVESE) Deuxième exemple : Le rationnement du crédit. Dans ce cas, ce sont les offreurs qui ne disposent pas de la bonne information. Le taux d intérêt est fixé de manière à couvrir les risques de défaut des emprunteurs. Mais l offreur ne connaît pas le degré de risque de l emprunteur, alors que l emprunteur connaît lui, son niveau de risque. Les emprunteurs peu risqués considèrent que les taux qui leur sont proposés sont trop élevés et renoncent à emprunter. Il ne reste alors que les emprunteurs les plus risqués ce qui provoque une hausse des taux d intérêt qui fait fuir les meilleurs risques, d où une nouvelle hausse du taux d intérêt pour couvrir un risque de faillite croissant. Ce cercle vicieux débouche au final sur un rationnement du crédit. 14

15 2.1. L ANTISÉLECTION (SÉLECTION ADVESE) Troisième exemple : La sélection du risque par les assurances. Des clients sont plus risqués que d autres pour les assureurs, mais ces derniers n ont guère de moyens pour avoir une idée claire du risque de chaque client alors que le client lui, le connaît. On retrouve alors le cercle vicieux décrit plus haut. Les assureurs ont cherché à pallier cela en mettant en place des tarifs différenciés avec des niveaux de franchise variables : prime élevée et franchise faible pour les conducteurs risqués, et prime basse et franchise élevée pour les conducteurs peu risqués. 15

16 2.1. L ANTISÉLECTION (SÉLECTION ADVESE) Les asymétries d information ont de nombreux effets pervers : Il n y a aucun intérêt pour une entreprise à proposer de meilleurs produits si elle ne peut en faire la preuve : cela débouche sur la baisse générale de la qualité. L asymétrie d information peut déboucher sur un rationnement. Elle peut aussi déboucher sur la disparition du marché. Enfin l asymétrie d information ne permet pas l agrégation harmonieuse des comportements individuels. 16

17 2.1. L ANTISÉLECTION (SÉLECTION ADVESE) La correction de ces effets pervers suppose la production et la diffusion d informations. Cela peut passer par des garanties dans le cas des véhicules d occasion, la réputation et l image de marque sont aussi un moyen de compenser les effets négatifs des asymétries d information. Enfin, on peut évoquer l intervention de tiers extérieurs comme les experts ou encore les associations de consommateurs, la mise en place de normes étatiques ou privées (certification, normes techniques, ). 17

18 2.1. L ANTISÉLECTION (SÉLECTION ADVESE) Effets sur le prix: Le prix n est plus un parfait signal de la valeur du bien, puisque, pour un même prix, il est possible d obtenir des biens de qualités différentes. Le prix ne peut plus jouer son rôle d information. Dans ces conditions le marché concurrentiel ne peut plus fonctionner efficacement. L agent victime d un manque d information risque de sélectionner un produit qui ne correspond pas au prix affiché, ou demande un prix si bas que les bons produits sont retirés du marché. 18

19 2.1. L ANTISÉLECTION (SÉLECTION ADVESE) En résumé, l antisélection est le phénomène selon lequel les mauvais risques peuvent se faire passer pour de bons risques parce que l assureur ne peut pas observer toutes les caractéristiques qui affectent leur probabilité de sinistre. En d autres termes, l antisélection survient quand l une des parties au contrat généralement le preneur d assurance ou l assuré a une meilleure connaissance du risque que l autre partie l assureur auquel ce risque est soumis. L antisélection se manifeste dans tous les domaines de l assurance : Vie, Invalidité, Incapacité, Chômage, Maladie, Automobile, Accident du Travail, Responsabilité. On retrouve le problème de l asymétrie de l information également sur le marché du travail et celui du crédit. 19

20 2.2. L ALÉA MORAL (OU RISQUE MORAL) Le prolongement de la notion d asymétrie d information est l aléa moral. Un individu en sait davantage sur son propre comportement que les autres et il va en profiter pour être opportuniste (tricher ou pas). Selon P. A. Chiappori, un économètre français réputé, «L on parle d aléa moral lorsqu une spécificité du contrat induit chez l assuré un comportement non observable par l assureur contraire à l intérêt commun. La notion d aléa moral est donc conceptuellement différente de celle de l antisélection. 20

21 2.2. L ALÉA MORAL (OU RISQUE MORAL) Exemples : dans le cas des assurances plus les individus sont couverts, moins ils sont incités à éviter le risque. La question qui se pose au nom du «l aléa moral» est celle de savoir si l assuré prendra autant de précautions après s être assuré qu il en prenait avant pour éviter vol et/ou incendie. L incitation à se protéger ne se trouve-t-elle pas réduite du fait d être assuré? On constate globalement que trop d assurances favorisent la perte de précautions. Bien évidemment, l existence d un comportement caché modifie la nature de l équilibre par rapport à celui observé là où les comportements sont rationnels et prévisibles. Le risque moral apparaît dans les situations où certaines actions des agents, qui ont une conséquence sur le risque de dommage, sont inobservables par les assureurs. 21

22 2.2. L ALÉA MORAL (OU RISQUE MORAL) Dans le monde du travail c est le cas du tire au flanc, les individus ne sont pas incités à faire de leur mieux s ils n y sont pas incités par une rémunération aux résultats (salaire d efficience). Les professions d expert où le client n a aucun moyen de savoir si le chirurgien ou l avocat fait de son mieux ou non. Un garagiste peut choisir de remplacer une roue et la poser parfaitement alors qu une simple réparation du pneu aurait suffit! On retrouve aussi ce phénomène dans la relation chef d entreprise / actionnaires : les chef d entreprise font ils leur maximum? 22

23 3. MESURES ENVISAGEABLES POUR RÉDUIRE L ANTISÉLECTION ET L ALÉA MORAL Lorsqu il y a aléa moral, le problème est d inciter l agent qui dispose d une information privée à prendre une décision optimale pour l individu non informé. Le problème est donc différent de celui rencontré dans le cas d antisélection, où l individu non informé doit sélectionner un bon partenaire ou un bon produit. Le moyen de résoudre le problème du risque moral est donc de trouver une procédure incitative, tandis que le moyen de résoudre le problème de l antisélection est de trouver une procédure permettant d obtenir une information sur une qualité intrinsèque d un produit ou d un individu. 23

24 EXERCICES Exercice 1: Vrai ou faux? o Une asymétrie d information signifie que tous les agents économiques sont mal informés. o L antisélection est le résultat d une perturbation faite après signature du contrat (ex-post). o Les procédures incitatives peuvent résoudre le problème d aléa moral. 24

25 EXERCICES Exercice 2: Trouvez, pour chacun des exemples cités, des moyens qui permettent d'améliorer l'information du consommateur (ou demandeur) Achat d un poulet Achat d un ordinateur Achat d une maison Embauche d un nouveau salarié 25

26 EXERCICES Exercices 3: Bruno a un travail mais décide de passer quelques entretiens pour obtenir un autre emploi. Si Sam qui propose ce nouveau poste fait une offre a Bruno, ce dernier a la possibilité de demander à Henri, son employeur actuel, de l augmenter. 1. Si Bruno reçoit une contre-offre, qu est ce que cela indique à Sam? Si Bruno ne reçoit pas de contreoffre, qu est ce que Sam peut en conclure? 2. Est-ce que Sam doit fonder son offre de salaire sur la qualité estimée du travailleur ou faire une offre de salaire inférieure? 26

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