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1 P.09 Des micro-crèches au pied du sapin P.26 élections MSA 2015 P.34 Les meilleures clés des champs 140 Mensuel / Janvier 2014 mutuelles de santé AU BURKINA FASO Trouvez d autres articles et photos sur

2 La MSA sait répondre aux défis qui lui sont lancés. L année 2013, qui a vu aboutir des demandes portées depuis longtemps par ses élus, a été une année très encourageante pour la Mutualité sociale agricole. Côté prestations, les non salariés agricoles vont enfin bénéficier d indemnités journalières maladie et la réforme des retraites prévoit pour les anciens une revalorisation des plus faibles retraites. Cette même réforme comporte également des dispositions très attendues par les salariés agricoles, qu il s agisse de la meilleure prise en compte des petites périodes d activité, de l amélioration de la base de calcul du SAM (salaire annuel moyen) pour les polypensionnés ou de la reconnaissance de la pénibilité. Côté gestion, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2014 a mis fin à une situation dérogatoire à la règle commune et la MSA devient l assureur unique de l Amexa et de l Atexa. Ces succès sont dus à la constance de notre engagement, au savoir-faire et à la qualité de notre personnel qui prouve tous les jours aux pouvoirs publics que la MSA sait répondre aux défis qui lui sont lancés. Et il n y a aucune raison pour qu il n en soit pas de même en La MSA mettra tout en œuvre pour que l intégration des anciens ressortissants du Gamex et de l Aaexa se fasse dans les meilleures conditions possibles, et pour le succès de la mise en place des indemnités journalières Amexa. Car nous avons d autres ambitions et je suis convaincu que, dans le cadre de la rationalisation des dépenses publiques, l extension du périmètre de compétences de la MSA peut être source de valeur ajoutée, notamment pour garantir un service public social en milieu rural. C est pourquoi j aborde ce nouvel an avec confiance, en espérant également qu il vous apporte à tous, élus et personnel de la MSA, sans oublier le personnel d Apria qui nous a rejoints au 1 er janvier, beaucoup de satisfactions personnelles et professionnelles. Gérard Pelhâte Président de la MSA La reproduction d articles du Bimsa est subordonnée à une autorisation préalable. Caisse centrale de la Mutualité sociale agricole Les Mercuriales - 40, rue Jean-Jaurès Bagnolet Cedex Tél. : Le Bimsa : dépôt légal à parution CPPAP : 1016 M ISSN : Directeur de la publication : Michel Brault Comité d orientation : Gérard Pelhâte ; Claudine Faure ; Robert Caldayroux ; Didier Cuniac ; Anne Gautier ; Rémy Guilleux ; Dominique Marmier ; éric Van Daele ; André Ricard Rédacteur en chef : Gildas Bellet Rédacteur en chef adjoint : Franck Rozé Rédacteurs : ève Dusaussoy ; Christophe Gatschiné ; Jérémy Lemière Secrétaire de rédaction : Anne Pichot de la Marandais Maquettistes : Stéphane Frit ; Delphine Levasseur Conception : agence Meanings Administration et abonnements : Marie-Christine Feugueur Tél. : Imprimé sur du papier recyclé par : Imaye Graphic - 96, boulevard Henri-Becquerel - ZI des Touches - BP Laval cedex 9 Couverture : Gildas Bellet/Le Bimsa édito : Luc Pérénom/CCMSA Image

3 ACTUALITÉS Du nouveau dans les régions et dans notre environnement social et agricole. TERRITOIRES Des micro-crèches au pied du sapin. FOCUS Sécurité sociale : nouvelles mesures. élections MSA Construire l avenir ensemble. ENJEUX Travailler avec un cancer. DOSSIER MUTUELLES DE SANTÉ AU BURKINA FASO La population agricole et rurale burkinabè a du mal à accéder à des soins. Pour inverser la tendance, quatre mutuelles de santé ont été créées, dans le sud-ouest du pays, par les producteurs de coton. Une initiative qui a bénéficié de l expertise de la MSA. RENCONTRES Entreprises et risques psychosociaux. Orléans, capitale retraite. Silence, on dort. EN IMAGES Les meilleures clés des champs. UNIQUEMENT SUR NOTRE SITE : Journées régionales «Les risques psychosociaux, clés en main». le bimsa JANVIER

4 En régions ARIÈGE / Histoire de la MSA Les élus MSA du comité départemental de l Ariège étaient réunis, le 26 novembre 2013, autour de leur président Philippe Clarac, pour découvrir les travaux du comité régional d histoire de la sécurité sociale. Une étude, réalisée à la demande de la MSA Midi-Pyrénées Sud et écrite par Mathieu Peter, leur a été présentée. Elle retrace l histoire de la MSA de l Ariège de 1930 à nos jours. La première partie ( ) est disponible sur le site du comité régional d histoire de la sécurité sociale : onglet «études et publications», rubrique «lettres d information». MSA île-de-france ÎLE-DE-FRANCE / Le stress est dans le pré Face aux situations de stress, de dépression et de suicide qui gagnent la région périurbaine d Île-de-France, la MSA Île-de-France se mobilise. Avec deux autres organismes, elle a proposé, en collaboration avec la compagnie «Entrées de jeu», deux représentations de la pièce de théâtre Le stress est dans le pré, les 9 décembre 2013 en Seineet-Marne et le 12 décembre dans les Yvelines. À travers douze saynètes de la vie quotidienne sur une exploi tation, pouvant engendrer du stress, cette pièce de théâtre interactive a pour but d aider les agriculteurs et leur entourage à reconnaître les différentes sources de stress et à découvrir leurs propres ressources pour y faire face. Entre second degré et émotions, elle présente sous une forme conviviale une autre approche du stress et de la souffrance pouvant conduire à la dépression, voire au suicide. Elle donne aussi des pistes pour aider à prendre du recul face à certaines situations et à sortir de l isolement et ce, grâce aux échanges avec les spectateurs. Une écoute immédiate Cette représentation théâtrale ne constitue pas une fin en soi, mais vise à conforter et à amplifier le dispositif général de prévention et d actions mis en œuvre sur le terrain par la MSA Île-de-France. Il fait suite à l adoption, en 2011, du plan national d action contre le suicide en agriculture. C est ainsi que, pour accompagner au mieux ses adhérents confrontés à des situations difficiles, elle a créé une cellule pluridisciplinaire de prévention. Elle est composée de professionnels de la MSA : travailleurs sociaux, médecins du travail, professionnels de l action sanitaire et sociale, et de la santésécurité au travail Ils apportent une écoute immédiate, accompagnent et orientent les personnes en détresse ou fragilisée. La MSA dispense également des formations à son personnel et à ses élus qui sont chargés de repérer les signes de mal-être et de désarroi chez les agriculteurs. Grâce aux différentes actions menées, la MSA a soutenu et accompagné plusieurs personnes. Au 31 octobre 2013, ce sont 14 situations de grande détresse qui ont pu être prises en charge. Dans la moitié des cas, ces personnes ont été repérées par un membre du personnel de la MSA. ARDèCHE DRôME LOIRE / Rencontres avec des lycéens Une journée portes ouvertes de la sécurité sociale a été organisée, le 4 décembre 2013, dans les locaux de la MSA Ardèche Drôme Loire, à Saint-Priest-en-Jarez, dans la Loire. Onze organismes de protection sociale ont participé à cet événement piloté par l école nationale supérieure de la sécurité sociale. Il a accueilli plus de 120 personnes, dont une majorité de lycéens. Son but : leur présenter la sécurité sociale et les éclairer sur ses enjeux et ses défis. Deux tables rondes ont clôturé cette journée. Article complet sur notre site. 5,5 millions de ressortissants au régime agricole au 1 er juillet Janvier 2014 le bimsa

5 MSA Lorraine LORRAINE / Signature d une convention MSA/RSI Le 27 novembre 2013, la MSA Lorraine et le RSI ont signé une convention dans les locaux de la MSA, à Vandœuvre-lès-Nancy. Ont participé à cette rencontre les représentants de trois MSA, Lorraine, Marne Ardennes Meuse et Sud Champagne, ainsi que ceux de deux RSI, Lorraine et Champagne Ardenne. Cette convention est la déclinaison locale du protocole national de partenariat conclu le 31 décembre 2012 entre la CCMSA et le RSI national. Elle est aussi l aboutissement d actions communes dans les domaines de la prévention santé et de la prévention du vieillissement cognitif, avec les ateliers du Bien vieillir et Peps eurêka. Elle marque la volonté des deux régimes de protection sociale de travailler ensemble au bénéfice de leurs retraités et des personnes en perte d autonomie. L accord vise à soutenir le projet de vie des travailleurs indépendants, qu ils soient actifs ou retraités, connaissant des difficultés dans leur vie personnelle et/ou professionnelle et ce, en raison de leurs conditions de vie et de leurs ressources ou bien encore de leur perte d autonomie, de leur handicap ou de leur isolement social. Plus d infos sur SUD AQUITAINE / Approcher le cheval en sécurité La filière hippique étant l un des secteurs agricoles les plus exposés aux accidents du travail, le service santé-sécurité au travail de la MSA Sud Aquitaine a demandé à deux spécialistes du cheval d animer une formation sur l approche de l animal en sécurité. Elles se sont déroulées le 14 novembre 2013 dans les Landes et le 15 novembre dans les Pyrénées- Atlantiques. Une quarantaine de professionnels (éleveurs, moniteurs, entraîneurs, soigneurs ) sont venus écouter les conseils de Pierre Blin, comportementaliste, et de Fanny Bourgoin, ingénieur prévention des risques hippiques, sur la façon de travailler avec un cheval sans prendre de risque. Pour cela, les deux spécialistes s appuient sur l observation : ils analysent l attitude du cheval (l état émotionnel, comme la peur, la souffrance, la curiosité, les résistances ) en fonction de l environnement et des gestes du MSA Sud Aquitaine MIDI-PYRÉNÉES NORD / 30 C est le nombre de dirigeants d entreprises de plus de vingt salariés de l Aveyron, du Lot, du Tarn et du Tarn-et-Garonne qui ont participé à une soirée d échanges sur le thème : «Comment aborder la pénibilité en entreprise?» Organisée par la MSA Midi-Pyrénées Nord, elle a eu lieu en novembre 2013, à Brens, dans le Tarn. Le but de cette rencontre était de répondre aux interrogations des employeurs concernant les enjeux liés à cette nouvelle réglementation et les actions à mettre en place pour y répondre. Les dirigeants ont pu ainsi dialoguer avec des intervenants de la Direccte et du service santé-sécurité au travail de la MSA, et avec leurs pairs. Deux dirigeants ont expliqué comment ils se sont approprié ce nouveau texte et quelle démarche de prévention de la pénibilité a été mise en œuvre. dresseur. Grâce à des techniques de désensibilisation visuelles et tactiles, ils expliquent comment créer un lien avec le cheval. Le but est de rendre l animal attentif et de limiter les réactions de fuite, en le rassurant. Ces règles de base sont très utiles au quotidien pour l approche au box ou en liberté, manipuler et déplacer le cheval à pied, l embarquer dans un van, mettre le licol, la selle, l harnacher, le sortir, ou encore le soigner. Isère / Un guide pour évaluer les risques Jean-Michel Delage/CCMSA Image Le document unique d évaluation des risques doit être présent chez tous les agriculteurs qui emploient des salariés (permanents, saisonniers, services de remplacement ), accueillent des travailleurs extérieurs (stagiaires, apprentis ) ou font appel à des prestataires (vétérinaires, inséminateurs, contrôleurs laitiers, livreurs ). Son but est d assurer leur sécurité et leur protection. L absence de ce document est passible d une amende de euros et entraîne une responsabilité plus grande pour l agriculteur en cas d accident. Conscientes qu il est compliqué à élaborer et à remplir, les organisations professionnelles agricoles de l Isère (la MSA, la chambre d agriculture, la FDSEA, les JA, les Cuma, les services de remplacement, AgriEmploi 38 et la fédération des alpages) ont élaboré un guide d aide à l évaluation des risques. Ce support est destiné à faciliter la tâche des agriculteurs. Il leur permet de mieux comprendre cette démarche de prévention et, grâce aux sept fiches qu il contient (la méthode, l exploitation, l atelier, le bilan, les dangers, la prévention et les ressources documentaires), de réaliser le document unique des risques professionnels. Il leur apporte une méthodologie permettant d identifier les situations dangereuses et facilitant la mise en place d une démarche de prévention. Il est téléchargeable sur le site de la MSA des Alpes du Nord, le bimsa janvier

6 En régions MSA Midi-Pyrénées Sud HAUTES-PYRÉNÉES / Un week-end entre aidants familiaux Dix aidantes du canton de Saint-Laurent-de-Neste, dans les Hautes-Pyrénées, se sont retrouvées le temps d un week-end de détente, fin octobre 2013, dans un petit village des Pyrénées-Orientales. Elles font partie du groupe d expression mis en place par la MSA Midi-Pyrénées Sud, dans le cadre du programme d aide aux aidants Depuis novembre 2012, elles se retrouvent tous les mois pour s informer, se soutenir et échanger sur leurs pratiques envers la personne aidée. Afin de Puis, un formateur relais anti-drogue de la gendarmerie est intervenu pour faire réfléchir les jeunes. Ils ont également participé à un jeu de société sur la santé, le respect de la loi et la citoyenneté, et réalisé clôturer le groupe sur un événement positif et faire un pas vers le mieux-être, thème travaillé tout au long de l année, elles ont souhaité organiser un séjour de trois jours rien que pour elles. En effet, grâce au travail de réflexion mené avec l animatrice du groupe de parole, elles ont pris conscience qu elles devaient prendre du temps pour elles. Elles ont visité une maison de retraite qui propose des solutions d hébergement innovantes, accueilli une intervenante venue leur présenter la loi Leonetti de 2005 et les soins palliatifs, découvert la région, pris du repos et continué à partager leur vécu. Ce temps de répit leur a permis de renforcer les liens entre elles, de créer une réelle dynamique pour continuer à aller de l avant, et de maintenir leur capital santé en se ressourçant. Elles ont maintenant envie de s investir sur leur territoire en faveur des personnes âgées et de participer à un atelier mémoire. HAUTE-SAÔNE / Prévenir les conduites à risque Les élus MSA des cantons d Amance, de Vauvillers et de Saint-Loup-sur-Semouse, en Haute- Saône, ont souhaité sensibiliser les jeunes sur les conduites à risque. C est ainsi que le 3 décembre 2013, 70 élèves des maisons familiales rurales (MFR) de Fougerolles et de Vauvilliers ont répondu à l invitation de la MSA de Franche-Comté, de la Mutualité française, de Groupama et des MFR, pour participer à des ateliers théâtre animés par la compagnie «Catégorie libre». Trois saynètes ont permis d aborder trois thèmes : les comportements en société (le manque de respect, le sexisme, la dégradation des locaux, la tenue vestimentaire, la cigarette dans l établissement ) ; l alcool, les drogues, le piercing ; les premiers rapports sexuels, l usage du préservatif, les moyens de contraception. MSA de Franche-Comté Plus d infos sur notre site. des affiches de prévention sur le thème de leur choix. L implication des jeunes tout au long de la journée a prouvé aux organisateurs que ce type de démarche les intéresse fortement. Maine-et-Loire «AGISSONS ENSEMBLE CONTRE LE SUICIDE» Le 30/01. Le centre de loisirs de Saint-Macaire-en-Mauges accueille, le jeudi 30 janvier à 20 heures, le spectacle Parlons des pressions. Il sera suivi de l intervention du médecin-psychiatre du centre hospitalier de Cholet, le docteur Goguet. Angers Salon du Végétal Du 18 au 20/ visiteurs sont attendus à l occasion de ce rendez-vous annuel des professionnels du végétal avec, pour thème cette année, la végétalisation des espaces. Paris SALON INTERNATIONAL DE L AGRICULTURE Du 22/02 AU 02/03. La MSA sera présente au salon international de l agriculture. Neuf jours pour découvrir le monde de l agriculture et faire la rencontre de Bella, jolie tarentaise de sept ans et nouvelle égérie du salon. Rendez-vous dans le hall 4 du parc des expositions, porte de Versailles, à Paris. France entière JOURNEE NATIONALE DE L AUDITION Le 13/ e Journée nationale de l audition pour informer le public, jeune ou moins jeune, sur les risques liés à l audition et sur les moyens de conserver une bonne hygiène auditive. 6 Janvier 2014 le bimsa

7 Vie de l institution Décès d André Laur Nous venons d apprendre le décès, survenu le 3 janvier, d André Laur, qui a été président de la MSA de l Aveyron de 1956 à 1989 et de la CCMSA de 1974 à Un article sera consacré, dans notre prochain numéro, à cette figure du mutualisme agricole qui a porté et défendu des avancées sociales majeures dans une période de mutation sans précédent pour l agriculture française. Impayés de pensions alimentaires Signature, le 3 décembre 2013, d un protocole préparant l expérimentation d une garantie contre les impayés de pensions alimentaires, prévue à l article 6 du projet de loi pour l égalité entre les femmes et les hommes. Le dispositif expérimental a pour objet de mieux protéger les femmes seules confrontées à ces impayés, en créant progressivement une garantie publique contre ceux-ci. Aujourd hui, 40 % des pensions alimentaires sont impayées, totalement ou partiellement, alors qu elles représentent près d un cinquième du revenu des familles monoparentales les plus pauvres. L expérimentation débutera au cours du premier semestre 2014 dans quelques caisses CAF et MSA (MSA Sud Champagne et d Armorique). Plus d infos : millions d euros de médicaments présentés au remboursement au régime agricole en 2012 (- 7 % par rapport à 2011). Amexa et Atexa gérées par la MSA La loi de financement de la sécurité sociale pour 2014 a prévu l unification de la gestion des régimes de base d assurance maladiematernité-invalidité des exploitants agricoles (Amexa) et des accidents du travail et maladies professionnelles (Atexa). Depuis le 1 er janvier 2014, l intégralité de cette activité est confiée à la MSA. Les non salariés agricoles qui relevaient d un organisme assureur privé pour l Amexa et l Atexa sont donc désormais obligatoirement affiliés à la MSA. C est elle qui procède à l appel et au recouvrement de leurs cotisations, selon les mêmes modalités que les autres coti sations de sécurité sociale (vieillesse, pres tations familiales). Toutefois, jusqu au 30 juin 2014, ils continueront à relever de leur assureur pour la gestion des prestations sociales maladiematernité- invalidité, accidents du travail et maladies professionnelles, à l exception des indemnités journalières Amexa dont le versement est assuré dès janvier par la MSA (c est pourquoi, en cas de maladie ou d accident de la vie privée, l avis d arrêt de travail doit être adressé à la MSA d affiliation). Pour le transfert du dossier vers la MSA de rattachement, aucune démarche n est à effectuer : l organisme assureur privé procède directement à cette formalité. Cette harmonisation de la gestion de la sécurité sociale de base entre les différents régimes met fin à une dérogation historique propre au secteur agricole. Une réforme structurante Zoom sur le rendez-vous prestations assurés ont pu bénéficier, en 2012, du «rendezvous prestations MSA» qui permet, grâce au guichet unique du régime agricole, de s assurer de l attribution du bon droit à la bonne personne et au bon moment. Ces entretiens ont permis d ouvrir près de droits (le plus souvent dans le domaine de la santé) et de fermer quelque droits ou prestations reçues de manière indue. Trop d adhérents ne font pas valoir leurs droits par méconnaissance de leur existence, par peur de la complexité apparente des démarches administratives ou par crainte de l image de précarité que peuvent renvoyer certaines prestations. L efficacité du rendezvous prestations tient au guichet unique de de l organi sation de la protection sociale obligatoire (les assureurs privés conservent la gestion des complémentaires maladie/accidents), qui permet l amélioration du service rendu aux agriculteurs, avec l instauration d un guichet unique, et l efficience de la dépense publique. Plus d informations sur : la MSA, qui permet de connaître l ensemble de la situation sociale de chaque adhérent et ainsi de faire le point sur ses droits quel que soit le domaine : santé, famille, retraite, action sociale et prestations de protection sociale complémentaire. Téo Lannié/CCMSA Image Téo Lannié/CCMSA Image le bimsa Janvier

8 autour de nous M. Zagorski Istockphoto/CCMSA Image Les aidants en quête de reconnaissance À l occasion de son 10 e anniversaire, l association française des aidants a organisé, le 10 décembre 2013, la première biennale des aidants. Elle a réuni plus de 200 acteurs impliqués dans la thématique de la contribution des aidants familiaux à l humanité. Les résultats d une enquête menée par l association auprès de plus de d entre eux ont été présentés. Ils montrent leur implication, leur bienveillance et leurs difficultés : un engagement au quotidien pour lequel 77 % des répondants souhaitent être reconnus dans leur rôle par les professionnels du soin et du prendre soin, les entreprises et les décideurs publics. Ils demandent que la société les accompagne vraiment. Mais pour cela, il faut avant tout qu elle soit sensibilisée. Résultats de l enquête disponibles sur : 2014, année de l agriculture familiale 2014 a été proclamée année internationale de l agriculture familiale par l assemblée générale des Nations unies. Les acteurs français (organisations professionnelles agricoles, organisations non gouvernementales, collectivités locales et établissements publics) se sont réunis, le 18 décembre 2013, au ministère de l Agriculture, en présence de Stéphane Le Foll et de Pascal Canfin, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé du développement, afin de marquer leur mobilisation à l occasion du lancement officiel de cette année en France. De très nombreux événements seront organisés partout en France et dans le monde, par des acteurs français. Le salon international de l agriculture y sera largement consacré, avec notamment une journée complète, le 26 février, en présence de nombreux acteurs français et internationaux. différences sociales en matière d alimentation Malgré l essor de la consommation de masse, les différences sociales n ont pas disparu en matière d alimentation. C est ce que révèle une étude du ministère de l Agriculture. Les pratiques ont évolué, se sont déplacées et parfois inversées. Ainsi, alors que la consommation de poisson reste plus fréquente dans les familles plus aisées, celle de viande, jadis réservée aux catégories favorisées, est désormais plus importante dans le bas de l échelle sociale. Les achats de produits porteurs de signes de qualité comme les produits biologiques, équitables ou AOC sont assez nettement corrélés au niveau de revenu, de même que le recours à la restauration hors foyer. Si l on peut escompter une certaine diffusion des pratiques aujourd hui minoritaires, d autres facteurs pourront la limiter, au 1 er rang desquels les contraintes économiques. étude disponible sur : Analyse-no64-octobre-2013-Les le bimsa Petites retraites agricoles Selon un communiqué commun des ministères de l Agriculture et du Budget, l adoption par le Parlement de la loi sur les retraites le 18 décembre 2013 et de la loi sur le financement de la sécurité sociale 2014 le 3 décembre concrétise les engagements pris en faveur d un plan quinquennal pour les petites retraites agricoles. La loi sur les retraites prévoit, en effet, la revalorisation des petites retraites au travers de cinq mesures : l attribution de droits gratuits aux conjoints et aux aides familiaux au titre des années antérieures à la création du régime complémentaire obligatoire ; la garantie d une pension minimale de 75 % du Smic pour une carrière complète au terme d une montée en charge progressive d ici à 2017 ; la suppression de la condition de durée minimale d activité des exploitants agricoles (17,5 années) pour obtenir le droit de bénéficier de la majoration de retraites dès 2014 ; l extension de la réversion à la Rco au profit du conjoint d un exploitant décédé en activité dès 2014 ; l application du régime des «droits combinés» à la Rco en cas de reprise de l exploitation par le conjoint d un chef d exploitation décédé en activité dès Bulletin d abonnement À retourner à CCMSA Le Bimsa Les Mercuriales, 40 rue Jean-Jaurès Bagnolet Cedex Nom :... Prénom :... N et rue ou lieu-dit : Code postal :... Commune :... Je souscris un abonnement de 1 an au prix de 11,60. Somme jointe par chèque bancaire à l ordre de la CCMSA/MI. En application de la loi du 6 janvier 1978, vous disposez d un droit d accès et de rectification pour les données vous concernant. Téo Lannié/CCMSA Image 8 JANVIER 2014 le bimsa

9 Photos : Franck Rozé/Le Bimsa Territoires Des micro-crèches au pied du sapin «O clair de lune», «La maison d Alice», «La maison du Petit prince», «Les p tits petons»... Les porteurs de projet ne tarissent jamais d inventivité pour baptiser de doux noms évocateurs les micro-crèches. Sans le vouloir forcément, ils rendent hommage à cette part de rêve que la MSA contribue encore à concrétiser partout en France (1). Rose Ngo Mang ne prétendrait sûrement pas le contraire, elle qui a monté une structure à Méry-sur-Marne, petite commune rurale de quelque 700 habitants située à l extrême nord-est de la Seine-et-Marne, à équidistance entre Meaux et Château-Thierry (Aisne). Elle sait et redit que les élus municipaux se sont Qu elles soient le fruit d une initiative personnelle et/ou de la volonté politique des élus locaux, les micro-crèches fleurissent un peu partout grâce au soutien, notamment, de la MSA. En Seine-et-Marne, la MSA Île-de-France et la caisse centrale ont déjà contribué à mettre sur pied neuf de ces structures. Et ce n est pas fini! tout d abord montré «frileux» devant «O clair de lune» (sic). «Ça ne marchera pas», lui prédisaient-ils, échaudés par un précédent qui avait capoté. Le vent a tourné depuis. Pourtant, le besoin s avérait criant. Sur ce périmètre de l intercommunalité habitants répartis sur les communes de Méry-sur-Marne, Nanteuil-sur-Marne, Sâacy-sur-Marne, Luzancy et Citry aucune structure d accueil collectif n existait! Et ce n était pas non plus les 40 assistantes maternelles, dont une seule à Méry-sur-Marne, qui suffisaient à accueillir la bagatelle de 260 bambins sur ce secteur. Ce qui poussait souvent les mamans à opter par obligation pour le congé parental. «Je sais que ça va marcher», soutenait le bimsa JANVIER

10 territoires mordicus Rose Ngo Mang. Il faut dire qu avec son passé de travailleur social et l appui de Myriam Bouzeriba, alors agent de développement social local (ADSL) de la MSA Île-de-France, elle a su tirer quelques bonnes ficelles (lire son témoignage page 12). Le présent lui donne raison : «O clair de lune» a ouvert ses portes en juin 2013, dans une maison réhabilitée, sa propre demeure au demeurant, qu elle loue à l association qui gère la micro-crèche. Ce n est pas le seul arrangement à l amiable consenti. Elle a aussi investi sur ses propres deniers, en attendant les subventions des partenaires, qui, parfois, peuvent mettre quelques mois avant de tomber. Des structures adaptées aux territoires ruraux Ce qui n empêche pas «O clair de lune» de fonctionner d ores et déjà à plein régime : 28 familles, dont deux agricoles, utilisent les services de la micro-crèche. Le personnel est constitué de la directrice, Rose, de deux auxiliaires de puériculture et de deux agents polyvalents (emplois d avenir). C est Amandine, notamment, qui s occupe de préparer sur place, dans une cuisine aux normes, les repas des enfants avec des produits issus des circuits courts. En termes d horaires, Plus d infos sur notre site. la flexibilité est de mise. Si la structure est officiellement ouverte de 7 h à 19 h, elle sait s adapter aux besoins des familles dans le cadre de leur mobilité pendulaire. «Ici, c est remarquable, on sent un dynamisme, une ouverture et l envie de faire quelque chose de collectif», souligne Anne Gorisse, ADSL à la MSA Île-de-France. La MSA intervient comme l un des partenaires dans ce type de projet. Elle apporte appui méthodologique et soutien financier. Après une expérimentation qui a débuté en juillet 2007, ces petites structures d accueil collectif en milieu rural dix enfants maximum simultanément sont entrées dans le droit commun en juin Depuis 2007, la MSA a participé à l expérimentation et un dispositif pérenne conforte désormais son soutien à ces petites structures qui s avèrent bien adaptées aux besoins et aux moyens des territoires ruraux. Ainsi, les MSA accompagnent les porteurs de projets depuis le diagnostic participatif jusqu au financement du besoin en fonds de roulement, au moment de l ouverture et de la montée en charge. Ce soutien intervient sur des projets qui respectent des critères qualité, comme la mobilisation et l implication des familles et des acteurs de la petite enfance du territoire, et l accessibilité du service (en particulier pour les micro-crèches qui fonctionnent en prestation d accueil du jeune enfant). D autres critères permettent d obtenir jusqu à cinq bonus sous forme de subventions de euros chacune. Téléportons-nous maintenant grâce aux facultés de l écrit au sud du département, à Saint-Germain-Laxis, près de Melun, où «Les p tits petons» viennent de sortir de terre après quelques atermoiements d ouverture dus aux travaux. Le projet a été initié par la volonté d une maman, Christelle Fouilleul, qui, de son propre aveu, «avait galéré» en 2009 pour trouver un mode de garde pour son fils. Le problème était similaire à celui de Méry-sur-Marne : une pénurie d assistantes maternelles et une sous-dotation en structures d accueil collectif. Alors même que, comme sur beaucoup d autres territoires, on observe un afflux régulier de familles néo-rurales avec de jeunes enfants. L idée trouvait rapidement un écho favorable auprès des élus locaux de Saint-Germain- Laxis notamment Viviane Druart, adjointe au maire auxquels s adjoignaient ceux de Montereau-sur-le-Jard et de Rubelles, communes voisines. La volonté faisait le reste. Un syndicat intercommunal à vocation unique (Sivu) était créé. Il est dédié à la promotion, au développement et à la coordination des actions en faveur de la petite enfance. Une association était créée, répondant au nom d Enfance et éveil. Elle gère la micro-crèche dans les locaux mis à disposition par le Sivu. Autre volonté politique forte mais sur une autre échelle, dans le bassin d emploi de Roissy-Charles-de-Gaulle cette fois-ci, sur le périmètre de la communauté de communes Plaines et Monts de France (34 communes, habitants). Le taux d activité des femmes y est de 91 %. On y compte en moyenne 155 naissances par an. C est sur le même modèle qu ont été construites les quatre micro-crèches mutualisées d Othis, de Juilly (notre photo), de Moussy-le-Vieux et de Rouvres : des bâtiments modulaires en bois HQE (haute qualité environnementale). De gauche à droite : Sabrine Michenot, responsable de l action sanitaire et sociale sur Paris et la Seine-et-Marne à la MSA Île-de-France, Rose Ngo Mang, directrice de la micro-crèche de Méry-sur-Marne, «O clair de lune», Anne Gorisse, ADSL à la MSA Île-de-France, Catherine Martel, responsable de projets à la CCMSA, et Astrid Mc Carthy, chargée de mission petite enfance à la CCMSA. Photos : Franck Rozé/Le Bimsa 10 JANVIER 2014 le bimsa

11 MSA île-de-france Vous avez soutenu différents projets de création de micro-crèches : pour quelles raisons? Depuis plusieurs années et au regard des besoins croissants des familles franciliennes (taux d activité des femmes, temps de trajet entre domicile et lieu de travail, nécessité de diversifier les modes d accueil), la MSA Île-de- France a affirmé son soutien à la création de structures d accueil petite enfance en milieu rural. Les micro-crèches sont un mode d accueil particulièrement bien adapté à l aménagement des territoires ruraux : structures flexibles, de petite taille, gestion souple, réhabilitations possibles... Elles contribuent à la revitalisation du monde rural : création d emplois de proximité, passerelles entre l accueil à domicile et l école, contribution à l implantation Trois questions à Bruno Bahin, président de la MSA Île-de-France de nouvelles familles, développement de lien social entre les habitants. Ainsi, dès que l expérimentation des micro-crèches a été mise en place par la caisse centrale de la MSA, la MSA Île-de-France s est inscrite dans ce dispositif. Ce sont actuellement 22 microcrèches qui ont été soutenues. Comment ces actions de développement social répondent-elles aux besoins spécifiques de vos ressortissants? Nos assurés agricoles en Îlede-France rencontrent des problématiques spécifiques, mais qui sont très proches de la population francilienne en général. Les salariés, notamment, s éloignent de la petite couronne pour accéder à la propriété sur les départements de la grande couronne et sur les zones les plus rurales où peu de services de proximité existent et où l offre d accueil est limitée. Les assistantes maternelles ne peuvent répondre à tous les besoins, notamment sur les horaires atypiques. Ainsi, les micro-crèches permettent une flexibilité sur l amplitude horaire et proposent pour certaines des horaires atypiques. Les salariés agricoles des centres équestres, de Disneyland Paris, des grandes jardineries, telles que Truffaut, des grands groupes, comme le Crédit agricole ou Groupama, sont amenés à travailler en horaires décalés ou atypiques, le week-end notamment. De plus, dans les familles d exploitants, la double activité est souvent de mise, notamment les femmes qui ont un emploi salarié en dehors de l exploitation, et la garde des jeunes enfants est également problématique. Ces familles ont donc des besoins similaires à celles vivant en milieu urbain. Vous habitez Thieux, tout près de Juilly, où une micro-crèche a été ouverte cette année. Quel écho en avez-vous reçu? Je suis très fier, en tant que président de la MSA île-de-france, d avoir soutenu l implantation de cette micro-crèche. Cette structure de proximité répond parfaitement aux exigences de qualité et de bien-être des enfants. Elle a été accueillie par les familles comme une réponse, voire un soulagement, à leur problème de modes de garde. Concrètement, la micro-crèche de Juilly a permis à plusieurs mamans de reprendre leur activité professionnelle ou de concrétiser un projet de formation, notamment du fait de la proximité de la plate-forme aéroportuaire (ADP) qui emploie plus de personnes. Elle est le reflet d un projet commun porté par tous en faveur du développement de nos villages et je m en réjouis! À Othis, les familles passent avec la structure un contrat à l année en fonction de leurs besoins. Les repas sont compris. Leur fabrication est assurée par la société Api restauration. Ils sont acheminés en liaison froide et réchauffés sur place. La micro-crèche fournit également les couches. À Juilly, «La maison du Petit prince» dispose d une salle dans laquelle se réunissent régulièrement animatrice et assistantes maternelles du RAM avec les enfants. À Saint-Germain-Laxis, «Les p tits petons» viennent d ouvrir grâce à l initiative d une maman et avec la volonté politique des élus locaux. Photos : Franck Rozé/Le Bimsa le bimsa JANVIER

12 Franck Rozé/Le Bimsa territoires Ce porteur de projet met en place quatre micro-crèches mutualisées. Deux d entre elles sont déjà en fonctionnement : «La maison d Alice», à Othis, et «La maison du Petit prince», à Juilly. Les ouvertures de celles de Rouvres et de Moussy-le-Vieux sont prévues en février et mars Elles permettent notamment d assurer une continuité de service en période de vacances scolaires, en alternant leurs fermetures. C était l un des souhaits exprimés par les familles lors du diagnostic. Ces quatre micro-crèches, de quelque 120 m 2 chacune, sont installées dans des bâtiments modulaires en bois HQE (haute qualité environnementale) de belle facture, pensés par l architecte Sandrine Lingelser. Dedans, on est saisi par l originalité, la luminosité et la fonctionnalité des structures. Détail qui a son importance : les parents, qui ont un contrat à l année, pointent à l arrivée et au départ de l enfant sur une tablette tactile équipée du logiciel Tactil o. «Cela nous permet de savoir si nous répondons correctement aux besoins des familles», explique Fanny Weber, la directrice des quatre Elle dirige la micro-crèche de Méry-sur-Marne, «O clair de lune». Quand il a fallu présenter et défendre le projet de micro-crèche devant les élus municipaux, l ADSL de la MSA était à mes côtés. Je savais que ça marcherait. La commune n est pas présente financièrement (elle s est endettée pour la construction d un nouveau groupe scolaire), mais le maire, qui a donné son aval, a suivi de près les travaux et a participé au comité de pilotage. Aujourd hui, la structure est innovante en ce qu elle répond aux critères sociaux fixés par les partenaires institutionnels qui la soutiennent, dont la MSA. Par exemple, l appui à la parentalité : tous les quinze jours, le lundi matin, se tiennent des groupes d animation parents/enfants sur des micro-crèches mutualisées. «La maison du Petit prince», à Juilly, dispose d une salle dans laquelle se réunissent régulièrement animatrice et assistantes maternelles du relais assistantes maternelles (RAM) avec les enfants. En outre, ces structures permettent d accueillir des enfants porteurs de handicap. Elles ont reçu le soutien de la CCMSA dans le cadre de l appel à projets «innovation/essaimage» qui soutient une offre allocation jeune enfant (AJE), prenant particulièrement en compte les besoins spécifiques/atypiques des familles agricoles (ici, la continuité du service en été et la possibilité de couvrir une large amplitude horaire). Une seconde vague de cet appel à projets sera diffusée en février 2014 et le dispositif de micro-crèche devrait perdurer jusqu à fin Ce qui laisse encore le temps aux porteurs de projets d innover, d essaimer et de rivaliser d inventivité pour donner corps à leurs idées. Franck Rozé (1) Sa mission de développement social des territoires est inscrite dans le Code rural et de la pêche maritime. Témoignage Rose Ngo Mang, éducatrice de jeunes enfants thèmes variés. Ils participent de l adaptation des enfants. Les surchaussures lavables en tissu, que nous utilisons pour équiper les visiteurs, ont d ailleurs été confectionnées dans ce cadre. Actuellement, nous avons le projet de créer un jardin potager. Autre critère : le retour à l emploi et l insertion professionnelle. Nous ouvrons la porte aux familles qui bénéficient du RSA et aux parents isolés. Je sais comme il peut être délicat de trouver un mode de garde quand on n a pas de bulletins de paie ou quand on est seul. Je fais appel à la Maison départementale des solidarités de Coulommiers pour les accompagner : elle peut prendre en charge les frais de garde en attendant que la Paje (prestation d accueil du jeune enfant) se mette en place, par exemple. ELLES ONT DIT Catherine Martel, responsable de projets à la CCMSA Le fonctionnement des micro-crèches est financé par la prestation de service unique (PSU) ou bien par la prestation d accueil du jeune enfant (Paje CMG structure) qui solvabilise le coût facturé aux familles. La PSU est versée directement à la structure d accueil selon le barème national Cnaf et déduction faite des participations des familles. La Paje CMG structure est une prestation familiale versée à la famille, en fonction de la facture mensuelle de la micro-crèche, du nombre d enfants et des ressources du foyer, le reste à charge pour la famille étant au minimum de 15 %. Sabrine Michenot, responsable de l action sanitaire et sociale sur Paris et la Seineet-Marne à la MSA Île-de-France Tous les mois, des réunions à destination des porteurs de projets se tiennent dans les locaux de la MSA, de la CAF et du conseil général, à tour de rôle. Ces trois institutions y présentent les aides et les appuis techniques. Elles transmettent les coordonnées des référents. C est lors de l une d entre elles que Christelle Fouilleul avait rencontré notre ADSL. Mais à la MSA Île-de-France, nous respectons des critères : nous n accompagnons pas de projets à but lucratif ou sur des communes de plus de habitants, par exemple. Notre priorité, c est la revitalisation des zones rurales et des villages. Laura Lalot, chargée de développement «petite enfance» à la CDC Plaines et Monts de France Sur la communauté de communes, il existe désormais un multi-accueil à Dammartin-en- Goële, une halte-garderie à Claye-Souilly, deux relais assistantes maternelles (RAM) et quatre micro-crèches mutualisées, en comptant l ouverture imminente de celles de Rouvres et de Moussy-le-Vieux. Les professionnels des structures d accueil collectif émettent maintenant le souhait de créer un pôle de remplacement des agents dans le cadre de la continuité de service. Anne Gorisse, ADSL à la MSA Île-de- France Nous mettons gratuitement à disposition des micro-crèches un logiciel de gestion. Il a été conçu par Marc Van Rossem, adjoint au maire de Cannes-Écluse. Il forme les personnes intéressées en une demi-journée. Cet outil permet de réaliser différentes tâches : présence des enfants, gestion du personnel, facturation, relances, budget provisionnel, graphiques 12 JANVIER 2014 le bimsa

13 enjeux Travailler avec un cancer La dernière journée de la protection sociale des salariés, qui s est tenue à Bagnolet en décembre 2013, se penchait sur le maintien dans l emploi ou la reprise d activité des personnes handicapées ou victimes d inaptitudes à la suite d une maladie ou d un accident. Un domaine dans lequel la MSA montre son implication. On se souviendra peut-être d un intitulé de rédaction en classe de troisième : «La vie est un combat. Commentez». Une assertion qui prend d autant plus de sens quand la maladie frappe à la porte. Pour le bien-être, la question du maintien dans l emploi ou de la reprise d activité s avère alors primordiale. C était le thème de la journée de la protection sociale des salariés qui s est tenue le 5 décembre dernier à la caisse centrale : «Accompagnement des personnes victimes de handicaps ou d inaptitudes à la suite d accidents ou de maladies intervenus dans le cadre privé ou professionnel». Les conséquences des pathologies chroniques, dont le cancer, sur la reprise d activité ont fait l objet d une intervention d Anne-Marie Waser, maître de conférences au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam). «Le sens donné au travail est bouleversé», expliquet-elle. Elle cite ce chiffre : seulement 45 % des agriculteurs exploitants diagnostiqués pour un cancer en 2002 sont encore en emploi en 2004 (1). C est le taux le plus faible de retour au travail des moins de 58 ans selon la catégorie socioprofessionnelle. En comparaison, les ouvriers affichent un taux de presque 54 %, les cadres de 72 % et les artisans, commerçants et chefs d entreprise, de plus de 73 %. De manière plus générale, en dehors du contexte purement agricole, elle se Waser, c est le travail contrôlé en permanence, car cela ne permet pas de s approprier de nouvelles façons de faire.» Sachant que «revenir à une situation ex ante est impossible», elle envisage le retour à l emploi comme un apprentissage. «Il faut que les personnes apprennent à parler sans émotions de leur maladie pour rendre ce discours acceptable aux autres. Elles y parviennent «seulement 45 % des agriculteurs exploitants diagnostiqués pour un cancer en 2002 sont encore en emploi en 2004.» livre à quelques remarques et formule des éléments de réponse sur la base de deux études financées par l Institut national du cancer (Inca). Pour les personnes interrogées, il existe plusieurs freins au retour à la vie professionnelle : pénibilité physique/fatigue, comme, après un cancer du sein, la sensation du «bras lourd» ; appréhension d un monde dur et instable ; non maîtrise du volume d heures travaillées ; pression temporelle et, surtout, le regard des autres. «Ce que ne supportent pas les personnes qui ont participé à l étude, déclare également Anne-Marie en constituant des groupes d entraide mutuelle ou groupes d autosupport.» La vulnérabilité de l être humain touche tout le monde. Pour l intervenante, cette notion de vulnérabilité doit transformer la société dans son ensemble et le tissu industriel en particulier. «Il faut accepter de mettre de l incertitude dans nos fonctionnements.» S il n est pas toujours possible, voire s il est quasiment impossible, de planifier l activité d une entreprise, encore moins d une très petite entreprise, en anticipant les arrêts maladie, il est en revanche permis, toujours selon Anne- Marie Waser, de ménager des dispositifs collectifs de retour à l emploi. «Les aménagements doivent être conduits collectivement, en prenant en compte le périmètre du service. Par exemple, le mi-temps thérapeutique est à la fois plébiscité et contre-productif dans le collectif de travail, parce que la personne qui quitte à midi laisse sa charge de travail aux autres collègues et le climat dans l équipe se dégrade.» Conclusion : le retour au travail est un processus fait d expériences et d apprentissages. Il faut savoir gérer son émotion ; communiquer sur le cancer, si c en est un, par exemple ; aménager les conditions de travail ; se ménager des pauses ; réfléchir à l aménagement du poste de travail ; apprendre à gérer les effets secondaires des médicaments ; anticiper sa fatigue. Pas simple. Les caisses de MSA contribuent à favoriser le maintien dans l emploi ou le retour à l activité professionnelle. Une partie de la journée de la protection sociale des salariés leur donnait la parole. Parmi les témoignages, ceux des MSA Mayenne-Orne-Sarthe et de Maine-et-Loire. Pour la première, Florence Piette, responsable territoriale du service de proximité, présentait la le bimsa Janvier

14 ève Dusaussoy/Le Bimsa cellule de concertation pluridisciplinaire handicap/ maintien dans l emploi, mise en place dès Composée notamment d un médecin chef du contrôle médical, d un médecin du travail référent et de travailleurs sociaux, elle a pour objectif l échange médico-social, dans la confidentialité, sur les situations les plus complexes des salariés en arrêt de travail ou en risque d inaptitude. Elle se réunit une fois par trimestre pour traiter une dizaine de dossiers. L intérêt d un tel dispositif est le suivant : il permet au travailleur social de poursuivre un accompagnement adapté de la personne handicapée. Dans la perspective d une fin d arrêt de travail, par la connaissance des inaptitudes et des adaptations à mettre en œuvre, il va anticiper avec le salarié qui est associé à son devenir dans l entreprise, bien entendu les démarches à engager : parcours de demande «Le retour au travail est un processus fait d expériences et d apprentissages.» d accès aux droits avec la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) ou pas, etc. L avantage souligné par Florence Piette étant le décryptage et l harmonisation du discours avec l assuré. Pour la MSA de Maine-et- Loire, Dominique Pichot, chargée de mission au service politiques des territoires, présentait deux actions phare : une convention de partenariat pour la coordination des interventions sociales en faveur des patients atteints d un cancer, offre de services globale, articulée et complémentaire, associant la Carsat, les Cpam, les MSA de la région Pays de la Loire et la Ligue contre le cancer ; et des groupes de parole, à l initiative des élus de la MSA qui s intéressaient de près au «rôle et à la place des proches dans l accompagnement des malades atteints de cancer». Ces groupes ont fait mouche. «Ce sont des centres de ressources qui facilitent l entraide, rompent l isolement et soulagent émotionnellement», explique Dominique Pichot. La MSA est aussi présente auprès du Crédit agricole, entre autres, qui, depuis 2006, a structuré sa politique d emploi des personnes handicapées en signant successivement deux accords quinquennaux de branche. Ceux-ci ont eu pour incidence, notamment, la mise en place de cellules de coordination handicap au niveau de chaque caisse régionale de Crédit agricole. Les services de santé au travail et d action sociale des caisses locales de MSA y sont associés. Au centre de l Arche, établissement national de soins de suite et de réadaptation fonctionnelle créé par la MSA et situé à Saint-Saturnin dans la Sarthe, la préoccupation est de s inscrire dans une démarche précoce de retour à l emploi, c est-àdire dès l hospitalisation. Pour cela, il adhère à l association Comète France, spécialement dédiée à cette action. L équipe locale, composée de professionnels médicaux et paramédicaux, construit, avec la participation active du patient, un projet de vie pour une concrétisation rapide dès sa sortie de soins. Franck Rozé (1) Laëtitia Malavolti, Alain Paraponaris, Bruno Ventelou, 2008, «La reprise du travail après un diagnostic de cancer : un processus distinct entre hommes et femmes», in Le Corroller-Soriano, Malavolti, Mermilliod, La vie deux ans après le diagnostic de cancer, Drees- Inserm, Coll. Études et statistiques, La Documentation française, pp Janvier 2014 le bimsa

15 Dossier mutuelles de santé au Burkina Faso Prendre en charge sa propre santé dans un pays où le système de protection sociale reste encore en devenir, telle a été l option choisie par les producteurs de coton au Burkina Faso. Une aventure qui a débuté en 2007, avec la création d une première mutuelle de santé. Elle s est poursuivie, de 2009 à 2013, par la mise en place de trois nouvelles mutuelles, dans le cadre d un projet financé par l Union européenne avec l appui technique de la MSA (caisse centrale et MSA des Charentes). Retour sur ce pari de vouloir garantir collectivement les risques de santé ou d accident grâce à la solidarité, et rencontres avec les différents protagonistes. Gildas Bellet/Le Bimsa le bimsa janvier

16 Dossier mutuelles de santé au Burkina FASO Les cotonculteurs s engagent pour leur santé Au Burkina Faso, la population agricole et rurale ne bénéficie pas d une couverture sociale et a du mal à accéder à des soins de santé. Pour inverser la tendance, quatre mutuelles de santé ont été créées dans le sud-ouest du pays, avec l Union nationale des producteurs de coton. Une initiative professionnelle solidaire qui a bénéficié de l expertise de la MSA. Reportage. Une piste de terre r o u g e traverse le village, entouré de champs de coton, «l or blanc du Burkina», comme l indiquent les affiches de la Sofitex la Société des fibres textiles chargée de développer la filière cotonnière au Burkina Faso. Des habitations construites en banco (terre, paille hachée et cailloux) voisinent avec des greniers à grain surmontés de toits de paille coniques. Sur la route, un motocycliste au porte-bagages surchargé croise quelques enfants regagnant leur maison. Un homme à vélo s arrête et engage la conversation. Il est cotonculteur. Il évoque sa famille un groupe de quinze personnes et annonce non sans fierté que, comme un tiers des villageois ici, il est «mutualiste». Cette année, il a pu «inscrire quatre membres de la famille à la mutuelle de santé créée, un choix très utile» qui leur a permis d avoir accès à des soins. À Bala, village de habitants situé dans la région des Hauts-Bassins (province du Houët) à une soixantaine de kilomètres de Bobo- Dioulasso, la deuxième ville du pays (voir carte page 21), la mutuelle de santé s est rapidement développée : la sensibilisation et l information y ont été réalisées très vite, y compris par le biais de la radio locale. La part des revenus consacrés par les ménages burkinabè à la santé de façon préventive est souvent dérisoire, réduisant ainsi la capacité des agriculteurs de la région l un des principaux pôles agricoles du Burkina Faso à faire face à certaines maladies. De ce constat est née l idée de créer des mutuelles avec les producteurs de coton, afin de faciliter l accès des familles à des soins de qualité et à moindre coût. Une initiative d abord professionnelle mais qui est aussi ouverte aujourd hui aux populations rurales des territoires concernés. Via celle-ci, c est «une propagation du modèle mutualiste pour la couverture des soins de santé et une transmission de valeurs qui ont eu lieu, grâce à l implication directe d un organisme de protection sociale, la MSA, qui a piloté le projet et assuré la mise à disposition d experts», explique Olivier Colin, coordonnateur actuel du projet et responsable de la mission des relations européennes, internationales et de La MSA au-delà des frontières Elle accompagne ou initie des projets pour l amélioration des conditions de vie et de travail des populations rurales, et partage son savoir-faire et ses valeurs avec des organismes de protection sociale de nombreux pays. Exemples : Afrique sub-saharienne. Les actions portent sur l appui au développement de mutuelles de santé en milieu rural, la mise en œuvre de régimes agricoles dans le cadre de lois d orientation agro-sylvo-pastorale, domaines dans lesquels la MSA a acquis un savoir-faire reconnu, ou encore la formation. Maghreb. L expertise de la MSA est sollicitée en matière d extension de la couverture sociale aux actifs agricoles, recouvrement, affiliation, lutte contre la fraude, amélioration de la santé et sécurité au travail, développement social local et création d emplois pour les groupes vulnérables en milieu rural. La MSA a notamment célébré l an dernier dix ans de coopération avec la Caisse nationale de sécurité sociale tunisienne et conduit actuellement un projet de développement rural avec l Union tunisienne de l agriculture et de la pêche (Utap), principale organisation professionnelle agricole du pays (voir Europe. La MSA est présente à Bruxelles au sein de l Esip (plate-forme européenne des institutions de protection sociale) et de l AIM (Association internationale de la mutualité). Par ailleurs, afin que les spécificités des régimes agricoles soient mieux prises en compte et que les besoins des populations agricoles et rurales puissent être relayés, elle a créé en 2005, avec les régimes autonomes de protection sociale agricole de six pays (Allemagne, Autriche, Finlande, France, Grèce et Pologne), un réseau spécifique, l Enasp (European network of agricultural social protection dont elle assure la présidence. 16 Janvier 2014 le bimsa

17 Gildas Bellet/Le Bimsa Au centre de santé et de promotion sociale de la vallée de Kou. la coopération à la CCMSA. En 2013, quatre mutuelles regroupées au sein d un réseau existent, fruit d une première coopération pilote entre la MSA des Charentes, l ambassade de France au Burkina Faso et le réseau d appui aux mutuelles de santé, puis d un projet de cinq ans financé par l Union européenne avec l appui technique de la MSA (caisse centrale et MSA des Charentes). «Ces mutuelles ont signé des conventions avec les centres de santé locaux qui assurent l accueil des patients, les consultations, prescrivent et délivrent les médicaments, précise Régis Guénin, aujourd hui directeur de la MSA de la Corse, qui a été, pendant trois ans, coordonnateur de ce projet pour la MSA. Les gens disposent d une carte de mutualiste et ne paient pas les soins dans la limite d un panier de soins annuel. Deux épisodes peuvent être pris en charge dans l année, une limite fixée pour que la cotisation ne soit pas trop élevée.» Information et éducation à la santé Les centres de santé ont donc dû aussi se familiariser avec cette nouvelle organisation pour accueillir les mutualistes, être formés au fonctionnement des mutuelles... Un travail de longue haleine qui a mobilisé des ressources locales et des experts de la MSA. Aujourd hui, 35 centres de santé et de promotion sociale ont signé des conventions, dont deux en Au centre de santé de Bama, dans une autre zone de la région, presque tous les lits sont occupés par des malades atteints de paludisme en traitement. «Nous sommes ici dans une zone inondée, où l on pratique la riziculture. Le paludisme y sévit toute l année», souligne le Dr Congo. Quelques kilomètres plus loin, au centre de santé de la vallée de Kou, ouvert en 1974, Guiré Mahama, infirmier chef de poste, indique lui aussi que le paludisme reste la pathologie dominante : «Plus de 50 % des consultations se font pour cette raison. Une maladie qui tue et touche plus durement les enfants et les personnes âgées. Les gens n ont pas été éduqués à la santé et, en raison de cette ignorance plus que pour des questions de pauvreté et d argent ils ne viennent pas consulter. Alors, il faut sans cesse faire de la sensibilisation, même pour ce qui est de l utilisation d une moustiquaire. Les gens doivent comprendre la gravité du paludisme mais aussi l importance de la vaccination, contre la rougeole ou la fièvre jaune par exemple. L influence des guérisseurs peut aussi expliquer ce moindre recours au centre de santé. Peu à peu cependant, on observe une augmentation de la fréquentation, signe que le travail d information et d éducation à la santé passe.» De fait, le conventionnement avec une mutuelle influe aussi sur la fréquentation de celle-ci. L initiative remonte à 2005, dans le cadre d «un partenariat engagé avec le Réseau d appui aux mutuelles de santé (Rams) et l ambassade de France au Burkina Faso pour la création d une première mutuelle à Karangasso-Sambla, ouverte en avril 2007, explique Edgard Cloerec, directeur général de la MSA des Charentes. Cette dernière a fourni l ensemble de l ingénierie et des outils techniques, en raison du savoir-faire acquis en France. Car, si elle est d abord un régime de protection sociale obligatoire pour les exploitants agricoles nous gérons exploitants dont viticulteurs, la MSA des Charentes a développé parallèlement un système d assurance complémentaire facultative pour lequel elle a en gestion mutualistes.» Pour que le projet émerge à Karangasso-Sambla, elle a «mis à disposition des agents de direction pour les aspects administratifs, un médecin pour la définition du panier de soins et des conditions de prise en charge dans les centres de santé, des collaborateurs pour l animation (conseils d administration, actions de sensibilisation...). En outre, des agents ont travaillé au développement d un outil informatique spécifique pour que les cotisations et les prestations puissent être gérées de façon complètement transparente, afin de donner confiance en ce dispositif, essentiel pour la population des cotonniers». Plus d infos sur notre site. le bimsa janvier

18 Dossier mutuelles de santé au Burkina FASO Après cette expérience pilote, l aventure s est poursuivie dans le cadre d un projet financé pendant cinq ans, de 2009 à 2013, par l Union européenne. Objectifs : la naissance de trois nouvelles mutuelles de santé et la constitution d un réseau régional entre toutes les structures créées (un seul gestionnaire salarié assure ainsi le recouvrement des cotisations et le paiement des prestations pour les quatre mutuelles). Un processus sur le long terme donc, car il s est agi d installer un modèle d organisation (administration, gestion financière, fonctionnement) et de faire adhérer les producteurs de coton aux principes mutualistes. Un processus regroupant bien sûr plusieurs partenaires : la CCMSA a assuré les relations avec les différents protagonistes, la gestion globale et budgétaire, le suivi et les évaluations ; la MSA des Charentes a fourni l expertise technique ; l Union nationale des producteurs de coton du Burkina Faso (UNPCB) et l Union provinciale des producteurs de coton du Houët (UPPCH) ont pris en charge le portage politique du projet et la communication ; le réseau d appui aux mutuelles de santé avec son antenne à Bobo-Dioulasso s est engagé dans les actions de terrain (voir le témoignage d Harouna Padiene, ci-dessous). Combler un grand vide dans la protection sociale Fin 2013, l heure est au bilan. Une conférence finale a réuni début décembre à Bobo-Dioulasso les partenaires du projet et les instances politiques locales pour faire le point. Pas question de masquer les difficultés qui ont ponctué ces cinq années de coopération développement problématique des adhésions dans quelques secteurs, manque parfois de compréhension de l esprit mutualiste, accueil pas toujours à la hauteur dans certains centres de santé, seuil de viabilité difficile à atteindre... mais la première victoire est d avoir pu contribuer à l amélioration de la santé des producteurs et de leurs familles et, plus largement, de participer à la lutte contre la pauvreté en milieu rural. «La protection sociale, les travailleurs du secteur agricole et rural en sont exclus, martèle Bakary Traoré, président du réseau de témoignage Harouna Padiene, responsable de l antenne du Rams de Bobo-Dioulasso, partenaire local de toutes les étapes La mission principale du Rams est de promouvoir, développer et dynamiser les mutuelles de santé au Burkina Faso, afin de permettre un accès des populations à des soins de santé de qualité. L antenne de Bobo- Dioulasso accompagne, outre les mutuelles des cotonculteurs, trois autres mutuelles nées de l initiative de communautés qui nous ont sollicités pour que nous les aidions dans leurs projets. Celles bâties avec la filière des cotonculteurs présentent un avantage car ceux-ci sont bien organisés. Il y a une confiance de la population et le message passe vite et mieux, du haut jusqu en bas. Nous nous sommes calqués sur leur organisation pour construire les mutuelles. Et comme elles sont professionnelles, cela facilite la collecte des cotisations. Le taux de recouvrement est élevé, ce qui est moins le cas dans les mutuelles communautaires. Pour les créer, un cahier des charges bien précis existe. D abord des études de viabilité, puis la sensibilisation, la formation des acteurs (les agents de santé, les organes de gestion : bureau, comité exécutif, cellule de base) pour la compréhension du fonctionnement des mutuelles, et l élaboration des textes. Nous assurons aussi la négociation des conventions de soins. Les taux de prise en charge des prestations offertes ressortent dans ces textes : la consultation est prise en charge à 100 %, de même que l accouchement. Il existe un ticket modérateur de 25 % pour trois postes : médicaments, mise en observation, petite chirurgie. Nous avons signé 35 conventions, dont deux en Un suivi régulier des mutuelles est assuré : au niveau administratif (nous exigeons que les ren contres statutaires bureau, conseil d administration, assemblée générale soient tenues et nous y participons) ; au niveau de la Gildas Bellet/Le Bimsa gestion (appui et conseils au gestionnaire pour la ré daction des rapports d activité par exemple, pour le suivi des dépenses de fonctionnement des mutuelles) ; au niveau comptable (en suivant les préconisations formulées par les experts MSA sur ces aspects) ; au niveau des relations entre les mutuelles et les centres de santé chaque semestre, nous les regroupons pour discuter de l ensemble des problèmes. Les constats sont très encourageants. Avant la constitution de la première mutuelle de santé de Karangasso-Sambla, il y avait peu de recours aux centres de santé, qui enregistrent désormais un taux de fréquentation élevé. Aller au centre de santé est devenu un réflexe quand un problème survient. Même au niveau du ministère, il y a des témoignages en ce sens. Des olympiades sont organisées pour récompenser les meilleurs centres de santé : ceux qui arrivent en tête sont liés à des mutuelles. 18 Janvier 2014 le bimsa

19 mutuelles de santé. Et ce, alors qu ils sont exposés à plusieurs risques susceptibles d anéantir tous leurs efforts de production : l irrégularité des revenus, les crises agricoles imprévisibles et souvent répétées, le coût des produits agricoles qui fluctuent sur le marché mondial... Ce qui peut avoir pour conséquence la réduction du revenu familial et des problèmes importants en cas de maladie ou d accident du travail... L UNPCB, en ayant l idée de mettre en place des mutuelles de santé reconnues aujourd hui comme une alternative plausible à l accès des populations aux soins de santé, comble un grand vide dans la protection sociale des producteurs de coton. Les populations se sont réellement appropriées ces mutuelles en s impliquant dans leurs activités et leur fonctionnement.» «Ce projet a en outre permis de raviver la solidarité au sein des communautés bénéficiaires, a tenu à préciser, lors de la conférence finale, le secrétaire général de la région des Hauts-Bassins, représentant le gouverneur. La mutualisation du risque maladie est une expérience réussie qui doit faire école dans toutes les communes de la région. Des difficultés ont certes été relevées au cours de son exécution mais celles-ci n ont Gildas Bellet/Le Bimsa «Assurons notre santé pour mieux produire», un slogan évocateur choisi pour communiquer sur les mutuelles. pas ébranlé vos efforts. Alors que s achève le projet, des réflexions sont en cours au niveau national pour un système d assurance maladie universelle, dont la mise en place constitue une opportunité pour renforcer vos compétences en matière d assurance maladie et la base sociale de vos mutuelles de santé.» Le projet burkinabè d assurance maladie universelle, qui vise à un accès équitable de l ensemble de la population à des soins de santé de qualité, prévoit notamment le développement des mutuelles, celles déjà existantes localement constituant un terreau pour la construction et le développement d une couverture maladie à l échelle nationale. Elles ont une partition à jouer, d autant qu elles ont une proximité avec les adhérents, qu elles ont acquis une expertise dans les domaines de la sensibilisation et de l information ou encore qu elles disposent d un savoirfaire pour mettre en relation offre de soins et demande. «L inclusion du réseau des mutuelles de santé des cotonculteurs dans l expérimentation de l assurance maladie universelle en 2014 au Burkina Faso serait porteuse de beaucoup d espoir et serait un moyen de solidifier ce réseau. Elle permettrait de développer instantanément le sociétariat et de viabiliser l ensemble des mutuelles dans des délais rapides», a précisé Olivier Colin, ajoutant qu au terme de ce projet la MSA était prête, sur le principe, à «poursuivre l appui technique apporté à l UNPCB». Gildas Bellet Tout au long de la coopération, la MSA a partagé son savoir-faire pour transmettre le modèle mutualiste. Ici, formation par Régis Guénin, en décembre 2010, du conseil d administration de la mutuelle de Satiri. Sylvain Lapetitte/MSA des Charentes Karim Traoré, président de l Union nationale des producteurs de coton du Burkina, et Dominique Marmier, administrateur de la CCMSA, qui a suivi, depuis 2010, ce projet de coopération. Aux côtés des membres du conseil d administration de la mutuelle de Satiri, Dominique Marmier, édgard Cloerec, Olivier Colin et Régis Guénin. Photos : Gildas Bellet/Le Bimsa Photo de famille lors de la conférence finale, le 4 décembre 2013, à Bobo-Dioulasso. le bimsa janvier

20 Dossier mutuelles de santé au Burkina FASO repères En quelques dates Avril Ouverture d une mutuelle de santé «pilote» pour les cotonculteurs de Karangasso-Sambla (province du Houët), dans le cadre d une initiative du service de coopération et d action culturelle de l ambassade de France à Ouagadougou et de la MSA des Charentes, et en partenariat avec le Réseau d appui aux mutuelles de santé (Rams). 4 C est le nombre de mutuelles de santé créées pour les cotonculteurs dans la province du Houët cas de maladie pris en charge en Lancement du projet «appui technique à l Union nationale des producteurs de coton du Burkina Faso (UNPCB) pour l initialisation d un réseau régional de mutuelles de santé», financé par la Commission européenne. D une durée de cinq ans, il est porté conjointement par l UNPCB et par la caisse centrale de la Mutualité sociale agricole, en partenariat avec la MSA des Charentes et le Réseau d appui aux mutuelles de santé et son antenne de Bobo-Dioulasso. Objectif : développer trois nouvelles mutuelles dans les départements de Péni, Bama et Satiri, sur le modèle de celle créée à Karangasso-Sambla, et réunir ces structures au sein d un réseau régional de mutuelles de santé professionnelles. Avril Ouverture de la mutuelle de santé de Péni. Juillet Constitution du réseau destiné à fédérer les mutuelles créées pour les cotonculteurs. Mai Création de la mutuelle de santé de Satiri. Novembre Inauguration de la mutuelle de santé de Bama. Décembre Conférence finale à Bobo-Dioulasso réunissant les partenaires du projet et des représentants politiques de la région des Hauts-Bassins. Le financement européen se termine mais l UNPCB prend le relais et veut étendre l initiative à d autres territoires bénéficiaires à jour de leur cotisation en centres de santé et de promotion sociale ont signé des conventions avec ces mutuelles et accueillent leurs adhérents dans les quatre zones géographiques concernées. 20 janvier 2014 le bimsa

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