Perturbations de la conscience de soi et de l identité personnelle dans la schizophrénie. Jean-Marie Danion

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Perturbations de la conscience de soi et de l identité personnelle dans la schizophrénie. Jean-Marie Danion"

Transcription

1 Perturbations de la conscience de soi et de l identité personnelle dans la schizophrénie Jean-Marie Danion

2 Plan La schizophrénie Contexte scientifique Perturbations de l expérience de soi et schizophrénie Sentiment même de soi Représentations de soi Perspectives

3 La schizophrénie, un enjeu majeur de santé publique 1 % de la population générale Début à l'adolescence et évolution chronique Associe des symptômes positifs (délire et hallucinations) et négatifs (apathie, retrait) S accompagne de troubles de l adaptation et d'une désinsertion sociale et professionnelle majeure Souffrance personnelle +++

4 Kraepelin L expérience de soi dans la schizophrénie Dissolution fondamentale de l expérience de soi Bleuler Perte de l unité et de la cohérence de la personnalité Psychiatrie existentielle (Laing) et phénoménologique (Ey) Perturbation du sentiment même de soi et du rapport au monde Angoisse +++ Psychanalyse Expérience de vacuité subjective Incapacité à créer du sens Comment explorer expérimentalement l expérience de soi?

5 Self et identité personnelle William James ( ) «Me self» ensemble des images et représentations de soi, pensées, croyances stockées en mémoire autobiographique permettant de répondre à la question «qui suis-je?» «I self» éprouvé subjectif d être soi-même Modèles cognitifs actuels Self conceptuel sens abstrait du self et de l identité personnelle ensemble des images et représentations de soi (traits et rôles), des valeurs et des croyances Sentiment même de soi corrélatif des souvenirs autobiographiques

6 Sentiment même de soi : phénoménologie des souvenirs autobiographiques Souvenirs très spécifiques et riches en détails conviction de la réalité de l événement Fortement chargés affectivement Vécus en perspective acteur conscience que c est bien soi-même qui a été impliqué Permettent de revivre mentalement l événement passé et de voyager dans le temps éprouvé de soi-même au cours du temps (conscience autonoétique) Prennent sens dans une histoire personnelle qui relie le passé, le présent et le futur dans un récit de vie cohérent Expression des objectifs de vie, attentes et désirs de la personne

7 Le modèle de Conway (2000, 2005) self exécutif / self conceptuel Base de connaissances autobiographiques Définition et hiérarchisation des objectifs de vie / Représentations de soi, valeurs, croyances Construction des souvenirs Sentiment même de soi

8 Le modèle de Conway (2000, 2005) Self exécutif / self conceptuel Périodes de vie Événements généraux Evénements spécifiques

9 Le sentiment même m me de soi

10 Le sentiment même m me de soi : méthodes d explorationd Questionnaires autobiographiques Approche en première personne 0-9 ANS ANS 20 ANS AGE-1 Souvenir lié à une personne Souvenir lié à un voyage Souvenir lié à un événement familial Souvenir lié à une personne Souvenir lié à un voyage Souvenir lié à un événement familial Souvenir lié à une personne Souvenir lié à un voyage Souvenir lié à un événement familial ANNEE EN COURS Souvenir lié à une personne Souvenir lié à un voyage Souvenir lié à un événement familial

11 Détails Perspective visuelle Etat subjectif de conscience Remémoration consciente Simple sentiment de savoir

12 Altération du sentiment même de soi Richesse en détails Remémoration consciente Perspective «acteur» Altération de la capacité de s éprouver soi-même au cours du temps Danion et al. Cons Cog, 2005 Cuervo-Lombard et al. JINS, 2007

13 Capacité de donner sens à l événement Blagov & Singer, 2004 SELF CONCEPTUEL HISTOIRE PERSONNELLE Attribution d un sens à l événement Souvenirs définissant le self Souvenirs définissant le self Souvenirs définissant le self

14 Souvenirs définissant d le self J avais 12 ans, c était avec mon ami Max. Nous avions trouvé un bidon d essence. On s amusait à faire du feu quand le bidon s est enflammé. Max a été gravement brûlé au visage. J ai pratiqué les quelques gestes de secours que je connaissais ( ) J ai choisi ce souvenir marquant parce qu aujourd hui je suis pompier et parce que c était une aventure assez forte à gérer. Elle m a aidé à me forger et m a prouvé que j ai un caractère assez fort.

15 Souvenirs définissant d le self : méthodem Donnez 5 souvenirs particulièrement marquants => Attribution spontanée d un sens En quoi cet événement a-t-il été marquant et en quoi permet-il de vous définir en tant que personne? => Attribution d un sens après incitation

16 Attribution d un d sens *** *** Berna, Bennouna, Potheegadoo, Verry, Danion. Cons Cog, in press

17 Sentiment même de soi et schizophrénie : conclusions Appauvrissement du sentiment même de soi Altération de la capacité de s éprouver soi-même au cours du temps (conscience autonoétique) Altération de la capacité d attribuer un sens aux souvenirs Suggère l existence d un défaut d intégration de ces souvenirs pour former des représentations de soi cohérentes au sein du self conceptuel

18 Le self conceptuel : Les représentations de soi

19 Souvenirs liés s aux représentations de soi : la méthode m des «je suis» (Kuhn et McPartland) Exemple d une patiente de 44 ans Identification des 4 «je suis» les plus importants

20 Souvenirs liés s aux représentations de soi Je suis un père de famille Je suis fidèle Je suis heureux Je suis aventurier

21 Souvenirs liés s aux représentations de soi Je suis père Je suis fidèle Je suis heureux Je suis aventurier Date Remémoration consciente Lien thématique Caractère distinctif Emotions Organisation des souvenirs Bennouna, Berna, Danion. Soumis

22 Organisation élémentaire : similarité des souvenirs au sein des «je suis» Analyses multi-niveaux Sujet 1 Variance partagée variable ijk = v k + u jk + e ijk k = niveau sujet j = niveau «je suis» i = niveau événement père fidèle E1 E2 E1 E2 E6 E6 heureux «je suis» E1 E2 E6

23 Souvenirs liés s aux représentations de soi : Remémoration moration consciente et spécificit cificité ** **

24 Similarité des souvenirs au sein des «je suis» Part de la variance expliquée par le niveau «je suis» Témoins n=25 Patients n=25 Date 30 % < % <0.001 Thème 21,0 % < ,4 % NS Caractère distinctif 23,2 % < ,8 % NS Émotions 19,2 % < ,7 % <0.001 Déséquilibre Emotions / Cognition

25 Altérations des représentations de soi : conclusions Les représentations de soi reposent sur des souvenirs Associés à un sentiment même de soi appauvri Dont l organisation est moins cohérente Altération de l organisation reposant sur des facteurs cognitifs En revanche, l organisation reposant sur des facteurs émotionnels est préservée Perspectives : modèle cognitif du délire de persécution Le délire comme croyance Dont la construction repose sur un processus dynamique

26 Modèle cognitif de Freeman (2007) l expérience délirante primaire Facteur précipitant Émotions Croyances sur soi et le monde Expérience anormale Recherche d une signification Biais cognitifs associés à la psychose Sélection d une explication Croyance menaçante Anxiogène +++ Pérennisation et chronicisation du délire?

27 Chronicisation du délire Self conceptuel Self délirant Autres self Périodes de vie Événements généraux Événement spécifique délirante 1 ère expérience

28 Modèle autobiographique de délire d de persécution Événement initial Forte charge émotionnelle Événements répétés Sémantisation des souvenirs Déséquilibre entre émotions et cognition Evt associé à un sentiment de persécution Croyance délirante

29 Conclusion générale g : altération de l expérience de soi dans la schizophrénie Intérêt des approches en première personne Altérations de la capacité de s éprouver soi-même de la capacité de donner sens aux expériences personnelles des représentations de soi Implications cliniques Meilleure compréhension du vécu subjectif des patients Implications thérapeutiques Renforcer le sentiment même de soi Donner sens aux expériences personnelles Renforcer la cohérence des représentations de soi

Addiction et mémoire autobiographique. Pr Raymund Schwan Nancy

Addiction et mémoire autobiographique. Pr Raymund Schwan Nancy Addiction et mémoire autobiographique Pr Raymund Schwan Nancy MÉMOIRE ET ALCOOL Conséquences usage chronique : fonctions exécutives (inhibition, flexibilité mentale, la planification, la capacité d abstraction

Plus en détail

Schizophrénie : 3 dimensions symptomatiques.

Schizophrénie : 3 dimensions symptomatiques. INSIGHT Intérêts d un programme d éducation thérapeutique chez les patients schizophrènes Equipe de l hôpital de jour CMPB CHU Clermont-Ferrand Schizophrénie : 3 dimensions symptomatiques. Symptômes positifs

Plus en détail

A l origine de la persécution, le biais intentionnel?

A l origine de la persécution, le biais intentionnel? 14 ème Congrès de l ARSPG Paris 2016 A l origine de la persécution, le biais intentionnel? Elodie PEYROUX Psychologue Docteur en Neuropsychologie Centre référent lyonnais en Réhabilitation et Remédiation

Plus en détail

Diagnostics différentiels de la. Dysphorie de genre

Diagnostics différentiels de la. Dysphorie de genre Diagnostics différentiels de la Dysphorie de genre DIU Transsexualisme 2016 Dr Sophie BOULON 27 janvier 2016 CH. Charles Perrens, Bordeaux Définition «Phase permettant au médecin d écarter la possibilité

Plus en détail

La relation recherche/clinique en psychopathologie. Comparaison des différentes approches psychothérapeutiques

La relation recherche/clinique en psychopathologie. Comparaison des différentes approches psychothérapeutiques La relation recherche/clinique en psychopathologie Comparaison des différentes approches psychothérapeutiques Plan Exposé général Exemples à partir de la perspective humaniste Exemples à partir de la TCC

Plus en détail

Psychose chez le patient âgé

Psychose chez le patient âgé Psychose chez le patient âgé Gérontopsychiatrie Guy Léveillé, psychiatre, CHUM Angela Geloso, psychiatre, HLHL 18 janvier 2011 HLHL PLAN Généralités Épidémiologie Diagnostics possibles Historique Plan

Plus en détail

Bilan neuropsychologique: aspects pratiques pour les patients en oncologie. Xavier DELBEUCK Centre Mémoire de Ressources et de Recherche de Lille

Bilan neuropsychologique: aspects pratiques pour les patients en oncologie. Xavier DELBEUCK Centre Mémoire de Ressources et de Recherche de Lille Bilan neuropsychologique: aspects pratiques pour les patients en oncologie Xavier DELBEUCK Centre Mémoire de Ressources et de Recherche de Lille Principe de l évaluation en neuropsychologie clinique! Objectif

Plus en détail

Fatigue et dépression chez le patient atteint d un cancer

Fatigue et dépression chez le patient atteint d un cancer Fatigue et dépression chez le patient atteint d un cancer Anne Brédart Unité de Psycho-Oncologie Institut Curie, Paris Régionales de Cancérologie, Paris, 24 novembre 2004 L expérience de la fatigue en

Plus en détail

Education thérapeutique du patient

Education thérapeutique du patient Présentation du dispositif de réhabilitation Rhône Alpes Centre 2 juin 2016 Education thérapeutique du patient S.MANGIN (IDE) Dr M.BONAÏTI Département de réhabilitation psychosociale Définitions - Objectifs

Plus en détail

Association ISATIS Association pour l Intégration, le Soutien, l Accompagnement au Travail et l Insertion Sociale

Association ISATIS Association pour l Intégration, le Soutien, l Accompagnement au Travail et l Insertion Sociale Association ISATIS Association pour l Intégration, le Soutien, l Accompagnement au Travail et l Insertion Sociale Direction Territoriale Var/Corse Centre d Affaires Europe Tour Arlatan 50 Voie Aurélienne

Plus en détail

Les troubles psychotiques chroniques non schizophréniques

Les troubles psychotiques chroniques non schizophréniques Les troubles psychotiques chroniques non schizophréniques GENERALITES Les pathologies psychotiques chroniques non schizophréniques Les troubles délirants persistants (anc. Paranoïas) Les délires tardifs

Plus en détail

Accueil personnes en difficulté

Accueil personnes en difficulté Gestion du stress Accueil personnes en difficulté EFFICACITÉ PROFESSIONNELLE >> Gestion du stress Comprendre les mécanismes du stress et ses déclencheurs. Apprendre à le reconnaitre et à le transformer

Plus en détail

L Alcool. Docteur Vincent MEILLE Service de Psychiatrie et d Addictologie du CHU de Dijon. 4ème position des pathologies invalidantes en europe

L Alcool. Docteur Vincent MEILLE Service de Psychiatrie et d Addictologie du CHU de Dijon. 4ème position des pathologies invalidantes en europe L Alcool Docteur Vincent MEILLE Service de Psychiatrie et d Addictologie du CHU de Dijon 4ème position des pathologies invalidantes en europe 4ème position des pathologies invalidantes en europe Evaluer

Plus en détail

Développer l estime de soi et la motivation chez les élèves

Développer l estime de soi et la motivation chez les élèves Germain Duclos Psychoéducateur et orthopédagogue Développer l estime de soi et la motivation chez les élèves Conférence Par : Germain Duclos Psychoéducateur et orthopédagogue 2 Germain Duclos, psychoéducateur

Plus en détail

Efficacité d un programme de remédiation cognitive chez des jeunes patients présentant une schizophrénie ou un trouble associé

Efficacité d un programme de remédiation cognitive chez des jeunes patients présentant une schizophrénie ou un trouble associé Efficacité d un programme de remédiation cognitive chez des jeunes patients présentant une schizophrénie ou un trouble associé Collaborations : 1. Fondation Santé des Etudiants de France, clinique des

Plus en détail

Maladie de Huntington et troubles cognitifs. S. BIOUX, neuropsychologue 2 Février 2007

Maladie de Huntington et troubles cognitifs. S. BIOUX, neuropsychologue 2 Février 2007 Maladie de Huntington et troubles cognitifs S. BIOUX, neuropsychologue 2 Février 2007 Troubles cognitifs Légers ou inexistants au début Peuvent précéder troubles moteurs Progressent jusqu à démence Perturbations

Plus en détail

MODÈLES COGNITIFS DE LA SCHIZOPHRÉNIE DR DAVIGNON CCA PSYCHIATRIE CHL POITIERS

MODÈLES COGNITIFS DE LA SCHIZOPHRÉNIE DR DAVIGNON CCA PSYCHIATRIE CHL POITIERS MODÈLES COGNITIFS DE LA SCHIZOPHRÉNIE DR DAVIGNON CCA PSYCHIATRIE CHL POITIERS De nombreuses perturbations cognitives existent chez le schizophrène. L approche de la schizophrénie en tant que pathologie

Plus en détail

Plan. I Définition II Cognition et douleur III Facteurs associés. Douleur et Cognition. Christine Moroni

Plan. I Définition II Cognition et douleur III Facteurs associés. Douleur et Cognition. Christine Moroni Plan Douleur et Cognition Christine Moroni http://nca.recherche.univ-lille3.fr/ Douleur : expérience émotionnelle et sensorielle désagréable associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle ou décrite

Plus en détail

L approche systémique dans l étude de la maladie et de la prise en charge interdisciplinaire

L approche systémique dans l étude de la maladie et de la prise en charge interdisciplinaire L approche systémique dans l étude de la maladie et de la prise en charge interdisciplinaire Définition de l approche systémique générale Champ interdisciplinaire relatif à l étude d objets, de phénomènes

Plus en détail

sur les troubles mentaux Réalité du vécu contre les idées reçues CENTRE HOSPITALIER ESQUIROL LIMOGES

sur les troubles mentaux Réalité du vécu contre les idées reçues CENTRE HOSPITALIER ESQUIROL LIMOGES Pour un autre regard sur les troubles mentaux Réalité du vécu contre les idées reçues 1 CENTRE HOSPITALIER ESQUIROL LIMOGES PASS Mobile Santé Mentale et Précarité 10 rue du petit tour 87000 Limoges 05

Plus en détail

La psychose d'anxiété-félicité vs. la paraphrénie affective

La psychose d'anxiété-félicité vs. la paraphrénie affective La psychose d'anxiété-félicité vs. la paraphrénie affective Prof. Dr. Gerald Stöber Département de Psychiatrie et de Psychotherapie Université de Würzburg, Allemagne stoeber_g@klinik.uni-wuerzburg.de Début

Plus en détail

Julie Bertrand Bureau 215 du Pôle AAFE -

Julie Bertrand Bureau 215 du Pôle AAFE - Julie Bertrand Bureau 215 du Pôle AAFE - juliebertrand21@gmail.com But : psychopathologie développementale? Méthodo? Questions scientifiques? Autisme Syndrome de Down (SD =T21) Syndrome de Williams (SW)

Plus en détail

TCC THÉRAPIES COMPORTEMENTALES ET COGNITIVES

TCC THÉRAPIES COMPORTEMENTALES ET COGNITIVES TCC THÉRAPIES COMPORTEMENTALES ET COGNITIVES TCC INTRODUCTION INTRODUCTION En France, les thérapies comportementales et cognitives (TCC) se développent dans les années 1970 Pierre Janet serait à l origine

Plus en détail

Dre Geneviève Moss, psychiatre, Premier épisode

Dre Geneviève Moss, psychiatre, Premier épisode Dre Geneviève Moss, psychiatre, Premier épisode -Les années 1850: séparation des 2 -La neurologie s occupe des lésions du système nerveux. -La psychiatrie s intéresse aux dérèglements du comportement (absence

Plus en détail

23/04/2014. Conséquences du syndrome démentiel. Circonstances de découverte. Sylvie PARIEL Service de gériatrie ambulatoire Hôpital Charles Foix

23/04/2014. Conséquences du syndrome démentiel. Circonstances de découverte. Sylvie PARIEL Service de gériatrie ambulatoire Hôpital Charles Foix Sylvie PARIEL Service de gériatrie ambulatoire Hôpital Charles Foix Conséquences du syndrome démentiel Problème de mémoire Sf. Cognitifs autres que la mémoire Sf. Non cognitifs Sf. Pychiatriques Circonstances

Plus en détail

Table des matières. Première partie Tableaux cliniques relatifs à la psychopathologie relationnelle

Table des matières. Première partie Tableaux cliniques relatifs à la psychopathologie relationnelle Introduction Un manuel sur la psychothérapie et la clinique... 5 Première partie Tableaux cliniques relatifs à la psychopathologie relationnelle Chapitre 1 Les personnalités que l on peut classer dans

Plus en détail

ETP Schizophrénie. 4 ème Journée Régionale d ETP. Amiens, 28 novembre Dr Marie-Cécile Bralet, PH Unité CRISALID, FJ5 CHI Clermont de l Oise

ETP Schizophrénie. 4 ème Journée Régionale d ETP. Amiens, 28 novembre Dr Marie-Cécile Bralet, PH Unité CRISALID, FJ5 CHI Clermont de l Oise ETP Schizophrénie 4 ème Journée Régionale d ETP Amiens, 28 novembre 2013 Dr Marie-Cécile Bralet, PH Unité CRISALID, FJ5 CHI Clermont de l Oise CONTEXTE Handicap Psychique Certaines pathologies mentales

Plus en détail

Question 286 TROUBLES DE LA PERSONNALITE

Question 286 TROUBLES DE LA PERSONNALITE Question 286 TROUBLES DE LA PERSONNALITE Objectifs généraux Diagnostiquer un trouble de la personnalité et apprécier son retentissement sur la vie sociale du sujet Identifier les situations d'urgence et

Plus en détail

Intérêt des Art-thérapies pour les patients à profil complexe en Hôpital de jour SSR

Intérêt des Art-thérapies pour les patients à profil complexe en Hôpital de jour SSR Intérêt des Art-thérapies pour les patients à profil complexe en Hôpital de jour SSR Élisabeth Damoiseau ( Musicothérapeute) Dr Florence Bonté ( Gériatre) Hôpital de Jour Psychogériatrique Centre Paris

Plus en détail

«Je souffre de psychose, qu est-ce que c est?»

«Je souffre de psychose, qu est-ce que c est?» «Je souffre de psychose, qu est-ce que c est?» Journée de sensibilisation à la détection et au traitement précoce des premières psychoses Rivière-du-Loup, le 10 octobre 2014 Dre Geneviève Bossé Psychiatre,

Plus en détail

Faculté de Médecine Poitiers. Le malade délirant. Troubles délirants Troubles du cours de la pensée Troubles du comportement

Faculté de Médecine Poitiers. Le malade délirant. Troubles délirants Troubles du cours de la pensée Troubles du comportement Faculté de Médecine Poitiers Le malade délirant Troubles délirants Troubles du cours de la pensée Troubles du comportement Troubles délirants : plan Historique Clinique Classifications CIM 10, DSM IV clinique

Plus en détail

PÔLE SOPHROLOGIE ACOUPHÈNES L ANAMNÈSE : «QUE DIRE, QUE TAIRE?»

PÔLE SOPHROLOGIE ACOUPHÈNES L ANAMNÈSE : «QUE DIRE, QUE TAIRE?» PÔLE SOPHROLOGIE ACOUPHÈNES L ANAMNÈSE : «QUE DIRE, QUE TAIRE?» 1 Séminaire d Avignon 28/29 Mars 2015 Evelyne Renardier (Paris) Claire Duval (Paris) 2 Pour créer des conditions thérapeutiques favorables,

Plus en détail

Soins palliatifs et qualité de vie. Journée 3 «Liens entre les proches et le patient» aspects psychanalytiques

Soins palliatifs et qualité de vie. Journée 3 «Liens entre les proches et le patient» aspects psychanalytiques Soins palliatifs et qualité de vie Journée 3 «Liens entre les proches et le patient» aspects psychanalytiques LES LIENS ENTRE LES PROCHES ET LE PATIENT EN FIN DE VIE aspects psychanalytiques Benoît de

Plus en détail

La psychose confusionnelle vs. la cataphasie

La psychose confusionnelle vs. la cataphasie La psychose confusionnelle vs. la cataphasie Prof. Dr. Gerald Stöber Département de Psychiatrie et de Psychotherapie Université de Würzburg, Allemagne stoeber_g@klinik.uni-wuerzburg.de Trouble de la pensée

Plus en détail

TRAVAILLER AVEC LES FAMILLES EN INSTITUTION. Journées CRFTC 2-4 avril 2012 Patricia de COLLASSON Psychologue clinicienne

TRAVAILLER AVEC LES FAMILLES EN INSTITUTION. Journées CRFTC 2-4 avril 2012 Patricia de COLLASSON Psychologue clinicienne TRAVAILLER AVEC LES FAMILLES EN INSTITUTION Journées CRFTC 2-4 avril 2012 Patricia de COLLASSON Psychologue clinicienne Pourquoi travailler avec les familles? «Plus personne ne prétend soigner le patient

Plus en détail

maladie mentale Claire Narbonne-Fortin

maladie mentale Claire Narbonne-Fortin Parlons lonsdela la maladie mentale Claire Narbonne-Fortin Programme Activité «mythe ou réalité?» Définition Causes Maladies M l mentales Traitements Questions et réponses Pourquoi sommes-nous ici? Pour

Plus en détail

ENJEUX, POSTURES ET MEDIATION DE L AVS F. FONDEVILLE CRFMS ERASME

ENJEUX, POSTURES ET MEDIATION DE L AVS F. FONDEVILLE CRFMS ERASME ENJEUX, POSTURES ET MEDIATION DE L AVS F. FONDEVILLE CRFMS ERASME 1 LA FONCTION D AVS Différentes dimension de la fonction : affective de réassurance, technique d assistance, sociale de médiation (PUIG,

Plus en détail

Clinique Psychologique de la maladie d Alzheimer

Clinique Psychologique de la maladie d Alzheimer Clinique Psychologique de la maladie d Alzheimer Il s agit d aborder les aspects spécifiques de la relation aux malades atteints de la maladie d Alzheimer. Il s agit d une formation courte (une journée),

Plus en détail

Etude de dossier. Master 1 Psychologie clinique et psychopathologie 1

Etude de dossier. Master 1 Psychologie clinique et psychopathologie 1 Etude de dossier Katia M BAILARA Master 1 Psychologie clinique et psychopathologie 1 Plan Intérêt de l étude de cas Le recueil d informations Plan de l étude de cas Rédiger un compte rendu M. C, anamnèse

Plus en détail

Incidence de la pathologie sur la santé sexuelle le défi de la maladie chronique. Exemple dans la schizophrénie

Incidence de la pathologie sur la santé sexuelle le défi de la maladie chronique. Exemple dans la schizophrénie Incidence de la pathologie sur la santé sexuelle le défi de la maladie chronique Education Thérapeutique du Patient : principes, enjeux et mises en pratique Exemple dans la schizophrénie Dr Anne-Marie

Plus en détail

12 octobre De la Fragilité de la Personne Agée à l Evaluation Gérontologique

12 octobre De la Fragilité de la Personne Agée à l Evaluation Gérontologique 12 octobre 2010 De la Fragilité de la Personne Agée à l Evaluation Gérontologique Concept de fragilité Approche psychique Intervention du Docteur FREDET Psychiatre Fédération de Géronto-Psychiatrie Centre

Plus en détail

PSYCHOLOGIE SOCIALE AVANCÉE ORGANISATION ORGANISATION. C. M. => 4 intervenants : 18h T.D. J.B. LÉGAL L3 : : : :

PSYCHOLOGIE SOCIALE AVANCÉE ORGANISATION ORGANISATION. C. M. => 4 intervenants : 18h T.D. J.B. LÉGAL L3 : : : : PSYCHOLOGIE SOCIALE AVANCÉE J.B. LÉGAL L3 : : 2010-2011 : : ORGANISATION C. M. => 4 intervenants : J.-B. Légal : cognition sociale R. Finkelstein : théorie de l identité sociale J.-F. Verlhiac : comparaison

Plus en détail

Apports de l expression corporelle et de l art-thérapie pour les patients atteints de maladies chroniques

Apports de l expression corporelle et de l art-thérapie pour les patients atteints de maladies chroniques Apports de l expression corporelle et de l art-thérapie pour les patients atteints de maladies chroniques Prof. Alain Golay, C.Anzules,S Muller Hôpitaux Universitaires de Genève Alain.Golay@hcuge.ch www.hug-ge.ch/setmc

Plus en détail

Les mesures indirectes et implicites

Les mesures indirectes et implicites Les mesures indirectes et implicites Mesures indirectes ou mesures implicites? Critère de distinction : méthode mesures directes : reposent sur les rapports verbaux du sujet mesures indirectes : ne passent

Plus en détail

LE STRESS AU TRAVAIL : LA PREVENTION EST UNE OBLIGATION

LE STRESS AU TRAVAIL : LA PREVENTION EST UNE OBLIGATION LE STRESS AU TRAVAIL : LA PREVENTION EST UNE OBLIGATION Plusieurs directives communautaires, imposant le même cadre juridique dans les 27 pays de l UE, ont été prises sur le sujet et deux accords cadres

Plus en détail

Exploration de l Agnosie Visuelle. Dr Catherine Belin Service de Neurologie CHU Avicenne

Exploration de l Agnosie Visuelle. Dr Catherine Belin Service de Neurologie CHU Avicenne Exploration de l Agnosie Visuelle Dr Catherine Belin Service de Neurologie CHU Avicenne Modèle d Humphreys & Riddoch, 1987) Objet Traitement des traits géométriques locaux 2D1/2 Description objet dépendante

Plus en détail

Faculté de Médecine Poitiers. Le malade anxieux. Sémiologie 2

Faculté de Médecine Poitiers. Le malade anxieux. Sémiologie 2 Faculté de Médecine Poitiers Le malade anxieux Sémiologie 2 Définition Pierre Janet : peur sans objet Sentiment d attente, crainte d un danger mal défini Anxiété comme vécu psychologique et angoisse marquée

Plus en détail

Rééducation et démence DR FLORENCE BEAUCAMP, MPR SERVICE DE SSR GÉRIATRIQUES LES BATELIERS

Rééducation et démence DR FLORENCE BEAUCAMP, MPR SERVICE DE SSR GÉRIATRIQUES LES BATELIERS Rééducation et démence DR FLORENCE BEAUCAMP, MPR SERVICE DE SSR GÉRIATRIQUES LES BATELIERS La démence Démence vieillissement Vieillissement cognitif : Apprentissage plus lent Le double tâche est altéré

Plus en détail

Identités et relations

Identités et relations Identités et relations Qui suis-je? Qui sommes-nous? L élève explore l identité, les valeurs et les croyances, la santé personnelle, physique, mentale, sociale et spirituelle. Il étudie la valeur du «moi».

Plus en détail

Modèle canadien du rendement occupationnel

Modèle canadien du rendement occupationnel Ne citez pas nos présentations, Allez voir nos sources! (voir les lectures dans le plan de cours) Modèle canadien du rendement occupationnel Dans le cadre du cours ERT 1401 : Approches théoriques en ergothérapie

Plus en détail

Expertise Medico Psychiatrique. Pourquoi le faire?

Expertise Medico Psychiatrique. Pourquoi le faire? Expertise Medico Psychiatrique Pourquoi le faire? Expertise Medico Psychiatrique Qui Demande 1 Le médecin légiste 2 La Police 3 Le Magistrat / Juge Mission de L expert 1 Existe t il une maladie mentale

Plus en détail

CHAPITRE 5: LE NORMAL ET LE PATHOLOGIQUE

CHAPITRE 5: LE NORMAL ET LE PATHOLOGIQUE CHAPITRE 5: LE NORMAL ET LE PATHOLOGIQUE A partir de quand une attitude, un comportement devient pathologique, anormal? Le normal et le pathologique en médecine. Maladie= variation quantitative d un même

Plus en détail

Contrer les effets des traumatismes relationnels en contexte de protection de la jeunesse: Programme ETRE

Contrer les effets des traumatismes relationnels en contexte de protection de la jeunesse: Programme ETRE Contrer les effets des traumatismes relationnels en contexte de protection de la jeunesse: Programme ETRE Marie-Pier Nadeau Noël, Étudiante au doctorat en psychologie, UQTR Louise S. Éthier Professeure

Plus en détail

Identification des troubles du comportement. La maladie d alzheimer ou apparentée

Identification des troubles du comportement. La maladie d alzheimer ou apparentée Identification des troubles du comportement. La maladie d alzheimer ou apparentée Journée CNSA du 11 juin 2012 MOBIQUAL Dr TROADEC - CH de saint Brieuc Les troubles du comportement font partie de la maladie

Plus en détail

EVALUATION ET PRISE EN CHARGE DES TROUBLES SPECIFIQUES DU LANGAGE ORAL

EVALUATION ET PRISE EN CHARGE DES TROUBLES SPECIFIQUES DU LANGAGE ORAL EVALUATION ET PRISE EN CHARGE DES TROUBLES SPECIFIQUES DU LANGAGE ORAL Monique TOUZIN Orthophoniste, CHU Bicêtre Unité de rééducation et centre référent sur les troubles des apprentissages Coordinatrice

Plus en détail

PEPS : PROGRAMME EMOTIONS POSITIVES POUR LA SCHIZOPHRÉNIE

PEPS : PROGRAMME EMOTIONS POSITIVES POUR LA SCHIZOPHRÉNIE PEPS : PROGRAMME EMOTIONS POSITIVES POUR LA SCHIZOPHRÉNIE Jérôme Favrod & Alexandra Nguyen Illustrations : Sébastien Perroud, PET Comédiens : Charlotte Aeschbacher & Yael Horowicz Diminution du plaisir

Plus en détail

Le processus de transmission transgénérationnelle. Objets et enjeux de la transmission familiale

Le processus de transmission transgénérationnelle. Objets et enjeux de la transmission familiale Le processus de transmission transgénérationnelle Objets et enjeux de la transmission familiale Conférence du 28 mai 2011 à l ABMP présentée par Fabienne SIMON, psychologue Résumé Nous sommes un maillon

Plus en détail

L évaluation neuropsychologique de l adulte Informations

L évaluation neuropsychologique de l adulte Informations L évaluation Informations neuropsychologique de l adulte Neuropsychologues à la rédaction : Fery P, Degiorgio C, Watelet A Nous remercions les laboratoires qui nous ont permis de concrétiser ce projet.

Plus en détail

Questions Psychopathologie UE 2.6.S2

Questions Psychopathologie UE 2.6.S2 Questions Psychopathologie UE 2.6.S2 Reliez aux bonnes définitions Tutelle Curatelle Sauvegarde de justice Mesure de protection juridique, pour les personnes qui, sans être totalement incapable, nécessitent

Plus en détail

Christophe Bigot. La schizophrénie pour les nuls

Christophe Bigot. La schizophrénie pour les nuls Christophe Bigot La schizophrénie pour les nuls La schizophrénie pour les nuls Il y a plusieurs type de schizophrénie, chaque personne et différente. La schizophrénie et une maladie neurobiologique, Le

Plus en détail

Maladie de Parkinson, démence, maladie à corps de Lewy,, maladie d Alzheimer. lucette lacomblez

Maladie de Parkinson, démence, maladie à corps de Lewy,, maladie d Alzheimer. lucette lacomblez Maladie de Parkinson, démence, maladie à corps de Lewy,, maladie d Alzheimer lucette lacomblez Démence à corps de Lewy Nouvelle entité nosologique Différence d emblée avec MPI Signes moteurs et cognitifs

Plus en détail

Retour sur le dispositif d enquête et comparaison des cotations par le MINI aux évaluations cliniques

Retour sur le dispositif d enquête et comparaison des cotations par le MINI aux évaluations cliniques Retour sur le dispositif d enquête et comparaison des cotations par le MINI aux évaluations cliniques Christine Chan Chee 1, Marie-Jeanne Guedj 2 1 Institut de Veille Sanitaire, 2 Hôpital Sainte Anne Contexte

Plus en détail

MEX.B001CM La méthode expérimentale 27/03/06

MEX.B001CM La méthode expérimentale 27/03/06 MEX.B001CM La méthode expérimentale 27/03/06 PREMIERE PARTIE : INTRODUCTION _ Place importante de l enseignement des méthodes dans la formation de la psychologie _ En tant que pratique professionnelle,

Plus en détail

la plupart des patients vivent dans la cité certains travaillent, le plus souvent en milieu protégé, parfois en milieu ordinaire

la plupart des patients vivent dans la cité certains travaillent, le plus souvent en milieu protégé, parfois en milieu ordinaire Le handicap psychique : complémentarité des approches médicale et médico-sociale Jean-Marie Danion Plan Définition de la notion de handicap psychique Contexte historique de l émergence de cette notion

Plus en détail

MULTIMÉDIAS À PARTIR DES BESOINS DES UTILISATEURS. Hanène MAGHREBI Equipe SITE LORIA

MULTIMÉDIAS À PARTIR DES BESOINS DES UTILISATEURS. Hanène MAGHREBI Equipe SITE LORIA LA REPRÉSENTATION DES INFORMATIONS MULTIMÉDIAS À PARTIR DES BESOINS DES UTILISATEURS 1 Hanène MAGHREBI Equipe SITE LORIA POSTULAT 1/2 À l ère du web 2.0, de plus en plus des informations hétérogènes (image,

Plus en détail

Introduction à la psychopathologie

Introduction à la psychopathologie Enseignement de psychiatrie légale Introduction à la psychopathologie Ph. Delacrausaz Définitions: Psyché = âme, esprit Pathos = maladie, passion, souffrance, vice Logos = mot, parole, discours, doctrine

Plus en détail

Echelle de Répercussion Fonctionnelle des troubles de la Cognition Sociale (ERF- CS)

Echelle de Répercussion Fonctionnelle des troubles de la Cognition Sociale (ERF- CS) Echelle de Répercussion Fonctionnelle des troubles de la Cognition Sociale (ERF- CS) Description L échelle ERF- CS a pour objectif d évaluer l impact des troubles de la cognition sociale mis en évidence

Plus en détail

«Je souffre de psychose, est-ce dangereux?»

«Je souffre de psychose, est-ce dangereux?» «Je souffre de psychose, est-ce dangereux?» Dre Sophie L Heureux Membre du CE de l AQPPEP Psychiatre, Québec Clinique Notre-Dame des Victoires (IUSMQ) et CHAUQ Enfant-Jésus «Je souffre de psychose, est-ce

Plus en détail

Vivre avec la maladie chronique : les questions fondamentales que le patient doit aborder Silvia BONINO

Vivre avec la maladie chronique : les questions fondamentales que le patient doit aborder Silvia BONINO Vivre avec la maladie chronique : les questions fondamentales que le patient doit aborder Silvia BONINO professeur de psychologie du développement, Université de Turin (Italie) Italie Nombre d habitants

Plus en détail

FORMATION PSYCHOPEDAGOGIQUE

FORMATION PSYCHOPEDAGOGIQUE FORMATION PSYCHOPEDAGOGIQUE UE n 2 CATEGORIE : PÉDAGOGIQUE SECTION : NORMALE PRIMAIRE Année : Bloc 1 OPTION : Acronyme : NPU11FP Langue(s) d enseignement : Français Coordonnées du service : HELdB - ISPE

Plus en détail

Approche en gestion de la douleur en traumatologie

Approche en gestion de la douleur en traumatologie Approche en gestion de la douleur en traumatologie Présenté par: Céline Charest Alain Montplaisir Anick Sauvageau Isabelle Garceau 14 mai 2009 Plan de la présentation Rappel du contexte Clientèle cible

Plus en détail

L INFORMATION DU PATIENT, UNE NECESSITE DIFFICILE A METTRE EN ŒUVRE. Céline DEGASNE LORCY Psychologue clinicienne CHU de Rennes

L INFORMATION DU PATIENT, UNE NECESSITE DIFFICILE A METTRE EN ŒUVRE. Céline DEGASNE LORCY Psychologue clinicienne CHU de Rennes L INFORMATION DU PATIENT, UNE NECESSITE DIFFICILE A METTRE EN ŒUVRE Céline DEGASNE LORCY Psychologue clinicienne CHU de Rennes LA PARTICULARITE DE LA RELATION SOIGNANT/SOIGNE UNE SITUATION DE CRISE LES

Plus en détail

Risque suicidaire de l adulte : identification et prise en charge Q44. Psychiatrie adulte Module D Pr Jean Louis Senon Année Universitaire

Risque suicidaire de l adulte : identification et prise en charge Q44. Psychiatrie adulte Module D Pr Jean Louis Senon Année Universitaire Risque suicidaire de l adulte : identification et prise en charge Q44 Psychiatrie adulte Module D Pr Jean Louis Senon Année Universitaire 2002-2003 Plans et objectifs Épidémiologie : suicide et tentatives

Plus en détail

Objectifs du mémoire. Guide pour la rédaction d un mémoire. Diplôme de fasciathérapie. Obtention du diplôme de fasciathérapeute

Objectifs du mémoire. Guide pour la rédaction d un mémoire. Diplôme de fasciathérapie. Obtention du diplôme de fasciathérapeute Guide pour la rédaction d un mémoire Diplôme de fasciathérapie Corinne Arni W 2008/14 Septembre 2010 Objectifs du mémoire Obtention du diplôme de fasciathérapeute Comment tirer de l expérience de sa pratique

Plus en détail

L APPRENTISSAGE TRANSFORMATIONNEL DE LA MASCULINITÉ

L APPRENTISSAGE TRANSFORMATIONNEL DE LA MASCULINITÉ L APPRENTISSAGE TRANSFORMATIONNEL DE LA MASCULINITÉ Thèse de doctorat soutenue par Dominic Bizot Université de Montréal Département de psychopédagogie et d andragogie Faculté des sciences de l éducation

Plus en détail

Syndrome d Asperger. Dr Céline HENRY médecin psychiatre responsable du CRA 25 mai 2012

Syndrome d Asperger. Dr Céline HENRY médecin psychiatre responsable du CRA 25 mai 2012 Syndrome d Asperger Dr Céline HENRY médecin psychiatre responsable du CRA 25 mai 2012 1 I. Rappel 2 1. TED/TSA - TED les troubles de la socialisation et de la communication envahissent tous les aspects

Plus en détail

Stimulus - Interne (Faim, fatigue, Sensation - Ouïe - Vue - Odorat - Toucher - Goût. Représentation de la réalité.

Stimulus - Interne (Faim, fatigue, Sensation - Ouïe - Vue - Odorat - Toucher - Goût. Représentation de la réalité. PARTIE 1 LE COMPORTEMENT DES INDIVIDUS DOSSIER 3 LA DYNAMIQUE COMPORTEMENTALE I LES SENSATIONS Un stimulus est une information reçue par l un des cinq organes sensoriels : l ouïe, la vue, l odorat, le

Plus en détail

Comment faire pire en croyant faire bien?

Comment faire pire en croyant faire bien? Comment faire pire en croyant faire bien? Par Katryn DRIFFIELD Psychologue Clinicienne 47è journées d Études de l A.F.D.N Reims, le Vendredi 5 juin 2009 Un peu d humour pour commencer Le poids des mots

Plus en détail

EMPATHIE SOUFFRANCE DES SOIGNANTS

EMPATHIE SOUFFRANCE DES SOIGNANTS EMPATHIE SOUFFRANCE DES SOIGNANTS Dr Marilyne MARCEAU 1 Empathie: définition Capacité de se mettre à la place de l autre pour comprendre ses émotions et ses sentiments, éprouver ce que ressent l autre,

Plus en détail

Les Risques Psychosociaux

Les Risques Psychosociaux Les Risques Psychosociaux Dr Françoise Siegel Médecin du Travail, Spécialiste en Santé au Travail Référent en Risques Psychosociaux Forum Risques Psychosociaux - 20 octobre 2009 Forum Risques Psychosociaux

Plus en détail

Les rêves, moyen ou objet de traitement. Jacques Montangero

Les rêves, moyen ou objet de traitement. Jacques Montangero Les rêves, moyen ou objet de traitement Jacques Montangero Plan 1. L analyse de rêves, technique complémentaire en TCC 2. Le traitement des cauchemars récurrents Une conception cognitive du rêve Rêver

Plus en détail

CEPUSPP Centre d enseignement post-universitaire pour la spécialisation en psychiatrie et psychothérapie

CEPUSPP Centre d enseignement post-universitaire pour la spécialisation en psychiatrie et psychothérapie CEPUSPP Centre d enseignement post-universitaire pour la spécialisation en psychiatrie et psychothérapie Année académique 2010-2011 1ère année: cours No 14 Formation axe TCC Approche comportementale et

Plus en détail

Consultation Infirmière spécialisée en Thérapie Comportementales et Cognitives Meyer Marie-Astrid Infirmière au SHU de l Hôpital Sainte Anne

Consultation Infirmière spécialisée en Thérapie Comportementales et Cognitives Meyer Marie-Astrid Infirmière au SHU de l Hôpital Sainte Anne Consultation Infirmière spécialisée en Thérapie Comportementales et Cognitives Meyer Marie-Astrid Infirmière au SHU de l Hôpital Sainte Anne Déclaration de liens d intérêts Je n ai pas de conflits d intérêts

Plus en détail

Nosographie. Institut de Formation en Psychomotricité Enseignement de Psychiatrie, 1 ère année. Camille GOUZIEN

Nosographie. Institut de Formation en Psychomotricité Enseignement de Psychiatrie, 1 ère année. Camille GOUZIEN Nosographie Institut de Formation en Psychomotricité Enseignement de Psychiatrie, 1 ère année Camille GOUZIEN Objectifs Savoir définir la Nosographie et la Nosologie et faire la distinction Définitions

Plus en détail

APPEL A COMMUNICATION

APPEL A COMMUNICATION APPEL A COMMUNICATION Le GDR Psychiatrie et le GDR Vision co-organisent une conférence scientifique sur le thème : Lille les 5 et 6 juin 2014 Présentation La séméiologie psychiatrique classique est particulièrement

Plus en détail

PRINCIPES DE LA PSYCHANALYSE. Cours du Professeur Askenazy

PRINCIPES DE LA PSYCHANALYSE. Cours du Professeur Askenazy PRINCIPES DE LA PSYCHANALYSE Cours du Professeur Askenazy 1. Historique Freud: inventeur de la psychanalyse à la fin du XIXème/ debut XXème siecle Son metier de base était neurobiologiste. Puis rencontre

Plus en détail

Représentations et attentes des patients

Représentations et attentes des patients Représentations et attentes des patients C. CEDRASCHI, PhD Service de Pharmacologie et Toxicologie Cliniques, Consultation de la Douleur & Service de Médecine Interne de Réhabilitation Hôpitaux Universitaires

Plus en détail

Isolement et bien-être dans le cadre de l émergence des RPS. Quelle prévention? Jacques Marc et Vincent Grosjean

Isolement et bien-être dans le cadre de l émergence des RPS. Quelle prévention? Jacques Marc et Vincent Grosjean 10 juin 2010 Isolement et bien-être dans le cadre de l émergence des RPS Quelle prévention? Jacques Marc et Vincent Grosjean Thématique isolement Et thématique bien-être au travail Département Homme au

Plus en détail

Magalie Bonnet Laboratoire de psychologie Université de Franche-Comté

Magalie Bonnet Laboratoire de psychologie Université de Franche-Comté Magalie Bonnet Laboratoire de psychologie Université de Franche-Comté Intérêt pratique et éthique de la notion d attachement Intérêt conceptuel : des enjeux épistémologiques majeurs Intérêt méthodologique

Plus en détail

Rites et rituels à l école maternelle. Moments d apprentissage

Rites et rituels à l école maternelle. Moments d apprentissage Rites et rituels à l école maternelle Moments d apprentissage L entrée à l école : un bouleversement Pour les enfants Pour les parents Pour les relations parents/enfants Effets cognitifs Effets affectifs

Plus en détail

Troubles obsessionnel-compulsifs Physiopathologie. P. Burbaud

Troubles obsessionnel-compulsifs Physiopathologie. P. Burbaud Troubles obsessionnel-compulsifs Physiopathologie P. Burbaud Définitions Obsessions Pensées récurrentes, intrusives Génèrent anxiété et détresse Compulsions Comportements répétitifs ou actes mentaux Réduisent/neutralisent

Plus en détail

Thérapeutiques de la maladie d Alzheimer Place des médicaments anti-alzheimer Traitement des symptômes comportements et psychologiques de la démence (SCPD) Traitement non médicamenteux Le futur Pierre

Plus en détail

TABLE DES MATIERES PRÉFACE INTRODUCTION

TABLE DES MATIERES PRÉFACE INTRODUCTION TABLE DES MATIERES PRÉFACE INTRODUCTION 1 ère partie : DU MOUVEMENT 1. Naissance de l ostéopathie Le contexte Les influences Philosophie et concepts 2. La contribution de William Garner Sutherland L observateur

Plus en détail

Traumatisme crânien léger définition, questions méthodologiques

Traumatisme crânien léger définition, questions méthodologiques Traumatisme crânien léger définition, questions méthodologiques Philippe Azouvi Service de MPR Hôpital Raymond Poincaré (AP-HP), Garches EA 4047, Université de Versailles-Saint-Quentin Distinguer Le traumatisme

Plus en détail

INTERVENTION PRÉVENTIVE

INTERVENTION PRÉVENTIVE INTERVENTION PRÉVENTIVE Par Michel Oligny MSS Travailleur social Toute reproduction d une partie quelconque de ces textes par quelque procédé que ce soit, est strictement interdite sans l autorisation

Plus en détail

Les troubles spécifiques des apprentissages

Les troubles spécifiques des apprentissages Les troubles spécifiques des apprentissages 13 Octobre 2012 13 rue de l est 21000 DIJON tél. 03 80 50 09 48 - contact@pluradys.org - www.pluradys.org Siège Social : 7 rue de volnay 21000 DIJON SIRET :

Plus en détail

L importance du Facteur Humain dans une Démarche Qualité

L importance du Facteur Humain dans une Démarche Qualité L importance du Facteur Humain dans une Démarche Qualité Bernadette Jouguet Institut de Recherches sur la Catalyse et l Environnement de Lyon Plan Introduction Eléments essentiels au succès d une démarche

Plus en détail

La thérapie familiale systémique dans la prise en charge de la douleur chronique

La thérapie familiale systémique dans la prise en charge de la douleur chronique La thérapie familiale systémique dans la prise en charge de la douleur chronique R. Baraka, D.Benmoussa,Y.Taleb,H.Takirate,L.Mejrebe B. GRIENE Consultation douleur CPMC La douleur un phénomène universel

Plus en détail

Education thérapeutique Repères pratiques. Isabelle BERTHON Cadre supérieur de santé CHR METZ-THIONVILLE

Education thérapeutique Repères pratiques. Isabelle BERTHON Cadre supérieur de santé CHR METZ-THIONVILLE Education thérapeutique Repères pratiques Isabelle BERTHON Cadre supérieur de santé CHR METZ-THIONVILLE 26 septembre 2009 1 ère partie: au fil des étapes de l ETP 2 ème partie: au carrefour du soin et

Plus en détail

Vieillissement subi vieillissement réussi

Vieillissement subi vieillissement réussi Vieillissement subi vieillissement réussi Louis Ploton Professeur émérite de Gérontologie Université Lyon-2 Pr.Louis PLOTON 1 Le vieillissement = crises d'identité On sait définir le vieillissement mais

Plus en détail