L OPEN SOURCE, UNE NOUVELLE ALTERNATIVE AUX PROJETS DE BUSINESS INTELLIGENCE?

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1 ALBURQUERQUE Kevin Promotion 2008 L OPEN SOURCE, UNE NOUVELLE ALTERNATIVE AUX PROJETS DE BUSINESS INTELLIGENCE? THESE PROFESSIONNELLE Formation en Mastère en Management de projets décisionnels Grenoble Ecole de Management Soutenance du 11 décembre 2008 Composition du jury : Gérard SANPITE, président du jury Marc HUMBERT, tuteur de thèse Cédric BOURGEOIS, tuteur entreprise

2 Tuteur école : Marc HUMBERT Date : Signature : Tuteur entreprise : Cédric BOURGEOIS Date : Signature : 2

3 Thèse Professionnelle MASTÈRE SPÉCIALISÉ Année académique : Etudiant : Programme MS : Kevin ALBURQUERQUE Management de projets décisionnels Titre de la thèse professionnelle : L OPEN SOURCE : NOUVELLE ALTERNATIVE AUX PROJETS DE BUSINESS INTELLIGENCE? Entreprise : Ville : Tuteur Ecole : Tuteur Entreprise : T-Systems Grenoble Marc HUMBERT Cédric BOURGEOIS (Chef de projet) Mention obtenue lors de la soutenance : o Très Honorable avec Félicitations du Jury o Très Honorable o Honorable o Sans mention Fonction occupée : Consultant en informatique décisionnelle Résumé informatif de la mission o Etude et approche de solutions Open Source o Modélisation d un domaine fonctionnel o Intégration de données et construction d un Datawarehouse o Réalisation de tableaux de bord utilisateurs (Reporting) o Création d indicateurs de performances (KPI) o Gestion de la sécurité d accès des utilisateurs o Tests et correction de bugs Cette mission relève-t-elle du «Management Technologique»? o Oui o Non 3

4 Table des matières Thèse Professionnelle... 3 Table des illustrations... 7 Remerciements... 8 Résumé... 9 Avant-propos Introduction A- Présentation de l'osbi: ETAT DE L'ART I- Introduction à l'informatique décisionnelle Définition de l'informatique décisionnelle L architecture décisionnelle Les projets décisionnels II- Introduction à l'open Source Différence entre logiciel libre et Open Source? Définition de l Open Source en dix points Le logiciel libre dans l écosystème du logiciel Les communautés Open Source Le développement des logiciels Open Source Le marché de l intégration de l Open Source L'Open Source: un levier stratégique de flexibilité, d indépendance et de liberté. 22 III- Les solutions décisionnelles commerciales Les grands acteurs commerciaux Concurrence, rachats, absorptions et évolutions Le marché vu par le Gartner Le constat IV- L'Open Source en Business Intelligence (OSBI) Historique des solutions Open Source Le marché de l'open Source décisionnel Etudes complémentaires du marché global Des solutions Open Source «commerciales» Comparaison des solutions OSBI : fonctionnalités Implication des acteurs du projet décisionnel : confrontation OSBI et BI propriétaire : problématique.35 B- Le modèle économique de l Open Source est-il favorable aux intégrateurs? I- Les acteurs des projets décisionnels

5 1 - Trois types d acteurs majeurs L intégrateur, acteur à double casquette II - Le modèle économique du logiciel commercial Présentation du modèle économique du logiciel commercial Les interactions III- Le modèle économique du logiciel libre Présentation de l écosystème des logiciels libres La chaîne relationnelle de l industrie du logiciel libre Les interactions Vers une nouvelle chaîne de valeur IV- Synthèse générale : confrontation des deux modèles économiques dans le domaine du décisionnel Constat : le client est libre de faire le bon choix Les éditeurs au plus près des besoins des clients Un intégrateur plus «libre» face à un client plus exigeant D- SYNTHESE ET ANALYSE DE LA PARTIE THEORIQUE I- La stratégie des différents acteurs projet Comment les intégrateurs peuvent tirer partie de l OSBI? Comment les clients peuvent tirer partie de l OSBI? La stratégie côté éditeurs E - PARTIE PRATIQUE : L OSBI AU SEIN DE T-SYSTEMS I INTERVIEWS D ACTEURS STRATEGIQUES: LA PREUVE PAR TROIS Interview de Mr Pierre Olivier POETE Interview de Mr Xavier LAMURE Interview de Mr Thierry BRIET II SYNTHESE DES INTERVIEWS III - MISE EN PLACE D UNE VEILLE TECHNOLOGIQUE Principes de base de la veille technologique T-Systems : Veille technologique ou veille technique? G- ANALYSE DE LA PARTIE PRATIQUE I - Les intégrateurs et l Open Source : stratégie ou utopie? Un nouveau marché à conquérir Une contribution souvent oubliée L implication de la SSII Des bénéfices pour tous? L'Open Source, créateur de notoriété

6 6 L Open Source, générateur d affaires Un investissement souhaitable II- La position actuelle des SSII et des projets OSBI Position des acteurs Exemples de projets développés en OSBI par la SSLL de référence : «SMILE».. 69 III Le contexte de crise économique D- CONCLUSION I - Conclusion générale II Recommandations à T-Systems III - Tendances actuelles et perspectives futures LISTE DES ACRONYMES BIBLIOGRAPHIE ANNEXES

7 Table des illustrations FIGURE 1: LE CYCLE DÉCISIONNEL, DES DONNÉES AUX DÉCISIONS FIGURE 2: L'ARCHITECTURE DÉCISIONNELLE FIGURE 3: L'OPEN SOURCE EN RÉSUMÉ FIGURE 4: L'ÉCOSYSTÈME LOGICIEL FIGURE 5: CROISSANCE DES REVENUS LIÉS À L'OPEN SOURCE DU TOP 10 DES SSII FIGURE 6: EVOLUTION DU MARCHÉ FRANÇAIS ET MONDIAL DES SERVICES EN LOGICIEL LIBRE FIGURE 7: PARTS DE MARCHÉ DES ÉDITEURS DÉCISIONNELS FIGURE 8: LE MARCHÉ DU DÉCISIONNEL ENTRE 2004 ET EN FIGURE 9: LES LEADERS DU MARCHÉ DÉCISIONNEL FIGURE 10: LES ÉDITEURS DU MARCHÉ DÉCISIONNEL OPEN SOURCE FIGURE 11: L'INTÉGRATEUR AU CŒUR DES ACTEURS DE PROJET FIGURE 12: LE MODÈLE ÉCONOMIQUE DU LOGICIEL COMMERCIAL FIGURE 13: LE TRIANGLE RELATIONNEL TRADITIONNEL FIGURE 14: INTERACTION EDITEUR-INTÉGRATEUR FIGURE 15: INTERACTION INTÉGRATEUR-CLIENT FIGURE 16: LES PRESTATIONS PROPOSÉES AU CLIENT FIGURE 17: L'ÉCOSYSTÈME DES LOGICIELS LIBRES FIGURE 18: LE MODÈLE ÉCONOMIQUE DU LOGICIEL LIBRE FIGURE 19: LE TRIANGLE RELATIONNEL "OPEN SOURCE"

8 Remerciements Je voudrais remercier l ensemble des personnes qui m ont aidé, soutenu, guidé et conseillé dans l élaboration de cette thèse professionnelle. - Mr Cédric BOURGEOIS, Chef de projet en Business Intelligence chez T-Systems et tuteur de thèse. Il m a permis de me poser les bonnes questions pour répondre à cette problématique. Toujours disponible, il a suivi l évolution de cette thèse en gardant un œil critique professionnel. - Mr Pierre Olivier POETE, Responsable d agence de T-Systems, qui a été mon maître de stage. Il a appuyé l élaboration de cette thèse en m apportant une grande quantité d informations sur l entreprise. - Mr Marcel SFORZA, Consultant T-Systems, qui a travaillé sur la mise en place et l étude des solutions décisionnelles Open Source. Les contacts de son réseau professionnel m ont permit d avoir des avis prononcés sur la question de l avenir des projets décisionnels Open Source. - Mr Xavier LAMURE, Consultant T-Systems Lyon, qui a étudié l intégration de solutions décisionnelles Open Source. Il m a fait part de son expérience. - Mr Marc HUMBERT, professeur à GEM, tuteur de thèse. Il m a apporté son expérience sur le monde de l Open Source. Très intéressé par mon sujet, j ai pu longuement échanger et débattre avec lui sur la problématique de cette thèse. - Mr DARIF Youssef, Consultant T-Systems, ancien élève du Mastère en Management de projets décisionnels, auteur d une thèse professionnelle datant de 2004 sur l Open Source décisionnel. - L ensemble des intégrateurs ayant répondu à mes questions et à mes sondages. (en particulier SMILE, BPM Conseil et Bull) - Les éditeurs de solutions décisionnelles Open Source pour la mise à disposition des logiciels et les réponses apportées par le service support. (JasperSoft, SpagoBI, Pentaho et Vanilla) - Les communautés de développeurs pour avoir répondu à mes questions. - L ensemble des internautes, professionnels ou non, pour leurs témoignages et leurs avis donnés sur les forums de discussion. 8

9 Résumé Cette thèse professionnelle a été rédigée dans le cadre de mon Mastère Spécialisé en Management de projets décisionnels dispensé à GEM, Grenoble Ecole de Management. Cette formation aborde les différents domaines de l'informatique décisionnelle à partir d'une approche à la fois technique et managériale. Le programme se conclue par un stage en entreprise dans lequel l étudiant met en application ce qui lui a été enseigné et rédige une thèse professionnelle. Définition de la thèse professionnelle par Grenoble Ecole de Management : «La thèse est avant tout l expression d une conviction. Elle se présente sous la forme d une affirmation (à partir d une hypothèse) suivie d une démonstration s appuyant sur les écrits (académiques ou non) les plus importants de la discipline et sur une pratique. Elle est une réflexion managériale élaborée, où se mêlent observations sur le terrain et recherches théoriques, sans toutefois se rapprocher un tant soit peu d une thèse de doctorat universitaire et apporte une véritable contribution à l entreprise dans laquelle la mission a été menée» J ai effectué mon stage de fin d études chez T-Systems qui est une société de services en ingénierie informatique (SSII) rattaché au groupe mondial Deutsche Telecom, implantée en France depuis l an J étais rattaché à l agence de Grenoble, pôle d expertise et de compétences dédié uniquement aux projets d informatique décisionnelle. J ai occupé la fonction de consultant décisionnel sur un projet interne d édition logicielle dont le client est l ancienne filiale IT de Volkswagen, GEDAS, intégrée à T- Systems. Leur besoin est d obtenir un outil permettant d avoir une visibilité complète sur l ensemble des informations stratégiques des concessions automobiles du groupe. Le sujet de cette thèse porte sur l Open Source dans le domaine de l informatique décisionnelle : L Open Source décisionnel a-t-il un avenir dans le monde du décisionnel? Estce une alternative viable aux projets? La révolution Open Source touchera-t-elle les applications critiques de l entreprise comme elle a déjà touché les autres couches de l informatique (systèmes d exploitation, bureautique, gestion documentaire, sécurité, travail collaboratif et même PGI). L adoption de cette technologie est-elle profitable pour une SSII en recherche constante de marges? Pour argumenter cette problématique, deux axes de réflexion sont mis en avant. D une part, on constate que le marché de l informatique décisionnelle est en pleine mutation. Et malgré une part de marché faible, les solutions Open Source connaissent depuis 3 ans une croissance fulgurante dont la cause est sujette à réflexion. D autre part, on constate que l Open Source est basé sur le modèle économique du logiciel libre, modèle totalement différent au modèle classique où l on ne paie plus les coûts de licence mais le coût du service. Cette nouvelle philosophie basée uniquement sur la notion de service impacte directement les sociétés de services comme T-Systems qui n a pas encore expérimenté un projet décisionnel 100% Open Source et qui de ce fait pourrait tirer avantage de ce modèle. Nous allons voir comment. 9

10 Avant-propos 10 idées reçues sur l Open Source Lorsque l on parle d Open Source à une équipe de dirigeants d une entreprise, on voit se dessiner deux clans. D un côté les conservateurs : ce sont généralement les personnes qui ont toujours eu le culte sacré pour Windows, qui ont toujours surfé avec Internet Explorer et qui travaillent uniquement avec les outils de Microsoft Office pour envoyer leur mail, effectuer leur présentation ou rédiger des travaux. De l autre côté on trouve les révolutionnaires, souvent contraints par la direction informatique à ne pas pouvoir installer Linux, Open Office sur leur poste et qui préférerait utiliser Mozilla Firefox comme navigateur par défaut. 1 Logiciels Open Source ou propriétaire : le choix est binaire. Le «melting pot» est omniprésent, les études montrent que 90% des logiciels commerciaux seront hybrides (une partie du code est ouvert à l utilisateur) d ici L Open Source est gratuit. L Open Source est loin d être gratuit! Pas besoin de payer de licences pour la version logicielle de base. Cependant, des coûts existent autour du logiciel : intégration, support, formation mais aussi fonctionnalités supplémentaires. 3 Choisir l Open Source seulement pour des raisons financières. De nombreuses raisons techniques aussi : la mise à disposition du code permet aux développeurs d apporter des améliorations au produit et de l adapter aux besoins. 4 Choisir l Open Source, c est être à ses dépends. L Open Source bénéficie de communautés de développeurs et d experts ayant les compétences pour assurer le support et l expertise logicielle. 5 L Open Source : des licences de code complexes Le code Open Source est soumis à une licence spécifique qui permet de surveiller les organisations qui exploitent le code source sans le faire partager à la communauté. 6 Open Source signifie utiliser des langages compliqués. L Open Source se base sur les standards les plus connus et peut ainsi être exploité par quiconque du métier donnant à l outil une grande flexibilité. (J2EE, XML, etc.) 7 L Open Source est destinée aux non conformistes. Le nombre de serveurs Linux occupe 13% du marché mondial. MySQL est une des bases de données les plus utilisés du monde. Même Microsoft utilise de l Open Source. 8- L Open Source est de moins bonne qualité. «Plus c est cher, mieux c est». Et bien non, généralement le suivi des bugs est efficace et leur résolution également à condition que la communauté soit de taille. 9 Il n y a pas d Open Source dans mon entreprise Si l entreprise n utilise pas d outils Open Source, soit vous ne le savez pas, soit l entreprise fait partie des 25% d entreprises qui n utilisent toujours pas d outils Open Source à ce jour. 10 L Open Source n est pas crédible dans le domaine des applications critiques de l entreprise. De nombreuses applications critiques Open Source sont utilisées pour leur efficacité et satisfont les besoins des entreprises, l informatique décisionnelle en fait partie. 10

11 Introduction L informatique décisionnelle est un marché en pleine croissance qui a généré en ,7 milliards d euros. En 2008, il atteindrait 1,9 milliards d euros. Il passerait la barre des 2 milliards d euros en (Source : PAC, Pierre Audoin Consultants) Avec chaque année une croissance à deux chiffres, le décisionnel se porte bien à en constater le nombre de rachats d éditeurs entre eux et la bataille qui fait rage sur le marché. Et comme toutes les couches de l architecture informatique, on constate que les applications critiques de l entreprise et plus précisément le décisionnel est aujourd hui touché par le virus de l Open Source. Bien que la part de marché de ses solutions soit encore faible par rapport au marché global, c est une croissance à deux chiffres qui touche l Open Source décisionnel. Depuis 2007, des solutions complètes permettent de mettre en œuvre des projets décisionnels 100% Open Source a été l année de l intégration de l Open Source, 2008 est l année des résultats selon les experts métiers. Mais qu en est-il pour la suite? L Open Source décisionnel a-t-il encore de belles années devant lui? La vague du libre va-t-elle toucher en profondeur les applications métiers? Ou au contraire, le marché déjà concentré laissera-t-il l Open Source sur la touche? Le modèle économique du logiciel libre basé sur l unique notion de coûts de services joue-t-il en la faveur des sociétés de services pour accroître leurs marges? La crise financière actuelle est-elle un paramètre pouvant bouleverser le marché des éditeurs décisionnels? Les intégrateurs sont au premier plan, sans cesse écartelés entre le marché mouvementé des éditeurs de logiciels et les exigences sans cesse grandissantes de leurs clients aux besoins spécifiques en perpétuelle évolution. Sans cesse en recherche de marge, sauront-ils profiter des solutions Open Source pour augmenter leur profit? Si c est le cas, de quelle manière? La crise financière mondiale ne facilite pas les affaires des sociétés de services bien souvent au service de grands comptes, qui connaissent actuellement des difficultés financières affectant directement leur budget. L Open Source est-il une solution pertinente pour surmonter cette crise qui selon les économistes a des chances de perdurer? En cette période de «récession», les entreprises sauront elles mener les actions nécessaires et prendre les bonnes décisions pour faire face? Ceci soulève directement la question de l utilité majeure des outils décisionnels pour justement faire face à la crise. L Open Source peut-il remédier au devenir des SSII qui devront se confronter à des budgets clients réduits? Les clients sous contrat avec des éditeurs propriétaires prendrontils conscience que la facture annuelle du droit d acquisition logiciel est trop élevée? De manière générale, les outils d aide à la décision vont-ils être convoités pour faire face à la crise ou serait-ce la dernière des priorités pour les entreprises vierges de cette technologie? Dans le domaine de l'informatique décisionnelle, le choix d'une solution Open Source est une alternative qui se distingue depuis quelques années en parallèle d'un marché en constante mutation. 11

12 Dans cette thèse, nous allons en premier lieu introduire les notions de Business Intelligence et d Open Source en définissant les concepts fondamentaux. Le concept d Open Source étant l élément différenciateur, nous analyserons un peu plus en profondeur la philosophie du logiciel libre. Qu est ce que l OSBI? L acronyme signifiant Open Source en Business Intelligence. Après une analyse du marché de la Business Intelligence et de son évolution, nous ferons une analyse des produits OSBI existants sur le marché et tenterons d expliquer la forte croissance de ces solutions en faisant un comparatif technique et fonctionnel entre les deux types de solutions. L OSBI est-il à la hauteur des solutions commerciales, fonctionnellement parlant? Si tel est le cas, quel est le profit apporté par cette technologie? Cette première analyse nous conduira à l'étude des modèles économiques des logiciels de manière générale et plus particulièrement dans le domaine de l informatique décisionnelle ; et ainsi nous poser la question de l intérêt économique majeur de l OSBI pour les acteurs de projets décisionnels et plus particulièrement pour les intégrateurs de solutions. De ce fait, nous constaterons les différences majeures entre les deux modèles en présence vis-à-vis des acteurs projets : éditeurs, intégrateurs et clients ; et de leurs interactions. Ensuite, nous nous focaliserons sur la stratégie théorique à adopter en tant qu intégrateur, client ou éditeur pour tirer partie de l OSBI. Puis, en second lieu, nous verrons dans une partie pratique comment une SSII comme T-Systems peut mettre à profit l OSBI. Des acteurs internes stratégiques seront interrogés sur la question : prise de position, état des lieux et perspectives, stratégie de marché etc. Des exemples d entreprises qui ont fait l expérience d intégration de solutions Open Source seront évoqués. Cette partie pratique nous conduira à une analyse générale des projets OSBI et permettra de nous rendre compte de la réalité du terrain et d analyser les prises de positions des acteurs et de savoir comment tirer profit de l OSBI. Nous terminerons par une étude prévisionnelle du marché de l'osbi dans les années à venir tant du côté de la diversité des solutions que du côté progression de part de marché. Cette prévision s'appuiera sur l'analyse de la mutation actuelle engagée dans le domaine de l'industrie du logiciel. La conclusion apportera les recommandations nécessaires à l entreprise T-Systems, et aux SSII de manière générale, pour améliorer leur stratégie de marché et ses compétences dans le domaine de l OSBI. 12

13 A- Présentation de l'osbi: ETAT DE L'ART I- Introduction à l'informatique décisionnelle 1 - Définition de l'informatique décisionnelle «Le chiffre d affaires a baissé en novembre. Pour y remédier, il est nécessaire de prendre des mesures et des décisions. Pour cela, il faut en premier lieu expliquer cette variation. De nombreuses questions apparaissent alors. Dans quels pays? Dans quelles régions? Dans quelles villes? Sur quels types de produits? Sur quelles catégories de clients? A-t-on constaté la même variation sur les années précédentes?» Chacune de ces questions nécessite une réponse et ceci dans le but de prendre les bonnes décisions et ainsi agir en conséquence, en «connaissance de causes». On appelle «informatique décisionnelle» ou «Business Intelligence» ou encore «Decision Support System» en anglais, un ensemble de solutions informatiques permettant l analyse des données d une entreprise dans le but d en dégager des informations qualitatives nouvelles ; base des décisions stratégiques. Aujourd hui, une entreprise brasse dans son système d information de grands volumes de données. Ce volume de données s accroît de 30 à 50% chaque année selon les entreprises. Du fait de cette quantité massive de données, il est difficile de les analyser et ainsi de généraliser l information. On constate que les entreprises quelle que soit leur taille ont beaucoup de difficultés à traduire leurs données en information. De cette manière, l informatique décisionnelle permet d une part, en amont, d analyser les données et, d autre part, de faire apparaître les informations macroscopiques qui se cachent dans cette «jungle» de données. Figure 1: le cycle décisionnel, des données aux décisions. Données Modification des données Elaboration des données Décisions Information Choix Compréhension Alternatives 13

14 Ce schéma permet de comprendre la relation entre les données, l information et la prise de décision. A partir de données brutes, on extrait l information sous forme d indicateurs via des processus de manipulation de données. L information doit alors être analysée par l utilisateur afin de mettre en avant les différentes alternatives applicables et ainsi décider de l action à mener. Les actions menées auront pour effet de «redessiner» les données, celles-ci permettant de remonter une nouvelle information ; et ainsi de suite. 2 - L architecture décisionnelle L objectif de cette partie est de présenter brièvement l architecture décisionnelle afin de mieux comprendre les processus impliqués. Ceci permettra par la suite d expliquer certains aspects techniques et fonctionnels des outils de business intelligence. Figure 2: L'architecture décisionnelle Source de l image : L architecture décisionnelle est décomposée en quatre étapes allant de l extraction de données de production jusqu à la restitution à l utilisateur d une information macroscopique. La première étape consiste à extraire l ensemble des données provenant des différentes sources de production de l entreprise. Cela peut être une base de données indépendante, un système d information type (ERP ou CRM), de simples données personnelles sous format Excel (ou tout autre format standard) ou encore des données Web. L ensemble de ses données entrent dans un processus d extraction, de transformation et d alimentation (ETL). Ces données sont stockées dans un entrepôt de données appelé Datawarehouse (DW). 14

15 Le DW est une «collection de données orientées sujet, intégrées, non volatiles et «historisées», organisées pour le support d un processus d aide à la décision», selon Bill Inmon, père fondateur du Datawarehouse. A partir de cette nouvelle structure de données, on effectue différentes opérations d analyse, des requêtes ou encore des rapports, adaptés au besoin final de l utilisateur. Les serveurs OLAP sont des bases de données multidimensionnelles conçues pour répondre aux besoins des utilisateurs. Ils offrent un accès à des données agrégées, générées à partir de très grands volumes de données de détail. La dernière étape consiste à restituer l information sous forme de tableaux de bord (Reporting) : ils s organisent autour d indicateurs appelés indicateurs de performance (KPI) permettant une lecture rapide et en profondeur de l information. Ces rapports sont imprimables, exportables sous divers formats (EXCEL, PDF) ; ils peuvent être envoyés par , SMS, sur un téléphone portable ou un PDA. Tout dépend des besoins et surtout des fonctionnalités des outils de reporting. 3 Les projets décisionnels Les logiciels d informatique décisionnelle permettent de développer les différents processus mentionnés ci-dessus dans l architecture décisionnelle dans le but de créer ce qu on appelle simplement le projet décisionnel. Les projets décisionnels peuvent être développés avec différents logiciels. Par exemple, un pour la partie ETL/DW, un pour le reporting etc. Cependant, pour un projet décisionnel complet, on peut aussi se doter d une «suite logicielle» c'est-à-dire un produit logiciel packagé couvrant l ensemble des processus décrits dans l architecture décisionnelle. Le choix des outils tient compte de nombreux paramètres tels que le coût des licences, l offre de l éditeur, l adaptabilité au besoin, la maîtrise logicielle, etc. Le décisionnel constitue la priorité, pour la seconde année consécutive, des 1500 DSI interrogés par Gartner dans le monde, devant les progiciels de gestion intégré (PGI). (Voir l étude complète en annexe 1) Les premières entreprises concernées sont celles ayant déjà beaucoup dépensé dans un PGI. Il s agit donc d une deuxième phase d investissement, aujourd hui inévitable mais qui a un coût non négligeable. Malgré des budgets informatiques conséquents, les projets décisionnels restent chers et ne sont pas à la portée de tous. Mais ce ne sera peut être bientôt plus le cas avec l arrivée de l Open Source dans le domaine du décisionnel. 15

16 II- Introduction à l'open Source 1 - Différence entre logiciel libre et Open Source? Aujourd hui les expressions «logiciel libre» et «Open Source» sont utilisées dans le langage courant pour désigner un même type de licence de logiciel. Pourtant, ces deux termes désignent à l origine des projets différents. La notion de logiciel libre a été inventée par la Free Software Fundation (FSF) fondée par Richard Stallmann en L'expression «Logiciel libre» signifie que les utilisateurs du logiciel doivent être libres, sans aucun coût ni demande d'autorisation : - d'utiliser le programme, quel que soit son usage - d'étudier le fonctionnement du programme, de l'améliorer, le modifier, publier ses améliorations (l'accès libre au code source est donc requis) - de redistribuer des copies, gratuitement ou non, sous quelque forme que ce soit Toutes les personnes qui le souhaitent peuvent donc contribuer au code source d un logiciel libre. Les développeurs participent généralement au développement du logiciel de façon bénévole. La notion d Open Source, qui met l accent sur la méthode de développement et de diffusion du logiciel, est née en Elle avait pour but de permettre une plus grande coopération entre les entreprises et les communautés de développeurs et ainsi une diffusion plus large des logiciels. La notion de logiciel "Open Source", détaillée plus bas, a été définie par l'association "Open Source Initiative" (OSI) et s'appelle OSD (Open Source Définition). Cette nouvelle définition est moins stricte afin de permettre une coopération plus large possible entre les entreprises et la communauté Open Source. Les logiciels libres et Open Source sont souvent gratuits, mais toute entreprise ou particulier est autorisé à les commercialiser (c'est ce que l'on appelle une "distribution"). L ensemble des points ainsi que les conditions d'utilisation du logiciel sont précisés dans la licence. Il en existe beaucoup, dont la plus connue est la licence GPL (GNU Public Licence). (L ensemble des licences sont présentées en annexe 2). Les licences approuvées par l'osi (Open Source Initiative) sont considérées comme relevant véritablement de l'open Source. Par ailleurs, la licence GPL n'implique aucunement un support de l'auteur, et encore moins une garantie contre d'éventuels problèmes. Source Web : François Guély, 16

17 2 Définition de l Open Source en dix points. La définition de l'open Source n'est pas une licence de logiciel en soi, c'est une spécification de ce qu'on autorise aux licences de logiciels pour qu'elles méritent le nom d'open Source. 1 - La redistribution du logiciel est libre et gratuite : il est possible de copier, vendre ou donner le logiciel sans devoir rémunérer qui que ce soit pour acquérir ce droit. 2 - Les sources sont présentes et redistribuables : la vocation même étant de mettre à disposition ce code pour le modifier. 3 - La modification et la redistribution selon la licence originale est permise : de cette manière, le logiciel évolue selon une unique licence dédiée. 4 - L'intégrité des sources de l'auteur est préservée : toute modification apportée au produit doit respecter l intégrité du code source ainsi modifié et de son auteur. 5 Il n y a pas de discrimination envers des personnes ou des groupes de personnes : l Open Source permet à n importe quelle personne de contribuer à l exploitation du logiciel. 6 - Pas de discrimination envers des domaines d'activité : l Open Source permet à n importe quel secteur d activité de contribuer à l exploitation du logiciel. 7 - Pas de condition supplémentaire à la licence originale en cas de redistribution : la licence reste inchangée, tout comme les conditions associées. 8 -La licence ne doit pas être spécifique à un seul produit : les versions du logiciel étant en constante évolution, une même et unique licence s applique. 9 -La licence ne doit pas imposer de restriction à un autre logiciel : les distributeurs de logiciels Open Source ont le droit de faire leur propre choix de licence sur leur propre logiciel développé avec du code «open» 10 -La licence doit être technologiquement neutre. La mise à disposition ou la distribution du logiciel Open Source ne doit pas avoir une restriction technologique spécifique, de type : téléchargement possible uniquement sur un site Web. Figure 3: L'Open Source en résumé Téléchager Ameliorer Etudier Modifier Copier 17

18 3 Le logiciel libre dans l écosystème du logiciel. Figure 4: L'écosystème logiciel Source Web: Ce schéma distingue la place des logiciels dans leur écosystème en fonction de trois critères : - Le coût de l offre logicielle (comprenant le support) - La restriction sur les droits d utilisation - La mise à disposition du code source Le logiciel libre et l Open Source se distinguent des logiciels dits commerciaux entièrement payants, d une part et des logiciels semi-libres et freeware totalement gratuits, d autre part. N.B : Freeware signifie ici logiciel gratuit alors que «Free software» désigne un logiciel libre, il y a en effet un amalgame existant en anglais avec le mot «free» qui peut soit signifier «gratuit» soit «libre». Cet amalgame n existe pas en français. On constate donc que le logiciel libre et l Open Source ont la particularité d être à la fois gratuit et payant. Ceci vient du fait que les licences passent dans un système de licence légale ou plutôt de licence globale qui ne rend gratuit que la partie source du produit. L Open Source, comme le logiciel libre, est fourni avec le code source mais comprend quelques restrictions liées à sa distribution. L'«Open Source» est une méthodologie de développement ; le logiciel libre est un mouvement social qui respecte la liberté de l'utilisateur. En revanche, la philosophie de l'«open Source» considère uniquement les questions pratiques en termes de performance. 18

19 4 - Les communautés Open Source Les acteurs contribuant aux logiciels libres sont des professionnels de l informatique, des utilisateurs, des chercheurs, etc. Ils peuvent intervenir dans les projets au titre de leur activité professionnelle ou en dehors, par exemple en signalant bénévolement des défauts logiciels. Ces acteurs réunis au moyen d outils de communication issus d Internet forment des communautés, c'est-à-dire «un maillage relationnel et technologique qui permet à chacun de participer à l évolution d un projet en conservant son identité propre». (Source : «Les modèles économiques du logiciel libre», APRIL) Ces communautés forment des structures agiles permettant à tout à chacun de contribuer et de bénéficier des retombées du projet. Mais qui sont précisément ses membres? Comment travaillent-ils? Sont-ils rémunérés? Comment s'organisent-ils? Avant tout, la FSF préfère parler de communauté du logiciel libre, le terme «Open Source» possède, selon eux, une trop forte connotation commerciale contraire à l'esprit initial du projet GNU/Linux et de la licence GPL. Les communautés de développeurs travaillent en étroite collaboration avec le noyau principal qui représente le cœur même du projet, là où le projet est né. Ce noyau formé d experts technique et métiers est responsable de l organisation générale du développement logiciel et s appuie sur le développement de son réseau grâce aux outils du Web, allant du simple forum de discussion au gigantesque wiki organisationnel listant les tâches à effectuer sur le logiciel afin de l améliorer et/ou de le corriger. La communauté tient à jour les documents liés au produit, anime les forums, utilise et partage des outils de log de bugs et met à jour l annuaire des intervenants. Au sein de cette communauté s organisent des équipes de développement qui travaillent ensemble sans pour autant provenir du même métier ni même parfois du même pays. Ainsi, le libre échange d informations, de compétences et surtout l amélioration logicielle constante, permet de mettre en avant l innovation de manière générale, un partage de compétences et une transparence logicielle qui manque aujourd hui aux logiciels commerciaux. 19

20 5 Le développement des logiciels Open Source Le développement de logiciels Open Source est également aujourd'hui facilité par des infrastructures partagées entre les projets. C est le cas de SourceForge qui permet gratuitement à tout projet Open Source de disposer d'un outil de gestion des versions de source, d'une gestion de projet et d'un outil de promotion du projet accessibles directement sur Internet. Cette simplification permet la création de projets Open Source sans investissement initial important, voire aucun. Source Web: François Guély, Le développement des logiciels Open Source s organise autour de ce qu on pourrait appeler un «bazar». C est Eric S. Raymond qui introduit en 1997 le paradigme du bazar et de la cathédrale dans un livre dédié à l organisation du développement logiciel Open Source comparé à celui du logiciel propriétaire. L'auteur décrit dans son œuvre le modèle de développement de Linus Torvalds, fondateur du projet Linux, en le comparant à un bazar. Selon lui, cette manière de développer des logiciels, par la coopération d'une multitude de développeurs, se traduit par une adaptabilité et une flexibilité impossible dans une structure organisée de façon hiérarchique. À l'inverse, une organisation hiérarchique est nécessaire à l'élaboration d'un code fermé pour construire un logiciel propriétaire. Mais cela a notamment des inconvénients d'adaptabilité. Cette organisation est comparée à une structure de cathédrale. Les grands principes fondamentaux de ces concepts organisationnels sont listés dans l annexe 3 : «la cathédrale et le bazar». 20

21 6 Le marché de l intégration de l Open Source Depuis quelques années, les SSII proposent des solutions Open Source tout aussi compétitives que les solutions commerciales. Le tableau ci dessous montre les progressions des dix premières SSII des revenus de l Open Source entre 2004 et Figure 5: Croissance des revenus liés à l'open Source du top 10 des SSII Source Web: Les revenus liés à l Open Source représentent des faibles revenus par rapport au chiffre d affaire total des sociétés de services françaises (de 1 à 3 %). En revanche, la progression est impressionnante d une année sur l autre. Le marché de l Open Source est en plein «boom». Figure 6: Evolution du marché français et mondial des services en logiciel libre Le constat est le même au niveau du marché français et mondial des services en logiciel libre. Le chiffre d affaires mondial lié au logiciel libre avoisinerait les six milliards de dollars en (Sources : PAC et IDC) 21

22 7 - L'Open Source: un levier stratégique de flexibilité, d indépendance et de liberté «L industrie du logiciel est en train de changer de visage. Tous les acteurs n en ont pas encore pris conscience. D autres hésitent encore entre y voir une crise de croissance passagère ou un épiphénomène limité. Irrémédiablement, pourtant, le monde des technologies de l information est au cœur d une mutation décisive. Une révolution d une magnitude comparable à celles qu ont pu avoir, en leur temps, l émergence du PC, puis d internet : la révolution Open Source.» Source : Société Bull, livre blanc : «la révolution Open Source» L Open Source est synonyme de liberté par le simple fait qu il permet de passer de solutions logicielles imposées à une solution «sur-mesure» de masse. Toutefois, l aspect accompagnement au niveau intégration et support doit être pris au sérieux dans la stratégie de mise en œuvre d une solution Open Source. L Open Source met en avant une nouvelle tendance exigée par les entreprises : le paiement à l usage effectif, c est en effet l usage réel qui implique le besoin de service. C est une grande révolution qui fait disparaître la contrainte liée au coût de licence. L Open Source permet de maîtriser intégralement son système d information, chose fondamentale dans le domaine des applications critiques. Etre indépendant, c est avoir une expertise fonctionnelle mais aussi technique de son système et de ses logiciels. La devise «flexibilité, indépendance et liberté» est une réalité dans le monde de l Open Source. Cependant, l Open Source décisionnel ne s est pas démocratisé comme on pourrait le croire dans toutes les couches applicatives de l entreprise. L Open Source décisionnel touche un domaine stratégique de l entreprise où les processus extraient l information, elle-même entraînant des décisions stratégiques qui impactent directement les résultats de l entreprise. Vient alors la question de l importance de la fiabilité et de la maîtrise du logiciel qui malgré cette devise ne doit pas perdre de vue les enjeux stratégiques engagés à travers son utilisation. Pour être flexible, indépendant et libre dans le monde de l Open Source, il faut avant tout maîtriser la technologie d une part et connaître les limites logicielles d autre part. Les solutions commerciales ne donnent pas cette possibilité, c est une sorte de boîte noire que l on ne peut pas ouvrir. 22

23 III- Les solutions décisionnelles commerciales Les solutions commerciales, appelées aussi solutions propriétaires, sont les plus utilisées sur le marché du décisionnel. La notion de solution propriétaire fait référence aux droits du logiciel qui lui sont associés. En effet, un logiciel propriétaire est soumis à des restrictions de droits et d utilisation. Le commerce de ces logiciels se fait par la vente de droits d'utilisation, selon un contrat de licence utilisateur final (CLUF) établi par le vendeur et qui ouvre certains droits d'utilisation à l'acquéreur. 1 - Les grands acteurs commerciaux Ce schéma représente la répartition en parts de marché des éditeurs de Business Intelligence. On constate une concentration du marché entre 5 acteurs représentant près de 70% du marché total. Cette étude porte sur le chiffre d affaires en licences et en maintenance. Dans la catégorie «autres», on trouve des éditeurs comme Microstrategy qui se démarque d un nuage de solutions propriétaires mais aussi de solutions Open Source. Figure 7: Parts de marché des éditeurs décisionnels. Source : PAC Concurrence, rachats, absorptions et évolutions La concurrence sur le marché de la BI est forte, mais reste concentrée sur 5 éditeurs ce qui n a pas été toujours le cas jusqu à cette période de rachats et d absorptions. Ces mouvements de concentration qui touchent actuellement les spécialistes de l analyse de données (BI) illustrent la maturité de ce marché et traduisent aussi une tendance forte de la demande vers l unification des systèmes décisionnels. Avec, en ligne de mire, une intégration au système d information global autour d un référentiel de données uniques ; ce dernier permettant de garantir la fiabilité des informations pouvant, dès lors, être analysées de façon transversale par l ensemble des directions opérationnelles de l entreprise. Cependant, la réalisation d une application BI transversal n en reste pas moins périlleuse pour les éditeurs. Construire une plate-forme sur la base d acquisitions nécessite d investir des ressources considérables sur l intégration des différents produits, sans oublier la maintenance des logiciels exploités par les bases installées. Et de rappeler que les effets de tels rachats ne seront palpables qu au prochain exercice fiscal lorsque les éditeurs auront défini leurs feuilles de route. Mais quels sont les autres «grands» qui sont ou pourraient demain s intéresser à ce marché à forte valeur ajoutée? Source Web :

24 Figure 8: Le marché du décisionnel entre 2004 et en 2008 Sources des illustrations : le cabinet d études Gartner Les deux «carrés magiques» (traduction française des «Magic Quadrants» élaborés par le Gartner) fait l état des lieux du marché mondial des éditeurs propriétaires en fonction de deux caractéristiques : l axe vertical représente le potentiel d intégration tandis que l axe horizontal fait état de la «richesse fonctionnelle» proposée par l éditeur. En seulement quatre ans, le marché du décisionnel s est complètement redessiné, et ceci sur plusieurs niveaux. Tout d abord, on constate une diminution du nombre d acteurs décisionnels. En effet, en quatre ans, de nombreux éditeurs ont été rachetés et absorbés par la concurrence, ce qui a permis à certain éditeurs de se renforcer et ainsi de progresser sur le marché. Cette concentration qui aujourd hui représente 5 éditeurs se partageant le monopôle du marché décisionnel a provoqué dans le même temps la disparition d éditeurs qui n ont pas su faire face et qui aujourd hui n existent plus. En quatre ans, il y a eu plus d une vingtaine de rachats entre éditeurs : le dernier en date : SAP rachète Business Object (B.O), passant ainsi dans le carré des leaders du décisionnel où était déjà présent B.O. D après le cabinet d études Gartner, Teradata marierait bien avec Microstrategy et SAS ; ou encore Sun qui a racheté MySQL et dont les prédictions lui font acquérir pour compléter cette offre Jaspersoft ou Pentaho, deux solutions Open Source analysées plus loin. Mais aussi, HP. La division logicielle du constructeur a déjà commencé sa réorganisation avec la création de l entité Business Information Optimization (BIO), qui se consacrera à la gestion des données(1). 24

25 3 - Le marché vu par le Gartner Le Gartner est une firme américaine de consulting et de recherche dans le domaine de la technologie. Cet organisme effectue notamment des études sur le marché du décisionnel. Gartner vend ses études tant aux sociétés clientes d'entreprises technologiques qu'à ses entreprises. Celles-ci ont dès lors le droit de consulter les analystes de Gartner, ce qui leur permet de mieux comprendre les besoins de leurs clients. Le Gartner constate que quatre solutions Open Source sont «intéressantes» : BIRT, SpagoBI, Jaspersoft et Pentaho. Je rajouterai la prometteuse solution Vanilla qui est disponible depuis peu. Figure 9: Les leaders du marché décisionnel Gartner distingue tout d'abord les cinq acteurs majeurs du décisionnel aujourd'hui : Microsoft, Cognos (IBM), Business Objects (SAP), Oracle et SAS. En regardant le graphique on peut tracer une ligne imaginaire à la perpendiculaire de l'axe idéal. On constate que ces cinq acteurs majeurs sont tous positionnés sur cette ligne. Impossible donc, et c'est bien l'objectif de Gartner ici, de les départager même si chacun, à travers son expérience, a son avis sur la question. Microsoft semble disposer d'une meilleure capacité d'exécution opérationnelle, mais il est considéré comme moins visionnaire. A l'autre extrémité, SAS est considéré comme plus visionnaire, mais moins capable d organiser cette vision. Les petites différences entre Oracle et les autres ne sont pas réellement significatives. Si on déplace cette ligne imaginaire et la rapprochant du point 0, on constate qu'un second groupe composé de SAP, Information Builders, Microstrategy et QlikTech se retrouve lui aussi mis sur un pied d'égalité par l'analyste. Seule la présence de QlikTech dans ce groupe est intéressante. Une jeune société, dont personne ne parlait il y a encore trois ans, se retrouve propulsée au même niveau que des vétérans comme Information Builders ou Microstrategy. Plus bas dans le graphique, Actuate ou encore Spotfire, ont encore du mal à convaincre le Gartner de leurs perspectives. Source : 25

26 4 - Le constat Le marché de la BI fait beaucoup parler de lui par ce grand nombre de rachats. Ces rachats ne font pas gagner les éditeurs en crédibilité. En effet, la fusion de deux éditeurs de logiciels relève de la patience et d un bon management général. Et sachant que la fusion n est pas immédiate, on peut imaginer une perte de compétitivité sur le marché qui pourrait profiter à d autres éditeurs de logiciels. Néanmoins le marché de la BI fait apparaître un monopôle à 5 acteurs qui n est pas prêt d être bousculé, à moins de rachats ou de logiciels qui se démarquent de ces offres. En parallèle de cette «bataille des géants» à la conquête du pouvoir, des solutions nouvelles, à présent crédibles, performantes et, qui plus est en pleine croissance, entrent sur un marché en perpétuelle mutation et commencent à se faire un nom dans le domaine du décisionnel : les solutions Open Source. 26

27 IV- L'Open Source en Business Intelligence (OSBI) L Open Source décisionnelle est un concept récent qui depuis peu fournit des solutions complètes couvrant l intégralité de l architecture décisionnelle. Les concepts définis précédemment permettent de bien comprendre la notion d OSBI : Open Source en Business Intelligence. 1 - Historique des solutions Open Source. En m appuyant sur la thèse de Youssef DARIF, ancien élève de Mastère à GEM (Grenoble Ecole de Management), faisant état de l Open Source décisionnel, il est possible de comparer l existant en 2004 avec l existant actuel des solutions OSD. Il y a maintenant 7 ans naissait le projet de la première solution décisionnelle encore incomplète, ne couvrant pas encore l ensemble du système d information décisionnel : Jaspersoft. A l époque ce projet ne contenait qu une solution de reporting : «Jasper Reports», pouvant générer des rapports dynamiques, exportables et imprimables. Actuate, éditeur de décisionnel spécialisé dans les solutions de reporting d'entreprise, est impliqué dans le projet BIRT (Business Intelligence and Reporting Tools), un projet de la fondation Eclipse qu'il soutient activement depuis octobre Le projet Pentaho a été lancé par des anciens employés d Hyperion, Oracle, Cognos et SAS, ces derniers étant des concurrents logiciels propriétaires. Ce projet proposerait un ensemble d outils développés en environnement Java, qui couvre les fonctions de reporting, d analyse, de datamining, mais également de gestion des processus. 2 - Le marché de l'open Source décisionnel Aujourd hui, 3 solutions complètes et indépendantes se partagent le marché de l OSD : les suites Pentaho, Jaspersoft et SpagoBI (édité par EII). A ceux là vient se rajouter le petit nouveau : Vanilla, disponible depuis peu en téléchargement. Icebraker BI (édité par Ingres) intègre quant à lui la solution Jaspersoft au sein d un package comprenant également Linux et la base de données propriétaire d Ingres. Quant au projet BIRT édité par Eclipse, il ne fait uniquement que du reporting, c est un composant logiciel qui ne fait partie d aucune suite logicielle packagée. Figure 10: Les éditeurs du marché décisionnel Open Source 27

28 3 - Etudes complémentaires du marché global Les études, autres que celles du cabinet Gartner, montrent que l Open Source décisionnelle est une alternative sérieuse sur le marché de la business intelligence. La forte concurrence entre les trois principaux éditeurs de suites logicielles marque l émergence de ces solutions. Une étude en particulier, menée auprès de 600 professionnels de l informatique d Amérique du nord, de Grande Bretagne et d Allemagne, montre que 43% d entre eux utilisent des outils Open Source, dont 23,6% utilisent des outils décisionnels Open Source. En résumé, seul 10% des personnes sondées utilisent de l Open Source décisionnel. Sur l ensemble des entreprises étudiées, près d un tiers sont prêtes à considérer l OSD comme une alternative à leurs projets. C est un grand changement de mentalité quand on sait qu il y a encore 4 ans, on ne parlait même pas d OSD. L argument majeur de choix de ces solutions est pour 60% des clients lié au coût de la solution, les coûts de licence étant nuls. 48% mettent en avant l indépendance du vendeur, 46% la flexibilité du produit, 45% l accès au code source et enfin 34% considèrent le fait que la technologie se base sur des standards. Quant aux barrières à l adoption, 52% pensent que le maintien à long terme n est pas rassurant, 48% n ont pas confiance en la maintenance applicative de ces solutions. D'autres marquent l absence de compétences en internes (38%), l'incompatibilité avec des applications existantes (35%) et l absence de «success story» de référence. (31%) 4 Des solutions Open Source «commerciales» Il est fort de constater que les outils Open Source peuvent être utilisés indépendamment d une solution packagée puisque les modules logiciels spécifiques s intègrent au sein des différents processus du SID (Système d information décisionnel). D autre part, il est important de souligner que chaque éditeur met à disposition deux versions de sa solution : la version communautaire et la version professionnelle (à caractère commerciale). En effet, seule la mise à disposition du code est gratuite. La version communautaire permet d avoir les fonctions principales du logiciel (Reporting, Analysis, Dashboards, Data Integration / ETL, Business Intelligence Platform, Data Mining, Community Forums Interaction, Community Web Documentation) sans aucun service associé (support, assistance etc). La version professionnelle se distingue par la notion de service à travers la maintenance, l assistance, le support, l assurance mais aussi par des fonctionnalités supplémentaires. On peut également trouver dans la version d évaluation deux types d offres différentes. C est le cas par exemple de Pentaho qui propose un pack «Enterprise Edition Platinum» et un pack «Enterprise Edition Gold». La différence entre les deux vient du niveau de la prestation d assistance, en termes de temps de réponse à un problème. 28

29 5 - Comparaison des solutions OSBI : fonctionnalités 29 a. La solution décisionnelle Pentaho Pentaho est une plate-forme BI complète qui comprend des fonctions de reporting, analyse (OLAP), tableaux de bord, extraction de données et intégration de donnée (ETL). Le logiciel peut être utilisé soit comme une suite complète ou soit sous forme de composants individuels (accessibles via des services web). Pentaho BI comprend des applications de Reporting - Analysis - Tableaux de Bord - Extraction de données - Workflow - Platforme BI La complémentarité avec les ERP est totale (les connecteurs sont à développer). Pentaho intègre Google Maps à la nouvelle version de son outil de création de tableaux de bords décisionnels, Pentaho Dashboards. Cette intégration met à profit les nouveaux composants Ajax de Pentaho Dashboards. Elle permet d'ajouter une dimension géographique interactive aux tableaux de bords. Pentaho vient de créer un partenariat avec Apple afin de mettre en place une application sur l I-phone. (Voir annexe 2) Pentaho porte sur toute la chaîne décisionnelle et utilise différents outils et composants décisionnels Open Source : Pour la collecte et l'intégration des différentes bases de données (MySQL, Postgres, etc) : Kettle (outil d'etl intégré dans le logiciel Pentaho), Mondrian Pour la diffusion (portail) : JBoss Portal, TOMCAT Pour la présentation des données et des rapports : JFreeReport, BIRT, JasperReport Pour les graphiques : JFreeChart Pour l'analyse : JPivot, Mondrian Pour la planification (scheduleur) : Quartz Pour le Worklfow : Enhydra Shark La version professionnelle (sous licence commerciale) comporte des fonctionnalités supplémentaires importantes : - Administration des actions depuis une interface spécifique - Workflow de publication des actions (développement, tests, mise en production) - Audit de l'application - Sécurité au niveau des états - Durée de vie des états - Stockage des actions en base de données - Support des configurations en clusters. - Personnalisation par l'utilisateur. Il peut par exemple choisir le format (HTML ou PDF) d'un état qu'il souhaite recevoir périodiquement. Sources :

30 b. La solution décisionnelle JasperSoft JasperSoft repose sur une architecture ouverte et sur un support multi-langage, notamment Perl, PHP, Python, et Java (sur lequel il repose à 100%), ainsi que sur la possibilité de connexion via les services web, notamment via SOAP. Il est possible d'intégrer les notions de groupes d'utilisateurs multi-niveau et d'authentification à la génération de rapports (au format PDF, Excel, Word et HTML). JasperIntelligence est une application Web Java J2EE qui fournit des capacités de génération de rapport avancé, comme la gestion d'un agenda de génération des rapports et des autorisations de générations. Le logiciel est disponible sous une licence Open Source et est compatible avec les composants MySQL et JBoss, ou sous une licence commerciale pour le déploiement en entreprise intégrant des BDD et des serveurs d'application commerciaux. Cela va faciliter la génération des rapports JasperReports et de réduire ainsi le temps d'intégration et de développement avec les systèmes tiers. JasperSoft commercialise également une offre de support. UTILISATEURS 5000 clients professionnels, aussi bien dans l'industrie (Aérospace - US), que dans les institutions-us et les universités. COMMUNAUTE Professionnelle et communauté Jasper Forge pour l'open Source FONCTIONNALITES L'une des principales fonctionnalités de JasperSoft est la possibilité d'éditer sous des formats très variés comme PDF, HTML, RTF, XML L'édition Open Source comprend des fonctionnalités comme: - Metadata framework - Gestion des Dépôts des rapports - Sécurité - Contrôle des rapports Interactif - Intégration Publiques avec les Interfaces d'intégration - Horodatage des rapports - Définitions des rapports 'portable'. L'édition Professionnelle comprend des fonctionnalités comme : - Support certifié de la plateforme - Ad-hoc: Requête et rapport - Distribution des rapports via - Génération planning et graphique spécifiques - Intégration du Portail - Préférences utilisateurs ROBUSTESSE Le logiciel est basé sur le standard J2EE, il est donc robuste. 30

31 c. La solution décisionnelle Spago BI SpagoBI permet notamment d'intégrer différentes solutions, libres ou propriétaires pour créer, dans chaque contexte la meilleure plate-forme BI possible. SpagoBI offre les outils de reporting, analyse multidimensionnelle, QBE, data Mining, Dashboard, ETL, analyse, etc. UTILISATEURS SpagoBI est déployé dans de nombreuses entreprises et administrations, notamment en Italie et en France. COMMUNAUTE SpagoBI est développé au sein du consortium OW2, principalement par la société Engineering. SpagoBI a un large écosystème de partenaires, dont exo, Bull, Talend, etc. FONCTIONNALITES SpagoBI est une plateforme d'intégration de solution décisionnelle, basée sur le framework J2EE Spago. Modulaire, SpagoBI est plus une plate-forme d'intégration qu'un ensemble prédéfini et fermé de produits. Il a l'ambition d'offrir une plateforme "hollistique", offrant un haut niveau d'abstraction d'accès aux données, d'analyse et d'interaction utilisateur. SpagoBI permet notamment d'intégrer différentes solutions, libres ou propriétaires pour permettre de créer dans chaque contexte la meilleure plate-forme possible. SpagoBI offre reporting (JasperReport, BIRT...), analyse multidimensionnelle(olap : Jpivot, Mondrian, etc.), QBE (Hibernate), data Mining (Weka), dashboard (OpenLaszlo), ETL (Talend OpenStudio), analyse (Business Objects, Microsoft Analysis), etc. SpagoBI intègre aussi des modules d'administration des processus collaboratifs de création de dossiers analytiques (OpenOffice Impress), et les analyses géolocalisées (GIS engine: CartoWeb, MapServer, SVG). SpagoBI est conçu pour être intégré aisément avec des applications basées sur des serveurs J2EE, des portails, etc. La plateforme SpagoBI elle-même est entièrement en Open Source, sans nécessiter l'achat de modules commerciaux optionnels. ROBUSTESSE ET PERFORMANCE La solution est adaptée aux environnements de production. FACILITE D'EMPLOI La solution est puissante mais nécessite un important travail d'intégration. Sources Web : 31

32 d. La solution décisionnelle Vanilla Les composants de la plateforme française Vanilla sont construits avec des frameworks réputés et l'architecture est "SaaS compatible" - Les interfaces java (administration, design) sont écrites en Eclipse / RCP - Les interfaces Web (utilisation, design) sont écrites en Web 2.0 / GWT - Utilisation de document XML pour le stockage des composants et la communication entre process - Possibilité de faire fonctionner plusieurs référentiels sur la même instance de serveurs (soit différents référentiels clients, soit des référentiels de développement/tests/production) - Possibilité de dispatcher chaque traitement (Report viewer, Olap viewer, Dashboard viewer...) sur différents serveurs Centralisation de la gestion des données L'accès aux données, élément central de toute plateforme décisionnelle, est basée sur un dictionnaire contenant l'ensemble des métadonnées d'entreprises. Ce dictionnaire est sécurisé au niveau des accès aux objets et au niveau des enregistrements de chaque table, en fonction du profil de l'utilisateur, et est utilisé comme source de données par les modules de reporting (PlugIn Birt ou IReport), OLAP (PlugIn FreeAnalysis), Dashboard (PlugIn FreeDashboard) et Balanced Score Card (PlugIn FreeMetrics). L'utilisation d'un composant central réduit d'autant la définition et la maintenance des objets "données", et permet des opérations d'analyse d'impact entre les composants Modules Web - BI Portal pour la diffusion des documents au travers une interface Web, avec des fonctions collaboratives, la gestion des utilisateurs et des sécurités, la création de rapports en mode Burst - FreeAnalysWeb pour la visualisation de cube (Mondrian, MSAS, Hyperion), avec des fonctions de tableurs intégrés - FreeWebReport pour la création de rapports Web à partir d'un dictionnaire de métadonnées sécurisées - FreeDashboardWeb pour la création de tableaux de bord par simple glisser/déposer de composants sur le plan de travail - FreeMetricsWeb pour la diffusion d'indicateurs de performances et d'alertes personnalisées Modules java complémentaires - FreeMetadata pour la création des modèles de métadonnées - Support de IReport ou Birt pour la création de rapports, avec utilisation de source de données FreeMétadata - FreeAnalysis pour la création de modèles Olap, avec utilisation de source de données FreeMétadata - FreeDashboard pour la création des tableaux de bord, avec utilisation de source de données FreeMétadata Une console d'administration permettant les opérations suivantes - gestion des utilisateurs, des groupes, des rôles et des sécurités d'accès aux différents objets 32

33 - une interface d'exploration du contenu du référentiel (visualisation XML des documents) - une fonction de déploiement de packages entre serveur par import/export de différents objets entre serveurs - gestion des logs applicatifs pour la surveillance des différents processus BI (niveau de consommation des ressources, taux d'utilisation et refacturation interne) - des fonctions d'analyse d'impact et de référence croisée entre les documents (Par exemple : quels sont les rapports qui sont créés à partir de tel document de méta données) Sources :http://blog.developpez.com/talend?title=vanilla_nouvelle_plateforme_bi_open_so ur#more6482 et e. Analyse comparative des solutions Open Source Ce tableau, réalisé en 2007, est tiré du site Internet Novaforge, site spécialisé dans l analyse des logiciels libres. Dans ce tableau figure le projet Eclipse, développé par BIRT qui est un outil décisionnel Open Source qui ne fait que du reporting. On voit aussi le projet Talend en bas du tableau, outil spécialisé dans l intégration de données. Ces deux projets, bien que n étant pas des solutions logicielles couvrant l ensemble des processus décisionnel, elles connaissent un grand succès auprès des entreprises de par leur potentiel. 33

34 Les trois autres projets sont les trois principales solutions du marché Open Source. De manière générale, il n y a pas de «meilleure» solution Open Source qui se démarque du lot. Cependant, en termes de progression, Pentaho a prit une longueur d avance en étant le premier éditeur en terme de téléchargements de la solution. Le tableau montre cependant une évaluation moins positive pour Pentaho. En effet, la tableau datant de 2007, il ne met pas en avant la forte progression réalisée depuis par l éditeur qui a recueilli de nombreux financements et qui s est relancé sur le marché. Quant à JasperSoft, il bénéficie d un outil particulièrement complet qui séduit avant tout les utilisateurs pas son outil de reporting JasperReports. Enfin, SpagoBI marque son succès par la présence de l ETL Talend dans sa solution. Quelle que soit la solution Open Source étudiée, elles bénéficient toutes d une tendance de croissance positive et d excellentes notes que ce soit de la part de la SSII partenaire Bull, de Nova forge ou encore des utilisateurs de la solution. L ensemble des solutions offrent à ce jour des prestations liées au support à la hauteur des attentes utilisateurs. f. Analyse comparative des solutions OSBI et SPBI La comparaison entre solutions OSBI et SPBI au niveau logiciel peut se faire à plusieurs niveaux. Au niveau technique : étant donné la diversité et la complexité de chacune des solutions et dans l intérêt de cette analyse pour la problématique de cette thèse, nous allons revenir à une comparaison fonctionnelle, que je considère suffisante. Pour cela, voici dix critères de comparaison que je considère comme important pour réaliser un projet décisionnel. Critères fonctionnels basiques SPBI OSBI Fonctionnalités générales (ETL, DW, OLAP, Reporting) x x Traitement d'importants volumes de données x x Exportations de rapports vers les formats standards x x Compatibilité des différents modules logiciels x x Interfaces utilisateurs paramétrables x x Gestion de la sécurité x x Fonctionnalités complémentaires (Datamining, Datamart etc.) x x Offre de support x x Console d'administration x x Gestion de la qualité et de l'intégrité des données x x On remarque de manière générale que les solutions Open Source permettent de réaliser des projets décisionnels au même titre que les solutions propriétaires. Cependant, c est une analyse très simpliste. Elle a pour but de prouver que les solutions Open Source ont des possibilités fonctionnelles équivalentes à celles des solutions propriétaires. On peut considérer alors que les entreprises développant des projets d informatique décisionnels doivent prendre en considération ces solutions dans leur «benchmark» logiciel afin de cibler la solution la mieux adaptée à leurs besoins. 34

35 6 - Implication des acteurs du projet décisionnel : confrontation OSBI et BI propriétaire : problématique Les solutions OSBI, bien que fonctionnellement convaincantes, robustes, performantes et qui plus est en forte progression sur le marché de la Business Intelligence, restent toutefois sur le tableau noir du cabinet d études de référence Gartner, ce qui n arrange pas la réputation et les préjugés qui collent à l OSBI. La première réflexion vient en opposition au Gartner qui n a pas une vision objective des solutions du marché. En effet, les solutions propriétaires financent les études du marché de la BI et ont tendance à négliger les solutions Open Source voire même de considérer ses solutions comme un danger. Leur seule étude sur l Open Source consiste à demander à ses propres clients s ils sont prêts à utiliser l Open Source dans le développement de projets décisionnels. Pour caricaturer c est comme demander à la société Microsoft s ils prévoient d utiliser Open Office «Les études c est bien, mais la réalité c est mieux». Si les études sur le niveau de maturité n arrivent pas à convaincre les professionnels de l informatique décisionnelle, les chiffres du terrain montrent le succès de ces solutions : plus de 2 millions de téléchargements pour chacune des principales solutions décisionnelles en Open Source. (Près de deux millions et demi pour la solution Pentaho) Le marché de la BI est entre les mains de 5 géants du logiciel et il est presque impossible de pénétrer ce marché avec un modèle de distribution traditionnel. Il reste ainsi de la place pour l innovation et la différenciation technologique. Ces valeurs sont mises en avant par le modèle économique de l Open Source et de manière générale par celui du logiciel libre. La reconfiguration du marché incite les entreprises à faire le point sur leurs stratégies BI et ainsi exploiter toute alternative qui pourrait abaisser leur coût tout en conservant la satisfaction du besoin au niveau des applications. Nous avons pu constater dans cette première partie deux grandes idées : dans un marché monopolisé de moins en moins crédible et de moins en moins visible, l OSBI connaît une croissance extraordinaire. D autre part, on se rend compte que les solutions Open Source ont atteint un niveau de maturité qui parvient à concurrencer les solutions propriétaires au niveau des processus classiques du décisionnel. Après avoir pris conscience de la philosophie de l Open Source, nous allons tenter de mettre en confrontation les modèles économiques du logiciel libre et celui du logiciel commercial et ainsi montrer que l implication de l OSBI au sein des différents acteurs projets peut être une stratégie gagnante ; pour le client final mais surtout pour un intégrateur comme T-Systems. 35

36 B- Le modèle économique de l Open Source est-il favorable aux intégrateurs? I- Les acteurs des projets décisionnels 1 - Trois types d acteurs majeurs a. Les éditeurs Un éditeur de logiciel est une société spécialisée dans la conception et le développement de logiciels, et qui en délègue la mise en œuvre à des sociétés de services. Il propose également une offre de support dédiée. Dans le cas du décisionnel, on a pu constater que les éditeurs sont nombreux et que le marché est disparate. Quel que soit l éditeur, il représente l identité logicielle du projet qui sera développé par la société de service. b. Les clients Les clients appelés aussi «utilisateurs» représentent les entreprises faisant appel aux services d un prestataire pour répondre à un besoin particulier. Dans le cas du décisionnel, l entreprise est non seulement client de l entreprise qui met en œuvre la solution logicielle mais aussi client de l éditeur mettant à disposition son logiciel. Il faut savoir que le type d entreprise développant ce genre de projet est dans la plupart des cas des grands comptes ou du moins des entreprises ayant un système d information important en terme de volume de données, possédant déjà un outil de type PGI (Progiciel de Gestion Intégré), de type SAP. Cependant, on constate aussi une prolongation du marché du décisionnel vers les entreprises de type PME (mais aussi le secteur public) qui ont un réel besoin d outils d aide à la décision mais bien souvent à un niveau plus opérationnel que transactionnel. c. Les intégrateurs Les intégrateurs du marché du logiciel sont de plusieurs types. On trouve en premier les SSII (Sociétés de Services en Ingénierie Informatique). Elles occupent la majorité du marché et exercent des activités d intégration, de conseil et de support. Ensuite, les SSLL (Sociétés de Services en Logiciels Libres) exercent la même activité mais à la différence des SSII classiques, ces entreprises proposent des prestations (assistance, formation, intégration, développement) développées exclusivement avec des composants logiciels libres. Cependant, elles n ont pas d expertise de conseil car elles ont une vocation avant tout technique. Ce qui n empêche bien évidemment pas les SSII d intégrer des solutions «libres». Les autres types d intégrateurs sont les éditeurs eux même qui peuvent pour diverses raisons développer des projets et ceci sans passer par un intégrateur. Le cas le plus rare est le client qui au sein de sa direction informatique développe de manière indépendante le projet. 36

37 2- L intégrateur, acteur à double casquette Le schéma ci dessous représente les trois acteurs projets ainsi que leurs interactions. Au cœur de cette Triade, on situe l intégrateur. On considère l intégrateur comme étant une SSII (ou une SSLL) dans cette configuration. L éditeur peut en effet être lui-même son propre intégrateur de logiciel. Il est l acteur central des projets puisque il doit d une part satisfaire les besoins du client et d autre part il a besoin d outils logiciels pour développer le projet. C est sur cet acteur que s appuie la problématique de cette thèse. Figure 11: L'intégrateur au cœur des acteurs de projet Editeur Intégrateur Client Le rôle d un intégrateur est de développer un projet pour un client en se dotant d outils logiciels répondant aux besoins de celui-ci, qui puissent être exploités par une MOE (Maîtrise d ouvrage) et une MOA (Maîtrise d ouvrage) qualifiées. Le but propre de l intégrateur est de générer des profits en apportant de la valeur ajoutée sur la partie conseil, intégration, formation et support. Pour cela il doit faire face à des coûts non négligeables dans son offre : licences, formations diverses (investissement), salaires etc. Les licences sont payées directement par le client et représentent un coût non négligeable. Et puisque une grande partie revient directement à l éditeur, l intégrateur doit compter sur les prestations qu il donne à ses clients pour espérer faire du profit. A lui d adopter la bonne stratégie. 37

38 II - Le modèle économique du logiciel commercial 1. Présentation du modèle économique du logiciel commercial Figure 12: Le modèle économique du logiciel commercial Le schéma ci-dessus représente le modèle économique commercial classique comprenant l utilisateur, l intégrateur, la SSII et l éditeur. On distingue ici la SSII de l intégrateur car une SSII ne fait pas uniquement de l intégration de solutions, elle fait aussi du conseil. Ce schéma permet de visualiser les différentes interactions entre les principaux acteurs des projets. Le but ici est de bien comprendre comment fonctionne ce modèle afin de le comparer dans le prochain paragraphe avec le modèle économique du logiciel libre. Afin de mieux comprendre ce modèle, nous allons intégrer les SSII dans l ensemble «Intégrateurs» sans pour autant oublier que la SSII est l objet principal de l étude. Figure 13: Le triangle relationnel traditionnel Editeur Client Integrateurs 38

39 Les interactions sont représentées par des flèches à double sens. Le tout forme ainsi un triangle relationnel formé par les trois acteurs projet chacun ayant des rôles distincts et des intérêts propres à chacun. Le client émet un besoin spécifique auquel est associé un budget permettant de financer le projet associé. Son but premier est d obtenir une solution répondant à ses besoins et ensuite qu elle lui soit la moins onéreuse possible. L intégrateur, quant à lui, doit d abord satisfaire à l appel l offre émis par le client puis réaliser le projet en tentant de facturer le plus possible les prestations apportées et générer ainsi le maximum de profit. De plus, l éditeur de solutions a pour but de vendre le maximum de licences logicielles, toujours pour générer du profit. Plus il y a d utilisateurs et de «modules» complémentaires plus la facture est élevée. Enfin, c est sur le support logiciel que l éditeur peut espérer générer le plus de profit car il vend son expertise logicielle, ce qui est son cœur de métier. Voyons à présent dans les détails comment les différents acteurs, et plus particulièrement les intégrateurs, tirent leur épingle du jeu dans ce triangle relationnel à travers les différentes interactions. 2- Les interactions a. L interaction Editeur-Intégrateur Figure 14: Interaction Editeur-Intégrateur 39

40 L interaction entre un éditeur et un intégrateur s effectue à plusieurs niveaux. Tout d abord, l éditeur a pour ambition de vendre le maximum de licences utilisateur. Pour cela, il passe par un distributeur. Ce distributeur est l intégrateur. Ce n est évidemment pas lui qui achète les licences mais il a besoin d outils logiciels afin de développer les projets. Malgré tout, il parvient quand même à gagner une marge sur le dos de l éditeur mais ceci ne représente qu un faible pourcentage par rapport aux profits liés aux prestations. De ce fait, l intégrateur est donc dépendant de l éditeur et même s il peut choisir l éditeur qui lui convient, et par dessus tout celui qui s adaptera au mieux aux besoins de l utilisateur, il a une dépendance logicielle indispensable qui ne lui génère pas de profits notables. Faisons l analogie avec le secteur de la grande distribution. Carrefour vend à ses clients des pâtes Panzani. Panzani les produit, Carrefour les vend et se garde une marge sur lors du paiement du client. Sauf que dans ce cas, le distributeur ne vit que de la distribution, ce qui n est pas l activité profitable d un intégrateur. De ce fait, il est d usage dans une société de service de créer des partenariats privilégiés avec les éditeurs. Ceci permet de pérenniser l offre de l éditeur mais aussi d investir dans la formation des équipes de développeurs techniques et fonctionnels ; formation payante et onéreuse. Il y a donc une interdépendance entre éditeur et intégrateur, profitable à l éditeur plus qu à l intégrateur qui n en tire qu un investissement lié à la maîtrise nécessaire de l outil. b. L interaction Intégrateur-Client Figure 15: Interaction Intégrateur-Client 40

41 L interaction entre l intégrateur et le client s effectue à plusieurs niveaux. En amont du projet, lors d un appel d offre émis par le client, celui-ci choisit librement l intégrateur qui sera en charge de développer le projet. La concurrence étant toujours plus forte que jamais, l offre étant supérieure à la demande, l intégrateur se doit de se montrer compétent et convaincant, tout en proposant une prestation à un prix concurrentiel compétitif. Pour cela, il doit se démarquer de la concurrence. Figure 16: Les prestations proposées au client Le schéma ci-dessus montre un panel de prestations qui peuvent être conclues avec le client. Ces prestations varient selon le type de projet et les besoins du client. Ces prestations représentent le cœur de métier des intégrateurs et principalement des SSII. Les SSLL quant à elles ont une vocation plutôt orientée technique (développement et intégration) Au niveau de la facturation des ressources salariales, du conseil, de la formation des utilisateurs et du support, la SSII peut prétendre générer des marges conséquentes. Cependant, le coût des licences utilisateurs représente à lui seul près de 20%. Il est parfois même 50% d un projet, c est donc parfois la moitié du budget qui transitent directement l éditeur sans passer par la case «intégrateur». (En principe) Même si l on sait qu une ressource peut être vendue au client jusqu à quatre fois plus cher que ce qu elle coûte en charge salariale, le client est de plus en plus dans une position de négociation qui lui est favorable. Ceci provient de la baisse des budgets informatiques dédiés et à une concurrence importante entre intégrateurs. Deux systèmes de déploiement peuvent être contractés. Le système de projet au 41

42 forfait, appliqué dans la majorité des projets décisionnels, est à l avantage du client. En effet, le prestataire a une obligation de résultat. Il définit aussi avec le client le temps de réalisation du projet; tout est quantifié, ce qui permet aux entreprises de mieux contrôler leur budget informatique. c. L interaction Editeur-Client Cette interaction n implique pas l intégrateur mais son analyse reste importante afin de comparer les deux modèles économiques. L interaction entre éditeur et client se fait essentiellement au niveau de la formation des utilisateurs, de la gestion des licences mais avant tout du support logiciel. En effet, certains éditeurs se chargent eux même de former les utilisateurs sur leur solution logicielle, ce qui permet au client d être formé par des experts mais la contrepartie financière est plus chère. D autre part, certains éditeurs de logiciels comme l éditeur décisionnel SAS a une stratégie de location de licence annuelle renouvelable. Ceci permet de conserver un contact commercial directement avec le client et de créer de la fidélisation client. Enfin, le support logiciel est le «gagne pain» de l entreprise puisqu elle apporte un service expert dédié à accompagner l utilisateur en cas de problème. Le dernier cas de figure présente l éditeur en tant qu intégrateur lui-même. De ce fait, il n y a aucune SSII entre les deux, c est une part du gâteau en moins potentielle pour ces sociétés. En effet, «qui mieux que Renault peut réparer votre Renault». Cette phrase reflète exactement la philosophie des projets développés par les éditeurs eux même. Généralement ce sont les grands comptes qui ont l usage de faire appel directement à l éditeur, même si cela peut lui revenir plus cher, il a une garantie d experts. Pour faire l analogie avec Renault, vous avez le choix de faire réparer votre Renault chez un garagiste ayant l expertise de l automobile de manière générale ou bien aller chez le concessionnaire spécialisé qui sera expert en son domaine mais qui vous coûtera plus cher. 42

43 III- Le modèle économique du logiciel libre 1 - Présentation de l écosystème des logiciels libres Figure 17: L'écosystème des logiciels libres L écosystème des logiciels libres représente l ensemble des acteurs économiques qui participent au développement des logiciels libres. On constate que les communautés d utilisateurs sont les piliers de cet écosystème. En effet, les intégrateurs de manière générale et les éditeurs travaillent en étroite collaboration avec les communautés d utilisateurs afin d échanger les outils logiciels mais pas seulement. Les échanges concernent également les codes source qui permettent à chaque acteur d adapter le produit à ses besoins, de l améliorer. Le «bug report» permet de suivre les problèmes persistant par l ensemble des acteurs et de ce fait les résoudre ensemble. Les forums permettent d échanger entre acteurs sur l outil, ses fonctionnalités. C est aussi un centre d aide et de formation. Enfin, les groupes linguistiques rassemblent des communautés selon leur culture linguistique, ce qui leur permet d intégrer cette culture au produit. Les communautés de contributeurs sont représentées de toutes les manières possibles et imaginables : passionnés, développeurs, acteurs projets etc. 43

44 2 - La chaîne relationnelle de l industrie du logiciel libre Figure 18: Le modèle économique du logiciel libre Le schéma ci-dessus représente la chaîne relationnelle de l industrie du logiciel libre. On constate ici un éclatement du précédent modèle triangulaire, laissant apparaître le concept de continuum et un nouvel acteur stratégique qu est la communauté. On retrouve cependant une nouvelle configuration triangulaire entre trois groupes d acteurs. (Voir schéma ci-dessous) Le grand changement vient du rapprochement entre éditeur et intégrateur dans ce qu on appelle un continuum : l intégrateur devient éditeur et vice versa. La communauté apparaît ici comme un pilier d innovation, d amélioration et de support. Figure 19: Le triangle relationnel "Open Source" Continuum Editeur/Intégrateur Client Communauté 44

45 3 Les interactions a. Le continuum Editeur-Intégrateur Le continuum est par définition un ensemble d'éléments tels que l'on peut passer de l'un à l'autre de façon continue. Au sein de ce continuum, se mêlent éditeurs et intégrateurs. Les éditeurs de logiciels libres s appuient sur les intégrateurs pour exploiter l application. Les intégrateurs pour leur part développe et adapte l application à leur besoin en devenant à leur tour éditeur. Les éditeurs à leur tour intègrent les améliorations à l application. A la différence du modèle économique précédent, il n y a plus aucune notion de redistribution de licences et de coûts associés mais plutôt une collaboration entre éditeur et intégrateur afin d exploiter le produit pour les besoins d un projet tout en mettant en avant l aspect «innovation». La notion de partenariat collaboratif rentre en jeu. Ce partenariat quasi indispensable pour l intégrateur dans le modèle économique classique s avère à présent indispensable pour l éditeur qui doit se faire un nom sur le marché. Ainsi, dans le modèle économique du libre, l éditeur est beaucoup plus dépendant de l intégrateur, ce dernier étant la principale source de marketing, qui plus est, à moindre coût. Il est d autant plus difficile pour un produit Open Source décisionnel de trouver des partenaires avec des intégrateurs que la concurrence est forte au sein du marché globale mais également au sein du marché Open Source. Les SSII font des démarches d avant vente régulières qui permettent de mettre en avant des solutions : c est le marketing front office des éditeurs. Promouvoir l innovation à travers les SOS est un moyen pour les SSII d enrichir le panel des offres qu elle propose. b. L interaction Continuum-Client L intégrateur a une interaction avec le client essentiellement axé sur la notion de service. En effet, la notion de coûts de licence logicielle, qui pour rappel représente en moyenne 35% d un projet, disparaît totalement laissant place à une facturation client qui tient compte uniquement de la notion de service. Pour faire l analogie, prenons le modèle économique des opérateurs des téléphones portables. Lorsque vous prenez un abonnement téléphonique chez un opérateur, on vous donne gratuitement (ou presque) le téléphone portable et vous ne payez uniquement le service rendu, c'est-à-dire la communication. On met donc à disposition gratuitement la technologie au consommateur. L interaction permet ainsi au client d avoir une visibilité budgétaire plus claire sur la prestation de la société commanditée pour développer le projet. A l inverse, l intégrateur peut plus aisément se focaliser sur la stratégie «prestation au besoin» et développer son offre commerciale sans tenir compte du budget licences. Les fameux 35% dédiés aux coûts de licences disparaissant (en grande partie), le client fait soit des économies, soit dépense un peu plus sur le service rendu pour le même budget. 45

46 c. L interaction Communauté-Client La communauté et le client sont deux entités aussi éloignées que similaires. En effet, le client utilisant une solution Open Source fait indirectement partie de la communauté puisque par définition elle réunit l ensemble des personnes impliquées dans un même projet. Le dynamisme des communautés d utilisateurs qui gravitent autour des applications représente une garantie pour les clients. En effet, la taille de la communauté représente un certain niveau d activité de celle-ci et met directement en avant la crédibilité du produit logiciel. Plus la communauté est importante, plus la collaboration est importante et plus il y a d innovation. Si la communauté disparaît, l éditeur aussi. La communauté est l «actionnaire» de son propre produit logiciel. 4 Vers une nouvelle chaîne de valeur L émergence du logiciel libre est liée à l accélération du marché des technologies de l information et au besoin de compétitivité des entreprises. Ce modèle a permis le développement de nouvelles entreprises de type hybride. Ce phénomène est à l origine d un changement en profondeur au sein des relations entre éditeurs et sociétés de services distributrices. Le logiciel redonne ainsi à l ingénierie une nouvelle vigueur en mettant à disposition tout un ensemble de technologies paramétrables, de composants réutilisables et personnalisables. Tout ceci en libre accès sur Internet. Ceci entraîne une croissance de la valeur ajoutée associée au service. En parallèle, un rééquilibrage du contrôle de la technologie se produit en faveur des clients finaux qui réclament davantage de «progicialisation» ainsi que des modes de consommation à la demande (SOA et SAAS) pour industrialiser le déploiement et la maintenance. Une architecture orientée services (notée SOA) est une architecture logicielle globale décomposée en services correspondant aux processus métiers de l'entreprise. Le Software as a Service (SaaS) est une technologie consistant à fournir des services ou des logiciels informatiques par le biais du Web et non plus dans le cadre d'une application de bureau ou client-serveur. Ce concept, apparu au début des années 2000, prend la suite de celui d'application service provider (ASP). Cela met en concordance les concepts d innovation, de standardisation, de distribution, de personnalisation mais aussi de retour sur investissement, ce dernier étant très difficile à calculer. 46

47 IV- Synthèse générale : confrontation des deux modèles économiques dans le domaine du décisionnel 1 - Constat : le client est libre de faire le bon choix. Quel que soit le modèle économique en place, libre ou propriétaire, le client attend un résultat qui correspond à ses besoins et à son budget. Dans le modèle économique propriétaire, la contrainte budgétaire des licences est à la fois un frein et une contrainte non négligeable : consacrer un tiers de son budget aux coûts des licences laisse supposer que le modèle économique du libre a l avantage de ne facturer uniquement le service rendu par l intégrateur. Pourtant, ce n est pas si simple. Même si l on a constaté que les solutions Open Source sont plutôt compétitives, fonctionnellement parlant, face aux solutions commerciales, le marché du décisionnel est dominé par les éditeurs propriétaires qui ont déjà fait leur preuve, qui ont une longueur d avance et surtout qui ont déjà gagné la confiance des entreprises par l expérience. Outre l argument de «gratuité» logicielle, le client peut intégrer une communauté d utilisateurs expérimentés, qui suivent l évolution du produit et jouent par la même occasion le rôle de support. Cette communauté d entraide forme ainsi un groupe de travail et d échange sur un produit logiciel de l entreprise favorisant ainsi l innovation de manière générale mais plus précisément l évolution du produit, de manière continue. La communauté représente ainsi le «back office» du support. «Open» signifiant «ouvert», il reste à savoir si le niveau de maturité du client est du même ordre que celui de l Open Source décisionnel. En d autres termes, même si les solutions convainquent fonctionnellement, techniquement et financièrement, c est à présent le client qu il faut convaincre. «Be open mind, be Open Source» Et même si tous les arguments exposés ci-dessous vont en la faveur de l OSD, le manque de références projet, l intégration de la philosophie Open Source de manière générale et le manque d information à ce sujet, sont des arguments qui touchent directement le management général de l entreprise et des notions de conduite du changement, ce dernier étant synonyme de «véto». Afin d exposer le client en face de l OSD, faut-il encore que le choix soit conseillé par l intégrateur lui-même sachant que seulement 10% des SSII en France développent des projets OSD. 2 - Les éditeurs au plus près des besoins des clients Les éditeurs, appuyés par une communauté d utilisateurs et de développeurs unis autour du logiciel, profitent de l innovation apportée au produit de manière bénévole grâce à une écoute perpétuelle des besoins des clients qui remontent à la communauté leurs exigences techniques et fonctionnelles en temps réel. Toute cette dynamique permet de monter très vite le logiciel en version et d avoir un «time to market» extrêmement faible et donc très compétitif par rapport aux solutions commerciales moins flexibles. De cette manière, le «bazar» comme on l appelle, permet de remonter rapidement les défauts (bogues) des logiciels mais surtout d axer les améliorations sur les besoins immédiats du client. Il faut savoir que les besoins des clients changent avec la conjoncture. 47

48 3 - Un intégrateur plus «libre» face à un client plus exigeant On constate que l OSBI laisse une plus grande liberté et une plus grande indépendance liée au concept de service. En effet, les SSII peuvent profiter de cette technologie, si toutefois elle est maîtrisée, de plusieurs manières : le code étant ouvert et la licence permettant de redistribuer librement le produit modifié et amélioré, les contraintes auparavant liées au logiciel disparaissent. Cependant, les clients ont tendance à réclamer un besoin de plus en plus spécifique et de plus en plus «personnalisé», c est encore plus vrai dans le domaine des applications critiques de l entreprise où les indicateurs de performance n ont jamais été aussi divers et variés. Se pose alors la question du niveau d expertise de l intégrateur et du potentiel technique de la solution. En effet, les SSII ont-elles l expertise suffisante pour juger de la faisabilité d un besoin sur une SOS (Solutions Open Source)? Le cas échéant, est-elle capable de développer rapidement cette fonctionnalité en modifiant le code source? «On doit être d autant plus capable lorsque l on est d autant plus libre!» On peut se persuader d une chose : les fonctionnalités des logiciels propriétaires dépassent celles des SOS et couvrent les besoin génériques des entreprises. Cependant, l apparition d un nouveau besoin n étant pas couverte par les SP suppose que le client change ses exigences, en attendant une nouvelle version du logiciel, peut être dans un an, quand le besoin de l utilisateur aura eu le temps de changer plus d une dizaine de fois. Cette flexibilité que l on trouve dans les SOS permet d intégrer le concept de réactivité préventive en mettant à disposition très régulièrement une version améliorée du produit (4 versions minimum par an pour les SOS face à deux maximums pour les SP) D autre part, le client est de moins en moins tolérant en ce qui concerne les bogues, surtout quand il touche les indicateurs des applications critiques, sources d enjeux stratégiques et économiques. Ainsi l Open Source laisse place à la transparence en ce qui concerne les bugs et les évolutions en cours. On a donc structurellement un modèle économique bénéfique pour tous, et à forte croissance. L'ouverture des sources garantit pérennité, transparence et indépendance. 48

49 D- SYNTHESE ET ANALYSE DE LA PARTIE THEORIQUE I- La stratégie des différents acteurs projet. 1- Comment les intégrateurs peuvent tirer partie de l OSBI? a. La stratégie de la différentiation: des moyens et des hommes Pour une SSII, se démarquer de la concurrence peut être un atout sur le marché. Surtout que la machine de l OSBI n est pas encore complètement lancée. La stratégie de différenciation permet l'entrée dans un marché déjà occupé par des concurrents en proposant autre chose de tout aussi compétitif. L'entreprise doit alors développer cet avantage compétitif pour se distinguer de ses concurrents et ainsi gagner en rentabilité. Pour cela, il faut déployer des moyens importants, actions d investissements nécessaires pour être crédible. Dans le cas d une SSII traditionnelle voulant se différencier par l OSBI, elle peut premièrement sous traiter le développement du projet à une SSLL. Dans ce cas, elle peut compter sur une mise en œuvre efficace, mais une rentabilité faible. Ainsi, un investissement sur la formation aux produits d un team dédié et sur la mise en place d une cellule de conseil dédiée permettrait à rentrer dans un premier seuil de rentabilité. b. Augmentation des marges Pour faire de la marge, il faut pouvoir réduire les coûts sur le projet. Un partenariat avec un éditeur propriétaires permet de faire de la distribution de licence comme pourrait le faire un magasin de grande distribution avec un produit de consommation. Le grand changement avec l OSBI, c est que les coûts de licences sont entièrement gratuits, ce qui permet de concentrer les coûts sur le service donné et non plus en fonction du nombre d utilisateurs travaillant avec ce logiciel. La plus-value peut ainsi être appréciée par l intégrateur. Cependant, il ne faut pas négliger l investissement de départ comprenant l ensemble des actions à mener afin de se définir «expert» d une solution Open Source : benchmarking, formations, partenariats, études techniques et fonctionnelles etc. Générer des profits avec l OSD est intéressant, mais quel est le retour sur investissement pour la SSII? Il est difficile de croire que l on peut convaincre aujourd hui les grands comptes qui d ores et déjà ont une solution décisionnelle stable propriétaire de vouloir effectuer une migration vers de l Open Source. Ainsi, pour le moment, les projets décisionnels Open Source ne touchent que des entreprises n ayant pas un budget assez conséquent pour se payer le luxe d un éditeur propriétaire, donc des budgets moins importants. La SSII est alors persuadée d avoir un pourcentage de marge supérieur à des projets classiques, cependant le profit en lui-même est moins élevé. Il vaut mieux parfois faire 20% de profit sur euros que 50% sur euros de budget. Objectif futur: convaincre les grands comptes. 49

50 c. SSII avec section SSLL ou partenariat SS2L Afin de se doter de compétences en Open Source de manière générale mais aussi dans l OSD, B&D a choisi de racheter la SSLL Angora afin de se doter d un pôle de compétence dédié à l Open Source. Sans même aller jusqu à racheter une SSLL, il peut être judicieux de missionner une SSLL pour apporter les compétences et former le personnel en interne. L'activité de développement et d'intégration d une SS2L représente 70 % des revenus. La stratégie idéale serait de tirer partie de ces compétences en créant un partenariat avec une SS2L. Celle-ci se charge ainsi de pérenniser la solution en restant liée à la communauté. D autre part, on constate que des SSLL font la démarche inverse, en se dotant de compétences en conseil (expertise commerciale et fonctionnelle) afin de crédibiliser leurs offres d intégration Open Source. d. Les pays d Afrique : la fin de la fracture numérique? L Open Source décisionnelle ne touche pas uniquement les pays de la Triade. Cette technologie sans coût de licence fait le bonheur des pays d Afrique qui peuvent ainsi exploiter ce type de solution. C est une stratégie que les éditeurs doivent exploiter et qui lutte en même temps contre la «fracture numérique». La fracture numérique touche depuis des années les pays d Afrique qui n ont pas les moyens ni les infrastructures pour suivre la TGV (Technologie à Grande Vitesse) Bien que le décisionnel soit peu connu en Afrique puisque une minorité d entreprises l utilise, on constate que de nombreux éditeurs propriétaires ont des stratégies de délocalisation de type offshore et s installent sur le continent africain. Le manque d information et de veille technologique est la cause de l ignorance des outils décisionnels Open Source. De plus, dans l analyse de l existant, il n y a aucune entreprise africaine utilisant des outils Open Source décisionnels. Pourtant, le monde de l Open Source décisionnel pourrait bien concurrencer fortement les solutions propriétaires puisque le coût de mise en œuvre de celles-ci est bien supérieur aux solutions Open Source. D autre part, ce serait un très fort levier pour l économie africaine. Les pays en voie de développement doivent prendre conscience de l enjeu stratégique soulevé par l Open Source décisionnel afin de doter ses entreprises d outils performant aidant à gagner en compétitivité. Une compétitivité de l économie en générale. De manière générale, l Open Source décisionnelle est un levier pour l économie d un pays en voie de développement où les budgets dédiés à l informatique sont limités et le nombre de PME beaucoup plus important. Source : 50

51 e. L'OSBI: Une alternative innovante pour répondre au mieux aux besoins du client Le besoin du client est avant tout la première chose à cibler pour mettre en avant ou pas l OSBI. En effet, l OSBI est très flexible et adaptable aux besoins du client. Les besoins des entreprises sont de plus en plus difficiles à satisfaire car les changements économiques sont de plus en plus rapides. Le faible «time to market» de l Open Source est un argument que les sociétés de services peuvent intégrer dans leur stratégie d intégration. f. L'OSBI: des nouveaux marchés (PME et service publique) Puisque le besoin du client est au cœur de la question, et que le champ d action de l OSBI peut être limité, contrebalancé à des coûts réduits d environ 25% du coût total d un projet pour les licences ; on constate que l OSBI gagne ses premiers galons au cœur du service public et au sein des PME, premières victimes d une technologie trop coûteuse avec les SPBI. Mais pas seulement! Les administrations publiques sont les premiers laboratoires de ses solutions Open Source. Il faut dire qu en France, on favorise l utilisation de ce type de logiciel dans le secteur public, secteur où les budgets sont peu élevés. Ainsi, les SSII ont devant elles de nombreux «plus petits projets» décisionnels à démarcher, si tenté que cela entre dans la stratégie commerciale de l entreprise que de s orienter vers des marchés de niches, je dirais même de «grosses» niches. g. Comment évaluer les avantages et les risques liés au logiciel Open Source? Les principaux risques à prendre en compte proviennent directement du produit logiciel en lui-même. En effet, il ne faut pas négliger l investissement qu il faut faire pour s approprier une solution «Open Source». L ouverture du code logiciel, accompagnée de possibilités de modifications, permet d avoir une liberté totale de développement et d intégration du produit. Cependant, il ne faut pas négliger l expertise de l outil puisque pour être libre d adapter le produit au besoin, il est nécessaire de maîtriser son sujet, ce qui avec l Open Source s avère être plus complexe. D où l importance de bien connaître l architecture et la stabilité logicielle ainsi que les limites techniques et fonctionnelles. Ainsi, l introduction d une solution Open Source nécessite une étude préalable de l outil en question. Pour cela, il existe des outils pour mesurer la qualité des projets Open Source. SQO-OSS (Software Quality Observatory for Open Source Software) est un exemple d outil permettant de mesurer la qualité des projets Open Source. Développé par un programme de la communauté européenne, il rentre dans une politique d adoption du libre de manière générale en donnant les moyens aux développeurs et aux utilisateurs potentiels d améliorer la Qualité. Il met en avant des indicateurs de mesures permettant de juger le niveau de qualité du code. (Nombre de lignes de code, de classes, de méthodes publiques, etc.). D autres outils du même type existent comme OpenBBR développé par la SSII Bull ou Qsos développé par la SSII Atos. 51

52 La méthode OSMM (Open Source Maturity Model) proposée par la SSII Capgemini permet non seulement de déterminer la maturité du produit, mais aussi de comparer les différents composants et leur degré d'intégration pour sélectionner les plus adaptés aux besoins du client. «Un calcul qui passe également par l'analyse de la communauté et des levées de fonds» Jean-Marie Thobie, responsable du projet. Douze critères répartis en quatre catégories (produit, intégration, utilisation et adoption) sont ainsi analysés. Source : 2 - Comment les clients peuvent tirer partie de l OSBI? a. Les grands comptes On pourrait croire a priori que les grands comptes n ont aucun intérêt à s intéresser aux solutions OSBI puisque «les grands comptes faisant les bons alliés», ces acteurs se tournent vers des solutions éditeurs à grande envergure, je veux bien sûr parler des 5 éditeurs occupant le top 5 du Gartner. Et pourtant, malgré des budgets informatiques conséquents, la crise économique actuelle touche chez les grands comptes les départements dits «annexes», telle l informatique. Ceci implique une révision du budget consacré au projet décisionnel. De par le modèle économique du logiciel libre, ce projet pourrait faire baisser la facture totale, pour le plus grand plaisir du DSI. Cependant, «aux grands comptes les grands besoins», il faut tenir compte de l adaptabilité d une solution Open Source qui n a pas toujours un champ d action aussi grand qu une solution propriétaire. Le grand changement pour les grands comptes vient du fait que l outil pourra par l OSBI être accessible à l ensemble des utilisateurs, sans contrainte de nombre de licences. Les entreprises ne seront plus obligées de passer par des amas de code pour «détourner» ce nombre de licences utilisateurs. Ainsi, les outils pourront être généralisés à tous les décideurs de l entreprise et non uniquement aux experts de la finance. b. Les PME rentrent en jeu Depuis la démocratisation des outils décisionnels, on constate que les PME ont toujours un retard sur les technologies. Ceci est dû au fait que cette technologie n est pas accessible à moindre coût, du moins au départ. Les PME tardent à mettre en place un système d information sur lequel s appuient les outils décisionnels. Comme toute technologie, les prix ont tendance à baisser en fonction du nombre d utilisateurs sur un produit. On comprend que le nombre de décideurs dans une PME est limité et que de ce fait l investissement de départ est un frein au déploiement d une telle solution. Cependant, la donne change depuis la forte concurrence des SPBI qui doivent revoir leur prix à la baisse. De plus, cette concurrence pousse à ces éditeurs à revoir leur périmètre 52

53 de marché. Ainsi, des solutions packagées existent à présent dont les cibles sont directement les PME, et ceci à moindre coût. Mais sur le marché des PME l OSBI a une longueur d avance. En effet, l OSBI se base sur le modèle de coût au service et non au coût de licence. Les prix jusqu à présent «prohibitifs», sont désormais abordables et même à code ouvert. (Vous remarquerez que je n ai pas dit «gratuit») c. Le service publique Les exemples de projet sont nombreux, même plus nombreux que pour les PME. En effet, les logiciels libres se sont démocratisés dans le service public et cela pour une simple raison de coûts. Dernier témoignage en date une école de commerce qui a décidé de remplacer l ensemble des logiciels du parc informatique en commençant par Windows, substitué par Ubuntu. L investissement a permis de réduire les frais de scolarité de 20%. Le service public est le client numéro de l OSBI, un client idéal qui a des besoins couverts par l OSBI, un budget adapté, une culture pro Open Source en Europe et surtout en France, et un nombre d utilisateurs limités. d. Une histoire de coûts et de besoins Avoir besoin d un appartement et finalement acheter une maison fait partie des réflexions que soulève l Open Source décisionnel. En effet, le gap est bien présent. Pourtant, c est un peu la réalité des entreprises qui paient un package de licences logicielles pour finalement n utiliser qu une petite partie de ce package. L Open Source décisionnel permet grâce au modèle économique associé de ne payer que ce dont on a besoin. Plus besoin de payer son téléphone, on vous le donne! Vous ne payez que ce que vous consommez. C est une politique du paiement au service rendu qui différencie clairement l OSBI et qui pourrait expliquer son fort succès dans un futur proche. Cependant, il est important de souligner que les solutions Open Source commencent tout juste à devenir mâtures, ce qui signifie aussi que les solutions ne couvrent pas forcément l ensemble des besoins d une entreprise. D où l importance de prendre au sérieux l étape de définition des besoins fonctionnels, c est un des paramètres principaux engageant telle ou telle solution logicielle. e. Quels sont les freins à l OSBI? La première raison pour laquelle une entreprise s oppose à l Open Source décisionnel et même à l Open Source de manière générale est le manque de confiance. L Open Source pour faire de la bureautique n est pas un risque majeur pour la stratégie de l entreprise. En revanche, lorsque cela concerne les applications critiques mettant en jeu des décisions stratégiques de l entreprise, la réflexion n est plus la même. En effet, ce qui vient de ce manque de confiance provient en partie d une grande ignorance du monde «Open». Les dirigeants font confiance aux acteurs commerciaux du marché puisqu ils bénéficient de la notoriété et du succès. Et ils ont sûrement raison de se cacher derrière ce que l on pourrait appeler des valeurs sûres du marché. 53

54 L Open Source, même s il a prouvé qu il peut aujourd hui tenir tête aux solutions les plus luxueuses nécessite avant tout d un gros coup de pub et d une grosse «success story». Dans la cohérence des produits proposés, on constate quelques faiblesses liées au périmètre du produit et beaucoup moins à l intégration et au support de celui-ci. Dire qu une solution Open Source ne serait pas adapté au besoin est un argument valable si tenté que l on connaisse bien les capacités de ces produits. En revanche pas d excuses pour le reste : le support à présent dédié à ses solutions est maintenant solide et performant. L intégration et le déploiement de ses solutions se fait même plus rapidement que ceux des solutions propriétaires. f. Une opportunité pour les clients Les clients sont opportunistes et ont de bonnes raisons de l être. En effet, une étude du cabinet Forester montre que les responsables informatiques sont insatisfaits par le coût trop élevés des licences propriétaires et des coûts de maintenance, et ceci accompagné d une tarification trop complexe. Dans le même temps, les solutions Open Source mettent un pied dans le monde du Saas, Logiciel en tant que service, et montre que cette technologie suit l innovation du moment. Ce concept intéresse beaucoup les responsables informatiques car les offres sont vendues sous forme de packs, avec un coût par utilisateur et par mois. En résumé, pour tirer le meilleur parti de l OSD, le client doit : - Bien évaluer les avantages et les inconvénients de l Open Source décisionnel. - Bien évaluer les coûts de mise en œuvre en termes de formation, intégration, développement et de support - Se prémunir en matière de support - Prendre en considération le contexte légal - Intégrer l Open Source dans la stratégie globale du SI - Choisir les bons composants aux bons niveaux - Assurer une mise en œuvre progressive - Industrialiser le déploiement - Redistribuer les développements - Faire de la veille au niveau des évolutions logicielles et communautaires 54

55 3 - La stratégie côté éditeurs a. Absorption par un éditeur propriétaire Les éditeurs de logiciels Open Source peuvent avoir un intérêt particulier à promouvoir leur solution dans un but purement financier. En effet, se faire absorber par un éditeur de logiciel propriétaire permet de lever des fonds dans le développement des applications, donnant ainsi des opportunités d amélioration, d évolution et de maintenance beaucoup plus importantes. b. Indépendance complète La stratégie de l indépendance ne peut être viable que si l éditeur a un financement solide qui suit l avancement du projet Open Source. Un éditeur décisionnel Open Source tel Pentaho ou les autres, possédant une solution sérieuse et concurrentielle a tout intérêt à garder son autonomie malgré de belles offres de rachats potentielles des plus gros éditeurs propriétaires du marché, puisque la valeur de leur activité est en pleine croissance. c. Alliance avec un éditeur propriétaire S allier avec un éditeur propriétaire permet de toucher des entreprises comme les grands comptes. Microsoft et Talend collaborent pour optimiser les performances des solutions d intégration de données de Talend sur Windows et pour mieux supporter les applications de Microsoft : plus de 50% des applications Open Source déployées dans les entreprises fonctionnent sur des systèmes Windows. Selon les responsables de Microsoft : «cet accord s'inscrit dans une démarche d'interopérabilité et de soutien aux jeunes éditeurs français et à leur développement international». Microsoft refuse de parler de partenariat exclusif. d. La course des 5 géants au profit des solutions OS «Laisser les ennemis s entretuer permet de se renforcer». C est un peu le constat de ces dernières années. Les analystes pensent en effet que les rachats en abondance et de manière exagérée des «gros» éditeurs a permis l intégration du modèle économique de l Open Source, de le crédibiliser et même aujourd hui de lui faire son éloge. Pendant que certains parlent d argent et d acquisitions, d autres parlent d évolution et d innovation, deux discours différents. Ceci a permis à l Open Source de se faire une place sur le marché fermé de l Open Source. e. David contre Goliath? Malgré tous les arguments en faveur de l Open Source le constat est le suivant : les éditeurs Open Source progressent, sont en croissance, mais restent cachés dans le brouillard des 5 éditeurs propriétaires. Pour gagner la confiance des clients et des intégrateurs, l Open Source décisionnelle a encore beaucoup de chemin devant lui. Pourtant, il y a quelques années, personne ne pariait sur Linux, et pourtant! Vous connaissez la suite! 55

56 E - PARTIE PRATIQUE : L OSBI AU SEIN DE T-SYSTEMS I INTERVIEWS D ACTEURS STRATEGIQUES: LA PREUVE PAR TROIS Dans le but de connaître la position actuelle de T-Systems sur l OSBI, j ai décidé d interroger quelques acteurs importants concernés par cette technologie. Afin d avoir un avis assez large sur la question, j ai sélectionné trois acteurs : - Mr Pierre Olivier POETE, manager, consultant et responsable de l Agence T-Systems de Grenoble. - Mr Xavier LAMURE, consultant à l Agence T-Systems de Lyon. - Mr Thierry BRIET, directeur du pôle «Système d Information» basé à Lyon. Un travail de réflexion est nécessaire afin de donner un fil conducteur à l interview. J ai donc préparé une série de questions génériques permettant de cibler les différents points à aborder. Cette série de question est envoyée au préalable aux trois personnes mentionnées afin qu elle puisse réfléchir sur les différents axes de réflexions avant l interview. L ensemble des questions de préparations sont disponibles en annexe 5. Voyons à présent le résumé de chaque interview. 1 - Interview de Mr Pierre Olivier POETE Au même titre que les solutions du marché, T-Systems est à même de proposer une proposition commerciale OSBI dans la mesure où l on constate dans une phase de cadrage que le client est intéressé par ces solutions. «Les solutions Open Source et les solutions propriétaires, ça se ressemble : ça reste de l intégration». A partir d une expertise technique nulle, il est possible de monter rapidement en compétence. La contrainte technique peut être facilement surmontée en se dotant d un encadrement compétent en la matière. En interne, il est possible d utiliser le «network» T-Systems à l échelle européenne pour rechercher des spécialistes de l Open Source. En externe, la sous-traitance est un bon moyen de déléguer une partie de l intégration, en faisant appel à une SSII ou une SSLL spécialisée. Dans le cas de l expertise des outils Microsoft, T-Systems s était entourée de deux sociétés de services et d un «freelance». Selon Pierre Olivier POETE, il n y a pas de veille active au sein de T-Systems. En effet, la masse critique de personnes travaillant dans le BI est beaucoup trop faible (40 personnes) pour mettre en place une cellule de veille. La veille technologique est très peu utilisée dans les SSII. 56

57 Cependant, il existe des séminaires en interne sur des sujets spécifiques réunissant des acteurs T-Systems mondiaux. Selon lui, le meilleur moyen de se doter de compétences en OSBI c est d explorer le plus de pistes possibles au cas où certaines n aboutiraient pas. Comme il le dit «il vaut mieux ne pas mettre ses œufs dans le même panier». L OSBI est une solution «gagnant-gagnant» entre le client et la SSII. Pour autant, la SSII ne s y retrouve pas plus avec l OSBI qu avec les solutions propriétaires. L Open Source va, selon Pierre Olivier POETE, «percer» dans le domaine des PME et plus particulièrement les grosses PME. L avantage de T-Systems est d être implantée dans un bassin (Rhône Alpes) d entreprises important où sont implantées de nombreuses PME. En revanche, l Open Source aura du mal à rentrer dans le cercle fermé des grands comptes où l esprit réside autour de partenariats spécifiquement «grands comptes/grands comptes». En ce qui concerne les collectivités locales, T-Systems n est pas présente. L OSBI permet de se démarquer de la concurrence mais uniquement sur un marché de niche. Car selon lui l OSBI est uniquement un marché de niche. T-Systems étant avant tout une SSII généraliste, elle ne cible pas en priorité ce type de marché. Cependant, elle ne le néglige pas ; et même parfois «plusieurs petits projets valent parfois mieux qu un projet de grande taille». Généralement, sur un gros projet, il y a beaucoup de concurrence alors que sur des projets plus petits, la concurrence est plus faible, ce qui favorise la force de proposition. Dans le cas où l opportunité deviendrait contractuelle, la démarche de T-Systems en tant que centre de services serait la suivante : - Contacter les représentants commerciaux de l éditeur, expliquer le projet et s appuyer sur eux pour créer un partenariat - Installer un serveur de développement - Rechercher des SSII ayant travaillé avec l éditeur - Formation généraliste par ceux qui maîtrisent l outil et autoformation en ligne - Développement avec les partenaires du projet - Montée en compétence et retrait progressif des partenaires On constate que l OSBI n est qu un «petit frein» à l intégration. L OSBI n est pas plus profitable à long terme par rapport aux solutions propriétaire, du moins en ce qui concerne les grands comptes. En revanche, à moyen terme sur des marchés de niches, c est bien probable. Sans avoir une connaissance approfondie de l OSBI, l impression graphique du produit «laisse à désirer», de manière générale ce n est pas aussi stable et surtout quand on a un problème, «on se retourne vers qui?». Fonctionnellement, l OSBI ressemble beaucoup aux solutions BI classique. 57

58 Le paiement au service est un des atouts de l OSBI. Cependant, il faut se doter d un système industrialisé conditionné par une taille critique d utilisateurs suffisante, ce qui n est pas le cas actuel de l OSBI où les utilisateurs sont encore peu nombreux. Par exemple, avec SAP, un nouveau service «on demand» permet d avoir un serveur unique dédié qui distribue le produit à ses utilisateurs qui paient au nombre de comptes utilisés. Parmi les outils du marché, Talend est le référent de l OSBI de par sa performance et ses fonctionnalités. Cet ETL est un concurrent sérieux des ETL propriétaires. Commencer par intégrer une brique décisionnel comme Talend permettrait de mettre un pied dans l OSBI et ainsi acquérir une première expérience. Le fait que le code soit ouvert n est pas ce qui intéresse le client en premier, ni la SSII d ailleurs ; même si les collaborateurs s investissaient bénévolement dans l évolution de la solution en s imprégnant de «l esprit communautaire». Selon lui, la crise économique est favorable au BI, dire qu elle est favorable à l OSBI, Pierre Olivier POETE préfère ne pas se prononcer. 2 - Interview de Mr Xavier LAMURE L Open Source ne fait pas partie des domaines d expertise de T-Systems. Cependant, cette technologie pourrait être proposée à un client si le besoin s en ressentait. Un client a déjà fait cette demande de son plein grès lors d un appel d offre pour un client X. De par cet appel d offre, Xavier LAMURE a fait de la «veille» et s est intéressé aux trois principales solutions du marché (SpagoBI, Pentaho et JasperSoft). «C est un peu l opportunité qui a poussé à cette veille» dit-il. Faire de la veille technologique au sens propre du terme serait un bon investissement mais pour l instant la veille se réduit aux démonstrations et à quelques avis extérieurs. Il faudrait explorer cette veille en profondeur, en installant des serveurs dédiés à l OSBI afin d avoir une plateforme de test complète. Au niveau de cette «veille», les études s axent autour de l ETL Talend, de la solution Pentaho et de la solution Spago BI. «Si d autres clients souhaitent s orienter vers ce genre d outils, il sera nécessaire de s investir dans cette niche en montant des partenariats». A ce jour, personne ne connaît les outils au sein de T-Systems. Seules quelques personnes comme Xavier LAMURE, Marcel SFORZA ou moi-même ont manipulé les versions de démonstration des produits ou ont assisté à des «webinars» sur l Open Source. Selon lui il serait plutôt facile de se former aux outils en créant des partenariats. 58

59 Aparté : Un «webinar» est un terme anglais issu de la contraction des mots Web et Seminar. En toute logique, la traduction française est «webinaire», contraction de web et de séminaire. Il s agit d un séminaire multimédia et interactif, réunissant des spécialistes, qui est accessible en ligne sur inscription, et que l'on peut suivre, en direct ou en différé, sur le Web, afin de parfaire ses connaissances sur des sujets d'actualité, notamment dans le domaine des technologies de l'information. Source : Cependant, l'autoformation est relativement facile puisque l on peut télécharger l outil accompagné de documentations explicatives. Mais il est difficile de se rendre compte de toutes les possibilités de tous les produits. Qui plus est, la version gratuite ne comprend pas toutes les fonctionnalités avancées. Après cette autoformation, le mieux est le partenariat : une formation exhaustive et comprise dans le «deal». Au niveau pilotage de projet, il n y a pas de différences notoires avec un projet BI traditionnel. Dans le cas où le client «X» choisirait T-Systems pour intégrer de l OSBI, la solution Spago BI serait la plus adaptée puisque la solution intègre l ETL Talend et l outil de reporting Jasper. Cependant, il faut d abord cibler les besoins du client car il se peut qu il ne veuille implémenter qu un module décisionnel, ETL seul ou reporting seul. «Open Source ne signifie pas gratuit!» comme il le dit, mais seulement «accès aux sources» : il est ainsi possible à la communauté de rajouter des fonctionnalités afin que chacun puisse en profiter. Pentaho fait payer ses produits. Mais la différence avec un autre outil du marché reste encore très grande. L'investissement est rentable. La SSII installe le produit. Le support et la formation éventuelle reviennent à l'éditeur donc c'est viable pour les 2 parties. Selon lui, l Open Source a un «bon futur devant lui». Qui plus est, certains outils comme l ETL Talend sont très avancés et peuvent concurrencer des outils BI propriétaires. Certaines SSII comme Syncer, localisée à Lyon, proposent déjà une offre Open Source. «Les solutions sont de bonne qualité mais reste marginales car elles n ont pas encore atteint une taille critique qui leur permettrait d'être en concurrence dans chaque Benchmark. Il n y a pas assez d'intégrateurs reconnus». Le ROI est important pour l'entreprise (le client). «Si on enlève des coûts de licences très important pour certains produits "propriétaires", le calcul est assez rapide à faire». Ensuite il faut être capable de leur montrer l'ergonomie du produit et savoir s il répond à leurs besoins. «Pour moi, il vaut mieux avoir un ou plusieurs petits projets qu'un gros à budget égal. S il y a une dérive sur le gros, on part à la catastrophe alors qu une dérive sur un ou plusieurs petits projets est moins coûteuse. De plus, on acquiert plus d'expérience sur plusieurs projets car les environnements ne sont pas tous les mêmes». 59

60 Aussi, commencer par l intégration d une brique Open Source (ETL par exemple) serait un bon moyen «de mettre le pied» dans le l OSBI L avantage du code ouvert n est pas un argument très important pour le client final qui regarde en premier lieu le budget et les fonctionnalités générales. «Les développements par la communauté ne représentent que quelques fonctionnalités très spécifiques». 3 - Interview de Mr Thierry BRIET L OSBI est une technologie que T-Systems a déjà proposée à un client. Et elle sera proposée de plus en plus fréquemment. Les équipes ont des compétences BI suffisantes au niveau de l expertise et de l expérience. Il reste la formation «produit» à réaliser. Le meilleur moyen de se doter de compétences serait de gagner un premier projet OSBI afin d intégrer l expertise de l éditeur dans le but de monter en compétence. Se démarquer de la concurrence par l OSBI n est pas la stratégie employée car ce n est pas un argument de différenciation au niveau des prestations engagées. L intégration d une brique décisionnelle comme Talend, avec qui la société est en contact, permettrait une approche progressive de l OSBI. Au niveau du pilotage de projet OSBI, Thierry BRIET ne constate aucune différence avec le pilotage de projet d'une solution propriétaire si ce n est dans le support, qui est sans doute meilleur avec l OSBI grâce à l aide communautaire. Il n y a pas de stratégie de veille active sur l OSBI au sein du pôle SI, les efforts de veille se portent sur d autres offres. Une SSII n a pas les moyens de faire de «la veille pour de la veille». En revanche T-Systems investit pour créer de nouvelles offres qu elles soient de service ou de logiciel. «Nous attendons l opportunité qui nous fera décoller à ce sujet». Selon lui, l Open Source a un avenir dans certains cas mais au niveau global, ce sera limité. Certaines SSII se spécialiseront peut être sur le sujet mais ce ne sera pas une offre majeure. Le paiement au service rendu, mis en avant par l Open Source, est un modèle économique qui se démocratise de plus en plus. Des éditeurs propriétaires commencent à employer ce modèle. Ce ne sera bientôt plus spécifique à l OSBI. Il n y a pas de réticence liée à l OSBI, la stratégie à court et moyen terme ne s axe pas sur la technologie mais sur le ciblage des secteurs d activité, à qui s adresser. Historiquement, T-Systems est peu présente au sein des collectivités locales. En revanche, la société s adresse au marché des grosses PME où les projets gardent une taille significative. Le code ouvert permet sans doute d apporter des améliorations de la part de la communauté et des acteurs, mais cela reste très limité. 60

61 II SYNTHESE DES INTERVIEWS Ces trois interviews nous ont permis de connaître les avis et les positions de trois acteurs stratégiques du BI au sein de T-Systems. Le premier constat est clair : il n y a pas de veille technologique à proprement parlé au sein de T-Systems. C est le cas de presque toutes les SSII d ailleurs. Fort de constater cette alternative, l OSBI a déjà été proposée à un client potentiel lors d un appel d offre. T-Systems étant une SSII généraliste, l OSBI n est pas une solution couramment proposé aux clients car bons nombres de clients sont des grands comptes. On constate qu il y a une incompatibilité entre les grands comptes et l OSBI, due au cercle fermé de la «jet set» financière. Cependant, l OSBI proposé aux grosses PME est une piste intéressante. En effet, les PME ne sont pas fermées à ce genre de solution pouvant leur exonérer de coûts de licence. La concurrence étant plus faible sur les appels d offres des PME, l OSBI serait alors un élément différenciateur qui pourrait être à l origine d un premier contrat de développement de projet de type «OSBI». Ensuite, il est évident, d les personnes interrogées, que l expérience des acteurs BI de la société suffit en tant que tel à l expertise générale des solutions du marché et notamment de «l OSBI». Ce qui manque à T-Systems, c est la maîtrise technique en elle-même. Piloter un projet ne dépend pas de la technologie utilisée. «Si vous savez conduire une voiture, vous pourrez conduire aussi bien une Volkswagen qu une Audi, la méthode est la même.» S entourer de partenaires qui ont déjà l expérience de développement de projets OSBI reste le meilleur moyen d accompagnement vers l apprentissage de l expertise technique. Le paiement au service et les possibilités du code ouvert ne sont pas des arguments marquant mettant en avant l OSBI : le paiement au service se démocratise et l ouverture du code ne permet pas d améliorer grandement la solution. T-Systems attend l «opportunité» qui lui ouvrira la porte de l OSBI. Dans tous les cas, elles n ont pas de grands avantages à employer cette technologie plutôt qu une autre (selon eux). Les outils ne sont qu un support de développement d une solution. Quant à l avenir de l OSBI, il ne résoudra pas la crise c est certain, mais pourrait bouleverser le marché des PME. Malgré des visions différentes des choses, les réponses des personnes interrogées se rejoignent. Cependant, on constate que leur analyse de l OSBI est souvent basée sur l hypothèse et/ou l opinion personnelle. Je pense, pour ma part, que tant que T-Systems n aura pas «goûté» à l OSBI, ils ne pourront pas dire si c est «bon» pour leurs affaires. 61

62 III - MISE EN PLACE D UNE VEILLE TECHNOLOGIQUE 1 Principes de base de la veille technologique Dans le but de rester compétitif sur le marché, les intégrateurs doivent de plus en plus surveiller la concurrence mais aussi les outils qu ils utilisent. Pour cela, il est possible de mettre en place une cellule de veille technologique. C est une source d information importante et déterminante pour rester compétitif. Sans faire de veille, on peut déjà prévoir une «extension» de la révolution Open Source, dans le domaine du décisionnel. La veille technologique s organise autour de trois axes : collecter, analyser et décider. Cette activité est mal connue et peu appliquée des entreprises. L intérêt premier est de rester en contact avec le marché, la concurrence, et ainsi de ne pas s isoler. «Veille stratégique» ou «Intelligence économique», l idée est la même : rester compétitif. Le but des «traqueurs» d information est d obtenir les informations pertinentes et utiles à l entreprise pour lui permettre une bonne réactivité face aux menaces et aux évolutions technologiques qui pourraient surgir. Les enjeux sont importants mais la démarche ne s improvise pas et c est pourquoi la veille technologique se révèle être une discipline au cœur des systèmes d information de l entreprise. Voici les principes de base d une veille technologique. 1- La collecte d information D une part, la veille passive aura pour objectif de surveiller toutes les informations dites publiques, on parle d information blanche, qui est disponible à près de 80%. D autre part, des activités de veille active permettront de traquer les informations non encore diffusées, on recherche alors l information dite grise car protégée ou l information dite noire car tenue secrète. L enjeu est de fédérer des activités de veille souvent individuelles! 2- Analyser l information Le volume des informations collectées implique un traitement efficace. Des outils logiciels permettent sont très efficaces en ce sens. Une cellule de veille technologique ou un comité d innovation servirait à fédérer et à échanger sur les «futuribles» (futurs possibles) dans les domaines fonctionnels, métiers ou encore techniques. L implication de différents départements donne une vision claire et synthétique des attentes et des opportunités du marché afin «d agir et non plus de subir». 3- Décider à partir de l information C est finalement l étape la plus importante, l intégration de l information interprétée dans les processus de décision et d action. Elle suppose une réelle sensibilisation du décideur à l intelligence économique, une démarche aussi de communication à différents niveaux (tant auprès de la direction générale que des groupes d utilisateurs ciblés) et une bonne structure de décision autour de l information («management par l information»). Source :http://www.indexel.net/1_6_3289 3_/9/36/1/Comment_organiser_sa_veille_technol ogique.htm 62

63 2 T-Systems : Veille technologique ou veille technique? La théorie s éloignant rapidement de la réalité, on constate qu une petite structure comme l Agence T-Systems de Grenoble ne peut se donner les moyens de créer une véritable cellule de veille technologique. Cependant, à petite échelle, on peut se contenter, dans le cas d une SSII, d installer un plateau d étude et de «veille technique» permettant de surveiller la technologie Open Source et les possibilités d application. Le principe de la veille technologique est de faire des études préalables sur une technologie en particulier, c est une sorte de prévention stratégique. Dans le cas de T- Systems, c est l opportunité contractuelle qui engagera une veille «curative». En effet, il ne faut pas attendre une demande d un client pour se rendre compte que cette technologie est sur le marché, qu elle répond à des besoins actuels d utilisateurs et qui est exploitée par la concurrence. A ce moment-là il est peut être déjà trop tard, le contrat peut être perdu pour cette raison et ce en dépit d une expertise générale. De cette manière, T-Systems pourrait mettre en place une veille technique permettant de suivre la technologie Open Source de plus près. La première chose serait de développer une plateforme dédiée à l intégration de solutions Open Source du marché. Pour cela, il suffit d un serveur dédié uniquement à l Open Source. Ensuite, il faut télécharger les solutions via les sites Web des différents éditeurs. La version communautaire est gratuite et permet de développer l ensemble des fonctionnalités de base. Si l investigation va plus loin, il est possible de télécharger une version professionnelle payante complète incluant le support. La meilleure solution est encore celle qui consiste à contacter l éditeur et de négocier une licence unique professionnelle permettant d évaluer le produit dans son intégralité. Se doter d une plateforme de tests et de développement n est pas caractéristique d une veille technologique au sens où on l entend, mais c est un support indispensable pour juger du produit technologique. Au niveau de la veille «technologique», voyons quelle serait la démarche à suivre: La collecte d information Le but est de recueillir le maximum d information sur l OSBI de manière générale : actualité projets, communauté, montée en version des solutions, évolution des produits, partenariats des concurrents, nouvelles fonctionnalités, nouvelles documentations, nouvelles solutions, nouvelles fonctionnalités d un outil, avis de professionnels, webinaires, formations données, marché de l OSBI, clients de l OSBI etc. La majorité des informations sont des informations «blanches» disponibles via Internet par simples «clics» sur les sites dédiés à l OSBI. On peut par exemple s inscrire à des newsletters, à des flux RSS ou encore à des alertes ciblées sur un thème bien précis. Pour l information «grise», il faut par exemple contacter les éditeurs, créer des partenariats exclusifs, s appuyer sur un réseau de professionnels ou directement auprès de SSLL, se renseigner auprès de la communauté Open Source d un produit. 63

64 En ce qui concerne les informations «noires», il faut comme on dit, «avoir les bons tuyaux» car dans ce cas, il n y a pas de recette. Les informations peuvent être collectées de manière automatique par des logiciels de veille comme Factiva. Le contenu à la base du logiciel de Factiva est recueilli a partir de près de sources situées dans 118 pays en 22 langues, y compris plus de 200 dépêches mises à jour en continu, plus de journaux et plus de revues professionnelles et publications verticales. Plus de 60 pour cent des sources disponibles grâce à Factiva ne sont pas disponibles gratuitement sur Internet. (Source : Factiva) Analyser l information Pour analyser l amas d information, il faut se doter de moyens mais surtout de «matière grise». En effet, il faut pouvoir traiter l information à plusieurs. Cependant, à l échelle locale et même régionale, il est difficile de créer un «comité d innovation» comprenant des experts dédiés uniquement à la veille. L investissement serait trop important par rapport au ROI. Il serait plus logique de créer cette cellule à l échelle nationale et ainsi s intéresser à plusieurs technologies à la fois. De ce fait, la mise en place de la plateforme permet à l échelle locale de se donner les moyens d apprécier la technologie, le potentiel, les possibilités et les limites d une solution ; mais elle ne permet pas d aller chercher les informations en relation avec l écosystème technologique. Faire de la veille, c est recueillir toutes les informations économiques du marché en relation avec une technologie. T-Systems commence uniquement à faire de la veille pratique. Le meilleur moyen d analyser l information avec peu de moyens est de se doter d un logiciel de traitement automatisé de l information comme SCRIBO qui est un logiciel libre disponible sous licence LGPL. Décider à partir de l information Si une société de services se dote de moyens d analyse basique de traitement de l information, elle peut en complément d une plateforme dédiée analyser son niveau de maturité par rapport à la concurrence, son «avance» par rapport à l évolution technologique des logiciels et enfin, le plus important, recueillir les besoins des clients par une connaissance poussée de la conjoncture économique du moment. Les décisions se font toujours à partir d informations. Si l information est pertinente, elle permet de prendre les bonnes décisions, employer les bonnes stratégies, et parfois même avoir quelques «coups» d avance vis-à-vis de la concurrence. L OSBI mérite vraiment d être surveillé de près au regard de la croissance des projets décisionnel Open Source, de la crédibilité des solutions et de la demande de plus en plus forte des clients d avoir recours à l Open Source. T-Systems est encore loin de la «vraie» veille technologique au vu des concepts énoncés et fait plutôt de la veille technique. 64

65 G- ANALYSE DE LA PARTIE PRATIQUE I - Les intégrateurs et l Open Source : stratégie ou utopie? Source du paragraphe : Tribune publiée par Philippe de Cuzey le 04 mars Philippe de Cuzey est directeur associé de Bright Side Factory, une structure spécialisée dans l'architecture et les développements autour des technologies Java et J2EE. Bright Side Factory est membre du consortium Open Source ObjectWeb, au sein duquel il propose un framework de composants permettant d'accélérer le développement d'applications J2EE à client riche Java/Swing. 1- Un nouveau marché à conquérir. Les intégrateurs et plus particulièrement les SSII ne sont que pour 4% d entre elles impliquées directement ou indirectement dans un projet décisionnel Open Source. Les SSII ont en effet du mal à s impliquer dans l OSD. Mais les mentalités changent : on constate d ores et déjà que lors d appels d offres, des SSII comme GFI proposent une double proposition : l une traditionnelle et la seconde «Open Source». Cela permet de mettre en avant auprès du client une alternative technologique possible au projet. Faut-il encore pouvoir se donner les moyens d étudier les solutions Open Source. Pourtant, selon une étude publiée par l'observatoire du logiciel libre, les formations aux progiciels Open Source sont celles qui ont progressé le plus vite en 2007 avec les outils décisionnels. Les développeurs, administrateurs et autres DBA constituent ainsi plus de la majorité personnes formées mais les organismes de formation s'adressent également aux utilisateurs et aux responsables fonctionnels. Face à ce nouvel engouement, certaines SSII revoient leur discours et leur offre. Un nouveau marché est en train d'émerger, et les SSII en ont conscience. Cependant, peu d entre elles se proclament «early adopter», ce terme caractérisant les personnes adoptant une nouvelle technologie dès son apparition sur le marché. 2- Une contribution souvent oubliée. Il n'est pas sûr que ces SSII qui deviennent si enthousiastes sur l'open Source offrent le même entrain pour mettre la main à la pâte et contribuer, tant cela représente une remise en question assez lourde de leur philosophie. Une SSII est une entreprise commerciale qui vend de la prestation intellectuelle, alors que par ailleurs, l'open Source offre un modèle par essence non lucratif. L'implication de la SSII a forcément un coût économique, d'où le paradoxe : comment pérenniser l'entreprise, surtout par ces temps troublés, alors que l on se consacre à des activités qui ne rapportent apparemment rien? Cette implication relève alors soit de l'utopie, et là on rejoint la notion d'idéal communautaire, voire révolutionnaire, soit de la stratégie, et il reste à définir laquelle. On se doute que, dans ce domaine pionnier, la réponse doit se trouver quelque part à mi-chemin. L'implication dans le mouvement Open Source se fait à travers la contribution à un projet. Soit que l'entreprise lance son propre projet, soit qu'elle décide de faire don d'un produit 65

66 commercial au monde Open Source, soit enfin qu'elle s'implique dans un projet tierce en fournissant des ressources humaines. 3 L implication de la SSII L'implication dans le mouvement Open Source se fait à travers la contribution à un projet. Soit que l'entreprise lance son propre projet, soit qu'elle décide de faire don d'un produit commercial au monde Open Source, soit enfin qu'elle s'implique dans un projet tierce en fournissant des ressources humaines. Dans tous les cas cette implication se doit d'être sincère, car elle présente des contraintes et obligations. Il ne s'agit pas de caser des inter-contrats sur un vague projet, mais bien de s'engager durablement, avec l'espoir que le produit résultant sera largement utilisé. Ceci offre donc les mêmes contraintes qu'un projet classique, avec une «roadmap» et de la disponibilité pour apporter écoute et support aux utilisateurs, bien qu'ils ne représentent pas une cible commerciale directe (car souvent non identifiés ou situés à l'étranger). 4 Des bénéfices pour tous? Et les bénéfices alors?? Les bénéfices peuvent être nombreux, tant en interne pour les développeurs, que pour les clients de l'entreprise. Tout d'abord, en interne, participer à un projet Open Source est un facteur de fierté et de motivation pour les développeurs impliqués, mais plus généralement pour tous les collaborateurs de l'entreprise. De plus, des développeurs sous-utilisés en clientèle peuvent trouver là matière pour leur appétit technique. Mais les bénéfices clients sont les plus remarquables. Contrairement à la SSII qui reste en observateur, celle qui s'implique obtient une position d'acteur qui lui ouvre bien des portes et lui offre une vision interne inestimable pour des missions de conseil et d'intégration de produits Open Source, au plus grand bénéfice de ses clients. En effet, il n'est pas toujours facile de s'y retrouver dans la pléthore de produits Open Source, dont la qualité et la pérennité font souvent défaut. 5 - L'Open Source, créateur de notoriété Pour les petites entités, l'implication dans un projet Open Source qui connaît un certain succès est une caution technique indispensable pour toucher une clientèle souvent conservatrice. Cette attention, amplifiée par la presse et les forums de discussion technique (comme application-servers.com par exemple dans le monde J2EE) se propage également inévitablement sur son sponsor, créant de la notoriété. 66

67 6 L Open Source, générateur d affaires Si le produit Open Source auquel contribue la SSII est gratuit, il peut cependant être un générateur d'affaires grâce aux demandes de formation, de service et de support qui ne manqueront pas d'affluer dès que le produit commencera à séduire des entreprises. Ainsi, un modèle d'affaires basé sur le service est en train d'émerger. 7 - Un investissement souhaitable Il s'avère donc que, dès lors que l'investissement est sincère et désintéressé, l'implication d'une SSII dans l'open Source offre des retours indirects réels bien que difficilement prévisibles. Quant au bénéfice client, il est indéniable et nous fait craindre pour les SSII qui se contenteront de rester spectatrices. Pour conclure, osons donc une prophétie : «aujourd'hui, dans le monde du développement logiciel, l'open Source est incontournable et offre des alternatives de qualité aux produits commerciaux. Les SSII qui s'en détournent risquent à terme de ne plus pouvoir apporter un conseil objectif à leurs clients». 67

68 II- La position actuelle des SSII et des projets OSBI 1 Position des acteurs La position des SSII par rapport à l OSBI se divise sur plusieurs niveaux. On a d abord les SSII qui n intègrent pas de solutions décisionnelles. Pour cela, on peut espérer qu elles vont rattraper leur retard sur un marché en plein «boom». Ensuite on a deux types de SSII : celles qui refusent d employer l Open Source pour des raisons de politique d entreprise et de stratégie, d une part et celles qui s intéressent en revanche à cette technologie de près, d autre part. Parmi les SSII s intéressant à l OSBI, il y a encore une division à trois niveaux. Il y a celles qui en parlent mais qui ne passent pas à la pratique, celles qui s y intéressent et tentent d anticiper l appropriation de la technologie en attendant une opportunité (c est le cas de T-Systems) ; enfin celles qui ont pris les choses en main et ont fait de l OSBI un élément différenciateur dans leur offre. La différence entre s intéresser à une solution et l intégrer dans son offre d intégration est question d investissement. De nombreuses SSII ne veulent pas s investir dans l Open Source décisionnel car elles ont généralement une forte expertise sur plusieurs éditeurs propriétaires avec des références de projets qui donnent à leur offre une grande crédibilité. Il est difficile de proposer à un client de l OSBI sans avoir aucune expérience de projet ni aucune expertise approfondie. C est pour cette raison que les SSII ont du mal à s employer à l OSBI. Parmi les SSII qui ont développé un projet décisionnel Open Source, une grande partie possédait soit un pôle d expertise en logiciel libre existant soit un excellent partenaire de type SSLL, SSII ou éditeur. Les SSLL, en revanche, ont gagné en crédibilité face aux SSII grâce à l OSBI. Voici quelques témoignages recueillis de professionnels de SSII : François Bessaguet, responsable de l'offre Open Source chez Steria France, mène des déploiements Jaspersoft et Birt depuis plusieurs années. Il croit beaucoup en Ingres Icebreaker BI. «Grâce à la solution d'ingres, on sera capable de déployer une application décisionnelle classique chez un client en moins d'un mois. Outre la notion de coût des licences, une telle solution nous permet d'offrir une alternative à Business Objects sur des déploiements d'envergure.» «Les solutions décisionnelles Open Source n'ont connu que peu de déploiements chez des grands comptes, déjà largement équipés en solutions Business Objects. Mais les mentalités changent. Nous nous plaçons systématiquement sur les appels d'offres avec deux propositions : une classique et une alternative Open Source.» Par Bruno Lucas, directeur technique de GFI. 68

69 2 Exemples de projets développés en OSBI par la SSLL de référence : «SMILE» Malgré tous les arguments qui iront en faveur de l OSBI, ce qui manque à l OSBI c est l existence d une grosse «success story». Et pourtant, les exemples de projets sont nombreux. En voici quelques uns développés par Smile. a. Pentaho pour Cadremploi.fr Avec plusieurs centaines de milliers de CV et des dizaines de milliers d'offres chaque mois, le leader de l'emploi avait besoin d'un système d'information décisionnelle puissant. Smile a préconisé et mis en œuvre Pentaho, une solution décisionnelle leader du monde Open Source. Ce projet a couvert l'analyse des besoins, la définition des cubes et la réalisation des rapports d'analyse et la base de CV. b. L ETL Kettle pour Bureau Veritas Smile accompagné Bureau Veritas dans la mise œuvre de l'etl Kettle pour la récupération des données sur les aéronefs en provenance des différentes autorités d aviation civile du monde entier. c. Companeo analyse ses ventes avec SpagoBI Smile a préconisé et mis en oeuvre SpagoBI, une solution décionnelle leader du monde Open Source. Ce projet englobe la phase de recueil des besoins, la définition des hypercubes et l'accompagnement des équipes techniques de Companeo dans la mise en oeuvre de l'etl et la réalisation des premiers rapports. d. Xinek se dote de briques décisionnelles Smile a implémenté les outils décisionnels Open Source Pentaho, JRubik, et Birt. Les équipes marketing de Xinek ont notamment apprécié JRubik pour sa simplicité d utilisation et pour les nombreuses possibilités qu il offre en matière d analyse des données. Pentaho quant à lui bénéficie d interfaces web attrayantes. Enfin, Birt offre aux utilisateurs la possibilité de produire des rapports d analyse pertinents, prêts pour l impression et la diffusion. Source : 69

70 III Le contexte de crise économique Le contexte de crise économique actuel bouleverse l ensemble des entreprises au niveau de leur santé financière, quel que soit leur domaine d activité. Les SSII ne ressentent pas encore les effets de la crise puisque le carnet de commande d une grande partie de l année 2009 est déjà rempli. Cependant, on peut émettre une certitude : les budgets des entreprises liés à l informatique vont diminuer voire même être gelés. De ce fait, les entreprises voulant se doter de solutions décisionnelles vont soit laisser le projet de côté, soit elles arriveront sur le marché des intégrateurs avec un budget réduit et des besoins extrêmement critiques. On peut alors voir les choses sous des angles différents. D une part, on peut émettre l hypothèse que seules les SSII proposant une solution Open Source pourront concilier budget minimum et fonctionnalités répondant aux besoins. L OSBI serait alors le nouveau «serviteur» des grands comptes. A vous de juger. D autre part, on peut considérer que l OSBI risque d être victime de la crise en ce sens que ces solutions ont besoin de financements extérieurs pour se développer techniquement et économiquement, contrairement aux éditeurs propriétaires. Enfin, du point de vue des entreprises, le décisionnel peut être un vecteur de remise en question stratégique qui leur permettrait en partie de se remettre dans le droit chemin. Le décisionnel serait un ingrédient à la recette miracle pour sortir de la crise, un outil indispensable pour piloter son entreprise en cette période de crise. Je rappelle que le décisionnel est toujours la priorité n 1 des DSI. Entre des entreprises en quête de maîtrise économique de leur activité et des budgets informatiques réduits, l OSBI peut tirer partie de la crise économique actuelle. Cependant, ce sont les intégrateurs qui conditionnent les choix technologiques lors d un appel d offre. Si on ne propose pas d OSBI à un client potentiel, et dans l hypothèse que celui-ci ne le réclame pas, l OSBI ne pourra pas faire face à un manque de compétences en intégration de solution Open Source, au grand regret des entreprises. C est d ailleurs pour cette raison que la tendance actuelle des éditeurs OSBI est de se doter d une force de vente qui est à la hauteur du phénomène de croissance des solutions. «Courant 2009, le décisionnel en Open Source sera exploité sur différents marchés et continents, dans des proportions et à des échelles sans précédent.» selon Brian Gentile, CEO JasperSoft (voir son point de vue complet en annexe 7) 70

71 D- CONCLUSION I - Conclusion générale L Open Source décisionnel entre dans une phase de maturité, de structuration et de consolidation. Aujourd hui, on ne peut plus négliger cette alternative à présent viable. L Open Source touche tous les secteurs de l informatique et on constate clairement que les solutions progressent sur le marché. L OSBI se permet même d avoir un marché Open Source dédié, très concurrentiel. En effet, trois solutions se partagent le marché, preuve de l élan économique de cette nouvelle technologie : Pentaho, Jaspersoft et Spago BI. Ces solutions vont se différencier sur 4 points : - Le choix des composants qu elles intègrent - Le niveau de granularité des fonctions - Leur plus ou moins grande intégration dans le SI - Leurs partenaires intégrateurs de référence On constate clairement que les éditeurs OSBI sont loin de concurrencer de manière globale les éditeurs propriétaires en termes de part de marché. Cependant, au niveau du potentiel des solutions, il est clair que les 5 acteurs majeurs du marché ont «du souci à se faire» au niveau des fonctionnalités des solutions OSBI. Les solutions décisionnelles Open Source n existent que depuis quelques années et pourtant elles sont presque aussi performantes et fonctionnelles que les solutions propriétaires actuelles. Ainsi, c est sur le marché des PME et des collectivités locales que l on va pouvoir constater à court et moyen terme si le potentiel de l OSBI peut concurrencer les solutions propriétaires qui commencent à exploiter ces marchés. Au niveau même des solutions quatre points sont à retenir : - Pas de coût de licence, mais pas de gratuité non plus - Les outils sont disponibles packagées ou «par brique» - Peu de spécialistes encore - Des performances honorables, suffisantes pour de nombreux projets Dans la théorie, les solutions décisionnelles, quelles qu elles soient, s intègrent dans un modèle économique réunissant 3 acteurs principaux : les éditeurs, les intégrateurs et les clients. A ceux-ci se rajoute la communauté dans le modèle économique de l Open Source. On a pu constater que ce dernier est théoriquement favorable à tous les acteurs et notamment à la société de services. En effet, le modèle se base uniquement sur la notion de services. Or, le service est l élément profitable pour une SSII, au sens financier du terme. 71

72 D autre part, l Open Source met en avant les concepts d innovation, de flexibilité, de gratuité logicielle, d adaptabilité, de transparence logicielle et même d indépendance. L ensemble de ces concepts traduit les nouveaux besoins réclamés par les clients d aujourd hui. Ces besoins sont d autant plus importants au sein des applications critiques de l entreprise, notamment au niveau des applications décisionnelles. Au milieu, on trouve les intégrateurs, en particulier les SSII. Celles-ci doivent répondre à une problématique simple : comment satisfaire les besoins et les attentes du client tout en étant le moins dépendant possible de la technologie et donc des éditeurs? L OSBI est une réponse pertinente à cela. En effet, ces solutions permettent aux SSII de mettre en avant le paiement au service rendu. D une part, ce concept permet au client de savoir où va réellement son budget. Je rappelle que les licences propriétaires représentent un tiers du budget d un projet décisionnel. D autre part, l intégrateur peut mettre l accent sur une offre de services plus élaborée et ainsi maîtriser totalement la marge générée par le service. Dans la pratique, les positions des intégrateurs divergent. D un côté on trouve les SSLL : leur position en tant qu experts du libre les met en position de force puisque l OSBI fait partie de leur domaine d expertise technique. Ces sociétés sont très liées à l esprit des communautés Open Source et de ce fait, l OSBI leur est profitable. Cependant, leur expertise sur le décisionnel est très limitée. Elles doivent se doter de compétences externes pour répondre à des phases de conseil, l appui d une SSII par exemple. De l autre côté on trouve les SSII qui sont favorables à l OSBI, non pas sur les arguments techniques des solutions mais sur la capacité à conquérir de nouveaux marchés. En effet, peu importe la technologie, si l OSBI permet de signer des contrats avec des entreprises de type PME ou collectivités locales, conquises par le principe ; alors les SSII sont prêtes à s entourer de partenaires (SSII, SSLL ou éditeurs) et investir sur cette expertise dans le but de monter en compétences sur l OSBI. L OSBI n est qu une contrainte technique. Mais les SSII ne se rendent pas compte encore du potentiel de ces solutions puisque le fait est qu elle ne pourra pas exploiter toutes ces possibilités tant qu elle n aura pas développé ses premiers projets. De manière générale, les SSLL sont en avance sur l OSBI, par rapport aux SSII. Ces dernières travaillent d abord sur l acquisition de la maîtrise technique avant de proposer une offre dédiée. L opportunisme des projets décisionnels Open Source, contracté par des SSII, va permettre de voir apparaître un nouveau marché décisionnel : le marché des PME. Au sein de ce dernier, L OSBI deviendrait probablement l argument commercial numéro 1 des SSII. 72

73 II Recommandations à T-Systems L entreprise T-Systems a déjà pris conscience que l OSBI était une alternative sérieuse aux solutions du marché. Cependant, au jour d aujourd hui, elle n a pas encore tiré à son avantage l adoption d une solution OSBI dans ses offres. Néanmoins, elle attend une «opportunité» de projet OSBI qui ne rentre pas dans ses priorités. Effectivement, le principal marché visé par T-Systems concerne les grands comptes et donc de gros projets. En ce qui concerne les grosses PME, je pense qu il y a là un marché potentiel à exploiter par les forces commerciales de T-Systems dans le domaine du décisionnel. L OSBI peut répondre au mieux aux attentes des nombreuses PME qui sont plutôt «ouvertes», elles aussi à l Open Source. Sans négliger le marché des collectivités locales dans lequel T-Systems n est pas du tout implantée. Je pense par exemple qu il faudrait se doter d un ingénieur commercial au niveau régional, qui serait en charge de démarcher les PME et les collectivités locales dans le but de contracter des projets d informatique décisionnelle avec pourquoi pas l OSBI en tant qu alternative de solution d intégration. La région Rhône Alpes a l avantage d avoir un énorme bassin d entreprises, et plus particulièrement des PME : la Chambre de Commerce et d Industrie (CCI) en dénombre plus de Je pense qu il est nécessaire de contracter rapidement un projet utilisant l OSBI afin de pouvoir se doter d un nouveau domaine d expertise et ainsi être estampillé aux yeux des entreprises et de la concurrence comme étant un intégrateur certifié Open Source. Le premier projet serait alors synonyme de «tremplin» pour T-Systems. 73

74 III - Tendances actuelles et perspectives futures La tendance du marché laisse à penser que la croissance de l OSBI va continuer de la même manière, si ce n est de la manière la plus forte, et ceci dû à la maturité incontestée des solutions. Cependant, la BI de manière générale présente une croissance à deux chiffres chaque année, ce qui a tendance à créer un fossé, en termes de parts de marché, avec les solutions Open Source. De plus, malgré les concentrations excessives, le «brouillard» de solutions proposées et une croissance annoncée en légère baisse, crise «économique oblige, les grands comptes fédèrent le marché et ne sont pas près de sortir du cercle fermé des relations grands comptes/grands éditeurs. Malgré tout, l OSBI est en train de convaincre le marché des PME et des collectivités locales ; des marchés de niche, certes, mais aussi des marchés contenant des milliers d entreprises en quête d outils d aide à la décision. Autre point marquant : Pentaho a réussit un énorme «coup marketing» en intégrant son application de reporting au sein du légendaire téléphone portable «Iphone» d Apple. Cela montre la montée en puissance sur le marché des solutions Open Source. Au niveau de l OSBI, de nouvelles solutions apparaissent, preuve de l engouement que prend cette technologie. Vanilla est le dernier en date et il est à surveiller de très près. Certains experts d ATOL (SSLL) s engagent à dire que la solution serait supérieure à JasperServer ou à Pentaho 2 sur certaines fonctionnalités. Elle aurait deux points forts : une réponse fonctionnelle complète et la présence de fonctions «pertinentes et pragmatiques». Vanilla ne sera certainement pas la dernière solution Open Source à voir le jour étant donné les besoins du marché dans le domaine du décisionnel et la croissance des communautés dédiées à ces projets. L OSBI a réussi à s intégrer dans un marché déjà dessiné en seulement 4 ans. Aujourd hui, l OSBI arrive tout juste à son stade de maturité. L avenir nous dira si les résultats seront là. L OSBI a de belles années devant lui, c est en tout cas ma conviction. 74

75 LISTE DES ACRONYMES ASP BI BO CBI CEO CLUF CRM CV DSI DW ERP ETL FSF GPL GWT IDC IT J2EE KPI LL MOA MOE OLAP OSBI OSD OSI OSMM PAC PDA PGI PME ROI SAAS SOA SOS SP SQO-OSS SID SOA SOAP SPBI SSII SS2L SSLL TMA Application Service Provider Business Intelligence Business Object Classic Business Intelligence Chief Executive Officer Contrat de Licence Utilisateur Final Customer Relationship Management Curriculum Vitae Directeur des Systèmes d Information DataWarehouse Enterprise Resource Planning Extract Transform and Load Free Software Foundation General Public Licence Google Web Toolkit International Data Conseil Information Technology Java Enterprise Edition Key Performance Indicator Logiciel Libre Maîtrise d Ouvrage Maîtrise d Œuvre OnLine Analytical Processing Open Source Business Intelligence Open Source Décisionnel Open Source Initiative Open Source Maturity Model Pierre Audoin Consultants Personnal Digital Assistant Progiciel de Gestion Intégré Petites et Moyennes Entreprises Return On Investment Software As A Service Service Oriented Architecture Solutions Open Source Solutions Propriétaires Software Quality Observatory for Open Source Software Système d Information Décisionnel Service Orienté Architecture Simple Object Access Protocol Solutions Propriétaires Business Intelligence Société de Services en Ingénierie Informatique Société de Services en Logiciels Libres Société de Services en Logiciels Libres Tierce Maintenance Applicative 75

76 BIBLIOGRAPHIE Active State myths about running Open Source software in your Business Association APRIL Les modèles économiques des logiciels libres ATOL Les ETL Open Source - Une reélle alternative aux solutions propriétaires BULL La révolution Open Source Chevalier, Benoît Logiciels libres, Open Source: qu'est-ce que c'est? DARIF, Youssef L'avenir de l'informatique décisionnelle passe-t-il par l'open Source? FABERNOVEL Business modelsof Open Source software ffzef. GARTNER Who's who in Open Source Business Intelligence Guély, François. Fguely. [En ligne] guidescomparatifs.com Business Intelligence Outils ETL Tableaux de bord IDC Le marché du décisionnel INGRES Delivering Business intelligence with Open Source Software Making Open Source BI Kimball, Ralph Le data warehouse - Guide de conduite de projet. s.l. : EYROLLES, Navica Succeeding with Open Source. s.l. : Addison-Wesley, Noisette, Thierry La bataille du logiciel libre: Dix clés pour comprendre Open Bizz RESTITUER, ANALYSER ET PILOTER : EVALUER LES OPPORTUNITES OPEN SOURCE PENTAHO Pentaho Enterprise and Community Editions, Feature Comparison Pierre Audoin Consultants Le décisionnel, un paysage en recomposition, quelles conséquences pour le marché? Quiédeville, Rodolphe Guide des prestataires logiciel libre Raymond, Eric Steven The Cathedral and the Bazaar. s.l. : O'Reilly, Réseau National des Technologies Logicielles (RNTL) Nouveaux modèles économiques, nouvelle économie du logiciel SMILE - Patrice Bertrand Décisionnel solutions Open Source Introduction à l'open Source et au logiciel libre T-Systems - Marcel Sforza Les outils Open Source decisionnels

77 ANNEXES Annexe 1 : Pentaho : première application OSBI sur iphone Annexe 2 : Les différentes licences du libre Annexe 3 : le bazar et la cathédrale, les grands principes. Annexe 4 : Gartner : les priorités des DSI français pour 2008 Annexe 5 : Questions sur l Open Source en Business Intelligence Annexe 6 : Le Libre se généralise dans les entreprises, selon Gartner Annexe 7 : La crise financière bénéfique au décisionnel en Open Source 77

78 Annexe 1 : Pentaho première application OSBI sur iphone Plusieurs applications décisionnelles sont déjà disponibles en mode Internet via le navigateur de l iphone, mais Apple ouvre à partir d aujourd hui sa plate-forme de commercialisation d applications natives. Les développeurs qui l ont souhaité, travaillent depuis quelques mois sur de nouvelles applications en code natif pour l iphone. C est ce que propose aujourd hui Pentaho. Avec 1,7 millions d unités vendues au premier trimestre 2008 et des prévisions que certains analystes placent parfois à plusieurs dizaines de millions d unités par an, l iphone pourrait détrôner un jour le Backberry comme terminal préféré des cadres d entreprises. C est en tous cas la cible recherchée par Apple qui a développé des fonctions de push mail et d intégration avec Microsoft Exchange taillées pour les entreprises. La version 2 de l iphone qui sort aux Etats-Unis ce 11 juillet propose une connexion 3G pour un prix inférieur de moitié à la version précédente. L extension BI pour iphone proposée par Pentaho vient compléter la solution Pentaho BI Suite 1.7. Cette extension est proposée en modèle Open Source. Alors qu il y a quelques années les solutions Open Source semblaient à la traîne, copiant les solutions propriétaires avec plusieurs mois de retard, il semble qu aujourd hui les modèles Open Source commercial comme celui de Pentaho permettent à leurs éditeurs de dépasser les grands éditeurs propriétaires, plus préoccupés par leurs problèmes d intégration et de fusion que par les technologies du futur. Source : 78

79 Annexe 2 : Les différentes licences du libre 79

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