Négociation Professionnels de santé / Mutuelles Conséquences sur la Santé française et notre pratique quotidienne. Lionel Barrand

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1 Négociation Professionnels de santé / Mutuelles Conséquences sur la Santé française et notre pratique quotidienne Lionel Barrand

2 Plan I/ Article : Contexte et lecture II/ Tenants-aboutissants de la loi A) Fonctionnement actuel de la santé B) Conséquences générales de l article C) Parallèle Système de Santé USA : HMO et Mutuelles D) Parallèles historico-économiques : Vision globale 1) Historique : Industrie USA 19 ème siècle 2) Economique : Système bancaire III/ En pratique : Simulation dans nos spécialités IV/ Conflits d intérêt : Qui en pâtira? Qui en bénéficierait? V/ Conclusion : Avenir et actions à mener

3 I/ Historique de l Article 54 : Loi HPST Vote subreptice à l Assemblée nationale : Session extraordinaire le 8 Juillet 2011 Quelques jours avant les vacances parlementaires 10 Députés en salle Sous forme d amendements de la loi Fourcade (22 et 22 bis) déjà supprimés 7 jours avant par le Sénat Article jugé anticonstitutionnel (sur la forme et non le fond) le 4 Août 2011 Proposition de Loi déjà déposée par Yves BUR et Jean- Pierre DOOR le 7 décembre 2010

4 Article 54 I. Un décret fixe les règles de tout conventionnement souscrit entre les professionnels de santé, les établissements de santé ou les services de santé et une mutuelle, une entreprise régie par le code des assurances, une institution de prévoyance ou leur gestionnaire de réseaux. Un réseau de soins constitué par un organisme d assurance maladie complémentaire est ouvert au professionnel qui en fait la demande, dès lors que celui-ci respecte les conditions fixées par le gestionnaire du réseau, selon des modalités fixées par le décret mentionné au premier alinéa. L Autorité de la concurrence remet tous les trois ans aux commissions permanentes chargées des affaires sociales de l Assemblée nationale et du Sénat un rapport relatif aux réseaux de soins.

5 Article 54 II. À titre expérimental, pour une durée de trois ans à compter de la promulgation de la présente loi, les mutuelles ou unions peuvent instaurer, par dérogation au dernier alinéa de l article L du code de la mutualité, des différences dans le niveau des prestations lorsque l adhérent choisit de recourir à un professionnel de santé membre d un réseau de soins ou avec lequel les mutuelles, unions ou fédérations ont conclu un contrat comportant des obligations en matière d offre de soins. Pratique jugée illégale par la cour de Cassation le 18 Mars 2010

6 Article actuel Article L du code de la mutualité : «Les mutuelles et les unions visées au présent article ne peuvent instaurer de différences dans le niveau des prestations qu'en fonction des cotisations payées ou de la situation de famille des intéressés.» La Cour de cassation a rappelé les mutuelles au respect de ce texte dans un arrêt du 18 mars 2010

7 Plan I/ Article : Contexte et lecture II/ Tenants-aboutissants de la loi A) Fonctionnement actuel de la santé B) Conséquences générales de l article C) Parallèle Système de Santé USA : HMO et Mutuelles D) Parallèles historico-économiques : Vision globale 1) Historique : Industrie USA 19 ème siècle 2) Economique : Système bancaire III/ En pratique : Simulation dans nos spécialités IV/ Conflits d intérêt : Qui en pâtira? Qui en bénéficierait? V/ Conclusion : Avenir et actions à mener

8 A) Fonctionnement actuel de la Santé Française Régulation de la santé par l État Contrat national sous tutelle de l État entre OCAM (Organismes complémentaires d Assurance Maladie comprenant les mutuelles) et syndicats de chaque profession de santé Homogénéité des professionnels d une même branche Prise en charge et remboursement identiques du patient Liberté de choix du praticien et de l établissement de santé (art. L du code de la santé publique) Médecine à UNE vitesse

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10 Plan I/ Article : Contexte et lecture II/ Tenants-aboutissants de la loi A) Fonctionnement actuel de la santé B) Conséquences générales de l article C) Parallèle Système de Santé USA : HMO et Mutuelles D) Parallèles historico-économiques : Vision globale 1) Historique : Industrie USA 19 ème siècle 2) Economique : Système bancaire III/ En pratique : Simulation dans nos spécialités IV/ Conflits d intérêt : Qui en pâtira? Qui en bénéficierait? V/ Conclusion : Avenir et actions à mener

11 B) Conséquences générales Court-circuit des syndicats Praticien isolé pour défendre ses intérêts face à la mutuelle Concurrence entre praticiens Puissants réseaux de professionnels de santé (ayant consenti les plus gros efforts tarifaires) dirigés par les mutuelles (USA) Faillite des praticiens indépendants car remboursement moindre du patient Régulation de la Santé Française : Organismes privés (Mutuelles) et non d État (USA) Privatisation de la santé

12 Or par définition, l intérêt des mutuelles est CONTRAIRE à celui du patient Moins elles dépensent pour celui-ci, mieux elles se portent

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14 Conséquences pratiques Tarification des professionnels de santé déterminées par les mutuelles et mise en place de quota d actes (USA) Perte d indépendance et mise au pas du corps médical Non liberté de choix du patient (USA) Critère principal Prix au détriment de la qualité des soins Liberté de choix : personnes aux revenus suffisants Imposer aux moins favorisés de passer par le «circuit de l assureur» Rupture de l égalité des soins Médecine à DEUX vitesses

15 Alerte du CNPS (Centre National des Professions Libérales de Santé) Danger : conditionner le remboursement au professionnel qui effectue l acte Conséquence : seuls les actes des professionnels de réseaux bénéficieraient du meilleur remboursement Position du CNPS : opposé au principe de toute contractualisation individuelle avec les OCAM Doléance : contrat national unique entre les OCAM et les syndicats de chaque profession = respect des règles démocratiques Dérive «à l américaine» de notre santé : les assureurs orientent les patients selon des critères économiques Source : Communiqué du 12/04/2011

16 Communiqué de l UNSAF (Union Nationale des Syndicats d Audioprothésistes Français) Postulat : Relation avec le professionnel de santé «fondamentale» Choix avec l article 54 : Professionnel de confiance ou professionnel imposé pour un moindre reste à charge Questions : Garantie de prise en charge : partenaire «commercial» vs partenaire naturel choisi? Soumission aux contraintes économiques des OCAM : Indépendance des professionnels dans leur pratique et leurs soins? Les praticiens des OCAM changent périodiquement : le patient devra-t-il aussi changer de praticien? Communiqué de l'unsaf du 25 Mars 2011

17 Étude Precepta de Xerfi (Leader national des études de marchés et de l analyse de la concurrence) Conclusion de l étude de 381 pages «Les stratégies dans l assurance santé, nouvelles approches de la gestion et de la fidélisation du client» : Les OCAM envisagent d «imposer [leur] rapport de force en intégrant l offre de soins» par une «intégration verticale pure et simple» de certaines professions de santé. Conclusion claire En ligne sur Xerfi le 10/01/2011 NAF: 6511 Code: 0ABF06

18 Plan I/ Article : Contexte et lecture II/ Tenants-aboutissants de la loi A) Fonctionnement actuel de la santé B) Conséquences générales de l article C) Parallèle Système de Santé USA : HMO et Mutuelles D) Parallèles historico-économiques : Vision globale 1) Historique : Industrie USA 19 ème siècle 2) Economique : Système bancaire III/ En pratique : Simulation dans nos spécialités IV/ Conflits d intérêt : Qui en pâtira? Qui en bénéficierait? V/ Conclusion : Avenir et actions à mener

19 C) Système de santé USA: Quelques chiffres Plus de 46 millions d'américains non couverts dont 10 millions d enfants = 16% de la population (Source: drees n / % des Américains satisfaits de leur système en 2000 (65 % des Français et 57 % des Britanniques) (Source: Harvard School of Public Health en 2000) 2,4 médecins/1000 hab. aux USA contre 3,3/1000 hab. en France (Source: OCDE 2009) Taux de faillite personnel dû au coût des soins : 46% en % en 2007 dont 75% avait une assurance (Source: 05/06/2009 American Journal of Medecine «medical bankruptcy in the united state, 2007: results of a national study»)

20 Classement OMS de la santé dans le monde en er : France 37 ème : USA entre le Costa Rica et la Slovénie

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22 Couverture Santé USA Financement Publique (27,7% de la population) : Medicaid / Medicare Assurance fournie par l'employeur (59,5%) Assurance directement (9,1%) : Hors de prix Aucune couverture (plus de 15,9%) : «working poor» = Ni assez pauvres, ni assez riches A la merci du moindre problème de santé = 62% des faillites personnelles en 2007 Source: drees n /2007

23 Système privé HMO-MCO Prestations de santé en contrepartie d'un prépaiement forfaitaire Consultation obligatoire des médecins/hôpitaux de la liste de la HMO 70 % des HMO-MCO : privées à but lucratif = Concurrence féroce Pratiques des professionnels de santé fixées par les HMO USA : 1er pays en fournisseurs de soins cotés en Bourse Plaintes en justice de patients en explosion : Accusent les HMO de refus de soins (Source : Alternatives Economiques n 176) Source : Melchior 2008 : Ressources pédagogiques pour les professeurs de sciences économiques et sociales

24 Dépenses de santé par personne des pays de l OCDE Montant des dépenses totales de santé dans les pays de l OCDE $ PPA par personne en 2008 Source : Eco-Santé OCDE 2010 calculé par la drees (département statistique du ministère de la Santé)

25 Dépenses de santé par source de financement Source : Eco-Santé OCDE 2007

26 Versement net des ménages Source : Eco-Santé OCDE 2009

27 France USA Espérance de vie à la naissance h/f 78/85 = 81 76/81 = 79 Quotient de mortalité infantojuvénile (pour 1000 naissances vivantes) Quotient de mortalité ans h/f (pour 1000 personnes) Dépenses totales consacrées à la santé par habitant ($ int., 2009) Dépenses totales consacrées à la santé en % du PIB (2009) Mortalité évitable par un recours adapté au système de soins (décès pour personnes) /54 = /78 = 106 3,934 7, Source: OMS 2009 d après l Observatoire Mondiale de la Santé

28 Exemple Système HMO Refus de couverture par les HMO : «denial health coverage» Antécédents souvent concernés : diabète, maladies cardiovasculaire, angor et GROSSESSE! (Source : Refus de soins et/ou de remboursement par les HMO : Cause : réponse opposable au formulaire d entrée HMO Ex. Case «non» cochée à la question «menstruation anormale ces 7 dernières années?» MAIS : «dysfunctional uterine bleeding» noté une fois dans son dossier médical (Source: Non remboursement du traitement chirurgical de sa tumeur gynécologique = $

29 Coût des soins sans assurance Johns Hopkins Hospital : Source : Vimo, 1ère compagnie de comparaison des prix de soins USA Coût d une dépression : $25,700 Coût d une angioplastie avec stent sur SCA ST- : $22,200 Sur 19 FAQ, 15 font référence aux assurances et modalités de paiement : Source :

30 Coût des soins sans assurance Grossesse à Miami en ère visite chez le gynécologue : 600 $ Analyses sanguines, frottis : 2500 $ "Package" suivi maternité : 3500 $ Échographie 2ème trimestre : 250 $ Accouchement : 2500 $ pour accouchement par voie basse, 3500 $ par césarienne Coût total supérieur à $ Source :

31 Plan I/ Article : Contexte et lecture II/ Tenants-aboutissants de la loi A) Fonctionnement actuel de la santé B) Conséquences générales de l article C) Parallèle Système de Santé USA : HMO et Mutuelles D) Parallèles historico-économiques : Vision globale 1) Historique : Industrie USA 19 ème siècle 2) Economique : Système bancaire III/ En pratique : Simulation dans nos spécialités IV/ Conflits d intérêt : Qui en pâtira? Qui en bénéficierait? V/ Conclusion : Avenir et actions à mener

32 D) Parallèle Historico-Économique Notion d oligopole : Faible nombre d offreurs pour nombreux clients ex. les télécoms Possibilité d ententes illicites sur les prix et prise en otage de la population pour imposer sa loi à l Etat Augmentation des prix au détriment du consommateur Problématique soulevée il y a plus de 100 ans et déjà tranchée en faveur d une régulation par l Etat

33 1) Industrie USA fin XIXe siècle Compagnie «Standard Oil» : Agissements anticoncurrentiels du groupe pétrolier Abus de position dominante Réponse de l État Américain à la constitution du monopole : Antitrust act de Sherman en 1890 (interdit les ententes illicites) Antitrust act de Clayton en 1914 (sanctionne les monopoles) Ouverture du droit de la concurrence moderne et démantèlement de Standard oil et American Tabacco en 1911 Libre concurrence et non asservissement des pouvoirs publics aux entreprises privés L État a décidé de réglementer

34 2) Système Bancaire 1. Déréglementation du système par l'état : Fusion banques de dépôts et banques d'investissements (loi bancaire du 24 janvier 1984 en France) Privatisation des banques (1ère vague 1986 sous Mitterrand) Fusion banques-assurances Déréglementation constante depuis 30 ans et spéculation sur toute forme d actifs (dettes souveraines, matières alimentaires etc.) 2. Concentration mécanique du secteur en oligopole Hypertrophie du secteur financier et structures «too big to fail» 3. Prise de risque par impossibilité de faire faillite = Aléa moral : Sauvetage bancaire en 2008 sans refonte du système Système figé avec retour en arrière impossible

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36 Système Bancaire Système hyperpuissant d entreprises privées : Dicte leur loi aux États Prise en otage de la population Conséquences visibles dans tous les journaux : États et populations payant l irresponsabilité de nos élus anciens ( 80s) et actuels (2008) Grèce, Italie, Irlande etc. Famines dans les populations vivants autour d entrepôts de blé Subordination de la politique économique au jugement des financiers Assujettissement des pouvoirs publics aux marchés financiers

37 Même raisonnement avec le Système de Santé? 1. Déréglementation : Négociation directe Mutuelles Praticiens 1ère étape de privatisation de la santé Court-circuit des syndicats et de la solidarité des praticiens Praticiens isolés mis en concurrence Proverbe latin : «Diviser pour mieux régner» 2. Concentration en réseaux de professionnels «too big to fail» avec agissements anticoncurrentiels : Mort des petites structures ou des professionnels indépendants 3. Système de santé mis sur le marché (HMO) et aléa moral Prise en otage de la population et retour en arrière impossible Application de la logique néolibérale de l'économie de marché dans le domaine de la santé

38 La recherche de profits devient de facto la pierre angulaire du système de santé à travers le poids des mutuelles

39 Plan I/ Article : Contexte et lecture II/ Tenants-aboutissants de la loi A) Fonctionnement actuel de la santé B) Conséquences générales de l article C) Parallèle Système de Santé USA : HMO et Mutuelles D) Parallèles historico-économiques : Vision globale 1) Historique : Industrie USA 19 ème siècle 2) Economique : Système bancaire III/ En pratique : Simulation dans nos spécialités IV/ Conflits d intérêt : Qui en pâtira? Qui en bénéficierait? V/ Conclusion : Avenir et actions à mener

40 III/ Simulation dans nos spécialités A) Biologie Médicale: Laboratoires de Biologie Médicale (LBM) B) Médecine générale C) Ophtalmologie

41 A) Biologie Médicale : Quelques chiffres 70%-80% des diagnostics basés sur des analyses biologiques Nécessité vitale du dialogue clinico - biologique 2% des dépenses courantes de santé (Source: Comptes nationaux de la santé, Drees) employés : (Source : Fédération Nationale des Syndicats d Internes Pharmacie) Secrétaires Techniciens Biologistes Bâtiment : création de laboratoires 89 en 2009 et 1 en 2011 (Source : Insee, Démographie des entreprises et des établissements - champ marchand non agricole, Créations d'entreprises) Industrie : automates analyseurs coûteux

42 Simulation : article Négociation tarifs des analyses : Mutuelle-Chaînes de laboratoires Tarifs impossibles pour les LBM de proximité 2. Ouverture de sites de prélèvements sans automates analyseurs : Zones pour l instant non contrôlées par ces grosses chaînes 3. Remboursement des assurés par les mutuelles : Prélèvement obligatoire dans ces sites «low cost» 4. Perte immédiate de patients dans les laboratoires indépendants 5. Fermeture des LBM n ayant pas de contrats Mort en 6 mois de 4000 LBM (et leurs employés) Survie des 4-5 plus grosses chaînes se répartissant le territoire

43 Biologie Médicale : Conséquences Marché oligopolistique dans les analyses : Prix majorés pour le «consommateur» = Le patient (cf. USA) Frein majeur dans la Recherche fondamentale Déserts médicaux : fermeture des LBM de proximité Perte de la notion d'urgence et dégradation de la qualité de soin : Prélèvement effectué à 50 km de l automate analyseur (transport?) Validation par un biologiste «presse-bouton» Rapidité et précision du résultat : Troponine Infarctus ; D-Dimères Embolie pulmonaire? Perte de chance INACCEPTABLE pour le patient (il ne sait d ailleurs pas que son prélèvement est envoyé )

44 Biologie Médicale : Conclusion Perte de emplois Réduction de l activité économique : chômage consommation Baisse de qualité des analyses Survie de quelques grands groupes de LBM français Bénéfices des grosses chaînes distribués à l étranger Ex. Biomnis détenu à 78% par Duke street en 2008 Ex. Unilabs (LBM Suisse implanté en France) par Capio à 98,13% Parti de l étranger

45 PAUSE 5 Minutes

46 B) Médecine Générale Colonne vertébrale du système de santé «Plaque tournante» Secteur 1 : Source : Consultation : 23 Euros (tarif au 1 er janvier 2011) 70% remboursé par l Assurance Maladie Obligatoire (AMO) Ticket modérateur : 6,60 Euros (+/- pris en charge par l AMC = Assurance Maladie Complémentaire) Même problématique

47 Médecine Générale Conformation aux conditions fixées par le réseau Mise au pas des réseaux gérés par les mutuelles Pratiques et tarifs fixés par les réseaux de soins Perte d autonomie dans l exercice de la médecine : Nécessité de défendre les pratiques et soins alloués Argumenter les prescriptions (déjà en cours ) Quota d actes à ne pas dépasser : Cf. USA Aucun praticien n exerçant seul : Cf. USA

48 C) Ophtalmologie Réseaux OCAM d opticiens : volume contre prix Prix moyen : 350 HT Charges moyennes : 250 HT Diminuer le prix pour l opticien = Diminuer le niveau de prestation Objectif des OCAM : contrôler l ensemble des prestations offertes L ophtalmologiste est un obstacle En 2005 : dépistage du glaucome chez 1000 clients par Santéclair But du dépistage : publicité et s assurer une légitimité dans la santé Exercice illégale de la médecine (EIM) Procédure lancée pour EIM : Gagnée en cassation Perdue devant la chambre d instruction Source : Président du syndicat SNOF

49 Résultat des OCAM dans l optique? Perte de la liberté du professionnel Clientèle captive adressée par l OCAM Professionnel sélectionné sur sa grille tarifaire Effort qualitatif pour garder les clients? Aucun Perte de la liberté de choix du produit Anti économique Marché non porteur des innovations technologiques Baisse de la qualité des produits délivrés Prix négocié sur choix limité «low cost» OCAM = Délégation de négociation d achat d un bien de consommation après prélèvement forfaitaire («la dime») Santé «low cost» Source : Président du syndicat SNOF

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51 Sécurité Sociale Ratios coûts de gestion / prestations gérées dans les CNS AMO AMC Coûts de gestion Prestations gérés Ratio frais de gestion /prestations 5,4 % 24,4 % Base des CNS (Centres Nationaux de Santé) de 2006 : 1 remboursée par AMC = Charge supérieure de 19 % (24,4-5,4) à l'amo Base de l ACAM (Autorité de Contrôle des Assurances et des Mutuelles) : Ratio frais de gestion / prestations AMC = 28,9 % Source : Cour des comptes d'après la DREES

52 OR : Entre 2001 et 2008 Transfert de charges AMO AMC : Augmentation de 27% Augmentation de cotisation/an AMC : 44% (382E 551E) Part des cotisations non redistribuées 37 à 107 euros (Source : UFC - Que Choisir) Rappel : AMC = complémentaire or remboursement actuel sur des pathologies et médicaments vitaux CCL : Conduite à tenir : Transfert AMC AMO et non privatisation

53 Plan I/ Article : Contexte et lecture II/ Tenants-aboutissants de la loi A) Fonctionnement actuel de la santé B) Conséquences générales de l article C) Parallèle Système de Santé USA : HMO et Mutuelles D) Parallèles historico-économiques : Vision globale 1) Historique : Industrie USA 19 ème siècle 2) Economique : Système bancaire III/ En pratique : Simulation dans nos spécialités IV/ Conflits d intérêt : Qui en pâtira? Qui en bénéficierait? V/ Conclusion : Avenir et actions à mener

54 Qui en pâtira? 1. Les Français : Santé plus chère et moins efficiente Cf. USA Laissés pour compte Cf. USA Pas de liberté de choix du praticien Réseaux HMO Déserts médicaux Concentration des réseaux de soins dans les zones «lucratives» Perte d emplois

55 Qui en pâtira? 2. L État : Mutuelles dictant leurs tarifs aux praticiens et à l État Prise en otage de la santé des Français Constitution d un oligopole et augmentation inéluctable du coût de la santé cf. USA Réduction de l activité économique s ajoutant à la crise actuelle Impôts du contribuable Français (SÉCU) reversés aux financiers étrangers : aspirateurs des caisses de l État

56 Qui en pâtira? 3. Les professionnels de santé : Mise au pas des réseaux gérés par les mutuelles Perte d indépendance : Tarifs Pratiques Concurrence entre confrères Absence d éthique et outrage au serment d Hippocrate

57 Qui en bénéficierait? 1. Les lobbies : Mutuelles et Assurances : Mutualité Française (voir communiqué de presse du 13/07/2011) Financiers étrangers : fonds de pension Investissements dans les établissements de santé français Drainent l impôt des Français à travers la «SÉCU» Source : Gros LBM Français : Labco, Biomnis, Cerba, Unilabs, Novescia etc. Cliniques privées

58 Qui en bénéficierait? 2. Les Politiques : Quelles rumeurs se répandent? Guillaume SARKOZY, frère du Président de la République : Délégué général de Malakoff Médéric Mutuelle Complémentaire Santé Xavier BERTRAND, ministre de la santé : À l origine de l amendement sur les mutuelles Assureur de formation Yves BUR, député UMP : Rapporteur de la loi et auteur de la première tentative en décembre 2010 Rumeurs pertinentes?

59 Guillaume SARKOZY : Délégué Général de Malakoff Médéric «MALAKOFF-MÉDÉRIC - Le frère de Sarkozy soupçonné de tirer profit de la réforme des retraites» Le Point 28/10/2010

60 Guillaume SARKOZY : Délégué Général de Malakoff Médéric Ouverture du marché de la Santé : 223 Milliards d euros (Source: Comptes nationaux de la santé, Drees ) Le point 28/10/2010 : «Guillaume Sarkozy, frère aîné du Président, assureur de son état, bénéficierait du soutien indirect de Nicolas pour croquer le gâteau de la retraite par capitalisation, selon le site Mediapart» «Cela pourrait être un parfait cas d'école pour la commission sur les conflits d intérêt» Polémique lancée à l AN par André Gérin le 26/10/2010 Malakoff Médéric : (Source : classement Argus de l Assurance 2008) n 1 de la protection sociale complémentaire n 2 de la retraite complémentaire n 3 en santé collective

61 Xavier BERTRAND : Ministre de la Santé et Assureur de formation Agent général d assurance ( ) (Source : site du ministère de la santé) À l origine de l amendement sur les mutuelles : Parts dans une société d assurance? Siège de conseiller négocié? Conflit d intérêt Simples allégations?

62 Plan I/ Article : Contexte et lecture II/ Tenants-aboutissants de la loi A) Fonctionnement actuel de la santé B) Conséquences générales de l article C) Parallèle Système de Santé USA : HMO et Mutuelles D) Parallèles historico-économiques : Vision globale 1) Historique : Industrie USA 19 ème siècle 2) Economique : Système bancaire III/ Conflits d intérêt : Qui en pâtira? Qui en bénéficierait? IV/ En pratique : Simulation pour nos spécialités V/ Conclusion : Avenir et actions à mener

63 V/ Conclusion Succès de la Santé française : Autonomie et liberté du corps médical Gratuité du coût des soins Demain : Guerre des prix : Groupes financiers / Praticiens libéraux indépendants Privatisation / financiarisation du système : plus cher et moins performant Mainmise des assurances sur la santé française remise en cause sournoise de la Sécurité sociale Les intérêts personnels dominent l'intérêt général

64 Que faire? Réaction immédiate et générale à chaque offensive législative Bloc commun de toutes les spécialités : Lettre manuscrite signée à nos élus députés et sénateurs Grève du corps médical Sensibilisation des syndicats régionaux / nationaux de chaque spécialité avant réintroduction de l article Prévenir les différents partis politiques et la population à travers les médias

65 La passivité des victimes encourage la férocité des bourreaux

66 Remerciements Co-internes de Biologie médicale de Strasbourg Famille Ami(e)s François Asselineau : Président de l UPR Et bien sûr Le SJBM (Syndicat des Jeunes Biologistes Médicaux) et son président Thomas Nenninger

67 Coordonnées personnelles Lionel Barrand : 1, rue de l Aimant, Strasbourg Tél :

68 Liens pour en savoir plus html 7407,00.html ssante/depsanteocde.htm 7:les-systemes-de-sante-quatre-modeles&catid=42:textes-a-lappui&Itemid=60

69 Liens pour en savoir plus TMLDisplay.cfm&ContentID= usa-de-faux-patients-pour-debusquer-les-refus-de-soins.php soupconne-de-tirer-profit-de-la-reforme-des-retraites _28.php d,834/itemid,/lang,fr/ ssante/consomedicaletotale.htm

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