PERSPECTIVES SECTORIELLES CAPITALE-NATIONALE

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1 PERSPECTIVES SECTORIELLES CAPITALE-NATIONALE Automne 2013

2 P a g e 1 Auteur Daniel Marois, économiste Service Canada Région de la Capitale-Nationale Téléphone : , poste 2120; Courriel : Mise en page Katalin Budai Photos Image modifiée, Denis Chabot, Le Québec en images, CCDMD Image modifiée, Gilles M. Deschênes, Le Québec en images, CCDMD Image modifiée, Martin Caron, Le Québec en images, CCDMD This publication is also available in English. Dans ce document, l usage exclusif du masculin pour désigner les personnes n a pour seul but que d alléger le texte. Le contenu de ce document découle d analyses réalisées par son auteur à partir de l information disponible au 12 avril Les points de vue exprimés dans ce document sont ceux de l auteur, et ne reflètent pas nécessairement ceux de Service Canada ou du gouvernement du Canada. Sa Majesté la Reine du chef du Canada

3 P a g e 2 TABLE DES MATIÈRES ACRONYMES... 3 LISTE DES TABLEAUX... 3 À PROPOS DES PERSPECTIVES SECTORIELLES... 4 SOMMAIRE... 4 NOTES MÉTHODOLOGIQUES... 7 ESTIMATIONS D EMPLOI... 7 REGROUPEMENTS INDUSTRIELS... 7 SECTION 1 : VUE D ENSEMBLE... 9 DESCRIPTION DU TERRITOIRE... 9 DÉMOGRAPHIE... 9 ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE INDICATEURS DU MARCHÉ DU TRAVAIL SECTION 2 : PERSPECTIVES SECTORIELLES STRUCTURE INDUSTRIELLE PERSPECTIVES SECTEUR PRIMAIRE INDUSTRIE DE LA CONSTRUCTION SECTEUR DE LA FABRICATION FABRICATION LIÉE À LA CONSOMMATION FABRICATION LIÉE AUX RESSOURCES FABRICATION LIÉE AUX INVESTISSEMENTS SECTEUR TERTIAIRE SERVICES À LA CONSOMMATION SERVICES À LA PRODUCTION SERVICES GOUVERNEMENTAUX ET PARAPUBLICS... 41

4 P a g e 3 Acronymes AAC... Agriculture et Agroalimentaire Canada CCQ... Commission de la construction du Québec CQCD... Conseil québécois du commerce de détail CRÉ... Conférence régionale des élus EDC... Exportations et développement Canada EPA... Enquête sur la population active de Statistique Canada FMI... Fond monétaire international ISQ... Institut de la statistique du Québec MPO... Ministère des Pêches et Océans Canada MRC... Municipalité régionale de comté OCDE... Organisation de coopération et de développement économique OMC... Organisation mondiale du commerce PIB... Produit intérieur brut PME... Petites et moyennes entreprises R & D... Recherche et développement RHDCC... Ministères des Ressources humaines et du développement des compétences Canada RMR... Région métropolitaine de recensement SCHL... Société canadienne d hypothèques et de logements SCIAN... Système de classification des industries de l Amérique du Nord SPPC... Système de projection des professions au Canada TCAM... Taux de croissance annuel moyen TE... Territoire équivalent (à une MRC) TI... Technologies de l information Liste des tableaux Tableau 1 Principaux indicateurs du marché du travail, Tableau 2 Répartition et perspectives de l'emploi selon certains regroupements industriels Tableau 3 Répartition et perspectives de l'emploi dans le secteur primaire Tableau 4 Répartition et perspectives de l'emploi dans le secteur de la fabrication liée à la consommation Tableau 5 Répartition et perspectives de l'emploi dans le secteur de la fabrication liée aux ressources Tableau 6 Répartition et perspectives de l'emploi dans le secteur de la fabrication liée aux investissements Tableau 7 Répartition et perspectives de l'emploi dans le secteur des services liés à la consommation Tableau 8 Répartition et perspectives de l'emploi dans le secteur des services liés à la production Tableau 9 Répartition et perspectives de l'emploi dans le secteur des services publics et parapublics

5 P a g e 4 À propos des perspectives sectorielles Tous les ans, Service Canada effectue des prévisions à moyen terme de l emploi selon les industries et les professions pour l ensemble du Québec et pour chacune de ses régions économiques. Les résultats de ces analyses sont publiés sous la forme d une série d études qui visent à donner un aperçu global de l évolution récente et des perspectives du marché du travail au Québec et dans ses différentes régions. Cette série de documents intéressera, nous l espérons, les personnes cherchant leur voie sur le marché du travail ainsi que celles qui les appuient dans cette démarche, que ce soit les parents, le personnel du milieu de l éducation ou les intervenants des services d aide à l emploi. Elle devrait également intéresser les entreprises et les associations d employeurs désireuses de cerner certains enjeux relatifs à la gestion des ressources humaines dans leur industrie. Le présent document comporte deux sections. La première partie dresse un portrait d ensemble du marché du travail de la région : y sont présentés un aperçu de l évolution économique et les principaux indicateurs du marché du travail. La deuxième partie traite des perspectives sectorielles sur la base de regroupements industriels définis dans le Système de classification des industries de l Amérique du Nord (SCIAN). Sommaire La région de la Capitale-Nationale occupe le troisième rang en termes du nombre d habitants au Québec après Montréal et la Montérégie. La population était estimée à environ personnes en 2011 par rapport à en 2006, soit une forte hausse de 6 % comparativement à 4,7 % au Québec. Comme les démographes ne voient plus de déclin de la population dans un avenir prévisible, le mouvement à la hausse de la population devrait continuer à tonifier l économie régionale. Le vieillissement de la population constituera cependant un phénomène important qui aura un impact significatif sur le marché du travail et sur la capacité de la région à combler les emplois disponibles. Le faible indice de remplacement de la main-d œuvre implique que la population en âge de travailler (20-64 ans) commencera à fléchir dès 2014 dans la région si aucun changement n intervient. Environnement économique La situation de la région demeure enviable sur le plan économique mais les années de forte croissance semblent être derrière elle, du moins à court terme. Plusieurs indicateurs (produit intérieur brut aux prix de base, le revenu disponible des ménages par habitant, les investissements régionaux et l emploi) ont progressé à un rythme supérieur à celui du Québec et de la plupart des autres régions au cours des dernières années. La tendance récente montre toutefois un ralentissement de cette cadence, de sorte que la performance de la région s est établie, tout au plus, dans la moyenne provinciale et même inférieure à celle-ci selon certains indicateurs. En dépit de la conjoncture économique plus difficile à l échelle mondiale, nationale et provinciale, la région de la Capitale-Nationale s en est plutôt bien tirée en 2012, et ce, même si le marché du travail a montré des signes de fatigue en cours d année. Malgré une baisse de régime au chapitre de l emploi, la création de postes (+1,6 %) au cours de la dernière année a permis à la région de prolonger son cycle de croissance et d atteindre un nouveau sommet à emplois. L emploi a progressé à un rythme plus élevé que celui de la majorité des autres régions du Québec et deux fois plus rapidement que celui de la province (+0,8 %). Les principaux indicateurs révèlent aussi que la Capitale-Nationale

6 P a g e 5 s est classée parmi les trois régions du Québec ayant les plus hauts taux d activité (68,2 %, 3 e rang), d emploi (64,3 %, 1 er rang) et de chômage (5,6 %, 2 e rang). Perspectives sectorielles À l instar du Québec, une croissance économique plus modérée est attendue pour la Capitale-Nationale au cours des prochaines années. Cette situation découlera d une diminution de la demande intérieure générée, d une part, par une plus faible progression du revenu disponible et, d autre part, par le relâchement des investissements privés et publics ainsi que l assainissement des finances publiques. De plus, le marché extérieur demeurera difficile pour les exportateurs locaux en raison de la faiblesse de l économie mondiale, de la valeur élevée du dollar canadien et de la timide reprise aux États-Unis. Par surcroît, les expéditions manufacturières régionales sont majoritairement destinées aux autres régions du Québec et à l Ontario, deux provinces qui afficheront peu de vigueur économique dans un avenir rapproché. Sur le plan de l emploi, on s attend à ce que le ralentissement de la croissance, amorcé l an dernier, se poursuive au cours de la période de prévision. La croissance économique devrait générer environ emplois supplémentaires, la grande majorité dans le secteur des services. Le taux de croissance annuel moyen de l emploi se situera à 0,9 % et correspondra à celui de la moyenne québécoise. Secteur primaire Le secteur primaire n occupe pas une large place dans la région de la Capitale-Nationale et ce, tant du côté de l emploi que de celui de la production. Au cours des prochaines années, nous anticipons une relative stabilité (+0,1 %) de l emploi dans la région. Le très léger fléchissement en agriculture sera compensé par une faible hausse dans l Industrie de l exploitation forestière et l industrie de l extraction minière. L industrie agricole doit relever plusieurs défis qui influenceront son potentiel de croissance dans les années à venir. Malgré certaines conditions favorables, l activité agricole demeure vulnérable. En conséquence, nos prévisions se dirigent vers une très faible diminution de l emploi. Bien qu en sortie de crise, l industrie forestière est toujours influencée par les effets négatifs de plusieurs facteurs, dont les baisses des possibilités forestières, la dépendance de l industrie aux activités de fabrication ainsi que les problématiques de relève. Les signaux divergents des indicateurs montrent que la reprise est timide et peu convaincante. On entrevoit cependant une embellie vers la fin de la période de prévision, entre autres, grâce à l amélioration de l économie américaine et de son secteur immobilier. De par sa composition, l industrie minière de la Capitale-Nationale réagit à la dynamique du secteur de la construction. La popularité croissante des matériaux nobles et la transformation de ceux-ci en produits finis stimulent la demande. Les perspectives de l industrie sont positives pour la prochaine période de prévision mais, compte tenu sa taille relativement petite, les gains d emplois seront modestes. Secteur secondaire Étant donné le niveau d activité déjà très élevé, la période triennale qui s amorce devrait être légèrement positive dans l industrie de la construction. La baisse du secteur résidentiel et le ralentissement des investissements en infrastructures seront compensés par la présence de grands chantiers et la poursuite des nombreux projets en cours dans la région. Toujours sous pression, le secteur manufacturier régional semble cependant en meilleure position pour éventuellement se relancer mais la convalescence sera longue. D ici à 2015, l industrie de la fabrication devra composer avec un environnement incertain et la volatilité de plusieurs coûts d exploitation. Elle sera également confrontée au double défi d une devise canadienne forte combinée à une concurrence mondiale accrue et à l incertitude économique. Pour les trois prochaines années, nous anticipons une faible croissance de l emploi. Les pertes nettes d emploi qui seront encaissées en début de période notamment dans les industries des pâtes et papiers, des produits chimiques, de l impression et des activités diverses de fabrication seront graduellement récupérées grâce à une reprise anticipée de l activité en 2014 et Les industries de la fabrication reliées à l investissement assureront la quasi-

7 P a g e 6 totalité de la progression de l emploi, alors que celles liées à la consommation et aux ressources demeureront sensiblement à leurs niveaux actuels. D ici à 2015, dans l ensemble de la fabrication, l emploi augmentera au rythme de 0,3 % par année. Secteur tertiaire Entre 2013 et 2015, le secteur des services sera responsable de la presque totalité de la croissance de l emploi régionale. La progression proviendra principalement des services à la production (1,4 %) suivis des services à la consommation (0,9 %) et des services gouvernementaux (0,6 %). Les services à la consommation bénéficieront de l accroissement de la population régionale et d un marché du travail positif. Par contre, la stagnation du pouvoir d achat provoquera un ralentissement de la croissance des dépenses de consommation. La concurrence, la saturation et la maturité des marchés dans plusieurs industries (commerce de détail, restauration, divertissement et loisirs) auront un impact significatif car elles limiteront les opportunités de croissance à l avenir. Le développement des services à la production sera ralenti par la faiblesse des dépenses en immobilisations, les entreprises hésitant à se lancer dans de nouveaux projets. La stratégie d assainissement des finances publiques des gouvernements aura aussi des conséquences sur les montants consacrés aux travaux d infrastructures et les sommes accordées à la recherche. Dans ce contexte, le relèvement de l emploi sera plus modeste que l historique de ce regroupement. Les services gouvernementaux et parapublics constituent toujours un moteur important de l économie régionale. Les dépenses de ce regroupement d industries sont élevées et génèrent un effet multiplicateur dans l économie de la Capitale-Nationale en procurant des occasions d affaires aux fournisseurs régionaux de biens et services. Le vieillissement de la population, son incidence sur les besoins en soins de santé ainsi que, dans une moindre mesure, les orientations politiques en matière d éducation soutiendront la croissance de l emploi dans ces secteurs d activité. Les budgets des différents paliers de gouvernement ont réaffirmé les mesures d assainissement déjà identifiées dans les budgets précédents afin de contrôler l évolution des dépenses. Dans l ensemble, le niveau d emploi des services gouvernementaux devrait croître faiblement (+0,6 %) sous l influence des services de soins de santé et d assistance sociale (+1,6 %) tandis que l on observera une faible croissance dans les services d enseignement (+0,3 %) et une légère descente de l emploi dans les administrations publiques (-0,5 %).

8 P a g e 7 Notes méthodologiques Estimations d emploi Les estimations d emploi par industrie sont basées sur les données de l Enquête sur la population active (EPA) de Statistique Canada. Ce choix a été motivé par le fait que l EPA constitue la seule source à la fois fiable et continue de l évolution de l emploi tant au Québec que dans les régions. Compte tenu que certaines industries présentent de faibles niveaux d emploi dans plusieurs régions économiques, d autres sources de données, principalement de nature administrative, ont parfois été utilisées pour pallier le manque de fiabilité de l EPA dans ces industries. De plus, des moyennes des trois dernières années (2010, 2011 et 2012) sont présentées dans les tableaux statistiques pour donner une indication plus fiable des niveaux d emploi. Lorsque le niveau d emploi est inférieur à 1 500, la donnée n est pas publiée. Les projections d emploi ont été établies pour une période de trois ans s étendant de 2013 à Elles ont été effectuées au cours de l hiver 2013 et sont le fruit d un travail de collaboration de l ensemble des économistes de Service Canada présents dans les régions du Québec. Nous tenons également à remercier l'équipe du Système de projection des professions au Canada (SPPC) sans laquelle nous ne disposerions pas de plusieurs des outils d analyse et de prévisions à la base de la présente étude. Regroupements industriels L analyse par industrie présentée dans ce document repose sur une agrégation basée sur le Système de classification des industries de l Amérique du Nord (SCIAN). Nous donnons ici un bref aperçu de la composition de chacun de ces groupes. Une définition précise des industries est disponible dans le SCIAN publié par Statistique Canada. Secteur primaire 11 Agriculture, foresterie, pêche et chasse 21 Extraction minière et extraction de pétrole et de gaz Secteur secondaire 23 Construction Secteur de la fabrication Secteur tertiaire 22 Services publics Secteur des services Les regroupements suivants peuvent également avoir été utilisés : Fabrication liée à la consommation 311 Fabrication d aliments 312 Fabrication de boissons et de produits du tabac 313 Usines de textiles 314 Usines de produits textiles 315 Fabrication de vêtements

9 P a g e Fabrication de produits en cuir et de produits analogues 323 Impression et activités connexes de soutien 337 Fabrication de meubles et de produits connexes 339 Activités diverses de fabrication Fabrication liée aux ressources 321 Fabrication de produits en bois 322 Fabrication du papier 324 Fabrication de produits du pétrole et du charbon 327 Fabrication de produits minéraux non métalliques 331 Première transformation des métaux Fabrication liée aux investissements 325 Fabrication de produits chimiques 326 Fabrication de produits en plastique et en caoutchouc 332 Fabrication de produits métalliques 333 Fabrication de machines 334 Fabrication de produits informatiques et électroniques 335 Fabrication de matériel, d appareils et de composants électriques 336 Fabrication de matériel de transport Services à la consommation Commerce de détail 51 Industrie de l information et industrie culturelle 71 Arts, spectacles et loisirs 72 Hébergement et services de restauration 81 Autres services, sauf les administrations publiques Services à la production 22 Services publics 41 Commerce de gros Transport et entreposage 52 Finance et assurances 53 Services immobiliers et services de location et de location à bail 54 Services professionnels, scientifiques et techniques 55 Gestion de sociétés et d entreprises 56 Services administratifs, services de soutien, services de gestion des déchets et services d assainissement Services gouvernementaux et parapublics 61 Services d enseignement 62 Soins de santé et assistance sociale 91 Administrations publiques

10 P a g e 9 Section 1 : Vue d ensemble Description du territoire La région de la Capitale-Nationale couvre une superficie de km 2. Elle est délimitée à l ouest par la région de la Mauricie, au nord par celle du Saguenay-Lac-Saint-Jean, à l est par celle de la Côte-Nord et au sud par le fleuve Saint-Laurent. Elle comprend, en plus de l agglomération de Québec (ville de Québec, L Ancienne-Lorette, Saint-Augustin-de-Desmaures), six municipalités régionales de comté, soit Charlevoix-Est, Charlevoix, La Côte-de-Beaupré, L île-d Orléans, La Jacques-Cartier et Portneuf. La population est concentrée à près de 80 % dans l agglomération de Québec. La ville de Québec, siège du gouvernement du Québec, où est regroupée la majorité des ministères provinciaux, y occupe une place prépondérante et façonne les caractéristiques de l économie régionale. Démographie L impact du choc démographique est atténué en partie par la forte hausse de la population entre 2006 et 2011 Selon les plus récentes estimations de Statistique Canada, la Capitale-Nationale est la troisième région en termes du nombre d habitants au Québec après Montréal et la Montérégie. La population était estimée à environ personnes en 2011 par rapport à en 2006, soit une forte hausse de 6 % comparativement à 4,7 % au Québec et l une des augmentations les plus élevées des régions du Québec. La croissance de la population s est accélérée depuis le début des années 2000 sous l influence du dynamisme économique régional. Les naissances, mais plus particulièrement la migration interrégionale et internationale nette, en raison d un marché du travail plus que favorable, expliquent cette élévation. Cet apport de population stimule la demande de biens et services et aide à combler, en partie, les besoins en main-d œuvre sans cesse grandissants dans la région. L arrivée d une nouvelle maind œuvre plus jeune permet aussi de ralentir le processus de vieillissement de la population régionale qui est l une des plus âgées au Québec. Les perspectives démographiques de l Institut de la Statistique du Québec (ISQ) indiquent que le choc démographique appréhendé et ses effets pervers sur l économie et le marché du travail semblent avoir été atténués en partie. Les démographes ne voient plus de déclin de la population dans un avenir prévisible. Le nombre de naissances a augmenté constamment depuis 10 ans pour atteindre un sommet à en 2011 (un nombre plus élevé que prévu) et le taux de natalité s est nettement accru depuis le début des années 2000 (même s il demeure inférieur à la moyenne du Québec). Pour la prochaine période quinquennale ( ), l ISQ estime que la population de la région de la Capitale-Nationale croîtra en moyenne de 0,5 % par année, un rythme légèrement inférieur à celui du Québec. En regard des statistiques récentes, il est toutefois permis d être plus optimiste quant aux perspectives démographiques régionales. Selon les prévisions de l ISQ, l évolution à moyen terme de la population s expliquera principalement par l augmentation de la migration interrégionale et internationale car l accroissement naturel sera en constante diminution alors que le bilan migratoire interprovincial demeurera négatif. Le mouvement à la hausse de la population devrait donc continuer à tonifier l économie régionale. Le vieillissement de la population constituera cependant un phénomène important qui aura un impact significatif sur le marché du travail et sur la capacité de la région à combler les emplois disponibles. Le faible indice de remplacement de la main-d œuvre implique en effet que la population en âge de travailler (20-64 ans) commencera à fléchir dès 2014 dans la région. Le solde migratoire interrégional, toujours positif, chez ce groupe d âge et le prolongement de la vie active au travail pourraient peut-être repousser cette échéance et atténuer les conséquences sur la disponibilité de la main-d œuvre. Mais cette tendance

11 P a g e 10 lourde de l évolution démographique est irréversible dans un avenir rapproché. Elle freinera éventuellement la croissance de l emploi et accentuera les difficultés de recrutement et de rétention de main-d œuvre qualifiée qui sévissent déjà dans plusieurs secteurs de l économie régionale. En plus, il est difficile de s attendre à ce qu une baisse du taux de chômage contribue de façon significative à la hausse de l emploi, car il est déjà très faible. Environnement économique Les impacts de la faible démographie québécoise seront plus marqués d ici quelques années Le Québec arrive au second rang des provinces canadiennes pour la population. Estimée à habitants au 1 er juillet 2012, elle représente environ 23 % du Canada. Cette proportion baisse depuis plus de 40 ans car la croissance démographique du Québec est moins rapide que celle du reste du Canada. L immigration compte pour plus de 60 % de la croissance de la population du Québec et l Institut de la statistique du Québec (ISQ) s attend à ce que l accroissement naturel devienne négatif d ici À partir de ce moment, seul un bilan migratoire positif assurera la croissance de la population. Cela peut sembler loin. Pourtant, les difficultés sont déjà présentes dans les marchés du travail du Québec. L adéquation de l offre et de la demande de main d œuvre n est déjà pas aisée à réaliser dans certaines industries et professions et elle le sera encore moins dans un contexte où il y aura contraction de l offre. La démographie freinera de plus en plus le potentiel de croissance du Québec au cours des cinq prochaines années. Les marchés du travail seront touchés par le manque grandissant de nouveaux arrivants pour combler les départs à la retraite et les besoins d une économie en développement. Selon notre estimation, la dynamique de la population âgée de 15 ans et plus deviendrait négative autour de Pour le groupe des personnes âgées de 20 à 64 ans, plus près de la réalité de la force de travail du Québec, le renversement de la dynamique s effectuerait autour de Le retrait massif de personnes du marché du travail fera perdre progressivement quelques dixièmes de point de pourcentage à chaque année au taux de chômage. Si rien d autre ne vient enrayer son cheminement, celui-ci pourrait même être inférieur à 6 % en Au cours de la même période, il y aurait un repli léger du taux d activité (de 64,9 % en 2012 jusqu à 63,7 % en 2016) tandis que le taux d emploi devrait demeurer aux environs de 60 %. La mondialisation a contribué à la propagation des impacts liés aux différents enjeux économiques La mondialisation a contribué à la propagation des impacts liés aux enjeux économiques. Dans un monde où l intégration de la production et des échanges commerciaux est aussi élevée, il est presque impossible de ne pas être touché par les difficultés d une autre économie. C est pourquoi plusieurs organisations internationales ont revu à la baisse les perspectives de croissance de l économie mondiale pour cette année. Selon le Fond monétaire international (FMI) et l Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), la «sortie» devrait se matérialiser après Cependant, la croissance demeurera faible en raison des impacts liés à la de réduction des dépenses de plusieurs gouvernements et à la prudence accrue de la part des entreprises et des individus. L Europe pourrait sortir de la récession en 2013 mais cela est plus probable en Les importantes mesures de réduction des dépenses ont désarçonné les marchés du travail. Ceux-ci éprouvent de grandes difficultés à progresser et offrent peu de possibilités aux chômeurs. On estime que la croissance économique et de l emploi serait affectée jusqu en Les économies émergentes continueront d enregistrer des taux de croissance élevés au cours des prochaines années. Cependant, la dynamique sera inférieure aux résultats des dernières années. Pour

12 P a g e 11 contrer la baisse des affaires sur les marchés extérieurs, plusieurs pays ont mis en place des mesures d atténuation. Aux États-Unis, l absence de consensus au sujet de la gestion de la dette a entraîné, au printemps, le déclanchement d une partie des mesures de contrôle des dépenses du gouvernement fédéral. Si le mécanisme est activé dans son ensemble, il risque de retrancher beaucoup de croissance au produit intérieur brut (PIB) américain, entrainant avec lui une partie de la croissance des économies canadienne et québécoise. Pour l instant, la croissance modérée de l économie américaine se poursuit. L accélération de la croissance en cours de 2013 fait consensus parmi les économistes : 2014 se présentera sous des jours meilleurs. Déjà, la hausse du nombre de mises en chantier aux États-Unis au cours des dernières années est un signe positif pour le Québec, notamment en regard des exportations de produits en bois. Au Canada, selon le consolidé des prévisions des principales institutions financières canadiennes (février 2013), on s attend à une croissance du PIB de 1,8 % en 2013 et de 2,5 % en Au cours des dernières années, on a observé un certain ralentissement du rythme de croissance en raison de la lente évolution du commerce mondial et de la réduction des dépenses des administrations publiques. Exportations et développement Canada (EDC) s attend à ce que la croissance des exportations se poursuive en 2013 sauf avec l Europe. Toujours selon le consolidé, au cours des deux prochaines années, la croissance d emploi sera modérée au Canada alors que le taux de chômage devrait se maintenir aux environs de 7,2 % en 2013 avant de diminuer par la suite avec l amélioration des conditions d affaires partout dans le monde. Au Québec, le consensus des principales institutions financières canadiennes place la croissance du PIB à 1,4 % en 2013 et à 2,0 % en Ces perspectives sont plus faibles que ce que le Québec a déjà connu. Parmi les causes, il y a le ralentissement du rythme de croissance des dépenses des ménages, les investissements privés qui ne génèrent pas autant d effet d entraînement sur l économie que par le passé, la lente croissance des exportations et l assainissement des finances publiques. Comme le potentiel de croissance du Québec réside en bonne partie dans l amélioration du commerce extérieur, nous nous attendons à quelques années de faible progression, autant au chapitre de l économie que celui de l emploi. Les prévisions à l exportation d EDC sont positives en ce qui a trait au secteur de la forêt, qui devrait bénéficier de l amélioration dans la construction résidentielle aux États- Unis, et aux biens de consommation, aussi vers les États-Unis. Mais la croissance sera contenue en raison d un ralentissement dans les biens industriels. La Capitale-Nationale La situation de la région demeure enviable mais les années de forte croissance semblent être derrière elle Les principaux indicateurs économiques révèlent que la situation de la région de la Capitale-Nationale demeure enviable mais les années de forte croissance semblent être derrière elle. Le produit intérieur brut aux prix de base (PIB) était estimé à près de 30,8 milliards de dollars en Au cours des dix dernières années ( ), le PIB de la région a affiché une croissance moyenne de 4,6 % comparativement à 3,8 % pour le Québec et l'une des plus élevées de l'ensemble des régions du Québec. Les deux dernières années indiquent cependant que la progression du PIB régional n a surpassé que très légèrement la moyenne provinciale et qu elle ne se situait plus dans le peloton de tête des régions du Québec à ce chapitre. L évolution du revenu disponible des ménages par habitant (RDMH) a suivi une tendance identique. En 2011, il s établissait à dollars, un niveau supérieur à celui de l ensemble du Québec et le cinquième plus élevé de toutes les régions. Toutefois, en 2010 et 2011, la croissance du RDMH a été inférieure à celle du Québec et s est établie dans le dernier tiers des régions.

13 P a g e 12 En 2012, les investissements régionaux étaient évalués à 6,8 milliards de dollars, le troisième plus élevé des régions administratives. La valeur des dépenses en immobilisations a augmenté d environ 56% au cours des cinq dernières années comparativement à la période quinquennale précédente, une progression deux fois plus élevée que celle du Québec. Après des années fastes entre 2006 et 2009, le rythme de croissance des investissements a fortement ralenti au cours des trois dernières années signalant ainsi un certain plafonnement. La progression de la valeur des investissements a été nettement inférieure à celle du Québec pour chacune des années de 2010 à 2012 et parmi les plus faibles de l ensemble des régions. La Capitale-Nationale n échappe pas non plus aux efforts de compressions exigés par le gouvernement du Québec. Les enveloppes dédiées aux organismes qui œuvrent au développement régional seront amputées. De plus, le ralentissement des dépenses en infrastructure du gouvernement provincial aura des impacts sur la mise en œuvre de quelques projets régionaux notamment en ce qui concerne certains travaux routiers. D autres défis attendent également la Capitale-Nationale : l accroissement des exportations, la diversification des marchés étrangers, l amélioration de la productivité, le développement de l entrepreneuriat et la disponibilité de la main-d œuvre. Québec n attire pas beaucoup d immigrants et de Canadiens, son pouvoir d attraction se limite aux personnes qui proviennent d ailleurs au Québec. Il s agit là de problèmes auxquels la région devra faire face afin de maintenir la vigueur de son économie. En dépit de ces observations, plusieurs éléments devraient continuer à favoriser l expansion de l économie de la région. Sa main-d œuvre scolarisée, ses nombreux centres de recherche et les bas coûts d implantation constituent des attraits pour inciter les entreprises à s y installer. La vigueur de son marché du travail, sa qualité de vie et sa richesse culturelle séduisent les travailleurs et contribuent à l amélioration du bilan migratoire interrégional et à l accroissement de la population. La valeur des projets de construction en cours témoigne aussi de la vitalité de l économie de la Capitale-Nationale. Indiquant la tendance à venir, la valeur des permis de bâtir montrait aussi une hausse de 9,4% en 2012 comparativement à 4,6% au Québec. Indicateurs du marché du travail La Capitale-Nationale s en est plutôt bien tirée malgré une performance plus retenue en 2012 En dépit de la conjoncture économique plus difficile à l échelle mondiale, nationale et provinciale, la région de la Capitale-Nationale s en est plutôt bien tirée en 2012, et ce, même si le marché du travail a montré des signes de fatigue en cours d année. Évoluant dans une économie ouverte, la région n a pu échapper complètement au ralentissement de l économie. La performance du marché du travail régional a donc été plus retenue qu au cours des dernières années. Le fléchissement de l emploi au deuxième semestre a, en effet, atténué la croissance annuelle de l emploi qui s est établie à 1,6% comparativement à 2,6% l an dernier. De plus, les gains nets d emplois ont été majoritairement constitués de postes à temps partiel et la population active a crû plus modestement (1,4% par rapport à 3,5%). Par contre, le nombre de chômeurs s est abaissé de quelques centaines (-400). La création de postes en 2012 a permis à la région de prolonger sa séquence de croissance et d atteindre un nouveau sommet avec emplois. Le secteur des services a concentré l ensemble des gains nets d emploi alors que le secteur de la production de biens a renoué avec les pertes nettes. Les principales industries qui ont vu leur niveau d emploi se redresser sont : l enseignement, l information, la culture et les loisirs ainsi que les services professionnels, scientifiques et techniques. Le ralentissement des dépenses des ménages a cependant porté ombrage aux services de consommation qui ont enregistré des pertes d emplois notamment dans le commerce, l hébergement et la restauration ainsi que les autres services. Du côté de la production de biens, les replis les plus importants ont été observés dans la construction et la fabrication qui tarde à se sortir d impasse. Malgré une baisse de régime en 2012 au chapitre de la création d emploi, la situation de la région de la Capitale-Nationale est demeurée enviable. L emploi a progressé à un rythme plus rapide que celui de la majorité des autres régions du Québec et deux fois plus élevé que celui de la province (0,8%). Les

14 P a g e 13 principaux indicateurs révèlent aussi qu elle s est classée parmi les trois meilleures régions du Québec en ce qui a trait au taux d activité (68,2%, 3 e ), d emploi (64,3%, 1 ère ) et de chômage (5,6%, 2 e ). Tableau 1 Principaux indicateurs du marché du travail, Région de la Capitale-Nationale Moyenne Population de 15 ans et plus (en milliers) 581,4 588,3 594,2 588,0 Population active (en milliers) 386,1 399,5 405,0 396,9 Emplois (en milliers) 366,6 376,1 382,1 374,9 Chômeurs (en milliers) 19,5 23,3 22,9 21,9 Taux d activité 66,4 % 67,9 % 68,2 % 67,5 % Taux de chômage 5,1 % 5,9 % 5,6 % 5,5 % Taux d emploi 63,1 % 63,9 % 64,3 % 63,8 % Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, données non désaisonnalisées Données compilées par Service Canada

15 P a g e 14 Section 2 : Perspectives sectorielles Structure industrielle La tertiarisation de l économie se poursuit. En 2012, 88% de l emploi était concentré dans ce secteur L économie de la région de la Capitale-Nationale repose essentiellement sur l industrie des services. Les services gouvernementaux et parapublics sont particulièrement présents. La notoriété de la région, basée sur ses attraits naturels, culturels et historiques fait en sorte que l industrie touristique y occupe une place prépondérante. Sa situation géographique la consacre aussi comme étant un carrefour stratégique pour le transport et le commerce. La dynamique de l économie régionale s est beaucoup diversifiée au fil des ans. Elle a évolué en s ajustant à la demande des consommateurs et des entreprises mais aussi en fonction des changements conjoncturels et structurels des industries. Elle s internationalise de plus en plus au moyen de l économie créative et innovante ce qui contribue à la croissance des services. Ce secteur, qui concentrait environ 82 % des emplois régionaux en 1987, a vu sa part relative croître à 88 % en La tertiarisation de l économie régionale s est réalisée principalement par l expansion des services à la production mais aussi sous l influence de l amenuisement du secteur de la fabrication et du secteur primaire. Le nombre d emplois liés à l activité manufacturière est en diminution constante depuis quelques années. Toujours selon les chiffres de 2012, la fabrication rassemblait à peine 6% de l emploi régional par rapport à 10% en L accélération des investissements publics et privés au cours des dernières années a permis d accroître la représentativité de l industrie de la construction. Les industries du secteur primaire regroupaient autour de 1 % de l emploi total dans la région. Perspectives Une croissance économique et de l emploi plus modérée est attendue pour les prochaines années À l instar du Québec, une croissance économique plus modérée est attendue pour la Capitale-Nationale aux cours des prochaines années. Plusieurs organismes estiment que la croissance du PIB réel de la RMR de Québec se situera autour de 2% en moyenne par année entre 2013 et 2015 ce qui constituera un ralentissement par rapport aux années antérieures. Cette situation découlera d une diminution de la demande intérieure générée, d une part, par une plus faible progression du revenu disponible et, d autre part, par le relâchement des investissements et l austérité budgétaire des gouvernements. De plus, le marché extérieur demeurera difficile pour les exportateurs locaux en raison de la faiblesse de l économie mondiale, de la valeur élevée du dollar canadien et de la timide reprise aux États-Unis. Par surcroît, les expéditions manufacturières régionales sont majoritairement destinées aux autres régions du Québec et à l Ontario, deux provinces qui afficheront peu de vigueur économique dans un avenir rapproché. L expansion plus faible de l industrie des services et de la construction influencera le rythme global de l accroissement de l emploi. Les difficultés persistantes du secteur manufacturier altèreront également la dynamique de la création d emploi à court terme. La stratégie de développement économique s appuiera sur la haute technologie, l innovation, la créativité et la culture. Pour les intervenants régionaux, la poursuite de la diversification économique implique aussi le développement de l esprit entrepreneurial. Les missions économiques ciblées se poursuivront afin d attirer des capitaux étrangers et des ressources humaines compétentes. La Ville de Québec orientera aussi son développement par l élaboration et la mise en œuvre de plusieurs plans particuliers d urbanisme dans différents secteurs géographiques de façon à optimiser leur expansion en fonction de leurs caractéristiques propres. Sur le plan de l emploi, on s attend à ce que le ralentissement de la

16 P a g e 15 croissance, amorcé l an dernier, se poursuive au cours de la période de prévision. La croissance économique devrait générer environ emplois supplémentaires, la grande majorité dans le secteur des services. Le taux de croissance annuel moyen de l emploi se situera à 0,9% et correspondra à celui de la moyenne québécoise. La plupart des secteurs industriels contribueront à l évolution positive du marché du travail. Les industries de la santé et des services sociaux, des services professionnels, scientifiques et techniques, des services aux entreprises ainsi que les industries du transport exerceront une influence prépondérante. Nous anticipons une croissance modérée dans les industries de l information, de la culture et des loisirs, de l hébergement et de la restauration et dans le commerce. La progression sera plus modeste dans la construction, la fabrication et l enseignement. Les administrations publiques maintiendront, quant à elles, leurs objectifs de décroissance des effectifs alors que le niveau d emploi du secteur primaire demeurera relativement stable. Tableau 2 Répartition et perspectives de l'emploi selon certains regroupements industriels Région de la Capitale-Nationale Niveau en milliers Moyenne Part de l emploi total Taux de croissance annuel moyen Au Régional Québec Régional Régional Au Québec Ensemble des industries 374,9 100,0 % 100,0 % 0,9 % 0,9 % Primaire 4,1 1,1 % 2,2 % 0,1 % 0,5 % Fabrication 24,1 6,4 % 12,5 % 0,3 % 0,6 % Construction 19,0 5,1 % 6,0 % 0,4 % 0,6 % Services 327,7 87,4 % 79,2 % 0,9 % 1,0 % Services à la consommation 99,9 26,7 % 27,2 % 0,9 % 1,0 % Services à la production 100,8 26,9 % 26,0 % 1,4 % 1,3 % Services gouvernementaux et parapublics 127,0 33,9 % 26,0 % 0,6 % 0,9 % Source : Service Canada, Région du Québec Estimations historiques basées sur l Enquête sur la population active de Statistique Canada Secteur primaire L activité agricole demeure vulnérable, la foresterie en sortie de crise mais toujours soumise à des facteurs négatifs Le secteur primaire n occupe pas une large place dans la région de la Capitale-Nationale et ce, tant du côté de l emploi que de celui de la production. La majorité des emplois est concentrée dans l industrie de la culture agricole et de l élevage ce qui se reflète aussi dans les niveaux de production. La tendance historique indique un lent repli de l'emploi induit par le déclin des industries agricoles et plus récemment par les difficultés de la foresterie et de l exploitation forestière. Au Québec, la production a évolué en dents de scie au cours des dernières années mais l année 2012 constituait une deuxième baisse consécutive en raison du recul de la production de la plupart des industries composant ce secteur. Les exportations ont augmenté considérablement depuis Cette hausse a été générée par des ventes accrues de l industrie de l extraction minière. Les investissements ont également été soutenus en raison du niveau élevé des dépenses en construction pour accroître la capacité de production du secteur minier, stimulé par les prix élevés des métaux. Les investissements seront toutefois en baisse en 2013 dû au repli des dépenses en immobilisations du secteur minier. Au cours des prochaines années, nous anticipons une relative stabilité (0,1%) de l emploi dans la région. Le très léger fléchissement de l emploi en agriculture sera compensé par une faible hausse dans les industries de l exploitation forestière et de l extraction minière.

17 P a g e 16 Tableau 3 Répartition et perspectives de l'emploi dans le secteur primaire Moyenne Taux de Niveau Part de l emploi Région de la Capitale-Nationale croissance en milliers total annuel moyen Au Au Régional Régional Régional Québec Québec Ensemble du secteur primaire 4,1 1,0 % 2,2 % 0,1 % 0,5 % Agriculture 2,7 0,7 % 1,4 % -0,2 % -0,2 % Source : Service Canada, Région du Québec Estimations historiques basées sur l Enquête sur la population active de Statistique Canada Agriculture : cultures agricoles, élevage et aquaculture Dans la Capitale-Nationale, l industrie agricole est caractérisée par la présence de nombreux petits établissements, 95% d entre eux ayant un effectif inférieur à vingt employés et 70% à moins de cinq. La production locale tend à se diversifier, elle n est plus centrée sur le secteur laitier mais s oriente également du côté des produits maraîchers et des fermes d élevages. La structure de l industrie et le type de production nécessitent principalement une main-d œuvre temporaire et à temps partiel. L industrie doit relever plusieurs défis. Le nombre d exploitations agricoles est en baisse depuis plusieurs années mais on assiste, en parallèle, à une consolidation de l industrie par l avènement de quelques entreprises de plus grande taille. Les problèmes de relève, dus aux coûts élevés d acquisition et d exploitation, sont exacerbés par la spéculation des terres et l augmentation des taxes foncières notamment dans la partie urbaine et périurbaine du territoire. La proximité du développement urbain exerce aussi une pression pour des demandes de dézonage agricole. L industrie est de plus en plus dépendante de la main-d œuvre étrangère en raison des problématiques de recrutement de travailleurs saisonniers en haute saison. La commercialisation et l accès aux produits dans les chaînes d alimentation constituent d autres contraintes pour les producteurs. Enfin, les négociations de l OMC et celles du libreéchange Canada-Europe présentent toujours une menace pour certaines productions. Ces divers éléments influenceront le potentiel de l industrie dans les années à venir. Par ailleurs, l essor des produits du terroir, l émergence de productions de niches, le développement de l agrotourisme et de l agriculture soutenue par la communauté, l accroissement des activités de transformation et de vente à la ferme ainsi que l instauration d identifications géographiques protégées favorisent le maintien des petites entreprises. Malgré certaines conditions favorables, l activité agricole demeure vulnérable. En conséquence nos prévisions se dirigent vers une très faible diminution de l emploi (-0,2%). Foresterie et exploitation forestière L industrie régionale de la foresterie et des exploitations forestières est composée majoritairement (67%) de très petits établissements (moins de cinq employés). De plus, leur nombre a fortement diminué entre 2000 et 2010 puisque près du quart des établissements a disparu. Cette industrie est importante pour plusieurs municipalités de la Côte-de-Beaupré, de Portneuf et de Charlevoix où elle génère des retombées économiques significatives. La crise du bois d œuvre, les difficultés des industries en aval ainsi que la réduction des superficies d exploitations ont provoqué une baisse de la rentabilité des opérations et conduit à une réduction des effectifs au fil des ans. La tendance historique révèle un déclin constant du niveau d emploi mais plus récemment on observe une légère remontée. Bien qu en sortie de crise, l industrie est toujours influencée par les effets négatifs de plusieurs facteurs dont les baisses des possibilités forestières, sa dépendance aux activités de fabrication ainsi que les problématiques de relève. À cela s ajoute l inquiétude quant à l abaissement potentiel des budgets gouvernementaux et son impact sur les travaux d aménagements forestiers. Les perspectives demeurent

18 P a g e 17 donc mitigées à court terme. Les signaux divergents des indicateurs montrent que la reprise est timide et peu convaincante. D ailleurs les investissements de l industrie en 2013 seront en baisse au Québec pour se retrouver à leur plus bas niveau en 15 ans. On entrevoit cependant une embellie vers la fin de la période de prévision grâce à l amélioration de l économie américaine et de son secteur immobilier. De plus, de nouveaux débouchés et la relance graduelle de l industrie des produits en bois sont de bon augure. La progression de l emploi sera ténue, soit de 0,3% par année. Extraction minière, exploitation en carrière et extraction de pétrole et de gaz L activité minière régionale est peu élevée et s appuie essentiellement sur l extraction de minéraux non métalliques (granite, calcaire, sable et gravier). Quelques sociétés d'exploration minière, gazière et pétrolière ont aussi leurs sièges sociaux ou des bureaux à Québec. L incertitude économique et le fléchissement des prix des ressources provoquent un essoufflement du secteur des mines et métaux alors que plusieurs projets sont mis en veilleuse. Le PIB de l industrie a d ailleurs fléchi pour une deuxième année de suite au Québec. De plus, les intentions d investissements seront en baisse à l échelle provinciale en La tendance de long terme demeure par contre favorable à l industrie. De par sa composition, l industrie minière de la Capitale-Nationale répond davantage à la dynamique du secteur de la construction qu à l évolution de la demande des métaux. La popularité croissante des matériaux nobles et la transformation de ceux-ci en produits finis stimulent la demande. Les perspectives de l industrie sont positives pour la prochaine période de prévision mais, compte tenu sa taille, les gains d emplois seront modestes. Industrie de la construction Ralentissement de la croissance dans la construction mais le niveau d activité demeurera élevé Le niveau d activité de l industrie de la construction a été soutenu au cours des dernières années et sa contribution à l économie régionale s est accrue considérablement. L emploi a suivi une tendance haussière en s élevant de 9,7 % par année au cours des cinq dernières années. L industrie de la construction employait en moyenne personnes dans la région de la Capitale-Nationale entre 2010 et 2012 ce qui représentait 5,1 % du total de l emploi. Au Québec, les perspectives provisoires de la Commission de la construction du Québec (CCQ) laissent entrevoir un possible repli de l activité en Cette contraction résulterait de l affaiblissement du secteur résidentiel généré par la baisse des mises en chantier et du ralentissement des travaux d infrastructures dû à la réduction des dépenses publiques. Le secteur industriel, de son côté, serait en pause en raison des hésitations quant à la mise en œuvre des projets dans le secteur minier et l industrie de la première transformation des métaux. Le secteur institutionnel et commercial pourrait aussi être affecté. Les difficultés budgétaires des gouvernements étant susceptibles de forcer la priorisation des projets et peut-être de repousser le lancement de certains d entre eux. Dans la région, la situation est un peu différente et la période triennale qui s amorce devrait être légèrement positive sur le plan de l emploi. Toutefois, compte tenu du niveau d activité déjà très élevé, la progression sera nettement plus modeste qu au cours des années antérieures. À l instar du Québec, le déclin de la construction résidentielle affectera le niveau d activité mais l impact sera cependant atténué par l environnement économique régional (croissance de l emploi et de la population) qui permettra de soutenir le secteur immobilier notamment du côté du marché locatif. De plus, le marché de la revente conservera son tonus ce qui favorisera les dépenses de rénovation. Celles-ci seront aussi stimulées par le vieillissement du parc immobilier et les besoins en aménagement des résidences en fonction du style de vie d une population qui gagne en âge. La valeur des permis de bâtir du secteur résidentiel était

19 P a g e 18 également à la hausse en 2012 pour se situer à plus de 1,1 milliard de dollars ce qui augure bien pour la prochaine année. Le recul anticipé par la baisse du secteur résidentiel et le ralentissement des investissements en infrastructures du gouvernement du Québec seront compensés à l échelle régionale par la présence de grands chantiers et la poursuite de nombreux projets en cours. Mentionnons entre autres, l intensification de la construction de l amphithéâtre (400 millions de dollars), la poursuite du développement du parc éolien de la Seigneurie de Beaupré (800 millions de dollars), l amorce de celui de Rivière-du-Moulin (800 millions de dollars), la modernisation de l aéroport (225 millions de dollars) et le début de l érection de l écoquartier d Estimauville (250 millions de dollars). Par ailleurs, la Ville de Québec prévoit aussi la continuité des projets majeurs ainsi que la construction de nouveaux équipements. La pérennité des infrastructures demeure une des priorités alors que la Ville y consacrera près de 630 millions de dollars sur les 1,6 milliards de dollars prévus au programme triennal des investissements En décembre 2012, la valeur des projets en activités dans la région était estimée à près de 5,2 milliards de dollars. En conséquence, le niveau d emploi de l industrie de la construction progressera au rythme de 0,4 % par année. Secteur de la fabrication La fabrication encore sous pression mais en meilleure position pour éventuellement se relancer Le secteur de la fabrication éprouve toujours des difficultés. Après un bref rebond en 2011, le fléchissement de l emploi et des investissements régionaux en 2012, jumelés au déclin de la production, des exportations et des livraisons québécoises au cours de la dernière année, indiquent que les problèmes de ce secteur ne sont pas terminés et qu ils pourraient même se poursuivre au début de la prochaine période de prévision. Depuis son sommet en 2006, l emploi manufacturier régional a diminué pour une cinquième fois en six ans pour se situer au même niveau qu au début des années Le volume d emplois de plusieurs industries est désormais très faible voire marginal par rapport à l emploi régional. Au fil des ans, la dynamique manufacturière régionale s est transformée sous l effet combiné de la conjoncture économique, des changements structurels des industries, de l évolution des chaînes de valeurs et du rééquilibrage des forces économiques entre les pays développés et émergents. En parallèle à sa transformation et afin d assurer sa pérennité, l industrie régionale de la fabrication a diversifié ses marchés et sa production en misant sur des créneaux spécifiques (niches), sur l innovation (produits à plus grande valeur ajoutée) et en accroissant les services qu elle offre à ses clients. Elle a également intensifié ses investissements en machines et équipement afin de rehausser sa productivité et ainsi améliorer sa compétitivité et sa rentabilité. Bien qu il soit toujours sous pression, le secteur manufacturier régional semble néanmoins en meilleure position aujourd hui pour éventuellement se relancer mais la convalescence sera longue. D ici à 2015, l industrie de la fabrication devra composer avec un environnement incertain et la volatilité de plusieurs coûts d exploitation. Elle sera également confrontée au double défi d une monnaie canadienne forte combinée à une concurrence mondiale accrue et à l incertitude économique. À court terme, d autres pertes d emplois sont prévisibles, notamment dans les industries des pâtes et papiers, des produits chimiques, de l impression et des activités diverses de fabrication. Toutefois, le relèvement progressif de l économie mondiale et nord-américaine devrait favoriser le rétablissement de certaines industries plus sensibles aux exportations. Le redressement ne sera cependant pas très marqué car les exportations des manufacturiers de la région semblent de plus en plus soumises à l évolution de la conjoncture économique canadienne et québécoise et de moins en moins influencées par l activité économique mondiale et américaine. En 2010, près des trois-quarts des revenus découlant des biens fabriqués dans la Capitale-Nationale étaient issus de ventes réalisées au Canada (dont 44,5 % au Québec, 15,4 % en Ontario) soit l une des plus fortes proportions de l ensemble des régions du Québec.

20 P a g e 19 À court terme, la faible croissance économique anticipée au Québec et en Ontario ne devrait pas stimuler fortement l activité manufacturière régionale. Pour les trois prochaines années, nous anticipons une faible croissance de l emploi. Les pertes nettes d emploi qui seront encaissées en début de période seront graduellement récupérées grâce à une reprise anticipée de l activité en 2014 et Les industries de la fabrication reliées à l investissement (0,8 %) assureront la quasi-totalité de la progression de l emploi alors que celles liées à la consommation (0,1 %) et aux ressources (-0,1 %) demeureront sensiblement à leurs niveaux actuels. D ici à 2015, dans l ensemble de la fabrication, l emploi augmentera au rythme de 0,3 % par année, un redressement qui sera inférieur à celui du Québec où une légère croissance est prévue (0,6 %). Fabrication liée à la consommation Le niveau d emploi se maintiendra grâce à la performance de l industrie des aliments et boissons Tableau 4 Répartition et perspectives de l'emploi dans le secteur de la fabrication liée à la consommation Région de la Capitale-Nationale Moyenne Taux de Niveau Part de l emploi croissance en milliers total annuel moyen Régional Régional Au Québec Régional Au Québec Ensemble du secteur de la fabrication 24,1 6,4 % 12,5 % 0,3 % 0,6 % Fabrication liée à la consommation 8,2 2,2 % 4,5 % 0,1 % 0,1 % Aliments, boissons et produits du tabac 3,6 1,0 % 2,0 % 0,6 % 0,6 % Meubles et produits connexes 1,7 0,4 % 0,7 % 0,0 % 0,2 % Source : Service Canada, Région du Québec Estimations historiques basées sur l Enquête sur la population active de Statistique Canada Cette catégorie manufacturière a suivi une pente descendante entre 2005 et 2011 alors que le niveau d emploi s est abaissé de 42 %. Le recul marqué de l emploi des dernières années a laissé place à une reprise en 2012 qui a été essentiellement générée par le relèvement de l emploi de l industrie des aliments. Les éléments structurels et conjoncturels qui ont mené au déclin et à la transformation de plusieurs industries composant ce regroupement sont toujours présents et ne permettront pas un renversement de tendance d ici À l'exception de l'industrie des aliments et boissons, les exportations des industries locales de ce segment manufacturier sont relativement peu élevées. Au cours des prochaines années, la croissance prévue dans la fabrication d aliments compensera tout au plus les pertes anticipées dans les industries de l impression et les activités diverses de fabrication alors que le niveau d emploi des autres industries demeurera relativement stable. Globalement, le volume d emploi du manufacturier à la consommation fera du surplace (0,1 %). Fabrication d aliments, de boissons et de produits du tabac L'industrie des aliments, de boissons et des produits du tabac est la plus importante du segment de la fabrication liée à la consommation. Entre 2010 et 2012, elle rassemblait environ 44 % du total de l emploi de ce regroupement dans la région de la Capitale-Nationale. Si les exportations québécoises suivent une pente ascendante depuis la dernière récession, la performance globale de l industrie est plus mitigée. En effet, la croissance du PIB s est atténuée constamment depuis 2009 pour devenir négative en Les livraisons ont aussi chuté au cours de la dernière année et on anticipe un repli des investissements en 2013 au Québec. De plus, certains

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