Feuillet de liaison n 004 Spécial Mbuye Mars avril Qu est-ce que Mbuye? p Background du projet p 3

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1 Burundi Leadership Training Program, a.s.b.l. Chaussée Prince Louis Rwagasore n 78 B.P Bujumbura Tél.-fax : (257) Feuillet de liaison n 004 Spécial Mbuye Mars avril 2005 Sommaire 1. Qu est-ce que Mbuye? p 2 2. Background du projet p 3 3. Bénéficiaires du projet de formation p 4 4. Approche Delta : approche participative de mobilisation de la communauté...p 4 5. Eléments du contenu de la première phase de formation......p 6 6. Quelques images... p7 7. Intérêts des participants pour le projet de formation..p Innovations du projet de formation. p Remerciements et appel aux membres de la famille BLTP... p 12

2 Qu est-ce que Mbuye? Mbuye est une des 5 communes de la province Muramvya. Elle a une superficie de 128 km2 et compte une population de plus ou moins habitants. Elle est frontalière à la commune Rango de la province de Kayanza, aux communes Bukeye, Muramvya et Rutegama de la province Muramvya et à la commune Mutaho de la province Gitega. Mbuye est l une des communes du pays qui souffre encore aujourd hui des séquelles de la crise qui a frappé notre pays. Le gros et le petit bétail ont été décimés. Les terres cultivables sont devenues très rares et infertiles. La population connaît une économie de subsistance sans épargne et une forte densité humaine. Le taux de scolarisation a fortement baissé. Les hutu, les tutsi et les twa se sont entredéchirés. Heureusement, la commune se reconstruit petit à petit. Visiblement les leaders locaux, en l occurrence les chefs de colline, ne sont pas assez formés et informés pour inciter les populations dont ils sont responsables à croire qu elles peuvent sortir un jour des conditions dans lesquelles elles vivent aujourd hui comme l habitat indécent, la mauvaise alimentation, la corruption, la violation des droits de la personne humaine etc. Pour le BLTP, Mbuye fait référence au projet de formation des leaders locaux à l auto- promotion. Ce projet consiste à former des encadreurs de l auto- promotion communautaire qui vont, à leur tour, promouvoir le développement intégral et durable à partir de la base. Le vocable «Mbuye» renvoie donc aux populations bénéficiaires des activités du projet qui par effet multiplicateur pourront prendre des initiatives allant dans le sens de se développer elles-mêmes et de faire rayonner le projet sur toutes les collines de la commune, avec possibilité d étendre l influence sur les communes avoisinantes. Rappelons que dans notre dernier bulletin, nous projetions pour mars 2005 le lancement officiel de ce projet de formation à l auto-promotion communautaire. Chose promise, chose faite. En effet, le 14 mars 2005, aux côtés du représentant du BLTP et de l administrateur communal de Mbuye, Monsieur Sylvain Nzigamiye, Gouverneur de la province de Muramvya a procédé à l ouverture officielle des travaux dudit projet. Ces cérémonies se sont déroulées dans les locaux de la paroisse Kivoga située à quelques pas du chef-lieu de la commune Mbuye. En ouvrant ces travaux, Monsieur Nzigamiye a dit d emblée qu il accueillait favorablement ce projet. Il a exprimé toute sa reconnaissance à l endroit des personnes qui ont conçu le projet et a vivement remercié les organisateurs de la formation d avoir penser à Mbuye comme commune d expérimentation du projet. Après avoir prodiguer des conseils aux participants, il a émit le souhait de voir ce projet réussir à Mbuye pour pouvoir s étendre à d autres communes du pays. Il a promit de faire tout ce qui est à son pouvoir pour que le projet réussisse effectivement à la grande satisfaction des organisateurs, des participants et de toute la communauté de base de Mbuye. 2

3 Contexte du projet de formation A l origine, le but du BLTP était de bâtir un réseau durable de leaders-clés capables de travailler ensemble au-delà de toutes les formes de division ethnique et politique, de guider la transformation institutionnelle requise à la fois par la reconstruction économique du Burundi et par la paix durable. Beaucoup de leaders formés dans ce cadre sont témoins des changements qui se sont réalisés à la fois sur le plan individuel que sur le plan des relations interpersonnelles des membres du réseau BLTP. Nantis d outils de communication efficace et de négociation, les membres de ce réseau BLTP allaient être invités dans la suite à créer et à gérer de petits projets susceptibles d être exécutés pour contribuer à la reconstruction du pays. Il va alors de soi que le projet de formation à l auto-promotion communautaire initié en commune Mbuye s inscrit dans la ligne droite des activités du BLTP. Il est aujourd hui en cours d exécution grâce au financement du «National Endowment for Democracy», NED en sigle, accordé au BLTP à qui revient la tâche de conduire le projet sur les plans administratif et financier. Quelques responsables de la famille BLTP se sont proposés de contribuer à relever le défi de la pauvreté en initiant un projet de formation destiné aux chefs locaux. Ceuxci vont, à leur tour, entraîner leur communauté de base dans une dynamique de croissance économique et sociale. Pour ces dirigeants locaux, les directeurs du BLTP ont ainsi conçu un projet de formation à l auto- promotion communautaire. Les objectifs globaux de ce projet se ramènent à former pour les milieux de base des catalyseurs d un développement intégral, juste et durable, à éveiller et renforcer les capacités des communautés de base, à améliorer leurs conditions de vie socioéconomiques, et enfin à long terme, à changer la situation de pauvreté dans laquelle sont plongées ces communautés de base. La formation se déroule en trois phases de 10 jours pour une trentaine de leaders locaux identifiés. A chaque phase correspond un module de formation. Sélectionnés du menu de formation DELTA, ces modules ont le contenu suivant : Module 1 : Prise de conscience du développement juste et durable - vision du développement intégral - éducation des adultes et alphabétisation - écoute de la communauté - exploitation de thèmes générateurs et codes Module 2 : Transformation socio - économique et environnementale - analyse des réalités socio- économiques de Mbuye - analyse de la dynamique de groupes - promotion du leadership et de participation - protection et rentabilisation du milieu socio-économique et environnemental 3

4 Module 3 : Nouvelles formes de gestion et de supervision - conception, élaboration et gestion d un projet - identification des niveaux de prise de décision - formulation de réponses à la pauvreté - administration et management de projets - supervision de projets Après avoir bien compris et assimilé ces modules, les lauréats formés vont ensuite à leur tour d appliquer et de vulgariser au niveau local les acquis de la formation. Ils entraînent ainsi les collectivités locales de développer elles-mêmes des réponses aux nombreux défis qui leur sont posés dont celui de l auto - prise en charge sans devoir nécessairement attendre que l ordre vienne de l autorité administrative. Il est pourtant clair que ce projet a un impact évident sur les bénéficiaires directs (lauréats euxmêmes) et indirects (leurs ménages et toute la communauté environnante). Bénéficiaires du projet de formation La formation est assurée par Monsieur Rémy Nahimana et Madame Juliette Kavabuha (en remplacement de Térence Nahimana empêché à la dernière minute), tous deux membres de la famille BLTP, en collaboration avec Monsieur Emmanuel Manwangu en sa qualité de praticien de la méthode DELTA. Au total 38 participants, tous habitants de la commune Mbuye bénéficient de la formation. Parmi eux se trouvent 26 chefs de collines (car la commune a effectivement 26 collines de recensement), 9 femmes et 3 catéchistes choisissent leur implication dans la formation des jeunes du secteur non formel. Pour être retenu, chaque participant devait répondre aux critères suivants : être ressortissant de la commune Mbuye, savoir lire et écrire, être disponible pour suivre sans interruption toute les phases de la formation et être disposé à appliquer les acquis de la formation. Les chefs de colline ont été privilégiés par rapport aux chefs de zone et aux chefs de secteurs parce qu ils sont plus proche de la population que ces derniers. De plus, au niveau de l administration de la colline, les chefs de colline se révèlent plus stables que les chefs de secteurs. Approche Delta : approche participative de mobilisation de la communauté La méthode utilisée au cours de la formation est la méthode dite «DELTA», (Development, Education, and Leadership Teams in Action) qui revient au concept français d Education au Développement et d Equipes d Animation en Action. Cette méthode est également appelée méthode d éducation au développement communautaire, étant entendu que le développement consiste à «former des 4

5 personnes afin qu elles puissent construire leur propre avenir et décider elles- mêmes de ce qu elles doivent faire» 1 Paolo Freire, initiateur de l expérience de l alphabétisation conscientisable en Amérique latine est l un des précurseurs de cette méthode. Le programme de cette méthode est bâti sur ses idées dont l essentiel est la sensibilisation aux problèmes, la relation directe entre la motivation à agir, l importance d amener les participants à se sentir concernés concrètement et à choisir eux- mêmes le contenu de leur formation plutôt que d avoir des «experts» pour leur formuler des programmes d études, le fait que toute libération et développement réels doivent émerger de la base elle- même. 2 L expérience de Paolo Freire constitue en elle- même une méthode de mobilisation communautaire. Elle est le berceau de ce processus qui veut former pour transformer, source du programme de formation Delta lancé au Kenya depuis 1974 par Anne HOPE et Sally TIMMEL, deux membres du Mouvement International et Œcuménique des Femmes Engagées. Dans la suite, des programmes similaires ont été développés dans d autres pays comme la Tanzanie, l Ouganda, la Zambie, le Nigeria, le Zimbabwe etc. Former qui, pour transformer qui ou quoi? Il s agit de former des leaders pour diverses communautés d une société donnée. Ces catalyseurs sociaux aident la communauté à prendre en main sa destinée, après voir appris à vaincre l apathie, la myopie sociale, le fatalisme, et le désespoir, qui envahissent les groupes lorsqu ils essayent de voir la réalité en face. La formation vise une vision commune d une transformation vers une société démocratique, juste et prospère. Transformer qui ou quoi? Le défi à relever consiste à mettre fin aux conditions inhumaines dans lesquelles centaines de millions de personnes vivent, afin d instaurer des meilleures conditions de vie. Pour y parvenir, il faut : a) Comprendre les causes des problèmes structurels qui engendrent beaucoup de souffrances b) Apprendre les alternatives communautaires pratiques permettant d améliorer rapidement les conditions de vie des gens comme par exemple: - développer des projets générateurs de revenus - développer de petites entreprises - la construction de logement à bon marché - organiser des soins de santé primaires - planifier des programmes d alphabétisation fonctionnels rapides, etc 1 Hope Anne et Timmel Sally,Former pour transformer, livre I p.25 2 Lire à ce propos Hope Anne et Timmel Sally, op.cit p.15 5

6 c) Transformer les organisations et les institutions en appliquant des principes démocratiques qui tiennent compte des problèmes de ségrégation sexuelle, régionale, ethnique, économique, politique etc. d) Promouvoir une attitude de co-responsabilité parmi les fonctionnaires du secteur public afin d éviter la corruption et l abus des fonds publics. e) Développer des liens entre les organisations pour lesquelles la satisfaction des besoins humains est une priorité, et de constituer des réseaux internationaux. Notre terre est devenue comme un village où tous les habitants sont des alliés potentiels. Mais à cause de nos propres souffrances, nous n avons pas encore trouvé le moyen de transcender nos différences culturelles et historiques, afin de nous soutenir les uns et les autres. f) Prendre soin de nous- mêmes et les uns des autres. Nous ne pouvons pas aimer notre prochain comme nous- mêmes si nous n aimons pas la personne que nous sommes. Nous ne pourrons pas continuer à aider les autres à satisfaire leurs besoins fondamentaux si nous- mêmes sommes épuisés et que nos propres besoins ne sont pas satisfaits. 3 Eléments du contenu de la première phase de formation L objectif de la première phase de formation qui s est déroulée du 14 au 24 mars 2005 est d éveiller la conscience des bénéficiaires sur le concept de développement intégral et durable ainsi que sur les défis du développement bien pensé. Pour cette raison, l essentiel du temps de la formation a été consacré à la réflexion sur ce concept de développement. Autant la référence est faite aux expériences personnelles des participants, autant des renvois aux expériences d ailleurs, surtout en Afrique, sont faits. Les textes de réflexion présentés aux participants servent toujours de prétextes pour discuter des enjeux importants de développement, le point d ancrage étant chaque fois les expériences personnelles des leaders locaux. Dans cette perspective, le rapprochement constant du contenu du texte lu avec la réalité vécue sur les collines présente l avantage de ne pas les éloigner de leur milieu de vie. Tant il est vrai, en effet, que l exercice de réflexion se termine toujours par l identification des proverbes rundi 4 qui illustrent les idées majeures dégagées. Quand le besoin se fait sentir, cette étape leur offre l opportunité d être critique vis-àvis des proverbes ou d autres données de la culture qui sont susceptibles de ralentir ou de bloquer le développement.ils sont alors nuancés ou carrément corrigés. Cette démarche paraît appropriée puisque le développement enseigné s adresse à des personnes qui baignent dans une culture donnée, la culture burundaise, étant entendu que la culture doit être un adjuvant du développement au lieu d en constituer un frein. 3 Hope (A) et Timmel(s), op.cit p.8 4 Rundi désigne le Kirundi, langue nationale du Burundi 6

7 Outre les séances de réflexion et de partage, l acquisition des éléments du développement passe également par des exercices de simulation et par des travaux pratiques en groupes dans une moindre mesure au courant de cette phase du projet. Mais dans tout ce processus, il est agréable de constater que le contenu de la formation se construit au fil des jours grâce à la lumière d un thème central qui soustend les activités de chaque journée. Les différents thèmes centraux sont libellés sous forme de proverbe pour permettre aux participants de continuer à être bien situé dans leur culture, même en parlant de développement. Cette participation de tous répond à l exigence de la méthode DELTA, méthode véritablement participative. Le rôle des animateurs de la formation se confine dans celui de susciter les échanges, diriger les débats, orienter les réflexions, bref un rôle de faciliter simplement le processus d apprentissage des éléments du développement intégral de la personne. Quelques images Le Gouverneur de Province Muramvya, Monsieur Nzigamiye Sylvain (au milieu) lançant officiellement le projet de formation à l autopromotion communautaire, à Mbuye 7

8 Un des facilitateurs au cours des échanges 8

9 Les participants au cours de l application d une nouvelle méthode anti-érosive Des participants pendant un entretien 9

10 Intérêts des participants pour le projet de formation Il était impressionnant de voir comment les participants essaient d être ponctuels en dépit du froid et de la pluie du matin et de la distance qui sépare leurs habitations du lieu de formation alors que pour eux le temps est naturellement élastique : une heure donnée est facilement prolongée. La surprenante ponctualité des participants au début de la deuxième semaine affirme l idée que les gens n ont pas toujours la notion du temps. Tout est donc question d éducation. L intérêt des participants pour l atelier se dégage de certains de leurs propos propres comme ceux-ci : - «Nous nous habituons à apprendre..» - «Les travaux de groupes nous aident à fixer les enseignements donnés» - «J ai apprécié la référence aux proverbes» Ils ont manifesté aussi de l intérêt pour la nouvelle méthode anti-érosive. En témoignent les déclarations ou faits suivants : - Ils posent beaucoup de questions à l encadreur de l activité - Certains prennent des notes pendant la démonstration - Un catéchiste déclare qu il enseignera la méthode à ses élèves - «Chez moi à Saga où il y a des pentes raides, j ai intérêt de le faire (pratiquer la méthode de la terrasse radicale)» 10

11 Innovations du projet de formation Le forum d échanges aura été effectivement un espace d expression libre. La participation spontanée des femmes est surprenante parce qu elle est contraire aux habitudes culturelles des femmes placées au sein d un groupe d hommes. Quand il le faut, elles n hésitent pas à interrompre le l organisateur pour une question de clarification, un partage d expériences ou simplement pour exprimer leurs satisfactions vis-à-vis de la session de formation comme dans les exemples ci-après : o «Ces enseignements nous ouvrent l esprit» o «Vous nous avez appris à nous développer.je n ai donc pas le courage de continuer à tendre la main» o «Cette formation nous a libérés» o «Nous devrions penser et réaliser un projet au niveau d un petit noyau de ceux qui ont suivi la formation avant même d entreprendre quelque chose d individuel» La session de formation est un lieu de recherche linguistique parce que les facilitateurs ont aidé les participants à créer de nouveaux termes en kirundi pour traduire certains concepts non courants. La distribution des rôles aux participants considérés comme membres d une même communauté concourt à la responsabilisation future pendant l exécution collective des travaux. Autant le cumul des fonctions n est pas bon, autant croiser les bras pour laisser travailler les autres n est pas non plus recommandable. Envisager cette dynamique de relations revêt une importance particulière surtout dans la perspective du développement qui se veut communautaire. Ces rôles sont notamment le réglementaire, les procès-verbalistes, le chargé de briser la glace, le chargé de la discipline etc. Le développement est envisagé dans une perspective communautaire. C est pourquoi les mêmes attentes sont exprimées en intégrant ce principe. L emploi de post-it remis à tous les participants est un moyen de s assurer de la participation de tous. Le retour constant sur les proverbes au moment de la réflexion et du partage sur base des textes permet de ne pas extraire les participants de leur milieu culturel. Parfois des nuances sont apportées à certains proverbes pour être modernisés au niveau de leur contenu et adaptés au contexte du développement. La première phase de formation aura été une véritable école des valeurs démocratiques, en l occurrence la jouissance de la liberté d expression comme cela ressort des attitudes et comportements retenus pour le bon déroulement de la formation :se considérer comme égal au niveau des idées, exprimer librement ses idées et dans le respect mutuel. L indépendance et la liberté sont des valeurs démocratiques à promouvoir surtout chez des gens habitués à recevoir des ordres ses supérieurs hiérarchiques même pour 11

12 des choses qui les concernent. Les populations ont en effet besoin de participer à l édification de leur propre société. Le projet contribue à donner la parole aux sans voix puisqu un des participant n hésite pas de dire péremptoirement que «n iyo umuntu afise ijwi ryokwumvikanira he?»ceci pour dire que même si quelqu un aurait une idée à exprimer où le ferait- il? La session de formation offre aux participants l occasion d être critique à l endroit des intellectuels par rapport à leur responsabilité dans la crise burundaise. Un d eux accuse ouvertement les intellectuels en ces termes :»Vous les intellectuels, vous avez entraîné à la mort les petits gens.vous avez été égoïstes». Mais en même temps, il déplore qu à leur tour, les petits gens ont aveuglément agi. «On n a pas toujours réfléchi avant de poser nos actes» Le BLTPa pensé déjà à certaines stratégies pour pérenniser les acquis de Mbuye. C est le cas notamment de la création d une antenne locale du projet à Mbuye. Celleci servira de relais entre le BLTP et le animateurs formés nous avons cité les lauréats. Il est bon de créer un cadre d échanges permanent entre les lauréats de la formation afin de leur permettre de se rencontrer régulièrement pour échanger sur leurs expériences ou pour actualiser leurs projets. Il est souhaitable que le BLTP puisse appuyer et soutenir les activités ou les projets divers nés de l initiative des leaders formés ou tout simplement nés de la base sur les collines sur l initiative de quelques ménages par effet multiplicateur ou par sensibilisation accrue. Remerciements et appel aux membres de la famille BLTP Chers amis, Nous remercions les amis du BLTP qui nous font part de leurs impressions sur les enseignements reçus dans le cadre des formations suivies. Nous voudrions redire à vous tous nos lecteurs que ce feuillet de liaison est le vôtre. Aidez nous à l alimenter en nous communiquant de vos nouvelles et des expériences que vous continuez à acquérir grâce à l application des outils acquis pendant les différentes sessions de formation. Ce sera une des multiples façons de consolider le réseau des leaders formés dans le cadre du programme de formation du Burundi Leadership Training Program. La rédaction 12

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