Réapprendre à manger?

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Réapprendre à manger?"

Transcription

1 L édito Par Jean-Louis Servan-Schreiber Réapprendre à manger? Manger n est peut-être plus le plaisir intense de notre vie, mais c est bien le plus fréquent. On ne fait pas l amour trois fois par jour de sa naissance à sa mort. Et quand le coup de rein se fait rare, il reste toujours le coup de fourchette. Nos ancêtres, pas si lointains, savaient en se réveillant le matin que leur priorité était de se nourrir, eux et les leurs. Aujourd hui, il ne s agit plus de trouver des victuailles, mais d y échapper. Elles nous guettent à tous les coins de rues, ou à chaque rencontre. Après le «je pense donc que je suis» de Descartes, la pensée philosophique de l époque devient le «on est foutus, on mange trop» de Souchon. Et à notre culpabilité de manger trop s ajoute maintenant celle de manger mal. On finit par se demander si porter notre cuillère à sa bouche ne relève pas d une conduite à risque. Le doute plante : qu est-ce qui est bénéfique ou nocif, sain ou toxique, bien ou mal? De nécessité alimentaire, manger est devenu un dilemme moral. On juge l autre à son comportement à table «il s est resservi de la mousse au chocolat» - ou à son tour de taille. Chacun d entre nous vit une forme d incertitude alimentaire. On n est plus sûrs de rien, ni de ce qu il faut manger pour être en bonne santé, ni des proportions, ni même de ce qui nous fait plaisir. Et si, par exemple, moins manger était une forme d épicurisme? Chacun de nous peut en effet constater que les trois ou quatre premières bouchées d un mets réussi sont délicieuses. Au-delà, l intensité des saveurs s atténue souvent. Épicure professait que l excès d un plaisir pouvait mener à la souffrance. Manger moins pourrait nous garder en bonne santé et même faire de nous des philosophes. Ce numéro spécial a été conçu avec la collaboration de Thierry Marx, qui, aux commandes de la cuisine du relais château de Cordeillan-Bages (dans le Bordelais), a été élu meilleur chef de l année Nous espérons qu il vous aidera à vous y retrouver dans la vague des informations contradictoires et des injonctions péremptoires.

2 Se nourrir est à la fois un besoin et un plaisir naturels. Ce serait dommage que nous finissions par le vivre comme un problème. Réapprenons cet art pour mieux vivre. 1. apprendre à manger juste Comment concilier plaisir et santé, sans renoncer à la gourmandise ni céder à la tyrannie de contrôle permanant? Manger juste, cela signifie tout simplement retrouver notre bon sens alimentaire Sommaire 3 N ayez pas peur de manger! 7 Dix conseils pour manger à sa faim et pas plus! 12 «A force de se priver, on finit par manger plus» 15 Gourmandise, arrêtez de vous culpabiliser 20 Quatre exercices pour faire la paix avec vos aliments tabous 24 Le goût, ça se cultive 28 Enfants, ados : les clés de l équilibre 2

3 Chasse au gras et au sucre, obsession du diététiquement correct, tyrannie des régimes Au secours, face à notre assiette, nous sommes en train de perdre la tête! Il suffirait pourtant de quelques grammes de réflexion et de bons sens pour retrouver facilement le chemin de l équilibre et du plaisir. N ayez pas peur de manger! Par Gérard Apfeldorfer Comment en est-on arrivé là? Par ce «là», j entends ce monde d abondance, de surabondance, et dans lequel cet excès devient souffrance. J entends aussi ce monde qui cherche son salut dans la diététique, tout comme l homme des XIX e et XX e siècles, encombré de sa sexualité, cherchait le salut dans le rigorisme puritain. Ça ne marchait pas vraiment, à l époque où ce qu on chassait par la porte se présentait à la fenêtre, et où l on fréquentait tout à la fois les lupanars, les confessionnaux, puis les cabinets de psychanalystes. Aujourd hui, la sexualité, dépouillée de la plupart de ses interdits moraux, s en trouve à la fois libérée, et en même temps dépossédée d une certaine frénésie, de l excitation que procure la transgression. En somme, la sexualité s est faite banale, ce qui ne signifie pas qu elle soit dénuée de problèmes. Les comportements alimentaires ont curieusement suivi le chemin inverse : ils se sont moralisés, dramatisés, névrotisés. Il est désormais devenu très compliqué de manger et on est toujours pris du sentiment, quoi qu on fasse, qu on fait mal. Quand on mange, c est déjà trop ; ou bien ce n est pas assez diététique, pas assez équilibré ; ou encore, c est trop industriel, trop pollué, trop trafiqué, pas assez pur, pas assez naturel. Et quand on vous dit qu en plus il faut que ce soit bon, un régal pour les papilles, que ce soit convivial, que ce qu on mange ait du sens, nous fortifie dans notre être, on ne fait qu augmenter le niveau d exigence, qu ajouter à la difficulté de manger. Si bien qu au lieu de s efforcer de manger au mieux, simplement, sans chichis, on essaie d éviter de penser à cette chose bien trop compliquée, ce problème à résoudre qui s apparente à la quadrature du cercle : on avale alors à la va-vite n importe quoi, pour ne pas avoir à prendre conscience qu on est coupable, forcément coupable. Les puritains du sexe perdent chaque jour du terrain, face aux orthorexiques, ceux qui veulent manger droit, et qui ruminent leurs fautes alimentaires passées et future au-delà de trois heures par jour. 3

4 Du coup, voilà nos curées, nos père la Pudeur qui se voient supplantés par des hordes de nutritionnistes et de diététiciens professionnels ou amateurs, d hygiénistes de tout poil, voire des politiciens et mal de pouvoir, qui tous, s efforcent d occuper le rôle de directeurs de conscience. Et que dire des cuisiniers ennoblis, des artistes de métiers de bouche, de chantres télévisuels du bien manger? De quel côté sont-ils? De celui de la bonne mère Nature, nous serinant que ce qui est bon au goût est bon pour le corps? VOUS ÊTES NATURELLEMENT CAPABLES DE MANGER JUSTE Perdus comme nous le sommes, je vous propose de revenir à des questions de base. Par exemple : à quoi cela sert-il de manger? Ou encore : sommes-nous capables, par nature, de réguler nos prises alimentaires ou bien devons-nous faire un effort conscient pour cela? Attaquons-nous tout d abord à cette question d une fausse simplicité, la nature des besoins que l acte de manger est censé satisfaire. Pour le comprendre, il convient de faire la synthèse des dernières avancées de la physiologie de l alimentation et des sciences humaines. On mange en premier lieu pour satisfaire ses besoins énergétiques. Fait-on de l exercice, un travail de force, vit-on dans le froid, n a-t-on pas mangé depuis longtemps? Ou bien au contraire vit-on dans un cocon, toujours assis ou couché, sans se priver? À l évidence, on ne ressentira pas la faim et le rassasiement de la même façon. Certains de nos appétits sont spécifiques : on a parfois, par exemple, faim de protéines, ou bien faim de zinc, ou bien faim de vitamine B. Pour satisfaire ces appétits-là, il n est nul besoin de connaître la diététique, puisque les rats et les petits enfants d hommes y parviennent sans se poser de question. Sans savoir pour quelle raison, on a envie de tel ou tel aliment déjà mangé dans le passé, on sent que c est cela qu il nous faut, là, maintenant. On en mange, on en est contenté. Nourrir le corps au mieux est loin d être la seule fonction de l acte alimentaire. Tout d abord, c est à partir de l acte alimentaire, qui leur sert d étayage, que se développent les premières relations affectives. On comprend que manger sur un mode convivial, ensemble, soit un aspect indispensable des liens sociaux. On mange par amitié, par amour, pour faire des affaires. Et comme nous sommes bien faits, cette empathie qui naît du partage facilite notre régulation alimentaire : voyant l autre manger ce que nous mangeons, nous sommes ramenés à nos sensations alimentaires. Nous avons donc impérativement besoin, pour aller bien, de partager, ainsi que de disposer d un temps suffisant, d un cadre rassurant et agréable. 4

5 Nous avons aussi besoin de consommer des représentations, qui nous confortent dans notre être, ou bien qui nous font découvrir d autres semblables différant de nous par tel ou tel aspect. En déclarant comestibles certains aliments rituellement préparés et consommés d une certaine façon, dans un certain ordre, nous nous définissions. Nous devenons un peu plus musulmans, juifs ou bouddhistes, ou bien Français ou Allemands, Auvergnats ou Bretons, végétariens ou carnivores. Assurés de notre être, nous pouvons aussi voyager dans nos assiettes, partir à la découverte de l Italie savoureuse, de l esprit nippon, de la Chine éternelle. Enfin, lorsque tout va mal, quand le stress nous domine, nous cherchons refuge dans la nourriture. Des aliments riches, bien gras et sucrés, voilà ce qu il nous faut. Un bon repas pris avec des amis chers, ou une petite gâterie en douce nous apaisent, nous font retrouver nos marques. Où est le mal quand cela nous fait du bien? OSEZ SATISFAIRE TOUS VOS BESOINS Parvenus à ce point, il nous faut attaquer notre seconde question : comment faire pour réguler ce bazar? Nous voilà avec toutes sortes de besoins, qui se situent à des niveaux hiérarchiques fondamentalement différents, mais qui sont tous indispensables à notre survie et à notre épanouissement harmonieux. Nous avons des besoins énergétiques, des besoins en nutriments et en micronutriments, nous avons faim de représentations, faim des autres, et nous ressentons parfois le besoin d utiliser nos comportements alimentaires pour lutter contre des stresses, des pensées et des états émotionnels malvenus. Nous voilà donc aux prises avec la complexité du monde, notre propre complexité. Nous y faisons face de la façon habituelle, comme le font tous les êtres biologiques pour tout ce qui relève de la complexité (et y a-t-il vraiment des choses qui n en relèvent pas?). Nous utilisons la méthode du bricolage permanent. Nous satisfaisons en premier lieu les besoins les plus criants. S agit-il par exemple d un besoin pressant d amitié et de chaleur humaine? Pourquoi ne pas susciter une petite fête entre amis, où nous mangerons et boirons d abondance? Bien sûr, ce repas, qui nous nourrira d émotions tendres, engendrera des déséquilibres a d autres niveaux. On boira trop d alcool, on mangera une nourriture trop riche en trop grande quantité. Mais qu importe, puisque le lendemain matin ou le surlendemain, son appétit diminué d autant, la régulation des besoins énergétiques prendra le dessus? On n aura pas faim, ou alors pour des choses légères, rafraîchissantes, par exemple un peu de verdure, quelques bouchées de ceci ou cela. Sans qu on s en occupe rationnellement, simplement en suivant ses appétits, l équilibre naturel se rétablira de lui-même à l échelle de la semaine. 5

6 AU JAPON, LA CUISINE SE REGARDE, SE MÉDITE ET SE MANGE. Les orientaux ont conservé cette culture d un plaisir partagé équitablement entre les cinq sens, cette sérénité offerte par la satiété. Manger et cuisiner devraient être source de bien-être sensuel, mais aussi émotionnel. La recherche du plaisir est source de curiosité. C est un puissant moteur qui pousse à expérimenter de nouvelles sensations. C est une magnifique porte sur le monde. Il serait infiniment triste que les générations futures ne sachent plus l ouvrir Nous, les restaurateurs, sommes parmi les premiers à percevoir les modifications de comportement du consommateur. Le traditionnel «entréeplat dessert» a pratiquement disparu au déjeuner, au profit de plats uniques. La demande de plats à emporter ou à consommer debout est de plus en plus forte. Il reste beaucoup à faire pour la satisfaire avec qualité et variété. Si nous ne proposons pas rapidement des solutions de type cuisine de rue, comme en Asie, les goûts et les habitudes se réduiront et s uniformiseront. Il y a quantité de recettes délicieuses et facile à adapter à ce type de restauration. THIERRY MARX Voilà le secret : n ayez pas peur! N ayez pas peur d écouter vos différents besoins les uns après les autres, à tour de rôle. N aye pas peur de ce qui peut apparaître comme un excès à un certain niveau, une nécessité à un autre. N ayez pas peur de manger à votre faim, c est-à-dire beaucoup quand elle est de loup, et peu, voire rien, quand elle n est pas au rendez-vous. N ayez pas peur de déséquilibrer vos repas, tout en étant attentifs à ce que votre corps ou ce que votre psyché réclament. Car à l échelle de la semaine, de la quinzaine, par un jeu de compensations, un équilibre naîtra de la somme de ces déséquilibres. ÉCOUTEZ VOS SENSATIONS N ayez pas peur, mais soyez attentifs! Car tout bricolage demande du savoirfaire, de l ingéniosité, de la créativité pour parvenir à un résultat satisfaisant avec les éléments dont on dispose. Il faut tout d abord savoir être à l écoute de tous ses besoins, et pour cela, certaines conditions doivent être remplies : il faut disposer de temps, de calme, d un certain savoir-faire alimentaire. Du temps, du calme? Nous l avons dit : l écoute de ses sensations et de ses émotions alimentations ne peut pas se faire dans la précipitation. Le soulagement de la faim, le contentement ne sont perceptibles que si les conditions alimentaires le permettent. Qu on me comprenne bien : je ne dis pas qu avaler un sandwich SNCF à toute vitesse pose le moindre problème. Ce que je dis, c est que, à un moment ou à un autre, on doit pouvoir écouter ses besoins, tous ses besoins, et laisser les équilibres se rétablir. Quand au savoir-faire, je ne prendrai ici qu un seul exemple : savoir régulariser ses apports, il faut connaître intimement ce qu on mange. C est le cas lorsqu on se nourrit d une cuisine familière, ou bien lorsqu on fait confiance à une série limitée d aliments industriels. Ce n est plus le cas si on mange continuellement des aliments inconnus, qu il est nécessaire d éprouver en permanence. 6

7 Bâtir des savoir-faire alimentaires consiste donc à mettre en place des repères suffisamment stables, par là même rassurants, qui permettent d anticiper les besoins et leur satisfaction. TROUVEZ VOTRE HARMONIE ALIMENTAIRE En somme, ce dont il s agit, c est d aboutir à une harmonie alimentaire. Cette harmonie est compromise lorsque la satisfaction d un besoin l emporte en permanence sur la satisfaction des autres. C est par exemple le cas lorsqu on a besoin de manger souvent beaucoup d aliments riches afin de s anesthésier. Cette stratégie visant à rétablir l homéostasie émotionnelle compromet d autres équilibres, en particulier l équilibre énergétique. Manger trop souvent pour lutter contre des stresses internes et externes finit par faire grossir! On a un gros problème, cause d une dysharmonie. Rétablir l harmonie passera alors par la recherche d autres solutions, sans doute meilleures, pour trouver la paix de l âme : on rétablira l harmonie alimentaire à partir d un travail sur soi-même, sur ses discours intérieurs, ses émotions. Si, autrefois, les affres de la vie sexuelle étaient souvent le symptôme d un malêtre plus général, c est au comportement alimentaire que revient aujourd hui cette tâche de sentinelle. Une alimentation qui s équilibre harmonieusement toute seule est le signe d une bonne santé physique et mentale. À l inverse, une alimentation dérégulée doit conduire à se poser des questions : qu est-ce qui ne va pas chez moi, dans ma vie? Que puis-je faire pour (r)établir l harmonie? Dix conseils pour manger à sa faim et pas plus! Par Flavia Mazelin Salvi En finir avec les excès sans renoncer au plaisir? C est possible avec cette méthode à suivre pendant dis jours puis à s appliquer toute sa vie! L expression «avoir les yeux plus gros que le ventre» illustre avec éloquence ce comportement qui fait que l on se dit souvent à la fin d un repas, comme le corbeau de la fable, que l on ne nous y prendra plus. Une promesse qui ressemble aux résolutions du 1 er janvier, sincère et vertueuses, mais rarement tenues. 7

8 Pourtant, en matière de comportement alimentaire, la modération est la seule alternative sérieuse aux ravages des régimes draconiens ou à l insouciance qui autorise tous les excès, dangereux pour la santé. Pratiquer la modération passe par une étape clé : reprendre contact avec ses sensations corporelles. Ce qui signifie être capable de faire la différence entre deux sortes de faim : la faim physiologique et la faim psychologique. La première est un besoin de nourriture pour le corps (d énergie, de nutriments) ; la seconde, une envie de manger qui agit comme un mécanisme de défense contre des émotions incontrôlables, négatives ou positives. Il est indispensable de savoir faire la distinction entre les deux pour manger de manière juste. Sans excès ni frustration. Une fois la faim physiologique identifiée, reste à repérer son seuil de rassasiement, ce point d équilibre entre le plaisir de manger et la satisfaction des besoins de notre organisme. Soyons honnête : si les principes à respecter sont simples, leur application au quotidien exigera de vous, dans les premiers temps, des efforts et surtout de la patience. Ce programme proposé par le psychiatre Gérard Apfeldorfer s étale sur dix jours et repose sur dix point clés. L originalité de cette méthode? Vous rendre seul juge de votre confort et de votre bien-être alimentaire. 1. Ressentez la faim Essayez de ne rien manger pendant quatre heures. Si cette idée vous effraie, c est que vous avez peut-être peur d avoir un malaise. Vous pouvez vérifier concrètement qu il ne se passe rien de dramatique! Si vous ne ressentez jamais la sensation de faim, vous mangez sûrement «en avance», c est-à-dire que vous surmangez pour juguler votre peur du manque ; il se peut ainsi que vous ayez totalement perdu le contact avec vos sensations alimentaires. Si, à l inverse, vous avez tout le temps faim, vous confondez peut-être faim physiologique et faim psychologique. Les manifestations de la faim diffèrent d une personne à l autre. Parmi les plus fréquentes : une sensation de faiblesse (manque d énergie, petits vertiges) et un trouble de l humeur (irritabilité). Le conseil : le but de nouer une relation sereine à la nourriture. Pendant ce petit jeûne, vaquez à vos occupations sans guetter les signaux de votre corps, mais en les laissant venir à vous. 2. Installez une routine Pour ressentir physiquement la faim puis la satiété, vous devez en faire régulièrement l expérience. Prenez vos repas à heure fixe et le même petit déjeuner tous les matins. 8

9 Après dix jours, vous devriez ressentir la faim juste avant l heure de manger, mais aussi mieux percevoir votre seuil de rassasiement. Le conseil : évitez les saveurs nouvelles. Il est plus facile de repérer son seuil de satiété avec des aliments familiers. 3. Concentrez-vous sur le goût Prêtez attention aux premières bouchées. Ce sont elles qui nous renseignent sur la saveur de l aliment : est-il salé? Trop sucré? Amer? Fondant? Est-il bon ou médiocre? Cet «arrêt sur saveur» est essentiel car nous fantasmons le goût des bouchées suivantes. Ce qui explique que l on puisse avaler jusqu à la dernière bouchée un gâteau au chocolat médiocre parce qu on le fantasme délicieux. Contrairement à notre sens gustatif, notre imaginaire ne connaît pas de lassitude. Lorsque l on prête réellement attention au goût, vient le moment où il y a fléchissement du plaisir à manger. Le goût a changé, on peut s arrêter. Le conseil : Prenez de petites bouchées. Utilisez vos dents, votre langue et votre palais. Posez vos couverts pendant que vous mastiquez. 4. Ralentissez Il faut à notre organisme entre quinze et trente minutes pour que les signaux de rassasiement soient perçus et enregistrés. Le message entre estomac et cerveau n est pas instantané, certains enzymes impliqués dans le déclenchement de la satiété ne sont libérées qu une trentaine de minutes après le début du repas. En mangeant trop vite, on a toujours tendance à surmanger. Le conseil : Étirez votre repas sur un au moins une demi-heure. Que votre nourriture soit bonne ou médiocre, dégustez-la en gastronome, avec lenteur. 5. Faites une pause au milieu du repas Interrogez-vous. Avez-vous toujours très faim, moyennement faim, presque plus faim? Pour vous aider, utilisez l échelle de rassasiement (lire encadré page 15). Si vous vous sentez repus, arrêtez-vous là. Même si vous pensez qu il vous reste de la place pour le gâteau au chocolat. Dites vous que vous l apprécierez encore davantage plus tard (vous ne vivez pas au milieu du désert, il y a des pâtisseries partout!). En revanche, si la faim vous tenaille encore, poursuivez votre repas. Le conseil : Interrogez-vous couverts posés et bouches vide. Le meilleur critère indiquant que l on est modérément rassasié est le plaisir que l on prend à manger : quand il commence à faiblir, c est que l on a assez mangé. 9

10 6. Chassez les parasites Le zen dit : «Quand vous mangez, mangez! Quand vous lisez, lisez!» Cette philosophie, fondée sur l importance du moment présent, trouve toute sa pertinence ici. Vous êtes à table, devant votre assiette. Chassez les parasites aux dessus de vous. Ne lisez pas le journal, ne regardez pas la télé, ne vous lancez pas dans un débat politique passionné. Soyez ce que vous faites : simplement manger. Évidemment, si vous déjeunez en groupe, pas question de vous isoler comme un bénédictin. Le conseil : Pratiquez des pauses régulièrement. Un temps pour parler et écouter, un autre pour vous nourrir : peu à peu, cette alternance se fera naturellement. 7. Pratiquez la modération Il existe trois moyens simples pour manger avec mesure et conscience. Mangez de tout, lentement, en vous concentrant bien sur la saveur des aliments, et laisser l excédent de nourriture dans votre assiette. Réduire la taille de vos portions de départ et vous interroger en cours de route sur vos besoins. Réduire le nombre de plats du repas (cela vaut surtout pour les gros mangeurs) ou ne prendre qu une seule portion de chaque plat (pour les grignoteurs). Le conseil : Acceptez les temps morts entre les plats. 8. Identifiez vos envies Vous êtes à deux doigts de vous jeter sur un paquet de biscuits Pourquoi pas? Mais avant de passer à l acte, interrogez-vous : est-ce de l envie ou de la faim. Si c est de la faim, mangez. Sinon, demandez-vous ce qui motive votre envie. À ce moment précis, êtes-vous triste? Stressé? En colère? Euphorique? Avez-vous besoin de réconfort? En effet, nos pulsions et nos fringales sont souvent le signe d une perturbation d ordre émotionnel : nous mangeons pour éviter d être trop envahis par une émotion, qu elle soit positive ou négative. Laissez venir les réponses sans les trier. Ensuite, buvez un verre d eau, allez faire un tour, passez un coup de fil. Il s agit de mettre votre envie à l épreuve. Si elle perdure, mangez ces biscuits avec plaisir, sans culpabilité. Il y a de fortes chances pour que le travail préalable sur vos émotions vous aide à respecter dans les limites du raisonnable. 10

11 Le conseil : À chaque «crise de tentation», essayez de noter sur le même carnet les émotions qui y sont associées, sans les censurer. Peut-être finirezvous par remarquer que ce sont souvent les mêmes qui reviennent. 9. Ne mangez pas pour plus tard La peur du manque, la crainte des lendemains poussent à manger comme si l on faisait des provisions «au cas où» Cette peur, caractéristique des tempéraments anxieux, souvent induites par les régimes. Leur violence pour le psychisme et l organisme est telle que l on s en défend en accumulant la nourriture, en surmangeant. Le conseil : Revenez au moment présent, demain est un autre jour. Ici et maintenant, quel est votre degré de faim? Mangez uniquement en fonction de cette donnée. Souvenez-vous, il y a des pâtisseries partout 10. Soyez seul juge de vos besoins Manger pour faire plaisir, se resservir pour ne pas vexer, engloutir son assiette sans lever le nez pour se protéger d un climat agressif Le groupe fait facilement émerger des comportements dysfonctionnels. C est pourquoi il est primordial de rester branché sur ses besoins réels. Ne tenez pas compte des injonctions des uns et des autres, gardez votre cap. Évaluez votre satiété, arrêtez ou continuez même si vos compagnons font l inverse. Quoi qu il arrive, restez toujours centré sur vos sensations corporelles. Le conseil : Si vous avez envie, une fois de temps en temps, de faire un vrai repas de banquet, duquel vous ressortirez avec la sensation d avoir effectivement trop mangé, faites-le sans hésitation! Vous êtes dorénavant dans une dynamique qui vous permettrez de vous réguler les jours suivants. Avant de manger, puis tout au long du repas, écoutez votre faim en vous situant sur l échelle suivante : De 1 à 3 : vous pourriez dévorer un bœuf! De 3 à 5 : vous avez faim mais sans plus. De 5 à 7 : vous pourriez vous arrêter là. De 7 à 10 : vous n avez plus faim mais il vous reste un peu de place À partir de 10 : votre ventre va éclater! Si vous êtes à 3, vous n avez probablement plus besoin d un volume important. À 4 et 5, essayez de ne plus vous resservir, une dernière bouché savourée «en conscience» devrait vous permettre de vous arrêter en douceur. A partir de 6, vous êtes en surconsommation, mais ne culpabilisez pas, il faut du temps pour remettre les pendules à l heure. À un moment donné, on peut avoir faim ou bien juste avoir envie de manger. Il n est pas toujours facile de faire la part des choses. Le besoin de se réconforter avec un peu de nourriture est légitime, le but n est pas de devenir une machine parfaitement huilée, mais une personne plus consciente, et dont plus libre dans ses choix. 11

12 «A force de se priver, on finit par manger plus» Obsédées par quelques kilos en trop, elles mettent leur alimentation sous haute surveillance, elles comptent les calories, s angoissent face à la balance, finissent par grignoter en douce, puis culpabilisent et dépriment. C est le cercle vicieux des régimes. Explications du nutritionniste Jean-Philippe Zermati. Propos recueillis par Hélène Huret Psychologies : Serions-nous toutes victimes d une «grosse» névrose alimentaire? Jean-Philippe Zermati : Malheureusement oui. Aujourd hui, la plupart des femmes et les hommes s y mettent! se trouvent grosses, à tort ou à raison, et ne parviennent pas à maigrir durablement malgré un état de régime permanent. Un phénomène paradoxal que les psychologues désignent sous le terme de «restriction cognitive», une attitude inconsciente qui pousse à limiter ou à tenter de limiter ses prises alimentaires. Le comportement alimentaire n est plus régulé par les sensations la faim, les goûts, la satiété -, mais dominé par l intellect. Dogmes et croyances manger équilibré, boire beaucoup d eau, ne pas sauter de repas, etc. gouvernent la façon de manger. Schématiquement, la personne en état de restriction ou mangeur restreint classe les aliments en deux catégories : ceux qui font grossir (le gras, le sucre, etc.) et ceux qui font maigrir (les légumes, le poisson, etc.) Pourquoi est-ce un problème? Parce qu à force de nier sa faim et sa satiété, ses goûts et ses dégoûts, le mangeur restreint ne les perçoit plus! Et sa relation à la nourriture devient problématique, car penser à manger moins ou autrement, paradoxalement, c est d abord penser à manger! 12

13 Cet envahissement de la pensée par la sphère alimentaire s accompagne toujours d une résistance acharnée pour ne pas succomber aux tentations. Mais plus la résistance s intensifie, plus les obsessions s amplifient Et comme la volonté n est pas inépuisable, un jour ou l autre, on perd le contrôle et on finit par craquer! En guerre perpétuelle contre la nourriture, le mangeur finit par ne plus savoir ce qu il doit manger. «Ce qui fait le moins grossir ou ce qui fait le plus plaisir? Existe-t-il des aliments qui fassent plaisir sans faire grossir? Mais si je commence, saurai-je m arrêter?» Ici, la spontanéité, la liberté n ont plus de place. Quelles sont les répercussions psychologiques? Au début, tout va bien. On a le sentiment de pouvoir influer sur le cours des choses, de contrôler ses appétits. Malgré les privations, il y a une sorte d exaltation à tout mettre en œuvre pour retrouver un «corps de rêve». Maîtriser son corps, c est alors montrer que l on ne se laisse pas aller, que l on est volontaire. Mais cette euphorie s estompe au fil du temps pour laisser la place à une irritabilité et une hypersensibilité, parfois difficiles à supporter pour les proches. De manière générale, les mangeurs restreints sont plus anxieux, plus sensibles au stress et à la déprime. Et quand la restriction alimentaire est vraiment sévère, elle peut entraîner des troubles de la concentration, perturbant la vie scolaire ou professionnelle. Enfin, les pertes de contrôle sont suivies d un sentiment de honte, de culpabilité écornant l estime de soi. Ces pertes de contrôle sont-elles inéluctables? Certains mangeurs restreints réussissent longtemps un an, dix ans, vingt ans, boire plus! à les éviter. Ils organisent leur vie autour de celle lutte et développent des stratégies d évitement face aux aliments interdits : ils refusent des dîners entre amis, sont persuadés de détester le gras ou le sucre Ils sont convaincus que cette résistance ne leur coûte rien, alors qu ils passent leur temps à construire des remparts contre leur envie de manger! Pourquoi perd-on le contrôle? La frustration, l angoisse de craquer, la peur de grossir sont des émotions qui poussent à manger. L alimentation est source de réconfort. Or, la restriction génère un trouble du réconfort. Comment accepter, quand on vit dans un état de régime permanent, que du chocolat ou du fromage, aliments ennemis à la ligne, puissent faire du bien? Quand, face à une angoisse ou un stress, le mangeur restreint craque pour un carré de chocolat, il ne se sent pas mieux. Au contraire, il va culpabiliser. Du coup, il a davantage besoin de réconfort, qu il s obstine à chercher de nouveau dans le chocolat. Très vite, il dévore avec avidité l aliment convoité, qu il s interdira dès le lendemain. 13

14 Comment s en sortir? C est difficile, mais pas impossible. Certains s en sortent seuls, décidant, face à l inefficacité et à la souffrance, de moins se surveiller et d arrêter la spirale. D autres n y arrivent pas. Leur obsession pour la nourriture les dévore. Croyezmoi, ils supplient que l on les en délivre. Quand les problèmes psychologiques aggravent la restriction, il vaut mieux s adresser à un spécialiste et opter pour une thérapie cognitive. Grâce à des exercices d observation du comportement, ces thérapies permettent de distinguer la faim et l envie, de repérer les circonstances où l on mange plus qu à sa faim, mais aussi de réintroduire des aliments interdits, d éduquer le goût, d accepter le réconfort de certains aliments. Le travail sur les émotions, et notamment la peur de grossir, peut alors libérer de la lutte incessante contre les kilos. Si l on cesse de se surveiller, comment perdra-t-on du poids? On a pu calculer que, par rapport aux besoins énergétiques d une personne, un excès de vingt-cinq calories par jour (soit un morceau de sucre!) se traduit, au bout de dix ans, par neuf kilos supplémentaires! Or, nous connaissons tous des personnes qui n accumulent pas neuf kilos de graisse chaque décennie. Comment s y prennent-elles? Elles ne savent pourtant ni ce qu elles dépensent (il n existe aucun moyen simple permettant de mesurer ses dépenses énergétiques) ni ce qu elles consomment il faudrait peser en permanence tout ce qu elles mangent et pourtant elles ajustent leur alimentation, en moyenne et sans jamais se tromper. Quel est leur secret? Elles se laissent guider par leurs sensations alimentaires et savent quelles quantités leur sont nécessaires. La régulation sonne le glas des angoisses perpétuelles face à l assiette. En la cultivant, le mangeur restreint renouera avec son poids d équilibre. Ce poids sera peut-être sans rapport avec le poids prescrit par les médecins, et encore moins avec celui socialement suggéré par les photos de mode. Mais il sera le sien, un poids physiologique génétiquement déterminé, et qu il faudra accepter. 14

15 Êtes-vous victime de restriction cognitive? Menu 1 : crudité, poisson et carottes à la vapeur et yaourt à 0%. Menu 2 : salade de tomates, poisson frit et mousse au chocolat. Selon vous, lequel de ces menus fais grossir? Vous avez répondu que le menu 2 fait plus grossir que le menu 1? C est faux. Les quantités n étant pas indiquées, il est impossible de répondre. Sachant que chaque menu apporte 750 calories mais qu il n y a ni gras ni sucre dans le premier, lequel fait le plus grossir? Les deux menus sont équivalents, car ils contiennent le même nombre de calories. Pourtant 90% des personnes qui ont répondu à ce test persistent à incriminer le menu 2. Les 10% restants considèrent les menus équivalents mais optent pour le premier pour perdre du poids. Morale : On a la sensation que le menu 1 ne fait pas grossir, donc que l on peut se resservir et manger plus que les 750 calories de départ sans prendre un gramme! À l inverse, le menu 2 contient du gras et du sucre, donc fait grossir, même si on se limite à 500 calories. Contre toute logique, on en arrive à penser que 1000 calories de carottes font moins grossir que 500 calories de chocolat! On peut arguer que le gras et le sucre se stockent te que les carottes comptent peu de calories pour continuer à penser que 500 calories de chocolat doivent faire plus grossir que 1000 calories de carottes. En poussant le raisonnement à l extrême, on se persuade qu un saladier de carottes ne fait pas plus grossir qu une cuillère de carottes, et qu un carré de chocolat fait plus grossir qu un saladier de carottes! 15

16 Gourmandise : arrêtez de culpabiliser Par Flavia Mazelin Salvi Ne confondez plus gourmandise et gloutonnerie, raison et privation. Être gourmand et serein, ça s apprend. À condition de ne pas rester prisonnier de ses croyances erronées et de ses idées reçues. Connaissez-vous les vôtres? En collaboration avec le psychiatre Gérald Apfeldorfer Elle déguste lentement un fondant au chocolat, un fondant dont elle avait très envie et qu elle savoure à chaque bouchée, sans qu un gramme de culpabilité ne vienne parasiter ce moment 100% plaisir. Pour elle, ce fondant n est pas diabolique, il ne menace ni sa silhouette ni son équilibre émotionnel, il n est entaché d aucun fantasme de transgression, car elle ne le considère pas comme un aliment tabou (voir page (à mettre)). Elle ne se punira pas en dînant d un bouillon, pas plus qu elle ne sera tentée de reprendre un second dessert. Si vous avez lu ces lignes en poussant un soupir d envie («Comme j aimerais être à sa place!») ou d accablement («Je n y arriverai jamais»), cette leçon de gourmandise est faite pour vous. Particulièrement si vous muselez vos désirs gourmands ou, au contraire, si vous les comblez sans modération mais avec beaucoup de culpabilité. Nous avons recueilli six affirmations ou croyances, parmi les plus répandues, qui traduisent notre difficulté à allier gourmandise et sérénité. En découvrant les conseils du psychiatre Gérald Apfeldorfer, vous allez comprendre ce qui vous empêche de vivre pleinement vos désirs gourmands et vous allez apprendre à modifier votre relation à ces aliments que vous considérez encore comme dangereux. «Je sais que je ne devrais pas, mais» Ce qui se joue dans votre tête «Je ne devrais pas» indique que vous vous référez à un double code : moral (je ne devrais pas : transgresser, manquer de volonté ) et d hygiène alimentaire (c est gras, c est sucré, donc c est mal). Cette phrase soufflée par votre petite voix intérieure renvoie à l idée, largement répandue et entretenue par les «gendarmes» de la nutrition, que certains aliments seraient grossissants tandis que d autres pourraient être consommés en grande proportion et sans risques, du fait de leur faible valeur calorique. 16

17 La piste du changement Au moment où vous vous sermonnez tout en vous apprêtant à «craquer», posez-vous ces questions : «Ai-je assez d appétit pour apprécier ce chocolat maintenant? Pourrais-je y prendre un véritable plaisir gustatif?» Si vous répondez aux deux questions, accordez-vous sereinement cette pause plaisir. Si vous répondez non, passez votre tour. Tout à l heure, demain, bientôt, le chocolat sera l aliment qu il vous faudra, mais pas maintenant. Cette décision est vraiment la vôtre, vous n en ressentirez aucune frustration. Cet exercice a pour objectif de vous mettre face à votre vrai besoin. C est lui qui doit être le moteur de votre décision. «Quand je commence, je ne peux plus m arrêter» Ce qui se joue dans votre tête C est un bel exemple de la logique implacable du «tout ou rien». L aliment désiré est alors assimilé à un péché : ou bien l on reste «pur» et l on se tient éloigné de la tentation ; ou bien, si l on succombe, autant dévaler la pente jusqu au bout. L interdit transgressé me en situation d urgence : vous voulez profiter tout de suite et intégralement de la transgression, laquelle apporte davantage de plaisir que la consommation de l aliment. Le prix à payer est lourd, c est évidemment celui de la culpabilité. La piste du changement Banalisez l objet de votre désir. Cette boîte de chocolat ou ce foie gras qui brillent d un éclat maléfique et tentateur gagneraient certainement à être consommés plus souvent pour perdre de leur puissance fantasmatique. En manger chaque fois que vous en ressentez l envie si, si! - vous permettra de vous réconcilier avec ces aliments que vous désirez et haïssez tout à la fois. Concentrez-vous sur la dégustation de manière à repérer plus facilement le point culminant du plaisir. Avec la pratique, c est à ce seuil que vous apprendrez progressivement à vous arrêter, naturellement et sans frustration. «Je préfère ne pas m en approcher» Ce qui se joue dans votre tête «Là où ça m entraînerait, je ne pourrai plus faire face», vous dites-vous. Comme vous doutez de votre capacité à résister à ces «aliments ennemis», vous jugez plus sage d exercer votre volonté à vous en tenir éloigné plutôt qu à les consommer avec sérénité et modération. 17

18 Ce comportement traduit la peur de perdre le contrôle, donc la peur de son désir. La piste du changement Il vous faut apprivoiser l aliment tabou (voir page 20), cesser d en avoir peur pour le mettre à une place juste. Vous pouvez vous exercer de la façon suivante : consommez pendant plusieurs repas exclusivement de cet aliment de manière à vous prouver qu il n est pas grossissant en soi. Par exemple, pendant trois jours, ne mangez que du chocolat, sur le mode de dégustation lente, à l un de vos principaux repas, de préférence le déjeuner, en vous arrêtant dès que vous vous sentez rassasié. Il s agit de bien repérer le moment où vous n avez plus faim, où vous êtes satisfait, et de vous arrêter avant l écœurement. Et vous verrez que vous ne grossirez pas «Si je craque, je me mets à la diète» Ce qui se joue dans votre tête Vous vous autorisez le plaisir à condition qu il soit suivi d une punition! Ce mode de pensée dichotomique, en apparence rationnel et équilibré, est en réalité aussi trompeur que toxique. Il ne fait que renforcer l idée selon laquelle certains aliments sont mauvais et d autres bons. Et, de fait, il accroît l appétence pour les aliments interdits et le dégoût des «aliments punition». Voilà une bonne façon de se conditionner à désirer encore davantage de chocolat et à détester encore plus les légumes verts! La piste du changement Privez-vous de diète! Faites-vous confiance, écoutez simplement votre appétit. Il est rare que l on enchaîne sans désagréments physiques les repas lourds et riches. Attendez paisiblement que la sensation de faim revienne naturellement et laissez-vous guider à ce moment-là par votre envie. Si vous avez l impression d avoir abusé d un aliment, ne le diabolisez pas, son attrait va s estomper naturellement pendant un moment. Quand il vous fera à nouveau envie, savourez-le. «Je choisis les gourmandises les moins calories» Ce qui se joue dans votre tête Votre plaisir vient du contrôle que vous pensez exercer sur votre désir en le trompant! En ne consommant que des ersatz, vous n êtes pas dans le plaisir sensuel, mais dans le plaisir intellectuel, celui de la maîtrise. 18

19 Vous pensez également que c est la quantité qui fait plaisir et non la qualité. Or, ce raisonnement est à la source des comportements boulimiques, que l on encourage indirectement en faisant la promotion du light ou des aliments dits non grossissants. La piste du changement Affinez vos papilles. Découvrez la saveur des vrais aliments et vous prendrez conscience de la fadeur de leur pâle copie. Pourquoi ne pas vous offrir une petite séance de dégustation comparative, entre, par exemple, une vraie brioche au beurre et sa cousine dégraissée? En éduquant votre goût, vous ne serez plus tenté de combler votre frustration par la quantité (une tablette de chocolat light plutôt que deux truffes). En savourant pleinement un aliment de qualité, vous apprendrez à vous arrêter lorsque vous êtes satisfait. «Je dévore quand je ne vais pas bien» Ce qui se joue dans votre tête La nourriture n est pas un plaisir en soi mais une forme de protection contre des émotions non identifiées et mal gérées. C est le sachet de bonbons que l on engloutit en pensant à autre chose, la razzia sur un plat qui tient au corps pour se réconforter. Inconsciemment, vous pensez que souffrir vous donne le droit de transgresser. La piste du changement Prenez conscience de vos émotions. La nourriture est un écran qui vous empêche d y faire face. Si votre besoin de réconfort passe, dans ces momentslà, par la consommation de certains aliments, n ajoutez pas de la culpabilité à votre souffrance. Autorisez-vous à vous faire du bien, mais revenez ensuite sur ce qui s est passé. Étiez-vous en colère, triste, angoissé, stressé? Identifiez avec précision l émotion qui vous a conduit à vous apaiser ou à vous consoler avec des aliments. Progressivement, vous cesserez d étouffer par ce biais l émotion qui vous déborde e vous y ferez face sans la fuir. Vous gagnerez en autonomie intérieure et remettrez la nourriture à sa juste place : un plaisir et non un bouclier. 19

20 Parce qu aucun aliment n est mauvais en soi et que l on finit toujours par consommer avec excès si l on s interdit, nous vous proposons quatre exercices pour apprendre à manger sans frémir (ni grossir) du pain, du chocolat, du beurre, du fromage 4 exercices pour faire la paix avec vos aliments tabous Par Flavia Mazelin Salvi La liste des aliments tabous s allonge en même temps que les régimes miracles censés nous protéger des assauts des lipides et des glucides. Mais que l on ne s y méprenne pas, ces aliments ne concernent pas uniquement les forcenés de la restriction alimentaire. Ils sont aussi au menu des «bons vivants», c est-à-dire de ceux qui n essayent pas de se modérer car ils s en sentent incapables. Sont donc tabous tous les aliments auxquels on s interdit de touche en temps ordinaire, mais que l on dévore lorsqu on «craque». C est un cercle vicieux : plus les interdits sont puissants, plus les dérapages sont dévastateurs. C est pourquoi il est essentiel de comprendre qu aucun aliment n est en soi grossissant, mais que tout dépend de la relation que nous entretenons avec lui. Le but des exercices que nous vous proposons est donc de rétablir un équilibre, en apprenant à banaliser les aliments que l on s interdit de manger et à modérer la consommation de ceux qui font l objet d une attirance irrépressible. Ces exercices du docteur Gérald Apferdorfer 1 sont pratiqués en thérapie. Ils demandent de la persévérance et des efforts, comme tout travail en profondeur sur soi. Aussi, ne vous découragez pas s ils vous paraissent hors de votre portée. Il faut du temps pour manger avec sérénité, délesté de sa culpabilité et de sa peur du manque. 1. Classez vos aliments en quatre catégories Vos aliments tabous absolus Ce sont les aliments avec lesquels vous appliquez la règle du «tout ou rien». Soit vous n y touchez pas, soit vous les consommez en grande quantité lors de «crises de boulimiques». Vous vous épuisez à les tenir éloignés de vous, à ne pas y penser. Bref, ils vous obsèdent. 20

POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS?

POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS? POURQUOI RESSENTONS-NOUS DES ÉMOTIONS? Pourquoi vivons-nous des émotions? Voilà une excellente question! Avez-vous pensé: «Les émotions nous rendent humains» ou : «Elles nous permettent de sentir ce qui

Plus en détail

3 nouvelles collations diététiques pour aborder les beaux jours en toute liberté! Dossier de Presse

3 nouvelles collations diététiques pour aborder les beaux jours en toute liberté! Dossier de Presse 3 nouvelles collations diététiques pour aborder les beaux jours en toute liberté! Dossier de Presse 3 nouvelles collations diététiques pour aborder les beaux jours en toute liberté! Beaux jours riment

Plus en détail

Rentrée 2014 Francine Eichenberger Diététicienne

Rentrée 2014 Francine Eichenberger Diététicienne Rentrée 2014 Francine Eichenberger Diététicienne L alimentation : partie intégrante de la prise en charge de l enfant et de l adolescent diabétique base du traitement avec l insulinothérapie et l activité

Plus en détail

L enfant sensible. Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et. d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est

L enfant sensible. Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et. d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est L enfant sensible Qu est-ce que la sensibilité? Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est de le surprotéger car il se

Plus en détail

que dois-tu savoir sur le diabète?

que dois-tu savoir sur le diabète? INVENTIV HEALTH COMMUNICATIONS - TERRE NEUVE - FRHMG00277 - Avril 2013 - Lilly - Tous droits de reproduction réservés. que dois-tu savoir sur le diabète? Lilly France 24 boulevard Vital Bouhot CS 50004-92521

Plus en détail

AUTORISATION DU CLIENT POUR LA COLLECTE, L UTILISATION ET LA DIVULGATION DE RENSEIGNEMENTS PERSONNELS SUR SA SANTÉ

AUTORISATION DU CLIENT POUR LA COLLECTE, L UTILISATION ET LA DIVULGATION DE RENSEIGNEMENTS PERSONNELS SUR SA SANTÉ AUTORISATION DU CLIENT POUR LA COLLECTE, L UTILISATION ET LA DIVULGATION DE RENSEIGNEMENTS PERSONNELS SUR SA SANTÉ Le présent formulaire sert à obtenir votre consentement éclairé en ce qui a trait à la

Plus en détail

Comment atteindre ses objectifs de façon certaine

Comment atteindre ses objectifs de façon certaine Ressources & Actualisation Le partenaire de votre bien-être et de votre accomplissement Comment atteindre ses objectifs de façon certaine À l attention du lecteur, Ce présent document est protégé par la

Plus en détail

QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR?

QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR? QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR? Source: DUMONT, Nicole. Femmes d aujourd hui, Vol. 1 No. 8., janvier 1996. On dit de certaines personnes qu elles n ont pas de tête ou qu elles n ont pas de

Plus en détail

Manque de reconnaissance. Manque de contrôle

Manque de reconnaissance. Manque de contrôle CONTRE-VALEURS 7 octobre 2014 Les contre-valeurs représentent ce que l on cherche à fuir. Elles nous motivent négativement en ce sens où elles incarnent des situations que nous évitons ou que nous cherchons

Plus en détail

Je m appelle Hans. Le 7 novembre 1919. J ai rencontré Frédéric à la gare.

Je m appelle Hans. Le 7 novembre 1919. J ai rencontré Frédéric à la gare. Je m appelle Hans. Le 7 novembre 1919. J ai rencontré Frédéric à la gare. Je venais d arriver à Hanovre par le train de onze heures. À Düsseldorf j avais passé plus de trois semaines chez un homme de quarante

Plus en détail

www.programmeaccord.org

www.programmeaccord.org LA DOULEUR, JE M EN OCCUPE! NUTRITION ET DOULEUR CHRONIQUE CHRONIQUE De nos jours, l importance d adopter de saines habitudes alimentaires ne fait plus aucun doute. De plus, il est très facile d obtenir

Plus en détail

Auriol : le service public de la Restauration scolaire

Auriol : le service public de la Restauration scolaire Auriol : le service public de la Restauration scolaire Au titre de nos valeurs communes, nous avons voulu décliner l offre de restauration en mettant l accent au plus près des enfants. Plus de 80% des

Plus en détail

Origines possibles et solutions

Origines possibles et solutions Ne plus avoir peur de vieillir «Prends soin de ton corps comme si tu allais vivre éternellement, Prends soin de ton âme comme si tu allais mourir demain.» Introduction Ce petit document est la résultante

Plus en détail

Sport et alpha ANNEXES

Sport et alpha ANNEXES Sport et alpha ANNEXES Edition 2013 TABLE DES MATIERES Table des matières 1 Alimentation 2 Boire, Boire, Boire... 2 Et à l approche des «20 km de Bruxelles»? 3 Et pendant l épreuve? 3 Stretching 4 Avant

Plus en détail

ALIMENTATION ET DIABETE

ALIMENTATION ET DIABETE Mise à jour 11/2009 4A, rue du Bignon - 35000 RENNES ALIMENTATION ET DIABETE Avec l activité physique, l alimentation constitue l un des axes majeurs de votre traitement. Respecter un minimum de principes

Plus en détail

Le défi des repas dans les familles avec un enfant ayant un trouble du spectre de l autisme (TSA) -Particularités alimentaires-

Le défi des repas dans les familles avec un enfant ayant un trouble du spectre de l autisme (TSA) -Particularités alimentaires- Le défi des repas dans les familles avec un enfant ayant un trouble du spectre de l autisme (TSA) -Particularités alimentaires- Par Nathalie Jobin, Dt.P., Ph.D. Nutritionniste, Extenso Vocabulaire Repas

Plus en détail

Apprenez à votre enfant la Règle «On ne touche pas ici».

Apprenez à votre enfant la Règle «On ne touche pas ici». 1. Apprenez à votre enfant la Règle «On ne touche pas ici». Près d un enfant sur cinq est victime de violence sexuelle, y compris d abus sexuels. Vous pouvez empêcher que cela arrive à votre enfant. Apprenez

Plus en détail

Avec un nouveau bébé, la vie n est pas toujours rose

Avec un nouveau bébé, la vie n est pas toujours rose Avec un nouveau bébé, la vie n est pas toujours rose Le «blues du post-partum» est FRÉQUENT chez les nouvelles mères. Quatre mères sur cinq auront le blues du post-partum. LE «BLUES DU POST-PARTUM» La

Plus en détail

le livret de Bébé nageur avec la complicité de bébé.

le livret de Bébé nageur avec la complicité de bébé. L association plaisirs de l eau vous présente le livret de Bébé nageur avec la complicité de bébé. http://plaisir-de-leau.wifeo.com 27/09/14 Plaisirs de l eau livret bébé nageur 1 BIENVENUE à l association

Plus en détail

Définition et prévalence de la dénutrition. Dépistage et intervention

Définition et prévalence de la dénutrition. Dépistage et intervention Dépistage de la dénutrition ou de son risque, outil pour suivre les ingesta Isabelle Demierre Sandro Mascaro Contenu: Définition et prévalence de la dénutrition Causes de la dénutrition Dépistage et intervention

Plus en détail

Voyage au pays du sommeil

Voyage au pays du sommeil Service de prévention et d éducation à la santé - 2014 Voyage au pays du sommeil Séance 1 : Le soir à la maison 1- En GS, votre enfant à besoin de 11h de sommeil chaque nuit. Cependant, il existe des petits

Plus en détail

DEVELOPPEMENT DES PREFERENCES ALIMENTAIRES

DEVELOPPEMENT DES PREFERENCES ALIMENTAIRES DEVELOPPEMENT DES PREFERENCES ALIMENTAIRES DURANT L ENFANCE ET L ADOLESCENCE PROFESSEUR N. RIGAL MAITRE DE CONFERENCES EN PSYCHOLOGIE DU DEVELOPPEMENT, UNIVERSITE DE PARIS 10, FRANCE rigal.n@free.fr Rôle

Plus en détail

Attirez-vous les Manipulateurs? 5 Indices

Attirez-vous les Manipulateurs? 5 Indices Attirez-vous les Manipulateurs? Claire Parent 1 Attirez-vous les Manipulateurs? Claire Parent Mini livre gratuit Sherpa Consult Bruxelles, Mai 2012 Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction

Plus en détail

«Cette action contribue au PNNS». À CHÂTEAU THIERRY

«Cette action contribue au PNNS». À CHÂTEAU THIERRY «Cette action contribue au PNNS». «IL FAIT BIO À CHÂTEAU THIERRY A Chateau Thierry, la Municipalité souhaite développer les produits BIO et issus de filières de proximité dans les menus de la restauration

Plus en détail

Comment bien s hydrater pendant l été?

Comment bien s hydrater pendant l été? Comment bien s hydrater pendant l été? C est bien connu, il faut boire davantage en été pour ne pas se déshydrater, notamment en cas de forte chaleur. Il faut en effet être vigilant dès que la température

Plus en détail

Des portions adaptées à vos besoins. Nous changeons nos besoins aussi! Senior

Des portions adaptées à vos besoins. Nous changeons nos besoins aussi! Senior À chacun sa portion Nous changeons nos besoins aussi! Des portions adaptées à vos besoins,, adulte ou senior, nos besoins alimentaires évoluent au fil de nos vies. Ils diffèrent également entre les femmes

Plus en détail

I. L étude Usages & Attitudes

I. L étude Usages & Attitudes I. L étude Usages & Attitudes 1. Historique En 1997, entreprise leader de la distribution de boissons sur le marché hors domicile, France Boissons souhaite réaliser un état des lieux de son secteur d activité

Plus en détail

Sommaire du dossier d exploitation «Le Palais des 5 sens»

Sommaire du dossier d exploitation «Le Palais des 5 sens» Sommaire du dossier d exploitation «Le Palais des 5 sens» Page 1 : Page de garde Page 2 : Sommaire du dossier Page 3 : Nos organes de sens Page 4 : Les 5 sens Page 5 : Nos 5 sens Page 6 : Le vocabulaire

Plus en détail

Que manger le jour de la compétition (Athlétisme - concours)?

Que manger le jour de la compétition (Athlétisme - concours)? Que manger le jour de la compétition (Athlétisme - concours)? La veille au soir Les buts de l alimentation sont de maintenir les réserves en glycogène (réserve de sucre pour l effort) tant au niveau du

Plus en détail

Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi

Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi Estime de soi MOI Affirmation de soi AUTRES Confiance en soi ACTION Contexte Règles fondamentales de la communication 1) On ne peut pas décider, par

Plus en détail

Nutrition et santé : suivez le guide

Nutrition et santé : suivez le guide Prévention ALIMENTATION PLAISIR ET ÉQUILIBRE ALIMENTAIRE Nutrition et santé : suivez le guide Nous savons tous que l alimentation joue un rôle essentiel pour conserver une bonne santé. En voici quelques

Plus en détail

LES MATINALES DE LA FONDATION

LES MATINALES DE LA FONDATION LES MATINALES DE LA FONDATION «Alimentation, quoi de neuf chez les seniors? Bien s alimenter pour bien vieillir» Conférence du Docteur Carol SZEKELY, Chef de Pôle AGE HUPNVS Hôpital Charles Richet à Villiers-le-Bel

Plus en détail

Protéines. Pour des Canadiens actifs. De quelle quantité avez-vous besoin?

Protéines. Pour des Canadiens actifs. De quelle quantité avez-vous besoin? Protéines Pour des Canadiens actifs De quelle quantité avez-vous besoin? 1 Protéines 101 Les protéines sont les principaux éléments fonctionnels et structuraux de toutes les cellules du corps. Chaque protéine

Plus en détail

Ce que vous pouvez faire et ne pouvez faire pour l aider

Ce que vous pouvez faire et ne pouvez faire pour l aider Ce que vous pouvez faire et ne pouvez faire pour l aider Quoi faire ou ne pas faire? Voilà souvent la question que se posent les parents et ami(e)s proches d une personne souffrant d anorexie et de boulimie.

Plus en détail

Consommez moins de sodium pour réduire votre pression artérielle. Information sur le sodium alimentaire. www.reductionsodium.ca

Consommez moins de sodium pour réduire votre pression artérielle. Information sur le sodium alimentaire. www.reductionsodium.ca Consommez moins de sodium pour réduire votre pression artérielle Information sur le sodium alimentaire www.reductionsodium.ca Contact Jocelyne Bellerive, MA Coordonnatrice/Éducatrice Programme réduction

Plus en détail

DEBAT PHILO : L HOMOSEXUALITE

DEBAT PHILO : L HOMOSEXUALITE Ecole d Application STURM Janvier-Février 2012 CM2 Salle 2 Mme DOUILLY DEBAT PHILO : L HOMOSEXUALITE Sujet proposé par les élèves et choisi par la majorité. 1 ère séance : définitions et explications Réflexion

Plus en détail

manifeste, chartes, conventions.

manifeste, chartes, conventions. manifeste, chartes, conventions. MANIFESTE POUR L ACCÈS À UNE HAUTE QUALITÉ ALIMENTAIRE AU QUOTIDIEN Slow Food veut promouvoir une nouvelle manière d aborder l alimentation, indissociable de l identité

Plus en détail

Une gamme variée pour les lieux de santé NUTRITION & PLAISIR DÉNUTRITION & DÉSHYDRATATION GAMMES LIEUX DE SANTÉ GAMMES

Une gamme variée pour les lieux de santé NUTRITION & PLAISIR DÉNUTRITION & DÉSHYDRATATION GAMMES LIEUX DE SANTÉ GAMMES Une gamme variée pour les lieux de santé DÉNUTRITION & DÉSHYDRATATION ZOOM SUR NUTRITION & PLAISIR Tableau des GAMMES GAMMES LIEUX DE SANTÉ LA DÉNUTRITION, PARLONS-EN! Les personnes âgées ont besoin de

Plus en détail

L art de savourer et de partager

L art de savourer et de partager L art de savourer et de partager Le Slow Drinking, un nouvel art de vivre la dégustation de boissons alcoolisées, où tout est pensé pour favoriser une consommation modérée, seule véritable source de plaisir.

Plus en détail

Voici quelques directives qui vous permettront de bénéficier au maximum de votre semaine.

Voici quelques directives qui vous permettront de bénéficier au maximum de votre semaine. Voici quelques directives qui vous permettront de bénéficier au maximum de votre semaine. N oubliez pas : si vous avez des questions, venez les poser sur notre groupe Facebook. Je suis disponible pour

Plus en détail

Aider une personne à cesser de fumer UNE ÉTAPE À LA FOIS. Le cancer : une lutte à finir 1 888 939-3333 www.cancer.ca

Aider une personne à cesser de fumer UNE ÉTAPE À LA FOIS. Le cancer : une lutte à finir 1 888 939-3333 www.cancer.ca Aider une personne à cesser de fumer UNE ÉTAPE À LA FOIS Le cancer : une lutte à finir 1 888 939-3333 www.cancer.ca Documents imprimés Une étape à la fois 1 2 Pour les personnes qui ne veulent pas cesser

Plus en détail

5 clés pour plus de confiance en soi

5 clés pour plus de confiance en soi ASSOCIATION JEUNESSE ET ENTREPRISES Club SEINE-ET- MARNE 5 clés pour plus de confiance en soi Extrait du guide : «Vie Explosive, Devenez l acteur de votre vie» de Charles Hutin Contact : Monsieur Jackie

Plus en détail

COMMENT PARLER DES LIVRES QUE L ON N A PAS LUS?

COMMENT PARLER DES LIVRES QUE L ON N A PAS LUS? Né dans un milieu où on lisait peu, ne goûtant guère cette activité et n ayant de toute manière pas le temps de m y consacrer, je me suis fréquemment retrouvé, suite à ces concours de circonstances dont

Plus en détail

Qui sont-ils? Pedro. Tamacha. 9 En quantité, Tamacha mange suffisamment, mais son alimentation n est pas satisfaisante en qualité.

Qui sont-ils? Pedro. Tamacha. 9 En quantité, Tamacha mange suffisamment, mais son alimentation n est pas satisfaisante en qualité. Pedro Tamacha 9 Normalement, Pedro devrait consommer 3 100 kcal/jour pour être en bonne santé et avoir une activité normale, il lui manque 800 calories. 9 Son régime alimentaire est composé de riz, pommes

Plus en détail

LE Module 04 : SOMMEIL Module 04 :

LE Module 04 : SOMMEIL Module 04 : Module 04 : le sommeil Module 04 : le sommeil Ce module comprend les sections suivantes : Messages clés Problèmes de sommeil courants Les médicaments et le sommeil Conseils provenant de familles sur les

Plus en détail

La carie dentaire. Chaque fois que tu manges, les bactéries transforment les sucres en acide.

La carie dentaire. Chaque fois que tu manges, les bactéries transforment les sucres en acide. La carie dentaire Halte au grignotage! Chaque fois que tu manges, les bactéries transforment les sucres en acide. Cet acide peut ronger et abîmer l émail de tes dents. Si cette attaque par l acide se renouvelle

Plus en détail

1 www.agrobiosciences.org

1 www.agrobiosciences.org Intervention. 4èmes Rencontres Alimentation, Agriculture & Société. Déc 2003. «Alimentation et prévention du cancer : quelle vérité?» Par Denis Corpet (1). Directeur de l équipe "Aliment et Cancer" de

Plus en détail

Ma vie Mon plan. Cette brochure appartient à :

Ma vie Mon plan. Cette brochure appartient à : Ma vie Mon plan Cette brochure est pour les adolescents(es). Elle t aidera à penser à la façon dont tes décisions actuelles peuvent t aider à mener une vie saine et heureuse, aujourd hui et demain. Cette

Plus en détail

COLLECTION 2013/2014 DOSSIER DE PRESSE

COLLECTION 2013/2014 DOSSIER DE PRESSE COLLECTION 2013/2014 DOSSIER DE PRESSE DU FOIE GRAS TRADITIONNEL AU RAFFINEMENT ULTIME Afin de varier les plaisirs et sublimer toutes les entrées, Labeyrie confirme son savoir-faire en présentant une sélection

Plus en détail

Choisir et décider ensemble

Choisir et décider ensemble Choisir et décider ensemble Catherine Ollivet Présidente de l'association France Alzheimer 93, coordinatrice du groupe de réflexion et de recherche "éthique et vieillesse", Espace éthique/ap-hp, membre

Plus en détail

Garth LARCEN, Directeur du Positive Vibe Cafe à Richmond (Etats Unis Virginie)

Garth LARCEN, Directeur du Positive Vibe Cafe à Richmond (Etats Unis Virginie) Garth LARCEN, Directeur du Positive Vibe Cafe à Richmond (Etats Unis Virginie) Commentaire du film d introduction de l intervention de Garth Larcen et son fils Max, entrepreneur aux U.S.A. Garth Larcen

Plus en détail

Accordez-vous le nombre de points correspondant à chaque réponse. Sauf avis contraire, pour chaque question, vous pouvez cumuler les réponses.

Accordez-vous le nombre de points correspondant à chaque réponse. Sauf avis contraire, pour chaque question, vous pouvez cumuler les réponses. Évaluez votre qualité de vie Source : LORTIE, MICHELINE. Évaluez votre qualité de vie, (Reportages, Coup de pouce), 1997. La santé mentale est un bien que tous, consciemment ou non, nous désirons posséder.

Plus en détail

Se sentir bien dans sa peau

Se sentir bien dans sa peau MINTO PREVENTION & REHABILITATION CENTRE CENTRE DE PREVENTION ET DE READAPTATION MINTO Se sentir bien dans sa peau Aperçu de la trousse L estime de soi est une auto-évaluation de ses capacités, de ses

Plus en détail

BO 11 juin 2008 Découvrir le monde Découvrir le vivant. et les cinq sens : leurs caractéristiques et leurs fonctions.

BO 11 juin 2008 Découvrir le monde Découvrir le vivant. et les cinq sens : leurs caractéristiques et leurs fonctions. BO 11 juin 2008 Découvrir le monde Découvrir le vivant Ils (les élèves) découvrent les parties du corps et les cinq sens : leurs caractéristiques et leurs fonctions. Le goût Objectifs : Reconnaitre les

Plus en détail

[EN FINIR AVEC LE REFLUX GASTRIQUE]

[EN FINIR AVEC LE REFLUX GASTRIQUE] 2 P age Sommaire Qu Est-Ce Que Le Reflux Gastrique?... 2 Les Aliments Responsables Du Reflux Gastrique... 5 Comment Prévenir Le Reflux Gastrique... 7 Des Remèdes Simples Pour Traiter Le Reflux Gastrique...

Plus en détail

«Tous les autres le font» L influence, les fréquentations et les consommations.

«Tous les autres le font» L influence, les fréquentations et les consommations. LA LETTRE AUX PARENTS N o 2 Cher-s Parent-s, «Tous les autres le font» L influence, les fréquentations et les consommations. L adolescence est une période de changement de contexte scolaire ou de formation

Plus en détail

MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient

MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient Catherine Tourette-Turgis Maître de conférences en sciences de l éducation Responsable du master en éducation thérapeutique à l université

Plus en détail

VAGINISME. Quelques pistes pour avancer?

VAGINISME. Quelques pistes pour avancer? VAGINISME Quelques pistes pour avancer? Vaginisme Pendant longtemps, pénétration vaginale quasi impossible car trop douloureuse : brûlures. Et même pas de nom pour ça. Un jour : un mot. VAGINISME. Vaginisme

Plus en détail

Mieux connaitre votre enfant

Mieux connaitre votre enfant Mieux connaitre votre enfant Ce questionnaire me permettra de mieux connaitre votre enfant et ainsi de favoriser son intégration au service de garde. Il m aidera également à m assurer de répondre adéquatement

Plus en détail

Brûlures d estomac. Mieux les comprendre pour mieux les soulager

Brûlures d estomac. Mieux les comprendre pour mieux les soulager Brûlures d estomac Mieux les comprendre pour mieux les soulager Définition et causes Brûlures d estomac Mieux les comprendre pour mieux les soulager Vous arrive-t-il de ressentir une douleur à l estomac

Plus en détail

Ne tombez pas dans les pièges tendus par

Ne tombez pas dans les pièges tendus par Ne tombez pas dans les pièges tendus par Ce que vous devez savoir avant de dépenser votre 1 er sur Adwords Guide gratuit offert par le site www.ledroitdereussir.com Introduction Dans un instant vous allez

Plus en détail

L'aidant familial face à Alzheimer: la tablette un outil simple et pratique

L'aidant familial face à Alzheimer: la tablette un outil simple et pratique L'aidant familial face à Alzheimer: la tablette un outil simple et pratique Vous trouverez ici notre guide d utilisation et d accompagnement pour l'aidant familial utilisant la tablette et nos jeux de

Plus en détail

La Fabrique à menus : La santé dans votre assiette en quelques clics

La Fabrique à menus : La santé dans votre assiette en quelques clics La Fabrique à menus : La santé dans votre assiette en quelques clics Dossier de presse Avril 2013 Contacts presse Inpes : Vanessa Lemoine tél : 01 49 33 22 42 email : vanessa.lemoine@inpes.sante.fr TBWA\Corporate

Plus en détail

Un autre signe est de blâmer «une colère ouverte qui débute par le mot TU».

Un autre signe est de blâmer «une colère ouverte qui débute par le mot TU». Le besoin de contrôler Le comportement compulsif de tout vouloir contrôler n est pas mauvais ou honteux, c est souvent un besoin d avoir plus de pouvoir. Il s agit aussi d un signe de détresse; les choses

Plus en détail

DOSSIER DE PRÉSENTATION

DOSSIER DE PRÉSENTATION DOSSIER DE PRÉSENTATION Pur etc. : un Fast Good A tout moment de la journée, PUR etc. propose des produits cuisinés comme à la maison, autour de fruits et légumes de saison, et fait de la qualité et la

Plus en détail

EN VENTE SUR LA BOUTIQUE TCB «TENDANCE COSMETIQUE BIO» http://www.tendance-cosmetique-bio.fr

EN VENTE SUR LA BOUTIQUE TCB «TENDANCE COSMETIQUE BIO» http://www.tendance-cosmetique-bio.fr LA CURE VITALE EN VENTE SUR LA BOUTIQUE TCB «TENDANCE COSMETIQUE BIO» http://www.tendance-cosmetique-bio.fr Méthode de détoxination (détoxication) et d amincissement avec le SIROP VITAL MADAL BAL! La Cure

Plus en détail

Certaines situations de trafic peuvent-elles provoquer un risque accru d hypoglycémie?

Certaines situations de trafic peuvent-elles provoquer un risque accru d hypoglycémie? P a g e 1 Comment savoir que vous présentez une hypoglycémie? La plupart des personnes diabétiques sentent rapidement lorsque leur taux de glycémie est trop bas (inférieur à 60 mg/dl). Les premiers symptômes

Plus en détail

Plats préparés. Plats préparés

Plats préparés. Plats préparés Plats préparés Plats préparés Les plats préparés ou prêts à consommer trouvent de plus en plus leur place dans notre alimentation quotidienne. Nous n avons pas toujours la possibilité de préparer chaque

Plus en détail

DOCTEUR SÉMOI. de Patrick Mermaz

DOCTEUR SÉMOI. de Patrick Mermaz 1 Ce texte est offert gracieusement à la lecture. Avant toute exploitation publique, professionnelle ou amateur, vous devez obtenir l'autorisation de la SACD : www.sacd.fr de Patrick Mermaz Présentation

Plus en détail

Relation soignant / soigné

Relation soignant / soigné Relation soignant / soigné 3 métiers impossibles selon Freud : gouverner soigner éduquer Car met les personnes dans une situation de dépendance et d autorité Relation = activité ou une situation dans laquelle

Plus en détail

ÉDUCATION Côtes d Armor. Collèges publics. Charte de la restauration collective DIRECTION JEUNESSE PATRIMOINE IMMOBILIER

ÉDUCATION Côtes d Armor. Collèges publics. Charte de la restauration collective DIRECTION JEUNESSE PATRIMOINE IMMOBILIER ÉDUCATION Côtes d Armor Collèges publics DIRECTION ÉDUCATION JEUNESSE PATRIMOINE IMMOBILIER Charte de la restauration collective Préambule Dans le cadre de l article 82 de la loi du 13 août 2004, le Département

Plus en détail

La pyramide alimentaire suisse. sge Schweizerische Gesellschaft für Ernährung ssn Société Suisse de Nutrition ssn Società Svizzera di Nutrizione

La pyramide alimentaire suisse. sge Schweizerische Gesellschaft für Ernährung ssn Société Suisse de Nutrition ssn Società Svizzera di Nutrizione sge Schweizerische Gesellschaft für Ernährung p. 1 / 5 Société Suisse de Nutrition SSN, Office fédéral de la santé publique OFSP / 2o11 Sucreries, snacks salés & alcool En petites quantités. Huiles, matières

Plus en détail

Centre de la petite enfance Le Petit Réseau inc. PROGRAMME D ACTIVITÉS 4 ans à 5 ans

Centre de la petite enfance Le Petit Réseau inc. PROGRAMME D ACTIVITÉS 4 ans à 5 ans Centre de la petite enfance Le Petit Réseau inc. PROGRAMME D ACTIVITÉS 4 ans à 5 ans Juin 2010 TABLE DES MATIÈRES 1. CARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES 4 2. OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT ENFANTS DE 4 ANS À 5 ANS

Plus en détail

Le stage choisi est celui d un club de jeunes cadres en formation «recherche d emploi».

Le stage choisi est celui d un club de jeunes cadres en formation «recherche d emploi». Témoignages d Anne-Laure Mausner, Sophrologue Thème : Préparation pour un entretien d embauche (Les prénoms ont été modifiés pour respecter l anonymat) Le stage choisi est celui d un club de jeunes cadres

Plus en détail

Dossier pédagogique. Septembre 2002. Centre de la petite enfance La trotinette carottée

Dossier pédagogique. Septembre 2002. Centre de la petite enfance La trotinette carottée Dossier pédagogique Septembre 2002 Centre de la petite enfance La trotinette carottée TABLE DES MATIÈRES Page Accueillir un enfant Que pouvez-vous faire pour faciliter l intégration pour tout le monde?

Plus en détail

Les 100 plus belles façons. François Gagol

Les 100 plus belles façons. François Gagol Les 100 plus belles façons d'aimer François Gagol Les 100 plus belles façons d Aimer François Gagol François Gagol, 2003. Toute reproduction ou publication, même partielle, de cet ouvrage est interdite

Plus en détail

PNL & RECRUTEMENT IMPACT SUR LES ENTRETIENS Présentation du 10/06/03

PNL & RECRUTEMENT IMPACT SUR LES ENTRETIENS Présentation du 10/06/03 PNL & RECRUTEMENT IMPACT SUR LES ENTRETIENS Présentation du 10/06/03 Introduction : Questions/réponses : Qu est-ce que pour vous un bon recrutement? Cela dépend de quoi? Qu est-ce qui est sous votre contrôle?

Plus en détail

Dépistage de la dénutrition et prise en charge nutritionnelle

Dépistage de la dénutrition et prise en charge nutritionnelle Dépistage de la dénutrition et prise en charge nutritionnelle Etat résultant d un apport alimentaire insuffisant par rapport aux besoins de l organisme Réduction des apports nutritionnels et/ou Augmentation

Plus en détail

Bibliothèque de questions Questions spécifiques aux organismes

Bibliothèque de questions Questions spécifiques aux organismes Bibliothèque de questions Questions spécifiques aux organismes Dans le cadre du baromètre social institutionnel, vous avez la possibilité de poser quelques questions spécifiques à votre organisme et à

Plus en détail

Françoise Haefliger- Rossier Enseignante Référent pédagogique senso5 9 mars 2010

Françoise Haefliger- Rossier Enseignante Référent pédagogique senso5 9 mars 2010 Françoise Haefliger- Rossier Enseignante Référent pédagogique senso5 9 mars 2010 1 Le moment préféré des enfants? La dégustation! Le plaisir des enfants! mais aussi des chips, des caramels, du On développe

Plus en détail

Document : Extrait du livre «Ensemble c est tout» de Anna Gavalda accessible sur le site http://www.ifmadrid.com/gourmands/

Document : Extrait du livre «Ensemble c est tout» de Anna Gavalda accessible sur le site http://www.ifmadrid.com/gourmands/ Fiche pédagogique Document : Extrait du livre «Ensemble c est tout» de Anna Gavalda accessible sur le site http://www.ifmadrid.com/gourmands/ Le public : Adultes Niveaux intermédiaires avancés (B1 et +)

Plus en détail

Le test de dépistage qui a été pratiqué à la

Le test de dépistage qui a été pratiqué à la élever CommenT UN enfant phénylcétonurique Le test de dépistage qui a été pratiqué à la maternité vient de révéler que votre bébé est atteint de phénylcétonurie. Aujourd'hui votre enfant va bien mais vous

Plus en détail

ENQUETE DE SATISFACTION

ENQUETE DE SATISFACTION ENQUETE DE SATISFACTION RESTAURATION SCOLAIRE Chers parents, Nous souhaitons connaître votre avis sur la restauration scolaire de vos enfants. Cette enquête a pour but d évaluer votre degré de satisfaction

Plus en détail

Vous êtes. visé. Comment diminuer les risques et les impacts d une agression en milieu bancaire

Vous êtes. visé. Comment diminuer les risques et les impacts d une agression en milieu bancaire Vous êtes visé Comment diminuer les risques et les impacts d une agression en milieu bancaire Prévenir les vols ou les effets d un vol sur les employés Rôle de la direction de la succursale Désigner un

Plus en détail

La notion de besoin peut décrire : La notion de besoin peut décrire :

La notion de besoin peut décrire : La notion de besoin peut décrire : La notion de besoin peut décrire : une expérience vécue dont la personne est parfaitement consciente : Exemple : «J ai besoin de me divertir»; La notion de besoin peut décrire : 2. «une exigence née de

Plus en détail

Rencontre avec Mylène, le 10.03.15

Rencontre avec Mylène, le 10.03.15 Rencontre avec Mylène, le 10.03.15 Mylène : Bonjour, j ai 24 ans. Je suis Asperger. Je l ai découvert il y a deux ans ; le cours «acquisition et dysfonctionnement» m a aidée à en savoir plus. J ai rencontré

Plus en détail

Questionnaire pour les enseignant(e)s

Questionnaire pour les enseignant(e)s info@educatout123.fr www.educatout123.fr +31 614303399 L enfant qui bouge beaucoup! C est un fait, un enfant bouge beaucoup, il a besoin de se dépenser. Il arrive même parfois qu on n arrive plus à tenir

Plus en détail

Le menu du jour, un outil au service de la mise en mémoire

Le menu du jour, un outil au service de la mise en mémoire Le menu du jour, un outil au service de la mise en mémoire Type d outil : Outil pour favoriser la mise en mémoire et développer des démarches propres à la gestion mentale. Auteur(s) : Sarah Vercruysse,

Plus en détail

TOUS MALADES! (Texte de M.-A. Ard) - Le Médecin : -----------------------------------------------------------------------------

TOUS MALADES! (Texte de M.-A. Ard) - Le Médecin : ----------------------------------------------------------------------------- L ATELIER du COQUELICOT 1 «Spectacle marionnettes», juillet 2015 TOUS MALADES! (Texte de M.-A. Ard) Personnages : - Le Médecin : -----------------------------------------------------------------------------

Plus en détail

«Bien manger» et «bouger», c est important pour les ados

«Bien manger» et «bouger», c est important pour les ados Dossier de presse 9 mai 2006 «Bien manger» et «bouger», c est important pour les ados Adultes de demain, les adolescents sont également concernés, à court, moyen ou long terme, par les maladies cardiovasculaires,

Plus en détail

Techniques d accueil clients

Techniques d accueil clients Techniques d accueil clients L accueil est une des phases capitales lors d un entretien de vente. On se rend tout à fait compte qu un mauvais accueil du client va automatiquement engendrer un état d esprit

Plus en détail

Se libérer de la drogue

Se libérer de la drogue Chacun doit savoir qu il peut se libérer de la drogue à tout moment. Se libérer de la drogue Je ne maîtrise plus la situation Longtemps encore après la première prise de drogue, le toxicomane croit pouvoir

Plus en détail

Le contexte de mise en place

Le contexte de mise en place Le contexte de mise en place Depuis 2006, l Ecole des mines de Saint-Etienne collabore avec la main à la pâte, la direction des services départementaux de l éducation nationale de la Loire, et les autorités

Plus en détail

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) Informations pour les adolescentes

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) Informations pour les adolescentes Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) Informations pour les adolescentes Qu est-ce que le SOPK? Quel objectif? Cette brochure vous informe sur les signes, les causes et le traitement du syndrome

Plus en détail

Réseau Diabhainaut Programme Osean Enfant Document d Information pour les Parents

Réseau Diabhainaut Programme Osean Enfant Document d Information pour les Parents Obésité Sévère de l Enfant et de l Adulte en Nord/Pas-de-Calais Réseau Diabhainaut Programme Osean Enfant Document d Information pour les Parents Les services de médecine scolaire ou votre médecin traitant

Plus en détail

Cours de Leadership G.Zara «LEADERSHIP»

Cours de Leadership G.Zara «LEADERSHIP» «LEADERSHIP» Est-il possible de DÉVELOPPER LES COMPÉTENCES DE LEADERSHIP? PROGRAMME DU COURS 1. Introduction 2. Les fondamentaux du Leadership 3. Valeurs, attitudes et comportements 4. Les 10 devoirs du

Plus en détail

ACCOMPAGNTRICE MODÉRATRICE Application du tome 1

ACCOMPAGNTRICE MODÉRATRICE Application du tome 1 ACCOMPAGNTRICE MODÉRATRICE Application du tome 1 J ai le goût de partager avec vous mes expériences de vie qui en 2003 ont créé un précédent incontestable lors de la parution de mon livre : Changez votre

Plus en détail

SAVOIR RECEVOIR. Un art, mais aussi une responsabilité.

SAVOIR RECEVOIR. Un art, mais aussi une responsabilité. SAVOIR RECEVOIR Un art, mais aussi une responsabilité. Pour débuter Pour vous aider à planifier une activité dont vous jouirez autant que vos invités, Éduc'alcool vous offre ce guide qui vous permettra

Plus en détail