LA MEDINA DE TUNIS : Tourisme, Patrimoine et Gentrification. Remerciements

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1 Remerciements Je tiens à exprimer toute ma reconnaissance à mon Directeur de mémoire Madame Maria GRAVARI-BARBAS. Je la remercie de m avoir encadré, orienté, aidé et conseillé. J adresse mes sincères remerciements à tous les professeurs, intervenants et toutes les personnes qui par leurs paroles, leurs écrits, leurs conseils et leurs critiques ont guidé mes réflexions et ont accepté à me rencontrer et répondre à mes questions durant mes recherches. Je remercie mes très chers parents, Taieb et Raoudha, qui ont toujours été là pour moi, «Vous avez tout sacrifié pour vos enfants n épargnant ni santé ni efforts. Vous m avez donné un magnifique modèle de labeur et de persévérance. Je suis redevable d une éducation dont je suis fier». Je remercie mes frères Elyes et Fares, et ma sœur Cyrine pour leur encouragement. Je remercie très spécialement Eya, Sana, Safa et Youssif qui ont toujours été là pour moi. Je tiens à remercier Maya et Hemmem, pour leur amitié, leur soutien inconditionnel et leur encouragement. Enfin, je remercie tous mes Ami(e)s que j aime tant, Ahlem, Caro, Dhia, Farid, Hamouda, Hichem, Ikram, Irina, Jenaina, Lyna, Maher, Malek, Med Ali, Med Salah, Monica, Naro, Néjah, Rached, Ramy, Slim, Sulbin, Sylvana, Xiang Pour leur sincère amitié et confiance, et à qui je dois ma reconnaissance et mon attachement. À tous ces intervenants, je présente mes remerciements, mon respect et ma gratitude. 1

2 SOMMAIRE Introduction : p.4 Problématique : p.5 Méthodologie : p.6 CHAPITRE 1 : TOURISME ET PATRIMOINE p.7 1. Relation entre Tourisme et Patrimoine : p Le tourisme culturel : 1.2. Promotion et préservation de l architecture et du patrimoine : p Patrimoine des centres historiques : p Patrimoine des médinas du monde Arabe : 3.1. Cas de la médina de Marrakech, Maroc: p Cas de la médina d Alep, Syrie : p Cas de la médina artificielle «Yasmin Hammamet», Tunisie : p Synthèse : p.31 CHAPITRE 2 : LA MEDINA DE TUNIS p Introduction : p Présentation : 3. Dimensions historique et culturelle de la médina de Tunis : p La médina : la ville arabo-musulmane : 3.2. Inscription au patrimoine mondial : p Organisation et hiérarchie urbaine et professionnelle : p Le cadre urbain : 4.2. Les souks et l artisanat : p Etat du patrimoine de la médina de Tunis : p Aperçu général : 5.2. L état du bâti : Espaces résidentiels : p La gestion de la médina : 6.1. Restauration et patrimoine : «Enfin nous nous occupons de la vieille ville de Tunis!» : Opérations pilotes : 6.2. Restauration et décoration des façades : p Synthèse : p.49 CHAPITRE 3 : MISE EN TOURISME DE LA MEDINA DE TUNIS p La fréquentation touristique de la médina : vers un tourisme culturel? p Les usagers actuels de la médina : 1.2. La médina vue par les guides touristiques : 2. Mise en tourisme de la médina de Tunis : p Fréquentation du patrimoine : p Qu'est-ce qui se passe à la médina, le soir? Festival de la médina et festival des arts contemporains : p Les circuits touristiques et les visites culturelles: Parcours culturels et touristiques: p.61 2

3 2.4. Réaffectation des monuments et dimension sociale: p Rapport de la population de la médina avec le tourisme: p Rapport Habitant / Touriste : 3.2. Les habitants dans la mise en tourisme de la médina: p Gentrification, qu est devenue la population tunisoise d autre fois? p Les commerçants et les Souks : interaction artisanat / tourisme : p Problématique des guides touristiques : p Les acteurs : entre discours et réalités : p L Institut National du Patrimoine : 4.2. L Association de Sauvegarde de la Médina : 4.3. La municipalité de Tunis : 4.4. Le Ministère de la culture : L Agence de Mise en valeur et de Promotion du Patrimoine Culturel : p Relation entre acteurs : Discours et réalités : 5. Synthèse : p.101 Conclusion Générale : p.102 Bibliographie : p.104 Annexes : p.111 3

4 Introduction Le tourisme est un secteur qui prend de nos jours des proportions de plus en plus importantes à travers le monde, se présentant comme une activité économique et humaine à grande échelle. Or, ces dernières années en Tunisie, les acteurs concernés ont privilégié l aspect économique à travers un tourisme de masse essentiellement balnéaire. Ils se sont rendus compte récemment des limites de ce choix. L aspect culturel qui devrait être pris en considération dans leur politique pour que le développement soit durable a été négligé au profit des retombées financières immédiates, malgré les recommandations des instances internationales telles que l UNESCO et ICOMOS. Ils sont arrivés aux conclusions que le tourisme ne peut être conçu et développé sans les spécificités culturelles du pays, en l inscrivant en même temps dans la perspective d un développement global. Ce n est point le tourisme balnéaire à lui seul largement exploité par les voyagistes qui va favoriser la découverte des valeurs culturelles des pays, la communication et l échange entre les peuples. Dés les années quatre vingt, les acteurs concernés par cette activité ont pris conscience et ont commencé à développer de nouveaux produits en s appuyant sur les richesses culturelles des pays visités. Les richesses culturelles et les vestiges historiques de ces pays, dont la Tunisie, sont d une renommé mondiale qu il faudrait présenter dans les motifs d incitations touristiques. Conscients du fait que le modèle commercialisé ne peut plus représenter un argument fort d attractivité touristique, les responsables ont adopté dés lors un plan de développement d un tourisme culturel se basant sur l exploitation rationnelle de leur héritage patrimonial, riche et diversifié du point de vue architectural, artistique, archéologique, naturel et historique. La stratégie suppose la diversification du produit touristique, par une action de conservation, de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine qui est perçu comme un facteur dynamique, et un moyen de progrès et de développement. Tourisme et patrimoine sont liés l un à l autre. Pour diversifier ses produits, le tourisme culturel a besoin du patrimoine. Ce dernier a aussi besoin du tourisme pour financer les actions de sauvegarde. Inscrite par l UNESCO sur la liste du patrimoine mondial en 1979 compte tenu de sa valeur historique, ses richesses architecturales et monumentales, la médina de Tunis est l un des éléments qui pourrait répondre à ce besoin de contribuer à la promotion du tourisme culturel à travers une exploitation judicieuse de son patrimoine architectural et artistique. 4

5 Problématique Depuis quelques années, nous assistons à un débat sur la médina de Tunis et sur l intégration du tourisme culturel dans les projets de sauvegarde et de restauration. La question posée au départ était de savoir si le tourisme culturel participe à la conservation et la mise en valeur du patrimoine de la médina de Tunis. La confrontation des idées des différents acteurs concernés par l évolution, la sauvegarde et la valorisation de la médina avec le vécu des habitants et les pratiques des touristes nous aiderait à comprendre l évolution de cet espace historique et ses articulations avec notre problématique. Cette dernière prend tout son sens à partir de l impact que pourrait avoir le tourisme culturel dans la conservation et la sauvegarde de la médina de Tunis. Cet investissement par le tourisme à la médina de Tunis amène encore plus de touristes mais en contre partie, nous assistons parfois à la marginalisation de la population existante. Peut être, en étudiant le vécu et les intentions futures des habitants actuels par rapports à leurs demeures, nous devrions limiter le tourisme en fin de compte et conserver ces populations pauvres et leurs améliorer le bâti grâce aux aides de l état afin de ne pas tomber dans l exemple de la médina de Marrakech, où nous assistons à «une vente» d un grand pourcentage du bâti historique à des étrangers. Peut être il faudra aussi étudier la volonté de la population tunisoise qui est partie un jour de la médina et comment s est passée cette gentrification. Ce travail propose alors d étudier aussi le degré d importance des activités locales en rapport avec tourisme, et voir si elles contribuent à la préservation de ce patrimoine. Est-ce que ce tourisme culturel contribue à la préservation du patrimoine architectural de la médina de Tunis ou il est entrain de la détruire? Est-ce qu il y a d autres mouvements locaux de patrimonialisation? Quelles sont ces transformations touristiques à la médina? Qui sont ces gens qui participent aujourd hui à ces transformations? Compte tenu de ces préoccupations énoncées, nous proposons de vérifier les hypothèses qui nous semblent concentrer les différentes étapes de notre travail, et que nous pouvons les formuler de cette manière : - Le tourisme tunisien a un besoin impératif du tourisme culturel. La médina de Tunis constitue un produit potentiel pour ce tourisme culturel. - Le patrimoine, l artisanat et l animation culturelle sont susceptibles de justifier le choix de la médina en tant que produit du tourisme culturel. Cerner la part des touristes dans la patrimonialisation de la médina par rapport à d autres mouvements qui émanent des élites locales, qui s adressent à un public plus large et des politiques qui émanent des locaux à destination des touristes. - Habitants de la médina, d hier ou d aujourd hui, tunisois ou ruraux ont un rôle important dans la survie de la médina. Ces habitants, par leurs vécus, passés, pratiques, contribuent à l évolution de cet espace social. Certains Bourjois qui ont quitté la médina commencent à y revenir s installer, d autres transforment leurs anciennes demeures héritées en musées, restaurants D autres l ont quitté pour toujours Comment se passent toutes ces transformations? - La valorisation culturelle et historique de la médina est à même de lui donner une seconde vie. Comment le monde associatif et les acteurs locaux se mettent en place? 5

6 Méthodologie Afin de commencer d étudier le cas de la médina de Tunis, nous devons connaitre cette médina. Le travail de terrain étant important, nous sommes allés sur place, à Tunis pendant trois mois. L enquête primitive avait pour but de mieux connaitre les caractéristiques architecturales, urbanistiques et sociales de cet espace, et approfondir les rapports avec les usagers de la médina ainsi que les différents acteurs agissant dans cet espace. Pour cerner les différents groupes d acteurs, nous nous sommes intéressés au plus représentatifs avec lesquels, nous avons entrepris des entretiens approfondis afin de connaitre leurs rôles et définir leurs champs d actions dans la médina. En plus des entretiens, ma recherche s appuie sur l observation participante, l analyse des documents relatifs à notre thème, que ce soit des documents historiques, architecturaux, socio-urbanistiques ou administratifs à travers les statistiques, réflexions ou anciennes enquêtes. Parallèlement à cela, nous avons pu élaborer les esquisses d entretiens pour les usagers de la médina. Nous avons préféré des entretiens et pas des questionnaires formalisés. En effet, nous avons préféré laisser la discussion aller dans le sens des propos des interlocuteurs. Les entretiens étaient différents, mais nous avons pu élaborer environ 120 entretiens entre les acteurs et responsables, les habitants actuels, les habitants qui sont partis, les commerçants, les artisans et les touristes. Dans ces entretiens, nous avons essayé de tenir compte des niveaux d instructions et d implications des interlocuteurs dans la médina. Les questions étaient différentes bien sur pour chaque catégorie. Nous avons essayé de donner aux entretiens un fil conducteur, à travers des questions ouvertes tout en laissant la liberté d expression à la personne interloquée. La majorité des entretiens ont été enregistrés, et les personnes étaient libres de répondre aux questions qu elles voulaient. 6

7 CHAPITRE 1 : TOURISME ET PATRIMOINE 7

8 1. Relation entre Tourisme et Patrimoine : 1.1. Le tourisme culturel : Intéressant à ses débuts des personnes aisées et à haut niveau intellectuel, animées par le motif de découverte, ce phénomène a continué à se développer et a fini par s étendre à toutes les autres catégories sociales. «Le tourisme culturel est défini comme un déplacement, dont la motivation principale est d élargir ses horizons, de rechercher des connaissances et des émotions au travers de la découverte d un patrimoine et de son territoire 1». Dans cette définition, la découverte d un patrimoine et de son territoire est liée à l identité de toute société humaine. Le tourisme culturel renvoi aux composantes patrimoniales matérielles et immatérielles de cette identité. Le matériel s exprime à travers les bâtiments et les sites consacrés à la culture classés par l Unesco tels que les musées reconnus, les monuments, les lieux de mémoires, les sites archéologiques et préhistoriques, les parcs et les jardins, et même certaines villes et villages Et l immatériel se manifeste à travers les foires et les fêtes locales, les festivités traditionnelles, les spectacles réguliers, le savoir faire et les événements ponctuels Le tourisme culturel a évolué à partir d un tourisme réservé à une certaine catégorie sociale. En effet, dés le début, le tourisme est né culturel, à travers le grand tour, qui était réservé aux élites au 19éme siècle, aux jeunes premiers touristes de l aristocratie anglaise. Encore, le champ du tourisme culturel était aussi le pèlerinage. Un déplacement de millions de pèlerins vers les sanctuaires. Ces deux cas sont considérés sans doute comme un tourisme culturel, motivé par la découverte et l élargissement des connaissances. A partir des années 1930, le tourisme a cessé de se développer dans ce contexte «culturel» et il y a eu un développement des autres formes du tourisme. Bien sur, parallèlement à cela, le tourisme culturel a continué son expansion et sa diversification, en répondant aux exigences d une clientèle très variable. Une clientèle qui se distingue aux autres par son «capital culturel», son héritage et son niveau d éducation, et qui veut, à travers le voyage, prolonger ses pratiques culturelles permanentes et pluridisciplinaires. Cette motivation culturelle joue un rôle important dans l arrivée massive sur les sites dédiés à la culture, qui parfois peut poser certains problèmes. Ce type de tourisme est bien attractif, suite à la volonté de lui offrir l image d une culture vivante et créative, de la présentation du patrimoine dans son contexte humain et historique mais aussi à travers les musées, monuments, châteaux Généralement, le séjour en ville peut être une autre forme du tourisme culturel. En effet, la ville concentre une densité et une variété d opportunités culturelles : musée, monument, promenade, spectacle Mais aussi, la ville concentre plusieurs autres formules de tourisme culturel, tels que les séjours linguistiques, le tourisme gastronomique, les festivals, les stages artistiques et artisanaux Plusieurs centres historiques sont un lieu de mise en scène, à travers leurs ruelles, visites des sites, restauration Ce qui prouve que la ville se présente comme un ensemble, en regroupant l architecture, l art, la religion, la qualité de vie Par 1 Claude Origet DU CLUZEAU, Le tourisme culturel, Que sais-je? puf, Octobre 2007, p.8. 8

9 contre, la mise en tourisme de ces lieux patrimoniaux reste un véritable défit pour les collectivités locales. Le tourisme culturel est crée autour du patrimoine. Ce dernier joue un rôle économique et culturel très important. Or tourisme et culture sont deux univers différents. Entre authenticité et efficacité économique, ce type de tourisme serait il destructeur? Etant pratiqué à la fois par des visiteurs assidus et occasionnels, le tourisme culturel présente une grande diversité croissante des thèmes et des centres d intérêts de ces visiteurs. Ces derniers, quelques soient leurs connaissances de la destination ou leurs niveaux d éducation, ont une attente commune : la découverte de l identité du territoire ainsi que son patrimoine, composé d histoire, d arts, de savoir faire, de sciences et techniques locales, donc l identité de l autre, mais aussi l identité de soi. Le fait que certains sites culturels ne sont pas accessibles à tout le monde, plusieurs contraintes apparaissent, tels que l accessibilité, les prix, les horaires, manques d informations. Ces contraintes font que le tourisme culturel reste réservé à une certaine élite. Dans ce cadre, certaines démarches doivent être appliquées à la mise en tourisme du patrimoine, telles que les signalisations, la clarté des informations, les accueils Or visiblement, ces points causent des problèmes dans la conservation, donc il faut vérifier qu un lieu patrimoniale est apte à recevoir cette fréquentation sans dommages, qu il soit flexible aux différentes attentes. L Unesco «souhaite mettre en œuvre des projets et des politiques touristiques respectueuses des identités culturelles et de l environnement du patrimoine culturel qui favorise le dialogue entre les cultures tout en apportant des solutions durables aux besoins de développement des populations 2». Nous nous rendons compte que la culture et le tourisme ont besoin l un de l autre. Ils se complètent dans le cadre d un intérêt mutuel, bien qu ils aient des conceptions différentes au niveau des objectifs, le tourisme parle en termes économiques tels que «clients, marché, concurrence, profit», or la culture s exprime en terme de «publics, qualité artistique, et enrichissement individuel 3». A première vue, nous pouvons considérer que le patrimoine suit plutôt une logique de préservation à long terme et transmission de ce que nous avons hérité des générations précédentes aux générations futures et le tourisme suit une logique de valorisation touristique et un développement économique, dans un soucis de transmission immédiate. Du coup tourisme et patrimoine peuvent sembler être deux notions contradictoires, mais deux logiques complémentaires, dans une logique de transmission, qui se nourrissent l une de l autre, mais aussi s opposent et se combattent 4. Sans doute, le tourisme est un facteur qui contribue à l apparition et la mise en valeur du patrimoine dans le monde. Or la frontière entre conservation et mise en tourisme d un patrimoine reste ambigüe et pas claire. En effet, le rôle du tourisme peut être «à la fois un 2 Hervé BARRE, Le patrimoine de l autre, le tourisme culturel, Acte du forum international organisé à Hammamet, du 23 au 25 Octobre 1997, L Unesco, 1997, p Henri MARCHAL, Le patrimoine de l autre, le tourisme culturel, Acte du forum international organisé à Hammamet, du 23 au 25 Octobre 1997, L Unesco, 1997, p Edgar MORIN, Mobilité Erasmus et communication interculturelle: une recherche-action pour un parcours de formation, 2001, p.18. 9

10 élément catalyseur de la mise en valeur et facteur de destruction d éléments «authentiques» 5». Le tourisme culturel constitue certainement une ressource essentielle qui peut contribuer à la préservation et la modernisation des anciennes réalisations. Ces dernières constituent un patrimoine culturel qui reflète l identité d une société donnée et lui permet de se construire et de s exposer au public. Nous notons bien sur que cette relation entre tourisme et patrimoine est liée aux changements politiques, économiques et sociaux d une collectivité, qui peut avoir parfois intérêt à développer le tourisme autour de son patrimoine afin de favoriser la rencontre avec l autre et la découverte de sa propre identité. Dans ce cas, l activité touristique peut favoriser donc le patrimoine. Et cette relation tourisme-patrimoine peut être considérée comme logique et naturelle. Le tourisme culturel s appuie alors sur un patrimoine qu il peut valoriser ou dans certains cas le menacer. Depuis 1980, le tourisme culturel s est imposé comme une activité économique crédible qui a bénéficié au patrimoine et a permis «l attribution de crédits à des programmes de valorisation accentuant les fonctions éducatives et identitaires, tout en renforçant son utilité économique et sociale 6». Dans cette logique, le tourisme favorise le patrimoine, et la protection de ce patrimoine se fait grâce au tourisme. Nous constatons alors que le rôle du tourisme est important dans la préservation du patrimoine, mais aussi dans la conscience identitaire des populations locales. Les acteurs du tourisme ont un rôle important dans le processus de patrimonialisation. Selon F.Ged, «ces acteurs sont de «véritables prescripteurs» de patrimonialisation d éléments susceptibles d intéresser le marché 7». Mais le tourisme n est pas toujours vu en tant qu élément positif dans la démarche de patrimonialisation, Madame Inchirah Habbabou, Architecte et Consultante en patrimoine en Tunisie nous affirme : «Je trouve que c est très dommage de rattacher la sauvegarde au tourisme, je pense personnellement que le tourisme a tué le patrimoine. Le patrimoine et la sauvegarde du patrimoine passe par l économique et le social ( ). Donc moi je crois que de toute façon ils sont rattachés, obligatoirement, mais que pour l heure, le tourisme a tué un peut sa poule d or, parce que lui le tourisme ne vit que du patrimoine, mais il le tue parce qu il ne le respecte pas, parce qu il utilise, il prend et il ne donne rien, et s il veut donner, il donne à son image, par rapport à son besoin. Quand il y a tourisme, il doit lui, s adapter au patrimoine et pas le contraire, mais ils sont rattachés malheureusement, malheureusement ou heureusement je ne sais pas, ils sont rattachés, mais il faudrait que dorénavant le tourisme s adapte au site dans le quel il s installe et pas le contraire 8». Plusieurs enjeux s articulent aujourd hui autour de la construction patrimoniale. Ces enjeux répondent aux trois fonctions fondamentales du patrimoine : légitimante, qui renvoie à des 5 Maria GRAVARI-BARBAS, Sylvie GUICHARD-ANGUIS, Regardes croisés sur le patrimoine dans le monde à l aube du XXIe siècle, PU Paris Sorbonne, Octobre PATIN, Olivier LAZZAROTTI et Philippe VIOLIER, Tourisme et patrimoine, un moment du monde, Presses de l Université d Angers, p Entretien avec Inchirah HABBABOU, Architecte et Consultante en patrimoine. 10

11 enjeux territoriaux, identitaire, ou mémoriel, nous pouvons construire plusieurs identités partagées et valorisantes, qui renvoient à des enjeux économiques. Aujourd hui, avec la mondialisation des échanges, le patrimoine est devenu un enjeu majeur. Face à cela, les acteurs du tourisme jouent un rôle important dans la patrimonialisation des territoires, vu l importance de la demande de la clientèle internationale. Cette dernière se déplace afin de chercher les traces matérielles des civilisations visitées. La perception patrimoniale des autochtones se transforme alors suite aux regards touristiques portés par les visiteurs qui deviennent à la fois des agents de patrimonialisation et un enjeu majeur. L acte de transmission est important. Il permet au patrimoine de jouer le rôle de «ciment identitaire» d un groupe 9. Cela forme un patrimoine commun à un groupe d individus qui s y identifient à ce patrimoine. Ce dernier est donc étroitement lié à des conflits entre groupe sociaux, qui cherchent à se placer, contrôler des territoires et à construire la société. Les stratégies du développement local s appuient aujourd hui sur une modernisation, mais aussi la sauvegarde du riche patrimoine local, en tant qu atout, qui prend un sens très étendu à travers l architecture, les manifestations, l héritage des traditions Le tourisme peut exercer des effets positifs et négatifs sur le patrimoine culturel et bâti. Une «touristification» extrême de l élément patrimonial peut avoir parfois lieu Promotion et préservation de l architecture et du patrimoine : S agissant du patrimoine comme image culturelle et historique d une collectivité, sa promotion contribue à mieux l identifier dans le temps et dans l espace, afin d en faire une source de développement économique à travers une gestion intégrée, en «renforçant l identité sociale d une communauté spécifique et en augmentant l identité et l attraction pour les touristes et les visiteurs en leur permettant également de créer un lien en une image ou simplement une idée et une région spécifique 10». Objectif de cette stratégie est d exploiter le patrimoine à travers une gestion saine, en s appuyant sur les éléments esthétiques et historiques, afin de contribuer à l amélioration de son sort et celui de la collectivité par une meilleure conservation des ressources locales. Certains pays disposent d un patrimoine riche et varié pouvant répondre au développement du tourisme culturel à travers le monde, et à une demande de plus en plus persistante pour la culture. La promotion du patrimoine se propose de mieux le présenter et le faire connaitre par le public. Il s agit de le mettre en valeur par une politique de conservation adéquate, lui définir des projets touristiques et culturels appropriés et rentabiliser son exploitation à travers une gestion saine et rigoureuse. Il s agit de mettre en application à cet effet une politique commerciale assurant un accueil remarquable et des services de qualité, dans le but d attirer une clientèle locale et étrangère avide de culture ou attirée par la curiosité et la découverte. L objectif est d améliorer la fréquentation et de dégager des bénéfices permettant la poursuite des opérations de sauvegarde et d entretien du patrimoine. 9 Olivier LAZZAROTTI et Philippe VIOLIER, Tourisme et patrimoine, un moment du monde, Presses de l Université d Angers, p DELTA, Promotion et marketing territorial : des identités locales au tourisme, p.1. 11

12 2. Patrimoine des centres historiques : «Protéger les monuments historiques architecturaux qui nous ont été légués par les générations qui nous ont précédés, c est maintenir présente aux yeux du plus grand nombre la genèse historique du monde, et plus particulièrement de la nation et la culture aux quelles on appartient et dont on se réclame 11». Le patrimoine est des biens légués par les ancêtres, naturellement, et consensuellement adoptés par les descendants. Le patrimoine, qu il soit naturel ou bâti, est très important pour l histoire et l identité des peuples et l enrichissement de la mémoire de l humanité. Etant considéré comme l œuvre des pères, le patrimoine permet l union des différents générations. Il est le résultat de négociations, d ajustements, d adaptations, de déchirements continus et pas de transmissions passives. Ce qui prouve que c est une véritable construction, mais qui ne cesse d être menacée, par plusieurs facteurs économiques. Ce qui peut causer la perte d un héritage culturel et la destruction de ce patrimoine, en effet «Cultural heritage is under threat. Under the impact of relentless natural factors and of even worse damages induced by people caused processes, much is being lost forever. It is true that the loss of material heritage is not a novel occurrence. What is new is that the recent economic circumstances combine dangerously with natural causes to increase the magnitude and speed of this destruction, with irreparable consequences for present and future generation. The materiel heritage is a perishable public good, and states and nations have a compelling responsibility for preserving it 12». A partir de la fin des années 80, beaucoup de villes du monde se sont lancées dans la sauvegarde et la réhabilitation totale de leurs patrimoines. Cette prise de conscience a permis de définir des démarches de restauration des centres historiques. «Au cours des années 90, la question de récupération des centres historiques est véritablement devenue l une des préoccupation majeure du débat sur la ville 13». Et cela en impliquant les différents acteurs privés et publics. Bien sur une implication de la population locale est importante. Or, les centres historiques sont des lieux de patrimoine, habités par des populations d origines sociales différentes. Plusieurs liens peuvent alors être crées entre ces espaces et ces occupants. «Habiter le patrimoine suppose la construction de relations particulières tant vis-à-vis de l espace considéré qu avec les autres. Il suppose aussi des liens de proximité, voir souvent des liens d affectivité 14». 3. Patrimoine des médinas du monde Arabe : Dans plusieurs cités, villes, pays, la vieille ville est devenue le centre historique. Elle devient le symbole d une identité locale, voir nationale. Les arabes comptent parmi les rares peuples ayant laissé autant de traces historiques à travers la multitude des villes ou médinas 11 Maria GRAVARI-BARBAS, Sylvie GUICHARD-ANGUIS, Regardes croisés sur le patrimoine dans le monde à l aube du XXIe siècle, PU Paris Sorbonne, Octobre The World Bank, Cultural heritage and development: A framework for action in the Middle East and North Africa, June 2001, p Catherine PAQUETTE et Clara SALAZAR, Habiter le patrimoine, les résidents âgés des centres historiques de Mexico face aux transformations de leur espace de vie, p Maria GRAVARI-BARBAS, Habiter le patrimoine, enjeux, approches, vécu, Presses Universitaires de Rennes, p

13 construites, les médinas de Tunis, Kairouan, Marrakech, Fès, le Caire, Damas, Alep, Bagdad, Tlemcen, en sont encore le témoignage. La typologie des villes arabo-musulmanes ne suivent pas les mêmes plans d aménagements malgré qu elles fassent partie de la même civilisation. En effet, ces métropoles arabes ont été fondées à des périodes différentes. En dépit des différences d aménagements et d organisations, la majorité de ces villes a pu survivre durant des siècles, en gardant les mêmes principes urbanistiques, architecturaux et fonctionnels. Généralement, la ville arabe apparait comme enfermée à l intérieur de sa muraille et de ses remparts. Ces derniers constituent l élément de protection et de défense de la ville, et assurent ainsi les liaisons et les échanges de la médina avec l extérieur à travers les axes principaux. L accès se fait par des portails appelés «Beb». Une des caractéristiques principales de la ville arabe est la centralité. Elle se matérialise par la concentration des noyaux urbains autour de la grande mosquée, occupant le centre de la ville, suivant une organisation qui distingue les parties publiques des parties privées. Les parties publiques regroupent les espaces économiques, culturels et religieux avec les principaux souks qui sont spécialisés et hiérarchisés suivant l activité et le degré de pollution. Le pouvoir qui se trouvait au début à proximité de la mosquée a fini par se localiser dans des citadelles ou kasbah. La partie privée rassemble les quartiers résidentiels qui sont aussi hiérarchisés par rapport à la centralité suivant les critères d ordres social, ethnique ou religieux : les élites se trouvent au centre, les populations plus ou moins démunies s installent dans les quartiers les plus éloignés. La fonctionnalité des villes arabes a prouvé le succès de ce modèle durant des siècles. Malgré cette apparence qui peut sembler anarchique, la ville arabe est harmonieuse. En effet, tous les éléments qui la constituent remplissent parfaitement leurs fonctions. Tous les habitants qu elles que soient leurs différences mènent leur vie communautaire conformément à des valeurs partagées et appréciées par tous. La ville arabe est marquée par une empreinte religieuse qui structure tout l espace urbain. L influence de l islam est perceptible à travers la structure urbanistique et architecturale, à travers les ruelles et impasses hiérarchisées, pour desservir les commerces, les artisanats et les espaces résidentiels privés, ainsi qu à travers les relations que les hommes entretiennent avec les femmes. «La structure sociale est caractérisée traditionnellement par la répartition sexuelle de l espace médinal (les espaces publics, la rue aux hommes, les maisons, cours intérieurs, terrasses aux femmes), par un espace domestique introverti, par une mixité sociale au sein des impasses, non visible sur les façades extérieures des maisons sobrement décorées La religiosité des lieux, la proximité entre voisins, l intimité préservée par des maisons repliées sur elles-mêmes, le bouillonnement des artères commerciales et artisanales font de cet espace habité un espace identitaire» 15. Les médinas renvoient certes à une richesse historique et une mémoire collective, mais depuis des années, elles sont devenues des espaces populaires, dégradés et parfois dévalorisants spécialement dans les pays du Maghreb. Ceci est suite à l évolution d une 15 Anne Claire KURZAC, Ces riads qui vendent du rêve, Patrimonialisation et ségrégation en médina, Habiter le patrimoine, p

14 multitude de facteurs démographiques et économiques qui ont causé de grands changements menant parfois à une mort lente. «Encore essentiellement pauvres et mixant les fonctions résidentielles et commerciales, les centres anciens des grandes villes du Sud, restent des espaces populaires bien que convoités et riches en merveilles architecturales ( ) La prise en considération de l architecture vernaculaire comme patrimoine ainsi que l attention de plus en plus marquée pour le patrimoine immatériel sont des orientations récentes qui visent à donner une importance renforcée aux fonctions résidentielles, aux cadres de vie, aux pratique quotidiennes, loin de l image sclérosée de la ville musée 16». La banque mondiale a proposé un programme d action en Juin 2001 dans le cadre de ces problématiques sociales et culturelles qui sont menaçantes pour le futur des médinas et de l héritage culturel du moyen Orient et du Nord Afrique en général. Dans ce sens, Jean Louis Sarbib, le vice président de la banque mondiale en 2001 a dit : «The wealth of cultural heritage endowments of the Middle East and North Africa countries is not only a testament to the importance of the region s contributions to humanity s history. It also represents an enormous capacity to support and inspire the development of the region s countries into the future. Many of the region s innumerable cultural jewels are threatened, in some case by overuse, in others by neglect, and in many simply by the pressures of economic development and striving toward a better future. The presence of these highly valuable cultural endowments in all the region s countries opens up major opportunities for development, providing a major source of employment, and therapy contributing to the reduction of poverty and the decrease of chronic joblessness. There is still much to learn with respect to integrating cultural heritage management into development» 17. Suite à ces menaces, plusieurs stratégies et projets de reconquête des médinas ont été présenté. Mais, elles restent peu développées et mises en pratiques. La préservation de ces centres anciens, avec leurs tissus urbains, leurs compositions sociales et l architecture de leurs monuments est devenue une nécessité, plutôt un enjeu essentiel, qui demande une forte implication financière des acteurs publics. Les gouvernements des pays du Nord Afrique, les sociétés civiles, l Unesco ainsi que les comités internationaux ont sonné le signal d alarme à plusieurs reprises face à la situation détériorée des médinas et de leurs patrimoines. Nous avons trouvé dans le rapport Cultural heritage and development: A framework for action in the Middle East and North Africa, de la Banque Mondiale, un résumé des causes de la détérioration et la dégradation continue des médinas du Maghreb qui sont: «Population densities have increased, mostly in urban settlements, in medinas of cultural value, accelerating the wear and tear on historic buildings. Demographic growth generates large amounts of solid and liquid waste decreases maintenance, and triggers illegal construction and illegal demolition of the built heritage. 16 Elodie SALIN, La réhabilitation des centres anciens dans les grandes villes du Sud : Entre maintien des populations pauvres et tentative de gentrification. Habiter le patrimoine, p Jean Louis SARBIB, Cultural heritage and development : A framework for action in the middle East and North Africa, The Word Bank, June 2001, p.7,8. 14

15 Tourism, which is intended to celebrate the historic patrimony and may contribute to saving it, can have destructive effects when it is commercialized beyond normal carrying capacities, bringing pollution, waste, and sometimes vandalism. Looting, illegal excavations, and theft from sites, medinas and museums are among the most vicious forms of heritage destructions. Grave robbers are an old breed of enemies of the patrimony. According to one international expert the destruction of heritage art in the last four decades represents a cultural disaster probably unmatched at any time in history, which has accelerated in the last ten years Melikian MENA, p25. Neglect and ignorance. Last, and not least, lack of awareness of what is irreplaceable heritage and why it must be preserved also causes much loss. Many millions of people actually live in or use buildings that are part of the cultural patrimony, without being aware of it or of the sensitivity of the buildings to particular conditions. The result can be unwitting damage to the heritage (Amahan 1999). The need for reform: Improving the governance of the cultural patrimony is task of national importance for every country. In sum, this analysis documents on a sector wide basis the need to overcome weaknesses in institutional and organizational capacities (central and local) and in the updating of policy and legal frameworks 18». La conservation du patrimoine historique des médinas du monde arabe, et spécialement du Maghreb est confrontée à une multitude de difficultés et problèmes tels que la pauvreté des ressources matérielles, organisationnelles et socioculturelles. La situation de la dégradation du patrimoine est différente d un pays à l autre. Dans le cas du tissu urbain de Monastir, en Tunisie, il a été complètement détruit. En Alger, il est resté abandonné, face à la dégradation continue. Du coup, il y a eu une apparition d une multitude de mouvements et d actions, parfois inefficaces face aux nombreux facteurs économiques, sociaux, politiques, aux problèmes financiers, au désengagement de l état. «La politique de sauvegarde n est ni une priorité économique ou sociale, mais constitution de dynamiques sectorielles ou des évolutions locales des questions urbaines et d expériences amenant les pouvoirs publics à encourager la prise en compte des valeurs architecturales et urbanistiques et à esquisser la définition d une législation sur le patrimoine 19». Donc, les résultats de ces politiques ne sont pas satisfaisants, mais, elles ont pu quand même sensibiliser certaines couches sociales à l importance de ces centres historiques. Ces opérations ont participés alors à la gentrification des médinas, et dans certains cas l arrêt temporaire du processus de dégradation. Des associations de sauvegarde et de rénovations ont été crée dans plusieurs villes, comme l Association de Sauvegarde de la Médina de Tunis. «Dans l organisation institutionnelle, la Tunisie se présente comme étant le pays le plus avancé. Cela est du à ses organismes de rénovations et ses associations de sauvegarde qui mènent depuis des années des opérations de réhabilitations et d inscriptions de la notion du patrimoine dans les discours et débats sur la ville. Ces programmes et ces actions indiquent une volonté de protéger le patrimoine 18 The World Bank, Cultural heritage and development: A framework for action in the Middle East and North Africa, June 2001, p URBAMA, Les médinas, passé, présent et avenir, Fascicules scientifiques, Tours,

16 afin de valoriser le tourisme, mais aussi l identité. Tout cela lui confère des expériences opérationnelles et institutionnelles qui peuvent servir pour l ensemble des pays du Maghreb 20». La sauvegarde de certains centres historiques a une valeur mémorielle, et cela permet de favoriser le développement de liens avec le passé. La médina devient alors une question d identité et d appartenance. C est le cas de la médina d Alger. «La Casbah d Alger reste dans la mémoire collective l essence de la ville, sa mémoire et son identité. Témoin d un passé communautaire idéalisé, c est aussi un patrimoine objectif et un enjeu pour les pouvoirs publics. Son intérêt réside dans la restauration de la mémoire de la construction de l identité urbaine autour des valeurs portées par ce patrimoine 21». Cette mémoire construite autour de ce centre historique par exemple, devient un enjeu culturel important. L identité, dans les pays arabes, et en Alger en particulier est liée au nom que l on porte, à l appartenance familiale. Cette mémoire est construite par les habitants mythiques de la médina qui sont les autochtones, appelés les Beldyias, et les migrants d origines rurales, installés dans ces espaces, et qui participent aussi à la construction d une identité locale. Le Maroc a connu une démarche différente. Les médinas maghrébines présentent un cas exceptionnel. Elles ont connus un embourgeoisement et un réinvestissement par des étrangers. Elodie Salin, dans son article la réhabilitation des centres anciens dans les grandes villes du Sud : Entre maintien des populations pauvres et tentative de gentrification, montre que la ville ancienne a été dévalorisée, au niveau de son patrimoine, mais aussi socialement, et que pour les marocains, spécialement les élites, la médina devient l espace du pauvre, de la saleté, de l étouffement. Face à cela, la préservation du patrimoine s est faite suite à une politique d investissements touristiques. Des acteurs privés étrangers sont venus transformer, réhabiliter et s installer dans les médinas, une démarche qui «s inscrit rarement dans une politique plus générale de conservation. Il est essentiel et primordial de souligner que les acteurs premiers de conservation et de sauvegarde de la médina sont des étrangers 22». Ces opérations ont permis la réhabilitation d anciennes grandes demeures et des Riad, qui se sont transformés en des résidences pour touristes. A Fès par exemple comme à Tunis, la marginalisation de la vieille ville a été lors du protectorat, après la création de la ville coloniale, accolée à la médina. Il y a eu un départ important des Fassis vers la nouvelle ville. Les demeures se sont vidées. Et il y a une vague de migrants ruraux et pauvres qui se sont installés dans ces maisons. Ce qui a contribué à la dégradation du bâti. «Le tissu social urbain s effrite et perd inéluctablement son identité originelle. Le problème se situe dans le fait que ces nouvelles villes satellites manquent d âme et souffrent d une grande crise urbaine qui se manifeste dans une déstructuration identitaire de la population, le manque d infrastructures et la défaillance des grands intégrateurs sociaux 23». 20 Maria GRAVARI-BARBAS, Sylvie GUICHARD-ANGUIS, Regardes croisés sur le patrimoine dans le monde à l aube du XXIe siècle, PU Paris Sorbonne, Octobre Nassima DRIS, Monde en marge et identité urbaine, la Casbah d Alger ou le refuge des exclus, Habiter le patrimoine, p Elodie SALIN, La réhabilitation des centres anciens dans les grandes villes du Sud : Entre maintien des populations pauvres et tentative de gentrification. Habiter le patrimoine, p Anas TALBI, La Médina marocaine, entre développement durable et touristification inévitable, Colloque international, les 28 et 29 Novembre 2009, p.2. 16

17 Depuis les années 70, 80, plusieurs études et projets ont été proposé pour la sauvegarde de la médina de Fès, mais aucun d entre eux n est devenu opérationnel. «La multiplicité d acteurs et les quelques opérations qui ont été réalisées, bien qu elles aient permis le développement de la connaissance, ont contribué à faire de la sauvegarde de la médina de Fès une question problématique qui dépasse les seules contraintes physiques 24». En effet, plusieurs contraintes sont exercées sur la médina de Fès, au niveau des infrastructures, le foncier, les accès etc. La complexité des problèmes physiques mais aussi sociaux ont fait que les acteurs n ont pas réussi à définir une politique de sauvegarde opérationnelle. «Il y a eu deux logiques d interventions, la première à travers des restaurations ponctuelles à l identique de certains palais et belles demeures de Fès, et l autre la rupture de la tradition par la modernisation et l adaptation de la modernité à la culture locale. Une opposition entre conservatisme et modernisme au sujet de la sauvegarde 25». «Le cas de la médina de Fés montre d ailleurs de manière exacerbée les difficultés de prise de décisions et de mise en place d un projet de sauvegarde : entre l élaboration des plans à long terme et au bout du compte irréalisables, et les opérations de rénovation radicale voir tout simplement de démolition, on réalise les difficultés de gestion efficace et continue d un patrimoine prestigieux mais délabré 26» Cas de la médina de Marrakech, Maroc: Au Maroc, plusieurs médinas ont été délaissées en état de ruines et à l abandon. Le cas de la Kasbah de Tamesholt prés de Marrakech, un site prestigieux redécouvert par des élites locales et des personnalités étrangères. Ce qui fait naitre un rapport assez complexe entre cette élite étrangère et la société locale. La dernière tente d associer les habitants dans la mise en place d un projet patrimonial, ce qui n est visiblement pas évident. Mais Les médinas marocaines, dans leurs ensembles, ont été investies par des étrangers qui s y séjournent pour des vacances courtes ou s établissent dans des résidences secondaires. Ce qui fait que ces espaces sont en mutations continues grâce à cette mise en tourisme. Dans le cas de Marrakech, l apport des forces externes était important dans la patrimonialisation de la médina. A première vue, la société locale a réussi à intégrer les habitants dans un projet de revitalisation économique. La médina de Marrakech a été sujette de transformations grâce à une coopération entre les pouvoirs publics et privés. Ces derniers sont essentiellement des touristes dont le nombre n arrête pas d augmenter. «Between 1995 and 2006, the number of tourists arriving by airplane jumped from less than 700,000 per year to over 2,600,000 27». Les quartiers touristiques de la médina de Marrakech sont de véritables espaces d échanges et de cohabitations entre touristes et résidents marocains. Plusieurs étrangers ont reconquis les anciennes résidences et Riad avec patios et se sont appropriés une grande partie de la 24 Alexandre ABRY, Habitat et intégration patrimoniale dans la médina de Fès: Quelles politiques, quels enjeux, p.227, TAGEMOUATI-CURZAC, dans Habitat et intégration patrimoniale dans la médina de Fès: Quelles politiques, quels enjeux, Alexandre ABRY, Maria GRAVARI-BARBAS, Les acteurs, Habiter le patrimoine, p.147 à Anthony.G.BIGIO, the Word Bank, The Sustainability of Urban Heritage Preservation: The case of Marrakesh, August 2010, p

18 médina. Du coup, il y a une «invasion étrangère» permanente qui se fait dans un centre historique riche d une identité culturelle spécifique. «Les émigrations des élites étrangères vers les médinas sont de nature multiple, suivant les époques. Les artistes ont constamment été attirés par les centres anciens du Maroc. Leur installation, pour y vivre et y travailler, date des années 1950, peu après l Indépendance pour les premiers, tels que l artiste peintre allemand Hans Werner Geerdts et le collectionneur néerlandais Bert Flint. Dans les années 1960 et 1970, les mouvements hippies amènent de nombreux étrangers à vivre à plus ou moins long terme en médina de Tanger, de Marrakech et d Essaouira (Jimmy Hendrix, Mick Jagger), de nombreux acteurs, des décorateurs (Bill Willis) et des créateurs de mode (les héritiers Hermès, Yves-Saint- Laurent) et de parfums (Serge Lutens) achètent des grandes demeures en médina, des riads avec de grands jardins intérieurs» 28. Les autochtones se méfient face à ces changements et surtout face à la presse locale et internationale qui offre une vision négative de cette conquête rapide de la médina qui est réinvestie par des occidentaux fascinés par les décors de l orient. La médina attire de plus en plus de touristes qui investissent dans l immobilier et deviennent propriétaires dans les plus beaux quartiers de la Vieille Ville, donc des acteurs économiques locaux qui cohabitent avec les résidents marocains. Suite au délaissement de la médina, elle est devenue un sujet de valorisation patrimoniale pour le tourisme, mais aussi un espace identitaire à préserver. En effet, la conscience patrimoniale des Marocains s est développée avec cette mise en tourisme de leur médina. Dans un article dans le magasine Space and Architecture, les auteurs retracent l évolution de la fréquentation de la médina de Marrakech : «A fascination with the oriental aura, the colors, the fragrances, the year-round warm climate, the reasonable cost of living, and expectations of Dionysiac joys contributed to the expansion of the community. By the mid- 80s, the number of western foreigners in the Medina had risen to several dozen, but it remained a manageable quantity. By the mid-90s, Europeans had become increasingly interested in buying houses in the old town. At this time, the first inns (maison d hôtes) and several exclusive restaurants were built. During the final years of the 20th century, the real estate business boomed in the old town. The demand for real estate has especially exploded in the last two years, and supply has been extended 29». Dans les routards, déjà apparut en 1960, nous retrouvons dans la médina des hôtels bon marché à proximité de la grande place Jemaa el-fna. Ces hôtels sont réussis et ont beaucoup amélioré leurs services 30. Ceci montre une volonté ancienne d habiter temporairement à la médina afin d être plus proche de la vie locale de ses habitants. Depuis les années 1990, des palais et des riads ont été restaurés par des étrangers et transformés en hôtels ou chambres d hôtes pour une clientèle plus exigeante et aisée. Ces types d hébergements répondent à une demande touristique diversifiée et plus diffuse dans la médina. En effet, une des caractéristiques urbanistiques des médinas sont les impasses et rues étroites au tracé compliqué, appelées 28 Anne Claire KURZAC-SOUALI, Représentations et usages renouvelés des médinas gentrifiées du Maroc. 29 Anton.J.ESCHER et SANDRA PETERMANN, Neo-colonialism or Gentrification in the medina of Marrakech, Space and Architecture, ISIM Newsletter 5/00, p Anne Claire KURZAC-SOUALI, Rumeurs et cohabitation en médina de Marrakech : L étranger où on ne l attendait pas, La Découverte, Hérodote, 2007/4. 18

19 derb au Maroc. Ces derb, loin des grandes places, sont devenus des espaces de fréquentations touristiques. Les touristes pénètrent de plus en plus en profondeur dans les rues de la médina, que ce soit pour des balades, ou pour s héberger. Mais ce derb peut il créer des conflits dans les relations sociales entre autochtones et étrangers? Or, certaines études montrent que les relations du voisinage dans les derb ont été modifiées bien avant l arrivée des touristes et des habitants occidentaux. «Les familles se sont repliées sur elles-mêmes avec l évolution des modes de vie et une plus grande mobilité résidentielle 31». Ceci n empêche pas que ces nouveaux habitants étrangers qui sont là en général pour des courts séjours, ne participent pas à cette perte des relations de voisinage. Tout simplement car ces étrangers n ont pas les mêmes pratiques sociales, plutôt des relations neutres avec l entourage, mais amicales avec des élites du même milieu social. Le derb perd alors de son caractère semi privé et devient un espace d échanges et de fréquentations par les étrangers. Cela confirme la mise en tourisme de l espace résidentiel de la médina suite à ces implantations des maisons d hôtes. Comme la majorité des médinas, des maisons et demeures ont été délaissé, et parfois détruites. Le rachat de ces anciennes constructions s est fait surtout par des étrangers qui viennent y séjourner comme étant leurs résidences secondaires et parfois même principales grâce à la mondialisation du patrimoine. L attractivité de ces maisons demeure dans la quête des occidentaux de la culture et des traditions des vieilles villes marocaines, d un temps ancien et de la richesse de ce patrimoine. «On est venu retrouver ce qu on a perdu d important en France, la beauté et l authenticité, une vie simple et sociale, une certaine vérité dans la répétition des gestes et dans les rapports humains», souligne une gérante d une maison d hôtes. Le témoignage d une Française âgée illustre également l importance de la dimension sensorielle des lieux : «Marrakech est une ville extraordinaire. Il n y a que Marrakech qui offre cette possibilitélà. C est à la fois le Moyen Âge, c est à la fois le monde moderne, c est tout mélangé, on passe du magnifique au désagréable en permanence. Tous les sens sont en éveil du matin au soir. C est une ville extraordinaire. Tout simplement 32». La médina forme visiblement «un tout urbain» authentique, vieux et séduisant. A.Bourdin avait déjà relevé sur les centres anciens en Europe : «des espaces ressentis comme pleins d humanité, qui renvoient à l idée d une ville équilibrée, spatiale et sociale, une certaine harmonie 33». La médina a attiré des investisseurs étrangers qui sont principalement Français mais aussi Allemands, Américains, Hollandais, Anglais et Espagnols. Par contre, peu de Marocains réinvestissent le patrimoine résidentiel de la médina suite à la gentrification qu a connue la médina. Les autochtones l ont quitté pour chercher la modernité. Et leur retour demeure improbable. Parallèlement à cela, les étrangers n ont pas un attachement spécifique à la 31 Anne Claire KURZAC-SOUALI, Rumeurs et cohabitation en médina de Marrakech : L étranger où on ne l attendait pas, La Découverte, Hérodote, 2007/4. 32 Anne Claire KURZAC-SOUALI, Rumeurs et cohabitation en médina de Marrakech : L étranger où on ne l attendait pas, La Découverte, Hérodote, 2007/4. 33 A.BOURDIN, 1984, p.7. 19

20 médina, mais ils ont été déjà propriétaires depuis Les Français installés sont ainsi estimés en 2005 à Ces investisseurs, conscients de leurs valeurs patrimoniales, achètent les anciennes demeures et les rénovent pour une utilisation à titre individuel, ou commercial en les transformant en restaurants, galeries d art et surtout des maisons d hôtes, ce qui attire encore plus les touristes. Or suite au développement du tourisme depuis les années 1950, certaines familles marocaines ont effectué des transformations de leurs maisons pour en faire des restaurants ou des bazars, mais ce n était pas dans les derb ou ruelles étroites de la médina. C était concentré plutôt dans les grands axes. Ces propriétaires des maisons d hôtes ne se sont pas contenter des grands axes, mais ils sont allés loin bien à l intérieur de la veille ville pour vendre «une médina à vivre» et faire profiter les hôtes des lieux typiques, des terrasses intimes, des riads, et donc, il y a une utilisation commerciale du mode d habiter en médina. Ce qui participe à sa revalorisation touristique et donc sa patrimonialisation. Ceci prouve que le tourisme puis la mondialisation ont permis une nouvelle cohabitation de la population locale avec les étrangers avec une multiplication des zones de fréquentations touristiques, comme certains lieux spécifiques : les derbs, les épiceries, le hammam, dans les quelles les étrangers côtoient et partagent le quotidien des locaux. Ces investisseurs étrangers sont dotés de grands moyens financiers. Ce qui a causé une inflation des prix des biens immobiliers. Les spécialistes de l immobilier parlent d une hausse de 15% annuels 35 avec un pic entre 2001 et 2003 de 30 %. En 2001, le prix au mètre carré d un riad rénové est de dirhams (DH) et DH pour un bien à rénover. À la même date le mètre carré dans les zones de villas de la ville nouvelle valait à 2000 DH et DH/m² en zone immeuble du centre-ville moderne 36. En 2005, le prix du mètre carré rénové dépasse les DH, celui du non-rénové est estimé à près de DH/m² en agence. Parmi les conséquences c est l augmentation des prix face à une forte demande. Mais aussi cela a encouragé la population locale de vendre leurs biens familiaux souvent délaissés en état dégradé et aller s installer dans la ville moderne. De plus, dans le cas d une famille nombreuse, la vente représente le seul moyen de départager les héritiers. C est comme cela que plusieurs anciennes demeures ont été mises sur le marché, puis ont été acquises par des étrangers. Ces derniers ont participé à la transformation de la composition sociale de la médina. Ce phénomène s est développé sur moins de deux décennies, ce qui a causé sa surreprésentation par la presse nationale et internationale. Ces derniers affirment que cette cohabitation peut parfois générer des tensions sociales. «Hollywood films, TV reports, 34 Anne Claire KURZAC-SOUALI, Rumeurs et cohabitation en médina de Marrakech : L étranger où on ne l attendait pas, La Découverte, Hérodote, 2007/4. 35 L ECONOMISTE, 26 Octobre L ECONOMISTE, enquête de J.P.TAGORNET, 30 Mars

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