Rapport mondial sur la communication

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1 Rapport mondial sur la communication Les médias face aux défis des nouvelles technologies Éditions U N E S C O

2 Directeur de la publication : Alain Modoux Auteur : Lotfi Maherzi Statistiques et graphiques : My von Euler Lotfi Maherzi est titulaire d un doctorat d État en sciences politiques (Université de Paris, Panthéon-Sorbonne), diplômé de l Institut des hautes études cinématographiques (Paris) et d une licence de droit (Université d Alger). Il a spécialisé ses recherches dans le domaine de la communication et des nouvelles technologies, matière qu il a enseignée aux universités d Alger, de Tunis et de Versailles/Saint-Quentin (France). Tout en menant une carrière universitaire, l auteur a publié un ouvrage sur le cinéma algérien, ainsi que plusieurs dizaines d articles spécialisés dans le domaine de l information et de la communication. Il a été de 1989 à 1995 recteur de l Université de la formation continue à Alger (Algérie). Les appellations employées dans cette publication et la présentation des données qui y figurent n impliquent de la part de l UNESCO aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les idées et opinions exprimées dans cet ouvrage sont celles de l auteur et ne reflètent pas nécessairement les vues de l UNESCO. Publié en 1997 par l Organisation des Nations Unies pour l éducation, la science et la culture 7, place de Fontenoy, Paris 07 SP (France) Photo de couverture : Thierry Petillot/SIPA Image Maquette : Jean-Francis Chériez Composition : Éditions du Mouflon, Le Kremlin-Bicêtre (France) Impression : Imprimerie Darantiere, Quetigny (France) ISBN : X UNESCO 1997

3 Préface En adoptant, en novembre 1945, l Acte constitutif de l UNESCO, les États fondateurs fixaient à cette Organisation le cadre de son action future en lui donnant notamment pour mandat de «faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l image» (article premier). Dans le préambule était définie la mission de l UNESCO : élever les défenses de la paix «dans l esprit des hommes» par l éducation, la culture et la mise en commun de la science. Mais les pères fondateurs savaient que, pour réaliser cette tâche ambitieuse, il n y avait qu une seule clé : une communication libre, ou la libre circulation de l information. La «nouvelle stratégie de l UNESCO» en matière de communication adoptée consensuellement en 1989 par les États membres a trois objectifs : promouvoir la libre circulation de l information aux niveaux national et international, assurer une diffusion plus large et mieux équilibrée de l information sans aucune entrave à la liberté d expression, et renforcer les capacités de communication des pays en développement, en particulier par le biais du Programme international pour le développement de la communication. L adoption d un langage démocratique et des principes de la liberté de la presse débouchait directement sur l action sur des programmes et des résultats concrets. Ainsi, l UNESCO devenait en premier lieu une organisation activement engagée dans la défense des libertés fondamentales la liberté de la presse en particulier, et en second lieu un organisme efficace œuvrant au développement de la communication, la priorité étant accordée aux besoins des nouvelles démocraties, tant à l Est que dans le Sud. Force est de constater que l avenir des nouvelles démocraties repose en partie sur le développement et le renforcement de médias libres, indépendants et pluralistes, dans le secteur public comme dans le secteur privé, car seule la liberté de communication facilite la diffusion du savoir et des

4 valeurs. L importance de ce principe dans les sociétés démocratiques est indéniable : une communication libre permet aux citoyens de s exprimer et d être entendus, et, par conséquent, d exercer une influence sur les événements qui constituent leur vie quotidienne. C est dans cette perspective que l UNESCO suit avec attention l évolution des technologies numériques et leurs applications dans toutes les sociétés. L émergence de la société de la communication généralisée, cette société «programmée» où convergent informatique, information et communication, bouleverse nos conceptions de la culture, de la science, de l éducation, du développement, bref, de la vie. Mais la mutation qui a commencé est aussi riche de promesses : elle doit nous mener à une civilisation de la connaissance. Les médias traditionnels, pour leur part, doivent opérer une révolution. De nouveaux services, de nouveaux modes de communication, de nouveaux publics sont à portée de main grâce à l accroissement considérable du débit des communications, à l interactivité et à la possibilité de combiner le texte et l image. Pour autant, ces médias doivent savoir réussir leur métamorphose. C est dans un esprit pragmatique qu est né le projet d une deuxième édition du Rapport sur la communication dans le monde : il s agissait de mettre un instrument de référence à la disposition des décideurs, des planificateurs, des chercheurs, des étudiants, des professionnels des médias et du grand public. Loin d être exhaustif, compte tenu de l ampleur des sujets abordés et de la caducité relative des données qui y sont liées, ce rapport fait apparaître la convergence informatiqueinformation-communication et ses applications dans les médias (presse écrite, agence de presse, radio et télévision), et fournit des données statistiques sur les changements observés dans ce domaine. On a aussi tenté de mettre en relief les grands problèmes liés au développement des nouvelles technologies de l information et de la communication, tels que la réglementation des réseaux, la violence et les médias, ou l accès des femmes aux médias. La question qui est au cœur de l ouvrage peut se résumer comme suit : comment réinventer nos modes de pensée et de savoir face à la révolution technologique du multimédia, qui s avère à la fois profonde et irréversible? Je souhaite que ce rapport rassemble la communauté internationale autour d une réflexion sur tous ces thèmes complexes, qui nécessitent des approches plurielles. J invite tous les intéressés à rechercher des solutions en commun pour que les technologies de l information et de la communication soient mises au service du progrès de l humanité, tout en garantissant un véritable choix, dans le respect et la liberté de chacun, et profitent au plus grand nombre, tant au Nord qu au Sud, et à l intérieur de chaque pays. C est dans des situations de tension, voire de crise, que l on peut créer, inventer, donner, et donner de soi-même. C est loin du point d équilibre que les mutations se produisent. C est dans la tension créatrice que se découvrent les trésors et que se tracent les routes nouvelles. Réinventer, bien souvent, signifie redécouvrir la source, l origine. Osons semer à nouveau le grain dans le champ de notre avenir commun, auquel seul le partage donne sens. Federico Mayor, Directeur général de l UNESCO

5 Remerciements La parution du Rapport mondial sur la communication a été rendue possible grâce à la contribution efficace et permanente du professeur Lotfi Maherzi, chercheur en communication, professeur associé à l Université de Versailles (France) et ancien recteur de l Université de formation continue (UFC) à Alger (Algérie). J aimerais lui exprimer ma gratitude pour la qualité de sa recherche, pour son esprit indépendant et impartial, et pour son inépuisable dynamisme. Qu il trouve ici l expression de mon profond respect pour son labeur sans failles au service d une réflexion toute en rigueur. J adresse également mes plus vifs remerciements, à My Von Euler, sociologue et statisticienne diplômée de l Université de Stockholm (Suède) et de l Open University (Royaume-Uni), dont la tâche a été de rassembler et actualiser les données statistiques recueillies auprès des différentes sources nationales et internationales. Paris, le 31 juillet 1997 Alain Modoux, Directeur, Division de la communication

6 Sommaire 10 Information, savoir et développement : les nouveaux défis Partie 1 Les nouvelles technologies de la communication et de l information, mutations et défis 30 Chapitre 1. Les transformations technologiques 30 La révolution du numérique 31 Les progrès des composants électroniques 33 La convergence, un nouveau paradigme 35 Chapitre 2. Les nouveaux terminaux, du multimédia au network computer 36 Le courant multimédia 37 Le courant télévision 37 Le courant réseau 39 Chapitre 3. Les réseaux, socle de la société de l information 39 Les réseaux de télédiffusion par satellite 40 Le réseau câblé 40 Le réseau hertzien numérique 41 Le réseau mobile 46 Internet, le réseau des réseaux 52 Les autoroutes de l information 59 Chapitre 4. Les transformations économiques 59 Une économie fondée sur le savoir 61 Une économie fondée sur la croissance 68 Les conséquences sur l emploi 69 Le télétravail 70 La mondialisation des activités économiques 78 Chapitre 5. La mondialisation et la régulation des médias 78 La mondialisation de la communication 82 La régulation dans le monde 86 Chapitre 6. Les grandes questions des nouvelles technologies de la communication et de l information 86 Le droit d auteur et la propriété intellectuelle 91 Les grands déséquilibres 98 L avenir du service public 100 Chapitre 7. Les opportunités et les perspectives

7 Partie 2 Les transformations des paysages médiatiques 115 Chapitre 8. La presse 115 Les grands changements technologiques 120 La diversité de genres et de modèles 125 La crise et la baisse de la diffusion 131 Chapitre 9. Les agences de presse 133 Les agences d informations financières 133 Les agences d actualités 136 Chapitre 10. La radio 137 Les nouveaux paysages radiophoniques 140 Les transformations technologiques et le fractionnement de l audience 145 La radiodiffusion internationale 150 Les radios communautaires, nouvelles approches et nouveaux publics 157 Chapitre 11. La télévision 157 Les grandes mutations dans le monde de la télévision 159 Les grandes questions de la diffusion numérique 160 La télévision interactive 166 Les télévisions dans le monde Partie 3 Les médias et la démocratie 213 Chapitre 12. La liberté de l information entre droit et pouvoir 213 Les fondements juridiques relatifs à la libre circulation de l information et de la communication 216 L UNESCO et la communication 224 Les médias entre liberté et censure 234 Les médias au service de la haine 237 Chapitre 13. Internet, vers une régulation? 237 Internet entre censure et liberté surveillée 239 Internet et l impossible régulation 245 «Netiquette» et coopération internationale 249 Chapitre 14. Communication et questionnements éthiques 249 Économie, libéralisation, pouvoirs 255 La confusion des genres 255 Influences sur les comportements et démocratie 259 Les femmes et les médias 268 Chapitre 15. Les médias et la violence 269 Un débat éternel mais salutaire 269 Des études complexes 274 Initiatives des télévisions 275 Les techniques de blocage 275 Le recours pénal 277 Une société de l information au service de l humanité tout entière 280 Bibliographie 284 Liste des acronymes 289 Glossaire

8 10 Information, savoir et développement : les nouveaux défis Depuis la première publication du Rapport mondial sur la communication en 1989, le monde a changé. Il a connu de profondes mutations d ordre politique, économique et technologique qui ont généré de nouvelles géographies, de nouvelles cultures, de nouveaux marchés, des espérances mais également des inquiétudes. Un monde désorienté Sur le plan géopolitique, le monde est devenu hybride, à la fois libéré et difficile à saisir. La chute du mur de Berlin en 1989 et l effondrement des États communistes d Europe ont eu un grand impact sur les opinions publiques mondiales, amplifié par des images qui ont fait le tour du monde grâce aux satellites. A la même période, la radio, la télévision et les autres médias ont fait vivre en direct la naissance de nouvelles démocraties dans les pays d Europe centrale et dans d autres régions du monde. De nouvelles sociétés apparaissent moins conflictuelles et plus dynamiques, fondées sur plus de participation et de démocratie, même s il persiste un peu partout des atteintes aux droits fondamentaux de l homme, en particulier à la libre expression. Les rivalités idéologiques laissent place à plus d interdépendances économiques et d interactions culturelles qui rendent plus floues, sinon caduques les anciennes divisions du monde. Dans le grand Sud, de nombreux pays passent d un tiers monde presque uniforme et pauvre à un Sud plus différencié. La traditionnelle distinction entre pays industrialisés et monde en développement apparaît de plus en plus diffuse. De nouveaux pays en Asie, en Amérique latine, en Europe centrale et orientale réussissent des percées économiques et arrivent souvent à concurrencer les pays industrialisés dans de nombreux domaines. Cependant, ces nouvelles opportunités de croissance ne peuvent masquer les inégalités économiques majeures, tant entre les pays industrialisés et ceux en développement qu à l intérieur même des pays qui bénéficient de cette croissance.

9 Information, savoir et développement : les nouveaux défis 11 Sur le plan de la communication, le monde est devenu également complexe car mettant en relation une multitude de problèmes d ordre technologique, politique, culturel, économique et réglementaire. L analyse de ces problèmes est d autant plus difficile que l intégration des nouvelles technologies de l information et de la communication en réseaux unifiés et interconnectés modifie profondément les conditions et les moyens de production, les formes de distribution ainsi que les modes de consommation et de fonctionnement de la société. Une société en rupture Ces transformations, prédisent les experts, seront tout aussi importantes que celles générées par la révolution industrielle au XIX e siècle. Elles symbolisent une nouvelle civilisation basée sur l information et le savoir. Elles annoncent une rupture avec le passé et l entrée dans une nouvelle phase de développement économique, social et culturel fondamentalement différente des précédentes. Plusieurs auteurs 1 et chercheurs s entendent pour affirmer qu un nouvel âge de l information est en train de succéder à grande vitesse à l ère industrielle. Ils font référence en fait aux trois grandes étapes qui ont marqué l histoire de la civilisation occidentale. La première serait celle de l âge agraire avec une activité économique caractérisée par beaucoup de matière et peu de savoir-faire. La deuxième, qui arrive à son terme, serait consacrée par la révolution industrielle et son mode de production de masse. L énergie représenterait, dans cette phase, un facteur déterminant et stratégique. Enfin, le troisième âge représenterait l âge de la société de l information et des nouvelles technologies. Dans cette phase de mouvements et d initiatives, le savoir et la connaissance deviennent des vecteurs déterminants de la nouvelle économie dite à «valeur ajoutée». Les réseaux mondiaux ne se limitent plus à acheminer des informations, mais génèrent de nouvelles connaissances qui interviennent dans la transformation des produits. C est dire l importance des ressources immatérielles comme les logiciels, les applications, les programmes et les services, qui deviennent les nouvelles matières premières et les véritables richesses de la société du savoir. Dès lors, la hiérarchie des valeurs économiques, politiques et culturelles se trouve ébranlée. Le monde de la communication passe progressivement d une économie de rationnement et de contrôle organisée par les États à une économie libérale tournée vers l abondance de l offre et la pluralité. Cette évolution accélère la fin des monopoles dans le transport et la distribution de l information, tant dans le domaine des télécommunications que dans celui de l audiovisuel. Dans le même temps, l information et les produits à forte valeur ajoutée se disputent la place de première industrie mondiale. Pour la première fois dans l histoire de l humanité, la circulation immatérielle constitue l essentiel des échanges planétaires de capitaux, d idées et d images qui articulent la nouvelle économie. Dans ce contexte où l immatériel aura envahi le productif, les cadres structurels des activités humaines se transforment, mettant en cause les fonctions étatiques, les frontières nationales ou les bases culturelles. Conjuguée aux changements géopolitiques, la nouvelle société de l information soulève plusieurs enjeux porteurs à la fois de formidables espoirs, mais aussi d un certain nombre de risques. Arrêtons-nous un instant sur trois enjeux qui conditionnent l accomplissement de cette société : le développement, l accès et la mondialisation. 1. L idée que l Occident aurait vécu trois grandes civilisations est développée par de nombreux auteurs comme Alvin Toffler, Peter Drucker, Régis Debray, Marshall McLuhan, Joël de Rosnay. Si les concepts utilisés pour désigner les trois passages de l évolution sont différents, chaque phase décrite génère en revanche le même type de production : agraire, industrielle et information. Voir sur ce thème une présentation du concept de rupture dans M. Cartier, Les inforoutes, mythes et réalités, Montréal, septembre 1995.

10 12 Information, savoir et développement : les nouveaux défis Nouvelles technologies et développement Les nouvelles technologies de l information et de la communication sont d abord considérées comme un facteur de développement dans le domaine de l éducation, de la santé et les autres secteurs de l activité économique. L essor du multimédia, de la vidéoconférence ou de l intelligence artificielle entraîne une multiplication des capacités de transformation de l information, augmentant d autant les possibilités de diffusion et de partage de la connaissance. Dans le monde de l éducation et de la formation, ces nouvelles possibilités transforment les modes d apprentissage et modifient les sphères de diffusion. Les distances n ont plus d importance et les populations analphabètes ou jusqu ici exclues pourraient accéder plus facilement à la connaissance. En outre, la corrélation entre éducation, formation et développement étant clairement établie, les stratégies de développement des pays misent de plus en plus sur l accès généralisé à la formation, notamment permanente, considérée comme facteur stratégique de croissance. Dans le domaine de la santé, les nouvelles technologies comme les vidéoconférences et les encyclopédies médicales sur CD-ROM permettent de faire bénéficier des multitudes de centres de santé dans le monde de l accès généralisé et instantané à toutes les informations de nature médicale. De nombreux hôpitaux, des laboratoires ou des universités sont déjà équipés en réseaux et peuvent «télésuivre» les diagnostics, les analyses ou les évaluations transmis d un bout du monde à l autre. Ces applications peuvent générer dans les pays en développement de nouvelles possibilités dans le domaine de la formation et de l expertise. L accès aux réseaux et à leur contenu L avènement d une société fondée sur le savoir ne peut être envisagé sans la mise en place de conditions permettant un accès universel aux produits et services à vocation culturelle ou commerciale diffusés sur les réseaux. Nous avons vu au début de cette introduction combien, dans la nouvelle société du savoir, la diffusion de l information et son apport en valeur ajoutée constituent le cœur des activités économiques et culturelles. Grâce à l accélération de l innovation technologique, aux enjeux industriels et à la concurrence, les nouvelles technologies et les infrastructures de réseaux vont devenir beaucoup moins coûteuses que les prix des contenus et plus accessibles au plus grand nombre. En revanche, l accès à l information diffusée par ces infrastructures sera beaucoup plus complexe, voire problématique. Le coût des services pourrait constituer un frein important et provoquer une rupture entre ceux qui auront les moyens de financer l accès aux contenus et ceux qui ne pourront ni accéder à l information, ni la diffuser. Dès lors se posent les questions de l usage des nouvelles technologies de l information et de la communication, et de l accès à leur contenu. Comment favoriser un large accès aux personnes, aux entreprises et aux pays peu nantis financièrement et faire partager dans le même temps les avantages de la société du savoir. Quel rôle peuvent jouer les propriétaires des infrastructures, les producteurs de programmes, les auteurs, les éditeurs, les États et les organisations internationales pour élargir la diffusion de l information aux groupes de populations, voire aux pays qui n auraient pas les moyens d y accéder? Comment trouver le juste équilibre entre l information à coût marginal diffusée largement et financée par la publicité, les États ou les organisations internationales et l information à valeur ajoutée permettant réellement l accès à la connaissance et à la prise de décision? Le débat que suscitent ces interrogations montre combien le savoir est devenu une ressource précieuse et coûteuse. Il montre également combien il est important pour les pouvoirs publics de mettre en place un cadre réglementaire qui, d une part, garantisse un libre accès à l information dans sa diversité et, d autre part, favorise la libre concurrence et le pluralisme dans un environnement économique équilibré.

11 Information, savoir et développement : les nouveaux défis 13 Le défi de la mondialisation Le problème de l accès aux contenus va de pair avec cet autre défi, caractéristique de cette fin du XX e siècle : la mondialisation de la communication. Il s agit d un processus nouveau qui se caractérise depuis quelques années par le développement spectaculaire des technologies de l information et de la mise en place de réseaux planétaires, et qui symbolise le triomphe mondial de l économie de marché et la libéralisation du commerce international. Plus fondamentalement, les États sont collectivement confrontés au défi de la mondialisation et de l ouverture internationale rendues possibles grâce à la généralisation des satellites et des autres réseaux mondiaux. Ce processus coïncide avec la fin des territoires devenus des espaces continus sans frontières, ni zones d ombres. Dans ces vastes territoires désormais accessibles, la pensée ignore les frontières et bouscule les monopoles. Ce phénomène sans précédent accélère l effacement des frontières politiques et favorise l émergence progressive de nouveaux droits, reconnus par les États aux citoyens et liés à l exercice des technologies de l information. Mais l ouverture sur le monde génère également un processus d accélération de l industrialisation des cultures grâce en partie à la constitution de conglomérats d envergure mondiale, dans le secteur de l informatique, des télécommunications, de l audiovisuel et des loisirs. La globalisation des marchés contraint ces groupes à affronter une concurrence féroce où seuls les plus puissants survivent pour devenir de véritables structures de pouvoir, au point que certains s interrogent sur la «gouvernabilité de la Terre». Ce processus de concentration, qui rend de plus en plus difficile l entrée de nouveaux acteurs et/ou exclut celle des plus faibles, est particulièrement préoccupant. Il risque de porter atteinte à la liberté d information et au pluralisme. Par ailleurs, l internationalisme et l hégémonie de ces grands oligopoles mondiaux menacent la production culturelle des petits marchés et augmentent les risques d uniformisation ou d appauvrissement des cultures locales. Devant cette mondialisation, la majorité des États ne semble pas disposer d outils nécessaires pour faire face aux pressions des grands changements médiatiques. La réorganisation mondiale est perçue comme un défi déroutant qui entraîne le plus souvent des réactions de repli sur soi, de désengagement et d affirmation identitaire. Mais dans le même temps, de nombreux pays en développement saisissent les opportunités de cette même mondialisation et apparaissent comme de sérieux acteurs dans le marché global de la communication. Certains engagent une formidable mutation vers une politique d innovation en matière de communication audiovisuelle, d autres investissent dans l industrie hautement stratégique du logiciel et accèdent aux services à valeur ajoutée. Dans l ensemble de ces pays, les nouvelles technologies de l information et de la communication apparaissent comme une des priorités dans le développement économique. C est une affaire de choix politique et stratégique dans la réorganisation mondiale de la communication. Pour pénétrer les marchés internationaux, ces pays ont dû compter sur leur capacité d innover et de créer dans le domaine de la communication. L histoire montre que les pays qui ne profitent pas des opportunités qu offrent ces nouvelles technologies dans le domaine de l information, de l informatique et des télécommunications connaîtront inévitablement un frein dans leur développement et un déficit de leur pouvoir de «négociation» dans le nouveau paysage mondial de la communication. Mais l histoire enseigne également que ceux qui se soumettent aux seuls mécanismes du marché global risquent de perdre leur valeur identitaire et culturelle. Dès lors, l enjeu est primordial. Il consiste à combiner les tensions fécondes entre les identités et les expressions particulières de chaque pays, les forces centrifuges de la globalisation des marchés et l appartenance commune au genre humain dans sa diversité. Vaste défi qui oblige à des actions et communications

12 14 Information, savoir et développement : les nouveaux défis nouvelles et qui appelle des réponses collectives négociées et équilibrées. Les grandes orientations du rapport De telles interrogations qui sont au cœur de la réflexion sur les grandes mutations de la communication mondiale se trouvent encore renforcées par d autres inconnues liées, d une part, à l impact des nouvelles technologies de l information et de la communication sur la vie culturelle et le fonctionnement sociétal, et, d autre part, à la physionomie réelle de la société de l information et aux promesses annoncées. Parce qu il nous semble encore trop tôt pour tirer convenablement les conclusions sur les usages de ces nouvelles technologies et leurs impacts, les propos du présent rapport tentent plutôt de décrire les progrès technologiques actuels et prévisibles et d indiquer, sans anticipation hâtive, leurs transformations les plus visibles en terme de développement et d attentes culturelles, sociales et politiques. L adoption d une telle démarche évite qu on envisage la société de l information et ses nouvelles technologies comme des résultantes mécaniques d un quelconque déterminisme. L accent est mis au contraire sur leur caractère dynamique, pluriel et hétérogène, car les nouvelles technologies de l information et de la communication ne se diffusent pas au rythme où elles sont mises au point, mais en fonction d une masse critique qui seule peut déterminer, dans la plupart des cas, leur diffusion partielle ou générale dans les différentes sociétés. Le plan de ce Rapport mondial sur la communication est articulé autour de trois grandes parties successives. Dans leur ensemble, elles dressent un panorama mondial des changements technologiques dans le domaine de la communication, analysent les transformations des paysages médiatiques et développent les problématiques entre les pouvoirs, l information et la démocratie. Elles tentent ainsi de refléter à la fois les grandes mutations de la communication et leurs incidences sur les médias, les individus et les sociétés. La première partie décrit les progrès technologiques de l information et de la communication et montre en quoi l essor de la révolution numérique et de la convergence des technologies constitue une innovation majeure susceptible de contribuer au développement de la société de l information. L expression «nouvelles technologies de l information et la communication» est utilisée dans le rapport pour désigner les nouvelles techniques de communication qui se sont développées au cours des dernières décennies. Ces techniques renvoient aussi bien à des objets matériels, des outils, des procédés qu à des objets immatériels, des connaissances, des contenus, des symboles, nécessaires pour créer, renouveler ou transmettre l information. L aspect novateur de ces outils ne se réduit pas ainsi aux seuls supports, mais également à leur contenu, à leur mode de distribution ou d appropriation en général. Dans notre analyse, ces techniques couvrent les trois grandes branches importantes de la communication : les télécommunications, qu il s agisse du téléphone, des transmissions par câble ou par satellite ; l informatique au sens large qui inclut aussi bien les micro-ordinateurs que les consoles de jeux ; enfin l audiovisuel et sa grande famille d activités traditionnelles telles que la radiodiffusion, l industrie électronique et la production cinématographique. Ces trois techniques bien séparées tentent aujourd hui de se rapprocher pour devenir des outils de loisir et de travail dans la vie courante. Dans ce contexte, le chapitre 1 dresse une présentation des grands changements technologiques qui reposent pour l essentiel sur trois mutations : la numérisation des images, des sons et des données, la compression numérique et la puissance croissante des composants électroniques. Ces progrès vont s inscrire dans une vague de fond technologique qui va totalement bouleverser les conditions de production et de distribution de l information et du savoir. Ils vont permettre de traiter, de stocker et de transmettre des informations, quelle que soit leur forme (voix, image, texte), sans être limités par des contraintes d espace, de temps ou de volume.

13 Information, savoir et développement : les nouveaux défis 15 Un tel processus de traitement informatique de l information conduit inévitablement à des rapprochements entre des activités qui historiquement vivaient et évoluaient séparément. D où la présentation dans ce même chapitre du concept de convergence, devenu un thème récurrent des recherches et des analyses sur les nouvelles technologies de l information et de la communication. Ce nouveau paradigme fait référence à la jonction qui s opère progressivement entre les trois secteurs de la communication et qui permet d envisager des réalisations encore inimaginables il y a quelques années. Dès lors, les grandes firmes de l informatique et de l électronique grand public se livrent à une course à l innovation qui a pour conséquence l apparition d appareils hybrides relevant à la fois de l informatique, des télécommunications et de l électronique grand public. Un des grands responsables de ces mutations de cette fin de siècle est l ordinateur, dont la durée de vie de plus en plus courte pousse les constructeurs informatiques à sans cesse innover et renouveler leurs produits tout en s adaptant aux exigences d un marché fluctuant et exigeant. L évolution formidable du réseau et, notamment, l accroissement des performances des composants électroniques associés à la baisse régulière des prix permettent d envisager plusieurs stratégies concurrentielles. La première privilégie le courant multimédia, la deuxième encourage la fusion avec le téléviseur, enfin la troisième développe le concept d ordinateurs de réseaux. Les différentes tendances sont présentées dans le chapitre 2. Mais les ordinateurs, quelle que soit leur tendance, ne peuvent être performants ni multiplier leur capacité sans être reliés entre eux. C est dire le rôle essentiel que l on ne peut manquer d attribuer au réseau des liaisons terrestres (téléphone et câblodistribution) ou aérienne (micro-onde et satellite). Ce concept est au cœur du chapitre 3 qui tente de montrer comment la révolution numérique crée une situation d abondance qui modifie fondamentalement les règles du jeu des réseaux. Une nouvelle ère technologique est en train de s ouvrir, qui favorise, d une part, l interconnexion des réseaux et, d autre part, la constitution de véritables toiles d araignées couvrant toute la planète et sur lesquelles va s appuyer la société de l information qui s annonce. L autre point de ce chapitre est consacré au grand réseau Internet et à sa fulgurante évolution, y compris dans les pays en développement. Au-delà de son succès et de son extension mondiale, ce sont les possibilités dans les domaines de la recherche universitaire et de la formation qui seront développées. Aujourd hui, la plupart des universités et des centres de recherche dans le monde sont branchés sur Internet, qui devient, pour les utilisateurs, chercheurs ou universitaires de plus en plus nombreux, une immense encyclopédie vivante. Toutefois, si Internet a eu le grand mérite de révéler un immense besoin de services de type nouveau, il connaît quelques limites : son utilisation restreint pour le moment l usage massif d autres langues que l anglais et pose le problème de la protection et de la surveillance face aux détournements possibles tels que le blanchiment de l argent non transparent, les contenus haineux, racistes ou pornographiques, le piratage informatique. Il pose également un problème d encombrement et d embouteillage qui semble s aggraver avec l arrivée encore modeste de l image, grande consommatrice de débit. Enfin, on ne peut ne pas relever que cet outil de la communication est en passe de devenir un formidable support commercial, alors qu il était fondé à l origine sur l échange gratuit et convivial d information. La prévisible saturation du réseau et l arrivée du multimédia rendent inéluctable la création d un réseau numérique à large bande avec intégration de services appelés «autoroutes de l information». Une des caractéristiques principales de ces autoroutes est leur capacité à transmettre une multitude infinie d informations, quelle que soit leur nature, de façon simultanée et interactive. Elles font aujourd hui l objet de convoitises et de projets grandioses. Dans les pays les plus industrialisés, les rapports se multiplient et considèrent les

14 16 Information, savoir et développement : les nouveaux défis autoroutes comme une priorité pour permettre à leurs sociétés de s engager dans une nouvelle économie, d accroître la productivité des activités existantes et d en créer de nouvelles. Ils s accordent tous pour comparer les impacts de la future société de l information et de ses autoroutes à ceux qu ont eu jadis le chemin de fer et l électrification. Ce projet promu au rang de mythe fondateur de la société de l information rencontre en revanche, dans de nombreux pays en développement, un discours sceptique et inquiet. La crainte est grande, en effet, de voir la majorité des pays de la planète marginalisés ou exclus des potentialités qu offrent les autoroutes de l information, notamment dans le domaine du développement. C est peut-être pour répondre à ces inquiétudes qu en 1996 la Conférence de Midrand (Afrique du Sud) a mis en avant une vision mondiale, et partagée entre les pays industrialisés et les pays en développement, de la mise en place des autoroutes de l information. Le chapitre 4 est consacré aux grandes transformations économiques. Il s efforce de montrer comment les progrès de la convergence technique ont contribué, d une part, à transformer l économie de l information fondée sur le savoir et la croissance et, d autre part, à bouleverser l organisation du travail. Le début de ce chapitre illustre comment les nouvelles technologies de l information et de la communication dématérialisent l économie dont la source de richesse ne se situe plus dans la fabrication des biens matériels, mais dans les activités et les services. Il montre également comment, dans le domaine informatique, la valeur des logiciels et des services dépasse de loin, aujourd hui, celle des machines. Un des intérêts de cette analyse est de relever en même temps le développement exponentiel du logiciel, devenu une des matières premières stratégiques de la société de l information. L autre aspect important de ce chapitre concerne les grands changements économiques notables dans les secteurs clefs de la communication. Il montre que, dans la majorité des pays, la demande d information sous toutes ses formes semble connaître une augmentation croissante. Il relève également que le marché de l information, englobant les logiciels, les ordinateurs et d autres produits de communication, est celui qui affiche la croissance mondiale la plus rapide. La suite de ce chapitre est consacrée aux grands changements dans le monde du travail. L avènement de l entreprise totalement virtuelle est encore loin d être une réalité. Cependant, une population de plus en plus grande de «télétravailleurs» devient une réalité dans certains pays développés. Grâce à l ordinateur, au fax et aux autres moyens de télécommunication, les travailleurs à domicile économisent des heures de déplacement et peuvent bénéficier d une plus grande souplesse de leur emploi du temps. Pour les entreprises, les profits peuvent être appréciables en terme de gains de surfaces de locaux, mais aussi de charges sociales. A ce propos, on examinera l exemple indien, devenu un des principaux centres de services pour logiciels avec une croissance qui pourrait atteindre en 1998 plus de 60 %. Le faible coût de la main-d œuvre et une population active qualifiée attirent les plus grandes entreprises occidentales pour la gestion des données de leurs systèmes informatiques. Enfin, la fin de ce chapitre concerne la mondialisation de l économie de l information. Trois maîtres-mots caractérisent ce processus : concentration, globalisation et dérégulation. La bataille de la communication exige la mobilisation de capitaux de plus en plus importants, tant pour financer l innovation que pour l acquisition de droits de diffusion. Les grands groupes industriels internationaux développent dans cette perspective des stratégies et des alliances qui leur permettent d assurer demain un poids de plus en plus déterminant dans l évolution des marchés de la communication. L information au sens large du terme est devenue une marchandise rare, précieuse et coûteuse. La mondialisation de l économie de l information trouve en fait ses sources dans la place dominante acquise par l économie de marché, dans la libéralisation progressive du commerce mondial sous l égide d abord du GATT, puis

15 Information, savoir et développement : les nouveaux défis 17 de la nouvelle Organisation mondiale du commerce (OMC) et, enfin, dans la généralisation des réseaux planétaires qui accélèrent la circulation des marchandises, des capitaux et des informations. Le chapitre 5 aborde, d une part, les phénomènes d internationalisation des médias et, d autre part, les politiques de régulation ou les politiques de protection des États face au développement des réseaux de diffusion globale. Le premier point montre que nos sociétés sont de plus en plus connectées grâce à des réseaux et à leurs produits qui fonctionnent dans un cadre planétaire. Ce phénomène est illustré par un portrait des grandes chaînes transnationales à caractère régional ou global. Elles sont considérées comme les plus puissantes, les plus influentes ou les plus symboliques. Mais l analyse montre que l internationalisation de leurs programmes se présente de plus en plus en décalage ou en décrochage par rapport aux attentes des audiences locales et régionales. La voie d accès à la mondialisation passe dès lors par la construction de plusieurs espaces audiovisuels régionaux ou nationaux. La recherche de repères linguistiques de référence et d images communes à des cultures nationales ou régionales, comme la pratiquent des réseaux tels Star TV, CNN ou MTV, est un processus nouveau souvent en contradiction avec les visions univoques de la transnationalisation des cultures. L analyse montre également une nouvelle recomposition des flux de communication. Même si les grands réseaux occidentaux demeurent solidement implantés, un nombre croissant de diffuseurs latino-américains, arabes ou asiatiques lancent leurs propres chaînes par satellite et concurrencent souvent celles du Nord quand il s agit de toucher leur propre communauté. Le deuxième point donne une idée de l évolution des réactions des États face aux changements provoqués par la mondialisation des médias. On découvrira que les pays ont des démarches différentes quand il s agit de réglementer les activités de programmation des opérateurs privés ou publics de la télévision, de mettre en place des dispositifs anticoncentration ou d adopter des règles de quotas de diffusion. Le chapitre 6 soulève les grandes interrogations que suscitent les nouvelles technologies de l information et de la communication. Elles sont principalement de nature réglementaire, culturelle et politique. La première concerne la question des droits d auteur et la propriété intellectuelle. La conjugaison des progrès technologiques et de la dématérialisation des produits de communication est porteuse d opportunités, mais aussi de risques que les instruments juridiques n ont pas encore intégrés : invasion et protection de la vie privée, protection des données nominatives, propriété intellectuelle, sécurité des réseaux et confidentialité, autant de questions qui soulèvent également le problème des conditions juridiques d accès aux contenus de ces techniques. Sur ce point, un grand débat oppose ceux qui considèrent le libre accès aux réseaux comme un droit fondamental au même titre que les autres droits ; ceux qui considèrent que cet accès doit être modulé selon la diversité des situations et la nature de l information (information accessible, sociale ou réservée) ; enfin, ceux qui assimilent tout accès aux réseaux à un service commercial. La deuxième interrogation consiste à soulever le grave problème des inégalités qui caractérisent les pays riches et les pays pauvres et qui opposent nantis et exclus dans les mêmes sociétés. La majorité des pays en voie de développement est confrontée aux défis des nouvelles technologies, dont la production et la diffusion se localisent en dehors de leurs frontières. Dans la plupart des cas, ces pays se sentent exclus de ces progrès et continuent à dénoncer la dégradation des déséquilibres évidents dans les flux des échanges d information entre le Nord et le Sud. L écart entre les pays à hauts revenus et la majorité des pays du Sud ne cesse, en effet, de se creuser et laisse à penser que le rêve tant attendu du village planétaire pourrait être essentiellement le lot des pays les plus riches où sont regroupés et emmagasinés banques de données, logiciels et programmes. Ainsi, d une

16 18 Information, savoir et développement : les nouveaux défis manière générale, l écart semble se creuser alors que l aide au développement dans le domaine de la communication, déjà en baisse depuis plusieurs années, continue de chuter. La troisième interrogation concerne l uniformisation des contenus de programmes avec l inévitable réaction qu elle engendre, le repli sur soi, l isolement ou le rejet de l étranger. Cette situation pose d une façon générale de nouveaux problèmes d ordre éthique, politique et juridique, auxquels les médias conventionnels n avaient pas été confrontés jusqu à présent. Dans les pays en voie de développement, on évoque les risques d uniformisation des cultures locales par une espèce de banalisation opérée par des contenus appauvrissants et réducteurs. Ces risques sont lourds de conséquences : probable disparition des cultures fragiles et communautaires, affaiblissement des fondements culturels, tentation de repli sur des positions identitaires à contenu extrémiste, menace d oppositions violentes interethniques. Les pays en voie de développement comme d ailleurs plusieurs États européens se montrent jaloux de leurs identités culturelles et linguistiques dont beaucoup font un élément fondamental de leur souveraineté nationale. Les nouveaux médias transnationaux sont perçus comme une menace pour leurs identités locales. Des divergences apparaissent entre les États producteurs, diffuseurs et détenteurs de programmes et les États importateurs. Les premiers encouragent l internationalisation complète des marchés et la globalisation des échanges. Les seconds considèrent l audiovisuel comme un service et une industrie dont la finalité culturelle suppose l existence d un régime spécial qu il convient de négocier au sein des instances intergouvernementales concernées (GATT puis OMC). Il reste que la globalisation des contenus soulève également le problème de la place, du rôle et de l avenir du service public dans un paysage audiovisuel bouleversé. Peut-il survivre à une concurrence de plus en plus vive? A-t-il encore un avenir? Est-il radicalement remis en cause? Face à ces interrogations, les télévisions publiques se trouvent en fait confrontées à des problèmes de renouvellement de stratégies d adaptation, de survie et par conséquent de défis. Enfin, le chapitre 7 est consacré aux nouvelles opportunités qu offrent les récentes technologies de l information et de la communication et des autres activités destinées au développement. Pour la majorité des chercheurs et des professionnels de la communication, le paradigme du transfert technologique est dépassé. Les nouvelles technologies de l information et de la communication et leurs applications donnent aux pays en développement la possibilité d effectuer des «sauts technologiques» qui pourraient leur permettre d atteindre plus rapidement les capacités d équipement et de connexion aux réseaux d information. De plus en plus d États partagent cette conception et font le choix des technologies les plus avancées pour mettre en place, renouveler ou conforter leurs infrastructures de communication. Ainsi, l Inde est devenue, en moins de dix ans, le deuxième producteur de logiciels ; la République de Corée continue à conserver sa position de leader mondial de la production de puces ; en Chine, l opérateur national de télécommunications est devenu, en 1997, le premier opérateur mondial de services mobiles. Mais en réalité, la grande majorité des pays en développement ne connaît pas la même croissance et semble confrontée à des contraintes et à des obstacles qu elle doit surmonter ou gérer, si elle veut mettre en place demain les conditions de passerelle avec les réseaux et les services de la société de l information qui s annonce. La deuxième partie aborde le cœur même du rapport, qui consiste à montrer l ampleur des transformations des paysages médiatiques sous l effet de la révolution numérique et des nouvelles technologies de l information et de la communication. Elle s efforce de présenter les évolutions les plus visibles dans les différents secteurs des médias de la presse écrite et audiovisuelle. Elle relève que la révolution numérique et les progrès technologiques ont entraîné une multiplication des

17 Information, savoir et développement : les nouveaux défis 19 supports d information, favorisant ainsi une offre de programmes sans cesse croissante et des comportements d écoute et de lecture fragmentés. Ces transformations sont porteuses de modifications sociologiques de grande ampleur dans l usage de la presse, de la radio et de la télévision, ainsi que dans leur mode d audience. Cette partie est composée de quatre chapitres prenant en compte successivement les grandes mutations dans le monde de la presse, des agences de presse, de la radio et de la télévision. Les chapitres 8 et 9 sont consacrés à la presse et aux agences de presse sans lesquelles les journaux de la presse écrite et télévisée ne pourraient pas offrir une vue complète de l actualité nationale et internationale. Le premier point analyse l univers contrasté de la presse, caractérisé par une multiplicité des modèles qui varient selon l environnement politique, culturel et économique de chaque nation. Un univers marqué également par une double crise : l une étant la conséquence de la crise économique qui frappe certaines régions du monde, l autre résultant des grands changements technologiques qui se sont opérés dans le secteur de la presse. On présente également les conséquences des progrès vertigineux sur les métiers de la presse et les habitudes de travail des journalistes et du personnel de cet univers. Enfin, deux exemples de presse dans le monde illustrent les grands changements survenus depuis les années 90. On examine dans un premier temps la presse indépendante en Afrique, qui, malgré l analphabétisme encore présent, a accompagné le processus démocratique et même contraint, dans certains cas, la presse officielle à rechercher une nouvelle légitimité. Dans un deuxième temps, on dresse une présentation de la presse russe qui a joué un rôle certain dans l affaiblissement de l ancien régime. Mais cette presse est en butte à des difficultés croissantes, marquées par une baisse des tirages, une hausse vertigineuse du coût du papier, des techniques d impression et du réseau de distribution. Qu en est-il des agences de presse? Trois d entre elles Associated Press (États-Unis d Amérique) ; Reuter (Royaume-Uni) ; agence France-Presse (France) à vocation mondiale véhiculent environ 80 % des informations destinées au public et circulant à travers le monde. Pour certains, ces chiffres sont la preuve de leur position dominante dans la circulation de l information. Pour d autres, ils illustrent la réalité des difficultés d existence que rencontrent de telles organisations à rayonnement mondial. D ailleurs les gros investissements, notamment dans les technologies de pointe, poussent ces agences à se diversifier dans les marchés financiers estimés plus lucratifs, ainsi que dans celui de l actualité télévisée, devenue prospère avec le développement des nouvelles chaînes transmises par satellite. Le chapitre 10 explore les nouveaux paysages radiophoniques marqués par les différents bouleversements d ordre politique et technologique. On remarquera d abord que, de tous les médias, la radio reste le support de diffusion le plus économique et le seul capable de pénétrer les zones rurales les plus reculées. Pour de nombreux pays, la radio constitue encore la première source d information. D ailleurs, la guerre des ondes a plusieurs fois démontré que la radio constituait un enjeu majeur et que sa fonction sociale ne se limitait pas au seul divertissement, mais savait également se mettre au service de la diplomatie, du politique, voire de la propagande et de la haine. Dans ce contexte, on examine l évolution des différentes expériences radiophoniques dans le monde, en relevant l émergence, dans des pays en voie de développement, de radios locales et communautaires, sous la pression du processus démocratique et des radios internationales. On cite pour l exemple, la radio nationale de la British Broadcasting Corporation (BBC), qui sert de référence internationale dans les domaines de la qualité des programmes et de la rigueur journalistique. On dresse ensuite un bilan des nouvelles évolutions technologiques de la radiodiffusion marquées principalement par l arrivée du nouveau système de diffusion numérique, le Digital Audio Broadcasting (DAB), une technologie nouvelle qui va bouleverser

18 20 Information, savoir et développement : les nouveaux défis l écoute et l ergonomie de la radio en lui ouvrant plus de perspectives et d applications. Enfin, on présente un état des lieux des radios communautaires, conçues dans la plupart des cas comme un substitut local et démocratique à la radio d État et à la radio commerciale. On remarque qu à travers les différentes expériences citées, dans des contextes politiques, technologiques et culturels différents, on retrouve la même volonté d ouvrir de nouvelles voies pour permettre la participation des populations locales à l animation et à la gestion des radios communautaires. Le chapitre 11 analyse les grandes mutations dans le monde de la télévision, induites par l introduction du numérique et des techniques de compression. Il examine les conséquences de ces changements qui dessinent les nouvelles frontières télévisuelles : amélioration qualitative du point de vue technique, augmentation quantitative des programmes, baisse considérable du coût de diffusion, péage à la consommation, nouveaux services interactifs. Sur ce point, on montre que, avec la télévision interactive, le téléspectateur n est plus un consommateur passif de programmes, mais un acteur jouissant d une consommation libre et individuelle. Après la Pay TV, le Pay per view est suivi du Near Video on Demand (NVOD), c està-dire du redémarrage tous les quarts d heure du programme, puis du Video on Demand (VOD), qui permet de choisir des programmes quand on veut. Pour illustrer ces nouveaux systèmes, nous avons retenu l exemple québécois Vidéoway, présenté comme une préfiguration aux autoroutes de l information. Ces bouleversements technologiques modifient profondément les paysages audiovisuels et donnent lieu à de spectaculaires batailles industrielles. Cette guerre économique se jouera autour d une dizaine de conglomérats qui font et défont des alliances afin de disposer des éléments fondateurs de la télévision payante : le contrôle de l abonné et l accès aux programmes, car il est évident que le problème sera d alimenter en programmes toutes les nouvelles possibilités de diffusion. A ce propos, on montre comment la nouvelle bataille porte sur les droits de diffusion des manifestations sportives et des grands succès du cinéma, suscite des inquiétudes face aux gigantismes financiers des enchères et exclut, dans le même temps, les petits pays tant du monde industrialisé que de celui en développement. Enfin, le dernier point de ce chapitre est consacré à l étude des paysages audiovisuels dans le monde. Dans leur majorité, ils connaissent de grandes mutations en raison des progrès technologiques déjà signalés, du processus de démocratisation et de la mondialisation des médias et de leur contenu. Dans ce nouveau contexte, de nombreux États s efforcent de s adapter et d organiser leur paysage audiovisuel d une manière accélérée. D autres, confrontés aux problèmes de transition, tentent d opérer des changements dans des paysages à forte tradition conservatrice. Enfin, d autres encore préfèrent se replier à l intérieur de frontières de plus en plus poreuses. A partir de ces tendances, nous avons dressé un panorama régional des télévisions dans le monde, tout en rendant compte des caractéristiques parfois contrastées entre les différents pays ou régions, mais aussi des points communs qui convergent. Le rôle stratégique de la télévision, devenue dans de nombreux pays la première pratique culturelle, est conçu, dans certains d entre eux, sur une base essentiellement commerciale, à savoir la libre entreprise et la concurrence, dans d autres, comme un système mixte privé-public où se mêlent généralement aux données strictement économiques des préoccupations d ordre socioculturel et politique, et enfin comme un système de monopole public avec un financement exclusivement public. Aux États-Unis d Amérique et dans la majorité des pays d Amérique latine, la télévision commerciale détient une position dominante. Dans ces pays, l État s est partiellement ou totalement désengagé, mais exerce toutefois un contrôle sur le fonctionnement de la télévision, notamment par le biais d instances de régulation. Certains pays comme le Brésil ou le Mexique sont devenus des poids lourds du marché

19 Information, savoir et développement : les nouveaux défis 21 mondial de l audiovisuel et ont même réussi à élaborer un produit transculturel, avec une forte expansion dans le reste du monde. Dans la plupart des pays européens et au Canada, la télévision s est développée autour des anciens monopoles de service public qui dominaient les paysages audiovisuels. Depuis les années 80, les télévisions européennes sont devenues des systèmes mixtes, composés de télévisions commerciales fortement implantées et d une télévision publique souvent essoufflée. Les deux systèmes comportent des différences de nature et de conception. La télévision privée est guidée par des impératifs commerciaux, tandis que la télévision du service public est perçue comme un instrument de développement culturel et social. Dans de nombreux pays de la région, cette différence est encouragée, voire préservée, car elle traduit deux manières complémentaires de concevoir le rôle de la télévision dans la société. Dans les pays de l ancien bloc socialiste, les monopoles d État laissent place à des systèmes de télévision pluraliste. Si le paysage des médias vit un bouleversement important dû aux grands changements politiques, il reflète encore des disparités sur le plan des infrastructures et des usages des médias. Dans l ensemble, on assiste à la formation d un réel marché de l audiovisuel, où la création et même la disparition des chaînes obéissent aux lois de l offre et de la demande. L apparition des notions de concurrence et de course à l audience contribue à accélérer la transition et fait l objet, en même temps, d un débat au sein des professionnels des médias publics et privés. Les uns soulignent avec intérêt les progrès réalisés dans la dérégulation dans une perspective d intégration européenne, les autres relèvent les dangers d une libéralisation accélérée qui risque d hypothéquer l indépendance des médias et, par conséquent, le processus de transition démocratique. Enfin, d une façon générale, le passage des chaînes d État à la logique du service public rencontre souvent des réticences dues à un certain nombre de contraintes, dont les pesanteurs et les traditions conservatrices de l ancien système. Dans les pays en développement qui vivent une transition démocratique, la télévision appartient à l État, mais sans exclure l émergence de chaînes commerciales ou communautaires. Selon le degré de libéralisation des médias, certains services publics sont libérés et deviennent progressivement accessibles à toutes les sensibilités, minorités comprises. Même si souvent la bonne volonté ne fait pas défaut, la réalisation de certains idéaux du service public (indépendance éditoriale par rapport aux intérêts politiques et économiques, financement direct, production de qualité, etc.) est confrontée à des problèmes de formation, de management et de capacité technologique. Dans les autres régions des pays en développement, la plupart des télévisions présentent un statut de monopole au nom de la nécessaire cohésion des citoyens dans la bataille pour le développement. Reste à relever que ce système n a rien à voir avec la télévision de service public et qu il est souvent confondu avec l idée de contrôle politique au niveau éditorial. Au-delà des tendances lourdes de l évolution de la télévision dans le monde, nous avons pris le parti de retenir des exemples d une dizaine de pays dont les télévisions s inscrivent dans une dynamique de développement et de croissance décelable aussi bien dans leur production de programmes que dans leur capacité d affronter la concurrence internationale. Mais la réalité de ces exemples s accompagne dans la majorité des pays en développement de disparités tant dans les moyens financiers de production que dans les conditions techniques de fabrication des programmes. Des tableaux régionaux présentent en contrepoint la situation audiovisuelle qui prévaut dans ces différents pays. La troisième partie du rapport vise à explorer et à actualiser les liens entre information, droit et pouvoirs. Elle est plus analytique que descriptive et couvre quatre chapitres qui tentent d analyser les fondements juridiques de l information et les menaces auxquelles elle est confrontée partout dans le monde. Le chapitre 12 présente le concept des droits de

20 22 Information, savoir et développement : les nouveaux défis la liberté de l information à travers ses fondements juridiques et sa pratique dans le monde. L évolution du cadre juridique de la liberté de l information est présentée dans un premier point. Ce thème occupe dans le catalogue des droits de l homme une place de choix aux côtés de la liberté d opinion et de la liberté d expression dont elle réalise d ailleurs la synthèse. L article 19 de la Déclaration universelle des droits de l homme consacre cette liberté. Cependant, l application variée de cette Déclaration par les États illustre à quel point les régimes politiques influencent le développement et la nature des médias non seulement dans leurs contenus, mais également dans leurs structures et leurs marchés. La liberté de l information, dans de nombreux pays, notamment démocratiques, est souvent, dans la pratique, en contradiction avec les conventions et les dispositifs internationaux. Dans d autres, elle est le résultat de conquêtes lentes et douloureuses, jalonnées de retours en arrière et d avancées. Ailleurs, dans les pays privés d informations crédibles et indépendantes, elle demeure un combat à mener, une conquête à garantir. Enfin, dans les situations de conflits, l information devient, selon le cas, désinformation pour mobiliser les foules et tromper l ennemi ou instrument de la haine et de la violence. Un deuxième point décrit les différentes actions de l UNESCO dans le domaine de la communication. Il tente également de montrer comment le concept de la libre circulation de l information allait devenir, au lendemain de la seconde guerre mondiale, un enjeu de la guerre froide. Alors que les pays occidentaux défendaient le principe d une circulation libre et sans contrainte, incarnée par l article 19, les pays communistes opposaient celui de l échange contrôlé de l information, effectué sur la base d accords intergouvernementaux. Pour leur part, les pays en développement dénonçaient les inégalités en matière d information et de communication et reprochaient aux médias du Nord les images, jugées déformées ou inexactes, que ceux-ci projetaient de leurs réalités. Ces positions divergentes allaient marquer tout au long des années 70 et 80 les débats au sein des instances internationales, en premier lieu de l UNESCO, autour du concept du nouvel ordre mondial de l information et de la communication (NOMIC). Cependant, les changements politiques intervenus depuis 1989 en Europe centrale et occidentale et ailleurs dans le monde allaient permettre à l UNESCO de retrouver ses racines constitutionnelles et d adopter, à l occasion de sa Conférence générale de 1989, une nouvelle stratégie de la communication fondée sur les principes démocratiques de son acte constitutif, en premier sur celui de «la libre circulation des idées, par le mot et par l image». Il n en reste pas moins que les débats suscités autour du NOMIC auront permis à la communauté internationale de prendre conscience des disparités existant dans le domaine de l information et de la communication entre les nations et à l intérieur des nations, et, par conséquent, du besoin urgent d accroître les capacités de communication dans les pays en développement. A partir de ce consensus, l UNESCO va inscrire son nouveau programme d action dont le triple objectif se résume à «encourager la libre circulation de l information aux plans international aussi bien que national ; promouvoir la diffusion plus large et mieux équilibrée de l information, sans aucune entrave à la liberté d expression ; développer les capacités de communication dans les pays en développement pour accroître leur participation au processus de la communication», cela notamment à travers le Programme international pour le développement de la communication (PIDC). Enfin, le troisième point de ce chapitre montre comment les bouleversements technologiques et économiques ont permis à la liberté d information de connaître un essor rapide. Dans l ancien bloc socialiste comme dans certains pays en développement, les médias ont exercé et exercent encore aujourd hui une influence non négligeable sur l évolution politique, en assumant tout à la fois les rôles de catalyseurs et d accélérateurs du processus démocratique. Le chapitre 13 concerne les menaces et les

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