Plénière 3 : Initier de nouveaux modes de vie et de production

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1 Plénière 3 : Initier de nouveaux modes de vie et de production Intervenants : Jean-Didier VINCENT, Biologiste, membre de l Institut Michel GRANGE, Architecte, directeur de la Mutuelle des Architectes Français Assurance Robert ROCHEFORT, Directeur général du Credoc Jean-Claude SEYS, Vice-président du Conseil d Administration, MMA Jean-Hervé LORENZI, Directeur de rédaction de la revue Risques, président du Cercle des économistes Modérateur :, Directeur de la rédaction, Enjeux-Les Echos Notre débat se déroulera en trois temps. Nous écouterons chacun de nos orateurs quelques minutes, après quoi ils échangeront entre eux. Enfin, nous recueillerons les différentes interventions de la salle. Je donne pour commencer la parole à Jean-Claude Seys. Il existe deux grandes perceptions des modes de vie et de production aujourd hui. La première est celle des consommateurs, qui sousestiment souvent la portée et la rapidité des évolutions. La seconde est celle des experts, qui surestiment au contraire quelquefois la rapidité de ces évolutions. Quel est votre sentiment quant à ce décalage? Comment l expliquez-vous? Jean-Claude SEYS Je rappellerais tout d abord que la prévision est un art difficile, surtout lorsqu il s agit de prévoir l avenir. Nous pouvons identifier quatre types de forces qui infléchissent l avenir. La première est la force d inertie. Qu il s agisse de la résistance au changement ou de l éducation, il faut souvent une ou deux générations pour former des comportements nouveaux. Certaines de nos routes suivent encore aujourd hui le tracé des voies romaines. Je crois que la force d inertie est très globalement sous-estimée. A l inverse, certains facteurs de changements sont très nombreux : la technologie, bien sûr, mais aussi les phénomènes culturels, géographiques et politiques. Ces derniers sont plutôt surestimés par 1

2 certains spécialistes. Un vulgarisateur scientifique bien connu disait récemment que nous aurions bientôt des imprimantes tridimensionnelles conduisant à l élaboration de micro-usines personnalisées. Il prétendait ainsi que la ménagère pourrait fabriquer des boîtiers de téléphone avec son ordinateur. Cela paraît très étonnant. En somme, les experts n exagèrent pas tant l amplitude des changements que leur rapidité. Le troisième facteur de changement est la volonté humaine. La Chine d aujourd hui est celle d il y a 30 ans : c est le même territoire, les mêmes hommes et la même culture. Ce pays est cependant devenu une puissance dominante dans le monde. Le quatrième facteur, enfin, est la rupture. Elle peut prendre des formes très diverses : guerres mondiales, décolonisations, événements technologiques, mais aussi maîtrise des moteurs thermiques, arrivée des vaccins etc. Le mélange de ces forces doit nous rendre très modestes vis-à-vis de l avenir. Nous pouvons seulement affirmer que d ici 50 ans, deux à trois ruptures majeures interviendront, conduisant à remettre en cause toutes nos prévisions actuelles. L un des déterminants de notre société, Monsieur Rochefort, est sans doute le comportement du consommateur. Nous voyons bien qu il est assez ambigu. S il est respectueux du développement durable et des normes sociales, il est aussi sensible à l argument prix. Comment fait-il cet arbitrage? Robert ROCHEFORT La société d hyperconsommation n est rien d autre que le mode d être le plus adapté à une société qui tend vers toujours plus d individualisme. Le problème majeur que pose cette tendance est la confrontation entre intérêt individuel et intérêt général. Plus nous sommes inscrits dans une logique de recherche d intérêt individuel, plus les choses paraissent satisfaisantes pour les individus, mais plus se désagrègent, en contrepartie, les fonctions traditionnelles de soutien à l intérêt général. Le problème qui se pose est donc de savoir comment je puis re-participer, en tant qu individu, à l intérêt général. Quelques choix individuels donnent le sentiment de pouvoir servir cet intérêt. C est ce que l on appelle les «faits minoritaires porteurs d avenir». Si leur portée est faible, elle n est pas vaine. De manière générale, deux questions se posent. La première est de savoir comment le consommateur parvient à concilier les contradictions entre les nouvelles tendances. Si les choix éthiques sont proposés à coûts identiques avec les autres, le consommateur optera naturellement pour les premiers. Par exemple, si nous décidons demain de manger des fruits de saison parce que cela est meilleur pour la planète, nous saurons arbitrer en leur faveur une fois convaincus. En revanche, s il nous faut payer plus cher pour l intérêt général, il y a difficulté. Au fond, le problème est de savoir à quel moment l Etat reprend le pilotage de l intérêt général. Par exemple, l écopastille est une intervention efficace, fondée sur une fiscalité hautement incitative. La pastille verte a ainsi torpillé les ventes de voitures polluantes en Autriche. 2

3 En définitive, pour que l Etat puisse imposer une légitimité, il faut que le consommateur ait commencé à croire à autre chose, et donc à voir autre chose. Il faut aussi qu il soit prêt au changement. Il aurait été impossible de proposer une alternative à la voiture il y a vingt ans. Cela devient envisageable aujourd hui. Le choix du consommateur fait intervenir à terme les décisions publiques et les initiatives de l Etat. Monsieur Vincent, la technologie est une question qui hante traditionnellement les modes de vie et de production. Comment appréhendez-vous l interaction entre l homme et la technologie aujourd hui? Jean-Didier VINCENT L homme ne cesse d évoluer. Par exemple, le poids moyen du cerveau de l homme a augmenté de 100 grammes depuis un siècle. Si l on pense que 500 grammes seulement nous séparent de l homo erectus, qui maîtrisait peut-être le feu, cela peut donner une idée de notre marge de progression. L idéal cartésien de l homme maître et possesseur de la nature est donc pour le moins provisoire. Le mari d Hannah Arendt évoque, dans un magnifique traité sur l obsolescence de l homme, la «honte prométhéenne qui s empare de l homme devant l humiliante qualité des choses qu il a luimême fabriquées». Désormais, l homme fabrique son milieu. Lorsqu il ne sait pas le faire, le milieu lui est imposé, ce qui crée de nombreuses tensions. Aujourd hui, l homme cherche à échapper à cette calamité en renversant la problématique, c'est-à-dire en alignant son corps sur ses instruments et son milieu. C est aujourd hui le corps qui est en question. Pour le biologiste, le développement durable est inessentiel. C est la mort qui est le principe moteur de toute l évolution du vivant. Le vivant est le non-fini, l inachevable et l imparfait, qui permettent à la sélection naturelle de faire son marché. Désormais ce ne sera plus la nature naturante qui sera à l origine de l homme, mais une nature qui résulte de ce que nous fabriquons. Jusqu à présent, l homme avait servi de modèle aux machines. Désormais, c est nous qui tendons à les imiter. Aujourd hui, nous pensons à un ordinateur lorsque nous examinons le cerveau. Nous examinons les connexions nerveuses comme celles d un ordinateur. Actuellement, le mouvement des converging technologies connaît un essor important aux Etats-Unis. Il rassemble les nanotechnologies, les biotechnologies, les technologies de l information et les technologies des sciences cognitives. Ce mouvement a une efficacité extraordinaire, au point que le Président Bush lui-même a soutenu financièrement ce projet en Ce projet, dupliqué de la philosophie de «trans-humanisme», ne vise rien moins que l atteinte de durées de vie très prolongées. Cela passe par la manipulation des gènes. 90 % de notre génome ne sert pas à faire des gènes et nous ignorons sa fonction. Nous avons donc encore de quoi progresser. Au fond, le cauchemar technologique est l horizon d une nouvelle spéciation, c'est-à-dire l apparition d une nouvelle espèce humaine au sein des hommes, une espèce modifiée au point de devenir incompatible avec la précédente. A cet égard, les impacts de la technologie sont d une ampleur très difficilement mesurable. 3

4 Monsieur Grange, vous êtes à la fois architecte et constructeur. La maison est au cœur d un système de vie et de consommation. Que voyez-vous à l interface de l architecture et de l assurance? Michel GRANGE Je crois qu il faut prendre conscience de l évolution que nous vivons. L homme ne va plus investir dans la qualité de sa vie, mais dans la qualité de la vie. L importance du développement durable en témoigne. A cet égard, le secteur du bâtiment est hautement prédateur : il consomme la moitié des ressources naturelles, 40 % de l énergie mondiale et il est responsable de la moitié des émissions de CO2. Je voudrais relever quelques paradoxes. Tout d abord, le développement durable n est pas la petite maison dans la prairie. Les Français veulent pour la plupart habiter en maison individuelle, mais ce souhait a pour conséquence un étalement de la ville et une diminution des espaces agricoles. Le développement durable repose, selon moi, à plus ou moins long terme, sur une densification urbaine. En outre, le développement durable est loin d être bon marché. Deux tiers du parc résidentiel construits avant 1975 ne sont plus aux normes énergétiques. Or pour les particuliers, cette mise aux normes est évaluée à ou euros par foyer. Les architectes devront donc définir des solutions équilibrées qui mettent en œuvre des matériaux et des process innovants, partant du principe que l énergie la moins chère est celle que l on ne consomme pas. Les industriels devront développer des matériaux fiables, en quantité suffisante et à prix abordable. Enfin, il convient de préciser que c est le développement qui est durable, et non la construction. Le défi est d encourager les solidarités et de préserver l environnement. Le renouvelable doit, à cet égard, prévaloir sur le durable. Nous devons favoriser notamment un urbanisme ouvert, évolutif et réversible. Si des solutions techniques simples existent pour les bâtiments neufs, elles sont bien plus délicates pour les constructions historiques. Monsieur Lorenzi, en tant qu historien de l économie, vous voyez se mettre en place des mouvements particuliers de révolution : vivons-nous aujourd hui dans une période de révolution? Jean-Hervé LORENZI Le mot clé est celui de rupture. Quand j entends parler de nouveaux modes de vie et de production, je suis intéressé, mais aussi exaspéré et perplexe. Il y a quelques années, le maître mot était celui de la société de la connaissance. Aujourd hui, le développement durable est au premier plan. En réalité, les transformations fortes ne se décrètent pas. Pour imaginer une vraie transformation, plusieurs conditions doivent être remplies. 4

5 Aujourd hui, les économistes sont essentiellement focalisés sur les deux derniers siècles, en rupture totale avec le reste de l histoire de l humanité. Les deux variables majeures sont la démographie et la productivité. Le progrès technologique a été un mouvement à peu près continu dans l histoire. Le problème est de savoir comment advient ce moment où l on passe d un univers à un autre. Certains économistes nient la réalité des ruptures et des révolutions industrielles. Personnellement, je crois à la rupture. L on pourrait citer les deux révolutions industrielles du dix-neuvième siècle. La rupture a lieu, à mon sens, lorsque le choc scientifique de l innovation touche de manière simultanée à la fois les modes de la consommation et les modes de production des objets. La première révolution industrielle a déjà montré cette articulation. Aujourd hui, nous entrons dans une transition démographique majeure, avec un certain tassement de la productivité. Par ailleurs, nous sommes confrontés à la rareté des matières premières. J ai tendance à penser que le défi de nos pays est plutôt de continuer à survivre dans un monde sans bouleversement majeur de nos modes de production. Face à nos bouleversements, le rôle de l assureur est-il d anticiper ou d accompagner? Jean-Claude SEYS Je suis personnellement convaincu de la nécessité d anticiper. Cet exercice n est pas très conforme à notre culture. Dans notre produit national, l immatériel se développe de manière considérable par rapport au matériel. Or l assurance assure essentiellement des biens matériels ; et ces derniers occupent de jour en jour une importance moindre dans la consommation nationale. Comment intervenir à ce niveau? Si nous souhaitons que notre activité continue à croître en relation avec le PIB, nous devons trouver notre place dans le champ de l immatériel. Cela est très difficile. Nous devons nous réformer en profondeur, afin d identifier dans cet univers de risque et d anxiété des points d application de notre métier. Notre culture n y est pas très favorable. Le problème essentiel est l évaluation du risque. Nous devrons nous montrer imaginatifs et audacieux, afin de trouver, au sein de cette effervescence de risques nouveaux, des lieux de développement de notre activité. Robert ROCHEFORT La nouveauté aujourd hui est que les changements sont terriblement catalysés par les peurs et par les systèmes de contraintes, les seconds étant souvent les réponses publiques aux premières. L assureur, dans ce contexte, est celui qui est capable de transformer la peur en risque. Le risque est en effet une peur apprivoisée. La question est donc de savoir si nous sommes dans une société de régression, due à la précipitation de l arrivée des peurs. Le problème fondamental est celui de l éducation. La transformation de la peur en risque est très difficile. L adjonction d un principe de prudence dans la constitution n est pas forcément un moyen efficace de calmer les peurs. La seconde étape pour l assureur est de transformer le risque en marchandise. Peut-être y a-t-il une réticence supplémentaire du consommateur français à voir se mettre en place cette marchandisation de la peur. Pour trouver sa place, l assureur doit aller au-delà de la transformation des peurs en risque, sans quoi il en restera à un marché très étroit. Il devra s orienter vers des solutions ou des ensembles de solutions plus concrets, tels que des packages, aux problèmes des personnes. Mais la vente du package peut aussi désorienter le consommateur. 5

6 Michel GRANGE Nous sommes obligés de nourrir des ambitions importantes en matière de développement durable, mais cela engendre de nombreux risques en termes de conception, de norme et de qualité de mise en œuvre. Pourtant, il nous faut avancer dans cette voie. L Allemagne et les pays scandinaves ont pratiquement vingt ans d avance sur nous. En principe, l assureur a besoin d une connaissance du risque et de l histoire d un risque. Or, l innovation le confronte à un manque de recul. Une solution serait l application d un principe de prise en charge des catastrophes naturelles par la participation générale de tous les acteurs : Etat, industriels, concepteurs et autres. Jean-Didier VINCENT Je suis consterné par la faible portée dans le temps des visions présentées. Les assureurs vie ne savent pas ce qu est la vie. Il faut percevoir la vie à plus long terme. Par exemple, il y a une corrélation entre le poids du cerveau et la durée de vie. Vous n intégrez pas la dimension suivante, à savoir que la vie de l homme a pu s allonger chez les nantis, assortie d une diminution du risque de handicap. Les converging technologies que j évoquais permettront notamment d introduire des puces dans les régions défaillantes de votre cerveau. Elles pourraient parfaitement conduire à des millions de centenaires dans des délais relativement brefs. La photosynthèse sera peut-être à la portée de l organisme que l homme va fabriquer. A cet égard, le grand principe deviendra celui de l irresponsabilité. Cette nouvelle nature ne pourra reposer, dans son devenir, que sur la nonmaîtrise de l homme. Les premiers scientifiques qui mettront en œuvre les «nanobots», mettront la photosynthèse à la portée de tous. Et nous parlons là d une échéance à 50 ans ou à peine plus. C est demain! Je ne parle pas non plus du dépassement de la capacité de penser humaine par l ordinateur. Pour le coup, ce progrès n est pas pour demain, mais il est pour après-demain. Jean-Hervé LORENZI L assurance a toujours été l oriflamme de l innovation. En conséquence, les assureurs se trompent de destinée lorsqu ils pensent que leur avenir est exclusivement dans la gestion financière. Si l on se trouve dans une période de rupture au niveau mondial, l assureur doit jouer le jeu de l avenir et du risque. Les domaines d excellence des assureurs seront complètement déterminés par deux phénomènes. Le premier est la «judiciarisation», qui va avec l hyper-individualisme, chacun ayant le sentiment d être protégé des autres. Le second phénomène est la modification de la frontière entre la protection publique, la protection sociale et la protection individuelle. Au-delà des oppositions simplificatrices, l on voit bien qu en matière de santé et de retraite, les assureurs verront leur part augmenter. Si j étais responsable d une compagnie d assurance, je m interrogerais donc sur la prise en charge plus active des domaines de la santé et la retraite. Nous allons à présent écouter quelques questions de la salle. 6

7 Jean PRUNIERE Aujourd hui, nombre de pensées religieuses récusent la vision prométhéenne que vous avez présentée. Comment intégrez-vous cette évolution dans vos prévisions? Jean-Didier VINCENT J abonde dans votre sens. Le seul ennemi restant des nouvelles technologies est le religieux. L intégrité de l homme est menacée par les technologies. Monsieur N GHILLE Ne pensez-vous pas, Monsieur Vincent, que vous allez un peu loin dans vos prévisions? Jean-Didier VINCENT Je vous ai rapporté ce qui se dit dans la Silicon Valley. Je ne partage pas nécessairement ces visions, mais nous devons admettre qu elles sont peut-être porteuses de véritables ruptures dans l évolution de l homme et du monde. Monsieur Rochefort, quels sont les faits porteurs d avenir que vous pouvez identifier aujourd hui? Robert ROCHEFORT L un des premiers éléments de notre boîte à outils est la logique des générations. Que nous le voulions ou non, d ici 50 ans, les personnes qui dirigeront le monde sont les enfants qui ont entre 5 et 10 ans. Le problème est donc de savoir comment ils vont être éduqués dans les 10 ans qui viennent. Si leur éducation est en rupture avec la nôtre, les divergences seront profondes. Si tel n est pas le cas, les effets du changement pourraient s en trouver atténués. En matière de religion, les 10 ans d éducation à venir vont notoirement changer par rapport aux cinquante dernières années. L évolution technologique, quant à elle, compte trois étapes. La première est la coagulation du système d information. C est d elle que procède la construction des opinions. Par exemple, 80 % des personnes continuent aujourd hui à souhaiter une maison à la campagne. Néanmoins, les opinions varient. Le discours insécurité a conduit les citoyens à revenir au projet d acquérir une maison en ville. Nous constatons pour notre part un temps très long entre la coagulation d un système d information et le changement d opinion. Je note que deux personnes parmi les intervenants ici présents portent des lunettes, alors qu elles n ont plus lieu d être. Cela vient de ce que dans notre génération, il y a une opposition diffuse aux changements technologiques proposés ces vingt dernières années. Les solutions technologiques ne sont pas encore assimilées unanimement, en raison de cette logique de génération. Par ailleurs, la proximité entre générations n est pas une relation transitive. Dans trois générations, Monsieur Vincent aura peut-être raison, 7

8 mais dans les deux prochaines, nous voyons déjà comment les comportements se construisent. Seules les grandes peurs mondiales peuvent changer la donne. Quelle est l unité de temps privilégiée en économie? Jean-Hervé LORENZI Les cycles Kondratiev, alternant des phases de croissance et de décroissance sur une durée de 25 ans, ont été longtemps dans l ère du temps dans les travaux des économistes. Le monde est aujourd hui animé par des tensions croissantes liées à la recherche des ressources rares. Le problème est de savoir quand ces tensions vont éclater. Nous voyons bien que les changes donnent lieu à des tensions très violentes. L année 2008, sera à mon sens très difficile de ce point de vue. J estime que ce ne sera pas une année paisible. Quand la Chine et les Etats-Unis vont-ils commencer à vraiment s affronter? L histoire n est jamais linéaire. Il est donc intéressant de tenter de réintroduire dans la vision scientifique les phénomènes de tension entre les hommes. Jean-Claude SEYS Au XXe siècle, quatre ruptures géopolitiques sont se sont faites. Il n y a donc pas de raison qu il n y en ait pas durant le siècle à venir. En 1945, le Maghreb comptait pour la moitié de la population de la France. En l an 2000, il égale la population de la France. Il aura doublé en J entendais parler tout à l heure de population vieillissante, mais nous ne sommes pas seuls dans le monde. En 2050, la France représentera un demi pour cent de la population. L histoire ne peut pas s écrire sans référence à cet environnement. Si nous ne savons quels seront les événements déclencheurs de la rupture, il est certain qu ils adviendront, désorientant toutes les évolutions prospectives que nous décrivons. Quels sont vos horizons respectifs pertinents en matière d analyse prospective? Jean-Claude SEYS Personnellement, je me concentre surtout sur les dix prochaines années. A partir du moment où les inconnues sont trop importantes, la réflexion prospective devient inutile. Michel GRANGE La portée de notre réflexion se situe au minimum à dix ans, et elle est plutôt comprise entre 10 et 30 ans. Jusqu à 30 ans, l on peut encore tenir un raisonnement sensé. Après, cela devient plus difficile. 8

9 Robert ROCHEFORT Pour ma part, je pense que l on ne voit rien si l on se contente de regarder à dix ans. Pourtant, si une entreprise sur deux regardait à dix ans, ce serait un progrès. Une entreprise sur cent est capable de regarder à trente ans. L un des problèmes majeurs du capitalisme actuel est cette incapacité des entreprises à regarder assez loin. En outre, si l on examine les sociétés de demain, nombre de problèmes ne se posent plus de la même façon. Par exemple, s agissant de la voiture, nous voyons bien que tout se jouera en Chine. Si je considère ce que nous attendons dans le domaine de la médecine ou du développement durable, nous voyons bien que cela se joue au niveau de la planète. Nous voyagerons sur toute la planète pour être soignés par les centres les plus spécialisés. Je crois que l on ne peut pas nous faire le procès d être nombrilistes. Nous sommes effectivement capables d énoncer les différences entre les populations, mais n en essayons pas moins de penser de façon globale. Nous voyons bien comment le chantier des innovations n est plus réduit aux classes moyennes des pays occidentaux. C est bien ce qui a créé un problème de pouvoir d achat. Nos sociétés étaient jusqu ici défendables car elles proposaient des inégalités efficientes. Aujourd hui, tel n est plus le cas. Pour conclure, quels traits dominants vous semblent essentiels dans cette société? Quelle serait l évolution la plus importante pour les années à venir? Jean-Hervé LORENZI Je recommande la lecture du livre de Robert Rochefort «Vive le Papy Boom», à la fois solide et prudent dans les visions qu il construit. Il convainc que l allongement de la durée de la vie sera le moment le plus signifiant de nos sociétés. Jean-Claude SEYS La portée des prospectives dépend aussi des industries. Par exemple, l aéronautique doit produire une vision à très long terme. Pour nous, l évolution la plus structurante est clairement le vieillissement de la population, avec ses problèmes de santé et de retraite. Robert ROCHEFORT Dans les dix ans qui viennent, je m intéresse tout particulièrement à ce qui va se passer en Chine, en Inde et au Maghreb. 9

10 Michel GRANGE Je rejoins tout ce qui vient d être dit. Il me paraît très important de savoir rester modeste devant une situation donnée. Jean-Didier VINCENT Je ne sais pas ce que seront nos capacités d apprendre, ne serait-ce que dans cinq ans. L évolution n est surtout pas linéaire et une rupture technologique peut tout changer. Nous n échapperons pas aux événements géopolitiques, car ils sont inscrits dans la nature actuelle de l homme. 10

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