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1 TELEPHONIE MOBILE Petit guide pour raccrocher! STEPHEN KERCKHOVE AGIR POUR L ENVIRONNEMENT

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3 1 Prologue La protestation citoyenne à l encontre d antennes relais de téléphonie mobile implantées en dehors de toutes réglementations contraignantes connaît depuis quelques années un mouvement ascendant. Malgré une généralisation extrêmement rapide du portable, nul ne connaît exactement les conséquences sanitaires de l accroissement continu du smog électromagnétique généré par l émergence de la radiotéléphonie mobile. Pourtant, un certain tropisme réduit le danger immédiat aux seules stations de base, alors qu il y a fort à craindre que c est plus globalement la téléphonie mobile, stations de base et terminaux compris, qui pourrait être la source de conséquences sanitaires néfastes à plus ou moins brève échéance. Bien que les mandarins de la téléphonie mobile vitupèrent leur bonne foi de colloques «scientifiques» en publireportages spécieux, rien n y fait, la controverse scientifique perdure! En tant que citoyens, riverains, parents d élèves et usagers de télécommunication, il est de notre droit et de notre devoir de revendiquer une plus grande transparence vis à vis d opérateurs privilégiant alternativement le mutisme ou le sophisme à la précaution et la concertation. Pourtant, par delà la crainte directement liée à l érection d un pylône multipliant en son sommet des antennes relais à quelques mètres de lieux de vie, l allongement des durées de communication doit également nous interroger comme fait social. Jamais une société n a autant communiqué grâce à des outils communicationnels ; jamais elle n a autant exclu celles et ceux qui ne peuvent ou ne veulent plus réduire l échange à une communication superficielle. En cela, l émergence du portable et de son lot d antennes relais nous entraîne dans de nouveaux risques sanitaires tout en nous apportant de nouveaux usages qui semblent être appelés à se démultiplier avec de nouvelles technologies qui se succèdent à un rythme de plus en plus étourdissant Malgré cet attrait du toujours plus, encore synonyme de progrès, la succession des crises sanitaires et des atteintes à l environnement réfrène même les plus ardents thuriféraires de la technoscience. La lutte contre les antennes relais s insère plus globalement dans la contestation d une mauvaise gouvernance réprimant tout velléité citoyenne pour mieux asseoir la légitimité d un consumérisme asocial. En réclamant d être écoutés et entendus par les autorités locales, les riverains des antennes relais rejettent l idée selon laquelle les habitants seraient par définition hostiles à la téléphonie mobile pendant que les usagers y seraient favorables. En récusant cette apparente dualité, ils dépassent une opposition simpliste -fomentée de toute pièce par les nouveaux apôtres de téléphonie mobile- par le souhait de réglementer efficacement les implantations d antennes relais tout en restreignant les communications fastidieuses et inutiles. TELPHONIE MOBILE : Petit guide pour raccrocher!

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5 3 Introduction Mises sur écoute, rapports bidons sur les «opposants» aux antennes relais, scientifiques à la rigueur contestée, riverains retrouvant le goût de la mobilisation locale l implantation d antennes relais de téléphonie mobile réveille la fibre militante d un certain nombre de citoyens. Or, «ce qui est essentiel au militantisme, ce n est pas seulement le fait d être plusieurs comme on l est au cinéma, c est davantage la solidarité dans l objectif de la transgression. Il faut qu il y ait un sentiment d identité partagée, ce qu on peut comprendre à ce niveau comme la reconnaissance chez l autre de la colère, la peur, l espoir ou autres émotions ressenties à propos d une transgression. Solidarité et transgression, collectif et action sont les figures jumelles du militantisme.» 1 Près de trois ans après le début d une lutte animée par quelques associations, le temps du bilan n a pas encore sonné, bien au contraire. Le jusqu au boutisme et la rhétorique des opérateurs de radiotéléphonie butent sur la détermination des habitants, des parents d élèves et de certains élus locaux conscients de leur responsabilité. Ainsi, une question qui aurait pu être réglée par la concertation s enkyste! Malgré les propositions des associations de protection de l environnement et de riverains, Bouygues Télécom, SFR et Orange, les trois principaux opérateurs, ont préféré se regrouper au sein de l AFOM (l association française des opérateurs de mobile) pour mieux coordonner leurs efforts de sensibilisation des élus nationaux et locaux. Cette sensibilisation est parfois proche d une simple communication à gros budgets, voire d un véritable travail de lobbying. L AFOM, que certains riverains considèrent déjà comme l association des victimes des victimes de la téléphonie mobile, renforce le sentiment de crise où chacun préfère camper sur ses positions plutôt que de tenter de sortir par le haut de cette crise. Mais crise y a t il? La succession des rapports rassurants tendrait plutôt à prouver le contraire Or, les cinq ou six rapports français parus au cours des deux dernières années s apparentent à une autopersuasion tautologique par laquelle quatre scientifiques -autoproclamés porte-parole de la communauté scientifique unanime, se citent les uns les autres tout en niant la moindre conséquence sanitaire, pourtant reconnue comme probable dans d autres pays européens. Ce climat sulfureux s alourdit de jour en jour à cause d un manque criant de réglementation draconienne au niveau européen et français. La France s est dotée d une réglementation fixant des seuils d exposition très élevés ne retenant pas l hypothèse d un risque sanitaire issu de l émission massive d ondes électromagnétiques dans notre environnement. Le ministère de la santé porte ainsi une très lourde responsabilité puisque celui-ci est conscient du caractère contradictoire des études internationales portant sur les terminaux les portables- et les stations de base les antennes relais. Cette incapacité à répondre préventivement à un problème de santé publique pose plus globalement le problème de la prise en considération et de la transposition du principe de précaution en droit afin que ce principe ne reste pas une vague notion écologiste, non suivi d effets. Ce no man s land juridique national permet à tout opérateur le souhaitant d implanter quasiment n importe où une antenne relais. Ces facilités sont à mettre en parallèle avec la puissance financière de ces transnationales aux ramifications extrêmement multiples. Les opérateurs ne sont en effet plus de simples transmetteurs de données par voies hertziennes. Ceux-ci tentent désormais de contrôler aussi le contenu en offrant à leurs abonnés l accès à des banques de données de films, de musiques et autres usages restant à imaginer avec l UMTS, troisième génération de téléphonie mobile. Sans certitudes scientifiques, le développement de l UMTS risque de rencontrer une très forte hostilité de la part des riverains refusant la politique du fait accompli. Cette nouvelle technologie TELPHONIE MOBILE : Petit guide pour raccrocher!

6 4 demandera le développement, en parallèle, d un nouveau réseau reposant sur un accroissement conséquent du nombre de stations de base. Inutile d être devin pour prédire une multiplication des luttes locales mobilisant tout simplement des habitants refusant d être des cobayes soumis à des gammes de fréquences élevées. Une alternative existe pourtant. Les ONG réclament des dispositions contraignantes permettant d éloigner les antennes relais de radiotéléphonie des lieux de vies comme les crèches, hôpitaux, maisons de retraites, écoles Sans esprit d ouverture de la part des opérateurs, il y a fort à parier que leur chemin de croix perdurera ad vitam aeternam, tout bonnement parce que les locataires, propriétaires, parents d élèves, travailleurs en situation d expositions proches et prolongées ne pourront accepter d être soumis à des radiations aux conséquences sanitaires méconnues en France mais relativement mieux appréhendées ailleurs. Les chapitres qui suivent tenteront, autant que faire se peut, de définir ce que la mise en œuvre effective du principe de précaution pourrait impliquer dans le domaine de la téléphonie mobile ; principe de précaution compris comme un moyen de protéger préventivement des populations sensibles vis à vis d une technologie aux risques diffus mais semble-t-il bien réels ; principe antagoniste à l attentisme mais qui privilégie la santé des habitants aux croyances exclusives de certains technoscientifiques en mal d indépendance.

7 5 Téléphonie mobile : un progrès? L idéologie du progrès marque le pas dans notre société. Après une série de crises sanitaires issues d une croyance quasi transcendante dans la primauté du progrès sur toute autre logique, les marques d une certaine incrédulité à l égard du dieu «Progrès» se font de plus en plus sentir. Pourtant, des organismes génétiquement modifiés (OGM) imposant le modèle transgénique à l énergie électronucléaire, le cartésianisme impose encore ses vues en mélangeant la partie pour le tout, la fin et les moyens, la connaissance et le savoir. La téléphonie mobile subit cette remise en cause de plein fouet, ce qui est totalement légitime, eu égard aux certitudes assénées par certains scientifiques transformés en VRP des transnationales de la téléphonie mobile, assurant le service après vente de rapports scientifiques complaisants. Mais au delà d individualités tentant coûte que coûte de maintenir une chape de plomb sur toutes études «déviantes» n entrant pas dans le dogmatisme ambiant proopérateur, la question reste posée : la téléphonie mobile est-elle un progrès? Le politiquement correct devrait nous inciter à répondre par la positive en nous rappelant les vies sauvées par un appel d urgence ou la satisfaction de pouvoir joindre quiconque n importe où, n importe quand. Mais est-ce réellement une avancé sociétale de placer entre tout échange interpersonnel un implant téléphonique, une espèce de greffe extra-corporelle? La faiblesse de toute relation humaine dans une société qui privilégie finalement l outil à la relation directe est patente. La principale remise en cause du progrès réside précisément là. L introduction et le recours systématique à de pauvres artefacts communicationnels sont des palliatifs bien pratiques de substitution mais n en restent pas moins que de modestes moyens. Le progrès humain, s il devait y avoir une définition informelle, devrait tendre vers une amélioration des rapports humains ainsi qu à leur enrichissement. L introduction du téléphone portable, au delà des risques potentiels qu il peut faire courir, n est qu un agrégat de plus qui éloigne les gens les uns des autres. Ce progrès s inscrit en droite ligne d un toujours plus de technologie venant s immiscer dans les moindres recoins de notre vie. Les discussions informelles disparaissant progressivement avec le lien social qui fondait une citoyenneté, la technoscience tente de créer une aliénation supplémentaire en imposant le réflexe «portable», finalement outil de médiation entre des individus n arrivant plus à communiquer directement. L impulsivité et la simultanéité sont le pendant de cette généralisation du téléphone cellulaire. De même que l implant téléphonique se généralise pour faciliter une communication inexistante, le téléphone portable impose son format à quiconque l utilise sans modération. Tout le monde subit les conversations de tout le monde sans savoir réellement comment s en protéger. Cette immixtion dans la vie d autrui reste déplaisante car celle ci est imposée dans n importe quel lieu de vie collective. Or, bien que d un usage individuel, le téléphone portable, par le simple fait de pouvoir être joint à tout heure du jour et de la nuit et n importe où, devient un outil parasitaire. La peur du vide communicationnel génère également des réflexes conditionnés et compulsifs dont l accoutumance s apparente à certains égards à une drogue. Les appels de quelques instants pour indiquer une arrivée imminente, les appels plus longs mais tout aussi inintéressants autant de symptômes pavloviens permettant de combler une absence de rapports entre individus et de la peur qu elle génère. «On peut se poser la question de savoir si cette nouvelle faculté de joindre sans délai son interlocuteur n encourage pas, dans certains cas, une sorte de régression infantile. L enfant doit apprendre l absence, le différé et le silence, aux dépens de son plaisir et de sa «toute-puissance» à obtenir ce qu il veut immédiatement.» 2 L impulsivité de tels appels n est qu une façon de s extraire d un lieu de vie qui provoque un malaise, une inadaptation à TELPHONIE MOBILE : Petit guide pour raccrocher!

8 6 une situation inattendue, une façon de se donner une contenance. L usage du portable pourrait être une réponse purement inconsciente au sentiment d insécurité. Or, en restreignant encore les rapports interpersonnels, il l accroît encore et toujours dans un repliement centripète vers la cellule familiale, vers ce qui est connu, vers ce qui est rassurant. En cela, le téléphone portable prend la suite logique du baladeur des années 90 : s extraire pour mieux fuir une société qui nous fait peur qui nous fait peur parce que l on s en extrait! Enfin, le portable impose son rythme à l usager. Quiconque utilise régulièrement un téléphone portable remarque qu il lui est très difficile de ne pas entrer dans l âge de la simultanéité. L Adsl et les forfaits Internet illimités accélèrent considérablement les échanges électroniques. L introduction prochaine d une nouvelle chimère «téléphone portable / appareil photo» tente d élargir cette aptitude sociale à la précipitation. Pour quelle raison profonde, une photo devrait connaître un transfert par voie hertzienne, le tout dans une simultanéité totale? La patience et la lenteur devraient aussi être des valeurs fondatrices de notre société. Attendre la photo de quelqu un que l on apprécie lui donne plus de valeur émotive. L accès immédiat coupe court à toute réflexion, à toute maturation. Notre société de consommation repose sur les mêmes schèmes de fonctionnement. L attente et la réflexion entraînent un préjudice financier car le client change d avis en le mûrissant. «L alliance de l imaginaire marchand et de l instantanéité contribue à produire un des types d individu caractéristiques de la société actuelle : un individu dominé par le besoin de satisfaction immédiate, intolérant à la frustration, exigeant tout et tout de suite, dans un contexte où la satisfaction d un tel besoin est rendue possible, non seulement par l «hyperchoix» permanent de la société de consommation, mais aussi par la quasiinstantanéité avec laquelle le moindre désir peut être satisfait. Cet individu-là [ ] vit au rythme de l instant présent, passant d un désir à un autre dans un sautillement et une impatience chroniques, qui sont l expression d une incapacité à s inscrire non seulement dans le moindre projet, mais également dans une quelconque continuité de soi. Le soi de l individu se fragmente ainsi au rythme de désirs aussi versatiles que compulsifs. [ ] Submergé par les aléas de la contingence immédiate, surchargé d obligations temporelles, il ne parvient plus à se penser sur le mode de l intentionnalité et du projet» 3 Tout le jeu de la publicité est de créer un environnement hédoniste reposant sur une envie suffisamment forte, incompressible, pour que le consommateur ne soit pas frappé d attentisme. La consommation doit être un réflexe, un style de vie. Le fait que la téléphonie mobile ainsi qu Internet augmentent encore la simultanéité d un acte impulsif et irréfléchi d achat renforce la cohérence d un tel système reposant sur la vitesse et l absence totale d esprit critique, né d une réflexion posée. Ainsi, le format médiatique ou publicitaire récusant le silence et la méditation de peur de créer un ennui frustrant pour le grand public tend à être relayé par l immédiateté de l accès à des informations, même insignifiantes. Comme le Speedy Gonzales de notre enfance, notre société accélère son rythme grâce à des substituts technicistes pour ne pas prendre conscience qu elle court dans le vide, qu elle court à sa perte. Le «toujours plus vite» est devenu un mode de vie, une fin transcendante après avoir été un moyen immanent!

9 Portable, outil faussement socialisant? Avec un peu moins d un téléphone cellulaire par individu en âge de téléphoner, la France est désormais dotée d une technologie comparable à celle du téléviseur ou de l électricité. Malgré cette généralisation, il est frappant de constater que le portable n est pas encore utilisé pour sa fonction mais pour ce qu il représente. Le renouvellement constant du design des portables semble indiquer qu il reste nécessaire de montrer le terminal, représentation symbolique et sociale. La vétusté et la rapide obsolescence de ce produit, au delà d un immense gaspillage de matières difficilement recyclables, est la marque flagrante d une pression sociale alimentée par d intenses campagnes marketing. Ces campagnes n ont pas pour seul et unique but de faire vivre les fabricants de mobiles, bien que cet aspect ne soit pas négligeable. Notre société post-soixantehuitarde manque profondément de liens sociaux. Le triptyque oppressant de nos aïeux Travail-Famille-Patrie est entré dans les livres d histoire par différentes voies pour ne plus en ressortir. Le chômage a définitivement imposé l insécurité sociale et désocialisé des millions de travailleurs précaires. La famille structurée autour de l image du père tout puissant a subi les assauts des femmes et des enfants aspirant légitiment à plus d autonomie. Enfin la Patrie s est dissoute dans une mondialisation ultralibérale et infraculturelle. Refuser le primat du travail, de la famille ou de la patrie comme forme exclusive de socialisation reste une dénégation émancipatrice irremplaçable. Malheureusement, ce qui fondait notre société en scellant une communauté de destin, n a pas généré de contre culture débouchant sur un nouvel art de vivre ensemble. La crise sociale actuelle provient essentiellement de ce vide social produit par la destruction d un ordre social imposé, sans être partagé collectivement. Cette crise culturelle reposant sur cette disparition tutélaire subite provoque immanquablement, par ricochet, un retour du conservatisme prônant le retour à l ordre d antan. Mais ces incantations ne peuvent connaître d issue car elles ne reposent plus sur une logique culturelle cohérente. 7 Cette incohérence politique bicéphale récusant l oppression patriarcale et sa structuration totalisante sans pour autant offrir d alternatives a permis à la sphère économique d emplir l espace social laissé vacant. Les trente glorieuses reposant sur une soif insatiable de produits de consommation courante ont en partie permis d étourdir une grande majorité de la société au point de transformer le citoyen en consommateur insatisfait et le bulletin de vote en billet de banque. L objet est ainsi devenu progressivement une marque d identification sociale et le logo une façon d exprimer son appartenance à une même communauté culturelle. Cette façon d assurer un lien symbolique par l acte d achat aboutit paradoxalement à une insatisfaction grandissante, puisque l économie repose sur le changement continuel et donc sur la frustration des gens. Or, ce changement limite l autoréférencement à un objet symbolique, puisque par définition destiné à une obsolescence programmée. Or, un consommateur ne peut se reconnaître dans un objet périmé, à moins de ne pas reconnaître le primat de l objet comme moyen de donner un sens à notre société. Cette dissolution de l individu dans ce mimétisme volontaire des marques ne peut créer à elle seule une nouvelle communauté de destin. La communication unidirectionnelle vient suppléer l inhumanité consubstantielle du produit vendu. L apparition de la télévision, du minitel, d internet puis du téléphone cellulaire sous toutes ses formes (GSM, SMS, Wifi, UMTS ) vient remplir le vide laissé vacant par la disparition de la famille, du travail et de la patrie. Ce modeste palliatif réduit tout échange à un simulacre communicationnel. Or, comme l indique Philippe Breton 4, «la véritable modernité est d abord politique et, seulement ensuite, éventuellement technique. Comment l outil, qui devait simplement être un média, "un milieu" par où transitent les messages, est-il devenu un "centre", qui, au mieux, les déforme et au pis les absorbe? Pourquoi ce qui avait vocation de rapprocher les hommes laisse le sentiment diffus de TELPHONIE MOBILE : Petit guide pour raccrocher!

10 8 les séparer encore plus?». La possession du tout nouveau téléphone cellulaire n a jamais entraîné une diversification des échanges mais une accélération de ceux-ci. Le repli anthropique de notre société ne peut être compensé par un outillage technologique, aussi performant soit-il. Recréer du lien social pour compenser la disparition salutaire d un ordre castrateur antérieur ne peut se faire par un amoncellement étouffant ou un renouvellement sans fin d objets inutiles. Ce lien distendu ne peut se retisser par l intermédiaire d artifices technicistes compensant la peur du vide. La revalorisation de véritables rapports humains directs, continus et prolongés restent à promouvoir ; et ce en dehors de toute logique économique, logique privilégiant l efficacité et le retour sur investissement. Le téléphone cellulaire est le mélange de deux tentatives inconscientes mais irrépressibles de notre société pour renouer le dialogue entre les individus. Par la possession de l objet, par la marque de son forfait, par le modèle choisi, le consommateur s insère dans une catégorie sociale, dans l ère du fétichisme de la marchandise. Ce rang qu il devra tenir en changeant de modèle régulièrement sous peine d être exclu et relégué dans la catégorie inférieure, voire dans la catégorie des sans portable, lui impose un exercice de style dans lequel vient se greffer simultanément une certaine frustration de ne pas faire partie de la catégorie supérieure tout en craignant d être considéré comme le has been immédiatement déclassé! L instinct grégaire et pavlovien de la consommation assure un ciment permettant d assurer une certaine cohérence sociale. Ensuite, au delà de la possession du terminal lui même, son utilisation créé artificiellement un échange virtuel qui n enrichit pas mais accroît. Le «plus» se mélange au «mieux» dans cette aspiration incompressible des individus à échanger. Or, lorsque le citoyen se transforme en consommateur, l échange devient communication, l immatériel matériel!

11 9 Big Brother is watching you! Georges Orwell dans son livre «1984» propageait déjà son inquiétude vis à vis d une société contemporaine dans laquelle les moindres faits et gestes seraient suivis à distance et enregistrés. Les avancées successives de l informatique alliées désormais à la téléphonie mobile nous en offrent la capacité. La technologie américaine de repérage par satellite GPS (Global Positioning System) offre une possibilité quasiinfinie d obtention d informations sur les déplacements d une quantité impressionnante de personnes. A échéance de quelques années, il est à craindre que ces objets utilitaires soient utilisés contre la liberté des citoyens avec pour corollaire direct une surveillance permanente et généralisée. La vidéosurveillance prépare dès à présent la population à une acceptation de ce type de contrôle social. La loi sur la sécurité quotidienne adoptée le 15 novembre 2001 permet d ores et déjà à l Etat de repérer un individu grâce aux communications qu il pourrait passer à l aide de son terminal. Ces données confidentielles doivent rester accessibles pendant un an. Cette surveillance, bien qu encadrée par l autorité judiciaire laisse la porte ouverte à des glissements ultérieurs plus indolores. Ainsi, la généralisation du portable sur son poste de travail dissout la limite qui existait entre les sphères privée et publique. Elle ne brouille pas seulement ces limites sociales, mais aussi le cadre spatio-temporel. La possibilité d éteindre son portable après ses horaires de travail est directement tributaire du rapport de force existant entre le salarié et les dirigeants de l entreprise. Par persuasion ou directement par le biais d un chantage à l emploi, un salarié peut être obligé de rester connecté en permanence, assurant de fait une période de garde par une certaine continuité pendant son temps de transport, voire au delà. Ce décalage dans le temps n est pas la seule perversion de ce mélange des genres. En ayant prochainement la possibilité de repérer dans l espace un salarié en mouvement, celui-ci pourra être contrôlé en permanence, devant expliquer chaque parcours, chaque retard, chaque communication passée. Ce simple droit de pouvoir éteindre son mobile devient de fait un avantage à acquérir ; la déconnexion devient suspecte par définition, puisque la volonté d échapper l espace d un instant au suivi méthodique de la radiotéléphonie laisse planer le doute sur l objectif de cette absence. Dépassant le seul cadre du cénacle de l entreprise, une structure privée anglaise proposera prochainement à ses clients un «service» de repérage individuel basé sur l accord d au moins deux clients (le mari et la femme, les parents et l enfant, le patron et son employé, etc.). Le client pourra dès lors suivre le possesseur du terminal en direct. Au-delà de l aspect rassurant de ne jamais perdre de vue quelqu un qui pourrait nous être cher, il est à craindre qu au contraire, ce genre d ersatz télécommunicationnel crée une dépendance totale à l égard d une technologie. L habitude aidant, quiconque osera prétendre échapper à ce genre de contrôle social sera par définition suspect. La perte de contrôle risque, par ricochet, de générer des affolements totalement irrationnels. Or, avec la généralisation d un tel système, le droit à l anonymat deviendrait un privilège, privilège qui s opposera à une pression collective sans précédent. Pourquoi, en effet, vouloir échapper aux regards des autres? Par pudeur, par timidité, par agoraphobie, par volonté de préserver son intimité autant de bonnes raisons qui risquent pourtant de se solder par une mise au ban de cette société de la transparence imposée. La téléréalité nous conditionne à cette acceptation docile puisque ce type d émission érige l extraversion en mode de vie, la banalité affligeante en richesse médiatique, la surveillance en normalité sociale. Cette société britannique vient d inventer un bracelet électronique que l on imposait encore récemment aux prisonniers en liberté conditionnelle. Mais les nouvelles possibilités de contrôle et de suivi individualisé offertes par la téléphonie TELPHONIE MOBILE : Petit guide pour raccrocher!

12 10 mobile restent difficilement appréhendables tant les possibilités sans infinies. Transformez votre terminal numérique en mini-caméra et vous pouvez devenir producteur d émissions de téléréalité, et ce à l insu des gens filmés. Votre société est à la recherche de nouveaux consommateurs, votre agence de publicité tente de cibler précisément les potentiels clients, le suivi spatio-temporel des locuteurs vous permet de connaître leur style de vie, leurs déplacements, leurs rythmes, leurs lieux de villégiatures, leur travail, leurs heures de repas, à qui ils téléphonent, combien de fois par jour tout cela sans même accéder à l analyse du contenu précis des communications! Imaginez un seul instant le pouvoir de firmes capables de connaître précisément tout à la fois vos envies, vos pulsions consuméristes et votre localisation. Olfactif, auditif, sensoriel, visuel, gustatif, ces cinq sens pourraient ensemble ou séparément servir à des publicitaires pour solliciter sur vos passages quotidiens, vos pulsions sensorielles, transformant votre existence en attirance consumériste permanente et successive. Or, une vie faite d envies devient rapidement un enfer! Les possibilités offertes à un Etat qui chercherait à contrôler systématiquement les déviants au sens large sont également infinies puisqu au repérage spatio-temporel viendrait se surajouter la possibilité d une étude fine du contenu des conversations. En interceptant plusieurs millions d échanges simultanément, Echelon, le système de surveillance généralisé mis en place par un cartel de pays mené par les Etats Unis anticipe de fait ce que pourrait être notre avenir. Face à ces possibles dérives, l encadrement réglementaire reste malgré tout très faible et la protection individuelle s oppose aux récriminations sécuritaires d une part grandissante de notre société. Mais dans une société ou tout le monde a peur de tout le monde, la téléphonie mobile sera un outil répressif global qui n épargnera personne, même pas celles et ceux se sentant irréprochables.

13 Le mouvement perpétuel Les échanges épistolaires ou téléphoniques conventionnels restreignent la simultanéité de la réponse ou le mouvement de l un des locuteurs. L apport essentiel de la téléphonie mobile réside dans ce particularisme, cette possibilité de dénouer le fil qui accrochait encore récemment tout utilisateur d un téléphone fixe à un lieu prédéterminé. Dans une société dans laquelle le mouvement est érigé au rang de finalité ultime et dans laquelle la vitesse est synonyme de puissance, le portable est devenu le symbole d une libération fictivement perçue comme un moyen d atteindre une certaine plénitude, un désenchaînement psychologique. La notion de mouvement signifie éloignement, extraction de la zone privative et rassurante. Le terminal compense cette éloignement en maintenant, par l intermédiaire d un simple objet, un lien abstrait entre l habitat et l espace méconnu. Avec le développement du cocooning post adolescence, l espace familial est devenu tout à la fois rassurant et étouffant. Le portable est un moyen hétérogène de faire baisser la pression d une situation explosive. Dans le cercle confiné de la famille, le portable est l outil indispensable reliant l individu au monde extérieur. Eloigné du cocon, ce même individu peut faire appel au téléphone pour se reconnecter brièvement au monde connu de l espace privé. La téléphonie mobile a recréé un cordon ombilical palliant la peur primitive de l extérieur. 11 Or, malgré cette apparente liberté, cette dissolution des espaces dans un magma communicationnel restreint les repères spatiaux formalisés à cet effet. Une cabine téléphonique ou un bureau sont désormais vécus comme des lieus extraterritoriaux, des no man s lands du modernisme. La possibilité d émettre et réceptionner des appels en tout lieu entérine la primauté de l appel téléphonique sur tout autre relation sociale. Choisissant le mouvement et le zapping à la stabilité de relations suivies et approfondies, le téléphone portable prend place au cœur d un système où la précarité des échanges repose sur une volonté communément admise de récusation de la notion de surplace. La réification de l échange par ce jeu ambivalent de la communication cellulaire devient un moyen supplémentaire de consolider une économie marchande reposant sur le mythe prométhéen du toujours plus. Cet outil communicationnel tend à limiter la menace d une rupture objective de toute relation humaine. L accélération sans précédent des rythmes de notre société laisse sur le bord du chemin des millions de personnes, déconnectées de gré ou de force. Cette marche forcée vers ce mouvement tend à être interprétée comme un gage de dynamisme économique. Or, rien ne laisse supposer que le plus puisse être mis en parallèle avec le mieux. La multiplication des échanges supplante leur approfondissement. Comme l indique Philippe Breton, «il est clair que le thème de la "communication" ne peut avoir une certaine résonance que dans une société dont les membres sont de plus en plus séparés, ou du moins se vivent comme tels. [ ] Cet homme moderne-là s accoutume à un rapport à l autre curieux, qui le rend à la fois phobique à la présence physique d autrui, mais en même temps étroitement dépendant de sa présence virtuelle.» 5 Pourtant, dans le monde économique, comme dans toute relation sociale, un échange reste personnel, non quantifiable. A moins que derrière une communication interpersonnelle, existe une finalité plus prosaïque, plus instrumentale. La téléphonie mobile, en rationalisant à outrance la communication, est devenue l un des moyens principaux de privatiser la parole. L aliénation qui en résulte est sans commune mesure avec ce que les travailleurs pouvaient vivre par le passé puisqu elle touche à l essence même de toute relation sociale. Parler, échanger, communiquer sont devenus des moyens d accroître la sphère marchande, et ce aux dépens d une construction sociale reposant sur l écoute d autrui. TELPHONIE MOBILE : Petit guide pour raccrocher!

14 12 Campagne de mobilisation citoyenne initiée par Agir pour l Environnement en janvier 2001

15 13 Concurrence : plus on est de fous plus on rit! Le 27 juillet 1996, la loi n sur la réglementation des télécommunications paraît au Journal Officiel. Cette date marque l émergence de nouveaux acteurs privés dans le domaine de la téléphonie mobile. L arrivée de la concurrence entraîne un changement profond, notamment dans l égalité de traitement de tous les citoyens vis à vis de l accès à cette nouvelle technologie. Face à des investissements considérables liés au développement simultané de plusieurs réseaux de téléphonie parallèles, le nombre de concurrents se limite à trois principales sociétés, Orange anciennement France Télécom Mobil, SFR issu du groupe Cegetel émanation directe de Vivendi Universal et enfin Bouygues Telecom du groupe industriel éponyme lui-même propriétaire de la principale chaîne de télévision française Cette «saine émulation» est-elle totalement bénéfique aux riverains et aux clients de téléphones cellulaires? Sous un discours très théorique, l ouverture à la concurrence de pans entiers d anciens services publics devait entraîner une baisse mécanique des tarifs bénéfiques aux clients. La compression de la masse salariale toujours appréhendée comme un moyen de supprimer la bureaucratie interne apporte une insécurité sociale généralisée. Ce jeu à somme nulle prend au travailleur ce qu il donne au consommateur qui n a finalement plus les moyens de l être faute de travail Le primat de la logique de marché réduit la citoyenneté à un consumérisme bon teint, expurgé du lien social qui maintenait une cohérence sociétale globale. La téléphonie mobile n échappe pas à ce réductionnisme. L ouverture à la concurrence multiplie les interlocuteurs privés sans pour autant donner du sens. C est pour cette raison que le libéralisme économique reste marqué par un certain dogmatisme idéologique. L introduction de plusieurs transnationales au fonctionnement tout aussi bureaucratique reste totalement dénuée d objectifs philosophiques, si ce n est ceux d accroître leur chiffre d affaires et potentiellement leurs bénéfices d exploitation Cette finalité porte en elle le saut d une inhumanité financière. Or, pour être adoubée, la libéralisation du secteur de la téléphonie mobile doit compenser l introduction de l incertitude du lendemain par la promotion et la reconnaissance du dynamisme comme vecteur commun et légitime. Les offres promotionnelles comme l introduction de nouveaux forfaits largement promus à grand renfort de campagnes publicitaires apportent ce semblant de dynamisme. Mais ces gesticulations restent marquées par le manque de finalité de la sphère économique. Trois structures privées multipliant les mêmes offres donnent le sentiment de la concurrence et du mouvement sans pour autant baisser sensiblement leurs tarifs. Or, il existe une différence fondamentale entre la gesticulation idéologique, la concurrence économique et une avancée sociale. Le mimétisme des opérateurs dans le domaine des services offerts laisse apparaître un simulacre de concurrence sans pour autant produire une baisse significative des prix, argument pourtant avancé lors de l arrivée de la concurrence en France. Cette concurrence Canada Dry qui sévit dans le domaine des terminaux est également inexistante pour ce qui est des implantations d antennes relais. La couverture du territoire, obligation faite aux opérateurs lors de l introduction de la concurrence en 1996, ne prévoit aucun critère de nature protectrice. La mise en concurrence des opérateurs devrait les conduire à privilégier un mieux disant sanitaire, social et environnemental. Dans ce domaine, calme plat! Pire, les trois opérateurs s enferment dans un mutisme culpabilisateur, se liguent en créant l AFOM, association française des opérateurs de mobiles, dont le but inavoué est de faire échec à toute tentative de réglementation contraignante. Théoriquement, nous aurions pu espérer l introduction de protocoles d implantation garants de la santé des riverains, privilégiant le principe de précaution et la recherche de solutions TELPHONIE MOBILE : Petit guide pour raccrocher!

16 14 concertées. Plusieurs années après ce qui devait être hypothèse idéologique de départ- une émulation bénéficiant aux clients, nous assistons actuellement à un regroupement oligopolistique rassemblant les trois principales transnationales françaises du domaine dans ce qui a toutes les caractéristiques d un lobby industriel. Ce type de mise en concurrence semble pourtant aller de soi. Or, la notion de service public, et son corollaire la péréquation maintenaient une certaine équité entre les ruraux et les citadins. La loi de 1996 ouvrant la France à la concurrence d opérateurs privés tente malgré tout de limiter les zones dites «blanches» dans lesquelles la réception d appels téléphoniques reste mauvaise ou nulle. Cet objectif de couverture égalitaire reste pourtant déficiente et les opérateurs, structures privées, réclament, pour poursuivre leur œuvre de service public, une aide publique conséquente pour couvrir les zones non rentables ; ce à quoi l Etat s est empressé de répondre favorablement à coûts de subventions massives. Cette mission de service public appliquée à trois opérateurs distincts cache pourtant une perversion initiale que nul n a encore relevé. La libéralisation appliquée in extenso à la téléphonie mobile, terminaux et antennes relais, est de nature différente. Le développement d infrastructures gigantesques lié à la couverture d une multitude de cellules par l intermédiaire d antennes relais crée des redondances maladroites et économiquement non viables ; d où les aides ciblées de l Etat pour poursuivre et terminer la couverture totale de tout le territoire français. La multiplication de réseaux différents provoque également une multiplication, parfois inutile, d antennes relais de téléphonie mobile. Imaginerait-on plusieurs lignes de chemin de fer à quelques centaines de mètres de distance, mettant en concurrence les mêmes voyageurs sur les mêmes parcours? Toutes les infrastructures dites de services publics (transport, eau, énergie ) connaissaient une prise en charge étatique afin de mutualiser les infrastructures, quitte à mettre en concurrence des sociétés en bout de ligne. Un aéroport, plusieurs compagnies un réseau électrique, plusieurs opérateurs autant d exemples relevant l inopérance de la concurrence appliquée à la téléphonie mobile et plus particulièrement aux antennes relais! Pourtant, l arrivée «imminente» de l UMTS, troisième génération de téléphonie mobile, ne semble pas provoquer d électrochoc parmi les opérateurs encore moins parmi les élus nationaux, soumis à la pression de la pensée ultra-libérale. La doxa économique doit passer partout, même si cela se traduit par une absence de politique de précaution, par des investissements non rentables et par la multiplication de réseaux similaires! Les pulsions libérales hantent la pensée des politiciens. Oser remettre en cause la primauté du «monde» économique sur l aménagement du territoire, la santé ou l environnement est, à ce jour, trop demander et trop ambitieux. La téléphonie mobile reste le fer de lance d une certaine idée de l économie, autonome, moderne, dynamique, mature et ne devant rien à l Etat, synonyme de bureaucratie et de paralysie Pour preuve, lorsqu une lutte locale émerge, l opérateur ne sollicite aucunement l Etat pour mener une concertation ou faire des mesures de champs électromagnétiques mais sollicite d autres acteurs privés en l enrobant d un discours lénifiant. Les normes fixées par l Etat sont ainsi contrôlées par un organisme privé financé par le contrôlé, en l occurrence l opérateur Le rôle régalien de l Etat est par excellence celui du contrôle. Le nier, c est prendre le risque d entrer dans un jeu de dupe, dans une logique de juge et partie. Le contrôleur dépendant financièrement du contrôlé ne peut mener à bien sa mission sans subir des pressions de toutes sortes. Fort heureusement, aucune mesure menée à ce jour par ces organismes «indépendants» n a révélé de dépassement de la norme adoptée nationalement! La mission de l Etat est ainsi réduite à sa portion congrue, renforçant l autonomie des acteurs économiques ne se gênant aucunement pour empiéter sur le domaine régalien de l Etat. Pourtant, après presque une décennie de mise en œuvre concrète de ce type de politique économique, les riverains, les consommateurs et les travailleurs peuvent collectivement tirer un bilan globalement négatif! Parce que des zones blanches subsistent entérinant la fracture numérique comme allant de soi, parce qu aucun protocole ne restreint les implantations d anten-

17 nes à proximité des zones de vie, parce que les antennes relais se multiplient pour offrir strictement le même service, parce que les consommateurs ne bénéficient toujours pas de tarifs compétitifs mis à part la facturation à la seconde faisant suite à un combat titanesque initié par les associations de consommateurs, parce qu enfin les suppressions de personnels dans les maisons mères restent de mise et que l insécurité des sous traitants est à son comble 15 La liste trop longue des dégâts engendrés par un libéralisme promu par des idéologues aux logiques de court terme n en finirait pas. Cet allongement est le symptôme d un dysfonctionnement global reposant sur une opposition fictive entre d une part les actionnaires et les clients et d autre part les riverains et les travailleurs. Or, il n est pas possible de sectoriser un individu complexe et sans doute ambivalent mais certainement pas schizophrène. La citoyenneté est une dialectique née de l affirmation de l unité d un individu à la fois travailleur, consommateur, parent, riverain... Nier cette dialectique, c est prendre le risque de catégoriser et déshumaniser l économie, la décontextualiser pour en faire une fin alors qu elle n est foncièrement qu un moyen parmi tant d autres, moyen enrichissant notre démocratie alors qu elle est progressivement en train de l étouffer. TELPHONIE MOBILE : Petit guide pour raccrocher!

18 16

19 17 38 millions de portables et moi, et moi, et moi?! La courbe exponentielle du nombre d adeptes de la téléphonie mobile semble s acheminer, voire dépasser le milliard d usagers à échéance d une ou deux années. Bien que confrontée à une certaine saturation du marché, il faut bien convenir que cette technologie s est généralisée à la vitesse de la lumière. Ce succès n est pas seulement du aux qualités intrinsèques du produit mis sur le marché. Le désir de communiquer et la primauté de l oral sur l écrit y participe (bien que progressivement les SMS viennent réhabiliter une forme lapidaire et contractée d écrit). Mais les deux tiers des français ne se laissent pas séduire par l acquisition d un portable par la seule envie de communiquer. Sans revenir sur un environnement social extrêmement favorable, il faut noter que le portable est par excellence un outil phare des années 90, support symbolique d une orientation idéologique bien définie. D usage individuel, il laisse la liberté à quiconque de pianoter un numéro selon son souhait, selon sa gestion du temps, et ce en dehors de toute contrainte extérieure. Avec le reflux de la notion même d espaces civiques et de service public, la perception de la moindre imposition sociale est désormais vécue comme une pression étatique inacceptable. Le portable et sa cohorte d antennes relais implantées en dehors de toute réglementation contraignante s inscrivent en droite ligne de cet état d esprit libéral laxiste. Du point de vue de l usager, comme de celui de l opérateur, aucune limite ne doit être établie. Tel est le postulat fondateur. Cette appréciation reste malgré tout soumise à une histoire française reposant sur un Etat régulateur fort. Sans dépréciation de ce rôle central, sans un travail systématique de sape, rien n aurait pu contester l ambition régalienne de l Etat. Or, durant deux décennies, les initiatives individuelle et privée sont apparues comme plus efficaces et mieux à même de répondre aux évolutions d une société en pleine transition. C est ainsi qu une multitude d objets nouveaux sont venus suppléer cette mutation du conservatisme en libéralisme triomphant. L une des premières phases permettant d asseoir culturellement ce renouveau idéologique a été de contester l espace public comme lieu d échange et de convivialité. Ces espaces non économiques furent progressivement remplacés par des centres commerciaux ou des lieux de restauration rapide, par essence vécus pour leur fonction instrumentale et marchande. L émergence de ces nouveaux lieux collectifs à usage individuel est une tendance de fond. Par un effet de vases communicants, les espaces collectifs historiques et identifiés comme tels connurent un désengouement de la part du grand public, devenant des lieux de passage, hermétiques à toute élaboration collective. Ce sont principalement ces lieux dans lesquels nous constatons de plus en plus d usagers de portables en action comblant le vide et l inintérêt de ces espaces, s en échappant virtuellement par agoraphobie primaire. La promiscuité accentue ce dégoût du collectif. Accroissant encore ce phénomène, les derniers symboles du service public, comme les cabines téléphoniques, sont purement et simplement supprimées pour éviter une possible confrontation culturelle. Il faut d ailleurs relever l antagonisme profond existant au sein de France Telecom, société à caractère public. Orange, filiale de France Telecom, développe, comme ses principaux concurrents SFR et Bouygues Telecom, un réseau très dense d antennes relais GSM et désormais UMTS. Dans le même temps, France Telecom doit assurer un rôle de service public se traduisant par l entretien d un réseau de cabines téléphoniques sur tout le territoire français. Ces deux missions s opposent et se traduisent concrètement par une réduction massive du nombre de cabines téléphoniques. Ce processus permet ainsi à Orange de se développer sur la dépouille de France Telecom et plus globalement sur la possibilité offerte à tout citoyen de passer un appel téléphonique sans devoir être un usager de portable. L absence de choix impose donc un monopole de fait de la téléphonie mobile sur tout autre usage possible. La réussite de TELPHONIE MOBILE : Petit guide pour raccrocher!

20 18 la radiotéléphonie mobile ne peut se solder par une victoire totale qu aux dépends d une absence de véritable concurrence entre les deux technologies communicationnelles en présence, hertzienne et filaire. L Etat, par des choix qui s apparentent encore trop souvent à des non choix, privilégie l une en bridant l autre, et ce au nom d une logique purement idéologique.

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