Recueil de textes. pour le cours de français. des classes de 10 e et de 11 e. GE et PS

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1 Recueil de textes pour le cours de français des classes de 10 e et de 11 e GE et PS

2 Introduction Le présent recueil permet d initier les élèves du cycle moyen à la lecture de textes d actualité et de les préparer progressivement aux exigences du cycle supérieur. Le recueil est divisé en deux parties : la première est réservée aux classes de 10e, la seconde à celles de 11e. Les explications en bas de page s appliquent à des termes ou expressions que les élèves ne sont pas censés connaître voire apprendre. Ce recueil est destiné à compléter les manuels figurant au programme. Paul BOCK 1

3 Première partie : Textes pour les classes de10 e 1. Un an à l étranger. Vous n en reviendrez pas! Dès le lycée ou après le bac, ils font le grand saut : «adoptés» par une famille d accueil, ils ont décidé de partir à l étranger. Lorsque Marion prononce le mot «Floride», ses yeux brillent et elle est déjà loin d Amiens, sa ville natale. «Pourtant, quand je suis partie [ ], je ne savais pas du tout dans quoi je m embarquais. Bien sûr, j en avais envie depuis longtemps, mais je ne pensais pas être capable de faire le pas.» [ ] Les premiers mois loin de la famille sont pourtant difficiles. «Les parents américains étaient adorables : c était un jeune couple, j étais un peu comme leur petite sœur. La langue n était pas un problème, mais le plus difficile a été mon intégration au lycée. C était une petite ville dans laquelle les gens ne connaissaient pas ce principe d accueil d étrangers. C est seulement à partir du mois d octobre que je me suis sentie bien. Je sortais, j avais des amis, des loisirs J ai connu des choses que mes amis français ne peuvent pas comprendre aujourd hui. Je sais que j ai beaucoup mûri et que je suis devenue indépendante. Surtout, j ai pris du recul par rapport à mon avenir.» Comme Marion, ils sont nombreux à s envoler pour des destinations lointaines ou exotiques. Nadège, elle, a choisi la Chine. «Je voulais faire quelque chose qui serve après mon bac, et mon père m'a dit : tu n as qu à partir en Chine, tant qu à faire tu apprendras le chinois J ai relevé le défi.» Les séjours linguistiques de longue durée ne se limitent pas à l apprentissage d une langue étrangère. Culturellement, humainement, c est une expérience qui marque à vie. Nadège confirme. «Au début, je ne comprenais rien, je ne parlais qu en anglais. Les parents chinois sortaient peu, ils travaillaient tous les week-ends pour retaper leur maison. Pourtant, j ai été chaleureusement accueillie, un peu comme le deuxième enfant qu ils n avaient pas pu avoir. Culturellement, ça a été un choc. Dans les maisons chinoises, les salles de bains sont optionnelles et il n y a pas de porte à l entrée des toilettes Mais je me suis habituée. Ce voyage, c était un peu comme un défi lancé à moi-même. Aujourd hui, je sais que, dans la vie, je pourrai tout faire ou presque!» Si les souvenirs sont toujours inoubliables, «il ne faut pas pour autant partir sur un coup de tête», assure Laurent Bachelot, directeur de PIE (Programmes internationaux d échanges). D ailleurs les organismes de séjour sélectionnent soigneusement leurs candidats. «On examine d abord les résultats scolaires, continue Laurent Bachelot. Ensuite, on vérifie la motivation du candidat, puis on rencontre les parents pour voir s ils soutiennent à fond le départ de leur enfant.» Enfin, les organismes font plusieurs réunions de préparation au départ avec les anciens, qui sont chargés de témoigner de leur expérience afin de sensibiliser les candidats. Ce qui n empêche pas, chaque année, des désistements de dernière minute. «Deux choses sont rédhibitoires 1, ajoute Catherine Chaumeron (responsable des départs chez AFS Vivre sans frontières) : les jeunes qui rejettent l autorité parentale et veulent fuir leurs 1 Rédhibitoire : qui constitue un empêchement absolu. 2

4 parents, ou au contraire ceux que les parents poussent à partir, alors qu ils n en ont pas vraiment envie.» Enfin, les adolescents en échec scolaire n ont aucune chance de partir. Les États-Unis, en particulier, sont très exigeants sur le niveau solaire des candidats. Phosphore, mars

5 2. «Lignes de fuites» Ils sont environ, chaque année, à quitter brutalement la maison familiale. Enquête sur l adolescence en fugue. Fuir fuir, loin d ici. N importe où mais loin de ses parents. Il y a trois jours, Anna a pris son manteau et claqué la porte de chez elle, en banlieue parisienne, après une sévère engueulade avec sa mère. «Ça m a pris comme une lame de fond» ; Anna frissonne quand elle évoque cet instant où tout a basculé. Il était 4 heures de l après-midi, un vendredi de fin octobre sous la tempête. «Je n ai même pas senti qu il pleuvait» : trop sonnée par la colère. Une fois dehors, elle marche droit devant elle pendant des heures. Les larmes ne sont pas loin, vite chassées par la rage de ses quinze ans. Les mots tournent et retournent sans cesse dans sa tête. Reviendra Reviendra pas Bientôt la nuit tombe. Sans savoir comment, la jeune fille se retrouve hagarde, en plein Paris, dans le flot de la foule sur les Champs-Élysées. Elle a faim. Mais n a pas un sou en poche. Peu à peu les rues se vident. Elle croise un groupe de policiers en uniforme. De loin elle les suit, histoire de se sentir plus en sécurité. Mais ils finissent leur ronde. Elle prend peur. Où se réfugier pour dormir? Vite, elle escalade un mur, retombe dans le jardin d un immeuble et se recroqueville derrière un bosquet. Transie. Brrrrr Installée bien au chaud aujourd hui dans un foyer d hébergement réservé aux fugueurs, Anna raconte les bleus, le froid, la faim de cette première nuit dehors. Un peu comme un ancien combattant montre ses blessures de guerre. Elle sait qu elle a échappé au pire : les agressions, les mauvaises rencontres Très vite, le lendemain de son départ, elle a été interpellée par la police qui l a amenée ici. Le centre de la Croix-Nivert, une maison modeste située en plein cœur de Paris, accueille pendant 24 à 48 heures les mineurs retrouvés dans la rue. Un hébergement transitoire, le temps de retrouver la famille, d apaiser les esprits de part et d autre et d organiser les retrouvailles. La tâche n est pas toujours facile pour les éducateurs. Dans le cas d Anna, ni elle ni ses parents ne veulent faire le premier pas. Demain, peut-être, elle partira rejoindre son grand-père. Pour le moment, elle regarde distraitement la télé en compagnie de deux autres jeunes arrivés en même temps qu elle. «Ils sont entre 2 et 15 qui nous arrivent ici tous les soirs, plutôt après minuit, encadrés par deux officiers de la police. Ils sont épuisés, sales, affamés, et les trois quarts ont derrière eux un épisode familial douloureux. Rares sont ceux qui vivent la fugue comme une expérience positive!» Jean-Louis Brassat dirige le centre de la Croix-Nivert depuis dix ans et a vu défiler des centaines de mineurs en fugue. Jamais, parmi eux, il n a rencontré le jeune baroudeur 2 qui se soit lancé sur les routes juste pour se frotter à la vie. [ ] «Quand un jeune part brutalement de chez lui, il ne part pas pour chercher l aventure. Il part, et en chemin il la rencontre, le plus souvent sous des formes dangereuses.» Surtout quand il a galéré 3 quelques jours, voire quelques semaines, dans une grande ville comme Paris. Errant de squat en squat, effractions, violence et petits trafics à la clé 4 2 Un baroudeur : homme qui aime se battre. 3 Galérer : (style familier) vivre sans ressources assurées. 4 À la clé : avec (quelque chose) à la fin de l opération. 4

6 La grande majorité des fugueurs, heureusement, échappe à ce scénario. Beaucoup ne s éloignent pas de chez eux et rentrent au bercail 5 tout seuls, au bout de quelques heures. Certains se réfugient une ou deux nuits chez un proche. Sur les fugues déclarées à la police chaque année, 80% ne durent pas plus de 48 heures. Le temps, peut-être, de mettre les parents à l épreuve. «Dans ce cas, il s agit le plus souvent de fugue réactionnelle, avance Alain Braconnier, médecin psychanalyste et spécialiste des questions d adolescents. On part pour échapper à un conflit. Par peur de la sanction au moment du bulletin scolaire. Par bravade, quand les parents serrent un peu trop la vis et interdisent une sortie.» Science et Vie Junior, mars Rentrer au bercail : rentrer chez soi, dans sa famille. 5

7 3. Textos. Dites-le avec le pouce! Le jour, la nuit, dans le bus, en cours, dans sa chambre, seul ou en groupe Vous êtes désormais des milliers à parler, écrire, vivre au rythme des SMS. Ces mini-messages, ou textos, envoyés et reçus en temps réel, n importe où et n importe quand, sont devenus un nouveau territoire jeune. [ ] Si, du fait de leur longueur limitée (160 caractères), ces courts messages sont avant tout utilitaires, ils deviennent de plus en plus un vecteur d émotions et de confessions. «Le SMS, c"est court et rapide pour donner rendez-vous à des copines pour du shopping ou un resto, explique Coline, étudiante en première année de médecine. Mais on l'utilise beaucoup aussi pour régler des petits conflits amoureux et partager nos paniques, nos délires C'est simple et, surtout, c'est confidentiel.» La discrétion. C est, à vos yeux, le grand avantage des SMS. Fini, les petits papiers échangés en classe, ou les coups de téléphone chuchotés le soir avant de s endormir, avec le risque de se faire pincer par les parents. «Le SMS offre aux jeunes un espace moderne de transgression, affirme Carole-Anne Rivière, sociologue et chercheur pour le laboratoire recherche et développement de France Télécom. Ils échangent des infos à l insu des profs et des parents. Cela se traduit notamment par l"écriture phonétique et les abréviations utilisées, qui n ont pas de sens pour les non-initiés. Ça véhicule de la complicité dans le groupe et permet aussi d exprimer ses émotions.» Moins «impliquant» qu une déclaration les yeux dans les yeux ou qu une engueulade, mais aussi moins fastidieux qu une lettre d amour ou d insultes, avec le SMS, tout devient presque ludique. Et puis, comme avec un vrai journal intime, vous pouvez conserver en mémoire les plus beaux messages, les plus drôles, les plus touchants «Ces petits mots qui arrivent à n importe quel moment de la journée, ça réchauffe vraiment le cœur. C est aussi par un SMS que, le soir, je souhaite une bonne nuit à mon amoureux. J en garde beaucoup, les plus tendres, les plus câlins, ceux qui me font craquer ou rire», avoue Mathilde, véritable accro, qui en a déjà échangé plus d une centaine avec son copain en une seule journée. Certains, complètement mordus, vont même jusqu à ne communiquer que par SMS, au détriment des communications orales. Voire à tomber amoureux sans s être jamais rencontrés, comme Marie. «L été dernier, pour délirer avec une copine, on a envoyé des SMS à ses amis, se souvient-elle. L'un d eux m a répondu et l on s est appelés. On a fini par tomber amoureux l un de l autre sans s être jamais vus!» Quand on est timide, c est tellement plus facile d écrire un «JTM» que de se lancer dans une grande déclaration Mais pour le grand amour, il faudra quand même bien passer un jour par le choc du réel! Phosphore, juin

8 4. Sport et dopage? Et si David Chaussinand, 29 ans, était un exemple? Alors que la plupart des sportifs chez qui on a trouvé des produits dopants crient leur innocence, lui a tout de suite préféré tout avouer. «D'accord, j'ai triché, je l'avoue. J'ai donc décidé d'arrêter ma carrière sportive», a reconnu le lanceur de marteau. David Chaussinand (1,93 m, 95 k), révèle à L'Express ses rêves d'adolescent, sa solitude d'athlète de haut niveau, sa volonté son obsession même de toujours vouloir aller plus loin et puis, ses expériences du dopage. Jusqu'au jour où «Depuis que j'étais encore tout petit, j'ai toujours rêvé de gagner une médaille d'or aux Jeux olympiques. Mon idole, ce n'était pas Mick Jagger, mais Youri Sedykh, le maître soviétique, le meilleur lanceur de marteau de tous les temps. À mon retour de Sydney, on m'a invité dans différentes écoles, j'ai signé des centaines et des centaines d'autographes à des jeunes aux yeux brillants. C'est pour eux qu'aujourd'hui j'ai envie de m'expliquer. J'ai le sentiment de les avoir trahis, comme j'ai trahi mon propre rêve.» «J'avais quinze ans quand j'ai su que je voulais faire du sport. Un copain m'a emmené au stade d'athlétisme. Je dépassais tout le monde. Om m'a mis un marteau de 4 kilos entre les mains, et je l'ai lancé presque à l'autre bout du terrain. Roland Dufour, champion de France à l'époque, l'avait remarqué. Il est devenu mon premier entraîneur. C'était parti. L'année suivante je suis devenu champion du monde cadet en battant le record de France de plus de 8 mètres. Tout me semblait si facile. Ma première photo dans les journaux» «Durant quatre ans, je suis resté au sommet. J'avais commencé ma première année d'études supérieures, mais comment combiner trente heures de cours et trente heures d'entraînement par semaine? Alors, au bout de quelques mois, j'ai abandonné mes études. Mes parents, des gens très simples, pensaient que je pourrais devenir quelqu'un dans le domaine du sport. Comme moi, ils pensaient que lancer le marteau était un moyen de monter sur l'échelle sociale. Mes premiers résultats laissaient supposer que c'était bien faisable. Pourquoi s'inquiéter? Ma femme Mylène aussi avait confiance en moi. [...]» «De 20 à 25 ans, ma carrière est restée au même point, je ne progressais plus. Alors, des types m'ont approché : «Tu ne prends rien? Ne sais-tu pas que tout pourrait être plus facile?» Ils sont venus me voir deux ou trois fois. Mais je n'ai pas voulu les écouter.» «En 1988, je devais commencer à préparer les Jeux olympiques de Sydney. Il y a des pays où les lanceurs de marteau sont des vedettes. En France, on n'intéresse que les experts. Alors, si je faisais un truc aux Jeux olympiques? J'étais sûr que cela pouvait changer ma vie.» «Je me suis mis à m'entraîner comme un fou : six à sept heures par jour, tout seul. Je voulais de nouveau atteindre le top, à tout prix. En deux ans, je suis passé de 77 à 80 mètres. Entre-temps mes deux enfants étaient nés. Je n'avais pas de temps à leur consacrer, et aujourd'hui je le regrette profondément. Mais à cette époque, je ne pensais qu'à mes entraînements et, lorsque j'étais à la maison, je ne songeais qu'à dormir, surveiller mon régime alimentaire. J'étais devenu un monstre égoïste. Une machine à lancer.» «Je n'ai pas à rougir de mon résultat aux Jeux de Sydney. Onzième de la finale du lancement de marteau. Qui l'a su? Pas un journaliste de télé ne m'a posé la moindre question. Que leur fallaitil? Une médaille?» «Je devais pousser mon corps encore plus loin. Mais comment? Un athlète étranger avait les réponses à toutes mes questions. Il m'a indiqué les produits à prendre, les revues médicales à lire. 7

9 J'ai commandé ces magazines par correspondance. On y expliquait l'efficacité des divers produits de dopage et leurs effets. Pendant six mois j'ai étudié les articles. [ ]» «Alors, en secret, j'ai avalé mes premiers comprimés avant de commencer mon entraînement, juste pour voir. J'ai vu! Jamais je n'avais eu autant de force. Puis, j'ai fait des expériences avec d'autres produits. Les résultats étaient formidables. Et alors, aux Jeux méditerranéens, en septembre 2001, c'était le triomphe. Ma première victoire internationale. [ ] Maintenant la porte était ouverte aux grands meetings. Maintenant les dollars allaient certainement me tomber dans les poches.» «L'année 2002 s'annonçait bien. Pour atteindre le sommet, il me fallait encore 1 ou 2 mètres supplémentaires. Et pour cela, il me fallait des produits dopants. Je suis allé en chercher en Allemagne. [ ] À l'entraînement, je sentais que mon organisme résistait de mieux en mieux à la souffrance. Puis, un jour, j'ai décidé de partir en Hongrie pour y faire quelques stages et c'est alors que la catastrophe est arrivée. J'étais là-bas, en avril, quand Mylène a reçu la lettre recommandée de la Fédération internationale. Elle m'a appelé au téléphone et m'a appris la nouvelle, la voix tremblante : les résultats du contrôle après les Jeux méditerranéens, sept mois plus tôt, étaient positifs. Je suis rentré à la maison tout de suite. J'ai tout raconté à ma femme. Elle n'en croyait pas ses oreilles. Elle m'a regardé comme si j'étais un étranger. [ ]» $ «Depuis, j'ai commencé une nouvelle vie. Si je ne trouve pas un emploi tout de suite, je suis prêt à reprendre les études. En fin de compte, je suis content d'être pris, car je ne sais pas où je me serais arrêté. Je préfère ne pas y penser. Il y a longtemps que je ne m'étais senti aussi proche de ma famille. Quand mon fils sera grand, je lui expliquerai» L Express, 12 septembre

10 5. Il n y a pas que les notes qui comptent Chaque soir, dès que mon père rentre du travail, il nous pose toujours les mêmes questions : «Vous avez révisé pour demain? Vous avez eu des notes?» Et chaque soir, c'est la même chose! Jamais on ne parle d'infos, des copains», déplore Amélie, 15 ans. Quant à Benoît, 12 ans, il s'inquiète : «Je suis en quatrième, j'ai eu toujours des bonnes notes mais depuis le début de l'année, elles baissent. Je fais de mon mieux, mais j'ai au maximum 12 sur 20. Qu'est-ce que je dois faire pour faire comprendre à mes parents que je fais ce que je peux et qu'ils arrêtent de me gronder?» Dans ces courriers qu'ils adressent à leur journal Okapi (Bayard Jeunesse), les enfants confient leur désarroi, parfois leur détresse face à l'importance souvent trop grande que revêtent les notes aux yeux de leurs parents. Même s'ils les utilisent, eux aussi, comme mode de communication avec leurs parents. «À travers cette question des notes, explique Odile Amblard, rédactrice en chef adjointe d'okapi, ce qu'ils nous disent - et qu'ils n'arrivent pas à dire à leurs parents -, c'est leur crainte de ne pas être à la hauteur. Ce qu'on ressent très fort surtout, c'est qu'en dehors des notes, les parents ne s'intéressent pas à leur scolarité.» Et qu'ils ne s'intéressent pas assez à eux, à ce qu'ils vivent, à ce qu'ils ressentent. Le jugement de la note est trop dur à porter, surtout à l'adolescence quand on doit assumer en même temps les changements de son corps, et un certain mal-être. «Quand les notes tombent, poursuit-elle, c'est comme si leur personne se rétrécissait et n'était plus vue qu'à travers ces chiffres rouges ou noirs écrits sur une copie. Et qui prennent souvent des proportions dramatiques.» [ ] «Les notes occupent de fait dans les relations parents-enfants une place de plus en plus importante», confirme Patrice Huerre, psychiatre pour adolescents. «Dans une société de comptables qui vise à tout «objectiver», explique-t-il, une société de performance où on voudrait dès la maternelle que l'enfant soit évalué, le risque existe de réduire l'enfant à ses notes.» Et moins les parents ont de temps à consacrer aux relations avec leurs enfants, plus se renforce l'importance donnée aux signes visibles que sont ces résultats chiffrés. Du coup, les notes risquent de donner l'illusion de bien suivre les «affaires» de l'enfant, alors qu'on n'en suivrait que les apparences. Or les apparences sont parfois trompeuses. Certains enfants, poursuit le psychiatre, vont par exemple se «cacher» derrière de bonnes notes, laissant croire à leurs parents que tout va bien puisqu'ils ont de bons résultats : on risque de sous-estimer leurs états d'âme, leurs difficultés, leurs doutes. À l'inverse, d'autres enfants vont manifester leurs troubles à travers de «mauvais» résultats. «Pour l'enfant, c'est un clignotant qu'il allume, inconsciemment, et qui risque d'être pris pour une paresse, une négligence, alors que l'enfant est en train de dire : je ne vais pas très bien.» Les notes, finalement, peuvent être entre parents et enfants des sources de malentendus. [ ] «L enfant, et plus tard le jeune, estime cependant Patrice Huerre, a besoin de repères, d une jauge, et les notes peuvent jouer ce rôle, à condition qu on les désacralise, qu on n en fasse pas la référence unique de son bien-être et de son bien-savoir. Et qu on fasse toujours la différence entre «être» et «avoir. Avoir zéro ne signifie pas être nul, insiste-t-il. «Tu n as pas assez travaillé» ne signifie pas «tu es paresseux. Ce n est pas la personne qu on juge, mais ses productions scolaires. Les adultes, dans leur discours, ont le devoir de ne pas confondre les deux.» La Croix, 2 juin

11 6. Je suis pas raciste, mais Racistes, nous? Jamais d la vie» Demander ça à Virginie et Wahid, c est presque les offenser. Le racisme [ ] leur fait penser à Le Pen, à ses électeurs, mais aussi qu on n a pas le droit de traiter les gens différemment sous prétexte qu ils n ont pas la même culture, la même couleur de peau Et puis vient la question qui tue. Par amour, Virginie serait-elle prête à sortir avec un Chinois, un Congolais, un Marocain, un Tsigane? «Euh bah les gitans, ils vivent un peu bizarrement. En plus ils font des trucs pas toujours nets» Wahid vient à son secours : «Ouais, c est vrai. Y a pas longtemps, je me suis fait braquer par un gitan.» La messe est dite. Pas racistes, Virginie et Wahid? Pas plus, pas moins que les autres, estime Hedy. Élève dans un lycée de Seine-Saint-Denis, en région parisienne, il jette un regard assez lucide sur la question : «On a tous des préjugés. Et les résultats des dernières élections présidentielles montrent aussi qu on a de moins en moins peur de les afficher. Avant, ce n était pas si visible.» Visible, le racisme? En tout cas, pour Pierre, c est clair : «À Balzac (un lycée parisien), les Arabes traînent entre eux et ne se mélangent pas avec les autres. Pareil pour les juifs, les Blancs et les Asiatiques.» [ ] «Moi, mes amis, je ne les choisis pas parce qu ils sont juifs, mais tout simplement parce qu on a des affinités. Ça n a rien à voir avec la race ou la religion», se défend Isabelle. Rien à voir Émeline, étudiante à Aix-en-Provence, estime qu il faut quand même faire attention : «Préférer rester avec des gens qui sont comme nous, avec qui on partage des valeurs communes, ce n est pas du racisme. C est une réalité. Mais mépriser des gens parce qu on pense qu ils ne partagent pas notre culture ou notre religion, là ça devient dangereux.» Pas évident de faire la part des choses entre ce qui relève du plaisir naturel de rester «entre soi» et le racisme social teinté de xénophobie. «C est clair, au lycée, quand tu viens de certains quartiers, eh bien tu te fais tout de suite cataloguer. Aussi bien par les profs que par les élèves qui habitent dans des zones pavillonnaires. C est évident, on te méprise», assure Maria, élève en Terminale littéraire. Mais le racisme marche souvent dans les deux sens. «Ils ne sont pas forcément très ouverts. Ils participent aussi à leur propre exclusion.» Au fait, c est qui «ils»? Sans les nommer, tout le monde comprend qu il s agit des racailles. «C est juste un mot qu on utilise entre nous, mais ce n est pas forcément un terme péjoratif», assure Benjamin, dont les codes vestimentaires montrent qu il n est pas racaille, lui. [ ] C est un fait, la racaille fait peur, et pas uniquement aux vieilles dames. Olivia sort avec Frédéric depuis plus de six mois. Elle vit à Paris. Lui dans une cité à Garges, dans le 93. «Ma mère ne veut pas que j aille chez lui. Elle pense que c est trop dangereux pour moi», explique la jeune fille. Frédéric est d accord. «Chez moi, il y a trop de chacals Je ne veux pas d histoires.» Au racisme de couleur et au racisme social s ajoute l air de rien un autre racisme, géographique celui-là. Il y a les zones repoussoir, à contourner, à éviter si possible. Pire, il y a les jeunes fréquentables et les autres, à fuir à tout prix. Fantasme ou réalité? Un peu des deux en fait. Pour Hedy, les médias sont responsables de cette situation. «Les journalistes débarquent dans les cités et décrivent ce qu il y a de pire. Résultat, tout le monde a maintenant une image déplorable de ces quartiers et par la même occasion des jeunes qui sont issus de l immigration.» Et la sale réputation conduit tout droit, en bout de chaîne, au triple handicap hélas bien connu : être jeune, s appeler Rachid et habiter la cité. Phosphore, décembre

12 7. Chine : l incroyable scandale du sida Les villageois chinois l appellent «le mal étrange. Ce mal le sida est d autant plus étrange pour les Chinois qu il a été considéré longtemps comme une maladie d étrangers, épargnant le pays le plus peuplé du monde. Après l avoir nié pendant des années, le gouvernement reconnaît aujourd hui l existence d un million de porteurs du virus VIH. Selon l ONU, ce nombre pourrait atteindre 10 millions d ici à la fin 2010, faute de mesures de prévention efficaces. Jusqu à présent, la Chine a surtout brillé par son inaction. Pire, elle a «inventé» un nouveau mode de transmission, inédit jusqu alors : la transmission de donneur à donneur. Tout a commencé au début des années 90, dans la province du Hénan. Pauvre et presque entièrement rurale, cette province du centre du pays n a qu une richesse : sa population abondante. Aussi, quand le nouveau chef du bureau de la santé local lance l idée de vendre le sang des paysans pauvres à des labos pharmaceutiques, les stations du sang fleurissent dans la province. Recrutés par des «chefs du sang» qui leur font miroiter un travail lucratif, plusieurs millions de paysans tendent leur bras pour quelques dizaines de yuans (à peine une dizaine d euros) par poche de sang. Le problème, c est que les précautions sanitaires sont quasi inexistantes. Encore plus grave, comme les laboratoires ne s intéressent qu au plasma, les stations de prélèvement ont inventé un système ingénieux et mortel. Plusieurs donneurs sont reliés à une même centrifugeuse qui, après prélèvement du sang, va séparer le plasma des globules rouges. Une partie de ces globules rouges est ensuite réinjectée à chaque donneur pour éviter de trop le fatiguer! Un malade risque ainsi de transmettre ses virus (VIH, hépatites, tuberculose ) aux cinq ou six autres donneurs connectés à la machine. Et ceuxci en contamineront d autres au cours de futures collectes. Ce circuit infernal a fait des ravages dans certains villages pauvres du Hénan, dont les habitants ont parfois tendu leur bras plusieurs fois par semaine pendant des années. Ces villages affichent des taux de contamination ahurissants. Jusqu à 84 % de la population dans un district du sud de la province! Et le Hénan n est probablement que la partie émergée de l iceberg. Le sort de ces paysans n a attiré l attention publique, et finalement celle des autorités, que grâce au courage d une gynécologue à la retraite, Gao Yaojie, et d un journaliste, Zhang Yicheng, dont les articles lui ont valu le renvoi de son journal. Ces méthodes de collecte de sang ont été faites dans d autres provinces comme l a reconnu le ministre chinois de la Santé. En décembre dernier, il a annoncé que 23 des 30 provinces étaient touchées par la propagation du virus VIH liée au commerce du sang. Et il a admis que la «stabilité sociale» de quatre provinces était menacée. Aussi la Chine vient-elle de commencer à produire les trithérapies antisida, qui pourront être vendues à des prix dix fois inférieurs à ceux des produits importés. Mais ces médicaments made in China ne seront accessibles qu à environ 1,5 % des malades. Et les fonds récemment débloqués par le gouvernement (22 millions de yuans, soit 2,7 millions d euros), pour venir en aide aux malades dans les deux ans, semblent dérisoires face à l ampleur de l épidémie. Phosphore, avril

13 8. L ivresse de la minceur Clémentine, 17 ans, 48 kg pour 1,65 m, a une technique infaillible pour stopper net ses fringales. Elle a collé sur son frigo une photo d elle nue. Au feutre rouge, elle a entouré ses hanches et ses cuisses, parties de son corps qui lui répugnent. Elle a beau être déjà maigre, elle les trouve trop «épaisses». «Toutes mes copines sont plus minces que moi», dit-elle aux adultes qui trouvent qu elle ne mange pas assez. Le soir, je reste allongée sur mon lit de longues minutes pour sentir mes os, ça me rassure.» Le cas de Clémentine n a rien d exceptionnel. À l hôpital de Montpellier, les demandes de consultations pour trouble du comportement alimentaire arrivent toujours plus nombreuses sur le planning du Pr Bringer. «De quoi remplir des services entiers», déplore-t-il. Parmi les patientes qui consultent, de nombreuses jeunes filles très minces, voire déjà maigres, qui cherchent encore à perdre du poids. Mais aussi des jeunes filles en surpoids, boulimiques pour la plupart, qui ont du mal à maîtriser leur alimentation. [ ] Une enquête, menée sur filles âgées de 15 ans, révèle que 11 % d entre elles sont maigres au sens médical du terme, [ ] 4 % sont très maigres et 1 % sont squelettiques. Trop, beaucoup trop Si les anorexies graves ne sont pas plus fréquentes qu avant environ 1 % des adolescentes en souffrent -, les formes atténuées de cette maladie grimpent en flèche, et le phénomène a de quoi inquiéter. Pourtant, quoi de plus banal que d être préoccupé par sa silhouette, quand le corps se transforme, que l on grandit, que les formes se dessinent et que les premiers signes de féminité apparaissent? Les nombreuses jeunes filles qui décident de suivre un petit régime de rien du tout ne sont pas toutes, heureusement, des candidates à l anorexie. Celles qui dévorent une plaque de chocolat sur un coup de blues ne deviendront pas forcément des boulimiques. Parmi elles, certaines se laisseront quand même envahir par la maladie. Et c est là, dans le fait de se sentir envahi ou pas, que se joue toute la différence entre un vrai trouble du comportement alimentaire et une conduite un peu désordonnée. «Pour moi, la nourriture, c est comme une drogue, explique Sophie, 16 ans. L idée de manger me prend la tête du matin jusqu au soir.» Pour Héloïse, 20 ans, tout a commencé par quelques réflexions mal placées et mal vécues alors qu elle avait à peine 12 ans. «Des moqueries, à l école, à la maison. Des «grosse vache» J aurais voulu oublier, mais ça reste.» Alors Héloïse se lance dans un petit régime. Très vite, elle arrive à se débarrasser de ces kilos qui l encombrent. Dévore les conseils de minceur dans les magazines, s impose des marches forcées, jusqu à cinq heures par jour, plus de la gym, quotidienne elle aussi. «Je me levais vers 6 h 30 et je commençais mes exercices» Puis la machine s emballe, Héloïse est tenace. Elle maigrit trop! [ ] Jamais assez mince, encore quelques kilos, des os toujours trop gros Les anorexiques voient leur corps à l image de leur désir : jamais assez mince. C est une image fausse liée à la peur de leur appétit. «Elles se disent énormes et se veulent filiformes. Elles sont déjà dans une fausse évaluation d elles-mêmes», explique le Pr Bringer. [ ] À travers ça, le refus du corps féminin pointe, bien sûr. Elles sont poussées par le désir d un corps asexué, sans seins, ni fesses, ni ventre. [ ] «Les gens me disaient : «Maintenant, arrête! T es bien comme ça.» Mais moi, je voulais aller toujours plus bas, raconte Héloïse. Très vite, la faim s en va, et les règles avec. Tant mieux, de toute façon, je n ai jamais aimé les règles. [ ]» Au plan physique, des dégâts, parfois irréparables, apparaissent : les cheveux tombent, un duvet recouvre tout le corps, les dents se déchaussent et tombent, la température du corps chute. Les carences en sels minéraux sont importantes et les os se décalcifient. Le calcium a du mal à se 12

14 reconstituer et les anorexiques souffrent plus tard d ostéoporose, une fragilisation osseuse. «Chez les plus maigres, atteintes d aménorrhée (= absence des règles), de nombreuses hormones ne sont plus sécrétées, la peau perd de son élasticité, les défenses immunitaires baissent. On parle de "sida nutritionnel"», insiste le Pr Bringer. Pourtant, une anorexie prise à temps se soigne, même si la thérapie dure plusieurs années. Une malade sur deux s en sort, le meilleur signe de guérison étant bien sûr le retour des règles. Parmi les jeunes filles interrogées à Montpellier, reste à savoir combien seront aspirées par la spirale de la maladie, envahies par l obsession de la bouffe. Toutes seront à nouveau pesées et mesurées dans deux ans. Mais, d ici là, pour certaines, il sera trop tard. Phosphore, février

15 9. Timidité : osez l affronter! «La timidité, ça te bouleverse la vie» Xavier n est pas le seul à bafouiller lorsqu il est impressionné. À rater des occasions à cause de son anxiété excessive. À être susceptible voire agressif. Ce trouble, un Français sur deux avoue le rencontrer en différentes occasions, comme «s adresser à des inconnus», «faire face à une personne du sexe opposé» ou «rencontrer des interlocuteurs dont le statut ou les compétences lui semblent supérieurs aux siens». Vous vous reconnaissez? Normal. Ce cas est loin d être unique et désespéré. En France, seulement 10 % de la population souffrirait d une véritable «phobie sociale», un handicap qui nécessite une prise en charge médicale. Mais les simples timides, eux, sont légion. La timidité pousse parfois à la panique ou au désastre, comme pour Nathalie, qui s est mise à saigner du nez deux minutes avant son audition d entrée au conservatoire de piano. «Pour sortir de la salle, j ai dû expliquer au jury que j étais très émotive, raconte-t-elle. Ça m a tellement déstabilisée que j ai trébuché en descendant de la scène. Je me suis tapé la honte!» Ces situations sont plus inconfortables qu inquiétantes. Mais quand même, comment les surmonter? Comment oser être soi-même, ne plus craindre le ridicule, le regard des autres et leurs jugements? En commençant par comprendre pourquoi on peut avoir si peu confiance en soi. Pour Stéphane Clerget, pédopsychiatre, les ans sont les plus concernés par la timidité. Et ce n est pas un hasard. «Les changements physiques et mentaux qu ils subissent leur font perdre le contrôle de leur image. Beaucoup deviennent pudiques et se renferment sur eux-mêmes pour éviter de s exposer au regard des autres», explique-t-il. Mais que craint-on vraiment face à la fille ou au garçon qu on rêve d aborder, ou à la bande de copains qu on aimerait intégrer? Se faire rejeter? Montrer ses faiblesses? Pas nécessairement. «La grande majorité éprouve en fait une peur inconsciente de se révéler et de ne pas pouvoir se contrôler, maîtriser ses désirs, qu ils soient de l ordre de l attirance ou de l agressivité», précise le spécialiste. Du coup, nombreux sont ceux qui préfèrent opter pour le silence et la discrétion. Certains «caractères» seraient plus susceptibles que d autres de se montrer timides. C est le cas des anxieux, qui portent souvent sur eux-mêmes un regard négatif, ou des personnes trop exigeantes, qui n osent pas aborder l autre de peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas être appréciés. «Dès que ma mère me fait une critique, c est toute la planète que j ai l impression de décevoir, explique Amandine, 15 ans. J ai la sensation d être nulle et je me punis en m isolant.» Enfin, pour le psychologue Pascal Hachet, «il est évident qu un enfant qui a été valorisé par ses parents est moins susceptible de devenir timide qu un autre qui a été critiqué et culpabilisé». C est ce qu a vécu Laurence, 21 ans, étudiante aux Beaux-Arts. «Mon père et ma mère ne m ont jamais pardonné d être médiocre dans mes études, lâche-t-elle. Plutôt que de m avoir donné le goût de me dépasser, ça m a conduite à douter de moi en permanence. Dommage qu ils ne m aient pas mieux aimée!» Bien. Maintenant, il ne reste plus qu à réagir. Car même si c est la faute à papa, à la nature trop injuste ou à la jeunesse, le manque de confiance en soi se soigne. Il suffit d y mettre un peu de bonne volonté. [ ] Accepter le fait que la timidité n est finalement pas un défaut est déjà un pas énorme dans la bonne direction. Transformez l énergie que vous dépensez à vous culpabiliser pour vous fixer des petits challenges. Phosphore, septembre

16 10. Je vis à la campagne et j aime ça Les jeunes habitant la campagne ont beau déclarer un jour ou l autre «campagne, je te hais», ils aimeraient tous y rester, ou presque. [ ] Seuls un tiers des jeunes affirment qu ils n y seront plus dans trois ans. La plupart envisagent donc d y rester à un âge où les études annoncent souvent une migration obligatoire vers la ville Or les filles semblent un peu plus prêtes à partir (quatre sur dix à vouloir changer, contre deux garçons sur dix). Sentiment d isolement plus fort? Besoin de fuir plus urgent? Ou sont-elles tout simplement plus réalistes? [ ] Il n existe pas de profil type du jeune de la campagne, mais des points communs. Ils tiennent un discours un peu différent des jeunes urbains. Ils se sentent très attachés aux traditions et à leur mode de vie qu ils n arrêtent pas d opposer à celui de la ville. L identité du campagnard se construit ainsi par comparaison avec l image qu il se fait de la ville. Points positifs pour cette dernière, les commerces et l emploi. Du côté négatif, l entassement, les voitures, la pollution et l agressivité. Heureux d être au vert, donc, mais conscient de ses limites et de sa contrainte fondamentale : l isolement dû au manque de loisirs et aux difficultés de se déplacer. Dans des communes où la population âgée domine, c est bien le maximum si les clubs sportifs et les activités «nature» existent. Mais côté vie culturelle, c est un zéro pointé. [ ] Ce n est pas un scoop : la mobilité reste le principal point noir jusqu à 18 ans, sauf pour quelques privilégiés du scooter. [ ] Quand la voiture arrive, c est soudain la libération. Avec des ailes pour bouger, la campagne apparaît tout à coup moins étouffante, moins perdue. [ ] Au village, tout le monde se connaît. L anonymat et la discrétion ne font pas vraiment partie des coutumes locales. Pour Edwige, qui habite un village au cœur des Ardennes, cette promiscuité est devenue insupportable. «Je n ai qu une envie : quitter Margut. Je m ennuie ferme et il y a beaucoup trop de commérages à mon goût. Par exemple, les gens savent que je sors avec Christopher, mais ils ne se privent pas de raconter que je suis avec plein de gens en même temps. Agréable!» «Les vieux nous voient comme des délinquants, poursuit Edwige. Quand la vitre de l Abribus a été fracassée, on a été les premiers montrés du doigt.» C est vrai, renchérit Christopher, les flics ont déboulé chez moi en disant qu on m avait formellement reconnu J étais pourtant en vacances à l autre bout de la France!» [ ] Le café-bowling Chez Gégène trône sur la place centrale. En hiver, jusqu à 21 heures (heure de fermeture), c est le QG des jeunes du village. En été, ils se retrouvent pour des discussions au coin de l Abribus et improvisent une partie de foot sur la route : «Les vieux râlent, mais il faut bien qu on fasse quelque chose», dit Edwige. Des désagréments qui n incitent pourtant pas les garçons à partir. Alexandre, interne à Metz, retrouve Margut tous les week-ends, et Christopher avoue «qu il se sent comme un Indien dans la ville. Et ajoute : «Je suis sûr que l amitié n a pas la même valeur en ville. Et à ceux qui me disent qu il y a 800 vaches pour un habitant, je réponds : vous vivez dans des cages à lapins!» Qui a dit que les préjugés ont la vie dure? Phosphore, mai

17 11. Mineurs clandestins aller simple pour la misère La pauvreté les a chassés de leur pays. Mais ces ados replongent par milliers dès leur arrivée à Paris, à Marseille ou dans le Nord de la France. Il n y a pas que des petits Roumains dépouilleurs d horodateurs. On voit aussi de jeunes Kurdes et Irakiens qui fuient leur pays en guerre, des Chinois vendus par leur famille, des Africains «enfants mulets» (qui transportent de la drogue ou des bijoux). Dans leur tête, toujours cette même quête d une vie meilleure et d un Eldorado qui s appelle la France. Au bout du voyage, la déception, la misère, les squats de banlieue et même le trottoir. «Pour survivre, les trois quarts se prostituent à un moment ou un autre», confie Josiane Hubé, responsable à l association Aux captifs la libération. Le phénomène des mineurs isolés n est pas nouveau. Mais ils sont de plus en plus nombreux. Un signe? Le nombre de demandes de placement auprès des services de l Aide sociale à l enfance (ASE) de Paris a quadruplé en quatre ans. Les pouvoirs publics ont décidé de réagir. Depuis un an, plusieurs associations ont été chargées d aller à la rencontre de ces jeunes dans la rue. L objectif? Établir le contact, afin de mieux les connaître et leur proposer des solutions avant qu ils ne deviennent «accros à la rue». Qui sont-ils? «Plutôt des garçons entre 15 et 17 ans. Souvent intelligents et toujours débrouillards car ils ont réussi à survivre jusque-là. Très mobiles, ils utilisent la rue comme un grand terrain de jeu» Ils n ont pas 18 ans à l arrivée. Ils savent qu étant mineurs isolés, ils sont pris en charge par l État et pourront faire une demande de nationalité une fois majeurs. Du moins, ils le pouvaient jusqu ici. La loi vient d être modifiée et, depuis janvier, il faut avoir été placé au moins cinq ans dans une structure d État (foyer ou famille) pour réclamer la nationalité française. «Un moyen de lutter contre des filières très organisées», affirment les autorités. «Une catastrophe», rétorquent les associations, qui craignent de voir débouler des enfants de plus en plus jeunes. Le contact est difficile à établir avec ces jeunes, méfiants par nature et par expérience. Ils acceptent parfois le coup de main des associations. C est le cas de Vlakim, un jeune Roumain qui vit en France depuis «Je viens à l association deux fois par semaine, me laver, manger un peu», explique-t-il. [ ] À 17 ans, il est déjà marqué par plusieurs années de rue. «Je suis venu ici pour le pognon. Pour ça.», dit-il en montrant une photo de parcmètre. Seulement, à Paris, les parcmètres ont disparu depuis un an. À cause des pillages, justement. «Alors, maintenant, je me débrouille, ajoute Vlakim en roulant les "r". Ici, c est pas la belle vie, mais je ne veux pas rentrer chez moi.» Le voyage en minibus depuis la Roumanie coûte 100 euros l aller. Pour quitter le pays, un visa touristique assorti d une petite somme d argent suffisent afin de prouver que l on pourra vivre trois mois, la durée du visa. Mais km plus loin, une fois en France, les papiers ont été «perdus». Ou cachés. Impossible pour la police de savoir quand expirait le visa. Et comme la loi interdit d expulser des mineurs 16

18 Le parcours des jeunes Chinois est bien différent. Ce sont leurs propres familles qui les vendent pour euros à de puissants réseaux mafieux qui leur font miroiter une vie meilleure en France. Privés de leurs papiers d identité, victimes de la prostitution et exploités dans des ateliers clandestins, ils deviennent esclaves à vie pour rembourser le passeur. Ils sont nombreux également ces jeunes à être refoulés dès leur arrivée à l aéroport de Roissy. Ceux-là n auront même pas eu le temps de bosser pour presque rien dans les grandes villes de France Phosphore, avril

19 12. Souriez, vous êtes filmés! Imaginez les émissions de télévision "Loft Story" ou "Big Brother", mais en vrai. De votre porte jusqu'à la bouche du métro, à tous les coins de rues, aux arrêts d'autobus, dans les supermarchés, dans les ascenseurs, jusqu'à l'intérieur de votre bureau, au café ou encore chez votre voisin, on vous observe, surtout si vous êtes un homme seul, une jolie femme ou si vous êtes de couleur noire. Non, il n'est pas question d'un nouveau reality show, mais de la vraie vie quotidienne. En Grande-Bretagne le pays de George Orwell chaque habitant est en moyenne filmé entre huit et trois cents fois par jour, selon qu'il habite un petit village ou un centre-ville. Presque trois millions de caméras installées dans toute la Grande-Bretagne en font le pays au système de surveillance le plus important du monde. On a commencé à installer ces caméras dans les années Londres compte à elle seule caméras. Les images sont suivies surtout par la police et par quelques organisations privées. Mais tout le monde peut jouer au "Peeping Tom". Tout propriétaire est en effet libre d'installer des caméras pour surveiller sa maison. «Pas besoin de permis. En Grande-Bretagne, on trouve même une caméra et un moniteur pour moins de 150 euros», affirme Helen Carter, journaliste au quotidien The Guardian, qui vient de publier une enquête à ce sujet. «Il n'existe pas de chiffres officiels. Nous savons seulement que le nombre de ces caméras devient chaque jour de plus en plus important. Il faudrait trouver un moyen de régler leur utilisation. Que fait-on par exemple des images et des données concernant des personnes privées?» se demande Roger Bingham, président d'une organisation qui s'oppose à l'installation de ces caméras. Selon lui, cette vidéosurveillance est synonyme de "Big Business". La surveillance filmée en circuit fermé représente un chiffre d'affaires de plus de 60 millions d euros par an. Les sociétés privées font payer cher ce genre de services aux municipalités qui pensent ainsi assurer la sécurité des gens. «Selon des études, faites par ces entreprises, la présence de ces caméras a fait baisser de façon spectaculaire la criminalité. D'autres études, menées par des universitaires et des spécialistes de la criminalité ont montré un grand sentiment d'insécurité chez les gens. Nous pensons que de telles caméras peuvent dans un certain nombre de cas aider à arrêter des voleurs mais elles n'empêcheront pas la grande criminalité», ajoute Roger Bingham. [ ] La police de Londres a adopté récemment un autre instrument : le bracelet électronique. Il s'agit d'un bracelet avec un code électronique que doit porter le délinquant 24 h sur 24 et qui permet à la police de suivre tous ses mouvements. Surveillance de nouveau assurée. Cette nouvelle forme de surveillance est surtout utilisée dans les 80 % des cas où le passage en prison a été un échec total : les délinquants avaient recommencé moins de deux ans après leur libération. Avec ce nouveau système le «prisonnier» reste en liberté, mais en liberté surveillée électroniquement. En plus, leur photo est entrée dans la mémoire des caméras de vidéosurveillance. Si le visage du délinquant entre dans le champ d'une d'entre elles, la police est tout de suite avertie. «Il peut tousser à l'autre bout de la ville, nous en serons les premiers informés», explique un agent de surveillance. Et pourquoi ne pas avertir la police avant même qu'il ne tousse? C'est ce que deux professeurs de l'université de Bristol, Dr Majid Mirmehdi et Dr Tom Troscianko, vont essayer. [ ] «Nous étudions les images des caméras de surveillance afin d'analyser les mouvements de corps et l'attitude des délinquants. Nous espérons, à partir de ces résultats, pouvoir créer un logiciel qui pourra aider à trouver les délinquants avant même qu'ils ne passent à l'action», explique le professeur Majid Mirmehdi. Un projet qui a toutes les chances de rapporter beaucoup d'argent à ses inventeurs. Libération, 8 octobre

20 Deuxième partie : Textes pour les classes de 11 e 1. Ces jeunes qui s engagent Elle se nomme Ophélie Kerdren, elle a 16 ans. Avec ses copines Anaïs, Fanny, Cécile, Mélanie et Estelle, elle a parcouru toute la région de Saint-Pierre-le-Moûtier (dans la Nièvre), pour rencontrer des personnes âgées isolées et les aider à de petits travaux. Avec 35 autres projets, l'initiative d'ophélie vient d'être récompensée par le ministère de l'éducation nationale. Dans toute la France, près de projets sont proposés et réalisés par des jeunes de 11 à 28 ans. Qui est-ce qui prétend que les jeunes d'aujourd'hui ne rêvent que de téléréalité, de parties dansantes ou autres fêtes? Qui prétend qu'ils n'aspirent à rien, ne votent pas? Non, les jeunes ne se foutent pas de tout. Et même, ils s'engagent. Les jeunes d'aujourd'hui ont des valeurs et veulent les défendre à travers des engagements concrets. Selon une enquête Ifop-L'Express de 1999, les trois valeurs que les jeunes placent en tête sont : la liberté (98 %), la solidarité (96 %) et l'égalité (95 %). Les trois quarts des ans estiment qu'il est important de «s'engager au service des autres», selon une enquête Sofres de Plus de 40 % des ans sont membres d'au moins une association. Quelles sont leurs motivations? Au nom de quoi donnent-ils leur temps et leur énergie? Et au service de quelles causes? Autrefois, plus on était diplômé, plus on s'intéressait à la politique. Si, en 1966, un jeune sur dix obtenait son bac, ils sont aujourd'hui six sur dix à l'avoir. «Avec la massification scolaire, on pouvait s'attendre à ce que les jeunes se préoccupent davantage de politique. Mais, au contraire, ils expriment de plus en plus leurs distances avec ce monde», observe Bernard Roudet, sociologue à l'institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire. [ ] «Les jeunes veulent rester maîtres de leur temps et hésitent à se lier à un mouvement dans lequel ils ne pourraient pas s'exprimer», confirme Charlotte Brun, 26 ans, présidente du mouvement des jeunes socialistes (MJS). «Et ils ne veulent pas rester plantés sans rien faire : s'ils s'engagent, ils veulent des responsabilités. Il leur faut du pratique, du concret, du rapide. De l'action!» [ ] Malheureusement, dans la tête de bien des gens, les mots «jeune» et «délinquant» vont toujours ensemble. Cela les agace. 37 % des ans trouvent que la société manque de considération à leur égard et 29 % se plaignent de son indifférence (Ifop). [ ] «Les jeunes, il leur faut de l'efficacité, estime Claude Capelier, conseiller auprès du ministre de l'éducation. C'est l'esprit des 'Restos du cœur' de Coluche.» Cette envie d'agir à débouché sur projets, de la création d'une ferme au Burkina à la collecte de vêtements en faveur de SDF, en passant par le bénévolat dans un orphelinat. «Ils veulent avant tout apporter du bien-être, du bonheur, du mieux-vivre», insiste Claude Capelier. Magalie, Héléna, Michaël, Pauline, Franck et Clémentine ont entre 15 et 20 ans. Ils ont travaillé dans un orphelinat marocain, récolté de l'argent en faveur d'un enfant atteint d'une maladie inguérissable [ ], animé une crèche dans une petite ville du Pérou, participé à la construction d'une école à Haïti... Des petits saints? Non, juste des élèves du lycée professionnel et technologique Jeanne-d'Arc de Rennes [ ]. Ici, depuis dix ans, la solidarité figure au programme, «au nom d'une certaine idée de l'homme». «Les jeunes sont généreux, il suffit de 19

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