Les déterminants de la détention et de l usage de la carte de débit : une analyse empirique sur données individuelles françaises

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Les déterminants de la détention et de l usage de la carte de débit : une analyse empirique sur données individuelles françaises"

Transcription

1 Les détermnants de la détenton et de l usage de la carte de débt : une analyse emprque sur données ndvduelles françases Davd Boune a, Marc Bourreau a,b et Abel Franços a,c a Télécom ParsTech, Département Scences Économques et Socales b CREST-LEI c Unversté de Strasbroug, LaRGE Résumé Les paements par carte de débt connassent un développement rapde dans la plupart des pays ndustralsés au détrment prncpalement de l usage du chèque et de la carte de crédt. En dépt de ce développement, l n exste pas de travaux emprques sur les détermnants de l adopton et de l ntensté d usage de la carte de débt. Notre traval consttue la premère tentatve de mse en évdence des effets smultanés de dfférentes varables sur les processus d adopton et d ntensté d usage des nstruments de paement. Pour ce fare, nous explotons une base de données orgnale de paements par carte de débt effectuées par 1392 personnes représentatves de la populaton françase au cours des mos de mars à ma Dans le cadre de tros estmatons économétrques de la probablté de détenton, de la probablté d usage et de l ntensté d usage de la carte de débt, nous étudons l nfluence successve des caractérstques socodémographques ndvduelles, des caractérstques lées à la structure de consommaton, des caractérstques relatves à la percepton de la carte de débt et, enfn, des effets de réseau. Les résultats des analyses économétrques montrent sans ambgütés que les facteurs qu nfluencent l adopton de la carte de débt sont dstncts des facteurs qu nctent à son usage. L estmaton sur la probablté de détenton met en évdence les effets statstquement sgnfcatfs de deux varables ndvduelles (revenu et mode de percepton des revenus) et de tros caractérstques de la carte de débt (anonymat, contrôle des dépenses, temps de transacton). De même, les régressons sur la probablté et l ntensté d usage montrent une plus grande dversté d effets et de levers potentels pour les banques à travers la structure de consommaton de l ndvdu (nombre d achats), les caractérstques de l ndvdu (âge), les caractérstques de la carte de débt (rsque) et l envronnement du paement (effet de réseau et type de commerce). En outre, dans le cadre des détermnants ntroduts spécfquement dans les régressons sur l usage de la carte de débt, nous constatons que la mult-détenton et les servces assocés à la carte la nature de la carte (débt dfféré ou mmédat), la gamme de la carte (de base ou premum) ans que l adhéson à un programme de fdélsaton nfluencent postvement l usage de la carte. Mots-clés : Instrument de paement Cette recherche a bénéfcé du souten fnancer du Groupement des Cartes Bancares «CB». Nous remercons tout partculèrement Yves Randoux, Martne Brat et Jean-Marc Stbon pour leurs remarques et suggestons au cours de l élaboraton de ce document. 1

2 1 Introducton Les paements par carte de débt connassent un développement rapde dans la plupart des pays ndustralsés. Aux Etats-Uns, le nombre de paements par carte de débt réalsés aux ponts de vente en 2005 excède désormas le nombre de paements par carte de crédt (Borzekowsk et al. 2006). En France, le nombre de paements par carte bancare «CB» réalsés essentellement en carte de débt a dépassé celu du chèque depus 2001 ; près de 6,3 mllards de paements par carte bancare «CB» pour une valeur de 325 mllards d euros de paements ont été enregstrés au cours de l année 2005 (Groupement des Cartes Bancares, ). Au Royaume-Un, le nombre de paements par carte de débt a devancé pour la premère fos en 2005 le nombre de paements en cash (APACS, ) ; 37% de l ensemble des transactons au pont de vente sont réglées par carte de débt contre 34% pour le cash. La généralsaton de l usage des cartes de débt dans la plupart des pays ndustralsés est à l orgne d un renouveau des travaux théorques et emprques dans le domane de l économe des nstruments de paement, et ce, pour pluseurs rasons. Premèrement, les nstruments de paement tradtonnels que sont les espèces et le chèque ndusent des coûts de tratement supéreurs à ceux, par exemple, des cartes de paement (Humphrey et al. 2003). C est donc une queston d effcacté économque pour les autortés bancares et monétares que d accélérer la mgraton des nstruments de type paper vers les nstruments de paement de type électronque comme, la carte de débt, afn de rédure le cout socal des systèmes de paement de détal évalué selon les pays entre 2 et 3% du PIB (Humphrey et al. 2004). Deuxèmement, certans pays comme les Etats-Uns, hstorquement coutumers du chèque et de la carte de crédt (Gerdes et Walton 2002), connassent un développement rapde de la carte de débt (Znman 2005, Borzekows et Kser 2006a, 2006b). Ce développement survent alors même que l usage des cartes de crédt suscte des controverses aux Etats-Uns. Ans, Massoud et al. (2006) font référence aux débats publcs qu ont eu leu au cours de la dernère campagne présdentelle amércane sur les ntérêts de pénalté lés à l usage des cartes de crédt et à l endettement des ménages (pénaltés de retard de remboursement et de dépassement des plafonds autorsés). Trosèmement, le marché des cartes de paement est un marché «two-sded» dans lequel un ntermédare (réseau de carte natonal ou nternatonal) 1 2 Le lecteur consultera le ste du Groupement des Cartes Bancares : Le lecteur consultera le ste de l APACS: 2

3 tente de mettre en relaton deux côtés du marché (porteurs et marchands) plus ou mons sensbles à des externaltés de réseau. Ces marchés, aux caractérstques sngulères, ont attré l attenton des autortés de régulaton et de la concurrence en rason de plantes sur les tarfs pratqués par les réseaux de carte de débt nternatonaux 3. L objectf de notre traval consste précsément à mettre en évdence les détermnants de l adopton et de l usage des cartes de débt. Quatre questons sont au centre de notre traval. La premère est lée à l adopton de la carte de débt. Dans la plupart des pays ndustralsés, un certan nombre de consommateurs font le chox de détenr une carte de débt. Quels sont les facteurs qu explquent la détenton d une carte de débt? Mas, s certans ont décdé d adopter une carte de débt, paradoxalement, tous ne l utlsent pas. Borzekowsk et Kser (2006b) observent par exemple aux US, que 7% des personnes qu détennent une carte de débt ne l ont pas utlsée au cours des douze derners mos. Nos données confrment l exstence d une frange de la populaton détentrce mas non utlsatrce de la carte de débt (cf. nfra). Dans ce cas, quels sont les détermnants de l usage de la carte de débt? De même, au sen de la populaton des ndvdus qu détennent et utlsent un carte de débt, certans l utlsent avec parcmone alors que d autres l utlsent ntensément. Dès lors, comment peuton explquer l ntensté de l usage de la carte de débt entre les ndvdus? Enfn, et plus généralement, sont-ce les mêmes facteurs qu explquent la détenton et l usage d une carte de débt ou ben peut-on soler, au contrare, des facteurs spécfques pour l usage et la détenton. Pour répondre à ces questons, nous avons réalsé au cours des mos de Mars à Ma 2005 un sondage en deux étapes auprès de personnes représentatves de la populaton françase âgée de 18 ans et plus. En premer leu, nous avons soums un questonnare à notre échantllon en vue de collecter des nformatons relatves, d une part, à la détenton et aux caractérstques des nstruments de paement et, d autre part, aux ndvdus. (e.g. revenu, âge, sexe, etc.). En second leu, nous avons demandé aux répondants de relever quotdennement, et ce sur une pérode de hut jours, l ensemble des nformatons relatves à leurs achats sur un 3 Pluseurs affares peuvent être ctées. La premère est l affare Wal-Mart vs. Vsa et Mastercard en Wal-Mart et d autres magasns ont engagé des poursutes contre Vsa et Mastercard en réacton à l oblgaton fate aux commerçants qu acceptaent les cartes de crédt Vsa/MasterCard de devor accepter également le paement par carte de débt qu mplquat des commssons plus élevées. La deuxème est lée à un règlement de la drecton de la concurrence de la Commsson Européenne en 2002 à propos des nterchanges défns par Vsa sur des transactons par carte de débt ou de crédt qu mplquent pluseurs banques des états membres. La trosème est relatve à une décson de la Royal Bank of Australa relatve à la basse du nveau des tarfs d nterchange pour les transactons par carte de crédt en Australe pour les réseaux Vsa et MasterCard. 3

4 carnet des dépenses (valeur de l achat, type de commerce fréquenté, nstrument de paement utlsé, etc.). Sur les 1447 personnes qu ont répondu aux questons, 1392 ndvdus ont complété le carnet des dépenses. Nous utlsons donc les réponses de ces 1392 ndvdus pour estmer, dans un premer temps, les détermnants de la détenton d une carte de débt au sen de la populaton de notre échantllon (à l ade d un modèle logt). Dans un deuxème temps, nous utlsons les données de paement de 1153 ndvdus qu détennent une carte de débt pour estmer les détermnants de la probablté et de l ntensté d usage de la carte de débt. Après une dscusson sur la melleure technque économétrque, en l occurrence le two-part model (par opposton aux Mondres Carrés Ordnares (MCO), à un modèle tobt et à un modèle d Heckman), nous étudons l nfluence successve des caractérstques socodémographques ndvduelles, des caractérstques lées à la structure de consommaton, des caractérstques relatves à la percepton de la carte de débt et, enfn, des effets de réseau. Les résultats des analyses économétrques montrent sans ambgütés que les facteurs qu nfluencent l adopton de la carte de débt sont dstncts des facteurs qu nctent à son usage. Nous mettons plus partculèrement en évdence les effets statstquement sgnfcatfs, d une part, de varables ndvduelles et de caractérstques de la carte de débt sur la probablté de détenton et, d autre part, de la structure de consommaton de l ndvdu, des caractérstques de l ndvdu, des caractérstques de la carte de débt et de l envronnement du paement (effet de réseau et type de commerce) sur la probablté et l ntensté d usage de la carte débt. Enfn, nous constatons que la mult-détenton et les servces assocés à la carte nfluencent postvement l usage de la carte. Ces résultats sont partculèrement mportants d un pont de vue économque car ls fournssent aux banques et aux autortés admnstratves et monétares une grlle d analyse préceuse des détermnants de l adopton et de l usage de la carte de débt en vue d attendre l objectf d effcacté économque dans les systèmes de paement de détal poursuvs par exemple par les nsttutons européennes 4. Notre traval contrbue à la lttérature emprque exstante sur tros ponts. Premèrement, nous estmons pour la premère fos l ntensté d usage d un nstrument de paement. La lttérature emprque s est en effet essentellement focalsée sur la queston de la probablté d usage d un ou pluseurs nstruments de paement. La prncpale rason tent à 4 Vor le ste de la commsson européenne et les documents de référence (http://ec.europa.eu/nternal_market/payments/framework/ndex_en.htm) : «Drectve on New Legal Framework for Payments (2005)» et «Sngle Euro Payments Area: Jont statement from the European Commsson and the European Central Bank (2006)». 4

5 l absence de données à la fos sur les transactons et les paements réalsés par les ndvdus et sur les ndvdus eux-mêmes. Notre méthodologe basée sur le suv des comportements de consommaton et de paement d ndvdus dentfés permet de paller ces nconvénents. Deuxèmement, notre traval consttue le premer traval de recherche emprque sur l estmaton smultanée des détermnants de l adopton et de l usage des nstruments de paement. La lttérature s est en effet exclusvement nterrogée sur les détermnants de l usage des nstruments de paement dans le cadre essentellement de modèles probablstes. Notre traval dépasse la lttérature emprque exstante en ce sens qu l tente de détermner s les facteurs qu condtonnent la détenton sont les mêmes qu nfluencent l usage des nstruments de paement. Enfn, nous évaluons pour la premère fos l mpact des effets de réseau sur la détenton et l usage d un nstrument de paement. L artcle est organsé en quatre partes. Dans une premère parte, nous rappelons les résultats de la lttérature emprque sur les modèles d usage des nstruments de paement. Dans une deuxème parte, nous décrvons les comportements de détenton et d usage de la carte de débt à partr des données de sondage. Dans une trosème et quatrème parte, nous présentons un modèle de détenton et d usage de la carte de débt et nous réalsons les analyses économétrques. Enfn, nous concluons cet artcle. 2 Un survey de la lttérature emprque La lttérature emprque sur les nstruments de paement s est focalsée essentellement sur la problématque de l usage des nstruments de paement au détrment de la queston de la détenton. Cette orentaton des recherches est due en parte à la volonté des auteurs de tester des modèles théorques fondés sur le modèle d nventare à la Baumol (1952). Dans le cadre par exemple des modèles formels de Whtesell (1989), Santomero et Seater (1996) ou ben encore Shy et Tarkka (2002), les ndvdus possèdent tous un même ensemble d nstruments de paement pour régler une transacton. Dans le cadre de cette détenton (chox exogènes), les consommateurs se posent alors l unque queston du chox optmal de l usage de l un des nstruments de paement. Influencées par ces travaux théorques, les recherches emprques se 5

6 sont donc naturellement concentrées sur l étude des détermnants de la probablté d usage des nstruments de paement 5. Tros ensembles de détermnants ont été prncpalement étudés. Le premer ensemble de détermnants est lé à l ndvdu. Carow and Staten (1999) montrent par exemple que les consommateurs ont une probablté plus élevée d utlser le cash lorsque les ndvdus sont mons dplômés, ont de plus fables revenus et appartennent à des classes d âge moyennes. Mantel (2000) met en évdence également que la rchesse des ndvdus a un mpact postf sur la probablté d usage des servces électronques de paement de facture. Stavns (2001) confrme que la probablté d usage de dfférents nstruments de paement vare avec le revenu, le nveau d éducaton et le statut famlal. De même, Hayash et Klee (2003) montrent que l usage des nouvelles technologes a un effet postf sur la probablté d usage de nouvelles formes de paement électronque (carte de débt, servces électronques de paement de facture). Enfn, Carow et Staten (1999) établssent que la détenton d un nstrument de paement par un ndvdu nfluence l usage de ces autres nstruments de paement. Ans, l apparaît que les consommateurs on une probablté plus élevée d utlser le cash lorsque ceux-c détennent plus de carte de crédt. De même, la probablté d utlser une carte prvatve (de type staton essence) dmnue lorsque les ndvdus détennent une carte de crédt ou une carte de débt. Le deuxème ensemble de détermnants est lé aux caractérstques des transactons réalsées par les consommateurs. Dans le cadre de données de paement des ménages hollandas sur la pérode , Boeschoten (1998) met en évdence le rôle de la valeur de la transacton sur l usage du cash. L auteur montre plus précsément que the probablty that an amount whch s 100 per cent hgher s pad cash s about 20 to 30 percentage ponts lower (...) (Boeschoten 1998: 133). De même, Hayash et Klee (2003) trouvent que les caractérstques physques des commerces (équpement en casse de paement, etc.) dans lesquels ont été réalsées les transactons nfluencent la probablté d usage d un nstrument de paement. Enfn, Boune et Franços (2006) mettent également en évdence l nfluence du type de contact (pont de vente, Internet, automate, etc.), du type de ben et des restrctons des chox au pont de vente sur la probablté d usage du chèque, de la carte bancare et des espèces. 5 Hayash et Klee (2003) soulgnent que de précédentes recherches sur l adopton technologque dans d autres secteurs ndquent que la propenson à adopter une nouvelle technologe peut être lée à l adopton d une autre nouvelle technologe. 6

7 Un trosème ensemble de varables est lé aux caractérstques des nstruments de paement. Rysman (2006) teste l mpact du développement des réseaux de carte sur l usage des cartes de paement. A l ade d une mesure géographque d acceptaton des cartes chez les commerçants, l auteur met en évdence une corrélaton postve entre l usage des cartes et l acceptaton des marchands. Stavns (2001) montre également que la localsaton géographque des ndvdus n est pas sans nfluence sur l usage des nstruments de paement confrmant alors une nfluence potentelle des externaltés de réseau ; en partculer, l auteur établt que l usage d un nstrument de paement par le reste de la populaton résdant dans la même zone géographque affecte sgnfcatvement l usage des nstruments des personnes nterrogées. Dans le cadre de pluseurs études sur données agrégées, Humphrey, Pulley et Vesala (1996), Humphrey, Km et Vale (2001) et Bolt et al. (2006) étudent l nfluence du prx des nstruments de paement sur leur usage ; les études condusent à des résultats contrastés. Enfn, Mantel (2000) montre que les nstruments qu permettent un contrôle et un suv des dépenses, préservent l anonymat, etc. ont un mpact postf sur la probablté d usage des servces électronques de paement de facture. 3 Une descrpton des comportements de détenton et d usage de la carte de débt en France L analyse emprque condute dans cette parte repose sur des données collectées par sondage auprès d un échantllon représentatf de la populaton françase. Après une brève présentaton des spécfctés organsatonnelles du marché franças de la carte de débt, nous présentons la méthodologe de recuel des données et nous commentons les prncpaux résultats en matère de détenton et d usage de la carte de débt. Cette parte consttue une analyse exploratore à l analyse économétrque proposée dans la secton suvante. 3.1 L organsaton du marché franças de la carte de débt Le marché franças de la carte de débt est caractérsé par une nterbancarté totale dans les paements et les retrats sur le terrtore natonal 6. L ensemble des émetteurs de carte bancare se sont en effet regroupés en 1984 au sen d un Groupement d Intérêt Economque le Groupement des Cartes Bancares «CB» afn d harmonser sur l ensemble du terrtore 6 Amercan Express émet également des cartes de débt en France. Mas son émsson reste très margnale. 7

8 franças les modaltés d usage des cartes de paement. Le Groupement des Cartes Bancares «CB» rassemble au 7 avrl 2006, 149 banques. Le Groupement est en charge de défnr les normes technques et les règles contractuelles lant les membres et leurs clents, de gérer les autorsatons des transactons entre les membres, de procéder aux agréments de matérel (termnal de paement électronque, etc.), et d assurer la sécurté, la promoton et la représentaton du système CB. En revanche, le Groupement n est pas en charge des actvtés opératonnelles lées aux cartes CB, qu restent du ressort des établssements bancares. Ce sont les Membres du Groupement qu émettent les cartes bancares, qu afflent les commerçants et qu nstallent les dstrbuteurs automatques de bllets. Chaque membre du Groupement développe lbrement sa propre poltque commercale à des porteurs et des commerçants. Le Groupement n a pas le statut d établssement de crédt et ne peut donc pas émettre des cartes de paement n gérer des comptes de clents. Le résultat de cette nterbancarté est qu un porteur d une banque membre du réseau CB peut donc régler par carte de débt un achat auprès d un marchand adhérent au réseau CB et ce quelles que soent la banque du clent. De même, le porteur d une carte bancare «CB» peut retrer des bllets auprès de n mporte quel dstrbuteur automatque de bllets appartenant à une banque membre du réseau des cartes bancares «CB». En 2005, le parc de cartes de débt émses par les banques membres du Groupement des Cartes Bancares «CB» s élève à 51 mllons de cartes. Un porteur CB a réalsé au cours de l année 2005 envron 103 paements et 25 retrats en moyenne. Au total, près de 5 mllards de paements par carte CB ont été réalsés et près de 1,3 mllard de retrats pour une valeur de 236,8 mllards d euros de paements et 88,6 mllards d euros de retrats. Après les espèces, la carte de débt est l nstrument de paement le plus utlsé dans les paements (Boune et Franços, 2006). Ce constant nous condut donc à nous nterroger sur les logques de détenton et d usage de la carte de débt au nveau ndvduel. 3.2 Descrpton et méthodologe du sondage Pour comprendre les logques ndvduelles de détenton et d usage de la carte de débt, nous avons réalsé un sondage en deux étapes au cours des mos de mars à ma 2005 auprès de ndvdus âgés de 18 ans et plus et représentatfs de la populaton françase 7. 7 Le recrutement des personnes a été réalsé drectement en face à face auprès d un échantllon encore verge de toute panélsaton antéreure. Les personnes nterrogées acceptaent au préalable de répondre non 8

9 Premèrement, nous avons soums un questonnare à notre échantllon en vue de collecter, d une part, des nformatons relatves aux servces bancares et aux nstruments de paement détenus par les ndvdus et d obtenr, d autre part, des données soco-économques et démographques sur les personnes (revenu, professon, etc.). Deuxèmement, nous avons proposé à chaque personne nterrogée de remplr sur une pérode de hut jours, un document appelé «relevé quotden des dépenses». Ce document est un carnet sur lequel la personne reporte quotdennement toutes les nformatons relatves aux achats qu elle a effectués durant la journée 8. Un achat est caractérsé par sx nformatons à relever par l ndvdu : la valeur, le type de ben ou servce acheté, le type de commerce dans lequel l achat s est effectué, le type de contact utlsé (face-à-face, Internet, etc.), le chox ou non de l nstrument de paement et, enfn, l nstrument de paement utlsé. Sur les 1447 personnes nterrogées, ndvdus ont rempl le relevé quotden des dépenses. Au fnal, nous dsposons de plus de transactons, dont envron ont été correctement rensegnées. Les deux éléments du sondage nous permettent de mettre en correspondance, d une part, l équpement bancare et les caractérstques des ndvdus et, d autre part, leur structure de consommaton et leurs usages des nstruments de paement. 3.3 La détenton de la carte de débt Dans la mesure où nous avons beson de l nformaton sur les comportements de paement, nous restregnons l échantllon aux 1392 ndvdus qu ont renvoyé le questonnare 9. Parm ces 1392 personnes, 1156 possèdent au mons une carte de débt 10, ce qu représente 83% de l échantllon de départ (Fgure 1) seulement au questonnare mas également de remplr le relevé des dépenses. L échantllon nterrogé a été consttué selon la méthode des quotas. Des personnes de neufs régons appartenant à cnq catégores d agglomératons ont été recrutées (mons de habtants, de à habtants, de à habtants, plus de habtants, régon parsenne). Les régons consdérées sont les neuf régons ZEAT (Zones d'études et d'aménagement du Terrtore) défnes par l INSEE. Le résultat du crosement de la régon et de l agglomératon est représenté dans l échantllon au prorata de son pods démographque. La représentatvté de l échantllon a été contrôlée à partr des varables de quota suvantes : le sexe de l ntervewé crosé par Actf / Inactf (afn d évter une surreprésentaton des «femmes» au sen des «nactfs») ; l âge de l ntervewé en cnq classes ; la catégore socoprofessonnelle de la personne en 8 classes en dstnguant les retratés des autres nactfs ; le type d habtat (logement ndvduel ou collectf). Sont exclus de ce relevé, les dépenses professonnelles (fras de déplacement, ) et les paements de factures. Pour une présentaton complète des résultats du sondage, vor Boune, Bourreau, Franços et Verder (2006). Sont exclus de notre étude les cartes de retrat qu n ont pas de foncton de paement, les cartes bancares de crédt, qu en plus d être peu nombreuses connassent en France des spécfctés de détenton et d usage mportantes par rapport aux cartes de débt (vor Boune et al. (2006)), les cartes de paement émses par des 9

10 Fgure 1 : Possesson de carte de débt émse par des établssements bancares 67% 17% 83% 0% 15% 1% aucune carte de débt bancare deux cartes de débt bancare quatre cartes de débt bancare une carte de débt bancare tros carte de débt bancare La mult-détenton de carte de débt est plutôt rare pusque 67% de l échantllon n en possède qu une seule sot 81% de l ensemble des détenteurs de carte, 15% en possède deux sot 17,8% de l ensemble des détenteurs de carte, et mons de 1% en possède respectvement 3 et 4 (sot 9 et 4 personnes). Les caractérstques de la carte de débt prncpale correspondent majortarement à une carte à débt mmédat (75,6% des détenteurs) et à une carte de gamme classque (90,4% des détenteurs). 3.4 L usage de la carte de débt L usage de la carte de débt révélé par notre sondage peut s analyser à deux nveaux : un nveau global portant sur un échantllon représentatf de la populaton françase et un nveau ndvduel d usage de la carte de débt durant la semane d étude L usage de la carte de débt au nveau de l échantllon Le paement par carte de débt des transactons enregstrées par les ntervewés représente 21% des achats, sot un peu plus de 3500 transactons, et 36% du montant total des établssements fnancers spécalsés et des magasns et ensegnes qu ont des caractérstques de carte de crédt. 10

11 achats, sot un peu plus de euros 11. Le paement moyen est de 47,5 euros, le paement médan de 33 euros, contre 10,5 euros pour la totalté des transactons. De plus, les paements en carte de débt sont plutôt dspersés pusqu ls connassent un mnmum de 70 centmes, un maxmum de 926 euros, et un écart-type de 51 euros. Il en résulte un coeffcent de varaton légèrement supéreur à un. En outre, les paements par carte de débt sont plus présents pour les transactons à valeur moyenne (Fgure 2). En effet, la part de cet nstrument est supéreure à 40% et prédomnante sur les autres nstruments de paement pour les valeurs comprses entre 20 et 200 euros 12. Fgure 2 : Proporton des transactons réglées par carte de débt selon le montant de la transacton < 5 [5 ; 10[ [10 ; 15[ [15 ; 20[ [20 ; 25[ [25 ; 30[ [30 ; 35[ [35 ; 40[ [40 ; 45[ [45 ; 50[ [50 ; 55[ [55 ; 60[ [60 ; 65[ [65 ; 70[ [70 ; 75[ [75 ; 80[ [80 ; 85[ [85 ; 90[ [90 ; 95[ [95 ; 100[ [100 ; 110[ [110 ; 120[ [120 ; 130[ [130 ; 140[ [140 ; 150[ [150 ; 200[ [200 ; 250[ [250 ; 300[ [300 ; 400[ > 400 S la carte de débt est prncpalement utlsée pour les valeurs moyennes, elle est également l nstrument prvlégé dans certans commerces. En partculer, elle représente 45% des achats en volume (et 52% en valeur) réalsés dans des grands magasns et grandes ensegnes. De même, 41% des achats effectués dans les grandes surfaces et 47% des montants Il est à noter que nous avons exclus 26 achats dont la valeur état supéreure à 1000 euros. En effet, le caractère extraordnare de ces dépenses et leur mportance en valeur pesat nconsdérément sur les statstques. Pour une analyse plus détallée de la répartton des nstruments de paement selon les valeurs de transacton, vor Boune et Franços (2006). 11

12 qu y sont dépensés, sont payés à l ade d une carte de débt. De la même manère, ces deux types de commerce représentent 58% du volume et 63% de la valeur des achats réglés par carte de débt. Ce constat s explque en parte par les efforts de ces grandes chaînes de magasn pour ncter les paements par carte (Boune et Franços 2006) L usage ndvduel de la carte de débt Au nveau ndvduel, les personnes règlent en moyenne à l ade de leur carte de débt 2,5 achats sur la semane. L utlsateur le plus ntensf de la carte de débt en réalse 21. En valeur, 118 euros sont dépensés et réglés par carte de débt, avec un maxmum de 1452 euros sur la semane. Rapporté au nombre total d achats ou à la valeur totale des achats par ndvdu ntervewés, la carte de débt représente en moyenne 22% des achats et 34% de la valeur des achats. À partr de ces deux dmensons de l usage de la carte de débt, nous pouvons construre pour chaque personne de l échantllon un ndce d ntensté d usage combnant les volumes et les valeurs d usage. L ndce peut se défnr de la manère suvante : I I I total volume valeur Nb achats en CB Nb achats total Valeur achats en CB Val achats totale = = avec I [ 0;1] En prenant en compte l ensemble des détenteurs d une carte de débt (Fgure 3), on constate que la classe modale est celle des ndvdus dont l ndce d usage est nféreur à 0,1. En effet, parm les détenteurs, 273 personnes sot 24%, n ont pas utlsé leur carte de débt au cours de la semane. S l on exclut mantenant les personnes qu n ont pas utlsé leur carte, la dstrbuton apparaît plus unforme, même s la premère classe (ndce entre 0 et 0,1) reste la classe modale. De plus, les fréquences décrossent au fur et à mesure que la valeur de l ndce augmente et devennent même nulles entre 0,9 et 0,99. Toutefos, l est à noter qu envron 3% des utlsateurs ont réglé la totalté de leurs achats avec leur carte de débt (I total.=1). total 12

13 Fgure 3 : Dstrbuton de l ndce d usage de la carte de débt Populaton totale des détenteurs Populaton des détenteurs et utlsateurs percentage ndex of card use percentage ndex of card use Cette descrpton de la dstrbuton de l ndce nous condut à prendre en compte deux éléments mportants dans l usage de la carte de débt. D une part, l s agt d explcter le fat pour un ndvdu d utlser ou non sa carte de débt durant la semane du sondage. D autre part, l s agt pour les ndvdus l utlsant au mons une fos d analyser leur ntensté d usage. Dans la parte qu sut nous proposons d explcter formellement les détermnants de la détenton et de l usage de la carte de débt pour un ndvdu. Cette parte consttue la base de l analyse économétrque. 4 Un modèle d adopton et d usage de la carte de débt Le modèle est artculé autour de deux décsons prses séquentellement par un ndvdu. Premèrement, un ndvdu décde de détenr ou non une carte de débt, pus, deuxèmement, lorsqu l en détent une, l décde de l usage ou non de cette carte. Dans cette secton, nous commençons donc par étuder la décson d utlser ou non une carte de débt pour réalser une transacton donnée. Pus, étant donné l usage d une carte que peut antcper un consommateur donné, nous analysons sa décson d en détenr une ou non. 4.1 Le chox d usage de la carte de débt Nous consdérons qu un consommateur est dentfé par les caractérstques ndvduelles suvantes : 13

14 - Son revenu, noté R. - Sa propenson à consommer, notée θ ; l s agt de la propenson du consommateur à allouer son revenu à l achat de bens de consommaton (plutôt que d épargner). - Son coût d opportunté du temps, noté c, à l équlbre du partage traval-losr ; l s agt de la «valeur du temps» pour le consommateur lors de la réalsaton d une transacton. - Sa capacté d apprentssage, notée α ; l s agt de la capacté du consommateur à utlser faclement un dspostf technque, et en partculer un dspostf de paement. - Son coût d utlsaton de la carte (par unté de valeur), noté λ ; ce coût nclut le coût fnancer d usage de la carte et la probablté d une perte ou d un vol de la carte ; le coût d usage peut être nul, strctement négatf dans le cas d un système de fdélsaton ou lorsque le consommateur dspose d une carte à débt dfféré ou strctement postf dans le cas d une carte de crédt. - Sa préférence horzontale pour la carte de débt par rapport aux autres nstruments de paement, notée x ; l s agt d une préférence toutes choses égales par alleurs. Etant donné ces caractérstques ndvduelles, nous supposons que la valeur totale des bens consommés par le consommateur sur une pérode de référence est égale à V ( θ, R), avec V θ 0 et V R 0. Autrement dt, la valeur totale augmente avec le revenu (R) et la propenson à consommer (θ ). Par alleurs, le nombre d achats réalsés par le consommateur est égal à ( R c) N, avec N 0 et N 0 : le nombre d achats augmente avec le revenu, mas dmnue avec le coût R c d opportunté du temps. C est parce que, toutes choses égales par alleurs, un consommateur avec un fort coût d opportunté du temps va chercher à concentrer ses achats pour mnmser le coût du temps passé à les réalser. On remarquera qu une augmentaton du revenu à deux effets smultanés : - le nombre d achats augmente (effet d augmentaton de la varété des bens ou servces consommés) - la valeur totale des achats augmente (effet revenu sur un type d achat donné). Par conséquent, la valeur moyenne d un achat, v = V N, peut sot augmenter sot dmnuer avec le revenu, suvant lequel des effets revenu et varété domne. 14

15 Enfn, le temps passé pour réalser une transacton par carte est égal à τ ( N,α ), avec τ 0 et τ 0. Autrement dt, plus le consommateur réalse des transactons par carte, plus N α le temps d utlsaton d une carte est fable (effet d expérence) et plus sa capacté à utlser un dspostf technque est forte, plus ce temps est rédut également. Nous avons décrt les hypothèses de notre modélsaton pour le consommateur. Au nveau des marchands, nous supposerons smplement que les commerçants peuvent nvestr pour augmenter la «qualté» d une transacton. Nous noterons q ( v) la qualté de transacton obtenue. Il peut s agr d un effort de réducton du temps de transacton, d une améloraton du servce qu entoure la transacton (tcket, sécurté du paement), etc. Nous supposerons que q 0 : à l équlbre, un marchand nvestra d autant plus que la valeur moyenne des v transactons qu l trate est élevée. Nous pouvons mantenant analyser la décson d usage du consommateur. Pour réalser une transacton, le consommateur peut sot utlser sa carte, sot utlser un autre nstrument de paement. En suvant le modèle de Shy et Tarkka (2002), on peut consdérer que le coût d usage d un nstrument de paement s écrt de manère générale sous la forme τ + λ v, où τ représente le temps nécessare pour payer avec cet nstrument et λ le coût d usage de l nstrument (qu peut être nul, négatf ou postf). Par exemple, dans le cas des espèces, Shy et Tarkka (2002) consdèrent que λ est la somme du taux de rémunératon des dépôts et de la probablté d une perte ou d un vol d espèces. Dans la sute, on notera τ * et λ * le temps de transacton et le coût ad valorem pour l nstrument de paement alternatf pour le consommateur. Nous notons q * () v temps de transacton pour cet nstrument de paement. la réducton de Le consommateur chost d utlser sa carte de débt pour une transacton donnée de valeur v s : * * * ( v) τ c + v q ( v) τ c + λv q λ. En supposant (comme Shy et Tarkka (2002)) que d utlser sa carte s : ( θ, R) ( R, c) λ < * * [ τ ( N, α ) τ ] q( v) q ( v) [ ] * λ, le consommateur chost V c x v =, (1) * N λ λ 15

16 sous réserve que le marchand accepte la carte. Cette équaton permet de montrer les ponts suvants :. Une augmentaton du revenu de l ndvdu a un effet ambgu sur l ntensté d usage de la carte. En effet, quand R augmente, V augmente mas N auss. Donc la varaton de v est ndétermnée.. Une augmentaton de la propenson à consommer, θ, a un effet postf sur l ntensté d usage de la carte.. Une augmentaton du coût d opportunté du temps à un effet ambgu : a. Le nombre de transactons N dmnue, ce qu tend à augmenter l ntensté d usage de la carte. b. S la carte est mons «pratque» que l nstrument de paement alternatf pour v. τ N α τ * > l ndvdu, c est-à-dre s (, ) 0 dmnue. c. Comme v augmente, q ( v) et q * ( v), alors l ntensté d usage de la carte augmentent. Cependant, on peut supposer que les efforts du marchand ont plus d effet sur le temps de transacton avec une carte qu avec les espèces ou le chèque. S c est le cas, alors une * augmentaton de v peut augmenter la dfférence q( v) q ( v) d usage de la carte. et donc l ntensté Une augmentaton de α rédut la parte drote de l équaton et donc augmente l ntensté d usage de la carte. v. Une dmnuton de λ (par exemple, par le passage d une carte à débt mmédat à v. v. une carte à débt dfféré) augmente l ntensté d usage de la carte. Une augmentaton de la préférence horzontale pour la carte, x, augmente l ntensté d usage de la carte. Enfn, une augmentaton de l nvestssement du marchand, q(v), augmente l ntensté d usage de la carte. 4.2 Le chox de détenton de la carte de débt Nous nous ntéressons mantenant au chox de détenton d une carte de débt du consommateur. Nous notons f le prx d une carte de débt, ω l ensemble des caractérstques de l ndvdu que nous avons défnes plus haut ( ω = ( R, θ, c, α, x) carte de cet ndvdu. ), I l ntensté d usage de la 16

17 Le consommateur ω décde de détenr une carte s son utlté lée à la carte, U, est supéreure au prx f. Nous supposons que cette utlté peut s écrre : U = U. retrat + U paement + U 0 Le premer terme, U retrat de retrat d espèces. Le deuxème terme,, représente l utlté lée à l usage de la carte comme nstrument U paement, représente l utlté lée à l usage de la carte comme nstrument de paement. Enfn, le trosème terme, U 0, est une utlté fxe obtenue quel que sot le comportement de retrat et de paement. Nous supposons que : où U ( I( ω, TPE), DAB, α R) = U, retrat retrat, U retrat augmente avec DAB (nombre de Dstrbuteurs automatques de paement), α et R et peut sot dmnuer avec I (s la carte se substtue au cash) ou augmenter avec I (s la carte se substtue à d autres nstruments de paement que le cash, au bénéfce du cash ou s l usage de la carte pour les paements augmente la préférence pour des retrats de cash au DAB plutôt qu au guchet bancare). Par alleurs, nous supposons que : où ( N V ) ( I( ω, TPE) E( N, V ) R) U paement = U paement,, E, représente les économes réalsées par le consommateur en utlsant la carte plutôt que l nstrument de paement alternatf pour une transacton donnée, E = * * * * ( τ τ + λv λ v) N = ( τ τ ) N + ( λ λ )V et U paement augmente avec IE (plus les économes réalsées sur l ensemble des transactons, IxE sont mportantes, plus l utlté du consommateur est élevée) et R. Le consommateur chost donc de détenr une carte de débt s et seulement s : U retrat ( I(, TPE), DAB, α, R) U ( I( ω, TPE) E( N, V ), R) + U f ω. (2) + paement 0 On peut vor que la varable DAB nfluence postvement le chox de détenton. Par contre, les caractérstques ndvduelles du consommateur n nfluencent pas les décsons d usage et de détenton nécessarement de la même façon. 17

18 1 er cas : U retrat augmente avec I Dans ce cas, comme U retrat augmente avec I tands que U paement dmnue avec I, l effet d une varable ndvduelle qu affecterat I sur la décson de détenton est ndétermné (c està-dre a pror postf ou négatf). U retrat 2 ème cas : U retrat dmnue avec I Dans ce cas : - R a un effet ndétermné (car R a un effet ndétermné sur I) - θ a un effet postf (car θ augmente I et E) - c a un effet ndétermné (car l effet de c sur I est ndétermné) - α nfluence postvement la décson de détenton, car α nfluence postvement I et - x nfluence postvement la décson de détenton - TPE nfluence postvement la décson de détenton 5 Les détermnants de la détenton et de l usage de la carte de débt : analyses économétrques Notre démarche économétrque cherche à mettre en évdence l nfluence des détermnants de la détenton et de l usage de la carte de débt dscutés dans la parte précédente. Nous cherchons en partculer à vérfer s les détermnants de la détenton d une carte de débt sont dentques à ceux de l usage. Pour ce fare, nous dscutons dans un premer temps les objectfs des estmatons, à savor la probablté de détenton d une carte de débt, la probablté d usage de la carte de débt durant la semane et, enfn, l ntensté d usage. Dans un deuxème temps, nous présentons les varables explcatves qu sont, à quelques exceptons près, dentques pour les tros analyses. Enfn, dans un derner temps, nous mettons en perspectve les résultats des estmatons. 18

19 5.1 Les objectfs des estmatons Deux études économétrques sont réalsées successvement. La premère porte sur la probablté de détenton d une carte de débt. La seconde porte sur la probablté et l ntensté d usage d une carte de débt La probablté de détenton d une carte de débt Dans un premer temps, l s agt d estmer la probablté de détenton d au mons une carte de débt. Pour cela, nous nous appuyons sur un échantllon de 1392 personnes et nous utlsons un modèle logt. Nous supposons que le chox de détenr une carte de débt est le résultat d un arbtrage coûts/bénéfces pour un ndvdu à l mage de l équaton (2) précédente et dont la dfférence est donnée par y* défne par : y* = xβ + ε x'β est la foncton ndex avec le vecteur x et ε est le terme d erreur (de moyenne nulle) qu sut une dstrbuton logstque standardsée avec une varance connue égale à π ². 3 Comme y* n est pas drectement observée, on ne connaît que la détenton ou non d une carte avec : holdcb holdcb = 1 s y* > 0 = 0 s y* 0 La probablté de détenr une carte de débt se défnt ans comme : e Prob( holdcb = 1 x) = 1 + e L estmaton de la foncton de probablté se fat par le maxmum de vrasemblance. En outre, les ndvdus peuvent être regroupés selon le réseau bancare auquel ls appartennent. Or l est possble qu l exste des spécfctés dans les poltques commercales de dstrbuton des nstruments de paement des banques. Il est ans possble qu l exste des corrélatons nobservées à l ntéreur des réseaux bancares. Pour contrôler ces effets, nous utlserons la méthode de correcton de «clusterng» qu s appue sur un matrce «cluster-robust» de la varance. xβ xβ 19

20 5.1.2 La probablté et l ntensté d usage de la carte de débt A l mage de la détenton, l est ntéressant dans une perspectve comparatve d analyser les détermnants de l usage de la carte de débt. En premer leu et pour élmner le bas de sélecton que représente la possesson d une carte de débt, la populaton d étude est celle des 1156 personnes détentrces d au mons une carte de débt. Or l est possble que cette sélecton des ndvdus au sen de l échantllon pèse sur la qualté des estmatons va une perturbaton du terme d erreur. Pour nous en assurer, nous avons réalsé une estmaton de la probablté d usage de la carte de débt en la corrgeant de la condton de détenton d une carte à l ade de la méthode d Heckman du probt avec sélecton (vor annexe 2). Le résultat est sans ambguïté pusqu l apparaît que la covarance entre les deux termes d erreur estmée ndrectement à partr de la foncton de maxmum de vrasemblance n est pas sgnfcatvement dfférente de zéro, et que donc la procédure d Heckman ne se dstngue pas d une estmaton séparée de la probablté d usage sur le sous échantllon des détenteurs de cartes bancares. Par alleurs, l analyse descrptve précédente sur les usages de la carte de débt a montré que la varable d ntensté d usage est censurée : une parte mportante des détenteurs de carte (24% pour être précs) ne l utlse pas durant la semane d étude et connaît donc un ndce d usage nul 13. Par conséquent, l est nécessare de dstnguer le fat d utlser au mons une fos sa carte durant la semane de l ntensté d usage de la carte durant la semane. Ans, la varable bnare d utlsaton de la carte durant la semane peut être défne pour un ndvdu par : UseCB = 1 s 0 I > et 0 total UseCB = snon Deux nveaux de chox de la part des ndvdus de l échantllon peuvent être dstngués. Le premer nveau, appelé équaton de décson (ou de sélecton) par la sute, correspond au fat que la personne a décdé ou non d utlser sa carte durant la semane (varable UseCB). Le second nveau, appelé équaton de nveau (ou de résultat, outcome), correspond à l ntensté de cet usage durant la semane et est représenté par la varable d ntensté décrte précédemment. 13 De plus, tros ndvdus ne réalsent aucun achat durant la semane. 20

Les déterminants de la détention et de l usage de la carte de débit : une analyse empirique sur données individuelles françaises

Les déterminants de la détention et de l usage de la carte de débit : une analyse empirique sur données individuelles françaises Les détermnants de la détenton et de l usage de la carte de débt : une analyse emprque sur données ndvduelles françases Davd Boune Marc Bourreau Abel Franços Jun 2006 Département Scences Economques et

Plus en détail

Assurance maladie et aléa de moralité ex-ante : L incidence de l hétérogénéité de la perte sanitaire

Assurance maladie et aléa de moralité ex-ante : L incidence de l hétérogénéité de la perte sanitaire Assurance malade et aléa de moralté ex-ante : L ncdence de l hétérogénété de la perte santare Davd Alary 1 et Franck Ben 2 Cet artcle examne l ncdence de l hétérogénété de la perte santare sur les contrats

Plus en détail

MÉTHODES DE SONDAGES UTILISÉES DANS LES PROGRAMMES D ÉVALUATIONS DES ÉLÈVES

MÉTHODES DE SONDAGES UTILISÉES DANS LES PROGRAMMES D ÉVALUATIONS DES ÉLÈVES MÉTHODES DE SONDAGES UTILISÉES DANS LES PROGRAMMES D ÉVALUATIONS DES ÉLÈVES Émle Garca, Maron Le Cam et Therry Rocher MENESR-DEPP, bureau de l évaluaton des élèves Cet artcle porte sur les méthodes de

Plus en détail

Dirigeant de SAS : Laisser le choix du statut social

Dirigeant de SAS : Laisser le choix du statut social Drgeant de SAS : Lasser le chox du statut socal Résumé de notre proposton : Ouvrr le chox du statut socal du drgeant de SAS avec 2 solutons possbles : apprécer la stuaton socale des drgeants de SAS comme

Plus en détail

Contrats prévoyance des TNS : Clarifier les règles pour sécuriser les prestations

Contrats prévoyance des TNS : Clarifier les règles pour sécuriser les prestations Contrats prévoyance des TNS : Clarfer les règles pour sécurser les prestatons Résumé de notre proposton : A - Amélorer l nformaton des souscrpteurs B Prévor plus de souplesse dans l apprécaton des revenus

Plus en détail

Note méthodologique. Traitements hebdomadaires Quiestlemoinscher.com. Quelle méthode de collecte de prix? Qui a collecté les prix?

Note méthodologique. Traitements hebdomadaires Quiestlemoinscher.com. Quelle méthode de collecte de prix? Qui a collecté les prix? Note méthodologque Tratements hebdomadares Questlemonscher.com Quelle méthode de collecte de prx? Les éléments méthodologques ont été défns par le cabnet FaE onsel, socété d études et d analyses statstques

Plus en détail

Études & documents ÉCONOMIE ET ÉVALUATION. Consommation de carburant : effets des prix à court et à long termes par type de population.

Études & documents ÉCONOMIE ET ÉVALUATION. Consommation de carburant : effets des prix à court et à long termes par type de population. COMMISSARIAT GÉNÉRAL AU DÉVELOPPEMENT DURABLE n 40 Avrl 20 TRANSPORT Études & documents Consommaton de carburant : effets des prx à court et à long termes par type de populaton ÉCONOMIE ET ÉVALUATION Servce

Plus en détail

Chapitre 6. Economie ouverte :

Chapitre 6. Economie ouverte : 06/2/202 Chaptre 6. Econome ouverte : le modèle Mundell Flemng Elsabeth Cudevlle Le développement des échanges nternatonaux (bens et servces et flux fnancers) a rendu fortement nterdépendantes les conjonctures

Plus en détail

LE RÉGIME DE RETRAITE DU PERSONNEL CANADIEN DE LA CANADA-VIE (le «régime») INFORMATION IMPORTANTE CONCERNANT LE RECOURS COLLECTIF

LE RÉGIME DE RETRAITE DU PERSONNEL CANADIEN DE LA CANADA-VIE (le «régime») INFORMATION IMPORTANTE CONCERNANT LE RECOURS COLLECTIF 1 LE RÉGIME DE RETRAITE DU PERSONNEL CANADIEN DE LA CANADA-VIE (le «régme») INFORMATION IMPORTANTE CONCERNANT LE RECOURS COLLECTIF AVIS AUX RETRAITÉS ET AUX PARTICIPANTS AVEC DROITS ACQUIS DIFFÉRÉS Expédteurs

Plus en détail

Les jeunes économistes

Les jeunes économistes Chaptre1 : les ntérêts smples 1. défnton et calcul pratque : Défnton : Dans le cas de l ntérêt smple, le captal reste nvarable pendant toute la durée du prêt. L emprunteur dot verser, à la fn de chaque

Plus en détail

COMPARAISON DE MÉTHODES POUR LA CORRECTION

COMPARAISON DE MÉTHODES POUR LA CORRECTION COMPARAISON DE MÉTHODES POUR LA CORRECTION DE LA NON-RÉPONSE TOTALE : MÉTHODE DES SCORES ET SEGMENTATION Émle Dequdt, Benoît Busson 2 & Ncolas Sgler 3 Insee, Drecton régonale des Pays de la Lore, Servce

Plus en détail

TD 1. Statistiques à une variable.

TD 1. Statistiques à une variable. Danel Abécasss. Année unverstare 2010/2011 Prépa-L1 TD de bostatstques. Exercce 1. On consdère la sére suvante : TD 1. Statstques à une varable. 1. Calculer la moyenne et l écart type. 2. Calculer la médane

Plus en détail

Plan. Gestion des stocks. Les opérations de gestions des stocks. Les opérations de gestions des stocks

Plan. Gestion des stocks. Les opérations de gestions des stocks. Les opérations de gestions des stocks Plan Geston des stocks Abdellah El Fallah Ensa de Tétouan 2011 Les opératons de gestons des stocks Les coûts assocés à la geston des stocks Le rôle des stocks Modèle de la quantté économque Geston calendare

Plus en détail

Calculer le coût amorti d une obligation sur chaque exercice et présenter les écritures dans les comptes individuels de la société Plumeria.

Calculer le coût amorti d une obligation sur chaque exercice et présenter les écritures dans les comptes individuels de la société Plumeria. 1 CAS nédt d applcaton sur les normes IAS/IFRS Coût amort sur oblgatons à taux varable ou révsable La socété Plumera présente ses comptes annuels dans le référentel IFRS. Elle détent dans son portefeulle

Plus en détail

LA RENOVATION DE L INDICE HARMONISE DES PRIX A LA CONSOMMATION DANS LA ZONE UEMOA

LA RENOVATION DE L INDICE HARMONISE DES PRIX A LA CONSOMMATION DANS LA ZONE UEMOA Observatore Economque et Statstque d Afrque Subsaharenne LA RENOVATION DE L INDICE HARMONISE DES PRIX A LA CONSOMMATION DANS LA ZONE UEMOA Une contrbuton à la réunon commune CEE/BIT sur les ndces des prx

Plus en détail

Remboursement d un emprunt par annuités constantes

Remboursement d un emprunt par annuités constantes Sére STG Journées de formaton Janver 2006 Remboursement d un emprunt par annutés constantes Le prncpe Utlsaton du tableur Un emprunteur s adresse à un prêteur pour obtenr une somme d argent (la dette)

Plus en détail

EH SmartView. Identifiez vos risques et vos opportunités. www.eulerhermes.be. Pilotez votre assurance-crédit. Services en ligne Euler Hermes

EH SmartView. Identifiez vos risques et vos opportunités. www.eulerhermes.be. Pilotez votre assurance-crédit. Services en ligne Euler Hermes EH SmartVew Servces en lgne Euler Hermes Identfez vos rsques et vos opportuntés Plotez votre assurance-crédt www.eulerhermes.be Les avantages d EH SmartVew L expertse Euler Hermes présentée de manère clare

Plus en détail

Modélisations du risque en assurance automobile. Michel Grun-Rehomme Université Paris 2 et Ensae Email: grun@ensae.fr

Modélisations du risque en assurance automobile. Michel Grun-Rehomme Université Paris 2 et Ensae Email: grun@ensae.fr Modélsatons du rsque en assurance automoble Mchel Grun-Rehomme Unversté Pars 2 et Ensae Emal: grun@ensae.fr 1 Modélsatons du rsque en assurance automoble La snstralté est mesurée en terme de fréquence

Plus en détail

EXAMEN FINAL DE STATISTIQUES DESCRIPTIVES L1 AES - SESSION 1 - Correction -

EXAMEN FINAL DE STATISTIQUES DESCRIPTIVES L1 AES - SESSION 1 - Correction - EXAME FIAL DE STATISTIQUES DESCRIPTIVES L1 AES - SESSIO 1 - Correcton - Exercce 1 : 1) Consdérons une entreprse E comportant deux établssements : E1 et E2 qu emploent chacun 200 salarés. Au sen de l'établssement

Plus en détail

CREATION DE VALEUR EN ASSURANCE NON VIE : COMMENT FRANCHIR UNE NOUVELLE ETAPE?

CREATION DE VALEUR EN ASSURANCE NON VIE : COMMENT FRANCHIR UNE NOUVELLE ETAPE? CREATION DE VALEUR EN ASSURANCE NON VIE : COMMENT FRANCHIR UNE NOUVELLE ETAPE? Boulanger Frédérc Avanssur, Groupe AXA 163-167, Avenue Georges Clémenceau 92742 Nanterre Cedex France Tel: +33 1 46 14 43

Plus en détail

Impôt sur la fortune et investissement dans les PME Professeur Didier MAILLARD

Impôt sur la fortune et investissement dans les PME Professeur Didier MAILLARD Conservatore atonal des Arts et Méters Chare de BAQUE Document de recherche n 9 Impôt sur la fortune et nvestssement dans les PME Professeur Dder MAILLARD Avertssement ovembre 2007 La chare de Banque du

Plus en détail

Mesure avec une règle

Mesure avec une règle Mesure avec une règle par Matheu ROUAUD Professeur de Scences Physques en prépa, Dplômé en Physque Théorque. Lycée Alan-Fourner 8000 Bourges ecrre@ncerttudes.fr RÉSUMÉ La mesure d'une grandeur par un système

Plus en détail

santé Les arrêts de travail des séniors en emploi

santé Les arrêts de travail des séniors en emploi soldarté et DOSSIERS Les arrêts de traval des sénors en emplo N 2 2007 Les sénors en emplo se dstnguent-ls de leurs cadets en termes de recours aux arrêts de traval? Les sénors ne déclarent pas plus d

Plus en détail

I. Présentation générale des méthodes d estimation des projets de type «unité industrielle»

I. Présentation générale des méthodes d estimation des projets de type «unité industrielle» Evaluaton des projets et estmaton des coûts Le budget d un projet est un élément mportant dans l étude d un projet pusque les résultats économques auront un mpact sur la réalsaton ou non et sur la concepton

Plus en détail

Les prix quotidiens de clôture des échanges de quotas EUA et de crédits CER sont fournis par ICE Futures Europe

Les prix quotidiens de clôture des échanges de quotas EUA et de crédits CER sont fournis par ICE Futures Europe Méthodologe CDC Clmat Recherche puble chaque mos, en collaboraton avec Clmpact Metnext, Tendances Carbone, le bulletn mensuel d nformaton sur le marché européen du carbone (EU ETS). L obectf de cette publcaton

Plus en détail

Editions ENI. Project 2010. Collection Référence Bureautique. Extrait

Editions ENI. Project 2010. Collection Référence Bureautique. Extrait Edtons ENI Project 2010 Collecton Référence Bureautque Extrat Défnton des tâches Défnton des tâches Project 2010 Sasr les tâches d'un projet Les tâches représentent le traval à accomplr pour attendre l'objectf

Plus en détail

GATE Groupe d Analyse et de Théorie Économique DOCUMENTS DE TRAVAIL - WORKING PAPERS W.P. 08-24. Préférences temporelles et recherche d emploi

GATE Groupe d Analyse et de Théorie Économique DOCUMENTS DE TRAVAIL - WORKING PAPERS W.P. 08-24. Préférences temporelles et recherche d emploi GATE Groupe d Analyse et de Théore Économque UMR 5824 du CNRS DOCUMENTS DE TRAVAIL - WORKING PAPERS W.P. 08-24 Préférences temporelles et recherche d emplo «Applcatons économétrques sur le panel Européen

Plus en détail

Chapitre 3 : Incertitudes CHAPITRE 3 INCERTITUDES. Lignes directrices 2006 du GIEC pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre 3.

Chapitre 3 : Incertitudes CHAPITRE 3 INCERTITUDES. Lignes directrices 2006 du GIEC pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre 3. Chaptre 3 : Incerttudes CHAPITRE 3 INCERTITUDES Lgnes drectrces 2006 du GIEC pour les nventares natonaux de gaz à effet de serre 3.1 Volume 1 : Orentatons générales et établssement des rapports Auteurs

Plus en détail

Impact de l assurance maladie formelle sur l utilisation des services de santé au Bénin

Impact de l assurance maladie formelle sur l utilisation des services de santé au Bénin Impact de l assurance malade formelle sur l utlsaton des servces de santé au Bénn ZOUNMENOU Yédjannavo Alexandre, 06 BP : 3511 Cotonou Tél : (+229) 97 32 95 90 / 94 96 84 84 E-mal : zalexy007@yahoo.fr

Plus en détail

L enseignement virtuel dans une économie émergente : perception des étudiants et perspectives d avenir

L enseignement virtuel dans une économie émergente : perception des étudiants et perspectives d avenir L ensegnement vrtuel dans une économe émergente : percepton des étudants et perspectves d avenr Hatem Dellag Laboratore d Econome et de Fnances applquées Faculté des scences économques et de geston de

Plus en détail

Système solaire combiné Estimation des besoins énergétiques

Système solaire combiné Estimation des besoins énergétiques Revue des Energes Renouvelables ICRESD-07 Tlemcen (007) 109 114 Système solare combné Estmaton des besons énergétques R. Kharch 1, B. Benyoucef et M. Belhamel 1 1 Centre de Développement des Energes Renouvelables

Plus en détail

Pour ce problème, une analyse est proposée à l adresse : http://www.ac-amiens.fr/pedagogie/maths/new/ue2007/synthese_atelier_annette_alain.

Pour ce problème, une analyse est proposée à l adresse : http://www.ac-amiens.fr/pedagogie/maths/new/ue2007/synthese_atelier_annette_alain. Pour ce problème, une analyse est proposée à l adresse : http://www.ac-amens.fr/pedagoge/maths/new/ue2007/synthese_ateler_annette_alan.pdf 1 La règle du jeu Un drecteur de casno se propose d nstaller le

Plus en détail

UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL L ASSURANCE AUTOMOBILE AU QUÉBEC : UNE PRIME SELON LE COÛT SOCIAL MARGINAL MÉMOIRE PRÉSENTÉ COMME EXIGENCE PARTIELLE

UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL L ASSURANCE AUTOMOBILE AU QUÉBEC : UNE PRIME SELON LE COÛT SOCIAL MARGINAL MÉMOIRE PRÉSENTÉ COMME EXIGENCE PARTIELLE UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL L ASSURANCE AUTOMOBILE AU QUÉBEC : UNE PRIME SELON LE COÛT SOCIAL MARGINAL MÉMOIRE PRÉSENTÉ COMME EXIGENCE PARTIELLE DE LA MAÎTRISE EN ÉCONOMIQUE PAR ERIC LÉVESQUE JANVIER

Plus en détail

Montage émetteur commun

Montage émetteur commun tour au menu ontage émetteur commun Polarsaton d un transstor. ôle de la polarsaton La polarsaton a pour rôle de placer le pont de fonctonnement du transstor dans une zone où ses caractérstques sont lnéares.

Plus en détail

Quoi de neuf docteur? Une étude économétrique sur la recherche en ligne d informations médicales par les patients

Quoi de neuf docteur? Une étude économétrique sur la recherche en ligne d informations médicales par les patients XXXIVè Journées des Économstes de la Santé Franças - 6 et 7 décembre 2012 à Rems Quo de neuf docteur? Une étude économétrque sur la recherche en lgne d nformatons médcales par les patents Myram Le Goff-Pronost

Plus en détail

Le théorème du viriel

Le théorème du viriel Le théorème du vrel On se propose de démontrer le théorème du vrel de deux manères dfférentes. La premère fat appel à deux "trcks" qu l faut vor. Cette preuve met en avant une quantté, notée S c, qu permet

Plus en détail

classification non supervisée : pas de classes prédéfinies Applications typiques

classification non supervisée : pas de classes prédéfinies Applications typiques Qu est ce que le clusterng? analyse de clusterng regroupement des obets en clusters un cluster : une collecton d obets smlares au sen d un même cluster dssmlares au obets appartenant à d autres clusters

Plus en détail

Centre d Analyse Théorique et de Traitement des données économiques

Centre d Analyse Théorique et de Traitement des données économiques Centre d Analyse Théorque et de Tratement des données économques CATT WP No. 5 Aprl 2013 TRANSFERT DE FONDS, EDUCATION ET TRAVAIL DES ENFANTS. UNE ANALYSE PAR SCORE DE PROPENSION Jamal BOUOIYOUR Amal MIFTAH

Plus en détail

IDEI Report # 18. Transport. December 2010. Elasticités de la demande de transport ferroviaire: définitions et mesures

IDEI Report # 18. Transport. December 2010. Elasticités de la demande de transport ferroviaire: définitions et mesures IDEI Report # 18 Transport December 2010 Elastctés de la demande de transport ferrovare: défntons et mesures Elastctés de la demande de transport ferrovare : Défntons et mesures Marc Ivald Toulouse School

Plus en détail

La Quantification du Risque Opérationnel des Institutions Bancaires

La Quantification du Risque Opérationnel des Institutions Bancaires HEC Montréal Afflée à l Unversté de Montréal La Quantfcaton du Rsque Opératonnel des Insttutons Bancares par Hela Dahen Département Fnance Thèse présentée à la Faculté des études supéreures en vue d obtenton

Plus en détail

VIELLE Marc. CEA-IDEI Janvier 1998. 1 La nomenclature retenue 3. 2 Vue d ensemble du modèle 4

VIELLE Marc. CEA-IDEI Janvier 1998. 1 La nomenclature retenue 3. 2 Vue d ensemble du modèle 4 GEMINI-E3 XL France Un outl destné à l étude des mpacts ndustrels de poltques énergétques et envronnementales VIELLE Marc CEA-IDEI Janver 1998 I LA STRUCTURE DU MODELE GEMINI-E3 XL FRANCE 3 1 La nomenclature

Plus en détail

Prêts bilatéraux et réseaux sociaux

Prêts bilatéraux et réseaux sociaux Prêts blatéraux et réseaux socaux Quand la sous-optmalté condut au ben-être collectf Phlppe Callou, Frederc Dubut et Mchele Sebag LRI, Unverste Pars Sud F-91405 Orsay France {callou;dubut;sebag}@lr.fr

Plus en détail

LA SURVIE DES ENTREPRISES DÉPEND-ELLE DU TERRITOIRE D'IMPLANTATION?

LA SURVIE DES ENTREPRISES DÉPEND-ELLE DU TERRITOIRE D'IMPLANTATION? LA SURVIE DES ENTREPRISES DÉPEND-ELLE DU TERRITOIRE D'IMPLANTATION? Anne PERRAUD (CRÉDOC) Phlppe MOATI (CRÉDOC Unversté Pars) Nadège COUVERT (ENSAE) INTRODUCTION Au cours des dernères années, de nombreux

Plus en détail

STATISTIQUE AVEC EXCEL

STATISTIQUE AVEC EXCEL STATISTIQUE AVEC EXCEL Excel offre d nnombrables possbltés de recuellr des données statstques, de les classer, de les analyser et de les représenter graphquement. Ce sont prncpalement les tros éléments

Plus en détail

1 Introduction. 2 Définitions des sources de tension et de courant : Cours. Date : A2 Analyser le système Conversion statique de l énergie. 2 h.

1 Introduction. 2 Définitions des sources de tension et de courant : Cours. Date : A2 Analyser le système Conversion statique de l énergie. 2 h. A2 Analyser le système Converson statque de l énerge Date : Nom : Cours 2 h 1 Introducton Un ConVertsseur Statque d énerge (CVS) est un montage utlsant des nterrupteurs à semconducteurs permettant par

Plus en détail

UNE ETUDE ECONOMÉTRIQUE DU NOMBRE D ACCIDENTS

UNE ETUDE ECONOMÉTRIQUE DU NOMBRE D ACCIDENTS BRUSSELS ECONOMIC REVIEW - CAHIERS ECONOMIQUES DE BRUXELLES VOL. 49 - N 2 SUMMER 2006 UNE ETUDE ECONOMÉTRIQUE DU NOMBRE D ACCIDENTS DANS LE SECTEUR DE L ASSURANCE AUTOMOBILE* MARÍA DEL CARMEN MELGAR**

Plus en détail

Afflux de capitaux, taux de change réel et développement financier : évidence empirique pour les pays du Maghreb

Afflux de capitaux, taux de change réel et développement financier : évidence empirique pour les pays du Maghreb Global Journal of Management and Busness Research Volume Issue Verson.0 November 20 Type: Double Blnd Peer Revewed Internatonal Research Journal Publsher: Global Journals Inc. (USA) Onlne ISSN: 2249-4588

Plus en détail

Intégration financière et croissance économique : évidence empirique dans. la région MENA

Intégration financière et croissance économique : évidence empirique dans. la région MENA Décembre 2011 Volume 6, No.2 (pp. 115-131) Zouher Abda Revue Congolase d Econome Intégraton fnancère et crossance économque : évdence emprque dans la régon MENA Zouher ABIDA * Résumé: L objectf de cet

Plus en détail

Le Prêt Efficience Fioul

Le Prêt Efficience Fioul Le Prêt Effcence Foul EMPRUNTEUR M. Mme CO-EMPRUNTEUR M. Mlle Mme Mlle (CONJOINT, PACSÉ, CONCUBIN ) Départ. de nass. Nature de la pèce d dentté : Natonalté : CNI Passeport Ttre de séjour N : Salaré Stuaton

Plus en détail

Parlons. retraite. au service du «bien vieillir» L Assurance retraite. en chiffres* 639 192 retraités payés pour un montant de 4,2 milliards d euros

Parlons. retraite. au service du «bien vieillir» L Assurance retraite. en chiffres* 639 192 retraités payés pour un montant de 4,2 milliards d euros Édton Pays de la Lore Parlons La lettre aux retratés du régme général de la Sécurté socale 2012 retrate L Assurance retrate en chffres* 12,88 mllons de retratés 17,58 mllons de cotsants 346 000 bénéfcares

Plus en détail

Prêt de groupe et sanction sociale Group lending and social fine

Prêt de groupe et sanction sociale Group lending and social fine Prêt de roupe et sancton socale Group lendn and socal fne Davd Alary Résumé Dans cet artcle, nous présentons un modèle d antsélecton sur un marché concurrentel du crédt. Nous consdérons l ntroducton de

Plus en détail

BTS GPN 2EME ANNEE-MATHEMATIQUES-MATHS FINANCIERES MATHEMATIQUES FINANCIERES

BTS GPN 2EME ANNEE-MATHEMATIQUES-MATHS FINANCIERES MATHEMATIQUES FINANCIERES MATHEMATIQUES FINANCIERES I. Concepts généraux. Le référentel précse : Cette parte du module M4 «Acquérr des outls mathématques de base nécessares à l'analyse de données économques» est en relaton avec

Plus en détail

ÉLÉMENTS DE THÉORIE DE L INFORMATION POUR LES COMMUNICATIONS.

ÉLÉMENTS DE THÉORIE DE L INFORMATION POUR LES COMMUNICATIONS. ÉLÉMETS DE THÉORIE DE L IFORMATIO POUR LES COMMUICATIOS. L a théore de l nformaton est une dscplne qu s appue non seulement sur les (télé-) communcatons, mas auss sur l nformatque, la statstque, la physque

Plus en détail

EURIsCO. Cahiers de recherche. Cahier n 2008-05. L épargne des ménages au Maroc : Une analyse macroéconomique et microéconomique.

EURIsCO. Cahiers de recherche. Cahier n 2008-05. L épargne des ménages au Maroc : Une analyse macroéconomique et microéconomique. Cahers de recherche EURIsCO Caher n 2008-05 L épargne des ménages au Maroc : Une analyse macroéconomque et mcroéconomque Rapport d étude Najat El Mekkaou de Fretas (coordnateur) Eursco Unversté Pars Dauphne

Plus en détail

SIMULATION D UN JET TURBULENT POUR LE REFROIDISSEMENT DES AUBES DE TURBINE

SIMULATION D UN JET TURBULENT POUR LE REFROIDISSEMENT DES AUBES DE TURBINE 10 ème Sémnare Internatonal sur la Physque Energétque 10 th Internatonal Meetng on Energetcal Physcs SIMULAION D UN JE URBULEN POUR LE REFROIDISSEMEN DES AUBES DE URBINE Bounegta Bachr 1, Abdelarm Maamar

Plus en détail

DES EFFETS PERVERS DU MORCELLEMENT DES STOCKS

DES EFFETS PERVERS DU MORCELLEMENT DES STOCKS DES EFFETS PERVERS DU MORCELLEMENT DES STOCKS Le cabnet Enetek nous démontre les mpacts négatfs de la multplcaton des stocks qu au leu d amélorer le taux de servce en se rapprochant du clent, le dégradent

Plus en détail

Prise en compte des politiques de transport dans le choix des fournisseurs

Prise en compte des politiques de transport dans le choix des fournisseurs INSTITUT NATIONAL POLYTECHNIQUE DE GRENOBLE N attrbué par la bblothèque THÈSE Pour obtenr le grade de DOCTEUR DE L I.N.P.G. Spécalté : Géne Industrel Préparée au Laboratore d Automatque de Grenoble Dans

Plus en détail

Un protocole de tolérance aux pannes pour objets actifs non préemptifs

Un protocole de tolérance aux pannes pour objets actifs non préemptifs Un protocole de tolérance aux pannes pour objets actfs non préemptfs Françose Baude Dens Caromel Chrstan Delbé Ludovc Henro Equpe Oass, INRIA - CNRS - I3S 2004, route des Lucoles F-06902 Sopha Antpols

Plus en détail

Définition des tâches

Définition des tâches Défnton des tâches Défnton des tâches Project 2010 Sasr les tâches d'un projet Les tâches représentent le traval à accomplr pour attendre l'objectf du projet. Elles représentent de ce fat, les éléments

Plus en détail

Désajustements de Change Internationaux et Intra-européens

Désajustements de Change Internationaux et Intra-européens Désaustements de Change Internatonaux et Intra-européens Une estmaton par la méthode du FEER (verson prélmnare) Jamel Saadaou 1 Unversté Pars XIII Résumé Dans un contexte d'unon monétare et de déséqulbres

Plus en détail

Découvrir l interface Windows 8

Découvrir l interface Windows 8 Wndows 8.1 L envronnement Wndows 8 Interfaces Wndows 8 et Bureau L envronnement Wndows 8 Découvrr l nterface Wndows 8 Après s être dentfé va un compte Mcrosoft ou un compte local, l utlsateur vot apparaître

Plus en détail

Le Prêt Efficience Gaz

Le Prêt Efficience Gaz Le Prêt Effcence Gaz (FICHE DE SOLVABILITÉ) À COMPLÉTER INTÉGRALEMENT EMPRUNTEUR M. Mme Mlle CO-EMPRUNTEUR M. Mme Mlle (CONJOINT, PACSÉ, CONCUBIN ) Nom : Prénom : Nom de jeune flle (pour les femmes marées)

Plus en détail

Recherche universitaire et crédits d impôt pour R-D

Recherche universitaire et crédits d impôt pour R-D Fscalté Recherche unverstare et crédts d mpôt pour R-D Le 27 novembre 2001 Nancy Avone, CA Inctatfs fscaux à la R-D très généreux dsponbles Étude du Conference Board du Canada en 1998 Québec Jurdcton au

Plus en détail

Fiche n 7 : Vérification du débit et de la vitesse par la méthode de traçage

Fiche n 7 : Vérification du débit et de la vitesse par la méthode de traçage Fche n 7 : Vérfcaton du débt et de la vtesse par la méthode de traçage 1. PRINCIPE La méthode de traçage permet de calculer le débt d un écoulement ndépendamment des mesurages de hauteur et de vtesse.

Plus en détail

Prévost Kevin 1,2, Magal Pierre 1, Beaumont Catherine 2 RÉSUMÉ

Prévost Kevin 1,2, Magal Pierre 1, Beaumont Catherine 2 RÉSUMÉ INTERET UN MOELE MATHEMATIQUE AN LA COMPARAION E L EFFICACITE E IFFERENTE TRATEGIE E PREVENTION UR LA REITANCE AU PORTAGE A ALMONELLA ENTERITII CHEZ LA POULE Prévost Kevn 1,, Magal Perre 1, Beaumont Catherne

Plus en détail

Interfaces Windows 8 et Bureau

Interfaces Windows 8 et Bureau Interfaces Wndows 8 et Bureau Interfaces Wndows 8 et Bureau Découvrr l nterface Wndows 8 Après s être dentfé va un compte Mcrosoft ou un compte local, l utlsateur vot apparaître sur son écran la toute

Plus en détail

GENESIS - Generalized System for Imputation Simulations (Système généralisé pour simuler l imputation)

GENESIS - Generalized System for Imputation Simulations (Système généralisé pour simuler l imputation) GENESS - Generalzed System for mputaton Smulatons (Système généralsé pour smuler l mputaton) GENESS est un système qu permet d exécuter des smulatons en présence d mputaton. L utlsateur fournt un ensemble

Plus en détail

WINDOWS 10. Prise en main de votre ordinateur ou votre tablette

WINDOWS 10. Prise en main de votre ordinateur ou votre tablette WINDOWS 10 Prse en man de votre ordnateur ou votre tablette Table des matères Wndows 10 L envronnement Wndows 10 sur un ordnateur Wndows 10 : les nouveautés................................ 7 Démarrer Wndows

Plus en détail

MINISTERE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES

MINISTERE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES Un Peuple - Un But Une Fo MINISTERE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES DIRECTION DE LA PREVISION ET DES ETUDES ECONOMIQUES Document de traval N 03 GESTION DU RISQUE DE CREDIT ET FINANCEMENT DES ECONOMIES DE

Plus en détail

Christine Steinbach. Décembre 2005. Christine Steinbach est animatrice communautaire aux Equipes Populaires, en charge des missions d'étude.

Christine Steinbach. Décembre 2005. Christine Steinbach est animatrice communautaire aux Equipes Populaires, en charge des missions d'étude. Queston de Queston de Décembre 2005 Chrstne Stenbach Quelques lgnes d'ntro La lbéralsaton des secteurs du gaz et de l'électrcté se profle à l'horzon 2007 en Régon wallonne. La mse en concurrence de la

Plus en détail

Terminal numérique TM 13 raccordé aux installations Integral 33

Terminal numérique TM 13 raccordé aux installations Integral 33 Termnal numérque TM 13 raccordé aux nstallatons Integral 33 Notce d utlsaton Vous garderez une longueur d avance. Famlarsez--vous avec votre téléphone Remarques mportantes Chaptres à lre en prorté -- Vue

Plus en détail

Généralités sur les fonctions 1ES

Généralités sur les fonctions 1ES Généraltés sur les fonctons ES GENERALITES SUR LES FNCTINS I. RAPPELS a. Vocabulare Défnton Une foncton est un procédé qu permet d assocer à un nombre x appartenant à un ensemble D un nombre y n note :

Plus en détail

FORMATION DOCTORALE EN INFORMATIQUE THESE. présentée en vue de l obtention du Doctorat en Informatique. par

FORMATION DOCTORALE EN INFORMATIQUE THESE. présentée en vue de l obtention du Doctorat en Informatique. par UNIVERSITE DE TUNIS EL MANAR FACULTE DES SCIENCES DE TUNIS INSTITUT NATIONAL DES SCIENCES APPLIQUEES DE LYON FORMATION DOCTORALE EN INFORMATIQUE THESE présentée en vue de l obtenton du Doctorat en Informatque

Plus en détail

RÉNOVATION ET CONSTRUCTION DURABLE

RÉNOVATION ET CONSTRUCTION DURABLE régon Provence-Alpes-Côte d Azur RÉNOVATION ET CONSTRUCTION DURABLE BILAN ANNUEL 2013 1 Octobre 2014 Avant-propos Face aux enjeux envronnementaux en len avec notre secteur d actvté, les admnstrateurs de

Plus en détail

LES DETERMINANTS DU CHOIX D'OCCUPATION EN COLOMBIE :

LES DETERMINANTS DU CHOIX D'OCCUPATION EN COLOMBIE : LS DTRMINANTS DU CHOIX D'OCCUPATION N COLOMBI : UN ANALYS MPIRIQU Gullaume DSTRÉ TAM, Unversté de Pars1 et CNRS, France Valentne HNRARD TAM, Unversté de Pars1 et CNRS, France Résumé À partr d'un échantllon

Plus en détail

Documents de travail. «La taxe Tobin : une synthèse des travaux basés sur la théorie des jeux et l économétrie» Auteurs

Documents de travail. «La taxe Tobin : une synthèse des travaux basés sur la théorie des jeux et l économétrie» Auteurs Documents de traval «La taxe Tobn : une synthèse des travaux basés sur la théore des jeux et l économétre» Auteurs Francs Bsmans, Olver Damette Document de Traval n 2012-09 Jullet 2012 Faculté des scences

Plus en détail

Faire des régimes TNS les laboratoires de la protection sociale de demain appelle des évolutions à deux niveaux :

Faire des régimes TNS les laboratoires de la protection sociale de demain appelle des évolutions à deux niveaux : Réformer en profondeur la protecton socale des TNS pour la rendre plus effcace Résumé de notre proposton : Fare des régmes TNS les laboratores de la protecton socale de deman appelle des évolutons à deux

Plus en détail

Distripost. Création 7 Caractéristiques du produit et options 7. Préparation de vos envois 8 Conditionnement 8

Distripost. Création 7 Caractéristiques du produit et options 7. Préparation de vos envois 8 Conditionnement 8 Dstrpost Quo, où et comment? 1 1. Qu est-ce que Dstrpost? 1 2. Quels chox s offrent à vous pour la dstrbuton de vos envos Dstrpost? 1 2.1. Tout le monde reçot-l mon envo toutes-boîtes dans la zone sélectonnée?

Plus en détail

1.0 Probabilité vs statistique...1. 1.1 Expérience aléatoire et espace échantillonnal...1. 1.2 Événement...2

1.0 Probabilité vs statistique...1. 1.1 Expérience aléatoire et espace échantillonnal...1. 1.2 Événement...2 - robabltés - haptre : Introducton à la théore des probabltés.0 robablté vs statstque.... Expérence aléatore et espace échantllonnal.... Événement.... xomes défnton de probablté..... Quelques théorèmes

Plus en détail

Professionnel de santé équipé de Médiclick!

Professionnel de santé équipé de Médiclick! Professonnel de santé équpé de Médclck! Dosser Médcal Partagé en Aqutane Ce gude vous présente les prncpales fonctonnaltés réservées aux professonnels de santé membres du réseau AquDMP. Sommare Connexon

Plus en détail

Méthodes d Extraction de Connaissances à partir de Données (ECD) appliquées aux Systèmes d Information Géographiques (SIG)

Méthodes d Extraction de Connaissances à partir de Données (ECD) appliquées aux Systèmes d Information Géographiques (SIG) UNIVERSITÉ DE NANTES FACULTÉ DES SCIENCES ÉCOLE DOCTORALE SCIENCES ET TECHNOLOGIES DE L INFORMATION ET DES MATÉRIAUX Année 2006 N attrbué par la bblothèque Méthodes d Extracton de Connassances à partr

Plus en détail

INTERNET. Initiation à

INTERNET. Initiation à Intaton à INTERNET Surfez sur Internet Envoyez des messages Téléchargez Dscutez avec Skype Découvrez Facebook Regardez des vdéos Protégez votre ordnateur Myram GRIS Table des matères Internet Introducton

Plus en détail

Application de modèles grande échelle à la problématique régionale : cas de l ozone

Application de modèles grande échelle à la problématique régionale : cas de l ozone Applcaton de modèles grande échelle à la problématque régonale : cas de l ozone Laboratore Central de Survellance de la Qualté de l Ar Conventon n 115/03 Cécle HONORÉ, Laure MALHERBE Unté Modélsaton et

Plus en détail

hal-00409942, version 1-14 Aug 2009

hal-00409942, version 1-14 Aug 2009 Manuscrt auteur, publé dans "MOSIM' 008, Pars : France (008)" 7 e Conférence Francophone de MOdélsaton et SIMulaton - MOSIM 08 - du mars au avrl 008 - Pars - France «Modélsaton, Optmsaton et Smulaton des

Plus en détail

Adoption et usage marchand de l Internet : une étude économétrique sur données françaises

Adoption et usage marchand de l Internet : une étude économétrique sur données françaises Adopton et usage marchand de l Internet : une étude économétrque sur données françases Fabrce Le Guel *, Therry Pénard *, Raphaël Sure *, CREREG UMR CNRS 6585, Unversté de Rennes, MARSOUIN Résumé : Quels

Plus en détail

Version provisoire Ne pas citer sans l accord des auteurs

Version provisoire Ne pas citer sans l accord des auteurs Verson provsore Ne pas cter sans l accord des auteurs Les détermnants du beson d ade non satsfat des personnes âgées vvant à domcle : un modèle probt bvaré avec sélecton d échantllon Bérengère Davn 1,2,

Plus en détail

Exercices d Électrocinétique

Exercices d Électrocinétique ercces d Électrocnétque Intensté et densté de courant -1.1 Vtesse des porteurs de charges : On dssout une masse m = 20g de chlorure de sodum NaCl dans un bac électrolytque de longueur l = 20cm et de secton

Plus en détail

Économétrie. Annexes : exercices et corrigés. 5 e édition. William Greene New York University

Économétrie. Annexes : exercices et corrigés. 5 e édition. William Greene New York University Économétre 5 e édton Annexes : exercces et corrgés Wllam Greene New York Unversty Édton françase drgée par Dder Schlacther, IEP Pars, unversté Pars II Traducton : Stéphane Monjon, unversté Pars I Panthéon-Sorbonne

Plus en détail

Integral T 3 Compact. raccordé aux installations Integral 5. Notice d utilisation

Integral T 3 Compact. raccordé aux installations Integral 5. Notice d utilisation Integral T 3 Compact raccordé aux nstallatons Integral 5 Notce d utlsaton Remarques mportantes Remarques mportantes A quelle nstallaton pouvez-vous connecter votre téléphone Ce téléphone est conçu unquement

Plus en détail

Chapitre IV : Inductance propre, inductance mutuelle. Energie électromagnétique

Chapitre IV : Inductance propre, inductance mutuelle. Energie électromagnétique Spécale PSI - Cours "Electromagnétsme" 1 Inducton électromagnétque Chaptre IV : Inductance propre, nductance mutuelle. Energe électromagnétque Objectfs: Coecents d nductance propre L et mutuelle M Blan

Plus en détail

Paquets. Paquets nationaux 1. Paquets internationaux 11

Paquets. Paquets nationaux 1. Paquets internationaux 11 Paquets Paquets natonaux 1 Paquets nternatonaux 11 Paquets natonaux Servces & optons 1 Créaton 3 1. Dmensons, pods & épasseurs 3 2. Présentaton des paquets 4 2.1. Face avant du paquet 4 2.2. Comment obtenr

Plus en détail

Série A Septembre 2008

Série A Septembre 2008 Sére A Septembre 2008 Sommare Notce avec encadré* 3 Annexe à la Notce 17 UFEP : extrat des statuts 27 *Cet encadré a pour objet d attrer l attenton de l adhérent sur certanes dspostons essentelles de la

Plus en détail

22 environnement technico-professionnel

22 environnement technico-professionnel 22 envronnement technco-professonnel CYRIL SABATIÉ Drecteur du servce jurdque FNAIM Ouverture du ma IMMOBILIER, OÙ 1 Artcle paru également dans la Revue des Loyers, jullet à septembre 2007, n 879, p. 314

Plus en détail

La physiologie du cerveau montre que celui-ci est constitué de cellules (les neurones) interconnectées. Quelques étapes de cette découverte :

La physiologie du cerveau montre que celui-ci est constitué de cellules (les neurones) interconnectées. Quelques étapes de cette découverte : Chaptre 3 Apprentssage automatque : les réseaux de neurones Introducton Le Perceptron Les réseaux mult-couches 3.1 Introducton Comment l'homme fat-l pour rasonner, parler, calculer, apprendre,...? Comment

Plus en détail

1. Les enjeux de la prévision du risque de défaut de paiement

1. Les enjeux de la prévision du risque de défaut de paiement Scorng sur données d entreprses : nstrument de dagnostc ndvduel et outl d analyse de portefeulle d une clentèle Mrelle Bardos Ancen chef de servce de l Observatore des entreprses de la Banque de France

Plus en détail

Travail indépendant et immigrants au Canada

Travail indépendant et immigrants au Canada 2014s-13 Traval ndépendant et mmgrants au Canada Nong Zhu, Cecle Batsse Sére Scentfque Scentfc Seres Montréal Janver/January 2014 2014 Nong Zhu, Cecle Batsse. Tous drots réservés. All rghts reserved. Reproducton

Plus en détail

En vue de l'obtention du. Présentée et soutenue par Meva DODO Le 06 novembre 2008

En vue de l'obtention du. Présentée et soutenue par Meva DODO Le 06 novembre 2008 THÈSE En vue de l'obtenton du DOCTORAT DE L UNIVERSITÉ DE TOULOUSE Délvré par l'unversté Toulouse III - Paul Sabater Spécalté : Informatque Présentée et soutenue par Meva DODO Le 06 novembre 2008 Ttre

Plus en détail

Pauvreté et fécondité au Congo

Pauvreté et fécondité au Congo BUREAU D'APPLICATION DES METHODES STATISTIQUES ET INFORMATIQUES DT 14/2007 Pauvreté et fécondté au Congo Samuel AMBAPOUR Armel MOUSSANA HYLOD BAMSSII BAMSI B.P. 13734 Brazzavlle DT 14/2007 Pauvreté et

Plus en détail

Un nouveau regard sur la métropolisation : la localisation des fonctions d'entreprise face au développement durable

Un nouveau regard sur la métropolisation : la localisation des fonctions d'entreprise face au développement durable Mnstère de l'écologe, du développement durable et de l'énerge Mnstère de l'égalté des terrtores et du logement DGALN / Plan Urbansme Constructon Archtecture Programme de recherche : Localsaton des actvtés

Plus en détail

Étranglement du crédit, prêts bancaires et politique monétaire : un modèle d intermédiation financière à projets hétérogènes

Étranglement du crédit, prêts bancaires et politique monétaire : un modèle d intermédiation financière à projets hétérogènes Étranglement du crédt, prêts bancares et poltque monétare : un modèle d ntermédaton fnancère à projets hétérogènes Mngwe Yuan et Chrstan Zmmermann Introducton et objet de l étude Par étranglement du crédt

Plus en détail