Société amicale des élèves et anciens élèves des écoles du service de santé des armées et de l École du Val-de-Grâce

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1 Société amicale des élèves et anciens élèves des écoles du service de santé des armées et de l École du Val-de-Grâce Crée en Association loi 1901 reconnue d utilité publique par décret du 2 février 1917 Rédacteur en chef de la revue «Lyon-Val» : Guy Rocquet, pharmacien chimiste général inspecteur N oubliez pas de régler au cours du 1 er trimestre votre cotisation annuelle de 26 Euros

2 Pages Sommaire SEVG 1 L éditorial du Président 2 L éditorial du rédacteur en chef de la revue 3 Histoire - Organigramme des sections SEVG Sec. PL - Visite de l Hôpital Ste-Anne à Toulon - Réunion du 9 mai Section Est - CR de l Assemblée du 25 avril 2009 Section Sud-Ouest - CR de l Assemblée de printemps 7 Journées d entraide 8 Nouvelles et Informations - Carnet de famille - Le mot du trésorier Le voyage de la SEVG 2009 en Croatie - Dons 10 In memoriam - MGI Pierre LEFEBVRE CHRONIQUES 11 Bataille de STONNE du 14 au 25 mai Le corps des pharmaciens des armées en Arles, la Camargue et les Médecins militaires ÉCOLES 31 ESSA Lyon - Promotion Médecin capitaine Paul GUÉNON - Liste des élèves de la 2 e compagnie - Course-croisière EDHEC ESSA Bordeaux - Allocution du Commandant de l École - Promotion Des Navalais sur le 4L Trophy École du Val-de-Grâce - Classement terminal - Prix de la SEVG 38 Modifications apportées à l ANNUAIRE Lu pour vous VIE DE L ASSOCIATION CR de l AG de la SEVG du 15 mai 2009 Rapport moral annuel 2009 Bilan financier au 31 décembre 2008 Compte de résultat 2008 et budget prévisionnel 2009 CR du CA de la SEVG du 15 mai 2009 Conseil d Administration CR du CA de la SEVG du 14 octobre 2009 Pouvoir & Convocations (AG et CA) Candidats au poste d Administrateur - Bulletin de vote - Bulletin d adhésion Les articles publiés n engagent que la seule responsabilité de leurs auteurs.

3 SEVG Éditorial du Président ÉVÉNEMENTS LE Pharmacien Général Inspecteur Guy ROCQUET vous offre pour la dernière fois, en tant que Rédacteur en Chef, ce numéro de la Revue de la SEVG. Le temps est en effet venu pour lui de mettre un terme à son action après tant d années où il aura consacré une grande partie de son temps et de son énergie à notre association. Il a été élu au Conseil d administration pour la première fois en 1998 et fut d emblée intégré au Bureau, non seulement comme Vice-président mais également comme Rédacteur en Chef. Il a donc tout de suite commencé son travail rédactionnel et c est lui qui a bouclé le numéro 51 en 1988, il y a tout juste vingt et un ans. Vingt et une année de dévouement, de bénévolat intégral, avec tous les soucis qu imposent la recherche de documents, leur relecture, leur mise en forme, le choix de l iconographie, la précision des informations, la mise en page, les relations avec l imprimeur, obligatoirement rigoureuses et tendues par le souci de bien faire, sans compter le contrôle du routage. Et je passe sur les soucis liés aux retards souvent apportés dans la production des textes et le savant dosage à établir entre le «trop long» et le «trop court». Notre ami Guy ROCQUET a fait tout cela avec son calme légendaire, sa patience sereine et perspicace, son souci de la perfection et du détail juste, sans jamais manifester une quelconque contrariété. Et bien sûr tout en participant au niveau du Bureau à toutes les activités, toutes les réflexions, toutes les innovations. Au moment où il va quitter ses fonctions au Bureau, tout en restant fort heureusement administrateur, je tenais à me faire votre interprète pour le remercier des services et efforts accomplis, lui dire notre admiration, notre estime et, tout au moins en ce qui me concerne, ma respectueuse et très fidèle amitié. C est certain, il nous manquera même si de loin ou de près, en fonction des circonstances, il continuera à se joindre à nous chaque fois qu il le pourra et qu il le souhaitera. Merci à lui, de tout cœur. LE 4 octobre 2009 des représentants de l ASNOM et de la SEVG se sont retrouvés sous l Arc de Triomphe de l Étoile pour le traditionnel ravivage de la Flamme. Les deux Présidents ont accompli leur devoir de mémoire, soutenus par la présence de l Inspecteur Général du Service de Santé des Armées, de l Inspecteur des Réserves et du Médecin Chef de l HIA du Val-de-Grâce, accompagné d un détachement d élèves de l École du Val-de-Grâce entourant leur drapeau. Selon un protocole renouvelé et très solennel, la cérémonie s est déroulée dans d excellentes conditions. ENFIN le dimanche 15 novembre 2009, nous étions un certain nombre en l Église du Val-de-Grâce pour notre Messe du Souvenir qui cette année a été célébrée de façon émouvante par Monseigneur l Évêque aux Armées et Monsieur l Aumônier du Val-de-Grâce. Nous avons rendu hommage à nos défunts après lecture des noms de ceux qui nous avaient quittés dans l année écoulée. Mais, à l instar de quelques grands anciens éminents de notre corps, nous n avons pu que déplorer l absence de toute représentation des Autorités exécutives du Service de Santé des Armées. Médecin Général Inspecteur (2 e S) H. BOURGEOIS Président de la SEVG 1

4 SEVG Éditorial du rédacteur en chef de la revue le Pharmacien Général Inspecteur G. ROCQUET Chers amis, Chers lecteurs, Vingt et un ans de présence au sein du Bureau de notre Société. Le temps est venu pour moi de laisser la place à de plus jeunes administrateurs. Vingt et un ans de Vice-présidence pendant lesquels j ai vécu les changements de sigle de notre Société «SAVG, SAVL, SEVG» et pourquoi pas à nouveau SAVG? Vingt et un ans aussi pendant lesquels la vie de la SEVG n a pas toujours été «un long fleuve tranquille». À mes débuts de Rédacteur en chef de notre Revue, le Médecin-colonel DRAPÉ, à qui la SAVG doit beaucoup, m a bien aidé dans cette activité pour laquelle je n avais pas d expérience. Une Revue ne se fait pas «seul». Je me dois de remercier tous ceux qui ont participé à sa réalisation année après année. Les auteurs tout d abord, qui m ont confié leurs écrits et leurs iconographies dans des domaines très variés. Madame Mireille PERISSON ensuite, collaboratrice zélée bien connue de tous, pour la saisie informatique des textes, leur ordonnancement, les rappels auprès des auteurs, des Écoles, etc., rafraîchir la mémoire d un Rédacteur en chef parfois «distrait» et la transmission par courriel de l information à la deuxième personne importante de cette équipe, Monsieur Philippe RABAGNAC. Celui-ci met son talent d infographiste à la présentation générale de notre Revue mais aussi à chacun des textes qui sont publiés. Je me dois, bien entendu, de ne pas oublier tous les membres du Bureau et les Présidents avec lesquels j ai pu travailler en confiance. Je souhaite bonne chance à mon successeur. Avant de quitter mes fonctions, je voudrais ajouter un témoignage dans un domaine qui n a jamais été traité dans notre Revue : la malheureuse Campagne de France de mai juin Pour cela, je me suis permis d utiliser le journal de guerre de mon père. Ce sera pour moi l occasion de lui rendre hommage et de rappeler les souffrances vécues pendant cette période. 2

5 Histoire Tombeau de Philibert Aspairt, portier du Val-de-Grâce qui s est perdu dans les anciennes carrières souterraines de Paris en 1793 SEVG Photo aimablement mise à notre disposition par Monsieur Emmanuel GAFFARD. Extraite de son livre «Paris souterrain» éd. Parigramme (Réf. page 39). Organigramme des sections SEVG SECTION DE L OUEST Président MG SAUVAGET 5, rue de Brest RENNES Vice-Président MCSCN MATHIEU 27, rue Boulay Paty RENNES Vice-Président MC DESERT 10, rue St-Yves RENNES Secrétaire Général MCSCN CORBEILLE Bel Air BETTON Trésorier Col. LUCAS Saint-Malo SAINT-DOLAY Délégué spécial PCG Louis SALIOU 4, allée de Tregastel RENNES DÉLÉGUÉ DE LA SARTHE MC TITON 154, rue de la Ceinture LA FLÈCHE SECTION DU SUD-OUEST Président d honneur Prof. Jacques AULONG Cocard BRAX Président MG VIALETTE 13, rue des Renardeaux MERIGNAC Vice-Président MC DURET 72, rue de la Tour d Auvergne BORDEAUX Trésorier MED AUGARDE 13, cours Washington AGEN Secrétaire MG BEAURY 5, rue chemin du Grava LANGOIRAN Vice-Président (Toulouse) MG BAYCHELIER Rés. Lacomtale - 82, rue Matabiau TOULOUSE Vice-Président (Bordeaux) MC DISCAMPS 57, av. Victor Hugo TALENCE SECTION EST Président MC RAGUENES 18, rue de Pont à Mousson «Les Jardins de la Vacquinière» METZ Vice-Président MP GABENISCH 34, chemin des Mages SCY-CHAZELLES Secrétaire - Trésorier CDT FOUQUE 32, rue de Villers Plesnois WOIPPY SECTION PROVENCE-LANGUEDOC Président MG LEUSSIER Avenue Beausoleil - La Grapppe BOUC-BEL-AIR Vice-Président (Alpes-Mar.) MGI LAGRAVE 27, bd du Général Vautrin CANNES Secrétaire Général G al DUBOIS 186, chemin de la Craque SÈTE Trésorier VBC BARATTE 3, bd Mirabeau ARAMON 3

6 SEVG - Section Provence-Languedoc Visite de l Hôpital S te -Anne à Toulon le 27 mars 2009 Le 27 mars 2009, une vingtaine de membres de la section Provence Languedoc effectuait sa sortie de printemps lors d une visite guidée du nouvel Hôpital Sainte Anne à Toulon, organisée par notre président, absent obligé. Nous avons été accueillis par le Médecin Chef des Services MUZELLEC qui nous recevait dans la magnifique salle de réunion de l étage administratif, où il nous détaillait la naissance, l évolution de construction, l hôpital aujourd hui, son plateau technique ultramoderne. La visite commençait par l hélistation et sa cabineascenseur escamotable, pouvant accueillir n importe quel type d hélicoptère. La vue sur la ville et la rade de Toulon y est superbe. Suivait ensuite la visite de l étage administratif, bien fourni, puis des services hospitaliers dont les chambres de malades sont pratiquement toutes individuelles, parfaitement équipées. La lutte contre les maladies nosocomiales en est le point d orgue. Le temps fort était ensuite la découverte de l étonnant système de gestion du transport du linge, des différents matériels, de l alimentation et autres, entièrement automatisé, piloté par ordinateur, par le biais de curieux véhicules autopilotés, appelés «tortues». La gestion de la pharmacie n était pas moins étonnante ; l informatique y règne en maître pour la réception, le stockage des matériels et médicaments, leur distribution selon les besoins aux différents services de l hôpital, sous le contrôle constant des pharmaciens. Nous nous sommes ensuite retrouvés à la salle à manger pour un apéritif fort sympathique et un agréable repas très convivial. Au début du repas, une minute de silence a été demandée en hommage et en souvenir des Médecins en Chef ROUBINET et CARRE, disparus récemment. Puis le Médecin Chef des Services MUZELLEC a été remercié pour son accueil sympathique et nous lui avons dit le plaisir et la fierté d avoir découvert cet hôpital moderne qui manifestement tient un rôle primordial dans le système de santé du département par l existence en son sein de services hospitaliers uniques dans le Var. Médecin Général Hubert PRÉVOT SEVG - Section Provence-Languedoc Réunion du 9 mai 2009 Le samedi 9 mai 2009 a eu lieu à Saint-Aygulf un repas de convivialité avec les membres de la SEVG et de l ASNOM, auxquels s était joint le SAMA. Cette réunion, sous la présidence du MGI LAGRAVE et du MC LEUSSIER a eu un réel succès, puisqu environ cent personnes se sont retrouvées dans une excellente ambiance. PGI G. ROCQUET 4

7 SEVG - Section Est CR de l Assemblée du 25 avril 2009 L assemblée de la Section Est de la SEVG s est tenue le 25 avril 2009 à l HIA Legouest, grâce à l aimable contribution du Médecin Chef, le Médecin Général DAUBAS, qui a mis à la disposition de la Section la salle de conférence de l hôpital et offert aux participants un café-viennoiseries de bienvenue ainsi qu un livret d accueil. L ordre du jour de cette assemblée était la réactivation de la section Est et, à cette fin, l élection d un nouveau bureau composé d au minimum : un président, un vice-président, un secrétaire-trésorier. La réunion a commencé à 10 heures 30. Étaient présents : Les représentants du Conseil d administration de la SEVG : le MGI BOURGEOIS, Président de la SEVG, le MG MAILLARD, Secrétaire Général de la SEVG. Les adhérents de la SEVG, Section Est, suivants : le MC RAGUENES, le MP GABENISCH, le MG DUBREZ, le CDT FOUQUE, le PCG STUPP, le MC MAURIN, le PCC CAEL, le MC LAFOURCADE. Le MC RAGUENES a commencé la réunion en faisant un rapide et complet historique de la Section Est qui, née en 1992, disparut en 2003 faute de candidats pour prendre les commandes. Il a terminé son exposé en remerciant le MGI BOURGEOIS et le MG MAILLARD d être venus présider à la renaissance de cette Section. Il a ensuite laissé la parole au MGI BOURGEOIS qui a fait part de son contentement de voir renaître cette Section chère à son cœur. Le MC RAGUENES a ensuite présenté les candidatures du bureau de la Section ; à savoir : le MC RAGUENES, le MP GABENISCH, le CDT FOUQUE. En raison du nombre restreint de participants, le vote s est effectué à main levée. Ont été élus : le MC RAGUENES, Président, le MP GABENISCH, Vice-président, le CDT FOUQUE, Secrétaire-Trésorier. Le MC RAGUENES, après avoir remercié les personnes présentes, a clos la réunion. À l issue de cette réunion, une visite du CTBRC (Centre de traitement des blessés radio-contaminés) organisée à l initiative du Médecin Chef de l hôpital, a permis aux participants ainsi qu à leurs conjoints de découvrir une structure unique dans l est de la France. Après un passage en salle d honneur pour une présentation des objets du patrimoine, la traditionnelle photo souvenir a été prise par le PCG STUPP à l entrée de l hôpital. La journée s est terminée de la façon la plus conviviale, autour d une bonne table. Commandant Éric FOUQUE Secrétaire-Trésorier Lors de l Assemblée générale du 31 mai 2002 a été adoptée une résolution additive au règlement intérieur (Article 24, Paragraphe 4). «Cette position de membre à vie ne peut être demandée qu après avoir cotisé durant dix années, étant entendu que les «membres à vie» continuent à payer leur cotisation annuelle». RAPPEL En conséquence, nous rappelons à tous nos membres permanents de bien vouloir régler chaque année à partir de 2010 leur cotisation (actuellement de 26 Euros). Médecin Général A. MAILLARD - Secrétaire général 5

8 SEVG - Section Sud-Ouest CR de l Assemblée de printemps L assemblée de la Section SUD-OUEST s est déroulée le dimanche 26 avril 2009 à SERIGNAC-sur-GARONNE dans le cadre de l HOSTELLERIE du PRINCE NOIR particulièrement bien adapté par ses structures et sa situation pour les participants à mi-distance de BORDEAUX et TOULOUSE. Rendez-vous est donné pour le 25 avril 2010! Si les soucis de santé de certains de nos camarades et le contexte de crise économique pouvaient engendrer quelques inquiétudes sur la réussite de cette réunion nous avons été rapidement rassurés par les réponses rapides à notre invitation. L assemblée a permis de faire le point sur l évolution du Service de Santé, l École du Val-de-Grâce ainsi que sur nos associations. Notre soutien et notre solidarité se sont exprimés auprès de nos camarades de l ASNOM, fidèles à nos réunions et particulièrement affectés par la fermeture de l École de Bordeaux. Le compte rendu financier de notre trésorier Daniel AUGARDE témoigne d une excellente gestion et d une très bonne entrée des cotisations, preuve du dynamisme de la section. Un diaporama sur le TOGO présenté par Guy SANGLINE a terminé la séance studieuse avant que les participants ne se détendent autour du verre de l amitié. Le repas réunissant près de 70 convives, toujours très animé et d excellente qualité ne pouvait se terminer sans la traditionnelle tombola chère à notre Président d Honneur Jacques AULONG avant que «La Sixième» ne vienne clore cette sympathique journée. Tel père, tel fils 6

9 SEVG Journées d entraide de mai 2009 Après trois années d étroite collaboration tant avec le bureau de la SEVG, l École du Val de Grâce que l Hôpital d instruction des armées du Val de Grâce, je quitte, non sans émotion, les fonctions de présidente du Comité d organisation de la vente d entraide de la SEVG. À nouveau, cette année, les bénévoles, épouses de militaires ou civiles (assistées de quelques maris), ont œuvré avec dynamisme, constance et imagination lors de la vente d entraide du printemps. Effectuée en période de crise économique, cette vente 2009 s est révélée moins bénéficiaire que l édition 2008 et ce, malgré tous les efforts déployés par chacune. Pour autant, l ensemble des bénévoles est heureux d offrir à la SEVG une somme coquette qui lui permettra de réaliser les différents soutiens, aides ou récompenses aux élèves et anciens élèves des écoles du service de santé des armées. Aussi, dans ces lignes, je tiens à remercier chaleureusement toutes celles et tous ceux qui participent chaque année avec un dévouement exemplaire à la réussite de cette manifestation traditionnelle. J adresse tous mes vœux de parfaite réussite à la nouvelle présidente et à l équipe qui va l épauler : qu elles trouvent autant de plaisir et de satisfactions à la réalisation de ces journées que ceux que j y ai puisé dans l amitié et la fidélité de toutes celles qui m ont accompagnée au cours de mon mandat. La Présidente du Comité d Entraide, Rita WEY La Société Amicale des Élèves et Anciens Élèves des Écoles du Service de Santé des Armées et de l École du Val-de-Grâce fera sa VENTE D ENTRAIDE les 27, 28 et 29 mai 2010 Le service de la «Revue SEVG» est gratuit pour tous les membres cotisants de la Société. Évitez-nous le déplaisir d avoir à vous rayer de la liste de diffusion. 7

10 SEVG JEGO Jean (2 e S/T/MGI), début mars 2009 BOUTEILLE Henry (R/T/MC - Stage : Val 1935), le 27 mai 2006 (appris en 2009) CARRET Jean-Louis (R/T/MC - Stage : Val-Pharo 1974), en mars RICKARD Michel (R/T/MC - Stage : Val 1946/3), le 16 novembre 2008 MIRTAIN Gérard (R/T/MC - Stage : Val 1956), le 12 décembre 2008 M me TISSIER Aline, faisant partie du Comité des Dames, en janvier 2009 Docteur BADROUILLARD René, en octobre 2008 Madame CAMELIN Jacqueline (Associée), date inconnue GIRIER Laurent (2 e S/T/MGI - Stage : Val 1947/1), en septembre 2009 MASBERNARD Alain (R/T/MCSCN - Stage : Val 1953), en août 2009 SEVG Carnet de famille - Décès FOURNIER Henri (R/T/MC - Stage : Val 1951), le 24 octobre 2009 MALAVAL Lucien (2 e S/T/MGI - Stage : Val 1946/2), en novembre 2009 LEFEBVRE Pierre (2 e S/T/MGI - Stage : Val 1950), le 13 novembre 2009 SALVAGNIAC Jacques (2 e S/A/MGI - Stage : EASSAA 1964/1), en novembre 2009 Père MOLIN Pierre (invité), le 2 décembre 2009 à l âge de 73 ans DUBOUREAU Louis (R/T/MC - Stage : Val 1954), le 1 er janvier 2010 HUGONOT Robert (R/T/MP - Stage : Val 1948), en janvier 2010 VANHEMS Gérard (R/T/MC - Stage : Val 1963), en 2009 DARMANDIEU Michel (2 e S/T/MGI - Stage : Val 1954), le 25 janvier 2010 Nouvelles et Informations Le Ravivage de la flamme, cérémonie commune avec l Association Amicale Santé Navale et Outre-Mer (ASNOM), s est déroulé le dimanche 4 octobre 2009 à 18 h 30. La réunion du Conseil d administration a eu lieu le mercredi 14 octobre La messe annuelle de la SEVG a été célébrée le dimanche 15 novembre 2009 à 11 h 00, en l église du Val-de-Grâce. La réunion des présidents et trésoriers de sections aura lieu le 19 janvier La réunion du Conseil d administration aura lieu le mercredi 24 mars La vente d entraide se déroulera les 27, 28 et 29 mai L Assemblée générale de la SEVG aura lieu à l amphithéâtre BAUDENS à 16 heures, le vendredi 28 mai À l issue, vers 17 h 00, se réunira le Conseil d administration renouvelé qui élira le nouveau bureau. SEVG Mot du trésorier Je tiens tout d abord à exprimer mes sentiments de gratitude envers le Conseil d administration et les membres de l Assemblée générale qui ont bien voulu m accorder leur confiance pour la fonction de trésorier. L inquiétude manifestée par le PCS F-M PAILLER en 2008 sur notre situation financière face à la crise, était tout à fait fondée. Notre patrimoine financier a subi une baisse de 30 %. Aussi, la plus grande prudence sur la gestion de nos avoirs et la réduction de nos dépenses ordinaires ont été les axes principaux de notre fonctionnement durant cette année Enfin, comme cela a déjà été exprimé dans les dernières «Revues & Lettres», le montant des cotisations perçues reste bien faible eu égard au nombre d adhérents. C est sur ce dernier point qu un effort particulier est demandé à chacun. D. GÉPEL Trésorier 8

11 SEVG Le voyage de la SEVG 2009 en Croatie Le voyage 2009 de la SEVG organisé par le MGI CONTANT s est déroulé du 7 au 14 juin Cette croisière nous a emmenés de la Slovénie jusqu en Albanie en passant par la Croatie, la Bosnie et le Monténégro. Nous étions trentetrois participants sous la houlette de Madame CONTANT, son mari retenu, n ayant pas pu venir. Si nous devions retenir des sites géographiques, nous en citerions deux particulièrement : le parc National de Plitvitce en Croatie avec ses seize lacs reliés les uns aux autres par de nombreuses chutes d eau et les Bouches de Kotor au Monténégro avec son «fjord» de 28 km de long. La visite de Mostar en Bosnie avait surtout un intérêt historique, comme la visite de Dubrovnik et de l Albanie. Il n aura échappé à personne que pour tous ces États, le tourisme est un atout économique important à la source d un certain calme. Pour terminer, nous ne pouvons que nous louer de l accueil à bord du M/S ARION et notamment d une Table qui ne prédisposait pas au «régime minceur». PGI G. ROCQUET SEVG Dons Liste des donateurs en 2009 Docteur RAGUENES François Docteur LOUISOT Pierre Docteur PRUDHON Claude Docteur CHEROPOULOS Constantin Madame CLEMENT Simonne Professeur OUGIER Jean Docteur LAGRAVE Guy Docteur SOLO Léon Docteur DEBONNIERE Christian Monsieur MARTHIENS Jacques MGI BASTIEN Jean Docteur AUBERT Lucien MGA DRONIOU Jean Madame WARME JANVILLE Jeanne Madame MILLET Roberte Madame FAURE Professeur DISCAMPS Guy Docteur COLLON Claude Madame la BARONNE de COURCEL Martine Madame GARBIES Marcelle Docteur QUILLEC Pierre Madame Cécile SIFFRE Web Site de la SEVG : Codes d accès à l annuaire : Identifiant = SEVG Mot de passe = 13ADA (en majuscules et sans espace) 9

12 SEVG In memoriam Éloge du MGI Pierre LEFEBVRE Mon Cher Maître, Dans cette église du Val-de-Grâce que vous avez tant aimée, ce sont avec votre famille, vos amis, vos confrères de l Académie de médecine, vos collaborateurs et vos élèves qui vous entourent pour manifester leur attachement, leur amitié, leur reconnaissance. Le Médecin Général Lefebvre était un seigneur. La droiture, la générosité, la fidélité associées à l élégance et à la courtoisie ont imprégné tous les instants de sa vie. Il est né le 29 novembre 1923, à Boulogne sur mer, dans une famille d Officiers. Son père était Pharmaciencolonel des troupes de marine et nous pouvons voir là l origine de sa vocation militaire et médicale. Cette vocation a été renforcée par une scolarité secondaire au Prytanée militaire de La Flèche, auquel il est resté profondément attaché, conservant la fierté d avoir été Brution, de demeurer Brution. Fidèle à la tradition familiale, suivant l exemple de son frère aîné, héros et martyr de la Résistance, le professeur Lefebvre qui avait commencé ses études de médecine à Angers, les interrompt pour s engager dans le 1er régiment de Hussards et participer aux combats de la poche de Saint-Nazaire. Dès la fin de la guerre, il est admis à l École du service de santé des armées de Lyon. Il n est pas surprenant que, chevaleresque, il choisisse après sa thèse en 1949, l École de cavalerie de Saumur. Cette première affectation a été éphémère car il a vite été appelé à partir en Extrême-Orient pour participer aux combats du Centre Annam avec le 9 e Tabor marocain. Il est revenu d Indochine épuisé mais c est là qu il a eu le bonheur de rencontrer M me Lefebvre. Très vite alors, il devient médecin hospitalier et gravit les échelons de la hiérarchie. Orienté vers la neuropsychiatrie, il est en 1966, nommé professeur agrégé du Val de Grâce qu il ne quittera que 20 ans plus tard. Cette longue période est marquée par deux phases successives. C est d abord celle de l enseignement qui l a passionné. Appartenant à cette dernière génération de neuropsychiatres, il a accepté, lors de la scission de la spécialité, de prendre la direction du service de neurologie. C est là que j ai été son assistant. Je conserve le souvenir d un patron particulièrement soucieux de ses malades, pratiquant des examens cliniques méticuleux, attentif à son personnel et toujours courtois. Ses élèves étaient admiratifs devant son analyse séméiologique qui conduisait à un diagnostic lésionnel précis. Il n a pas abandonné son souci de l enseignement en devenant directeur de l École du Val de Grâce mais il est alors saisi par une nouvelle passion, celle du monument dont il a décrit, je le cite : «L harmonieux mélange de rigueur classique et d élégance baroque, qui concrétise le symbole toujours vivant de travail, de dévouement, de charité». C est avec un réel talent littéraire qu il rédige de nombreux travaux sur l histoire de l abbaye le conduisant à créer le Mémorial de France au Val de Grâce, qui couvre la période débutant en 1611 avec Pierre de Bérulle et les Oratoriens, honore particulièrement la mémoire d Anne d Autriche et des mères abbesses et s achève en 1793, lors de la dévolution des bâtiments abbatiaux aux armées par la Constituante. Son élection à l Académie nationale de médecine, le 10 novembre 1992, couronnant sa belle carrière lui a permis de continuer à travailler. Membre de la section de médecine sociale et membres libres, il a participé très activement à de nombreuses Commissions, s intéressant particulièrement à la psychiatrie, à l hygiène mentale ainsi qu aux handicaps. Par son assiduité il a prouvé son profond attachement à notre Compagnie dans laquelle il compte de nombreux amis. Mon Cher Maître, J ai toujours admiré les éloges que vous avez prononcés. Mes propos sont bien modestes mais sachez qu ils émanent du fond du cœur. Nous resterons fidèles à votre mémoire. Que Madame Lefebvre, ses enfants Albert et Béatrice, ses trois petits-enfants, veuillent bien trouver ici le témoignage de notre indéfectible attachement et accepter nos condoléances auxquelles s associent Monsieur le Président et Monsieur le Secrétaire perpétuel de l Académie de médecine. Ils sont actuellement en mission à Beyrouth avec 25 académiciens. Ils m ont demandé de témoigner de leurs sincères regrets. CP GIUDICELLI Val de Grâce, le 18 novembre

13 Le Poste de Secours Régimentaire du 91e R.I.M. dans la tourmente de la «Bataille de STONNE» du 14 au 25 mai 1940 «Extraits du Journal tenu par le Médecin capitaine J. ROCQUET» Médecin-chef de l Armée allemande à vouloir s emparer coûte que coûte de cette position est, semble-t-il, surtout motivée par la crainte de voir menacer le flanc gauche de sa progression. Constitution des deux divisions La troisième division d infanterie motorisée (D.I.M.) comprenait entre-autres le 91e régiment d infanterie motorisée le 67e R.I., le 51e R.I. et un certain nombre de formations qui figurent sur le monument (page suivante). La troisième division cuirassée comprenait environ 200 chars, dont des chars B1 bis qui surclassaient les chars allemands de l époque. Ces deux divisions appartenaient à la IIe armée. En mai ai juin jui 1940, 1940 en six ix semaines, ai l A l Armée ée française f ai a perdu environ tués au cours de combats souvent violents. Si certains épisodes comme la poche de Dunkerque sont connus, d autres, par contre sont parfaitement méconnus comme la bataille de STONNE où, en quelques jours environ hommes ont été tués, les pertes allemandes étant semble-t-il supérieures aux pertes des Français. Pendant dix jours l avance allemande vers le sud a été bloquée à environ 30 km au sud de Sedan. Comme le montrent les photos prises à STONNE, cette position domine tous les alentours. L obstination La cote 276 au centre de cette carte a été l objet de violents combats. Cette cote dominait la ferme de Nociève, où était implanté le poste de secours régimentaire. 11

14 Mardi 14 MAI Le 91 e R.I.M. Le 91 e R.I.M. (environ hommes) avait trois bataillons disposant chacun d un poste de secours. Constitution du Poste régimentaire Le personnel du poste de secours régimentaire comprenait : le Médecin capitaine Rocquet, Médecin chef le Dentiste lieutenant Beauchard le Pharmacien lieutenant Berthet le Sous-lieutenant Creac h le Chef de musique, Monsieur Copet l Aumônier Vignau Auxquels s ajoutaient : les infirmiers les brancardiers les conducteurs de véhicules dont le motocycliste pour les liaisons, le poste de secours ne disposant pas de liaison radio La dotation en véhicules était la suivante : une sanitaire deux camionnettes (402 Peugeot et Renault ADKS) une voiture de tourisme (Peugeot 201) de liaison une motocyclette Le poste de secours régimentaire était chargé d accueillir les blessés en provenance des postes de secours de bataillon, d effectuer les soins d urgence pour tous les blessés qui lui parvenaient et de faire procéder à leur évacuation par le groupe sanitaire divisionnaire (G.S.D.). Le 13 mai la 3 e D.I.M. épaulée par la 3 e Division cuirassée (D.C.R.) remonte vers Sedan. À une trentaine de kilomètres au sud de Sedan, les Allemands se heurtent à leur résistance acharnée dès le 14 mai au niveau du village de Stonne, du Mont-Dieu et du Mont-Damion. Résistance, qui se prolongera jusqu au 25 mai date à laquelle un ordre de repli est donné pour éviter l encerclement. [ ] correspond à des coupures dans le texte original. Bientôt, nous atteignons la grand-route de Vouziers où des officiers de la régulatrice routière nous font prendre place dans une longue file de voitures [ ] En sens inverse descendent de longues files de chariots de réfugiés, des travailleurs espagnols, des territoriaux, de l artillerie dans la grisaille du matin. Nous sommes alors rejoints et dépassés par d énormes chars dont les tuyaux d échappement crachent des gerbes d étincelles. Sur les places des villages, des groupes de femmes et d enfants entourés de bagages, attendent. Quatre-Champs puis Noirval sont traversés au petit jour ; à la sortie de cette dernière localité, nous croisons les derniers convois de réfugiés et des éléments d un G.R.D. Enfin, nous rattrapons les colonnes à pied du 91 e. Aux alentours de Chatillons, je remarque de nombreux et vastes entonnoirs de torpilles le long de la route [ ] Un ordre arrive et le colonel me prescrit de transporter le P.S. à la ferme «Mon idée» sur la route au nord de Tannay ; mouvement à exécuter à dix heures. Après avoir fait un déjeuner rapide pour être prêts à toute éventualité, nous partons à l heure prescrite et, dès la sortie du village, nous rencontrons sur la route les premiers cadavres de chevaux. Nous tournons à droite et, avant d arriver à Tannay, on aperçoit vers le nord des fumées d incendie. C est bien déjà une vision de la guerre. Nous croisons de nombreux éléments de la 55 e D.I. qui refluent en désordre : artilleurs et chevaux, sans canons, fantassins du 213 e R.I. génie etc., tous mélangés, beaucoup sans armes. En traversant Tannay, nous dépassons le 1 er bataillon [du 91 e RI]. Peu après, nous arrivons à la ferme «Mon idée», déjà occupée par deux P.C. de groupes de reconnaissance ; notamment par le colonel du G.R.D. 67. Des troupes mélangées continuent à repasser en désordre. J arrête au passage un médecin capitaine, médecin chef du 213 e R.I. et son chef de musique qui s en vont à pied sans voitures ni matériel. À la hâte, ils me disent qu ils ont eu un médecin lieutenant tué, impossible d évacuer leurs blessés, ils ignorent d ailleurs l emplacement de leur G.S.D. (Groupe sanitaire divisionnaire) Les Allemands seraient sur leurs talons. Ils repartent en vitesse [ ] Il est à peu près onze heures, muni de ces renseignements, je fais faire demi-tour aux voitures afin de regagner le village où nous avons dépassé les éléments les plus avancés du 91 e. En route, nous les croisons : les hommes ont chaud et paraissent fatigués. Nous arrêtons un instant. Des gens de la 55 e D.I. passent toujours en sens inverse. Je voudrais éviter qu ils causent à mes infirmiers et aux hommes du 91 e ; en effet, ils racontent 12

15 des histoires fantastiques. Mais ils sont déjà en grande conversation. Je m approche et j ai la satisfaction d entendre que les nôtres ne se laissent pas intimider, ils déclarent que les Allemands vont bientôt voir à qui ils ont à faire. Arrivé à Tannay, je rencontre Sabatier en side-car, j en profite pour lui exposer la situation et ma décision afin qu il en rende compte au colonel. Il parait que la situation est effectivement tendue mais il reste assez réticent. (Nous apprendrons plus tard que le régiment est arrivé tout juste, à une heure près, pour arrêter la débâcle sur ce point). Ayant rendu compte de mon installation provisoire à la Mairie-école de Tannay, j attends les ordres. Je remarque des pancartes d un G.S.D., celui de la 55 e D.I. précédemment stationné là. Les voitures sont alignées à l ombre, sur la route, le capot tourné vers l avant L aumônier commente l Évangile du jour où il est question de feu du ciel. Il nous menace de ces foudres, puis continue à lire son bréviaire. Sorti sur le seuil, j entends un bruit d avion en piqué. Nous rentrons aussitôt ; ce bruit s amplifie rapidement, aussi jugeons-nous plus prudent de nous coucher le long du mur, sous les fenêtres. Très vite ce bruit de sirène devient formidable, nous enfonçons nos casques Une énorme explosion nous secoue tous terriblement fenêtres arrachées terre et pierres projetées par les portes et fenêtres les murs bougent. Beauchard et Després passent en courant, criant : «la maison s écroule!». Aussitôt, un second coup suivi d autres. Véritable tremblement de terre. Le jour est obscurci par une pluie de terre, de pierres, de gravats qui dégringole au dehors et semble ne pas devoir se terminer. Je quitte ma place pour aller me coucher près de la porte à côté de Tilly. Un véritable talus se dresse à quelques mètres de nous dans une atmosphère jaunâtre qui rapidement irrite la gorge. Je mets mon masque. Puis je descends à la cave, repassant à côté de l aumônier toujours étendu par terre, paraissant assez choqué. J y retrouve Berthet et nous nous demandons ce que Beauchard a bien pu devenir. Les bruits de piqués et de bombardement continuent et enfin se calment. Au bout d un moment Bonal (Officier de liaison à l état-major de la Division) vient aux nouvelles. Nous sortons : un énorme entonnoir coupe presque entièrement la route, près de trois mètres de profondeur sur huit à dix mètres de diamètre. Dessins : MC J. ROCQUET Nous faisons l inventaire des dégâts : le camion Renault n existe plus, entièrement pulvérisé avec tout le matériel qu il contenait (dont quelques poulets que nous avions emportés). On n en retrouvera que quelques débris projetés de l autre côté de l église, avec des bouts de brancards. Les livrets médicaux jonchent les rues, des pansements sont accrochés aux toits et aux fils télégraphiques. Nous retrouvons la moto complètement écrasée à 80 mètres de là [ ] En tout cas, toute notre réserve de médicaments et de matériel, nos brancards, nos brouettes, tout est anéanti. Je me félicite d en avoir réparti un peu dans les bataillons. Plusieurs infirmiers ont perdu leurs bagages. Les nôtres, heureusement, se trouvaient dans la 402 qui n a reçu qu un moellon, cabossant la toiture du siège. La 201 a le toit largement crevé, un pavé est tombé à ma place et un volumineux éclat entre les deux places avant. Certaines circulaires (concernant les permissions!) sont retombées jusque dans les bois du Mont-Dieu où les hommes les ont prises pour des tracts. Le bruit courant que le poste de secours du régiment avait été anéanti, beaucoup nous ont crus tous tués. Information tout de même un peu prématurée! [ ] La route et le village sont fréquemment survolés par des avions à basse altitude. Ils mitraillent les débris de la 55 e D.I. et bombardent. Les brancardiers nous signalent que quelques hommes ont été tués au carrefour entre Tannay et Petites Armoises. Un combat aérien important se livre presque au-dessus de nous, je vois tomber deux avions dont un entièrement en flamme. Nous ne quittons plus nos trous [ ] Bataille de chars à STONNE. Du 15 au 18 mai, le village de Stonne est l objet d attaques et contreattaques nombreuses par l infanterie et les blindés. Il a été pris et repris dix-sept fois en quatre jours. Le 18 mai au soir, cinquante-sept carcasses de chars allemands et français gisent dans le village et ses environs. Il s est agi de la première grande bataille de chars de la campagne de France. Chars B1 bis Mercredi 15 MAI Le poste de secours doit rejoindre la ferme «Mon idée» pour neuf heures. Après examen de la partie inoccupée de la ferme, nous nous installons dans une écurie voûtée, située au fond d une grange donnant sur la route. Cette écurie possède une lucarne donnant sur la route. Leroux en descelle les barreaux afin d aménager une sortie de secours [ ] Jeudi 16 MAI Dans la matinée, nous recevons du G.S.D. le matériel demandé la veille en remplacement de ce qui a été détruit. Nous sommes réapprovisionnés, sauf en brouettes porte-brancard. Celles-ci ont été dirigées par erreur sur le 51 e R.I., et nous n arriverons jamais à les récupérer. Le 2 e bataillon, en réserve de la Division, redescend du Mont-Dieu. 13

16 Le colonel du G.R.D. nous prévient d une alerte aux gaz. Les masques sont placés en position d attente. Il arrive successivement une quinzaine de blessés. Cependant, vers dix heures, le P.C. du G.R.D. nos voisins, se replie nous laissant seuls dans la ferme. Avant de partir, ils nous signalent que l ordre de départ va nous parvenir également. En effet, un peu avant onze heures, je reçois un papier : c est l ordre de se replier immédiatement (ainsi que d autres services et le P.C. du colonel). Nous devons nous rendre à la ferme «Nociève» à «l ouest» de Tannay (L étude de la carte nous permet de voir qu il s agit en réalité de l est!) [ ] Il n est pas facile d exécuter cet ordre de repli, car, privés de la camionnette Renault, nous manquons de moyens de transport. J ai fait charger sur les sanitaires tous les blessés, ainsi que le matériel que nous ne pouvons transporter [ ] Enfin, après avoir attendu le départ d une escadrille ennemie, nous partons vers onze heures. Il n y a plus que ma 201 et la 402. À l entrée de Tannay, nous trouvons une barricade, garnie d un canon de 25. Le deuxième bataillon doit tenir le village. Nous côtoyons des entonnoirs de bombes Un avion abattu gît dans la campagne, des chevaux abandonnés errent. Au loin, on aperçoit des avions, des fumées d incendie. On entend tirer, aussi nous ne nous attardons pas, et, après avoir vérifié l emplacement sur la carte, nous descendons vers la ferme Nociève où nous garons immédiatement les voitures dans une grange et une écurie [ ] Vendredi 17 MAI L aménagement du poste de secours s ébauche : les brancardiers creusent un élément de tranchée le long de la haie dans le potager. Le cellier est étayé sommairement. L antenne de T.S.F. est démolie et enlevée afin d éviter toutes causes d ennuis de la part de l aviation ou de l artillerie adverse. On nous amène un cadavre qui sera enterré au soir dans le potager [ ] Du 18 au 25 mai, Bataille de Tannay. Les Allemands font une tentative d encerclement par l ouest (Tannay) et par le nord. Samedi 18 MAI Nociève où nous allons vivre encore plusieurs jours est une grosse ferme située au fond d une sorte d entonnoir ouvert à l est. Il y a, un peu plus haut, dans un bouquet d arbres, la source d un ruisseau qui coule dans la cour et sort par le portail. C est certainement ce qui nous permet d avoir de l eau courante à l intérieur de la maison. De nombreuses jeunes bêtes circulent en liberté ; quelques vaches seulement donnent du lait. Il y a en outre deux truies volumineuses et toute une famille de petits cochons que nous avons toujours hésité à tuer. J ai fait placer dans la pièce du fond un brancard qui me sert de lit. Le personnel recomplète ses bagages avec le matériel laissé dans la ferme par le 213 e R.I. Il y a de nombreux sacs ainsi que des armes et des munitions. Les armes sont regroupées dans une cabane séparée et seront reversées plus tard au régiment. Dedieu et Bonan viennent réclamer des moyens de transport. Je leur envoie cependant tout ce dont je Impacts d obus Entrée du cellier voûté Entrée du poste de secours 14

17 dispose y compris la camionnette 402. Le G.S.D. après avoir été bombardé s est replié d Authe sur Beffu où il est assez lointain (30 km) et il se fait tirer l oreille pour les sanitaires ; les rotations sont très longues. Enfin, je les assure que je ferai l impossible pour les dégager. Dans la matinée quelques obus allemands éclatent dans les environs immédiats, couronnant de fumée la crête d en face, des éclats retombent jusque devant la porte. Un moment après on nous amène deux blessés et un tué de la C.H.R. L ennemi a tiré sur une chenillette de ravitaillement en munitions. Nos infirmiers connaissent bien l homme qui a été tué (c est un père de deux enfants) aussi le moral s en ressent. D autres blessés nous sont amenés à intervalles irréguliers, en moyenne une cinquantaine par jour. Nous nous répartissons le service : Beauchard s occupe du mouvement des sanitaires, Berthet est aux injections, Denise et Creac h remplissent les fiches d évacuation. Quant à moi, je donne les soins proprement dits et fais les pansements. Nous apprenons que le 2 e bataillon est retiré de Tannay et, comme il est en réserve de la Division, mis à la disposition du 67 e qui livre des combats très durs à l est de nous, aux alentours de Stonne, Grandes Armoises, la Berliére. Une fumée d incendie est en vue, sortant d un repli de terrain à quelques kilomètres à l est, en face du portail. Elle se prolongera pendant la nuit par de grandes lueurs. Un observatoire d artillerie est installé sur la crête à l ouest de la ferme. Le duel d artillerie se poursuit au-dessus de nous de façon intermittente, entre nos batteries de Sy et les Allemands. Les avions de reconnaissance ennemis sont presque constamment au-dessus de nous, surgissant des crêtes à chaque instant, ils sont parfois salués par des salves de mitrailleuses de 20. À la tombée de la nuit, j assiste à l enterrement d un tué. L aumônier dit quelques mots et annonce sa messe du lendemain. Le corps entortillé dans un drap est descendu dans une fosse étroite que viennent de creuser les brancardiers. C est vraiment sinistre. Nous apprenons par le ravitaillement que le colonel vient de transporter son P.C. au Mont-Dieu. Quelques obus fusants de réglage ont éclaté au-dessus du bosquet où se trouvait précédemment le P.C. précédant un tir sévère, qui a été prévu à temps [ ] Dimanche 19 MAI Un officier d un G.R. (groupe de reconnaissance) de cavalerie vient étudier la possibilité d installer un P.C. dans la ferme. Nos évacuations par sanitaires amènent déjà assez de mouvement dans la cour, aussi nous essayons de le dissuader. Ils vont s installer à la ferme Moulinot. L artillerie est active, quelques obus éclatent à l est à proximité du portail de la ferme Après le déjeuner, je vais examiner dans une sanitaire un aviateur anglais qui s est évadé. Il n est que légèrement blessé par une balle de mitrailleuse. Tombé à Vrigne, entre Sedan et Mézières, il a dû passer la Meuse et le canal à la nage pour rejoindre nos lignes. Il paraît fatigué, mais il a le sourire [ ] Vers 16 heures commence un défilé presque ininterrompu de blessés. Les plus graves nous arrivent en sanitaires ou camionnettes. Les autres à pied ou au moyen des brancards, des quelques brouettes en service dans les bataillons. Je prends en main les pansements et le triage. On me signale un blessé grave dans une sanitaire. Je vais le voir dans la grange. C est une plaie de poitrine qui agonise. Je lui envoie l aumônier car il n y a plus rien d autre à faire. Il meurt au bout de quelques instants. Nos positions du Mont-Dieu sont soumises de la part de l artillerie ennemie à un bombardement sévère et prolongé. Les blessés les plus divers continuent à affluer. On les voit descendre le chemin par petits groupes. Bientôt deux pièces sont remplies de blessés couchés. Les autres après avoir été pansés et munis de leurs fiches dont dirigés vers les granges où Beauchard s en occupe. Les éclats des obus lourds font des blessures hideuses, des délabrements considérables : bras ou jambes broyés, parfois presque arrachés. Je travaille dans le sang qui poisse les mains, les vêtements, les instruments. Rapidement, je coupe aux ciseaux les capotes ou les pantalons, essayant de ne poser de garrots qu à bon escient. Avec la pluie, le jour tombe vite et le travail continue à la lueur d une bougie. Certains blessés se plaignent, d autres agonisent. Nos provisions d alcool et d aliments sont vite épuisées. Pour nous, il n est d ailleurs pas question de manger ; il faut faire le plus vite possible. Je vois plusieurs crânes ouverts, laissant s écouler des débris de cerveau. Les casques éventrés s amoncellent dans les coins. Un blessé, la jambe broyée se plaint sans arrêt, réclamant une piqûre, cela ne peut le soulager. Je cède et lui fais faire une morphine qui ne le calmera pas. L embouteillage est maintenant presque complet bien que je ne conserve dans les chambres que les plus graves. L aumônier va de l un à l autre distribuant ses médailles pieuses, ses absolutions et ses encouragements. Au passage nous échangeons nos impressions : que de souffrances et d horreur. Vraiment la guerre devrait être maudite. Dans une série de brancards, je trouve un blessé trempé et froid, couvert de feuilles. Il est blessé au bras. Dans la pénombre, je distingue mal et je m acharne à essayer de couper sa fourragère qui résiste. Mais après avoir dégagé la manche de la capote, je m aperçois à temps de mon erreur. Le bras droit est arraché au ras de l épaule. Je ne pourrai pas mettre assez vite un garrot efficace. Sa fourragère arrête l hémorragie. Il faut se 15

18 borner à tenter de le réchauffer en respectant ce garrot improvisé. Nous sommes tous exténués, nous avons à peine le temps de nous asseoir pendant les brefs moments d accalmie. Deux cavaliers blessés arrivent sur un side-car léger que nous conservons. Les armes s amoncellent ainsi que les munitions. Tout ce matériel est stocké dans une petite cabane séparée. L afflux de blessés continue et continuera jusqu après 23 heures. Ils sont à peu près 350! Vers le soir, on amène un lieutenant allemand, un infirmier vient m en prévenir. Je le fais mettre à part, tant que c est possible. Je vais le voir. Couché sur un brancard, c est un jeune officier, blessé par balle de mitrailleuse, dans la partie supérieure du thorax, déjà pansé. Il ne desserre pas les dents et répond brièvement à mes questions. L adjudant Léonard, venu avec le ravitaillement, le prend à partie. Il lui reproche avec véhémence l attaque des convois de réfugiés par les aviateurs, convois dont font probablement partie sa femme et ses gosses. Un homme, alsacien probablement, traduit en allemand. L officier ne sourcille pas. J ai envie de prier Léonard de le laisser tranquille. Mais, tant pis, il n est pas mauvais que cet Allemand, qui paraît ne pas s en douter, connaisse notre horreur de la guerre. Les infirmiers cassent la croûte dans un coin ; quant à moi, je n ai pas faim. On ne peut plus circuler au milieu des blessés étendus. Le sang ruisselle par places. L aumônier, prie, assis près de la table. Beaucoup de blessés sont graves et les sanitaires demandées au G.S.D. (Groupe sanitaire divisionnaire) n arrivent pas. Vers minuit, le courrier m apporte deux lettres et un télégramme. Petite détente au milieu de cette nuit pénible. Je m aperçois que je suis couvert de sang jusqu à la ceinture, mes jambières sont entièrement rouges [ ] Lundi 20 MAI Enfin, quatre voitures arrivent vers quatre heures. J ai pu sommeiller une heure ou deux, étendu dans le local des infirmiers avec l officier ennemi. L évacuation marche assez rondement, notre camionnette y prend une large part ; et nous sommes peu à peu dégagés de nos blessés. Le personnel est fatigué et assez abruti ; il faut les secouer pour obtenir un peu d ordre. Au matin, Simon mon ordonnance balaie de larges flaques de sang un peu partout. Travail auquel il n était certes pas habitué. Il est assez comique, car il a passé à son ceinturon un garrot qui pend presque jusqu à terre. Précaution qu il juge probablement indispensable! Malgré la surveillance incessante des avions ennemis, il est très difficile d obtenir des brancardiers qu ils restent camouflés dans les granges. Et pourtant, dans la matinée, un maréchal des logis d artillerie en sidecar dévale à toute allure la côte d en face et vient se réfugier dans une de nos granges, poursuivi à la mitrailleuse par un avion. Beauchard, Berthet et moi tachons toujours d obtenir que la cour de la ferme reste vide. L artillerie reste active. Vers onze heures, on amène un lieutenant de cavalerie qui vient d être blessé par l éclatement d un obus entre la ferme Moulinot et nous. Il était accompagné par son ordonnance qui a été éventré. Je suis stupéfait, il a la cuisse arrachée, ne tenant plus que par un lambeau de peau et il ne paraît pas avoir saigné! Évidemment, il est assez choqué. Cependant, il me demande ce qu est devenue son ordonnance et me supplie de ne pas l amputer. Le malheureux! C est déjà fait et je me contente de lui poser un double garrot, pendant que Berthet lui injecte caféine et huile camphrée. L aumônier s occupe également de lui et préviendra sa famille. Nous lui faisons boire un peu d alcool et nous le chargeons aussi vite que possible dans une sanitaire qui le conduit à toute allure vers le G.S.D. L après-midi est relativement calme, on se bat cependant très dur autour de nous. J observe à la jumelle un marmitage à l horizon vers le Mont-Damion. On distingue des chars. Il passe assez fréquemment des agents de liaison égarés. Grâce à notre carte, nous pouvons les renseigner rapidement sur leurs routes. Le sergent-chef Renard règle les relèves des musiciens brancardiers envoyés dans les bataillons. Nous recevons des renforts de brancardiers de la Division et même du corps d Armée [ ] Doucéde, le trésorier, vient parfois, profitant des voitures de ravitaillement. Il traite les questions administratives et nous a fait parvenir récemment une note sévère interdisant d ouvrir la «succession» des blessés! Nous recevons ce soir-là une note du général Huntziger, commandant la 2 e armée, qui prescrit d attaquer les chars ennemis au moyen de bouteilles d essence. Cela me permet de taquiner notre pharmacien en lui laissant entrevoir qu il sera sûrement chargé de la préparation de ces fameuses bouteilles [ ] Mardi 21 MAI Les infirmiers sous la direction d Edier étayent le cellier plus sérieusement avec de véritables troncs d arbres. La journée est plus calme et je peux faire la sieste sur mon brancard. Au soir, nous remarquons que les bois qui couronnaient les hauteurs à l est ont été rasés par l artillerie, découvrant un château d eau que nous ne 16

19 soupçonnions pas. Au matin suivant, le château d eau a aussi disparu [ ] Mercredi 22 MAI Comme d habitude, un certain nombre de blessés nous arrivent. Nous attendons une sanitaire du G.S.D. qui, comme d habitude ne vient pas [ ] Jeudi 23 MAI Vers minuit, le ravitaillement et le courrier arrivent [ ] Il est à peu près une heure, je me lève et je vais jeter un coup d œil à l embarquement des blessés. Un fusant éclate pendant que je suis dans la grange, un autre éclate juste au-dessus de la cour, à ma sortie. Je suis à moitié endormi et je n y prête pas attention. Je regagne mon brancard. Vers trois heures, l artillerie me réveille. J entends quelques arrivées proches, aussi je réveille Beauchard qui dort profondément. Les éclatements continuent. Nous réveillons Berthet et Denise, étendus côte à côte dans la paille. On entend une sorte de bruit de cloches ininterrompu qui s intensifie peu à peu. Le personnel se rassemble et vers quatre heures, nous passons dans l abri, faiblement éclairé par deux lanternes tempête. J y suis à peine rentré qu une violente explosion fait écrouler une partie du mur à l entrée de la cave, nous plongeant dans un nuage de poussière et dans l obscurité en soufflant les lumières, projetant à l intérieur Mouchin qui me suivait. On le croit atteint gravement ; il n a cependant qu une large plaie au sommet de la tête et une entorse. L obus a crevé le toit et le plafond traversant la pièce où dormaient Berthet et Denise il y a un instant, il a ouvert le mur en éclatant. Le barrage roulant de 150 et de 105 s est rapproché et c est littéralement sur la ferme que se déversent les rafales d obus qui arrivent dans un grand bruit de toile qu on déchire. Cela tombe sans arrêt, faisant trembler le sol, jusque vers sept heures. Il fait grand jour dehors, le tir a cessé. On entend un appel, c est un infirmier du 1 er bataillon qui nous conduit une camionnette de blessés. Quelques brancardiers nous rejoignent, aussi l abri est vite rempli [ ] Or, nous n avons plus de moyen de transport vers l arrière et il semble bien difficile de nous en envoyer maintenant. Un peu plus tard, au cours d une accalmie, un capitaine de l artillerie antichar vient jusqu à nous. Il visite ses pièces, son colonel prétendait que Nociève était occupée par l ennemi. J en profite pour me renseigner sur la situation : elle n est pas brillante. Des infiltrations ennemies ont coupé le chemin qui nous reliait au P.C. du régiment. Le capitaine estime que le 91 e a dû se replier. À son avis, qui est aussi le mien, nous ne pouvons faire autre chose pour le moment, que rester là, où nous ferons toujours œuvre utile. Un lieutenant de la réserve antichar reste avec nous. Étant donné la situation, je le prie de ne pas faire d actes d hostilités à l intérieur du poste de secours. En effet, les Allemands ne sont pas loin et j ai la responsabilité d une cinquantaine d hommes sans défenses. Vers neuf heures, alors que les 150 tombent sans arrêt, j entends appeler. C est Lebon qui rentre de l évacuation de la nuit. Il se demandait avec inquiétude si nous étions toujours là. Le bombardement a repris, très intense, et continuera jusque vers le milieu du jour. Les minutes paraissent terriblement longues. J ai plusieurs fois l impression qu il s est écoulé une demie heure, alors que trois ou quatre minutes au plus sont passées depuis que j ai tiré ma montre. J ai l impression superstitieuse que les rafales d obus tombent plus près de nous chaque fois que j allume une cigarette. Nous essayons de nous remonter le moral en prenant de temps en temps un coup de fine ; ma bouteille est vite liquidée car nous la partageons avec les occupants de la cave. Cependant, je reste effroyablement lucide! Notre abri est fortement secoué à plusieurs reprises. Les obus ayant crevé la canalisation, l eau monte dans la cave, il y en a par places quelques centimètres. Cela devient très pénible. Les hommes ont la diarrhée et urinent tout le temps. Il semble que la peur ait un effet diurétique très net. Aussi, on est obligé d installer un seau au bout de notre abri. Certains blessés vomissent. Quand les sifflements annoncent des arrivées proches, nous nous baissons tous afin d éviter les éclats qui pourraient pénétrer par le soupirail obturé par des tonneaux. Ceux-ci sont secoués et basculent de temps en temps laissant passer des volutes de fumée, ainsi qu une assez forte odeur de poudre. Il est impossible de se coucher, nous sommes tassés les uns sur les autres, l abri est bondé. Force nous est de nous agenouiller dans l eau souillée et de courber la tête. Après tout, je pense qu on ne risque pas plus de conserver la tête levée. Un déchirement annonce une rafale, je ne me baisse pas, mais j en suis aussitôt puni par la violente claque chaude du souffle que je reçois sur la joue. La fumée pénètre par le soupirail. 17

20 Bien entendu, il n y a rien à manger, et nous ne prendrons jusqu au soir qu un peu d alcool. Beauchard médite assis sur une pierre près de l entrée. L aumônier prie sous la voûte, parfois il tente en vain de rassurer et de consoler son ordonnance qui pleure, complètement démonté. Vers treize heures, on perçoit des bruits tout proches de combat d infanterie : rafales de fusil-mitrailleur et de mitraillettes, plus rapide. L artillerie se calme relativement. Notre capture paraît imminente. Nous détruisons divers papiers en les déchirant en petits morceaux que nous éparpillons. La fusillade continue pendant longtemps. Je vais voir à la porte : les balles claquent en face de moi dans le fumier et dans la cour. Dans l après-midi, des gradés, des brancardiers arrivent tout essoufflés, ayant traversé la cour sous le feu. Leurs hommes ne veulent plus rester dans la grange et demandent à rejoindre le P.C. du colonel! C est évidemment impossible. Je leur fais crier de rester planqués. Les hommes du 1 er Hussards qui nous couvraient à l ouest se sont repliés ce matin devant le barrage d artillerie, sans nous prévenir de leur départ. Vers dix-sept heures, Beauchard voit quelques hommes du 14 e Hussards qui rentre dans la cour par le portail. Ils prennent de grandes précautions demandant où sont les Allemands ; puis, se dirigent vers la crête ouest. À la suite d un gros éclatement, le mur de la chambre d à côté s écroule, nous couvrant de poussière et obstruant à moitié l entrée de l abri. Les infirmiers rétablissent le passage. On entend le passage de chars près de nous sur la route qui nous domine et même dans la cour. Ces passages sont toujours suivis de brutales rafales de l artillerie ennemie. Vers dix-huit heures : un Allemand dans le couloir! Ça y est, nous sommes faits! Je crains qu il ne lance une grenade dans la cave, aussi je me précipite en tournant mon brassard, la croix rouge bien en évidence. Ouf! C est un prisonnier qui s avance en levant des mains pleines de terre. Il est suivi par un hussard athlétique qui nous le confie. Le lieutenant d artillerie le fait garder par un de ses hommes revolver au poing. L allemand enlève son casque, s assied et se met à casser la croûte. C est un Sudète du régiment Gross Deutschland. Je lui demande pourquoi il fait la guerre, et il me répond du tac au tac qu il n en sait rien. Warum Krieg? Ich weiss nicht! Cependant, nous examinons son équipement avec intérêt, il nous paraît bien luxueux et nous nous demandons si ses bottes sont bien en cuir. Cependant, le tir d artillerie redevient violent. Le prisonnier demande si ce sont les canons français qui tirent, nous le détrompons, aussi il ne fait pas de façons pour passer avec nous dans l abri. On a l impression que cela ne finira jamais. Il y a toujours des passages de chars dans un grand bruit de ferrailles, on entend les ordres qui se transmettent au sifflet ; et toujours des rafales d arrivées. La pâture qui nous domine est piquetée de larges entonnoirs. Pendant une courte accalmie, j aperçois un char dans le jardin et d autres dissimulés dans le chemin qui sert d objectif à l artillerie ennemie. Enfin vers vingt heures, un motocycliste de liaison du colonel vient aux nouvelles, après avoir fait un grand détour. Je griffonne sur un bout de papier une demande afin de changer de poste de secours, vraiment nous ne pouvons pas y travailler. Le colonel doit être au courant de la situation. Docteur Rocquet à Colonel Jacques «Poste de secours sévèrement bombardé, prière bien vouloir indiquer un autre emplacement» Je me débarrasse du prisonnier, le motocycliste le prendra en tape-cul pour le conduire au colonel. On fait à l Allemand des recommandations sévères après lui avoir visité les poches. Il n a d ailleurs aucune envie de faire de la résistance. Nous éprouvons un grand soulagement de savoir notre régiment toujours en place, avec l espoir d un peu de calme pour la nuit. La réponse arrive une heure après, vers vingt et une heures. Mortureux au verso de mon papier, m indique le château du Mont-Dieu comme emplacement. Dehors le jour baisse, il flotte une légère fumée grisâtre et une forte odeur de poudre. Un peu partout, des trous d obus de toutes dimensions. Tous les bestiaux ont disparu. Seul, un petit cochon se traîne péniblement au milieu de la cour, les reins brisés. Il y a des cadavres dans le petit chemin, mais nous n avons pas le temps de nous en occuper. Notre fanion 18

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