Jérôme Lehuen. Un modèle de dialogue dynamique et générique intégrant l acquisition de sa compétence linguistique

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Jérôme Lehuen. Un modèle de dialogue dynamique et générique intégrant l acquisition de sa compétence linguistique"

Transcription

1 THÈSE présentée en vue de l obtention du titre de Docteur de l Université de Caen Spécialité : Sciences Mention : Informatique par Jérôme Lehuen Un modèle de dialogue dynamique et générique intégrant l acquisition de sa compétence linguistique Le système COALA Soutenue le 19 juin 1997 devant la commission d examen Rapporteur : Jean CAELEN, Directeur de Recherches, CLIPS-IMAG, Grenoble. Rapporteur : Jacques PITRAT, Directeur de Recherches, LAFORIA, Paris 6. Rapporteur : Gérard SABAH, Directeur de Recherches, LIMSI-CNRS, Orsay. Examinateur : Martial VIVET, Professeur, LIUM, Le Mans. Codirecteur : Daniel LUZZATI, Professeur de Linguistique, Le Mans. Directeur : Anne NICOLLE, Professeur, GREYC, Caen. Thèse préparée au sein du Laboratoire d Informatique de l Université du Maine au Mans Faculté des Sciences - Université du Maine - Avenue Olivier Messiaen, Le Mans cedex 9

2 À Marie-Laure qui m a accompagné en faisant preuve d une grande patience. À mes parents qui m ont toujours soutenu durant mes longues études. À notre petit Pierre pour tout ce bonheur qu il nous apporte.

3 J adresse mes plus sincères remerciements à : Anne Nicolle et Daniel Luzzati, mes directeurs de thèse, qui m ont accordé leur confiance et leur amitié durant ces longues années. En adoptant une attitude à la fois libérale et attentive, ils ont su me faire profiter de leur maîtrise dans leurs domaines respectifs tout en me laissant libre de mes choix scientifiques. Jean Caelen, Jacques Pitrat et Gérard Sabah qui m ont fait l honneur d être mes rapporteurs. Leurs conseils enrichissants et leurs jugements particulièrement précis m ont permis d apporter à cette thèse de très nombreuses améliorations. Martial Vivet, directeur du LIUM, qui m a initié aux principes et techniques de l intelligence artificielle, et dont l enthousiasme a contribué sans aucun doute à mon parcours universitaire et scientifique. Enfin, je tiens à exprimer ma gratitude envers toutes les personnes qui ont contribué scientifiquement ou humainement à la réalisation de ce travail de recherche.

4 Chapitre 1 - Problématique 1 1. Problématique Chapitre 1 Problématique L e langage, tout comme la culture générale, se construit avec et en fonction d une somme d expériences individuelles. Les multiples interactions qui permettent à ces expériences de se produire, jouent un rôle essentiel dans l acquisition de la compétence langagière. La psychologie développementale nous apprend notamment que la relation entre dialogue implicite et dialogue explicite se transforme pendant, et en fonction des processus d interaction [VIVIER 93]. Or, à notre connaissance, aucun modèle de dialogue homme/machine en langage naturel ne tient compte de ces aspects fondamentaux de la communication inter-humaine. Nous nous sommes donné pour objectif de concevoir un modèle de dialogue qui permet, non seulement une coadaptation à l interlocuteur, mais aussi, une acquisition par l usage d une forme de compétence linguistique.

5 2 Chapitre 1 - Problématique 1.1 Remise en cause des modèles actuels Les expériences du projet Compèrobot 1 ont été à l origine de divers questionnements au sujet des modèles linguistiques et dialogiques jusqu ici utilisés dans le cadre du DHM (dialogue homme/machine). Dans un des corpus, on trouve l anecdote suivante : le sujet devait donner à l ordinateur des consignes afin que ce dernier puisse reconstruire un puzzle à base de pièces géométriques. Parmi les pièces, il y avait un grand triangle rectangle isocèle censé représenter le toit d une maison. Le sujet a dit, en voulant faire référence au triangle rectangle : «Maintenant, tu peux poser la voile sur la maison». On peut tirer trois enseignements de cette anecdote. Premièrement, il faut considérer d emblée que la langue employée par les utilisateurs est imprévisible et que les modèles linguistiques complets définis en intention 2 sont désormais à bannir. Deuxièmement, il faut chercher à modéliser la coadaptation langagière et la coréférenciation en se fondant sur l usage, c est-à-dire sur la langue effectivement pratiquée, et non sur une langue théorisée, normalisée. Troisièmement, les modèles de dialogue ont tout intérêt à pouvoir intégrer l intersubjectivité, c est-à-dire une "conscience" et un traitement des différences entre les croyances et les langages. Les formalismes généralement utilisés à des fins d analyse de la langue naturelle sont issus de la théorie mathématique des langages. Ces formalismes sont, pour la plupart, normatifs. Par exemple, une grammaire d unification ne reconnaît que les catégories et le lexique qu on lui a donnés au préalable. On aura beau s efforcer de répertorier mille possibilités pour exprimer quelque chose, l utilisateur s exprimera de façon inattendue et souvent à l aide une syntaxe originale. 1 Le programme de recherche Compèrobot porte sur les stratégies d explication d une tâche de construction dans une situation de dialogue enfant/machine [JACQUET 95] [ANDRES 95]. 2 Anglicisme de la théorie des ensembles qui signifie qu un ensemble est défini par l explicitation de tous ses éléments (s oppose à la définition en extension d un ensemble).

6 Remise en cause des modèles actuels 3 «La base linguistique des analyseurs traditionnels est la syntaxe chomskyenne, de son état premier jusqu à la théorie X barre ou ses dérivés (HPSG, LFG, TAG, etc.). Cette base linguistique a été détournée de ses objectifs premiers (la théorisation des structures profondes 1 de la compétence) vers des objectifs très différents pour lesquels elle se révèle complètement inadéquate.» [VERGNE 95] Les modèles de dialogue généralement utilisés dans le cadre du DHM sont des modèles issus de la linguistique descriptive. La fonction première de ces modèles est de décrire structurellement et fonctionnellement les conversations, non de doter un système d une quelconque compétence conversationnelle. Les structures générées par ces modèles ne rendent pas compte de la nature dynamique et dissymétrique de l interaction. «La conception de toute interactivité informatique semble reposer sur une symétrie supposée entre la personne et le système, que ce soit au travers de la communication, de l interaction, de la coopération. On se convainc aisément que cette symétrie posée implicitement n est pas donnée, mais qu elle est construite.» [BATARD 96] Ces deux considérations ne sont pas anodines : elles remettent en cause les fondements mêmes de certains modèles utilisés dans le cadre du DHM. Pour tenter de faire reculer les limites de ces systèmes, nous proposons d axer notre réflexion et de fonder nos modèles autour de ces trois "critères de pertinence" que nous développons dans notre thèse : - LA NON NORMATIVITE DES REPRESENTATIONS - LE CARACTERE DYNAMIQUE DU DIALOGUE - L OUVERTURE A L APPRENTISSAGE 1 Chomsky postule l existence de structures syntaxiques non apparentes [CHOMSKY 65].

7 4 Chapitre 1 - Problématique 1.2 Une approche du dialogue homme/machine Un point de vue philosophique Le positionnement de certains philosophes sur la langue va à l encontre des idées reçues sur l activité langagière. Partant d un énoncé de Wittgenstein : «Le langage est une cage dont on ne peut sortir», Coursil propose une propédeutique pour la recherche sur le langage en intelligence artificielle et commence par opposer la démarche synthétique et la démarche analytique : «La démarche synthétique pose la question de l'intelligence comme performance et savoir-faire ; la démarche analytique pose la question de l intelligence comme communication (être en intelligence avec) (être là, dans le dialogue). Car, comme chacun sait, on n'est pas toujours en intelligence avec le discours de qui vous parle : l intelligence peut être rompue comme elle peut s'acquérir. L'analytique conçoit l'intelligence comme acte de communication, c'est-à-dire non pas tant comme performance que comme transfert.» [COURSIL 92] Pour construire le chaînon manquant entre l activité de la machine et celle de la langue prise dans sa dimension défective 1, Coursil propose, en s inspirant du CLG 2 de Saussure, une grammaire analytique dont la finalité métaphorique est de plonger la machine dans l activité signifiante de la langue. La question du dialogue homme/machine dont on traite dans les recherches actuelles se trouve alors déplacée parce que la machine intelligente envisagée par Coursil, à l instar du sujet pensant, cherche son image par transfert (analogie psychanalytique) dans les objets qu elle appréhende et ne comprend que si elle la trouve. Les formulations inhabituelles et le langage délibérément métaphorique de Coursil sont pour le moins déroutants. Néanmoins, il nous semble qu un certain nombre de pistes peuvent se révéler prometteuses, comme la dimension défective et différentielle de la langue, ainsi que la notion de transfert [COURSIL 93]. 1 Coursil définit à l aide de la métaphore du tenon et de la mortaise (objet défectif) la dimension défective de la langue, qui a la capacité à s autodéfinir à partir de coupures et de règles. 2 Cours de Linguistique Générale. Bibliothèque Scientifique Payot, Paris.

8 Une approche du dialogue homme/machine Prise en compte de la non-normativité Les limites des performances des logiciels de traitement linguistique en général, et de DHM en particulier, semblent être dues à des approches par trop normatives et surtout à des représentations figées. Les représentations normatives obligent les utilisateurs à se focaliser sur le fonctionnement de la machine qu ils souhaitent utiliser, au détriment de l utilisation qu ils veulent en faire. Dans le meilleur des cas, ils sont contraints à adopter des représentations qui ne sont pas les leurs et à s adapter à des processus cognitifs qui leur sont étrangers : il s agit d une démarche d adaptation unilatérale. On peut dire que l approche normative consiste à "plonger la langue dans la machine", c'est-à-dire à extraire de nos compétences langagières et conversationnelles un sousensemble de régularités qui devront être codées, puis utilisées telles quelles. L'approche non-normative consiste à "plonger la machine dans la langue", c'est-à-dire à modéliser les comportements que nous avons vis-à-vis de l'activité langagière. C'est une approche pragmatique, non synthétique, qui donne une part importante à la notion d usage. machine langue langue machine «Plonger la langue dans la machine» «Plonger la machine dans la langue» Deux types de représentations Le terme représentation se retrouve dans des disciplines différentes mais apparentées (pédagogie, didactique, psychologie, neurobiologie, intelligence artificielle). Si elle a des facettes spécifiques à chaque discipline, la notion de représentation révèle des propriétés sur lesquelles se rejoignent différents domaines. Les différentes acceptions de ce terme polysémique se retrouvent généralement dans la notion de développement cognitif. L objet de l intelligence artificielle est de construire des systèmes dans lesquels sont inscrites des entités qui sont des représentations, ainsi que des processus capables de les exploiter. Dans ce cadre, le terme représentation désigne la façon dont sont décrits les concepts et les objets manipulés par la machine.

9 6 Chapitre 1 - Problématique Nous partons de l hypothèse qu une IDLN (interface dialogique en langue naturelle) ne doit pas être en relation directe avec le modèle de la tâche qui, pour raison d efficacité, doit être adapté au fonctionnement calculatoire et algorithmique de la machine. Si l'on veut que les utilisateurs abordent la machine de la façon la plus sereine possible, il faut la doter d'un comportement langagier qui soit le plus naturel possible. La machine qui dialogue doit alors manipuler deux types de représentations : des représentations opératives liées au modèle de la tâche, et des représentations psycholinguistiques qui permettent à la machine de s'affranchir d une quelconque norme. U IDLN M TÂCHE Représentations ª normatives ª figées ª synthétiques Projection unidirectionnelle Figure 1.1 : La projection unidirectionnelle Si le système ne possède que des représentations liées à la tâche sous-jacente, il projette sur son interlocuteur un modèle synthétique qui normalise la communication (cf. Figure 1.1). Nous dirons alors que la communication s effectue sur le mode de la projection unidirectionnelle. Si, en plus des représentations applicatives, le système possède des représentations évolutives et surtout non-normatives (sur le monde, sur la langue, etc.), il renvoie à l'utilisateur un modèle qui lui est beaucoup plus adapté (cf. Figure 1.2). Une tâche pour la machine est alors de faire le lien entre ces deux formes de représentation, entre une représentation psycholinguistique et une image du réel. Pour nous, ce lien ne peut être réalisé qu au travers de l apprentissage, et grâce à l interaction.

10 Une approche du dialogue homme/machine 7 U IDLN M TÂCHE Représentations ª normatives ª figées ª synthétiques Transfert bidirectionnel Représentations ª non-normatives ª évolutives ª analytiques Figure 1.2 : Le transfert bidirectionnel Ouverture à l apprentissage Un des principaux objectifs de la recherche en DHM est de concevoir un modèle sachant bien réagir aux multiples phénomènes d incommunicabilité qui peuvent survenir lors d un dialogue homme/machine (incompréhension, erreur d interprétation, écart dans la tâche, etc.). En d autres termes, il s agit de développer une certaine robustesse face aux non-attendus [LUZZATI 95a] [TALEB 96]. On peut aisément se convaincre du bénéfice qu un tel modèle peut tirer d une capacité à profiter des écarts et des non-attendus, ce qui peut lui permettre, entre autres choses, de s adapter à son interlocuteur et de faire évoluer ses compétences [VIVIER 93]. De cette adaptation à l apprentissage, il n y a qu un pas qu il faut essayer de franchir. Nous nous sommes donc attaché à développer notre modèle avec la constante préoccupation de lui permettre d apprendre de ses écarts et de ses erreurs tout en interagissant. Pour concevoir un tel modèle de dialogue, nous devons intégrer trois activités inhérentes à la communication. Une véritable interaction nécessite une forme de compréhension qui suppose une forme d adaptation, donc d apprentissage. La compréhension de l autre en tant qu être différent n est pas innée, elle ne peut pas être donnée à l avance à une entité qui doit interagir avec d autres entités. Cette communication suppose Dialoguer Comprendre Apprendre

11 8 Chapitre 1 - Problématique une coadaptation langagière, référentielle, interactionnelle, comportementale, etc. Ces activités fondamentales et interdépendantes (dialoguer, comprendre et apprendre) se décomposent en plusieurs sous-activités, elles-mêmes dépendantes les unes des autres : La compréhension d un signe ou d un ensemble de signes suppose leur perception, La perception et la représentation supposent une capacité de catégorisation, L apprentissage d une compétence suppose son acquisition graduelle, Le dialogue suppose des représentations de l interaction et de l interlocuteur, Ces activités supposent une réflexion de l agent sur son propre comportement. En effet, l apprentissage d une compétence interactionnelle suppose une perception et une acquisition des différentes situations d interaction dans lesquelles l agent se situe et qu il catégorise. Le dialogue repose alors sur une co-construction de ces situations interactionnelles, fondée sur des représentations de l interlocuteur, du monde ou d une tâche à accomplir. 1.3 Présentation du document Nous avons organisé notre travail en six chapitres. Le premier chapitre, celui-ci même, nous a permis de présenter une approche pragmatique du traitement automatique des langues naturelles en général, et du dialogue en particulier. Le deuxième chapitre est un état de l art dans le domaine des modèles de DHM. Le troisième chapitre nous permet de considérer le bénéfice que le DHM pourrait tirer d un modèle fondamentalement orienté vers l apprentissage. Le quatrième chapitre décrit le modèle hypothéticoexpérimental. Dans le cinquième chapitre, nous présentons le système COALA qui met en œuvre notre modèle de dialogue sur une tâche de type renseignement documentaire. Ce dernier est une plate-forme d expérimentation qui nous a permis, d une part d évaluer notre modèle de dialogue, d autre part de valider une architecture distribuée de type tableau-noir. COALA est désormais opérationnel et commence à apprendre tout en dialoguant sur une micro-tâche de documentation. Notre thèse en informatique, qui traite de la modélisation du DHM, prend appui sur les travaux en linguistique menés par Luzzati, lesquels sont fondés sur l acquisition et sur l analyse d un volumineux corpus de dialogues réalisés à l aide de la méthode dite du Magicien d Oz [LUZZATI 89] et [LUZZATI 95a].

12 Chapitre 2 - Modèles de dialogue 9 2. Modèles de dialogue Chapitre 2 Modèles de dialogue C e chapitre est un état de l art dans le domaine de la modélisation du dialogue homme/machine. Nous présentons ici huit modèles de dialogue représentatifs de quatre approches bien identifiables : la planification, la structuration, la négociation et l interaction. La première approche est fondée sur la reconnaissance et la construction de buts et de plans : on parle de planification intentionnelle. La deuxième approche est issue d un courant structuraliste qui s est donné pour objectif de dégager et d expliquer la structure du discours. La troisième approche tente de modéliser la façon dont les protagonistes d une négociation négocient leurs enjeux conversationnels afin d aboutir à un accord. La quatrième et dernière approche repose sur la modélisation de principes d interprétation et de production des actions communicatives.

13 10 Chapitre 2 - Modèles de dialogues 2.1 Modèles fondés sur la planification Les modèles de dialogue fondés sur la planification partent de l hypothèse que les personnes impliquées dans un dialogue ont des comportements rationnels les amenant à construire et à exécuter des plans pour atteindre des buts. La production d un énoncé par un locuteur est alors assimilé à la réalisation d un sous-but communicationnel. De façon abstraite, la planification est la construction, à partir d un modèle du monde, d un plan censé répondre à certains critères. Un plan est alors un ensemble organisé d actions dont la réalisation doit permettre d atteindre un but. D un point de vue cognitif, les buts sont généralement organisés en arbres de sous-buts, les nœuds terminaux (les feuilles) étant les actions à réaliser. Un but est exprimé, soit comme une conjonction de sous-buts à réaliser en parallèle, soit comme un enchaînement de sousbuts correspondant à la réalisation de préconditions. Affinant la théorie, Grosz soutient que chaque locuteur construit des plans, non seulement pour satisfaire ses propres besoins, mais aussi pour collaborer aux plans de son interlocuteur [GROSZ 90]. La reconnaissance des plans de l interlocuteur et la construction de plans partagés sont alors des conditions à cette collaboration. Le concept de plan partagé par les partenaires est le fondement des théories dite de collaboration qui expliquent le comportement coopérant des participants engagés dans une conversation [BUNT 89], [POLLACK 90]. Suite à la publication du célèbre article d Allen et Perrault : Analyzing Intention in Utterances [ALLEN 80], plusieurs modèles de dialogue homme/machine ont été conçus autour de la reconnaissance et de la construction de plans [LITMAN 84], [CARBERRY 90]. Les langages de programmation logique tel Prolog ont contribué au développement de ces modèles qui reposent sur le calcul des intentions de l interlocuteur vu comme une résolution de problème. Des études françaises, comme celles réalisées à Lannion et à Rennes dans l équipe de Guyomard et Siroux [NERZIC 93], [GUYOMARD 95], reprennent et développent le modèle de dialogue par métaplans proposé par Litman et Allen en D autres recherches, comme celles de Vilnat au LIMSI, ont pour thème l intégration de la planification dans les architectures coopératives pour le DHM.

14 Modèles fondés sur la planification Le modèle de Allen et Perrault Le modèle de dialogue présenté par Allen et Perrault dans [ALLEN 80] est fondé sur une capacité du système à reconnaître les plans de son interlocuteur, et à les utiliser pour décider de la réponse la plus pertinente à lui transmettre. Le système ARGOT qui met en œuvre ce modèle peut alors construire des réponses contenant plus d informations qu il ne lui est explicitement demandé : «Nous partons de l hypothèse que les agents essayent de reconnaître les plans de leurs interlocuteurs en vue de les utiliser lors de la construction des réponses. [...] Ce modèle est en mesure de rendre compte des réponses qui fournissent davantage d informations qu il en est explicitement demandé, des réponses à des fragments de phrases, ainsi qu à des actes de langage indirects.» [ALLEN 80] 1 Nous allons détailler successivement la notion de croyance qui constitue les fondements du modèle, les schémas d action qui permettent de formaliser les actes de langage comme les actions, puis les processus de reconnaissance et de construction de plans. Nous terminerons par un court exemple d application Notion de croyance Lorsque l on cherche à se représenter les pensées d autrui, la notion de croyance devient alors essentielle. Pour modéliser les connaissances de la machine, Allen et Perrault reprennent les travaux de Hintikka [HINTIKKA 63] et développent une logique modale 2 où les notions de croyance et de savoir sont représentées par les opérateurs modaux CROIT et SAIT. Cette logique épistémique permet au système de raisonner sur ce qu il sait et de traiter des informations pouvant être contradictoires avec ses connaissances. Il n y a pas de relation logique entre ce qu un agent A croit qu un autre agent B croit et les propres croyances de l agent A. Ainsi, A peut croire que B croit que la terre est plate, alors qu il croit qu elle est ronde. Cette capacité à traiter des informations 1 We assume that agents attempt to recognize the plans of other agents and, then, use this plan when deciding what response to make. [...] This model can account for responses that provide more information than explicitly requested and appropriate responses to both short sentence fragments and indirect speech acts. 2 Les logiques modales reposent sur les notions de mondes possibles et de vérité relative. Les opérateurs modaux n admettent pas d interprétation en terme de valeurs de vérité, mais reposent sur la notion d accessibilité entre mondes.

15 12 Chapitre 2 - Modèles de dialogues contradictoires est fondamentale si l on veut que les systèmes puissent s adapter réellement à leurs interlocuteurs. La formule (A CROIT P) se lit : «l agent A croit que la proposition P est vraie». En termes de logique modale, cela signifie que : s il existe un monde M dans lequel la proposition (A CROIT P) est vraie, la proposition P est vraie dans tous les mondes accessibles à partir du monde M par l agent A. La formule (A SAIT P) est vraie si (A CROIT P) est vraie et si la proposition P est effectivement vraie. À partir de l opérateur CROIT, on est en mesure de définir une axiomatique épistémique : (A CROIT P) (A CROIT (A CROIT P)) (axiome de transitivité) (A CROIT P) (A CROIT P) (axiome de cohérence) ((A CROIT P) (A CROIT Q)) (A CROIT (P Q)) ((A CROIT P) (A CROIT Q)) (A CROIT (P Q)) ((A CROIT P) (A CROIT (P Q))) (A CROIT Q) (axiome de conjonction) (axiome de disjonction) (axiome de rationalité) Figure 2.1 : Une axiomatique épistémique Les auteurs admettent que cette axiomatique, qui modélise un agent idéal ayant des croyances stables et étant capable d effectuer toutes les déductions possibles issues de ses croyances, est peu réaliste. Les dialogues traités par Allen et Perrault se déroulant durant un court laps de temps, celui-ci n est pas intégré. Pour prendre en compte la nonmonotonie des croyances, et traiter les contradictions propres à un agent, l opérateur CROIT peut être indexé par le temps. A partir de l opérateur CROIT, les auteurs introduisent trois opérateurs dérivés qui peuvent modéliser les connaissances que le système attribue à son interlocuteur :

16 Modèles fondés sur la planification 13 (A SAIT P) P (A CROIT P) ª On sait quelque chose quand ce quelque chose est vrai et qu on le croit. (A SAIT-SI P) (A SAIT P) (A SAIT P) ª L agent A connaît la valeur de vérité de la proposition P, quelle qu elle soit. (A SAIT-REF D) a : (A SAIT D = a) ª L agent A connaît la valeur d une description D concernant un objet du discours. Figure 2.2 : Trois opérateurs de simplification L opérateur SAIT-REF indique qu un agent donné connaît une propriété d un objet donné. Par exemple, l énoncé : «Pierre sait où la boîte se trouve.» peut être formalisé de la façon suivante : (Pierre SAIT-REF Localisation(boîte)) Schémas d action, plans et planification Les schémas d action utilisés dans le système ARGOT reprennent le formalisme STRIPS décrit pour la première fois dans [FIKES 71]. Un schéma d action est une règle qui contient un nom, un ensemble de paramètres, et un ensemble de formules comportant chacune des préconditions, des effets et un corps. Les préconditions sont les conditions nécessaires pour que l action puisse être exécutée, les effets sont des faits qui sont ajoutés ou supprimés après l exécution de l action, et le corps est une description détaillée de l action sous la forme d une séquence de sous-buts ou de sous-actions. Une occurrence d action est un schéma d action instancié (les paramètres sont fixés) et indexé par le temps. Un plan est une séquence linéaire d occurrences d actions, mettant en relation un état initial du monde et un état final but. Cette séquence est organisée sous la forme d un graphe représentant un ordre partiel sur les moments d exécution de ces actions. Une action est intentionnelle lorsque son auteur a voulu qu elle se réalise. Les préconditions de l action contiennent alors la formule (Auteur VEUT Action). Une action intentionnelle est un acte de langage (informer, demander, demander-si, demander-ref) lorsque le locuteur et l auditeur sont des paramètres du schéma d action, et lorsque l exécution de l action conduit à la production d un discours :

17 14 Chapitre 2 - Modèles de dialogues INFORMER (Locuteur, Auditeur, Proposition) Préconditions : Effets : Corps : Locuteur VEUT INFORMER (Locuteur, Auditeur, Proposition) Locuteur SAIT Proposition Auditeur SAIT Proposition Locuteur DIRE Proposition à Auditeur Figure 2.3 : Exemple de schéma d'action intentionnelle Un premier groupe de règles d inférences (règles de reconnaissance de plans) permet au système de reconstruire, après avoir analysé une question de l interlocuteur, un plan probable expliquant pourquoi l interlocuteur a posé cette question. Un second groupe de règles d inférences (règles de planification) permet au système, suite au calcul du ou des buts de l interlocuteur, de construire un plan permettant de réaliser ces buts. Inférences pour la reconnaissance des plans La reconnaissance de plans consiste en général à reconstruire, à partir de l observation d une action, un plan permettant d expliquer cette action. Dans le cadre d un modèle de dialogue, la reconnaissance de plans permet au système de reconstruire un plan probable expliquant pourquoi l interlocuteur a posé une question. La reconnaissance de plans est donc un processus qui peut être considéré comme une planification inversée : le système construit un plan en partant d une action pour remonter au but qui l a motivée. La reconnaissance du plan de l interlocuteur permettra au système d être en mesure de : Déterminer les intentions et les buts non exprimés de l interlocuteur, Prédire ou anticiper sur les actions possibles à venir, Détecter les obstacles pouvant entraver la réalisation de ces actions. Les connaissances utilisées par le système pour reconnaître un plan ne sont ni celles de l interlocuteur puisque c est le système lui-même qui construit le plan, ni celles du système puisque le plan construit est supposé être celui de l interlocuteur. Ces connaissances sont celles que le système prête à son interlocuteur : ce que le système croit que l interlocuteur croit. Par conséquent, les règles utilisées par la machine M pour calculer les buts de l interlocuteur A sont généralement du type : (M CROIT (A VEUT P)), ce qui peut se noter plus simplement avec l opérateur unaire : (MCAV P).

18 Modèles fondés sur la planification 15 Allen et Perrault considèrent deux catégories de règles : celles qui concernent les actions et celles qui concernent les connaissances. Soit une action ACT ayant une précondition P, un effet E et un sous-but B faisant partie de son corps. (MCAV P) (MCAV ACT) ª Si l interlocuteur a le but P, c est peut-être parce qu il veut réaliser l action ACT. ª Règle de type precondition-action. (MCAV B) (MCAV ACT) ª Si A veut exécuter le sous-but B, c est peut-être parce qu il veut réaliser ACT. ª Règle de type body-action. (MCAV ACT) (MCAV E) ª Si A veut réaliser l action ACT, c est peut-être parce qu il souhaite obtenir l effet E. ª Règle de type action-effect. (MCAV (X VEUT ACT)) (MCAV ACT) ª Si A veut que X réalise l action ACT, c est peut-être qu il souhaite l action ACT. ª Règle de type want-action. Figure 2.4 : Règles d'inférences concernant les actions (MCAV (A SAIT-SI P)) (MCAV P) ª Si A veut savoir si la proposition P est vrai, il souhaite peut-être que P soit vraie. ª Règle de type know-positive. (MCAV (A SAIT-SI P)) (MCAV P) ª Si A veut savoir si la proposition P est vraie, il souhaite peut-être que P soit faux. ª Règle de type know-negative. (MCAV (A SAIT-SI D = a)) (MCAV (A SAIT-REF D)) ª Si A veut savoir si D = a est vrai, il cherche peut-être à connaître la valeur de D. ª Règle de type know-value. (MCAV (A SAIT-REF D)) (MCAV R avec D) ª Si A veut connaître D, il veut peut-être obtenir un référent R ayant la description D. ª Règle de type know-term. Figure 2.5 : Règles d'inférences concernant les connaissances L application successive des règles know-value et know-term permet d inférer, à partir de l énoncé : «Ce train va-t-il à Brest?», que l interlocuteur souhaite peut-être prendre le train dont il est question. La formule (MCAV (A SAIT-REF Destination)) indique que la

19 16 Chapitre 2 - Modèles de dialogues machine M croit que l agent A souhaite connaître la destination du train (cf. Figure 2.2). La règle know-term permet alors d inférer qu il souhaite peut-être prendre ce train. Inférences pour la construction de plans Lorsque le système a inféré toutes les intentions et buts supposés de son interlocuteur, il peut construire un plan qui permet de réaliser ces buts, tout en détectant les obstacles à leur réalisation. La majeure partie des règles utilisé pour la construction de ce plan sont inverses de celles qui concernent la reconnaissance des actions (cf. Figure 2.4). Notation : Soit une action ACT, une précondition P, un effet E et un sous-but B. (M VEUT ACT) (M VEUT P) ª Si la machine veut réaliser l action ACT, elle doit d abord obtenir la précondition P. ª Règle de type action-precondition. (M VEUT ACT) (M VEUT B) ª Si la machine veut réaliser l action ACT, elle doit réaliser le sous-but B. ª Règle de type action-body. (M VEUT E) (M VEUT ACT) ª Si la machine veut obtenir l effet E, elle peut réaliser l action ACT qui produit E. ª Règle de type effect-action. (M VEUT P) (M VEUT (A SAIT-SI P)) ª Si la machine veut obtenir la précondition P, elle doit connaître sa valeur de vérité. ª Règle de type precondition-knowif. Figure 2.6 : Quatre règles de planification intentionnelle L ensemble des règles décrites dans ce chapitre sont utilisées dans la construction de plans partiels, composés de deux parties. La partie possibilités (alternative part) est construite en effectuant toutes les inférences possibles à partir des actions observées. La partie prévisions (expectation part) est construite par planification à partir d un but supposé de l interlocuteur. Chaque plan partiel est ensuite évalué à l aide d heuristiques visant à prédire dans quelle mesure il peut faire partie du plan global. Les plans partiels sélectionnés sont alors développés afin que le système puisse détecter les obstacles pouvant entraver la réalisation du plan global.

20 Modèles fondés sur la planification Exemple de construction d une réponse pertinente Nous donnons maintenant un exemple de raisonnement qui illustre le mécanisme de construction des réponses dans un système de dialogue homme/machine fondé sur la planification. La question initiale posée par l interlocuteur A à la machine M est tout d abord traduite en une représentation interne par actes de langage (cf. Figure 2.3) : Énoncé de A : «Quand le train de Lyon part-il?» Traduction de M : DEMANDER (A, M, INFORMER-REF (M, A, hd)) avec : heure(hd) ; train(train) ; heure-départ(train, hd) ; destination(train, Lyon) Cette traduction permet de construire plusieurs plans partiels analogues au suivant : Possibilités : Prévisions : DEMANDER (A, M, INFORMER-REF (M, A, hd)) effet M VEUT INFORMER-REF (M, A, hd) ETRE (A, gd, hd) avec : gare(gd) ; gare-départ(train, gd) permet PRENDRE (A, train) Le plan global suivant est obtenu par évaluation et assemblage des plans partiels : DEMANDER (A, M, INFORMER-REF (M, A, hd)) M VEUT INFORMER-REF (M, A, hd) INFORMER-REF (M, A, hd) (A SAIT-REF hd) et (A SAIT-REF gd) ETRE (A, gd, hd) PRENDRE (A, train) heure(hd) gare(gd) heure-départ(train, hd) gare-départ(train, gd) destination(train, Lyon) train(train) M est la machine elle-même A est un usager interlocuteur Figure 2.7 : Plan élaboré par le système de dialogue C est à cet instant que le système détecte deux obstacles (dont un est en liaison avec la question) : (M SAIT-REF hd) et (M SAIT-REF gd). Le système construit alors un plan pour les résoudre et fournira une réponse telle que : «A 13 heures, quai n 7», fournissant la

Evaluer des élèves de Seconde par compétences en Sciences Physiques

Evaluer des élèves de Seconde par compétences en Sciences Physiques Evaluer des élèves de Seconde par compétences en Sciences Physiques Introduction Depuis quelques années, le terme de «compétences» s installe peu à peu dans notre quotidien ; aussi bien dans la vie de

Plus en détail

Pédagogie du projet?

Pédagogie du projet? Pédagogie du projet? Toute pédagogie qui place l intérêt des apprenants comme levier des conduites éducatives est appelée «pédagogie fonctionnelle». Ainsi, la pédagogie du projet peut rentrer dans cette

Plus en détail

Intelligence Artificielle et Systèmes Multi-Agents. Badr Benmammar bbm@badr-benmammar.com

Intelligence Artificielle et Systèmes Multi-Agents. Badr Benmammar bbm@badr-benmammar.com Intelligence Artificielle et Systèmes Multi-Agents Badr Benmammar bbm@badr-benmammar.com Plan La première partie : L intelligence artificielle (IA) Définition de l intelligence artificielle (IA) Domaines

Plus en détail

Notes de lecture : Dan SPERBER & Deirdre WILSON, La pertinence

Notes de lecture : Dan SPERBER & Deirdre WILSON, La pertinence Notes de lecture : Dan SPERBER & Deirdre WILSON, La pertinence Gwenole Fortin To cite this version: Gwenole Fortin. Notes de lecture : Dan SPERBER & Deirdre WILSON, La pertinence. 2006.

Plus en détail

Analyse abstraite de missions sous PILOT

Analyse abstraite de missions sous PILOT Analyse abstraite de missions sous PILOT Damien Massé EA 3883, Université de Bretagne Occidentale, Brest damien.masse@univ-brest.fr Résumé Nous étudions la possibilité de réaliser un analyseur par interprétation

Plus en détail

1 Concevoir et réaliser un projet de formation

1 Concevoir et réaliser un projet de formation 1 Concevoir et réaliser un projet de formation Nous présentons, dans ce chapitre, la méthodologie générale de conception et de réalisation d un projet de formation. La caisse à outils du formateur 2 1.1

Plus en détail

GUIDE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES (CP) POUR LE 3 ème STAGE

GUIDE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES (CP) POUR LE 3 ème STAGE 1 GUIDE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES (CP) POUR LE 3 ème DOMAINES: FONDEMENTS COMPÉTENCE 1: Agir en tant que professionnelle ou professionnel héritier, critique et interprète d

Plus en détail

PROGRAMME DES ÉPREUVES EXAMEN BTS NOTARIAT

PROGRAMME DES ÉPREUVES EXAMEN BTS NOTARIAT PROGRAMME DES ÉPREUVES EXAMEN BTS NOTARIAT www.imnrennes.fr ÉPREUVE E1 - CULTURE GÉNÉRALE ET EXPRESSION Coefficient 3 L objectif visé est de vérifier l aptitude des candidats à communiquer avec efficacité

Plus en détail

Lire pour préparer un travail

Lire pour préparer un travail Leçon LA LECTURE 5 Choisir ses sources documentaires 1 EFFICACE Lire pour préparer un travail Leçon 5 Choisir ses sources documentaires Avertissement Dans la présente leçon, on se préoccupe du choix adéquat

Plus en détail

LES OUTILS D ALIMENTATION DU REFERENTIEL DE DB-MAIN

LES OUTILS D ALIMENTATION DU REFERENTIEL DE DB-MAIN LES OUTILS D ALIMENTATION DU REFERENTIEL DE DB-MAIN Les contenues de ce document sont la propriété exclusive de la société REVER. Ils ne sont transmis qu à titre d information et ne peuvent en aucun cas

Plus en détail

SÉMINAIRE 2 : point de vue des IA-IPR

SÉMINAIRE 2 : point de vue des IA-IPR SÉMINAIRE 2 : point de vue des IA-IPR Les séminaires et la continuité à assurer Il est essentiel qu au terme de chaque séminaire, le bilan établi et mis en ligne soit examiné dans chaque lycée par l ensemble

Plus en détail

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE [Prénom Nom] Rapport sur le stage effectué du [date] au [date] Dans la Société : [NOM DE LA SOCIETE : Logo de la société] à [Ville] [Intitulé du

Plus en détail

Gestionnaire de dialogue pour un système d informations à reconnaissance vocale

Gestionnaire de dialogue pour un système d informations à reconnaissance vocale TALN 2001, Tours, 2-5 juillet 2001 Gestionnaire de dialogue pour un système d informations à reconnaissance vocale Sophie Rosset, Lori Lamel LIMSI-CNRS, 91403 Orsay Cédex rosset,lamel@limsi.fr Résumé -

Plus en détail

Développement itératif, évolutif et agile

Développement itératif, évolutif et agile Document Développement itératif, évolutif et agile Auteur Nicoleta SERGI Version 1.0 Date de sortie 23/11/2007 1. Processus Unifié Développement itératif, évolutif et agile Contrairement au cycle de vie

Plus en détail

Demande d admission au Centre pédagogique Lucien-Guilbault Secteur primaire

Demande d admission au Centre pédagogique Lucien-Guilbault Secteur primaire Date d envoi : Demande d admission au Centre pédagogique Lucien-Guilbault Secteur primaire QUESTIONNAIRE AU TITULAIRE Ce document doit être complété par le titulaire de classe et/ou par l orthopédagogue

Plus en détail

«La carte dialogique de l interaction» : un exemple d analyse séquentielle

«La carte dialogique de l interaction» : un exemple d analyse séquentielle Rodica Ailincai 1 «La carte dialogique de l interaction» : un exemple d analyse séquentielle 1. Contexte et questions de recherche Au travers de cette contribution, nous proposons un exemple d analyse

Plus en détail

CRÉER UN COURS EN LIGNE

CRÉER UN COURS EN LIGNE Anne DELABY CRÉER UN COURS EN LIGNE Deuxième édition, 2006, 2008 ISBN : 978-2-212-54153-3 2 Que recouvre le concept d interactivité? Dans une perspective de cours en ligne, une activité interactive est

Plus en détail

Support de présentation

Support de présentation UNIVERSITÉ D ÉTÉ 20 AOÛT 2010 LOUVAIN-LA-NEUVE Atelier N 1 Une bonne maitrise de la langue, un enjeu du fondamental? Support de présentation utilisé par Christine CAFFIEAUX COMMENT FAIRE UNE BONNE ÉCOLE?

Plus en détail

I n t r o d u c t i o n Les étapes de la recherche à l a r e c h e r c h e

I n t r o d u c t i o n Les étapes de la recherche à l a r e c h e r c h e I n t r o d u c t i o n Les étapes de la recherche à l a r e c h e r c h e Les objectifs pédagogiques Savoir délimiter les trois phases distinctes de la recherche Savoir identifier, pour chacune des trois

Plus en détail

CONCLUSIONS. Par rapport aux résultats obtenus, on peut conclure les idées suivantes :

CONCLUSIONS. Par rapport aux résultats obtenus, on peut conclure les idées suivantes : CONCLUSIONS L application de la PNL à l entreprise est confrontée aux besoins des leaders d équipe, tels que: la gestion de son propre développement, du stress, la résolution des problèmes tels que les

Plus en détail

Récapitulatif de la méthodologie FOS proposée. 1. De la demande aux objectifs de formation

Récapitulatif de la méthodologie FOS proposée. 1. De la demande aux objectifs de formation Récapitulatif de la méthodologie FOS proposée 1. De la demande aux objectifs de formation Dès qu une demande de formation FOS est formulée (ou envisagée), il s agit dans un premier temps d effectuer un

Plus en détail

Comment organiser une séance d EPS

Comment organiser une séance d EPS Comment organiser une séance d EPS Ce qui est important pour l élève c est de : - comprendre quand il réussit quelle procédure reproductible a été utilisée et isolée pour cette procédure - apprendre pour

Plus en détail

Note sur le projet CEFRIO de formation de base en entreprise à l aide des TIC

Note sur le projet CEFRIO de formation de base en entreprise à l aide des TIC Note sur le projet CEFRIO de formation de base en entreprise à l aide des TIC Quelques constats et remarques formulés à partir de l examen de trois rapports d activités (juin 2008, avril et juin 2009)

Plus en détail

À propos du Programme d évaluation international des compétences des adultes, le PEICA

À propos du Programme d évaluation international des compétences des adultes, le PEICA Automne 2013 À propos du Programme d évaluation international des compétences des adultes, le PEICA Par Giselle Boisvert, conseillère pédagogique, Commission scolaire de Montréal Les données de la troisième

Plus en détail

Nous vous recommandons donc fortement de bien étudier les spécifi cités des épreuves que vous souhaitez passer

Nous vous recommandons donc fortement de bien étudier les spécifi cités des épreuves que vous souhaitez passer Nous allons vous présenter une méthode générale pour les épreuves avec dossier. Cette méthode concerne les 5 épreuves suivantes : L épreuve de synthèse de textes de l EDHEC (Concours Admission sur Titre

Plus en détail

Document de travail issu de la commission CTI-SMF-SMAI

Document de travail issu de la commission CTI-SMF-SMAI Document de travail issu de la commission CTI-SMF-SMAI 1) Place des mathématiques actuellement dans le document de référence de la CTI Le document CTI - Références et Orientations n évoque pas explicitement

Plus en détail

Manuel d utilisation 26 juin 2011. 1 Tâche à effectuer : écrire un algorithme 2

Manuel d utilisation 26 juin 2011. 1 Tâche à effectuer : écrire un algorithme 2 éducalgo Manuel d utilisation 26 juin 2011 Table des matières 1 Tâche à effectuer : écrire un algorithme 2 2 Comment écrire un algorithme? 3 2.1 Avec quoi écrit-on? Avec les boutons d écriture........

Plus en détail

PRESENTATION GENERALE

PRESENTATION GENERALE Date Rédacteur Titre 31 Octobre Claude Terosier (Magic Makers), Florent Masseglia (Inria), Camila Canellas (Université de Nantes), Camile Daniel (OpenClassrooms). Présentation de la formation Class'Code

Plus en détail

Convention sur la lutte contre la désertification

Convention sur la lutte contre la désertification NATIONS UNIES Convention sur la lutte contre la désertification Distr. GÉNÉRALE 29 juillet 2008 FRANÇAIS Original: ANGLAIS COMITÉ CHARGÉ DE L EXAMEN DE LA MISE EN ŒUVRE DE LA CONVENTION Septième session

Plus en détail

Diapo 1. Objet de l atelier. Classe visée. Travail en co-disciplinarité (identité et origine académique des IEN)

Diapo 1. Objet de l atelier. Classe visée. Travail en co-disciplinarité (identité et origine académique des IEN) COMMENTAIRE Séminaire national Réforme de la série Gestion-administration Lyon 10 et 11 mai 2012 Vendredi matin Martine DECONINCK (IEN EG), Michèle SENDRE (IEN L), Isabelle VALLOT (IEN EG) Diapo 1. Objet

Plus en détail

Profil de compétences Directeur de projets SECTEUR BANCAIRE

Profil de compétences Directeur de projets SECTEUR BANCAIRE Profil de compétences Directeur de projets SECTEUR BANCAIRE PENSÉE ET VISION STRATÉGIQUE Avoir une perspective globale des enjeux actuels et futurs du client ainsi que de définir des orientations visant

Plus en détail

Un livre illustré. Cycle: fin du 1 er cycle du primaire Durée de l activité: plusieurs semaines

Un livre illustré. Cycle: fin du 1 er cycle du primaire Durée de l activité: plusieurs semaines Un livre illustré Cycle: fin du 1 er cycle du primaire Durée de l activité: plusieurs semaines Résumé de la tâche Domaines généraux de formation Compétences transversales Domaines d apprentissage et compétences

Plus en détail

Profils. COMPÉTENCE de COMMUNICATION ÉBAUCHE. ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche

Profils. COMPÉTENCE de COMMUNICATION ÉBAUCHE. ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche C Profils COMPÉTENCE de COMMUNICATION ÉBAUCHE ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche C Profils COMPÉTENCE de COMMUNICATION APERÇU La compétence de communication englobe l ensemble des aptitudes

Plus en détail

Bachelier - AESI en sciences

Bachelier - AESI en sciences Haute Ecole Léonard de Vinci Programme du Bachelier - AESI en sciences Année académique 2015-2016 Contenu 1. Identification de la formation... 2 2. Référentiel de compétences... 3 3. Profil d enseignement...

Plus en détail

T R A V A I L E T E V A L U A T I O N P A R C O M P E T E N C E S A U C Y C L E 3

T R A V A I L E T E V A L U A T I O N P A R C O M P E T E N C E S A U C Y C L E 3 T R A V A I L E T E V A L U A T I O N P A R C O M P E T E N C E S A U C Y C L E 3 C O M P E T E N C E 7 : L A U T O N O M I E, L I N I T I A T I V E. D après Ph Meirieu. Année scolaire 2011/2012 http://www.meirieu.com/index.html

Plus en détail

Modules de langues, langages et techniques de communication

Modules de langues, langages et techniques de communication Cadre Européen Commun de Référence en Langues (CECRL) Echelle globale MODULES NIVEAU DESCRIPTIF anglais français expérimenté expérimenté C2 Peut comprendre sans effort pratiquement tout ce qu il/elle lit

Plus en détail

CONDITIONS NÉCESSAIRES ET DÉPENDANCE EXISTENTIELLE

CONDITIONS NÉCESSAIRES ET DÉPENDANCE EXISTENTIELLE CONDITIONS NÉCESSAIRES ET DÉPENDANCE EXISTENTIELLE Introduction Le concept de condition nécessaire est largement utilisé en philosophie, quelquefois explicitement pour définir d autres concepts importants.

Plus en détail

L échange argumentatif par réseau intranet en classe de Seconde

L échange argumentatif par réseau intranet en classe de Seconde L échange argumentatif par réseau intranet en classe de Seconde Extrait du Mémoire professionnel de Karine BODIN, professeur stagiaire en Lettres, IUFM de Poitou-Charentes, année 2003/2004, sous la direction

Plus en détail

La notion de besoin peut décrire : La notion de besoin peut décrire :

La notion de besoin peut décrire : La notion de besoin peut décrire : La notion de besoin peut décrire : une expérience vécue dont la personne est parfaitement consciente : Exemple : «J ai besoin de me divertir»; La notion de besoin peut décrire : 2. «une exigence née de

Plus en détail

Stage New Delhi octobre 2012

Stage New Delhi octobre 2012 Stage New Delhi octobre 2012 «L école du socle : donner du sens et des contenus à la continuité pédagogique» Enseignement de la langue française École : BO n 3-19 juin 2008 / BO n 1 du 5 janvier 2012 programmes

Plus en détail

Portail Vocal d Entreprise

Portail Vocal d Entreprise Portail Vocal d Entreprise Responsable et intégration IBM Communication Langagière et Interaction Personne-Système CNRS - INPG - UJF BP 53-38041 Grenoble Cedex 9 - France Conception, maquette Évaluation

Plus en détail

Mission de pédagogie universitaire Université Saint-Joseph Glossaire 1

Mission de pédagogie universitaire Université Saint-Joseph Glossaire 1 glossaire Les définitions succinctes, présentées dans ce glossaire, sont, en grande partie, tirées des chapitres du Manuel. Elles sont en harmonie avec les références relatives au Processus de Bologne.

Plus en détail

Dossier. Master «Enfance Enseignement Education» 2 nd année. Site de Montigny-Lès-Metz

Dossier. Master «Enfance Enseignement Education» 2 nd année. Site de Montigny-Lès-Metz Dossier Master «Enfance Enseignement Education» 2 nd année Site de Montigny-Lès-Metz UE 1019-9 : Unité et spécificités de la didactique des sciences, technologies et mathématiques : Réalisation et analyse

Plus en détail

BASES DU RAISONNEMENT

BASES DU RAISONNEMENT BASES DU RAISONNEMENT P. Pansu 10 septembre 2006 Rappel du programme officiel Logique, différents types de raisonnement. Ensembles, éléments. Fonctions et applications. Produit, puissances. Union, intersection,

Plus en détail

DES SAVOIRS PROFESSIONNELS DU TRAVAIL SOCIAL Définition, construction, contenus, validation, Questions épistémologiques

DES SAVOIRS PROFESSIONNELS DU TRAVAIL SOCIAL Définition, construction, contenus, validation, Questions épistémologiques 2328 DES SAVOIRS PROFESSIONNELS DU TRAVAIL SOCIAL Définition, construction, contenus, validation, Questions épistémologiques I ENJEU SOCIAL : UN DEBAT DANS LE CHAMP PROFESSIONNEL Il existe un débat récurrent

Plus en détail

LE PROBLÈME DE RECHERCHE ET LA PROBLÉMATIQUE

LE PROBLÈME DE RECHERCHE ET LA PROBLÉMATIQUE LE PROBLÈME DE RECHERCHE ET LA PROBLÉMATIQUE Un problème de recherche est l écart qui existe entre ce que nous savons et ce que nous voudrions savoir à propos d un phénomène donné. Tout problème de recherche

Plus en détail

INTRODUCTION AUX TECHNOLOGIES D INGENIERIE DES DONNEES DIRIGEE PAR LES MODELES

INTRODUCTION AUX TECHNOLOGIES D INGENIERIE DES DONNEES DIRIGEE PAR LES MODELES INTRODUCTION AUX TECHNOLOGIES D INGENIERIE DES DONNEES DIRIGEE PAR LES MODELES Les contenus de ce document sont la propriété exclusive de la société REVER. Ils ne sont transmis qu à titre d information

Plus en détail

EPREUVE ORALE D ENTRETIEN DOMAINE DES ARTS VISUELS

EPREUVE ORALE D ENTRETIEN DOMAINE DES ARTS VISUELS EPREUVE ORALE D ENTRETIEN DOMAINE DES ARTS VISUELS Concours concernés : - Concours externe de recrutement de professeurs des écoles - Concours externe spécial de recrutement de professeurs des écoles -

Plus en détail

COMMENT PROGRAMMER et EVALUER LE LANGAGE?

COMMENT PROGRAMMER et EVALUER LE LANGAGE? COMMENT PROGRAMMER et EVALUER LE LANGAGE? PROGRAMMER LES APPRENTISSAGES Programmation # Progression Progression: division du savoir en petites unités réparties dans le temps: aller du simple au complexe.

Plus en détail

I. La compétence professionnelle au cœur des situations professionnelles. a. Définition de la compétence professionnelle

I. La compétence professionnelle au cœur des situations professionnelles. a. Définition de la compétence professionnelle Développer des compétences professionnelles du BTS Assistant de Manager en séance d Activités Professionnelles de Synthèse (APS) Par Elodie SERGENT (relecture Maguy Perea) Le BTS assistant de manager forme

Plus en détail

Activité 1 : Ecrire en chiffres en utilisant les mots «cent» «vingt» «quatre» et «mille» - Ré apprentissage

Activité 1 : Ecrire en chiffres en utilisant les mots «cent» «vingt» «quatre» et «mille» - Ré apprentissage Thème : NUMERATION Intentions pédagogiques : ré apprentissage de la numération par des activités ludiques, retour sur des notions connues autrement qu en situation de révision afin de permettre un nouveau

Plus en détail

Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification

Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification 1 sur 8 26/09/2013 16:49 Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification Intitulé Licence : Licence Sciences, technologies, santé mention Informatique

Plus en détail

Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision

Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision Conclusion générale Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la rédaction de cette thèse. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision rationnelle compatible

Plus en détail

Mini-Projet de Prolog : Solver de Sudoku

Mini-Projet de Prolog : Solver de Sudoku UNIVERSITE François Rabelais TOURS Polytech Tours-Département Informatique 64, Avenue Jean Portalis 37200 TOURS Mini-Projet de Prolog : Solver de Sudoku Encadré par : Présenté par : M. J-L Bouquard Florent

Plus en détail

Collège Claude Debussy 18150 La Guerche sur l Aubois

Collège Claude Debussy 18150 La Guerche sur l Aubois Collège Claude Debussy 18150 La Guerche sur l Aubois «Réaliser un dépliant touristique des Enfers» Angélique Voisin (Lettres Modernes) Jean-Pierre Carrel (Histoire) I Caractéristiques de l'activité Disciplines

Plus en détail

LE RAPPORT DE STAGE. Le contenu du rapport de stage

LE RAPPORT DE STAGE. Le contenu du rapport de stage LE RAPPORT DE STAGE Le rapport de stage a pour objet de présenter des faits et des réflexions sur un stage d apprentissage qui, généralement, s est déroulé dans le cadre d un programme de formation professionnelle.

Plus en détail

Compréhension de la langue

Compréhension de la langue Compréhension de la langue Les petits guides Démarche Compréhension de la langue (CP) permet aux élèves de s interroger sur le sens d un texte, en développant l écoute, la prise de parole et la justification.

Plus en détail

Éducatives Familiales

Éducatives Familiales Éducatives Familiales FICHE 6 : UN EXEMPLE, LE JEU DU MEMORY Type de jeu / description Jeu de mémoire (discrimination visuelle) 2 à 4 joueurs Choisir une thématique (Memory de la forêt, des animaux, de

Plus en détail

Le travail de groupe dans lʼenseignement de lʼhistoire

Le travail de groupe dans lʼenseignement de lʼhistoire Le travail de groupe dans lʼenseignement de lʼhistoire 1. Ce que disent les plans d études vaudois Dans la partie consacrée aux finalités de l école vaudoise, le Plan d Etudes Vaudois (PEV) note à propos

Plus en détail

Programme de la licence informatique, université de Caen http://www.info.unicaen.fr

Programme de la licence informatique, université de Caen http://www.info.unicaen.fr Programme de la licence informatique, université de Caen http://www.info.unicaen.fr Unité Systèmes d'information CM : 45h - TD : 60h - TP : 12h - Coeff 2 Systèmes de Gestion de Bases de Données Modéliser

Plus en détail

Guide méthodologique 4

Guide méthodologique 4 N/Réf : X2 217 012 Collection Guides méthodologiques Comment réaliser un travail de recherche Guide méthodologique 4 Louis Gaudreau Conseiller en documentation Centre des médias Septembre 2007 TABLE DES

Plus en détail

GUIDE D ACCOMPAGNEMENT DES OUTILS D EVALUATION DE COMPETENCES

GUIDE D ACCOMPAGNEMENT DES OUTILS D EVALUATION DE COMPETENCES GUIDE D ACCOMPAGNEMENT DES OUTILS D EVALUATION DE COMPETENCES AU SERVICE DES ENSEIGNANTS DU 1 er DEGRE SECONDAIRE Ministère de la Communauté française Administration générale de l enseignement et de la

Plus en détail

Assises universitaires de français Moscou, 6 au 8 novembre 13 Université d Etat de la Région de Moscou. Introduction

Assises universitaires de français Moscou, 6 au 8 novembre 13 Université d Etat de la Région de Moscou. Introduction Assises universitaires de français Moscou, 6 au 8 novembre 13 Université d Etat de la Région de Moscou Atelier : Concevoir un programme de préparation à l'insertion universitaire, Alain Koenig, directeur

Plus en détail

C ACHING WAYS. Programme PAI

C ACHING WAYS. Programme PAI ING WAYS C ACHING WAYS COACHING WAYS Programme PAI INTRODUCTION A LA FORMATION COACHING WAYS PAI : Les clés du Coaching Cette formation conduit à devenir coach, à un niveau théorique PCC (ICF). 23 jours

Plus en détail

ONCE UPON A TIME IN THE HEART OF SCOTLAND

ONCE UPON A TIME IN THE HEART OF SCOTLAND ONCE UPON A TIME IN THE HEART OF SCOTLAND Table des matières Fiche professeur... 2 Fiche élève... 5 Narration de séance et productions d élèves... 6 1 Fiche professeur ONCE UPON A TIME IN THE HEART OF

Plus en détail

Normes d audit internes (Exercices + corrigés)

Normes d audit internes (Exercices + corrigés) A Exercices Normes d audit internes (Exercices + corrigés) 1 Le comité d audit est le plus susceptible de participer à l approbation A Des promotions et augmentations de salaire des auditeurs B Des observations

Plus en détail

et la communication dans les Guide et mallette pédagogique Les savoirs de base pour l emploi

et la communication dans les Guide et mallette pédagogique Les savoirs de base pour l emploi Les compétences de base et la communication dans les Secteurs du Tourisme et des Loisirs Document de présentation Guide et mallette pédagogique Les savoirs de base pour l emploi Formation aux savoirs de

Plus en détail

Introduction à la recherche qualitative (I) Principes

Introduction à la recherche qualitative (I) Principes Introduction à la recherche qualitative (I) Principes Jacques CITTEE - DUERMG Module d aide à la préparation de la thèse Février 2013 La recherche qualitative Une recherche dont les problématiques et les

Plus en détail

EXAMEN CRITIQUE D UN DOSSIER TECHNIQUE

EXAMEN CRITIQUE D UN DOSSIER TECHNIQUE EXAMEN CRITIQUE D UN DOSSIER TECHNIQUE (Préparation : 5 heures -- Exposé et Questions : 1 heure) Rapport établi par : P.J. BARRE, E. JEAY, D. MARQUIS, P. RAY, A. THIMJO 1. PRESENTATION DE L EPREUVE 1.1.

Plus en détail

Bibliothèque des Compétences clés

Bibliothèque des Compétences clés Bibliothèque des Compétences clés Modules Jours Heures S exprimer oralement 3 21 S exprimer à l écrit 4 28 Manipuler les chiffres et les ordres de grandeur 5 35 Utiliser les principaux outils bureautiques

Plus en détail

QMF-6. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation RÉSULTATS. Yann FORNER XV41ZUJK 15/04/2010 TATA. Féminin. Lycéens.

QMF-6. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation RÉSULTATS. Yann FORNER XV41ZUJK 15/04/2010 TATA. Féminin. Lycéens. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation Yann FORNER RÉSULTATS Nom: Sexe: 15/04/2010 Féminin Âge: 17 Étalonnage: Lycéens Introduction Le Questionnaire de Motivation en situation de Formation

Plus en détail

Validité prédictive des questionnaires Cebir. Etude 1 : validité critérielle dans le secteur du gardiennage

Validité prédictive des questionnaires Cebir. Etude 1 : validité critérielle dans le secteur du gardiennage Validité prédictive des questionnaires Cebir Introduction Dans le domaine de la sélection, il est particulièrement intéressant de déterminer la validité prédictive d un test. Malheureusement, les occasions

Plus en détail

Glossaire GRH. Il vise à proposer un langage commun, et permet d éviter d éventuels risques de malentendus ou de confusions.

Glossaire GRH. Il vise à proposer un langage commun, et permet d éviter d éventuels risques de malentendus ou de confusions. Ce glossaire a été élaboré dans un souci de clarification des notions et concepts clés communément utilisés en Gestion des Ressources Humaines, et notamment dans le champ de la gestion prévisionnelle des

Plus en détail

Coaching, Une méthode scientifique

Coaching, Une méthode scientifique Coaching, Une méthode scientifique ROSELYNE KATTAR Tout le monde parle de coaching sans savoir exactement de quoi il s agit. Afin de clarifier cette approche selon moi, je vous propose de répondre à 3

Plus en détail

GUIDE D ACCOMPAGNEMENT DES OUTILS D EVALUATION DE COMPETENCES. AU SERVICE DES ENSEIGNANTS DU 1 er DEGRE SECONDAIRE

GUIDE D ACCOMPAGNEMENT DES OUTILS D EVALUATION DE COMPETENCES. AU SERVICE DES ENSEIGNANTS DU 1 er DEGRE SECONDAIRE GUIDE D ACCOMPAGNEMENT DES OUTILS D EVALUATION DE COMPETENCES AU SERVICE DES ENSEIGNANTS DU 1 er DEGRE SECONDAIRE I. CADRE LÉGAL Développer des compétences, telle est désormais la mission de l école. Le

Plus en détail

Lot 5 - Anglais de la relation Client Blended (présentiel/classe virtuelle)

Lot 5 - Anglais de la relation Client Blended (présentiel/classe virtuelle) ORGANISME FORMMAN FRANCE 11, rue de Malte 75011 PARIS Tél. : 01 47 39 02 02 Contact : Manouchka SEBASTIEN m.sebastien@formmanfrance.com PUBLICS CONCERNÉS Tout salarié de la Branche PRÉ-REQUIS Niveau intermédiaire

Plus en détail

RAPPORT DE CONCEPTION UML :

RAPPORT DE CONCEPTION UML : Carlo Abi Chahine Sylvain Archenault Yves Houpert Martine Wang RAPPORT DE CONCEPTION UML : Bamboo Ch@t Projet GM4 Juin 2006 Table des matières 1 Introduction 2 2 Présentation du logiciel 3 2.1 Précisions

Plus en détail

Problématique / Problématiser / Problématisation / Problème

Problématique / Problématiser / Problématisation / Problème Problématique / Problématiser / Problématisation / PROBLÉMATIQUE : UN GROUPEMENT DE DÉFINITIONS. «Art, science de poser les problèmes. Voir questionnement. Ensemble de problèmes dont les éléments sont

Plus en détail

12.2.5. La Banque de données santé publique (BDSP)

12.2.5. La Banque de données santé publique (BDSP) 12. Approfondir ses connaissances autour d un sujet droit ou qu un accord avec l éditeur autorise les gestionnaires de la base à pointer vers le document original. Les bases de données bibliographiques

Plus en détail

Université Sidi Mohammed Ben Abdallah L école supérieure de technologie. la programmation neurolinguistique(pnl)

Université Sidi Mohammed Ben Abdallah L école supérieure de technologie. la programmation neurolinguistique(pnl) Université Sidi Mohammed Ben Abdallah L école supérieure de technologie. la programmation neurolinguistique(pnl) Introduction Plan Introduction Définition de la PNL Que veut dire la programmation neuro

Plus en détail

Analyse réflexive : un outil de questionnement sur la gestion des contenus d apprentissage Outil 3

Analyse réflexive : un outil de questionnement sur la gestion des contenus d apprentissage Outil 3 Analyse réflexive : un outil de questionnement sur la gestion des contenus d apprentissage Outil 3 Yves Lenoir, D. sociologie Professeur titulaire Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l intervention

Plus en détail

Mener des entretiens professionnels

Mener des entretiens professionnels Formations Mener des entretiens professionnels Durée :... 2,5 jours - 18 heures Personnel concerné :... tout responsable hiérarchique ayant à mener des entretiens d évaluation Méthode pédagogique :...

Plus en détail

Evaluer la compétence en langue: C'estC'est quoi? C'est pourquoi? C'est comment? t quoi? C'est pourquoi? C'est?

Evaluer la compétence en langue: C'estC'est quoi? C'est pourquoi? C'est comment? t quoi? C'est pourquoi? C'est? Formation d enseignants Grenoble janvier 2011 Evaluer la compétence en langue: C'estC'est quoi? C'est pourquoi? C'est comment? t quoi? C'est pourquoi? C'est? Claire Bourguignon Maître de conférences HDR

Plus en détail

Un entretien annuel d activité transparent pour l écoute mutuelle et le développement des savoir-faire professionnels (TALK)

Un entretien annuel d activité transparent pour l écoute mutuelle et le développement des savoir-faire professionnels (TALK) Un entretien annuel d activité transparent pour l écoute mutuelle et le développement des savoir-faire professionnels (TALK) I. Introduction Le dialogue social dans le Groupe Thales, tant au niveau des

Plus en détail

INTRODUCTION AUX METHODES D INGENIERIE DES DONNEES DIRIGEE PAR LES MODELES

INTRODUCTION AUX METHODES D INGENIERIE DES DONNEES DIRIGEE PAR LES MODELES INTRODUCTION AUX METHODES D INGENIERIE DES DONNEES DIRIGEE PAR LES MODELES Les contenus de ce document sont la propriété exclusive de la société REVER. Ils ne sont transmis qu à titre d information et

Plus en détail

Les différents paradigmes de programmation

Les différents paradigmes de programmation Les différents paradigmes de programmation Un peu d histoire... Les problèmes posés par les s La programmation Un peu d histoire... Les difficultés du développement La programmation procédurale (ou impérative)

Plus en détail

Algorithmique et Analyse d Algorithmes

Algorithmique et Analyse d Algorithmes Algorithmique et Analyse d Algorithmes L3 Info Cours 11 : Arbre couvrant Prétraitement Benjamin Wack 2015-2016 1 / 32 La dernière fois Rappels sur les graphes Problèmes classiques Algorithmes d optimisation

Plus en détail

Synthè sè dè l animation «Pènsèr lès atèlièrs autrèmènt»

Synthè sè dè l animation «Pènsèr lès atèlièrs autrèmènt» Synthè sè dè l animation «Pènsèr lès atèlièrs autrèmènt» année scolaire 2011 2012 Animation Pédagogique du 11 janvier 2012 partie 2 Les axes de travail Réflexion autour des diverses organisations possibles

Plus en détail

Enveloppes convexes dans le plan

Enveloppes convexes dans le plan ÉCOLE POLYTECHNIQUE ÉCOLES NORMALES SUPÉRIEURES ÉCOLE SUPÉRIEURE DE PHYSIQUE ET DE CHIMIE INDUSTRIELLES CONCOURS D ADMISSION FILIÈRE MP HORS SPÉCIALITÉ INFO FILIÈRE PC COMPOSITION D INFORMATIQUE B (XECLR)

Plus en détail

COMPÉTENCES, ÉLÉMENTS DE COMPÉTENCES ET RESSOURCES À MOBILISER POUR LE DESS, LA MAÎTRISE PROFESSIONNELLE, LA MAÎTRISE RECHERCHE ET LE DOCTORAT

COMPÉTENCES, ÉLÉMENTS DE COMPÉTENCES ET RESSOURCES À MOBILISER POUR LE DESS, LA MAÎTRISE PROFESSIONNELLE, LA MAÎTRISE RECHERCHE ET LE DOCTORAT Direction des affaires académiques et internationales Études supérieures COMPÉTENCES, ÉLÉMENTS DE COMPÉTENCES ET RESSOURCES À MOBILISER POUR LE DESS, LA MAÎTRISE PROFESSIONNELLE, LA MAÎTRISE RECHERCHE

Plus en détail

604-101-MQ Langue anglaise et communication. Pondération: 2-1-3 Préalable au cours : 604-TE2-SH 2,00 unités. Note préliminaire Objet de la discipline

604-101-MQ Langue anglaise et communication. Pondération: 2-1-3 Préalable au cours : 604-TE2-SH 2,00 unités. Note préliminaire Objet de la discipline Langue anglaise et communication Compétence 4SA1 Communiquer en anglais avec une certaine aisance. Pondération: 2-1-3 Préalable au cours : 604-TE2-SH 2,00 unités Objectif Énoncé de la compétence Standard

Plus en détail

ACCOMPAGNTRICE MODÉRATRICE Application du tome 1

ACCOMPAGNTRICE MODÉRATRICE Application du tome 1 ACCOMPAGNTRICE MODÉRATRICE Application du tome 1 J ai le goût de partager avec vous mes expériences de vie qui en 2003 ont créé un précédent incontestable lors de la parution de mon livre : Changez votre

Plus en détail

PREALABLE : ARCHITECTURE DE LA FORMATION : RESPIRE

PREALABLE : ARCHITECTURE DE LA FORMATION : RESPIRE DE JEPS Animation socio éducative ou culturelle Développement de s, territoires et réseaux Blois 2014 2016 PREALABLE : Cette formation concerne principalement des professionnels occupant des postes de

Plus en détail

«Dire et écrire» pour réaliser une composition en travail collaboratif en géographie. Agnès Dullin, lycée J. Racine 20 rue du Rocher, 75008 Paris

«Dire et écrire» pour réaliser une composition en travail collaboratif en géographie. Agnès Dullin, lycée J. Racine 20 rue du Rocher, 75008 Paris «Dire et écrire» pour réaliser une composition en travail collaboratif en géographie Agnès Dullin, lycée J. Racine 20 rue du Rocher, 75008 Paris OBJECTIFS 1- Niveau et insertion dans la programmation 2-

Plus en détail

Gé nié Logiciél Livré Blanc

Gé nié Logiciél Livré Blanc Gé nié Logiciél Livré Blanc Version 0.2 26 Octobre 2011 Xavier Blanc Xavier.Blanc@labri.fr Partie I : Les Bases Sans donner des définitions trop rigoureuses, il faut bien commencer ce livre par énoncer

Plus en détail

- Référentiel de formation CHSCT -

- Référentiel de formation CHSCT - - Référentiel de formation CHSCT - On peut distinguer quatre grands types de fonctions assurées par les membres des CHSCT : 1) Implication dans la démarche globale de prévention des risques : a) Comprendre

Plus en détail

Partie I : Automates et langages

Partie I : Automates et langages 2 Les calculatrices sont interdites. N.B. : Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut

Plus en détail

Intelligence Artificielle. Dorra BEN AYED

Intelligence Artificielle. Dorra BEN AYED Intelligence Artificielle Dorra BEN AYED Chapitre 1 Introduction et Présentation Générale Sommaire Introduction Historique Définitions de l IAl Domaines d applicationd Les approches de l IA cognitive,

Plus en détail

L ETUDE DE GESTION et LES PRATIQUES COLLABORATIVES

L ETUDE DE GESTION et LES PRATIQUES COLLABORATIVES Les enjeux : L ETUDE DE GESTION et LES PRATIQUES COLLABORATIVES La réalisation de l étude de gestion va se faire dans le cadre d un travail collaboratif et va vous amener à découvrir ce qu est le travail

Plus en détail

chez des élèves avec Trouble du Spectre Autistique 1

chez des élèves avec Trouble du Spectre Autistique 1 L ABSTRACTION chez des élèves avec Trouble du Spectre Autistique 1 Sandrine Marois, enseignante et personne ressource ASH lycée, juillet 2014 Ce qu est l abstraction et ce qu elle n est pas L abstraction

Plus en détail