Caf de la Martinique. Caf de la Guyane. Caf. de la Guadeloupe

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Caf de la Martinique. Caf de la Guyane. Caf. de la Guadeloupe"

Transcription

1 Caf de la Guadeloupe Caf de la Martinique Caf de la Guyane

2 Sommaire 01 Introduction 02 Les évolutions récentes des populations à bas revenus aux Antilles Guyane 03 Forte progression des inégalités depuis Plus grande perception de la dégradation du niveau de vie 06 Les personnes seules et les familles monoparentales sont les premières touchées 07 Des disparités avec l âge et la commune 09 La situation de l emploi, principale cause de pauvreté 11 Les transferts sociaux réduisent les inégalités 13 Une forte proportion de propriétaires dans les ménages à bas revenus 15 Pas de fracture technologique 17 Un budget contraint par les dépenses alimentaires et de logement 19 Les autres indicateurs d inégalités 20 L évolution de la législation sociale 21 Pour en savoir plus 22 Annexes Les inégalités aux Antilles Guyane : Dix ans d évolution

3 Introduction L e panorama des minima sociaux a évolué depuis le début des années 2000 : l alignement du revenu minimum d insertion (RMI) est achevé depuis janvier 2002 et le revenu de solidarité (RSO) est versé depuis décembre L uniformisation des barèmes de l allocation parent isolé (API) avec ceux de métropole est complète depuis janvier Concernant les revenus liés à l activité, la loi sur les 35 heures a conduit à revaloriser le SMIC de 24% entre 2001 et Des dispositifs incitatifs à la reprise d activité (plan d accompagnement à la recherche d un emploi (PARE), et prime pour l emploi (PPE) notamment ont été instaurés en La croissance économique observée sur la première moitié de la décennie a pu bénéficier de façon différenciée aux différentes catégories de ménages. Enfin, l instauration prévue avant fin 2010 du revenu de solidarité active (RSA) dans les Dom en remplacement du RMI et de l API conduit naturellement à s intéresser aux publics potentiellement concernés. La Directeur de la CAF de Guadeloupe La Directeur de la CAF de Martinique Frantz LÉOCADIE Jean SAINT-CLEMENT La Directrice de la CAF de Guyane Le Directeur interrégional de l'insee Antilles-Guyane Isabelle MALINGE René JEAN Les inégalités aux Antilles Guyane : Dix ans d évolution 1

4 Les évolutions récentes des populations à bas revenus aux Antilles Guyane L es économies des départements français d Amérique (DFA) se caractérisent par des taux d emploi faibles, et des taux de chômage particulièrement élevés relativement à la France métropolitaine, conséquence du faible développement de l appareil productif local. Les indices de développement humain (IDH) des Dom sont en retrait de celui observé au niveau national. C est surtout le PIB par habitant, exprimé en parité de pouvoir d achat, qui est à l origine de cet écart, la richesse produite par habitant étant plus faible, et les prix plus élevés que dans les autres régions. Un fort sous-emploi Taux d'emploi et taux de chômage en 2007 Unité : nombre et taux en % Guadeloupe* Martinique Guyane France métropolitaine Population totale au 1 er janvier Taux d'emploi en juin 49,7 48,9 44,6 64,3 Taux de chômage en juin [1] 22,7 21,3 20,7 8,5 Source : Insee, enquêtes annuelles de recensement et enquêtes emploi *y compris Saint-Barthélemy et Saint-Martin [1] Les taux d emploi et de chômage sont calculés sur les ans selon la définition du Bureau international du travail (BIT). 0,96 0,94 0,92 0,90 0,88 0,86 0,84 0,82 0,80 Haïti Honduras Nicaragua Jamaïque Guyana Paraguay Equateur Suriname Colombie Vénézuela Sainte Lucie Dominique Brésil Panama Trinité et Tobago Antigua et Barbuda La Guyane très en retrait Indicateur de développement humain en 2005 France Source : calculs Insee L indice de développement humain dans la Caraïbe et sur le plateau des Guyanes en 2005 L indicateur de développement humain L indicateur de développement humain (IDH) est l outil actuellement privilégié pour les comparaisons régionales et internationales de bien-être des populations. Il intègre, outre le PIB par habitant, des données qualitatives qui contribuent à la qualité de vie : la santé, appréhendée par l espérance de vie à la naissance, l éducation avec le taux d alphabétisation et taux brut de scolarisation. Le PIB par habitant est exprimé en parités de pouvoir d achat et dans une même monnaie, de façon à rendre compte du pouvoir d achat relatif entre les pays. Plus il est proche de 1, plus le pays est développé au sens de cet indicateur. Les départements d Outre-mer représentent en revanche des îlots de prospérité dans leur environnement géographique immédiat : les pays voisins affichent tous des IDH inférieurs. 0,00 0,10 0,20 0,30 0,40 0,50 0,60 0,70 0,80 0,90 Source : Statistiques mondiales de population 2 Les inégalités aux Antilles Guyane : Dix ans d évolution

5 Forte progression des inégalités depuis 2001 E n 2006, le seuil de bas revenus Budget de Famille s élève à par an pour la Guadeloupe, pour la Martinique, et pour la Guyane. Ces niveaux demeurent inférieurs à celui de la France métropolitaine ( ). Plus du quart des ménages disposent d un revenu inférieur à ce seuil en Guyane, et près de 20% à la Martinique et 18% en Guadeloupe. Outre ces disparités dans les distributions de revenus déjà observées en 1995 et 2001, l évolution la plus marquante est la progression des inégalités entre 2001 et 2006, après leur réduction entre 1995 et Le taux de bas revenus s accroît de plus de 4 points en Guadeloupe et à la Martinique, et de 1,5 points en Guyane. La croissance des revenus observée entre 2001 et 2006 a donc davantage bénéficié aux ménages situés audessus du seuil. Cet accroissement récent des inégalités s observe aussi en France métropolitaine, mais de façon moins marquée que dans les DFA : +1,2 points entre 2002 et Le calcul du taux de bas revenus Le taux de bas revenus Dans les Départements Français d Amérique, on calcule un taux de bas revenus à partir de l enquête Budget de famille. Le revenu considéré est le revenu disponible annuel net, tel que défini dans le cadre EU-SILC. Le revenu disponible net comprend l ensemble des revenus d activités, des transferts sociaux, les revenus du patrimoine, et les loyers dits «imputés». Ces derniers correspondent aux services de logement que les ménages propriétaires se rendent à eux-mêmes et permettent notamment de mieux comparer les niveaux de vie des propriétaires et des locataires. Sont ajoutés les transferts monétaires entre les ménages, afin de prendre en compte cette forme volontaire de redistribution. Le tout est minoré des impôts directs (impôts sur le revenu, taxes d habitation et foncière). Le taux de bas revenus est égal à 60% de ce revenu annuel médian par unité de consommation. Le nombre d unités de consommation d un ménage est calculé selon l échelle d équivalence dite «OCDE/Insee» : le 1er adulte compte pour 1, les autres personnes de 14 ans ou plus pour 0,5 chacune, les personnes de moins de 14 ans pour 0,3 chacune. Cette normalisation par le nombre d unités de consommation permet de prendre en compte la taille du ménage. La distance au seuil Le taux de bas revenus est un indicateur d inégalité relative des revenus. Il indique la proportion de ménages se situant dans le bas de la distribution des revenus. Il est complété par la distance au seuil, égale au revenu moyen d une catégorie considérée rapporté au seuil de bas revenu. Plus cette distance est proche de 1, plus la catégorie étudiée se rapproche du seuil. Le revenu disponible rapporté au nombre d unités de consommation indique le niveau de vie du ménage. Le premier quintile rassemble les 20% des ménages ayant les niveaux de vie les plus faibles, le second quintile les 20% suivants, etc. jusqu au 5e quintile qui regroupe les 20% les plus aisés. Compte tenu du plan de sondage de l enquête Budget et de la taille de l échantillon, l intervalle de confiance sur le taux de bas revenus pour l ensemble de la population est de plus ou moins 1 point. Au niveau national, sur l enquête Revenus fiscaux la précision est de plus ou moins 0,5 point. Les ménages situés sous le seuil de bas revenus s en éloignent entre 2001 et 2006 en Guadeloupe et en Martinique. Ces populations ont donc vu leur situation relative se dégrader au cours des dernières années. En Guyane, ces mêmes ménages se rapprochent du seuil : si la proportion de bas revenus augmente dans ce département, la situation des populations concernées s améliore en moyenne. Les inégalités aux Antilles Guyane : Dix ans d évolution 3

6 Forte disparité avec la France métropolitaine surtout en Guyane Évolution du taux de bas revenus, seuil en par an France métropolitaine* ,1 17,0 26,1 13, ,5 15,1 25,0 12, ,8 19,8 26,5 13,2 Seuil de bas revenus Sources : Insee, Enquête Budget de Famille, Revenus fiscaux en France métropolitaine * 1996, 2002 et 2006 Note de lecture : En 1995, 18,1% des ménages guadeloupéens vivent sous le seuil de bas revenus. Cette proportion descend à 13,5% en 2001, pour remonter à 17,8% en Dans le même temps, l accroissement de la distance au seuil pour les ménages situés audessus du seuil indique une augmentation plus rapide des ressources des ménages plus aisés plus marquée en Guyane et en Martinique qu en Guadeloupe. Éloignement du seuil de bas revenus en Guadeloupe et en Martinique Distance au seuil de bas revenus Unité : nombre, seuil en par an sous au-delà sous au-delà sous au-delà le seuil du seuil le seuil du seuil le seuil du seuil Guadeloupe 0,74 2,5 0,75 2,2 0,70 2,3 Martinique 0,73 2,6 0,74 2,2 0,71 2,5 Guyane 0,61 2,6 0,61 2,7 0,63 2,9 France métropolitaine 0,82 0,84 0,82 Sources : Insee, Enquête Budget de Famille, Revenus fiscaux en France métropolitaine * 1996, 2002 et 2006 Note de lecture : En 1995, les ressources d un ménage martiniquais situé sous le seuil de bas revenus représentent en moyenne 73% de ce seuil. Pour les autres ménages, les revenus sont en moyenne égaux à 2,6 fois ce seuil. Les ménages situés au-dessus du seuil de bas revenus représentent de 75 à 80% des ménages selon le département. Ils recouvrent donc à la fois les classes moyennes, et des personnes très aisées, catégories pour lesquelles les revenus ont évolué de façon divergente. En Guadeloupe et en Martinique, les ménages situés juste audessus du seuil de bas revenus (le second quintile) s en rapprochent alors qu ils s en étaient plutôt éloignés entre 1995 et Pour les ménages médians (le 3e quintile), les niveaux de vie sont stables. Outre l accroissement du nombre de ménages sous le seuil de bas revenus, il y a donc eu baisse ou stagnation du niveau de vie pour les ménages des classes moyennes. En Martinique, l augmentation plus rapide des ressources au-delà du seuil est concentrée sur les 20% des ménages les plus aisés. En Guyane, cette déformation est régulière entre 1995 et Stagnation du niveau de vie des classes moyennes Distance au seuil de bas revenus selon le quintile de revenu par unité de consommation 6,0 5,0 6,0 5,0 6,0 5,0 4,0 4,0 4,0 3,0 3,0 3,0 2,0 2,0 2,0 1,0 1,0 1,0 0,0 0,0 0,0 quintile 1 quintile 2 quintile 3 quintile 4 quintile 5 quintile 1 quintile 2 quintile 3 quintile 4 quintile 5 quintile 1 quintile 2 quintile 3 quintile 4 quintile 5 Source : Insee, Enquête Budget de Famille 4 Les inégalités aux Antilles Guyane : Dix ans d évolution

7 Plus grande perception de la dégradation du niveau de vie L a grande majorité des ménages situés audelà du seuil de bas revenus déclare bénéficier d un niveau de vie élevé. Toutefois, cette proportion diminue sensiblement entre 2001 et 2006, signe d une prise de conscience de la montée des inégalités, et de la détérioration de la position sociale de catégories de la population autrefois considérées comme aisées. De moins en moins nombreux à se trouver à l aise Proportion de ménages déclarant bénéficier d'un niveau de vie élevé au sein des ménages situés au-dessus du seuil de bas revenus Source : Insee, Enquêtes Budget de Famille A l opposé, parmi les ménages situés sous le seuil de bas revenus, peu déclarent un faible niveau de vie : entre le cinquième et le quart. En Guyane - où le taux de bas revenus est particulièrement élevé - ils sont plus du tiers. La majorité des personnes en situation de pauvreté semble donc s accommoder de la faiblesse de leurs ressources. La hausse récente de cette proportion pour la Guadeloupe et la Martinique indique cependant que les populations gagnées par la pauvreté ont davantage conscience de leur position dans l échelle des niveaux de vie. La perception de la pauvreté s aggrave entre 2001 et 2006 Proportion de ménages qualifiant leur niveau de vie de faible au sein des ménages situés au-dessous du seuil de bas revenus Source : Insee, Enquêtes Budget de Famille Les inégalités aux Antilles Guyane : Dix ans d évolution 5

8 Les personnes seules et les familles monoparentales sont les premières touchées L a pauvreté touche d abord les familles monoparentales et les personnes seules. Exprimée en nombre de personnes, la proportion de bas revenus augmente lorsque le taux s accroît. Mais en Guyane, cette proportion est bien plus élevée, puisque près de 40% des familles nombreuses sont concernées par les bas revenus. Davantage de bas revenus dans les familles nombreuses et monoparentales Taux de bas revenus par type de famille en 2006 Homme seul Femme seule Famille monoparentale Couple 0 enfant Couple 1 enfant Couple 2 enfants Couple 3 enfants et plus Source : Insee, Enquête Budget de Famille Plus de bas revenus en Guyane Proportion de personnes vivant dans une famille sous le seuil de bas revenus France métropolitaine* ,4 21,5 32,3 13, ,1 17,8 32,8 12, ,8 20,5 35,5 13,0 Sources : Insee, Enquête Budget de Famille, Revenus fiscaux en France métropolitaine * 1996, 2002 et 2006 De nombreux enfants vivent au sein des ménages sous le seuil de bas revenus : le quart en Guadeloupe et en Martinique, presque la moitié en Guyane. La forte proportion de bas revenus au sein des familles monoparentales et des familles nombreuses explique ce résultat. Une forte proportion d enfants vit dans un ménage sous le seuil de bas revenus Proportion d'enfants de moins de 18 ans vivant dans une famille sous le seuil de bas revenus France métropolitaine* ,2 25,6 41,7 16, ,0 22,0 40,9 15, ,1 25,8 45,2 17,7 Sources : Insee, Enquête Budget de Famille, Revenus fiscaux en France métropolitaine * 1996, 2002 et 2006 Quand la personne de référence n est pas originaire de l Union européenne (Dom compris) les ménages ont des taux de bas revenus particulièrement élevés. En Guyane, la part de la population née hors du département atteint en 2007 plus de 32%, pour 8% en Guadeloupe et 15% à la Martinique. Le taux global de bas revenus de Guyane est donc influencé par la forte proportion d étrangers. La proportion de bas revenus est plus élevée chez les étrangers Taux de bas revenus selon la région de naissance de la personne de référence en 2006 Département d'outremer France métropolitaine, Union Européenne Autre pays Source : Insee, Enquêtes Budget de Famille 6 Les inégalités aux Antilles Guyane : Dix ans d évolution

9 Des disparités avec l âge et la commune E ntre 2001 et 2006, la proportion de bas revenus double en Guadeloupe pour les plus de 65 ans, et s accroît de plus de 2 points en Martinique. Entre 1995 et 2001, les revalorisations du minimum vieillesse avaient Forte proportion de bas revenus parmi les jeunes ménages de Martinique Proportion de personne sous le seuil de bas revenus par âge en 2006 accompagné l arrivée à l âge de la retraite de générations avec des carrières professionnelles plus complètes et avaient permis une diminution de cette proportion. Cependant, les plus âgés demeurent les moins concernés par les bas revenus. En Martinique, les moins de 35 ans sont particulièrement touchés par l augmentation récente de pauvreté. En Guyane, les moins de 45 ans échappent à la paupérisation Moins de 35 ans ans ans ans Plus de 64 ans Source : Insee, Enquête Budget de Famille La proportion d allocataires de minima sociaux révèle des disparités géographiques par commune. En Guadeloupe, ils se trouvent principalement sur l axe les Abymes, Morne-à-l Eau, le Moule et en Côte-sous-le-Vent. En Grande-Terre, le déclin de l agriculture n a pas été compensé par la création d autres activités économiques au Moule et à Morne-à-l Eau tout comme Port-Louis. En Basse-Terre, Capesterre-Belle-Eau souffre des mêmes difficultés. Au cœur de l activité économique, Pointe-à-Pitre, Baie-Mahault et Petit-Bourg sont relativement épargnées. Les populations défavorisées sont surreprésentées dans certaines communes Répartition géographique des allocataires de minima sociaux SAINT-MARTIN ANSE-BERTRAND SAINT-BARTHELEMY PORT-LOUIS PETIT-CANAL LE MOULE LA DESIRADE SAINTE-ROSE DESHAIES LAMENTIN MORNE-A-L'EAU LES ABYMES SAINT-FRANCOIS BAIE-MAHAULT SAINTE-ANNE POINTE-NOIRE POINTE-A-PITRE LE GOSIER PETIT-BOURG BOUILLANTE GOYAVE VIEUX-HABITANTS CAPESTERRE- BELLE-EAU BAILLIF SAINT-CLAUDE en % 12,6 ou plus de 9,8 à moins de 12,6 moins de 9,8 IGN-INSEE 2007 GOURBEYRE TROIS-RIVIERES BASSE-TERRE VIEUX-FORT TERRE-DE-BAS TERRE-DE-HAUT SAINT-LOUIS GRAND-BOURG CAPESTERRE-DE- MARIE-GALANTE Source : Fichiers CAF 2006 et enquêtes annuelles de recensement de l Insee Les inégalités aux Antilles Guyane : Dix ans d évolution 7

10 En Martinique, les communes du Nord de l île concentrent une proportion assez élevée d allocataires, comme dans le Sud Atlantique et à Fort-de-France. À l opposé, les communes résidentielles du Nord-Caraïbe (de Schœlcher au Carbet) et, dans une moindre mesure, celles du Sud-Caraïbe (Trois-Ilets, Rivières-Salée, Sainte- Luce, et le Diamant) ont les taux les plus faibles. Part des bénéficiaires des minima sociaux dans la population en 2006 Macouba Grand'Rivière Basse-Pointe Le Precheur L' Ajoupa-Bouillon Le Lorrain Saint-Pierre Le Marigot Le Morne-Rouge Sainte-Marie La Trinité Fonds-Saint-Denis Le Morne-vert Gros-morne Le Carbet Saint-Joseph Bellefontaine Le Robert Case-Pilote Schoelcher Fort-de-France Le Lamentin Le François Ducos Saint-Esprit Unité en %: % 11,9 ou plus de 9,2 à moins de 11,9 moins de 9,2 IGN-INSEE2007 Le Vauclin Les Trois-Ilets Riviere-Salée Rivière-Pilote Les Anses-d'Arlet Sainte-Luce Le Diamant Le Marin Sainte-Anne Source : Fichiers CAF 2006 et enquêtes annuelles de recensement de l Insee En Guyane, la proportion d allocataires de minima sociaux est particulièrement élevée sur les communes bordant les fleuves Maroni et Oyapock. L emploi y est moins développé que sur le reste du territoire guyanais et la natalité plus élevée. À Cayenne, où se concentre l essentiel du parc de logements sociaux du département, la proportion est aussi importante. Part des bénéficiaires des minima sociaux dans la population en 2006 Awala-Yalimapo Mana Saint-Laurent -du-maroni Apatou Iracoubo Sinnamary Macouria Kourou Cayenne Remire-Montjoly Matoury Montsinery- Tonnegrande Grand-santi Saint-Elie Roura Ouanary Papaichton Saul Regina Saint-Georges Maripasoula en % de 11,8 à moins de 18 de 9,7 à moins de 11,8 de 7,7 à moins de 9.7 de 5,6 à moins de 7,7 moins de 5,6 IGN-INSEE 2007 Camopi Source : Fichiers CAF 2006 et enquêtes annuelles de recensement de l Insee 8 Les inégalités aux Antilles Guyane : Dix ans d évolution

11 La situation de l emploi, principale cause de pauvreté Forte progression de l emploi au cours des 15 dernières années Évolution de l'emploi Unité : indice, base 100 en Source : Insee, Estimations d emploi Guyane Guadeloupe Martinique L a hausse de l emploi a été forte au cours des 15 dernières années : 30% aux Antilles et 60% en Guyane. Mais, cette progression est pour partie imputable au développement des formes particulières d emploi 1 qui conduisent en moyenne à des rémunérations annuelles plus faibles. C est souvent la principale cause du développement du nombre de travailleurs pauvres. Plus la personne de référence est éloignée de l emploi (présent ou passé), plus le taux de bas revenus est élevé. L absence d un emploi suffisamment rémunéré au sein du ménage conduit à un faible niveau de vie. Fort taux de bas revenus pour les chômeurs et des inactifs Taux de bas revenus selon la situation d'activité en 2006 CDI, temps plein CDD, stage, temps partiel Chômage Retraite Autre inactivité Source : Insee, Enquête Budget de Famille Le taux de bas revenus des titulaires d un emploi précaire est plus de deux fois celui des salariés sous contrat à durée indéterminée, mais cette situation reste préférable -du point de vue de l analyse des inégalités- à celle de chômeur ou d inactif (hors retraités). La distance au seuil de bas revenus des personnes en forme particulière d emploi est proche de celles en contrat à durée indéterminée à temps plein en Guadeloupe et en Martinique. Les CDD sont moins pauvres que les chômeurs Distance au seuil de bas revenus selon la situation d'activité en 2006 Unité : nombre CDI, temps plein CDD, stage, temps partiel Chômage Retraite Autre inactivité Source : Insee, Enquête Budget de Famille La proportion de bas revenus se réduit parmi les indépendants avec la diminution du nombre de petits agriculteurs. La majoration de la rémunération des agents publics les met dans une situation plus favorable que leurs homologues du privé. Enfin, les employés sont, en 2006, autant concernés que les ouvriers par les bas revenus. Les sans profession hors retraités 2 présentent toujours les taux de bas revenus les plus élevés. 1 Ce terme rassemble tout ce qui n est pas contrat à durée indéterminée à temps plein : emplois aidés, contrats à durée déterminée, ou à temps partiel, stagiaires, intérimaires et apprentis. 2 Les retraités sont traditionnellement reclassés dans leur catégorie de dernier emploi. Les inégalités aux Antilles Guyane : Dix ans d évolution 9

12 Les couples bi-actifs sont proportionnellement de moins en moins nombreux. La part des familles monoparentales comportant au moins une personne en emploi diminue également, mais dans une moindre proportion. À l inverse, la part des personnes seules progresse, qu elles aient ou non un emploi. La proportion des personnes seules double aux Antilles Structure des ménages selon le nombre d actifs occupés Ménages avec 2 actifs occupés ou plus Ménages avec 1 actif occupé Ménages sans actif occupé Famille monop. avec au moins 1 actif occupé Famille monoparentale sans actif occupé Personne seule active occupée Personne seule à la retraite Personne seule au chômage ou autre inactive Ensemble Source : Insee, Enquêtes emploi des Dom La progression de l emploi a d abord bénéficié aux personnes seules au détriment des couples. Les ressources sont de moins en moins mutualisées au sein d une famille, d où de moindres économies d échelle réalisées sur les dépenses. En cas de progression du chômage, cette répartition de l emploi au sein des familles conduira aussi à une plus forte proportion de ménages sans revenu d activité. Les plus bas revenus se caractérisent par une quasi-absence de revenu d activité. Plus du quart des allocataires des Caisses d allocations familiales déclare ne percevoir aucune ressource de cette nature. Plus le niveau de vie augmente, plus les revenus d activité deviennent prépondérants. L absence de revenu d activité est la première cause d inégalités des revenus. Le montant total des prestations sociales perçues varie peu selon le niveau de vie. Les retraites et prestations chômage sont faibles pour les 20% de ménages ayant le plus faible niveau de vie et relativement stables pour les autres. Enfin, la fiscalité directe ne devient visible qu à partir du milieu de la distribution. Quasi-absence de revenus d activité pour les plus modestes Montant et structure des revenus en quintile 1 quintile 2 quintile 3 quintile 4 quintile quintile 1 quintile 2 quintile 3 quintile 4 quintile quintile 1 quintile 2 quintile 3 quintile 4 quintile 5 Patrimoine Prestations sociales Retraite, chômage Activité Impôts Source : Insee, Enquête Budget de Famille 10 Les inégalités aux Antilles Guyane : Dix ans d évolution

13 Les transferts sociaux réduisent les inégalités D ans les départements d outre-mer, la redistribution s opère principalement par les prélèvements sociaux sur les revenus d activité d une part, le versement de prestations sociales et familiales d autre part : la proportion de ménages sous le seuil de 60% du revenu médian est divisée par 2,5 à l issue du versement des prestations sociales en Guadeloupe et à la Martinique. Près d un ménage sur deux se situe sous le seuil de bas revenus en ne tenant compte que des revenus du travail et du patrimoine (revenus primaires). Après prélèvements et transferts sociaux, cette proportion passe à un sur cinq. En Guyane, les disparités de revenus primaires sont plus faibles, mais la redistribution joue également moins. Forte redistribution des prestations sociales Proportion de ménages à moins de 60% du revenu médian par unité de consommation en 2006 Revenu primaire Revenu de référence Revenu disponible brut Revenu disponible net Source : Insee, Enquêtes Budget de Famille Les différents revenus sont décrits en page 30. En revanche, la fiscalité directe opère peu sur les bas revenus : après impôts directs, la proportion de ménage sous les 60% du revenu médian diminue d un peu plus d un point en Guadeloupe, mais augmente légèrement à la Martinique et en Guyane. Cette absence d effet redistributif de la fiscalité directe s explique par la faiblesse des revenus : en 2006, près du tiers des foyers fiscaux ne sont pas imposables. Par ailleurs, les taxes d habitation et foncière ne sont pas redistributives puisque le taux de propriétaires est élevé y compris au sein des bas revenus. Cette quasi-absence de redistribution via la fiscalité directe s observe sur l ensemble de la distribution des revenus : le ratio du revenu moyen des 20% les plus aisés rapporté au revenu moyen des ménages médians n est quasiment pas modifié par la fiscalité directe. Les prestations sociales ne modifient pas non plus les disparités de revenus entre les plus aisés et les médians. Seuls les prélèvements sur les revenus d activité réduisent l écart. Faible redistributivité de la fiscalité directe Ratio interquintile par type de revenus en 2006 Unité : nombre Revenu primaire 3,4 3 3,8 Revenu de référence 1,8 1,9 3,3 Revenu disponible brut 1,8 1,8 2,3 Revenu disponible net 1,7 1,8 2,3 Source : Insee, Enquête Budget de Famille Les différents revenus sont décrits en page 30. Les inégalités aux Antilles Guyane : Dix ans d évolution 11

14 Les inégalités aux Antilles Guyane : Dix ans d évolution Au début des années 2000, le nombre d allocataires du RMI a diminué en France métropolitaine. Les évolutions ne sont pas les mêmes dans les départements d Outre-mer. La plus forte précarité de la population et l évolution de la législation jusqu en 2001, ont entraîné une augmentation significative du nombre de bénéficiaire jusqu en Une progression plus forte du nombre d allocataires du RMI aux Antilles Guyane Progressions comparées du nombre d allocataires du RMI + RSO pour les Dom 180 Unités : nombre et indice base 100 année France métropolitaine Source : Caf 12

15 Une forte proportion de propriétaires dans les ménages à bas revenus L a proportion de ménages à bas revenus est plus élevée au sein des ménages logés en secteur locatif privé, puis en secteur locatif social. Il reste fort pour les propriétaires nonaccédants 3. selon le statut d occupation du logement. De plus, la part de l habitat traditionnel où les résidents sont dans leur grande majorité propriétaires reste élevée (de l ordre de 10% en 2005 en Guadeloupe et à la Martinique, 30% en Guyane). Plus de 15% des propriétaires vivent sous le seuil de bas revenus Taux de bas revenus selon le statut d'occupation en Unités : % Propriétaire Accédant Locataire secteur social Source : Insee, Enquête Budget de Famille Locataire secteur privé Le développement déjà ancien de l accession en secteur social dans les départements d outremer contribue pour partie à cette répartition relativement équilibrée du taux de bas revenus Les ménages vivant sous le seuil de bas revenus sont aussi fréquemment propriétaires de leur logement que les autres. La Martinique fait figure d exception avec un écart de près de 16 points entre les plus modestes et le reste de la population. C est surtout au niveau des accédants que l écart est important, quel que soit le département. Les difficultés d accès au crédit des ménages modestes et la forte progression du prix des logements expliquent leur sous-représentation. Enfin, le secteur locatif social ne concentre pas une plus forte proportion de ménages à bas revenus, à l exception de la Martinique. Dans les autres départements, c est le secteur locatif privé qui pallie le manque de logements sociaux, notamment en Guyane. L équipement des logements a nettement progressé au cours des dernières années. L écart entre les plus modestes et les plus aisés reste toutefois important en 2006, notamment en Guyane. Pas de sur-représentation des bas revenus en secteur locatif social Répartition des ménages sous le seuil de pauvreté ou au delà selon le statut d occupation en 2006 sous au-delà sous au-delà sous au-delà le seuil du seuil le seuil du seuil le seuil du seuil Propriétaire Accédant Locataire secteur social Locataire secteur privé Total Source : Insee, Enquête Budget de Famille 3 Il s agit de ménages propriétaires qui n ont plus de remboursement à effectuer sur leur résidence principale. Les inégalités aux Antilles Guyane : Dix ans d évolution 13

16 Les inégalités aux Antilles Guyane : Dix ans d évolution Fortes disparités dans le confort des logements en Guyane Proportion de logements ne disposant pas du confort élémentaire* selon le niveau de vie en 2006 quintile 1 quintile 2 quintile 3 quintile 4 quintile 5 Source : Insee, Enquête Budget de Famille * sans eau courante ou électricité ou WC ou salle d eau. Les disparités d équipement selon le niveau de vie apparaissent très marquées pour un élément de confort ancien comme l eau chaude, et pour un plus récent, la climatisation. Il semble y avoir une segmentation assez prononcée entre des logements tout équipés occupés par des personnes aisées d une part, et un habitat plus traditionnel dans lequel les éléments de confort se diffusent progressivement, selon les moyens du ménage. La souscription d une assurance habitation, pourtant obligatoire, est également très discriminante selon les niveaux de vie : plus celui-ci est faible, plus cette dépense est considérée comme optionnelle. Tous les départements d outre-mer sont concernés, même si le taux d assurés est un peu plus élevé à La Martinique. De nets progrès sont cependant enregistrés depuis 2001, et ce pour toutes les catégories de ménages. Une forte proportion de logements sans eau chaude Eau chaude et climatisation dans les logements en quintile 1 quintile 2 quintile 3 quintile 4 quintile 5 quintile 1 quintile 2 quintile 3 quintile 4 quintile 5 quintile 1 quintile 2 quintile 3 quintile 4 quintile 5 absence eau chaude présence climatisation absence eau chaude présence climatisation absence eau chaude présence climatisation Source : Insee, Enquêtes Budget de Famille Les ménages sont équipés dans leur grande majorité en électroménager de base. Le lave linge reste un peu en retrait pour les ménages modestes, mais les plus aisés n en sont pas pour autant équipés à 100%. La diffusion du four à microondes s est opérée en premier lieu auprès des ménages de niveaux de vie élevé, mais s est rapidement étendue à l ensemble de la population. Près des trois quart des ménages modestes n ont pas souscrit d assurance habitation Proportion de ménages ayant souscrit une assurance habitation 1 er quintile 2 ème quintile 3 ème quintile 4 ème quintile 5 ème quintile Guadeloupe Martinique Guyane Source : Insee, Enquêtes Budget de Famille 14

17 Pas de fracture technologique S i la plupart des ménages sont équipés d un téléviseur classique, le «home cinéma» commence à apparaître outre-mer. Le taux d équipement est plus faible pour les 20% des plus modestes, mais il est relativement homogène sur le reste de la distribution des niveaux de vie. Cette nouvelle technologie a donc d emblée bénéficié d une diffusion de masse, à l opposé de produits comme le magnétoscope qui, à ses débuts, était très élitiste. Le «home cinema» intéresse tous les niveaux de vie Proportion de ménages équipés d un home cinéma en er quintile 2 ème quintile 3 ème quintile 4 ème quintile 5 ème quintile Guadeloupe Martinique Guyane Source : Insee, Enquêtes Budget de Famille Les chaînes de télévision payantes ont connu des débuts difficiles dans les Dom, certains territoires étant peu ou pas couverts. Le rattrapage est spectaculaire dès 2001, et se confirme en Même si l achat de ce type de services croît avec le niveau de vie, les écarts sont plutôt faibles à la Martinique, plus prononcés dans les autres départements. Le taux d équipement des ménages en téléphone fixe n a cessé de diminuer, avec la montée en puissance des téléphones portables. Toutefois, cette substitution entre les deux technologies est nettement plus marquée pour les ménages modestes que pour les plus aisés. En 2006, l écart d équipement entre les 20% les plus riches et les 20% les plus pauvres est entre 10 et 15% pour le téléphone portable selon le département, et plus du double pour le téléphone fixe. Moins de multi-équipement téléphonique pour les ménages modestes Taux d équipement en téléphone fixe et portable en quintile 1 quintile 2 quintile 3 quintile 4 quintile 5 0 quintile 1 quintile 2 quintile 3 quintile 4 quintile 5 0 quintile 1 quintile 2 quintile 3 quintile 4 quintile 5 fixe mobile fixe mobile fixe mobile Source : Insee, Enquêtes Budget de Famille Les inégalités aux Antilles Guyane : Dix ans d évolution 15

18 Les inégalités aux Antilles Guyane : Dix ans d évolution L équipement informatique des ménages d outre-mer a fortement progressé depuis 1995 : réservé à quelques initiés plutôt aisés au départ, il s est très vite répandu à toute la population. Plus qu au niveau de vie, l achat d un ordinateur est lié à l usage d une connexion Internet. Pour l internet haut débit, l ensemble du territoire n est pas encore couvert. Les fortes disparités de taux de connexion selon le niveau de vie sont liées aux différences d équipement des zones de résidence. Un ménage modeste sur cinq possède un ordinateur Taux d équipement en ordinateur, Internet et Internet haut débit en quintile 1 quintile 2 quintile 3 quintile 4 quintile 5 0 quintile 1 quintile 2 quintile 3 quintile 4 quintile 5 0 quintile 1 quintile 2 quintile 3 quintile 4 quintile 5 ordinateur internet haut débit ordinateur internet haut débit ordinateur internet haut débit Source : Insee, Enquêtes Budget de Famille Les ménages vivant sous le seuil de bas revenus sont relativement bien dotés en automobiles : à peine 10 points en dessous des ménages audessus du seuil. Ce même écart se retrouve sur le multi-équipement automobile, proche de 10% pour les ménages modestes. Un ménage modeste sur trois ne dispose pas d automobile Taux d équipement des ménages en véhicules automobiles en Pas de véhicule Un véhicule Deux ou plus Pas de véhicule Un véhicule Deux ou plus Pas de véhicule Un véhicule Deux ou plus au-delà du seuil sous le seuil au-delà du seuil sous le seuil au-delà du seuil sous le seuil Source : Insee, Enquêtes Budget de Famille En évolution temporelle, l acquisition d automobiles a été plus rapide pour les ménages modestes que pour l ensemble. Il s agit d un phénomène de rattrapage. Dès que le taux d équipement avoisine les 50%, la progression est plus lente, et surtout liée au multi-équipement. 16

19 Un budget contraint par les dépenses alimentaires et de logement L a part des dépenses consacrées à l alimentation diminue dans tous les départements d outre-mer, et pour tous les ménages, sauf à la Martinique où la grève des dockers de 2005 a conduit à un renchérissement exceptionnel du prix des produits alimentaires. Elle touche davantage les ménages situés au-dessous du seuil de bas revenus. Les dépenses alimentaires représentent en 2006 autour de 20% des dépenses des ménages modestes, et 5 points de moins pour les plus aisés. Alimentation, logement, transport : deux tiers du budget des ménages modestes Structure des dépenses annuelles selon le niveau de bas revenus des ménages en 2006 Guadeloupe Sous le seuil Au delà du seuil Autres biens et services Restaurants et hôtels Enseignement Loisirs et culture Communications Transports Santé Ameublement, équipement et entretien Logement, eau, électricité et combustible Articles d'habillement et chaussants Boissons alcoolisées et tabac Produits alimentaires et boissons non alcoolisées Autres biens et services Restaurants et hôtels Enseignement Loisirs et culture Communications Transports Santé Ameublement, équipement et entretien Logement, eau, électricité et combustible Articles d'habillement et chaussants Boissons alcoolisées et tabac Produits alimentaires et boissons non alcoolisées Source : Insee, Enquêtes Budget de Famille La part des dépenses courantes liées au logement (loyer, charges, eau, et électricité) a diminué sauf pour les ménages modestes de Guadeloupe Depuis 2006, le logement représente le plus gros poste de dépense pour les ménages modestes, dans tous les départements. Autres biens et services Restaurants et hôtels Enseignement Loisirs et culture Communications Transports Santé Ameublement, équipement et entretien Logement, eau, électricité et combustible Articles d'habillement et chaussants Boissons alcoolisées et tabac Produits alimentaires et boissons non alcoolisées Alimentation, logement, transport : deux tiers du budget des ménages modestes Structure des dépenses annuelles selon le niveau de bas revenus des ménages en 2006 Martinique Sous le seuil Au delà du seuil Autres biens et services Restaurants et hôtels Enseignement Loisirs et culture Communications Transports Santé Ameublement, équipement et entretien Logement, eau, électricité et combustible Articles d'habillement et chaussants Boissons alcoolisées et tabac Produits alimentaires et boissons non alcoolisées Source : Insee, Enquêtes Budget de Famille Le poids des dépenses de transport est marqué par les chocs pétroliers de 2000 et Comme les dépenses de carburants sont très peu élastiques au prix, toute hausse de ce dernier se fait au détriment de la consommation d autres biens et services. Les inégalités aux Antilles Guyane : Dix ans d évolution 17

20 Les inégalités aux Antilles Guyane : Dix ans d évolution Outre les carburants, le poste «transports» comprend aussi le transport aérien. Le prix du billet d avion s est fortement accru sur la période Ce sont surtout les ménages situés au-dessus du seuil de bas revenus qui sont concernés par le transport aérien, d où un écart important dans le poids des dépenses de transport selon le niveau de vie du ménage. Alimentation, logement, transport : deux tiers du budget des ménages modestes Structure des dépenses annuelles selon le niveau de bas revenus des ménages en 2006 Guyane Sous le seuil Au delà du seuil Autres biens et services Restaurants et hôtels Enseignement Loisirs et culture Communications Transports Santé Ameublement, équipement et entretien Logement, eau, électricité et combustible Articles d'habillement et chaussants Boissons alcoolisées et tabac Produits alimentaires et boissons non alcoolisées Autres biens et services Restaurants et hôtels Enseignement Loisirs et culture Communications Transports Santé Ameublement, équipement et entretien Logement, eau, électricité et combustible Articles d'habillement et chaussants Boissons alcoolisées et tabac Produits alimentaires et boissons non alcoolisées Source : Insee, Enquêtes Budget de Famille Le poids des dépenses en ameublement, ou en biens d équipement progresse rapidement pour les ménages modestes en Guadeloupe, à la Martinique, et se maintient en Guyane. À l inverse, la part budgétaire des télécommunications reste relativement stable dans tous les départements, et pour tous les ménages. Les dépenses en habillement-chaussures sont en proportion plus importantes pour les ménages situés sous le seuil de bas revenus, sauf à la Martinique en Pour les ménages modestes, la faiblesse des dépenses de loisirs et le moindre recours aux services marchands, leur permet de boucler leur budget. C est particulièrement vrai dans les taux de départ en vacances : même s il progresse au cours du temps, le taux de départ varie énormément selon le niveau de vie. Ce n est qu à partir du 4 ème quintile qu il progresse vraiment. Deux fois moins de séjours hors domicile pour les ménages modestes Proportion de ménages ayant effectué un séjour hors domicile durant au moins 4 jours 1 er quintile 2 ème quintile 3 ème quintile 4 ème quintile 5 ème quintile Guadeloupe Martinique Guyane Source : Insee, Enquêtes Budget de Famille 18

Proximité - Responsabilité - Solidarité

Proximité - Responsabilité - Solidarité Le Conseil d'administration de la Caisse Régionale* en présence du Directeur Général De gauche à droite (bas) : Guy ADOLPHE Secrétaire adjoint, Angèle MAUGIR, Paul CARITE Directeur Général, Christian FLEREAU

Plus en détail

Les durées d emprunts s allongent pour les plus jeunes

Les durées d emprunts s allongent pour les plus jeunes Revenus Les durées d emprunts s allongent pour les plus jeunes Marie-Émilie Clerc, Pierre Lamarche* Entre 2005 et 2011, l endettement des ménages a fortement augmenté, essentiellement du fait de la hausse

Plus en détail

Inégalités de niveau de vie et pauvreté

Inégalités de niveau de vie et pauvreté Inégalités de niveau de vie et pauvreté Cédric Houdré, Nathalie Missègue, Juliette Ponceau* En 2010, le niveau de vie de la majorité de la population stagne ou baisse, après avoir faiblement augmenté l

Plus en détail

Population active et pauvreté en région Centre

Population active et pauvreté en région Centre Population active et pauvreté en région Centre Conseil Economique et Social Régional du Centre Janvier 2010 Partie I. Périmètre de l étude quatre ménages touchant le SMIC ou le RSA Nombre potentiel de

Plus en détail

Bellevue - Chantenay - Sainte-Anne

Bellevue - Chantenay - Sainte-Anne Mendès France Croix Bonneau - Bourderies auriers Mairie de Chantenay Plessis Cellier - Roche Maurice Boucardière - MallèveJean Macé Salorges - Cheviré - zone portuaire E QUARTIER Sainte- Anne, contrasté,

Plus en détail

Cet article s attache tout d abord

Cet article s attache tout d abord Méthodes internationales pour comparer l éducation et l équité Comparaison entre pays des coûts de l éducation : des sources de financement aux dépenses Luc Brière Marguerite Rudolf Bureau du compte de

Plus en détail

C H A P I T R E LES DÉPENSES, LES AVOIRS ET LES DETTES DES MÉNAGES7.3

C H A P I T R E LES DÉPENSES, LES AVOIRS ET LES DETTES DES MÉNAGES7.3 C H A P I T R E LES DÉPENSES, LES AVOIRS ET LES DETTES DES MÉNAGES7.3 Les dépenses nous renseignent sur les goûts, les besoins, les habitudes de consommation, mais aussi sur le niveau de vie. Ce sont d

Plus en détail

L état de la pauvreté en France

L état de la pauvreté en France Notes de l Observatoire N 1, octobre 2013 L état de la pauvreté en France Combien compte-t-on de pauvres en France? Comment évolue leur nombre? Qui est le plus concerné par la crise? A l heure où une partie

Plus en détail

éclairages QUI SONT LES ALLOCATAIRES INDEMNISÉS PAR L ASSURANCE CHÔMAGE? Près de 3 demandeurs d emploi sur 5 sont couverts par l Assurance chômage

éclairages QUI SONT LES ALLOCATAIRES INDEMNISÉS PAR L ASSURANCE CHÔMAGE? Près de 3 demandeurs d emploi sur 5 sont couverts par l Assurance chômage éclairages ÉTUDES ET ANALYSES N 5 AVRIL 213 QUI SONT LES ALLOCATAIRES INDEMNISÉS PAR L ASSURANCE CHÔMAGE? L Unédic a réalisé une étude pour approfondir la compréhension de la population des allocataires

Plus en détail

Le RSA : état des lieux et perspectives

Le RSA : état des lieux et perspectives CIRAC - lundi 7 février «Journée d étude franco-allemande» Le RSA : état des lieux et perspectives Céline EMOND Yannick L HORTY FR CNRS n 3126 WWWbbb 1 Introduction Du RMI au RSA : enjeux et barèmes Une

Plus en détail

Demandeurs d'emploi inscrits et offres collectées par Pôle emploi en Guyane en janvier 2015

Demandeurs d'emploi inscrits et offres collectées par Pôle emploi en Guyane en janvier 2015 DIECCTE DR Pôle emploi Demandeurs d'emploi inscrits et offres collectées par Pôle emploi en en janvier 2015 Demandeurs d'emploi inscrits en fin de mois à Pôle emploi Catégories A et A, B, C (en cvs) 24

Plus en détail

A Comment passe-t-on des revenus primaires au revenu disponible?

A Comment passe-t-on des revenus primaires au revenu disponible? 32 LES FACTEURS ECONOMIQUES DE LA CONSOMMATION A Comment passe-t-on des revenus primaires au revenu disponible? 1 De la production aux revenus primaires 1. Une fois la richesse produite dans les entreprises

Plus en détail

L INSEE EN BREF. L Insee en bref. Le recensement de la population. À quoi sert le recensement de la population? Combien sommes nous? Qui sommes nous?

L INSEE EN BREF. L Insee en bref. Le recensement de la population. À quoi sert le recensement de la population? Combien sommes nous? Qui sommes nous? L INSEE EN BREF L Insee en bref Le recensement de la population À quoi sert le recensement de la population? Combien sommes nous? Qui sommes nous? La population des 36 680 communes françaises Quelles régions

Plus en détail

En 2010, le ménage guadeloupéen recourt moins au. Endettement des ménages guadeloupéens : Faible recours aux crédits à l habitat

En 2010, le ménage guadeloupéen recourt moins au. Endettement des ménages guadeloupéens : Faible recours aux crédits à l habitat Pages économiques et sociales des Antilles-Guyane N 36 - mai 2013 Endettement des ménages guadeloupéens : Faible recours aux crédits à l habitat En Guadeloupe, en 2010, un ménage sur trois est endetté

Plus en détail

L allocataire dans un couple : l homme ou la femme?

L allocataire dans un couple : l homme ou la femme? L allocataire dans un couple : l homme ou la femme? par Alain Jacquot CNAF-Bureau des Prévisions Les CAF versent une trentaine de prestations (prestations familiales stricto sensu, aides au logement, et

Plus en détail

Saint-Vallier-de-Thiey Bar-sur-Loup. Grasse. Grasse-sud

Saint-Vallier-de-Thiey Bar-sur-Loup. Grasse. Grasse-sud PROVENCE-ALPES-COTE D'AZUR 17 rue Menpenti 13387 MARSEILLE CEDEX 1 Tél. : 4 91 17 57 57 Fax : 4 91 17 59 59 http://www.insee.fr TERRITOIRE CA POLE AZUR PROVENCE 5 communes, 2 chefs lieux de cantons, unité

Plus en détail

Demandeurs d'emploi inscrits et offres collectées par Pôle emploi en Guadeloupe en février 2015

Demandeurs d'emploi inscrits et offres collectées par Pôle emploi en Guadeloupe en février 2015 DIECCTE DR Pôle emploi et Îles du Nord Demandeurs d'emploi inscrits et offres collectées par Pôle emploi en en février 2015 Demandeurs d'emploi inscrits en fin de mois à Pôle emploi Catégories A et A,

Plus en détail

PROTECTION SOCIALE SÉCURITÉ SOCIALE : ORGANISATION, FONCTIONNEMENT MINISTÈRE DU BUDGET, DES COMPTES PUBLICS ET DE LA FONCTION PUBLIQUE

PROTECTION SOCIALE SÉCURITÉ SOCIALE : ORGANISATION, FONCTIONNEMENT MINISTÈRE DU BUDGET, DES COMPTES PUBLICS ET DE LA FONCTION PUBLIQUE PROTECTION SOCIALE SÉCURITÉ SOCIALE : ORGANISATION, FONCTIONNEMENT MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITÉ MINISTÈRE DE LA SANTÉ, DE LA JEUNESSE, DES SPORTS ET DE

Plus en détail

LES TYPOLOGIES DE LOCATAIRES ELIGIBLES AUX OFFRES LOGIS-ZEN GRL & LOGIS ZEN GRL PLUS

LES TYPOLOGIES DE LOCATAIRES ELIGIBLES AUX OFFRES LOGIS-ZEN GRL & LOGIS ZEN GRL PLUS 1 LES TYPOLOGIES DE LOCATAIRES ELIGIBLES AUX OFFRES LOGIS-ZEN GRL & LOGIS ZEN GRL PLUS Seuls les locataires définis comme «nouveaux locataires» sont éligibles à ces offres. Notion de «nouveau locataire»

Plus en détail

Le vol. Nous vous remercions pour votre collaboration. 7. Combien de personnes vous accompagnent? Code enquêteur N du questionnaire N du vol

Le vol. Nous vous remercions pour votre collaboration. 7. Combien de personnes vous accompagnent? Code enquêteur N du questionnaire N du vol Enquête touristique au départ de l'aéroport de Cayenne Félix Eboué Si vous domicile principal se situe en Guyane ou si vous êtes en transit en Guyane, cette enquête ne vous concerne pas. Cette enquête

Plus en détail

L évolution du pouvoir d achat des ménages : mesure et perception

L évolution du pouvoir d achat des ménages : mesure et perception Service des Études économiques et de la Prospective Délégation pour la planification Décembre 2006 L évolution du pouvoir d achat des ménages : mesure et perception La mesure du pouvoir d achat des ménages

Plus en détail

FICHE SIGNALETIQUE. Cœur de Flandre. 1. Profil Territoire. 2 Profil Fiscal

FICHE SIGNALETIQUE. Cœur de Flandre. 1. Profil Territoire. 2 Profil Fiscal FICHE SIGNALETIQUE Pays Cœur de Flandre Consultable sur www.sigale.nordpasdecalais.fr Le pays a été reconnu le 9 mars 2004 et le premier contrat a été signé le 15 décembre 2004. Il comporte 45 communes

Plus en détail

Les salariés de l économie sociale et solidaire

Les salariés de l économie sociale et solidaire L'Économie sociale et solidaire Les salariés de l économie sociale et solidaire L'EMPLOI SALARIÉ L ESS, un employeur déterminant de l économie régionale 20 Relative précarité de l emploi dans l ESS 22

Plus en détail

La Grâce de Dieu. Portraits de quartiers prioritaires de Caen la mer. AUCAME Caen Normandie CAEN

La Grâce de Dieu. Portraits de quartiers prioritaires de Caen la mer. AUCAME Caen Normandie CAEN Quartier situé sur la commune de CAEN 4 611 habitants en 2011, soit 2 % de la population de solida territ rités oriales ui n 2015 J La Grâce de Dieu O RVATO I RE Portraits de quartiers prioritaires de

Plus en détail

Projet de loi RSA et politiques d insertion Observations et propositions d amendements de l Uniopss

Projet de loi RSA et politiques d insertion Observations et propositions d amendements de l Uniopss Projet de loi RSA et politiques d insertion Observations et propositions d amendements de l Uniopss Modalités d attribution des droits connexes au RSA Instaurer une automaticité de fait et non de droit

Plus en détail

Ifs - Centre. Portraits de quartiers en veille active. de Caen la mer. AUCAME Caen Normandie. IRIS* CONCERNÉ : Ifs centre

Ifs - Centre. Portraits de quartiers en veille active. de Caen la mer. AUCAME Caen Normandie. IRIS* CONCERNÉ : Ifs centre Quartier situé sur la commune de IFS 2 977 habitants en 2011, soit 1,3 % de la mer solida territ rités oriales ui n 2015 J O RVATO I RE Portraits de quartiers en veille active de la mer BSE Au sortir de

Plus en détail

Base de données sociales sur Paris

Base de données sociales sur Paris Base de données sociales sur Paris Fiches d identité sociale des 20 arrondissements - 2012 Apur - David Boureau Étude réalisée en collaboration avec le Centre d Action Sociale de la Ville de Paris (CASVP)

Plus en détail

Panorama du Crédit à la Consommation de SOFINCO. Les Jeunes & le Crédit à la Consommation

Panorama du Crédit à la Consommation de SOFINCO. Les Jeunes & le Crédit à la Consommation Panorama du Crédit à la Consommation de SOFINCO Les Jeunes & le Crédit à la Consommation Étude de SOFINCO Novembre 2008 Synthèse Avec 14 millions d individus, les 18-34 ans représentent 28% de la population

Plus en détail

Débat participatif. La vie chère. «Les Français n ont pas seulement le sentiment, mais la démonstration, que leur pouvoir d achat baisse»

Débat participatif. La vie chère. «Les Français n ont pas seulement le sentiment, mais la démonstration, que leur pouvoir d achat baisse» Débat participatif La vie chère «Les Français n ont pas seulement le sentiment, mais la démonstration, que leur pouvoir d achat baisse» Ségolène ROYAL Les enjeux de notre débat : Réconcilier les Français

Plus en détail

Des solutions pour les seniors à revenus insuffisants

Des solutions pour les seniors à revenus insuffisants Des solutions pour les seniors à revenus insuffisants IStock - FredFroese Source de croissance de d opportunités, le vieillissement de la population française constitue cependant un défi pour notre pays.

Plus en détail

Commission des Affaires économiques. «De gauche et fier de l être!» Lutter contre les idées reçues les plus répandues

Commission des Affaires économiques. «De gauche et fier de l être!» Lutter contre les idées reçues les plus répandues Commission des Affaires économiques «De gauche et fier de l être!» Lutter contre les idées reçues les plus répandues La protection des épargnants «Le Gouvernement ne protège pas les petits épargnants comme

Plus en détail

Equipements en communications électroniques et audiovisuels des ménages et des individus Martinique

Equipements en communications électroniques et audiovisuels des ménages et des individus Martinique Juillet 2013 Equipements en communications électroniques et audiovisuels des ménages et des individus Martinique Etude réalisée par LH2 DOM ISSN : 2258-3106 Étude sur les équipements en communications

Plus en détail

Document N 09 Document de travail, n engage pas le Conseil Les allocataires du minimum vieillesse : parcours et conditions de vie

Document N 09 Document de travail, n engage pas le Conseil Les allocataires du minimum vieillesse : parcours et conditions de vie CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 22 janvier 2014 à 14h30 «Niveau des pensions et niveau de vie des retraités» Document N 09 Document de travail, n engage pas le Conseil Les allocataires

Plus en détail

Rapport du Gouvernement au Parlement sur les aides aux familles auxquelles ouvre droit la charge de jeunes adultes et celles qui leur sont versées

Rapport du Gouvernement au Parlement sur les aides aux familles auxquelles ouvre droit la charge de jeunes adultes et celles qui leur sont versées Rapport du Gouvernement au Parlement sur les aides aux familles auxquelles ouvre droit la charge de jeunes adultes et celles qui leur sont versées Ministère de l emploi et de la solidarité Avril 2001 Sommaire

Plus en détail

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr. Septembre 2010

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr. Septembre 2010 Initiation à l économie ENSAE, 1A Maths Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr Septembre 2010 Les ménages (1/2) Les ressources des ménages La consommation L épargne Les ménages comme agents économiques

Plus en détail

Quelles ressources pour vivre seul, en 2014, dans une commune du Doubs? Essai d évaluation

Quelles ressources pour vivre seul, en 2014, dans une commune du Doubs? Essai d évaluation 1 Septembre 2014 Quelles ressources pour vivre seul, en 2014, dans une commune du Doubs? Essai d évaluation Grand-Charmont est une commune de 5200 habitants qui compte 57 % de logements sociaux. Les revenus

Plus en détail

GESTION, ADMINISTRATION

GESTION, ADMINISTRATION GESTION, ADMINISTRATION A vec 73 5 emplois et 9,8 % des actifs, les métiers de la gestion et de l administration des entreprises constituent le troisième domaine professionnel dans la région, un rang identique

Plus en détail

Synthèse Contrat. d Objectifs. Diagnostic Les services de l automobile En Midi-Pyrénées. Réalisation Observatoire régional emploi, formation, métiers

Synthèse Contrat. d Objectifs. Diagnostic Les services de l automobile En Midi-Pyrénées. Réalisation Observatoire régional emploi, formation, métiers Synthèse Contrat d Objectifs Diagnostic Les services de l automobile En Midi-Pyrénées Réalisation Observatoire régional emploi, formation, métiers Rédaction Christiane LAGRIFFOUL () Nadine COUZY (DR ANFA

Plus en détail

SITUATION FINANCIÈRE DE L ASSURANCE CHÔMAGE

SITUATION FINANCIÈRE DE L ASSURANCE CHÔMAGE SITUATION FINANCIÈRE DE L ASSURANCE CHÔMAGE pour l année 2014 Janvier 2014 1/12 Situation financière de l Assurance chômage pour l année 2014 14 janvier 2014 Cette note présente la prévision de la situation

Plus en détail

Mobilité et précarités

Mobilité et précarités Mobilité et précarités JP Orfeuil Université Paris Est et Institut pour la ville en mouvement Observatoire national de la précarité énergétique, 22/03/ 2013 1 Plan Le statut de la mobilité Le statut de

Plus en détail

Diplômes et insertion professionnelle

Diplômes et insertion professionnelle Diplômes et insertion professionnelle Béatrice Le Rhun, Pascale Pollet* Les conditions d accès à l emploi des jeunes qui entrent sur le marché du travail varient beaucoup selon le niveau de diplôme. Les

Plus en détail

Note de présentation générale. Secrétariat général du Conseil d orientation des retraites

Note de présentation générale. Secrétariat général du Conseil d orientation des retraites CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 19 décembre 2007-9 h 30 «Niveaux de vie des retraités et petites retraites» Document N 1 Document de travail, n engage pas le Conseil Note de présentation

Plus en détail

SITUATION FINANCIÈRE DE L ASSURANCE CHÔMAGE

SITUATION FINANCIÈRE DE L ASSURANCE CHÔMAGE SITUATION FINANCIÈRE DE L ASSURANCE CHÔMAGE pour les années 2014 et 2015 Mai 2014 1/14 Situation financière de l Assurance chômage pour les années 2014 et 2015 22 mai 2014 Cette note présente la prévision

Plus en détail

GRL PROPRIETAIRE BAILLEUR INDEPENDANT Bulletin d adhésion locataire entrant

GRL PROPRIETAIRE BAILLEUR INDEPENDANT Bulletin d adhésion locataire entrant GRL PROPRIETAIRE BAILLEUR INDEPENDANT Bulletin d adhésion locataire entrant Références Courtier Date d effet :... Echéance principale :... UN DEUX TROIS ASSURANCES Nîmes Metropole B.P.18 30320 MARGUERITTES

Plus en détail

Description des variables de la base de données. a. Attractivité démographique pour les différents types de population

Description des variables de la base de données. a. Attractivité démographique pour les différents types de population Description des variables de la base de données a. Attractivité démographique pour les différents types de population Sources : Recensements de 1962 à 2006 et Clap 2007 - a01_popmoy62, a01_popmoy68, a01_popmoy75,

Plus en détail

N 15 - juillet 2012. Panorama de l économie sociale et solidaire en Guyane. Un secteur jeune et féminisé et 8 % de l emploi salarié

N 15 - juillet 2012. Panorama de l économie sociale et solidaire en Guyane. Un secteur jeune et féminisé et 8 % de l emploi salarié Pages économiques et sociales des Antilles-Guyane N 15 - juillet 2012 Panorama de l économie sociale et solidaire en Guyane Un secteur jeune et féminisé et 8 % de l emploi salarié En 2009, en Guyane, 3

Plus en détail

Ensemble des mécanismes de prévoyance collective pour faire face aux conséquences financières des risques sociaux.

Ensemble des mécanismes de prévoyance collective pour faire face aux conséquences financières des risques sociaux. R4 = SÉCURITÉ SOCIALE, CMU, ABUS ET FRAUDES R4 = SÉCURITÉ SOCIALE, CMU, ABUS ET FRAUDES DÉFINITION : Ensemble des mécanismes de prévoyance collective pour faire face aux conséquences financières des risques

Plus en détail

La Lettre de l IMSEPP

La Lettre de l IMSEPP La Lettre de l IMSEPP N 46 27 janvier 2015 Marché du travail 2014 en Martinique : Bilan d une année de demandes d emploi Page 1 16 Synthèse : Au mois de décembre 2014, la baisse tendancielle du nombre

Plus en détail

études Le travailleur à temps partiel volontaire au chômage: un profil

études Le travailleur à temps partiel volontaire au chômage: un profil études Le travailleur à temps partiel volontaire au chômage: un profil Sommaire Introduction... 3 1. Evolution du nombre de travailleurs à temps partiel volontaire au chômage selon le sexe... 5. Evolution

Plus en détail

Le rsa au régime agricole : montée en charge et effet sur les bas revenus

Le rsa au régime agricole : montée en charge et effet sur les bas revenus Le rsa au régime agricole : montée en charge et effet sur les bas revenus Alain Pelc www.ccmsa.msanet Rappel du dispositif Le revenu de solidarité active (rsa) est entré en vigueur le 1er juin 2009 en

Plus en détail

Dares Analyses. Les bas salaires en France entre 1995 et 2011

Dares Analyses. Les bas salaires en France entre 1995 et 2011 Dares Analyses OCTObre 2012 N 068 publication de la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques Les bas salaires en France entre 1995 et 2011 En 2011, sur 22,3 millions de

Plus en détail

LES CONDITIONS D ACCÈS AUX SERVICES BANCAIRES DES MÉNAGES VIVANT SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ

LES CONDITIONS D ACCÈS AUX SERVICES BANCAIRES DES MÉNAGES VIVANT SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ LES CONDITIONS D ACCÈS AUX SERVICES BANCAIRES DES MÉNAGES VIVANT SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ Rapport réalisé par le CRÉDOC pour le Comité consultatif du secteur financier Département Évaluation des politiques

Plus en détail

POUVOIR D ACHAT : la condition de vie des travailleurs

POUVOIR D ACHAT : la condition de vie des travailleurs POUVOIR D ACHAT : la condition de vie des travailleurs Séminaire CGTM Mercredi 19 mars 2008 Danielle LAPORT Sociologue Ingénieur Social Equipe de Recherche REV Université Paris XII Val-de-Marne Il me revient

Plus en détail

L endettement privé des ménages début 2010

L endettement privé des ménages début 2010 Dossier L endettement privé des ménages début 2010 Pierre Lamarche, Laurianne Salembier* Début 2010, 46 % des ménages sont endettés pour un motif privé, c est-à-dire sans lien avec l activité professionnelle,

Plus en détail

Le tableau de bord. Ré g i o n Ce n t r e. de l observatoire régional de l habitat et du foncier de la région Centre. Édition octobre 2009.

Le tableau de bord. Ré g i o n Ce n t r e. de l observatoire régional de l habitat et du foncier de la région Centre. Édition octobre 2009. O bservatoire R H F égional abitat oncier Ré g i o n Ce n t r e Cher - Eure-et-Loir - Indre Indre-et-Loire - Loir-et-Cher - Loiret Le tableau de bord de l observatoire régional de l habitat et du foncier

Plus en détail

BELGIQUE. 1. Principes généraux.

BELGIQUE. 1. Principes généraux. BELGIQUE Les dépenses de protection sociale en Belgique représentent 27,5%PIB. Le système belge est de logique bismarckienne. La principale réforme récente concerne le risque maladie. 1. Principes généraux.

Plus en détail

TC12 : Protection sociale et solidarités collectives

TC12 : Protection sociale et solidarités collectives TC12 : Protection sociale et solidarités collectives 1 Etat providence et protection sociale 11 L apparition de l Etat providence DOC 1 Q1 Qu est-ce que la société libérale? C est une société dans laquelle

Plus en détail

Enquête auprès des personnes accueillies par les organismes partenaires de la Banque alimentaire de Guadeloupe en 2013

Enquête auprès des personnes accueillies par les organismes partenaires de la Banque alimentaire de Guadeloupe en 2013 Observatoire Régional de la Santé de Guadeloupe Enquête auprès des personnes accueillies par les organismes partenaires de la Banque alimentaire de Guadeloupe en 2013 Eléments de contexte Face à l évolution

Plus en détail

Enquête commandée par le Jeune Théâtre National Réalisée par l institut de sondages ISL Analyse réalisée en collaboration avec le CESTA (EHESS-CNRS)

Enquête commandée par le Jeune Théâtre National Réalisée par l institut de sondages ISL Analyse réalisée en collaboration avec le CESTA (EHESS-CNRS) Analyse de l enquête sur le devenir professionnel des artistes issus des écoles supérieures d art dramatique signataires de la plateforme de l enseignement supérieur pour la formation du comédien Enquête

Plus en détail

L EVOLUTION DES FORMES D EMPLOI : SYNTHESE DU RAPPORT

L EVOLUTION DES FORMES D EMPLOI : SYNTHESE DU RAPPORT 1 RAPPORT DU CONSEIL D ORIENTATION POUR L EMPLOI 8 AVRIL 2014 L EVOLUTION DES FORMES D EMPLOI : SYNTHESE DU RAPPORT LES «FORMES D EMPLOI : DES REALITES TRES DIVERSES ET EN PLEINE EVOLUTION, QUI DESSINENT

Plus en détail

Lutter contre les exclusions

Lutter contre les exclusions D 2 COHESION SOCIALE ENTRE LES POPULATIONS, LES TERRITOIRES, LES GENERATIONS Si, globalement, la population vélizienne semble peu exposée au risque d exclusion (taux d emploi élevé, revenu médian moyen,

Plus en détail

1er thème: comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs?

1er thème: comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs? Ménages et consommation 1er thème: comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs? question 1: comment le revenu des ménages est-il réparti? question 2: quelle est l influence

Plus en détail

DECRETS D APPLICATION. LOI du 5 mars 2007

DECRETS D APPLICATION. LOI du 5 mars 2007 DECRETS D APPLICATION LOI du 5 mars 2007 1 Décret n 2008-1554 2 Article L. 475-1 du code de l action sociale et des familles «Le coût des mesures exercées par les mandataires judiciaires à la protection

Plus en détail

Quel impact sur la pauvreté et l emploi?

Quel impact sur la pauvreté et l emploi? Rsa Quel impact sur la pauvreté et l emploi? 8 L emploi ne protège plus forcément de la pauvreté. Selon différentes études, l extension de la pauvreté laborieuse est le principal facteur d aggravation

Plus en détail

Les retraités non salariés agricoles

Les retraités non salariés agricoles Les retraités non salariés agricoles Patrick Le Bourhis et Céline Perraud* Au 1 er janvier 25, 1,9 million de personnes bénéficient d un avantage vieillesse auprès du régime des non-salariés agricoles,

Plus en détail

L'insertion professionnelle des bénéficiaires du RSA en outre-mer

L'insertion professionnelle des bénéficiaires du RSA en outre-mer Inspection générale des affaires sociales RM2014-090R Inspection générale de l administration N 14-122/14-077/01 L'insertion professionnelle des bénéficiaires du RSA en outre-mer SYNTHESE Établie par Michel

Plus en détail

Fiches thématiques. Revenus

Fiches thématiques. Revenus Fiches thématiques Revenus Avertissement Les sites internet www.insee.fr et http://epp.eurostat.ec.europa.eu pour les données internationales mettent en ligne des actualisations pour les chiffres essentiels.

Plus en détail

LES CONDITIONS D ACCÈS AUX SERVICES BANCAIRES DES MÉNAGES VIVANT SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ

LES CONDITIONS D ACCÈS AUX SERVICES BANCAIRES DES MÉNAGES VIVANT SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ 3. Les crédits 3.1 Les crédits en cours 3.1.1 Les ménages ayant au moins un crédit en cours Un peu plus du quart, 31%, des ménages en situation de déclarent avoir au moins un crédit en cours. Il s agit

Plus en détail

OBSERVATOIRE DES TARIFS BANCAIRES IEDOM

OBSERVATOIRE DES TARIFS BANCAIRES IEDOM OBSERVATOIRE DES TARIFS BANCAIRES IEDOM RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 INSTITUT D ÉMISSION DES DÉPARTEMENTS D OUTRE-MER Établissement public national 164, rue de Rivoli - 75001 PARIS Tél. 01 53 44 41 41 Rapport

Plus en détail

L assainissement. non collectif. Vous avez une «fosse septique» ou vous devez en installer une. Ce que vous devez savoir

L assainissement. non collectif. Vous avez une «fosse septique» ou vous devez en installer une. Ce que vous devez savoir L assainissement non collectif Vous avez une «fosse septique» ou vous devez en installer une Ce que vous devez savoir Sommaire. Une fosse septique, c est quoi?...3. Fosse septique ou assainissement non

Plus en détail

DOCUMENT DE TRAVAIL : ENQUÊTE ANNUELLE SUR LES DANS LES PME DE SEINE-SAINT SAINT DENIS (Données 2012)

DOCUMENT DE TRAVAIL : ENQUÊTE ANNUELLE SUR LES DANS LES PME DE SEINE-SAINT SAINT DENIS (Données 2012) Février 2014 DOCUMENT DE TRAVAIL : ENQUÊTE ANNUELLE SUR LES MOUVEMENTS D EMPLOI D DANS LES PME DE SEINE-SAINT SAINT DENIS (Données 2012) Délégation au DéveloppementD Économique, à l Emploi, à la Formation

Plus en détail

ROYAUME-UNI. La protection sociale en Europe ROYAUME-UNI 1

ROYAUME-UNI. La protection sociale en Europe ROYAUME-UNI 1 ROYAUME-UNI Les dépenses de protection sociale au Royaume-Uni représentent 26,8% du PIB. Le système britannique est de logique beveridgienne. La principale réforme récente concerne le système de retraite

Plus en détail

La diffusion des technologies de l information et de la communication dans la société française

La diffusion des technologies de l information et de la communication dans la société française La diffusion des technologies de l information et de la communication dans la société française Étude réalisée par le Centre de Recherche pour l'étude et l'observation des Conditions de Vie (CREDOC) pour

Plus en détail

1. Les comptes de dépôt et d épargne

1. Les comptes de dépôt et d épargne 1. Les comptes de dépôt et d épargne 1.1 Les comptes de dépôt 1.1.1 Le taux de possession d un compte de dépôt Le premier constat est celui d un accès important aux comptes de dépôt, quelle que soit la

Plus en détail

Tableau de bord des communautés de l Estrie DEUXIÈME ÉDITION INDICATEURS DÉMOGRAPHIQUES ET SOCIOÉCONOMIQUES

Tableau de bord des communautés de l Estrie DEUXIÈME ÉDITION INDICATEURS DÉMOGRAPHIQUES ET SOCIOÉCONOMIQUES Tableau de bord des communautés de l Estrie DEUXIÈME ÉDITION INDICATEURS DÉMOGRAPHIQUES ET SOCIOÉCONOMIQUES Communauté locale de la Vallée de la Missisquoi Nord MRC de Memphrémagog Ce que les chiffres

Plus en détail

La reconnaissance du handicap

La reconnaissance du handicap Information La ville de Suresnes a signé le 7 novembre 2001 la «Charte Ville- Handicap» avec les associations de la Plate-forme Inter Associative des Personnes Handicapées des Hauts-de-Seine. Par cet engagement,

Plus en détail

Comité national d évaluation du rsa Annexes

Comité national d évaluation du rsa Annexes Comité national d évaluation du rsa Annexes Annexe 11 La mise en place du Rsa dans les caisses d allocations familiales (*) Pauline Domingo, Stéphane Donné (Cnaf) Décembre 2011 Les documents d études sont

Plus en détail

STATISTIQUES D ACCUEIL FAMILLES, ENFANCE ET PAUVRETÉS. avec le soutien du CRÉDIT COOPÉRATIF

STATISTIQUES D ACCUEIL FAMILLES, ENFANCE ET PAUVRETÉS. avec le soutien du CRÉDIT COOPÉRATIF STATISTIQUES D ACCUEIL 2007 FAMILLES, ENFANCE ET PAUVRETÉS avec le soutien du CRÉDIT COOPÉRATIF Le Crédit Coopératif est promoteur par vocation et par choix d une économie au service de l homme. Il est

Plus en détail

Les Français et le pouvoir d achat

Les Français et le pouvoir d achat Contacts CSA Pôle Opinion Corporate : Jérôme Sainte-Marie, Directeur général adjoint Yves-Marie Cann, Directeur d études Les Français et le pouvoir d achat Sondage CSA pour Cofidis Septembre 2012 Sommaire

Plus en détail

Avertissement. Signes conventionnels utilisés

Avertissement. Signes conventionnels utilisés Avertissement Sauf mention contraire, les données «France» concernent la France métropolitaine et les départements d outre-mer hors Mayotte. Sur les sites Internet de l Insee (www.insee.fr) et d Eurostat

Plus en détail

L ANALYSE DU «PARC SOCIAL DE FAIT» PARISIEN EN 2003 : UNE ANALYSE TERRITORIALISÉE DES PROFILS D OCCUPATION DES PARCS ET DES QUARTIERS

L ANALYSE DU «PARC SOCIAL DE FAIT» PARISIEN EN 2003 : UNE ANALYSE TERRITORIALISÉE DES PROFILS D OCCUPATION DES PARCS ET DES QUARTIERS ATELIER PARISIEN D URBANISME - 17, BD MORLAND 75004 PARIS TÉL : 01 42 71 28 14 FAX : 01 42 76 24 05 http://www.apur.org Observatoire de l'habitat de Paris L ANALYSE DU «PARC SOCIAL DE FAIT» PARISIEN EN

Plus en détail

Le patrimoine des ménages retraités : résultats actualisés. Secrétariat général du Conseil d orientation des retraites

Le patrimoine des ménages retraités : résultats actualisés. Secrétariat général du Conseil d orientation des retraites CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 08 juillet 2015 à 9 h 30 «Le patrimoine des retraités et l épargne retraite» Document N 2 bis Document de travail, n engage pas le Conseil Le patrimoine

Plus en détail

Liste des variables Fichier MENAGE Enquête "Participation culturelle & sportive" de mai 2003 (EPCV)

Liste des variables Fichier MENAGE Enquête Participation culturelle & sportive de mai 2003 (EPCV) Liste des s Fichier MENAGE Enquête "Participation culturelle & sportive" de mai 2003 (EPCV) Index des s : AGEDPR : Age de la personne de référence (8 modalités)... 3 AGEPR : Age de la personne de référence...

Plus en détail

Définitions. Définitions sur le logement

Définitions. Définitions sur le logement Définitions sur le logement Logement Un logement est défini par son utilisation : c est un local séparé et indépendant utilisé pour l habitation. Il doit être séparé d autres locaux par des murs ou cloisons

Plus en détail

Focus sur les politiques publiques de l épargne en France

Focus sur les politiques publiques de l épargne en France Focus sur les politiques publiques de l épargne en France T. Mosquera Yon Banque de France 1 En France, les pouvoirs publics ont, dès 1818, souhaité mettre en place des dispositifs visant à encourager

Plus en détail

ASSEMBLEE NATIONALE AMENDEMENT

ASSEMBLEE NATIONALE AMENDEMENT Finalité de la prime d activité Article 24 Rédiger ainsi l alinéa 6 : «Art. L. 841-1. La prime d activité a pour objet de soutenir le pouvoir d achat des travailleurs modestes, qu ils soient salariés ou

Plus en détail

Etat des lieux de l immobilier d entreprises en Guadeloupe

Etat des lieux de l immobilier d entreprises en Guadeloupe Etat des lieux de l immobilier d entreprises en Guadeloupe La conjoncture immobilière en Guadeloupe est au vert depuis les 6 dernières années. Ce boom immobilier concerne aussi l immobilier d entreprises

Plus en détail

Pacte de responsabilité et de solidarité. Réunions des 16, 19 et 26 juin 2014 à Digne-les-Bains, Castellane, Barcelonnette et Forcalquier

Pacte de responsabilité et de solidarité. Réunions des 16, 19 et 26 juin 2014 à Digne-les-Bains, Castellane, Barcelonnette et Forcalquier Pacte de responsabilité et de solidarité Réunions des 16, 19 et 26 juin 2014 à Digne-les-Bains, Castellane, Barcelonnette et Forcalquier 1 2 INTERVENTION DE MONSIEUR MICHEL JOUVENOT DIRECTEUR DE LA BANQUE

Plus en détail

Chapitre 3. La répartition

Chapitre 3. La répartition Chapitre 3. La répartition 1. La répartition de la valeur ajoutée La valeur ajoutée (1) Valeur ajoutée : solde du compte de production = > VA = P CI = > Richesse effectivement créée par les organisations

Plus en détail

Inégalités de salaires et de revenus, la stabilité dans l hétérogénéité

Inégalités de salaires et de revenus, la stabilité dans l hétérogénéité Inégalités de salaires et de revenus, la stabilité dans l hétérogénéité Gérard Cornilleau Des inégalités contenues, des classes moyennes fragiles Le débat sur les salaires n est plus aujourd hui dominé

Plus en détail

Héritages, donations et aides aux ascendants et descendants

Héritages, donations et aides aux ascendants et descendants Dossier Héritages, donations et aides aux ascendants et descendants Bertrand Garbinti, Pierre Lamarche, Laurianne Salembier* Le patrimoine d un ménage est constitué par la somme de tous les biens qu il

Plus en détail

La mobilité professionnelle revêt

La mobilité professionnelle revêt Mobilité professionnelle 17 Du changement de poste au changement d entreprise, en passant par la promotion : la mobilité des Franciliens Les salariés franciliens, notamment les cadres, ont une propension

Plus en détail

Royaume-Uni. Conditions d ouverture des droits. Indicateurs essentiels. Royaume-Uni : le système de retraite en 2012

Royaume-Uni. Conditions d ouverture des droits. Indicateurs essentiels. Royaume-Uni : le système de retraite en 2012 Royaume-Uni Royaume-Uni : le système de retraite en 212 Le régime public comporte deux piliers (une pension de base forfaitaire et une retraite complémentaire liée à la rémunération), que complète un vaste

Plus en détail

LA QUESTION FINANCIÈRE : UNE PRÉOCCUPATION IMPORTANTE DES ACTIFS SANS ÊTRE PERÇUE COMME LE PRINCIPAL FREIN AU RETOUR À L EMPLOI

LA QUESTION FINANCIÈRE : UNE PRÉOCCUPATION IMPORTANTE DES ACTIFS SANS ÊTRE PERÇUE COMME LE PRINCIPAL FREIN AU RETOUR À L EMPLOI Juin 2008 - N 24.1 LA QUESTION FINANCIÈRE : UNE PRÉOCCUPATION IMPORTANTE DES ACTIFS SANS ÊTRE PERÇUE COMME LE PRINCIPAL FREIN AU RETOUR À L EMPLOI En 2007, la Dares et la Drees ont conduit une enquête

Plus en détail

RENCONTRE TRIPARTITE DU 18 FEVRIER 2009 : 30 MESURES URGENTES POUR FAIRE FACE A LA CRISE

RENCONTRE TRIPARTITE DU 18 FEVRIER 2009 : 30 MESURES URGENTES POUR FAIRE FACE A LA CRISE RENCONTRE TRIPARTITE DU 18 FEVRIER 2009 : 30 MESURES URGENTES POUR FAIRE FACE A LA CRISE La CFTC demande l organisation d un marathon social. Il s agira d élaborer une liste lors de cette réunion du 18

Plus en détail

LES RETRAITES. Dossier d information. Avril 2010

LES RETRAITES. Dossier d information. Avril 2010 LES RETRAITES en france Dossier d information Avril 2010 LES RETRAITES en france Dossier d information Avril 2010 Contact presse Éva Quickert-Menzel 01 44 38 22 03 Sommaire Chiffres-clés des retraites...

Plus en détail

Tableau de bord. Issu du dialogue économique entre les organisations syndicales et le MEDEF

Tableau de bord. Issu du dialogue économique entre les organisations syndicales et le MEDEF Tableau de bord Issu du dialogue économique entre les organisations syndicales et le MEDEF Septembre 2009 Sommaire Introduction...4 1 Marché du travail et emploi...7 1-1 Emploi...8 1-2 Coût du travail...14

Plus en détail

La protection sociale en France

La protection sociale en France 18 La protection sociale en France FONCTIONNEMENT La protection sociale peut fonctionner selon trois logiques. LA LOGIQUE D ASSURANCE SOCIALE La logique d assurance sociale a pour objectif de prémunir

Plus en détail

LES SIIC. Pierre Schoeffler Président S&Partners Senior Advisor IEIF. Étude réalisée par. Les SIIC et la retraite 1

LES SIIC. Pierre Schoeffler Président S&Partners Senior Advisor IEIF. Étude réalisée par. Les SIIC et la retraite 1 LES SIIC et la retraite Étude réalisée par Pierre Schoeffler Président S&Partners Senior Advisor IEIF Les SIIC et la retraite 1 23 juin 2014 2 Les SIIC et la retraite La retraite est, avec l emploi et

Plus en détail

Avoir un emploi rend la pauvreté plus difficile à vivre

Avoir un emploi rend la pauvreté plus difficile à vivre ISSN 029-997 N 2 avril 07 Avoir un emploi rend la pauvreté plus difficile à vivre Marie-Odile Simon, Christine Olm, Élodie Alberola L emploi ne protège plus de la pauvreté, même la plus extrême: 28% des

Plus en détail